MUNICIPALES : l’ARNAQUE DE LA « VAGUE » VERTE !

Municipales 2020

 

Abstentions massives.

Avec un taux d’abstentions de 60%, jamais vue sous la Vème République, le second tour des élections municipales souligne une fois de plus la désaffection du peuple à l’égard du moyen unique de la démocratie de s’exprimer librement. Signe d’un rejet ou d’un désenchantement des Français couplé avec la peur de sortir des personnes à risque à cause du coronavirus, dans de nombreuses villes, plus des trois quarts des électeurs n’ont pas pris la peine d’aller voter, comme à Roubaix (Nord) avec 77,25 % d’abstention. C’est une réalité désastreuse qui oblige à relativiser tous les résultats car elle apporte un biais à la sincérité du scrutin. Néanmoins, l’échec des macronistes se confirme et les partis de « l’ancien monde » montrent qu’il faudra encore compter avec eux.

Echec de LRem.

C’est le deuxième constat : la popularité de Macron diminue fortement. Les électeurs modérés et de droite ont clairement peu participé au vote. Les alliances avec le parti majoritaire ont la plupart du temps tiré les résultats vers le fond, comme à Bordeaux. Et quand il comptabilise des victoires c’est au travers de candidats « divers droite » qui n’ont pas affirmé franchement la couleur comme à Angers. La stratégie de la REM, qui a tenté les alliances à gauche et à droite, a échoué, comme  elle a échoué à s’implanter localement. Tout au plus peut-elle se féliciter du succès, au Havre, du Premier ministre, Édouard Philippe (qui n’est pas Lrem), avec 59% des voix, ce qui, logiquement devrait empêcher Emmanuel Macron de se séparer de lui, pour autant qu’il en ait envie.

Les Républicains confortés.

Malgré la  perte de quelques bastions, des échecs sur lesquels s’est fixée la focale médiatique, mais compensés par de nouvelles conquêtes, LR se sort de ces Municipales plutôt avec  les honneurs : plus d’une ville sur deux de plus de 9 000 habitants  sera gérée  par des maires LR et alliés, 120 villes de plus de 30 000 hab sur 236  … A Marseille, la gauche a gagné, mais la droite n’a pas encore perdu. Michèle Rubirola, tête de liste de gauche, a largement remporté le suffrage populaire mais n’obtient qu’une majorité relative au conseil municipal après le second tour. Au «3e tour», Martine Vassal (LR) ne s’avoue pas vaincue. Ses listes ont résisté mieux que l’annonçaient les sondages et rien n’est encore joué pour la désignation du futur maire de Marseille : onze élus des listes minoritaires du dissident LR Bruno Gilles et surtout de l’ex-socialiste Samia Ghali feront la décision. Le  parti de la  rue de Vaugirard peut se targuer d’être la 1ère force politique par son ancrage territorial.  Ces défaites dans certaines des plus grandes villes de France sont le reflet d’une sociologie dans les métropoles de plus en plus favorable au vote écologiste. Le parti se maintient toutefois dans deux des cinq plus grandes villes de France : Toulouse et Nice et conquiert Metz. Les accords avec Lrem à Lyon, Bordeaux ou encore Strasbourg se sont soldés par de cuisants échecs. La montée en puissance des écolos dans les grandes agglomérations n’a pas balayé la droite du paysage des grands centres urbains, mais l’abstention de ses électeurs y devient préoccupante. Cette victoire a été occultée par les trophées tonitruants conquis par les  Verts, mais elle est réelle et on le mesurera bientôt avec le renouvellement de la  moitié du Sénat fin septembre.

Le RN planté, le PS reprend des couleurs.

Le Rassemblement national a réussi à conquérir sa première grande ville, Perpignan, 120 000 habitant mais la victoire de Louis Aliot n’a surpris personne. En réalité, le RN n’a pas fait de vraie percée et son palmarès municipal reste encore très modeste. Ces résultats sont peu en rapport avec les sondages favorables qu’on attribue à sa patronne. A  la faveur de ces élections, le PS peut s’enorgueillir de quelques victoires symboliques comme à Saint-Denis. Il a surtout profité d’alliances avec EELV pour maintenir ses positions.   Martine Aubry à Lille l’emporte finalement avec seulement 127 suffrages de plus que son concurrent direct et Anne Hidalgo triomphe à Paris surtout grâce au maintien d’Agnès Buzyn.

Une vague plus haute que large.

On a présenté la « déferlante verte » comme « historique ». La victoire des écologistes « pastèques » en raison de leur alliance avec les partis gauchistes, dans plusieurs villes majeures comme  Lyon, Bordeaux, Strasbourg  ou Tours a été rendue possible par la désaffection de l’électorat de droite. Le triomphe des verts est un trompe l’œil. En effet, en raison de la faiblesse de la participation, le scrutin marque une réorientation de 40% des votants vers les coalitions socialistes, communistes et vert. L'écologisme reste une mode urbaine de  bobos gauchos. Et personne ne peut s’étonner de l’immense déroute de Gérard Collomb à Lyon, qui a mené une campagne incohérente.

Macron va jouer la carte verte.

N’ayant aucune conviction, il peut les avoir toutes, ce qui fait dire au « Canard » : « Le virage écolo de Macron : un vert à moitié vide ou un vide à moitié vert ? ». Il va vouloir surfer sur ce qu’il croit  être une large victoire écologiste.  Il va encore nous faire le coup du type qui a compris l’appel du peuple à une lutte sans merci contre le réchauffement climatique.  Il a commencé en débloquant 15 milliards pour les propositions environnementales de la Convention pseudo citoyenne qu’il a lui-même réunie. Or les résultats des municipales ne réclament pas du tout le basculement dans le « tout écologie ». Il  joue  là sa dernière carte  pour 2022.  Car le redressement économique apportera  rapidement ses limites aux délires verts. Sauf à creuser toujours plus les déficits et la dette… jusqu’à l’insoutenable. C’est le meilleur service qu’il pourrait rendre à la droite.

 


LE PLAN DE SOUTIEN A L’ECONOMIE DE LA REGION PAYS DE LA LOIRE

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Interview de Paul JEANNETEAU

Vice-Président du Conseil Régional des Pays de la Loire

Président de la Commission Développement Economique

 

J’ai interviewé notre ami Paul Jeanneteau pour la page Facebook des Républicains du Maine-et-Loire  et j’ai eu envie d’en faire  profiter mes  fidèles lecteurs du bloc-notes qui ne vont pas tous sur les réseaux sociaux. Je pense qu’il est important aujourd’hui de  montrer combien l’expérience des mandats électoraux est importante  dans l’exercice des responsabilités et pour l’efficacité des choix  et des décisions, expérience qui manque tant à la majorité actuelle et au plus haut niveau et qui nous vaut une gestion de crise à la godille.  Ancien député, ancien maire et conseiller départemental, Paul Jeanneteau, aujourd’hui Vice-Président du Conseil Régional des  Pays de la Loire en charge de la    plus importante commission, fait partie de ces élus qui « savent transformer  leur parole en actes »  et n’agissent  pas au hasard.

« sur-mesure et proximité maximale »

L’Etat a mis en place un fonds national de solidarité pour venir en soutien aux entreprises sinistrées par la crise du Coronavirus. Les Régions ont décidé d’apporter un soutien supplémentaire en mobilisant 500 M€ au sein de ce fonds (soit pour les Pays de la Loire, 25 M€). Pour sa part, la Région des Pays de la Loire a mis en place plusieurs dispositifs, visant à compléter le plan national décidé par le gouvernement : un plan d’urgence de 56 M€ et un « Fonds Territorial Résilience » de 32 M€ ainsi qu’un dispositif d’aides pour le tissu associatif, culturel et sportif de 4,3 millions. Si on prend en compte les 25 M€ qui avaient été voté au BP 2020, c’est en réalité 76 M€ qui ont été mobilisés, 51 M€ de mesures nouvelles ayant été votées en urgence depuis le début de la crise.

 

Rencontre avec Paul JEANNETEAU, Vice-Président chargé du dossier économique à la Région  des Pays de la Loire, qui en a été la cheville ouvrière active.

 

«  Le Conseil Régional a voté  le  17 mars dernier un  plan d’urgence de 56 M€ pour venir en aide aux entreprises mises en difficultés par la crise sanitaire.  Quelles en sont les  grandes lignes ?


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: Nous faisons face à une crise sans précédent. Pour aider nos entreprises  à traverser cette terrible épreuve, après avoir mené une concertation avec tous les partenaires concernés, nous avons décidé de mobiliser des moyens régionaux exceptionnels, plus de 56 M€.  L’objectif de ce plan d’urgence est de proposer en lien avec l’Etat et la BPI, des dispositifs qui correspondent aux besoins de toutes nos entreprises : commerçants, artisans, agriculteurs, PME, ETI, mais aussi en soutien à tous nos acteurs  associatifs, sportifs et culturels. Je tiens à souligner que ces 56 M€ peuvent permettre grâce à l’effet de levier et aux dispositifs de garantie, d’apporter plus de 320 M€ de prêts aux entreprises. Nous avons fait en sorte que tous les dispositifs soient rapidement opérationnels afin d’éviter que les entreprises ne fassent faillite.

Vous ne craignez pas de faire doublon avec les aides de l’Etat ?

PJ : Nous nous sommes fixés trois principes : « simplicité » d’abord, pour l’accès et l’instruction des dossiers, « efficacité » ensuite : il s’agit de proposer des  mesures adaptées à chaque situation et chaque taille d’entreprise, en maximisant les effets de levier financiers, et enfin « unité » de façon que ce que nous mettons en œuvre le soit en étroite coordination avec la BPI et en complémentarité avec l’Etat, l’idée étant de « jouer collectif », pour assurer la cohérence de l’action économique et d’agir dans le cadre de l’unité nationale face à l’ampleur de la crise.

En quoi consiste concrètement le plan d’urgence ?

P1050502 PJ : Il s’articule en six grandes mesures. Et nous avons voulu, pour chacune d’entre elles, qu’il soit simple, efficace et pragmatique. Nous avons voulu aussi  qu’il s’adresse au plus grand nombre d’entreprises, d’activités et de filières.

Sans entrer  dans le détail, le 1er train de mesures, c’est notre participation au Fonds National de Solidarité pour lequel nous avons apporté 25M€ (Cette somme a été fixée en tenant compte du PIB régional rapporté au BIP national). Il est destiné aux artisans, commerçants, traiteurs, restaurateurs, TPE et entreprises de l’économie sociale et solidaire.  Il s’adresse aux entreprises connaissant des difficultés de trésorerie et leur permettra de bénéficier d’une subvention.

La 2ème mesure consiste en un « prêt rebond » à taux zéro  doté de 12 M€, Région-BPI.  Il vise les PME qui pourront bénéficier d’un prêt de 10 000 à 300 000 €. C’est 60 M€ de prêt au total qui seront déployés grâce aux effets de levier des contreparties bancaires.

La 3ème mesure consiste, à hauteur de 5 M€, en un report de six mois des avances remboursables de la Région dues par les entreprises qui en sont redevables.

La  4ème mesure  est un dispositif de garantie de prêts dans le cadre de « Pays de la Loire garantie », destiné aux TPE, PME-PMI et ETI. Il porte à 80% le montant garanti et est cofinancé par la Région et BPI. Ces 10 M€ de fonds garantis visent à rendre  possible 205 M€ de prêts bancaires.

La 5ème  mesure,  avec le dispositif « Pays de la Loire-redéploiement », abondé de 15 M€, permettra de souscrire un prêt en trésorerie de 50 000 à 500 000 € à un taux de 2,03%, sans garanties ni coûts additionnels et vise à un volume de 60 M€ de prêts, toujours grâce à l’effet levier.

Enfin, la 6ème  mesure, est un nouveau dispositif « fonds d’urgence événements » destiné à toutes les associations organisatrices d’événements sportifs ou culturels pour   leur venir en aide au moment où nombre de leurs projets sont annulés, avec un plafond de 30 000 €.  Ce fonds est complété par un effort régional de 2,3 M€  que représente le maintien de toutes les subventions versées pour les  manifestations programmées et finalement annulées et en renforcement des dispositions actuelles.  Ce qui fait un effort total de 4,3 M€ de soutien financier régional.

Comment fait-on pour accéder à ces aides et sur quels critères ?

P1050504 PJ : Le plus simplement possible. Nous avons mis en place deux n° verts, un pour les entreprises (0 800  100 200) et un pour les associations culturelles et sportives (0 800 200 402). Un conseiller leur indiquera la marche à suivre et  l’interlocuteur  dont elles ont besoin.  Tous  les agents du réseau des développeurs et de notre Agence de développement « Solutions&Co» sont mobilisés pour faire face à la demande. Les  critères sont précis et adaptés à la taille des entreprises concernées. Il s’agit de faire du sur-mesure, pour compléter ce que fait  l’Etat qui ne peut être que du « prêt-à-porter ».  Notre objectif est de sauvegarder le maximum d’emplois et de faire en sorte que la crise n’ait pas de conséquences irréversibles sur le plus grand nombre des entreprises qu’elle atteint, quelle que soit leur taille, de la plus petite à la plus grosse. Ces dernières ayant plus de capacité de résistance. Notre effort est relayé par d’autres partenaires comme, notamment, les Chambres de Métiers et de Commerces.

Pourquoi alors un fonds « territorial de « résilience » ?

PJ : nous nous sommes aperçus que malgré tous nos efforts, beaucoup de très petites entreprises passaient à côté de nos dispositifs. Nous avons donc décidé d’agir au plus près des territoires.  Nous avons lancé une levée de fonds auprès de toutes les autres collectivités.  Les  cinq départements, les grandes collectivités et l’ensemble des EPCI ont répondu à l’appel. En partenariat avec la Banque des Territoires, nous avons  pu créer ce fonds « Résilience » doté de 32M€. Il a  pour objectif, en complément de ce que nous avons déjà mis en place, de répondre au besoin de trésorerie des entreprises de moins de 10 salariés dont l’activité est impactée par la crise sanitaire. Il s’agit souvent de micro-entreprises, de TPE et de structures de l’Economie Sociale et Solidaire.  Elles pourront obtenir un soutien sous la forme d’une avance remboursable.  Un site dédié est d’ores et déjà opérationnel : www.resilience-paysdelaloire.fr. Les entreprises concernées peuvent y déposer directement leur dossier en attestant sur l’honneur de leur inéligibilité au Fonds national de solidarité et de leurs difficultés liées à la crise du Covid 19.

P1050502 En conclusion, je pense que l’engagement pris par la majorité du Conseil Régional de ne laisser aucune entreprise au bord du chemin, est tenu. La  Région des Pays de la Loire est pleinement mobilisée pour faire face à cette crise sans précédent, et de multiples autres actions en rapport avec ses missions de service public ont été engagées parallèlement. »

 

Les dispositifs de soutien proposés par la Région se révèlent pleinement efficaces si l’on en croit le nombre d’entreprises qui ont fait connaître leur souhait d’en bénéficier. On le doit évidemment en grande partie à l’expérience d’élu local de Paul Jeanneteau et à sa   connaissance fine du tissu économique régional grâce à l’expertise qu’il  a acquise à la tête du Comité d’Expansion du Maine-et-Loire. Cette double compétence lui a permis de peaufiner un soutien sur-mesure aux différents types d’entreprises. La Région des Pays de la Loire reste pleinement mobilisée auprès des associations sportives, culturelles ou sociales, dans cette période particulièrement difficile et le dispositif de soutien  vient d’être prolongé au-delà de la période de confinement jusqu’au 30 septembre.

 


NOUS SOMMES LA NATION FRANCAISE…

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« C’est ça la France … Qu’a-t-on fait pour mériter ça ? » Un livre que tout citoyen qui s’intéresse à la chose publique devrait lire.  Barbara LEFEBVRE y passe en revue toutes les dérives de notre temps qui cherchent à détruire La France, sa culture, son histoire, sa laïcité, son unité…. Un livre d’une grande lucidité qui part de l’observation des faits et qui en analyse les origines et les conséquences néfastes. Et pourtant, nous restons la « nation française », c’est le cadre qu’il faut continuer à défendre. Elle nous dit comment. Un merveilleux outil de réflexion pour une droite qui se reconstruit.

Les deux postmodernités.

Faisant référence au sociologue Yves Bonny, Barbara Lefèbvre évoque « l’idéologie de la déconstruction » à l’œuvre et met en lumière les deux axes de la critique postmoderne du « en même temps » macronien. La première postmodernité met en valeur toutes les catégories sociales dite marginalisées ou opprimées (femmes, immigrés, homosexuels, minorités religieuses…). Racialisation et ethnicisation en sont la démarche naturelle. Le processus débouche sur la nation multiculturaliste. L’identité nationale y est présentée comme hégémonique, car imposée par les groupes sociaux dominants. La seconde postmodernité est celle de l’individu nomade, cosmopolite, sans racines… Il est chez lui partout et ne connait pas les frontières. Sans passé ni avenir, il vit uniquement dans le présent. Il est le digne représentant des élites intellectuelles, artistiques, économiques des grandes métropoles. La nation est l’ennemi de ces deux postmodernités : elle oppresse les minorités, elle est un geôlier pour le nomade. Voilà pourquoi tous ceux qui s’en réclament sont aussitôt stigmatisés et suspectés de vouloir restaurer des valeurs nauséabondes.

La nation.

La culture qui fonde notre identité nationale est le résultat d’un melting-pot, de mélanges, de métissages, elle s’est forgée au cours des siècles. En valorisant l’unité de la nation (une et indivisible) nous mettons en avant ce constat. Accepter de se fondre dedans va à l’encontre de l’accusation d’exclusion, de xénophobie ou de racisme. Encore faut-il adopter le principe d’universalité sur laquelle cette identité s’est construite. Cela ne convient pas aux obsédés de la race ou du genre qui préfère la psychologie victimaire.

La patrie.

Ce n’est pas un hasard si le drapeau tricolore a été remis à la mode au milieu des années 2000. Déjà, l’insécurité culturelle pointe et une partie de l’élite politique, intellectuelle et médiatique s’empare des couleurs nationales pour  montrer au peuple inquiet un attachement patriotique à la France. Mais il ne suffit pas de pavoiser. D’abord le bleu-blanc-rouge ne plait pas à tout le monde et est réduit par certains à « la revendication d’une nation mythifiée de tradition judéo-chrétienne, de blancs aux yeux bleus, excluante et raciste ». L’extrême gauche apporte ainsi son soutien aux islamistes. Peu importe qu’on soit pris en contradiction entre l’hyper souverainisme des Conventionnels de 1792 et le courant internationaliste prolétarien repeint aux couleurs du multiculturalisme, dont ils se réclament. La patrie c’est aussi La Marseillaise. Autre symbole fort de l’attachement à la France, elle est forcément une cible. Se réapproprier les symboles de la République, c’est aussitôt être suspecté de faire le jeu de l’extrême droite. Le débat autour du « sang impur » qui au début du XVIIIème siècle n’a aucune connotation raciste ni protofasciste, n’est qu’un artifice pour se démarquer à bon compte. En quoi une ligne de la Marseillaise réduit-elle l’identité des Français à une couleur de peau ou à une ethnie quelconque ?  La patrie enfin, c’est un territoire. La géographie rejoint l’histoire. Le pays abrite la nation comme le paysan fait le paysage. C’est pour avoir nié cette réalité que le pouvoir centralisé et technocratique s’est pris de plein fouet le mouvement des « gilets jaunes » ! Attaquée sur ses symboles et niée dans sa réalité par la mise à mort du monde rurale, notre « patrie » est en grand danger.

Christianisme et laïcité.

« Les religions sont des structurants identitaires fondamentaux » affirme Barbara Lefèbvre avec justesse, ne serait-ce que parce que la « morale judéo-chrétienne » subsiste et se retrouve dans nombre de nos valeurs, de nos principe juridiques sous une forme sécularisée, rationalisée. Evidemment l’islam provoque un électrochoc identitaire, dans un monde où le religieux s’est réduit à la « sphère privée ». Mais qui ne voit la contradiction d’une doxa qui se plait à décrire le modèle judéo-chrétien comme désuet voir réactionnaire et pousse des cris d’orfraie quand on s’offusque du port d’un voile pourtant largement discriminant à l’endroit des femmes. Passons sur le fait que les participants à la « manif’ pour tous » soient décrits par les médias « éclairés » comme un ramassis de cul-bénis et de fachos homophobes, ce qui n’est en rien la réalité, il suffit de quelques images bien choisies et le combat est perdu d’avance. Le paravent de la laïcité pour lutter contre une religion qui a la prétention de régir la vie des sociétés humaines dans toutes ses dimensions, depuis la sphère privée jusqu’à l’organisation de l’espace public, risque d’être bien maigre d’autant plus que le Conseil d’Etat rend des arrêts d’une grande tolérance à l’égard de l’islam, en vidant de sons sens la loi de 1905.

L’idéologie de la déconstruction.

C’est le pire poison pour notre société. « La nation est un monstre, l’identité nationale est luciférienne, l’Etat a des penchants génocidaires ». Le culte du repentir concerne tout l’Occident, et l’Europe en particulier, accusés de tous les crimes esclavage, impérialisme, colonialisme, génocide…  Inutile d’entrer dans le détail. Et pour que ce soit bien clair, on réécrit l’histoire. L’objectif est simple :  déconstruire les idéaux universels occidentaux. Le progressisme s’est attaqué à l’art, la littérature, la philosophie. La mise en procès de l’Occident esclavagiste, raciste, islamophobe, sexiste est généralisée. Elle débouche sur le relativisme intégral qui excuse d’avance le terrorisme. Ainsi depuis vingt ans, la repentance est devenue une routine. Mais ne nous y trompons pas, la mouvance décoloniale est par sa nature identitaire, fondée sur des bases ethniques et/ou religieuses. Elle entend se confronter à l’identité nationale pour la disloquer, la remplacer : « La France est à nous ! » disent-ils. Ils refusent ainsi de se fondre dans l’identité nationale comme d’autres l’ont fait avant eux.

La place de l’armée.

Avec le sacrifice d’Arnaud Beltramme, image indépassable du « héros » au service de la patrie, à laquelle on pourrait ajouter le sacrifice des 13 soldats morts au Mali, le lien armée-nation a plus que jamais sa raison d’être. L’engagement militaire reprend enfin tout son sens. Le déni de la guerre est-il pour autant conjuré ? Va-t-on enfin utiliser vraiment l’armée dans le rôle qui lui est dévolu, et non la confiner dans des tâches subalternes, de sécurité-parade ou éducatives. Mais que penser quand le chef des armées humilie son chef d’état-major ?

Je n’ai fait que survoler superficiellement un ouvrage à la réflexion dense et implacable. Le livre mérite qu’on entre dans son intensité.

Vous n’avez pas le temps de le lire ? Alors venez samedi prochain à la rencontre de l’auteure. Et en plus vous pourrez lui poser toutes vos questions au cours d’un échange qui s’annonce ouvert et riche.

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" C'EST CA LA FRANCE..." Conférence-débat

On ne présente plus Barbara LEFEBVRE, enseignante, auteur de livres qui ont fait l'actu. 

C'est son dernier ouvrage qui sert de support à son exposé. : "C'est ça la France ... Qu'a-t-on fait pour mériter ça ?"

Elle y passe en revue tous les enjeux et les modeleurs de la "pensée conforme" à la manoeuvre, tout ce qui déconstruit et détisse les liens entre les générations, la France coupée en deux entre gentils "progressistes" et  méchants "nationalistes"...

Nation, identité nationale, culte victimaire, manipulations idéologiques : un état des lieux sans concession par quelqu'un qui n'a pas froid aux yeux !

Nous avons la chance qu'elle vienne à notre rencontre !

Un rendez-vous incontournable !

Merci de vous inscrire, en utilisant le lien ci-dessous. Vous aiderez à la bonne organisation de la réunion.

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BECHU SE FAIT TRIMBALLER !

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Président…

Angers a son président de la République… des Maires.  Oh, un président lilliputien !  36 maires  pour 36 000 dans la France réelle, ça fait un Président au 1/1000ème.  On  l’aurait rêvé  plus grand que ça ! Heureusement ça ne l’empêche pas d’être un maire efficace et il présentera devant les Angevins un bilan en béton, au sens propre comme au figuré, avec, à la différence de son mentor, des finances plutôt bien tenues. Mais que continue-t-il de faire dans la galère macronienne ?   Son discours limité à : « Il faut aider Macron à réussir son mandat »,  avec en creux  l’idée qu’il faut faire barrage à Marine Le Pen, a  pris du plomb dans l’aile aux Européennes, puisque Marine Le Pen est arrivée  en tête. Réussir quoi ? Les réformes qui ont été réalisées jusqu’à maintenant sont ou mauvaises ou insuffisantes. Alors Béchu a réuni à Angers 36 comparses du centre-droit,  étiquetage non garanti, LR  en rupture, UDI,  Agir voire Modem … en vue de préparer les  prochains municipales.  On a fait dans l’échange d’expériences pour meubler  le séminaire. Utile, mais  pas de quoi faire émerger un « nouveau monde ». 

LREM clanique.

C’est que le  partenaire principal n’est  pas commode. Le parti de Macron n’est pas tendre avec les « compatibles ». Ce parti qui n’a aucun réseau local a des ambitions sur quelques grandes villes pour faire illusion et bien entendu vise au plus facile en marchant sur les plates-bandes des copains. Le  « nouveau monde »  qu’il prétend représenter a tous les traits du vieux monde : sectaire et sans nuances comme au bon  vieux temps du PCF ! Il se prétend ouvert, mais c’est une machine à exclure ceux qui ne suivent pas la ligne et  n’hésite pas, sous la houlette de ses pieds–nickelés que sont Gilles Legendre, Stanislas Guérini et Pierre Person, à exclure les dissidents et imposer des candidats face aux sortants  « macron-compatibles », tandis que le Premier Ministre, chantre de  la  droite macroniste (un oxymore)  se sent obligé de  flatter l’aile gauche du parti majoritaire.  Ce  sont les maires de  Bordeaux, Nicolas Florian et de Vannes, David Robo, pour ne prendre que ces deux exemples emblématiques, qui sont visés par LREM en mal d’implantation locale et en butte à des rivalités.

Un président qui reste très impopulaire.

Dans ces conditions, la volonté de « jouer les utilités » peine à se faire entendre, et deux ans et demi   après, Christophe Béchu en est encore à y croire, alors qu’il se heurte la plupart du temps au mépris jupitérien.  Il a beau penser « qu’une majorité gagne toujours à s’ouvrir »,  le  simple fait  qu’il en soit encore à ce constat montre bien l’impasse de sa démarche. La présence de Delphine Bürkli a ses  côtés, qui a rejoint Benjamin Griveaux à Paris, où la situation est  kafkaïenne, contribue  à semer la confusion. Comment ne voient-ils pas l’impopularité de l’exécutif et la manipulation dont ils sont l’objet ? Ils veulent « aider le Président à réussir »,  mais réussir quoi ? Quel que soit le côté où je me tourne, au-delà des paillettes, je ne vois que désastre : crise de confiance majeure avec les  « gilets jaunes », urgences en grève, pompiers en grève, policiers au bout du rouleau et suicides en cascade, provocations des communautaristes sans réaction du pouvoir, dette abyssale qui n’en finit pas de croître et embellir avec les  finances les plus  mal tenues du monde développé, économie déconnectée qui se traîne, sans parler du projet de démolition de notre Constitution … Le  Maire d’Angers n’a certes pas besoin de LREM pour exister, même si la mue de son ancien adjoint aux finances devenu sénateur LREM est impardonnable. Qu’il le veuille ou non, il est encore Républicain, bien qu’il s’en défende, car il  ne suffit pas de retirer une étiquette sur une bouteille ou d’en changer pour en modifier le contenu. Tout cela n’est que jeu politicien. Nous ne perdrons pas une occasion de lui rappeler son origine et à qui il a dû d’être devenu maire. Simplement, je le mets en garde : il arrive que l’impopularité au sommet rejaillisse sur la base. Et ça, on n‘en sera pas comptable ni responsable !

Une stratégie risquée.

J’aurais mieux compris qu’il adopte la stratégie de Christian Estrosi. Ce dernier est resté fidèle à Sarkozy et à son parti, ce qui fait une différence notoire. Il soutient Christian Jacob pour la présidence. Au moins, son positionnement est plus lisible et s’inscrit dans l’esprit d’ouverture qui a toujours animé le parti Les Républicains, qui,  comme on le sait, est traversé par plusieurs courants. Les procès qui ont été faits à Laurent Wauquiez n’étaient que des prétextes à postures. La preuve en est que la liste aux européennes rassemblait des candidats de toutes les sensibilités et avant de connaître le résultat, nombre de ceux qui se sentaient des velléités macronistes s’étaient rendus au Palais des  congrès à Paris pour célébrer avant l’heure « la résurrection ». L’échec n’est pas venu de la ligne suivie pendant la  campagne,  mais du martèlement médiatique et du « moi ou le chaos » présidentiel. On a vu le résultat : Marine Le Pen est arrivée première. Ce que je reproche à tous ces élus, Edouard Philippe en tête, c’est d’empêcher Les Républicains de jouer pleinement leur rôle de force d’alternance  en semant la confusion dans l’esprit des électrices et des électeurs de centre droit. Avec le risque énorme de nous retrouver un matin de 2ème tour avec Marine Le Pen élue ! Ne croyez  pas que ce soit impossible quand 60% des électeurs de la France insoumise se disent prêts à voter pour elle. Alors, il ne faudra pas que Christophe Béchu vienne encore accuser Les Républicains. Rien ne pourra l’exonérer de sa responsabilité ! 

 


BECHU EST-IL FACHE AVEC L’HONNETETE INTELLECTUELLE ?

Béchu municipales

 

Christophe Béchu  a voulu tourner le dos à sa famille politique, c’est son choix. Il  est respectable,  encore que…

Mais depuis qu’il a  rejoint le camp de la  REM, je trouve qu’il  multiplie les accommodements avec les faits, surtout quand il se prétend toujours de droite. Passons sur les conditions dans lesquelles il a provoqué le changement d’affectation de son ami  Capus,  muté en quelques heures de n°2 de la liste Des Républicains à tête de  liste « En Marche » pour les sénatoriales. Il veut, dit-il, que Macron réussisse pour éviter l’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir. En soit, c’est louable,  sauf que ça  le conduit à soutenir une politique dont il a toujours combattu nombre des choix : le libéral qu’il était approuve aujourd’hui la politique dirigiste du gouvernement dont on mesure l’efficacité avec les dossiers Général Electric, Ascoval ou encore Renault-Fiat ; le gestionnaire partage sûrement la  fuite en avant des dépenses publiques pratiquée par le gouvernement de son ami Philippe ; et le catholique que j’ai connu, plutôt défavorable  au mariage pour tous, va certainement soutenir le  projet de « PMA sans père »  et l’artificialisation de la filiation  qu’il officialise. 

Du relativisme argumentaire.

Christophe Béchu lance une association nationale pour rassembler les  maires  macronistes,  en vue des municipales. Et à cette occasion il donne une interview à l’hebdomadaire Le Point dont le contenu contient des affirmations « discutables », en restant poli. Je lui laisse son jugement sur la  participation électorale à tout juste un électeur sur deux qui le réjouit. Il explique la défaite des socialistes et des Républicains  par  le fait qu’ils ont fait de l’opposition systématique. Généralisation hâtive et curieuse conception de la démocratie.  Il est vrai que le Macronisme n’aime pas ce qui s’oppose.  Sans doute Christophe Béchu soutiendrait-il la réforme du règlement de l’Assemblée nationale qui restreint les droits de l’opposition,  comme si la Nation se réduisait à un parti politique aux ordres d’un Président  qui serait répartiteur du temps de parole…  sauf pour lui. J’ajouterai que faire référence à la  période où la droite a été au pouvoir pour  critiquer ses prises de position par  exemple sur les dotations aux collectivités  locales,  en s’affranchissant des contextes qui peut les expliquer, est une ficelle  pas très honnête.  La  droite n’a plus été au pouvoir depuis 2012  et sous-entendre qu’elle n’a  pas réformé  est  une contre-vérité.  Il oublie les  80 réformes réalisées sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy  malgré  la  crise de 2008. Il n’est pas certain que Macron en réalise autant. Je ne partage pas  du tout son avis sur l’action qui est  menée : le Président parle  beaucoup  mais agit peu, et quand il agit, il le fait  mal : la  réforme de la taxe d’habitation est une erreur monumentale, la réforme de la formation professionnelle aussi.  Cette recentralisation qu’il aurait combattue en un autre temps, il semble aujourd’hui s’en accommoder. La  vérité, c’est que le pouvoir actuel  mène une politique « radicale-socialiste » shootée à la dépense publique et ne réforme qu’à la marge.  Et  si le pays est en crise et en triste état, ça  n’est  pas le  fait de  l’opposition, mais bien celui d’une gouvernance inadaptée et inefficace. Les Républicains n’ont cessé de tirer le signal d’alarme sur le mécontentement qui couvait dans la France profonde depuis le début de l’année 2018,  sans jamais être ni entendus ni compris par une majorité arrogante et sûre d’elle-même. Soutenir Macron dans ces conditions, c’est faire le lit du Rassemblement national.

Etre de droite exige  de  la  cohérence.

« On peut ne pas avoir voté LR et rester pour autant de droite, non ? Continuer de penser que le travail, le mérite et la liberté sont des valeurs essentielles, que l'assistanat n'est pas une solution, que notre pays a besoin de réformes, que diminuer les dépenses publiques est un impératif et qu'il faut se garder de tout angélisme et naïveté sur l'immigration... ? » dit-il,  mais alors comment peut-il être solidaire d’un gouvernement qui pratique tout  le contraire : jamais l’assistanat n’a autant fleuri, jamais le communautarisme ne s’est aussi bien porté jusque dans les quartiers d’Angers, jamais les déficits n’ont été aussi importants puisque nous sommes la lanterne rouge en Europe et les champions du monde des prélèvements, quant à la naïveté  sur l’immigration j’aimerais savoir ce qu’il pense des 255 000 titres de séjours accordés en 2018…

En politique,  il n’y a pas de défaite, il n’y a que des échecs.

Les Républicains viennent de connaître un grave échec malgré une campagne enthousiasmante. Les causes en sont multiples, comme toujours et les  conséquences  douloureuses,  bien que les résultats de ce genre de scrutin soient rarement « fondateurs » de quelque chose de durable. Pourtant ce qui est sidérant c’est le déluge d’indignité généré par une partie de la classe  politique, assorti d’une sorte de jubilation hystérique de la part de certains. Ceux qui rêvent  de se  partager les dépouilles  du parti, lepénistes d’un côté, marcheurs de l’autre, unis dans un songe commun, pourraient bien en être pour leurs frais. Le  pire est venu du comportement des transfuges de LR qui après avoir trahi par opportunisme –personne ne croit à la fable « des valeurs »- se comportent aujourd’hui en charognards cyniques, faisant penser à ces  pillards qui font les poches des victimes d’une catastrophe :  ceux d’Agir, en première ligne, qui se ruent pour chercher à affaiblir un peu plus les Républicains, n’hésitant pas comme  Frédéric Lefebvre ou Thierry Solère à pratiquer l’outrance, comme s’ils voulaient exorciser leurs démons – quand je m’entends traité d’hyperdroitisé, c’est du même  ordre que Clémentine Autain qui juge Macron ultralibéral- . La dignité  leur a définitivement échappé. Mais voilà, il se trouve  encore chez les Républicains  des gens qui ont des convictions.  Celles-ci sont nobles  et respectables.  Des discours emprunts d’humanisme de Bellamy, je ne retranche pas une seule virgule. Le  parti se relèvera.  « Tenons bon, soyons fermes, soyons fidèles… » et il nous restera l’honneur.   Ce qui manque tant à ceux qui nous dénigrent.

 


SI, UN AUTRE CHOIX EST POSSIBLE !

Daniel Houlle001

 

Je m’adresse aux électrices et aux électeurs de la droite et du centre. Mon passé  politique de l’UDF à l’UMP et aux Républicains, mon passé d’élu local, attestent de la permanence de mes convictions  et m’autorisent, aujourd’hui à leur donner mon avis et à leur lancer  un appel : celui de ne pas céder au chantage exercé par  des élus en place au parcours fluctuant. Ainsi, d’après Monsieur Béchu, signataire d’une tribune parue dans le Journal du Dimanche, nous n’aurions pas d’autre choix que de voter pour la liste « Renaissance de l’Europe », initiée par le Président de la République.

Eh bien si, un autre choix est possible !

Un leadership mort-né.

Le Président de la République a produit de beaux discours grandiloquents sur l’Europe, du Parthénon à la Sorbonne, proposant de multiples avancées vers toujours plus de fédéralisme, mais force est de constater que personne en Europe ne l’a suivi. Il a voulu réaffirmer son leadership  en publiant une tribune publiée dans tous les pays de l’Union, mais il n’a fait qu’indisposer un peu plus nos partenaires par cette démarche vécue comme une arrogance supplémentaire. Sur le Brexit, esseulé à nouveau, il vient d’être obligé de faire  marche arrière en acceptant un report jusqu’au 30 octobre. Il nous propose une liste caméléon qui  réussit l’exploit de juxtaposer l’oiseau technocrate, le lapin vert et la  carpe centriste, avec pour projets principaux toujours plus d’officines et de budget commun, tout en modifiant son programme qu’il infléchit en mots pour reprendre à son compte les thèmes de l’écologie, de  l’immigration, de la  protection des peuples, défendus depuis longtemps par « Les Républicains » et tenter de détourner des suffrages à son profit. Une telle démagogie et absence de substance ne méritent pas qu’on lui fasse confiance.

L’Europe de Macron ou mourir ?

« Vous n’avez pas le choix ! » Cette injonction hurlée  dans un clip électoral ne doit ni nous faire peur ni nous intimider. Nous n’aurions pas d’autre choix que de voter pour un autre programme que celui bricolé à la va-vite par les petites mains du cabinet présidentiel. Au moins aurait-on  pu espérer avec  un slogan prônant une « Renaissance européenne » un vrai projet de réorganisation stratégique  face aux grands empires chinois et américains, une réaffirmation forte de notre identité, de notre culture, et autre chose que la perpétuation du déficit démocratique d’une Europe confisquée par les technocrates de la Commission. Il n’en est rien.  Comme d’habitude, on joue sur les  mots, les symboles et les peurs. Face aux réalités que l’Europe étale et aux défis qu’elle doit affronter, la liste LRem choisit la politique de l’Autruche. Ce  n’est pas en méprisant le concept de « nation » et en le couvrant d’adjectifs « bruns » que l’on réussira une quelconque renaissance. Ce n’est pas en faisant perdurer l’entre-soi d’une technocratie déconnectée du réel, un centralisme sans légitimité démocratique, le gadget fumeux d’une banque du « climat » inventé pour faire plaisir à l’écologie médiatique que  l’on répondra aux demandes légitimes des peuples qui composent l’Union. Cette Europe-là qui ne protège de rien et dont  la technocratie nous affaiblit, on nous l’a déjà proposée et elle a conduit à toujours plus de rejets et d’abstentions.

Voter  pour la  liste LRem, ce sont des voix de perdues. Comme leur chef, isolé au milieu des chefs d’Etats, que pourront faire une vingtaine de députés  parmi 750, esseulés, ne  sachant dans quel  groupe ils siégeront : ils n’ont aucune chance de faire avancer leur projet. Non, Monsieur Béchu, entre le  fédéralisme irréaliste de Monsieur Macron et le populisme de  Madame Le  Pen, il existe un autre choix.

L’Europe de la « réconciliation »

L’Union européenne n’a pas besoin d’une  « renaissance »,  mais d’une « réconciliation » avec ses peuples.  C’est donc une autre vision, réaliste, concrète qu’il faut avoir, et qui tient compte des réalités : celles de l’Europe de 2019, celle de nations qui se réveillent, qui refusent d’être des passoires sans frontières, ou, comme Le Danemark et la Suède, se trouvent contraintes de prendre des mesures radicales pour endiguer l’immigration massive… Pour sauver l’Europe de l’implosion, « les Républicains » pensent qu’elle doit changer de direction, entendre les inquiétudes des peuples et répondre au triple défi migratoire, économique et civilisationnel qui lui fait face. L’Europe ne progressera que si elle s’appuie sur les nations qui la composent. Pour ces élections, le projet  conquérant pour une Europe qui protège nos frontières, nos entreprises et  notre civilisation, existe, c’est celui proposé par la liste menée par François-Xavier BELLAMY. Avec  ses soixante-quinze propositions concrètes il  est le seul  projet détaillé soumis à l’électorat. Il propose cinq priorités qui permettront de réconcilier l’Union européenne avec les peuples : Une Europe frontière qui prend à bras-le-corps le  problème de l’immigration de  masse, nous défend face au terrorisme islamiste, et protège notre territoire en refusant tout nouvel élargissement ;  une  Europe « civilisation » qui assume et défend notre Histoire, transmet et fait rayonner notre identité et nos valeurs ; une Europe Puissance, qui assume la défense de nos intérêts, de nos emplois, de nos entreprises , face aux géants de la mondialisation que sont la Chine et  les Etats-Unis ; une Europe Projet, qui met fin à la surenchère des normes et axe le travail de la Commission en privilégiant de grands projets stratégiques, utiles pour nos peuples, pour notre économie, pour notre futur ;  une Europe efficace, plus démocratique,  moins technocratique,  plus respectueuse des citoyens et des nations européennes.

Electeurs de la droite et du centre, Monsieur Béchu vous trompe et vous n’êtes pas obligés de vous laisser prendre en otage  par un choix qu’il voudrait manichéen, entre le sauveteur progressiste  Macron et les populistes du Rassemblement national, qui ne correspond pas à la  réalité.

Vous voterez pour l’efficacité en choisissant la liste d’union de la droite et du centre de François-Xavier Bellamy. Vous enverrez des députés siéger dans un groupe  influent et nombreux au Parlement européen, le PPE, où ils pourront faire avancer et concrétiser leurs  propositions.

 

 


RENAISSANCE ET RECONCILIATION !

Daniel Houlle001

A mes amis de la droite et du centre, 

Notre parti est vivant.

Encore convalescent mais il reprend des couleurs. Chaque jour qui passe montre combien le procès en radicalité fait par certains était dérisoire et dénué de fondement, et un prétexte alimenté par des intérêts personnels pour lui tourner le dos.

Dans la crise que traverse notre pays et où nous a conduit la politique inepte du « en même temps » d’Emmanuel  Macron, l’échéance européenne est une belle occasion de lui démontrer  qu’il y a une autre voie que son mortifère affrontement avec Marine Le Pen.

Le moment est venu de tourner la page de l’année 2017 et de ses turpitudes de tous ordres. Chez « les Républicains », une nouvelle génération s’est levée pour relever le défi de faire vivre une nouvelle droite, humaine, fraternelle et libérale, largement ouverte sur toutes ses sensibilités. La  composition de la liste de François-Xavier Bellamy en témoigne.

Le moment est venu d’accompagner ce mouvement en nous rassemblant. Cessons de jouer à « cinquante nuances de Républicains »,  si c’est pour dire la même chose chacun de son côté dans le but de préserver un petit pré carré, attitude qui ne pourra déboucher que sur des déconvenues pour tous.

Le moment est venu de la réconciliation, c’est la condition d’une renaissance durable.

La désignation de François Xavier Bellamy comme tête de liste pour les élections européennes est une belle illustration de l’attachement à nos idéaux humanistes et européens de toujours.

L'alternative est à droite.

Amis de la droite et du centre, ne nous laissons pas leurrer par les discours séduisants d’un président qui ne comprend toujours pas le pays qu’il gouverne. Le « nouveau monde » devait effacer le clivage droite-gauche, il resurgit au sein même de sa majorité. Le « progressisme », vieux concept emprunté à la doxa communiste, devait ouvrir le chemin de lendemains qui chantent : il a débouché sur la jacquerie des « Gilets jaunes ».

Le gouvernement pratiquerait une politique de droite, mais ce n’est que la continuation de la politique socialiste de Hollande, la centralisation technocratique en plus accentuée. On n’est pas de droite quand on augmente les dépenses de  50 milliards d’euros, on vote  un budget avec 100  milliards de déficit, on reporte toujours  les  économies  qui permettraient de baisser la dépense publique, on massacre  la  politique familiale, on taxe toujours plus les classes moyennes aisées,  on propose d’empiler les agences et les technostructures de l’Union européenne… avec  à la clé des taxes en plus. Y avait-il besoin de dépenser 12 millions d’euros dans un « grand débat » pour découvrir ce que les parlementaires « Les Républicains » dénonçaient et réclamaient depuis des  mois face à  une majorité sourde et arrogante : l’urgence d’une baisse des impôts, la justice fiscale, la prise en compte des territoires notamment pour la santé ? 12 millions d’euros pour que le Premier Ministre redécouvre l’Amérique et enfonce des portes ouvertes !

« Les Républicains »  ont tiré les leçons de leurs défaites de 2017. C’est  une nouvelle droite qui émerge, ferme dans ses convictions,  fidèle à ses valeurs humanistes, lucide sur les difficultés  du pays,  consciente de sa responsabilité sociale et motivée pour y apporter les remèdes avec un discours de vérité. Elle est la seule formation politique à proposer un plan de réduction des dépenses de 20 milliards d’euros par an, documenté et chiffré, préalable à toute baisse de la fiscalité.

A l’occasion de l’élection des députés  au Parlement européen, elle fait la démonstration de son sérieux : elle est la seule formation politique à proposer un programme réaliste de 75 propositions détaillées, dont l’objectif est de redonner du sens  à la construction européenne. Des propositions qui ne cherchent pas une « Renaissance » mais la « réconciliation » avec les peuples par leur caractère concret et applicable.

Le 26 mai, c’est une nouvelle  page de l’histoire de notre parti qui va s’écrire, pour  le succès de  la France en Europe et de l’Europe dans le monde. 

Ensemble, soyons au rendez-vous !

 

 


PRENEZ LA PAROLE !

 

La fédération “Les Républicains” du Maine-et-Loire a décidé de faire ce que les partis politiques et leurs dirigeants ne font pas assez  : vous donner la parole en toute liberté, sans tabous, sans exclusive.

Venez dire ce que vous pensez de la crise que la France traverse, de l’action de notre parti, ce que vous attendez de nos dirigeants ou pourquoi vous n’y croyez plus, venez parler des problèmes que vous rencontrez...

Deux séances de libre expression sont à votre disposition. A jour de cotisation ou non,  vous êtes les bienvenus. Nous vous attendons.

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PLACE DES REPUBLICAINS : FORUM ET DEBAT

 

Le Forum PLACE DES REPUBLICAINS revient avec  pour thème :

 "LES  60 ANS DE LA CONSTITUTION DE LA Vème REPUBLIQUE",

une présentation de la Constitution suivie d'un débat animé par Daniel HOULLE et Stéphane PIEDNOIR.

Un moment festif est prévu pour fêter cet anniversaire, aussi est-il impératif de s'inscrire (attention, il est grand temps).

On peut aussi venir avec  son gilet  jaune.

J'espère vous rencontrer samedi  !

Daniel

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ACCOMPAGNONS LE RENOUVEAU DES REPUBLICAINS DE MAINE-ET-LOIRE

 

Chers amis, 

Voici une nouvelle qui me fait chaud au coeur : la candidature de Stéphane PIEDNOIR à la présidence de notre fédération. Lui qui a commencé à  militer au "Parti Républicain" que je présidais  a toutes  les chances de se retrouver à la tête d'un parti qui porte presque le  même nom,  mais dont la vocation est de rassembler toute la droite et  le centre "Les Républicains"  !   En accord avec Jean-Charles Taugourdeau, dont je salue au passage l'action et les convictions, qui a accepté de se retirer pour lui faciliter l'élection, Stéphane PIEDNOIR a le profil idéal pour donner un nouvel essor à notre parti. Sa fidélité depuis trente ans à  la  fois à ses convictions, celles de la droite modérée, et à notre famille  politique sont autant de gages qui devraient nous inciter tous à l'accompagner dans cette nouvelle étape de sa  vie politique. Ces qualités de nombreux électeurs les ont déjà reconnues, comme Maire de  Montreuil-Juigné et dernièrement comme Sénateur, élu au côté de Catherine Deroche.

Vous êtes adhérent à jour de cotisation : d'ores et déjà vous pouvez lui apporter le soutien de votre parrainage. Vous recevrez un courrier à cet effet. Vous n'êtres pas à jour : vous allez aussi recevoir un courrier et il est encore temps de payer votre cotisation pour pouvoir voter,  mais uniquement par internet sur le site Les Républicains. Vous avez été adhérent dans le passé  et  vous souhaitez participer à l'élection de Stéphane PIEDNOIR, rien n'est perdu,  mais le temps presse.  La date limite  de  réadhésion est fixée au 13 septembre. 

J'espère que nous serons nombreux au rendez-vous du renouveau.

 

Candidature Stéphane001

 


 

 

 


RENTREE REUSSIE POUR LES REPUBLICAINS DES PAYS DE LA LOIRE

La Baule  2018 2  La Baule 2018 3  La Baule 2018 5


La Baule 2018 6   La Baule 2018 4 La Baule 2018

  

Le Rendez-vous annuel de la Baule a  été très réussi : plus de 600 personnes ont suivi les tables rondes du matin et de l’après-midi dans une ambiance enthousiaste.

Après les discours de bienvenue de Yves Métaireau, maire de La  Baule, et de Christophe Priou, sénateur, le secrétaire Départemental de Loire-Atlantique a lancé les travaux de la journée, en présence de ses homologues des autres départements et de  Franck Louvrier secrétaire de  la  circonscription, de Christian Jacob, président du groupe Les  Républicains à l’Assemblée nationale, des députés, sénateurs, de la Présidente du Conseil Régional, et de nombreux élus locaux, maires, conseillers départementaux et régionaux. Stéphane Piednoir retenu par une inauguration de foire dans le Maine-et-Loire a rejoint le campus en début  d’après-midi.

La table ronde du matin « Macron un an après » avec Nadine Morano comme « grand témoin », avec  le renfort d’Agnès Le Brun, maire de Morlaix et d’Angélique Delahaye, députée européenne a rencontré un franc succès et suscité de nombreuses questions et interventions de l’auditoire  avec des interventions riches et précises sur la croissance et sur  les territoires. Au bilan, il ressort, preuves à l’appui, que Macron n’est ni de droite, ni libéral et qu’il conduit la France dans le mur.

L’après-midi, les travaux ont repris avec  la table ronde  sur « l’Europe », animée par trois députés au Parlement de Strasbourg : Geoffroy Didier, Alain Cadec et Marc Joulaud. Là encore, un moment passionnant grâce à l’expérience des élus présents et à la connaissance pointue de leurs dossiers, avec des éclairages utiles sur le  fonctionnement du parlement européen. Un échange très fourni avec la salle a montré l’intérêt pour le futur scrutin de 2019.

Il revenait ensuite à Christian Jacob, Brice Hortefeux et  Bruno Retailleau de conclure les travaux : des discours unitaires, dont l’humour n’était pas absent, et des réflexions approfondies pour l’avenir avec les jeunes de plus en plus nombreux à participer à notre reconquête de la place que nous n’aurions jamais dû perdre dans la direction de notre pays. 

Avec le beau temps, de nombreux participants et élus se sont retrouvés pour un « After » organisé par les Jeunes Républicains dans un  bar  de plage,  histoire  de  clore la journée  par une note joyeuse et festive.

Une certitude :  l’avenir appartient aux Républicains !

 


LA BELLE VICTOIRE DES REPUBLICAINS

Gérard Larcher

 

On ne va pas bouder son plaisir.

C’est une belle victoire que Les Républicains viennent de remporter avec les élections sénatoriales. Elle était inscrite dans celle des municipales de 2014 et mécaniquement produire le renforcement du groupe qu’on a constaté hier. Mais en politique, rien n’est jamais certain et les bouleversements des précédents scrutins  de cette année auraient  pu produire des  mouvements divers et variés au sein des grands électeurs, car nombreux sont ceux qui n’ont aucune carte politique dans la poche. Il n’en a rien été : les partis traditionnels ont bien résisté à gauche puisque le  PC sauve son groupe et le PS, bien qu’en baisse, fait mieux que ce qu’on  pouvait attendre après l’effondrement de la candidature Hamon. Ce sont la droite et le centre qui profitent le  plus de cette  élection, en bonne logique.

Des raisons politiques.

Il  n’y a pas que l’effet mécanique qui a joué. Si LREM rate la marche au Sénat et est loin d’atteindre l’objectif qu’elle s’était fixé, c’est parce que les grands électeurs ont largement rejeté les projets  présidentiels concernant les collectivités territoriales, en matière fiscale et d’économies budgétaires notamment, et la méthode pratiquée qui ne respecte pas les élus.Ce n’est pas le « dernier sursaut d’un monde ancien » comme l’a stupidement commenté sa porte-parole, c’est la volonté des représentants de la France profonde de garder avec le Sénat un contre-pouvoir d’équilibre, rôle qui a toujours été le sien, face aux tentatives caporalisatrices de l’Elysée. Ce revers devrait faire réfléchir les « constructifs » : déjà qu’ils sont inutiles … Dépasser les clivages au Sénat n’a guère d’intérêt quand on connait le mode de fonctionnement des sénateurs qui ont une grande habitude de la recherche de l’approfondissement et des consensus. Le rôle  de la haute assemblée en sort renforcé et elle sera d’une grande utilité pour modérer la volonté de réforme constitutionnelle de l’exécutif qui visait à affaiblir le parlement et pour apporter sa bonne connaissance des collectivités au moment où il faudra établir la répartition des compétences et le mode de désignation des élus des communes nouvelles. Mais plus que jamais Les Républicains, ces empêcheurs de tourner en rond, vont être la cible des « progressistes » macronistes pour tenter de déstabiliser ou empêcher l’émergence d’une opposition de droite clairement identifiable et les centristes auront droit eux aussi à la danse du ventre pour les attirer. On va donc voir s’activer tous les « va-à-la-soupe », comme les nomme Luc Ferry, avec l’espoir secret, tel un Béchu ou une Keller, de décrocher un maroquin à la faveur d’un remaniement. Car la défaite de LREM au Sénat ne leur a visiblement rien appris.

Dans le Maine-et-Loire, LR garde ses deux sièges.

Sénatoriales 3 bisMalgré le contexte rendu compliqué par les manœuvres erratiques du maire d’Angers, qui a imposé son candidat à la tête d’une liste LREM, la liste conduite par sa collègue sortante, Catherine Deroche, confirme là aussi, la tendance nationale. La droite et le centre restent majoritaires dans le département, puisque les Républicains  gardent leurs deux sénateurs et que la liste conduite  par Isabelle Leroy de l’UDI ne manque l’élection que d’une vingtaine de voix, la faute probablement à la liste divers droite «dissidente » d’Adrien Denis. Le maire d’Angers s’en tire avec une demi-victoire, puisque son adjoint réussit à se faire élire avec un score correct. Il faut dire qu’il n’a pas lésiné pour convaincre les  grands électeurs d’Angers Loire Métropole de « ne pas se tromper ». Il se targue d’avoir fait élire un LR de plus, certes avec le label « constructif », ce qui est d’un cynisme consommé par rapport aux marcheurs authentiques, macroniens de la première heure.

La victoire de Catherine Deroche n’est pas un scoop, tant elle était attendue. Son travail de terrain pendant six ans auprès  de tous les élus du département et son activité au Sénat où la qualité de son travail est largement reconnue, la rendait quasiment imbattable. Le choix de son numéro deux a été le bon. Stéphane Piednoir, jeune maire d’une commune de l’agglomération d’Angers, s’est déjà fait repérer pour ses qualités de gestionnaire habile, d’élu ouvert et modéré, compétent dans les domaines qu’il a en charge. Un atout sans nul doute pour une liste par ailleurs solide. Il  participera à renouveler l’image d’une assemblée souvent considérée comme un refuge pour vieillards, ce qui est évidemment particulièrement faux. Garder ses deux sénateurs est d’une grande importance pour la fédération de Maine-et-Loire des Républicains : l’avenir se présente désormais plus sereinement.

 


LE GRAND MALENTENDU

Macron prophète

 

Christophe Béchu vient de se fendre d’une longue lettre aux grands électeurs du département de Maine-et-Loire pour tenter de justifier son choix de soutenir une liste de la majorité présidentielle à la tête de laquelle il a mis son principal féal, Emmanuel Capus, à défaut de se représenter lui-même. La démonstration est rigoureuse et intellectuellement du niveau qu’on pouvait attendre de lui. Elle repose  sur deux arguments principaux : il faut empêcher l’échec du Premier Ministre et du Président de la République en soutenant l’action réformatrice qu’ils mènent, pour éviter de se retrouver avec une confrontation FN-Insoumis d’une part, il faut soutenir la recomposition politique qui nous conduit à « transcender » les clivages politiques, d’autre part.  Son raisonnement est aussi bâti sur un procès d’intention qui consiste à diaboliser Laurent Wauquiez avant même que l’élection à la tête des républicains ait eu lieu. Je prends à dessein cet exemple car il est assez représentatif de la scène politique nationale et emblématique du jeu d’Emmanuel Macron et des « constructifs ».

Soutenir quelle politique ?

Selon Christophe Béchu, nous n’aurions d’autre choix que de soutenir la politique de l’exécutif. Mais pour faire quoi ? On ne le voit pas clairement : mon décryptage me conduit à voir dans l’action menée, des gages verbaux en direction de la droite mais des décisions largement inspirées  par le « think tank » gaucho bobo Terra Nova  dans les faits. Qui, à droite, pourrait se retrouver dans la politique fiscale, la transformation de l’ISF en IFI (impôt sur la fortune immobilière), sans parler des projets sociétaux ou de la mollesse face au communautarisme. On peut avoir voté Macron sans pour autant avoir cautionné son programme. Et c’est là tout le malentendu.  Personne ne conteste la légalité de son élection, mais sa légitimité est faible car elle ne repose  en fait que sur les 24% d’électeurs du premier tour. Ceux qui ont voté pour lui par défaut n’ont pas perdu pour autant leur droit à la contestation de son action. Et c’est ce qui se passe. Quant aux gens de droite au gouvernement, à commencer par Edouard  Philippe, ils sont des otages : ils sont le miroir aux alouettes pour faire avaliser le « droite et gauche ». C’est une arnaque,  car au passage, ils ont abandonné leurs propres idées pour se mettre au service de celles du Président. Le meilleur exemple est celui donné par Bruno Le Maire qui défendait la baisse de la CSG dans son programme et qui met en oeuvre aujourd’hui exactement l’inverse ! De la même façon mettre un candidat de droite à la tête d’une liste de gauche pour les sénatoriales  constitue une belle arnaque, que les « marcheurs » authentiques ont bien vu. 

La recomposition est un fantasme.

Le  second argument du maire d’Angers ne vaut pas mieux : la présidentielle a donné une large  majorité à « La République En Marche », broyant du même coup par la logique électorale, les autres partis. Mais cela ne constitue en rien une « recomposition » durable. Chaque jour,  le caractère hétéroclite de la majorité présidentielle apparaît  un peu plus et la domination de la gauche à l’intérieur n’est pas un mirage. Macron n’a pas fait exploser le PS : il était déjà en miette avec les frondeurs avant l’élection présidentielle, il a simplement préempté largement les socialistes modérés, et il n’a pas réussi à dynamiter complètement la droite républicaine malgré le ralliement de quelques transfuges au gouvernement. Oui, la  recomposition est un fantasme. Elle n’existe  pas dans la tête des Français. Ceux-ci ont pu être un moment lassés des guéguerres intestines des uns et des autres et certains être tentés par le « dégagisme ». Mais on voit bien aujourd’hui que si tel était le cas, l’exécutif jouirait d’une cote d’opinion bien plus favorable que celle qu’on observe. La réalité est que la situation du gouvernement et de ses soutiens est celle d’un centrisme intenable, fut-il un habillage.

Il faut affaiblir la droite.

Dans ce contexte, tout le jeu du Président consiste à affaiblir la droite pour n’avoir plus en face de lui que Mélenchon. Ne parlons plus du FN, il vient d’entrer dans une période de turbulences comme seule l’extrême-droite en a  la recette, et sa présidente, par le spectacle qu’elle a donné lors du débat, s’est décrédibilisée à jamais pour occuper la magistrature suprême. N’avoir que les « Insoumis » comme adversaire, voilà la facilité. Mais, le problème, c’est que la « droite » n’a pas dit son dernier mot. Alors, il faut l’affaiblir en l’empêchant de fédérer en son sein les sensibilités de la droite et du centre, et c’est à cette mission que les « constructifs », faute de  mieux, sont en train de s’activer, avec deux objectifs qu’on perçoit dans la lettre de Christophe Béchu : caricaturer  d’avance l’opposition des Républicains en la qualifiant de « frontale » et présenter Laurent Wauquiez comme un extrémiste borné, tenter ensuite et en conséquence de faire grossir leur effectif maigrelet en ralliant à eux des modérés qui ont jusque-là refusé de quitter leur parti. 

Une vraie opposition est nécessaire.

Si on veut que le quinquennat d’Emmanuel Macron n’échoue pas totalement, il faut une opposition républicaine à droite pour l’obliger à corriger son programme. Une opposition qui soutient et propose ses amendements, chaque fois que ça va dans le bon sens, comme la loi « travail ». Si on veut me faire dire que le Ministre de l’Education fait du bon boulot : pas de problème. Mais je n’en dirai pas autant de l’action d’autres ministres. Il faut donc une opposition qui combatte ce qui lui paraît inadéquat comme l’augmentation de la CSG sur le seul dos des retraités ou la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des assujettis, une opposition qui reste vigilante et entende peser pour que la lutte contre l’islamisme soit effective sur notre territoire, enfin une opposition qui ait son mot à dire pour que l’exécutif n’ait pas les mains libres quand il s’agira de toucher à nos institutions. Une opposition claire, qui coopère chaque fois que l’action parait utile à notre pays et qui propose d’autres choix quand ce n’est pas le cas. Une opposition qui soit en capacité   d’être une alternance : c’est ça qui nous évitera les  extrêmes. Les  « constructifs » qui tentent aujourd’hui par une tribune dans la presse d’obtenir sur la loi « travail » ce que la majorité LR au Sénat n’a pas réussi à faire passer, seraient bien mieux à l’intérieur des Républicains où ils ont toute leur place. C’est ça, pour moi, être à la hauteur des événements ! Christophe Béchu sait bien tout cela, alors quel dessein qui nous échappe poursuit-il pour prendre  le risque de piétiner ainsi tous ceux qui se sont battus pour lui, et qui ont sué sang et eau pour qu’il soit élu à toutes les étapes de son parcours ?

Dimanche 24, les grands électeurs du Maine-et-Loire ne seront pas en peine de choix, avec neuf listes. Chacun pourra choisir selon sa sensibilité, mais il n’y a qu’une liste qui représente la droite et le centre et qui allie ouverture d’esprit et expérience, c’est celle emmenée par Catherine Deroche et  Stéphane Piednoir !

 


SENATORIALES A L’ANGEVINE

Soupe angevine
 

 

Une personnalité avait coutume de dire que les Angevins étaient les « Chinois de l’Europe ». A voir comment les Sénatoriales se profilent dans notre département on a bien  l’impression que cette approche se vérifie. Plus compliqué, tu meurs ! Mais ça me rappelle  aussi ce que disait un ancien maire d’Angers dont j’étais proche : « En Anjou, on assassine derrière les tentures ! ». C’est à qui fera sa liste pour dynamiter celle du copain. On a beau avoir affaire à des « grands électeurs », il va bientôt falloir leur fournir un guide illustré « de la sénatoriale en Maine-et-Loire » pour que chacun puisse s’y retrouver dans un capharnaüm où un cochon ne retrouverait pas ses petits. Va-t-il y avoir plus de candidats que de grands électeurs ?

Zizanie à gauche.

A gauche entre ceux qui sont partis chez En Marche, qui doivent composer avec la nomination de  Emmanuel Capus et qui l’ont en travers comme Stella Dupont, et ceux qui contestent la nomination par le national de la tête de liste PS, Sophie Foucher-Maillard, comme Joël Bigot « macronpatible » (c’est la mode) qui entendait bien la mener lui aussi, ce serait comme qui dirait « la zizanie »… On compte s’en remettre au vote local des militants (s’il en reste) pour trancher. Encore que deux listes, ce ne soit pas exclu.

Du côté de la Majorité présidentielle,  ça remue aussi.

On a d’abord la liste officielle emmenée par Emmanuel Capus qu’il  présente aujourd’hui comme inédite. Pour sûr, elle l’est doublement. En premier par ses deux investitures successives puisqu’il avait demandé et obtenu l’investiture LR, le 5 juillet, pour ensuite se raviser, et par on ne sait quelle opération du Saint-Esprit, accepter dix jours après la tête de liste de LREM. Le plus fort, c’est qu’il ose encore revendiquer son appartenance aux Républicains après ce manque de loyauté. Chacun appréciera. En second, curieusement, il se présente à la tête d’une liste de quatre membres alors qu’il en faut six : aurait-il du mal à boucler ? Côté argumentaire, avec ses colistiers venus d’ailleurs, il prétend se situer au-delà des clivages, c’est-à-dire quelque part dans l’éther : nulle part, quoi ! Si lui « ne souhaite pas l’échec de Macron »  sa numéro deux, Marie-Claire Starel, préfère parler « de la réussite du Président » : on appréciera la nuance, pour avancer ensuite une raison commune bien piètre (une scie qui tourne en boucle chez les « constructifs ») : « sinon on aura la prochaine fois Le Pen-Mélenchon »…. Et en plus, ils ont une boule de  cristal ! Mais ça évite de parler des vrais sujets comme la réduction des dotations aux collectivités locales. Quant à se targuer de l’originalité d’une liste chabada, c’est tout bonnement imposé par la loi ! On ne peut que souhaiter à M. Capus une belle veste pour l’automne qui s’annonce tempêtueux.

Car il a dans les pattes une liste dissidente de militants authentiques (eux) d’en Marche menée par le Maire de Saint-Mathurin, Jean-Charles Prono, et l’adjointe au Maire d’Angers, Françoise Le Goff : une liste du centre et des territoires ruraux qui a le goût d’En Marche, la couleur d’En Marche, mais n’est pas (officiellement) En Marche ! Vous suivez ? Ce sont les grands électeurs d’Angers qui ne vont pas savoir à quel saint se vouer !

Pléthore en vue au centre.

Au centre,  je n’entre pas dans le détail : c’est pléthore. Je savais l’Anjou centriste, mais à ce point-là, je n’imaginais  pas …  Il y aurait au moins trois listes : une avec Gilles Leroy, une avec Frédéric Mortier (ceux-ci n’ont pas confirmé). Je plains sincèrement Isabelle Leroy qui mène sa liste UDI et qui a légitimité à mener ce combat pour le Sénat.

Heureusement, dans tout ce méli-mélo, émerge la liste de Catherine Deroche.

Composée de six élus expérimentés et représentatifs des territoires du département,  elle est la seule qui corresponde réellement aux impératifs de sérieux que réclament la haute assemblée : expérience d’abord, compétence ensuite. Avec deux plus : des convictions qui ne varient pas au gré du vent, et une ouverture d’esprit qu’impose la logique du travail sénatorial.  Sénatrice sortante, Catherine Deroche peut mettre en avant sa maîtrise du travail législatif et son expertise des dossiers de nos collectivités. Cela mérite bien deux sièges ! On aura l’occasion de revenir sur ses colistiers et sur son programme.

Vous comprenez maintenant pourquoi c’est dans notre département qu’a été inventée la « soupe angevine ».

 


XAVIER BERTRAND : LA DROITE HUMAINE ET CHALEUREUSE !

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Hier, jeudi, Xavier Bertrand était de passage à Tiercé, près d’Angers pour soutenir la candidate de l’Union de la droite et du centre, Caroline Fel. C’est le porte-parole d’une droit humaine et chaleureuse, telle qu’on l’aime, qui est venu à la rencontre des Angevins, pour  les convaincre que la  représentante de notre famille politique, qu’il connait bien, a toutes les qualités requises  pour être André Seguin001une bonne députée, mais aussi parce qu’elle est porteuse des valeurs et du meilleur programme pour l’avenir de la  France. Ancré dans la réalité où son message trouve tous ses supports, Xavier Bertrand,  veut être le représentant d’une droite qui parle à tous.

Il a été accueilli par André Seguin, maire de Tiercé et candidat suppléant, qui a rappelé l’importance de l’échéance des législatives pour les cinq prochaines années : ne pas oublier la dette et les déficits, et tous les maux qui accablent notre pays pour lesquels il faut d’urgence apporter des solutions, tels le chômage  ou  encore le terrorisme.

Caroline Fel  a enchainé pour se présenter et expliquer les raisons de sa candidature. Caroline Fel 1001 D’abord, c’est une angevine qui est née et a grandi dans le centre d’Angers, au coeur de la circonscription. Les  valeurs qu’elle porte, elle les tient de sa famille, de ses parents auxquels elle rend un hommage émouvant, une école du service aux autres pour elle. Elle se reconnait dans le gaullisme de Philippe  Seguin, par sa dimension sociale et son attachement à l’indépendance de notre pays. C’est une femme à l’esprit ouvert, attachée aux valeurs qui fondent notre courant politique : la famille, le travail, la solidarité qui doit se traduire par une attention aux plus fragiles d’entre nous,  l’autorité et le mérite, et évidemment par-dessus tout, la liberté qui ne va pas sans la sécurité. Ses priorités : l’éducation et l’emploi. L’éducation parce qu’elle garantit à chacun le choix de son destin, l’emploi parce que pouvoir vivre de son travail est la première des dignités.

Xavier Bertrand 1001Xavier Bertrand aborde ensuite son propos en se faisant pédagogue : il commence par questionner le public présent pour connaitre les raisons que chacun avance pour justifier son soutien à Caroline Fel. Les réponses fusent et sont multiples : fidélité, valeurs, famille, emploi, … Et c’est à partir de ces réponses concrètes qu’il bâtit son argumentaire. Non sans préciser : « Laissez parler votre coeur, c’est comme cela que vous serez le plus convaincant ! ». C’est alors « l’homme du concret » qui s’exprime à la lumière de ses expériences de terrain, avec une conviction chevillée au corps : c’est le projet de la droite et du centre qui est le meilleur pour notre pays. Il commence  par décliner  les  deux rôles du député.  D’abord l’ancrage local, car le parlementaire est celui qui dispose  d’un pouvoir et de relations dont il doit faire profiter ses concitoyens quand  ils sont confrontés  à des difficultés face à l’administration ou dans des démarches bloquées par les arcanes dont notre pays est le spécialiste. L’ancrage local et l’engagement de disponibilité voilà deux cases que Caroline Fel peut cocher. Le député est ensuite un législateur.  Au parlement il doit être porteur d’idées et de convictions : Xavier Bertrand va en profiter pour passer en revue les principaux points du programme des Républicains. Tout le monde est d’accord  pour augmenter les effectifs des forces de sécurité, à condition de faire respecter l’autorité, mais à quoi cela servirait-il si en même temps on ne règle pas la carence de la  justice dans l’application des peines et si on ne complète pas le dispositif en le renforçant par  les lois nécessaires, ainsi  le rétablissement des peines planchers ou la mise en œuvre plus importante des Travaux d’Intérêt Général. Il aborde ensuite le terrorisme : c’est une guerre, elle  n’est pas terminée. Il existe des solutions concrètes pour que nous soyons mieux protégés, en prenant par exemple des mesures contre les fichés S, ou en interdisant le retour en France de ceux partis faire la guerre. L’autorité, c’est aussi à l’école qu’elle  doit se manifester en rétablissant la répartition des rôles et la responsabilité éducative des parents. Sur la valeur « travail », Xavier Bertrand veut du concret tant pour les employeurs que pour les demandeurs d’emplois,  ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas : l’élu ne crée pas d’emplois mais il peut favoriser les bonnes solutions pour lever tous les obstacles qui se dressent devant les uns et les autres, en se mettant à la place des gens. Il faut mieux répartir le « social » et ne pas oublier non plus d’aider les gens qui travaillent. La défiscalisation des heures supplémentaires ou la simplification de la réglementation de l’apprentissage, autant de mesures portées par les Républicains. Un mot d’ordre : « faire confiance et surtout revenir au bon sens ! » En ce qui concerne les « ordonnances travail », il n’y est pas opposé,  mais souligne au passage que c’est l’union de la droite et du centre qui a les meilleures propositions. Dans tous  ces domaines, il faudra pour notre circonscription un représentant convaincu pour voter  les  bonnes lois : on pourra compter sur Caroline Fel parce qu’elle seule porte nos convictions.

Xavier Bertrand 2001Le Président de la Région Hauts de France met ensuite l’accent sur les projets du parti du Président : « la République en Marche ». Il dénonce  l’augmentation de la  CSG de 1,7% qui représente un fardeau supplémentaire d’augmentation d’impôts. Elle sera compensée pour les salariés par la baisse  de cotisations sociales et salariales.  Pour les fonctionnaires aussi sans qu’on connaisse la recette ;  Il n’y a que pour les retraités qu’elle pèsera  pleinement, même si, conscient de l’impact, le gouvernement semble  évoquer une possible  compensation.  C’est le retrait qu’il faut exiger ! Macron a inventé  les riches à partir de 1200 € par mois, c’est une baisse du pouvoir d’achat ! Autre exemple  de racket fiscal du projet d’En Marche : l’alignement du prix du gazole sur celui de l’essence.  Un impôt supplémentaire pour ceux qui roulent beaucoup,  autrement dit ceux qui « bossent » et ceux qui vivent en marge des villes.  Une vision de  « bobo aisé » métropolitain qui écrase  le  « ras »  des  champs !  Quant au premier Ministre de droite, c’est un piège dans lequel il a refusé de tomber. Lui, il « sait où il habite ». Il ne s’agit pas de construire une majorité pour les 66% qui ont voté Macron au second tour, c’est à tous les Français qu’il faut s’adresser, de toutes conditions. Or, ces nominations de ministres de droite, c’est une manœuvre : ce sont les électeurs
de droite qu’on vient chercher, pas les idées. La preuve, ceux qui ont sauté le pas ne les défendent plus. Enfin sur l’exemplarité, Xavier Bertrand juge qu’avec l’affaire Ferrand, le projet de loi Bayrou a Xavier Bertrand 3001 perdu toute crédibilité. Au niveau du chef de l’Etat, il n’y a pas d’ami qui compte : en refusant de tirer les conclusions de la situation,  le Président de la République en a fait une promesse déjà morte. Certes, il faut remettre les choses au clair, et notamment en clarifiant le statut de l’élu qui doit
permettre à celui qui a quitté son travail ou son métier de le retrouver à la fin de son mandat.

C’est par un appel  vibrant à se  mobiliser et à soutenir Caroline Fel que  Xavier Bertrand termine son discours. Il faut que les 5 ans qui viennent soient utiles.  Ce n’est pas au Président, « C’est à la  France qu’il faut donner sa chance !». A nous de parler à tous les Français !

 

 


INTERVIEW EXCLUSIVE

 

Je continue la série « Nos élus ont du talent ». On dit que les Français n’ont jamais montré autant de défiance à l’égard de nos élus.  Je voudrais leur montrer qu’ils ont tort et que derrière chaque maire, conseiller général ou régional, député ou sénateur, homme ou femme, se cachent des trésors de dévouement en temps passé, en sacrifices personnels, en efforts dépensés … Et en plus, je ne les entends pas se plaindre ! 

Aujourd’hui, c’est le tour de Christophe BECHU, Maire d’Angers et Président de la Communauté urbaine, Sénateur de Maine-et-Loire.

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Christophe BECHU

Améliorer le présent, construire l'avenir 

Il est celui qui a réussi à reprendre la mairie d’Angers après 37 ans de règne socialiste. Une victoire incontestable après l’avoir frôlée en 2008. Mais une victoire méritée car son projet avait été soigneusement préparé. Il m’a suffi de le suivre une journée sur le terrain pour m’apercevoir que rien n’avait été laissé au hasard. Pour schématiser je dirais que chaque pas qu’il faisait était « millimétré ». Mais entre le projet, même s’il a essayé de tout prévoir, et la réalité qu’on découvre, il y a parfois bien des différences. Du talent, on sait qu’il n’en manque pas. Son équipe, elle additionne les compétences comme rarement. Il a  donc mis toutes  les chances de son côté pour réussir son mandat. Certes, il doit faire face à l’aigreur de son opposition qui ne digère toujours pas, plus de deux ans après, d’être reléguée au rang des spectateurs, un rôle auquel ses élus n’étaient pas habitués et qu’ils découvrent. Mais il a suffisamment d’autorité et d’humour pour leur tenir la dragée haute.

Il incarne sa fonction pleinement avec le souci de la vie quotidienne de ses concitoyens, complété par une vision de l'avenir. En même temps qu'il gère, il rêve la ville du futur. Il en fait une "ville en mouvement" (voir la video en fin d'interview).

On approche de la mi-mandat. La gestion d’une ville, d’une communauté urbaine de la taille d’Angers, c’est comme diriger un paquebot. Il faut beaucoup anticiper, et les manœuvres sont lentes à produire leurs effets. Surtout quand il s’agit des projets structurants.

Le moment est donc venu de faire le point.

 

Daniel Houlle : Avant toute chose, et en toute franchise, si c’était à refaire ? Vous ne vous dites jamais : « Qu’est-ce que je suis venu faire dans cette galère » ? 

Christophe Béchu : En toute franchise « non » ! La  charge est lourde, c’est vrai, c’est la plus chronophage de toutes les fonctions avec tous les jours : du courrier, des mel, des invitations, des inaugurations … peu de week-ends, mais c’est passionnant, avec en plus, le sentiment d’être utile.

DH : En deux mots : que faudrait-il retenir de ces deux ans et demi ? Le plus agréable, le  plus désagréable ?

P1160615CB : Ce n’est pas le temps du bilan, on est à peine à mi-mandat. Masi déjà que de bons souvenirs : le passage du Tour de France à Angers, avec des milliers d’Angevins dans les rues, la montée du SCO en ligue 1, l’inauguration de la cité connectée … Le mandat réserve aussi, malheureusement des  moments effroyables auxquels un Maire doit faire face. La chute du balcon de la rue Maillet en est un de particulièrement terrible que j’ai vécu pratiquement en temps réel. J’en garde un souvenir atroce.

DH : Quelles ont été les priorités de ces deux premières années ?

CB : La préparation des dossiers avec les études pour les projets et le rétablissement des finances avec la fin des gaspillages.  J’ai à coeur de garder le contact avec les Angevins et je multiplie les occasions de les rencontrer. J’avance en prenant constamment le pouls de la ville et de ses habitants : réunions de quartier, permanences sans rendez-vous, dîner chez l’habitant une fois par mois … La proximité est un des  piliers de  l’action de la municipalité. Etre maire d’une ville comme Angers, diriger une agglomération comme la nôtre, c’est apporter aux habitants les réponses du quotidien et porter une vision pour l’ensemble du territoire sur le moyen et le long terme.

DH : S’il y a un fil rouge, et je pense qu’il y en a un, comment le définiriez-vous ?

P1160613 bisCB : S’il y en a un, c’est la volonté farouche et déterminée que nous avons de tenir tous les engagements pour lesquels nous avons été élus en 2014. C’est comme ça qu’on redonnera du crédit à l’engagement politique. Il y a une autre volonté qui est indissociable : c’est la cohérence de notre projet  municipal qui vise à un développement harmonieux de la ville, profitable à tous les Angevins.  Il ne suffit pas d’avoir une cohérence dans la conception du projet, ce qui a été jugé par les électeurs en choisissant notre équipe, il faut aussi la cohérence dans la réalisation en ne perdant jamais de vue l’aménagement équilibré du territoire. Tout est  lié, et il est important de tout mener de front. Cette cohérence, on la retrouve à chaque pas : quand nous obtenons de l’Etat la rénovation des quartiers Belle-Beille et Monplaisir, quand nous choisissons de faire se croiser les lignes A et B du tramway place Molière à l’endroit où nous créons une esplanade sur les voies sur berges, quand nous nous attelons à la rénovation du quai Saint-Serge qui sera réaménagé d’ici 2019 avec une nouvelle patinoire et un parc paysager, accompagnant un renforcement du pôle universitaire, quand nous oeuvrons à renforcer notre identité de ville verte…

DH : Dans ces conditions, les engagements de la campagne sont-ils tenus ?

CB : Nous sommes dans le bon tempo pour les tenir tous. Nous avons connu deux ans et demi denses et utiles qui ont permis d’entamer le désendettement, de solder le fiasco de Biopole avec une économie de 2M d’euros par an à la clé, de réaliser les premières tranches de notre programme d’amélioration du cadre  de vie avec le réaménagement du « Bout du monde » au château, celui de la place du Lycée. Nous avons commencé le renouvellement de la végétalisation de l’avenue Jeanne d’Arc … Un grand hebdomadaire national a à nouveau distingué Angers comme la ville de France où l'on vit le mieux et nous avons obtenu la « fleur d’or » qui récompense le fleurissement de notre ville. Les  Angevins qui circulent ont pu constater aussi que nous avons avancé dans notre « plan voirie »  avec la remise en état de nombreuses rues. Je n’oublie pas que ce qui fait d’abord la qualité d’une ville, ce ne sont pas que les projets des architectes ou les grands gestes urbains qui peuvent être posés, c’est d’abord la qualité de vie quotidienne de chacune et chacun d’entre nous, à laquelle nous devons travailler en permanence dans la proximité. Nous voulons une ville plus belle, plus sûre, plus propre, plus dynamique !

DH : Vous annoncez pour 2017, une année très particulière, marquante. Pourquoi ?

P1160614 bisCB : Le temps de l’action au service des angevins est enfin venu. 2017 sera une année très importante pour notre ville, une année d’accélération dans la réalisation de nos projets qui vont sortir de terre. Ainsi, conformément à nos promesses, nous allons lancer à la fois l’apaisement des voies sur berges, avec le passage à 50 km/heure au pied du château, et des travaux qui commenceront dès le début de l’année : la couverture des voies sur berges, qui va se déployer à partir de l’été, les travaux du nouveau pont sur la Maine à partir de la fin de l’été, mais aussi la pose de la première pierre de la nouvelle patinoire et de le démarrage de la rénovation et de l’extension du centre de congrès. Nous poursuivrons le programme de réaménagement des places, Saint-Léonard, André Leroy … et nous allons replanter l’avenue Jeanne d’Arc. Le projet de la gare se complète avec une passerelle et la construction d’un hôtel 4**** de standing international. Le Cours Saint-Laud, ce sera 70 000 m2 de bureaux près de la gare, en en faisant un quartier d’affaires dernière génération.

DH : Qu’y a-t-il de prévu pour les quartiers au nord de la ville ?  La densification est-elle toujours à l’ordre du jour ?

CB : La  ville a gagné 2 000 habitants en trois ans, alors que nous en avons perdu au cours des cinq années précédentes. Nous voulons augmenter son attractivité. C’est le  meilleur moyen de développer sa population. Mais nous ne perdons pas de vue  la qualité de la vie qui est l’ADN d’Angers. La ville ne doit pas  être une « usine à habiter » en empilant les logements ! Aussi, pour les quartiers populaires de Belle-Beille et de Monplaisir, cette année verra la concrétisation du début de renouvellements urbains de grande ampleur pour modifier à la fois le visage, l’aménagement mais surtout la qualité de vie des habitants. Elle se déclinera sur une dizaine d’années et mobilisera près d’un demi-milliard d’euros en partenariat avec l’ANRU et tous les financeurs que sont l’Etat, les  collectivités locales et  les  bailleurs. Nous voulons faire des hauts de Saint-Aubin, le laboratoire d’une ville nouvelle mêlant habitats collectifs et individuels, dans un cadre environnemental privilégiant promenades et jardins partagés. Les plateaux des Capucins et de Mayenne seront urbanisés dans le même esprit.

DH : L’attractivité, c’est aussi la  capacité à faire venir des entreprises. Quels sont les ressorts sur lesquels vous vous appuyez pour y parvenir ?


P1160615 bisCB :
Nous agissons selon trois axes : innovation, développement, dynamique. Nous voulons donner d’Angers l’image d’une ville en mouvement, pleinement dans son époque. C’est une stratégie de long terme qui suppose des étapes. Ainsi, nous aurons la chance, grâce à la « cité de l’objet  connecté », qui nous a placés en pointe sur le secteur, d’accueillir cette année le World Electronic Forum, après Singapour et avant l’Australie, excusez du peu ! Cet événement mondial, nous l’organiserons avec la lucidité que la taille de notre ville nous impose, mais avec l’ambition que notre volonté nous donne. Nous en attendons à terme des implantations d’entreprises et donc forcément des retombées en emplois pour les Angevins. Cependant,  je garde à l’esprit le travail que nous avons à mener pour préserver notre filière horticole qui souffre  énormément et nous allons mettre en place une zone horticole protégée. 2017  verra le lancement d’un appel à projet « Imagine Angers » qui aura pour but de faire émerger des projets emblématiques et audacieux sur 7 sites*, associant le végétal et les objets connectés… Protéger notre patrimoine n’exclut pas d’épouser l’architecture de notre époque. Le développement en tous domaines est notre obsession ! La rénovation du Centre de congrès participe de cette ambition : il s’agit de renforcer le rayonnement d’Angers en en faisant un pôle de rencontres d’affaires, de congrès, de manifestations, de salons, de festivals. Notre campus sera renforcé avec l’implantation d’une 8ème grande école (l’Istom) qui accueillera 500 étudiants pour former des ingénieurs en agro-développement international, un équipement utile et complémentaire à notre pôle végétal.

DH : la qualité de la vie c’est aussi le lien qui se tisse entre les habitants, au quotidien. Quels sont les actions et les projets de la municipalité en ce domaine ?

CB:  Notre ville est à taille humaine, elle a le souci de l’environnement, et nous nous préoccupons au quotidien de la manière d’améliorer la vie, mais c’est d’abord le fruit et le résultat du travail de tous les militants associatifs et de l’attitude de chacun de nous vis-à-vis de son voisin, vis-à-vis des gens qui sont à proximité. La solidarité ce n’est pas seulement l’affaire des élus, c’est l’affaire de tous. Il n’y a que comme ça qu’on peut faire en sorte d’améliorer encore la manière dont chacun se sent à Angers et la manière dont il peut au maximum profiter de la ville et pleinement s’épanouir dans sa vie. Notre  projet « d’innovation solidaire » répond à cette préoccupation…

DH : Tout cela a un coût. Vous avez promis de ne pas augmenter les impôts.  Ce sera P1160616possible ?

CB : Je le confirme ici : la ville ne votera pas de hausse des taxes locales et je compte tenir ce cap jusqu’à la fin du mandat. Cela exige de notre part une gestion rigoureuse et une recherche permanente pour limiter les dépenses inutiles. Chaque euro dépensé doit être un euro « utilement » dépensé.

DH : 2017 sera aussi l’année d’échéances électorales importantes. Pour la primaire de la droite et du centre, vous avez soutenu Alain Juppé. Pas trop déçu ?

CB : Je ne regrette pas mon choix. Je pense qu’Alain Juppé portait un projet équilibré et avait le souci du nécessaire rassemblement de notre pays. Mais les élections de la primaire ont tranché.  Au-delà du succès populaire, le résultat est clair, avec un vainqueur : François Fillon !

DH : Un dernier mot : Ce sera aussi l’année du renouvellement au Sénat. Vous avez dit, en 2014 que vous ne vous représenteriez pas.

CB : C’est exact, je tiendrai parole et je ne me représenterai pas. Je vais quitter le Sénat avec regret, bien sûr, mais je pourrai me consacrer pleinement à mon mandat municipal. 2017 va être une année très importante pour notre pays, avec des élections nationales en milieu d’année qui vont permettre de fixer un cap, une direction, des projets pour les cinq années qui viennent. J’appelle chacune et chacun à participer à ces élections. L’abstention, c’est le fléau des démocraties. Il faut que chacun fasse entendre sa voix, participe au grand débat démocratique qui permettra au printemps de déterminer les grandes options et les grandes directions que notre pays va prendre.

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*Imagine Angers, les 7 sites : La cale de la Savatte, à côté du Quai ; la place jean Moulin, près de l’ESEO ; les bords de la Maine, à l’angle du Bd Ayrault ; Le bd Jean Moulin à l’intersection avec la ligne de tramway ; L’avenue Montaigne, côté rue Saint-Exupéry et salle Valentin-Caillaud. 

 


 


LA PLAISANTERIE A ASSEZ DURE !

Détournement Lauzier001

 

Les sujets ne manquent pas en ce moment. 

Il faudrait dire deux mots sur les taux qui remontent rapidement et qui menacent terriblement notre dette, il faudrait évoquer les suites de l’élection de Trump et ses premières reculades, celles du Brexit avec les établissements financiers qui pensent à quitter Londres, il faudrait faire le point sur la primaire de la droite pour laquelle les risques de dérapage en vue du dernier débat augmentent, il faudrait se pencher sur la menace qu’on nous cache d’un « trou noir » électrique au cours de l’hiver si jamais il est rigoureux… Bref, il y a  pléthore de sujets pour alimenter le bloc-notes, sur lesquels je reviendrai, naturellement. 

Notre-Dame des Landes : on sort enfin du brouillard.

La cour administrative d’appel de Nantes n’a pas suivi les réquisitions du commissaire public. On savait que celui-ci était partisan, mais les attendus du tribunal sont suffisamment fouillés et documentés pour justifier la sentence. Les travaux vont donc pouvoir commencer. Bien sûr, il y aura un recours devant le Conseil d’Etat : c’est ce que les opposants savent faire de mieux avec leurs manif’, mais ils ne sont pas suspensifs. Il  faut donc évacuer les récalcitrants dans les plus brefs  délais. 

Que faut-il de plus ?

Voilà un projet qui est en développement depuis près d’un demi-siècle. Il n’en est pas moins nécessaire et adapté aux besoins de la Région, contrairement à ce qu’affirment ses détracteurs. On sait depuis très longtemps que Château-Bougon n’était pas adapté, ni par son emplacement au sud-ouest de l’agglomération nantaise, ni par son environnement qui l’enclave entre la ville et  le lac de Grand lieu, zone naturelle protégée. Voilà un département qui s’y est pris très tôt pour constituer une réserve foncière petit à petit en rachetant les terrains. Toutes les  procédures de concertations ont été utilisées. Tous les acteurs locaux sont d’accord, toutes tendances politiques confondues, excepté une poignée d’écologistes qui ne pèsent pas grand-chose électoralement. Tous les recours ont été épuisés, sauf à en trouver encore et toujours.  Le gouvernement a voulu un referendum : il a eu lieu et le peuple a tranché. Il serait temps que la loi et l’ordre public s’imposent ici comme ailleurs. C’’est une question de principe républicain et aussi de respect de la démocratie.

Ecologistes de comédie.

L’écologie a le dos large. Ceux qui s’opposent au projet sont avant tout des malthusiens, anticapitalistes et libertaires, dont la construction de l’aéroport est avant tout un prétexte pour semer le désordre et affronter l’Etat. Leur combat n’a rien à voir avec l’écologie. On ne va pas nous refaire le coup du « scarabée pique-prunes » qui a bloqué la construction de l’autoroute La Mans Tours pendant de nombreuses années. A Notre-Dame des Landes on nous parle de je ne sais quel triton et de « zones humides » à sauvegarder.  Tu parles ! Depuis ma tendre enfance, j’ai toujours entendu parler de cette zone comme de terres ingrates, pauvres : des landes comme on dit souvent en Bretagne. C’est d’ailleurs pour cette raison que le département de Loire-Atlantique avait préempté ce coin-là plutôt que des parties du territoire plus prospères. Et sur le plan écologique, ils oublient de prendre en compte les populations de l’agglomération nantaise,  survolées en permanence par les avions qui atterrissent et décollent, toujours plus nombreux, avec les pollutions  inévitables de l’air et en bruit, sans parler de la dangerosité liée à un accident toujours possible…  Quand on arrive par le sud, c’est le lac qui est survolé et ça n’est  pas mieux.

Le projet est sérieux.

Je ne vais pas ici développer tous les arguments économiques, tant ils sont évidents. L’aéroport actuel  est saturé chaque année un peu plus longtemps. Le développement aérien est une donnée essentielle de la croissance économique de la Région. La croissance du trafic en fait l’un des aéroports les plus dynamiques de l’hexagone et l’accueil des passagers y devient  problématique tant les locaux sont inadaptés et indignes d’une métropole telle que Nantes. Les tenants de la « décroissance » vous expliqueront que la  pollution aérienne est de plus en plus nocive. Ils n’ont pas tout-à-fait tort. Mais c’est compter sans le progrès : les moteurs des avions modernes sont déjà beaucoup plus optimisés et qui peut dire ce qu’ils seront dans trente ou quarante ans ? Le projet « Solar Impulse » montre une voie d’avion sans pollution … Et on ne construit pas une telle infrastructure pour quelques années.  Alors bien sûr, on peut très bien ne pas faire de nouvel aéroport, retourner à la calèche et à la lampe à huile et vivre comme des Amish. Et combien de chômeurs ? L’aéroport et les infrastructures qui permettront d’y accéder c’est d’abord du travail et surtout c’est l’avenir !

Maintenant, il faut évacuer la zone  indûment occupée. Manu militari s’il le faut. Le plus tôt sera le mieux. Il faut s’attendre à des affrontements musclés puisque nous avons sur place des gens qui n’attendent que ça. L’Etat ne va quand même reculer devant une poignée d’irréductibles, fusent-ils déterminés à en découdre. Voilà un bon test pour Manolito, s’il veut manifester son autorité, au moment où il s’apprête à être candidat.  Il remonterait dans mon estime !

 


INTERVIEW EXCLUSIVE

Cette interview inaugure une nouvelle manière de faire vivre le bloc-notes. J'espère qu'elle sera suivie de plusieurs autres, chaque fois que l'occasion m'en sera donnée. Je voudrais montrer de façon vivante combien il existe des élus qui  font leur travail et ne ménagent pas leurs efforts pour le service  de nos concitoyens et aussi pour le respect de l'engagement promis. Paul Jeanneteau est de ceux-là. Il y en a beaucoup d'autres.  Je voudrais aussi montrer combien les plus de 50% de Français qui prétendent que leurs élus sont corrompus se trompent. 

Pour réaliser cette interview, j'ai suivi Paul Jeanneteau sur le terrain, à Laval lors d'une table ronde de restitution et à Nantes, au Conseil Régional où il m'a reçu dans son bureau. 

 

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PAUL JEANNETEAU

Vice-Président du Conseil Régional

Président de la Commission Entreprise, Développement international , Innovation, Enseignement supérieur et Recherche.

 

DH : Le temps passe vite.  Voilà presque un an que la nouvelle majorité a été élue au Conseil Régional, avec le slogan : « Parler vrai,  agir vite ». Quelle a été l’action menée en faveur du développement économique ?

PJ : D’abord, je tiens à réaffirmer que nous avons à cœur de tenir tous nos engagements. Cette première année n’est pas la plus facile. Nous avons trouvé près d’un demi-milliard d’euros de dépenses non inscrites au budget et de projets engagés et non financés. Malgré cela nous avons réussi à économiser plus de 30 millions d’euros tout en tenant nos objectifs.  En matière de développement économique, nous avons trouvé un dispositif d’aides confus et peu lisible, pas toujours adapté aux  besoins réels des entreprises, avec une palette d’outils très larges et dispersés entre différents services. 

DH : Tout est à défaire ?

P1160450PJ : Non, évidemment. Nous sommes pragmatiques. Nous avons trouvé des dispositifs intéressants, mais dans un cadre économique instable. Il ne suffit pas de mettre en place des possibilités d’aides si elles ne sont pas financées. De même, des outils ont leur justification mais doivent être rentables. Je prends l’exemple de « Proxinov’ » à la Roche S/ Yon : voilà un centre de robotique qui est équipé de quelques machines mais reste sous utilisé et est donc très coûteux. Notre tâche consiste donc à adapter les outils existants avec un modèle économique stable –qui ne coûte pas d’argent- en étoffant les partenaires et les performances. Nous avons la même problématique avec la « Cage » de réalité virtuelle de Saint-Nazaire qui n’est utilisée que 70% du temps disponible. De même,  d’une manière générale, les prévisions d’investissement étaient établies sans réflexion suffisante sur le portage immobilier, sur l’équilibre financier, sur les partenaires susceptibles d’utiliser l’équipement envisagé.

DH : Un an après, l’action de développement économique est-elle redevenue opérationnelle ?

P1160451PJ : On en voit le bout. Mais remettre tout en ligne pour que chaque dispositif soit réellement efficace avec un rapport coût/utilisation en équilibre, faire en sorte que chaque euro dépensé soit efficient et joue bien son effet de levier, est une tâche de longue haleine. Les entreprises ne réclament pas forcément des subventions. Les aides dont elles ont besoin sont souvent simplement de soutien opérationnel pour des démarches, ou ponctuel avec, par exemple, des avances remboursables. J’ai la chance d’avoir à mes côtés une équipe d’élus formidables et je peux m’appuyer sur des services efficaces.

La priorité des priorités était de définir notre stratégie pour les cinq ans à venir : elle sera la toile de fond de nos objectifs et de nos actions. Le Schéma Régional de développement économique qui sera adopté à la session de décembre servira de socle et se traduira concrètement par un « Contrat de croissance Entreprises ».

DH : La loi impose effectivement que la Région mette en place un SRDEII (Schéma Régional de Développement Economique, d’Innovation et d’Internationalisation). Comment a-t-il été élaboré ?

P1160448PJ : Conformément à nos engagements, Bruno Retailleau a souhaité pour son élaboration qu’il soit procédé à la plus large consultation, et en même temps la plus approfondie. Depuis dix mois j’ai donc  sillonné la Région du Sud de la Vendée au Nord de la Sarthe, de St-Nazaire à Fontevraud, pour aller à l’écoute de tous les partenaires possibles. Cette consultation très large nous a amenés à parcourir deux fois les cinq départements pour recueillir les attentes du terrain et particulièrement des chefs d’entreprises, chercher les synergies possibles avec tous les partenaires concernés, définir les politiques adaptées. Le premier tour de piste pour se mettre à l’écoute, le second pour soumettre nos propositions. 

DH : Concrètement, qui avez-vous rencontré ?

P1160446PJ : Evidemment, en premier lieu tous les « Institutionnels » tels que les départements et les Chambres consulaires, les responsables des EPCI et leur développeur économique, les associations  professionnelles, les responsables des clusters, des pôles de compétitivité et des technopôles. Nous avons rencontré également les  Présidents des neuf Agglo de la Région. Nous avons procédé par tables rondes : sur le développement économique, l’Innovation,  l’International… auxquels ont participé 600 chefs d’entreprise. Avec à l’ordre du jour la simplification !

J’ai aussi répondu à toutes les demandes de rendez-vous de chef d’entreprise, n’hésitant pas à me déplacer sur le lieu de leur entreprise. Parallèlement, deux cents organismes ont été mis à contribution et un site en ligne est ouvert pour recueillir toutes les propositions. Ce travail est complété par le « Schéma Régional de l’Economie Sociale et Solidaire », celui de « la transition énergétique », celui « du Tourisme et des Loisirs », le « Pacte de Ruralité » et les « Assises de l’Alimentation ». J’ajouterai qu’un préambule sur les infrastructures et les pôles de compétitivité/Innovation coiffera l’ensemble.

DH : C’est un travail de « Romain » !

P1160453PJ : C’est en effet très lourd et nécessite un engagement à plein temps. Je pense que nous avons fait du bon travail et j’ai hâte de passer à la phase suivante : l’année prochaine sera pleinement opérationnelle et j’espère que nous pourrons vérifier l’efficacité de notre action en terme d’emplois. Car c’est bien le but recherché qu’il ne faut surtout pas perdre de vue ! Nous avons déjà la satisfaction de voir remonter le nombre des apprentis grâce aux décisions qui ont suivi le Grenelle de l’Apprentissage. J’ai bon espoir qu’il en soit de même pour le développement économique de notre Région ! 

 


LE MUR DU CON (prononcez son)

BANG .... BANG ... !

Il a été franchi par David CORMAND (EELV) commentant le résultat du referendum pour ND des Landes, avec cette formule qui relève de la "démocratie pour le nuls" :

"Si le 'non' l'avait emporté, je pense que ça clôturait le débat mais le fait que le 'oui' l'ait emporté ne résout pas la question" ! 

C'est ce qu'on appelle la démocratie à sens unique. Et ça donne des leçons tous les jours, ces gens-là !

Il n'a rien à craindre, le ridicule ne tue pas.

 


LES ARDOISES DU « SOCIALISME GESTIONNAIRE »

Contribuable détroussé
 

De bons gestionnaires, ah oui !

Dieu sait qu’on nous avait rebattu les oreilles avec les « bons résultats » obtenus par les socialistes au pouvoir dans les mairies, les Conseils départementaux et régionaux. Les politologues tels Roland Cayrol, nous expliquaient doctement que les collectivités locales tenues par le PS étaient bien gérées, et que les Français en étaient globalement satisfaits, ce qui expliquait la difficulté de la droite à les battre au moment des élections. C’est curieux comme la réalité découverte est bien différente. Mais pour la connaitre, il faut pouvoir reprendre les manettes. Bruno Retailleau avait souligné dans sa campagne régionale des Pays de la Loire, les excès de l’équipe socialiste au pouvoir : une dette multipliée par trois en dix ans, l’augmentation du budget de fonctionnement par l’embauche de personnels et des dépenses de com’ démesurées, et les taxes au maximum de ce qui pouvait être perçu. Il était bien loin de la réalité qu’il va découvrir en prenant ses fonctions. Ainsi, même une région que l’IFRAP  d’Agnès Verdier Molinier citait pourtant en exemple, n’a pas échappé aux tares du « socialisme gestionnaire ». Alors, qu’il s’agisse de mairies, de départements ou de régions, on trouve « curieusement » les mêmes constantes : un terrain miné que les nouvelles équipes doivent assainir avant même de penser à mettre en œuvre leur propre projet. Et la réalité découverte, dépasse souvent la fiction ! Faire l’inventaire de toutes les dérives constatées dans les régions passées à droite exigerait d’écrire un livre. On se contentera ici de quelques exemples suffisamment emblématiques pour illustrer des pratiques souvent improbables.

La dissimulation.

C’est fou ce qu’on peut trouver comme factures oubliées, non payées, dans les tiroirs, surtout quand il s’agit du budget d’une année électorale. En Poirou-Charentes, l’ardoise des impayés atteint 132 millions d’euros ! Mais aussi des « sous-budgétisations » multiples,  procédé qui consiste à ne pas inscrire toutes les dépenses  prévues dans le budget. Sans la fusion avec l’Aquitaine et le Limousin, la Région de Ségolène Royal aurait été en faillite. Ceci explique certainement le pourquoi de ce regroupement que rien ne justifiait : une manière de diluer une réalité devenue trop dangereuse. En Ile-de-France, la technique des « gels budgétaires », permet de voter des budgets fictifs puisque les dépenses affichées lors du vote sont gelées dès le lendemain, permettant à l’exécutif  de débloquer seulement une partie des crédits, c’est l’artifice inverse de la sous-budgétisation. Il peut justifier des hausses de taxes ou le recours à l’emprunt. Ainsi en 2015, 777 millions d’euros ont subi cette procédure. L’affichage budgétaire cache la réalité d’une région qui s’endettait et ne pouvait plus investir. En Pays de la Loire c’est une dette cachée de 479 millions d’euros qui permet d’enjoliver la réalité budgétaire : ainsi 392 millions d’euros d’autorisations de programmes pour les lycées (construction, restauration) non budgétés. A cette somme il convient d’ajouter 1,7 milliard de « reste à payer ». Ces caractéristiques rejoignent les constats faits par Christophe Béchu à son arrivée dans le fauteuil de maire d’Angers et de bien d’autres.

La gabegie et le clientélisme.

La folie dépensière fait partie aussi des dérives presque constantes : train de vie avec des voitures de fonction par centaines (142 en PACA, 154 en Rhône-Alpes…), voyages aux frais de la princesse, frais de représentation généreux. Par exemple, une délégation de six élus et de 17 agents d’Ile de France s’est rendue au festival de Cannes pour une dépense de 258 000 euros, transport et hébergement compris. Chez Wauquiez, c’est une facture de 1 million d’euros pour des notes de … taxis (Agnès Saal a des émules). Mais là où le bât blesse le plus, c’est l’envolée des dépenses de fonctionnement dans toutes les régions auditées par Ersnt et Young. En premier lieu à cause des dépenses de personnel qui explosent partout depuis 2010 : + 7,8% d’agents en plus en Ile de France pour 16% de masse salariale supplémentaire, 215 millions d’euros en plus sur 5 ans en Rhône-Alpes, ... L’autre versant de la gabegie, c’est le subventionnement des associations. La palme revient à la région Ile de France : 461 millions d’euros versés la plupart du temps sans vérification ni suivi et 80% des bénéficiaires de ces largesses perçoivent moins de 100 000 euros. Du saupoudrage électoraliste dont l’efficacité est nulle pour le denier public. Poitou-Charentes n’est pas en reste puisque la région intervenait sur tout, même en dehors de son champ de compétence. On a encore en mémoire les dizaines de millions engloutis dans le véhicule électrique, en pure perte puisque l’entreprise a fait faillite. Dans les lignes du budget de Rhône-Alpes Auvergne, on trouve une subvention de 1 million d’euros à des collectivités sénégalaises (!!) et 3,5 millions d’euros pour financer des projets artistiques à l’étranger dont une exposition à New-York à 2 millions d’euros pour 2 000 visiteurs. Et puis il y a les dépenses de « prestige » : PACA a sa « Villa Méditerranée » à 70 millions d’euros et qui émarge à 5 millions d’euros  de fonctionnement par an ; Pays de la Loire avait ses « antennes départementales », y compris à Nantes,  au coût exorbitant pour un passage de 5 à 6 personnes/ jour ; Rhône-Alpes se distingue encore avec l’affaire du « pavillon de Shangaï », vitrine de luxe pour l’expo de 2009 qui a coûté 19 millions d’euros et qui appartient à la municipalité de Shangaï à laquelle il a fallu ensuite payer un loyer ( !!) : 40 millions d’euros depuis 2010 pour le contribuable rhônalpin, et n’oublions pas le « palais Queyranne », nouvel hôtel de Région à 180 millions… En Ile de France, Valérie Pécresse se bat pour obliger l’état à participer au financement du « Pass navigo unique » dont la perte de recette estimée à 275 millions d’euros par an n’a pas été compensée et n’est pas soutenable par le budget régional.

Le recours à la fiscalité et à l’endettement.

Excepté Poitou-Charentes, les régions ont toutes eut recours à la fiscalité en mettant au taquet maximum les recettes qu’elles pouvaient prélever, sur les cartes grises et les carburants. Comme cela ne suffisait pas, il a fallu trouver d’autres recettes : toute se sont donc endettées au-delà du raisonnable. Les marges de manoeuvre budgétaires pour l’investissement étant réduites par des dépenses de fonctionnement en croissance exponentielle, il fallait bien trouver des moyens de financement, au lieu de tailler dans les dépenses. En Ile de France, entre 2010 et 2015, l’épargne de gestion a diminué de 20% tandis que les dépenses d’investissement progressaient de 3,22% seulement, tandis que la dette progressait de 53% ce qui fait d’elle l’une des régions les plus endettées, juste après nord Pas de Calais et PACA. Pour Pays de la Loire le stock de la dette a crû de 55% (355 euros/hab), dont une grande partie dans les deux dernières années. En Rhône-Alpes, le taux d’endettement a été multiplié par quatre depuis 2003. Ces constantes, on les retrouve malheureusement dans la politique nationale : matraquage fiscale et endettement. La conjoncture libère des marges inattendues, en raison notamment des taux d’intérêts très bas liés à l’abondance de liquidités générée par la BCE, et aussitôt elles sont dépensées au lieu d’être affectées à la réduction de la dette ou des déficits ce qui revient  au même. Il y a bien une addiction socialiste à la dépense, même quand elle n’est pas couverte par des recettes équivalentes.

Les économies sont pourtant possibles.

Les nouveaux exécutifs régionaux se sont aussitôt attelés à la tâche pour réaliser les coupes budgétaires partout où elles sont possibles : 40 millions d’économies en deux ans ont été trouvées par Bruno Retailleau, Christian Estrosi  a supprimé 30% des véhicules de fonction tout comme Laurent Wauquiez qui en a revendu 50, et qui a réussi à baisser de 75 millions  les dépenses de fonctionnement… Quant à Valérie Pécresse elle a mis en chantier tout un faisceau de nouvelles pratiques : outils de contrôles, respect des procédures, pour aboutir à une gestion maitrisée. Mais on n’infléchit pas comme on veut une situation. La continuité républicaine impose de tenir les engagements pris par les anciennes majorités. Il faudra bien un mandat pour redresser les finances des régions les plus sinistrées.

Je souhaite bien du plaisir au prochain exécutif en espérant qu’il soit de droite : il y a tout lieu de penser que la situation qu’il trouvera se sera encore plus dégradée et que tout n’est pas au jour. Merci la Gauche !

 


C’EST UNE CHOSE ETRANGE A LA FIN QUE CETTE EPOQUE !

Haddock se marre bis

 

Oui, je sais, c’est facile de parodier Jean d’Ormesson. Mais enfin … on marche sur la tête :

Placer en perdant de l’argent !

Nouveaux records à la baisse des taux d'intérêt. Mais jusqu'où peuvent-ils baisser ? On croyait que zéro était le plancher,  puis on a découvert les taux d'intérêt négatifs. L'Allemagne vient de battre encore des nouveaux records. Elle peut emprunter à 5 ans en recevant 0.32% : des investisseurs paient 0.32% par an pour que l'État allemand daigne leur prendre leur argent. Incroyable non ? Mieux, aujourd'hui un quart des emprunts d'état traités dans le monde ont des taux négatifs et malgré ces taux défavorables, la demande est toujours aussi forte. Il y a trop d'argent dans le circuit, les banques centrales continuent d’inonder le monde de liquidités pour relancer l'économie, mais les investisseurs qui en bénéficient ne les investissent pas dans l'économie réelle. Ils préfèrent les stocker à taux négatifs. C'est une aberration économique et financière totale. Manifestement ce traitement n'est pas le bon. Ça finira mal !

Cohn Bendit votera Juppé !

C’est tellement le « bordel » à gauche et chez les écolos que le moins pire est encore de participer à la primaire de la droite en votant Juppé ! On aura tout vu. Que 1968 est loin !

Une réforme constitutionnelle vidée de son sens.

Finalement on va inscrire dans la constitution un principe qui ne servira à rien puisque la « déchéance de nationalité » devra être prononcée par … un juge.

Hulot à la présidentielle.

Il ne manquait plus que lui dans le paysage. Un peu comme une marionnette que l’on ressort pour faire trois tours… Il faut dire que c’est tellement le cirque chez les Verts. Tiens, Hollande pourrait bien lui proposer un maroquin histoire de neutraliser des velléités concurrentielles encombrantes. On parie ?

La France et le cannabis

Ce n’est pas souvent que la France est au premier rang. Elle l’est souvent pour la production de vin. Son palmarès s’enrichit : elle est le premier pays consommateur de cannabis en Europe. 17 millions de Français l’ont déjà essayé et 1.4 million fument régulièrement. Plus inquiétant, 63% des jeunes de 15 à 24 ans disent qu'ils peuvent s'en procurer facilement. Vous croyez qu’il faut que je m'y mette ?

Gaulois incorrigible.

Gilles Bourdouleix, l’excellent maire de Cholet menace de quitter son parti (le CNI, je crois), dont il n’est plus président. Il ne s’entend pas avec le nouveau. Il envisage de créer son propre parti. Un petit chez soi… Quand on le connait, on sait qu’il est capable de mettre sa menace à exécution. C’est d’ailleurs pour ça qu’on l’aime bien !

Allocations dégressives 

Révolution : la gauche va mettre en place des allocations chômage plus dégressives pour favoriser l’emploi. Incroyable, non ? Allez, pas de panique : Macron va nous faire deux ou trois sorties, Manolito deux coups de menton bien sentis et … il ne se passera rien.

NDDL (Notre Dame des Landes)

Les électeurs ont pourtant tranché et bien ! En votant Retailleau, ils ont validé démocratiquement le projet aux 250 recours (au moins)… Manolito, martial, annonce l’évacuation. Mais Royal derrière est à la manœuvre. Elle a, parait-il pris la main. Le pire est donc à craindre pour le projet. En attendant, les opposants peuvent mettre le feu aux engins de chantier et racketter les citoyens. C’est « l’Etat de droit » version Royal. Car tel est mon bon plaisir !

 


BRUNO LANCE SA CAMPAGNE

Bruno retailleau 4 juillet

Message de Bruno Retailleau :

« Chers Amis,

Après les succès de la droite et du centre aux municipales, aux sénatoriales et aux départementales, une nouvelle bataille nous attend. Les 6 et 13 décembre prochains, les Français éliront leurs conseillers régionaux.

J’ai l’honneur d’avoir été désigné pour conduire les listes de la droite et du centre pour cette dernière échéance avant l’élection présidentielle. Notre Région Pays de La Loire sort affaiblie de 11 années de socialisme. Le temps de l’alternance est venu !

La campagne qui commence doit nous permettre d’aller à la rencontre des habitants de nos 5 départements pour les convaincre que le socialisme, qu’il soit à Paris ou à Nantes produit les mêmes effets et les mêmes désillusions.

Le défi qui attend la droite et le centre sera exigeant et cette campagne sera difficile. C’est pourquoi nous avons besoin de vous tous.

Avec Yannick Favennec et les autres têtes de liste départementales, je vous propose de nous retrouver avant l’été pour une journée conviviale et militante :

  SAMEDI 4 JUILLET    

Esplanade de la Mairie de Sainte Luce sur Loire

A partir de 12h00

pour un déjeuner champêtre

Je compte sur votre présence, n’hésitez pas à relayer cette invitation autour de vous et à venir en famille ! »

                                                                      BRUNO RETAILLEAU

Le temps fort : la présentation des têtes de liste départementales. 

 


ALAIN JUPPE EN ANJOU

 

Vous trouverez ci-dessous l'invitation pour assister à la réunion avec Alain JUPPE.

Personnellement, j'y assisterai et j'invite tous mes amis Républicains à faire de même. Au delà de l'intérêt que présente sa venue en Anjou, en tant que personnalité de premier plan de notre parti, je me rendrai à cette réunion parce que :

- "Les Républicains" sont aussi des démocrates qui doivent montrer l'exemple en donnant l'image de citoyens qui débattent sereinement de leur avenir. Alain Juppé est d'abord un ami qui vient à notre rencontre, 

- Nous avons voté massivement le principe de la "primaire" et la moindre des choses est d'accepter le pluralisme des candidatures,

- afin de choisir en connaissance de cause, il est nécessaire de s'informer et de dialoguer avec les candidats. J'irai donc écouter chacun de ceux qui viendront jusqu'à nous, dans notre département.

-  être présent est aussi une question de courtoisie à l'égard d'une personnalité éminente aux compétences reconnues et qui méritent d'être saluées. Pour autant, cela ne vaut pas soutien systématique.

j'espère que nous serons nombreux pour l'accueillir, même si nous ne perdons pas de vue que la prochaine échéance,ce sont les élections régionales.

 

Alain Juppé à Angers


LES LECONS DES DEPARTEMENTALES (1)

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Evitons pour commencer de tomber dans le piège des décomptes d’apothicaire. « L’alternance est en marche, rien ne l’arrêtera ! » a proclamé Nicolas Sarkozy. Acceptons-en l’augure. Mais sans naïveté. La victoire électorale de la droite et du centre est indéniable et même éclatante dans sa transformation en nombre de départements conquis. Elle l’aurait été encore plus sans la malhonnêteté d’un découpage électoral indécent.  Mais le compte y est-il vraiment ?

Un tripartisme en trompe l’œil.

La satisfaction de voir la gauche mordre la poussière ne doit pas exclure la lucidité, et il convient de tirer de vraies leçons d’un scrutin dont beaucoup de perspectives sont en trompe l’oeil. Commençons d’abord par faire un décompte réel des voix pour chacun : le total des gauches à 36,4% en y agrégeant l’extrême gauche qui n’a aucune cohérence avec la ligne Macron, n’a guère plus de signification que celui de la droite et du centre avec 37,1% en y incluant, entre autres, les voix eurosceptiques de « Debout La France ». Le FN a récolté 26% des suffrages, en légère augmentation par rapport aux élections européennes tout en restant dans la même fourchette, et ça constitue un record. Enfin, l’honnêteté exige qu’on prenne en compte l’abstention massive, autour de 50%. Autrement dit, le paysage électoral émietté qui s’offre à nous ne présage rien de bon pour la prochaine échéance des élections régionales si on ne sait pas lire le message envoyé –ou pas- par le peuple français.

La première leçon : la décomposition de la gauche.

En quatre ans, l’ensemble des forces de gauche est passé de 49,6% des suffrages exprimés à 36%. Alors que rien ne lie plus un ensemble devenu disparate, dans lequel le PS surnage difficilement, tiraillé à hue et à dia entre ses différents courants contradictoires, le socialisme paie le prix de ses incohérences, de ses échecs, de ses excès, de son autisme. La sanction était annoncée, elle a été au rendez-vous notamment par l’abstention de ses nombreux déçus. Le réveil tardif d’un Valls, d’ailleurs fortement contesté dans son camp, n’est pas suffisant pour redonner confiance à une foule qui se sent trahie. Même avec un coup de pouce de la providence qui va faire courir un air printanier sur notre économie congelée par une politique erronée, le dégel électoral n’est pas pour demain. Une grande partie de l’électorat à gauche de la gauche ne veut plus entendre parler de cette gauche qu’il sent en rupture avec la nation, et rejette la politique du gouvernement qu’il estime être à l’opposé des promesses de 2012. Au mieux, c’est l’abstention, au pire c’est le refuge au Front National qui tient maintenant un discours néo-marxiste. L’extrême gauche de Besancenot à Mélanchon est exsangue et les écologistes sont plongés dans une crise intestine comme seuls ils en ont le secret. La préparation du congrès du PS va nous faire vivre une séquence de meurtres entre camarades avec petits marchandages et grands arrangements. Pas de quoi mobiliser le quidam pour lui donner envie d’aller voter.

La deuxième leçon : le bloc de la droite et du centre s’en sort sans vraiment convaincre.

Il est banal d’affirmer que la droite n’a pas gagné, mais que c’est la gauche qui a perdu. Il y a du vrai dans cette manière de présenter les choses. J’ai été surpris d’observer la minceur des écarts dans beaucoup de cantons, un grand nombre d’élus et de battus ne le sont que de quelques voix, qui se comptent parfois sur les doigts d’une main.  Ce n’est pas ce que l’on appelle un raz-de-marée.  Souvent, la coalition ne fait pas le plein de son électorat. L’alliance entre la droite, incarnée par l’UMP, et les centres, demande à être confortée car les tentations qui agitent les différents clans transforment en champ de mines le terrain de la négociation. Attention aux marchandages politiciens qui décourageraient par de trop grosses ficelles, un électorat tenté de s’agréger mais qui reste méfiant ! Si un accord de fond permet en gros de rassembler les deux familles quand il s’agit de l’euro, de l’Europe et de l’économie, il convient de tirer au clair les positions sur le communautarisme ou sur les oubliés du monde rural et des zones périurbaines, qui sont la clé de bien des suffrages en souffrance.

La troisième leçon : le FN est à un niveau élevé mais isolé.

L’offensive violente menée par Valls avant le premier tour n’a pas été un succès. Elle n’a pas empêché le Front National de mordre sur l’électorat de gauche, et la preuve se lit dans la répartition des suffrages du 22 mars. En réalité, le Front National n’a jamais été aussi puissant : il dépasse les 5 millions de voix et arrive en tête dans 43 départements. S’il n’atteint pas les 30% annoncés par les sondages, c’est parce que l’UMP s’est montrée très ferme sur le refus de toute alliance et a fait campagne en n’hésitant pas à prendre des positions sur les thèmes de prédilection du parti   extrémiste, sur le communautarisme et les oubliés des zones rurales. La  tâche a aussi été facilitée par le positionnement du FN sur ses propositions économiques qu’il s’entête à promouvoir : une économie étatiste qui a échoué partout, la sortie de l’euro, l’Europe vouée aux gémonies. Personne ne peut croire non plus au mirage de la retraite à 60 ans, à l’augmentation faramineuse du smic, et le maintien des 35 heures reste perçu par les électeurs éclairés comme un boulet. Le caractère inepte de cette politique offre un angle d’attaque crédible pour empêcher les électeurs de droite tentés de franchir le pas vers le vote frontiste. Malgré un premier tour prometteur, la concrétisation en sièges est loin de correspondre aux objectifs que souhaitait atteindre Marine Le Pen. Le scrutin majoritaire  est un mur souvent infranchissable sans allié. L’isolement du FN se paie cash : peu d’élus, pas de département à gérer. Elle aura beau accuser l’UMPS, c’est sa stratégie qui trouve là sa limite. A force de vouloir attraper tout, on n’attrape rien. Cela n’empêche pas qu’il faut combattre un parti qui n’a de républicain que la façade. Si la gauche continue sur ses erreurs et la droite ne fait pas ce qu’il faut, le Front national pourrait bien créer encore des surprises à la faveur d’un vote protestataire massif.

 

A suivre,  Les leçons des Départementales (2) :  "La France sans âme" et "une réalité en attente d'une offre politique".