HISTOIRE

OK GRETA !

Greta

 

Alors que la COP 26  bat son plein  à Glasgow, des milliers de manifestants sont venus le week-end dernier admonester les dirigeants d’en faire plus contre le réchauffement climatique.  Parmi eux  Greta Thunberg.  Comme charité bien ordonnée commence par  soi-même, j’ai envie de lui dire qu’il ne suffit pas de venir en train pour se  donner bonne conscience. Elle peut  râler contre cet éternel provocateur de Bojo qui a pris un  avion pour rentrer à Londres  après un discours enflammé à la tribune  contre le réchauffement  climatique, le raz-de-marée que  l’égérie suédoise de  l’écologie a déclenché sur  les réseaux sociaux un jour de rentrée scolaire de 2018 a  pollué infiniment plus  la planète que bien des pays vertueux comme la  France dont la contribution au réchauffement climatique est minime.

« Génération climat ».

La pollution digitale  met la transition écologique en péril  et sera  l’un des défis des trente prochaines  années.  Et le puissant mouvement médiatique de la soi-disant « génération climat » qui,  de Sydney à Berlin ou Manille suit les « grèves  du vendredi », ces millions de jeunes  militants qui prennent à parti les dirigeants  politiques et  les entreprises qu’ils jugent incapables de se montrer à la hauteur de la crise écologique, ne se rassemblent pas  spontanément. S’il ne s’agissait que d’un mouvement porté  par  des idéaux de justice et de solidarité,  après tout ce serait leur liberté. Sauf que ce puissant  mouvement horizontal est surtout un phénomène numérique, amplifié par  une déferlante de hashtags et de video sur Youtube et autre. Et c’est  là où le bât  blesse.

Passe encore que cette « courageuse » jeune militante ait publié une photo la représentant avec sa pancarte devant le parlement suédois. Ce que l’on sait moins c’est que la dite photo est devenue virale en moins de deux heures,  que le cliché est l’œuvre d’un photographe professionnel,  dépêché par une start-up suédoise engagée dans la cause écologique afin de faire le « buzz ».  Les images passèrent ensuite par  de  brillants communauty managers qui « calibrèrent » un puissant  message bien idéologique, pour les réseaux sociaux. Ainsi naît une « star ». Précisons qu’elle est suivie aujourd’hui par  16 millions de  « followers » sur Twitter et Instagram, une génération climat droguée aux outils numériques ! Ce qui fait dire à certains, non sans emphase, « qu’une génération entière se lève pour sauver la planète » et traîner des  Etats en justice. C’est  bien quand ces jeunes plantent des arbres.  C’est beaucoup moins bien quand ils ont recours aux sites d’e-commerce, à la réalité virtuelle et au gaming, quand ils perdent leur temps devant les vidéos en ligne pour regarder la télévision, ce qui est un non-sens écologique total.  Alors qu’ils nous fichent la paix   avec notre  consommation de  viande et les voyages en avions. 

Une pollution colossale.

C’est qu’ils ne s’en rendent pas compte, mais la pollution digitale est colossale. C’est même celle qui croît le plus  rapidement. Elle est due aux milliers d’interfaces, tablettes, ordinateurs, smartphones, constituant notre porte d’entrée sur internet. Elle provient aussi des données que nous produisons à chaque instant, qui sont transportées, stockées, traitées dans de vastes infrastructures consommatrices de ressources d’énergie et qui permettront de créer de nouveaux contenus digitaux pour lesquels il faudra toujours plus d’interfaces …  Deux familles  de  pollution qui se complètent et s’alimentent en boucle. Résultat : l’industrie numérique mondiale consomme tant d’eau, de matériaux et d’énergie que son  empreinte est déjà le triple de celle d’un pays comme l’Angleterre. Les technologies digitales mobilisent aujourd’hui  10% de l’électricité produite dans le monde et rejettent près de 4% des émissions globales de CO2 , soit un peu plus du double du secteur civil aérien mondial (vous avez bien lu) ! Le risque existe même que nous ne soyons plus en mesure de contrôler l’impact écologique des entreprises du numérique tant elles sont devenues puissantes et peuvent échapper aux pouvoirs de régulation qui pourraient s’exercer sur elles.

La transition écologique en péril.

La pollution digitale met la transition écologique en péril et constituera l’un des grands défis des trente prochaines années. La  « génération climat » sera l’un des principaux acteurs du doublement, annoncé à l’horizon 2025, de la consommation d’électricité du secteur numérique, soit 20% de la production mondiale, ainsi que des rejets de gaz à effets de serre, 7,5% des émissions globales. Déjà, tout ce que nous entreprenons aujourd’hui  recèle une dimension digitale. Tout change et s’échange aujourd’hui instantanément. Mais se demande-t-on ce qui se passe quand on envoie un e-mail ou qu’on « like » d’un simple clic sur le réseau social ? Quel est l’impact  matériel de ces milliards de clics ?  Lequel d’entre nous est capable de décrire comment nos ordinateurs, nos tablettes et nos smartphones sont reliés et quelles installations sont déployées pour le réaliser.  Les technologies numériques nous échappent le  plus souvent quand nous stockons nos documents et photos dans un « cloud », par essence virtuel. Pourtant, il n’y a pas de magie. Le numérique est réputé pour ne générer aucun impact matériel.  C’est tout le contraire. Le problème c’est qu’il produit une pollution invisible et infinie. Aux Etats-Unis, un adolescent passe sept heures et 22 minutes de son temps libre par jour devant un écran. En France, un adulte de 18 ans a déjà possédé en moyenne cinq téléphones mobiles. Plus on est  jeunes, plus on renouvelle souvent ses équipements qui comptent pour près de la  moitié de la pollution numérique. Autant dire, comme  Coluche, « J’me marre ! »  quand je  vois ces jeunes avec leurs habitudes véganes et  locavores dont les efforts seront rendus vains par l’explosion de leur empreinte numérique et les prodigieux effets rebonds que ce monstre électronique va engendrer.

La numérisation du monde est en marche et la crise sanitaire n’a fait qu’accélérer sa marche. Pourtant cette virtualisation générale du monde n’en est qu’à ses balbutiements. Alors, que les jeunes balaient d’abord devant chez eux avant de donner des leçons.  On attend d’eux qu’ils fassent preuve de sagesse face à cette course à la puissance des technologies, car pour l’heure, le numérique tel qu’il se déploie sous nos yeux, ne s’est pas mis au service de la planète et du climat. Loin s’en faut ! Je continuerai donc de manger mon onglet saignant et  prendre l’avion sans états d’âme.

Je leur conseille de lire « L’enfer du numérique –voyage au bout d’un  like » de Guillaume Pitron (journaliste spécialiste de la géopolitique des matières premières.)

 


LES MENSONGES DES ECOLOGISTES ET AUTRES BALIVERNES (2)

Voiture électrique

 

Comment faire quand les mensonges véhiculés par les idéologues écologistes sont repris par nos institutions démocratiques et font comme s’ils étaient la vérité incontournable au point d’inscrire des objectifs contraignants par la loi ou d’engager des dépenses pharaoniques pour les financer avec l’argent des contribuables. Il en va ainsi de la voiture électrique, de l’eau, de l’extinction de la biodiversité et des OGM.

L’escroquerie de la voiture électrique.

Peu de gens savent que les nouvelles générations de moteurs diesel sont aussi propres, si ce n’est plus, et moins polluantes pour la planète que les voitures électriques. Et pourtant, l’Europe nous oblige à marche forcée à des horizons de plus en plus courts, avec des normes de rejet de CO2 toujours plus basses, à reconvertir toute notre industrie pour fabriquer des véhicules électriques  soi-disant propres. C’est une monstrueuse escroquerie, quand on comptabilise les capitaux que nous allons devoir engager pour reconvertir toutes nos usines. Il faut abandonner les fonderies de moteurs thermiques et très rapidement renoncer à la  fabrication de moteurs diesels considérés comme responsable de la pollution même si ses émissions de CO2 sont inférieures à celles des moteurs à essence. Il faut adapter l’outil industriel aux moteurs électriques, en passant par l’hybride rechargeable qui fait produire des véhicules plus lourds, plus gourmands en carburant et à l’autonomie électrique ridicule. J’ai déjà démontré en quoi le véhicule électrique était loin d’être propre : extraction du graphique et des métaux rares, surconsommation du cuivre, composition des batteries et coût de leur recyclage, sans parler de  la manière dont l’électricité est produite pour les alimenter qui fait aussi appel aux centrales thermiques. En fait, on déplace la pollution. Quelle hypocrisie ! On va diviser par deux les effectifs des personnels qui travaillent dans l’industrie automobile avec le coût social qui en découlera, il va falloir créer des infrastructures de ravitaillement le long des routes et autoroutes. L’Etat, avec  ses caisses vides, n’en a pas les moyens. Les grandes entreprises sont lancées dans une course folle mais la mutation demande du temps. Une fuite en avant qui nous envoie dans le mur à coup sûr, dont nous ne maîtrisons pas  les approvisionnements soumis au bon vouloir de la Chine ; dans vingt ans nous aurons détruit notre industrie automobile et nous n'aurons que nos yeux pour pleurer. Après, on nous assure que la vente des véhicules électriques décolle enfin : on n’oublie de nous dire que leur prix devient accessible parce que la plupart sont subventionnés à 40%. Quand vous voyez passer une « Zoé », saluez-là bien bas, vous en avez payé la moitié avec vos impôts. Et au même horizon, il faudra financer le nouveau mixte énergétique sans nucléaire…

Les contre-vérités sur l’eau et la biodiversité.

« La France va manquer d’eau ! ». Les écolos veulent aussi nous faire croire que nous allons manquer d’eau à cause du réchauffement climatique. La France transformée en désert aride. Désolé, mais c’est encore un mensonge. Sur les 176 milliards de litres d’eau de précipitations qui ruissellent ou s’infiltrent, l’activité humaine n’en évapore que 3%, le reste part à la mer. Evidemment, un écosystème précis peut manquer d’eau en été. Mais les 1 600 retenues collinaires permettent d’écrêter les crues d’hiver et de remettre de l’eau en été quand la nappe phréatique est basse. Les problèmes d’eau sont locaux et datés. Comme le dit très bien Jean de Kervasdoué, « le fait de se priver d’eau à Paris ne va permettre d’abreuver les éléphants du Zimbabwe ». A écouter nos brillants penseurs verts, il faudrait détruire, au nom du respect de la nature, les barrages, tel Serre-Ponçon, et pourquoi pas les lacs d’Orient en amont de Paris qui régulent la Seine ou encore détruire la Camargue, où s’épanouissent les flamants roses et les chevaux sauvages, au prétexte qu’elle est due à l’aménagement du Rhône par les hommes !

De même, la biodiversité n’est pas menacée en France. La forêt gagne du terrain grâce à des politiques intelligentes de reboisement, à tel point qu’on manque de chasseurs pour réguler les espèces animales comme les sangliers ou les cervidés qui deviennent trop nombreux. Aujourd’hui, il y a trop de phoques en Bretagne. Ceux qui plaident pour le retour de la forêt primaire oublient le fait qu’ils ne pourraient pas y vivre parce qu’il n’est pas possible d’y avancer de plus de deux mètres. A les croire, il faudrait brûler nos futaies de hêtres et de chênes au prétexte qu’elles sont une création humaine. Ils marchent sur la tête et  des gens les croient.

L’hypocrisie sur les OGM.

« Les OGM sont dangereux ! ». Grâce aux progrès de la science, nous avons, par exemple des blés à paille courte, plus nourrissants, plus sains. Depuis dix mille ans, l’Homme travaille pour obtenir des mutations génétiques favorables qui ont permis d’améliorer et de rendre plus nourrissante sa nourriture. La sélection des gènes, autrefois aléatoires, est aujourd’hui maîtrisée. Faut-il s’en plaindre ? Au nom de l’écologie, la France et l’Allemagne refusent de cultiver des plantes génétiquement modifiées, mais elles les importent. Encore  une hypocrisie. Pourtant, on est bien content d’avoir à notre disposition les vaccins ARN et le  plasma humain produit par des chèvres génétiquement modifiées. Trop souvent, les entreprises françaises qui étaient en pointe ont transféré leurs essais ailleurs dans le monde et l’on est tout surpris de découvrir que la  production d’un vaccin aux Etats-Unis est due à un Français. C’est grâce à la technique des « ciseaux génétiques », découverte par la Française Emmanuelle Charpentier et l’Américaine Jennifer Doudna, que le vaccin ARN a pu être développé facilement. Demain, ce sera  le traitement des  maladies dues à des déficiences génétiques qui sera rendu possible. Quand l’idéologie combat la science, l’obscurantisme n’est pas loin.

Derrière l’écologie, la décroissance.

L’écologie cache une autre idéologie, celle qui a été recyclée du marxisme. La France est un pays au bilan carbone vertueux, grâce à la science, puisque  c’est essentiellement dû à nos centrales nucléaires. Il n’empêche, elle doit montrer l’exemple. Donc tuer son économie : mais en rayant de la carte son industrie, son agriculture, tous les avions, les camions, en arrêtant de nous chauffer l’hiver …  en supprimant tout ce qui peut polluer, cela changerait-il le sort de la planète ? Non, en aucun cas. Par rapport aux milliards de Chinois et d’Indiens et à leur croissance ultra rapide,  la  France est quantité infinitésimale. Notre exemple servirait strictement à rien, zéro. C’est là que la « transition écologique »  qu’on essaie de nous vendre tourne à la farce. Ainsi, on donnerait l’exemple au monde entier en passant  de 90 à 80 km/h  sur les routes et en augmentant le prix  du carburant. Un délire qui a provoqué le mouvement des « gilets jaunes ». En fait, derrière tous ces beaux discours sur le réchauffement climatique et la fin du monde, qui prônent un autre modèle de production, plus solidaire, plus collectif, moins productiviste, opposé au capitalisme,  se cache un nouvel autoritarisme. On sait ce qu’il a donné dans les pays où il a été appliqué. On en a un vestige sous nos yeux avec la Corée du Nord. Le chemin c’est la décroissance et le déclin avec au bout la misère et la pauvreté généralisée. Et la dictature à la clé. Pas  étonnant que les verts et les rouges fassent liste commune aux régionales, n’est-ce pas Monsieur Orphelin ?

« Viens à la manif, on va changer le climat ! »  Sans moi !

 


VOITURES ELECTRIQUES : L’ENORME MENSONGE DE LA PROPRETE !

Voiture électrique

 

Dans vingt ans, la totalité des voitures vendues dans le monde devront être électriques. De quoi bouleverser la hiérarchie mondiale des constructeurs, si cela a vraiment lieu. Car les nouvelles  stars dans  le domaine sont le constructeur Tesla et le Chinois BYD, chouchous des levées  de fonds en bourse. Ces fabricants se sont déjà projetés en 2040 ou 2050. Les tradi du secteur sont bien obligés de suivre et déjà  General Motors et Ford projettent d’abandonner le thermique d’ici dix à quinze ans. Nos champions européens sont moins radicaux, peut-être parce que  le vieux monde est plus réaliste et plus lucide, et ne prévoient de ne faire rouler qu’un tiers de leurs véhicules grâce aux batteries. Il faut dire que la  mutation du secteur automobile n’a guère le  choix, car la révolution à laquelle elle doit se soumettre lui est imposée par les réglementations des Etats qui se sont engagés à respecter les accords de Paris visant à limiter le réchauffement climatique.

L’idéologie remplace le réel.

Haro sur les  moteurs thermiques soi-disant  polluants au profit de l’électrique paré de toutes les vertus. En Europe, l’automobile est entrée dans le collimateur de  Bruxelles.  Les seuils d’émission de CO2 des nouveaux véhicules mis en circulation fixés par la Commission se sont progressivement durcis. Ils sont actuellement de 95 grammes  de CO2 par kilomètre, mais  le seuil descendra  à 80 grammes en 2025 et 59 grammes en 2030. Un rythme infernal. Les constructeurs sont contraints de s’y conformer sous peine de lourdes amendes.  Certains pays comme la Norvège ont même décidé  d’accélérer le calendrier, en bannissant dès 2025 les véhicules thermiques. Les technocrates agissent sous la pression des écologistes qui ont réussi à nous faire croire au miracle de la voiture  propre. C’est de l’idéologie car  ils ne peuvent pas ignorer que leur argumentation repose  sur un énorme mensonge. Mais le propre de l’idéologie  c’est de conduire à l’aveuglement. Ils ont gagné la première manche,  celle qui consiste  à imposer des normes et des contraintes administratives.

L’électrique pas si pratique.

La voiture électrique alterne le chaud et le froid. Elle ne se prête pas à tous les usages et elle va exiger de lourds investissements en infrastructures  qu’il va bien falloir financer, ne serait-ce que  le réseau de bornes de ravitaillement. Faudra-t-il s’attendre  à de longues files d’attente pour ravitailler après seulement 300 à 400 kilomètres.  Et la recharge de la batterie peut prendre autant de temps que le parcours lui-même. Sans parler de la sensibilité à la température extérieure, la puissance de ventilation, le chauffage  qui peuvent influencer fortement l’autonomie. Bref, en électrique, sauf petit parcours urbain, il faudra s’arrêter souvent, très souvent. Certes elle est silencieuse et peut offrir des sensations séduisantes grâce au couple des moteurs, cela ne compense pas les inconvénients.  Quant aux véhicules dits  hybrides, ils cumulent des handicaps qui les rendent peu attractifs par rapport aux mêmes modèles thermiques : alourdis par les batteries embarquées, ils sont plus lents et plus gourmands, et à l’usage, la  motricité électrique se révèle vraiment  d’un intérêt  marginal par la faible autonomie constatée. 

Des dessous très sales.

Contrairement à ce que les apôtres de l’écologie veulent nous faire croire, installer le monde entier dans la voiture électrique non seulement ne règlera pas le  problème de la pollution mais ne fera pas disparaître  les gaz à effet de serre. Force est de constater que ces belles  normes  imposées  par les pays riches ne visent finalement qu’à déplacer la pollution. Si la voiture électrique  en elle-même est presque propre, il n’en va pas de  même de la production d’électricité dans de nombreux  pays, à commencer par l’Allemagne et ses centrales thermiques. Or, il faudra bien produire l’électricité nécessaire à l’alimentation des voitures si tout  le parc  automobile est  demandeur. Il ne faut pas oublier non plus l’extraction des matières premières nécessaires à la fabrication des organes électriques du véhicule et penser encore à leur recyclage… Certains esprits lucides  en viennent à penser que le remède sera pire que l’utilisation des énergies fossiles. En effet, sous le capot  d’une voiture électrique, on trouve du rhodium, du platine, du cuivre, du cobalt, de l’or, du graphite ou du néodyme, ce dernier appartenant à une famille de 17 métaux appelés « terres rares ».  Des  métaux devenus stratégiques et dont la consommation va exploser. Leur extraction, à  l’autre bout de la Terre, en Chine notamment, provoque de terribles  dégâts sur l’environnement. Même constat pour l’extraction du graphite dans le nord de la Chine ou du cuivre dans le plus grand site du monde à Chuquicamata, au Chili, ou encore du lithium de la mer de sel d’Uyuni en Bolivie. Partout, le prix écologique est énorme.

Une dépendance stratégique.

Qu’adviendra-t-il lorsque nous aurons épuisé le filon de cuivre chilien, dans moins de quinze  ans au rythme où nous le consommons aujourd’hui, en sachant que la demande  va croître de  manière exponentielle ?  Que se passera-t-il si la Chine décide, dans un accès de mauvaise humeur, de nous priver de ses « terres  rares », ne serait-ce que pour  privilégier sa propre  production ?  On s’aperçoit alors que les options raisonnables et prudentes des constructeurs français comme Renault et Stellantis (Peugeot-Fiat) sont frappées au coin du bon sens. Les emballements boursiers ne doivent pas faire illusion.  Les moteurs thermiques  n’ont pas dit leur dernier mot.

Le basculement dans le tout électrique c’est pour nos pays développés faire preuve de cynisme et d’hypocrisie : propre chez nous, tant pis si on salit ailleurs ;  et surtout c’est s’exposer à des déboires  en se mettant en dépendance de puissances étrangères  comme  la Chine, ce qui est  loin d’être anodin. Les écolos se  gardent bien d’évoquer ces  aspects.  C’est tellement chic  d’afficher sa bien pensance vertueuse au volant d’une électrique, largement subventionnée par nos impôts !

Non, la  solution est ailleurs.  Et si c'était l'hydrogène ?

Jean-louis Perez et Guillaume Pitron ont réalisé une enquête diffusée en janvier dernier sur Arte avec des images saisissantes sur les pollutions engendrées par l’extraction des produits nécessaires aux moteurs électriques.


Une agricultrice écrit à Yann Arthus Bertrand !

Claire Juillet

 

De temps en temps,  il faut remettre les idées en place face à la propagande écolo des décroissants qui nous vaudra paupérisation généralisée  et déclin. Ce cri de colère d’une agricultrice est salutaire.  Je m’en fais volontiers le messager.  
Claire juillet est agricultrice en Saône et Loire à l’Earl du Paquier (élevage bovins allaitants, porcs plein air, maraîchage, agriculture biologique). Elle adresse ici un message « nécessaire » au photographe dont le discours à charge contre une certaine agriculture est devenu inacceptable.

«  Monsieur Arthus Bertrand,
La presse unanime annonce avec enthousiasme la diffusion imminente de votre dernier (?) film “Legacy” qui sera projeté sur M6 dans quelques jours. Avant tout, je tiens à préciser que je conserve précieusement dans ma bibliothèque votre magnifique livre “Bestiaux”, acquis dès sa parution et que je feuillette régulièrement avec le plus grand plaisir, tant les portraits qu’il contient montrent toute l’humanité des éleveurs et le lien particulier qui les unit à “leurs bêtes”.

Au vu de la bande annonce de votre film, bien que je comprenne qu’il s’agit d’une mise en bouche destinée à appâter le spectateur, j’ai d’abord été prise de colère, puis d’indignation. Depuis quand vous sentez-vous pousser des ailes de procureur ? Qui vous permet, apôtre de la décroissance sur le tard, familier des milliardaires, utilisateur compulsif des moyens de locomotion les plus polluants, de donner des leçons au reste de l’humanité ? Certes, personne n’est irréprochable, mais votre commentaire en voix off dans ce petit teaser est un ramassis d’approximations qui viendra, une fois de plus, alimenter l’infime minorité agissante de ceux qui veulent la peau des agriculteurs en général et celle des éleveurs en particulier. Où avez-vous filmé les images terrifiantes de ces concentrations de bovins ? Pas en France, bien sûr, mais le film ne le dit pas. Vous laissez croire que tous les bovins seraient soumis à un régime d’injections chimiques de toutes sortes. Ignorez-vous que c’est interdit chez nous ? Vous semblez trouver scandaleux que la consommation mondiale de viande ait été multipliée par 3 en 40 ans. Avez-vous bien réalisé que, dans le même temps, la population mondiale a doublé et qu’elle se répartit comme suit : 59,5 % en Asie et 17,2 % en Afrique, loin devant l’Europe qui représente moins de 10 % ?

Laissez-moi vous apprendre que dans cette même période la consommation de viande en Chine a été multipliée par 12, celle du Brésil par 2 et que, depuis 2004, l’Inde est devenu le premier producteur mondial de lait. Je vous suggère sur ce point la lecture du rapport de 2006 de la FAO sur l’élevage, dans lequel vous pourrez découvrir que le centre de gravité des activités liées à l’élevage se déplace inéluctablement du Nord vers le Sud depuis 1995. Que vous en soyez désolé n’y change rien : il se trouve que les populations des pays émergents ont aussi envie d’avoir accès à une nourriture autrefois réservée aux “riches” et qu’ils en acquièrent peu à peu les moyens. Au nom de quel principe vous sentez-vous autorisé à leur faire la morale ? Auriez-vous le toupet de proposer que, pour lutter contre le réchauffement climatique, il conviendrait que le Botswana mette fin à une politique agricole qui tend à l’autosuffisance alimentaire de sa population ?

Que n’utilisez-vous votre entregent considérable pour aller faire, pourquoi pas, la leçon à Xi Jinping ou à Bolsonaro ? Il est vrai que c’est un poil plus risqué que de culpabiliser la ménagère de moins de cinquante ans, de cajoler la vegane trentenaire ou de désigner comme tant d’autres avant vous, les agriculteurs comme boucs émissaires.

Venons-en au passage le plus ridicule de votre texte. Vous prétendez qu’un hectare cultivé peut nourrir deux carnivores ! De quels carnivores parlez-vous ? Je crois comprendre que vous faites allusion à l’être humain dans une pirouette sémantique destinée à flatter vos amis animalistes. Car vous ne pouvez pas ignorer que, d’une part, Homo Sapiens est omnivore (sinon il ne pourrait pas choisir de devenir végétarien) et, d’autre part, qu’on ne verra pas de si tôt vos chers lions brouter la savane. Au passage, vos deux carnivores ont un solide appétit car un hectare, c’est à peu près ce qu’il faut sous nos climats pour élever un bovin. Dans mon entourage, je ne connais personne d’assez affamé pour avaler la moitié d’un bœuf (soit 200 kg) par an.

Vous semblez par ailleurs réellement croire que le même hectare pourrait nourrir 50 végétariens. Ah bon ? C’est dommage, mais votre optimisme vous égare ou alors vous n’avez pas beaucoup pratiqué l’agriculture. 50 végétariens, c’est peut-être possible dans le cadre d’une agriculture ultra intensive chère aux industriels de la chimie, mais sûrement pas en agriculture biologique que vous prétendez défendre et en respectant les cycles nécessaires à la rotation des cultures. Une hypothèse plus raisonnable n’aboutirait alors qu’à la possibilité de nourrir 4 à 5 personnes sur cette surface. Mais bien sûr, asséner un slogan, ça marque davantage le spectateur qu’une leçon d’agronomie.

Cher Monsieur, il est possible que la bande annonce de votre film ne reflète pas avec exactitude le contenu de celui-ci. Ce ne serait pas la première fois que la pub ne correspondrait pas à la réalité du produit proposé. Mais, voyez-vous, il devient de plus en plus insupportable de recevoir, à longueur de journée et par trop de canaux médiatiques, ces incessantes leçons de morale, surtout lorsqu’elles viennent d’écologistes de salon dont les modes de vie sont aux antipodes de ce qu’ils exigent du citoyen lambda. Et vos récents efforts de soit disant “compensation carbone” visant à annuler l’impact écologique de vos déplacements dans les transports les plus polluants du monde ne sont rien d’autre qu’une version moderne du commerce des indulgences. C’est ce qu’on appelle s’acheter une conscience pour pas cher.

Soyez aimable Monsieur et quittez ce costume paternaliste passé de mode qui fleure la naphtaline néocoloniale. Nous sommes fatigués des discours de cette génération qui, après avoir profité sans réserve des Trente glorieuses, s’autorise à vouloir imposer à tous une prétendue sagesse acquise bien tardivement. Vous nous assurez que vous avez un cœur. À la bonne heure.

À l’avenir, servez-vous aussi de votre cerveau pour éviter de raconter n’importe quoi. Vos images sont plus éloquentes que vous. Vous feriez bien de vous en contenter ou d’employer vos talents et votre influence à mettre un terme à la dérégulation sauvage des échanges commerciaux qui est la véritable responsable du saccage de notre belle planète. »

 


LE CULTE DE LA NATURE SUPREME

Terre

Il  y a des relents de Robespierrisme dans la nouvelle doxa des écolo-bobos qui ont pris les rênes de quelques grandes villes. Leurs premières décisions politiques laissent pantois : écriture inclusive  imposée, cour de récréation « genrée », suppression du sapin de Noël,  attaques caricaturales contre le Tour de  France … Mais ce ne sont que broutilles qui cachent l’essentiel, et il fait peur.

EELV a choisi de jouer sur les  peurs. 

A tel  point que tout le  monde  voudrait être plus vert que les Verts. Mais pas au point de se figer comme les Amish, nous assène quand même  Macronibus. Les  insoumis se ravisent et abandonnent leur doctrine productiviste pour rejoindre  les écolos dans leurs désirs d’interdire pour nous forcer à sortir de la société de consommation : Manon Aubry rejoint David Cormand. Donc, enfonçons une porte ouverte : les écolos sont bien de  gauche. Verts dehors, rouges dedans, comme les pastèques. Le courant dominant chez les Verts affirme que l’Homme est un avatar de la vie qui ne dispose,  au mieux,  que d’un droit d’usage limité de  son environnement. Cette nouvelle gauche réduit l’homme à un être biologique parmi les autres espèces vivantes. Encore qu’il faille relativiser quand on s’aperçoit que nombre de ses adeptes adhèrent à la théorie du genre qui nie l’anthropologie et le caractère biologique du sexe à la naissance. Elle porte l’idéologie de la nature jusqu’à l’acmé au point d’en faire  un « être suprême ». Et voilà qui nous rappelle les  belles heures de la Terreur et Robespierre avec son culte de l’être suprême qui devait remplacer la religion chrétienne jusqu’à son calendrier.  Et  les écolos sont sur la même pente à n’en pas douter.

L’écologie politique, ou écologisme.

C’est une idéologie anti-humaniste qui, au prétexte de « restaurer l’équilibre » entre l’homme et son environnement, offre un projet de société authentiquement « humanicide » et nihiliste par défaut de considération pour les valeurs humaines. Si le CO2 est le problème, sachant qu’il n’existe aucun geste de l’homme qui n’en émette, alors c’est l’intégralité des actions humaines qui doivent être soustraites à l’empire de la liberté pour tomber dans la contrainte administrative, sur le mode du rationnement, de l’interdiction et de la sanction : c’est l’écologie punitive. Elle conduit au totalitarisme. D’un strict point de vue idéologique, théorique et analytique, l’écologisme forme le projet le plus parfaitement totalitaire depuis Marx, dont elle recycle la vision en se servant de la protection de la nature. Car le cœur de l’idéologie écologiste est anticapitaliste. Ce  n’est pas un hasard si elle est née après la chute du Mur et l’effondrement des  régimes marxistes. Et comme le marxisme, l’écologisme se fait prophétique : faute de pouvoir annoncer la fin du système capitaliste, la doctrine verte brandit désormais la fin de la Planète. L’écologisme est apocalyptique. Il se comporte comme une religion qui prétend se fonder sur la science.

L’Homme occidental en pénitence.

La doctrine verte désigne le coupable : l’homme occidental. Si la décolonisation s’accompagne de remords envers le reste du monde, l’écologisme traduit une culpabilité envers la nature. Ce qui permet en même temps d’afficher une supériorité morale : soyons plus propres, plus verts, plus doux, plus naturels, plus passifs… On communie dans une bienveillance universelle, visant la planète et les générations futures. On lutte contre les petits plaisirs (alimentation, voyages…) et contre un système productif dit insoutenable. L’homme doit donc se racheter en observant le catéchisme écologique et  en dénonçant les Mauvais, quitte à la convertir de force. Toute discussion des présupposés de l’écologisme entraîne en effet une excommunication immédiate, il suffit de suivre quelques débats pour s’en convaincre.  Pour tout dire, l’écologisme est une supercherie scientifique, un délire collectif et un totalitarisme.

L’autre écologie.

Je ne suis pas climato-sceptique, mais la  part anthropique dans le réchauffement climatique est  probablement bien  moindre que ce que les écolos veulent nous faire croire avec leur fausse science. Oui, la Terre se réchauffe, comme tous les 30 à 40 000 ans de l’ère quaternaire.  Et elle se réchaufferait probablement de la même façon sans l’Homme. Le risque d’un monde périssable existe réellement, mais c’est une farce que de penser qu’il peut être évité par le retour à une économie vivrière. Et c’est vrai les enjeux sont terrifiants. Avec  le réchauffement, les glaces de l’Antarctique fondent six fois plus vite qu’il y a une quarantaine d’années, et en moins de quarante ans, le niveau des mers a augmenté de 1,4 cm. La fonte totale des glaces du pôle sud entraînerait une élévation du niveau des océans de 57 m ! Celle des glaces du Groenland de 7m ! Le déversement de  la fonte des glaces  a des  conséquences sur les courants océaniques,  déséquilibrant la balance climatique, provoquant des événements extrêmes que nous constatons déjà. Il faut espérer dans le progrès.  Néanmoins, nous savons par expérience que la nature n’est  pas obéissante et peut même être très cruelle. D’autre part, un assez large consensus existe dans notre pays sur l’urgence de changer de modèle  productif et les entreprises n’attendent pas après les injonctions politiques pour chercher dans l’innovation des  formes  plus adaptées à notre environnement. Les  banques les premières  soutiennent de nombreux projets dits « écologiques »  et l’idée d’un développement soutenable progresse. Les  sources d’énergie les  plus propres sont maintenant parfois les  moins chères et l’AIE estime que les technologies déjà rentables permettront d’éliminer 60% environ de nos émissions de gaz à effet de serre. Il faut pratiquer une écologie des solutions, sans idéologie mais avec persévérance et pragmatisme,  car il est tout-à-fait possible de concilier écologie et croissance durable.

Le culte de la nature suprême, comme celui de l’être suprême, conduit  à une impasse, à une écologie irréalisable parce que fantasmée, sans solutions réalistes. Elle  conduirait si elle était appliquée, les sociétés humaines au cumul de  la détresse sociale et du recul du progrès. Bref, nos écolos sont les plus mal placés pour défendre une écologie durable.

 


MUNICIPALES : L’ARNAQUE VERTE

Ecologie

 

Plus vert que moi tu meurs.

La lecture des programmes des candidats aux municipales, surtout dans les grandes villes, laisse franchement rêveur, mais on a  plutôt envie de rire : elle se traduit le plus souvent par « la  course aux arbres ». Ainsi Hidalgo propose de planter 170 000 arbres à Paris, aussitôt battue par Griveaux qui veut mettre « Central Park » à la  place de la  gare de l’Est. Aucune ville n’échappe à cette nouvelle mode et toutes les couleurs politiques participent au concours : à Angers, le maire sortant (LR-centre droit)  envisage d’en planter 100 000, et à Saint-Barthélemy qui compte pourtant le vaste parc de Pignerolle largement boisé, on s’est fixé un objectif de 10 000 ! C’est Brassens qui aurait été content : « Auprès de mon arbre, je vivais heureux  … ». L’autre thème récurrent, ce sont les « nouvelles mobilités », expression valise qui cache la volonté d’exclure l’automobile du paysage urbain. On se fait plaisir,  mais est-ce  de nature à régler le  problème du réchauffement climatique ?

La mode et la réalité.

Depuis les  Européennes, l’écologie est  à la mode, au point que les listes EELV se sentent le vent en poupe et se verraient bien comme nouveau rempart au Rassemblement National. Au point que Yannick Jadot annonce qu’elles se désisteront en faveur du mieux placé, quel qu’il  soit, pour faire barrage à l’extrême droite. Greta Thunberg et ses leçons à bon compte est passée par là. Mais nos efforts écologiques, dont certains s’avèrent très coûteux qu’il s’agisse de  l’arrêt de Fessenheim ( un contresens à 10 milliards d’euros) ou des énergies renouvelables  largement subventionnées parce que non concurrentielles, dans  un  pays exemplaire en matière de bilan carbone (1%), sont-ils  justifiés, quand on sait que les Chinois construisent encore  des centrales au charbon, qu’ils  vont  même en construire une en Allemagne et que la  Pologne tire l’essentiel de son énergie du lignite. Nous reboisons, mais qu’en est-il  ailleurs sur la planète ? Ce que nous faisons est peut-être vertueux mais relève largement  du coup d’épée dans l’eau. Comme toutes les modes, celle du vert est très coûteuse !

Vert en surface, mais dedans ?

Naguère on disait des radicaux, qu’ils étaient comme les radis : rouges dehors, blancs dedans, souvent creux et toujours placés près de l’assiette au beurre. On peut faire  le  parallèle avec les  écolos : ils sont comme les pastèques, verts dehors, souvent rouges dedans, et pleins de pépins. Leurs méthodes, comme leur idéologie s’apparentent au totalitarisme communiste dont ils reprennent les thèmes économiques anti-capitalistes et sociétaux égalitaristes. Autrement dit, ces nouveaux sauveurs ne rêvent rien moins que de nous remettre aux mains d’un Etat déjà omnipotent, seul   capable selon eux de lutter contre le réchauffement climatique par une mobilisation générale qui suppose la confiscation d’une  large  partie des ressources  des individus : fiscalité vertigineuse, réglementations toujours plus contraignantes et emprise toujours plus grande de la puissance publique. Il n’est pas compliqué d’y voir une résurgence de la pensée collectiviste avec l’avantage imparable que les résultats improbables ne seront connus que par les générations à venir, ce qui dispense de rendre des comptes ! Les  militants verts estiment que l’écologie doit être imposée « politiquement » à l’économie, comme un objectif supérieur, celui de la préservation de la planète, car  ils  croient l’économie intrinsèquement nocive… éventuellement  en s’engageant dans la  décroissance. Certains vont même plus loin : c’est en détruisant d’urgence la civilisation occidentale qu’on sauvera le monde. On ne plaisante pas ! Du rouge au vert, il n’y avait qu’un pas, aussitôt franchi par  ceux qui étaient nostalgiques des  mesures coercitives pour continuer la lutte finale contre la liberté. Alors, ils se  font plaisir comme cet  après-midi, en envahissant Black-Rock, ce fonds de pension américain symbole de la retraite complémentaire des « riches ».  Cette opération entre dans le cadre des manifestations de protestation contre la réforme des  retraites : où l’écologie  va-t-elle se nicher ?

Pour ne pas se faire arnaquer.

Il faut cesser d’instrumentaliser l’écologie pour en faire une arme contre la démocratie, contre le libéralisme dont nous avons grand besoin pour créer les richesses dont personne n’a envie de se  passer et qu’on ne saurait partager sans les avoir d’abord  produites. Les  solutions passeront par l’innovation scientifique et l’intégration de l’écologie dans une économie circulaire. Les fleuves de  plastique ne viennent pas de chez nous mais d’endroits sur terre où les systèmes de collecte et de traitement des déchets sont inexistants ou très insuffisants. Ne nous laissons pas abuser par une communication où les bilans carbones des soi-disant solutions telles que les éoliennes sont soigneusement cachés. Tous ceux qui prolongent des courbes à partir de données passées se trompent, parce qu’ils ne prennent pas en compte la créativité de l’homme, sa réactivité  pour corriger, amender, transformer le monde. Je crois plus dans l’écologie d’un programme porté par des  listes de droite,  pluralistes, pragmatiques que dans celui de listes  uniformément vertes portées  par l’idéologie.

 


LA FILIERE NUCLEAIRE DANS L’IMPASSE ?

Epr

 

Mais que se passe-t-il avec la construction de l’EPR de Flamanville ?

Aujourd’hui, plus personne ne semble maîtriser ni l’agenda, ni les coûts du chantier, et l’on peut compter sur les écolos pour contribuer à saborder définitivement le projet. Heureusement on n’en est pas encore là. EDF ira certainement au bout, mais 12 milliards d’euros ont déjà été engloutis pour un devis initial de 3,5 milliards !  Ce qui est en jeu est bien plus grave : c’est l’avenir du réacteur de nouvelle génération que les retards de Flamanville compromettent. Or c’est un outil dont la France a grand besoin pour remplacer d’ici les 15 prochaines années le parc des réacteurs actuels que le « grand carénage » va prolonger à une soixantaine d’années d’exploitation. Car les écolos ne nous feront pas croire à l’alternative généralisée des énergies renouvelables qui se ferait au prix d’une augmentation colossale du coût de l’énergie.

Une catastrophe industrielle.

L’histoire de la construction de l’EPR est édifiante de la gouvernance politique des dix dernières années : la guerre entre EDF et AREVA, le mensonge de Flamanville, les pertes de compétences… et la pression constante des écologistes. En 2006, AREVA vend un EPR à la Finlande. Pour ne pas laisser  le marché  libre à son concurrent, EDF s’engage à construire un EPR à Flamanville pour 3,3 milliards d’euros et programme un chantier sur 54 mois. Un énorme mensonge que l’Etat avale. Irréaliste, surtout que les pertes de compétences ont rendu le pari totalement impossible : depuis  le début des années 90, l’électricien n’avait plus construit de centrale nucléaire (dernière en date Civeaux, 1991). Entre temps, il a perdu les capacités de maîtrise d’ouvrage et surtout les soudeurs hautement spécialisés pour lesquels il a fallu recourir à des entreprises étrangères. La crédibilité du nucléaire français en est profondément affectée. En 2018, 8 soudures de haute technologie défaillantes sont découvertes reportant le retard à 2022 après une liste de contretemps déjà impressionnante. Pour arranger les choses, depuis 2007, l’énergie est une compétence partagée entre le ministère de la Transition énergétique et le ministère de l’Economie. L’Etat actionnaire ne parle plus d’une seule voix et l’arrivée de Hollande à l’Elysée n’a fait qu’aggraver les choses avec des promesses de campagne, comme la fermeture de Fessenheim et la réduction de moitié de l’apport de l’énergie nucléaire, se sont révélées insoutenables. La catastrophe de Fukushima a fait le reste, en rendant l’ASN (Agence de Sureté Nucléaire) quasi paranoïaque.

Le temps est compté.

L’Elysée reste le décideur ultime. Fidèle à son habitude, le Président se garde bien de donner une direction claire et assumée. Certes, le retard d’entrée en production de Flamanville ne permet pas d’avoir un retour d’expérience sur le prototype. La décision de construire une flotte d’EPR devait être prise en 2021. La question sur la compétitivité risque donc de rester entière et rend aléatoire la relance d’un programme nucléaire de grande ampleur. De son côté EDF veut emmener l’ensemble du parc actuel jusqu’à 50 ans, et même pour certains réacteurs jusqu’à 60 ans, moment où une flotte d’EPR devrait prendre le relais. A condition que la décision soit prise en temps utile. EDF est certaine que les travaux de mise à niveau permettront aux centrales actuelles de se rapprocher des standards de sécurité les plus élevés tout en permettant de produire de l’électricité dans de bonnes conditions économiques. Fessenheim qui doit fermer l’année prochaine est considérée comme la plus sûre du parc et devrait voir sa vie encore prolongée du fait du retard de mise en service de Flamanville qui devait prendre le relais. Par ailleurs, notre électricien national continue de vouloir exporter sa technologie, notamment en Inde, sans parler du contrat avec les Anglais. Le géant français jouit encore d’un statut qui n’est pas contesté en matière de référence dans le domaine de l’atome.

L’espoir vient de Chine.

Le comble, c’est que les Chinois, eux, ont réussi avec leur EPR. La centrale de Taishan fonctionne à plein régime depuis sept mois ; elle a été construite avec une cinquantaine d’ingénieurs d’EDF présents en permanence sur place. Une coordination exemplaire saluée par les Chinois : la centrale a été portée par une coentreprise entre le chinois CGN (51%), EDF (30%) et un provincial Yuedian (19%). Le second EPR est presque terminé. A Paris, le chœur des voix discordantes continue a capella : tandis que Bruno Le Maire souhaite s’affranchir de la mise en service de Flamanville pour prendre la décision d’un nouveau programme nucléaire, Elisabeth Borne, de son côté, campe sur cet enchaînement : d’abord Flamanville puis décision…. Ce qui reporterait le projet de la construction de 6 EPR au mieux à 2023 ou 2024. Aucun arbitrage présidentiel n’a été rendu sur le sujet. Il est vrai que le Président a d’autres chats à fouetter en ce moment. Et pourtant, s’il y a bien un enjeu crucial, c’est bien celui-là. La France sera-t-elle demain toujours un pays nucléaire, quand la Chine construit 11 autres réacteurs ? La réponse est éminemment politique. Le fait que le gouvernement ait discrètement mis fin au programme ASTRID de recherche sur le surgénérateur ne rend pas optimiste. L’arbitrage à rendre entre le nucléaire et les autres sources de production d’électricité, c’est maintenant ! C’est la sécurité énergétique des générations futures qui l’exige. Il est encore temps de remobiliser une filière industrielle qui connait des déboires mais qui a les moyens de redevenir le fleuron qu’elle a été. En choisissant de l’abandonner, la France s’engagerait définitivement sur le chemin du déclin. Il faudrait d’autant plus de courage politique que les « vents écologiques » sont très défavorables, avec leur capacité de désinformation phénoménale.

Mais du courage, en a-t-on seulement encore une parcelle en haut lieu ?

 

 


« TU SAIS CE QU’IL TE DIT LE VIEUX C** ? »

OK boomer

 

« Ok Boomer ! »

Voilà encore une mode qui nous vient des Etats-Unis via les réseaux sociaux. Ce « mème » (élément de langage répétitif des internautes) qui veut dire « ferme-la vieux con ! » est utilisé par ceux qu’on appelle les « millennials » (nés dans les années 80-2000) pour dire aux « Baby-boomers » qu’ils n’ont plus leur mot à dire, eux qui n’ont connu que le plein-emploi et massacré la planète pour satisfaire leur consommation. Ce slogan est employé par les jeunes (plus ou moins) militants écolos qu’ils soient collapsologues ou suivistes de Greta, par les anars d’Extinction Rebellion qui nous font le « remake » du capitalisme maudit source de tous les maux, et autres « alt-right » américains qui rendent la génération des baby-boomers responsables de l’immigration de masse…  Joli pot-pourri de motivations qui ont en commun de cultiver la haine des vieux, comme en témoignent les messages qu’on peut lire sur les réseaux sociaux.

Trop facile !

On retrouve le même thème, en plus édulcoré, dans les propos de nos gouvernants qui justifient le surcroît d’impôts sur les retraités parce qu’ils auraient des revenus supérieurs à ceux des jeunes. C’est aussi la thèse défendu par les « Terra nova » qui voudraient reprendre aux anciens une partie du patrimoine qu’ils auraient accumulé sur le dos des générations suivantes… Comme quoi, il ne fait pas bon vieillir en France !  Mais le raisonnement se heurte à au moins trois écueils. Le premier tient dans le mode de vie de la génération actuelle des grands parents qui ont été beaucoup plus raisonnables, en général, que les générations suivantes : moins de couples séparés et sens du sacrifice pour économiser et préparer les vieux jours ont permis effectivement d’accumuler davantage que le « zapping » permanent et le tout « tout de suite ». Le second, c’est qu’il est trop facile de rendre responsable de tous les maux  tous les anciens sans discernement. Parmi eux, se trouvent les soixante-huitards qui ont introduit le ver dans le fruit avec leur concept du « jouir sans entraves » qui est à l’origine de bien des dérèglements de notre société : on leur doit la retraite à soixante ans non financée, les 35 heures et  une large part des dérives financières qui ont conduit la France au point où elle en est. Ils ont transmis aux millennials le refus de l’effort et un système éducatif « à la rue ». C’est vrai, ils peuvent avoir des raisons d’en vouloir à ceux-là. Le troisième écueil, je les invite à chausser leurs lunettes pour observer les transformations du monde des 50 dernières années : le formidable progrès de la santé sur tous les continents qui a permis d’éradiquer les épidémies et d’augmenter considérablement l’espérance de vie des populations, le recul  de la pauvreté… avec un corollaire redoutable : la bombe démographique qui menace la planète. C’est peut-être le défi le plus explosif que l’humanité doit relever, en même temps que celui de la préservation de notre planète. Et de cela, il serait ridicule d’en rendre responsable la génération des « Boomers ».

« Ta gueule et apprends ! »

Je reprends à mon compte la réponse faite par Olivier Mazerolle sur un plateau télé et j’ajoute un conseil : « apprends ! » Puisque le Ministre actuel semble vouloir remettre un peu de consistance dans les contenus d’apprentissage, je ne saurais trop conseiller aux jeunes tentés par le « OK Boomer » de se mettre sérieusement  à l’étude des mathématiques et des sciences, matières dans  lesquelles nous sommes tombés bien bas, de l’histoire pour mieux savoir de quoi il retourne, et du français pour apprendre la nuance de la pensée et développer leur esprit critique, plutôt que de sécher les cours le vendredi. Ils pourront ainsi se forger leur opinion personnelle plutôt que de se contenter de suivre des modes, parfois obscurantistes, comme des moutons bêlant. Qu’ils abandonnent aussi pour un temps leurs écrans sur lesquels ils épuisent inutilement leur cerveau en activités vaines au profit de contenus plus structurants de la pensée. L’intelligence n’est rien sans le savoir, et les temps qui viennent seront gros consommateurs d’intelligence. Ensuite, il sera toujours temps d’établir des conversations plus fécondes entre générations que ces apostrophes triviales. Car vouloir opposer les générations, en campant par exemple sur les positions empiriques d’une Greta Thunberg élevée au rang d’icône, c’est établir un clivage qui sera impuissant à répondre aux défis tant sociaux qu’écologiques, car ceux-ci appellent à une mobilisation de la société tout entière.

OK les jeunots ?

 

 


LE RECHAUFFEMENT A LE DOS LARGE !

Changement-climatique

 

De Greta aux ultras d’Extinction-Rebellion, ce sont les rouges repeints en vert pour nous faire marron !

Les idéologies ont la vie dure.

Des  communistes, il ne reste pas grand-chose.  Les gauchistes survivent à travers des gens comme Mélenchon, mais la France insoumise fait du surplace.  Il ne restait plus qu’aux éternels partisans de « la lutte finale » à enfourcher la cause du dérèglement climatique avec  pour cible l’éternel ennemi :  le « capitalisme » cause de tous nos maux et de s’attaquer à sa soeur la « démocratie libérale » qui en fait le lit. Voilà donc Marx repeint en vert, pour en faire un « Hulk » prêt à instaurer la dictature totalitaire  pour le  plus grand bien de la planète et de ses habitants.  Les anciens comme moi ont déjà connu : l’URSS et ses camps de rééducation en Sibérie. Mais nos jeunes, eux, sont des gogos disponibles prêts à avaler toutes les instrumentations de l’écologie contre la démocratie, pour en faire une arme contre le  libéralisme et imposer toujours plus de fiscalité, de réglementations contraignantes grâce  à une sphère publique à l’emprise toujours plus forte.

Un totalitarisme vert.

Ces cavaliers de l’apocalypse, on les appelle aussi les « colapsologues », prônent un écologisme mortifère à vocation totalitaire. Derrière ces pseudos défenseurs de la planète, on trouve en fait d’anciens maoïstes, heureux de pouvoir se refaire une santé avec  la destruction de la civilisation occidentale. Le rapport du GIEC sert de nouveau livre rouge, librement interprété en « catastrophisme », avec à la clé une hausse des températures de 5° qui entraînerait des milliards de morts.  Ce qui est une pure invention. Mais comme au bon vieux temps  de la  « lutte des classes », un bon slogan vaut mieux qu’un raisonnement.  Un bon  prétexte pour promouvoir la décroissance, la  misère,  le chômage et le déclin irréversible qui sont les  conditions de la prise du pouvoir. Ce combat titanesque exige une mobilisation générale qui passe par la confiscation des ressources des individus, donc un Etat qui peut tout et qui dirige sans partage. Un nouveau démiurge, résurgence de la pensée collectiviste avec un avantage inestimable : ses résultats ne seraient connus que par  les générations à venir ce qui évite de rendre des comptes.

Un raisonnement caricatural.

Ils ont trouvé en Greta Thunberg une égérie pour porter auprès de la  jeunesse ce message mortifère élevé en tâche messianique. En fait, celle-ci est le  jouet de la  manipulation d’une extrême gauche en mal de crédibilité qui y a vu le moyen de justifier son combat  contre la liberté et l’économie de marché. Mais derrière elle se cache aussi un  lobby d’industriels souhaitant vendre leurs solutions vertes. Ils ne reculent devant aucune manipulation pour nous faire  peur et assurer que la fin du monde est imminente. On va se servir des enfants, masse malléable  et facilement disponible, et fanatiser des jeunes influençables par une propagande incessante,  avec une idée  toute simple :  le  libre-échange, la consommation, le  confort  pour  le  plus grand nombre ne sont tout bonnement pas  compatibles  avec l’écologie. Le but de ces discours alarmistes est tout simplement de  justifier la dictature. Donc, il ne nous reste  plus qu’à réduire drastiquement notre consommation énergétique, vivre comme Robinson et revenir à une économie de subsistance fondée sur les circuits courts. Economie vivrière comme au Moyen-Age ! Avec un corollaire : la décroissance ne pourra que réprimer l’innovation et la  recherche scientifique qui pourraient proposer d’autres solutions. En France la tâche va être facilitée par la désignation de 250 000 « échos-délégués », soit autant de Greta Thunberg ! qui se feront vite un devoir de relayer les thèses « effondristes » et l’injonction de la jeune scandinave comme quoi il est inutile de  poursuivre ses études attendu l’imminence de la fin du monde.

L’obscurantisme comme  toujours.

Tous ces raisonnements sont bâtis sur l’ignorance, par commodité, aussi. De la  même façon qu’on tient à l’écart le  bilan carbone catastrophique des éoliennes, on produit des  scénarios sur des projections simplistes. Tous ces ignorants feraient bien d’abord de retourner à l’école. La fonte  de  la  glace des pôles  est effrayante. Et  alors ? Le  climat change. Il  a toujours changé. Les  Vikings se sont installés au Groenland (pays vert) entre  le VIIIème et le  XIIème siècle,  lors de « l’optimum médiéval » au cours duquel  tout  l’hémisphère nord a  connu une longue série d’étés chauds et secs. Dans l’Antiquité, c’est l’Afrique du Nord et la Sicile qui étaient les  greniers à blé des Romains… Et la Méditerranée était plus basse de dix ou vingt mètres comme  en témoignent les  ports antiques noyés. L’homme s’est toujours adapté.  C’est là l’erreur fatale de ces nouveaux chevaliers de  la fin  du monde : ils méconnaissent la capacité  de l’homme  à innover sans cesse pour tirer le meilleur parti des  moyens que la nature   met à sa disposition ou pour en trouver de nouveaux. Il ne s’agit pas de nier le réchauffement climatique, ni la part de  l’homme qui y contribue. Notre histoire est faite d’adaptations permanentes : chaque étape de la croissance des pays développés a été marquée par l’apparition de nouvelles  pollutions et en même temps par la mise en place de moyens pour les  combattre. L’erreur des climatocatastrophistes tient dans l’interprétation erronée des courbes issues  des données passées : il ne suffit pas de les prolonger,  ce qui n’a  aucune chance de se produire.  Car la réactivité  de  l’homme, sa capacité à réagir, amender, transformer sans cesse le monde dans lequel  nous vivons,  invalideront rapidement leurs  conclusions.  C’est ce qui s’est   produit déjà maintes fois dans le  passé, des  thèses  de  Malthus à celles  de Paul Ehrlich qui n’avait pas prévu que  le sort   de l’humanité se soit amélioré de manière continue au point que le revenu moyen des habitants du monde a augmenté de 7 à 8 fois.  Bien évidemment,  les solutions,  ce sont les démocraties libres et le libéralisme, grâce à  l’innovation et à la recherche scientifique, qui les  détiennent. C’est un autre sujet que j’aurai bientôt l’occasion de développer.  En attendant, nous n’avons pas besoin d’un nouveau culte de Gaïa.  Je ne suis pas  certain que Macron l’ait bien compris.

 

 

 


CHOUETTE, HULOT QUITTE LE NAVIRE !

N.HULOT
 

 

Le  navire serait-il en train de sombrer ?

La décision a été annoncée au débotté dans une « matinale » à la radio. Hulot a décidé de quitter  le  gouvernement sans tambours ni trompettes, surtout avec la suprême inélégance de ne prévenir ni le Premier Ministre ni le Président de la République. Du jamais vu. On le savait colérique,  mais quelle marque de mépris ! Quel orgueil ! Avec  cette excuse minable d’avoir eu la crainte d’être « retourné » une fois de plus s’il les en avait informés. Une confidence qui confirme  son caractère immature. Quant au prétexte, il est risible  et d’ailleurs démenti vigoureusement par celui qu’il  incrimine, le conseiller des chasseurs, et dont les arguments  sont  tous vérifiables. Il voulait donc faire  mal. Il aura réussi visiblement même si la  réaction de Macron  s’est voulue mesurée en la jouant « grand prince ». Hulot voulait faire un « coup d’éclat »  médiatique, c’est pourquoi il a attendu que le souffle de l’affaire Benalla retombe. Il fait carton plein : on n’a  parlé que de ça hier et ça va durer quelques jours. Ainsi va le  « nouveau monde » !

On ne lui dira pas  merci.

Les  Français sont parait-il  majoritaires (55%) à  penser que son départ est une mauvaise chose pour la France.  Ils ne sont pas rancuniers. Je n’en suis pas. Je paie chaque fois que  je fais le  plein de mon réservoir d’essence,  « plein  pot »  sa conception de  la transition énergétique. Hulot pratique l’écologie punitive comme naguère sa consoeur Royal. Son plan éolien est une ineptie coûteuse comme le dénonce Jean-Marc Jancovici. Je lui reproche aussi sa participation à l’abandon du projet  d’aéroport de Notre-Dame des Landes,  en dépit de  la  volonté majoritaire exprimée  par  les habitants, ce qui dénote de sa part le souci d’imposer ses idées au mépris  de  la  démocratie : cela s’appelle la tyrannie de l’idéologie. Ce qui me permet de dénoncer au passage une certaine inconséquence, puisque le nombre des vols ne diminuant pas, le trafic se détourne sur Paris où il va ajouter ses nuisances à toutes les pollutions dont souffre la région Ile-de-France. Comme si la centralisation était la meilleure des choses. Et c’est donc au nom de cette tyrannie idéologique qu’il  préfère aujourd’hui démissionner. La  planète s’en remettra.

Le cynisme se paie toujours.

Le  Président de la République ne s’est jamais caché que son ministre « de la Transition écologique » était d’abord une prise de guerre pour étouffer électoralement les écologistes, au même titre que les débauchages pratiqués à droite et à gauche. Il faut croire que le cynisme élyséen était devenu insupportable au point de provoquer ce départ, non pas inattendu car il  couvait depuis quelques  temps, tout au moins inopiné. Le départ fracassant de Nicolas Hulot du gouvernement marque la faillite de cette pratique cynique. Il  faut y voir aussi le manque de marge de manœuvre laissé aux ministres pour mener leur action, Hulot comme les autres, par un  Macron jupitérien de qui tout doit procéder. De quoi décevoir la très haute opinion que Nicolas Hulot a de lui-même,  confortée  par son aura populaire. Il n’a pas supporté l’inconfort des contraintes gouvernementales,  les arbitrages perdus vécus comme des humiliations, et la vision du « en  même temps » peu compatible avec des certitudes considérées comme indiscutables. Les raisons de fond que l’ex-ministre de la Transition écologique a invoquées le démontrent : Emmanuel Macron n’a pas recruté Nicolas Hulot pour servir des convictions écologiques profondes. D’ailleurs, aux dires mêmes de l’ex-ministre, le bilan écologique de  son passage au gouvernement est particulièrement faible. Ce qui est, heureusement, vrai.  En effet, rien ne sert d’être plus écologiste que le  reste de la planète dans notre petit hexagone, sinon à s’auto-flageller. 

Une autre transition écologique est possible.

Aussi, nous ne nous reconnaissons pas dans bon nombre des propositions de cette écologie décliniste et  souvent irresponsable au regard des impératifs économiques. Nous sommes, pourtant, convaincus que la priorité écologique ne peut plus être absente d’un projet crédible pour l’avenir de la France. Comme  l’écrit Bernard Accoyer, « Depuis plusieurs décennies, la droite a toujours été au rendez-vous de l’écologie et de la protection de l’environnement. Tous les présidents de la République appartenant à notre famille politique et, récemment encore, … Nicolas Sarkozy, qui a voulu le Grenelle de l’environnement, ont inscrit la dimension écologique au cœur de leur action. Aujourd’hui, alors que notre planète, que notre environnement au quotidien sont confrontés à des mutations, voire à des menaces, considérables, il nous revient de renouveler notre réflexion, de refonder les bases d’une véritable écologie de droite. » A la vision dogmatique et punitive, qui conduirait à la ruine nos agriculteurs, nos industriels et qui interdit les grands projets d’infrastructures, nous préférons une écologie de projets respectueuse du développement économique et social, qui concourt à la préservation de nos paysages et de  nos terroirs. C’est  une écologie qui s’appuie  sur l’innovation technologique,  porteuse d’emplois, qui oblige  aux changements des habitudes et  des modes de vie en faisant confiance au génie humain et à la capacité des sciences à trouver des solutions. Cette écologie positive peut relever tous les défis. Nous pouvons faire de la France un pôle mondial d’influence diplomatique, scientifique et industriel en matière de l’écologie et du développement durable.  C’est le chemin auquel les Républicains réfléchissent et qu’ils proposeront.  

 


HULOT, UN EGARE AU GOUVERNEMENT

HULOT

 

Macron en a fait un ministre d’Etat. Une qualification qui place le Ministre de l’Ecologie dans les premiers rangs par importance. Mais voilà, on ne se refait pas. Pour moi, un écolo, c’est d’abord un irresponsable, au moins en France. Alors, l’exercice des responsabilités, c’est compliqué… d’où l’Etat qui devient « états d’âme ». Nicolas Hulot partira-t-il au milieu de l’été ? C’est possible, tant il parait qu’il étouffe au gouvernement. Le président n’aura peut-être pas envie de renouveler la calinothérapie dont il a fait preuve jusqu’à maintenant. S’il s’avère qu’Hulot ne lui est plus utile, son sort sera scellé.

Hulot avait prévenu qu’il se donnait « un an » pour juger de son efficacité, en précisant qu’il attendait l’été pour avoir suffisamment de recul afin d’avoir « un moment de vérité » avec le couple exécutif: « On fera le point, on tracera les perspectives et on prendra ensemble des décisions sur l’avenir, sur les prochaines étapes ». Mais d’ores et déjà, il se sent capable de partir. Nous on aimerait bien, parce que son écologie punitive qui tape au portefeuille le citoyen contribuable, on en a plus qu’assez. Je me passerai bien de penser à lui chaque fois que je fais le plein d’essence.

C’est qu’entre l’idéal écolo et la réalité, il y a des couleuvres énormes à avaler : le glyphosate, les centrales nucléaires et maintenant l’huile de palme … Certes, il a quelques nuisances à son actif : la fermeture de Fessenheim, l’abandon de Notre-Dame des Landes, et d’autres mesures plus utiles comme sur les pesticides, mais il préfère mettre l’accent sur ce qu’il n’a pas fait. On le comprend, sa conception de l’écologie la rend impossible à mettre en œuvre s’il faut tenir compte des enjeux défendus par les autres ministres, de l’agriculture ou des transports … La politique n’est que l’art du possible et nécessite des compromis que les ayathollahs verts ont du mal à admettre. Alors il ne reste plus qu’à gémir : il vient chez Jean-Jacques Bourdin la mine insatisfaite, envisage de partir et montre ses doutes. il met l'accent sur ce qu'il n'a pas fait et n’a pas envie de défendre son bilan, tant il se sent ligoté. Pour lui qui rêve d’une transformation sociétale, le chemin parcouru parait dérisoire.

Ministre d’Etat, il est plutôt ministre des états d’âme. Hulot est un tragique. Il confond allègrement fonction ministérielle et production de télévision. La charge de la Transition écologique et solidaire nécessiterait d’être portée collectivement, il en fait une œuvre solitaire enchaînant ses hauts et ses bas comme naguère les séquences émotion et frisson. Se rend-il compte qu’en fait il n’est qu’une prise de guerre du macronisme, devenant une icône otage d’un pouvoir très vertical et probablement aussi vert que peuvent l’être les technocrates de Bercy. Populaire, il devait faire de l’effet, il fait dans l’affect.

Et effectivement, le poids lourd du gouvernement qu’il devrait être traîne plus sa langueur qu’il ne porte son action. Il se montre peu, se déplace rarement et parle encore moins : il a été quasiment aphone sur la SNCF, sur les états généraux de l’alimentation ou sur Air France. Et quand il s’exprime, c’est pour évoquer à demi-mot sa démission… ou au contraire pour l’écarter. On comprend que le Président ait quelques égards pour cette personnalité tourmentée, aimée des Français, qui a accepté de venir dans son gouvernement après avoir refusé plusieurs fois à d’autres.  Mais le chantage permanent finit par être lassant. Combien de temps écoutera-t-il encore les pressions maladroites de son ministre ? Car ce blues surexposé risque de finir par miner la cohésion du gouvernement, par ruiner l’avantage qu’offre cette diva médiatique qui se révèle finalement si peu adaptée aux mœurs politiques. Et lasser une opinion qui n’a rien à faire des humeurs ministérielles. Ceux qui voyaient en Nicolas Hulot un Sisyphe de l’écologie, un héros de la « transformation sociétale », de « l’intelligence collective » découvrent un Narcisse impuissant.

Nicolas Hulot, un égaré au gouvernement. Ministre ou militant, ça n’est pas la même chose, il faut choisir !

 


TRUMP RABAISSE L’AMERIQUE !

U-s-republican-presidential-candidate-donald-trump-speaks-tDonald Trump

 

Il voulait faire l’Amérique « Grande à nouveau » !  

En ce jour anniversaire du débarquement en Normandie, force est de constater que le passage de Trump sur le continent la semaine passée et sa  déclaration de sortie de  « l’Accord de Paris » sur le climat, ne grandissent pas son pays. Il  a peut-être rendu un fier service à l’Europe, mais certainement pas à l’Amérique. On est  loin de la nation qui sacrifiait  ses soldats sur les plages de Normandie pour défendre la cause de la liberté sur  la  planète.

Télé-réalité populiste pour Président showman.

Donald Trump a donc annoncé que, fidèle à sa promesse de campagne, il sortirait les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat. Il a fait son pied de nez au monde entier avec une mise en scène digne d’un show de télé-réalité, dans le décor de la roseraie de la Maison Blanche, sous un beau soleil de juin, et après une intervention frisant le ridicule de son vice-président, Mike Pence. Il a fait du Trump ! Jamais il ne s’est si bien retrouvé que dans cette énorme provocation à l’égard de tous les chefs d’État ou de gouvernement, jamais la négation et la contestation ne lui ont paru aussi agréables et peut-être voluptueuses, tant il aime jouer ce genre de rôle, alors même qu'au fond, c’est un acte de barbarie à l’égard du climat qu’il vient de commettre au nom de la première puissance du Monde.

Il  n’est pas quitte pour autant.

Les 194 autres pays qui se sont engagés à signer ces accords ne sont pas prêts à se laisser faire comme ça. La réaction de l'Allemagne, de la France et de l'Italie, a été immédiate : les trois pays ont souligné que le texte de Paris n'était pas renégociable. La condamnation de la décision américaine est mondiale, à l'exception du Royaume-Uni, trop soucieux en plein Brexit d'égratigner sa relation qu'il croit privilégiée avec l'Amérique de Trump, et de la Russie de Poutine - dont un des grands axes diplomatiques parait être d'encourager l'homme de Washington à persévérer dans tous les errements susceptibles d'affaiblir la prééminence américaine et la solidarité du camp occidental. A l'intérieur même des Etats-Unis, la moitié des Etats américains sont engagés dans une politique environnementale exigeante qu’ils ne voudront pas réviser et les premières réactions des hommes politiques et des hommes d’affaires montrent que les investissements dans les énergies propres seront maintenus. Trump vient de creuser un peu plus le fossé entre son administration et l'ensemble des élites américaines. Les quelques grands patrons qui acceptaient encore de siéger dans des instances de conseil au chef de l'Etat, à l'image d'Elon Musk, le PDG de Tesla, ou de Bob Iger, celui de Disney, ont très vite fait part de leur retrait. Des Etats, comme la Californie, ont déjà prévenu qu'ils continueraient de combattre le réchauffement climatique en respectant la feuille de route de Paris.

Avec Trump, l’Amérique sort de l’Histoire !

Dans l'immédiat, le choix de Trump aura peu de conséquences pour la mise en place de l'accord sur le climat, mais il risque fort de l'affaiblir et de l'isoler un peu plus sur le plan international, notamment face au rival chinois, et sur le plan intérieur, au moment où il fait l'objet d'enquêtes embarrassantes des services secrets. L’absence américaine de l’accord international sera encore plus compliquée à gérer que sa présence. C’est qu’il ne peut pas partir en claquant la porte, il est tenu par les termes de l’accord d’appliquer une procédure qui court jusqu’en 2020, date à laquelle il risque de ne pas être réélu. Avec une inconséquence de république bananière, M. Trump ne cherche même pas à calculer les retombées très nuisibles, sur les plans climatique, diplomatique et économique, d’une décision dont il sait peut-être lui-même qu’elle est absurde. Quelle logique pourrait en effet expliquer ce recul historique incroyable, sinon la volonté de réaliser tout ce qu’il a dit et promis pendant sa campagne, de jouir de ces mensonges et ces justifications fallacieuses qui plaisent tant à son électorat.

Le coup du climat, c’est du pur Trump !

 


LE MUR DU CON (prononcez son)

BANG .... BANG ... !

Il a été franchi par David CORMAND (EELV) commentant le résultat du referendum pour ND des Landes, avec cette formule qui relève de la "démocratie pour le nuls" :

"Si le 'non' l'avait emporté, je pense que ça clôturait le débat mais le fait que le 'oui' l'ait emporté ne résout pas la question" ! 

C'est ce qu'on appelle la démocratie à sens unique. Et ça donne des leçons tous les jours, ces gens-là !

Il n'a rien à craindre, le ridicule ne tue pas.

 


LE GRAND BAZAR DU CLIMAT

Cop 21

« 76% des Français ne se sentent pas concernés par la COP 21, 42% pensent que la hausse des températures sera plus agréable pour leurs vacances, 72% pensent que la venue des 150 leaders mondiaux en avion privé polluera trop la planète, et 98% des Franciliens qui travaillent sont furieux. » C’est ainsi que Marc Fiorentino ouvre la semaine sur son blog. De quoi sourire… mais est-il si loin de la vérité ?  Aujourd’hui, dans Le Figaro, à la question du jour : « le réchauffement climatique est-il une priorité ? », 52% des 55 000 qui répondent disent : « non !»

On peut douter en effet que ce grand déploiement fasse avancer le « schmilblick ! »

Les faits ne sont pas contestables : le réchauffement de la Terre entraîne des désordres naturels et économiques, des sècheresses qui menacent la vie de certaines populations ou une élévation de la mer qui pourrait submerger les gens qui vivent sur les îles du Pacifique ou sur des coraux. On pourra discuter sans fin sur les causes et la part que l’on peut attribuer aux activités humaines. De toute façon, il vaut mieux essayer de faire quelque chose. Il est donc grand temps d’agir. On aurait même dû agir beaucoup plus tôt. Mais les difficultés sont considérables : la pollution provient en premier lieu de la démographie. On sait qu’elle va se stabiliser pendant le siècle actuel, mais à un niveau élevé. Les désordres proviennent aussi de l’utilisation massive des énergies fossiles, par lesquelles nous sommes intoxiqués, alors que les alternatives sont loin d’être toutes convaincantes. Ces désordres entrainent des crises politiques, des migrations et de la violence un peu partout dans le monde. Chacun vient au Bourget avec son cahier des charges : les Indiens défendent leur droit au développement, les Chinois leur droit à la croissance, les Saoudiens leur droit au pétrole, les Polonais leur droit au charbon et les Américains leur droit à la liberté d’action.

La COP21 échappera-t-elle au flop que lui promettent tant d’observateurs ?

C’est la question qu’on peut se poser, car la diplomatie, pas plus que la politique, ne repose sur les grands sentiments. L’objectif mondial a été défini. Il reste à l’atteindre. Comme il n’y a pas de vote, les défenseurs de l’environnement devront convaincre tous les gouvernements, ceux qui ont besoin d’être aidés financièrement et ceux qui ne veulent pas que leur développement soit freiné ou diminué par les contraintes écologiques. Ce sera très difficile de contraindre la Chine à se hâter de trouver une alternative au charbon, l’Inde à polluer moins, les monarchies pétrolières à passer à l’énergie solaire et… à exporter moins de pétrole. On ne voit pas comment il sera possible de discipliner tous les États du monde alors que beaucoup d’entre eux, en Afrique et au Proche-Orient, sont absorbés par des conflits bi-ou multilatéraux, quand ils ne sont pas en proie à des guerres civiles. C’est pourquoi, réunir près de deux cents intérêts particuliers, autant que de pays, derrière un seul objectif universel est illusoire, sauf à se réfugier dans la généralité. Ce n’est évidemment pas l’objectif climatique qui est en cause mais la manière de gérer ces défis.

Un objectif doublement ambitieux.

L’objectif de contenir en dessous de 2 degrés le réchauffement et qui plus est par un accord contraignant met la barre bien haut. La conférence paraît bien organisée. La France n’a pas d’argent mais sait recevoir. Par contre, ce qu’on peut voir, c’est à quel point ce barnum a l’air, dès le premier jour, complètement décalé dans un pays qui vient de subir les violences que l’on sait : il fige la vie d’une région pour faire circuler des convois officiels, il nous inonde d’images de ces estrades où s’enchaînent toutes les trois minutes les discours des chefs d’Etat et de gouvernement, il nous impose ces décors grandiloquents et colorés… La démesure ! Et en même temps une vraie machine à créer de la déception.  On est impressionné quand on découvre que les discours des chefs d’État sont limités à un temps si court. Et pourtant tous les orateurs ont souligné l’importance de l’enjeu. Mais derrière les grands mots, chaque Etat s’accroche à ses intérêts propres, chaque dirigeant à son agenda particulier ; on cherche les grands remèdes. C’est le grand risque qui plane sur cette COP21 : montrer aux habitants de la planète que ceux qui les dirigent ne savent pas, ou ne veulent pas, répondre aux défis qu’ils ont eux-mêmes énoncés.

Le pouvoir ne peut même pas compter sur les écologistes.

On a promis aux écologistes qu’on allait mettre l’écologie au premier rang à partir du 30 novembre. En remerciement, ils ont manifesté, en bravant l’état d’urgence. Si ce n’était que ça, mais des casseurs se sont glissés dans leurs rangs et ont provoqué une émeute place de la République, profanant en quelque sorte les ex-votos posés là en mémoire des victimes du 13 novembre. Pire même, loin de s’excuser pour son mouvement, Cécile Duflot, fidèle à elle-même, a exprimé sa surprise : « l’état d’urgence, proteste-t-elle, ne devrait pas s’appliquer aux manifestations en faveur de l’écologie. » Attitude d’autant plus curieuse que des élus d’EE-LV ont voté pour la mise en place de celui-ci. Décidément, EE-LV ne changera jamais, et montre en la circonstance sa vraie nature : un petit groupe d’agitateurs gauchistes ! Cela en dit long sur la confiance qu’ils ont dans la réussite de la COP21.

Il est possible en effet que la montagne accouche d’une souris.

Car la réflexion sur l’environnement devrait être avant tout affaire de sagesse et de savoir scientifique. Il semble qu’on en soit bien loin.

 


TRANSITION ENERGETIQUE : ENTRE ARNAQUE ET TARTE A LA CREME !

 

Transition-énergétique

Comme pour la loi Macron au sujet de laquelle la gauche se déchire pour des détails alors qu’elle n’est pas du tout à la hauteur du défi qu’elle est censée relever –déverrouiller l’économie-, avant le grand raout international qui devrait avoir lieu à Paris à la fin de l’année prochaine, la transition énergétique qui vient de faire l’objet d’une loi  et d’une conférence environnementale, relève, comme pour le reste, de la politique de « l’affichage » et de la communication, sans retombées concrètes d’envergure comme il conviendrait qu’elle soit.

Schizophrénie entre ambitions énergétiques et exigences économiques.

Avec sa politique environnementale, le gouvernement se complait dans la schizophrénie aigüe. Il s’engage, avec l’Europe, sur des objectifs ambitieux de réduction des Gaz à Effet de Serre (GES) mais en même temps s’apprête à favoriser le développement des lignes d’autocar en libéralisant le secteur, se dit attaché au principe pollueur-payeur et annonce même la suppression de tous les crédits à l’exportation accordés aux pays en développement dès lors qu’il y a utilisation du charbon, ainsi que celles aux énergies fossiles au niveau européen, mais en même temps renonce à l’écotaxe malgré le coût exorbitant de la décision.

Le développement à tout prix des énergies renouvelables est ruineux.

Transition energetique éoliennesUne même schizophrénie l’anime quand, pour amadouer les ayatollahs verts, il s’en prend au parc nucléaire et prétend faire tomber à 50% en 2025 la part de l’électricité tirée de la fission de l’atome, contre 75% actuellement. Cependant, la loi, prudente, ne fixe pas de calendrier et se contente de « plafonner les capacités du parc nucléaire » aux 63,2 gigawatts actuels ; elle n’évoque pas non plus la fermeture de Fessenheim, devenue probablement la centrale la plus sécure de France depuis les travaux qu’elle a subit. Il faut rappeler que c’est grâce au nucléaire que la France tient ses objectifs de rejet de GES, que les EnR (énergies renouvelables) ne sont pas prêtes à prendre la relève en terme de production et que le coût de leur développement nécessite toujours plus de subventions sous forme de crédits d’impôts ou de tarifs garantis dont les montants explosent dans le budget de l’Etat (plus de 20 milliards actuellement). La loi prétend engager 10 milliards d’euros sur trois ans. C’est entre dix et 30 milliards par an qu’il faudrait mobiliser, sans parler du renchérissement de la facture pour les consommateurs industriels ou particuliers. Cherchez l’erreur ! C’est pourquoi aucun n’article de la loi n’est « contraignant ».

Des objectifs inaccessibles sans argent.

Transition-energetique isolationLa rénovation thermique des logements. L’essentiel de l’effort pourrait être porté dessus, à juste titre ; On intervient actuellement sur 2% du parc chaque année. Ce n’est pas à ce rythme que la France aura divisé par deux sa consommation totale d’énergie d’ici 2050. Il faudrait mettre les bouchées doubles, mais l’argent manque pour accompagner le mouvement avec les subventions promises. Et la crise que traverse actuellement le secteur du bâtiment n’aide pas : le nombre des emplois « verts » est en forte baisse au premier semestre de cette année (- 22% dans les travaux d’étanchéité et d’isolation), la construction en bois recule de 25% (structure et charpente) et de 17% (installation et ossature).

Les tarifications progressives. De même les projets de nouvelle tarification progressive de l’eau, de l’électricité et du gaz, pour « garantir l’accès de tous à ces biens essentiels » et « inciter à une consommation responsable » se heurtent aux effets pervers qui, pour l’instant, font reculer le gouvernement, dans un contexte de mécontentement grandissant suscité par l’impôt. Effectivement, il serait difficile d’expliquer à un ménage pauvre qui consomme trop d’énergie parce que son logement est mal isolé, qu’il doit payer plus cher : la double punition ! Sauf à lui donner une allocation de compensation : le système Shadok, quoi ! Dur affrontement de l’idéologie face à la réalité. Et ce sera la même problématique avec le diesel.

Un chemin périlleux pour le gouvernement.

Hollande_vertComment mener toutes ces réformes, coûteuses si on veut en atténuer les effets pervers, dans un pays surendetté, sans aucune marge de manœuvre financière et où toute augmentation de fiscalité ou de taxe se traduit par des levées de boucliers parfois violentes quand ce ne sont pas des révoltes ? Manolito s’est engagé sur un chemin périlleux s’il veut mener ses projets à terme. Il ne suffit pas que le Président se prenne pour le « Géant vert » pour que les problèmes s’aplanissent. Comme d’habitude, il compte sur l’argent des autres et une partie des 300 milliards de Junker pour financer sa mue écologique.

La baisse des cours du pétrole brouille le jeu.

D’autant plus que la nouvelle donne pétrolière vient brouiller les cartes. La chute des cours n’est pas faite pour encourager la baisse de la consommation de l’énergie fossile. Elle rend par contre coup d’autant plus onéreuse la mutation vers les énergies renouvelables. Il faut s’adapter en permanence en ce début de 21ème  siècle, et laisser si possible les postures idéologiques au vestiaire.  Même s’il ne faut surtout pas remettre en cause l’impératif d’une gestion économe de l’énergie et s’il faut continuer de donner la priorité à l’innovation technologique sur l’organisation de la pénurie par la norme ou par l’impôt, il n’en reste pas moins que la chute du prix du pétrole constitue une bouffée d’oxygène pour la France et pour l’Europe. Une opportunité qu’il serait bienvenu d’utiliser comme un levier pour accélérer les réformes fondamentales qui, seules, peuvent générer croissance et emplois durables.

Changer de méthode.

Si on veut préserver les finances publiques et la compétitivité de l’industrie, cela impose pour les énergies renouvelables de ne développer que celles matures technologiquement et aux conditions du marché, de renoncer à celles qui sont dispendieuses et à production aléatoire comme l’éolien offshore, de réduire drastiquement leurs subventions à la production. On pourra ainsi reporter l’effort sur l’isolation des bâtiments et la recherche et développement sur l’énergie, qui devraient être les priorités. 

 


L’ARNAQUE DE LA RECONVERSION VERTE

 

Fin du monde tintin

Le débat sur le diesel vient opportunément nous rappeler que l’écologie c’est d’abord un prétexte pour inventer de nouveaux impôts et une menace de régression industrielle en créant des emplois coûteux qui ne concourent pas à augmenter la richesse nationale.

L’emploi vert est un mythe destructeur de vrais emplois.

Le gouvernement voudrait créer 100.000 emplois verts en trois ans. Son objectif est, bien entendu, celui de lutter contre la hausse du chômage. Pourtant, les résultats concrets de la création d’emplois verts dans plusieurs pays ainsi que les coûts réels de ces emplois devraient l’inciter à la réflexion avant cette annonce, en ces temps de disette budgétaire. Une étude espagnole de 2009 a montré qu’un seul emploi vert créé avec des subventions publiques détruit 2,2 emplois marchands. En Allemagne, les emplois verts sont subventionnés à hauteur de 175.000 à 244.000 euros par emploi. En Italie, un seul emploi vert coûterait au contribuable italien entre 566.000 et 1,26 million d’euros par an. Les auteurs de l’évaluation se sont basés sur le nombre d’emplois verts envisagés pour 2020, entre 50.000 et 112.000, et sur les dépenses publiques qui leur sont consacrées : environ 6 milliards d’euros par an. A titre de comparaison, un emploi dans l’industrie italienne coûte en moyenne 112.000 euros par an. Aux Etats-Unis, un programme de 10 milliards de dollars pour encourager la création d’emplois verts dans l’industrie américaine avait été lancé. En mars 2012, l’administration américaine affirmait qu’environ 100.000 emplois auraient été créés ce qui revient à 100.000 dollars l’emploi. Mais une enquête du « Wall Street Journal » a trouvé qu’en réalité seulement 50.000 emplois ont été créés et que de nombreuses entreprises vertes qui ont reçu des aides ont fait faillite ou ont licencié massivement depuis deux ans.

En France, la définition des emplois verts est assez floue, malgré l’existence d’un guide officiel intitulé : « Zoom sur 50 métiers de la croissance verte ». Parmi ces métiers, la plupart existent déjà comme jardiniers, égoutiers, agents d’assainissement ou géologues. D’autres sont franchement fantaisistes : animateur d’initiation à la nature, animateur d’écomusée, animateur éco-interprète, guide nature… Le problème, c’est qu’un emploi vert créé en France a coûté presque 400.000 euros par an contre 55.000 euros dans le privé (en moyenne). Ce qui veut dire qu’un seul emploi vert représente le coût de 7,2 emplois dans le privé ! Et, en réalité, les emplois verts réellement créés ne subsistent que grâce à l’argent public. Et c’est bien là le problème !

Le même raisonnement prévaut pour la transition énergétique. On nous fait valoir qu’il faut arrêter les centrales nucléaires pour les remplacer par les énergies renouvelables. Outre que celles-ci sont loin d’assurer la même permanence de production et qu’elles nécessitent de lourds investissements pour des rendements aléatoires liés au vent ou au soleil, leur manque de disponibilité au moment des pics de consommation, par exemple les nuits d’hiver avec le photovoltaïque, présente un inconvénient majeur. Mais le plus grave, qui est présenté souvent comme un avantage, c’est quand on nous annonce que ces énergies créent 5 à 6 fois plus d’emplois que le nucléaire. Ce qui est une manière de dire qu’elles coûtent infiniment plus cher à la nation, pour un même résultat. Les consommateurs paieront la facture. Et notre pays se sera un peu plus appauvri, puisque la substitution n’aura pas concouru à l’augmentation de notre PIB.

Le verdissement de la fiscalité est néanmoins possible.

S’il s’agit d’adopter des comportements plus vertueux de respect de notre environnement naturel, commençons par débarrasser l’écologie de ses scories collectivistes. Car  le principal obstacle à l’intégration de l’écologie dans notre fiscalité est la crainte, légitime, qu’elle se fasse au détriment de la compétitivité de notre économie et de notre industrie. On le voit bien avec le débat sur le diesel. La préférence pour ce type de motorisation est le résultat de décennies d’une fiscalité stupide qui a néanmoins conduit notre pays à exceller dans cette technologie. Une transition est possible, mais il y faudra du temps si on ne veut pas donner le coup de grâce à nos constructeurs déjà suffisamment en difficulté. L’argument sanitaire n’est qu’un paravent agité pour trouver de nouvelles recettes par ce biais.

Il est possible d’agir plus intelligemment. En Suède, une taxe domestique sur le CO2 dépassant 100 euros la tonne a facilité la diminution d’autres impôts alourdissant les coûts de production. Aux Pays-Bas, les taxes sur les pollutions avoisinent 20 % des prélèvements obligatoires. Comme l’ont rappelé des simulations effectuées par le Trésor français, un basculement de taxes pesant sur les coûts de production vers des assiettes écologiques est susceptible de créer plus de valeur ajoutée et d’emplois.

Trois conditions doivent être réunies.

D’abord, la fiscalité verte doit remplacer des impôts existants et ne pas s’y ajouter. Une bonne taxe environnementale est une taxe qui modifie les comportements et doit donc progressivement éroder son assiette, voire disparaître à terme.

Ensuite, la fiscalité verte doit avoir l’assiette la plus large possible et le taux le plus uniforme pour que l’ensemble des acteurs économiques intègre la valeur du capital naturel dans leur décision. Ce qui veut dire qu’il faut traiter par d’autres moyens que les exemptions fiscales le cas des plus fragiles au plan économique comme au plan social.

Enfin, la fiscalité écologique ne sera acceptée socialement que si elle est un instrument de justice fiscale. Et avec la conception qu’en a le gouvernement actuel, on peut craindre le pire : que ce soit toujours les mêmes qui casquent, les riches et les classes moyennes !

 


ET POURTANT LA TERRE SE RECHAUFFE !

 

Réchauffement climatique


Quand vous lirez ces lignes demain matin, beaucoup d’entre nous serons dans la neige, et pas mal d’autres toujours dans le froid. Vous allez dire que j’ai l’humour tordu d’un potache tel un fluide glacial glissé sur le siège du prof’. « Il fait un froid polaire et c’est ce moment qu’il choisit pour nous parler du réchauffement climatique ! ». C’est vrai qu’il y aurait des sujets d’actualités beaucoup plus brûlants, mais je ne vais pas faire comme les chaines d’info en continu qui parlent sans avoir rien à dire faute d’éléments avérés à présenter. Non, c’est tout simplement que vient de s’ouvrir en Norvège, à Tromsø exactement, la 7ème conférence internationale sur les frontières de l’Arctique. Et il y a de la matière et de nombreuses questions à soulever pour alimenter les débats.

Les glaces polaires fondent de plus en plus.

C’est que depuis plusieurs mois, les mauvaises nouvelles s’accumulent en effet sur le front polaire : La rétraction estivale record de la banquise a signé en août dernier le premier épisode de nouvelles heures sombres pour la calotte polaire. « La fonte s’est accélérée comme rarement et le phénomène a dépassé toutes les prévisions », résument les experts du Laboratoire de glaciologie et de géophysique de l’environnement. Début septembre, la débâcle avait rongé plus de la moitié de la glace océanique (3,41 millions de km2), découvrant un visage inconnu de l’Arctique. Au Groenland, les satellites ont même constaté des températures positives sur l’immense glacier, une première.

Une étude parue dans le magazine « Nature » après la première rétractation record en 2007, battue cette année de 70.000 km2, affirme que l’humanité n’a sans doute encore jamais observé un tel phénomène et qu’il est d’autant plus inquiétant que notre planète est aujourd’hui plus loin du soleil (pendant l’été de l’hémisphère nord) qu’elle ne l’était il y a huit mille ans.  Ce serait une dépression d’une durée de treize jours, événement rarissime, qui serait responsable de cette dislocation historique. Attisés par une dépression de 966 hectoPascal, les vents auraient facilité l’action du soleil et de la houle en fractionnant la glace, alimentant une « boucle de rétroaction » qui a amplifié la fonte de la glace déjà affaiblie.

Et elles fondent de plus en plus rapidement.

L’hypothèse d’une accélération irréversible du mécanisme de fonte se renforce. Elle s’appuie sur une théorie selon laquelle l’augmentation de la lumière traversant la glace pouvait être responsable de l’amplification du phénomène. Selon ses auteurs, chercheurs à l’Institut Alfred Wegener, pour la recherche polaire et marine, en Allemagne, la fonte crée une dynamique inédite : « Après la débâcle, une couche de glace nouvelle se forme, qui laisse passer 50 % de plus d’énergie solaire que la glace ancienne ». Autrement dit, plus la glace fond, plus l’océan arctique se réchauffe, plus il accélère la fonte, et ainsi de suite.

En 2007, lors de la dernière grande débâcle, les données recueillies par les satellites démontraient déjà que la vitesse de fonte avait été sous-estimée et qu’après s’être réduite de 40 % en trente ans, l’étendue de glace arctique pourrait disparaître au moins trente ans plus tôt que prévu. Récemment, le professeur Peter Wadhams de l’université de Cambridge a affirmé que l’effondrement en chaîne des glaces polaires pourrait se produire dès 2015. Autrement dit demain.

Les conséquences pourraient être dramatiques.

Elles seront d’abord géophysiques. Lorsque la banquise se retire en été, l’océan se réchauffe et fait fondre à son tour les parties continentales entourant l’Arctique. Le permafrost, qui contient des milliards de tonnes de gaz carbonique et de méthane, pourrait libérer 436 milliards de tonnes de carbone d’ici à 2100. Cette évaporation est une bombe climatique à retardement équivalant à environ deux fois les émissions annuelles mondiales de dioxyde de carbone.

L’impact ne sera pas seulement climatique : selon les experts du Giec, il est probable que les eaux de surface de l’océan arctique deviennent corrosives pour les formes de carbonates de calcium les moins stables avant 2100 . De plus, la formation d’une couche superficielle d’eau claire plus légère que l’eau de mer salée pourrait également contrarier le fonctionnement du Gulf Stream et modifier en conséquence la circulation des courants atmosphériques. Même en migrant, la faune marine n’échappera pas à ces bouleversements. L’action conjuguée du réchauffement et de l’acidification des eaux va notamment provoquer la disparition d’espèces clefs du zooplancton, qui jouent un rôle stratégique dans la chaîne alimentaire comme proie abondante de poissons d’intérêt commercial. Sans parler des espèces menacées que sont les phoques et les ours polaires.

Mais il y a ceux qui se frottent les mains.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Les compagnies pétrolières lorgnent sur les immenses réserves enfouies dans les sédiments marins (13 % des réserves mondiales de pétrole, 30 % de celles de gaz), et les compagnies maritimes ont tracé avec succès l’été dernier les premières routes de navigation commerciales à travers les glaces disloquées et à terme, le passage pourrait concentrer 20 % du trafic maritime international. Voilà des perspectives dont on ne peut pas vraiment se réjouir.

On ne peut certes pas ralentir un phénomène naturel dont les mécanismes échappent à la dimension humaine. Au moins pourrions-nous avoir la sagesse de ne pas contribuer à l’amplifier. La dernière conférence à Doha n’aura pas été, à cet égard, la plus convaincante de la volonté des hommes de faire ce qu’il faudrait.

La fonte de l’Arctique est une bombe à retardement. elle peut exploser avant la fin de la décennie !

 


SOUS LE REGARD DE TRYPHON

 

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Le premier parc naturel en Méditerranée

Partie du port commercial de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales) à bord du bâtiment de soutien « Ailette », le 13 octobre dernier, Nathalie Kosciusko Morizet s'est enthousiasmée pour le site situé au large de la côte Vermeille, « très beau, avec les Pyrénées (le massif des Albères NDLR) qui se jettent dans la Méditerranée ».

Ce premier parc naturel en Méditerranée s'étend le long de 100 km de côtes entre Leucate (Aude) et cap Cerbère (Pyrénées-Orientales) et abrite des mérous, des hippocampes, des langoustes, des coraux....

« Un parc, c'est la garantie d'un contrôle pour que la protection ne reste pas virtuelle », a-t-elle rappelé, précisant qu'il s'agissait du troisième parc naturel marin de France, après ceux d'Iroise (Finistère) et de Mayotte.

Une grande partie du parc est déjà couverte par la réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls et six sites Natura 2000 en mer, ou encore des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (Znieff) destinées à protéger espèces et habitats. Il comprend les eaux territoriales jusqu'à 12 milles (environ 20 km) des côtes, ainsi que la tête de canyons sous-marins (Bourcard, Pruvot...) jusqu'à 35 milles (55 km) vers l'est.

La mise en place du parc a reçu l'assentiment de tous les milieux de la côte liés à la mer, à l'exception des pêcheurs. Les clubs de plongée et autres activités nautiques de tourisme estiment que le parc permettra de coordonner les activités de tous les acteurs autour d'une même préoccupation : la préservation du milieu. Les scientifiques y voient pour leur part une occasion de faire rencontrer tous les acteurs de la mer de façon à avoir une approche intégrée de la gestion de l'environnement.  Les pêcheurs, quant à eux, craignent de nouvelles restrictions de leur activité. Les douze chalutiers de la région ne trouvent déjà plus les anchois et les sardines qui faisaient la réputation de la zone.

La Ministre leur a répondu en affirmant qu'il s'agissait d'un projet de gestion durable : «  Il n’est pas là pour exclure les uns et les autres, mais pour s'assurer que leurs pratiques soient durables ». Elle s'est également adressée aux agriculteurs et aux citadins de la côte en soulignant qu'un parc marin n'était pas déconnecté de la terre et des pollutions qui en viennent : « Ce n'est pas la peine de faire un effort en mer si l'on n'en fait pas sur terre ! ».

Le Parc naturel du Golfe du Lion touche la réserve naturelle du Cap Creus, en Catalogne espagnole, et un lien entre les deux pourrait se concrétiser dans les années à venir.

NKM a confirmé que cinq autres sites étaient appelés à devenir parcs naturels marins: le golfe normand-breton, le bassin d'Arcachon, les Glorieuses (Océan indien), les estuaires picards et l’estuaire de la Gironde et les pertuis charentais.

Cet événement est à mettre au crédit de la politique environnementale que la Ministre défend bec et ongles. Le parti de la majorité présidentielle entend bien continuer de défendre en 2012 une approche résolument transversale du développement durable : celle que porte Nathalie Kosciusko-Morizet, à la tête d'un « super-ministère » qui coiffe à la fois l'Ecologie, les Transports et le Logement. « C'est notre marque de fabrique. Elle est à l'opposé de l'idéologie » explique Jean-François Copé. Au risque de donner l'impression de gérer l'acquis, la démarche du Grenelle doit être reprise et prolongée. « On accompagne la mutation de notre société vers un modèle plus durable. On ne la décide pas », estime Nathalie Kosciusko-Morizet qui considère que « l'Etat doit être le catalyseur ».

L'UMP prend ainsi  le contre-pied des socialistes et de ses alliés sur l'environnement. Au contraire du PS, qu'il accuse de sous-traiter cette question à ses partenaires d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) qui font de l’écologie punitive loin des réalités.

  


DANS LES CARTONS DE TRYPHON.

 

UNE NOUVELLE SOURCE D’ENERGIE POUR LE FUTUR

 Hydrolienne

Utiliser l’énergie du courant des marées pour fabriquer de l’électricité, ce n’est pas nouveau. C’est la vocation de l’usine marémotrice de la Rance, et elle ne date pas d’hier. Mais la nouvelle machine, assemblée à Brest, qui vient d’être mise à l’eau, donne une nouvelle dimension à la conquête de l’énergie que recèlent les océans dans leurs profondeurs.

La plus grande hydrolienne (puisqu’ainsi il faut la nommer) du monde est en cours d’installation et sera immergée au large de Paimpol-Bréhat. C’est un énorme « moulin » à marée haut comme un immeuble de sept étages, pesant 850 tonnes, commandé par Edf à l’entreprise irlandaise OpenHydro. Il restera sur site pendant deux mois d’essais et s’ils sont concluants, il sera raccordé au réseau au cours de l’été prochain en même temps que la pose de trois autres machines. La puissance du parc sera alors de 2 mégawatts (équivalent à la consommation annuelle de 2 000 foyers)

C’est le début d’une nouvelle aventure industrielle très prometteuse. Le gros avantage présenté par les hydroliennes c’est que l’intensité des courants est prévisible ce qui assure une production facilement identifiable. Certes, les sites sont rares car ces machines requièrent un courant moyen minimum de 7 km/h. Il en a été répertorié 60 000 sur la surface de la planète. S’ils étaient tous équipés d’une machine, ce serait une production qui représenterait 0,5% de la consommation électrique mondiale. Le meilleur site français sera au large de Cherbourg, le Raz Blanchard.

Le prototype a coûté à EDF une quarantaine de millions d’euros dont è millions d’aides publiques. C’est douze fois plus cher que l’éolien terrestre, mais on est dans l’innovation. Les coûts devraient être divisés par trois en 20 ans. Il faut tenir compte aussi du rendement qui sera plus performant.

Parmi les concurrents d’OpenHydro, Alstom Océan, basé à Nantes testera sa « Beluga 9 » de 13 m de diamètres, en 2012. Il faut compter aussi avec l’anglais Marine Current Turbine dont Edf est actionnaire.

C’est une filière industrielle qui est en train de naître. Le projet associe DCNS Lorient (pales en résine et barges de pose), CMB à Dunkerque (construction du support), DCNS Brest (assemblage), Converteam (conversion électrique), Silec (cable)…Une opportunité pour DCNS longtemps spécialisé dans le naval militaire qui amorce là une nouvelle diversification, après le nucléaire civil, sur laquelle misent Brest et la Bretagne. Mais on n’est pas au bout du chemin.

 


LA BATAILLE DU BILAN (4) : L’ECOLOGIE AU PREMIER PLAN

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« C’est bien un plan Marshall pour la France comme pour la planète qu’il faut engager » affirmait en 2007 Nicolas Sarkozy. Il prenait des engagements sans précédents en matière d’environnement. Avec le Grenelle de l’Environnement, ils ont été tenus. De cette manifestation hors norme qui a réuni sous la houlette de Jean-Louis Borloo, autour d’une même table, des représentants des entreprises, des collectivités territoriales, de l’Etat, des ONG et des syndicats, il est sorti deux lois : Grenelle 1 en août 2009 et Grenelle 2 en juillet 2010.

Depuis, les lois entrent en application. Les intégristes verts diront toujours qu’elles ne vont pas assez loin, mais ont-ils réalisés seulement le dixième quand ils étaient au pouvoir pendant six ans sous Jospin ? En attendant, les décrets se succèdent : nouvelle réglementation thermique pour les bâtiments, développement du transport durable, renforcement de la fiscalité écologique avec le bonus-malus et bientôt la taxe poids lourds. Une énergique politique de développement des énergies renouvelables s et éoliennes notamment a permis de faire décoller ces secteurs naguère atrophiés.

Certaines promesses n’ont pas pu être tenues et attendent des jours meilleurs. C’est le cas de la taxe carbone, votée mais censurée, qui attend un destin européen, beaucoup plus logique et plus efficace.

La France est encore aujourd’hui le pays le plus engagé au plan international, comme on l'a vu à Copenhague où Nicolas Sarkozy n'a pas ménagé ses efforts, pour imposer dans les négociations des résultats en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, la protection de la biodiversité ou l’émergence des énergies propres dans les pays en développement.

Une politique qui tient compte des réalités aussi. Ainsi, le Président a souhaité ménager notre agriculture et il a fallu ajuster les aides aux énergies nouvelles en fonction de nos facultés budgétaires. Mais l’effort est là. Il est historiquement le meilleur bilan environnemental d’un mandat, depuis que cette politique existe.

 



ENTRE OBSCURANTISME ET ARROGANCE

 

Le gouvernement a fait voter en urgence une loi proposée par Christian Jacob, président du groupe UMP, pour interdire l’exploitation des gaz de schiste. C’était le moyen d’éteindre une contestation grandissante organisée par la gauche et les écologistes contre les 3 permis d’exploration qui avaient été accordés aux industriels par Jean-Louis Borloo.

Cette précipitation, qui peut se justifier par la proximité d’une échéance électorale majeure, illustre bien le climat actuel que font peser sur notre société tous les agitateurs de peurs irraisonnées. C’est l’éternel combat du progrès contre l’obscurantisme. Ainsi on referme le dossier avant de l’avoir ouvert comme le dit si bien Gérard Mestrallet, PDG de GDF-Suez.

D’un côté, les agitateurs de peur : que savent-ils, les Hulot, Bové, Joly et autres sur les gaz de schiste ? On l’ignore,  et probablement pas grand-chose  sinon que ce type d’exploitation aux Etats-Unis a provoqué un grave dommage à l’environnement à la suite d’un accident, érigé en symbole de propagande par généralisation abusive. Derrière se cache en fait l’idéologie de la décroissance pour laquelle toute ressource d’énergie fossile nouvelle est inconvenante.

De l’autre, les industriels avec l’arrogance habituelle des grands groupes pétroliers et miniers. Circulez, il n’y a rien à voir, on sait faire ! Sauf qu’aujourd’hui, l’opinion a besoin de transparence et qu’en la matière il y a sûrement des précautions à prendre. Il appartient aux pouvoirs publics de fixer les règles du jeu. En l’occurrence, il est certain que le Ministère a octroyé les permis de prospection sans savoir vraiment de quoi il s’agissait.

Entre les affirmations des compagnies pétrolières et les peurs véhiculées par les écologistes, il y a un  espace qui s’appelle celui de la raison rationnelle. Il est important de régler un certain nombre de problèmes qui supposent une modification du code minier, par exemple, et d’élaborer une législation adaptée qui instaure une répartition équitable de la richesse produite et une réelle protection de l’environnement dans ce domaine. Si la technique de fracturation hydraulique est vieille de 40 ans et bien contrôlée, par contre, il faut s’assurer que l’eau utilisée ne sera pas en situation de polluer nappes et cours d’eau. Tout cela est accessible.

Au demeurant, la France et la Pologne seraient en Europe les sites les plus favorables pour détenir des réserves exploitables de ce gaz de schiste. Nous venons de prendre la décision de ne pas savoir. Espérons qu’un jour le bon sens reviendra, car nous ne sommes pas si riches au point de nous passer d’une énergie qui permet aujourd’hui aux Etats-Unis d’avoir un gaz peu coûteux.

Comme l’affirme Claude Allègre : « Il ne faut pas suivre l’obscurantisme des écologistes, mais il faut aussi rompre avec une certaine arrogance industrielle. Il faut informer, rendre compte, déclarer les accidents, accepter les interdictions motivées. Organiser un contrôle citoyen. Il faut, dans un monde ouvert, accepter le progrès sous toutes ses formes. Celles de la production mais aussi celles de la protection de l’environnement ! ».

C’est peut-être un raisonnement de gauche mais il me convient.

 

 


TERRA BOTANICA : SURPRENANT !

         

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J’ai enfin trouvé le temps d’aller faire un tour au parc « Terra Botanica ».  Avec de la famille venue de Paris à la maison, c’était l’occasion, d’autant plus que le beau temps nous y invitait. Intéressant aussi d’avoir l’avis de personnes extérieures ! Nous, forcément, on est un peu chauvins. Nous avons donc passé une bonne partie de la journée à arpenter les allées du parc, avec la pause de midi qui nous aura permis aussi de tester la formule de restauration : surprenante tant par la modicité de son prix que par la fête pour nos papilles.

Je ne vais pas faire une description exhaustive. Le parc mérite mieux qu’un récit : le déplacement. Il vaut le détour par son organisation, la qualité des plantations, l’intérêt des paysages composés. Chaque secteur a son « incontournable » : un petit spectacle qui n’hésite pas à faire appel aux technologies les plus modernes. Nous avons été saisis par le voyage de la goutte d’eau en cinéma dynamique, mais nous avons aimé aussi la drôlerie des hologrammes des types de climats.

Le parc propose un court voyage en barque à travers les plantations, plein de poésie avec un commentaire bien calé sur les espèces rencontrées. Et puis il ne faut pas manquer la promenade en coquille de noix à pédales au-dessus de la cime des arbres.

Evidemment, on voit bien que le parc est tout jeune. Ici et là quelques arbres n’ont pas supporté la transplantation, et la végétation a besoin de prendre une épaisseur qui viendra avec le temps. Déjà superbe, il sera alors magnifique. On imagine revenir aux différentes saisons, pour jouir des floraisons printanières ou des feuillages d’automne, profiter de la voute de verdure ici et des parterres multicolores là. Esthétique et dépaysant tout à la fois, c’est une bien belle vitrine pour le « végétal », image de marque de l’Anjou.

Si l’animation sait se renouveler, le succès se prolongera dans le temps.

 

 


LE CO2 A DU PLOMB DANS L’AILE

   Pollution air

Agrégé de physique, ingénieur des Mines et spécialiste des énergies renouvelables, Michel Wohrer nous livre un examen scrupuleux du rapport scientifique du Giec sur le climat. Il nous fait part de son scepticisme sur la solidité des modèles utilisés pour prévoir l'évolution du climat et se dit « frappé du poids des décisions politiques prises sur une base aussi fragile ». Pour lui, il faut davantage se préoccuper du gaspillage des ressources en hydrocarbures, de plus en plus rares, chères et stratégiques. Une conclusion qui ressemble beaucoup à celle de Claude Allègre qui n’en demandait probablement pas tant.  Je vous fais partager l’article paru dans « les Echos ».

« En tant que membre de la société civile et « honnête homme » sans idée préconçue sur le sujet, j'ai tenté de comprendre et d'apprécier la démarche et les conclusions du Giec sur le changement climatique. Dans un contexte de débats enflammés, je me suis attaché à lire les travaux du groupe de travail n° 1 du Giec - relatif aux aspects scientifiques -et de nombreuses contributions techniques sur les conclusions de ce groupe de travail. Cette masse de textes est imposante mais scientifiquement pas inaccessible. J'en suis sorti étonné de la fragilité des conclusions du Giec et par contraste frappé du poids des décisions publiques qui ont été prises sur une base aussi fragile.

Dans leur démarche, pour estimer la « réponse » du climat à une modification de la concentration en CO2, les climatologues qui contribuent aux travaux du Giec ont introduit des modèles numériques de simulation de notre planète. Ils ont à cet effet été contraints de procéder à une « simplification » de la physique pour pouvoir l'appliquer à des modèles numériques qui ont l'ambition de représenter les phénomènes qui se produisent dans l'atmosphère et les océans de la planète. Et cette simplification fait que les modèles ont un degré d'inexactitude bien plus grand que la perturbation qu'on se propose de leur appliquer.

Plus encore, pour être capables de procéder à des simulations sur de très longues périodes (quelques siècles), afin de répondre aux besoins du Giec d'estimer le changement climatique - passé et à venir -sur longue période, les météorologues ont créé, « à l'autre bout du spectre en termes de complexité », comme l'écrit le Giec « des modèles climatiques dits "simples" » encore plus imprécis.

Le point le plus fragile et pourtant le plus essentiel de ces systèmes a trait à leur analyse du cycle de l'eau dans l'atmosphère. En effet, dans les modèles, le réchauffement est la conséquence non seulement de l'augmentation de la teneur en CO2, mais surtout de la modification du cycle de l'eau, vapeur d'eau et nuages, qui est supposée constituer une « contre-réaction positive » qui vient amplifier le réchauffement de la planète. Au terme d'une analyse détaillée, je suis parvenu à la conviction que l'existence de cet effet amplificateur n'est pas démontrée par les travaux du Giec. Privé de ce point, tout l'édifice est fragile : si la modification du cycle de l'eau a au contraire pour effet d'atténuer les effets du CO2, c'est l'écroulement de la thèse du Giec. Or, les modèles sont trop imprécis pour que l'on puisse vraiment savoir dans quel sens va la « contre-réaction » globale du cycle de l'eau. C'est dire que les prévisions alarmistes du GIEC pour le XXI e siècle sont probablement infondées.

La démarche du Giec est avant tout une démarche « top-down », où le diagnostic, établi par la résolution du 6 décembre 1988 des Nations unies, a précédé les mesures détaillées et le travail approfondi des climatologues. Elle consiste à dire, en se fondant sur la théorie, que les gaz à effet de serre (notamment le CO2) émis par les hommes ont forcément un impact sur l'évolution de la température moyenne de la Terre. Cette approche n'a pas varié depuis la création du Giec et depuis le premier rapport (FAR) en 1990 : le Giec a une thèse et ses travaux depuis vingt ans ont consisté à l'étayer.

On ne peut dès lors qu'être surpris de l'écart considérable qui existe entre la fragilité réelle des fondations de l'édifice construit par le Giec et les conséquences très importantes qui en sont tirées, que ce soit en termes de prévisions à long terme ou surtout en matière de politiques publiques.

En particulier, récents « compagnons de route » des défenseurs des économies d'énergie et du développement des énergies renouvelables, les tenants des thèses du Giec, en monopolisant l'attention sur le CO2, ont fait perdre de vue les raisons beaucoup plus solides et essentielles qui justifient aujourd'hui, comme il y a trente ans, au lendemain des chocs pétroliers, de chercher à brûler moins d'hydrocarbures : c'est un « gâchis », car on brûle des molécules complexes, que la nature a mis des millions d'années à produire, c'est cher car la ressource est devenue rare, et enfin cela rend vulnérable stratégiquement.

Il faudra donc veiller, si la thèse de la responsabilité des gaz à effet de serre dans le réchauffement climatique venait à perdre sa crédibilité, à ce que « le bébé ne soit pas jeté avec l'eau du bain », et pour cela rappeler publiquement que c'est indépendamment de toute considération sur le CO2, qu'il est impératif de brûler moins d'hydrocarbures. »



LA SEMAINE D’ARCHIBALD

                                      Longue vue


Euro Europe.
Puisque nous fêtons aujourd’hui l’Europe, commençons la semaine par la fin. « L’Europe n’avance que dans les crises » affirmait Robert Schuman. Cette affirmation a souvent été vérifiée par les faits. Une fois de plus la tourmente lui aura permis probablement de faire un pas de plus vers la « gouvernance économique » qui lui fait tant défaut et que la France appelle de ses vœux. C’est pourquoi on a beaucoup vu Nicolas Sarkozy à la manœuvre lors du dernier sommet de Bruxelles. Le dispositif qui est en train d’être mis en place est d’inspiration française et a reçu le plein accord de l’Allemagne. On saura rapidement si, grâce à lui, la monnaie unique est sauvée. Le problème est que le Traité de Lisbonne n’a pas prévu le cas d’une faillite nationale. Il fallait donc tout faire pour qu’elle n’ait pas lieu. Il s’agit maintenant de repartir du bon pied.

 
Grenelle  Grenelle 2
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Il y a ceux qui verront le verre à moitié vide, c’est le verre vert, et ceux qui le verront aux trois quarts plein. Difficile de plaire à tout le monde, surtout à ces jusqu’auboutistes verts dont le projet de société est à l’écologie ce que la chicorée Leroux est au Nespresso. La loi Grenelle 2 est votée. On en retiendra surtout des avancées concrètes  dans beaucoup de domaines, même si elle ne va pas assez loin sur le problème des pesticides, si la taxe carbone est reportée ainsi que la taxe sur les poids lourds pour favoriser le ferroviaire. Il faut dire qu’avec la SNCF, le fret, c’est le boulet. Et puis sur l’éolien, si tout n’est pas parfait, l’essentiel est préservé. On pourra toujours objecté que la procédure des sites classés est inadaptée, le seuil de 5 mâts par installation est raisonnable. La France fait des progrès et c’est l’essentiel.

Fessebouc. Toujours et encore. L’esprit de Panurge a encore frappé. Cette fois-ci à Rochefort, ou une bataille rangée entre une centaine de collégiens a commencé par des invectives banales sur le « réseau social »… De social, il n’en a guère que le nom quand on voit à quelles dérives moutonnières on en arrive. Les préfectures n’en finissent plus d’essayer de dissuader les « apéros géants » et les organisateurs inconscients ne voient pas à quels périls qui pourraient s’avérer douloureux ils s’exposent.

Bp-logo  British Pétrin. « La mer qu’on voit danser au fond du golfe noir… » Triste parodie de la chanson de Trenet. Le golfe du Mexique n’en a pas fini de subir les conséquences de l’explosion de la plate-forme pétrolière.  Voilà une première dont on se serait bien passé. Pour l’instant le désastre écologique sur le delta du Mississippi n’a pas encore eu lieu, mais pour combien de temps. Encore une fois, l’homme joue à l’apprenti sorcier. Espérons que son génie inventif permette de trouver rapidement la parade. Et souhaitons qu’une tempête tropicale ne vienne pas ajouter une catastrophe à la catastrophe.

Merkel berlin Sanctions. Il n’y a pas qu’en France que l’opinion en veut au gouvernement. Gordon et Angela viennent d’essuyer chacun dans son pays un revers électoral. En cause : la gestion de la sortie de crise. Qu’on soit blanc ou noir, quand les difficultés sont là, les électeurs sanctionnent ceux qui sont en place. Le discernement n’est pas ce qui caractérise le corps électoral quand chacun a le sentiment que son propre avenir n’est pas assuré. Gordon a fait une mauvaise campagne mais son parti a suffisamment résister pour rendre la victoire compliquée aux « Tories ». Les atermoiements d’Angela pour ménager un électorat profondément hostile à l’aide dans la crise grecque n’ont servi à rien puisqu’elle a dû se résigner finalement à l’accorder et concéder même plus avec l’accélération de la spéculation sur l’Euro. Du coup, elle a perdu la majorité au Bundesrat (Sénat allemand). Mais n’a-t-elle pas perdu la main depuis qu’elle est alliée aux libéraux ?

 


FIN DE MANIP’

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Nicolas Hulot quitte avec sa fondation le Grenelle de l’environnement. Chantage ? Dans les motivations on retiendra surtout que la taxe carbone est le prétexte. Depuis l’échec de Copenhague, l’impact des « agités » anti-carbone s’est singulièrement amenuisé, et est apparu pour ce qu’il est : une sorte de dictat des pays riches pour imposer aux pays pauvres un modèle de développement sans rejets de CO2 qu’ils ne sont pas toujours capables d’assumer. Ce qui fait dire à Claude Allègre que c’était une forme de néocolonialisme que la Chine ne pouvait que refuser.

Sans être pour autant climatosceptique, je trouve que Nicolas Hulot pousse le bouchon un peu loin. Peut-on se passer de lui : oui ! L’écologie médiatique c’est bien, mais ça pollue ; ça pollue avec l’hélicoptère et ça pollue le débat. Et son film tout en noir n’a pas rencontré de succès parce qu’il n’est pas pédagogiquement recevable. Il a bien de la chance d’avoir autant de certitudes sur le fonctionnement du climat alors que les ordinateurs de Météo France – et Dieu sait qu’ils sont puissants les ordinateurs de Météo France ! – ne sont pas capables, une fois sur deux de nous assurer du temps qu’il fera dans trois jours.

Heureusement, tout ne tient pas que dans une taxe carbone, au demeurant reportée mais pas abandonnée. Il y a tant d’autres sujets qui sont abordés dans le Grenelle tout aussi importants. On le verra avec le deuxième volet législatif du Grenelle 2. Il y a l’écologie comme faire valoir et il y a l’écologie réaliste qui cherche à apporter les bonnes réponses. Cette dernière ne souffrira pas de l’absence de la fondation Hulot dont on peut se demander quelle expertise elle apportait.

 


LES NOUVEAUX BARBARES

                          Huns

Certains trouveront le mot un peu fort. Et pourtant, à bien y regarder, et surtout à les écouter, le noyau dur des écologistes constitue bien une avant-garde régressive. Ce que Laurent Cabrol appelle avec humour « le retour à la calèche ». C’est à mon avis bien plus grave. Le combat qui est mené contre la science s’apparente à celui des détracteurs du chemin de fer au XIXème siècle : « le corps humain ne supporterait pas les vitesses folles du train à vapeur » (25 km/h) affirmaient-ils sans ambages, en remuant toutes les peurs possibles et imaginables. Des lignes ont été déviées, certaines n’ont pas vu le jour…. et les villes non desservies s’en sont mordu les doigts ensuite. Citons pour l’exemple les anomalies d’Orléans ou de Tours.

Ce que nous observons aujourd’hui est du même genre. Sous couvert de préservation de la nature, de lutte contre le réchauffement climatique, d’application du principe de précaution, ces nouveaux barbares s’attaquent aux nouvelles technologies, continuent de dénoncer sans nuance le nucléaire, dévastent manu militari les champs d’expérimentation, font des OGM le mal absolu sans aucun discernement, empêchent par la force la tenue les forums sur les nanotechnologies…. parce qu’ils ont décidé qu’elles étaient néfastes sans en avoir aucune preuve. Ils génèrent dans la population une angoisse de l’avenir. Ils agitent les peurs les plus invraisemblables et finissent par rendre l’opinion méfiante face à la science. Si on les laisse faire, on passera bientôt de la méfiance à l’hostilité.

Leur origine d’extrême gauche se retrouve dans leurs méthodes et leurs discours totalitaires. Aujourd’hui, ils sont les alliés objectifs des obscurantistes. Leur combat contre le progrès et la science dénote une vision rétrograde assise sur la décroissance économique et une organisation sociale utopique. Leur démarche est contredite par l’histoire humaine et le développement des civilisations, fondées constamment sur le progrès ; et cela même quand elle connut des retours en arrières sous la poussée de peuples arriérés –épisodes provisoires toujours suivis de nouveaux départs-.

L’écologie peut être utile. La vraie écologie est celle qui met l’homme au cœur de la vie sur Terre, avec son génie et ses inventions. C’est celle de l’Homme au service de l’Homme. Et non pas l’Homme au service de la nature. Celle-ci est d’ailleurs assez forte pour se défendre elle-même et rappeler l’Homme à sa modeste condition. Il n’y a pas d’écologie possible sans la science. Au contraire ses apports sont déterminants pour mettre en place les techniques et les technologies qui permettront à l’être humain de s’adapter aux changements climatiques, aux cultures de nourrir une population qui aura doublé, et grâce à eux de préserver l’environnement.



TAXE OU PAS TAXE ?

               Contribuable détroussé

 

Depuis la censure du Conseil Constitutionnel, la taxe carbone a du plomb dans l’aile. D’abord prévue pour être retoquée rapidement, la difficulté de la mettre en place sans faire des dégâts économiques pour nos entreprises est rapidement apparue, dès lors qu’il fallait respecter le principe d’égalité. Si elle pouvait passer comme un effort de sensibilisation à la modification des comportements citoyens, dès lors qu’il a fallu intégrer des secteurs sensibles comme la pêche ou l’énergie, le prix à payer en terme de compétitivité devenait insupportable. Dès le début, et comme d’autres, j’avais lié sa mise en place à l’institution en même temps d’une taxe européenne, bien plus utile. Mais prélever 2 milliards d’€ sur nos entreprises au moment où l’effort doit se porter sur le redémarrage d’après crise, c’était une nouvelle fois s’autosanctionner : combien de dizaines de milliers de chômeurs en plus ?  Le Président en a pris conscience, un peu aidé par le groupe parlementaire. Il a eu donc raison d’en différer le projet. L’emploi d’abord !

Par contre, autant la taxe carbone est inopportune, autant le moment me paraît approprié pour mettre en place la TVA sociale. D’abord parce que cela apporterait une solution au financement de nos comptes sociaux, ensuite parce qu’elle rétablirait un peu d’équilibre en s’appliquant sur tous les produits importés provenant de pays à la protection sociale moindre. Elle aurait aussi le mérite de redonner un peu plus de compétitivité à nos entreprises hexagonales, par la baisse des charges qu’elle permettrait, tout en redonnant des marges pour augmenter les salaires. Ceci compensant cela, il n’y a guère de risque d’augmentation des prix, donc du coût de la vie. J’entends tout de suite les cris d’orfraie que pousserait l’opposition. Mais qu’y a-t-il de choquant à ce que chacun paie sa cote part au moyen de sa consommation, à la protection sociale dont il bénéficie ?

Enfin, parlons bouclier fiscal. On parle toujours de celui qui exonère les revenus au-delà de 50% d’impôts. Mais on n’aborde jamais la question du bouclier fiscal des « exonérations ». Nous vivons dans un système pervers. Combien coûte à ceux qui paient l’impôt ce bouclier social ? Est-il juste ? Pourquoi ne pas instituer un système plus simple. Supprimons le bouclier fiscal et remplaçons-le par une 6ème tranche comme le préconise Nicolas Baverez. A l’autre bout, supprimons aussi le bouclier des exonérations, de façon que chacun paie dès le premier euro de revenu, à due proportion. Donnant-donnant ! Evidemment, cela changerait la donne dans la gestion de certaines villes…


A LIRE AVANT DE VOTER

Imposture climatique001   L'IMPOSTURE CLIMATIQUE de Claude Allègre.

Si vous vous sentez attirés par l’écologie et que, sans être fanatique, vous vous apprêtez à voter dimanche prochain pour une de ces listes panachées rose-vert, lisez d’abord le dernier livre de Claude Allègre : « L’imposture climatique ». Vous verrez comment d’abord on nous trompe sur le « global warming » avec des données hétéroclites mises en équation dans des ordinateurs qui sortent des projections qui n’ont aucune chance de se produire.

A commencer par la fameuse courbe d’Al Gore qui établit le parallélisme entre l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère et l’augmentation de la température moyenne du globe (qui est une vue de l’esprit) : elle est fausse et la communauté scientifique en convient.

Des voix, condamnées à se taire jusqu’à maintenant, parce qu’elles n’étaient pas dans le « consensus », s’élèvent de plus en plus nombreuses pour dénoncer les errements du GIEC…. L’ancien Ministre y décortique finement les tenants et aboutissants financiers (juteux) d’une opération qui a surtout permis à des laboratoires de recherche d’obtenir des crédits du Congrès américain, ou à M. Al Gore de faire des profits très confortables.

N’allez pas croire que Claude Allègre est un anti-écologiste. C’est tout le contraire. Mais je ne vais pas tout vous raconter. Cet apôtre de la « science » continue de croire qu’elle peut toujours contribuer à améliorer le sort du genre humain, pour peu qu’on laisse de côté les idéologies « totalitaires » et qu’on empêche les obscurantistes d’agir.

Moi j’ai aimé. Comme lui, je crois à la science qui permet de penser l’avenir comme une chance.

 


DEUX BILLETS D'HUMEUR

"L’INSUFFISANCE ENVIRONNEMENTALE"

Elle a beau vanter son « excellence environnementale », le bilan de la Madone du Poitou est plutôt vert pâlichon. Au classement, ce serait un « baudet » d’honneur. Qu’on en juge : pour le photovoltaïque elle est 9ème avec seulement 2,3 watt installés/hab. et pour l’éolien sa région se classe au 14ème rang en watts installés/hab. avec seulement 38,4 contre… 343,9 à la 1ère (La Picardie). Ce bilan plus « vert que vert » n’existe que dans sa tête et donc dans sa com’. De là être la région « championne d’Europe », comme elle l’affirme, il y a une marge. On oscille entre le mensonge et l’hypertrophie de l’égo. Mais il est vrai qu’elle se pavane dans une « Simply » électrique verte ; ou plutôt vert-pâle comme son bilan. Là aussi elle promet d’offrir une voiture électrique aux picto-charentais à 5 000 euros ! Du plus haut comique quand on sait qu’il est actuellement impossible de fabriquer des batteries pour moins de 8 000 €, on se demande comment elle fera, sauf à faire une voiture….à pédales.

Royal dans toute sa splendeur. Et il y a encore des gogos pour croire à sa « politique par la preuve ! ».

 

DOUBLE STUPIDITE !

Je trouve stupide qu’on impose une formation bac+5 pour enseigner dans les écoles. Sauf à satisfaire le vieux fantasme du SNI qui voulait des prof’ de la « maternelle à l’université », c’est à mes yeux une dépense inconsidérée eu égard au savoir utile pour enseigner à ce niveau. La licence permettait de donner amplement la compétence pour enseigner jusqu’au lycée.

Je trouve encore plus stupide d’envisager de mettre les jeunes diplômés directement dans l’arène sans un minimum de formation pédagogique. Je comprends qu’on supprime les IUFM, plus universitaires que pédagogiques qui n’apportaient pas grand-chose de concret aux futurs enseignants, excepté peut-être un endoctrinement qui est à la pédagogie ce que le dromadaire est au Pôle Nord. J’aurais préféré qu’on les remplace par des centres pédagogiques départementaux au sein desquels pendant un an, les futurs prof’ renforceraient leurs compétences directement utiles en orthographe, grammaire, arithmétique, feraient des stages dans les établissements voisins, écoles ou collèges, dans des classes d’application, pour se rôder à la pratique de la classe. Une année qui pourrait être consacrée à la découverte de savoirs spécifiques tels que la « gestion de la violence », la connaissance des codes culturels selon l’origine des élèves, ou l’utilisation des NTIC dans leur enseignement.

Après quoi, ils pourraient prendre un premier poste. Mais ce que le Ministère s’apprête à faire n’est pas acceptable. On ne tardera pas à s’en mordre les doigts. Et je comprends l’hostilité des organisations syndicales à ce projet.