PLUS SOCIAL, TU MEURS ! (fin)
29 avril 2010
Après la famille et la maladie,
la protection sociale se préoccupe aussi de la vieillesse et du versement des retraites
du régime général.
Après la famille et la maladie,
la protection sociale se préoccupe aussi de la vieillesse et du versement des retraites
du régime général.
Après
le volet famille, dont on a vu qu’il était fourni, abordons celui de la maladie
et de la santé. On oublie facilement la protection dont nous bénéficions et qui
fait du système français, un des plus protecteurs au monde. Revue de détail :
A force d’écouter tout ce qui se dit, ou plutôt tout ce qui
ne se dit pas, on finirait par oublier que le Gouvernement actuel mène
activement une politique de soutien aux Français les plus démunis, et contribue
non moins activement à la redistribution de la richesse nationale. Qui plus
est, il a fait le choix délibéré de laisser filer les dépenses pour que pendant
la crise, les amortisseurs sociaux jouent à plein. Au détriment de l’équilibre
des comptes, évidemment. Cette année,
Mais que trouve-t-on dans cette
protection sociale ? Une quantité d'allocations,
de remboursements et d'indemnités pour que toute personne
puisse faire face financièrement à des situations parfois douloureuses. Ce sont
408 milliards d'euros de prestations
accordés par ce système qui repose sur les cotisations des assurés sociaux, quelques taxes et des impôts,
combien coûtent les plus emblématiques ?
Mais il y a encore toutes les
dépenses liées au risque « maladie », celles liées au risque « emploi »,
les accidents du travail, l’aide à la
perte d’autonomie des personnes âgées, le financement des retraites…
Encore le Scot (donc biscot). Dans
les objectifs de croissance de la population assignés à la ville centre, on
relève une augmentation de 30 000 à 40 000 habitants supplémentaires à l’horizon
2020 (p.24). Mais on se demande comment le calcul a été fait, parce qu’il se
trouve que cela correspond exactement à la croissance de la population de l’ensemble
du département (30 000). Sauf erreur, il m’étonnerait que Cholet,
Saumur, Segré et quelques autres communes hors agglo n’en captent pas une
partie. Parfaitement irréaliste ! Voilà ce qui arrive quand on confie les
études à des cabinets extérieurs. A moins que l’agglo se soit donné comme
objectif de « déménager le territoire » !
Casbah. Il faut
den-si-fier. Vous avez compris ! Donc on construit en hauteur et on serre.
C’est pourquoi sur le plateau des capucins, on voit sortir de terre une « casbah »,
comme à Alger (N’y voyez pas de connotation péjorative : c’est de
ressemblance qu’il s’agit). Est-ce en vue d’un futur jumelage avec la capitale
de l’Algérie, ou une anticipation du réchauffement climatique ? En
attendant, on ne me fera pas croire que l’on aura des populations heureuses
dans un habitat aussi concentré. Pire que les barres des années 60. Imaginons
ce qu’il en sera dans trente ans, quand les bâtiments auront vieilli, ou encore
la facilité d’intervention pour les forces de l’ordre qui auront à intercepter
quelques chenapans…
Drôle de jeu. C’est clair, Martine Aubry fera de la retraite à 60 ans une ligne Maginot dans le débat sur la réforme. Mais quid de l’allongement de la durée des cotisations ? Miser sur les « autres ressources », s’en tenir au discours de l’injustice fiscale, faire croire qu’on peut tout solder en taxant « les riches », cela peut plaire au peuple. Mais ça ne tient pas la route. Avec ce discours-là, on peut gagner les élections, mais ce sera aussitôt pour faire comme Papandréou en Grèce : se retrouver face à la dure réalité. Et passer de la promesse « révolutionnaire » à la réalité gestionnaire, en prenant le risque de fâcher un peu plus les électeurs avec la démocratie. On peut gagner en mentant, mais gare aux lendemains !
J’ai bien aimé aussi le « talk » de Fadela sur Orange. Elle remet les pendules à l’heure avec son franc parler.
Mille sabords !
Il y a des soirs comme celui-ci, de temps en temps, au cours desquels Archibald a envie de tremper sa plume dans le vitriol. Sûrement la saturation de conneries entendues sur France Info et autres radios qui nous en abreuvent au lieu de nous divertir, ou le contraire, nous servent des conneries croyant nous divertir. Au secours nous sommes (de) concernés !
Archibald
Le nouveau ministre du Budget, François Baroin, aurait bien
besoin de la baguette magique d’Harry Potter auquel certains le comparaient
quand il portait ses petites lunettes rondes. Là s’arrête malheureusement la
ressemblance. Car le gouvernement est confronté à un problème de taille :
la contradiction entre la nécessité de réduire les déficits et le principe
présidentiel de non-augmentation des impôts. En l’absence de croissance forte,
le pari est impossible à tenir. Dès lors qu’il faudra bien se résoudre à les augmenter,
autant procéder à une réforme en profondeur –une de plus, dira-t-on- de la
fiscalité, et celle-là est urgentissime.
On ne le répétera jamais assez : notre système des retraites est en quasi faillite. Pratiquer la politique de l’autruche sur ce sujet c’est faire preuve d’inconséquence. Le découvert, quitte à me répéter, est passé en deux ans, de 10 milliards à 30 milliards d’euros. Et si l’on continuait à ce rythme, les besoins financiers seront compris en 75 et 100 milliards d’euros en 2050…Et à l’horizon 2015, c’est-à-dire demain, le déficit sera de 40 milliards.
Je pense qu’il faut se réserver cette marge de manœuvre pour la TVA sociale, qui permettrait de combler nos autres déficits sociaux, tout en en faisant porter une partie du fardeau par les produits fabriqués à l’étranger mais seulement si à la clé il y a diminution d’une partie des charges sur les salaires et contre partie en augmentation de ceux-ci.
La
première idée qui vient à l’esprit pour réduire l’impasse démographique, c’est
de repousser l’âge légal de la retraite de plusieurs années et d’allonger la
durée de cotisation. Par rapport à l’allongement de la durée de vie, il n’y a
rien de choquant. Il est en effet difficile d’imaginer qu’il soit
économiquement viable un temps de repos après la vie active qui durerait autant
voire plus longtemps que celle-ci.
L’avantage,
c’est que cela permet de diminuer tout de suite la pression financière sur le
financement des pensions par l’effet de report de une à plusieurs années sur
ceux qui pouvaient prétendre à partir en retraite. C’est même la décision qui
aurait le plus d‘effet.
La souplesse d’un tel système, assorti de tous ses paramètres sociaux, aurait le mérite d’enterrer « la guerre de l’âge ». Resteraient à définir la valeur du point, le calcul de l’éventuelle indemnité de licenciement et à se mettre d’accord sur la table de mortalité utilisée….
Demain : dernier volet, La "Finance" en ligne de mire...
Le rapport du Comité d’Orientation des Retraites plante le décor. Les données qu’il égrène pourront sembler relever du catastrophisme, elles sont pourtant bien établies et les chiffres sont connus depuis longtemps. Le reproche qu’on pourrait lui faire, y compris pour la version la plus pessimiste, c’est d’être établi à partir d’hypothèses économiques encore très optimistes, trop diront même certains. Par son caractère « partagé », il n’est pourtant pas contestable et il constitue une base discutable (peut-être), mais incontestable –sûrement-, pour les négociations qui viennent de s’engager entre partenaires sociaux et gouvernement.
Essayons d’y voir clair, et pour une fois, sans vaine polémique.
Daniel
« Eric-le-vertueux » a lancé la concertation sur la réforme du financement des retraites par des discussions bilatérales avec les différents partenaires sociaux, organisations patronales et syndicales. En fait il s’agit dans un premier temps d’annoncer le calendrier et déjà les voix syndicales s’élèvent pour dénoncer en protestant les délais prévus, à savoir que le projet de loi serait vu en Conseil des Ministres début juillet et discuté en septembre à l’Assemblée Nationale.
Les Etats Généraux sur la violence à l’école n’ont pas accouché d’une souris, mais les mesures annoncées par le Ministre pour intéressantes qu’elles soient ne me paraissent pas à la hauteur du problème. Que les syndicats abonnés à l’angélisme rousseauiste du mythe du bon-sauvage-gâté-par-la-société qu’il faut éduquer se réfugient dans le « pédagogisme » comme solution idéale et dénoncent le « tout-sécuritaire », rien d’étonnant. Mais le discours de Luc Chatel en reste trop aux bonnes intentions.
L’association « débats et convergences » organisait hier soir un débat sur le thème « le stress au travail, il est possible d’agir ».
Petites phrases, commentaires, positions différentes pour ne pas dire divergentes, on a l’impression que chacun joue à savonner la planche majoritaire… en oubliant que c’est « casse-gueule » pour tout le monde.
Jamais contents. Chose promise, chose due. Les enseignants débutants seront donc substantiellement augmentés à hauteur de la moitié des économies réalisées par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Un effort de revalorisation légitime pour un métier devenu pénible dans beaucoup d’établissements. Mais voilà, « c’est pas assez ! » Et il faudrait augmenter tout le monde… Il y a d’autres pistes pour aider à revaloriser le métier, car Celle des salaires est prise dans un enchevêtrement de grilles qui rend compliquée toute manipulation.
ISSEO ! Le Maire d’Angers, qui n’est
plus Vice Président de la Région depuis les dernières élections avait de la
peine à boucler ses fins de mois, en perdant l’indemnité correspondante. Du
moins c’est ce qu’on peut supposer parce qu’au dernier conseil municipal il s’est
fait voter une rallonge pour combler le « manque à gagner » en faisant passer son indemnité de Maire de 1 830 € à 5700 €. Pas mal comme taux d’augmentation. Solidaire des pauvres,
certes, mais avec ce qu’il faut !
12 milliards. Un sourire pour terminer. C’est la valeur des objets inutiles cumulés dans leurs placards par les Français. Et si on les jetait, tous ces objets, dans le trou de la sécu, ça en comblerait une bonne partie, non ?
Ce n’est pas tous les jours le 1er avril. J’avais l’intention de vous proposer un scoop du style : "Le Président a disparu avec Carla. Il est parti en laissant une lettre sur son bureau… " Mais par les temps qui courent, beaucoup auraient pu trouver la plaisanterie de mauvais goût. Et comme je reste fidèle à mes convictions sarkoziennes….
Toujours.
Coralie « Coconne »
Montaigne, trou noir cérébral et véritable concierge du service. Reliée à la
machine à café comme un insuffisant rénal à sa dialyse, elle passe les trois
quarts de son temps face à la porte d’entrée, le quart restant étant logiquement
passé aux toilettes, pour la raison invoquée précédemment.
N’est pas Coconne qui
veut.
Outre une faculté peu
commune à faxer systématiquement les lettres à l’envers et à photocopier les
documents en laissant le post-it « à reprographier, urgent ! »
sur le verre du copieur, Coconne ne perd jamais une occasion de dénoncer les
retardataires à son boss. Et avec moi, elle a décidément matière à dénoncer.
9H36. … »
On ne peut pas ouvrir le journal ou la télé sans avoir une couche de remise sur les « voix qui s’élèvent à droite depuis la déroute… ». Le mot déroute est un bien grand mot, mais comme il faut du « sang »... On ne peut pas empêcher les médias de se faire plaisir. Ils étaient pareils avec le PS au temps de la guerre des « égos ». Justement ! Il serait temps que ça s’arrête, sinon ce sera l’hémorragie du côté des adhésions. Et puis, c’est toujours les mêmes qu’on interroge pour alimenter la machine à grogner.
Ce dispositif peut aussi être également perçu comme une mesure d'équité car des contribuables déclarant pas ou peu de revenus pouvaient être amenés par le passé à acquitter des impôts supérieurs à leur montant en raison de l'impôt sur le patrimoine (ISF) et des impôts locaux. Ainsi en 2007, sans l'existence du bouclier fiscal, certains contribuables auraient dû acquitter jusqu'à 130% de leurs revenus en impôts selon un rapport de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Cela reste encore moins choquant que certains salaires du sport ou de l’audiovisuel. On pourra toujours trouver des arguments contre, j’en conviens. Mais alors c’est tout notre système fiscal qu’il faut revoir.
L’actualité a mis en lumière cruellement avec les suicides qui ont affecté France Télécom, le phénomène que l’on désigne sous le nom de « STRESS » et qui semble être la marque de notre époque, puisqu’il ne se passe pas un jour sans qu’il soit évoqué. Il touche le monde du travail sans que personne ne soit épargné… Le gouvernement s’est ému de la situation. La santé au travail est devenue un sujet national : un rapport a été remis au premier Ministre en novembre dernier, une mission parlementaire doit rendre le sien en mai, le Ministère du travail a saisi le COCT (Conseil d'Orientation sur les Conditions de Travail) pour inciter les grandes entreprises de plus de 1000 salariés à mettre en place des plans de prévention, et la semaine dernière, les syndicats et patronat sont parvenus à un accord sur le « harcèlement et la violence au travail ». Voilà un sujet qui est au cœur de l’actualité !
Nicolas Hulot quitte avec sa fondation le Grenelle de l’environnement. Chantage ? Dans les motivations on retiendra surtout que la taxe carbone est le prétexte. Depuis l’échec de Copenhague, l’impact des « agités » anti-carbone s’est singulièrement amenuisé, et est apparu pour ce qu’il est : une sorte de dictat des pays riches pour imposer aux pays pauvres un modèle de développement sans rejets de CO2 qu’ils ne sont pas toujours capables d’assumer. Ce qui fait dire à Claude Allègre que c’était une forme de néocolonialisme que la Chine ne pouvait que refuser.
Tonnerre de
Brest !
Certains trouveront le mot un peu fort. Et pourtant, à bien y
regarder, et surtout à les écouter, le noyau dur des écologistes constitue bien
une avant-garde régressive. Ce que Laurent Cabrol appelle avec humour « le
retour à la calèche ». C’est à mon avis bien plus grave. Le combat qui est
mené contre la science s’apparente à celui des détracteurs du chemin de fer au
XIXème siècle : « le corps humain ne supporterait pas les
vitesses folles du train à vapeur » (
Depuis la censure du Conseil Constitutionnel, la taxe carbone
a du plomb dans l’aile. D’abord prévue pour être retoquée rapidement, la
difficulté de la mettre en place sans faire des dégâts économiques pour nos
entreprises est rapidement apparue, dès lors qu’il fallait respecter le
principe d’égalité. Si elle pouvait passer comme un effort de sensibilisation à
la modification des comportements citoyens, dès lors qu’il a fallu intégrer des
secteurs sensibles comme la pêche ou l’énergie, le prix à payer en terme de compétitivité
devenait insupportable. Dès le début, et comme d’autres, j’avais lié sa mise en
place à l’institution en même temps d’une taxe européenne, bien plus utile. Mais
prélever 2 milliards d’€ sur nos entreprises au moment où l’effort doit se
porter sur le r
Chers amis,
En complément des analyses que je vous ai livrées, je vous invite à lire celle de Paul Jeanneteau, notre député de la 1ère circonscription de Maine-et-Loire.
LES LEÇONS D’UNE DÉFAITE
"Les élections régionales ont été marquées par un taux d’abstention sans précédent. C’est un message fort envoyé au pouvoir en place mais aussi à l’ensemble des partis politiques qui n’ont pas su mobiliser leurs électeurs.
Le moins que l’on puisse dire c’est que le débat sur le rôle, ou l’action, des Régions, a été escamoté, l’opposition ayant réussi à le déplacer au plan national. La critique systématique de la politique menée par Nicolas SARKOZY et François FILLON à l’évidence porté ses fruits.
Pour autant, cela ne constitue pas un programme de gouvernement. Il faudra bien, un jour ou l’autre, que les socialistes et leurs alliés fassent des propositions concrètes et expliquent aux français comment ils les financeront.
A ce moment là, il pourra y avoir un vrai débat, projet contre projet !
Le 21 mars, l’UMP a connu une lourde défaite. On pourrait trouver plusieurs raisons à cela :
- crise économique internationale très dure qui touche de nombreux français,
- élections de mi-mandat toujours défavorables au pouvoir en place,
- manque de lisibilité des Régions …
Mais, toutes ces explications ne sont pas suffisantes.
Notre camp doit faire face à ses responsabilités.
Depuis 2007, nous avons réformé en profondeur notre pays pour le moderniser et l’adapter à la concurrence internationale. Deux exemples parmi tant d’autres : la levée de la contrainte des 35 heures de travail hebdomadaire et l’autonomie de gestion donnée à nos universités. Mais, le rythme et la multiplication des réformes n’ont pas permis, n’ont pas laissé le temps à la majorité parlementaire de les expliquer, de leur donner sens et lisibilité. Bien des Français s’en sont trouvés déstabilisés.
Nous avons pris de nombreuses mesures sociales :
- je pense au RSA, que je suis fier d’avoir voté alors que les partis de gauche, Parti Socialiste en tête, se sont abstenus,
- je pense à l’accès à l’accession à la propriété pour les ménages les plus modestes (avec le Pass Foncier notamment),
- je pense à la prime à la cuve pour l’achat de fuel,
- je pense à la suppression de 2 tiers provisionnels pour 6 millions de foyers,
- je pense au chèque-emploi service universel qui permet à 1 300 000 familles d’être aidées à domicile,
- je pense au fonds d’investissement social, proposé par la CFDT et repris par le Gouvernement, destiné aux demandeurs d’emploi et aux jeunes qui souhaitent décrocher une formation adaptée,
- je pense à l’indemnisation du chômage partiel portée à 90 % du salaire net,
- je pense au minimum vieillesse augmenté de 6,9 % et qui atteindra + 25 % d’ici à 2012,
- je pense aussi à l’augmentation de 4,4 % de l’allocation versée à 814 000 adultes handicapés, avec l’engagement pris là aussi d’une revalorisation totale de 25 % en 5 ans …
Je pourrais encore multiplier les exemples.
Et pourtant, aujourd’hui les Français ont le sentiment que notre politique favorise les classes sociales aisées, parce que notre message est pollué par le montant du salaire d’Henri PROGLIO, ou encore par le bouclier fiscal. A ce propos, et je l’avais dit au moment de la mise en place du RSA, et je le réitère aujourd’hui, il me paraît plus que jamais nécessaire de sortir la CSG et le RDS de ce bouclier fiscal.
Alors, que faire à présent ?
Sombrer dans l’immobilisme ? Ce serait particulièrement dangereux pour notre pays et l’avenir des Français.
D’abord, il faut gagner la bataille de l’emploi. La lutte contre le chômage doit être en 2010 la priorité de nos priorités !
Ensuite, notre travail législatif doit se recentrer sur quelques réformes absolument indispensables :
- la sauvegarde de nos retraites qui à ce jour ne sont pas financées à long terme. Cette réforme sera d’autant mieux acceptée par les Français qu’elle sera juste et équitable, prenant en compte la pénibilité du travail, l’emploi des seniors, les carrières longues, et la réduction des inégalités (avec la diminution drastique des retraites chapeaux) ;
- la création d’une 5ème branche pour mieux prendre en charge la perte d’autonomie due au handicap ou à l’âge. C’est un véritable choix de société auquel nous sommes confrontés avec l’allongement de l’espérance de vie ;
- la réforme des collectivités territoriales, pour qu’elles soient plus efficaces, pour supprimer des doublons administratifs et ainsi mieux gérer vos impôts. Le scrutin de ces derniers dimanches prouve, presque 30 ans après les grandes lois de décentralisation, que le rôle des Régions n’est toujours pas identifié. Il faut donc donner plus de proximité, plus de clarté à nos différents échelons territoriaux et simplifier notre mille-feuille administratif. Qui peut dire ce que fait au quotidien chaque collectivité territoriale pour nos concitoyens ? Qui est capable de nommer les élus auxquels il peut se référer sur son territoire ?
- la lutte contre les déficits publics : on ne peut pas continuer à vivre au dessus de nos moyens et laisser nos enfants et petits-enfants une dette de plus en plus lourde. Il s’agit là d’un enjeu intergénérationnel ;
Écouter les Français, répondre à leurs attentes, tout mettre en œuvre pour sortir au plus vite de la crise, expliquer nos réformes, nous recentrer sur quelques projets essentiels et, comme l’a souligné François FILLON « Ne pas trahir nos engagements », tels sont quelques unes des clés qui nous permettront de reconquérir la confiance de nos compatriotes."
Contrairement à ce que pense Jean-Marc Ayrault, vous n’en serez pas surpris, les amis que j’ai autour de moi sont satisfaits des décisions prises par la Président de la République après le résultat des élections régionales.
Vous, le petit chroniqueur mal rasé, avec votre air d’adolescent attardé, vous vous croyez autorisé par votre boboïté (vous ne devez pas avoir des fins de mois difficiles) à verser des monceaux d’immondices sur les autres, au nom de l’humour et de la licence de la radio qui vous accueille. Mais on a l’humour qu’on peut. Celui que vous nous servez n’est que dénigrement, mesquinerie et irrévérence érigés en principe. La ride du laborieux au milieu du front et le rictus en coin, on vous aurait bien vu rédiger des lettres de dénonciations calomnieuses au moment de la libération. Si vous vous permettez d’insulter vos proies, c’est au nom de la démocratie et de l’impunité que vous assure le service public. Quel courage ! Celui du faux-cul qui se planque, son forfait accompli. Vous avez simplement oublié que dans la définition de la démocratie, il y a la notion de respect. Le problème pour vous, c’est que l’humour suppose un peu de lettres et d’esprit, « Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres, vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres, vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot ! » (Cyrano).
Archibald (portrait à la façon Guillon)
On se souvient que la « mémère de Lille » a fait campagne en voulant en faire « un referendum contre Sarkozy ».Eh bien on pourrait croire que ça a marché à lire les « unes » des journaux ou en écoutant les commentateurs : ça n’est pas le cas. Comment expliquer sinon que seulement une partie des électeurs de gauche se soient rendus aux urnes ? Rien que dans la région des Pays de la Loire, le candidat socialiste avec 54% a perdu 60 000 voix par rapport à son score de 2004 (51%) alors qu’il y avait 180 000 électeurs supplémentaires. Alors que dirait-on si on comparait avec le score du candidat de gauche en 2007… Le vote « anti-Sarkozy » ne concerne qu’une partie de la gauche seulement, celle qui est allée voter, soit le ¼ du corps électoral.
L’électorat traditionnel a été indisposé par l’évolution de la dette, l’ouverture à gauche et les récentes nominations, le style du président qui a voulu être sur tous les fronts, quelques réformes qui ont heurté les intérêts privés de quelques clans ou corporations comme les médecins ou les professions du droit, et aussi la crise profonde du monde agricole.
(La suite de l’analyse : demain)
Le bloc-notes change sa parure. Depuis hier c'est le printemps. Les jours sont plus longs et après ce long hiver froid, il fallait mettre un peu de soleil dans le paysage.
C'est chose faite !
J'en profite pour remercier les nombreux lecteurs qui ont suivi la campagne à travers mes "élucubrations" et qui me témoignent souvent leur plaisir.
Nous approchons des 100 000 pages vues depuis le début....
A bientôt donc et encore merci pour votre fidélité.
Daniel