« EN MÊME TEMPS », LA POLITIQUE DES COCUS ALTERNATIFS !

Haddock cons

 

Le regretté Jean d’Ormesson.

« Macron, c’est le grand flou ! Entre l’électeur de droite et l’électeur de gauche qui votent pour Macron, l’un des deux, forcément, sera cocu, mais toute l’intelligence de Macron est de faire croire à l’un que ce sera l’autre et inversement. » Il l’avait prédit : avec Macron les électeurs de droite et les électeurs de gauche sont cocus. Il n’avait pas prévu que ce serait alternativement.

Un coup  à droite, un coup à gauche…

En simple illustration,  prenons deux exemples récents. Sur la politique d’immigration, Manu a délivré subitement un discours que n’aurait pas désavoué Marine Le Pen. Il faut dire qu’il fallait exploiter l’émotion suscitée par le massacre de la préfecture de Paris.  Et de quoi satisfaire les électeurs de droite  sensibles aux arguments pourtant mille fois développés par Eric Ciotti. Enflure du vocabulaire (l’hydre islamique) et véhémence (vigilance de chacun). Cela n’a pas manqué d’inquiéter le  clan des « dénislamiques » au sein de LRem. Presque en même temps, le  même a fait voter à  l’Assemblée l’autorisation de PMA pour les couples femmes homosexuelles et  pour les femmes  seules.  De  quoi satisfaire la gauche libertaire  et  plus généralement tous les progressistes qui ont voté comme un seul « homme » si je puis dire, de  la  France  insoumise au PS en passant par les inévitables transfuges d’un certain centre. Nul doute qu’un certain  électorat centriste qui aura voté Macron ne s’y est pas retrouvé. On a encore revu le clivage se  manifester à propos de la polémique déclenchée sur le port du voile par  les  accompagnatrices de sorties scolaires. Au sein même de  LRem, la querelle entre Aurore Bergé et Aurélien Taché en est l’exemple  emblématique.  Un coup à droite, un coup à gauche et quand ça ne marche pas, le sphinx se tait.

La politique macronienne.

Cette situation ne durera pas éternellement. Le moment approche où l’électorat de la droite capté et abusé par Macron  va  inévitablement ouvrir les yeux. Comment peut-il cautionner plus longtemps une politique dont l’essentiel des idées est puisé à gauche, et mis en œuvre par une caste de technocrates qui n’a jamais été aussi puissante. En résumé, la  politique de Macron, c’est  « Terra Nova » pour l’inspiration et les technocrates de « France Stratégie » pour la mise en œuvre.  Cela nous vaut des attaques récurrentes contre la famille, contre les  successions et l’héritage, une fiscalité  qui ne faiblit pas, une Etat redistributeur qui pompe les uns pour donner des  miettes aux autres,  une atonie économique et les finances les plus mal tenues des pays développés. Le peuple est toujours aussi incandescent au point que le  pouvoir met le pied sur le frein pour toutes les réformes, à commencer par celle des retraites qui est pourtant de plus en plus urgente.

Les félons de la droite : Philippe, Le Maire, Darmanin…

Il faut faire tomber les masques : depuis qu’ils sont au gouvernement, Les Philippe, Le Maire, Darmanin & C° n’ont cessé de trahir leurs propres idéaux : où est la  politique de l’offre tant vantée par Bruno Le Maire contraint de faire de la  relance keynésienne sans le dire ;  où est la rigueur budgétaire qui fonde toutes les politiques de droite et l’équité fiscale quand Gérald Darmanin met en place le prélèvement à la source qui déresponsabilise totalement le  contribuable,  comme la généralisation du tiers  payant de Hollande pour les patients, et matraque systématiquement toujours les mêmes,  les aisés, par ses prélèvements abusifs ; où est  la décentralisation chère au centre droit de Raffarin et Bussereau,  quand l’Etat continue de supprimer des ressources aux collectivités pour  les remplacer par des dotations… Au point que Jacqueline Goureau a fait son discours devant une salle vidée de son assistance au congrès des départements de France. On n’en finit pas de lister tous leurs renoncements.   

Les vigiles de la gauche.

Au sein de la majorité gouvernementale, il existe bel et bien une gauche qui ne cède rien de ses certitudes au point que près d’une centaine de députés étaient prêts à exprimer  publiquement leur mécontentement après le discours présidentiel sur l’immigration. L’Elysée a dû lâcher du lest. La  conséquence en a été un débat à l’Assemblée débouchant sur… le vide ! Cette pression existe sur tous les sujets sensibles. Si bien qu’il n’est pas exagéré d’affirmer que globalement, la politique actuelle  est une politique classique de gauche : le symbole en est le budget en discussion actuellement au Parlement. Un budget que François Hollande aurait pu présenter et même valider.

En attendant, la France va chaque jour un peu plus mal. Elle n’a pas mis à profit la conjoncture qui permettait d’améliorer sa situation financière et budgétaire et n’aura donc aucune marge de manoeuvre quand la  crise surviendra, car elle surviendra. 

 


CE QUE J’ATTENDS DU NOUVEAU PRESIDENT DES REPUBLICAINS.

Christian-jacob

 

Les Français ne croient plus à rien. 

Les  Républicains ont rétréci comme peau de chagrin et vieilli sur place. Les jeunes n’ont aucunes convictions, ils se contentent de suivre des modes. Les  partis politiques sont discrédités et au fond du trou. Je suis pourtant persuadé qu’ils restent nécessaires pour organiser  la vie démocratique. Dans ces conditions,  comment se faire entendre ? Comment redevenir à la mode ? C’est une tâche difficile à laquelle s’attelle Christian Jacob  qui a  été désigné pour relever le défi de la reconstruction,  pour ne pas dire de la résurrection.

Personnellement, pour la refondation des Républicains, je ne crois pas à une résurgence de l’UMP.  Ce n’est pas d’un retour vers le passé dont nous avons besoin. Et je suis persuadé qu’il faut s’occuper moins de notre positionnement à droite, plus ou moins,  peu importe, que de proposer  des solutions aux problèmes des Français qui ne sont pas traités. D’ailleurs la majorité des Français ne croit plus au clivage gauche-droite.

Cela n’empêche pas de nous définir.

Nos valeurs.

Par nos valeurs d’abord : nous croyons au primat de la personne sur  le collectif, nous accordons de l’importance aux liens face  à  l’individualisme, et nous sommes attachés à la nécessité de mettre des limites à toutes choses, notamment pour les projets sociétaux et l’immigration. Cela suppose de mettre fin aux privilèges des corporations, d’affirmer nos valeurs culturelles face au multiculturalisme, et nos convictions anthropologiques.

Nos fondamentaux.

Rappeler nos fondamentaux n’est donc pas inutile : nous sommes pour la liberté économique,  la rigueur de la gestion budgétaire, l’ordre social assorti de l’égalité des chances et de l’ascenseur social, une République une et indivisible qui affirme son identité nationale et assure la sécurité de  nos concitoyens. Nous croyons nécessaire de franchir une nouvelle étape de la décentralisation, de défendre notre culture  et de combattre les outrances libertariennes comme  la  PMA et la GPA.

Deux champs primordiaux.

Enfin,  les Républicains doivent investir deux champs primordiaux pour l’avenir :  celui de l’écologie, en s’attachant à promouvoir des solutions  positives pour la transition énergétique, et celui de l’Intelligence Artificielle qui menace déjà le libre arbitre des individus.

Ce que nous devons faire.

Les sujets d’application ne manquent pas pour occuper le champ politique du quotidien : traiter  le chômage, s’attaquer aux déficits et à la dette tout en réformant une fiscalité confiscatoire et inéquitable, rétablir la compétitivité des entreprises, résorber les déséquilibres entre les territoires, promouvoir le retour d’une éducation qui « transmette », relever le défi migratoire, attaquer vigoureusement toutes les tentations communautaristes, assurer la sécurité des Français sur tout le  territoire. Et enfin, il faudrait peut-être s’interroger sur le lien entre l’abstention électorale et l’exemption fiscale : les  deux taux se superposant !

Une équipe large mais soudée.

Pour réussir tous ces chantiers, le nouveau président doit constituer l’équipe la plus solide et la plus  large possible.  Il aurait grand tort de répéter l’erreur de  Laurent Wauquiez qui avait écarté ses concurrents.  Beaucoup de nos adhérents, et notamment ceux qui ont voté attendent que l’esprit d’union prévale sur les  rancunes ou les divisions, et donc que Julien Aubert et Guillaume Larrivé aient des postes de responsabilité près du nouveau président. Si d’autres  personnalités, comme François Baroin acceptent de s’engager, tant mieux. Mais avant toute chose, c’est de cohérence dont nous avons besoin. S’il ne faut pas être contre une organisation « horizontale » qui consulte  le  plus grand nombre,  la verticalité  est nécessaire, notamment pour que le groupe ne parle  que d’une seule voix .

Il  ne me  reste  plus qu’à souhaiter bon courage à Christian Jacob.

 


LE VOILE ISLAMIQUE SUR LES LUMIERES

Laicite

Je viens de lire l’interview d’Aurélien Taché dans Le Point, réagissant à  l’incident intervenu au Conseil Régional de  Franche Comté : j’y ai retrouvé les arguments développés déjà il y a trente ans au moment de l’affaire de Creil. Ces « islamocollabos » inconscients,  dont font partie la  Présidente de ce conseil Régional et  les cadres de la FCPE avec leur affiche, n’ont toujours rien compris, à commencer par le fait que l’Islam est une "religion intégriste".  A savoir seulement s’ils savent ce que cela signifie.  Je leur livre  l’article ci-dessous, écrit à la  même époque et  paru dans la presse. Depuis trente ans, il n’a  pas pris une ride. Mais l’Islam a  continué son grignotage de nos valeurs, souvent en défiant la loi.

Avec  le  port du voile ou du foulard (comme on voudra) islamique,  ce n’est pas la question du simple port d’un vêtement qui est posée, mais bien celle des rapports entre notre civilisation occidentale et l’utilisation politique ou identitaire de l’Islam.

Le débat ne se situe pas sur le plan vestimentaire.

Il y a une trentaine d’années, les chefs d’établissement interdisaient la mini-jupe ou le pantalon pour les filles, au nom des usages en vigueur à l’époque. L’évolution des mentalités permet  aujourd’hui ce qui ne l’était pas hier.

L’usage impose encore aujourd’hui quelques règles de politesse comme se découvrir pour saluer (de moins en moins) ou entrer dans certains lieux, dont l’école fait partie. Sur le plan strictement vestimentaire, si l’on accepte une exception pour le « foulard », rien ne permettra plus alors de s’opposer à la casquette sur l’oreille ou d’autres accessoires moins anodins. Et de ce point de vue, l’école reste un des rares endroits où se fait l’apprentissage de la politesse et des usages. Le voile islamique, dans la rue, personne ne songe à l’interdire ; à l’école, et encore plus en classe, il est contraire aux usages.

Mais le voile n’est pas la mini-jupe ou le blue jean en raison de la symbolique forte dont il est porteur.

Le débat ne peut se situer que sur le terrain des valeurs.

Ce qu’on essaie de nous imposer par le voile islamique c’est une pratique religieuse associée à une morale et une pratique sociale toutes deux incompatibles avec nos valeurs.

Rappelons que le voile islamique est le symbole ostentatoire d’une condition féminine inacceptable pour nous, instituant l’inégalité avec l’homme par la soumission de la femme : la femme stérile répudiée, la femme adultère punie de mort, le témoignage de l’homme qui vaut celui de deux femmes, la soeur qui n’obtient que la moitié de la succession dévolue à son frère, le mariage mixte interdit, la polygamie autorisée… Nous ne pouvons pas l’ignorer. C’est la vraie signification du port du voile.

L’affirmation de leur « islamité » par les jeunes filles ne s’arrête pas à cet accessoire vestimentaire. Elle s’accompagne généralement de contraintes supplémentaires telles que l’interdiction de suivre les cours de sciences naturelles, d’éducation physique ou de musique, voire même de s’adresser au professeur si celui-ci est de sexe masculin. D’où le mutisme de certaines filles en classe  que les professeurs ne comprennent pas toujours.

Tolérer le voile, c’est renier le « siècle des lumières ».

Depuis le XVIIIème siècle, l’individu européen a conquis une à une toutes ses libertés. Cette remise en cause devenue permanente, à laquelle l’église catholique s’est elle-même adaptée, a permis la proclamation puis l’application progressive des « Droits de l’Homme ». C’est au nom des Droits conquis que nous avons le devoir de lutter contre toutes les atteintes aux droits élémentaires de la personne. Comme le dit Finkielkraut : « ou le hommes ont des droits, ou ils ont une livrée… ». De peur de paraître intolérants avec les musulmanes « on les confond avec la livrée que leur a taillée l’Histoire ». Voilà le piège : sous prétexte de droit à la différence, on voudrait imposer sur notre sol un apartheid. Ces jeunes musulmanes, et leurs parents avec, devraient savoir que les lois de la République s’imposent à tous et qu’elles ne sont pas toujours compatibles avec celles édictées par le Coran. Les respecter est un devoir pour chaque citoyen et impose des comportements : il n’est pas possible de remettre en cause ce qui touche aux fondements de notre Constitution, même au nom de dieu. La France est d’abord un état laïc.

Le cas particulier de l’Ecole Publique.

L’école publique est faite pour transmettre les valeurs de la République qui constituent le Consensus National, c’est-à-dire notre patrimoine commun, que traduit la notion de citoyenneté. Y entrer, c’est nécessairement les respecter et notre esprit de tolérance doit s’arrêter à toute remise en cause de celles-ci, avec d’autant plus d’exigence que l’établissement accueillera des élèves mineurs. Elle offre en échange, le respect de l’enfant, de sa conscience et de sa personnalité.

Accepter des jeunes filles portant le voile, avec l’espoir qu’elles rejetteront ainsi leur foi, ce serait assigner à l’Ecole publique la mission de laminer les consciences, ce qui n’est pas plus concevable. Mais si les islamistes insistent et acceptent ce risque c’est justement parce qu’il n’est pas grand et que le plus important pour eux c’est l’affirmation de leur prosélytisme religieux.

Céder serait catastrophique : ce serait donner aux partisans d’une certaine pratique de l’Islam les moyens de renforcer leur oppression intellectuelle sur la communauté musulmane. Comme me disait une jeune « beur » récemment : « n’oubliez jamais qu’une jeune fille musulmane vit sous le regard permanent de sa communauté et que cela suffit à la persuader de faire autrement qu’elle le souhaiterait ». Et de fait, depuis quelques années, le port du voile islamique se fait de plus en plus fréquent et de plus en plus jeune.

La liberté de conscience est inscrite dans nos institutions et il n’appartient pas à l’école publique de se substituer aux choix éducatifs des parents. Si les parents des jeunes filles souhaitent leur donner une éducation coranique, c’est leur droit. Mais encore faut-il leur donner la possibilité de faire d’autres choix une fois devenues adultes. C’est donc aux parents que notre société doit chercher à faire adopter ses valeurs. En acceptant que les jeunes filles portent le voile, nous faisons le contraire.

C’est au nom des mêmes valeurs qu’il faudrait y regarder à deux fois avant d’accepter l’ouverture d’écoles coraniques dont l’enseignement reposerait sur des contenus incompatibles avec la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et les lois de la République et les pratiques répétitives assimilables à celles de sectes.

Il ne s’agit pas d’intolérance, mais de respect de la personne et de protection des mineurs. Dans son livre « Bas les voiles » Chahdortt Djavann assimile à une maltraitance l’obligation du port du voile faite aux filles mineures, et elle n’a pas tort, dans la mesure où cette obligation enferme l’enfant dans une démarche mutilante de sa féminité.

l’Islam n’est sûrement pas incompatible avec la laïcité. Il reste à en rechercher les modalités et à aider ceux, parmi les musulmans français qui souhaitent se situer dans cette perspective-là.

LIBERTE, EGALITE…

Cependant, la pratique de S’il ne faut pas obliger toute personne d’origine étrangère à calquer sa conduite sur notre façon d’être, il est possible tout de même de dénoncer cet aspect de la tradition islamique, sans pour autant vouloir détruire sa culture. D’autant plus qu’il s’agit d’une interprétation la plus étroite de l’Islam, issue du Wahabisme, contre laquelle les femmes luttent dans beaucoup de pays musulmans.

Les minorités religieuses doivent pouvoir exister à condition que celles-ci soient constituées d’individus libres et égaux. Il nous appartient de faire en sorte que cette dernière condition soit toujours remplie.

De ce point de vue, il est important de signifier que la loi républicaine est au-dessus de toute autre, y compris la Charia des musulmans.

 


LE RECHAUFFEMENT A LE DOS LARGE !

Changement-climatique

 

De Greta aux ultras d’Extinction-Rebellion, ce sont les rouges repeints en vert pour nous faire marron !

Les idéologies ont la vie dure.

Des  communistes, il ne reste pas grand-chose.  Les gauchistes survivent à travers des gens comme Mélenchon, mais la France insoumise fait du surplace.  Il ne restait plus qu’aux éternels partisans de « la lutte finale » à enfourcher la cause du dérèglement climatique avec  pour cible l’éternel ennemi :  le « capitalisme » cause de tous nos maux et de s’attaquer à sa soeur la « démocratie libérale » qui en fait le lit. Voilà donc Marx repeint en vert, pour en faire un « Hulk » prêt à instaurer la dictature totalitaire  pour le  plus grand bien de la planète et de ses habitants.  Les anciens comme moi ont déjà connu : l’URSS et ses camps de rééducation en Sibérie. Mais nos jeunes, eux, sont des gogos disponibles prêts à avaler toutes les instrumentations de l’écologie contre la démocratie, pour en faire une arme contre le  libéralisme et imposer toujours plus de fiscalité, de réglementations contraignantes grâce  à une sphère publique à l’emprise toujours plus forte.

Un totalitarisme vert.

Ces cavaliers de l’apocalypse, on les appelle aussi les « colapsologues », prônent un écologisme mortifère à vocation totalitaire. Derrière ces pseudos défenseurs de la planète, on trouve en fait d’anciens maoïstes, heureux de pouvoir se refaire une santé avec  la destruction de la civilisation occidentale. Le rapport du GIEC sert de nouveau livre rouge, librement interprété en « catastrophisme », avec à la clé une hausse des températures de 5° qui entraînerait des milliards de morts.  Ce qui est une pure invention. Mais comme au bon vieux temps  de la  « lutte des classes », un bon slogan vaut mieux qu’un raisonnement.  Un bon  prétexte pour promouvoir la décroissance, la  misère,  le chômage et le déclin irréversible qui sont les  conditions de la prise du pouvoir. Ce combat titanesque exige une mobilisation générale qui passe par la confiscation des ressources des individus, donc un Etat qui peut tout et qui dirige sans partage. Un nouveau démiurge, résurgence de la pensée collectiviste avec un avantage inestimable : ses résultats ne seraient connus que par  les générations à venir ce qui évite de rendre des comptes.

Un raisonnement caricatural.

Ils ont trouvé en Greta Thunberg une égérie pour porter auprès de la  jeunesse ce message mortifère élevé en tâche messianique. En fait, celle-ci est le  jouet de la  manipulation d’une extrême gauche en mal de crédibilité qui y a vu le moyen de justifier son combat  contre la liberté et l’économie de marché. Mais derrière elle se cache aussi un  lobby d’industriels souhaitant vendre leurs solutions vertes. Ils ne reculent devant aucune manipulation pour nous faire  peur et assurer que la fin du monde est imminente. On va se servir des enfants, masse malléable  et facilement disponible, et fanatiser des jeunes influençables par une propagande incessante,  avec une idée  toute simple :  le  libre-échange, la consommation, le  confort  pour  le  plus grand nombre ne sont tout bonnement pas  compatibles  avec l’écologie. Le but de ces discours alarmistes est tout simplement de  justifier la dictature. Donc, il ne nous reste  plus qu’à réduire drastiquement notre consommation énergétique, vivre comme Robinson et revenir à une économie de subsistance fondée sur les circuits courts. Economie vivrière comme au Moyen-Age ! Avec un corollaire : la décroissance ne pourra que réprimer l’innovation et la  recherche scientifique qui pourraient proposer d’autres solutions. En France la tâche va être facilitée par la désignation de 250 000 « échos-délégués », soit autant de Greta Thunberg ! qui se feront vite un devoir de relayer les thèses « effondristes » et l’injonction de la jeune scandinave comme quoi il est inutile de  poursuivre ses études attendu l’imminence de la fin du monde.

L’obscurantisme comme  toujours.

Tous ces raisonnements sont bâtis sur l’ignorance, par commodité, aussi. De la  même façon qu’on tient à l’écart le  bilan carbone catastrophique des éoliennes, on produit des  scénarios sur des projections simplistes. Tous ces ignorants feraient bien d’abord de retourner à l’école. La fonte  de  la  glace des pôles  est effrayante. Et  alors ? Le  climat change. Il  a toujours changé. Les  Vikings se sont installés au Groenland (pays vert) entre  le VIIIème et le  XIIème siècle,  lors de « l’optimum médiéval » au cours duquel  tout  l’hémisphère nord a  connu une longue série d’étés chauds et secs. Dans l’Antiquité, c’est l’Afrique du Nord et la Sicile qui étaient les  greniers à blé des Romains… Et la Méditerranée était plus basse de dix ou vingt mètres comme  en témoignent les  ports antiques noyés. L’homme s’est toujours adapté.  C’est là l’erreur fatale de ces nouveaux chevaliers de  la fin  du monde : ils méconnaissent la capacité  de l’homme  à innover sans cesse pour tirer le meilleur parti des  moyens que la nature   met à sa disposition ou pour en trouver de nouveaux. Il ne s’agit pas de nier le réchauffement climatique, ni la part de  l’homme qui y contribue. Notre histoire est faite d’adaptations permanentes : chaque étape de la croissance des pays développés a été marquée par l’apparition de nouvelles  pollutions et en même temps par la mise en place de moyens pour les  combattre. L’erreur des climatocatastrophistes tient dans l’interprétation erronée des courbes issues  des données passées : il ne suffit pas de les prolonger,  ce qui n’a  aucune chance de se produire.  Car la réactivité  de  l’homme, sa capacité à réagir, amender, transformer sans cesse le monde dans lequel  nous vivons,  invalideront rapidement leurs  conclusions.  C’est ce qui s’est   produit déjà maintes fois dans le  passé, des  thèses  de  Malthus à celles  de Paul Ehrlich qui n’avait pas prévu que  le sort   de l’humanité se soit amélioré de manière continue au point que le revenu moyen des habitants du monde a augmenté de 7 à 8 fois.  Bien évidemment,  les solutions,  ce sont les démocraties libres et le libéralisme, grâce à  l’innovation et à la recherche scientifique, qui les  détiennent. C’est un autre sujet que j’aurai bientôt l’occasion de développer.  En attendant, nous n’avons pas besoin d’un nouveau culte de Gaïa.  Je ne suis pas  certain que Macron l’ait bien compris.

 

 

 


FINANCES : LES ROBOTS ECHAPPENT-ILS AUX HOMMES ?

Economie  bourse

 

C’est Marc Fiorentino, dans sa lettre hebdomadaire qui émet cette hypothèse. Cela expliquerait  la déconnection des marchés financiers de l’économie réelle. 

Les machines ont pris le pouvoir à Wall Street.

C’est suffisamment sérieux pour que « The Economist » consacre un dossier au sujet. Pour la première fois dans l'histoire de Wall Street, l'encours des fonds indiciels et des trackers (ETF), la gestion passive, a dépassé la gestion active, les fonds gérés par des humains. Les chiffres sont frappants : les fonds gérés par des systèmes informatiques représentent 35% de l'intégralité de la Bourse américaine, mais 60% de la gestion institutionnelle et 60% de l'activité de trading. Si la grande majorité des modèles informatiques est conçue par un esprit humain, de plus en plus de programmes sont autonomes grâce à l'intelligence artificielle. Et les ordinateurs deviennent de plus en plus autonomes. C'est particulièrement sensible dans le trading à haute fréquence qui représente une très large partie des 7 milliards d'actions traités quotidiennement sur les marchés américains pour un montant de 320 milliards de $. De plus en plus de « hedge funds », ces fonds spéculatifs que les Soros et autres avaient rendus célèbres, ont opté pour la gestion algorithmique.

L’amplification des mouvements.

Les conséquences, on ne les connaît pas encore, on n'a pas encore vécu de grand krach, ni de vraie panique sur les marchés. Mais ces nouveaux maîtres de l'univers ont tendance à amplifier les mouvements, à pousser les valorisations de certaines entreprises à des niveaux spectaculaires sans « état d'âme », et pour cause ! Et ça explique peut-être aussi leur insensibilité aux aléas géopolitiques qui secouent le monde : un ordinateur n’a pas d’émotions. Pour The Economist, cette prise de pouvoir des machines présente plusieurs dangers : la stabilité financière, la concentration de la richesse entre les mains de ceux qui détiennent le pouvoir des machines et possèdent les données -on imagine ce qui se produirait si un jour Amazon entrait dans le trading en se servant de toutes les données sur ses clients...- et, enfin, la « corporate governance », le gouvernement d'entreprise.  Finies, les salles de marchés, et les « corbeilles » des Bourses où les traders et les brokers passaient leurs journées à hurler leurs ordres,  tout se passe désormais dans  les salles de trading où  les robots ronronnent 24H sur 24,  réagissant au moindre mouvement à la micro-seconde.

Un chamboulement numérique.

Laurent Alexandre, l’un de nos spécialistes de l’IA, s’inquiète de l’impact de l’intelligence artificielle sur nos institutions. Il juge le  danger immense et déplore que ni la France ni l’Europe n’aient pris la mesure de l’impact de cette révolution. Et si l’on recoupe les préoccupations qu’il développe  dans un livre qu’il a écrit avec  Jean-François Coppé (« L’IA va-t-elle tuer aussi la démocratie ») avec  les  constats que fait Gaspard Keonig  dans son enquête planétaire sur l’IA (« La fin de l’individu »), on peut penser que la situation pourrait échapper aux hommes  et déboucher sur une immense crise dans laquelle on n’est même pas capable  d’imaginer comment les machines réagiraient, certaines étant capables de « s’améliorer » d’elles-mêmes de leurs propres échecs. Comme nous acceptons sans nous poser de questions de nous laisser guider par Waze pour nos déplacements en voiture, les  financiers s’en remettent à leurs logiciels de trading haute-fréquence pour gérer leurs portefeuilles d’actions. Pourquoi s’inquiéter ? Sauf que dans certains cas, il serait peut-être mieux que ce soit l’humain qui prenne les décisions. Car  l’ordinateur est aujourd’hui capable de toutes les manipulations et même si  le programmateur a prévu des réactions «  bienveillantes » de ses algorithmes, qui sait comment il se comporterait en face d’une crise qui multiplierait des milliers de cas qui l’obligeraient à trancher entre l’intérêt des individus (leur gain) et celui de la communauté, selon le parti pris choisi par les créateurs du logiciel, ceux-ci oeuvrant généralement pour la  communauté en recherchant le bonheur du plus grand nombre. Et alors là, la théorie, fruit de la réflexion humaine est rendue obsolète par le déluge des data et la puissance des corrélations.

Reste qu’une chose est sûre : les marchés sont déconnectés de la macroéconomie. Il y a bien sûr les taux d'intérêt négatifs et le réflexe « TINA », (There Is No Alternative) : pas d'autre choix que d'investir en Bourse avec des taux si bas. Ce sont cependant deux éléments qui n’expliquent pas tout ! Mais peut-être qu’à cause des ordinateurs, la  crise n’arrivera pas.  Finalement, personne n’en sait rien, et c’est bien ça le problème.

Et pourtant, tous les indicateurs montrent qu’elle vient !

 


BIENVENUE DANS LE MONDE D’AGNES ET DE MARLENE !

Manif-6-octobre-pma

 

Je pensais être présent à Paris pour manifester contre la PMA. 

Cela n’a pas pu se faire, mais je vais tout de même apporter ma contribution au débat,  ce sera ma  manière de soutenir les centaines de  milliers de Français  qui ont voulu exprimer leur désaccord  aujourd’hui.  C’est que le débat qui s’est ouvert  à l’Assemblée nationale nous aura permis d’en entendre des  particulièrement gratinées  comme  ce  propos  de la Ministre de la santé : «  le fait d’accoucher ne fait pas automatiquement une mère ! ». Ben non, dans le cas de la procréation pour autrui…. Tout est dit.  Cette volonté de remplacer la parentalité naturelle par la parentalité d’intention  se situe dans le droit fil des délires des libertariens californiens. Est-ce bien cela que l’on veut  pour notre société européenne ? Si nous nous mettons au diapason des autres  pays qui ont suivi ce chemin, alors c’est que la France renonce à son héritage millénaire et n’a plus rien à dire au  Monde. 

Je ne reviens pas sur les nombreux arguments que j’ai déjà développés, notamment dans ma notre du 6 septembre : « J’instruis paisiblement le procès de la  PMA » : rupture avec l’écologie humaine, négation de l’altérité, médecine détournée de son objectif, faux argument de l’égalité, dérives potentielles… Aujourd’hui je voudrais attirer l’attention sur deux sujets dont je m’étonne qu’ils ne soient jamais traités : le devenir de l’enfant né de PMA et  l’hérédité.

Le  devenir de l’enfant né de PMA.

On  parle beaucoup de la souffrance des couples de femmes homosexuelles face au désir d’enfant. Il ne s’agit pas de le nier.  Mais vous remarquerez qu’on prend bien soin de ne jamais abordé le thème de la souffrance des enfants adoptés ou nés de couples de femmes homosexuelles face à la question de leurs origines. Malgré les dénégations des associations pro PMA et leurs études « bidonnées », cette souffrance existe : il suffit de  voir le nombre d’enfants à la recherche de leur géniteur pour s’en convaincre. France 5 a présenté le 24 septembre dernier une émission fort bien faite et très documentée sur le sujet :  « ADN,  la quête des origines », qui retrace le parcours de  plusieurs témoins qui ont fait le choix d’avoir recours  à l’ADN pour retrouver un père, un donneur de sperme, ou encore une mère qui a accouché sous X. Avec une motivation incontournable : ils veulent savoir pourquoi ils sont nés et à qui ils ressemblent. Une remarque : la recherche d’ADN est interdite en France, sauf sur injonction médicale ou judiciaire.  Un obstacle facile à contourner puisqu’un clic sur internet suffit pour se  procurer un test dit « récréatif » contre une cinquantaine d’euros. Sans entrer dans le détail, même en cas d’anonymat, par l’ADN on peut  presque toujours retrouver la trace de ses géniteurs. Un couple hétérosexuel qui a recouru à une PMA peut très bien ne jamais dire à l’enfant qui en est issu, comment il a été conçu. Mais s’il vient à le savoir, il y a gros à parier qu’il voudra savoir d’où  il vient. Alors en cas de couples de femmes, avec  un acte de naissance « mère et mère », inutile de dire  que dès qu’ils  en auront l’âge, de nombreux enfants chercheront le fournisseur du sperme qui aura permis leur conception. Impossible de  cacher qu’un mâle se trouve quelque part, n’en déplaise à  Marlène, sauf à ce que l’on interdise à l’école d’enseigner la procréation chez l’Homme. Je veux dénoncer ici, l’extrême violence sociale que représente  cette volonté de contourner l’anthropologie en niant juridiquement, par idéologie, la part de l’homme dans la procréation,  pour satisfaire une pratique sexuelle. Le législateur devrait prendre en compte cette conséquence avant d’autoriser la  PMA pour les couples de femmes ou pour les  femmes seules : combien d’enfants névrosés, en mal de parent non identifié, va-t-on fabriquer, et avec quelles conséquences pour la société ?

Et j’en viens à l’hérédité.

L’hérédité, c’est important. Nos gènes ont une histoire qui se transmet.  On la retrouve dans les ressemblances physiques ou les aptitudes. Ils peuvent aussi, dans certains cas, être porteurs  de carences, et dans ce cas, une hérédité connue est préférable ! Mais l’hérédité, c’est quelque chose qui va bien au-delà de la simple réflexion d’Arthur : « les chiens ne font pas des chats »,  dans le reportage de France 5, quand il constate que son donneur est quelqu’un qui aime, comme  lui, l’ordre et l’organisation ; c’est ce sentiment d’appartenance et de vide comblé que ressent la jeune femme blonde qui retrouve son père à New York, dans le couloir d’un hôtel sans l’avoir jamais vu, au moment où  il la prend dans ses  bras. L’hérédité, je pense que nous  en avons tous besoin.  Et  d’ailleurs ça vaut mieux, ne serait-ce que pour éviter la consanguinité dont on sait qu’elle doit être évitée chez les humains. Je comprends bien qu’en cas d’adoption, des parents doivent se contenter de l’acquis qu’ils apportent, en se passant de l’inné. Mais construire une famille avec les deux, c’est mieux. Arthur le dit très bien : « j’ai ses yeux, mais j’ai le regard de mon père ! ».  J’ai besoin de savoir qu’un peu de  mon sang circule dans les veines de mes enfants et petits-enfants, c’est ma part d’éternité !  On est très loin du triste monde sans pères rêvé par Agnès et Marlène !

Entre 74 000 et 600 000 manifestants... Faites votre choix, mais de toutes façons, ça fait beaucoup  et  Macron aurait tort de ne pas en tenir compte  !

 


DOUCE FRANCE… OU ES-TU ?

Douce  France

 

Le visage offert par notre pays aujourd’hui est bien loin de celui chanté par Charles Trenet. Les jours se suivent et se ressemblent avec leur lot de méfaits au point qu’on a l’impression que « tout fout le camp » !  Qu’arrive-t-il à la France ? Comme Sardou ou Delon, vais-je moi aussi me mettre à haïr cette époque ? Il faut dire qu’en cette rentrée, le tableau est chargé : violences, incivilités, drames… Partout le  barbare empiète sur le civilisé.  Toutes les  institutions semblent touchées par le désastre.

Je pense d’abord à ces policiers sauvagement assassinés hier dans la cour même de la Préfecture de Police de Paris, par l’un des leurs, pris de folie ou de fureur extrémiste, puisque la piste du motif  religieux semble prendre consistance. Voilà  un corps d’Etat mis à rude épreuve.  Nos forces de sécurité sont soumises à  une usure jamais vue tant elles ont été sollicitées depuis de nombreux  mois, ayant à faire face, quasiment chaque semaine, à la violence forcenée de manifestants anti-système. Le plus grave, c’est que l’Etat semble dépassé et à court de moyens pour  soutenir les efforts qui leur sont demandés. Le nombre des suicides, plus de cinquante depuis le début de l’année, et leur ras-le-bol  qui s’est traduit par une manifestation  massive, sont les symptômes d’une désespérance qui ne rencontre pas suffisamment l’empathie d’un pouvoir qui, pourtant, a grand besoin d’elles pour sa propre survie.

Ce sont aussi les pompiers, qui sont en grève depuis de nombreux mois sans qu’on s’intéresse vraiment à leurs problèmes, et cela passe relativement inaperçu  puisqu’ils continuent d’assurer le service public de sauvegarde qui leur incombe. Eux aussi en ont assez d’être la cible des voyous qui ne respectent rien et qui entravent leurs interventions.

Ce sont les services des urgences dont la grève  continue de s’étendre devant l’incapacité de la  Ministre de la  Santé à apporter des réponses satisfaisantes à une  corporation elle aussi gravement submergée par la demande se soins qui lui tombe dessus. C’est en fait la partie visible d’un iceberg. C’est le  système de prise en charge global qui ne fonctionne plus  correctement. Notre médecine est en crise, ça n’est  pas nouveau,  mais  le moins qu’on puisse dire, c’est que le mal s’aggrave.

Le suicide la semaine dernière, d’une directrice d’école devrait nous inciter à prendre aussi en considération les difficultés que rencontrent les enseignants. Eux aussi sont exposés à cette société malade et sont en première ligne, face à des parents plus prompts à défendre leur progéniture qu’à lui « botter le cul ».

Au-delà, on n’en finit plus d’énumérer les incivilités et les dysfonctionnements d’une société livrée au libre-arbitre individuel. 

Ce sont les dépôts d’ordures sauvages qui se multiplient et récemment un maire dans le Var est mort pour avoir voulu s’interposer. C’est une véritable gangrène. Il n’y a pas  de bordure de route, de chemin, parfois même de recoin en ville,  qui ne fassent l’objet de ce genre de « facilité » alors que nos communes sont généralement équipées de déchetteries où il suffit de se rendre pour se débarrasser.

Ce sont les bagages volés dans les trains, délit qui tend à se généraliser : désormais, vous devez garder l’œil sur votre valise si vous voulez la récupérer à la fin de votre parcours,  ce qui n’est pas toujours possible, l’aménagement des wagons n’ayant pas été prévu pour tenir compte de ce type d’aléa.

Ce sont les comportements insupportables.  Exemple, cet été, sur la côte vendéenne.  Les estivants ont dû supporter le tapage nocturne de bandes de jeunes,  souvent alcoolisées, jusqu’à des heures avancées de  la nuit. Du jamais vu.  Peut-être est-ce à mettre en relation avec la chaleur d’un été exceptionnel, mais quel spectacle désolant de voir des filles d’une quinzaine d’années se rouler par terre, complètement ivres…  A se demander où sont les parents, ou s’il  y en a !  Inutile  d’appeler la gendarmerie, elle dispose de  trop peu de  moyens pour intervenir : une patrouille pour trente kilomètres de côte  à ce qu’on dit… Seuls les pompiers répondent présents pour ramasser les … comas éthyliques.

A ce tableau déjà peu réjouissant, il faudrait ajouter  les églises qui brûlent ou qui sont vandalisées, les châteaux pillés comme récemment celui de Vaux-le-Vicomte, les exploitations agricoles incendiées par des antispécistes extrémistes, les prisons attaquées, les  maires insultés ou violentés, et plus significatif de l’individualisme forcené, ces  plaintes  portées  par des citadins déracinés qui ne supportent pas le coq de la ferme voisine, les odeurs de la campagne ou  les cloches de l’église du village. Au point que certains députés pensent à légiférer pour protéger le monde rural de ces  bobos exigeants.

Pendant ce temps-là, Jupiter discourt à la cantonade,  croyant que le «péremptoire»  dispense de l’action. C’est l’autorité de l’Etat, dans tous les domaines qui est  en panne.  Est-on  capable  de la restaurer,  là est la question.  Depuis Notre-Dame-des-Landes, rien ne va plus…

 

 


LA MAISON BRÛLE ET MACRON REGARDE AILLEURS !

Dette publique

La dette française explose.

Vous allez penser que c’est une obsession de ma  part.  La dette française, tout le monde s’en fout ! Et pourtant… La maison brûle, et Macron regarde ailleurs (parodie de  circonstance) !

La solution de facilité.

Le gouvernement achète du pouvoir d’achat à crédit. Il paraît que ça ne coûte rien puisque les taux sont négatifs. Au contraire, emprunter rapporterait  même !  C’est une vision laxiste et lâche qui,  à un moment ou un autre, impactera l’avenir du pays. Qu’on en juge : le  budget 2020 ne propose aucun effort de réduction des dépenses de l’Etat, en transfère même sur les budgets sociaux comme le montre le retour du déficit de la Sécu à 5 milliards d’euros, et prévoit d’emprunter l’an prochain plus de 200 milliards d’euros, soit le double de ce qu’il empruntait en moyenne jusqu’à maintenant. Un record historique : on était à moins de 100 milliards en 2007, avant la crise. Le budget 2020 est un budget de campagne électorale, au mépris de la bonne gestion des comptes de l’État. Il prévoit des cadeaux fiscaux avec des baisses d'impôts. Le signe le  plus inquiétant, c’est qu’aucune, vraiment aucune, réduction du nombre de fonctionnaires n'a été faite et n’est prévue.

La machine s’emballe.

La dette française a dépassé la barrière « symbolique » des 100% du PIB, à 2 400 milliards d'euros, malgré tous les artifices mis en place pour masquer le fait. Elle était à 1830 milliards fin 2012. La France rejoint le club des cancres avec la Grèce, le Zimbabwe et le Japon dont la dette est à 230% du PIB. Le  problème c’est que  malgré cet endettement qui devient massif, la  croissance stagne parce que la relance budgétaire initiée par la politique des banques centrales est à bout de souffle. Combien de  fois faudra-t-il dire que le pouvoir d’achat n’est pas le  bon moteur de la croissance économique. C’est au contraire un gouffre qui nécessitera toujours plus d’emprunts puisque la faculté contributive des Français ne peut plus être augmentée. De fait la  machine s’emballe et chaque jour qui passe le niveau d'endettement excède un peu plus ce que notre potentiel fiscal peut absorber. Plus les taux d'intérêt sont bas, moins la capacité de prêter des banques est établie. Il suffit de voir le nombre d'établissements qui, en zone euro, sont valorisés à environ la moitié de leurs fonds propres. Or la création de monnaie via les banques est un vecteur fondamental de la croissance d'une économie. La configuration actuelle va donc à l'opposé de l'expansion.

Le grand ralentissement.

Une série d'indicateurs économiques viennent de tomber. Ils portent sur la production industrielle. L’indice ISM (Institute for Supply Management) pour l'activité manufacturière aux États-Unis est à son niveau le plus bas depuis la crise de 2008 et du côté de l'Europe, c'est le PMI, l'indice des directeurs d'achat, qui est à son niveau le plus bas depuis 2012. L'Organisation Mondiale du Commerce a revu à la baisse ses prévisions de croissance des échanges pour l'année, de 2,6 % à 1,2% seulement. Et c’est du jamais vu depuis 2008. L'OMC envisage même la possibilité que cette croissance ne soit que de  0,5% ! Pour ceux qui en doutaient encore, l'économie mondiale ralentit. On y est !  Croire que l’économie française, qui vit sur la lancée des mesures « gilets jaunes »  financées  à crédit  par l’Etat, pourrait se maintenir est une gageure. Vous verrez chaque  mois qui passe, les objectifs « optimistes » revus à la baisse, comme nous venons de le vivre en 2019 pour ceux de 2018.  Avec les taux négatifs, la valorisation des actifs, en Bourse, dans l'immobilier, ou encore dans le private equity, n'a été autant déconnectée de l'économie réelle. Cette valorisation masque la réalité.  Il faut savoir que ce ralentissement mondial n'est pas conjoncturel, il est structurel, et présente deux points de faiblesse : le commerce mondial et la production industrielle. En cause, une tendance à la  « déconsommation » et à la « décroissance ».

Creuser la dette en jetant l’argent par les fenêtres.

Le choix assumé de nos argentiers de donner la priorité au pouvoir d’achat des ménages au détriment  des entreprises, en renonçant à diminuer le  déficit de l’Etat et en s’accommodant d’un déficit  commercial qui avoisine toujours les 60 milliards d’euros, c’est se comporter  en piètres  gestionnaires. Bruno Le Maire a beau préciser qu'il n'est pas pour une relance keynésienne, c'est  pourtant ce qu'il fait via le soutien à la consommation, avec 17 milliards de mesures.  Il devrait pourtant savoir que la relance budgétaire a tendance à aggraver les problèmes qu'elle devait soigner et grève singulièrement les capacités d'investissement de l'Etat. C’est oublier tout simplement que ce sont les entreprises  qui créent  la  richesse et que  les ménages sont aussi leurs  salariés !  Les baisses d’impôts devraient d’abord  cibler les entreprises. Ce sont elles qui contribuent plus sûrement au PIB. Quant au « verdissement » du budget avec une fiscalité punitive, c’est encore une autre tarte à la crème. On verra au bout du chemin que le compte n’y est pas. La vérité, c’est ce que disent les chiffres : les 5 milliards de baisse annoncés n’empêchent pas la recette de l’impôt sur le revenu de progresser de 72,6 milliards d’euros à 75,5 milliards d’euros. La  France reste bien un enfer fiscal et comme ça n’est pas encore suffisant, elle emprunte plus que jamais.  Sauf que passé 100 % du PIB, la dette publique reste silencieuse comme le diabète jusqu'au jour où les vraies complications surgissent. Quant aux générations qui viennent, elles écrivent déjà le mot impôt avec leurs futures larmes de travailleurs.

 


LE MOMENT CHIRAC.

Chirac

 

Depuis hier midi, toute la France est à l’unisson, tous les médias n’ont qu’un sujet  qu’ils explorent dans le détail, en long, en large et en travers : Jacques Chirac nous a quittés ! Pour une fois, l’ancien président fait l’unanimité que  les Français lui ont refusée du temps de son mandat de Président de  la République. Et il aura été « Chirac » jusqu’au bout : il a trouvé le moyen de mourir pendant les « French days » !

Comme chaque fois en la circonstance, quand une personnalité importante décède, on assiste à un florilège laudatif,  comme si beaucoup de vivants avaient quelque chose à se faire pardonner. Mais là, c’est vraiment le super-bal des hypocrites auquel on assiste dans les médias. Tous ceux qui ont combattu Chirac, qui l’ont traité de « super-menteur », qui l'ont attaqué pour les « affaires » et qui, souvent, ont jugé sa présidence inutile, rivalisent de louanges devant les caméras ou sur les  plateaux. Quand c’est Roselyne Bachelot, il n’y a rien à dire, on est dans l’affection bien compréhensible. Quand c’est  Serge July ou Jean-François Kahn, pour ne prendre que ces deux-là, il suffirait de rechercher quelques « unes » de leur hebdo pour comprendre qu’on est à cent lieues de ce qu’ils en disaient alors. Je sais que c'est la règle du genre mais je ne m'y habituerai jamais. A moins que ce ne soit un exercice d’exorcisme pour eux. La palme d'or revient à Anne Hidalgo: « Il sera à jamais notre maire » a-t-elle déclaré. On en tomberait sur le cul ! Campagne électorale oblige.

Donc Chirac n’est plus. Emotion évidemment ! Je ne vais pas en rajouter ici sur les détours de sa vie publique depuis près d’un  demi-siècle. Vous saurez tout pendant 48 heures, et bien plus que ce que je pourrais vous rappeler. Dire qu’il aura marqué son temps est un euphémisme. Néanmoins, mes sentiments  à son égard restent ambivalents. Je lui en ai longtemps voulu d’avoir fait perdre Giscard en 1981 et puis avec le temps, il a bien fallu jeter la rancune à la rivière. Mais pardonner, ce n’est pas oublier. Et  évidemment j’ai eu à soutenir sa candidature en 1988 puis dès le premier tour en 1995, . La dissolution de 1997 fut un autre accident de parcours qui m’a laissé amer : obligés à une nouvelle cohabitation, nous dûmes subir cinq ans de Jospin. Le centre-droit partait en déliquescence et en 2002,  je me suis donc retrouvé à fonder l’UMP avec Roselyne Bachelot dans notre département.

La volonté chiraquienne de rassembler toute la droite et le centre relevait à la fois du bon sens et de la nécessité. Force est de reconnaître que le quinquennat ne fut pas une partie de plaisir. Sur le terrain, avec des résultats décevants à toutes les élections, malgré les campagnes actives que nous menions, et au national, avec un Président sur la défensive, obligé de reculer sur toutes les réformes qu’il entreprenait. Il eut en plus la malencontreuse idée de vouloir passer par la voir référendaire pour faire approuver la constitution de  l’Europe et le « non » l’emporta à l’issue d’une campagne où la démagogie triompha des arguments rationnels, alors qu’il  existait une large majorité au parlement pour  l’approuver. C’est en président désavoué qu’il termina son mandat. Heureusement Sarkozy perçait  … Mais c’est une autre histoire.

Comme toujours, c’est une fois qu’il a été éloigné du pouvoir,  que les Français se sont mis à l’apprécier. On peut être, en effet, admiratif de l’homme à bien des égards. Bernadette y a contribué pour beaucoup, forçant le respect par son soutien et son attachement. Les Français sont comme ça. L’émotion populaire  est à  l’aune de sa puissante stature qui a marqué près d’un demi-siècle de notre vie politique. Qu'il repose en paix.

 


BERTRAND-LEFEBVRE : DEUX DESTINS NOMBRILISTES .

 

Bertrand europeXavier Bertrand : l’ambition sans la carrure.

Seulement un peu plus d’un million de téléspectateurs  pour suivre la nouvelle émission « Vous avez la parole » qu’inaugurait Xavier Bertrand.  Un score très faible pour un prétendant  à la magistrature suprême, intention qu’il  a dévoilée avec beaucoup de « si » mais  qui ne constituait  en rien un scoop. Peut-on d’ailleurs y prétendre en jouant « solo » : étrange démarche.  Pour le reste, le parcours d’ici l’échéance semble bien encombré d’embuches.  Il doit résoudre une équation à deux entrées contradictoires. Première donnée : le calendrier. Il met comme condition à sa candidature de réussir d’abord à se faire réélire à la tête de la Région Hauts-de-France, avec comme argument son attachement exclusif à sa région et à ses six millions d’habitants, avec  un engagement de fidélité à la clé. Comment convaincre alors ses électeurs qu’il pourrait les abandonner pour l’Elysée, une fois réélu ? Deuxième donnée : le « front républicain ».  Celui-ci existe-t-il encore ?  Xavier Bertrand a, en effet, été élu contre Marine Le Pen avec l’aide des voix de la gauche…  qui, depuis, s’est évaporée ! Comment le reconstituer sinon avec les macronistes pour ensuite leur tourner le dos pour imposer une alternative au face-à-face Macron-Le Pen ? Car, pour être crédible il devra se montrer très critique contre le chef de l’Etat,  ce qu’il a commencé  à faire avec la réforme des retraites. On imagine mal dans ces conditions « En Marche ! » se ranger sous sa bannière aux régionales. Enfin, dernier os, et de taille : il ne veut  pas entendre parler, à juste titre, de primaire, donc  il faudrait,  pour l’emporter qu’il soit le candidat naturel et unique de la droite.  Or, on sait qu’il y a d’autres prétendants,  notamment Valérie Pécresse qui en veut une (primaire), sans parler des autres… Toute configuration de concurrence entre des candidats issus de la droite fera le jeu de Macron et Le Pen. Et pour finir, une petite mise en garde : la bonne renommée ne fait pas les bulletins dans l’urne.  Car son jeu solitaire, même  avec sa petite « Manufacture » pour élaborer  un programme, ne fait pas la pelote. Ce serait bien qu’il ne contribue pas à disperser un peu plus les voix de la droite, s’il veut sincèrement qu’on évite le péril Le Pen, qui n’est  plus une hypothèse d’école.

 

 

Lefebvre Frédéric Lefèbvre : trois outrances et trois mensonges.

Il a quitté les Républicains parce qu’il les trouve trop « Identitaire, eurosceptique, ultraconservateur ». Les Républicains ne sont pas identitaires, mais anti-communautaristes au nom du principe sacré  de la nation « une et indivisible ».  Principe auquel  la droite se réfère depuis des lustres, garanti notamment par la laïcité.  Les Républicains ne sont pas eurosceptiques.  Le contenu du programme qu’ils ont défendu aux dernières élections européennes en est  la  preuve, encore faut-il l’avoir lu. Mais c’est vrai, l’Europe dont nous avions rêvé au temps de  Giscard est  morte  avec  l’échec du referendum constitutionnel  en 2005.  Il est aujourd’hui nécessaire de repenser l’Europe. Enfin, les Républicains ne sont pas ultraconservateurs, ils réfutent le « progressisme » inspiré  par les  théories fumeuses  venues d’outre-atlantique, qui promeut la « société liquide », la création de valeur sans la dimension humaine et le « no-limit » du progrès, et qui constituent le socle de la politique de  Macron. La « droite  européenne,  libérale  et sociale », c’est nous ! Nous voulons défendre la conception européenne du progrès fondée sur notre identité culturelle grecque, romaine et judéo-chrétienne. Si nous rejetons le libertarisme, nous sommes avant tout des libéraux tant pour la vie en société que pour la conception de l’économie.  Libre à Frédéric Lefebvre d’adopter  le néolibéralisme  macronien. Il  se prétend toujours de droite mais il part cautionner une politique pire que celle de François Hollande, un dirigisme étatique exacerbé, et un laxisme budgétaire  qui fait de la France la championne du monde des dépenses publiques.  Contrairement à  lui, nous pensons que  « En Marche ! » n’a pas réussi à dépasser le clivage gauche-droite, qui est structurel de la pensée et de la conception de la société. Il a le droit de tourner le dos à tout ce qu’il a défendu naguère. Nous lui reconnaissons le droit de se fourvoyer, pas celui d’abuser nos concitoyens avec des mensonges.

 


LA DROITE GOGO

Mouton_panurge_democratie_loup

Macron est très habile, sans scrupule et capable de tout, pour peu qu’il ait un intérêt dans la manoeuvre. On le sait depuis qu’il a trahi Hollande et qu’il a rendu visite à Philippe De Villiers… Le voilà qui s’empare des thèmes  de la sécurité et de l’immigration. Il  peut y aller sans grand risque n’ayant pas grand-chose à craindre  de la gauche en complète déliquescence. A  quelques encablures des  municipales, il faut encore donner  du grain à  moudre à droite pour finir de déstabiliser ces gêneurs de  Républicains qui peuvent encore compter sur un  puissant réseau d’élus locaux. Et « en même temps », en forçant le  trait, occuper  les  médias pour faire passer  au second plan le débat sur la bioéthique et la PMA. Machiavélisme pur. Les électeurs de droite vont-ils tomber dans  le  panneau ?

C’est du pipeau !

Les propos prononcés devant ses propres troupes n’étaient pas censé que s’adresser à elles et le Manu savait très bien qu’ils allaient se répercuter à l’infini sur les plateaux en un écho rebondissant de l’un à l’autre.  Il n’a rien dit  de sensationnel : Eric Ciotti le dénonce tous les jours,  il n’a donc rien inventé. Oui  les  bourgeois des beaux quartiers peuvent ignorer  l’immigration qu’ils ne voient pas,  alors que le peuple vit avec elle au quotidien.  Un peu schématique, mais c’est enfoncer une porte ouverte. Mais voilà, dit par Macron c’est un événement. Voilà des mots que les électeurs de droite ont envie  d’entendre.  65% des Français  ne considèrent-ils pas qu’ils ont le sentiment de ne plus être chez eux ? Alors prendre enfin à bras-le-corps  le  problème de l’immigration clandestine, du droit d’asile et de l’AME, ça ne peut que  les  attirer ou au moins les intéresser. Mais où sont les  actes. Il ne suffit pas de dire,  il faut faire. Et Macron,  en la matière, nous a plutôt habitués à « faire semblant ». Le bilan des  deux années précédentes est éloquent : le nombre de demandes d’asile a augmenté de 22% en 2018 en France, alors qu’il baissait de 10% en Europe et jamais nous n’avons autant « régularisé ». Sa visite en Italie le confirme, puisqu’il veut  obtenir une répartition européenne des immigrés, politique qui existe déjà et ne fonctionne pas, ce qu’il sait très bien. Il nous joue du pipeau, comme d’habitude !

Une manipulation de plus.

C’est  de l’électoralisme pur.  Macron ne croit à rien. Il a pourtant une ligne conductrice de fond : c’est un néo-libéral  « Baumanien » sur le  plan économique, ce qui explique la fuite en avant sur la dette et son penchant pour la théorie financière du « ruissellement », et libertarien progressiste sur le plan sociétal, comme on le voit  avec la réforme de la loi sur la bioéthique.  Le progrès « no-limit » ! Il faut donc s’attendre à quelques gestes spectaculaires pour étayer son nouveau discours comme le démantèlement du site de Grand Synthe. Il n’en reste pas  moins qu’il restera communautariste sur le fond et son attitude vis-à-vis de l’Islam restera ambiguë. Les adeptes de LREM, soutiens et députés ont tous reçus leurs « éléments de langage » distribués par le château, et tels des automates vont parcourir tous les lieux médiatiques pour expliciter  la  nouvelle parabole. Si protestation il y a, elle sera vite balayée, car c’est  le sort des majorités introuvables que d’être faible face à  l’exécutif. Mais qu’en pensent nos « bien-pensants » d’Agir ? Eux  qui n’avaient pas  de mots assez durs en quittant Les Républicains, ne se reconnaissant plus dans les valeurs d’un parti qu’ils jugeaient trop à droite, notamment à cause de ses  positions sur l’immigration et l’identité nationale.  Nous n’avions donc pas tort de dénoncer l’immigration clandestine, le communautarisme qui gouverne de nombreux quartiers et l’islamisme sectaire qui les gangrène… Les  voilà obligés  de gober ce qu’ils combattaient hier,  mais avaler des couleuvres, ils en ont l’habitude, c’est  même un métier chez eux. De la poudre de  perlimpinpin pour amadouer un Frédéric Lefèbvre…  Raffarin, lui, a les chemins de Compostelle  pour méditer sur le revirement droitier de Macron et la PMA…. On attend qu’ils fassent au Président le procès que d’aucuns faisaient naguère aux Républicains, eux et la gauche, à savoir de rendre crédible le discours du RN  avec,  sous-entendu, un rapprochement politique  qui n’a jamais eu lieu.

Le piège du RN.

Macron part sur les terres du RN parce qu’il veut définitivement installer  l’affrontement avec  Marine Le Pen comme  le seul possible pour la  présidentielle de  2022. Il compte  couper l’herbe sous le  pied à la  droite traditionnelle qui pourrait jouer les troublions. Il ne veut rien entre lui et Le Pen. Il nous a déjà joué l’air du « Moi ou le chaos » à l’occasion des  Européennes, et avec quel résultat ? Il n’a pas  pu empêcher le RN d’arriver en tête. Une réalité que les médias  ont tenté d’escamoter en la minimisant.  Les mêmes causes entraînant généralement les mêmes effets, c’est donc jouer avec le  feu pour la présidentielle. Il veut reconquérir un électorat populaire  qui lui manque et pêcher dans l’électorat de la droite qui lui résiste pour s’assurer  de la victoire en 2022. Il  oublie tout simplement que c’est Le Pen que ça valorise inéluctablement.  Et elle n’en demandait pas tant. Je crains que ça ne soit un signal  envoyé à tous ceux qui n’avaient pas encore franchi le Rubicon vers la droite populiste. Ce qui va se passer en cas d’absence de la droite au second tour est  assez simple : la  moitié de son électorat n’ira pas voter, et sur l’autre moitié, pour un qui ira chez Macron, deux iront chez Le Pen. Je ne plaisante pas, je sais ce que j’entends autour de moi. Faites le  calcul.  Désormais, une victoire de Marine Le Pen en 2022, sauf accident toujours  possible, est non seulement envisageable,  mais plausible, surtout,  si dans un second tour, elle recevait le renfort d’électeurs de Mélenchon, aujourd’hui très désemparés.

Voilà où conduira le bluff de Macron.

Le grand illusionniste cherche des gogos supplémentaires à droite. Mais le populo est plus difficile à capter que le bobo.  Car il n’est pas question de débattre du droit du sol,  ni de l’immigration familiale ou d’ouvrir le chapitre des  mineurs isolés… Il va falloir qu’il dépasse  les  paroles et concrétise par des actes comment il entend corriger les constats qu’il a faits lundi soir devant les parlementaires En Marche !  Et il faudra des résultats ! On peut toujours rêver …

 


NOUS VIVONS UNE EPOQUE EPIQUE !

Planche à billets

 

Notre siècle marche sur la tête. On s’apprête à fabriquer des enfants sans pères avec des parents de papier et en économie, il vaut  mieux avoir des dettes que de l’argent de côté…. Mais où va-t-on ?

Plus personne n’y comprend rien du fonctionnement de l’économie. 

Les  banques prêtent  à des taux négatifs,  ce qui veut dire qu’elles ne gagnent pas d’argent et que si vous placez  vos économies, il faudra bientôt payer pour qu’elles vous les prennent. Aujourd’hui l’argent est « gratuit » !  C’est donc le  moment d’emprunter. Ce  que font les entreprises fautes de trouver d’autres financements. Conclusion : partout la dette enfle ! Il y a deux secteurs qui prospèrent sur cette  opportunité : la bourse,  que plus rien n’effraie et l’immobilier. 

Le revers de la médaille.

Dans un monde qui tourne à l’envers,  il y a forcément un loup quelque part. Les épargnants ne sont pas les bienvenus dans le  monde de l’économie liquide, et ils subissent une sorte de hausse des taxes via les taux d'intérêts négatifs (-0.5% depuis quelques jours) qui ne sont ni plus ni moins qu'un nouvel impôt qui est considéré comme « nécessaire » pour relancer l'inflation. Mais voilà, la recette  n’a  pas  marché  jusqu’à maintenant et aurait  plutôt  contribué à accélérer le  ralentissement économique mondial. Rappelez-vous mon article  sur la  « baignoire ».  Eh bien,  ça ne marche pas, raison de  plus pour continuer ! L'argent coule à flots mais il alimente les bulles, sur les marchés et sur l'immobilier, mais il n'atteint pas ou peu l'économie réelle. Les banques centrales vont continuer à déverser des milliers de milliards mais cela ne sert plus à grand-chose. Pour s’en convaincre, il suffit de rappeler que le Japon a des taux zéros depuis près de 30 ans et fait tourner à fond sa planche à billets mais que sa croissance et son inflation n'ont jamais décollé.

La récession se rapproche.

Depuis cet été, plus personne ne nie que la croissance économique mondiale ralentit et que ce ralentissement risque de s'accentuer. Les  derniers chiffres de la Chine le confirment. Il y a encore un débat entre les optimistes qui pensent que ce ralentissement est purement conjoncturel, et en partie dû à la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, et les réalistes, qui pensent que nous sommes entrés dans une phase de décroissance structurelle pour les raisons déjà exposées : vieillissement démographique, révolution technologique et numérique, révolution sociétale avec changement du mode  de consommation des  « Milleniums ». L'Allemagne est entrée dans un cycle baissier et frôle la récession et l’Europe suit. Pour tenter d’enrayer le mouvement, la BCE s’est lancée à nouveau dans un programme massif de baisse de taux et de quantitative easing sans avoir l’assurance que cela ait un impact sur l'économie européenne. Car il est  apparu que les banquiers centraux ne peuvent pas tout faire, et que la baisse des taux et la planche à billets ne peuvent pas, à elles seules, relancer l'économie. Cette arme est même devenue inutile, elle ne sert plus qu'à alimenter la hausse des marchés (CAC à 5 600).

La relance !

Les gouvernements doivent faire de la « relance ». C’est la « nouvelle recette-miracle » pour relancer la croissance économique. Il fallait une nouvelle histoire à raconter pour faire à nouveau rêver les investisseurs et les marchés. La future patronne de la BCE, Christine Lagarde a appelé les « pays riches » à faire plus pour relancer la croissance, et en temps normal, cela ne devrait concerner que les pays qui ont les moyens de le faire. Une manière aussi de mettre la pression sur l’Allemagne. Le raisonnement est simple : l'Allemagne a des surplus budgétaires massifs,  un surplus commercial et une dette en chute libre. Il faut donc qu’elle lance un programme ambitieux de relance de l'économie. C'est évidemment ce que lui demandent les Français qui eux n'ont rien fait pour réduire ni leurs dépenses ni leurs dettes mais donnent tout de même des leçons. Tout le monde, Macron en tête, incite donc l'Allemagne à faire de la relance. Mais ceux qui n’ont pas les moyens s’y mettent aussi. C'est la musique qu'on entend en Italie et même chez nous. Là encore le raisonnement est simple : lâchons les vannes, ça on a l’habitude, augmentons les dépenses, ça aussi on en a l’habitude, lançons des grands programmes d'infrastructure… Tant pis si cela coûte de l'argent. Tant pis si cela fera déraper des déficits et les dettes. Cela n'a aucune importance puisque les taux d'intérêt sont négatifs et qu'aujourd'hui, plus vous dépensez et plus ça vous RAPPORTE de l'argent. Un bon déficit français, à l'ancienne, rapporte aujourd'hui  0,40% par an sur 10 ans... Pourquoi se priver, nous disent les cigales, alors que les fourmis triment pour mettre de l'argent de côté qui leur COÛTE de l'argent. Bref, on tourne en rond.

L’arme fatale.

L’imagination n’ayant pas de limite, au lieu de revenir aux fondamentaux  de discipline budgétaire, de désendettement et de financement de l’économie réelle, si la relance ne marchait  pas, on nous a inventé l'arme ultime, l'arme fatale contre la déconsommation et contre la décroissance : « l'Helicopter money ». Non, ça n’est pas une plaisanterie ! C’est  la dénomination qu’on donne  au projet des banques centrales de distribuer l'argent directement aux consommateurs pour qu'ils consomment, sans transiter par les banques et les circuits financiers. Non, vous ne rêvez  pas !  Bref : les banques centrales, directement, sans passer par les gouvernements ou le système financier, distribueraient des bons de consommation aux ménages, de 500 € à 1 000 € par mois, gratis : la seule obligation que vous aurez c'est... de les dépenser. Avec ça, allez récompenser « l’effort » ? C’est qu’il faut échapper à la grande récession qui nous menace par tous les moyens, quitte à dynamiter Les règles de « gestion » classiques et les principes économiques. En attendant, le gouvernement français procède donc aux derniers arbitrages sur le budget et le déficit.  On abandonne les réductions des dépenses publiques : pourquoi se fatiguer à faire des efforts alors qu'on peut financer les déficits à « MOINS 0,40% » ? Nous aurons donc un déficit de 2,1 ou 2,2% au lieu des 1,4%... Pourquoi s’inquiéter, de toute façon, on doit bien mourir un jour !

A court terme, cela recule l'heure fatidique de la récession, peut-être de une ou deux années, et cela rend les investisseurs euphoriques.

À long terme, c'est évidemment destructeur. Car un monde sans différentiel entre les zones et pays, cela n'a jamais existé, vu qu'il y a des différences majeures entre les peuples au niveau de la production. Bon, on ne sait pas à ce stade quel différentiel va mettre à mort l'euro. On sait juste que c'est inévitable. Rien que ça !





C’EST DU BRUT !

Archibald en colère

 

Petit tour d’horizon de l’actualité, sans fard et sans concessions.

PMA, nouvelle défaite de la pensée pour la  droite… ?

Il suffit de  voir les « ralliements » à la « modernité » pour comprendre que  le projet de  loi sur la généralisation de la PMA ne fera  pas l’unanimité contre elle à droite. Loin de moi  l’idée de  vouloir imposer une sorte de  police de la pensée.  Pourtant s’il  y a bien un sujet sur lequel l’unanimité serait bienvenue, c’est bien celui-là,  car il s’agit non seulement d’un choix fondateur de notre société mais il engage aussi l’avenir de l’être humain. Et  je ne me place  nullement dans un  point de vue dicté  par la religion où la pensée unique voudrait « cornériser » les opposants. Comme José Bové ou Sylviane Agacinsky, c’est du point de vue de  l’écologie du vivant que je me place. Dommage  pour les valeurs ! On imagine assez bien comment la droite dispersée va être traitée médiatiquement… Crédible ?

Père biologique…

Dans la  même  veine, un père biologique se voit refuser la garde de son enfant né d’une GPA illégale ! Et ça n’est que le début !

Propagande.

On avait déjà remarqué  l’engagement de la télé publique, aux  mains du lobby « moderniste », pour faire la « pédagogie » de l’homosexualité, de la  PMA et  même de la GPA,  à travers les séries policières ou autres. Maintenant,  c’est le « délit identitaire » qui est dans le collimateur. Ainsi on a vu les méchants fachos anti-clandestins renoncer à faire la chasse aux gentils passeurs dans le dernier épisode d’Alex Hugo.  Excellente série par ailleurs.  Si on arrêtait de nous prendre pour des « bûches ».

Retraites.

L’inégalable  Ed. Philippe est monté au créneau pour expliciter le pourquoi du comment de  la réforme des retraites. On a surtout compris que la réforme des retraites bat  en retraite. Ce sera  un vaste  enfumage pour une réforme qui n’aura pas lieu. Il vaudrait  mieux d’ailleurs, si l’on en croit le constat « sanglant » qu’en fait Christian Saint-Etienne qui n’a pas de mots assez durs pour dénoncer les effets pervers à en attendre.

Justice électorale…

Vous noterez bien le calendrier du procès Fillon : juste avant les municipales. Comme par hasard. Et  puis, il y a ces  rebondissements sans fin des affaires Sarkozy, comme à plaisir,  dès que sa cote de popularité remonte… Et puis, et puis, et puis,  cette condamnation de Patrick Balkany qui scandalise son avocat Dupont-Moretti, et nous avec, par une sévérité jamais vue…  J’entendais autour de  moi certains parler de  « justice malsaine »…

FERRAND bis !

On croyait l’affaire classée sans suite. Mais Anticor en a remis une couche et voilà le Président de l’Assemblée  Nationale « mis en examen » pour prise illégale  d’intérêts… Mais il a décidé qu’il ne démissionnerait pas, accroché au perchoir comme un perroquet englué. En voilà un qui est sévère avec les autres mais indulgent avec lui-même. Rattrapé pourtant par ses tweets… Bah, de gauche, quoi ! Soutenu parait-il par le Président… au mépris de la séparation des pouvoirs (si elle existe).

Budget élastique.

La semaine dernière la France  a emprunté plus de  dix  milliards d’euros en une journée, à taux négatif (-0,33). Pourquoi se priver ! Cela justifie une nouvelle reculade sur le déficit qui sera à 2,2% du Pib. De quoi faire hurler Eric Woerth et Gilles  Carrez sur la montagne de dettes qui s’accumulent…. « En même temps »,  Le Maire révise  à la baisse la croissance pour 2020.

Violence.

Rixe de  migrants porte de la Villette ; bastons à Angers qui fait la « une » de TF1 ; un quartier de Quimper qui s’embrase… A Nantes, 2 000 personnes ont manifesté samedi à l’appel des  Gilets  Jaunes  avec les inévitables échauffourées contre  les forces de l’ordre.  Cet été, les stations balnéaires ont dû se contenter de quelques gendarmes en renfort pour tenir des dizaines de kilomètres le long des côtes,  avec des « incivilités »  et des tapages nocturnes à la  pelle. Où est l’Etat régalien ? Le  pays est-il tenu ? On paie cher le pantalon baissé à Notre-Dame des Landes !

Conséquence logique…

Selon  un sondage, 30%  des Français se disent prêts à voter  Marine Le Pen à la présidentielle. On se demande pourquoi ? Et en plus 60% des électeurs « insoumis » voteraient  pour elle en cas de face à face avec Macron…

Commission.

La nouvelle commission européenne est née.  On en reparlera.  Mais ce qui agite les bien-pensants c’est la création du poste de « Commissaire chargé de la protection du mode de vie européen ». Ils y voient une provocation contre les migrants.  Ah oui,  c’est un Grec qui a le poste ! Moi je trouve ça logique.

 

 


BECHU SE FAIT TRIMBALLER !

Béchu municipales

Président…

Angers a son président de la République… des Maires.  Oh, un président lilliputien !  36 maires  pour 36 000 dans la France réelle, ça fait un Président au 1/1000ème.  On  l’aurait rêvé  plus grand que ça ! Heureusement ça ne l’empêche pas d’être un maire efficace et il présentera devant les Angevins un bilan en béton, au sens propre comme au figuré, avec, à la différence de son mentor, des finances plutôt bien tenues. Mais que continue-t-il de faire dans la galère macronienne ?   Son discours limité à : « Il faut aider Macron à réussir son mandat »,  avec en creux  l’idée qu’il faut faire barrage à Marine Le Pen, a  pris du plomb dans l’aile aux Européennes, puisque Marine Le Pen est arrivée  en tête. Réussir quoi ? Les réformes qui ont été réalisées jusqu’à maintenant sont ou mauvaises ou insuffisantes. Alors Béchu a réuni à Angers 36 comparses du centre-droit,  étiquetage non garanti, LR  en rupture, UDI,  Agir voire Modem … en vue de préparer les  prochains municipales.  On a fait dans l’échange d’expériences pour meubler  le séminaire. Utile, mais  pas de quoi faire émerger un « nouveau monde ». 

LREM clanique.

C’est que le  partenaire principal n’est  pas commode. Le parti de Macron n’est pas tendre avec les « compatibles ». Ce parti qui n’a aucun réseau local a des ambitions sur quelques grandes villes pour faire illusion et bien entendu vise au plus facile en marchant sur les plates-bandes des copains. Le  « nouveau monde »  qu’il prétend représenter a tous les traits du vieux monde : sectaire et sans nuances comme au bon  vieux temps du PCF ! Il se prétend ouvert, mais c’est une machine à exclure ceux qui ne suivent pas la ligne et  n’hésite pas, sous la houlette de ses pieds–nickelés que sont Gilles Legendre, Stanislas Guérini et Pierre Person, à exclure les dissidents et imposer des candidats face aux sortants  « macron-compatibles », tandis que le Premier Ministre, chantre de  la  droite macroniste (un oxymore)  se sent obligé de  flatter l’aile gauche du parti majoritaire.  Ce  sont les maires de  Bordeaux, Nicolas Florian et de Vannes, David Robo, pour ne prendre que ces deux exemples emblématiques, qui sont visés par LREM en mal d’implantation locale et en butte à des rivalités.

Un président qui reste très impopulaire.

Dans ces conditions, la volonté de « jouer les utilités » peine à se faire entendre, et deux ans et demi   après, Christophe Béchu en est encore à y croire, alors qu’il se heurte la plupart du temps au mépris jupitérien.  Il a beau penser « qu’une majorité gagne toujours à s’ouvrir »,  le  simple fait  qu’il en soit encore à ce constat montre bien l’impasse de sa démarche. La présence de Delphine Bürkli a ses  côtés, qui a rejoint Benjamin Griveaux à Paris, où la situation est  kafkaïenne, contribue  à semer la confusion. Comment ne voient-ils pas l’impopularité de l’exécutif et la manipulation dont ils sont l’objet ? Ils veulent « aider le Président à réussir »,  mais réussir quoi ? Quel que soit le côté où je me tourne, au-delà des paillettes, je ne vois que désastre : crise de confiance majeure avec les  « gilets jaunes », urgences en grève, pompiers en grève, policiers au bout du rouleau et suicides en cascade, provocations des communautaristes sans réaction du pouvoir, dette abyssale qui n’en finit pas de croître et embellir avec les  finances les plus  mal tenues du monde développé, économie déconnectée qui se traîne, sans parler du projet de démolition de notre Constitution … Le  Maire d’Angers n’a certes pas besoin de LREM pour exister, même si la mue de son ancien adjoint aux finances devenu sénateur LREM est impardonnable. Qu’il le veuille ou non, il est encore Républicain, bien qu’il s’en défende, car il  ne suffit pas de retirer une étiquette sur une bouteille ou d’en changer pour en modifier le contenu. Tout cela n’est que jeu politicien. Nous ne perdrons pas une occasion de lui rappeler son origine et à qui il a dû d’être devenu maire. Simplement, je le mets en garde : il arrive que l’impopularité au sommet rejaillisse sur la base. Et ça, on n‘en sera pas comptable ni responsable !

Une stratégie risquée.

J’aurais mieux compris qu’il adopte la stratégie de Christian Estrosi. Ce dernier est resté fidèle à Sarkozy et à son parti, ce qui fait une différence notoire. Il soutient Christian Jacob pour la présidence. Au moins, son positionnement est plus lisible et s’inscrit dans l’esprit d’ouverture qui a toujours animé le parti Les Républicains, qui,  comme on le sait, est traversé par plusieurs courants. Les procès qui ont été faits à Laurent Wauquiez n’étaient que des prétextes à postures. La preuve en est que la liste aux européennes rassemblait des candidats de toutes les sensibilités et avant de connaître le résultat, nombre de ceux qui se sentaient des velléités macronistes s’étaient rendus au Palais des  congrès à Paris pour célébrer avant l’heure « la résurrection ». L’échec n’est pas venu de la ligne suivie pendant la  campagne,  mais du martèlement médiatique et du « moi ou le chaos » présidentiel. On a vu le résultat : Marine Le Pen est arrivée première. Ce que je reproche à tous ces élus, Edouard Philippe en tête, c’est d’empêcher Les Républicains de jouer pleinement leur rôle de force d’alternance  en semant la confusion dans l’esprit des électrices et des électeurs de centre droit. Avec le risque énorme de nous retrouver un matin de 2ème tour avec Marine Le Pen élue ! Ne croyez  pas que ce soit impossible quand 60% des électeurs de la France insoumise se disent prêts à voter pour elle. Alors, il ne faudra pas que Christophe Béchu vienne encore accuser Les Républicains. Rien ne pourra l’exonérer de sa responsabilité ! 

 


J’INSTRUIS PAISIBLEMENT LE PROCES DE LA PMA SANS PERE

Insemination

 

Navrant !

Hervé Morin vient de tomber dans le piège du progressisme au nom de  la « modernité ». Il cède à la dictature de la pensée  libertaire que  les macronistes imposent  aussi bien à l’intérieur par l’exclusion, qu’à l’extérieur via tous les  médias qu’ils contrôlent. Eh bien non, être  « moderne » ce n’est pas forcément sacrifier la « dignité humaine » à toutes les modes. Le gouvernement va rendre possible la PMA pour les couples d’homosexuelles et les femmes seules en profitant de la révision des lois de bioéthique. Cette possibilité va bouleverser notre conception de la filiation et  doit nous amener à réfléchir  justement  au regard de la dignité humaine.

Rupture  avec l’écologie humaine.

On nous rebat suffisamment les  oreilles  avec l’importance du respect de la nature qui a engendré naguère l’inscription du principe de précaution dans la Constitution, au nom  de la protection des générations futures.  Ces préoccupations  ont été balayées d’un revers  de main par la ministre en charge du dossier de la révision des lois de bioéthique. Or, nos normes bioéthiques sont aussi importantes, sinon plus que celles qui touchent à l’environnement. D’ailleurs  c’est bien pour cela que José Bové s’en est ému en dénonçant la manipulation du vivant que représente la PMA. Voilà un sujet que les  médias abordent peu : envisager l’accès  à la procréation médicalement assistée pour les  couples de femmes ou les femmes seules c’est nier complètement l’écologie humaine intégrale. Personne ne prend vraiment en compte le devenir des enfants ainsi conçus bien que  l'on sache combien les "racines"  comptent pour eux. On perd de vue totalement la préservation d’une vie digne pour l’homme. Et les dérives d’une telle décision nous concernent tous. 

La négation de l’altérité.

Vouloir nous faire croire qu’un enfant peut  naître de deux femmes, ou d’une femme seule est grotesque, comme l’est tout autant l’inscription « mère et mère » sur le livret de famille. Sylviane Agacinski nous met en garde à ce sujet : « la procréation n’a  que faire des orientations sexuelles  et a  en revanche tout à voir avec l’asymétrie des deux sexes, qui ne sont en la matière, ni équivalents, ni égaux. » Avec la légalisation de la conception d’orphelins de père, c’est la négation de l’altérité que nous consacrons, sans parler des autres aspects comme l’absence d’un référent masculin dans la construction de la personnalité de l’enfant et l’impossibilité de s’inscrire dans une filiation. Car la disparition du père dans la procréation est un bouleversement de la filiation : le rattachement  d’un enfant à deux lignées parentales non équivalentes lui signifie sa propre  inscription dans le genre humain, universellement mixte. Evidemment la nature dément ici la norme que l’on veut instituer, car il y a forcément un « père » caché quelque part.  Et ce que la loi permet en matière d’accès aux origines se révélera rapidement  comme un leurre… sans parler de toutes les dérives  possibles de « marchandisation ».

La médecine est détournée de son objectif.

« La généralisation d’une pratique jusque-là réservée aux seules personnes souffrant d’infertilité fait  passer la médecine du paradigme thérapeutique au paradigme anthropo-technique avec des conséquences vertigineuse sur le plan éthique, car  parler de l’infertilité d’une personne seule ou d’un couple de même sexe, est un pur non-sens », tranche Sylviane Agacinski. Il est regrettable que le gouvernement considère qu’il n’y a pas de problème éthique car la médecine n’est pas faite pour répondre au désir d’enfant. Dans la PMA sans père, il n’y a pas d’acte thérapeutique, donc il ne devrait pas y avoir de remboursement par la Sécu. Un autre scandale !  Et  qui peut nous empêcher de penser que des couples sans difficultés  de procréation n’utilisent la  loi  pour avoir accès à la PMA afin de pouvoir trier les embryons avec comme but « un bébé comme  je veux » ! Le risque du dévoiement vers des pratiques eugénistes est à prendre en compte, dans un monde  matérialiste où tout se monnaie.

L’argument de l’égalité.

C’est peut-être le plus fallacieux.  Il est régulièrement mis en avant par tous les  partisans de la PMA. Quoi de plus juste que de mettre fin à la discrimination dont sont l’objet les  couples d’homosexuelles  par  rapport aux couples hétéro. Pur sophisme  que l’invocation lapidaire et systématique de l’égalité pour mettre fin à toute possibilité de débat. Dans ce domaine, un couple  de même sexe n’est pas équivalent à un couple sexuellement mixte, et le principe d’égalité devant la loi n’empêche pas le législateur de régler différemment des situations différentes.  D’ailleurs le Conseil d’Etat a tranché : il ne peut être question de discrimination. Cela  conduit aussi à  présenter comme une évidence la prise en charge de la PMA par la Sécurité sociale. Or on est devant un désir et non un soin ! Je vais prendre un exemple caricatural en forçant le trait : « J’ai une envie de Mercédès.  Mon voisin en a une  et pas  moi. Cela provoque en moi une souffrance psychique insupportable. Ce désir,  je demande qu’il  soit pris en compte  au nom de l’égalité et je ne vois pas  pourquoi la  Sécurité sociale ne me rembourserait pas mon achat ! »  Cela ressemble beaucoup aux arguments avancés sur le désir d’enfant, non ? Je vais au garage au lieu de la clinique,  je choisis dans un catalogue avec  des  options… Qui ne voit, avec cet exemple trivial,  le parallélisme des démarches.

Les dérives potentielles.

Une fois la PMA enclenchée, la porte sera  ouverte pour l’étape suivante. La technique aujourd’hui permet à peu près tout en matière de reproduction. Demain, au nom de l’égalité, le lobby LGBT voudra nous imposer la GPA pour les couples d'hommes avec son cortège de « mères porteuses » si bien vulgarisé par Marc-Olivier Fogiel, et la  « location de ventres » sera légalisée dans la même  logique.  On assistera alors, inexorablement à toutes les formes de  marchandisation et d’eugénisme déjà pratiquées en Californie.

Une évolution sociétale.

Elle est imposée  par un lobby minoritaire,  LGBT pour ne pas le nommer.  Affirmant cela, je vais évidemment être catalogué comme homophobe. C’est le côté totalitaire  de ce  groupe  d’influence. Il argue du fait que les mentalités ont évolué et qu’aujourd’hui les Français sont majoritairement pour ce qu’ils présentent comme un  progrès pour toutes les femmes. Certes, le conditionnement auquel la population est soumise à travers  tous les médias et même  les séries télévisées qui ne peuvent plus se passer de leurs couples homosexuels et de leurs soucis de maternité, a pu jouer un rôle, mais si on est si certain de ce fait  majoritaire, alors faisons un referendum, car le sujet en vaut bien la  peine. Cet argument est en fait contestable. Car si la PMA est un progrès pour les  femmes,  ce qui reste  à démontrer, c’est surtout une régression pour le genre humain. Sans la technique, leur infertilité de fait ne leur permettrait pas d’enfanter. Et tout ce qui est techniquement possible, n’est pas forcément souhaitable.

Nous sommes  aux antipodes d’une écologie respectueuse de l’Homme. 

Comme l’affirme François-Xavier Bellamy, avec le  projet de loi d’Agnès Buzyn, nous entrons dans l’ère de « l’Homme augmenté », du « transhumanisme »,  de l’Homme manipulé,  soumis aux lois des désirs individuels et du marché. Et je reprends Sylviane Agacinski pour conclure : « Nous sommes  avant tout des êtres vivants marqués par la naissance, la reproduction et la mort ; renoncer à ces limites signifie notre déshumanisation. » C’est une défaite de la raison, car ce projet de loi qui introduit une double révolution, de la filiation et de la finalité de la médecine, déporte la question de l’égalité des droits du domaine de l’anthropologie vers celui de l’émotion, terrain sur lequel aucune hiérarchie n’est possible. 

Si l’éthique s’effondre, le droit est perdu. Puissent les Français en prendre conscience !