HISTOIRE

J'AIME LES HOMMES !

Sophie de Menton

Et ce n'est pas dans l'air du temps ! 

Je ne résiste pas au plaisir de publier sur le bloc-notes ce joli billet de Sophie de Menton, tellement il prend à contre  pied la bien-pensance en vogue, et tellement en accord  avec  l'esprit français que nous aimons.

Un billet de Sophie de Menthon

J’aime les hommes qui me prennent pour une femme et qui se mettent plein de cambouis sur les mains sans mot dire, et sans me connaître, pour remettre ma chaîne de vélo qui a déraillé.
J’aime les hommes qui, protecteurs, m’interpellent en m’appelant « ma p’tite dame ».
Je les aime tels qu’ils sont. J’aime qu’ils regardent un décolleté (que l’intéressée a soigneusement mis en valeur, pour qui ?  seulement pour elle ?  ah bon…).
J’aime les hommes qui prétendent que, femme, j’ai beaucoup plus d’intuition qu’eux. 
J’aime les hommes qui n’envisagent pas de ne pas protéger une femme. Sexe faible après tout !

J’aime les hommes au point de ne pas les virer du comité de direction sous prétexte qu’il manque deux femmes. Au fait, j’aime bien l’idée « d’appartenir » à un homme – avec bien sûr toutes les exceptions imaginables, et surtout quand ça m’arrange…
J’aime bien être de mauvaise foi, et qu’un homme en soupire.
J’adore faire semblant d’avoir peur pour qu’il me rassure.
Je n’en ai rien à faire que la grammaire française ait privilégié le masculin pour en faire un sexe – pardon : un genre – dominant !  Lire Madame Bovary en écriture inclusive serait une décadence intellectuelle et culturelle absolue.
Je n’ai jamais pensé que si le président de la République (à l’origine de la mode) ne disait pas «celleZéceux » à tout bout de phrase, c’est qu’il m’avait oubliée moi et mes congénères.
J’aime aussi les hommes qui aiment les hommes, à condition qu’ils aiment aussi les femmes, et parfois avec plus de sensibilité.

J’aime être élégante, m’habiller pour plaire aux hommes, et pour me plaire à moi aussi. La séduction est un mode de relation exquis. Ne sommes-nous pas le pays de l’amour courtois, du romantisme et de l’élégance ?

Je peux pardonner aux hommes qui sont lourdingues et qu’il faut remettre à leur place. Une main baladeuse peut valoir une bonne baffe à son propriétaire, et un drame à haute voix, mais pas le tribunal !  Et d’ailleurs j’aime les autres hommes qui remettent aussitôt les lourdingues à leur place (on en voudrait plus dans le métro…).
J’aime bien les hommes entre eux, même devant un match de foot que je déteste. Pire : j’aime qu’ils m’ouvrent la portière de la voiture et portent ma valise pour monter dans le train…

J’ai adoré traîner au lit avec mon nouveau-né dans les bras pendant que le père partait bosser ! et je ne vois pas pourquoi ce dernier prendrait ma place pour que je retourne – moi – travailler plus tôt. Françoise Giraud disait que « les femmes n’étaient pas des hommes comme les autres ». Je maintiens et je vais plus loin : les hommes ne doivent pas devenir des femmes comme les autres, nuance…

Sans doute que je sais presque tout faire aussi bien qu’un homme, mais j’adore ce qu’il fait mieux que moi et cela ne me pose aucun problème.
Le fameux plafond de verre je le casse quand je veux, j’ai tous les moyens pour ça.

Certes, il y a abus de pouvoir lorsque le DG drague sa secrétaire… mais cela s’appelle comment quand la femme du DG se fait en permanence piquer son mec par les secrétaires ou la dir. com ?  Abus de poste subalterne ?

« J’aime les filles … » chantait Dutronc, je suggère qu’on chante la chanson à l’envers. J’aime les hommes des comédies romantiques, les hommes qui chantent sous la pluie, qui sont maladroits, qui demandent en mariage à genoux, qui ont peur de nous, qui aiment tous nos défauts jusqu’à en faire des qualités… j’aime bien tout ce qui fait ricaner voire hurler les féministes ! Je trouve d’une immense tristesse un monde non binaire et non « genré » (pas encore dans le dico, même le Petit Robert…). 
Tarzan m’a fait rêver et je ne détesterais pas être Jane !  Quant à « Angélique marquise des anges » ou Scarlett O’Hara, ce furent mes héroïnes, je le confesse.  

Rassurez-vous : personne ne me piquera ma place, je suis une cheffe d’entreprise sans complexes et tout me semble possible, sans avoir besoin de discrimination positive, « parce que je le vaux bien ». J’apprends aux filles à ne pas se laisser faire, à oser, à assumer, à ne pas être naïves, à se battre, à ne jamais mettre un voile, à ne pas monter dans la chambre d’hôtel d’un homme même pour un prétexte professionnel, et… à ne pas profiter de la faiblesse masculine ambiante pour sortir en hurlant de l’ascenseur, histoire de jeter des doutes sur le voisin de bureau qu’on ne peut pas blairer. Je veux que les hommes continuent de prendre l’ascenseur seuls avec moi.

Je n’ai définitivement pas envie qu’on se venge de 10 000 ans de « domination masculine » en leur jetant leur galanterie à la figure et en les émasculant. Chacun son combat ! Et ne me dites pas que je cautionne les violeurs, les violents et les imbéciles !

 

ON EN A PEU PARLE, ET POURTANT …

Longue vue 2

 

Le Covid et le  « passe » occultent l’actualité  et font passer des sujets pourtant sérieux au second plan quand ce n’est pas à la trappe. Je vous en propose trois qui méritaient d’être mis sous les projecteurs : la production de vaccins, l’approvisionnement énergétique de l’ouest, et les retraités mis à l’index.

1 milliard de doses.

Bien sûr, on a vu Thierry Breton sur quelques plateaux pour une interview furtive, venir expliquer que les objectifs étaient non seulement tenus mais largement atteints. L’Europe a été et reste au rendez-vous de la vaccination. Mais ses propos se sont perdus dans le brouhaha médiatique de l’été.  Et pourtant, l’information mériterait qu’on en parle.  A la mi-juillet, la  barre du milliard de doses produites en Europe, oui, en Europe, a été franchie. En général on ne rate pas une occasion de dire du mal  de  L’Union et on se souvient du procès intenté en début d’année à notre vieux continent, soi-disant incapable de se procurer suffisamment de vaccins pour avoir voulu négocier les  prix et gnagnagna… Aujourd’hui,  les Chinois sourient jaune et les américains sont dépassés ; quant aux Russes ils sont bien à la peine. Chez nous c’est  l’indifférence générale. On préfère s’étendre sur les hurluberlus du samedi. Pourtant, à la mi-juillet, le cap des 500 millions de doses mises à la disposition des pays européens a été passé et le reste a été exporté vers des dizaines de pays. Seule l’Europe a été en capacité de  mettre sa production à disposition des  pays démunis. Mieux, c’est  le  « vieux continent » qui va être en capacité de  fournir  les vaccins au reste de la  planète dès cet automne. Plus de la moitié des Français ont déjà reçu les deux doses et le pari d’administrer une dose  à 70% des Européens au 14 juillet a pratiquement été tenu. Le laboratoire Pfizer et son partenaire allemand BioNTech ont accompli un absolu sans-faute. Mais on ne remerciera jamais assez l’énergique commissaire européen Thierry Breton qui a secoué la  production vaccinale et qui a réussi à installer cinquante unités de fabrication en un temps record. Quand l’Europe veut, l’Europe peu.

Survie pour Cordemais.

Il y a un an, EDF fermait la centrale nucléaire de Fessenheim, à grand renfort de tam-tam médiatique, vert de préférence. Il y a quelques jours, la même EDF à décidé de maintenir ouverte jusqu’en 2024 ou 2026 la dernière centrale au charbon française, celle de Cordemais, à Nantes. Dans le silence médiatique qui convient. Cherchez l’erreur… On ferme une centrale qui ne pollue pas et on garde en production une pourvoyeuse de gaz à effet de serre. Voilà une illustration parfaite des paradoxes où nous mène une stratégie énergétique conduite sous la pression inconséquente des écologistes radicaux.  Pour l’ouest, c’est une impasse. Convenons que le maintien de Cordemais n’est pas la conséquence de la fermeture de Fessenheim,  beaucoup trop éloignée, mais des flottements politiques et du retard de la mise en réseau de Flamanville au feuilleton sans fin. Le cas de l’ouest est emblématique : les Bretons n’ont pas voulu du nucléaire dans les années 70 (Le Pellerin), ils résistent à l’éolien offshore depuis quinze ans et refusent aujourd’hui l’éolien terrestre, qui sont, de toutes façons des pis-aller, ils ont mis des bâtons dans les roues du projet de Total Direct Energie de construire une centrale à gaz à Landivisiau, indispensable pour alimenter la pointe armoricaine, décidé en 2012 et qui verra finalement le jour à la fin de cette année. Dans notre pays, le débat sur l’énergie est tabou quand il n’est pas accaparé par les ayatollahs verts. Consolation : la France est tout de même sortie du charbon et émet moins de gaz à effet de serre que  l’Allemagne (70% de plus) qui a commis l’erreur d’arrêter son nucléaire avant d’avoir des alternatives. Au moins c’est dit !

Accusation incongrue.

Il y a peu, le  premier président de  la Cour des comptes, l’inénarrable Monsieur Moscovici fustigeait les retraités en s’offusquant que leur niveau de vie fût plus élevé que celui des actifs, au nom d’un égalitarisme stupide, et exprimait à ceux-ci comme le reproche d’être propriétaire de leur logement. Il devrait savoir que ce sont les gouvernements successifs, et il a dû faire partie de certains, qui ont incités les  Français à devenir propriétaire. Les  montrer du doigt aujourd’hui est pour le moins une incongruité. Cela mériterait qu’on en parle, car la plupart d’entre eux n’ont pas connu les 35 heures, les RTT et les taux à 1%, mais plutôt  les semaines de 48 heures, parfois plus, et des taux à 12 ou 13%.  Voilà des efforts qui devraient être loués. Ils ne sont pas la cause d’un déséquilibre intergénérationnel qu’il faut chercher ailleurs. Par exemple dans la montée de l’endettement, l’assistanat généralisé, les politiques de déficits publics qui plombent la croissance et les salaires et favorisent le chômage dont les jeunes sont les premières victimes. La France n’a rien à gagner dans une guerre des générations. On ne peut donc voir dans le raisonnement de notre grand contrôleur des comptes que de l’inconséquence. Notez, il nous y avait habitués.

 


MACRON 2022 : AVEC QUI ?

Macron 2022

 

Une majorité éclatée et divisée.

Abondance de biens ne nuit pas, dit-on. Ce n’est pas vérifié en politique. Parti en 2017 avec une majorité écrasante à l’Assemblée nationale, Macron a vu son groupe LRem rétrécir comme peau de  chagrin. Il a perdu la majorité absolue à l’Assemblée nationale et ne peut engager aucun programme sans le soutien du MoDem de François Bayrou qui, malgré ses exigences, notamment en ce qui concerne l’instauration d’une « dose » de proportionnelle, lui maintient son soutien. Les plus récents sujets de polémique comme la décision de la mairie de Lyon de supprimer la viande dans les cantines scolaires ou le débat virulent sur l’université qui, selon la ministre Frédérique Vidal, serait « gangrenée » par l’islamo-gauchisme, ont déclenché des querelles plus virulentes entre l’aile droite et l’aile gauche de la majorité République en Marche que dans les partis d’opposition ; la ministre de l’Environnement, Barbara Pompili, qui tire une partie de ses convictions de la « bible » écologiste, se dresse avec aplomb contre l’Élysée et la commission citoyenne éponyme n’a pas de  mots assez durs pour fustiger  le projet de  loi gouvernemental. Les divisions de la majorité porteront-elles un coup fatal à la candidature plus que probable d’Emmanuel Macron à un second mandat présidentiel ? L’apparente sérénité du président semble indiquer que les divisions, les défections de nombre d’élus, le différend avec le MoDem sur le mode de scrutin n’ont pas modifié la stratégie qu’il entend pousser à son terme en 2022. Mais il lui sera difficile de rééditer le coup de 2017. Dans ces conditions, sur quelles troupes dévouées le président sortant peut-il compter pour obtenir son second mandat ?

Le problème c’est Macron.

Le fossé séparant la droite de la gauche n’a pas été comblé par le « en même temps ». C’est une évidence, sinon, comment expliquer les désertions du groupe  majoritaire et les  déchirements internes sur le moindre débat clivant. Macron n’a pas fusionné les deux courants en un seul tout bonnement parce que c’était impossible. Ses adversaires historiques affirment l’avoir toujours prévu et en ont pour preuve le maintient de leurs électorats aux municipales que le PS et LR ont plutôt réussies, surtout LR qui a remporté 60% des villes de plus de 9 000 habitants.  Alors  on nous dira que Macron a été conduit, sous l’autorité d’Édouard Philippe, à pratiquer bien plus une politique de droite qu’un programme de gauche ; il a remplacé M. Philippe par Jean Castex, connu pour ses convictions conservatrices. Ce qui fait dire  à certains que tout ce que les macronistes ont à faire, c’est rejoindre les Républicains. Encore que LR considère Macron comme un imposteur, élu sur un programme et qui en aurait appliqué un autre, un homme de synthèse incapable de l’appliquer, et qui a fait perdre aux municipales les listes qui ont pactisé avec son parti. « Lrem porte la poisse » dit volontiers  Christian Jacob. Certes, une majorité présidentielle réunissant les marcheurs, LR, le MoDem et l’UDI ferait un malheur. Le problème c’est Macron !

L’histoire ne passe pas les plats deux fois.

Le Président croit dur comme fer qu’il peut rééditer la stratégie de 2017 malgré  le désarroi qui traverse son camp et dont  l’unique chance de réussite repose sur l’incapacité du  PS à se reconstruire an plan national, tant il est divisé sur ses fondamentaux ; la querelle sur l’islamo- gauchisme en offre une illustration saisissante. Néanmoins, Macron ne pourra empêcher une partie de ses troupes de retourner au bercail écologiste ou socialiste. Même la « jambe droite » sur laquelle  il s’appuie n’est pas  si fiable qu’il le croit. Beaucoup d’électeurs de droite qui avaient rejeté Marine Le Pen au second tour et lui avaient apporté leurs suffrages préféreront s’abstenir au mieux ou voter Le Pen, si le même duel se représente.  Et l’électorat  « conservateur » qui l’a partiellement  rallié n’aurait pas d’état d’âme à le quitter si d’aventure un candidat de la droite classique perçait avec suffisamment de crédit. Ce qui ne manquera pas d’arriver. Aussi l’analyse macronienne qui campe sur le théorème de la Vème République : « la rencontre d’un peuple avec son chef » qui plait tant aux conservateurs, se révèle très risquée et seul le narcissisme exacerbé de l’intéressé peut le convaincre d’aller à la bataille en se réclamant de son seul camp, en croyant que se créera de nouveau entre les deux tours un élan autour de son nom. Il ne voit pas l’élection présidentielle comme le résultat d’une bataille d’appareils et il croit davantage à son magnétisme personnel. Certains veulent se rassurer en observant sa cote de popularité, qui leur parait actuellement plutôt satisfaisante. Mais on sait ce qu’il en est à un an de l’échéance : les cotes sont fluctuantes, surtout avec les Français. Et surtout, il ne se méfie pas assez de Bayrou qui pourrait bien le trahir s’il ne met pas en place la proportionnelle.  

Cinq années de crise.

C’est ce que les Français risquent de retenir du mandat de Macron. Certes, c’est le mandat le plus difficile qu’un président ait dû accomplir, et de fait, son bilan en termes de réformes est plutôt maigre. Beaucoup n’ont pas été menées à terme et ne parlons pas de celles qui n’ont même pas  été  amorcées, comme la réduction du nombre des fonctionnaires. Mais  nombre de ses revers sont dus à une communication exécrable, à des choix malheureux, à l’ignorance de son prochain qui existe chez cet intellectuel déconnecté de la vraie vie depuis trop longtemps et qui ne connait rien du terrain, n’ayant jamais été élu de proximité. L’affaire Benalla, la crise des « gilets jaunes » sont des  purs produits du macronisme. Quant à la pandémie du Covid 19, s’il n’est pour rien dans son expansion en France, la gestion verticale des réponses qui en a été faite avec tous les mensonges et les échecs,  des masques aux vaccins,  lui incombent en grande partie. Il n’est pas difficile de penser qu’un Sarkozy aurait fait mieux que lui.

Au moment des comptes, il  laissera une France enfoncée dans une dette effroyable, qui n’aura su régler aucun de ses problèmes, qui aura fait la démonstration de l’impuissance de sa technocratie sur laquelle il n’a cessé de s’appuyer. Une France rongée par les violences récurrentes du communautarisme instrumentalisé par l’islamo-gauchisme et sapée par les théories progressistes. Si de nombreuses candidatures inspireront du scepticisme, seront affaiblies par des propositions sans crédibilité ou par l’incompétence, un candidat de la droite et du centre, de bonne facture, prêt à défendre avec conviction l’identité de notre pays, fondée sur la science et l’universalisme, aura toutes ses chances. En attendant, 69% des Français pensent que Macron ne sera pas réélu s'il se  représente.

 


PARUTIONS IRREGULIERES

Vous êtes nombreux à continuer à venir consulter le bloc-notes malgré des parutions qui se font plus irrégulières.  

C'est dû à un problème de santé d'un proche qui nous oblige à nous absenter pour aller à son chevet. Loin de  mes  bases  et de ma documentation et d'un accès internet fiable, je ne suis pas toujours en situation d'éditer.   Les sujets ne manquent pas et dans les jours qui viennent, je vais tâcher de faire le maximum. 

Je vous remercie de votre compréhension.

Merci pour votre fidélité. 


TU L’AS DIT BOUFFI !

Archibald en colère

 

Quoi qu’il en coûte.

Il en coûte toujours quelque chose. Les générations futures paieront la note héritée de Macron. La Caisse d’amortissement  de la dette sociale (Cades)  a été prolongée cet été jusqu’en 2033 et pourrait être étendue jusqu’en 2045,  portant sa durée de vie totale à un demi-siècle…

La dette publique s’envole.

Après de 2 640 milliards d’euros au deuxième trimestre, l’endettement de la France représente désormais un peu plus de 114% de la richesse nationale. La dette  a  grimpé de 200 milliards sur le seul  12ème trimestre 2020.  Explosion des dépenses publiques et effondrement des recettes liées aux reports et aux exonérations de cotisations et d’impôts.

Le déficit de la sécu explose.

Un record  à 53 milliards contre 5,1 attendu initialement, avant la crise. Retour dans le rouge de l’ensemble  des branches : 21 milliards pour l’assurance-maladie, 17 milliards pour les retraites, 3 milliards pour la famille…

Economie et emplois « zombies ».

Les taux d’intérêt quasi nuls prodigués  par les  banques centrales et les aides d’Etat ont mis sous perfusion des dizaines de milliers de sociétés petites  ou grandes dont on ne sait pas si elles retrouveront un jour une activité normale. Le danger est d’entretenir une population de canards  boîteux qui serait préjudiciable pour le pays tout entier. Mais le problème se pose de  la  même façon pour les  emplois préservés temporairement grâce au chômage partiel financé par l’Etat qui prend en charge de 60 à 100% des salaires. Il y aurait en France  près de 2 millions de jobs « zombies ». Et faute d’une reconversion professionnelle de leurs titulaires, ces « emplois zombies » ne seront qu’un cache-misère statistique permettant de dégonfler artificiellement les chiffres su chômage. Il s’agit du problème social le plus douloureux que nous aurons à affronter !

Purge.

La purge des  emplois provoquée par la crise du Covid  est déjà à l’œuvre mais largement invisible. Elle touche les intérimaires, les salariés en CDD, les indépendants sans mission… auxquels il faut ajouter le gel des   plans d’embauche, notamment des jeunes diplômés. Par exemple, l’intérim affiche toujours un déficit de 150 000 emplois sur un an, soit une purge de 20% par rapport à la rentrée 2019. Et encore, on n’a rien vu. Le gros des plans sociaux est attendu pour début  20121.  La recrudescence de l’épidémie n’arrange rien.

Education en crise.

Selon la commission européenne, la France est le  pays d’Europe occidentale qui rémunère le plus mal ses enseignants, à l’exception de l’Italie.  Et pourtant le rôle  de  l’école dans l’éducation est parait-il  primordial.  Un professeur qui enseignait pour la première  fois en 2018-19 a perçu un salaire brut de 26 329  €.  La  même année un instituteur allemand touchait quasiment 50 209 €, et un Suisse  71917 € (ça fait rêver !).  Après on s’étonne qu’on ne trouve plus dans le recrutement de nos enseignants, le « haut du panier » (pour rester correct).

Darmaninbus  gros menteur.

Darmanin a déclaré dans le Figaro : «  Il vaut  mieux que les élèves apprennent l’arabe avec des enseignants français que dans les mosquées ».  C’est un gros  mensonge. La France n’a pas d’enseignants français capables d'enseigner l'arabe et au  mois d’avril dernier elle a passé un accord  avec la Tunisie  pour qu’elle fournisse les professeurs nécessaires. Je trouve  que c’est un peu gros !

Covid et Neandertal.

Les  facteurs génétiques entreraient en ligne de cause pour expliquer les formes graves du coronavirus. Une équipe internationale a identifié sur le chromosome n°3 un groupe de gènes jouant un rôle clé. L’un des variants de cette séquence d’ADN serait à l’origine d’un risque trois fois plus élevé de développer une forme  grave  nécessitant  une ventilation artificielle. Or on a retrouvé cette séquence à risque dans l’ADN fossilisé d’un homme de Néandertal qui vivait il y a 50 000 ans et l’aurait donc transmis à certains d’entre nous. Peut-être que Tump en fait partie. Pas certain que  les créationnistes  américains acceptent cette explication.

 


SUR LES RESEAUX EN DELIRE …

Internet

 

37ème  jour de confinement.

Les confinés parlent aux confinés :

Plus d’un salarié sur deux est au chômage partiel : plus de 10 millions, indemnisés à 84% du salaire net (concerne 820 000 entreprises, soit 6 sur 10).

17 plans d’actions prioritaires pour le déconfinement : on n’a pas de  pétrole mais au moins on a une usine à gaz ! (On ne sait pas si Strauss Khan a proposé un plan Q) Bref, on n’est pas sorti de l’auberge.

Les Français se lavent moins –et surtout les hommes- 67% seulement des confinés  font une toilette quotidienne complète. Et en plus les hommes changent de sous-vêtements encore moins souvent (déjà qu’il y en a qui gardaient le slip une semaine). Dans les petits appartements, bonjour l’ambiance. Casse-toi, tu pues !

Netflix  fait de  bonnes affaires : avec  le confinement la video en streaming a doublé  son bénéfice net  …

Le concours d’impôts nouveaux est ouvert :  c’est Laurent Berger qui a ouvert le  bal avec une proposition de « taxe sur les entreprises qui ont bénéficié de la crise ». On attend avec intérêt Mélenchon et Martinez … Ah ces gauchos ! Et je ne vous parle pas du « verdissage » !

On va, paraît-il, vers un « embrasement » des  banlieues, à cause des dealers qui ne font  plus  leurs affaires et aussi à cause de la « faim » ! Un lien entre  les deux : cela s’appelle l’économie souterraine. Ne pas prendre à la légère.

Pour ajouter au stress, si besoin : c’est le monde qui serait au bord d’une explosion sociale majeure. Même pas  peur ?

Les bons  plans : la FNAC fait une promo sur cinq téléviseurs. C’est aussi le  moment d’acheter une voiture. Il va falloir faire respecter la « distanciation sociale » (ça y est, je l’ai casé) dans les magasins et les concessions dès le 11 mai.  Les Français auraient déjà accumulé 50 milliards d’euros sur les livrets.

Macron serait devenu le 1er épidémiologiste de France : notre président hypermnésique et insomniaque serait devenu un expert en la matière. Ce qui ne l’empêche pas de douter. De quoi disserter à longueur de temps sur le sujet. Comme dit  Sarkozy, à un moment, il faut décider, et donc prendre  un risque !

Médisite : cinq positions pour brûler le plus de calories au lit… Pour compenser le grignotage et les  petits plats !

Et à part ça ?

Un astéroïde géant va frôler la Terre le 29 avril. Brrr… La NASA surveille de près. On est  rassuré.

On est  mal patron : 70% du muguet nantais ne sera pas cueilli. Le bonheur n’est plus dans le pré.

Kim Jun Un a disparu des écrans radars : énigme. Ce serait à cause d’une opération chirurgicale qui aurait mal tourné. Ce n’est pas le virus, c’est bien connu, il ne passe pas les  frontières fermées.

Elisabeth II a eu 94 ans le 21 avril ! Un anniversaire gâché par Meghan et Harry qui ont annoncé la veille qu’ils ne communiqueraient plus avec les  médias de sa gracieuse majesté. Susceptible  Mémé ! (Précision : Meghan n’est pas la fille de Renaud, comme je l'ai entendu dire)

Bouchons de voitures : ils sont dus à la réouverture des « Drive » de Mac Do ! Qui a dit « rien ne sera plus comme avant dans le monde d’après » ?

20 avril : date d’ouverture de la campagne de déclarations d’impôts (pour ceux qui ont quelque chose à déclarer évidemment).

Le prix du baril de pétrole a chuté en-dessous de 0 $, brièvement, mais du jamais vu. Surproduction, certes, mais aussi jeu des spéculateurs des contrats à terme. Bah, le cours remontera inévitablement et malheureusement. En attendant, les prix à la pompe sont très bas,  mais comme vous ne roulez guère ….

 


NOTRE-DAME UN AN APRES.

Notre Dame de Paris

 

C’était il y a un an, le  15 avril.  A 18h18,  le feu démarrait dans la charpente de Notre-Dame de Paris. Nous dînions chez des amis quand la nouvelle se répandit. La  télé fut allumée et devant nos yeux stupéfaits, nous vîmes le spectacle d’horreur d’un brasier qui avait embrasé toute la toiture. Nous étions entre stupeur et sidération. Les lances des pompiers paraissaient bien dérisoires face à l’ampleur du sinistre. Et, médusés nous vîmes la flèche de Viollet-Le-Duc s’incliner lentement puis s’effondrer et disparaître. Les pompiers firent malgré tout un travail colossal qui permit de sauver le bâtiment, en évitant, au péril de leur vie, aux deux tours de s’effondrer. En même temps, ils avaient permis de sauver les reliques et quelques œuvres inestimables. Au petit matin, les images nous montrèrent l’intérieur de la cathédrale : un spectacle de désolation,  la voute partiellement effondrée, l’amas des poutres calcinées mais au fond, luisant comme intacte la grande croix du chœur semblait nous dire de ne pas désespérer.  Une campagne de dons sans précédent permis de rassembler  près d’un milliard d’euros pour la restauration du monument.

Une course contre la montre.

La  semaine dernière sur la 2 un documentaire nous narrait dans le détail les actions menées pour sauver définitivement l’édifice. Si un an plus tard, la mise en sécurité du site qui est le préalable à la reconstruction, n’est toujours pas achevée, le reportage nous a permis de constater que le devenir  de Notre-Dame est entre de bonnes mains, celles de gens passionnés, de compagnons talentueux, de professionnels de haut niveau. Les travaux de consolidation sont bien avancés, et seraient achevés sans cette maudite crise du coronavirus qui a mis le chantier à l’arrêt.  Les équipes sont motivées pour se remettre au travail le plus tôt possible. Nous savons désormais que Philippe Villeneuve, l’architecte en chef et le Général Georgelin chargé de superviser, mettront tout en œuvre pour que la cathédrale soit définitivement hors de danger avant l’automne. Déjà les trous de la voûte sont bâchés, les vitraux sont déposés et partis à la restauration, les arcs-boutants consolidés par les cintres et l’échafaudage métallique a reçu les renforts nécessaires préalables au démontage   de ses 40 000 tubes fondus ou tordus. Des capteurs permettent de contrôler la stabilité du monument et détecteraient le moindre signe de détresse. Le document diffusé sur France 2 nous a permis de mesurer l’ampleur de la tâche entreprise et de découvrir les techniques utilisées : de quoi être fiers des compétences de nos entreprises et de leurs savoir-faire inégalés. Etonnants ces renforts d’arcs-boutants en bois, réalisés au millimètre près, pesant 8 tonnes, et posés par un grutier, à l’aveugle guidé par talkie, pour finalement s’adapter avec une précision inouïe sur le socle prévu. Impressionnant cet architecte qui connaissait la charpente initiale par cœur et est capable de reconnaître tel morceau calciné au milieu des décombres. Les travaux de sécurisation du site ont déjà coûté 165 millions d’euros. La tâche à accomplir  reste immense : finir de débarrasser les voûtes des nombreux débris qui les encombrent encore, dépose de l’orgue dont les tuyaux doivent être remis à neuf un à un, nettoyage des sols rendu indispensable pour abaisser le taux de plomb présent dans la cathédrale.

Une enquête difficile.

La  piste accidentelle demeure la plus plausible, bien que le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz n’exclut aucune hypothèse, mais aucun élément nouveau, à ce jour, n’est venu accréditer une piste criminelle. C’est une enquête hors-normes. Les débris ont fait l’objet d’un examen minutieux, les investigations menées sur place se poursuivent souvent dans des lieux adaptés.  La police scientifique passe les gravats au peigne fin pour isoler les éventuels indices : cables, fils électriques, mégots, boitiers de dérivation… Plus de cent témoins ont été auditionnés pour comprendre l’enchaînement fatal. Notamment  les enquêteurs ont cherché à comprendre la mauvaise interprétation du signal lors de la première alarme incendie, ce qui a fait perdre beaucoup de temps  à la sécurité. Elle a abouti à une intervention retardée des pompiers qui se sont trouvés à leur arrivée face à des flammes  qui avaient beaucoup progressé. On l’a compris, une longue bataille technique est engagée. Espérons que le mystère de cet embrasement sera un jour élucidé.

La cathédrale nous fascine toujours.

La question de sa renaissance ne se pose même pas. La messe du vendredi saint, célébrée par Monseigneur Aupetit, arrivé dans les lieux couvert d’un casque de chantier, est déjà forte en symbole : avant tout, l’édifice même atteint dans son intégrité, est encore et toujours un lieu de culte. Ce moment symbolique, au coeur du christianisme, au plus fort de la passion du Christ, n’a pas été choisi au hasard. Le prélat  se prosterne devant la couronne d’épines sauvée des flammes. La voix de Judith Chemla dit le poème de Claudel, le violon de Renaud Capuçon souligne l’action de grâce et la voix de Philippe Torreton donne l’ampleur lyrique aux méditations qu’il lit. Ensemble, ils portent le message au-delà des murs  par la magie de la télévision. Ils étaient là pour amplifier à la fois le caractère pathétique et la profondeur de ce message, et faire oublier l’absence du public cantonné derrière des écrans lointains. Notre-Dame est encore vivante, comme le Christ ! Le monde entier a vu Notre-Dame brûler, et le monde entier pouvait voir, déjà, Notre-Dame commencer à revivre, avant de renaître un jour définitivement. Elle était faite pour traverser les siècles et cela continuera, nous en avons maintenant la certitude. Si nous sommes attachés à ce qu’elle représente, c’est parce qu’avec elle nous n’habitons pas seulement le présent, nous participons à l’histoire. Derrière la création architecturale, elle incarne physiquement aussi notre aspiration à la transcendance :  avant d’être une prouesse de l’art gothique elle nous offre un lieu pour prier. Et le fait que tant de badauds aient assisté en état de sidération à ce que d'aucun nommerait un « brasier infernal » prouve assez qu’on ne peut arracher à la cathédrale son noyau spirituel. Et cet effroi ressenti par des gens à la foi incertaine est bien la « marque chrétienne » de la France. Une manière de dire que les pierres de Notre-Dame sont sacrées.  Méditation, prière, musique et poésie : l’espoir est  là.

Un architecte amoureux du monument et une renaissance assurée, c’était le message de Pâques de cette année !

 


L’ODYSSEE DE SYLVAIN TESSON

Odyssée avec Tesson

Ne surtout pas rater.

De la  Turquie à la Sardaigne, l’écrivain voyageur est parti pour Arte dans le sillage d’Ulysse,  le Héros d’Homère. Avec lui, on embarque sur les eaux de la  Méditerranée qui ont vu naître un mythe fondateur de notre civilisation.  « L’Iliade et l’Odyssée », la référence de François-Xavier Bellamy.  Nous en retrouvons la définition sous les lignes de Sylvain Tesson : « Nous levons l’ancre à Marseille. Le calcaire des Calanques a la pureté d’un marbre égéen. Hélios éclaire la Bonne Mère phocéenne révélant le miracle méditerranéen : la triple source gréco-romaine, juive et chrétienne a abouti à un miracle qui s’appelle l’Europe. Braudel l’avait dit il y a trente ans : tout s’organise ici en triade. La vigne, l’olivier et le blé. Le vent, la lumière et le calcaire. Athène, Rome et Jérusalem. Le  Christ, Athéna et César. Ce sont les blasons du Mare Nostrum. » …

Pendant un mois et demi, Christophe Raylat, le réalisateur promène ses caméras  dans tous les lieux où Ulysse a fait étape. Pendant six semaines, avec ses comparses, il  remonte le fil de l’Odyssée dans le désordre, reliant  les sites inventoriés par Bérard. A chaque escale, un invité les rejoint à bord : archéologue, philologue, artiste, savant ou écrivain. Tous brûlent de la même passion : l’Antiquité. Avec  un conseil qui vaut par les temps qui courent : « quand on se confine, prendre soin de s’entourer de compagnons versés dans les humanités ! Le temps passe plus subtilement. »

Ainsi vogue le navire, de jour en jour, d’île en île, jusqu’à la tendre Ithaque où la douceur de l’air confirme qu’Ulysse a bien fait de lutter dix années  pour retrouver sa terre. A chaque rencontre, à chaque coup de vent, l’Odyssée apparaît comme un poème vivant, sous nos yeux déployés.

Pour les Grecs, l’Iliade et l’Odyssée s’inscrivent comme le véhicule du renouveau !  Grâce aux textes,  les Grecs comprennent qui ils sont. Les deux poèmes rassemblent les informations et indiquent comment piloter les bateaux, sacrifier aux dieux, festoyer et combattre, c’est-à-dire comment vivre. Les deux poèmes structurent l’identité… Certains hommes  modernes pensent que le monde est né le jour de leur naissance.   L’idée d’une identité collective insulte leur fierté individuelle. Narcisse n’aime pas Homère. L’une des joies à bord est de s’apercevoir que rien n’a changé depuis deux millénaires et demi sous le soleil. La vie se joue toujours au même tempo… "C’est cela que nous sommes partis chercher en hissant les voiles : ce qui demeure". Sur cette terre, le changement est une imposture, demain une illusion et la « perfectibilité de l’homme » une calembredaine…  L’homme a besoin d’un récit pour savoir qui il est.  Il ne saurait vivre sans mythes. Ne pas s’abreuver à la source des vieux textes est pire qu’une paresse.  C’est un confinement : le confinement de soi-même en soi-même. Cela  donne des hommes à la triste figure, très ignorants, très fiers d’eux-mêmes, enfermés  dans un ennui qui s’appelle le présent.  François-Xavier Bellamy ne dit pas autre chose dans son livre « Demeure » !

Et si les portes de la cité se ferment, on peut lire avec des yeux toujours neufs l’Iliade et l’Odyssée. Le mythe vient à notre secours dans les temps de réclusion ! Quand un cheval de Troie entre dans une ville, porteur d’un virus qui affole les esprits et paralyse les  corps, on a intérêt à emprunter les seules portes encore ouvertes : celles de la poésie ! 

Du lundi 13 avril au vendredi 17 avril, à 17H45, la  chaine ARTE diffusera la série « Dans le  sillage d’Ulysse »,  avec  Sylvain Tesson.  Un documentaire réalisé par Christophe Raylat. 5 épisodes de 26  mn. 

Rien de vous empêche en même temps de relire l’œuvre d’Homère.  Bon confinement !

 


DEBAUCHE DE COM’

Guignol-1

L’épidémie que nous subissons constitue un test concret de la capacité des gouvernants à la combattre. Il suffit de voir les stratégies divergentes d’un pays à l’autre pour s’en convaincre. C’est même un test impitoyable dans la mesure où on peut apprécier presque en temps réel  la performance de ceux qui tiennent les manettes. Chez nous, elle se mesure au bilan que dresse chaque soir le professeur Jérôme Salomon, le Directeur Général de la Santé, égrenant sa liste morbide mesurant l’évolution de l’infection de la population par le virus, en nombre de malades, en cas graves et en décès.  Mais pour morbides qu’elles puissent paraître, les statistiques dont on nous abreuve ont un objectif : même si comparaison n’est pas  raison, elles sont utiles au gouvernement pour lui permettre de nourrir l’opinion publique. Ainsi, le « politique » peut s’en servir pour assurer sa dialectique et orienter sa communication, en donnant l’impression d’être pro-actif, en suivant la réalité.

Symptôme révélateur d’un pouvoir dépassé.

Ce besoin de recourir au « paravent » scientifique qu’ont le Gouvernement et le Président de la République, en s’entourant de « comités » largement mis en avant pour cautionner les décisions prises, peut être reçu comme un besoin de se retrancher derrière l’argument indiscutable fourni par la  science. On peut y voir  le signe d’un pouvoir qui aurait peur d’assumer ses  choix. En fait de "politiques", nous sommes bien en présence de technocrates désincarnés qui nous administrent plus qu’ils ne nous gouvernent. Ce qui expliquerait qu’on ait un exécutif plus suiviste qu’anticipant qui fait déplacer des malades à grands renforts de trains, hélicoptères, bateaux, pour montrer qu’il agit, alors que des cliniques privées à proximité restent vides et l’arme au pied !!!! (TF1 13H, du 1/04) Tout ça pour tenter de donner le change. 

Une épidémie d’abord prise à la légère.

Rappelons-nous les propos de la Ministre de la Santé fin janvier. Ils témoignaient de l’appréciation qu’on avait alors à l’Elysée et à Matignon sur l’improbabilité que la crise chinoise  qui n’en était qu’à ses débuts parvienne jusqu’à nous. Nulle précaution, nulle anticipation alors. Nous campions sur la certitude d’avoir le meilleur système de  santé du monde, de toute façon capable de faire  face si  par nature le virus osait pointer  le bout de son nez chez nous. Nous sommes pourtant le pays qui a inscrit le principe de précaution dans notre Constitution. Cela me rappelle le Maréchal Le Boeuf disant à Napoléon III qu’il ne manquait  pas un bouton de guêtre à ses soldats pour déclarer la guerre à l’Allemagne, en 1870. Ce qui me confirme dans ce jugement c’est l’accident Buzyn.  Déjà, voir la Ministre de la Santé abandonner son poste alors que la crise sanitaire en était aux prémices, pour aller remplacer au pied levé le candidat Griveaux dans les conditions que l’on sait, c’était à la limite surréaliste. Probablement amère du score  pitoyable qu’elle a obtenue, elle en a rajouté  dans une interview dont les propos laissent rêveurs, pour affirmer qu’elle avait alerté l’exécutif  du péril qui s’annonçait.  On avait donc bien pris du retard dans la mise en place du dispositif de lutte contre une pandémie déjà en route.

Déluge verbal présidentiel : la verbigouvernance.

Cette grille de lecture nous permet de comprendre l’enchaînement des actions gouvernementales à partir de la fin de la première semaine de mars : prise de parole solennelle de Macron  le 12 mars, annonçant la fermeture  des écoles à partir du 16 mars, irruption de Philippe au 20H le 14 mars, veille des élections pour annoncer la tenue des élections mais la fermeture de tous les commerces sauf de ravitaillement, dès le soir même, puis à nouveau Macron le 16 mars pour annoncer  les  deux premières semaines de confinement. Cette  avalanche de décisions témoigne d’une précipitation et  tombe sur une France insouciante qui n’y comprend rien, continue de se promener et de profiter du soleil printanier. Il faudra  le confinement strict pour que la prise de conscience ait enfin lieu. Il faudra du temps  pour s’apercevoir qu’il est justifié avant tout par une pénurie …  de tout : de  masques, de tests, de gel hydro-alcoolique, de respirateurs, de personnels  soignants. On découvre alors que nous sommes  « verbigouvernés ». On parle  beaucoup pour occulter une réalité sur laquelle on ne peut plus que faire semblant d’agir. Alors, Macron nous soule !  Il est partout, se déploie sur le terrain, à la Salpétrière, à Necker, dans un Ehpad, se métamorphose en chef de guerre en pérorant devant un hôpital militaire pour le symbole.  Mais enfin,  est-ce son rôle ? Tout ce qu’il annonce il l’a déjà dit à d’autres et multiples occasions.  Le Premier Ministre n’est pas  en reste qui doit prendre  une heure et demie à la télé  vendredi dernier pour faire  le tour par le menu de tout ce qui a été entrepris, aréopage de scientifiques à l’appui, pour la fiabilité. Peur que la sienne ne suffise pas ?

Sondage cruel.

L’exécutif donne l’impression de courir après le temps perdu. On découvrira un jour qu’on aurait pu peut-être faire autrement. Au moins au passage, Roselyne Bachelot et ses millions de vaccins contre  la grippe  H1N1 se sera vue réhabilitée par ceux-là mêmes qui l’avaient pendue haut et court à l’époque. Nos gouvernants  courent surtout après leur crédibilité.  Car si certains sondages  (Harris par exemple) semblent montrer une certaine cote de l’exécutif, le sondage approfondi publié par le Figaro mardi dernier est impitoyable et exprime une confiance en chute libre :  69% des Français pensent que l’action du gouvernement n’est pas claire, 70% qu’il ne dit pas la vérité, 75%  qu’il n’a pas pris les bonnes décisions, 75% qu’il n’a pas fait ce qu’il faut pour équiper  les hôpitaux, 79% qu’il ne sait pas où il va, 88% qu’il aurait dû décider le confinement plus tôt… D’où la tentation d’occuper  les médias pour noyer la communication et empêcher l’opposition de s’exprimer, avec un Premier Ministre  venant lui aussi régulièrement à la télé, un Ministre de la Santé donnant le compte-rendu précis et quotidien de la situation et une porte-parole zélée qui accumule les  bourdes ! Sauf que l’efficacité du verbe présidentiel est indexée sur sa solennité. A se prononcer sur tout et à se répéter sans cesse, Macron le banalise : imagine-t-on le Général  De Gaulle s’adresser à la nation pour annoncer qu’il a commandé un milliard de masques ! Il a encore parlé pour ne rien dire (de plus), entends-je autour de moi. Et le fait d’appeler sans cesse à l’union nationale est la preuve la plus certaine qu’elle n’est pas réalisée, car réitérer une consigne trahit toujours l’insuffisance, sinon l’échec de son application.  

Vous l’avez compris, la débauche de com’ c’est le signe le plus tangible que le pouvoir est désemparé. Pas certain qu’il sauve les meubles de cette façon.

 


SUR LES RESEAUX DECHAINES…

Internet

 

Quelques nouvelles lues ici ou là …. Bien évidemment, le  virus se taille la  part du lion.

Coronavirus 1 : une enquête a permis d’établir que le pangolin n’y était pour rien (Le  club des Echos). Nous voilà rassurés.

Coronavirus 2 : le Prince  Charles  est contaminé. Quelle époque !  Même les virus ne respectent plus rien !

Coronavirus 3 : Après sa démission du conseil scientifique de Macron, « le Professeur Raoult est-il le De Gaulle du Covid 19 ? » se demande l’Obs. Nouvelle version de « j’ai raison seul contre tous ! ».  Espérons qu’il supporte la comparaison avec le Général.

Conoravirus 4 : le côté obscur de  la force. Alors que les Français applaudissent les soignants tous les soirs à 20H, des « bas de plafond» se permettent d’ostraciser des infirmiers ou des soignants qui habitent leur immeuble en leur demandant avec insistance d’aller vivre ailleurs, pour ne pas être contaminés. Honteux !

Coronavirus 5 : la  crise sanitaire aura des conséquences sur la croissance. Récession : 3 Points de moins de PIB pour Bruno Le Maire, si le confinement dure un mois ;  6 points de  moins pour l’Insee si le confinement dure  deux mois. Cohérent. Qui peut me dire combien de  points en moins si le confinement dure trois  mois… ?

Coronavirus 6 : Un constat impressionnant. Depuis le confinement, l’air est  plus  respirable dans les  grandes villes  et  particulièrement à Paris. CQFD. Pourvu que ça ne donne pas  des idées à Hidalgo. Je parie qu’on ne va pas tarder à nous annoncer aussi un record triomphal de moindre  mortalité sur les routes.

Coronavirus 7 : Je lisais naguère que  nos savants qui explorent la galaxie comprenaient mieux les « trous noirs ». Ils n’ont pas vu que nos maisons de retraite seraient le trou noir de l’épidémie (L’opinion). Trop proches, certainement. 

Coronavirus 8 : Des masques moisis auraient été livrés à des soignants à la Réunion. Très regrettable ! On ne peut pas croire que ce soit la durée du voyage, même par bateau, qui en soit la cause. Or plaisanterie, la question reste posée : « Où sont passés  les masques ? » Nos  policiers ont dû donner les leurs aux hôpitaux, alors qu’ils sont en première ligne pour faire respecter  le  confinement….

Boulet : « On ne va pas  demander aux enseignants qui ne travaillent pas de traverser toute la France pour aller ramasser des fraises ! » Je traduis : «  On en va quand même pas demander aux fainéants de bosser un peu ! ».  Les enseignants qui s’échinent pour trouver des solutions avec internet pour faire cours auront apprécié. De qui est la boulette ? Eh oui, gagné, c’est Sibeth. A croire qu’elle a été élevée au jus d’Hanouna.

Carnet mondain : Meghan et Harry vont parait-il quitter leur manoir de  Vancouver au Canada. Ils hésitent entre la Californie et l’Angleterre pour se poser après le « Megxit » du 31 mars.

Air du temps : « l’Internaute » propose 40 lieux pour se sentir seul au monde ! Le site ne précise pas si c’est loin des virus.

Edition : finalement c’est Stock qui publiera l’autobiographie de Woody Allen.

Pas sortis de l’auberge : on connait le « conseil scientifique » chargé de conseiller Macron. Le président de la République a installé cette semaine un nouveau "comité de chercheurs" pour accompagner le gouvernement dans le choix de sa stratégie de sortie du confinement imposé à la population depuis le 17 mars. Notamment en explorant le potentiel des outils numériques et des données de localisation. Le confinement risque de durer longtemps : le temps qu’ils étudient toutes les hypothèses et testent les solutions !

Aïe : Cyril Hanouna prépare une émission TPMP de 48h en direct de son domicile ! 

 


LA LIBERTE COMME REMEDE A NOS MAUX

Baverez Le-monde-selon-Tocqueville

 

Une drôle d’expérience.

Je sais que le titre de cet article fait un  peu provocation par rapport à la situation de confinement que nous vivons et qui est, je l’espère, temporaire. Je profite du temps  dont nous disposons tous pour approfondir la réflexion sur notre devenir, celui de la France et de l’Europe. Car la crise sanitaire, en  mettant notre économie quasiment à l’arrêt et en ouvrant toutes grandes les  vannes des « liquidités » pour financer, ne va pas vraiment arranger les choses. Déjà, Macron a annoncé que plus rien ne serait comme avant : « Il nous faudra demain, tirer les leçons du moment que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s'est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour, interroger les faiblesses de nos démocraties ». C'est que cette crise va provoquer une accélération de la mutation structurelle de l'économie, vers une croissance plus faible, voire vers la décroissance, avec ses effets dévastateurs, comme le chômage.… Les « « millenials » remettent en question depuis longtemps notre modèle, ils remettent en cause la surconsommation, responsable selon eux de la destruction programmée de la planète. Et Macron semble vouloir aller dans leur sens et se refaire une santé avec la  « croissance durable » !  Un débat sur lequel nous aurons l’occasion de revenir. Déjà on se demande bien comment, sans croissance, on pourrait rembourser la dette abyssale à laquelle on va parvenir. « Hélas, c’est là qu’est l’os ! », et je parie qu’on va nous ressortir les balivernes marxistes habillées en vert. Le sujet, c’est donc bien « la liberté ».

Actualité de Tocqueville.

Le seul remède efficace à nos maux, c’est la liberté, selon Tocqueville. Nicolas Baverez, dans un livre lumineux qu’il faudrait lire, « Le Monde selon Tocqueville », refait le chemin pour nous. La  pensée de l’auteur de « De la démocratie en Amérique », disparu il y a cent soixante ans, n’a jamais été aussi  pertinente. Et les temps que nous vivons mettent vigoureusement à l’ordre du jour la pensée « tocquevillienne ». Elle nous permet de comprendre la crise que traversent nos démocratie minées par le désengagement de citoyens individualistes et la  tentation de dérives autoritaires. A travers le recueil de l’œuvre de ce démocrate de raison, de larges extraits sélectionnés et classés par thème par Nicolas Baverez, on découvre « la plus formidable –et toujours actuelle- analyse du système démocratique, de ses bienfaits et de ses limites » nous explique Daniel Fortin dans Les  Echos. L’analyse des faiblesses françaises telles que centralisation excessive, religion de l’impôt, préférence  pour la radicalité politique, est d’une étonnante actualité.  Il montre aussi à quel  point  la passion des hommes pour l’égalité, si française, peut se retourner contre la démocratie et dégénérer en despotisme. On y retrouve les traits de notre histoire : besoin de sécurité, culte de l’homme providentiel, haine sociale (envers la noblesse hier, les riches aujourd’hui), et qui constituent les failles dans lesquelles n’importe quel régime peut sombrer. En ce début  de 21ème siècle, au moment où le monde connaît une crise de la démocratie d’une ampleur inédite,  jusqu’au sein même des Etats-Unis, l’acuité de la vision de Tocqueville parait inouïe.

Petit détour en philosophie.

Nicolas Baverez décrit avec précision ce qu’il appelle « le krach démocratique », thème qu’il reprend en plus approfondi dans son ouvrage récent « l’Alerte démocratique » (dont j’ai fait le résumé dernièrement), et démontre à quel point la lecture de Tocqueville, qui avait tout prévu, peut  permettre d’y faire face. Mais qui est donc cet Alexis de Tocqueville, auteur si peu connu en France alors qu’il  est respecté aux Etats-Unis, et dont les écrits sont subitement devenus à la mode ? Aristocrate de cœur, Tocqueville dérange par son caractère inclassable. Il  est trop  libéral pour les monarchistes et les conservateurs, et trop  aristocrate pour les Républicains. IL  n’appartient à aucun parti ni aucune école de pensée. S’il est considéré aux Etats-Unis c’est grâce à la  puissance de son analyse sociologique et politique. Il n’est ni un prophète ni un doctrinaire, mais un historien et un sociologue et la démocratie n’est pas à ses yeux une cause à défendre mais un état de la société qui peut conduire soit à la liberté, soit au despotisme. Il perçoit avec lucidité à la fois la force du mouvement vers la démocratie que suscite la passion de l’égalité et en même temps les risques de dérives tyranniques ou de désengagement des citoyens qui  peuvent  l’accompagner. Il se reconnait dans les droits de l’homme et les défend en dénonçant le destin tragique fait aux Indiens, en s’engageant pour l’abolition de l’esclavage ou en critiquant le racisme de Gobineau. C’est la liberté qui le conduit à la démocratie et au libéralisme sans renoncer au lien fondamental entre la liberté et la justice et  à l’attachement aux contre-pouvoirs, eux-mêmes antidotes de  la  tyrannie. Pour comprendre que le lien n’est pas évident, le paradoxe historique entre l’Angleterre et la France au XIXème siècle peut nous éclairer : l’Angleterre conservatrice a acclimaté la liberté politique en restant une société de classes alors que  la France révolutionnaire a liquidé la société aristocratique sans parvenir à fonder une démocratie stable, oscillant sans cesse entre le chaos et le césarisme. En résumé : le mouvement vers l’égalité des conditions, s’il est irrésistible n’en dicte pas  pour autant ni les institutions ni le destin des hommes. Chez Tocqueville, la  liberté est la valeur suprême, un mode d’organisation du pouvoir et un principe d’action.  C’est avec cette conception que nous devons impérativement renouer !

Marx est obsolète.

Raymond Aron a éclairé  dans « Essai sur les libertés » les rapports entre la liberté et le développement de  la société industrielle à la lumière des conceptions de la démocratie de Tocqueville et de Marx, ainsi que de l’opposition entre libertés formelles et  réelles. Il montre la supériorité de Tocqueville pour qui la liberté politique, loin d’être formelle, est la question centrale, sur Marx qui voit dans l’exploitation la loi du capitalisme et dans la révolution la condition de l’établissement d’une démocratie authentique. L’histoire du XXème siècle a confirmé ce jugement : pendant que le capitalisme a su se réformer et les sociétés occidentales conjuguer la protection des libertés individuelles avec un haut degré de prospérité et de solidarité, le « soviétisme » a cumulé la  suppression de toute forme  de liberté avec la paupérisation des masses et des inégalités maximales. Ce qui amène Jacques Julliard (certes de gauche mais sans jamais avoir été marxiste) à se poser la question sur son carnet : « Pourquoi Tocqueville  nous est-il si utile, alors que Marx  nous tombe un peu des mains ? ». Pour lui, l’anthropologie marxiste est aujourd’hui une misère. Marx avait donné à la question sociale la dignité d’un problème philosophique majeur. Mais on sait ce que la pratique bolchévique en a fait.  Pire, le  bobo « éclairé » et truqueur d’aujourd’hui a pris la place du prolétaire, le sociétal s’est substitué au social, la lutte contre les discriminations remplace la lutte des classes et « l’intersectionnalité » tient lieu « d’Internationale ». « Les belles âmes occidentales ont leurs pauvres : les musulmans…. » précise Jacques Julliard. Pour lui, Marx, qu’il faut ranger parmi les grands penseurs humanistes de l’Occident, est devenu « inutile et incertain » parce que sa vision de l’homme, son anthropologie sociale est d’un simplisme redhibitoire, tandis que la vision de Tocqueville est d’une vérité  criante. L’opposition repose sur un clivage déterminant : le premier,  influencé  par les libéraux, pense que les hommes sont dominés par leurs intérêts, alors que le  second fait  une place essentielle aux passions. Vaste débat, mais tellement actuel. Le  duopole libéralo-marxiste est mort. Nous n’avons envie ni de la dictature du prolétariat ni de l’intérêt individuel bouffi d’envie et de consommation érigé en principe pour défendre l’autoritarisme et le despotisme politique. C’est en cela que Tocqueville nous éclaire : face à  l’économisme réducteur, il affirme l’autonomie du politique et chante la gloire de la démocratie tout en dénonçant les déviations que constituent la tyrannie de la majorité (suivez mon regard), l’individualisme exacerbé qui laisse chaque citoyen isolé et dépendant à la merci d’un Etat tyrannique et protecteur. Nous nous voyons assignés à résidence par lui selon le sexe, l’origine ethnique, la couleur de peau, en une véritable régression déterministe et racisante (Merci Marlène et Sibeth). Cette mise en tension permanente de la société promeut le populisme. Et voilà le message : la  démocratie ne saurait fonctionner sans le concours de libres associations de citoyens : partis, syndicats, associations, amicales, etc., fondées sur le volontarisme et le consentement, et aussi sans des  pouvoirs déconcentrés dans les différents niveaux de collectivités.

La démocratie n’a  pas encore perdu ! Militez les amis ! C’est plus que jamais nécessaire !

 

 


SUR LES RESEAUX DECHAINES…

Internet

 

J’ai relevé quelques informations au fil des messages reçus qui investissent la toile. Il y en a pour tous  les  goûts… Et  encore, je me suis contenté d’être un récepteur passif.  Je ne suis allé chercher aucune des infos que j’ai sélectionnées, elles sont venues à moi… A l’insu de  mon plein gré comme aurait dit l’autre.

Dangereux !  Le citron vert peut vous brûler la peau, si, si  ; quant à l’avocat il est à l’origine de nombreuses coupures de la  main, souvent profondes.

Milliards : oui, des  milliards qui vont pleuvoir, vous ne rêvez pas. La BCE (Banque Centrale Européenne) bascule dans les milliards sans limite. C’est « l’argent hélicoptère » pour les  entreprises et bientôt pour le pouvoir d’achat des particuliers… La Reine Christine a répété comme Macron : « Quoi qu’il  en coûte ! »

PQ contre FM : Alors que les Européens s’arrachent le papier toilette (on ne sait toujours pas pour quoi faire), les Américains se ruent sur les armes !!!! Si c’est pas une différence de culture, ça ?

Game of Thrones :  bon,  on va  avoir un tome 6 !  George RR Martin, confiné, a décidé de s’occuper en s’y consacrant.

Drôles de drones : la police espagnole utilise des drones pour gronder les citoyens qui ne respectent pas le confinement. Ils ne verbalisent pas encore, mais ça pourrait venir !

Toute  petite : il y en a qui se préoccupent de la taille des  stars.  On sait que Céline Dion est  grande. Mais combien mesure France Gall ? Seulement 1,50 m, comme Mireille Mathieu.  On n'aurait pas dit. Ce qui fait 3 cm de plus seulement que la môme Piaf !

Ecologie : Pendant que le Covid 19 nous fout la trouille et nous met aux arrêts (de rigueur), la fonte des glaces continue et s’accélère au Groenland et en Antarctique. C’est inquiétant, parce que lorsque la banquise fond, le niveau des mers ne monte pas, mais quand c’est de la  glace continentale, il n’en va pas de même. Rien que le Groenland pourrait faire monter le niveau de 9 m : si vous avez un appart au bord de la mer  …

Trump looser : il n’a pas  vu l’épidémie venir. Après avoir pris le coronavirus à la légère, le voilà qui est obligé de déclarer l’Etat d’urgence, mais trop tard  pour enrayer la pandémie. Du coup, c’est la faute aux Chinois ! Superman a perdu sa panoplie.

Amazon : la crise fait les choux gras du vendeur en ligne. Parmi les 100 articles les  plus vendus, les piles (pour les manettes de consoles), les  cahiers d’écriture,  le  Monopoly ( tiens donc) et bien sûr, les jeux vidéos…

3J :  ça tombe mal  pour la traditionnelle opération des Galeries Lafayettes.  Les  3J vont bien avoir lieu ce week-end mes uniquement sur le site Galerieslafayettes.com. Moins fun !

Chauffe sur le net : les réseaux sont durement sollicités entre toutes les  activités de télétravail, les loisirs et les cours scolaires. La question qui se  pose, s’il faut arbitrer pour libérer de la place sur la bande passante, que faut-il choisir entre le CNED et Youporn ? (On trouve cette question dans Les Echos)

La question du jour : « mais où sont passés les masques ? »

Hot : « Absolu féminin » propose la  position « hot » du vendredi.  C’est « l’arc de triomphe ».  Conseil pour les curieux : il faut être souple … (Je serais curieux de savoir combien vont aller voir !)

 


EN ATTENDANT LE 2nd TOUR …

Bagarre_village_gaulois

Le 1er tour est validé.

Et c’est bien comme ça. Oui, il y a eu une abstention trop importante. Mais comment aurait-il pu en être autrement après les annonces terribles du 1er ministre la veille même du scrutin. Ceux qui sont allés voter ont fait preuve d’un civisme qui méritait d’être respecté. Quant aux autres, les absents  ont toujours torts. Et je ne suis pas loin de penser que ce sont les mêmes qui défiaient les injonctions à rester chez soi en allant se pavaner sur les bords de la Seine à Paris ou dans les parcs, au mépris de la pandémie, et au lieu de se rendre aux urnes. Si les résultats ne leur plaisent pas, ils n’ont à s’en prendre qu’à eux-mêmes.

Le  2nd tour est reporté.

Peu importe la date. C’est du simple bon sens compte-tenu de l’évolution de la situation sanitaire. Il faudra faire avec les résultats acquis dimanche dernier. Rien n’empêche d’en tenir compte pour se trouver une motivation d’aller voter. Toujours est-il que 30 000 maires et conseils municipaux  ont  été désignés, ce qui n’est pas le moindre des  paradoxes.

La prime au sortant.

S’il y a bien une élection où le maire sortant est avantagé quand il se représente, c’est  bien l’élection municipale. Et malgré la faible participation, la tradition a été respectée. Sauf quand c’est l’élection de trop après cinq ou six mandats, si la commune a été correctement gérée, et quelle que soit  l’étiquette, les sortants sont reconduits ou en situation de l’être. Ainsi du RN au PS en passant par LR, de multiples exemples le montrent avec des élections parfois très confortables  dès le 1er tour. Cette prime au sortant conforte  en général les partis traditionnels qui bénéficient d’un ancrage ancien. Les  écologistes dont on disait qu’ils feraient un tabac sont plutôt à la peine sauf exception comme  à Lyon. En fait, ils sont prisonniers de l’union de la gauche pour exister ce qui fragilise grandement la stratégie d’émancipation de Yannick Jadot. C’est particulièrement flagrant à Paris où Anne Hidalgo capte  largement le vote écolo. De son côté, le PS est devenu dépendant des Verts, mais gardera les villes qu’il détenait comme Nantes, Dijon ou Le Mans. Le  RN conserve les villes qu’il avait conquises, où il fait de très bons  scores et décoche des réélections dès le  1er tour. Mais il échoue à en conquérir de nouvelles. Il est défait nettement à Denain et à Lens. Le cas de Perpignan sera à regarder de près. Enfin les « Marcheurs » sont les plus pénalisés : partout leurs listes patentées font flop ;  il n’y a que  lorsqu’ils jouent les coucous sur des listes d’union qu’ils ont des élus,  comme à Angers…

Les Républicains s’en sortent bien.

Ils  avaient été les  grands vainqueurs des  élections de 2014. Du coup la prime  au sortant les avantage. L’électorat de droite est plutôt fidèle et n’aime pas changer de capitaine dans la tempête. Dès lors, il n’est pas surprenant que ses conquêtes soient confirmées, quelle que soit la sociologie de la ville. A Reims, à Caen, à Arras, ils décrochent l’élection, à Troyes où François Baroin (67%) fait un tabac comme Gilles Averous (70%)  à Châteauroux, et dans les anciens fiefs de gauche communiste comme à Aulnay-sous-Bois avec Bruno Beschizza (59%) et à Blanc-Mesnil avec Thierry Meignen (52%), ils arrivent à conserver les mairies. Et à Juvisy-sur-Orge comme à Limoges, le 2nd  tour ne sera qu’une formalité pour LR. Bref, Les Républicains, à l’issue du scrutin, devraient être la première force municipale de l’hexagone ! On n’en regrette que davantage le score de Rachida Dati, en-dessous des prévisions, alors qu’ailleurs les résultats sont globalement conformes aux sondages. Il faut dire que certains se sont ingéniés à brouiller les  cartes et je me réjouis qu’Agnès Evren dans le 15ème ait fait un meilleur score que  Goujon, qui va forcément être moins frétillant. On attend de lui qu’il respecte la famille à laquelle il appartient en jouant pleinement le jeu de l’union. En PACA, le RN s’est cassé les dents sur LR qui a fait de la résistance, avec Estrosi ou Léonetti, tout comme LREM sur les maires LR sortants des Hauts-de-Seine. A Paris, LR écrase LREM dans les 8ème et 16ème arrondissements. A Angers, Christophe Béchu est largement réélu dès le 1er tour. C’est mérité eu égard au travail de remise à niveau de l’Athènes de l’Ouest qu’il a réalisé. Je l’aurais félicité s’il n’avait pas l’esprit aussi tordu. Il aurait fait le même résultat en restant fidèle à sa famille politique au lieu de se livrer aux contorsions qu’il nous a offertes. Gageons qu’on lui pardonnera un jour… Il suffirait que le vent tourne un peu (selon la théorie de feu Edgar Faure).

Mes voeux de prompt rétablissement à Christian Jacob, Christian Estrosi et Valérie Boyer atteints par cette saloperie de Covid19.

 


MOI, J’DIS CA, J’DIS RIEN …

Cedric demande à ton père

Eternelle jeunesse : Berlusconi, 83 ans, quitte sa compagne de 34 ans pour un mannequin de 30 ans, parlementaire de son parti.  

Coronavirus : On en a marre de la pluie et du coronavirus. Le  beau temps arrive, c’est déjà ça ;  la France bascule dans le confinement élargi ;  l'Italie est en quarantaine, nous on y est quasiment ; vous pouvez annuler sans frais tous vos vols sur Air France avant le 31 mars pour les voyages prévus d’ici le 31 mai ; Doctolib met son service de téléconsultation gratuitement à disposition pendant la durée de l'épidémie ; la sortie du nouveau James Bond est repoussée ; Franck Riester, ministre de la Culture, est touché, Augustin de Romanet, le patron d'ADP aussi… mais pas Belloubet ; les  gens se précipitent pour vider les rayons de pâtes et de PQ (???) des supermarchés ; après le  déni, l’urgence, ça c’est Trump.

Tribunal populaire : Hachette renonce à publier l'autobiographie de Woody Allen ;  le rappeur Nekfeu s'en prend au présentateur Pascal Praud, mais là le tribunal populaire n'intervient pas !

Paris sera toujours Paris : Hidalgo s'en est pris plein la poire dans le débat télévisé des candidats à la Mairie ; Sarko a fait un tabac en meeting avec Rachida Dati ; argument décisif d’Hidalgo : « mes concurrents sont dans la  nostalgie ! » (de la sécurité et de la propreté ?) ; les parisiens ont beaucoup voté.

Municipales : taux d’abstention en hausse, fallait s’y attendre ! On saura rapidement à qui « profite la crise » ….

Justice : Les Balkany condamnés à trois ans ferme en appel pour fraude fiscale avec inéligibilité immédiate ; réquisitoire contre les Fillon digne d’un tribunal de démocratie populaire ; brillante plaidoirie de l’avocat de Fillon… On attend maintenant le 29 juin pour savoir si la  justice juge en droit ou en morale.

Ecureuils : les  Français font n’importe quoi, les chiffres de la Banque de France sont formels. Nous détenons 603.8 milliards d'€ sur nos comptes courants et en billets et pièces. C'est plus de 10% de toute l'épargne financière !!!!! Et ce montant augmente jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, année après année. Manquerait-on de confiance dans l’avenir ? Avec nos gouvernants actuels et le monde dans lequel nous vivons, il y a de quoi !

Ecologie : Greta Thunberg était à Bruxelles pour critiquer la loi climat européenne, ferait mieux d’aller prêcher en Chine ! ça me démange de  lui botter le  c… ;  la part du charbon recule dans la production d'électricité mondiale (sauf en Allemagne) ; la France produit 57% de l'énergie nucléaire dans l'Union Européenne.

En vrac  : PSG-Dortmund à huis clos : les supporters étaient entassés devant le stade !!! L'industrie mondiale du cinéma pourrait perdre 5 milliards de $ ;  le ministre de la Santé, Olivier Véran, fait le job, il connaît ses sujets, jusque-là il était rassurant : depuis Macron a décrété  la  mobilisation générale en fermant les écoles qu’il jugeait inutile de fermer et Philippe en a remis une couche ; les cryptomonnaies se sont effondrées aussi, on est descendu à 4 000 $ sur le bitcoin ; Il y a 1.74 milliard de sites web dans le monde en 2019 (Challenges).

Course à la Maison Blanche : Elizabeth Warren a quitté la course à l'investiture démocrate, pas une surprise, et Biden a refait son retard sur Sanders : grosse journée pour les primaires démocrates, 352 délégués, Biden est en tête des sondages ;

Ailleurs : Boris Johnson part en guerre contre les « mandarins », la haute fonction publique, qui veulent « détruire nos institutions »; le président Ouattara de Côte d'Ivoire annonce qu'il ne se représentera pas pour un troisième mandat pour laisser « la place à la nouvelle génération" », enfin un qui ne fait pas tout pour être président à vie.

 


REPERES

Longue vue 2

Dès fois que ça  vous aurait échappé ...

Covid19 : non content d’avoir plombé les  bourses,  le  coronavirus,  par l’extension de la pandémie à 40 pays sur la  planète est en train de  planter  la croissance  mondiale.  L’économie chinoise est toujours à l’arrêt, la Corée  du Sud panique,  l’Italie  du Nord, cœur de l’industrie italienne est touchée. La  France,  avec son médiocre 1,2% de  prévision n’avait pas  besoin de ça.  Affaire  à suivre !

Inépuisable Dati : rien ne l’arrête et elle est en train de faire une belle démonstration !  Connaissance du terrain,  projet  concret et réaliste, sincérité et compétence et surtout loyauté et franchise.  Voilà les valeurs que  j’aime. Hier  c’était François Baroin qui était  à ses côtés, aujourd’hui, c’est Xavier  Bertrand,  le  4 mars c’est le « boss » en personne,  Nicolas  Sarkozy qui viendra  lui prêter main forte.  Elle fait l’union et  elle commence à faire  peur. La preuve Hidalgo commence  à ressortir les slogans éculés : « le  retour en arrière ». Si c’est vers plus de  propreté et de sécurité,  les  parisiens ne s’en plaindront pas !

« Vous n’êtes rien » : réplique du rapporteur du projet  de loi sur les  retraites, à ses opposants  dans l’hémicycle.  On a  le  droit d’être  agacé par  l’obstruction systématique de LFI et du PC, on a  le droit d’être fâché par les amendements de  bon sens des LR, qui ont réussi à en faire passer  deux.  Mais on ne dit  pas à la  représentation nationale qu’elle est  « rien ».  Mépris hautain de  la   démocratie ! Du pur macronisme.

L’opposition responsable : dans ce débat, Les républicains s’illustrent par leur   projet réaliste, fiancé et  responsable, face à l’arrogance et à l’obstruction systématique. Ils  élèvent  le débat   et proposent de sortir par le haut en ajournant la discussion jusqu’à la fin de la conférence de financement. Mais la majorité  reste sourde.

Le compte n’y est pas : le dernier rapport de  la Cour des Comptes  n’est pas tendre avec l’exécutif.  La politique de réduction des dépenses est à l’arrêt, contrairement  aux objectifs  qui étaient affichés. Elle est rejointe par  la Commission européenne qui s’alarme du creusement de la dette  française.  Le Maire s’engage à réduire les dépenses publiques : une nouvelle   promesse de Gascon.

Froid : le temps est  détraqué. Mais pas qu’en météorologie. Entre le   gouvernement et les Régions, les relations fraîchissent. En cause,  l’annulation de la  participation du Ministre de l’Agriculture,  Didier Guillaume, à une conférence organisée par les Régions à l’occasion du salon de l’agriculture.

Sextapes : on savait qu’un responsable public doit avoir une capacité à tenir le manche… mais à ce point-là, ça dépasse l’entendement. Griveaux  continue de nous étonner. On sait  maintenant pourquoi il était sourd.

Signaux : Sarkozy déjeune aujourd’hui au siège des Républicains avec Christian Jacob. Pour les adhérents qui attendaient un signal, puisque c’est la période des réadhésions,  le  moment est venu de remplir à nouveau un bulletin, non ?

Le Pen : Elle a sorti plusieurs contre-vérités  criantes sur la soi-disant inaction de l’Europe face  à l’épidémie du Coronavirus. Quand on prétend  à la magistrature suprême on ne ment pas aux Français !

 


REPERES

Longue vue 2

Ce qui ne vous a peut-être pas échappé !

6 millions d’euros : mieux que Carlos ! C’est la  somme totale que pourrait atteindre le salaire du nouveau PDG de Renault fixé à 1,3 million annuel.

EELV-PC : c’est le rapprochement « pastèque ». Les deux formations vont présenter des listes communes dans plusieurs villes.

Interventionnisme : Pour les investissements dans le numérique Le Maire met en place une planification des secteurs qu’il faut privilégier d’après lui. L’Etat ne se trompe jamais…

Retraites : les avocats ne lâchent pas. La justice est paralysée. Jamais on n’a vu une telle révolte.  Et le gouvernement reste sourd.

Plus d’emplois : Malgré une croissance atone, les offres d’emplois se  portent bien. C’est dû aux effets cumulés de la transformation du CICE en baisse des charges, du rebond de croissance de 2018 mais aussi d’une productivité qui stagne. Point noir : seulement 8000 emplois industriels.

La droite qu’on n’a pas vu (re)venir : Il n’y a pas qu’à Paris où la droite se réveille (Dati à 20% derrière Hidalgo à 25%), à Lyon aussi où Etienne Blanc (20%) talonne Le Vert Grégory Doucet (21%).

Ah non, pas lui : La folle rumeur de la candidature en 2022 de Cyrille Hanouna a circulé.

Erotisme et démocratie… ne font pas bon ménage. Auteur d’un blog érotique, le candidat PS Mathieu Cahn a  dû se retirer de la liste, dénoncé par Médiapart !

LRem à l’Elysée : les députés  reçus par  le  Président. La séance de calinothérapie présidentielle a tourné à l’adulation collective et au déni de réalité.

Projet de loi : il arrive intact devant l’Assemblée. La commission spéciale devant étudier la réforme des retraites a dû cesser ses travaux sans avoir terminé l’examen du texte, submergée par les amendements.

Cartes en trop : il y aurait 2,6 millions de cartes vitales en trop. Mais ça n’entraînerait pas de consommation supplémentaire !

 

 


REPERES

Longue vue 2

Ce qui ne vous aura pas échappé !

Fillon sur la 2 : après son interview, l’émission s’est prolongée avec un parterre d’éditorialistes qui ont quelque peu stigmatisé l’ancien candidat qui aurait fait preuve d’insouciance en utilisant les avantages liés à sa fonction comme employer sa femme. Personne ne se pose  la question pour le boucher du coin de la rue. Et eux-mêmes  ne jouissent-ils pas de privilèges fiscaux qui devraient les rendre plus humbles ?  Prompts à dénoncer la paille ….

« Un père n’est pas forcément un mâle » : une réponse du Président de la République… Ah oui ? je voudrais qu’on m’explique comment on peut faire autrement.

Réforme : le projet pour le financement des retraites s’avère fortement redistributeur, se veut universel c’est-à-dire égalitaire, et n'est pas financé. Il  va coûter très cher et ne règle rien puisque les régimes spéciaux deviennent « spécifiques »… donc inefficace sauf à faire baisser les pensions.  C’est bien un projet de gauche !

Plus bobo tu meurs : à Paris Griveaux propose de déplacer la gare de l’Est pour faire un parc à la place. Un candidat qui déplacerait les montagnes  … Et il invente le concept de « manager de rues » : c’est quoi ? De la mousse de campagne.

Vieux comme le monde : Ed. Philippe se présente au Havre pour être maire et « en même temps » annonce qu’il restera 1er Ministre. Evidemment le cumul est interdit.  Donc s’il est élu, il laissera sa  place.  Et ça ne choque personne ! Encore heureux que les Républicains ne le soutiennent pas. (Un cas de figure qui pourrait arriver à Angers, mais ça n’est pas dit.)

Concours ENA : où l’on apprend que les  candidats sont nuls en économie. Pas une nouveauté, cela fait des décennies que les énarques plombent l’économie de notre pays.

T-shirt : Macron à Angoulême s’est laissé  prendre en photo  avec un maillot illustré par Jul stigmatisant les violences policières. De quoi mettre les forces de l’ordre de bonne humeur. Cet homme est vraiment inquiétant.

Bertrand flingue : Xavier n’y est pas allé par quatre chemins pour dénoncer le fiasco de la politique sécuritaire du pouvoir. Sans concessions.  Il faut dire que  les stats sont affligeantes. Une manière de se positionner aussi !

Effet pervers : la suppression de la taxe d’habitation risque de mettre le financement d’écoles primaires rurales en péril. Des maires qui tirent le signal d’alarme. Quand on dit que cette suppression est une décision imbécile !

Et une dernière pour la route :

Incroyable Gilles : Le « Perri-Scope » est impitoyable. Gilles Legendre s’y est ridiculisé en tentant d’expliquer  l’inexplicable pour justifier l’attitude des députés de son groupe au sujet du projet de loi allongeant le congé parental en cas de décès d’un enfant. Trop intelligent et trop subtil : je n’ai pas réussi à suivre son raisonnement. On est rassuré, ils n’ont pas fait preuve d’inhumanité. Ils sont tout simplement cons.

 


LE CAFE DU COMMERCE EN CONTINU…

Chaines d'info en continu

 

Baratin H24.

Pas une pour relever l’autre. Les chaines d’info en continu,  BFMTV, CNEWS, LCI… occupent l’espace  médiatique à longueur de  journées, ressuscitant le bon vieux café du commerce. Les tables rondes qui s’enchaînent avec à peu près les mêmes abonnés chaque jour, sont censées nous informer   en temps réel et dans le détail du moindre événement qui se passe sur la  planète. Sont  convoqués  alors les spécialistes et les  experts pour éclairer notre lanterne et nous permettre de comprendre le pourquoi du comment, sur fond d’images qui se répètent en un insupportable bégaiement. Mais on y apprend bien peu de choses, car ces intervenants n’ont bien souvent que  leur avis discutable à nous proposer et encore faudrait-il qu’il soit documenté, ce qui est rarement  le cas. J’en ai fait le constat sur des sujets bien précis que je connais bien.  Et si un « invité » a l’outrecuidance d’émettre une hypothèse ou un jugement différent, il  est aussitôt  rembarré et disqualifié en mots parfois crus. Les débats  s’éternisent et tournent en rond car il faut tuer le temps à tout  prix. Alors ça baratine et refait le monde, comme  on le faisait autrefois derrière le comptoir du café du coin, quand l’ingénieur de chez Citroën côtoyait l’employé de bureau  et la concierge devant un verre de côtes du Rhône (vécu).

Priorité au futile.

Si encore les sujets en valaient la peine. Il suffit de lister ceux qui ont été  abordés récemment  pour s’apercevoir qu’on se contente  de suivre la plus  banale des actualités. On se demande alors si informer  est vraiment le but, il s’agirait plutôt de distraire. Qu’on en juge : on a enduré « l’affaire des homards rugissants » pendant deux semaines pour enchaîner sur la tenue de Sibeth N’Diaye suite à un tweet de Nadine Morano forcément raciste, puis il a fallu se gaver jusqu’à plus soif de la venue de Greta Thunberg à l’Assemblée nationale à cause de quelques députés qui ont osé dire qu’ils avaient autre chose à faire, et « the last but not the least » le scandale des « podiums du tour de France » … Sans oublier la canicule objet d’adoration pour cause de preuve irréfutable du réchauffement climatique, notez que les mêmes ou leurs prédécesseurs disaient déjà la même chose en 2003, avec les mêmes prophéties. A côté de ça, on a eu droit  à une simple citation pour la désignation de Ursula Von der Leyen à la tête de la Commission européenne, événement pourtant autrement plus important. Mais ces médias se contentent trop souvent de choisir des sujets faciles qui ne touchent qu’à la surface des choses, qui permettent d’exploiter facilement l’émotion ou de surfer sur l’indignation collective. Le futile prime sur l’essentiel mais ce n’est  pas  sans conséquences.

Abrutissement collectif garanti.

Il conviendra de commencer par affirmer que, même dans le  superficiel, ces chaines d’information sont orientées. Elles puisent leur énergie inépuisable dans le façonnage de la « société progressiste ».  Car les commentateurs, à défaut d’être experts, sont tendancieux et choisis pour ça. S’il arrive qu’un sujet important arrive au débat, par exemple  le projet d’ouverture de la PMA aux couples d’homosexuelles, il  convient que l’échange soit « apaisé » ce qui se traduit par « que tout le monde dise la même chose », car, le progrès étant une évidence, il ne se discute pas. En témoigne l’échange sur LCI entre Ludivine de La Rochère  et Maurice Szafran de Marianne, ce dernier reprenant vertement son interlocutrice sur ses positions « idéologiques » (donc  méprisables), comme si les siennes ne l’étaient pas !  A quoi bon inviter la présidente de la « Manif’  pour Tous », sinon pour la diaboliser évidemment…  Dans ce contexte, l’échange d’argument n’a plus lieu d’être. L’invective, l’insulte, la haine, se substituent à la discussion. L’indignation remplace  la  contradiction et occulte le vide des idées ou  l’insuffisance de la réflexion. Comme on le voit trop  souvent, ces pratiques  débouchent facilement sur le lynchage  médiatique avec  comme cible, comme par hasard et de préférence, un politique. De Rugy est le dernier à en avoir fait l’expérience, mais combien d’autres avant lui ?

La démocratie est la grande perdante.

Nous sommes tous sous le coup de la  « nouvelle inquisition », celle de Twitter, haut lieu de l’indignation sélective et de l’étalage de l’absence de culture, mais grand fournisseur de sujets. Le laconisme permet toutes les émotions et évite les arguments. Ainsi la vie politique est-elle ballottée  entre le futile et l’anodin, pour nous empêcher de voir des logiques à l’œuvre qui sapent les fondements  de notre démocratie : présidentialisme excessif, affaiblissement du Parlement, mise en cause de  la liberté d’expression, stigmatisation de personnalités dites « sulfureuses », psychiatrisation des avis divergents dont les protagonistes seraient « hystériques », mépris du peuple et de ce qui serait « populiste »…  Cette intelligentsia libertaire, majoritaire dans les médias, est au service des lobbies « progressistes », au premier rang desquels le lobby LGBT (là c’est certain, je vais être catégorisé immédiatement comme homophobe).  

Bienvenue dans le « nouveau monde », si tant est qu’il existe étant à bien des égards tellement pire que l’ancien. Après, on s’étonne que les gens n’aillent plus voter.

 


TRÊVE PASCALE

Comme beaucoup d'entre nous, j'ai été bouleversé par le spectacle de l'incendie de Notre Dame de Paris.

Tous les discours me paraissent dérisoires. 

J'ai des articles en attente.  Je reviendrai vers vous après Pâques, la semaine prochaine.

                                        Daniel


LES DINDONS DE LA FARCE…

Marc Fiorentino

 

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire profiter du billet humoristique de Marc Fiorentino de ce matin, intitulé « Les dindons de la farce » :

« En cette journée de Thanksgiving une pensée pour tous ceux qui se font plumer. Et vous en connaissez autour de vous, à commencer par vous d'ailleurs.

Une pensée :

pour les automobilistes français, pour les 45% de ménages français qui paient 100% de l'impôt sur le revenu, pour ceux qui ont cru au mirage du bitcoin, pour ceux qui ont cru que les arbres de la Bourse pouvaient monter jusqu'au ciel, pour les Français qui sont en tête du classement de Forbes des pays les plus taxés au monde parce qu'aucun gouvernement n'a eu le courage de réduire les dépenses publiques, pour les Anglais qui ont cru que le Brexit étaient une bonne idée, pour ceux qui ne s'absentent jamais alors que l'absentéisme coûte plus de 100 milliards d'euros par an en France, pour ceux qui vont acheter demain des choses dont ils n'ont absolument pas besoin sous prétexte que c'est le Black Friday, pour ceux qui ont acheté les livres de Hollande et de Ségolène Royal, pour les Grecs, les Espagnols et les Portugais qui ont dû subir une austérité sans précédent parce que les gouvernements précédents ont été nuls, pour (à vous de compléter...).

Happy thanksgiving ! »

Comme vous voyez, les sujets ne manquent pas. J’ajoute personnellement une pensée pour ceux qui croient encore que Macron va nous sauver.


Matin d’Octobre

 Une nouvelle tenue et un poème pour saluer l'arrivée de l'automne .


Automne 2

 

C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.

Leur chute est lente. On peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.

Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées :
Mais ce n’est pas l’hiver encor.

Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.

François Coppée, Promenades et Intérieurs

  


C'EST L'ETE !

  Retraites

 

Le bloc-notes change de parure. 

Le régime des  parutions va se ralentir, sieste oblige !

Les  sujets vont se faire plus "légers" comme chaque année  pour  la saison estivale. 

Cela n'empêchera pas évidemment des articles plus "politiques" si l'actualité l'exige.

Bon été  à tous !

272 000 pages vues... Merci de votre fidélité !

Daniel 

 


Matin d’octobre

  Automne

 

C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.

Leur chute est lente. On peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.

Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées ;
Mais ce n’est pas l’hiver encore.

Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.

François COPPÉE (1842-1908) Le Cahier rouge

 


POESIE D'HIVER

Hiver

 

IL FAIT FROID

 

L’hiver blanchit le dur chemin

Tes jours aux méchants sont en proie.

La bise mord ta douce main ;

La haine souffle sur ta joie.

La neige emplit le noir sillon.

La lumière est diminuée…

Ferme ta porte à l’aquilon !

Ferme ta vitre à la nuée !

Et puis laisse ton coeur ouvert !

Le coeur, c’est la sainte fenêtre.

Le soleil de brume est couvert ;

Mais Dieu va rayonner peut-être !

Doute du bonheur, fruit mortel ;

Doute de l’homme plein d’envie ;

Doute du prêtre et de l’autel ;

Mais crois à l’amour, ô ma vie !

Crois à l’amour, toujours entier,

Toujours brillant sous tous les voiles !

A l’amour, tison du foyer !

A l’amour, rayon des étoiles !

Aime, et ne désespère pas.

Dans ton âme, où parfois je passe,

Où mes vers chuchotent tout bas,

Laisse chaque chose à sa place.

La fidélité sans ennui,

La paix des vertus élevées,

Et l’indulgence pour autrui,

Eponge des fautes lavées.

Dans ta pensée où tout est beau,

Que rien ne tombe ou ne recule.

Fais de ton amour ton flambeau.

On s’éclaire de ce qui brûle.

A ces démons d’inimitié

Oppose ta douceur sereine,

Et reverse-leur en pitié

Tout ce qu’ils t’ont vomi de haine.

La haine, c’est l’hiver du coeur.

Plains-les ! Mais garde ton courage.

Garde ton sourire vainqueur ;

Bel arc-en-ciel, sors de l’orage !

Garde ton amour éternel.

L’hiver, l’astre éteint-il sa flamme ?

Dieu ne retire rien du ciel ;

Ne retire rien de ton âme !

Victor Hugo


NOEL ARRIVE

Noel tintin

 

Noël  arrive à grands pas.

Déjà la maison commence  à se remplir. Le  sapin est en place et attend l’arrivée  des  petits-enfants pour revêtir sa  parure d’or et de  lumière. L’heure est à l’intendance : préparer les  lits, anticiper  les  menus, remplir les frigos et congélateurs…

Voici venue la « trêve des confiseurs » et la pause qui va avec.

Quelques sujets  légers pour remplacer autant que possible ceux qu’une actualité plus grave nous impose. Nous allons laisser un peu de côté la politique.

Quelques coups de  pattes quand même avant de reprendre en janvier   

Le silence de Fillon excite tout le monde et ça donne un spectacle assez drôle ; la primaire  socialiste  compte sept candidats dont trois extérieurs au PS qui concourent en « invités » et quatre anciens ministres, tout ça pour un strapontin dans la course à gauche ( les 7 nains ?) ; leurs premières déclarations reprennent toutes les vieilles lunes de la  gauche ; Hollande fait déjà partie du passé, mais je ne peux pas m'empêcher de lui en vouloir de nous avoir fait perdre 5 ans, et les chiffres que l'Insee vient de publier sont sans appel (croissance 2016 encore abaissée à 1.2%,  1.5% en 2017 au mieux ). Macron devient la personnalité  préférée des Français, c’est le résultat de sa campagne marketing, avec  une  particularité : son stock de sympathie est nettement plus à droite (48%) qu’à gauche (36%).  Il  est facile de deviner ce qu’il adviendra quand le bon peuple découvrira qu’il est de gauche, purement et simplement. Christine Lagarde est finalement coupable mais « dispensée de peine ». C'est original ! Voilà un curieux concept que le FMI a eu raison de mépriser en la confirmant à son poste. Nous vivons une période vraiment étonnante.

Bon, on termine par une pensée pour nos amis allemands.