HISTOIRE

LE METAVERS A L’ENVERS !

Vaillante-academie

 

Ah, le métavers ! 

Voilà un mot tout droit sorti de notre culture greco-romaine  occidentale puisqu’il est  formé du grec « meta » qui veut dire « au-delà » et de « vers » contraction de « univers » : c’est donc un « univers au-delà du réel ». Comment ça marche ? Pour  aller dans un metavers, il vous faut vous fabriquer un « avatar », plus ou moins « customisé », où il  pourra vaquer comme il  lui plait et pratiquer mille activités, grâce à  un casque de « réalité virtuelle » (admirez l’oxymore) qui vous plongera en 3D dans les paysages que vous visiterez et où vous pourrez vivre selon votre propre imaginaire. Le fin du fin sera atteint quand, grâce à des combinaisons « haptiques » (encore du grec : le  sens du toucher), vous pourrez ressentir le contact avec le réel virtualisé. Un moyen de s’inventer une seconde vie hors de la vie réelle. Car dans cet univers virtuel, on pourra presque tout se  permettre : jeux, concerts, musées, activités sportives, achats dans des  magasins … On pourra même faire des rencontres d’autres avatars qui se prolongeraient dans la vie réelle. Une utopie merveilleuse, à condition que nos jeunes ne finissent pas par passer l’essentiel de leur vie hors du réel ! Car, comme tout ce qui est digital, l’addiction n’est jamais loin. Mais est-ce bien utile ? Et  bonjour l’empreinte « carbone » !

Pour les anciens comme  moi, il y a mieux !

Transposer la fiction en réalité vraie ! Si, c’est possible !  Dans mon adolescence, lecteur de l’hebdomadaire Tintin, je suivais chaque semaine avec intérêt les aventures de Michel Vaillant, pilote de formule 1  inventé par Jean Graton. Et miracle, il est possible aujourd’hui, de se mettre dans la peau du héros de BD, de se  glisser dans une « Vaillante » et  de piloter le bolide. Cela se passe  sur le circuit automobile privé de Fontenay-le-Comte. A la « Vaillante Académie », Thierry Place accueille les stagiaires qui veulent vivre l’expérience et on peut  découvrir pour de vrai  les  formules 1 dessinées autrefois par  Jean Graton dans ses albums. Grâce à Jean-Louis Dauger, directeur de la marque et du développement « Michel Vaillant »,  les monoplaces bleues ont été fidèlement reproduites avec un   moteur de 150 chevaux, avec le même « design », exclusivement fabriquées par le constructeur irlandais Crosslé Car Company, une société née en 1957 qui est aussi l’année de naissance de Michel Vaillant dans la BD. Et pour accompagner ce metavers inversé, grâce  à Denis Lapière et Vincent Dutreuil, le héros mythique renaît pour un album  inédit : « Dans l’enfer d’Indianapolis » qui paraîtra à la rentrée. Grâce à la « Vaillante Académie » il est donc possible de passer du virtuel  au réel, de se transformer en coureur automobile et de se glisser au volant d’une Vaillante vintage des années 1960 et de faire vrombir le moteur. L’école de  pilotage est née en juillet 2020, la première session s’est déroulée en mai 2021. Elle est ouverte à tous ceux qui veulent vivre cette expérience incroyable, quel que soit leur  âge. Les  participants sont véritablement projetés dans l’univers de la BD : il  faut, en effet, revêtir les bottines, la combinaison ignifugée aux couleurs de l’écurie Vaillante, ainsi que le casque et les gants.  Après quelques cours de  pilotage, c’est le « top départ » ! Mais pas de chrono.  Il s’agit plus de réaliser un rêve d’enfant  que de se prendre pour Fangio, de se donner du bon temps en s’immergeant tranquillement dans le  monde des courses. Trois moniteurs et deux mécanos participent à l’opération. Le  plus vieux stagiaire avait 82 ans, ce qui n’a rien d’étonnant. Evidemment, Denis Lapière et Vincent Dutreuil n’ont pas résisté a  tenter l’expérience. Amener de la réalité dans la fiction, voilà qui change de la tentation du virtuel. On remerciera Jean-Louis Dauger et Thierry Place de ce formidable travail de concrétisation.  Grâce à eux peut revivre une période inouïe de la Formule  1 : l’époque de Steve Mac  Queen pilotant aux 24 heures du Mans, de Graham Hill remportant les 500 miles d’Indianapolis  après le Grand Prix de Monaco.  Toi aussi t’as connu ?

Alors, rendez-vous à la rentrée pour plonger dans « L’enfer d’Indianapolis ! »

Pour en savoir plus : Vaillante-academie.fr 


PAS DE PANIQUE !

Fin du monde tintin

 

Le portefeuille des ménages reste durement frappé par la hausse massive des prix : les prix ont augmenté de 6,1% sur un an. Et celle-ci n'est pas terminée. L'inflation tricolore reste bien moins élevée que chez nos voisins : en juin, selon Eurostat, celle-ci atteignait ainsi 10,5% sur un an en Belgique, 8,2% en Allemagne, 10% en Espagne et 8,5% en Italie, ou encore 8,7% en Autriche. Le remède ? La  hausse des taux qui débouchera sur un ralentissement de la croissance, voire une récession. Quoi qu’en disent les experts ou qu’annonce le gouvernement. La croissance française continue de faire illusion avec la prolongation du "quoi qu'il en coûte" qui fait que la menace de la dette s'ajoute à celle de l'inflation.

Un ralentissement salutaire.

L'économie mondiale a besoin de passer par la case « récession » pour retrouver son fonctionnement normal. La récession arrive et ce n'est pas une mauvaise nouvelle.

Le FMI a publié ses nouvelles prévisions de croissance, nettement en baisse. Et nous risquons de connaître un ralentissement massif. C’est tout simplement le signe que l'économie retrouve son fonctionnement normal, sans l'intervention des banques centrales (enfin presque) qui en jouant aux apprentis sorciers ont fait sauter la banque. Nous observons une inflation massive, donc une baisse de la consommation des ménages et un ralentissement des investissements des entreprises, donc aussi un ralentissement de la croissance qui annonce une récession : un cycle économique classique !

Dans ce contexte, il est important  que l’Europe reste synchronisée avec les Etats-Unis. Comme l’euro a décroché par rapport au dollar, la Banque centrale européenne a été obligée de réagir en relevant ses taux d'intérêt plus vite que prévu. Elle les a relevés de 0,5% alors qu'elle n'envisageait de les relever que de 0,25% il y a encore quelques mois. C'est un changement après des années de laxisme et de taux d'intérêt négatifs, mais on ne doit pas s'arrêter à ça. La BCE réagit avec du retard, trop de retard. Toutes les autres principales banques centrales ont déjà remonté leurs taux et dans le cas des États-Unis et de la Grande-Bretagne de façon beaucoup plus marquée. La BCE a maintenu des taux d'intérêt négatifs alors que la situation économique de la zone euro ne le justifiait plus. Avec la forte croissance de sortie du Covid et le dérapage de l'inflation qui avait démarré bien avant le déclenchement de la guerre en Ukraine, plus rien ne justifiait cette aberration. La hausse de la BCE n'est que de 0,5% alors que le taux d'inflation est supérieur à 8 ou 9%. Ce que les analystes de pacotille ont jugé spectaculaire a  engendré, en Europe des taux d’intérêt qui restent à …  0% ce qui, avec l’inflation actuelle reste une aberration. D’ailleurs, les  commentateurs, comme d’habitude  n’ont pas vu le plus important : la BCE s'est dotée des moyens d'intervenir sans limite sur les emprunts d'un pays si la situation le justifie.... En cas de dérapage des taux italiens, par exemple, elle pourra donc acheter, sans limite aucune, la dette italienne pour éviter la « fragmentation de la zone euro ».

Christine Lagarde a donc fait le service minimum. Elle a fait semblant de monter les taux d'un côté pour montrer que la BCE agissait contre l'inflation mais cette hausse de taux est tellement limitée et le niveau des taux reste tellement bas que cette hausse n'en est pas une. Surtout qu'elle s'accompagne d'un programme massif d'injections potentielles de liquidités en cas de danger sur la dette d'un pays. De nouvelles hausses des taux sont inéluctables, même si l’Union européenne, par sa diversité, est infiniment plus compliquée à piloter  que les  Etats-Unis.

Selon le  FMI la croissance mondiale sera de 3,2% en 2022, et de 2,9% en 2023, 0,7% de moins que les prévisions faites il y a trois mois seulement. En même temps, le  même FMI relève ses prévisions d'inflation à 8,3% pour 2022 et à 5,7% en 2023. Toutefois on peut envisager une inflation plus faible que 5,7% en 2023 car elle va ralentir. Elle va ralentir « grâce » au ralentissement de la croissance et à la récession qui va toucher certains pays.

Les Etats-Unis donnent le cap, comme toujours.

Comme il fallait s’y attendre, la Banque centrale américaine a relevé ses taux d'intérêt de 0,75%. C'est la quatrième hausse de taux consécutive. Et la deuxième hausse de taux consécutive de 0,75%.  Et ce n'est pas terminé. 2,25/2,50 %, c'est donc la nouvelle fourchette du taux directeur de la FED. On était à zéro avant la première hausse de taux en mars. Mais pour le patron de la FED, la situation est claire : « L'inflation est beaucoup trop haute, et le marché du travail reste encore trop tendu. » Il y aura d'autres hausses de taux, en fonction de l'évolution de l'inflation et de la croissance. Il ne donne pas d'objectifs chiffrés mais on peut imaginer qu'il ne marquera pas de pause avant que le taux directeur soit à 3,50%. Rappelons que l'inflation, aux Etats-Unis est au-dessus de 9%, son plus haut niveau depuis 40 ans. Car Jay Powell n'a pas peur de la récession, il croit même que les États-Unis parviendront à l'éviter. Mais il a raison de considérer que le vrai problème est l'inflation. D’ailleurs, les indices boursiers ont salué la hausse et les hausses à venir par une progression forte : 2,62% pour le S&P 500, 4,06% pour le Nasdaq, et vous remarquerez que le CAC40 reste  au-dessus des  6 000 pts.

Ce qui est important, ce sont les anticipations des investisseurs sur les taux. Ils anticipent bien une hausse des taux à court terme mais ils commencent déjà à se positionner sur l'étape d'après... et l'étape d'après c'est la baisse de l'inflation du fait du ralentissement de l'économie. Les marchés anticipent donc déjà une baisse des taux dans 12 à 18 mois, et même que la FED baissera ses taux d'intérêt dans 18 mois quand la menace de l'inflation aura disparu. Un scénario très plausible !

Pour  l’immédiat, il nous faut bien retenir que l'inflation et la hausse des taux par les banques centrales vont provoquer un ralentissement salutaire de l'économie des grandes puissances mondiales, que ce ralentissement va terrasser l'inflation et que c’est nécessaire car l’inflation est un danger beaucoup plus grand qu'une récession temporaire. Bien sûr, vous allez avoir droit à la panique sur les anticipations de récession, accompagnée de cris, de prévisions catastrophiques, bref, on va vous annoncer la fin du monde ! Mais rappelez-vous, quand ça arrivera, que ceux qui paniquent sont ceux qui n'ont pas vu l'inflation venir, qui ont affirmé ensuite haut et fort qu'elle était temporaire et qui ont oublié la relation entre inflation et consommation. Les mêmes aujourd'hui pensent aussi que la hausse du gaz sera permanente et non temporaire… On n’est pas obligé de tout croire !


A PROPOS DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Nous n’échappons pas à la mode de l’instantané, de l’émotionnel et  du  péremptoire  au détriment du cercle de la raison nourri des connaissances scientifiques. C’est  pourquoi il est indispensable de lire le dernier ouvrage d’Yves  ROUCAUTE, « L’OBSCURANTISME VERT, La véritable histoire de la condition humaine ». Un livre  que tout responsable politique devrait avoir lu avant de  prendre des décisions définitives qui ne résoudront rien mais vont nous ruiner !

« L’OBSCURANTISME VERT »

Obscurantisme vert

Ce livre rassemble une somme  incroyable de connaissances scientifiques et historiques sur la Terre. L’auteur fait appel à tous les savoirs qui constituent la mémoire des millénaires qui ont fait la Planète et  qui expliquent la  place spécifique de l’Homme, homo sapiens ou homo creator comme il se plait à le nommer. Il y fait deux démonstrations : la présentation que font les écologistes et le GIEC du réchauffement climatique est fausse en cherchant  à culpabiliser l’humanité  d’une part, et l’espèce humaine n’est ni un écosystème ni un  maillon  de  la biosphère. Et  dans le procès qui lui est fait, il appelle à la défense : son histoire, celle de  la Terre, les sciences et l’expérience, et même la  grande spiritualité. Au passage, il démonte les  « prétendues » énergies alternatives qui ne sont alternatives à rien, et sont surtout du vent et des sources de  pollution. Il appelle à la rescousse la croissance et les innovations technologiques avec l’apport incontournable des nanotechnologies.

Il y présente l’écologisme actuel comme un obscurantisme par sa présentation fallacieuse du réchauffement climatique qui fait l’impasse sur  les connaissances scientifiques établies et qui repose  sur  un  postulat faux :  à savoir que ce serait le CO2 d’origine anthropique  la  cause  principale  alors que  le rôle de ce gaz  est  secondaire, et surtout par la  logique de décroissance qui en découle, reprenant l’idéologie anticapitaliste. Le vieux démon rose  ou rouge repeint en vert.

La vérification interviendra rapidement. Elle nous viendra de l’exemple qu’Yves Roucaute donne dans  son  livre : dans les années 2030-2040 devrait  intervenir un nouveau « petit âge glaciaire », de quoi mettre fin à la  furie  actuelle des  glaciologues et autres climatologues qui vont  de plateau en plateau pour nous annoncer l’apocalypse climatique si nous ne réduisons pas drastiquement  nos émissions de gaz à effets de serre rapidement. Ce sont les leurs qu’il faudrait interdire !

Le petit âge glaciaire.

Il est bon de rappeler à nos penseurs verts que nous vivons dans une époque de l’histoire de la Terre appelée « holocène », une période interglaciaire. Depuis 2,8 millions d’années nous sommes dans l’ère des glaciations  et depuis 800 000 ans se succèdent de longues glaciations de plus de 200 000 ans, entrecoupées de courtes périodes plus chaudes, dites « interglaciaires », de moins de quinze mille ans, et de plus en plus courtes. Il se trouve que la dernière période de glaciation dit de « Würm », s’est terminée il y a environ 12 000  ans…  En attendant, selon  les hypothèses de la NASA depuis 2014, et de la Royal Astronomical Society depuis 2017, une nouvelle petite période glaciaire est probable vers 2030-2040,  avec  une baisse d’activité  du Soleil de 60% : Tamise, Seine, Rhin, Hudson seraient alors gelés. On peut facilement imaginer avec les  objectifs de  décroissance et de  désindustrialisation souhaités par les obscurantistes les ravages pour les humains avec famine et autres joyeusetés. Un « écocide » à l’envers, comme notre planète  en a  eu malheureusement l’habitude au cours de sa longue histoire.

Eruption solaire.

Puisqu’il  s’agit du rôle des astres et de la mécanique de l’univers, l'intense activité du Soleil, actuellement dans un cycle de 11 ans, continue. Le 15 juillet dernier, une éruption solaire a été détectée sur notre étoile, puissante et inattendue. Celle-ci est due à une activité solaire instable. Le jour de cette éruption, le Soleil a envoyé des radiations vers la Terre, susceptibles de provoquer des pannes et dysfonctionnements au niveau des radios et des GPS dans plusieurs parties du globe. Selon le site « Space Weather », référence en la matière, « des tempêtes géomagnétiques sont possibles le 20 et 21 juillet ». Ces tempêtes géomagnétiques, également appelées « orages magnétiques », peuvent provoquer des fluctuations de tension, voire même endommager les appareils et le câblage électrique. De telles perturbations peuvent aussi créer des interférences dans le fonctionnement des systèmes de signalisation, comme faire passer des signaux verts à rouges. Curieusement, à ces dates, notre réseau ferroviaire a connu des pannes électriques… Mais il n’y a peut-être pas de lien.

En tout état de  cause, « L’OBSCURANTISME VERT » est à lire absolument, surtout si on a des responsabilités collectives.

« L’OBSCURANTISME VERT, la véritable histoire de la condition humaine », Yves  ROUCAUTE – Editions du CERF.


RECHAUFFEMENT : UN PEU D’HISTOIRE DE LA TERRE…

Réchauffement climatique 2

En cet été brûlant, il faudrait être de mauvaise foi pour nier que la Terre se réchauffe. Mais ce n’est pas  un phénomène nouveau ni une fatalité due aux activités humaines  comme les écolos voudraient nous le faire croire.

Nous sommes entrés il y a 12 000 ans dans « l’Holocène ». 

C'est  une nouvelle période interglaciaire, courte période chaude entre deux glaciations, alternance caractéristique de l’ère quaternaire. Difficile d’affirmer que ce réchauffement était dû alors  à l’humanité, et encore moins au CO2 ! Les  causes, les géophysiciens  et autres astro-physiciens, sans parler des paléontologues, des géologues qui font parler les  roches, les  connaissent bien : rayonnements et éruptions  solaires, variation de l’orbite et rotation de la Terre, Lune, champs magnétiques et  plaques tectoniques responsables des éruptions volcaniques, des séismes et des tsunamis  …

Il y a 12 000 ans, donc, les températures remontent de 10° C dans l’hémisphère nord : fonte des glaces, débâcles, élévation du niveau des mers, la Grande-Bretagne devient une île, …  Puis de –9 000 à -5 000 av. J.-C : + 2° à 3° en Alaska, peu ou pas de glace sur l’Arctique, Sahara vert, etc… Ce  réchauffement est dû à une nouvelle variation de l’oblique de la planète sur son écliptique, une augmentation de 2% de l’irradiation solaire et au passage de la Terre au plus près du soleil (périhélie) alors que l’hémisphère nord entre dans l’été. Point de CO2 en cause ! Mieux, au cours de cette période, notre planète s’offre une gigantesque catastrophe froide de 400 ans,  il y a 8 200 ans. En cause, la calotte glaciaire des Laurentides  cède et des millions de m3 d’eau se déversent dans l’Atlantique et font baisser la  température jusqu’à -3° au Groenland, provoque une hausse de 4 m du niveau de l’Océan Atlantique. Et inattendu, l’événement  déclenche la sécheresse en Afrique de  l’Est et l’Aridité en Afrique du Nord (entre autres).

Les  changements climatiques continuent. 

Vers -2 200 une terrible sécheresse se répand jusqu’à l’Amazonie et rend désertique  le  Sahara.  A cette époque, le CO2 est inférieur à celui que nous connaissons aujourd’hui et pourtant il fait plus chaud. En -535 et -536, Rome connait un refroidissement : le  premier est dû à l’éruption du Krakatoa, en Indonésie, le  second à des météorites. Vers l’an 950  après JC, un réchauffement plus important qu’aujourd’hui commence et  dure jusqu’en 1270, on l’a alors dénommé « optimum climatique médiéval ». Puis, la  Terre continuant de tourner, elle  offre un nouveau « petit âge  glaciaire » dans l’hémisphère nord de 1270 jusqu’en 1500  suivi d’un réchauffement de 1500 à  1560,  puis  d’un nouvel épisode  glaciaire de 1560 à 1830 suivi à nouveau d’un réchauffement… En attendant le  prochain « petit âge glaciaire » qui devrait arriver vers 2030-2040.

Ce que disent les sciences.

De ces variations, la vraie science, celle des gens compétents qui ne gomment pas 4,5 milliards d’années de l’histoire de la Terre, en connait les causes : affaiblissement de l’activité solaire, variations de  l’orbite terrestre et de son  obliquité, éruptions volcaniques… Il fait plus chaud, c’est  la faute aux humains, il fait moins chaud, on efface les données. Les experts du GIEC ne retiennent que les événements qui vont dans le sens de leur hypothèse. Ainsi, Madagascar n’aurait jamais connu des chaleurs aussi intenses qu’en 2021 : c’est faux, celles de 1928 et de 1931 étaient pires.

Entendons nous bien, il y a un réchauffement  climatique et  il y a une élévation des gaz à effet de serre et même du CO2.  Mais l’histoire de notre  planète le prouve, il n’y a pas de corrélations, le réchauffement fut pendant des centaines de millions d’années plus élevé qu’aujourd’hui. Les gaz à effet de serre sont une conséquence  des mouvements terrestres, souterrains et célestes, pas l’inverse. Les hommes n’y étaient pour rien, et pour cause.

Le CO2 est peu en cause.

Enfin, il faut cesser le procès fait au CO2  qui n’est pas vraiment responsable, alors que c’est la vapeur d’eau qui joue un rôle bien plus important  dans le réchauffement climatique au moins à 60%, plus de 80% si l’on ajoute les effets des nuages, et jusqu’à 90%  lors des éruptions volcaniques intenses. Il y aurait beaucoup à dire sur la manière dont les experts du GIEC apprécient par exemple, les rejets des volcans (vapeur d’eau, anhydride sulfureux, monoxyde de carbone, sulfure d’hydrogène, azote, méthane…) qu’ils feignent d’ignorer et par rapport auxquels les rejets humains sont dérisoires. Ce sont des climatologues très forts pour annoncer la météo et  commenter le  temps qu’il fait, mais leurs calculs ne risquent pas d’aboutir même si l’humanité cessait totalement ses émissions de CO2. Leur base est tellement étroite par rapport à  l’histoire de la  planète que cela les rend myopes. Et je n’ai abordé que quelques arguments. Le livre d’Yves Roucaute est très riche et propose des pistes pour  l’avenir de l’humanité.

La transition énergétique pour rien !

Alors quand on voit qu’on va dépenser des milliards d’euros pour tuer notre industrie automobile alors qu’au même moment (2035) pourrait s’établir un « petit âge glaciaire », on a envie de hurler. Mais voilà l’idéologie verte a décidé que les savants comme Yves Roucaute étaient de  doux rêveurs, conteurs de billevesées. Cela s’appelle de l’aveuglement, ou plutôt de l’obscurantisme. Ce qui est grave, c’est que les écologistes, par idéologie, ont en tête de détruire l’économie de croissance seule  capable d’apporter à l’humanité les solutions pour s’adapter en permanence aux caprices de Gaïa. Un exemple : une éruption volcanique monstrueuse  nous pend au nez en Méditerranée dans les « champs phlégréens » : ainsi, au cours du mois de mars de cette année, l'INGV a enregistré 339 secousses, avec une magnitude maximale de 3,6 et une profondeur maximale d'environ 3,7 km ; sans parler du volcan géant immergé au large de la Sicile dont on sait qu’il explosera un jour ou l’autre. Peut-on les empêcher ? Non, mais  grâce au progrès et à la technologie, on peut les anticiper un peu et  sauver des vies humaines. Mais les conséquences modifieraient totalement les perspectives énoncées par le GIEC !

Si seulement Christophe Béchu, à qui on fait déjà le procès de ne pas être écolo de « sang pur », pouvait avoir la  bonne idée de lire « l’obscurantisme vert », la véritable histoire de la condition humaine. Je suis certain qu’il en ferait bon usage.

(A suivre) 

Obscurantisme vert L'Obscurantisme vert, la véritable histoire de la condition humaine, Editions du Cerf.

 

 


L’ETE MEURTRIER (2)

Feu de forêts

Entêtement de Macron qui ne change rien ni à sa  méthode, ni à son comportement, chute de  Boris Johnson qui plonge l’Angleterre dans un immobilisme au moins jusqu’en septembre, l’inflation qui s’envole et qui ne fait pas les affaires des ménages français et européens… Je poursuis le catalogue de nos malheurs estivaux : l’euro a continué sa chute pour atteindre la parité avec le dollar au moment où la Croatie reçoit le feu vert pour rejoindre le club, la hausse des taux  d’intérêt renchérit notre dette et va nous obliger enfin à la prudence budgétaire, et pour en ajouter un peu plus, le climat qui s’y met et vient ajouter une addition salée pour les dégâts épouvantables qu’il génère avec la sécheresse, les  orages et les incendies. Décidément, ça va  mal, patron, ça  va mal !

Une baisse imprévue.

Il arrive qu’on se plaigne d’avoir une monnaie forte, mais rien n’est pire qu’une monnaie faible. L’euro est arrivé à la parité avec le dollar. Une première depuis 2002. Une chute très brutale de l'ordre de 13 % sur un an. Rappelons que cette dépréciation est accompagnée d'une forte inflation et d’une croissance qui tourne au ralenti. Ce phénomène violent percute aussi bien les entreprises que les particuliers. Il est la résultante de causes multiples : l'inflation, les craintes de récession, la guerre aux portes de l'Europe. La situation en Ukraine se révèle en effet source d'une série de menaces économiques.

D’autre part, le dollar est stimulé par la politique monétaire de la Fed, qui a remonté ses taux directeurs de trois quarts de points dès la mi-juin, alors que la BCE, qui vient d’entamer le mouvement, est en retard. Ainsi, pour les investisseurs, le dollar se renforce dans son rôle de valeur refuge face à l'euro.

La baisse n’a pas que des inconvénients : l'industrie manufacturière est, en zone euro, la principale gagnante de cet effet car elle exporte davantage. Parmi les plus avantagés, les secteurs du luxe et de l'aéronautique, qui vendent beaucoup en zone dollar. Autre domaine favorisé, en France en particulier, l'agroalimentaire. La parité euro/dollar va bénéficier également au secteur touristique avec une augmentation du pouvoir d'achat des ressortissants américains, qataris et jordaniens, même si ce dernier avantage doit être relativisé.

Mais les grands perdants sont les petites entreprises non exportatrices, et les ménages, qui voient leur pouvoir d'achat s'éroder. Pour beaucoup d'acteurs économiques français et européens, la dépréciation de l'euro est un facteur aggravant car beaucoup de flux entre l'Europe et l'Asie sont libellés en dollars, de même pour les matières premières et les composants électroniques, ce qui va  peser sur nos importations. Pour les ménages, c’est le pouvoir d’achat qui va en subir les conséquences sans parler du renchérissement des voyages hors zone euro. Les Français ont déjà réduit leurs consommations en loisirs, habillement et produits d'hygiène.

L’étau des taux.

La BCE est face à un défi : elle a lancé un mouvement d'augmentation de ses taux directeurs mais c’est une solution délicate à manier, car si elle agit trop fort sur ce levier, elle risque de pénaliser la croissance, alors que celle-ci est déjà faible et le résultat pourrait être catastrophique pour certains pays, comme  la France, pour qui la dette deviendrait trop lourde à supporter.

La hausse des taux d’intérêt, annoncée et redoutée depuis des années, a fini par brutalement se réaliser. Dans la foulée de la guerre en Ukraine et du rebond de l’inflation, les titres français de dette souveraine à dix ans se sont envolés en quelques mois. Depuis la mi-juin, ils se négocient désormais au-dessus de 2 % sur les marchés financiers. Les hausses se transmettent progressivement à la dette émise ou ré-émise par le pays, à raison d’environ 15 % par an pour la France. Chaque hausse de 1 % des taux entraînera au bout de dix ans une augmentation de la charge d’intérêt de 1 point de PIB par an rappelle le  gouverneur de  la Banque de France, ce qui représente à terme chaque année un coût supplémentaire de près de 40 milliards d’euros, soit peu ou prou le montant actuel… du budget de la Défense. En plus, l’évolution des taux des obligations d’État pose aussi de graves défis à la zone euro, en cas de divergence entre les différents titres nationaux.

C’est pourquoi, la Banque centrale européenne (BCE) a promis de veiller à éviter la «fragmentation» des conditions financières au sein de la zone. Les «spreads» (écart entre les titres) ont en effet augmenté. Ainsi, à la veille des législatives, les investisseurs avaient porté l’écart avec l’Allemagne à 0,63 point, son plus haut niveau depuis le début de la crise du Covid en mars 2020. L’Hexagone empruntait en revanche, à un taux plus favorable de 0,41 point que l’Espagne et de 1,35 point que l’Italie, réputée être le «maillon faible». Les marges sont étroites, et il est à craindre que l’euro poursuive la baisse… sauf récession aux Etats-Unis qui rééquilibrerait la tendance.

La chaleur et son cortège de sinistres.

Comme la guerre en Ukraine ne suffisait pas, il a fallu que les éléments s’y mettent aussi.  A un  printemps sec et plus chaud que la normale succède un été assorti de vagues caniculaires rarement vues. Cela ne va pas sans phénomènes métérologiques violents. Les orages de mai et juin qui ont frappé de  nombreuses régions de notre pays ont généré d'importants sinistres, dont le coût total s'élève déjà à 3,9 milliards d'euros pour les assureurs.  Les fortes températures qui assèchent les sols favorisent les incendies et pas seulement sur le pourtour méditerranéen.

En cette mi-juillet, l'Espagne, la France et le Portugal sont en proie à de violents feux de forêt. Selon le gouvernement espagnol, depuis le mois de janvierplus de 70 300 hectares de forêts sont déjà partis en fumée dans le pays. Après plusieurs feux en Provence et en Languedoc, dans la région de Bordeaux, deux feux ont déjà brûlé près de 3 000 ha de forêt et provoqué l'évacuation préventive de plus de 6 500 personnes, notamment près du site touristique de la Dune du Pilat. Partout, les pompiers peinent à maitriser les feux, malgré  les gros moyens déployés pour y faire face.

Quand  on sait que dans 90% des cas, ils sont d’origine humaine, on comprend les rappels incessants à la vigilance et à  la prudence. Ainsi une campagne « stop  mégots » a été lancée sur les autoroutes de l’arc méditerranéen en particulier, pour sensibiliser au risque les conducteurs et leurs passagers. Mais c’est tout le territoire qui est concerné et de  nombreux maires misent sur la prévention. Il  faut aussi appeler chacun à signaler  tout comportement suspect.  En effet, concernant  l’incendie dans les Pyrénées orientales (1 000 ha détruits), la piste d’un incendiaire est évoquée. Comme pour les attentats, pour faire face à  « l’été de tous les dangers », nous sommes tous concernés !   On comprend que dans ces conditions, de nombreux feux d’artifice aient été annulés.

Pour soulager les équipes sur le terrain, rien de plus simple que de suivre les consignes des sapeurs-pompiers et de respecter les arrêtés départementaux : ne pas allumer de feux à côté de massifs forestiers, veiller à jeter ses mégots  dans des cendriers, surveiller sa consommation d'eau et bien débroussailler ses espaces verts. Quelques comportements civiques qui vont de soi.

Allez, tâchez de passer un  bon été quand même.  On se retrouvera à la rentrée.

 


L’ETE MEURTRIER

Bouchons

Pénurie de moutarde, et ça n’est pas bon signe !

On n’épiloguera pas sur ce phénomène qui n’est finalement qu’anecdotique. Elle intervient pourtant dans un contexte qui va de pair avec les causes de sa disparition des rayons : dérèglement climatique au Canada, guerre en Ukraine… Ce ne sont pas les seuls sujets d’inquiétude d’un été qui s’annonce meurtrier dans bien des domaines : politique en France et au Royaume-Uni, inflation, chute de l’Euro, remontée des taux d’intérêts, sécheresse caniculaire, incendies de forêts, au moment où les Français s’apprêtent à envahir les routes des départs en vacances … On verra à la rentrée, ce sera bien assez tôt pour s’emparer de la triste réalité ou plutôt la subir.

Macron s’entête.

Article 1 : Macron a raison ; article 2 : Macron a toujours raison ; article 3 : même quand il a tort, Macron a toujours raison. En attendant, il n’a pas de majorité à l’Assemblée nationale pour faire approuver ses projets de lois, car personne n’a voulu entrer dans une coalition avec « Ensemble ». De la part de la Nupes et du RN, ça n’est pas une surprise, même si Marine ne ferme aucune porte, sourire de mise et costard cravate pour les mâles de son groupe à l’appui mais n’en entr’ouvre aucune. Les regards se tournent alors vers LR dont on voudrait nous faire croire, Darmanin et quelques fayots à la manœuvre, que ses 65 élus qui seraient d’accord sur presque tout avec la majorité relative du Président se réfugieraient dans une posture d’opposition politicienne. Piètre argumentaire pour cacher que ce qu’on attendait d’eux c’est un ralliement pur et simple, ce qui était impossible au seul regard de la fidélité à leur programme et aux électeurs qui les ont portés au Palais-Bourbon. Il n’y a qu’un programme possible : celui de Macron… qu’on ne connaît guère et tellement susceptible de changements de pieds. Sur bien des sujets, des convergences existent et une coalition de mandature était possible, mais elle passait par une vraie négociation à l’Allemande, autour d’une table, chacun apportant ses exigences et ses points de compromis. L’orgueil du Président et la morgue de ses représentants à l’Assemblée ne l’ont pas permise. La confiance ne pouvait sortir que d’un vrai contrat. On devra donc se contenter d’un coup par coup.  La crise politique dont on pouvait se prémunir pour la législature reste d’actualité.

Le clown est déchu.

Le Royaume-Uni va-t-il vivre un « été du chaos » ? L’accumulation des scandales par Bojo a fini par le conduire à la catastrophe et à la démission. Le fantasque Premier Ministre, roi du mensonge et des reniements ne terminera pas son mandat. Les démissions en cascade de ses ministres, las de ses écarts et de ses foucades ont eu raison de sa volonté de rester contre vents et marées à Downing Street. Il laisse une situation cataclysmique dans tous les domaines : le pays se débat avec une inflation à 9%, des pénuries de toutes sortes issues du Brexit ou liées aux conséquences de la guerre en Ukraine sévissent, l’économie est au plus mal et les hausses d’impôts provoquent le mécontentement, le parti conservateur est très divisé. Il faut trouver pourtant très rapidement un successeur au « clown ». Les compétiteurs ne manquent pas, ils sont déjà plus d’une douzaine à s’être déclarés. En attendant, c’est le sortant qui assure l’interim, ce qui continue à susciter la polémique… En France on ne le pleurera pas.

L’inflation s’installe durablement.

Les prix galopent à près de 10% l’an. En France elle est en apparence moindre, cachée en partie par les « boucliers » mis en place par le gouvernement. Ce phénomène a des causes multiples et n’est pas prêt de s’éteindre, d’abord parce qu’une fois lancé il fait naître des mécanismes qui l’auto- alimente, ensuite parce qu’il est entretenu par des désordres qui s’additionnent. Brièvement, on peut affirmer que l’inflation provient de trois modifications de la donne internationale intervenues presqu’en même temps ce que les économistes n’avaient pas vu venir. La première, c’est la désorganisation mondiale née de l’épidémie de Covid, créant une gigantesque pagaille sur les chaînes d’approvisionnements que la guerre en Ukraine concomitente avec le durcissement des confinements en Chine ont relancé, à l’origine de multiples pénuries. La deuxième c’est le souci des Etats de reprendre la main sur des productions jugées essentielles, dont la liste se révèle plus longue que prévue et se traduit par des coûts de fabrication forcément plus élevés. La troisième, c’est la transition écologique, qui nécessite des investissements et  des approvisionnements problématiques comme on le voit avec les voitures électriques qui ont besoin de batteries et de stations de recharge. A ces tendances profondes s’ajoute la réalité immédiate : prix de l’énergie, récoltes amputées par la sécheresse, spéculations inévitables de profiteurs toujours à l’affût. Chez nous, au-delà des causes structurelles que je viens d’évoquer, l’inflation est aussi la facture du « quoi qu’il en coûte ». Les boucliers tarifaires réduisent  la hausse des prix, mais c’est autant de transféré sur le contribuable, par le biais de la dette publique, et avec l’inflation, la remontée des taux aggravent la facture. Une autre conséquence est celle des revenus et des modalités d’indexation qui découlent de la hausse des prix : on voit déjà l’inversion du rapport de force entre employeurs et salariés et l’agitation qu’elle provoque et qui ne peut que s’amplifier après l’été. Nous n’avons pas fini de vivre les multiples ajustements que l’inflation entraîne et qui nécessiteraient un pouvoir politique stable pour les affronter.

(à suivre : chute de l’euro, taux et canicules …)


UNE EQUATION IMPOSSIBLE

équation

L’équation pour le pouvoir d’achat.

L’Assemblée nationale sera saisie d’un premier texte : celui sur le pouvoir d’achat. Concocté par Bercy, les  mesures de maintien du pouvoir d’achat coûteront une cinquantaine de milliards d’euros et ça tombe bien, les rentrées fiscales qui affluent sont évaluées à la même hauteur, car les hausses des recettes en cotisations sociales, TVA et impôts sur les sociétés se portent bien. Pour l’instant. Il faut, en effet, compter avec le ralentissement de la croissance qui passerait de 4% (prévisions) à 2,5%, alors que le gouvernement comptait dessus pour se refaire la cerise financière. Et il ne faut pas oublier non plus  la  hausse des taux d’intérêts, déjà rendue à 2,4%, et qui nous vaut déjà un renchérissement du service de la dette de 85 milliards d’euros dont Bercy oublie de nous parler. Pour autant, les oppositions Nupes et Rn trouveront ces mesures insuffisantes, et le pouvoir se tourne donc vers le groupe LR pour faire passer son projet. Sauf que ses députés ont leurs idées propres sur la question : diminution de la CSG, mesures sur l'énergie, défiscalisation des heures supplémentaires, emploi des jeunes, ... Avec une ligne rouge à ne pas franchir : celle qui dégraderait les finances publiques. Avec 3 000 milliards de dette on ne peut plus se le permettre. La négociation s’annonce difficile.

Une équation mal posée.

En plus l’équation de Bercy est une fois de plus mal posée en voulant financer avec du déficit le pouvoir d’achat des ménages. On retombe dans le cercle vicieux de la relance  par la consommation, avec le handicap supplémentaire de l’inflation. Elle présente trois inconvénients majeurs : elle  augmente le déficit de l’Etat qu’il finance par de la dette de plus en plus coûteuse, elle creuse notre déficit commercial puisque nous ne produisons plus ce que nous consommons, elle rend inexorable à terme la hausse des taxes et des impôts qui pèseront sur les investissements et l’emploi.  Ce cercle vicieux se solde depuis une dizaine d’années qu’on le reproduit par un appauvrissement du pays mesuré par le recul du revenu par habitant, tout simplement parce que la richesse créée avec l’augmentation du PIB est inférieure aux déficits cumulés des dépenses de l’Etat et du commerce extérieur. En 2021, avec une croissance de 7%, le  gap final s’est élevé à environs 100 milliards d’euros (160 milliards de plus au PIB pour 170 milliards du déficit de l’Etat et 90 milliards de déficit du commerce extérieur). C’est une relance par les investissements des entreprises, associée à une baisse des charges  qui pèsent sur elles, qu’il faudrait mener, pour créer de la richesse supplémentaire générant une augmentation des salaires donc du pouvoir d’achat.  Mais pour réaliser ce type de relance sans augmenter les déficits, il faut en même temps réaliser des économies.  Pour l’instant, celles-ci n’en sont qu’au stade du verbe : Le Maire en parle mais ne met rien en  place pour y parvenir, au contraire, il continue le « quoi qu’il  en coûte » avec 90 milliards d’euros dépensés en trois mois, au premier trimestre de l’année. Il faudra plus que des yeux doux pour séduire les députés LR.

Emmanuel Macron n'est plus à une incohérence près.

C’est évidemment à l’Elysée que se définit la stratégie que la Première Ministre et son gouvernement sont chargés d’appliquer. Dans son scénario pour les cinq ans à venir, le chef de l'État annonce un vaste plan de soutien au pouvoir d'achat qui se chiffre à plusieurs dizaines de milliards d'euros et, en face, trace une ligne rouge : ni hausses d'impôts ni dette publique supplémentaire. Seul un magicien disposant de pouvoirs qu’il  n’a pas pourrait réussir un tel pari. D'un côté la politique du « quoi qu'il en coûte » à gros débit, de l'autre la promesse du sérieux budgétaire. La grande illusion du « en même temps » continue à travers ces injonctions contradictoires. C’est d’autant plus périlleux que le  contexte a changé : la facilité budgétaire de la BCE  s’éteint, la stabilité est remplacée par l’inflation et la hausse des taux, et les besoins  de financements  s’accroissent ne serait-ce qu’avec la guerre  en Ukraine et la transition écologique, sans oublier les menaces qui pèsent sur nos approvisionnements énergétiques et de matières premières. Une situation qui appelle des décisions drastiques et sévères qui nécessiteraient une majorité solide et déterminée pour les mettre en oeuvre, ce qu’il  n’a pas.

On devine la suite.

La dépense va gonfler sans pour autant satisfaire les bénéficiaires ; les déficits, se creuser ; la dette, rapidement dépasser les 3 000 milliards d'euros ; les charges d'intérêt, enfler avec la hausse des taux… Et la bombe de la dette finira par exploser. A moins que l’Europe s’en mêle, c’est le seul frein qui puisse nous sauver de la catastrophe. La saison 2 du quinquennat Macron est bien mal partie  avec en plus pour punition, l’obligation de se soumettre  aux exigences des Républicains honnis  pour faire passer ses textes. Il y a parfois un peu de morale dans le suffrage universel !

Une info pour terminer, qui n’a rien à voir, et que je pique à Marc Fiorentino : « Des loups ont attaqué des brebis aux portes de l'Oise (l'occasion de réécouter "Les Loups" de Serge Reggiani...ok boomer!) »  - Il y en a qui comprendront !

 


EN EST-IL CAPABLE ?

Macron télé

Sortir de l’impasse.

Cela implique toujours de faire demi-tour. Aujourd’hui le Président de la  République est bien dans une impasse politique : il n’a pas de majorité pour gouverner  et dans cette situation, l’Assemblée nationale  est une  pièce maîtresse. Sa consultation des chefs de partis et son discours laconique pour ne pas dire  lacunaire de mercredi dernier n’ont apporté ou ne laissent entrevoir aucune  solution viable. Il voudrait que la balle soit dans  le  camp de ses  opposants, il ne voit pas qu’elle est toujours  à ses pieds. Car c’est sur lui que tout repose.  Les  institutions de la Vème république le veulent ainsi. Le résultat des élections, présidentielle et législatives, sont d’abord l’échec d’une gouvernance, celle de  la  technocratie, privilégiée par le chef de l’Etat et fondée sur le principe : les technocrates, incarnés par son principal collaborateur Alexis Kohler, savent mieux faire, ont toutes les réponses techniques parce qu’ils sont diplômés et issus des grandes écoles. Sauf qu’il leur en manque une, fondamentale : l’école de la vie. Certes Emmanuel Macron a été réélu, mais à quel prix : abstentions record, et sur 56% de  voix au second tour, plus de moitié ont été obtenues par vote « contraint »  ce qui ne constitue en rien une adhésion à son projet, on ne peut plus flou au demeurant. Les législatives, avec une abstention plus forte, en ont tiré les conséquences puisque la  majorité  présidentielle  n’est que relative : il  manque 41 voix pour obtenir la majorité de 289 voix nécessaire pour faire passer les textes de loi. L’exécutif sans majorité est dans une impasse.

En  est-il capable ?

Emmanuel Macron a  annoncé qu’il allait changer de méthode. Les premières annonces ont plutôt  montré qu’il retombait dans ses travers notamment avec le projet de Conseil national de la Refondation, nouveau machin improbable de mélange des genres, heureusement abandonné. Il  peut  sortir de l’impasse. La première condition est qu’il écoute enfin. Il a l’opportunité, avec l’Assemblée nationale élue, de refonder la vie démocratique en l’appuyant sur la culture du compromis. La deuxième condition, qui en est le corollaire, tient dans l’abandon de l’arrogance dont ses partisans ont fait preuve pendant cinq ans à l’égard des propositions qui ne venaient pas d’eux. La troisième condition, peut-être la plus incertaine, c’est que les partis extrémistes désormais dans le système, avec une représentation plus en accord avec ce  qu’ils pèsent électoralement,  arrêtent de se comporter comme « hors système ».  Ils y ont intérêt puisqu’ils pourront acquérir dans l’exercice la crédibilité gouvernementale qui leur manque aux yeux des Français. Ce n’est pas gagné avec Jean-Luc  Mélenchon, dont la stratégie lamberto-bolivariste vise plus à créer le chaos  qu’à apporter des réponses aux Français. La dernière condition est  que les députés des anciens partis de gouvernement, PS et LR, ne restent pas sur le bord et acceptent de jouer le jeu pour peu que les règles en soient clarifiées. Mais voilà, Macron devra faire  preuve d’humilité et accepter, sinon de  partager le pouvoir, au moins de faire des  concessions. En est-il capable ?

Un nouveau premier ministre, vite !

Cette situation inédite permettrait de redonner du poids et de l'importance au poste de premier ministre, que les modifications apportées aux institutions de la Vème avaient tendance à réduire à celui de simple courroie de  transmission de l’Elysée. Entre un Palais-Bourbon plus représentatif des opinions politiques et appelé à redevenir autre chose qu'une chambre d'enregistrement et un chef de gouvernement au rôle renforcé, il y aurait là une situation propre  à redonner du souffle au fonctionnement de notre démocratie. Encore faut-il que tout le monde, exécutif et parlement, fassent preuve de suffisamment d’esprit de responsabilité afin de s’adapter à nos institutions dont le principal objectif est de garantir la stabilité du pouvoir. Cela implique le remplacement de  la  Première Ministre actuelle dont le curriculum est inadapté à la situation : trop de gauche, trop techno. Alors qui ? Le  Président, qui apparaît fatigué et désabusé, à tout le moins sonné par  le désaveu qu’il vient de subir, n’a guère le choix. La Macronie se révèle pauvre  en personnalités qui offriraient suffisamment d’expérience tout en apportant des garanties de loyauté au chef de l’Etat. Le  gouvernement actuel  a besoin lui aussi d’un bon coup de renforcement. Dans la configuration actuelle, l’exécutif n’est pas assez charpenté pour faire face aux éventuelles frondes  parlementaires que LFI ou même le RN, peuvent mener. Comme on le voit, c’est le Président qui détient les cartes pour débloquer la  situation : ouverture, replâtrage, cap  …  A lui de donner les signaux. Il n’a pas de temps à perdre, la situation urge.

Alerte à la BdF…

C’est que le temps presse pour trouver le compromis.  La dette s’envole.  Fermer le robinet de la dépense devient urgent : 90 milliards d’endettement supplémentaire dans les trois premiers mois de 2022 portent la  dette  à  près de 3 000 milliards et 115% du PIB ! L’économie est aussi fragile que la politique. Des semaines de tergiversations sur les sujets économiques auraient un effet désastreux sur la croissance, l'emploi et le moral des chefs d'entreprise. Les prévisions économiques qu’ont rendues les experts de la Banque de France en début de semaine sont sombres : inflation, hausse des taux viennent compliquer considérablement la donne sur fond de crise énergétique.

Plus que jamais, l’imagination est  au pouvoir, et tout le  monde est concerné, Président, Ministres, parlementaires


FICTION HUMORISTIQUE, MAIS SI REALISTE …

Je ne résiste pas au plaisir de partager cette tribune de Samuel Fitoussi*, publiée dans Le Figaro. Histoire de  se détendre un peu en ces moments  tourmentés, tout en faisant toujours de la politique.

* Étudiant à HEC et diplômé de l’université de Cambridge, Samuel
Fitoussi est également le fondateur du blog satirique «La Gazette de l’étudiant».

  Crétin

TRIBUNE - Le jeune chroniqueur imagine, dans un texte naturellement satirique (mais une partie notable des faits évoqués correspondent bel et bien à des déclarations de cadres EELV et LFI), l’activité parlementaire d’une députée mélenchoniste.

Lundi. Une nouvelle journée commence pour Louise et avec, une grande question: que proposera-t-elle de rendre gratuit aujourd’hui? Représentante de la VRAIE gauche, pire cauchemar des mâles blancs de plus de 50 ans (sauf de Jean-Luc Mélenchon qui possède la grandeur d’âme d’Assa Traoré) et opposante courageuse à l’ultralibéralisme d’Élisabeth Borne, notre jeune députée se rend à l’Assemblée nationale où elle est présidente de la commission pour une approche postcoloniale et désinvisibilisatrice de la lutte contre les stéréotypes.

En chemin, elle reçoit un appel de représentants syndicaux de sa circonscription, circonscription qu’elle a appris à bien connaître via les images satellites Google. On lui rapporte que depuis quelques mois, les points de deals dans les halls d’immeubles se multiplient. La situation est en effet préoccupante: ces lieux sont devenus des espaces extrêmement genrés, la profession de dealer étant exercée à 94 % (en 2022!) par des hommes cisgenres. Louise rassure ses interlocuteurs: des fonds publics seront alloués pour briser ce plafond de verre.

Dans l’hémicycle, Louise prend la parole. Alors que d’ordinaire, elle soutient les restrictions de liberté au nom de l’intérêt général (elle a par exemple milité pour l’interdiction des terrasses chauffées, des vols intérieurs, des couverts en plastique, des voitures, du nucléaire ou du partage inéquitable des tâches ménagères), il existe une restriction que jamais, jamais elle ne tolérera: l’interdiction du burkini.

«La communauté musulmane, victime de la colonisation, observatrice impuissante de ce que subissent ses frères palestiniens, malmenée par les pires réactionnaires - je pense bien sûr à Manuel Valls et Jean-Michel Blanquer - et souffrant du syndrome de Stockholm puisqu’elle continue à vouloir vivre dans un État islamophobe, doit être libérée, tonne la députée. Je propose de renommer la place Charles de Gaulle Étoile place Yasser Arafat Étoile, d’instaurer un semestre où le hidjab sera obligatoire pour toutes et tous et bien sûr, d’autoriser la polygamie et l’excision pour celles et ceux qui y consentent. En parallèle, nous devons interdire aux clochers de sonner, la France est un pays laïque.»

Mardi. Louise est invitée sur France Inter, où on l’interroge sur le projet international de la Nupes. Devant des journalistes admiratifs, elle remet les points sur les i. «Ceux qui disent que nous voulons quitter l’Europe vous mentent. Où irions-nous? Nous prônons une désobéissance courtoise des traités et s’il le faut vraiment, une autarcie inclusive. Quant à l’Otan, nous souhaitons en rester membres mais exigeons que les États-Unis en sortent. L’Ukraine? Nous condamnons l’agression russe mais cesserons d’armer les Ukrainiens car la dérive droitière de ce peuple, qui défend ses frontières et son identité, nous paraît nauséabonde.»

Mercredi. Réunion du bureau politique de la Nupes. À l’ordre du jour: le combat pour l’égalité des genres. Sujet majeur, pense Louise, car qui en France - à part le service public, le gouvernement, les grandes entreprises, le monde du sport, l’industrie musicale, les plateformes numériques, les universités, les influenceurs et tous les gens que je connais - ose se revendiquer féministe? Dans ce silence assourdissant, c’est à la Nupes qu’il incombe de mener le combat. Et tant pis si le patriarcat s’accroche à ses privilèges, par exemple en publiant des satires ridicules. Et puis, se dit Louise, c’est le propre d’un héros que d’être méprisé par ses contemporains. Martin Luther King n’a-t-il pas été assassiné? Galilée n’a-t-il pas fini sa vie en prison? Le nouvel essai de Rokhaya Diallo n’a-t-il pas reçu quelques critiques négatives?

Soudain, Jean-Luc Mélenchon l’arrache à ses rêveries en insultant bruyamment une collaboratrice. À l’issue de la réunion, il est convenu que pour aider les femmes de France, on se concentrera sur trois points: augmentation de l’immigration d’origine africaine pour apporter un contrepoids à la masculinité toxique des mâles blancs occidentaux ; désarmement de la police et remplacement des peines de prison par des formations contre les biais sexistes inconscients dispensées par Caroline De Haas ; subvention des films encourageant les femmes à ne pas s’épiler.

Jeudi. Invitée sur France 5, Louise se lance dans une longue tirade (l’extrait, agrémenté d’une mélodie mélancolique, sera relayé par des milliers d’adolescentes sur TikTok). «Je déplore l’égoïsme de la droite qui se fiche du pays que nous léguerons à nos enfants, et qui peut-être - mais je n’ose pas l’imaginer - ne lit pas les rapports du Giec. À gauche, nous nous soucions des générations futures et c’est pourquoi nous proposons de nous endetter de 300 milliards pour financer la retraite à 60 ans.»

Vendredi. Sur le plateau de CNews, un obscurantiste tente de lier immigration et insécurité, invoquant «le Stade de France». Elle lui cloue le bec, rappelant que la violence représente une forme d’expression culturelle qu’il est bien aisé de condamner du haut de sa vision ethnocentrée. Alors qu’elle quitte les locaux, CNews embraye sur le sujet des gangs de Nigérians sans-papiers qui se battent à coups de barre de fer à Marseille. Louise opère un demi-tour, pousse l’invité suivant de sa chaise et rétablit quelques vérités. «Comme toujours, les fachos passent à côté des vraies questions: ces Nigérians payent-ils la TVA sur les barres de fer? Et s’ils viventdu proxénétisme, ont-ils bien un compte Urssaf ? L’extrême droite agite sans cesse l’épouvantail de l’insécurité pour détourner du sujet majeur: la fraude fiscale. D’ailleurs, pour récupérer les 1000 milliards de milliards d’euros que volent les riches, la Nupes propose de condamner tout fraudeur à la lecture du dernier roman de Aymeric Caron.»

 


LA PUNITION

Assemblée nationale

 

Bon, d’accord, je suis un vieux con. 

Une fois que c’est dit, j’ai le droit de vider mon sac.  Et je suis en colère. D’abord,  contre tous ceux qui ne sont pas allés  voter au premier tour. Et ne me dites pas qu’ils n’avaient pas le choix : au-delà des candidatures infernales « Ensemble, Nupes, RN », il restait de quoi faire. Au-delà du désintérêt facile, entre « tous pourris et ça ne change rien », j’y  vois  la paresse intellectuelle de gens trop gâtés. Et si on commençait par supprimer toutes les prestations diverses et variées  à ceux qui boudent les urnes ?  La  paresse intellectuelle, aussi,  née de la « fabrique du crétin » : les  jeunes s’abstiennent massivement, parait-il, mais ils n’ont plus rien appris depuis au moins 15  ou 20 ans, depuis que le  pédagogisme sévit et que les générations de vieux profs qui s’asseyaient dessus sont  partis en retraite.  Nuls en histoire, nuls en Français, ils n’ont plus aucune conscience civique. J’exagère à peine. Et quand ils vont voter, c’est pour Mélenchon : une preuve de  plus de ce que j’avance.

C’était prévisible.

Je suis en colère, parce que, comme pour la dette, personne n’a voulu écouter Les  Républicains. C’est évident qu’à force de privilégier les extrêmes, avec l’aide des médias, pour mieux se faire réélire, Macron, avec le dépassement des clivages qui n’existe pas  ou que dans la tête des mous du bulbe, est directement responsable de la composition de l’Assemblée  nationale qui vient de sortir des urnes. Il ne dispose que d’une majorité relative.  Renaissance n’a que 162 élus, en dehors du Modem et de Horizons,  alors que Lrem en avait 350…  C’est dire, si après avoir réuni 55% des Français face à Marine Le Pen, dont la  moitié par vote contraint, la  chute est brutale.  Les Français ne voulaient pas de ce face-à-face. Beaucoup se  sont vengés dans les urnes aux législatives en n’allant pas voter pour « Ensemble » alors que leurs voix étaient indispensables pour contrer tantôt l’extrême-droite, tantôt l’extrême gauche, certains que le Président aurait, comme d’habitude, une  majorité absolue. Pire, les électeurs des deux extrêmes, en se coalisant plus ou moins, se sont livrés à un jeu de massacre contre les candidats de la « majorité présidentielle » quand ils étaient opposés soit à un RN soit à un Nupes. Résultat, une Assemblée quasi ingouvernable.  Et  cela au moment où le sujet de la dette va devenir lui aussi explosif  avec  l’inflation et la remontée des taux. Le  service  des  intérêts  atteint déjà 100 milliards par an avec des taux à 2%.  Et ce n’est que le début.

Le résultat de deux « non-campagnes ».

A force de faire le dos rond, de ne pas vouloir aborder les  vrais sujets, d’être ailleurs, de ne pas donner d’orientations claires, un coup pour la retraite  à 65 ans, un coup  pas vraiment, un coup contre les signes religieux, un autre coup pour louer  le féminisme d’une femme voilée … Nous avons été privés de débat pendant la présidentielle, crise oblige, parait-il. Nous n’en avons pas eu  plus pour les législatives avec trois semaines de perdues  pour nommer une Première Ministre terne comme un jour gris, incapable de prendre la tête de la campagne électorale et de lui donner du souffle. Macron a orchestré lui-même sa défaite. Il est un moment où il ne faut pas prendre les Français  pour des demeurés. Le résultat est un champ de ruines : non seulement il encaisse une défaite cinglante, mais il a écoeuré encore un peu plus de nos concitoyens qui ne sont pas allés voter. Le système Macron  a atteint ses limites : la distribution des chèques, l’expansion des prestations avec l’argent facile, les statistiques faussées sur l’emploi, les  discours fluctuants et illisibles comme les consignes de vote concernant la Nupes, les appels mis en scène  pour faire gaullien, … plus rien ne marche, parce que plus rien n’est pris au sérieux. La France est devenue un  pays qui manie les paradoxes dont le plus étonnant est celui d’avoir trois millions de chômeurs et pas assez de travailleurs puisqu’on manque de garçons de  café, de chauffeurs de cars et de camions, d’employés d’aéroports, de cueilleurs de fruits  pour assurer les récoltes, de personnels chez les artisans, de soignants dans nos hôpitaux, de médecins dans nos campagnes …

Mélenchon, Le Pen, deux faces d’une même impuissance.

Je suis en colère contre Jean-Luc Mélenchon  qui  a jeté aux orties depuis une décennie ses principes républicains et universalistes pour conquérir l’électorat communautaire principalement musulman en remplacement  de la classe ouvrière aujourd’hui disparue.  La  France insoumise, c’est la France soumise, comme le dit si bien Alain Finkielkraut. Mais j’en veux encore plus aux communistes, aux verts, à Olivier Faure pour le PS d’avoir fait la même chose  pour au final se retrouver avec la portion congrue en nombre d’élus et solidaires de 650 propositions insoutenables. C’est LFI qui a  tiré son épingle du jeu et profité de la stratégie habile d’un vieux routier de la politique. Il va falloir batailler d’autant plus durement contre  les communautaristes, les wokistes et autres intersectionnistes qui disposent désormais d’un groupe  parlementaire conséquent pour  amplifier leur agitation. Les obscurantismes vert et islamiste ont de beaux jours devant eux ! On peut compter  aussi sur Marine Le Pen pour apporter sa part d’intransigeance, sur l’immigration, mais  on ne s’en plaindra pas, sur l’Europe où le pire est possible à un moment délicat avec la crise de la dette  qui s’annonce, sur les solutions préconisées pour le pouvoir d’achat aussi crédibles que la vente de trompettes  à la  porte d’un cimetière un jour de Toussaint. Très rapidement, nous observerons qu’ils n’ont pas  de vraies solutions à offrir aux Français.

Et maintenant, LR en sauveur…

Les  médias ne manquent pas de vergogne. Après avoir mésestimé Les  Républicains, parfois jusqu’à oublier leur existence, voilà que sur tous les plateaux, on aurait aimé que le représentant du Parti  de la rue de Vaugirard aille à Canossa et , en se repentant, parcourant à genoux le chemin vers l’entrée  dans la  majorité présidentielle où son renfort permettrait de faire la soudure. Et Jean-François Copée, une voix isolée, de reprendre  son antienne  de futur collabo. Mais non. Diminué, mais pas  coulé, le vieux parti est encore solide sur ses bases. Il sera dans l’opposition. Ce qui ne veut pas dire obtus. Mais je suis en colère contre tous ceux qui l’ont quitté sous des motifs  de circonstances, comme aurait dit le  Général, et qui en allant renforcer un centre qui marchait au courant alternatif, nous ont conduit, eux aussi, là ou l’on en est. A commencer par Edouard Philippe, suivi par quelques proches de Juppé , et puis les Béchu, Estrosi  et  plus récemment, Muselier et enfin Woerth et Abad, pour ne citer que ceux-là, tous en mal de plats de lentilles, de reconnaissance ou d’un peu de lumière. Sans parler de la trahison de Sarkozy, appelons un chat, un chat. Avec un peu de lucidité, moins de malice et une colonne vertébrale un peu vertueuse, il était possible de faire différemment. Le chemin de la fidélité eût été plus âpre, mais à coup sûr, la France ne serait pas dans l’état où nous la trouvons aujourd’hui et dont ils sont collectivement responsables ! LR n’a pas vocation à sauver le macronisme, pour la simple raison que nos convictions ne sont pas compatibles avec le « en même temps », les  changements de pied permanents et les discours qui évoluent en fonction de l’air du temps.

La période  qui s’ouvre  promet d’être chahutée. On peut compter sur  les deux extrêmes pour le côté agitation. Elle peut aussi être passionnante pour peu que nous gardions à l’esprit l’intérêt supérieur du pays. Mais  comme toujours, tout le monde est puni !

 


OBSCURANTISME VERT…

Terre

 

La Terre connait un dérèglement climatique. C’est avéré, nul ne peut le contester. D’ailleurs la vague de chaleur qui est en train d’envahir l’hexagone, dans sa forme caniculaire pourrait en être un bon exemple. Le problème, c’est que ce dérèglement n’est ni le premier ni le dernier de la longue histoire de notre planète. C’est ce que nous rappelle Yves Roucaute, éminent philosophe épistémologue et universitaire, auteur reconnu, qui vient de publier un ouvrage consacré à l’écologie intitulé : « L’obscurantisme vert. La véritable histoire de la condition humaine ». Il y démonte, science à l’appui, toutes les idées fausses de l’écologie punitive et en profite pour remettre l’humain au centre de l’univers. Bien entendu, comme tous les obscurantismes s’accompagnent d’une dictature de la pensée, nos verts vont tout faire pour empêcher que l’ouvrage ait la moindre résonnance, le moindre écho médiatique, jeté aux orties avant même de pouvoir en débattre. Marie-Laetitia Bonavita en fait une excellente synthèse par le biais d’une interview de l’auteur dans Le Figaro du 4 juin. Raison de plus pour le lire.

Première ineptie : sauver la planète.

Depuis la formation de la Terre, il y a 4,5 milliards d’années, la Terre a éliminé 99,99% du vivant et depuis 7 millions d’années, 21 des 22 espèces d’hominidés. Des causes bien connues : réchauffements, glaciations, séismes, volcans, tsunamis, cyclones, inondations, sans oublier d’éventuelles collisions avec des corps célestes. Sauver la planète relève pour le moins d’une idolâtrie qui cache en réalité le désir totalitaire d’organiser nos vies. On a souvent qualifié les écolos intégristes de mimétisme avec le totalitarisme marxiste, tant leurs objectifs sont similaires. Au nom du sauvetage de l’humanité on va jusqu’à nous priver de foie gras et surtout de voitures. 

Autre galéjade : l’humanité est responsable du réchauffement climatique.

Avant l’apparition de l’homme, les températures étaient beaucoup plus élevées que les 15° d’aujourd’hui. Les dinosaures broutaient au Groenland par 29°. Depuis 2,8 millions d’années, les humains ont subi 17 glaciations entrecoupées de périodes plus chaudes qu’aujourd’hui. Le seul réchauffement d’il y a 4 200 ans détruisit nombre de civilisations, celui de 950 a vu les Vikings s’installer au Groenland. Les variations climatiques sont la règle et le rôle des humains est dérisoire. Le véritable enjeu est de s’adapter pour survivre.

Troisième tartufferie : l’effet de serre.

Les écolos pointent un doigt accusateur sur nos activités qui seraient responsables de l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère, ce qui aggraverait l’effet de serre donc le réchauffement. Un angle d’attaque bien commode surtout quand il s’agit de condamner le « productivisme », enfant terrible du capitalisme (sauf en Chine). La ficelle est grosse, mais Les Thunbergistes tombent dans le panneau. Le taux de CO2 est aujourd’hui 8 à 17 fois inférieur à celui des dernières 545 millions d’années. Et il n’est pas la principale source qui, pour plus de 60% est la vapeur d’eau qui arrête les rayons gamma et X du soleil, à l’origine de la couverture chauffante qui permet la vie. Grâce à la science, ignorantus, ignoranta, ignorant homme, le CO2 est devenu source d’énergie et d’oxygène par les feuilles artificielles, les micro-organismes, les puits bleus…

Alors le GIEC a tout faux !

Depuis 1988, le GIEC s’est mis sur le marché de l’Apocalypse. Son directeur, Hoesung Lee a produit une thèse en économie sur le réchauffement où ses prévisions se sont révélées fausses.  Et puis, il suffit de constater les faits : en 1970 il y avait 3,7 milliards d’habitants, il y en a 7,8 milliards aujourd’hui. 36% de la population mondiale était en insécurité alimentaire, 8% aujourd’hui ! La famine n’est pas venue de l’agriculture intensive… Le GIEC est engagé dans une course aux subventions, mais il oublie de combattre la pollution intellectuelle, qui nous  vaut le programme d’un Aymeric Caron à pleurer de rire s’il n’était pas pris au sérieux par les électeurs qui vont en faire un député. Il ne sera pas le seul fada à l’Assemblée, mais ce n’est pas une excuse.

Dernière plaisanterie : la planification écologique.

Le concept est de Mélenchon, jamais en peine d’invention pour épater la galerie. Ce qui est grave c’est que notre démiurge élyséen l’ait repris à son compte. Planifier le climat, même Staline n’y avait pas pensé. Voilà notre Première Ministre face à un vaste programme qu’il sera bien difficile de borner : il va lui falloir contrôler les causes du réchauffement, s’occuper du soleil, de ses radiations, de ses éruptions nucléaires, de l’angle de l’orbite et de l’axe de la Terre, sans oublier la Lune, les météorites, les forces souterraines qui produisent les séismes, les éruptions volcaniques et les tsunamis. Ajouter à cela, que la planète se refroidirait par l’intérieur… La fée Borne aura besoin de pouvoirs magiques. Plus prosaïquement, il lui faudra revenir aux réalités sur le nucléaire. Un réacteur de 1500 mégawatts produit l’énergie de 10 000 éoliennes et dure 60 ans au bas mot. Dans le même temps 30 000 éoliennes rouillent aux Etats-Unis et que dire de leur pollution : elles durent 20 ans, polluent les sols, tuent les oiseaux.

Un dernier mot avant dimanche prochain :

Mélenchon et les Verts, se sont mis d’accord pour culpabiliser l’occident et rejeter le capitalisme avec le PS qui a passé par-dessus bord Jaurès pour un plat de lentilles. Ils oublient que la croissance permet d’améliorer la vie et d’assurer la puissance du pays. Ne perdons pas de temps à les convaincre de leur erreur. Mais on comprend comment un obscurantisme peut en rejoindre un autre, celui de l’intégrisme religieux musulman, et explique les décisions des maires écolos comme celui de Grenoble. Le meilleur moyen de les empêcher de nuire, c’est de ne pas voter pour eux. Car, il n’y a pas que leur conception de l’écologie qui est en cause, il y aurait beaucoup à dire sur leurs propositions économiques. Un cours n’y suffirait pas.

A l’obscurantisme, il faut opposer une vision spirituelle et comme toujours, celle-ci se voudra universaliste. La vraie écologie communie avec la nature humaine, qui n’est pas un sous-système de la planète, mais une énergie créatrice qui l’humanise. Il faut remettre l’homme au centre de l’univers et favoriser sa domination sur la nature, nous dit Yves Roucaute : « L’humanisme de la philosophie de la créativité que je défends libère la créativité de tous les humains… Pourchasser ce qui nuit à se joie de vivre, à sa liberté, à sa puissance, voilà le chemin de la véritable écologie. Si un peu de science nous éloigne de la spiritualité, beaucoup de science nous y ramène ! »

Yves ROUCAUTE. L’obscurantisme vert. La véritable histoire de la condition humaine. Editions du Cerf.

 


DUR DE BOXER DANS LE VIDE !

Bagarre_village_gaulois

Un exercice démocratique impossible.

Comme beaucoup de candidats LR, Roch Brancour n’a pas pu réussir son pari. Même parti très tôt  en campagne, toucher les électeurs devient un exercice impossible sauf à avoir une aura exceptionnelle. Que de trésors d’énergie  pourtant dépensés en six mois !  Une mobilisation enviable avec plus de 70 personnes sur le terrain. Tractages, boîtages, réseaux sociaux, réunions privées et publiques, tous les ressorts ont été exploités. Manquait une cerise sur  le gâteau, peut-être, la  visite  d’un ténor national emblématique, mais lequel ? … Soyons persuadés que cela n’aurait pas changé grand-chose au résultat quand on scrute les scores des uns et des autres : le candidat RN fait ses 12% bien que totalement absent de la campagne, le candidat de la majorité engrange 35% sans faire grand-chose.  Et un citoyen sur deux a boudé les urnes ! Dans un tel contexte où le désintérêt et le  vote d’évitement s’additionnent, il n’y a guère de place pour le vote de conviction.

Ensemble à la peine.

Mais plus grave, ces élections législatives qui voient la majorité présidentielle  à la peine avec une chance sur deux d’obtenir une majorité absolue au second tour, nous montrent les limites dangereuses de la stratégie macronienne. Car le président réélu n’avait pas compté avec l’habileté tactique d’un Mélenchon, qui, sans augmenter les voix de la gauche par rapport à 2017, a su, avec un rassemblement et une répartition des rôles pour les différentes composantes de la gauche, éviter la dispersion au premier tour et, en présentant une seule candidature  par circonscription contourner le couperet des 12,5% des inscrits. Une stratégie payante  qui le met aux portes du pouvoir et lui permet de conquérir des parts d’influence dans la future assemblée avec, notamment la présidence quasi acquise de la Commission des Finances. D’autant plus que chacune des composantes, qui siègera sous ses  propres couleurs, va y gagner en sièges par rapport à l’assemblée sortante.

Le vote positif impossible.

Le  débat s’est donc réduit à un centre attrape-tout et deux extrêmes qui s’y opposent. Pour les autres candidats, cela revient à boxer dans le vide.  Sauf que cette fois-ci la mécanique s’est  enrayée. C’est un tournant car on voit les limites de cette stratégie, qui ne peut fonctionner que si on est capable d’aspirer les camps intermédiaires. En 2017, l’effondrement du PS avait  permis le jack pot.  Mais la droite a résisté mieux qu’à la présidentielle et crée la difficulté, à savoir que la base centrale est devenue un peu trop faible et se retrouve  en difficulté par rapport aux deux forces radicales situées aux extrêmes. Les électeurs encore  motivés, à peine un sur deux, se répartissent entre les partisans des deux camps extrêmes et ceux qui ne veulent ni de l’une ni de l’autre. Il faut dire  que la danse du ventre de Macron, oscillant entre la séduction des électeurs  de Mélenchon pour faire barrage à Le Pen après avoir fait des mamours pour attirer ceux des Républicains a  de quoi dérouter.

L’abstention en exergue.

Cette  élection souffre d’un autre problème. Car la grande gagnante, c’est l’abstention. Avec 52% on franchit un  nouveau cap pour ce qui  était considéré naguère comme une échéance majeure. On  peut y voir une résultante du « en même temps » macronien qui conduit à mettre tout dans tout et ruine  l’intérêt du débat qui devient inexistant. D’ailleurs tout a été fait pour qu’il le soit. Le tout aggravé par des consignes de vote confuses et mêmes contradictoires avec un ni-ni illisible pour le second tour. L’autre réflexion qu’il faut avoir, c’est le positionnement de cette élection dans la foulée de la présidentielle : il faut croire que les Français ne comprennent plus leurs institutions et qu’on vienne leur demander de revoter un mois et demi après pour avoir une majorité pour gouverner le pays. Enfin, il y a le  mode de scrutin majoritaire à deux tours qui ne semble plus adapté à la situation. Sans tomber dans le piège de la proportionnelle pour laquelle notre  peuple n’est pas fait, l’élaboration d’un mode de scrutin come celui des Régionales, proportionnel avec  prime majoritaire, serait peut-être le bienvenu.

LR vivant pour combien de temps ?

Pour Les Républicains, c’est encore une défaite, même si le  parti sauve quelque 75 circonscriptions où ils pourront encore guerroyer pour le second tour. Le terrain et  l’ancrage territorial  n’est pas la  panacée non plus : quand il  n’y a plus de souffle porteur, on a beau mouiller le maillot, le résultat  est de plus en plus difficile à obtenir. Paradoxe de la situation : le RN et Ensemble convoitent les  voix LR rendues disponibles  pour faire élire leurs candidats, mais  l’inverse  est  vrai aussi pour les sauvés LR du 1er tour. Lot de consolation, si le camp du Président n’est pas majoritaire, les députés LR deviendront les arbitres incontournables des « élégances », ce  qui promet de bons moments. Mais  on n’en est pas encore là. Ils devraient être aussi largement plus nombreux que les élus labellisés « Horizon» le  groupuscule d’Edouard  Philippe concédé au forceps par Macron.

 


DELUGE D’ARGENT MAGIQUE !

Pluis de billets

 

A quarante-huit heures des élections législatives, l’argent magique coule à flot. Les mesures de compensation de l’inflation pleuvent et écrasent le débat sans que le sujet du financement ne soit jamais évoqué et alors que Christine Lagarde annonce la fin des rachats pas la BCE et le relèvement de ses taux.

Dernier exemple en date, l’annonce par Emmanuel Macron de l’élargissement aux étudiants boursiers du Pass’sport, une allocation de 50 euros pour l’acquisition d’une licence sportive. Elisabeth Borne, de son côté, a annoncé une hausse de 4% des retraites cet été. Après une première revalorisation de 1,1% en janvier, il faudra compter au final sur une dizaine de milliards d’euros de coût supplémentaire en année pleine. Mais Bruno Le Maire s’empresse de contester qu’il s’agit de mesures électoralistes,  ce que personne ne croira. Des annonces sur lesquelles il ne sera pas possible de revenir et plaçant la future majorité à l’Assemblée nationale devant le fait accompli.

S’il s’agit de contrer Jean-Luc Mélenchon et le  catalogue des dépenses promises par la Nupes, cette avalanche de dépenses proposées  par  l’exécutif conforterait plutôt l’idée que tout est  possible  et  a contrario renforce le mirage des  250 milliards annuels que le leader gauchiste fait miroiter. Reste que les mesures dépensières s’empilent sans que personne n’évoque la question du remboursement.

C'est pourtant la fin d'une ère, celle de l'argent facile et pas cher. A l'issue d'un Conseil des gouverneurs, la Banque centrale européenne a confirmé qu'elle cesserait d'abreuver le marché de liquidités, comme elle le fait depuis 2015, dès le 1er juillet, et qu'elle relèverait ses taux par deux fois, en juillet et en septembre. Mis en place pour lutter contre la déflation, ce dispositif n'a plus sa place en période de forte hausse des prix : « Nous devons tenir le cap et être déterminés à contenir l'inflation », a confirmé la présidente, Christine Lagarde.

L'arrêt du programme d'achat d'actifs n'est pas une surprise. L'inflation en zone euro enchaîne les records. Elle a atteint 8,1 % sur un an, en mai et les nouvelles anticipations de la BCE prévoient qu'elle tournera encore autour de 3,5 % en 2023, avant de retomber à 2,1 % en 2024. Des prévisions que certains jugent très optimistes.

Avec la hausse des prix et le relèvement des taux, certains  pays auront du mal à réduire le poids de leur dette publique. Le taux d’emprunt à 10 ans italien a bondi à 3,61 %, celui de la France a dépassé les  2% alors qu’il évoluait encore à 0,20% en début d’année. Quand on sait qu’un point de hausse c’est environ 10 milliards d’euros supplémentaires à trouver pour  les  intérêts, on comprend que personne n’aborde le sujet, surtout à la veille des élections.

En attendant, il  pleut des milliards sur la campagne…

 


PAR MOMENT J’AI L’IMPRESSION D’AVOIR LA BERLUE…

Haddock cons

 

Si j’ai bien compris, on manque de chauffeurs d’autocars, on n’a pas assez de chauffeurs de camions, on n’a plus de garçons de café, on manque de soignants dans les  hôpitaux, on peine  à recruter des enseignants et il y aura des classes sans prof à la rentrée, dans presque tous les métiers les bras ou les cerveaux font défaut et pourtant, les jeunes n’arrivent pas à trouver les emplois qui leur conviennent et la France compte trois millions de chômeurs ! « Y a comme un  défaut ! » aurait s’écrié Fernand Raynaud. Mais rassurez-vous, tout va bien. Pourtant le creux démographique dans les actifs  ne  permet pas d’expliquer à lui tout seul cette situation ubuesque. Au contraire, il  devrait contribuer à rendre le chômage marginal.

Mais voilà, le « quoi qu’il en coûte » est passé par là. Trop d’aides, de prestations en tous genres, à quoi on ajoute des exigences de conditions de travail, le  manque de qualification, des salaires  trop bas constituent un cocktail diabolique qui entretient un cercle vicieux infernal. Trop peu d’heures travaillées, trop peu de richesse produite, trop d’impôts et de charges  conduisent à la paupérisation d’une part toujours plus importante de la population active.

Mélenchon éructe contre la police en des termes abjects, avec une inversion des valeurs comme seul un gauchiste est capable, s’en prenant au « permis de tuer » des policiers mais passant sous silence celui d’un chauffard en fuite qui tue une jeune femme traversant dans un passage protégé.

L’affaire  du stade de France est encore un autre exemple d’inversion des faits pour cacher un déni, celui de  la violence que  le pouvoir n’arrive même  plus à contrôler. Darmanin a mis sur le dos des supporters  anglais les désordres provoqués par  le déferlement de la  racaille, en dépit des images qui étaient pourtant explicites. Une insécurité massive accompagnée des pires exactions et ce sont les  victimes qui sont accusées et les coupables en liberté. Quelle image pour la France  pour la finale d’une coupe d’Europe ! Jusqu’où ira l’abaissement ?  Un mensonge indigne du pouvoir exécutif et qui devrait normalement disqualifier le ministre en place.

Macron n’attend pas le résultat des législatives pour annoncer un machin improbable à produire de la parlotte, un « Conseil national de la Refondation », melting  pot de société civile et d’élus qui délégitime le parlement. A quoi  bon voter ?  Un coup de canif supplémentaire dans le fonctionnement de notre démocratie ! A quoi peut servir d’avoir un débat permanent en parallèle avec  l’Assemblée  nationale qui est  le lieu où il devrait se tenir. Comme le grand débat, il s’agit d’un artefact de communication.

Et à quoi bon élire des  députés, puisque  lorsqu’ils seront élus, tout aura été décidé : chaque jour égrène les décisions du Président et du Premier Ministre concernant le calendrier de la  réforme, les chèques et  leur montant et les destinataires.  Les playmobiles de la majorité présidentielle ne pourront  pas  dédire les annonces et n’auront plus qu’à valider par un vote inconditionnel. Après on dira que ce sont les  extrêmes qui tuent la démocratie.

L’essence la  moins chère a repassé largement la barre des 2€, malgré les 18 centimes pris en charge par l’Etat. Mais tout va bien…

Je me pince, quel cauchemar ! Je vais me réveiller !  Mais  non,  je suis bien éveillé et  je suis bien en France en 2022 !

 


MEMOIRE

Plages du débarquement

Au matin du 6 juin 1944, en Normandie, sur les 80 km de côtes entre Ouistreham et Quinéville, débuta l'opération Overlord. Le Débarquement allié  commençait.  La plus grande opération amphibie et aéroportée de tous les temps jeta plus de 150.000 soldats sur cinq plages dans un déluge de feu, de fer et de sang. Sword et les 177 commandos français du Commandant Kieffer détruisent les défenses allemandes de Ouistreham pour permettre le débarquement des Anglais, Juno et les troupes  canadiennes qui déferlent pour prendre Courseulles sur Mer, Gold et la  construction du port artificiel d’Arromanches, Omaha beach et la pointe du Hoc où les américains connaissent un bain de sang, Utah beach et Saint-Mère Eglise  première commune libérée… Autant de lieux dont les noms résonnent encore dans nos mémoires et mythifiés par le film « Le jour le plus long ». Aujourd'hui, ces longues et paisibles étendues de sable clair, parfois relevées de falaises crayeuses, portent encore des témoins de ces  moments tragiques : blockhaus, cimetières militaires XL et mémoriaux. Nombre de musées perpétuent le souvenir de cette furieuse bataille, mettent en scène le sacrifice de ces hommes pour notre Liberté.

Au moment où des imbéciles voudraient réécrire notre Histoire, ne les oublions jamais !