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LES TROUVAILLES DE TRYPHON


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TOUJOURS LE RECHAUFFEMENT

 

 

Le message de l'Année polaire internationale est fort et clair : ce qui arrive dans les régions polaires a des conséquences pour le reste du monde et nous concerne tous".

Photographe : Laurence Saubadu AFP/Infographie :: Carte de l'Arctique indiquant l'étendue minimale de la banquise en 1979 (année de référence) et en 2007

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Photographe : Laurence Saubadu AFP/Infographie :: Carte de l'Arctique indiquant l'étendue minimale de la banquise en 1979 (année de référence) et en 2007

photo : Laurence Saubadu , AFP

Photographe : Jim Elliott AFP/British Antarctic Survey/Archives :: Dislocation de la banquise en Antarctique en mars 2008

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Photographe : Jim Elliott AFP/British Antarctic Survey/Archives :: Dislocation de la banquise en Antarctique en mars 2008

photo : Jim Elliott , AFP

L'étude pour l'Année polaire internationale (API), menée sur le terrain en 2007 et 2008 par des milliers de scientifiques, a révélé que le réchauffement en Antarctique est "beaucoup plus étendu que prévu", tandis que les glaces arctiques diminuent et que la fonte du dôme de glace du Groënland s'accélère. La montée du niveau des mers et les changements de la température de leurs eaux annoncent des changements climatiques qui pourront être marqués par une augmentation des inondations côtières lors des tempêtes.

 

"Nous commençons à avoir des indices de changements des courants marins qui auraient un impact gravissime sur le système climatique mondial", a déclaré à la presse le directeur de l'API, David Carlson.

Les régions glacées des régions polaires sont considérées depuis longtemps comme l'un des baromètres les plus fiables des changements climatiques en ce qu’elles influencent les conditions générales des océans et de l'atmosphère. Les eaux océaniques autour de l'Antarctique se sont réchauffées plus rapidement que la moyenne mondiale, selon les premières conclusions de l'étude présentées par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Conseil international pour la science (CIS).

 

Outre l'accélération de la fonte de la couverture de glace du continent antarctique et au Groënland, les scientifiques ont confirmé une diminution de la glace de mer autour de l'Antarctique, tandis que celle de l’océan Arctique a diminué à son plus bas niveau depuis le début des observations par satellite. L'étude s'est  concentrée sur l'érosion des couvertures de glace en Antarctique et sur le Groënland car celles-ci représentent les plus importantes réserves mondiales d'eau douce. Quand elle a commencé voici deux ans, ces glaces étaient considérées comme assez stables en dépit de quelques signes préoccupants de fonte sur les marges. Elle montre aussi que le réchauffement du permafrost, les terres jusqu'ici constamment gelées, peut contribuer à accélérer le processus de changement climatique en libérant des gaz à effet de serre jusqu'ici piégés dans les sols. En effet, le permafrost recèle plus de puits de carbone que prévu, avertissent à ce sujet les scientifiques.

 

Enfin, les chercheurs ont découvert que le réchauffement climatique mondial a provoqué des changements significatifs dans la végétation arctique qui verdit ainsi de plus en plus. Les buissons gagnent sur les étendues d'herbe tandis que s'élève l'altitude jusqu'à laquelle poussent les arbres. De même, des espèces d'insectes et d'animaux remontent vers le nord.

Ces changements perturbent les espèces indigènes ainsi que les modes de chasse et de vie des populations autochtones.

 

                                                                                                            





L’ARGENT DES FRANÇAIS


                                                                    

 

 

Voilà un livre qui sort des sentiers battus. A son habitude, Jacques MARSEILLE fait œuvre à la fois d’historien et d’économiste avec une rigueur et une clarté absolues. La rigueur des chiffres éclaire d’un jour étonnant la réalité et le « perçu » des Français dans leurs rapports complexes avec l’argent, la richesse et la notion de pauvreté. Au fil de ma lecture, je vous livre quelques passages « croustillants »….

 

« En 1870,les 10% des Français les plus riches disposaient d’un revenu 19 fois plus élevé que les 10% des Français les plus pauvres. Aujourd’hui, c’est seulement un peu plus de trois fois plus. En 1970, à la veille du premier choc pétrolier, les taux de pauvreté monétaire –c’est-à-dire le nombre de ménages vivant avec moins de 60% du niveau de vie médian – était de 18%. Il est aujourd’hui de 13% ! … en 1919, les deux cents familles les plus riches de France encaissaient près de 4% du revenu total distribué en France. Aujourd’hui, c’est un peu plus de 0,5%. Pourtant le simple énoncé de ces faits va à l’encontre du « lamento » dominant sur l’état des inégalités en France. Un lamento qui n’est pas seulement scandé par les militants de la Ligue communiste révolutionnaire mais qui est aussi diffusé par nos élites. Ainsi, l’économiste Thibault Gadjos écrit (dans Le Monde) : « les inégalités n’ont pas augmenté en France, les travaux de plusieurs chercheurs montrent qu’elles ont explosé, mais cela ne se reflète pas dans les indicateurs officiels »… En 2001, saisi par le Premier Ministre Lionel Jospin, le Conseil d’analyse économique publiait deux rapports sur les « inégalités économiques »… Or, l’un comme l’autre dépeignait une France nettement moins inégalitaire que ne le suggéraient les discours et les perceptions. Pour faire court, ils ne relevaient aucun signe de décrochement ni en bas, ni en haut de l’échelle des revenus disponibles. La France de 2001 était sensiblement moins inégalitaire que celle des années 1960 et beaucoup moins que celle des années 30.

Tel est bien le mystère de l’exception française. Pourquoi perdure depuis une aussi longue période le sentiment d’un approfondissement des inégalités ? Et surtout, comment réconcilier les statistiques et les perceptions ? »

 

Là-dessus, j’ai ma petite idée : le discours misérabiliste est le fond de commerce de toute la gauche. C’est son intérêt de saisir toutes les occasions de faire croire à l’approfondissement des inégalités. Et au quotidien, c’est tellement facile de « surfer » sur l’actualité, en exploitant un fait en dehors de tout contexte et de toute mise en perspective.

 

 

A suivre….

                       


                                                                 


 


VAINES POLEMIQUES

 

                                                              

 

Que l’opposition critique, conteste, dénonce…elle est dans son rôle. Il arrive qu’elle fasse des contre propositions, comme celles du PS sur la relance, pour tenter de donner le change et faire croire, sans vraiment y arriver, qu’elle pourrait être une alternative.  Depuis l’élection de Nicolas SARKOZY, elle nous a habitués au procès d’intention permanent. Quoi qu’il décide ou fasse, c’est forcément avec une arrière-pensée pas très honnête.

 

Mais ces jours derniers, la démarche a pris une ampleur dont l’excès souligne la vacuité : qu’il s’agisse du rapport BALLADUR et de la réforme des collectivités territoriales ou de la nomination de François PEROL à la tête du regroupement Caisse d’Epargne-Banques Populaires, la polémique qui a été orchestrée à la hauteur du pseudo scandale que les uns et les autres veulent dénoncer.

 

Depuis plusieurs jours les médias ne bruissent que des mauvaises intentions gouvernementales concernant les Départements et les Régions, qu’on dépècerait, qu’on laminerait, pour faire un mauvais coup au Parti Socialiste qui en détient un grand nombre. On a vu le Président de Picardie crier au scandale contre une mesure autoritaire qu’on s’apprêterait à lui infliger, etc…Et puis Edouard BALLADUR lui-même est venu dire à la télé ce que contenait son rapport que personne ne pouvait avoir lu et remettre les choses au point. Au demeurant 17 propositions de bon sens, pour la plupart, à l’exception de trois, décidées à l’unanimité des membres de la commission. Une démarche respectueuse des instances concernées, basée pour les regroupements sur le volontariat… Il n’est un secret pour personne que nous avons trop d’échelons, que nos régions sont trop petites, et que tout cela coûte très cher. Et en prime, rien ne change pour 2010, sinon la modification de la durée des mandats pour mettre tout le monde sur la même ligne en 2014, année de la vraie réforme, si elle a lieu.

 

Depuis plusieurs jours aussi, on nous rebat les oreilles du scandale qui consiste à nommer à la tête de la future 2ème banque française, un proche de Nicolas SARKOZY, François PEROL. Edouard Balladur a fort bien parlé l’autre soir à ce sujet. S’agissant d’un rapprochement dans lequel l’Etat met 5 milliards d’euros, il est tout-à-fait normal que le Président y nomme un homme de confiance, de surcroît dont la compétence ne peut être mise en doute. Mais comme les accusations volent bas, Frédéric LEFEBVRE en est à demander à François BAYROU et autres des excuses.

 

Tout cela n’est pas innocent. Le PS est à la recherche d’un souffle qu’il n’a visiblement pas. Le Président du MODEM est condamné à la surenchère pour exister. A défaut de pouvoir proposer aux français des projets crédibles, ils cherchent par tous les moyens, à rabaisser l’action du Président de la République qu’ils voudraient autoritaire, sectaire et incompétent.

Comme il est sur le terrain tous les jours, ils ont tous les jours du grain à moudre.

 

Mais enfin, il y a ceux qui agissent et il y ceux qui bavent !


                                                          

                                                   


 


POUR REFLECHIR ET POUR COMPRENDRE …..


                                                                              

 

A l'occasion du trentième anniversaire du magazine Mieux Vivre Votre Argent, deux de ses anciens rédacteurs en chef livrent leur analyse de la crise financière actuelle. Je les trouve très intéressants tous les deux et vous les livre pour alimenter votre réflexion personnelle.


Jean-Marc Sylvestre
Rédacteur en chef de Mieux Vivre Votre Argent de 1981 à 1983. Aujourd'hui, directeur adjoint de l'information de TF1 et LCI.

“Le retour au bon sens”

« Cette crise ramènera le monde au bon sens. Avec trois choses élémen­taires pour aborder l'avenir avec plus de sérénité et de sécurité.

La première porte sur les rendements. Ils ne peuvent être durablement supérieurs au taux de croissance des richesses produites. Certes, un investissement peut – sur un secteur particulier et pendant un laps de temps court – délivrer une rentabilité de rêve à plus de 15 %. Mais croire que ce rendement peut être durable relève de la naïveté ou, plus grave, de la complicité d'escroquerie.

La deuxième chose élémentaire, ce sont les limites de la gestion collective. Quand il s'est agi de produits simples et transparents, l'épargnant n'avait pas de raison de s'inquiéter. Mais quand on a commencé à lui proposer des «Sicav dynamiques au rendement supérieur grâce à une gestion de risque maîtrisée», il aurait dû s'émouvoir... La gestion collective a mis au point des produits hypersophistiqués dont le seul but était d'amortir et de dissimuler les risques. Elle a inventé d'appétissants mille-feuilles, mais qui ont conduit les fonds à la faillite et l'épargnant à la ruine. La gestion collective va devoir retrouver ses bases, sa simplicité, ses règles de prudence.

La troisième chose revient à ménager la responsabilité individuelle de l'épargnant. C'est à lui de mesurer ses risques en permanence. Il ne peut pas déléguer cette fonction à un opérateur dans lequel il n'a de toute façon plus confiance. Mais pour mesurer ses risques, il doit en être capable. Ce qui n'est pas garanti. Si l'épargnant se méfie à juste titre des produits collectifs, il va devoir se regrouper au sein d'associations de défense de l'épargnant. Les financiers de New York ou de Londres ont disjoncté parce qu'ils savaient contourner la réglementation, l'utiliser et même ils savaient déjouer les contrôles internes. Mais ils n'avaient aucun contre-pouvoir à l'extérieur de leur établissement. Le seul contre-pouvoir, c'est celui de l'épargnant. C'est d'ailleurs à lui de demander que les gendarmes des marchés fassent leur métier.

Le système financier n'a pas à faire de morale, il doit être performant et efficace, tandis que ses acteurs doivent avoir des comportements moraux et éthiques. Il faudra plus de bon sens, plus de régulation, moins de risques et plus de transparence. Un peu de morale en plus ne fera de mal à personne. »


François De Witt
Rédacteur en chef de Mieux Vivre Votre Argent de 1996 à 2003. Chroniqueur de France Info jusqu'en décembre dernier. Aujourd'hui, administrateur de l'Afer et président de l'association Finansol.

“Professionnalisez-vous !”

« En dehors d'une aversion sans doute historique au risque, que restera-t-il de la crise financière, puis de la tempête économique que nous traversons ? On nous dit, comme d'habitude dans de telles circonstances, que «rien ne sera plus comme avant», que les marchés fous des «dérivés» devront être encadrés... La crise pousse aussi à l'autocritique. N'a-t-on pas été «trop loin» (sous-entendu dans la voie de la spéculation) ? Les moralistes (qui abhorrent le risque) prennent leur revanche sur les cupides. Pour combien de temps, tout est là, car la cupidité est ancrée au fond de la psyché humaine.

Autant dire que le rebond aura lieu. Même si tous les placements à risques sont aujourd'hui vulnérables et sans visibilité. C'est vrai des actions, mais aussi des obligations, comme l'illustrent les taux d'intérêt astronomiques des émetteurs privés. C'est vrai aussi de l'immobilier, à ceci près que l'effondrement de la pierre papier n'est que le signe annonciateur de la lente baisse des prix de l'immobilier physique qui ne fait que commencer. C'est vrai, enfin, des matières premières, dont l'effondrement des cours a précédé la récession.

Alors que faire ? Il convient plus que jamais de répondre à la question de base : «Quel montant de mon patrimoine – 10, 20, 50 % – suis-je prêt à risquer en investissant sur des supports dont je ne connais pas d'avance la performance ?» Ensuite, il faut opérer un tri : d'un côté, les placements sans risque – livrets, épargne-logement, assurance vie en euros – et, de l'autre, tout ce qui reste. Y compris l'immobilier. Mais il faut éviter à tout prix de mélanger les genres comme le font les fonds à capital garanti ou les «profils» des contrats d'assurance vie. Troisième étape : identifier le type de risque qui convient à notre tempérament : notre appât du gain nous porte-t-il plutôt vers les obligations, vers les actions, vers les matières premières, vers l'immobilier ? Si aucun de ces «supports» ne vous ressemble, alors, de grâce, évitez tout placement à risques. Et, dans le cas contraire, professionnalisez-vous ! Vous n'en commettrez pas moins des erreurs, mais vous aurez aussi la satisfaction d'avoir fait quelques bons choix en toute connaissance de cause. »


                                                                                                                      



 


TOUT VA MAL…. L’ESPOIR RESTE PERMIS !

 


 Supermarché  Anpe                      

         

 Jean-Pierre RAFFARIN disait : « Quand vous êtes Premier Ministre, vous recevez chaque matin dix mauvaises nouvelles pour une seule de bonne… ». On imagine assez bien ce que peut vivre François FILLON avec la crise.

 

Exemple ...

 

Résistant à la morosité ambiante, la consommation des ménages a eu la bonne idée de progresser grâce à la baisse des prix, à la prime à la casse et aux soldes. Après un recul de 0,9% en décembre, les dépenses de consommation en produits manufacturés ont rebondi de 1,8% en janvier. C'est "un début d'année en fanfare pour la consommation !". Ce rebond touche en effet toutes les catégories de biens. Grâce aux soldes, les dépenses en textile-cuir ont notamment grimpé de 4,7%. Les dépenses en biens durables ont également progressé de 2,7% sous l’effet conjoint de la hausse des dépenses en biens d’équipement du logement (+3,0% en janvier après -3,1% en décembre) et du dynamisme des achats des ménages en automobiles (+2,8% après +1,9%), grâce à la prime à la casse. Le rebond de la consommation coïncide aussi avec l'apaisement des prix, l'inflation étant passée de 3,5% l'été dernier à moins de 1% en décembre. Même si cette désinflation n'est pas nettement ressentie par les ménages, elle leur a mécaniquement redonné du pouvoir d'achat, et donc une capacité à consommer. Au Ministère des Finances, on se garde de tout triomphalisme. Les chiffres de la consommation sont "encourageants" et constituent "une bonne nouvelle", mais "le contexte reste difficile… avec la situation qui continue de se dégrader sur le marché du travail, on ne s'attend pas à une poursuite de la hausse, mais plutôt à une stabilisation". La publication de l'Insee conforte toutefois le gouvernement "dans son diagnostic de la situation économique et sur le fait que le soutien doit aller prioritairement à l'investissement", souligne-t-on dans l'entourage de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde.

 

Une bonne surprise qui ne permettra toutefois pas à la France d'éviter la récession cette année, malheureusement.

 

On n’aura guère eu le temps de se réjouir que, une nouvelle poussant l’autre, les chiffres de l’emploi tombent : patatras !

 

Le nombre de demandeurs d'emploi en France en catégorie 1, baromètre de référence, a explosé en janvier, progressant de 90.200 par rapport à décembre (+4,3%), pour s'établir à 2,204 millions, vient d’annoncer le ministère de l'Emploi.  Cette augmentation constitue un record, qui bat largement le précédent atteint en novembre dernier (+64.000). La hausse a touché davantage les hommes (+5,5%) que les femmes (+2,9%), et plus fortement les jeunes (+5,1%) que les 50 ans ou plus (+3,9%) ou les 25-49 ans (+4,1%). Elle affecte aussi les chômeurs de longue durée inscrits depuis au moins un an (+3,8%) et qui représentent environ un quart des inscrits en catégorie 1.

 

Cette dureté des chiffres ne doivent pourtant pas nous faire oublier que c’est le monde entier qui va mal. Et que dans ce tableau dramatique, la France n’est pas la plus mal lotie. L’Espagne et l’Allemagne connaissent un blocage encore plus fort. Maigre consolation. Et ce n’est pas fini !

 

Nous avons connu une crise aiguë du crédit. Comment en sortir, sinon en limitant le crédit. Il faut reconstituer une capacité financière. Comment faire, sinon en mettant de l’argent de côté. Il faut créer des emplois. Comment y parvenir, sinon en investissant dans l’industrie et les entreprises. Le plus important, aujourd’hui, c’est de reconstituer du capital, de la vraie richesse.

 

Au moins, nos gouvernants se sont-ils orientés dans ces directions ?  Justement : ils n’ont pas augmenté les taux d’intérêt, ils les ont même baissés ; ils ont soutenu les banques, évitant la panique populaire ; ils ont injecté des capitaux dans les circuits pour qu’ils ne s’assèchent pas….Il ne manque plus que la confiance. Elle reviendra dès qu’on sera sûr que tous les prêts insolvables n’empoisonneront plus les marchés, ce qui n’est pas encore tout-à-fait le cas. Les plans de relance, même s’ils n’ont pas été coordonnés autant que c’eût été souhaitable, ne peuvent pas rester sans effet sur l’emploi et le taux de chômage finira par se stabiliser. L’épargne croissante constatée en France comme en Europe offrira alors l’argent frais pour les investissements, facilitant le redémarrage.

 

N’oublions jamais que tout gouvernement marcherait sur une corde raide, avec d’un côté l’abîme de la crise et de l’autre le gouffre des déficits et de la dette. On peut reprocher à Nicolas SARKOZY le « saupoudrage » de ses mesures sociales. A condition de garder à l’esprit que c’est de l’argent que la France n’a pas « gagné » et qu’elle va donc emprunter ; que ces mesures profiteront tout de même à près de 15 millions de Français dont elles ne changeront pas la condition, mais à qui elles apporteront un coup de pouce. Et qu’elles vont plus loin en matière de pouvoir d’achat que celles du plan socialiste, ce que personne n’a relevé !

 

On peut aussi se féliciter d’avoir quelques abris contre la tourmente : un système de retraite et de santé qui maintient la tête des gens hors de l’eau et des projets gouvernementaux d’investissement qui produiront de la richesse au-delà de 2009.

 

Alors si Marx redevient à la mode, n’est-ce pas Olivier, il n’a pas été débarrassé des tares qui ont conduit le collectivisme qu’il préconise au totalitarisme. Si l’économie libérale rend les gens pauvres quand elle se grippe, le totalitarisme fait mieux : il les tue !


Comme quoi, il vaut mieux rester optimiste !


                                                          


DESAMOUR ?



                                                             


 

Après l’amélioration de l’état de l’opinion à son égard, Nicolas SARKOZY connaît ce mois-ci une brutale inversion du jugement des Français. Un désamour bien compréhensible si l’on veut bien tenir compte de l’environnement du moment : des chiffres du chômage à la hausse, la crise antillaise, et le manque de visibilité sur l’avenir. Dans un tel contexte, alors que les mesures sociales annoncées n’ont pas encore pris effet et que le plan de relance de l’économie se met seulement en place, comment pourrait-il en être autrement ? Le fait que les propositions de la gauche ne remportent pas plus de succès n’est qu’une maigre consolation. Ne reste plus alors que la contestation sociale : voilà pourquoi elle rencontre la sympathie de nos compatriotes. Comme il n’y a rien à espérer, « viens donc à la manif’ », à défaut de solution, au moins tu te défouleras !

Ce qui ressort aussi de l’état de l’opinion, c’est le clivage gauche-droite avec une certaine radicalisation. Au moins l’électorat UMP fait-il bloc (88%) ! Et l’on sent même une certaine exaspération monter à l’égard des manifestations des enseignants et des chercheurs, au point que si le pouvoir cédait, il y aurait sûrement des dégâts importants dans la confiance que continue de lui accorder sa base la plus fidèle. Ce qui n’empêche pas celle-ci d’avoir à 57% de la sympathie pour la protestation des Guadeloupéens.

Pourtant, il n’y a pas que des mauvaises nouvelles. La consommation a fait un bon score en janvier, contre toute attente (+ 1,8%) et selon quelques observateurs attentifs, on peut espérer une sortie de crise plus rapide que prévue aux Etats-Unis. Certes, ce n’est pas encore le retournement, mais il semble qu’on ait enfin atteint le point bas. Le mois de mars devrait confirmer la nouvelle tendance, notamment à la bourse. Pour la reprise, ce sera plus sûrement à l’automne dans notre pays. De quoi encore collectionner les mauvais chiffres et les mauvais scores. Il reste qu’au demeurant, on peut attendre un peu de détente sur le front économico-social avec les premières retombées des mesures qui finiront bien par venir.

En attendant, on est dans la période la plus ingrate, celle pendant laquelle, une fois les décisions prises, il faut attendre qu’elles se mettent en place et qu’elles produisent l’effet escompté. La politique n’est hélas pas magique. Il en va des cotes de popularités comme de l’écume sur la mer : elles varient en fonction du temps qu’il fait. L’important, c’est de tenir le cap !

                                     

                                                                


LA SEMAINE D’ARCHIBALD


                                                        


PROBLEME. Vendredi 19, au journal de 13H d’une grande chaîne du service public, on nous présentait un reportage qui devait souligner l’insuffisance des mesures de relance du pouvoir d’achat. La scène se passait dans un super marché. Au moment où la journaliste expliquait le « problème » du pouvoir d’achat des Français, une cliente passa derrière elle avec un chariot énorme qui « débordait » littéralement de marchandise. Cocasse !… et démonstration ratée.

DEPIT. Ségolène ROYAL qui ne sait plus quoi faire pour s’occuper, ou occuper la scène médiatique, en est rendue à l’insulte. Ainsi elle a accusé le Président de la République d’être un menteur. Rien moins, avec l’humour d’une buse en rase motte : «  il peut mentir avec une telle mauvaise foi qu’il serait capable de vendre des Frigidaires aux esquimaux ».  A moins que ce ne soit du dépit amoureux. On va interroger Freud.

VALEURS. 250 000€, c’est la valeur de la campagne sur les « valeurs » d’Auxiette. Le Président socialiste de la Région Pays de la Loire fait sa campagne de pub en 4m par 3 avec les ronds des contribuables. Même de ceux qui n’on pas les mêmes valeurs que lui. Il y a des fois, où on n’a vraiment pas envie d’être « solidaires ». Au fait, c’est quoi ses valeurs ? et de quelles bourses s’agit-il ?  L’opposition dénonce ce gaspillage : elle n’a pas tort !

IN VINO…. Voilà que le bon vieux verre de vin devient suspect. Alors que je croyais me donner longue vie et éviter bien des maux grâce à ma modération et mon bon goût, évitant de côtoyer des produits trop rustres, je découvre maintenant que je risque le cancer, même avec un verre quotidien. Aïe ! Mais l’enquête ne dit pas à combien se monte la part du risque. C’est un peu comme prendre sa voiture. C’est dangereux, la preuve : il y en a qui en meurent. Maintenant que je suis prévenu, je vais savourer encore plus mon breuvage, parce qu’il n’est pas question que je m’en prive… La vie est déjà suffisamment ennuyeuse !

BASSE CONSO. Sur les 6 lauréats désignés au concours lancé par l’Ademe et le Conseil Régional pour promouvoir des logements locatifs ou individuels à basse consommation en énergie, 2 projets seront réalisés à Saint-Barthélemy d’Anjou. Cocorico !!! Un plus pour la politique très active en faveur de l’environnement et de la lutte contre le réchauffement climatique menée par la municipalité en place.

POUSSEZ FORT. C’est de Bernard THIBAULT. Déçu par les mesures de relance de la consommation décidée le 18 février dernier, il veut mobiliser davantage. « Il va falloir pousser plus fort » a-t-il dit. Coluche serait là, il dirait : « déconnez pas les mecs, on est déjà suffisamment dans la merde ! ».

BLINDE.  Un militaire britannique ivre a dérobé successivement deux blindés. Il a réussi à faire 300 m avec le premier avant de tomber dans un fossé. Revenu en prendre un autre, il a terminé dans un arbre au bout de trois km. Moralité : il ne faut pas confondre « blind » et « blindé » ! Et le gardien de la caserne se demandait bien « whisky allait » !

 

TONNERRE DE BREST !

 

                                                       


EUROPEENNES : ESQUISSE DE DECOR

     Drapeaux européens    Parlement européen                                                                                                                                                                                                                                                                  

Dans un peu plus de trois mois, nous élirons nos députés pour nous représenter au parlement européen. Une échéance importante jusque là boudée par un grand nombre de nos concitoyens. Comme les électorats « captifs » sont aussi ceux qui se mobilisent le plus, traditionnellement cette échéance électorale fait le jeu des partis extrêmes. Dans le contexte que nous connaissons actuellement, il y a tout lieu de penser que cette édition devrait ressembler aux précédentes.

 

Toutefois, le décor n’est plus tout-à-fait le même. Si l’on évoque les « extrêmes », jusque là, c’était le Front National qui jouait les « trouble-fête », au grand dam de la droite républicaine qu’étaient en leur temps le RPR et l’UDF –qui se tiraient plus ou moins la bourre- puis de l’UMP, il y a cinq ans avec un score quasi calamiteux. Cette fois-ci, le parti d’extrême droite ne devrait pas peser lourd dans le débat.

 

Par contre, à l’opposé, l’extrême gauche avec le NPA pourrait bien tailler des croupières à un PS qui sent le danger venir. D’autant plus que si Le Pen était « diabolisé », ce n’est pas le cas du « Tintin facteur » avec sa tête d’ange. C’est pourquoi, probablement, on y serre les rangs avec l’entrée dans les instances dirigeantes de « royalistes ».

Objectivement, l’UMP, qui caracole légèrement en tête dans les sondages, est la mieux placée pour tirer son épingle du jeu : une présidence française active et réussie très appréciée par l’opinion publique, peu de concurrence sur ses bords à droite comme au centre. Son seul handicap, et il n’est pas mince, c’est d’être au gouvernement et d’avoir à tenir la barre en pleine crise. Toute sa difficulté résidera dans sa capacité à mobiliser ses électeurs, traditionnellement boudeurs quand les choses vont mal.

Le PS, qui reste malgré tout le seul parti de gouvernement crédible à gauche, devra composer avec une ultra-gauche très offensive du PG au NPA en passant par le PC et LO. Il devra compter aussi avec le MODEM dont l’offre politique ne vise rien moins qu’à lui piquer ses électeurs modérés. En ce sens, Martin Aubry commet une erreur d’appréciation en continuant de lire dans les scores des sondages du parti de Bayrou, des voix de droite ou du centre droit,  même si celui-ci y fait encore un peu illusion sur l’échéance européenne. Encore a-t-elle la chance qu’il fonctionne plus comme une « secte avec gourou » que comme un parti démocratique. 

Les deux partis de gouvernement ont donc intérêt à faire une campagne dont l’objectif sera à peu près semblable : montrer l’importance de l’Europe pour résoudre la crise et rappeler quel rempart a été l’Euro (il suffit de voir où en est la £ivre sterling). Si, chacun dans son registre, ils arrivent à faire comprendre aux Français qu’on a besoin d’une Europe utile qui protège et d’une Europe politique qui s’affirme dans le monde,  alors notre pays enverra à Strasbourg une représentation nationale elle aussi utile pour notre avenir.

 

 

                                                                                        


 


LES MESURES SOCIALES DANS LE DETAIL


                                                                                        



L’emploi, priorité n°1

 

Décisions immédiates :
- attribuer une prime de 500 euros à tous les chômeurs qui deviennent demandeurs d'emploi à partir du 1er avril 2009 et qui ont travaillé entre deux et quatre mois sur les28 derniers mois ;
- mettre en place un fonds d'investissement social, pour coordonner les efforts en matière d'emploi et de formation professionnelle. Ce fonds pourrait atteindre entre 2,5 et 3 Mds€. L'Etat pourrait en prendre à sa charge la moitié.

- porter l’indemnisation des salariés au chômage partiel jusqu'à 75% du salaire brut par voie de conventions ad hoc entre l'Etat et les branches ou des entreprises données.

                     

Incitations et propositions faites aux partenaires sociaux :
- faire des efforts ciblés de formation pour les jeunes qui sont sans qualification et multiplier les formations en alternance ;

- Renforcer le suivi des jeunes

 

La protection des plus modestes au sein de la classe moyenne

Le chef de l’Etat a souligné la situation des classes moyennes « souvent touchées par la crise et également trop souvent au-dessus des seuils qui leur permettraient de bénéficier des prestations sociales destinées aux plus démunis. ».

Décisions immédiates :
- attribuer des bons d'achat de services à la personne (aide à domicile, garde d'enfant, soutien scolaire, ménage) de 200 euros pour les ménages bénéficiant de l'allocation personnalisée d'autonomie à domicile (660 000 ménages), ou du complément mode de garde (470 000 familles) ou les 140 000 familles ayant un enfant handicapé ou enfin les demandeurs d'emploi qui retrouvent du travail et ont besoin de faire garder leur enfant. Ces bons seront entièrement financés par l'Etat. Ils seront versés avant la fin du 1er semestre.

- verser une prime de 150 euros aux familles qui ont des enfants scolarisés et qui bénéficient aujourd'hui de l'allocation de rentrée scolaire. Cette prime exceptionnelle sera versée en juin prochain.

- supprimer les deux derniers tiers provisionnels de l'impôt sur le revenu 2009 pour les plus de 4 millions de foyers fiscaux de la première tranche d'imposition.
Un crédit d'impôt destiné aux ménages dépassant légèrement la limite de la première tranche permettra d'étendre la mesure à 2 millions de foyers supplémentaires.

 

Davantage de justice sociale

Le chef de l’Etat a rappelé l’importance qu’il accordait aux questions du partage de la valeur ajoutée et du profit, entre les salariés, les actionnaires et l'entreprise elle-même au travers de l'investissement.


Décisions immédiates :
- demander aux dirigeants des entreprises qui recourent massivement à du chômage partiel ou décident un licenciement économique d'ampleur de renoncer à leur bonus (comme cela avait été demandé aux dirigeants des banques qui bénéficient d'aides publiques pour faire face à la crise).

- contrôle des aides publiques : rendre obligatoires l'information et la consultation du comité d'entreprise des sociétés de 50 salariés et plus lorsqu'une aide publique directe leur est versée. Le ministre du Travail Brice Hortefeux est chargé de préparer un décret "dans les meilleurs délais".

                              

Incitations et propositions faites aux partenaires sociaux :
- créer une « mission d'analyse et de concertation », associant les partenaires sociaux sur le partage de la valeur ajoutée dans notre pays et son évolution, tant pour le secteur privé que pour les entreprises publiques.
- engager entre patronat et syndicats des discussions sur les thèmes du partage de la valeur et du profit, sur la base de l'analyse que Jean-Philippe COTIS en charge de la « mission d'analyse et de concertation » remettra d’ici deux mois ;

 

Placer l'année 2009 sous le signe du dialogue social

Décisions immédiates :
- créer avec les partenaires sociaux un comité d'évaluation et de suivi de la crise et des politiques économiques et sociales.

 

Incitations et propositions faites aux partenaires sociaux :
- inscrire à l'agenda social 2009 les thèmes qui font l’objet de négociations en cours ou qui doivent se tenir d’ici mi-2009 : les retraites complémentaires AGIRC/ARRCO ; le dialogue social dans les très petites entreprises ; la médecine du travail ;
- inscrire de nouveaux thèmes : la gouvernance d'entreprise, la modernisation des institutions représentatives du personnel, l'égalité de rémunérations entre hommes et femmes ou encore la modernisation des élections prud'homales.



                                                                                               


APRES LE « SOMMET SOCIAL» DE L’ELYSEE


 Sommet social Sommet social 2                              

 

A la suite du somme social qui s’est tenu à l’Elysée hier après-midi avec les partenaires sociaux, Nicolas SARKOZY a annoncé une série de mesures sociales pour faire face à la crise. Elles concernent l'emploi, la protection des Français les plus touchés ainsi que la justice sociale. Manifestement, le Président a voulu des mesures simples, concrètes et rapides.

 

Evidemment, les syndicats et le patronat sont sortis de la réunion en geignant chacun de son côté. Pour les premiers, les mesures, il fallait s’y attendre, sont insuffisantes et justifient à leurs yeux le maintien de la manifestation du 19 mars « pour continuer de faire pression ». Mais on aura tout de même été frappé de la modération de leurs critiques. Ils jouent, eux aussi, une partie difficile face à la surenchère de l’extrême gauche qui trouve toujours un terrain favorable en temps de crise. Mais on sent qu’ils ont été quelque peu séduits au moins par la tenue d’une vraie discussion et la franchise des échanges. Il est ressorti que « tout a été mis sur la table ». C’est suffisamment nouveau pour être souligné.

 

Pour sa part, le patronat, par la voix de Laurence PARISOT, s’interroge sur le financement des mesures annoncées et l’aggravation du déficit public. Elle semble faire un blocage sur l’idée d’une négociation pour plus de justice dans la répartition des bénéfices des grandes entreprises. Elle reste dans son rôle quand elle tente de défendre la pratique des entreprises qu’elle représente. On n’est alors pas loin de la langue de bois.

 

Pourtant les uns et les autres ont été plutôt mieux servis que prévu. Le chef de l’état a largement puisé dans leurs propositions, notamment celles de la CFDT, tout en évitant l’écueil de mesures qui grèverait le budget sur le long terme comme les embauches publiques ou l’augmentation du SMIC. C’est important, au moment où le déficit de la France s’apprête à franchir la barre des 5% du PIB (3% toléré par le pacte européen) et est rappelée à l’ordre par la commission de Bruxelles.

 

On pourra toujours trouver que c’est trop peu. Mais compte tenu de la conjoncture financière de notre pays, c’est déjà beaucoup, surtout après le plan de relance de 26 milliards et le plan pour l’industrie automobile de plus de 7 milliards. On pourra se consoler en constatant au moins que les mesures sont bien ciblées en direction des plus fragiles ou des plus exposés. Au PS, on ne sait toujours pas que ce sont les entreprises qui créent l’emploi et pas l’état.

 

Les propositions du Président de la République s’articulent autour de trois idées fortes : l’emploi  comme objectif n°1 du gouvernement, la protection des plus modestes au sein de la classe moyenne, la volonté de justice sociale. La deuxième caractéristique de ces décisions c’est quelles comportent un volet immédiat et un volet suivi par les partenaires sociaux. Enfin, il est clair que pour traverser les difficultés, Nicolas SARKOZY a choisi de s’appuyer sur un dialogue social renforcé en partageant des responsabilités avec les syndicats et le patronat qu’il souhaite impliquer dans une vaste négociation sur la répartition de la richesse mais aussi dans le contrôle de l’utilisation des fonds publics prêtés aux entreprises. Rarement gouvernement aura donné autant de gages de bonne volonté à ses partenaires.

 

Il n’est pas sûr que les Français soient rassurés ni convaincus. La prise de conscience de la profondeur de la crise se fait au fur et à mesure que les mauvaises nouvelles sur l’emploi arrivent. Et leur anxiété croît de même. Ces mesures apporteront un plus en matière de protection et de consommation. On ne peut pas en attendre une vertu magique d’euphorisation générale. Seront-elles suffisantes pour tenir jusqu’au redémarrage de l’économie, qui seul peut redonner le moral, là est la question ?



                                                                                             



 


LES TROUVAILLES DE TRYPHON


                                                                               

 

POURQUOI ON A FROID ET QUE LES GLACIERS FONDENT QUAND MEME !



La Niña est « en partie responsable de la vague de froid » qui s'est abattue cet hiver sur l'Europe occidentale, faisant plus de 80 morts depuis novembre. Cette vague de froid « s'expliquerait par un refroidissement de la surface du Pacifique équatorial que l'on appelle La Niña, " a expliqué l'OMM. En effet, la température moyenne mondiale en 2008 a été  légèrement inférieure à celles qui ont prévalu depuis 2000, en partie à cause de La Niña, et les mesures effectuées font état de températures de surface « inhabituellement froides » en décembre --inférieures à la normale de plus d'un demi-degré Celsius--. La Niña, et son corollaire El Niño, se caractérisent par des températures supérieures à la normale (Niño) ou inférieures (Niña), des eaux de surface dans les secteurs central et oriental de l'océan Pacifique tropical. Ces variations de températures sont étroitement liées à d'importantes fluctuations du climat dans le monde entier, même si d'autres facteurs entrent également en compte dans les phénomènes climatiques. Le phénomène climatique de La Niña est en train de s'affaiblir, a annoncé l'Organisation Météorologique Mondiale. On devrait retrouver des températures plus clémentes pour les deux mois prochains ….  

 

On a constaté aussi que les océans du globe sont de moins en moins capables d'exercer leur fonction de stockage du CO2, ce qui provoque une augmentation de la quantité de gaz à effet de serre larguée dans l'atmosphère, selon plusieurs études convergentes rapportées par le CNRS.


L'océan est le principal puits de carbone planétaire, mais depuis dix ans, il est de moins en moins capable de jouer ce rôle, au Nord comme au Sud. La capacité d'absorption de CO2 de l'océan austral, auparavant estimée à 500 millions de tonnes par an, serait en réalité dix fois moins élevée, selon les résultats des mesures récentes. Le phénomène serait lié à une intensification des vents qui font remonter des profondeurs vers la surface de grandes quantités de C02.

 

La diminution de l'efficacité de l'océan en tant que puits de carbone a également été constatée dans l'Atlantique nord. Mais dans l'hémisphère nord, on ne sait pas encore à quoi l'attribuer. « Cela pourrait être la circulation de l'océan qui a changé, une réponse des écosystèmes ou de l'activité biologique, mais on n'a pas encore d'attribution définitive », a déclaré Nicolas Metzl, de l'Institut Pierre Simon Laplace. « Ce ne sont pas des modèles, mais des observations », insiste le chercheur. Il rappelle que chaque année, 10 milliards de tonnes de CO2 sont injectées dans l'atmosphère par les activités humaines, contre 6 milliards dans les années 90 .

 

Alors que l'océan perd parallèlement de sa capacité d'absorption, son efficacité en tant que puits de carbone, estimée auparavant à environ 30%, tombe à moins de 20%.

 

Vous aurez compris que le rejet de CO2 par les océans contribuent au réchauffement climatique pendant que « La Niña » nous refroidit… Allez comprendre !

         

                                                            

       


LA PORTE ETROITE



 Sarko relance 4                                                                       

 

Le passage n’est pas large, en effet, pour le Président de la République dans sa négociation avec les partenaires sociaux. Il lui faudra trouver les bonnes mesures ponctuelles qui calment la revendication sur le pouvoir d’achat sans obérer l’avenir tout en nourrissant le débat sur la répartition de la richesse qui doit faire l’objet d’un débat en profondeur. Mais les finances de la France sont telles qu’il ne dispose que d’un fusil à un coup. Encore faut-il le tirer au bon moment, ce qui n’est pas facile, car tout le monde s’attend maintenant à une aggravation de la situation dans les tout prochains mois. L’année 2009 risque d’être longue.

 

Parmi les pistes évoquées par Nicolas SARKOZY lui-même et celles que les partenaires sociaux amèneront dans leur besace, il y a le bon grain et l’ivraie. C’est-à-dire les mesures utiles et celles dont les effets pervers annihileraient à court terme la satisfaction immédiate obtenue. Parmi celles-ci vient en premier la revalorisation du SMIC. Même significative, son impact sur le pouvoir d’achat serait plus psychologique que réelle et elle s’impose d’autant mois que l’inflation est en recul et que sa répercussion sur les salaires menacerait des milliers d’emplois dans les PME. De même toute prime immédiate (300 à 500€), même si elle serait souhaitable, n’est pas envisageable en raison de son coût et de la faible efficacité à en attendre sur la relance en dehors du très court terme. La baisse de la TVA n’est pas non plus souhaitable : soit elle est ciblée et soumise à l’accord des autres pays de l’Union (!!!!), soit elle est globale, et alors elle ne peut être que d’un point ou un point et demi, ce qui serait d’un faible impact sur les prix à la consommation et le pouvoir d’achat, avec en contrepartie un trou énorme dans les recettes de l’Etat. Le gouvernement ne pourra guère souscrire non plus à la demande du patronat de baisser les prélèvements obligatoires.

 

Il reste quelques bonnes idées qui peuvent soulager la difficulté de ceux qui perdent leur emploi, qui peuvent lutter contre la précarité tout en ménageant les emplois existants et préparant l’avenir. Ainsi, l’idée avancée par la CFDT de mettre en place un fonds d’investissement social, destiné à la qualification des salariés à temps partiel et des chômeurs, et à l’insertion des jeunes. Reste à trouver une solution pour abonder les 6 milliards qu’il nécessite, les intérêts des prêts aux banques étant loin de suffire. Plutôt que de suspendre les décisions prises lors de l’été 2007 (loi TEPA et autres), pourquoi ne pas faire appel à l’épargne privée volontaire sous forme d’une souscription nationale dont la forme est à trouver. On peut aussi envisager la hausse du niveau d’indemnisation du chômage partiel jusqu’à 80% du salaire net, et l’instauration d’une allocation d’insertion pour les jeunes n’ayant pas droit au chômage. On peut aussi penser à améliorer les chèques emplois services à destination des personnes âgées et des femmes seules. Tout cela peut venir s’ajouter aux amortisseurs déjà existants : assurance chômage, contrats de transition professionnelle, emplois aidés du plan de relance… On sait que le gouvernement pense à une réduction d’impôts en supprimant un tiers de la première tranche du barême. Cette mesure vise le bas des classes moyennes et son impact sera plus symbolique que réel.

 

Il restera aussi la mesure emblématique de l’interview du 5 février : la suppression de la taxe professionnelle. Peut-être le principe en sera-t-il acté, mais il serait étonnant que le Président nous dise par quoi elle sera remplacée dès maintenant. Et puis le grand chantier qu’il veut mener à bien d’ici la fin de l’année sur le pacte social qu’il souhaite voir s’établir autour de la répartition de la richesse produite entre actionnaires, investissements et salariés. Des gages sociaux, il peut en donner d’autres. On sait que Nicolas SARKOZY appelle les syndicats à la vigilance dans les entreprises pour qu’ils dénoncent les comportements « non vertueux » et qu’il n’est pas hostile à la mise en place d’un comité de suivi de la crise et des plans de relance en partenariat avec les acteurs sociaux.

 

Comme on le voit, la porte est étroite, mais le grain à moudre ne manque pas. Restons donc optimistes !

        

                                                                                           

           

         


EDUCATION : POUR CONTINUER….


  Collège                                         

 

 

Si la réforme de la formation professionnelle des enseignants s’impose, les IUFM étant toujours restés plus universitaires que « formateurs », pour rester poli, ce que propose le Ministre de l’Education comme nouveau dispositif me laisse perplexe pour le moins. Je dirais même qu’il me déroute. J’ai vraiment le sentiment, qu’une fois de plus, on va taper à côté du clou.

 

J’ai fait toute ma carrière de prof’ de collège avec l’équivalent d’un ex Deug (CELG) en poche, même moins puisque « propé » se faisait en une année. Je n’ai jamais eu le sentiment de manquer de connaissances pour enseigner, ni de culture pour dominer mon enseignement, de la 6ème à la 3ème. Et puis, comme il se dit familièrement dans le métier, de toute façon, « au bout de 7 ans, tu as oublié tout ce que tu as appris et il ne te reste que le niveau que tu enseignes ». Derrière cette boutade, il y a plus qu’une réalité.

 

Aussi quelle idée de pousser jusqu’à bac+5, niveau master si j’ai bien compris, pour le socle des connaissances. Prof des écoles en maternelles avec un master, ça va coûter bien cher au citoyen contribuable en acquisitions de connaissances dont les ¾ seront inutilisées. Je veux bien imaginer qu’un tel prof des écoles aspirera à enseigner jusqu’au CM2 : on est encore loin du compte. Et en même temps, on supprime l’année de stages qui permet d’apprendre un peu du métier dans sa réalité en étant en situation sur le terrain.

 

On aurait pu imaginer un dispositif beaucoup plus réaliste, en créant un institut professionnel qui regrouperait les formations pédagogiques adaptées aux différents niveaux d’enseignement : école, collège-lycée, BTS et classes post bac (en laissant l’enseignement supérieur long à part). Pour chacun de ces trois niveaux on recruterait sur concours parmi les titulaires des BTS pour enseigner en maternelle et primaire, parmi les titulaires des licences pour enseigner en collège-lycée, et parmi les titulaires des masters pour enseigner aux classes post bac (supérieur court). Evidemment, il faudrait concevoir parallèlement, un dispositif de formation continue qui permette aux professeurs des niveaux inférieurs de passer les diplômes universitaires qui ouvrent l’accès à l’étage du dessus par la promotion interne. Cela aurait le mérite de limiter le coût de la formation théorique, qu’elle soit initiale ou continue, en la faisant coïncider avec le besoin réel. L’année en institut de formation serait consacrée, en alternance, aux connaissances des théories pédagogiques, de la psychologie des enfants et des adolescents (selon les classes) et à la découverte du contenu des programmes qu’ils auront à enseigner, d’une part, et de stages pratiques en classes d’application, d’autre part (au moins trois mois).

 

Quant à la rémunération, continuer de l’associer à un niveau de diplôme, reste une vision technocratique du métier d’enseignement. Je ne serais pas gêner qu’une grille unique de la maternelle au BTS soit mise en place. Avec la possibilité d’une prime au mérite, évidemment, car à tous les niveaux, il y a ceux qui se défoncent parce qu’ils sont passionnés et ceux qui enseignent en … attendant les vacances (Allez, on va dire qu’ils ne sont pas les plus nombreux). Il y a ceux qui rayonnent dans leur établissement et ceux qui sont coutumiers des retards et des absences… Bref, la vie quoi. Faut bien faire la différence !



                                                                                                                         

     

 

 

 


LA SEMAINE D’ARCHIBALD


                                                             

 

 

618050.  C’est en Euros, le total des sommes déboursées  cette semaine dans des ventes aux enchères. L’une pour acquérir le « nez » du paquebot France (273 200€), l’autre pour devenir propriétaire d’un exemplaire d’une mythique DS, carrossée par Chapron (344 850€). Manifestement, la crise n’empêche pas les folies… Nostalgie, quand tu nous tiens !

 

+ 3%. C’est l’augmentation consentie pour le budget de la santé. C’est beaucoup pour un pays dont le taux de croissance a été moitié moindre. C’est que les dépenses croissent avec le vieillissement de la population, entre autre. Si nous voulons garder le haut niveau de protection dont nous bénéficions, il faut que chacun de nous soit vertueux et que le système de soins utilise plus rationnellement les moyens qui lui sont accordés.

 

20. C’est le nombre d’années de prison fermes infligées à l’agresseur qui avait tenté d’immoler la jeune Charhazad car elle refusait de l’épouser. Celle-ci avait été brûlée à 60%. Ce sera l’occasion pour lui de méditer sur l’adage « quand on aime (de cette manière), on a toujours vingt ans » et les conséquences de coutumes barbares qui n’ont pas lieu d’être chez nous.

 

1 à 3.  C’est l’écart moyen des salaires entre la moyenne des 10% de Français les mieux payés (salaires nets, primes et avantages inclus = 36 938€) et la moyenne des 10% les moins bien payés (12 717€). Il était de 1 à 4 en 1968. Ce constat est fait par plusieurs experts au moment où on pointe du doigt la dérive des bonus touchés par une poignée de privilégiés….Mais à condition d’être un salarié à temps complet. Les petits revenus sont d’abord ceux qui travaillent à temps partiel ou en interim et autre CDD.

 

13,9.  Ce sont les milliards d’Euros de profits de TOTAL en 2008. Avec un pétrole qui a frisé les 150 $ le baril avant de s’effondrer, ce n’est pas étonnant. Un pactole tentant pour nos professionnels du partage (pour les autres) qui verraient bien qu’on taxe  ces « super profits ». Rappelons que notre fleuron pétrolier est tout petit à côté des géants américains (Exxon a fait 30 milliards d’euros) et  que beaucoup de ses profits sont réalisés ailleurs qu’en France… L’essentiel n’est-il pas plutôt que notre pétrolier investisse et crée des emplois.

 

7.  C’est le nombre de salariés grévistes d’un chantier naval privé de Marseille qui ont été licenciés pour « entrave à la liberté du travail ». La guerre que mène la CGT contre la réforme portuaire dans le port méditerranéen pour garder son « monopole » est en train de le ruiner. Comme le souligne l’Union Navale Marseille, à l’origine des licenciements, « le blocage de l’activité par une minorité met en péril l’avenir de l’ensemble de la société ».

 

128. C’est le nombre de chercheurs de l’Institut universitaire de France qui ont signé une lettre ouverte à Nicolas SARKOZY : « le manque de considération dont vous avez fait preuve à l’égard des chercheurs …. ». Pour eux les propos qu’il a tenus dans son discours du 22 janvier sont jugés insultants et calomnieux ! Il a mis le doigt sur quelques vérités qui font mal, oui ! Mais le problème est loin d’être nouveau. Déjà en 2001, sous Jospin, un rapport remis à Jack LANG, préconisait que les obligations de services des enseignants chercheurs soient fixées par contrat avec leur université. Le texte de Valérie PECRESSE n’est jamais que le 3ème contre lequel ils se dressent. Va-t-on reculer une fois de plus ?

 

20%.  C’est la manne publicitaire touchée en plus par ….Canal + depuis l’abandon de la pub sur les chaines publiques le soir. Précisons que les chaines de la TNT ont vu progresser leurs recettes de 78%, et même à France 2 et 3 (+9%) pour la programmation avant 20H. Pendant ce temps il se confirme que TF1 en perd 16% et M6, - 8%....  On est loin des calculs et autres procès éructés par Noël MAMERE à longueurs de couloirs dans des micros complaisants, comme quoi Sarko voulait favoriser les télés privées !

 

 

 

TONNERRE DE BREST !

 

                                                           




60 000 !

                                             
   
Le 60 000ème visiteur,
              c'était ce matin à 7H28    ....


                                                                      


AU DELA DES MOTS …. DES REALITES (2)


                     
59981...
               



 

Dans les années 80, avec les Zones d’Education Prioritaire (ZEP), des politiques territoriales collectives on été mises en place pour aider les élèves en difficulté. Mais en les concentrant, on a rajouté à la difficulté. Sans parler de la lourdeur du dispositif en réseau nécessitant concertation et coordination (en principe).  C’est pour contourner cette complication que l’aide personnalisée a été mise en place : une réponse adaptée à chaque situation comme peut en juger l’enseignant lui-même et les deux heures libérées du samedi peuvent être réinvesties au profit des élèves qu’il a repérés. Il leur évite ainsi de rater certains cours pour en rattraper d’autres (dispositif « Rased »). A la rentrée prochaine, 3000 maîtres spécialisés sur les 11000 exerçant au sein des « Rased » seront sédentarisés : la moitié sera affectée à une classe comme titulaire à plein temps, l’autre moitié sera affectée en maîtres surnuméraires à plein temps dans une école pour traiter les difficultés scolaires au plus près des élèves.

 

De plus, des stages gratuits, donc accessibles à tous, de remise à niveau en français et en mathématiques sont organisés pendant les vacances scolaires pour les élèves de CM1 et CM2. Ils sont assurés par des enseignants volontaires, rémunérés en heures supplémentaires.  

 

Comme on le voit, dans le nouveau dispositif, les élèves en difficulté sont mieux pris en compte que par le passé. On peut convenir au moins qu’on à rien à perdre à essayer de le faire fonctionner. Et peut-être tout à y gagner pour les élèves concernés.

 

Le système d’évaluation mis en place pour les élèves de CE1 et de CM2, pour le français et les mathématiques, dans le cadre de la réforme, est un outil visant à faire progresser les élèves et aider à la communication avec les parents. Ce type d’évaluation a déjà cours au collège depuis longtemps. Il n’a jamais servi à classer les établissements, ça se saurait. La campagne menée par certaines organisations visant à faire croire qu’il s’agit d’organiser la concurrence entre les écoles relève du fantasme et est un pur mensonge.

 

Rappelons que l’on peut mettre à l’actif de la réforme « l’accompagnement éducatif dans tous les collèges » qui permet aux collégiens de bénéficier d’un soutien scolaire, d’activités culturelles et sportives 4 soirs par semaine.

 

De même un dispositif de « réussite scolaire » dans 200 lycées donne la possibilité aux lycéens qui le souhaitent de participer à des stages de remise à niveau et à des cours d’anglais pendant les vacances.

 

« Parler de casse du service public » dans ces conditions est pour le moins un abus de langage, me semble-t-il.

 

Pour compléter le tableau des réalités, il est peut-être utile de rappeler que 500 classes supplémentaires seront créées dans le premier degré pour accompagner les besoins liés à la démographie. Les lycées réputés « difficiles » bénéficieront de la création de 600 postes dans le cadre du plan « espoir banlieue ».Ils serviront à enrichir l’offre éducative « sur projet » de ces établissements qui bénéficient déjà d’un taux d’encadrement de 20% supérieur à la moyenne. Enfin, 5000 postes de médiateurs de la réussite scolaire seront recrutés dans le cadre de la création de 100 000 emplois aidés dans le cadre du plan de relance ; ils auront pour mission d’être en relation constante avec les familles afin de remédier à l’absentéisme ou au « décrochage »…

 

Aussi, l’opposition de plus en plus stérile sur laquelle campe une partie des personnels, avec des attitudes comme le refus d’appliquer, qui choquent ma conception du service public, me paraît motivée par autre chose que le souci pédagogique. Sur tous ces sujets, il peut y avoir débat. On en débat depuis 1968. Mais l’intérêt des élèves mérite mieux que ces positions jusqu’au boutistes à fort relent politique.



                                                                                                               

 


INTOLERABLE !!!

Le Parisien


                                                                              

 

Les médias pris en flagrant délit de manipulation de l’opinion : une nette majorité de Français ayant vu l'émission « Face à la crise » le 5 février dernier, ont trouvé le Président de la République convaincant et l'ensemble des sondages le soulignent : 53% pour Opinionway et 55% pour CSA.

Or l'institut CSA et (ou) Le Parisien ont néanmoins rendu publique une réponse, une seule, à une question posée y compris aux Français n'ayant pas regardé l’émission. Le Parisien a ainsi titré samedi sur les 52% de Français « ayant vu ou entendu parler de l'intervention » qui n'ont « pas trouvé le chef de l'Etat convaincant ». Et c’est à partir de ce titre que beaucoup d’article sont été publiés, aussi bien sur internet que sur les ondes.

Le sondage portait sur un échantillon de 960 personnes.
L'article écrit à la suite du titre insiste sur les opinions négatives. Le détail de l'enquête du CSA, non publié par le Parisien, indiquait que 55% des personnes ayant vu l'émission en totalité avaient "trouvé M. Sarkozy convaincant".

Ce choix est lourd de conséquences.  Ainsi, durant tout le week-end, la totalité des médias a insisté sur le fait que les Français n’avaient pas été convaincus par l’intervention du président de la République, ce qui ne correspond pas à a réalité.

 

Face à cette situation, l’UMP a décidé -et ce pour la première fois- de saisir la Commission des sondages.

 

Ceux qui sont plus préoccupés de faire face à Sarkozy qu’à la crise, se trompent de combat, mais au moins qu’ils n’entravent pas ceux qui s’y consacrent. Comme je le répète souvent, nier la réalité ne change pas la réalité et, avec de tels procédés, ajoutés à la campagne de mensonges menée par l’opposition, la révolte pourrait bien venir du côté où on ne s’y attend pas.  

 

Il arrive un moment où trop, c’est trop !



                                                                    



AU DELA DES MOTS… DES REALITES


                                                                   

 

 

Les « collectifs de parents et enseignants en lutte » ont lancé, hier, un appel pour le 10 mars. Il s’agit de « refuser la suppression de 13 500 postes en 2009, la suppression des Rased, les évaluations nationales destinées à mettre en concurrence les écoles, la mise en place de structures privées et payantes pour les enfants de 2 ans, les nouveaux programmes du primaire ». Ouf ! Quelle liste !

 

Le décor est planté. Il en cache un autre : celui de réalités bien difficiles à contourner.  Ce système éducatif que ces parents et enseignants défendent bec et ongles est quand même celui qui évacue 15 à 20% des élèves de l’école primaire avec de graves lacunes dans les domaines de la lecture, de l’écriture et des mathématiques. Je confirme pour y avoir été confronté. Il est celui qui échoue dans sa mission d’égalisation des chances et de correction des inégalités sociales : jamais la probabilité qu’un enfant d’ouvrier ne sache pas lire à l’entrée en sixième n’a été aussi forte, huit fois plus forte que celle d’un enfant de cadre.

 

Et pourtant, le budget de l’Education nationale a été multiplié par deux en 20 ans. Il est de près de 60 milliards d’Euros en 2009, c’est-à-dire l’équivalent de la totalité de l’impôt sur le revenu des Français. Ce qui fait que la dépense moyenne par lycéen est supérieure de 22% à celle de tous les pays développés : un mois de lycée coûte 1 milliard d’euros et en même temps 1 bachelier sur 2 échoue au moins une fois au cours du premier cycle universitaire… La France est devancée par tous les états européens de taille comparable dans les enquêtes internationales. On peut comprendre qu’un gouvernement répugne à ajouter encore des moyens alors qu’une telle politique n’a pas permis d’amélioration sensible depuis 20 ans. Ce serait même plutôt une dégradation.

 

La réforme que tente Xavier DARCOS mérite peut-être qu’on s’y intéresse un peu, en dépassant le sempiternel refrain de la logique comptable qui passerait avant la volonté d’éduquer. L’éducation n’a peut-être pas de prix, mais elle a un coût, comme dirait l’autre, et en ces temps de disette budgétaire, si on dépensait mieux, ça ne serait pas du luxe.

 

D’abord, faisons la part de la propagande et de la réalité. Il se dit que le Ministre veut supprimer la maternelle. Celui-ci a pourtant réaffirmé à plusieurs reprises « la place essentielle de l’école maternelle au sein du système éducatif ». Celle-ci joue un rôle primordial pour permettre aux élèves d’acquérir les règles, les notions et le vocabulaire qui leur seront indispensables pour réussir à l’école élémentaire. D’ailleurs, elle a été dotée pour la première fois à la rentrée 2008, de véritables programmes qui remplacent les simples « instructions » qui étaient en vigueur jusqu’alors. Plusieurs mesures vont contribuer  à mieux reconnaître la spécificité de l’école maternelle : un plan national de formation  est lancé pour les enseignants de maternelle, un pôle pédagogique spécifique sera créé dans chaque département…La loi prévoit que l’école maternelle accueille aussi des enfants de 2 à 3 ans, en fonction des places disponibles. Sur cet aspect : pas de changement. Les enseignants pourront donc continuer de comptabiliser des enfants de 2 ans dans leurs effectifs en baisse… pour retarder les fermetures de classe.

 

Il convient d’examiner aussi ce que la réforme prévoit pour l’école primaire : les élèves en difficulté, les Rased, etc … Ce sera pour demain.

 

                                                                              

 


RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?


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Pendant que nous avons un hiver à peu près normal, en précipitations et en températures, nous laissant penser que le réchauffement climatique dont on nous rebat les oreilles, connaîtrait des sautes d’humeur après la fonte record de la banquise, la Chine connaît une sécheresse dramatique, notamment au nord de Pékin, tandis que l’Australie bat des record de températures jamais vues depuis des décennies.

 

Ce continent, en proie à des incendies meurtriers, est le pays habité le plus sec au monde avec un environnement naturellement propice aux feux, mais les effets du réchauffement climatique sont de nature à décupler leur gravité, ont averti des experts.

"Le réchauffement, le climat et la sécheresse modifient la nature, la férocité et la durée des feux de brousse", a expliqué Gary Morgan, chef du Centre de recherche Bushfire Coopérative de Sydney. "Les feux du week end dernier illustrent la nécessité de recherches scientifiques pour améliorer notre compréhension des nombreuses incidences qu'ont ces feux", a-t-il ajouté.

 

L'Australie est en effet la proie des incendies les plus meurtriers de son histoire qui ont coûté la vie à au moins 200 personnes dans le sud-est du pays, avec des conditions climatiques extrêmes jamais observées. Le mercure a frôlé samedi les 47° près de Melbourne, un record pour un mois de février. "C'est sans précédent", a souligné Mark Adams, spécialiste des incendies à l'université de Sydney. Les flammes se sont propagées à la faveur d'un dangereux cocktail : des températures record, une sécheresse inédite et des vents violents.

 

Et tandis que les feux ravageaient des milliers de kilomètres carrés au sud, l'Etat du Queensland (nord-est) a connu récemment un épisode d’inondations provoquées par des pluies diluviennes à la suite de cyclones.

 

"Nous n'avons pas encore assez de preuves pour expliquer pleinement ce qui s'est passé ces derniers jours en matière de réchauffement climatique, mais tous les éléments scientifiques dont nous disposons jusqu'à présent démontrent que nous pouvons nous attendre à des conditions météorologiques extrêmes dans les années à venir", a averti M. Adams. L'Australie a connu en 2007 une sécheresse historique. Selon les services de météorologie australiens et l'Organisation fédérale pour la recherche scientifique et industrielle (CSIRO), qui ont établi un scénario catastrophe en lien avec les effets du réchauffement, le nombre de jours durant lesquels les incendies présenteront un danger extrême risque de doubler d'ici 2050.

 

L'organisation écologiste Greenpeace a de son côté établi des prédictions pessimistes pour le pays-continent en lien avec les effets du réchauffement : "l'Australie risque des épisodes de sécheresse plus fréquents, des températures plus élevées, des feux plus intenses, de même des cyclones et des inondations aux conséquences plus lourdes. L'échelle de la tragédie devrait être un aiguillon pour les responsables politiques sur la nécessité de s'attaquer de façon urgente au réchauffement climatique", a estimé l'un des responsables de campagne de l'organisation.

 

Ces températures présagent-elles un retour du courant El Nino, avec une intensité plus grande ? Nous le saurons bientôt. Tous ces dérèglements du climat de la planète plaident pour des actions fortes et rapides. Espérons que le prochain sommet mondial consacré au climat, alarmé par tous ces drames, en tirent les bonnes conclusions.


                                                                 

         

 


SERVICES PUBLICS A LA FRANCAISE



 La Poste     EDF     Logo SNCF             

 

Les services publics à la Française, tels qu’ils sont sortis de l’après guerre ont-ils vécu ?

Au lendemain de la 2ème guerre mondiale, la France a choisi la voie des nationalisations pour reconstruire le pays. Celle-ci a donné tous ses fruits pendant quarante ans. De fait, les PTT, la SNCF, EDF-GDF, Air-France, etc… ont développé des services publics de qualité. Le courrier acheminé rapidement, des trains ponctuels et rapides cités en exemple dans toute l’Europe, une production et un réseau énergétiques qui ont complètement rempli leur mission d’accompagnement d’une croissance forte.

 

Cela s’est fait aussi au prix fort : des agents protégés par un statut aux multiples acquis, justifiés alors,  souvent dépassés aujourd’hui et un monopole qui les a habitués à un confort et des exigences produisant des déficits comblés par le financement public.

 

Ce type de service public, il faut bien le dire, la France est la seule en Europe à l’avoir développé et maintenu. Cette exception française nous conduit aujourd’hui à des révisions déchirantes. La construction de l’Europe nous impose un autre schéma auquel nous ne pouvons nous soustraire sans enfreindre les clauses de concurrence obligatoire. Sauf à en sortir ! Convenons que le remède serait pire que le mal que nous devons et pouvons soigner.

 

Des évolutions ont eu lieu. Ainsi Les télécommunications ont été séparées de La poste, et privatisées, sans que le service public en soit moindre, même si on a parfois du mal à s’y retrouver dans la concurrence… Ainsi EDF-GDF ont été séparés et GDF a fusionné avec un grand groupe privé pour se renforcer face aux autres grands producteurs et distributeurs européens. Ils ont à faire ce que France-Telecom a su faire en créant « Orange » : s’adapter au grand marché européen devenu le champ de chalandise.

 

A partir de janvier 2010, La Poste, la SNCF seront confrontées sur notre territoire aux services que peut proposer DHL pour les colis et le courrier, Véolia ou Air France pour le fret ou le transport de passagers par rail. Elles n’y échapperont pas. Les adaptations sont urgentes. Déjà, Véolia dispute le fret à la SNCF en assurant des services bien plus rapides, ce qui a amené La SNCF à fermer plus de 50 points de fret, faute de clientèle suffisante. En empêchant leur Patron de procéder aux évolutions nécessaires par une grève à l’automne dernier, les cheminots se condamnent eux-mêmes à « regarder passer les trains » au sens propre comme au sens figuré. Cela s’appelle se tirer une balle dans le pied, faute d’accepter de regarder la réalité en face. Ce qui a fait écrire à un éditorialiste que ceux-ci « préféraient la mort de l’entreprise » plutôt que de lâcher quelques avantages … pas toujours justifiés ou devenus aujourd’hui exorbitant.

 

Le même mal guette La Poste. Au cri de « halte à la casse du service public », on va droit dans le mur. En Allemagne DHL a développé un réseau très dense de points de livraisons très pratiques qui consistent en des bâtiments simples qui délivrent automatiquement des timbres ou des emballages pro-format  et les colis enfermés dans des caissons, l’avis et le code d’accès étant glissés avec le courrier dans votre boîte à lettre. L’alternative choisie par La Poste avec ses points postes intégrés dans d’autres commerces a aussi ses avantages. Encore faudrait-il en accélérer le développement. Et surtout, permettre à cet établissement aujourd’hui public, de rivaliser à armes égales avec ses concurrents privés, en lui permettant de lever sur le marché, les capitaux dont il a besoin pour se mettre à la taille européenne. Là encore, les syndicats mènent un combat d’arrière garde qui nuira à terme à leur propre emploi.

 

L’opposition sait bien tout cela. Au temps où elle était au pouvoir, elle a participé à la mise en place des traités qui produisent les directives qui entrent en application aujourd’hui, les échéances prévues étant arrivées. Aussi est-elle bien hypocrite de cautionner des revendications qu’elle aurait à combattre elle-même si elle était au pouvoir, tant il est illusoire d’imaginer pouvoir imposer au reste de l’Europe, notre conception ou notre originalité en la matière.

      

L'adaptation est urgente si on ne veut pas perdre le trésor de compétence acquis par ces entreprises nationales et qui peut, avec un peu de bonne volonté, être mis au service du reste de l'Europe.


                                                                                                    


 


TOUT EST BON


                                                      

 

Qu’est-ce qui arrive à Pierre PEAN ? Cet auteur, connu jusque là pour le sérieux de son travail et qui a derrière lui une œuvre respectable de journaliste d’investigation, aussi bien sur « Le Monde » que sur le passé vichyste de Mitterrand, tombe cette fois-ci avec « Le monde selon K. » dans ce que ce genre de littérature peut produire de plus contestable.

 

Les accusations contre Bernard KOUCHNER reposent sur des chiffres utilisés de façon à porter le discrédit sur le Ministre des Affaires étrangères, tout en reconnaissant que celui-ci n’avait commis le moindre acte illégal, puisque les activités citées ont eu lieu entre 2002 et 2007, période pendant laquelle il n’exerçait aucune fonction officielle. Les jugements et les commentaires que l’auteur délivre portant sur le « cosmopolitisme anglo-saxon » qu’il prête à M. Kouchner (et au philosophe Bernard Henri Lévy par la même occasion) sont pour le moins étranges pour ne pas dire révoltants, et ne sont pas démontrés. Quand on connaît les proximités de l’écrivain avec Jacques CHIRAC … rien n’empêche d’imaginer qu’on s’en prenne au Ministre le plus symbolique de l’ouverture pour atteindre Nicolas SARKOZY.

 

Car la classe politique s’est évidemment emparée du sujet. A gauche comme à droite, certains clans veulent que Bernard KOUCHNER s’explique, tout en espérant faire le procès de l’ouverture. Celui-ci a riposté par un démenti cinglant sur l’accusation d’avoir mélangé des activités rémunérées de consultant avec ses activités officielles. Il n’empêche, même si les preuves sont là, même si l’auteur se retranche hypocritement derrière le fait qu’il n’a porté aucune accusation (et pour cause), le fracas médiatique aura été suffisant pour porter atteinte à l’honneur d’un homme qui a consacré sa vie à la cause humanitaire et qui est admiré en France et dans le monde, pour des actions connues et vérifiées. Ce qui n’est pas le cas du procès en américanophilie à fort relent d’intolérance dont il est victime.

 

Quelle drôle de période. ! Tout est bon pour déstabiliser le pouvoir exécutif. C’est typiquement gaulois. Il y en a toujours pour s’activer à créer la division, discréditer, calomnier, alors qu’on a plus besoin de cohésion et de se serrer les coudes.

                                                                                                                   



LA SEMAINE D’ARCHIBALD

                                                                                                 

 

 

NPA. La gauche révolutionnaire du-petit-facteur-de-Neuilly (image d’Epinal) a enfin terminé sa mue. Le mot « anticapitalisme » a remplacé le bon vieux slogan « révolutionnaire ». Cela ne veut pas dire que l’objectif n’est plus le même, les statuts, à cet égard, sont clairs. Mais il fallait passer un coup de « Ripolin » sur la façade. Il n’empêche « Nulle Part Ailleurs » vous ne trouverez « autant d’idées ringardes » sorties tout droit du XIXème siècle. Merci à Xavier Bertrand de l’avoir rappelé.

                          

Confusion. D’aucuns se sont émus de la volonté d’Eric BESSON, forcément tête de turc toute trouvée puisqu’il a pris le poste très exposé à la vindicte « libertaire internationaliste » de Ministre de l’Intégration et de l’Immigration, de proposer un titre de séjour à tout immigré clandestin qui « dénoncerait » son « passeur ». Comme si « dénoncer » un malfaiteur n’était plus un acte citoyen comme le stipule notre droit. Ceux-là confondent avec la « délation » qui n’est pas du tout la même chose. Mais aujourd’hui, on n’est plus à une nuance près !

                    

PLENEL. Qu’est-ce qui a pris à Yves Calvi d’inviter cet hurluberlu pour débattre après l’interview du Président de la République ? Ce n’est pas pourtant les opposants distingués et intelligents qui manquent. On peut ne pas aimer le style caustique de Domenach, ni recevoir ses arguments, mais c’est la ligne de son journal. Le Président de Mediapart, lui, pratique un antisarkozysme primaire, sans nuance et absolument outrancier qui retire tout crédit à son propos. On ne sait pas ce qui l’emporte en lui de la haine ou de la névrose obsessionnelle ! Franchement, on méritait mieux et ses interlocuteurs aussi.

                                   

CHAROGNARD. Y-a-t-il la moindre occasion de rouler des mécaniques, dénoncer une décision, demander des comptes ou accuser, que vous le trouverez arpentant la salle des quatre colonnes de l’Assemblée Nationale, à la recherche de micros gourmands. Sa préférence va aux proies vivantes, de droite de préférence, mais un « traître » fait forcément l’affaire. On l’a donc vu dans ses oeuvres à propos de Bernard KOUCHNER. Ce personnage aurait fait merveille sous la Convention en « commissaire du peuple ». Qui est-il donc ? Mais si, vous connaissez forcément ce Fouquier-Tinville du pauvre : son prénom commence par A ….

                                                                        

Des chercheurs qui cherchent… on en trouve, « mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche ». Les choses n’ont guère changé depuis que le Général De Gaulle avait sorti cette boutade. Le changement de statut dans le cadre de la loi sur l’autonomie des Universités fait qu’ils dépendront, comme il est logique, du président de leur Université. Où est le problème ? Ils seront face à un patron qu’ils auront démocratiquement élu avec leurs collègues.  Que celui-ci leur demande des comptes sur leurs travaux ne me paraît pas dénué de fondement, non ? Au moment où l’état fait un effort budgétaire sans précédent pour la recherche, leur manifestation est plutôt malvenue. D’autant plus que la France peut progresser : elle recule face aux autres pays et nous sommes le pays qui a le plus de chercheurs et proportionnellement le moins de publications… A noter que les 900 suppressions d’emplois de "fonctionnaires chercheurs" non remplacés concernent des…. administratifs !

                               

OU…TROP !  ou encore « Outreau ». Le passage devant le Conseil de la Magistrature du juge Burgaud laisse sans voix. Qu’il se défende est normal. La justice, même en ce domaine, a grand besoin d’être contradictoire. Il a raison de dire qu’il n’était pas seul et on peut déplorer que sa hiérarchie ait été blanchie. D’autant plus que les propos d’un haut magistrat éclairent d’un jour surprenant le climat dans lequel il baignait. Surtout ce qu’on y apprend est terrifiant : si on l’en croit, on peut donc se tromper sur toute la ligne de l’instruction tout en détruisant une douzaine de familles, et avoir juridiquement raison ! Du coup, on se serait bien passé des cris absurdes « de lynchage » par la Chancellerie, de la part de magistrats syndicalistes qui oublient totalement les dégâts de l’affaire. « Outreau », c’est toujours l’outrance quand ce n’est pas l’outrecuidance !

                                                   

INTERVENTIONNISTE.  L’interventionnisme du Président de la République pour faire face à la crise fait dire au sociologue Dominique Wolton que Nicolas Sarkozy "a totalement changé de philosophie politique, même s'il a eu le tort de ne pas le dire clairement". "Pendant vingt ans, il n'a vendu que le libéralisme échevelé, maintenant il parle d'intervention et de régulation de l'Etat", souligne-t-il.  Pour ce spécialiste des médias, ce jugement erroné ne fait pas montre d’une grande connaissance de son sujet. S’il avait lu tous les discours de la campagne présidentielle, ne serait-ce que ceux-là, il aurait constaté que le libéralisme de Nicolas SARKOZY était beaucoup plus nuancé, et que le retour actuel de l’état dans l’économie est du pragmatisme imposé par les circonstances. C’est d’ailleurs pour cette raison que le Président ne franchit pas certaines limites (comme le contrôle des banques) que d’autres préconisent. A droite, il n’y a pas « d’idéologie » salvatrice et immuable. C’est toute la différence.

                   

PREDD.  Allez, un peu de régional. Lors de sa dernière session, le Conseil Régional des Pays de la Loire a voté son « Plan Régional d’Elimination des Déchets Dangereux ». Un plan qui doit être coordonné avec les plans départementaux d’élimination des déchets ménagers, les plans départementaux des déchets du BTP, les autres plans régionaux…Le constat que l’on peut faire est tout simplement étonnant : voilà un plan voté et qui sera coordonné avec ???? pas grand-chose, puisque qu’il n’y a que la Vendée qui est à jour. Tous les autres plans sont en cours ou en révision…. Un plan régional, déjà bien approximatif dans ses constats qui se retrouve dans le vide !  Cela n’arrête pas la majorité de gauche.

                                       

CRIS D’ORFRAIE. Et pour finir, du local : à peine la décision connue de supprimer la Taxe Professionnelle (un vieux souvenir il est vrai pour nos édiles) que Jean-Claude ANTONINI et Daniel RAOUL sont montés au créneau pour dénoncer cette mesure qui ampute les recettes de l’agglo, rivalisant de superlatifs grotesques. Pas honnête du tout de protester en laissant croire que la recette ne sera pas remplacée par une autre, équivalente, comme l’a annoncé le Président de la République !

            

                       

TONNERRE DE BREST !

 

                                                                

            


SANS TABOUS

  • Sarko relance 2  Sarko relance Sarko relance 4 Sarko relance 3

 

 

Ce qui m’a frappé le plus, dans les interventions du Président de la République, c’est l’absence de tabous. Face à la crise, il ne s’interdit rien, quitte à empiéter su le territoire des interventionnistes d’état, lui qui n’hésitait pas à faire violence à sa culture gaulliste en s’engageant dans la voie de la libéralisation et de la dérèglementation.  Avec la hausse du chômage et le recul brutal de l’activité économique, il a bien compris que l’heure était venue de donner des gages. Il le fait en relançant le dialogue social. Mais il veut absolument préserver la  possibilité de redresser la situation des finances de notre pays en ayant le moins de chemin possible  à parcourir, le moment venu. Tout le monde est capable de le comprendre. Aussi quitte à dépenser et à puiser à nouveau dans les déficits et l’endettement, autant que ce soit utile d’abord au pays avant que ça ne le soit pour les Chinois. De ce point de vue, la relance par la multiplication des investissements d’état y répond. Elle répond aussi à une autre exigence que l’évolution des trois derniers mois rend cruciale : la priorité c’est l’emploi. Compte tenu de sa dégradation et de ce à quoi il faut s’attendre dans les prochains mois, la question du pouvoir d’achat devient secondaire, d'autant plus que l'inflation a reflué. Ce que la gauche ne comprend toujours pas (ou fait semblant de ne pas comprendre en s’accrochant à une relance de la consommation)

 

La seconde question qui est posée sur la table est celle de la sollicitude que nous devons avoir envers les milliers de sinistrés de la crise, smicards jetés à la rue, salariés à temps partiel licenciés en premier, ouvriers renvoyés faute de travail à leur donner…. Les amortisseurs sociaux sont là pour atténuer le choc de la perte de revenus. Mais comme personne ne sait quand le redémarrage de l’économie aura lieu réellement, il importe de s’occuper de ceux qui passent entre les mailles du filet et d’accompagner le mieux possible la baisse d’activité en indemnisant davantage le chômage partiel pour préserver à la fois la ressource humaine et l’outil de travail de notre grande industrie.

 

On ne pourra pas reprocher au Président de choisir de passer par la concertation avec les partenaires sociaux. A mon avis, il n’y a rien à en attendre, ou pas grand-chose. On sait bien que le dialogue social avec les syndicats les plus virulents est un dialogue avec des sourds et que les manifestations ne sont jamais que l’expression d’une minorité et de syndicats qui perdent des adhérents tous les jours. Mais au-delà, l’inquiétude est réelle, même dans son électorat. Il y a une double attente : celle des couches populaires qui ont voté pour lui et qui ont besoin d’aide parce qu’elles sont plus touchées que les autres, et celle des classes moyennes et de ceux qui ne comprendraient pas qu’on cède à la démagogie et à la surenchère de la rue. Au moins ne pourra-t-on pas lui reprocher de tout décider tout seul.

 

J’ai vu aussi, à travers quelques unes des pistes qu’il a évoquées, une volonté de Nicolas SARKOZY de profiter de la crise pour faire bouger les choses de façon à rendre la France plus compétitive et plus attractive. Ainsi de la réforme de la taxe professionnelle. Mesure de bon sens, mais vous allez voir les grandes orgues de la protestation se mettre en marche, élus locaux de gauche en tête pour réclamer le retrait de cette bonne idée. Bien évidemment, on ne peut pas amputer les recettes des collectivités territoriales. L’idée de mettre en place une taxe carbone devrait réjouir tout le monde, notamment parce que cela va dans le sens de la lutte contre le réchauffement climatique, et habilement reporter en partie sur les importations, une ressource qui pesait sur le coût du travail dans notre pays. Une idée pourtant défendue par les « écolos »…

 

On continuera évidemment de lui faire grief de ne pas avoir sorti le carnet de chèque, comme le réclame la gauche, pour distribuer tout de suite de l’argent puisé à l’aune de caisses vides. Et aussi  de maintenir les réformes contestées et le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Mais c’est aussi pour ça qu’on a voté pour lui !

 

                                                                                    

          


EN ATTENDANT SARKO


 

Le Président intervient ce soir dans un contexte économique qui se dégrade rapidement. Les mauvaises nouvelles se multiplient : la bourse n’en finit pas de yoyoter, ce qui prouve quela crise financière n’est pas purgée, le nombre des chômeurs augmente maintenant à un rythme angoissant qui avoisine les 45 000 par mois. Les ménages touchés par la crise réduisent leur consommation et ceux qui ne le sont pas se réfugient dans l’épargne de précaution ce qui donne l’impression d’une paralysie économique avec un circuit du crédit qui tourne au ralenti, non pas faute d’argent mais de demande…

Comme le confirment les dernières prévisions du FMI comme les débats à Davos, les investisseurs et la grande majorité des acteurs économiques à travers le monde ne veulent plus voir que les mauvaises nouvelles, sombrant par là même dans le pessimisme le plus obscur.

Pourtant, de nombreuses lueurs d’espoir existent et surtout il est indispensable de prendre conscience qu’elles pourraient devenir de plus en plus lumineuses au cours de l’année 2009. Cette année devrait finalement consacrer une reconnexion de la plupart des grandeurs financières et nominales avec la réalité économique et tous les excès des dernières années devraient être corrigés au cours des prochains trimestres.

D’ailleurs, certaines corrections sont déjà apparues. C’est le cas de l’évolution du coût des matières premières. En effet, après avoir flambés au-delà du raisonnable, leurs cours reviennent vers des niveaux plus normaux avec un effet de balancier impressionnant qui les a fait passer d’une « flambée injustifiée » à « une décrue excessive ». Aussi est-il possible de tabler pour 2009 sur une stabilisation des cours de l’ensemble des matières premières autour de leurs niveaux de fin 2008, avec un baril de pétrole qui se stabiliserait autour des 50 dollars, ce qui constituera un avantage important pour l’ensemble des consommateurs.

C’est le cas aussi de l’inflation, comme l’a montré l’évolution récente des prix à la consommation, qui recule partout dans les pays développés, conférant par là même un peu plus de pouvoir d’achat aux ménages, en leur permettant surtout de réallouer leurs dépenses des produits énergétiques et alimentaires vers des biens manufacturés et des services à valeur ajoutée. Dans la mesure où les revenus des ménages ne se sont pas ajustés aux prix au cours des dernières années, ce sont désormais les prix qui s’ajustent à leurs revenus.

 

C’est le cas enfin des bulles immobilières non encore dégonflées comme en France qui vont désenfler nettement en 2009. Dans l’Hexagone, on peut s’attendre à une baisse des prix des logements anciens de l’ordre de 20 % d’ici le printemps 2010. En d’autres termes, nous retrouvons simplement la loi de l’offre et de la demande, dont l’ajustement s’opère soit par les prix, soit par les quantités, soit par les deux à la fois, comme c’est le cas aujourd’hui.

Mais cette reconnexion ne s’arrêtera pas aux matières premières, aux prix à la consommation et à l’immobilier.

Elle concernera également les taux d’intérêt payés par les Etats occidentaux sur leur dette. Les taux d’intérêt des obligations d’Etat à dix ans vont continuer d’augmenter en 2009, une manière de rappeler qu’un déficit budgétaire a un coût et qu’on finit toujours par payer les dérapages et la mauvaise gestion des deniers publics. Il faudra donc que la BCE abaisse ses taux directeurs au maximum.


Dans ce cadre, les placements monétaires seront de moins en moins bien rémunérés y compris dans la zone euro, ce qui permettra aux investisseurs de consacrer une nouvelle reconnexion : celle des cours boursiers vis-à-vis de la réalité économique car, dans leur recherche du meilleur placement, les investisseurs constateront rapidement que les cours immobiliers vont continuer de baisser en 2009, que les prix des matières premières vont rester faibles, que les cours obligataires vont baisser via la hausse des taux d’intérêt des obligations d’Etat à dix ans, et donc les rendements monétaires vont devenir très faibles.


LES TROUVAILLES DE TRYPHON

  Interstellaire                                                                     


« COROT-EXO-7b »

 

Un satellite nommé CoRot* (ça ne s’invente pas) a découvert la plus petite des « exoplanètes » jamais observées à ce jour - près de deux fois le diamètre de la Terre quand même - très proche de son étoile et très chaude, selon des astronomes parisiens.

 

Ils ont observé 153 fois le passage de la planète devant son étoile et attendu plus d'un an avant d'annoncer sa découverte, le temps de vérifier à l'aide d'instruments astronomiques au sol qu'il s'agissait effectivement d'une planète.

Véritable « planète-sauna » sur laquelle règne une température de 1.000 à 1.500 degrés, « CoRot-Exo-7b » est la septième planète découverte par CoRot depuis son lancement en décembre 2006. Elle fait le tour de son étoile en 20 heures (une année pour la Terre) : ses habitants, s’il y en a, doivent vieillir rudement vite ! 

Elle est située à quelque 400 années-lumière de chez nous, et a été détectée grâce à « une très petite baisse d'éclat lors du passage devant son étoile ». C’est ce qu’a expliqué Daniel Rouan, chercheur au Centre national de la recherche scientifique et à l'Observatoire de Paris. Sa masse, qui n'est pas encore connue avec précision, est inférieure à 11 fois celle de la Terre.

En avril 2008, une équipe espagnole avait découvert une planète de 5 masses terrestres, distante de 30 années-lumière, mais dont la taille n'est pas connue.

En observant quelque 90.000 étoiles, le télescope placé en orbite autour de la Terre et qui  pointe vers le centre de notre galaxie, a trouvé que 40% à 50% d’entre elles avaient une luminosité qui varie (pulsation par exemple), a précisé Annie Baglin, responsable scientifique de la mission CoRot.

 

Au total, 337 exoplanètes - extérieures à notre système solaire - ont été observées à ce jour, depuis la première en 1995. Seules une trentaine sont connues avec leur diamètre.

* Pour ceux qui ne le savent pas, j’habite rue Corot !

                                                                       



HLM : VERS LA MOBILITE


                                                         

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Logement Logement Logement                                                 

C’est en partie la clé de la crise du logement. Si, dans les zones urbaines de forte densité, comme la région parisienne, il faut construire des logements parce qu’il en manque beaucoup, ce n’est pas le cas partout. Par contre, les HLM ne remplissent plus depuis longtemps leur rôle d’habitat social et de ce fait, beaucoup de nos concitoyens ne peuvent plus réaliser ce qu’il est convenu d’appeler « le parcours résidentiel ». Il est urgent de rétablir la mobilité qui n’est plus que de 9,4% par an, voire seulement 5% dans les zones de tension comme PACA, Rhônes-Alpes ou Ile-de-France.

Des ménages occupent aujourd’hui des logements alors que leurs revenus leur permettraient de rejoindre le parc locatif du privé voire devenir propriétaire. En restant sur place, ils ne permettent pas l’accès à ceux qui en auraient réellement besoin. De même, beaucoup de personnes occupent un logement devenu trop grand, parce que, par exemple, les enfants sont partis. Optimiser la taille d’un logement « aidé » relève du simple bon sens.

C’est pour essayer de fluidifier davantage le « turn over » dans les logements HLM, que Christine BOUTIN défend devant le parlement une loi sur « la mobilité pour le logement et la lutte contre l’exclusion ». Le texte remet clairement en cause le droit au maintien dans les lieux au sein du parc HLM. Mais d’abord, elle modifie le plafond de ressources de 10% de façon à ramener de 70% à 60% la proportion de personnes éligibles à un logement social. Ce qui devrait par ailleurs entraîner une hausse du supplément de loyer de solidarité (SLS), appliqué aux ménages dont les ressources dépassent de 20% les plafonds en vigueur depuis le 1er janvier.

Elle prévoit aussi que les ménages qui présenteront pendant deux ans des revenus supérieurs au double du plafond de ressources devront trouver un logement dans le privé dans les trois ans. Ils pourront rester dans les lieux si leurs revenus repassaient entre temps sous ce seuil.

Les personnes occupant un logement trop grand devront le quitter, sauf si l’un des occupants a plus de 70 ans ou présente un handicap. Le bailleur devra leur faire jusqu’à trois propositions de relogement, au plus loin dans une commune limitrophe, pour un loyer égal ou inférieur.

On le voit, la Ministre veut s’entourer d’un maximum de précautions humaines. Cela n’empêche pas la volonté de mettre fin à des situations qui sont parfois à la limite du scandaleux, de ménages qui occupent un logement HLM et sont propriétaire par ailleurs d’une résidence secondaire… Et pendant ce temps, des ménages modestes ne trouvent pas à se loger.


                                                                           


LA SEMAINE D’ARCHIBALD

                                                                      

 

La « revue » d’Archibald a pris un peu de retard, en raison de l’abondance de l’actualité. Mais vous allez vous régaler ! Du moins j’espère.

                  

CONSUL. Alain DUHAMEL a écrit un bouquin pour comparer Nicolas SARKOZY à BONAPARTE et le début de son quinquennat avec le Consulat. Point de concordance : les réformes et l’appétit de pouvoir. Effectivement le Consulat  a été la période pendant laquelle tous les acquis de la Révolution ont été traduits en lois et mis en ordre : code civil, organisation administrative et territoriale de la France, création des lycées… une période intense qui a permis à la France de traverser le XIXème et le XXème siècles. Deux cents ans après, il faut effectivement remettre tout cela sur le métier et c’est Nicolas qui s’y colle. On ne l’appelle pas encore Nicolas 1er. La similitude ne m’avait pas échappé puisque j’avais rédigé une note intitulée « SARKONAPARTE »… dès le 23 avril 2007.

                                                                

CHEMINOTS JE VOUS HAIS ! Ce sont les « usagers » de la gare St-Lazare qui n’en peuvent plus après un mois de grève insupportable et incompréhensible (59 mn), la fermeture totale et à nouveau la grève de jeudi dernier. Il a suffi qu’un accident de personne, un vrai, provoque un arrêt des trains pendant deux heures pour que la fureur s’empare des passagers, envahissant les voies et prenant d’assaut un local d’accueil dont ils ont cassé les vitres. La tension est encore palpable et se lit dans le regard des passagers quand ils croisent un cheminot.  Ces blocages qui gênent tant des gens qui travaillent sont d’autant plus mal compris qu’ils sont orchestrés par des salariés bénéficiant d’un emploi à vie….

                                               

DE LA CONCERTATION.  Il faudrait écrire un traité qui porte sur ce beau concept. Ne serait-ce que pour arriver à une définition acceptée par tous. L’usage qui en est fait me laisse perplexe. Je retrouve ce mot à une fréquence élevée dès que des opposants de gauche contestent un projet. C’est quasi universel, du Conseil Municipal de Saint-Barthélemy d’Anjou aux plus hautes instances syndicales et politiques : vous décidez sans concertation. Mais vous pouvez toujours y aller, concertation veut dire : « adopter nos propositions ». Autrement, dialoguez toujours, vous avez à faire à des sourds.

                              

MILLEFEUILLE. On appelle indûment du nom de ce gâteau savoureux l’empilage indigeste des 7 échelons de la gestion administrative de la France. Tout le monde s’accorde pour dire qu’il faut y mettre bon ordre. Cherchez le maillon faible : il se trouve quelque part à la charnière entre le Département et la Région. Oui mais voilà, à gauche on s’inquiète et on ne veut rien changer. On ne voit plus l’intérêt national, on ne veut voir qu’une volonté d’attenter aux territoires qu’elle détient. Attendons les élections de 2010 : quand elle aura reperdu la moitié des Régions, elle sera peut-être plus raisonnable !

                                                 

CHERCHEZ L’ERREUR.  Le Vice-Président du Conseil Général, Christian GILLET, s’est exprimé récemment pour dresser un tableau sombre de la situation du logement dans le département en annonçant une « grave crise », tout en constatant le nombre grandissant de logements vacants… De son côté, Michel PIRON, dont on connaît l’expertise en la matière, affirmait l’autre dimanche, à la réunion d’Avrillé, qu’il n’y avait pas de crise du logement dans notre département… Ah, au fait, ils siègent tous les deux au Conseil Général. Mais peut-être qu’ils ne parlaient pas de la même chose.

                      

COURRIER. C’est le Directeur de la Rédaction d’Ouest France qui nous entretient régulièrement de ses problèmes postaux à travers des petits billets humoristiques. L’autre jour, il avait perdu ses lettres qui étaient tombées de sa poche pendant qu’il pédalait (ça, c’est bien pour la planète). Aujourd’hui, c’est une carte de vœux qui lui est revenue avec la mention « adresse erronée ».  ll ne lui reste plus qu’une solution : se faire embaucher au Courrier… de l’Ouest !

                               

GRAND JURY. Il se trouve que voici deux dimanches de suite, je me suis retrouvé sur la route à l’heure de cette émission de RTL. Hier soir, c’était Brice HORTEFEUX qui en était l’invité. « Chic, me dis-je ! », on va passer un bon moment. Las ! je n’ai pas tenu vingt minutes. Les réponses de Brice, ça le fait pas, dirait mon grand petit-fils ! J’ai failli tomber dans l’apathie : réponses à côté de la question, langue de bois à tailler au rabot, discours creux, poisson noyé dans la piscine…. Alors que la semaine précédente je m’étais régalé des réparties malicieuses et millimétrées d’Eric BESSON déjouant allègrement tous les pièges qu’on lui tendait. Du coup, on s’est rabattu sur « Nostalgie »…

                                                             

LA GAUCHE EST DE RETOUR ! C’est le slogan de Martine, lancé à ses troupes réunies à la Mutualité pour séance de « boosting ». J’avais envie de crier « Au secours » en contrepoint. Mais finalement, ça ne vaut pas le coup de s’alarmer. Cette gauche-là n’a aucune chance de réunir une majorité en France. Ou alors, il faudrait que la crise soit terrible, ce que personne ne peut souhaiter. D’autant plus que Ségolène publie ces jours-ci un livre qui ne solde pas les comptes…. Pendant la crise, la crise au PS continue. Mais ce n’est pas une crise de rire. Enfin, si. Tout dépend de quel côté on se place.

 

TONNERRE DE BREST !

                                                                                                


CHAPEAU, MAESTRO !

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Ce n’est pas pour rien si son surnom c’est « le prof’ ». Il a encore donné une leçon à tous ses adversaires en gagnant son 2ème Vendée Globe. Et sa victoire, il ne l’a pas volée. Obligé de faire demi-tour à cause d’une panne électrique après une nuit homérique dans le golfe de Gascogne, il est reparti avec 40 heures de retard et 600 000 milles dans la vue. Mais voilà, Michel DESJOYEAUX est de la race de ceux qui ne renoncent jamais tant qu’il y a une petite chance. Et puis, il y a les petits coups du destin associés à une science et un flair météo qui lui permettent d’anticiper les « bons coups ». L’anticyclone de Sainte Hélène qui avait barré le passage à la flotte s’ouvre pour lui et lui permet de recoller. La course chaotique dans l’Indien et le Pacifique lui donne l’occasion de grappiller les places une par une et de reprendre la tête quand ses concurrents les plus dangereux son victimes d’avaries irréversibles. … La remontée de l’Atlantique n’aura été finalement que du grand classique.

Et cet homme trouve en plus l’élégance d’arriver un dimanche après-midi, vers 16 heures, histoire d’honorer son rendez-vous avec la gloire et la grande foule. C’est bien simple, Même le soleil a cru bon de saluer l’événement, au moment du passage de la ligne !!!

Cela méritait bien une paire d’heures d’attente dans le froid pour partager ce moment avec lui.

Ce que c’est beau le talent !

                                         

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UNE REFORME SOIGNEE !

 

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Le projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires », vise à réorganiser le système de santé pour maîtriser les dépenses et replacer le patient au cœur du système de soins.

P1030695        Devant un auditoire de 300 personnes, parmi lesquelles de nombreux représentants des professions de santé, Roselyne BACHELOT présentait le contenu de sa loi samedi dernier à Angers.La présentation forcément synthétique que je vous fais d’un exposé passionnant de près d’une heure trente, sera utilement complétée par la lecture des notes du12 mai et du 28 octobre 2008. Vous y accéderez facilement en cliquant au bas de la présente sur le mot « santé »

Cette loi est présentée devant les députés au bout d’un long parcours d’une concertation inédite où le terrain a été privilégié à travers des états généraux, des forums, des commissions thématiques, des auditions de personnalités de toutes sortes et enrichie de rapports parlementaires ciblés. Une concertation qui a permis de faire un diagnostic précis de l’état de notre système de soins.

 P1030688       Aussi est-il bon de rappeler que la France fait partie des 3 pays au monde qui dépensent le plus pour son système de soins et la plus grande partie de cet argent va à son dispositif hospitalier. Notre pays est aussi celui qui a le plus d’hôpitaux au monde, dans un mode de financement des soins hautement solidaire avec un taux de prise en charge qui est lui aussi le plus élevé du monde. C’est pourquoi il a été, et est encore souvent, considéré comme un des meilleurs au monde par son caractère performant.

Et pourtant notre système de santé doit absolument être réformé. Des ruptures, des fragilités, des lourdeurs sont apparues dont nous commençons à mesurer les dégâts. La démographie médicale est en perte de vitesse malgré un taux de 340 médecins pour 100 000 habitants que bien des pays nous envient. Mais il ne sera plus que de 280 pour 100 000 en 2020. Des régions entières sont sous-médicalisées, nos urgences sont encombrées avec un personnel débordé, des hôpitaux de proximité sont devenus obsolètes. Parallèlement le système de soins médico-social est confronté à des besoins croissants ne serait-ce qu’à cause du vieillissement de la population. Le système est cloisonné, avec des lits vides d’un côté et un manque de places chez le voisin, mal territorialisé et trop centralisé.

P1030688          La loi veut relever quatre défis : celui du vieillissement, celui des évolutions technologiques, celui des nouvelles donnes sociales et sociétales et celui du financement en visant à l’efficience du système.

Elle veut apporter des réponses simples à partir d’un mode de financement inchangé. C’est d’abord un pilotage territorialisé et responsabilisé avec la création des « agences régionales de santé » qui réunissent tous les acteurs et les organisateurs de soins, permettant une coordination fine au plus près des réalités, un comité de la prévention et une commission médico-sociale. Cela permettra de corriger la mauvaise organisation de la médecine ambulatoire ainsi que la démographie médicale, de mettre en place des structures médicales conformes aux évolutions et d’assurer la permanence des soins à partir des réalités locales.

C’est ensuite une réorganisation de l’institution hospitalière. Avec deux objectifs : donner un vrai patron à chaque établissement et établir une gradation des soins en répartissant les rôles et en mutualisant les moyens au sein d’une « communauté hospitalière de territoire » regroupant les hôpitaux secondaires autour d’un hôpital « centre ». Ainsi, pas un hôpital ne sera fermé, mais des vocations seront confortées comme l’urgence, les soins de suite et la gériatrie qui nécessitent de la proximité. Un nouveau type de contrat sera proposé aux médecins hospitaliers avec un statut contractuel.

P1030688      La Ministre est entrée parfois dans les détails en parlant de « fongibilité asymétrique », du remplacement de la liste d’attente par l’appel à projet à partir des besoins constatés….pour l’évolution du dispositif.

Les questions ont fusé. Elles ont porté sur la santé et la prévention, les cotisations, les problèmes de permanence des soins (médecins de garde), le remboursement des médicaments…

Au demeurant, le sentiment qu’on retiendra de la prestation de Roselyne BACHELOT, en dehors de la maîtrise sans faille de son sujet, c’est le réalisme de son projet, la grande cohérence de sa conception et sa dimension humaine. On sent que toute la volonté politique est tournée vers le patient pour qu’il ait à son service un système le plus efficient possible.