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POURQUOI IL FAUT SUPPRIMER LA TAXE PROFESSIONNELLE


                                                                      


Très intéressant le point de vue de Bernard BRUN, Délégué général d'EDF, sur la suppression annoncée par Nicolas SARKOZY de la taxe professionnelle.

Mettant en avant la “désindustrialisation” à laquelle la France doit faire face, il voit dans la disparition d'un impôt que tout le monde juge contre productif (sauf ceux qui en font leurs choux gras), le moyen d'un redressement rapide de notre industrie, c'est-à-dire de notre activité manufacturière qui “produit des biens matériels exportables” et “assure des revenus à la Nation”.

Comme il le précise, “sans être un Sarkozyste historique”, il lui est impossible de trouver une objection à la proposition du Président de supprimer cette taxe en 2010, arguant du fait que cette décision est préconisée depuis de nombreuses années dans des rapports de “l'Association de documentation industrielle” qu'il préside. En effet, l'industrie est le principal levier de croissance des pays développés : en France, elle représente 82% des exportations, 83% des gains de productivité, 85% des dépenses de recherche et développement. On ne bâtit pas une économie “hors sol” uniquement sur la consommation, l'endettement et les services.

Pour lui, la taxe professionelle constitue le principal handicap de compétitivité de notre industrie par rapport à ses concurrents en même temps qu'un motif puissant de délocalisation. Ses méfaits sont multiples et en particulier elle majore de 30% le coût d'un investissement étalé pendant 10 ans lorsque l'entreprise est déficitaire et de 20% quand elle est bénéficiaire ; elle contribue de façon déterminante à l'élimination des entreprises en difficulté et au rétrécissement de notre base productive ; elle constitue un obstacle majeur pour les investissements étrangers dans notre pays car sa charge pèse en moyenne 8,1% de l'excédent brut d'exploitation et 16,8% du résultat de l'industrie manufacturière.

Bernard BRUN dénonce aussi l'aveuglement, l'ignorance et l'amnésie combinées de ceux qui trépignent, en oubliant de tenir compte du fait que l'arme favorite des collectivités territoriales pour attirer des investissements réside justement dans des exonérations massives ou totales de taxe professionnelle consenties aux industriels qui envisagent de s'implanter chez elles. En oubliant aussi que la suppression ne se fera pas au seul bénéfice du patron mais aussi de tous les membres des entreprises.

Le coût de la mesure (8 milliards), pourrait être ajusté au périmètre des seules entreprises confrontées à la concurrence internationale et pourrait être allégé de moitié par le supplément de recettes et le développement de l'activité généré par la réforme. On peut compenser la perte de recette par une réduction des allégements de cotisations patronales, ce pactole labyrinthique de 26 milliards d'euros, et cela d'autant plus que ces allégements constituent un effet d'aubaine qui profite surtout aux secteurs à l'abri de la concurrence internationale. Il propose aussi de reconfiguer le système de façon à remplacer la dégressivité du “plus le salaire augmente/plus l'allégement diminue” par une franchise générale des charges sociales par emploi. Cette formule rapporterait les 4 milliards d'euros nécessaires.

Les collectivités locales ne seraient pas pénalisées grâce à la compensation de l'Etat, laquelle fonctionne déjà pour une part non négligeable de la taxe professionnelle.

Il conclut : “Ne laissons pas passer la chance historique qui nous est offerte !”

Un tel plaidoyer,aussi bien charpenté ne laisse pas indifférent. Si par la même occasion, cela pouvait mettre un peu de réalisme dans la tête de beaucoup de nos édiles qui ont fait de cette taxe une course à la ressource pour financer leurs projets “pharaoniques”.... Suivez mon regard.... Personne ne s'en plaindra !

 

                                                                                 


 


OBAMA FAIT FACE


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Nous nous sommes habitués à la crise et plus rien ne nous étonne. Les mauvaises nouvelles ne nous émeuvent plus qu'il s'agisse de l'ascension inexorable du chômage partout dans le monde, des montagnes russes des cours boursiers, de l'incapacité des états à stabiliser les banques ou réformer leurs moeurs.

Dans ce contexte, il faut souligner le travail remarquable accompli par le Président américain. Même si son plan de 800 milliards de dollars n'a pas encore produit les effets escomptés, il ne lésine pas sur les moyens quitte à rallonger la sauce pour AIG ce qui en fait une institution pratiquement nationalisée. Qui l'eût cru au pays de l'Oncle Sam ?

En vérité on ne connaît pas le montant des actifs toxiques ce qui nous empêche d'évaluer la durée de la crise. D'où les initiatives prise pour en cerner les contours et éviter que toutes les fins de trimestre AIG, Citigroup, HSBC ou RBS défaillent en faisant appel aux fonds public.

Mais rien n'arrête Barak OBAMA dans sa volonté de redistribuer les cartes. Depuis son élection et sa prise de pouvoir, il a appliqué la totalité de ses promesses électorales. C'est vrai de son programme intérieur, ce l'est aussi de sa diplomatie, diamétralement opposée à celle de Georges W. BUSH. C'est une gestion des affaires étrangères qui tente d'apaiser les relations dans le monde, sans pour autant sombrer dans l'angélisme, comme on vient de le constater avec ses déclarations sur Al KAIDA.

Sur tous les fronts, la nouvelle marque est lisible : retrait des troupes d'Irak programmé, renforcement en Afghanistan, ouverture vers la Syrie, nouvelle approche de l'Iran, efforts en faveur de la paix entre Israël et la Palestine, nouvelle page avec la Russie.... A cet égard, les recoupements avec les positions françaises sont de bon augure et l'on comprend mieux dans quel environnement s'inscrit le retour complet de la France dans l'OTAN. Il faut souligner le travail remarquable de la Secrétaire d'Etat, Hillary CLINTON, réalisé au cours de ses récentes tournées en Europe et au Proche Orient. L'antiaméricanisme n'est pas mort pour autant, mais il a du plomb dans l'aile.

Mais, en même temps qu'il met en oeuvre des dépenses énormes pour sauver les banques et l'immobilier, pour créer des emplois et faire de l'environnement une source de prospérité, Barak OBAMA décide, dès aujourd'hui, de ramener le budget à l'équilibre en 2013. Quand on sait que le déficit est évalué à plus de 1500 milliards de dollars pour cette année (10% du PIB), on mesure la hauteur du défi. Au moins le nouveau président a-t-il le mérite de ne rien cacher des difficultés qui l'attendent, bien qu'il s'emploie à rassurer ses concitoyens en leur assurant qu'ils n'ont aucun souci à se faire pour leur épargne et leurs comptes en banque. C'est que la confiance, est l'une des premières conditions pour faire redémarrer l'économie.

Et la remise à plat qui concerne autant les militaires que le pentagone, la réforme indispensable du système de soins, l'importance de l'éducation et de son financement, le maintien en vie d'une industrie automobile moribonde, sont autant de chantiers qui vont susciter des résistances, des pressions, des récriminations ou des surenchères... Le Président a pour lui ses discours, son charme et sa prestance. Il n'a pas changé d'un iota depuis son élection. Mais on n'en est plus à s'en réjouir. Déjà sa cote de popularité connaît sa première baisse. En fait tout le monde souhaite qu'il réussisse, mais personne n'est sûr que ce sera le cas !

Sa principale chance, pour l'instant, c'est qu'il n'a donné aucune raison aux Américains de regretter leur vote. Bien au contraire.

 

                                                                                                                       

 


LES COMMENTAIRES D’ARCHIBALD


                                                              

 


Dessin-Aubry-Sego-2009 SUPER BIDE. C’est le « Printemps des Libertés » de Martine au Zénith de Paris. Trois pelés et deux tondus  perdus dans une salle immense et la 1ère secrétaire qui parle sans même avoir retiré son manteau. Erreurs sur toute la ligne : le thème à côté de la plaque, la date 2 jours après la grande manif’, le lieu surdimensionné. En terme de stratégie c’est un plantage « royal » !

MANIF’.  Après la manif’, qu’est-ce qu’on fait ? Ben une autre manif’. Quand on n’a pas de solution, c’est tout ce qu’on peut proposer. Mais bon, ça va un temps. On comprend la prudence des leaders syndicaux. Ils ont bien conscience que la marge de manœuvre est étroite et qu’ils n’auraient rien à gagner à ce que « l’exutoire » débouche sur le dérapage de violence contestataire.

VIPERINE.  La manière dont Mme ROYAL, parfaitement relayée par les médias entend récupérer la situation d’Heuliez en sous entendant pernicieusement que la prudence de l’Etat pour investir 10 millions d’euros avec le fonds stratégique s’expliquait par la volonté du gouvernement de favoriser les amis du Président positionnés sur le même créneau, alors que chacun sait que la situation de l’industriel des Deux-Sèvres n’est pas nouvelle, ni sa recherche de partenariats qui remonte à bien avant la crise. Jean-Pierre RAFFARIN a été reçu par Nicolas SARKOZY qui lui a fait part de sa sollicitude pour ce dosser, mais on n’en a beaucoup moins entendu parler…

ATLANTIQUE. .. à la rame. C’est à la mode ! Concernant l’alliance atlantique, François BAYROU condamne vigoureusement la décision du chef de l’Etat de réintégrer le commandement de l’OTAN. Il piétine ainsi, par posture, et une fois de plus les valeurs les plus emblématiques du parti dont il est issu. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Si cela s’applique à lui, alors cela peut s’appliquer aussi au Président qui est issu du parti du Général De Gaulle.

ESQUISSE. Si l’on en croit le prudent Président de la Banque Centrale européenne, Jean-Claude TRICHET, la reprise serait en train de s’amorcer. Si lui le dit…. Mais ce n’est peut-être que l’esquisse de l’amorce d’une ébauche. Analyse toutefois confirmée par le retour de la spéculation dans les bourses : qui dit spéculation dit retour de l’argent. Et aussi plusieurs indicateurs qui se redressent aux Etats-Unis.  Une manière de ne pas trop broyer du noir en cette période de forte montée du chômage.

NOIR C’EST NOIR. Les chiffres du chômage et de la consommation de février ne sont pas bons. Il fallait s’y attendre. Mars ne sera guère mieux. Entre la fin des soldes et le temps de répercussion des décisions de relance, nous sommes en plein dans le trou noir. Les premières retombées arrivent avec le printemps et le mois d’avril : hausse des petites retraites, versement de 200€ en avance sur le RSA, etc…

STRAUSS. Excellente prestation du Président du FMI, dans l’émission « A vous de Juger » d’Arlette CHABOT. Il a déjoué avec talent, je dirais « d’un tour de valse » le sourire narquois aux lèvres, les pièges de politique locale que l’animatrice n’a cessé de lui tendre. Il est apparu comme un bon connaisseur des mécanismes de la crise mondiale et des remèdes à y apporter. Il a surtout montré qu’il avait la pointure pour occuper la fonction : une stature d’Homme d’Etat qui ne doit pas faire plaisir à tout le (petit) monde du PS.

VIDE. Qui peut faire bouger les choses en France ? A cette question posée dans un sondage les Français répondent : «  Nicolas SARKOZY  38%  - Olivier BESANCENOT  35% ». Ce qui me fait dire, parodiant le Général De Gaulle qui affirmait « Entre les communistes et moi, c’est le vide »,  de la même façon, « Entre Nicolas SARKOZY et BESANCENOT, c’est le vide ! ». Mais je ne suis pas sûr qu’il faille s’en réjouir.



                                                                      


Le discours de Saint Quentin



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A l’occasion d’une réunion publique à St Quentin, le 24 mars, le Président de la République s’est adressé aux Français pour leur expliquer les avancées du gouvernement sur les différentes problématiques engendrées par la crise économique. 

Un discours de valeurs


Nicolas Sarkozy a souhaité rappeler les valeurs qui sont au cœur de sa politique : le travail et la responsabilité. Il entend poursuivre sa dynamique de revalorisation du travail. Il a répondu ainsi aux critiques nées de sa volonté de ne pas supprimer le bouclier fiscal qu’il qualifie d’ « expression d’une société qui valorise la réussite ». Il se refuse donc à tout égalitarisme « qui ne fait pas parti de [ses] valeurs ». Il a rappelé qu’il n’y aura pas d’augmentation des impôts qui serait un obstacle à la reprise de la croissance.

Le Président souhaite s’adresser à « cette majorité silencieuse qui n’a pas les moyens de se mettre en grève, qui n’a pas les moyens de manifester ou qui a la volonté de privilégier son travail ». Les réformes engagées seront donc maintenues et il ne veut pas fléchir devant les contestataires. Il faut « laisser le temps à toutes les mesures de produire leurs effets » a insisté Nicolas Sarkozy. 

Mais l’Elysée n’excusera pas pour autant les dérives du capitalisme. Le Président s’adresse directement à ceux parmi les chefs d’entreprise qu’il juge irresponsables et sans scrupules et a rappelé que le capitalisme c’est « l’éthique de l’effort, de la responsabilité et de l’honnêteté ».

Il n’a pas hésité à sermonner fermement les entreprises qui ne respectent pas ces valeurs. Selon lui, il ne « doit plus y avoir de bonus, de parachute doré ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l’Etat ou qui met en œuvre un plan social d’ampleur ».

Le Président déposera une proposition de loi à l’automne sur le partage des profits. Il dressera un premier bilan, en juin, avec les différentes organisations syndicales, sur les mesures mises en place depuis le début de la crise.

 

La relance par l’investissement


Nicolas Sarkozy est revenu sur la nécessité de soutenir les entreprises. Il poursuit sa stratégie de relance par l’investissement souhaitant répondre aux attentes de « la France qui travaille malgré l’angoisse ». Il utilisera ainsi le fonds stratégique d’investissement afin d’investir 10 millions d’euros dans Heuliez et  de soutenir l’industrie automobile.

Le Président a annoncé la mise en place d’une taxe carbone visant à lutter contre le dumping environnemental et à « faire participer les importations au financement de notre protection sociale ». Il a rappelé qu’ « il n’y a aucune raison que nous acceptions (…) un dumping environnemental qui finira par conduire le monde à la ruine ». Il entend ainsi défendre les entreprises françaises contre leurs concurrentes étrangères n’étant pas soumises aux mêmes législations environnementales.

Le Président a rappelé l’intention du gouvernement de supprimer la taxe professionnelle « qui n’existe nulle part ailleurs. Dans un monde libre, si on taxe l’investissement et le travail, [ils] iront ailleurs » conclut-il.

Le discours avait également pour vocation de rassurer les Français sur la légitimité de la relance par l’investissement qualifiée d’ « occasion historique de rattraper notre retard ».  Le Président a ainsi pris l’exemple du réseau ferré francilien, aujourd’hui vétuste et saturée, qui « impose tous les jours à des millions de Franciliens une vie infernale ». Il s’exprimera le 29 mars sur ce sujet.

 

Les mesures pour l’emploi

Afin de permettre une plus grande réactivité face aux restructurations et aux plans sociaux, Nicolas Sarkozy a annoncé la création de « commissaires à la réindustrialisation ». Ils bénéficieront de « moyens d’intervention financiers accrus avec la création d’une ligne de prêts du trésor qui permettra d’intervenir directement ».  Ces commissaires auront un rôle de médiateur. 

Il s’est aussi engagé pour la jeunesse en annonçant la mise en place d’un « plan d’urgence pour les jeunes avant le 15 avril ». L’Elysée étudie actuellement les propositions de Martin Hirsch, Haut Commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse.

 

Le gouvernement n’a pas commis d’erreur

 
Nicolas Sarkozy a clôt son discours en rassurant les Français sur la direction choisie par le gouvernement : « le chemin que nous avons pris nous permettra de nous en sortir. J’ai confiance. » Frédérique Lefebvre, porte parole de l’UMP, de réagir en saluant la lucidité et la détermination du discours du Président : "A Toulon, le président de la République a été le premier chef d'Etat à mesurer l'ampleur de la crise. A Saint-Quentin, il nous montre le chemin pour en sortir".


                                                                
                                                              



LES TROUVAILLES DE TRYPHON


                                                                            

 

 

Taxe « carbone » : y’a bonne !


L’idée d’une taxe « carbone » aux frontières progresse... mais ne fait pas l’unanimité. Cette taxe aux frontières des pays qui s'engagent sur des réductions d'émissions de CO2, relancée par Nicolas Sarkozy et évoquée par les Américains, est vigoureusement dénoncée par les grands pays émergents qui y voient une forme de protectionnisme.

Photographe : Mychèle Daniau AFP/Archives :: Cheminées d'usines en France

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Photographe : Mychèle Daniau AFP/Archives :: Cheminées d'usines en France

photo : Mychèle Daniau , AFP

Pour les pays ou les régions qui s'engagent sur des réductions chiffrées de leurs émissions de gaz à effet de serre - l'Union européenne l'a fait, les Etats-Unis y travaillent depuis l'arrivée de Barack Obama - un tel outil est légitime pour éviter un désavantage concurrentiel trop lourd par rapport à des pays tels que l'Inde ou la Chine.

"Il y a des pays qui ne respectent aucune des règles environnementales que nous imposons à nos entreprises", affirme le chef de l'Etat qui juge « normal » que ces pays paient une "taxe carbone", et mettant en garde contre un risque de « dumping environnemental ». De son côté, Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, a précisé que c’était une des réponses possibles dans l’hypothèse où il n’y aurait pas d’accord international à Copenhague en décembre.

Nicolas SARKOZY a rebondi sur un débat qui prend de l'ampleur outre-atlantique alors que son homologue américain s'est clairement prononcé en faveur d'un marché de "droits à polluer", à l'instar de ce qui existe en Europe.

L'enjeu est commercial, évidemment, mais aussi environnemental, pour éviter les « fuites carbone »:  cela ne sert à rien, en effet, de serrer la vis à un endroit donné si on délocalise et que les produits sont fait ailleurs sans aucune contrainte environnementale, quand on sait que le taux de concentration de CO2 dans l'atmosphère est uniforme. Mais l'idée provoque la colère des « grands émergents », désormais acteurs centraux des négociations climat (la Chine est devenue le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre devant les Etats-Unis).

« Le protectionnisme sous une bannière verte serait une évolution très mal venue », a mis en garde mardi à Washington le principal négociateur indien pour le climat, Shyam Saran, quelques jours après que le secrétaire américain à l'Energie, Steven Chu, ait évoqué cette hypothèse.

L'idée, appelée dans le jargon climatique « mécanisme d'inclusion carbone », n'est pas nouvelle : elle a été évoquée par Nicolas SARKOZY lors de sa campagne présidentielle et portée par la France lors des négociations de l'UE sur le paquet climat-énergie en 2008, sans faire l'unanimité parmi les 27. Certains craignent qu'elle déclenche une guerre commerciale. D'autres redoutent, si elle est agitée avec trop de véhémence de part et d'autre de l'Atlantique, qu'elle ne crispe des négociations qui s'annoncent d'ores et déjà extrêmement difficiles. Mais les pays ayant conservé une industrie y ont intérêt. Toute la difficulté tient dans la nécessité de parvenir à sa mise en place sans que cela soit vécu comme une menace par les pays qu’elle concernerait.

C'est l'avenir de la planète qui est en jeu à Copenhague, ne l’oublions pas ! rappellent de leur côté, inlassablement, les scientifiques. Selon les experts mondiaux du climat, afin de limiter la hausse des températures à 2° par rapport aux niveaux pré-industriels, les émissions mondiales de GES devront atteindre un pic aux alentours de 2015 puis baisser drastiquement à partir de cette date. La « taxe carbone » fait partie des outils de « contrainte » qui pourraient être mis en œuvre pour y parvenir.



                                                                                                                            

                              

         


ETHIQUE EN TOC !


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L’injustice est un terrain sur lequel prospèrent les bonnes âmes de gauche. On nous assène toujours les chèques de 300 000 euros reversés par le fisc à quelques 800 fortunés au nom du bouclier fiscal en omettant de dire que c’est le trop perçu qui dépasse les 50% d’impôts versés sur leurs revenus et qui représentent des sommes encore plus astronomiques. En omettant aussi de dire que 10700 Réunionnais bénéficiaires du RMI ont demandé à bénéficier du bouclier fiscal en 2008 et donc qu'il profite aussi à des milliers de « pauvres » dont le revenu est inférieur à 3191 euros par part, même si les chèques restitués sont infiniment plus modestes. Alors, il faut bien le dire, le parachute doré de 3,2 millions d’euros du patron de Valéo, après les « stocks option »  de la Société Générale et maintenant les Bonus versés à 800 traders du Crédit Agricole, c’est pain béni pour tous ceux qui prêchent contre le capitalisme, et incompréhensible pour le français touché par la crise.

 

Est-ce que les gros yeux suffiront ? On peut se le demander, tant les problèmes ne cessent de rebondir malgré les admonestations du pouvoir exécutif et de la patronne du Medef. Et pourtant, après avoir largement contribué à la crise actuelle, les patrons des banques devraient comprendre sans qu’on leur dise que ce type de rémunération est une insulte pour les salariés qui sont licenciés et le symbole emblématique de l’injustice pour tous les autres.

 

Etre exemplaire, pour un patron, en ces temps de crise, est une exigence d’autant plus forte que son entreprise a eu besoin de fonds publics pour sa sauvegarde. C’est reconnaître que l’ensemble de ses actes revêt une dimension symbolique : pour les banquiers, c’est assumer les conséquences des difficultés de tout un secteur qu’ils représentent en partie ; pour les chefs d’entreprise qui font face à des « restructurations », c’est envoyer un signal de solidarité à leurs salariés et à l’ensemble des autres. Qu’il y en ait qui ne sentent pas cette nécessité en temps de crise est plutôt inquiétant. Car leur comportement alimente la crise morale qui accompagne toute crise économique. Ils montrent aussi qu’ils sont plus au service de leur propre intérêt que de celui de leur entreprise, alors qu’ils devraient apparaître comme des hérauts portant avant tout l’intérêt collectif.  

Ce débat n’est pas vain. Il pose un vrai problème de fond dont le Medef devrait se saisir plus vigoureusement. Car il concerne peu les PME-PMI. Dans la période difficile que nous traversons, où les tensions sociales sont à fleur de peau, les grands patrons qui ne prouvent pas, au quotidien, que l’intérêt commun passe avant le leur, perdent toute légitimité à demander des efforts à leurs collaborateurs et à leurs salariés. Cela au moment où il faut au contraire garder la capacité de mobilisation des énergies, redonner du sens à l’action, communiquer l’envie de participer au destin collectif d’une entreprise.  Laurence PARISOT l’a bien compris, mais on voit bien qu’elle en est réduite à jouer la carte de la pression de l’opinion publique pour faire entendre raison, et le Président de la République aussi qui menace de légiférer sur le sujet.



                                                                                           


 


ON N’EST PAS V’NU POUR SE FAIRE ENGUEULER…


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Voilà ! Un peu d’oxygène puisé dans l’air des cimes du Jura, en assistant aux exploits de nos championnes et champions qui  disputaient leurs championnats de France, sous un ciel tout azuréen, ça fait du bien et ça permet de relativiser les aléas de notre vie politique nationale. Vu d’en haut… on voit mieux les « coups bas » !

Le titre de ce billet fait référence à une chanson bien connue que chantait, entre autre, Henri Salvador. Le défilé dont il s’agit, c’est celui que notre tradition contestataire et protestataire pousse nos syndicats à reproduire à chaque occasion, comme si il n’y avait que ce moyen de se faire entendre. Quand les réalités sont têtues, on essaie de les exorciser par la réunion de masse, en attribuant à celle-ci des pouvoirs quasi magiques. Un peu comme le sorcier du village qui réunit la tribu pour invoquer les esprits et résoudre les problèmes du village, les leaders syndicaux vouent à la « manif’ » des pouvoirs quasi magiques. Aussi le décompte des participants est-il important. On devra se contenter d’une approximation entre 1,2 million et 3 millions selon les « sources ». Est-ce que les « esprits » s’en contenteront ?

Ceux qui ne sont « pas v’nus pour se faire engueuler », ce sont justement ceux qui étaient  sur le bord du trottoir, interdits de participation afin de ne pas mélanger revendication syndicale et récup’ politicienne. Donc les états-majors des partis de gauche ont du se contenter de regarder passer. Ce qui a permis à la télé, toujours bien inspirée, de nous montrer un échange pas piqué des gaufrettes entre une manifestante et Martine AUBRY… échange qui illustre bien tout le chemin que le PS doit encore faire pour reconquérir le cœur des « masses laborieuses »… Pas gagné d’avance, surtout que cédant à la dernière mode « bobo », il s’est emparé comme cheval de bataille d’un sujet auquel le Français de base ne comprend pas grand-chose : « la liberté surveillée ».

Maintenant que le défilé a eu lieu qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire ?  "Un autre ! Un autre !" redemandent les plus motivés. Faut voir ! Combien faudra-t-il de réunion pour décider quoi et quand ? C’est que l’union est importante, mais fragile : elle cache des divergences qui peuvent s’étaler au premier faux pas.

Le rite en vaut-il la peine ? La crise économique provoque des incertitudes et évidemment ce climat entretient la grogne sociale. La France est ainsi faite, quel que soit le Gouvernement, et quelles que soient les décisions qu’il prend, aussi sensées soient-elles, la France exprime ses mécontentements en défilant sur les pavés de la République. N’acceptant les réformes que du bout des lèvres, elle ne s’est jamais affranchie de la surenchère des syndicats, d’autant plus véhémente que ceux-ci sont faiblement implantés. Heureusement, des patrons bien inspirés viennent à point nommer, par provocation, mépris ou maladresse, leur donner des arguments pour mobiliser les troupes. Contrairement aux autres pays d‘Europe, la France est l’otage de ses fonctionnaires et agents assimilés, toujours en première ligne, pour manifester s’il le faut « par procuration », à la place de ceux pour qui la grève est un « luxe » inaccessible. Il est vrai qu’eux ne risquent pas grand’ chose, excepté une perte de salaire, et encore, pas toujours.

La grève, la manif’ : contre quoi ? La mauvaise politique du gouvernement qu’on dénonce avant que les mesures aient produit leurs effets. Contre qui ? Nicolas SARKOZY évidemment, l’antisarkozysme étant devenu une posture morale suspectant tout ce qui touche à l’argent, aux entreprises, aux patrons, au pouvoir. Contre la crise ? Mais peut-on mettre sur le dos d’un gouvernement une situation qu’il subit et dans laquelle il n’a aucune responsabilité. La solution est mondiale et on se demande ce qu’apporte la manif’ dans cette affaire.

Ceux qui étaient au bord du trottoir auraient bien mérités de se faire engueuler, pour ne pas proposer autre chose que la protection des droits acquis et des avantages dont on peut lire la liste à travers les « touche pas à… » des slogans et des pancartes brandis par le défilé. 

                   

                                                                                     



PAUSE


                                                   

Prochain rendez-vous sur le bloc-notes le 25 mars

à bientôt,

                                P1010283 Daniel


                                                                                        


SOIREE "GRAINES D'ANGERS"



SOIRÉE-DÉBAT sur le thème :

 

Loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires :

Quelles conséquences pour la santé et ses acteurs

à Angers et dans son agglomération ?

 

le vendredi 20 mars 2009 à 20h00

à la Faculté de Médecine

rue Haute de Reculée à Angers

(Amphithéâtre Averroès)



voir détail en "chronique angevine de mars"

                                                                              


LES TROUVAILLES DE TRYPHON

                                                          

 

 

SOURIEZ VOUS ETES SUR LA PHOTO !

 

 

Vous ne pourrez plus vous rendre discrètement à une manifestation, vous croyant protégé dans l’anonymat de la foule. Pour les amateurs de fichiers ou pour identifier les fauteurs de trouble dans une tribune il y a désormais le « giga pan » !

 

« Céquoidon » ? - Un procédé de panoramique qui consiste à faire un plan général avec une multiplicité de photos. Plus vous zoomez, plus vous entrez dans les détails. Au point de reconnaître un visage dans la foule qui était à l’investiture d’Obama. Si vous ne me croyez pas, allez donc sur http://gigapan.org, vous serez édifié. Epoustouflant de précision et vertigineux !

 

Le système Gigapan réalise un énorme fichier à partir d’une sorte de pied robotisé qui s’adapte à n’importe quel appareil numérique. Il enregistre des dizaines de photos à des focales différentes tout en pivotant lentement. C’est un logiciel qui se charge ensuite de construire le panoramique. La photo de l’investiture d’Obama totalise 1 474 pixels et des centaines de clichés

 

On imagine toutes les utilisations que permet un tel système. Le citoyen lambda a du mouron à se faire si Big Brother décide de le surveiller. Mais, il faut raison garder et ne pas voir le pire partout.

 

Le concept a été développé par des ingénieurs de l’Université de Pittsburg en Pennsylvanie, en collaboration avec la Nasa et Google. D’ailleurs les clichés Gigapan sont de plus en plus courants sur les sites, à commencer par Google Earth. Si vous voulez vous équiper, il vous en coûtera moins de 400 $. Pas énorme et à la portée de beaucoup de bourses.

 

A propos, j’offre un caramel mou à celui qui trouvera « Ségo » dans la foule qui assistait à l’investiture d’Obama.

 

Bon courage !


                                                                       

      


L’ARGENT DES FRANCAIS (Jacques Marseille)


  L'argent des Français001                                                                      

 

 

Puisqu’il est à nouveau question du bouclier fiscal et que certains le remettent en cause, voilà une analyse sur le système d’imposition français faite par Jacques Marseille dans son dernier livre. Des constats qui déroutent où l’on découvre que même des pauvres ont bénéficié du bouclier fiscal, au royaume d’UBU.

 

« Le bonheur est dans le bouclier. P.260.

            C’est même le bouclier fiscal tant fustigé par la gauche qui bénéficie aussi aux pauvres ! Ainsi, selon les statistiques fiscales, dont la lecture est toujours à recommander à ceux qui veulent dépasser les mythes, 234 397 ménages pourraient bénéficier en 2008 du nouveau bouclier fiscal fixant l’imposition maximale possible (y compris la CSG, la CRDS et les taxes foncières et d’habitation) à 50% des revenus. Sur ces 234 397 ménages, les « super-riches » ceux dont le patrimoine est supérieur à15,3 millions d’euros et les revenus supérieurs à la dernière tranche de l’impôt sur le revenu -41 297 euros par part-, sont exactement 1001, et le manque à gagner de ce nouveau bouclier pour le Trésor serait –si tous réclamaient la restitution de l’impôt trop versé- de 263 millions d’euros A l’opposé de l’éventail de la richesse, les ménages pauvres qui pourraient eux aussi bénéficier du bouclier sont 194 136 ! Ce sont les ménages qui ne sont pas assujettis à l’ISF et dont les revenus inférieurs à la dernière tranche -3 191 euros par part-, ne sont pas imposables. De vrais pauvres, dont le cas -présenté par Bercy- de cette mère célibataire élevant seule son enfant est exemplaire. Disposant d’un revenu annuel de 10 500 euros, dont 8 700 non imposables au titre de l’allocation de parent isolé, elle paie 100 euros de taxe d’habitation et 1 400 euros de taxes foncières. Ses revenus imposables sont donc de 1 800 euros (10 500 – 8 700). Comme elle paie 1 500 euros d’impôts locaux et fonciers, le bouclier fiscal s’applique. Le fisc lui restituera donc 600 euros (1500 – 1800 / 2). Au total le manque à gagner pour le Trésor sera de 108 millions d’euros.Certes, chacun de ces ménages pauvres ne se verra& restituer en moyenne qu’un peu plus de 500 euros, alors que la somme restituée aux 1000 riches sera de 260 000 euros. Reste qu’en l’occurrence, le bouclier fiscal qui a tant alimenté les chroniques devrait faire plus d’heureux chez les pauvres que chez les riches. Comme le souligne Richard Layard, le bonheur de chacun ayant la même valeur, la meilleure des politiques est celle qui favorise le bonheur du plus grand nombre. Or, sans aucune contestation possible, 194 136 font bien plus que 1001. Dix mille sept cents Réunionnais titulaires du RMI ont d’ailleurs demandé en 2008 à bénéficier du bouclier fiscal ! A la Réunion, décidément, le fisc est populaire …. »

 

Déroutant ? pas vraiment. Pour l’ISF (Incitation à Sortir de France), c’est encore pire !

 

Pour terminer, je vous livrerai cette réflexion de Jean Fourastié que Jacques Marseille nous rapporte. Il l’écrivait au terme de la plus formidable croissance du niveau de vie que la France eût connue (Les trente glorieuses) : «  Au cours de ces trente années, la France a brillamment et rapidement terminé la réalisation de son espoir d’affranchir son peuple des grands ravages physiques de l’humanité… : c’est un succès. Mais elle a tenté en outre de réaliser, par ce progrès physique même, l’harmonie sociale et le bonheur personnel : c’est un échec… On commence à se rendre compte aujourd’hui que le bonheur, sentiment très lié à l’ardeur de vivre, est un sentiment global…, est donné sans calcul à ceux qui ne le recherchent pas… Le bonheur n’est donné qu’à ceux qui acceptent les privations, les contraintes, la souffrance, le sacrifice ; à ceux qui possèdent l’abnégation, l’aménité, la courtoisie ; à ceux qui cultivent la charité ; à ceux qui se gênent et se dévouent, à ceux qui respectent et admirent, à ceux qui croient toujours recevoir plus qu’ils ne donnent ; à ceux qui ont du courage et de la vertu. »

 

Il pensait son discours démodé. Force est de constater qu’il n’a jamais été aussi actuel.

 

                                                                             


LA SEMAINE D’ARCHIBALD


                                                           

 

LECTURES… On nous rebat les oreilles d’une soi-disant initiative originale des chercheurs protestataires qui ont procédé à Toulouse, à une lecture publique de passages de la Princesse de Clèves,  livre que le Ministre aurait jugé inutile à notre culture contemporaine. On ne relèvera pas la volonté de dénigrement. Mais les Toulousains retardent : cette même initiative avait été prise il y a plus de 15 jours par les étudiants de Science-Po, à Paris. France Info ne semblait pas s’en souvenir.

CATHO. Pendant ce temps-là à la Catho d’Angers, dont c’était les portes ouvertes ce week-end, on se déclare prêt pour les « Masters » de formation des professeurs. Il faut dire que dans cet établissement, on ne rigole pas avec l’efficacité. D’autant plus qu’en la matière, elle a une réputation à défendre depuis les travaux sur l’apprentissage du savoir d’Antoine de La Garanderie.

OTAN. N’en déplaise aux nostalgiques des années 60, la volonté de Nicolas SARKOZY de faire réintégrer la France complètement dans l’OTAN est approuvée par 58% des Français. Un sondage qui tombe bien, au moment où le débat doit avoir lieu à l’Assemblée Nationale.

ERIKA III. Le Parlement européen a définitivement adopté le paquet législatif « Erika III ». A partir de 2011, tous les navires qui feront escale dans les ports de l’Union devront être inspectés, en commençant par les plus vétustes. Et des audits de sécurité devront être effectués sur les flottes des pays de l’Union. Les bateaux ne répondant pas aux normes pourront être bannis des eaux européennes…

LIBERTE CHERIE… Au PS on broie du noir ! On aurait un gouvernement qui attaque régulièrement « les libertés publiques » depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas SARKOZY. De quoi s’agit-il ? Des « peines plancher », de « l’extension de la rétention de sureté », du fichier « edvige »… Ouf, on a eu peur ! Martine AUBRY préfère les récidivistes en liberté et les violeurs remis dans la nature : c’est son affaire. Quant à la loi sur l’audiovisuel public, on sait ce qu’il en est : elle a été validée par le Conseil d’Etat. « Où est la France des Droits de l’Homme ? » demande-t-elle.  On a envie de lui répondre : « et celle des devoirs ? ». Tant que le PS n’aura que le mensonge organisé à proposer aux Français, il ne peut pas espérer être crédible. Voilà pourquoi 70% des Français ne lui font pas confiance.

FORTICHE.  Marc GOUA se satisfait de peu. Si on l’en croit, ce serait grâce à lui que la loi BACHELOT aurait été modifiée pour maintenir dans nos caves et foires nos traditions de dégustations. Adepte de la culture plaisir, ça on veut bien le croire, il n’a pas eu beaucoup d’efforts à faire pour que soit adopté l’amendement qui permet de limiter l’interdiction au cas « d’hyper alcoolisme et autre binge drinking ». Il n’est en effet un secret pour personne que Roselyne BACHELOT veillait au grain (de raisin). Forfanterie ou mousse, moi, ,j’appelle ça « enfoncer les portes ouvertes » !

POUSSIEREUX. C’est ainsi que Jean François KHAN qualifie les notables de l’UDF passés à l’UMP (en l’occurrence, Pierre MEHAIGNERIE, Hervé de CHARETTE et Philippe DOUSTE BLAZY). Toujours gentil avec les copains, le chroniqueur de Marianne ! Il faut dire qu’avec lui, le MODEM a récupéré un animateur tête de liste « sulfureux ». A tout prendre, je préfère la poussière que le soufre, c’est moins mauvais pour les bronches.

 

TONNERRE DE BREST

                                                                 


 

                                                       


        


MATRAQUAGE TOTAL !

                                                          

 

On matraque TOTAL tous azimuts, mais TOTAL se matraque elle-même !

La première réflexion qui vient à l’esprit est du genre : « Manque pas d’air ! ». A juste titre, l’annonce de notre société pétrolière, fleuron de l’économie française, de supprimer 555 postes, même s’il ne s’agit pas de licenciements secs, après avoir publié des bénéfices sans précédents, a de quoi susciter l’indignation. L’émotion a été suffisamment forte pour que même notre jeune Ministre de l’emploi, Laurent WAUQUIEZ, joigne sa voix au concert des condamnations véhémentes.

Certains médias qui cultivent leur hostilité quotidienne à l’économie de marché, fût-elle sociale, ne se sont pas privés de hurler avec les loups. Les spécialistes du misérabilisme  y sont allés de leur couplet contre ces grandes sociétés qui ne pensent qu’aux « super-profits » et qui oublient les salariés. On en regretterait presque de ne pas avoir cédé à l’idée (stupide) de surtaxer ce type de gros bénéfice. Comme si les salariés seraient mieux payés dans les entreprises au bord de la faillite. Et pourquoi pas la « nationalisation », hein ? C’est probablement le meilleur moyen de rendre cette entreprise profitable en entreprise déficitaire.

Dans tous ces commentaires, il est difficile de faire la part de ce qui relève de la démagogie et ce qui tient d’une culture indigente en matière d’économie. La France a tout intérêt à posséder des sociétés du calibre de TOTAL. Elles sont, quoi qu’on en pense, une garantie pour l’emploi et une source de revenus importants pour l’état. La suppression de 555 postes sur 5 ans, pour accompagner une restructuration commandée par l’évolution de la demande, n’a rien de scandaleux, quand on sait que dans le même temps, les millions d’€uros que l’entreprise va investir vont créer plusieurs milliers d’emplois. C’est de la saine gestion pour une entreprise de s’adapter pour rester en bonne santé. C’est pourquoi François FILLON a rectifié le tir. Après le temps de l’émotion, le temps de la raison.

Il n’empêche. La manière de Mr de MARGERIE n’y est pas. Avec son look de patron du 19ème siècle, et sa moustache méprisante, il étale un manque de sens commun qui relève du cynisme ou du manque de clairvoyance. Politiquement, la position de TOTAL voisine avec le degré zéro. Cette société qui sent déjà le souffre avec les pollutions de nos rivages, l’explosion d’AZF à Toulouse, sans parler de quelques affaires obscures dans le passé, devrait tenir un peu plus compte des réalités : c’est qu’il y a une crise. On ne peut pas dans un tel contexte y être « totalement » indifférent.  Cette entreprise occupe le tout premier rang en France, et de surcroît joue un rôle stratégique en matière d’énergie, elle ne peut donc pas se comporter comme une PME menacée de disparition. Elle a une responsabilité politique et morale qu’aujourd’hui elle n’assume pas. On a envie de lui crier : « Quoi, sur 14 milliards de profits, il n’y aurait pas deux ou trois millions pour la paix sociale ? ». Nier la crise sociale et la souffrance des salariés rongés d’inquiétude pour leur fin de mois, c’est attiser la violence et nourrir l’exaspération. 

TOTAL mérite mieux. Ses patrons devraient veiller avec jalousie à sa réputation. On en est bien loin ! On ne peut que le regretter.


                                                                        




PUBLIC CONTRE SOCIETE CIVILE ?


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Les organisations syndicales appellent à une nouvelle journée d’action interprofessionnelle le 19 mars sur le thème de l’emploi, des services publics et du pouvoir d'achat. Elle fait suite à la mobilisation du 29 janvier dernier, à laquelle la « Fondation pour l’innovation politique » avait consacré une enquête mettant en lumière la complexité du jugement public sur les réformes en cours.

 

Aujourd'hui, la Fondation pour l'innovation politique publie une lecture de la situation sociale « Après le 29 janvier : la fonction publique contre la société civile ? » fondée sur l'analyse des résultats complets de cette enquête, par Dominique Reynié, Directeur Général, professeur des universités.

Cette lecture met au jour des aspects peu ou pas relevés jusqu'à présent :

·         La thèse de la « grève par procuration » est contestable.

·         Le soutien aux journées d'action recouvre une distinction entre « mécontents » et « inquiets ».

·         Cette distinction d'opinion renvoie à un clivage entre les salariés de la fonction publique et les autres actifs.

·         Le processus de dissociation de ces deux mondes sociaux, favorisé par la globalisation et précipité par la crise, conduit à l'émergence d’une « classe sociale étatique » dotée d'un pouvoir croissant.

Pour Dominique Reynié, « un conflit entre la fonction publique et le reste de la population active semble programmé si l'on fait l’hypothèse, d'une part, que les actifs exposés en appellent à l’État pour échapper aux menaces de la globalisation et traverser la crise qui commence et, d’autre part, que la mobilisation des moyens nécessaires pour répondre à leurs attentes commande de prélever une partie de la richesse nationale consommée par l’appareil administratif. Or, par son statut et par le poids stratégique de son activité, la fonction publique possède la capacité d’empêcher cette redistribution des richesses. Sans arbitrage en faveur des plus fragiles, ce conflit posera une question de justice sociale et, pour finir, un problème démocratique ».

Voila une analyse qui éclaire d’un jour particulier le rapport entre les salariés du public et ceux du privé, et d’une manière générale entre les fonctionnaires et le reste de la société civile. Ce décalage que décrit l’enquête de la Fondation est déjà ressenti pour les retraites comme une double injustice : durée du travail et taux de remplacement. On voit fleurir ces temps-ci des encarts dans la presse sur ce thème. Ce n’est pas un problème à prendre à la légère. Chacun sait que les gros bataillons du 19 mars se recruteront dans la fonction publique. Ce sont ceux qui ont le moins à perdre qui marcheront le plus ce jour-là. Ils seront rejoints par quelques bataillons du privé que les récentes provocations patronales, toujours adroit dans notre pays, décidément, auront motivés.

Pour autant, il n’y a pas grand-chose à en attendre. Le Premier Ministre préfère annoncer la couleur avant : il n’y aura pas de rallonge…. Qu’on se le dise. A défaut, marcher, c’est toujours bon pour la santé !


                                                                                                 




OTAN SUSPEND TON VOL ….

 

Le débat politique est trop vif pour être honnête. On touche à un symbole plus qu’à une réalité. Il est temps que la France pèse à nouveau sur les choix stratégiques d’une Alliance qui n’a pas le même rôle à jouer dans un monde multipolaire. Ce que fait le Président de la République n’est rien d’autre que rompre avec une hypocrisie. Au moins la nouvelle position sera-t-elle mieux comprise de tous ses partenaires européens dont 21 appartiennent à l’Alliance.  Ceux qui s’y opposent s’accrochent par posture à un symbole « d’indépendance » qui fait sourire depuis longtemps nombre de nos voisins.


                                                                                                              



 


CHAUD SHOW POUR L’EUROPE

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 P1030907          C’est devant une salle Lino Ventura comble que Christophe BECHU a lancé sa campagne pour l’élection européenne du 7 juin. Encadré par Elisabeth MORIN et Michel BARNIER, il a été accueilli par Marc LAFFINEUR, après que celui-ci ait rappelé l’importance du rendez-vous du mois de juin prochain.

Selon la formule, maintenant habituelle à l’UMP, pas de discours, sinon à l’occasion des questions posées par un panel de militants, assis sagement sur la scène, en face des personnalités.

 P1030913           C’est Christophe qui est interpelé le premier. Il profite de cette première question pour planter le décor : une élection sur fond crise financière devenue économique avec son onde de choc sociale. Il fait l’éloge de l’action du Président de la République qui a agi pour coordonner les réponses. Et les réponses à cette crise c’est le G20 avec une Europe qui parle d’une seule voix. Il n’a pas tort de placer le débat sur la politique nationale (pour ne pas répéter l’erreur de 2004).  C’est pourquoi il rappelle que les choix du gouvernement sont les bons choix : RSA, relance par les investissements qui sont des choix responsables à l’opposé du discours de l’opposition qui cède à la démagogie, et à la facilité pour flatter les électeurs. En la matière, il y a ceux qui parlent et ceux qui agissent.

 P1030917         Elisabeth MORIN est saisie d’une question en forme de provocation : « Dans la crise, où était le Parlement européen ? ». Réponse toute simple : « aux côtés de la présidence française ! » Et de rappeler que Nicolas SARKOZY est venu en octobre et en décembre devant l’assemblée européenne et qu’il y a été applaudi par tous les partis confondus, sauf les députés français du PS….Ce n’est un secret pour personne que l’Europe déchire le PS. Quant à la crise, l’assemblée vient de voter un plan de relance axé sur l’emploi et la protection sociale et appuyé sur le fonds d’ajustement à la mondialisation (cher à Roselyne BACHELOT) : 500 millions d’euros y seront consacrés. Et ce plan va stimuler l’investissement par le truchement de tous les « fonds » européens pour activer la dynamique des territoires. Un plan voté à l’unanimité.

  P1030922            Quand Michel BARNIER prend la parole, c’est pour souligner l’importance de l’Europe face aux désordres du Monde. Depuis la chute du mur de Berlin, le monde est devenu complexe sur le plan politique, et la problématique du réchauffement climatique, la plaie du terrorisme sont venus s’y ajouter. L’Europe a un rôle à jouer. Se projetant dans 20 ans, le Ministre nous fait un tableau des puissances qui seront « autour de la table ». Qui, face aux USA, la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie ? Qui, sinon l’Europe dont aucun des états n’a la taille pour rivaliser avec ces puissances. Une Europe qui entre temps aura perdu 70 millions d’habitants quand d’autres en auront gagner 100. Nous avons le choix : être spectateurs de notre avenir ou acteurs.  L’Europe est la réponse. L’Europe peut agir pour mettre de l’ordre dans ce monde. « Un ordre juste » précise Michel BARNIER. Et de définir les contours de cette Europe qu’il appelle de ses vœux : un rassemblement fort des 27 nations qui la compose. « BARNIER incarne l’Europe ». On le sent passionnément patriote et en même temps résolument européen. C’est de gens comme lui dont nous avons besoin à Strasbourg et à Bruxelles.

 Drapeau européen         Changer l’Europe, c’est possible. Nicolas SARKOZY a montré la voie. Il faut voter pour envoyer au Parlement des députés qui soutiendront l’effort entrepris.

En conclusion, Elisabeth MORIN invitera à retrouver « l’esprit Europe » qui a animé notre génération et Christophe BECHU appelle à la mobilisation pour mener une campagne de terrain et de conviction.

Le 7 juin, je vote !!!!


                                                                                                                         


LES AUTOROUTES DE LA MER

   Autoroute de lamer                                                                                                                                                                                                                                              


Voilà une bonne nouvelle pour la planète !

 

L’ouest et le sud de la Bretagne, Rennes et l’Ile de France vont avoir un débouché vers l’Espagne avec des navettes maritimes pour transporter les camions. Ce sont plus de 100 000 véhicules par an, soit 300 camions par jour qui embarqueront ou débarqueront à Saint-Nazaire. Deux lignes vont se mettre en place : St-Nazaire-Giron avec le groupe Louis Dreyfus associé à l’italien Grimaldi et St-NazaireVigo avec l’espagnol Acciona. Ce dernier envisage de prolonger à terme jusqu’à Algésiras et se positionne pour une liaison Le Havre-Vigo. C’est une première étape.

 

C’est par une déclaration commune signée par Dominique BUSSEREAU et Magdalena ALVAREZ, ministres des transports dans les deux pays, que ces deux autoroutes de la mer ont été lancés. Les deux projets doivent encore être validés par les parlements de chaque pays. Les Etats verseront une somme de 15 millions d’euros chacun, sur cinq ans, pour le démarrage de chaque liaison.

 

A terme, c’est un objectif de 300 000 camions par an qui est visé. L’exploitation débutera avec une rotation par jour. Vers Vigo, seules les remorques embarqueront. Vers Giron, les transporteurs auront le choix entre la remorque seule ou le transport accompagné. Il faut savoir que le voyage durera moins de douze heures : plus rapide que par la route, et en plus cela permet d’absorber le temps de repos obligatoire du chauffeur. Le terminal routier de montoir, à Saint-Nazaire, est prêt avec une deuxième passerelle opérationnelle. Et, soulignent les responsables, il y a encore de nombreux terre-pleins disponibles.

 

La mise à flot de la première navette doit intervenir dans le courant du dernier trimestre 2009.

 

Avec la concrétisation de ce projet, c’est une décision de plus du Grenelle de l’environnement qui prend corps.


                                               

                                                                        


BECHU LANCE SA CAMPAGNE

   Drapeaux européens                                                       

le rendez-vous est fixé à

mercredi 18H30, salle Lino Ventura à AVRILLE.

Christophe BECHU sera entouré pour l'occasion de  :

MICHEL BARNIER, Ministre de l'Agriculture, mais chef de file national de la campagne européenne de l'UMP

Elisabeth MORIN, députée sortante.

Un événement à ne pas manquer.
Venez nombreux !


        


                                                                                 Drapeau européen                                                                         


PLEINS D’TALENTS !

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Voilà une initiative qu’on attendait depuis longtemps. J’en avais rêvé, Nedjma l’a prise ! Vous ne connaissez pas Nedjma ? C’est grave pour vous. Parce que vous ne savez pas ce que vous perdez. Je passe sur son rire lumineux dont elle vous gratifie en toutes circonstances. Nedjma fait partie de ces nouvelles têtes qui siègent au Conseil Municipal d’Angers (et à l’agglo). C’est une bosseuse et une « entrepreneuse » qui va au bout de ses idées. Elle aime mettre en pratique.

Ainsi, elle a récemment organisé avec succès une rencontre entre de jeunes porteurs de projets et une dizaine de patrons au centre Jean Vilar à la Roseraie. Une première et une réussite ! Ce n’était pas évident, d’emblée, de faire venir des jeunes plutôt méfiants depuis qu’ils galèrent sans qu’on daigne les prendre en considération. Il ne s’agissait pas de faire de « l’embauche-testing » mais d’apporter conseils et aides au montage. Nedjma Bou Tlélis est elle-même chef d’entreprise : elle sait de quoi elle parle. L’opération, elle l’a montée dans le cadre de « Graines d’Angers », une association qui veut non seulement « semer le débat » mais prendre des initiatives utiles dans tous les domaines de la vie communale.

Les jeunes ont pu échanger pendant plus de deux heures avec les patrons présents. Tous les sujets ont été abordés : recherche de stage, de formation en alternance, création d’entreprise, … La session ayant marché, d’autres seront organisées dans les autres quartiers. « Nous allons faire cinq éditions dans l’année. Dans tous les quartiers, il y a des talents » conclut Nedjma.

Nous lui souhaitons bonne chance.  On n’a pas fini d’entendre parler de « Graines d’Angers »…

                                                           

                                                                   


LA SEMAINE D’ARCHIBALD

                                                                           

BIEN VU. Les observations du CREDOC le confirment, ce sont les classes moyennes qui ont leur budget le plus plombé par les dépenses « contraintes » : logement, alimentation, transport, etc… dont les factures augmentent plus vite que leurs revenus. Ce sont ces personnes qui disposent du revenu médian, qui gagnent trop pour obtenir les dégrèvements et « allocations » et pas assez pour pouvoir partir en vacances, qui sont visées par la dispense de paiement des deux tiers provisionnels. Une manière de soutenir la consommation d’une partie non négligeable de la population.

PARCOURS DE DECOUVERTE. Le PS a gardé l’idée des « parcours de découvertes » chers à Jacques LANG. Au nom de cette belle idée pédagogique, on fait passer Vincent PEILLON du Nord –Ouest au Sud-Est. De la Picardie aux bouches du Rhône. On ne sait pas si dans le paquetage fourni, il y a une boussole. Par contre, on s’est bien aperçu que les décisions de la patronne qui célébrait naguère « l’unité retrouvée » ne faisaient pas l’unanimité dans les chaumières socialistes…

PS… SUITE. Dans le Maine et Loire, c’est (Jean-)Noël avant l’heure. Le 1er fédéral du secteur sort de son silence pour nous aligner toutes les contre vérités et autres mensonges de la maison mère : sur le plan de relance ou sur la loi BACHELOT. Concernant cette dernière, on y dénonce tous les faux problèmes dans lesquels le PS se complait : « logique comptable » qui nuirait au service à la population, « tarification à l’activité » dont on annonce sans vergogne qu’elle privilégierait les activités les plus rentables, « suppression d’emplois ou encore des petits hôpitaux » alors que c’est absolument faux. Mais refuser la gradation des soins et les « communautés hospitalières de territoire » c’est au contraire accepter que des personnes continuent de recevoir des soins dans des établissements aux plateaux techniques dépassés et aux équipes soignantes n’offrant pas toutes les compétences. Faire croire aux Français qu’on a les moyens d’offrir le top du top partout jusque dans le moindre hôpital de proximité, c’est leur faire prendre des vessies pour des lanternes.

EH…GUILLON. Grave débat la semaine dernière autour du « dérapage » de Stéphane GUILLON sur RTL glosant lourdement à propos de la sexualité de DSK. Si cela avait été fait avec talent, personne n’aurait moufté. Mais voilà, aujourd’hui on croit qu’il suffit de manier l’irrévérence et l’impertinence méchante pour que ce soit de l’esprit. On dit l’impertinent, héritier de Desproges ou de Bedos. Il en est loin. Mais on a l’humour qu’on peut. Notre époque aculturée est en manque de repères intellectuels et culturels. Que reste-t-il à l’humoriste pour faire rire : la méchanceté et tout ce qui est sous la ceinture. Plus facile de s’adresser à la partie cul qu’à la partie tête. De ce point de vue, le dit Stéphane GUILLON fait bien partie de notre époque...

SCOOP.  Le festival éponyme d’Angers a du plomb dans l’aile, depuis que le Maire a décidé de tailler dans les dépenses culturelles pour faire des économies (au fond, c’est courageux !). C’est 140 000 € en moins qui risquent de peser lourd dans le budget de l’évènement. Par contre, le festival « Premier plans » sauve sa peau. Les raisons avancées pour départager les manifestations sont aussi convaincantes que l’alibi d’un gangster corse. La vérité c’est qu’Alain LEBOUC n’est plus en odeur de sainteté depuis qu’il a plus ou moins soutenu Christophe BECHU.  Il y a des choix qui ne paient pas ou qui coûtent cher, (comme on veut) !

ZIZANIE. Je lis dans mon journal favori que des sangliers ont semé la « zizanie »au stade de la Goducière à Trélazé. Tiens, me suis-je étonné. Comment cela a-t-il pu se faire ? J’ai donc lu l’article avec une certaine curiosité pour constater qu’il n’y avait nulle part référence à une dispute ou une mésentente. L’auteur a confondu « zizanie » avec « pagaille ». Rien à voir,

TONNERRE DE BREST !!!


               

                                                                                                                             


 


L’ARGENT EST A NOUS !

   Jego                                                                

 

Près de 850 millions d’euros pour l’outre-mer

 

Yves JEGO a tenu une conférence de presse sur les évolutions du projet de loi relatif au développement économique de l’outre-mer, les chantiers ultramarins de la relance, et le plan de soutien à l’activité et de relance après la crise aux Antilles.

A cette occasion il a rappelé les engagements de l’Etat en faveur de l’outre-mer au titre du projet de loi relatif au développement économique de l’outre-mer (lodeom) et de la politique de relance, pour un montant global de 847,90 millions d’euros.

 

Les mesures actées sont :

-  la revalorisation de l’allocation logement ;

-  le versement d’une prime exceptionnelle de 200 euros en avril à 242 000 familles ;

-  la mise en place du RSTA en attendant l’entrée en vigueur du RSA en outre-mer ;

-  la hausse de 20 % de la prestation de restauration scolaire ;

-  le renforcement du soutien aux personnes âgées démunies et handicapées ;

-  l’extension du service militaire adapté ;

-  la "revalorisation des actions pour les entreprises et l’emploi contenues dans la lodeom", dont de nouvelles exonérations fiscales ;

-  l’abondement du fonds exceptionnel d’investissement pour permettre la sélection de nouveaux projets concernant l’indépendance énergétique et l’autosuffisance alimentaire ;

-  le financement de 100 projets ultramarins au titre de la relance ;

-  la mise en oeuvre d’une relance du logement social ;

-  le renforcement de la continuité territoriale, notamment via des mesures sur les billets d’avion actées en janvier.

 

En parallèle, pour aider les petites et moyennes entreprises à faire face aux conséquences de la crise, le secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-Mer a dévoilé une série de mesures d’urgence, dont notamment :

-  renforcer l’information sur la loi de sauvegarde des entreprises en vue de limiter les dépôts de bilan ;

-  offrir des aides douanières aux entreprises, comme annoncées par Eric Woerth ;

-  permettre l’étude au cas par cas du report du versement de la taxe d’apprentissage ;

-  faciliter le recours au chômage technique ou partiel ;

-  intensifier localement le plan de soutien aux PME, via l’instauration d’un numéro vert pour les entreprises en difficulté ou la création d’une médiation bancaire renforcée ;

-  relancer le crédit à court terme, au travers de garanties assurées par Oséo et AFD.

 

Si les Guadeloupéens chantent « La Guadeloupe est à nous », l’argent qu’ils vont toucher, lui, est à nous !

 

Il n’est pas interdit de dire « merki » !

                                            

              

                                                                                                                                          

                     



LE RAPPORT BALLADUR DANS LE DETAIL

  Balladur                                                                                  


Le comité sur la réforme des collectivités territoriales présidé par Edouard Balladur a remis, aujourd’hui, ses 20 propositions au chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy souhaite que la plupart des mesures soient reprises dans un projet de loi présenté avant l’été.

A la suite de la remise du rapport intitulé "Il est temps de décider" par Edouard Balladur, le président de la République a tracé les lignes de force du projet de réforme des collectivités territoriales :

-  la confirmation du rôle des communes comme échelon de base de l’organisation territoriale et de la démocratie locale - "pour cette raison investies, mais elles seulement, d’une clause générale de compétence - et répondant au besoin de proximité et d’identité" a indiqué le Président ;

-  l’encouragement - sur la base du volontariat - de la fusion de départements et de régions. "Notre découpage administratif, hérité de l’histoire, passe parfois à côté de certaines synergies, et surtout certaines de nos régions sont à l’évidence trop petites pour porter les politiques économiques dont nous avons besoin", a souligné Nicolas Sarkozy ;

-  le rapprochement des départements et des régions en les dotant des mêmes conseillers, "ce qui est le meilleur moyen, et au surplus le seul, de rationaliser la répartition des compétences, d’éviter que tout le monde s’occupe de tout, d’avoir des politiques plus cohérentes et de faire des économies sur les dépenses" ;

-  l’achèvement de la carte de l’intercommunalité, "car cela n’a plus aucun sens pour une commune de gérer seule certains services de proximité". Cette carte sera également simplifiée "en cessant de créer des "pays" et en organisant la fusion, chaque fois que cela est possible, des milliers de syndicats intercommunaux (Sivom et Sivu) dans les communautés de communes, d’agglomération ou urbaines. Le processus doit aboutir en 2014 ;

-  la création de métropoles qui prendraient la forme de collectivités territoriales à statut particulier.

 

Lors de son intervention, Le Président, qui a salué "le travail remarquable et l’implication" des membres du comité, a répété son engagement à mener la réforme des collectivités territoriales, jugeant, "qu’en ces temps de crise, il est indispensable de moderniser notre organisation locale, pour qu’elle soit plus efficace, plus réactive, plus démocratique, plus forte, et corrélativement moins complexe, moins coûteuse, moins lourde".

Affirmant qu’il n’était pas question d’interrompre la concertation, il a rappelé "qu’il convient aussi d’avancer, c’est le devoir du Gouvernement, et de décider, c’est le devoir de la démocratie", souhaitant, qu’"à partir d’aujourd’hui", la concertation soit "orientée vers la mise en œuvre des propositions".

Le chef de l’Etat a ainsi demandé "au Premier ministre, en lien étroit avec le Parlement, de procéder d’ici l’été à l’élaboration d’un texte reprenant les propositions".

 

Réforme des finances locales

A propos des questions financières qui, pour le chef de l’Etat, doivent être l’objet d’"un traitement spécifique, notamment parce qu’elles doivent être abordées en loi de finances", il a souligné les "points de consensus" entre le comité et le Gouvernement, notamment sur :

-  la suppression de la part de taxe professionnelle pesant sur les investissements ;

-  la compensation intégrale des pertes de recettes liée à cette suppression, pour laquelle Nicolas Sarkozy prend l’engagement solennel qu’elle sera financée "par des dotations budgétaires et par le transfert aux collectivités d’impôts économiques, tels que la cotisation minimale sur la valeur ajoutée ou la taxe sur les conventions d’assurance" ;

-  le maintien d’un lien fiscal entre les territoires et les entreprises ;

-  la "nécessité de limiter le cumul de différents pouvoirs de taux sur une même assiette d’imposition".

La réforme des finances locales sera néanmoins menée au même rythme que celle des collectivités, avec pour objectifs la "garantie de l’autonomie financière des collectivités locales", une plus grande "responsabilité dans l’évolution des dépenses", une réduction des "gaspillages", et "l’indispensable modernisation de la fiscalité locale pour la vitalité de notre économie".

Concernant la question de la collectivité unique en outre-mer, il a annoncé que cette mesure serait examinée dans le cadre des Etats généraux.

 

Grand Paris

De même, la question du Grand Paris fera l’objet d’une concertation spécifique, le président de la République ayant annoncé qu’il fallait "donner un peu plus de temps", même s’il "n’acceptera pas l’immobilisme".
Il faudra notamment prendre en compte les propositions de Christian Blanc en matière d’aménagement et d’infrastructures, la priorité pour l’Ile-de- France, ainsi que les résultats des travaux des architectes et urbanistes qui rendront leurs conclusions dans les prochains jours.



                                       

                                                                                                                              



SARKOZY-AUBRY : LE MATCH

 P1030292    Sarko relance 4                        

 

Pour qui le temps travaille-t-il ?

 

D’un côté, on assiste à une réunification du parti socialiste qui consacre la toute puissance de Martine AUBRY. Si l’on avait besoin d’une démonstration sur l’importance de tenir l’appareil, elle est faite. La direction du PS s’est donc « enrichie » de 31 nouveaux, ce qui, personne n’ayant démissionné, porte le nombre des membres du bureau à 80. Le ridicule n’est pas loin, mais ce n’est pas l’important. Peut-on pour autant parler de réconciliation entre Ségolène et Martine ? C’est cela qui serait la bonne nouvelle. Le geste de la 1ère secrétaire est plus politique qu’affectif. Elle a besoin, pour rendre crédible sa direction, d’associer au travail le courant de l’ancienne candidate. Eviter un schisme vaut bien une « messe » à 80. Il faut dire que le geste intervient au moment où Mme Royal s’est considérablement affaiblie, dépréciée par sa mise à l’écart et ses déclarations intempestives. Elle est donc bien aise de saisir la main « secourable » qui lui a été tendue.

 

Martine AUBRY, ayant neutralisé le Maire de Paris, muselé la gauche de Benoit Hamon, se paie le luxe de faire rentrer au bercail la brebis qui risquait de s’égarer et devenir incontrôlable. Avec sureté et méthode, la maire de Lille pave son chemin de 2012. Si elle manque de charisme, elle peut compter sur son image de « bosseuse », la fermeté d’un discours d’opposition jamais excessif, et surtout la trempe d’un caractère bien affirmé. Sa rivale aura bien besoin de revêtir l’armure de Jeanne d’Arc à qui elle se compare parfois. Condamnées à faire un bout de chemin ensemble, leur situation n’est pas si confortable que ça, alors que la crise leur déroule pourtant un tapis rouge. D’autant plus que d’autres ambitions commencent à percer…

 

De l’autre côté, le Président de la République, dont la popularité chute au fur et à mesure que le chômage monte, semble en difficulté. Beaucoup d’observateurs estiment qu’il n’est pas seulement victime de la crise, mais aussi de ses erreurs et de ses provocations. Voire ! Il faudrait aller bien vite en besogne pour croire qu’il n’aurait plus la possibilité de faire aboutir toutes les réformes.  Ce n’est pas parce que la mode est de tirer tous azimuts sur lui que la cible est atteinte dans la durée.

 

Les Français peuvent légitimement avoir une lecture brouillonne du flot de réformes entamées et non abouties. On est au milieu du gué. Ceux qui prônent de prendre du temps sont aussi ceux qui voudraient que le rythme ralentisse parce qu’ils ont du mal à suivre ou que certaines réformes ne se fassent pas. Le sentiment actuel se renforce aussi du cafouillage antillais dans lequel le Président ne s’est pas vraiment impliqué et dont les Ministres de tutelle n’ont pas trouvé la clé dans des délais convenables.  Peut-être, un peu comme le font les autruches en se fourrant la tête dans le sol, les Français aspirent-ils à une pause parce que la crise les effraie. En gros ils voudraient qu’on ne s’occupe que de l’emploi et du pouvoir d’achat, au moment où le gouvernement recule sur la réforme des lycées et des Universités. Il est vrai, le tableau de ce début d’année n’est guère favorable au gouvernement et au Président.

 

Mais c’est à la saison venue qu’on mesure la valeur de la récolte. Nicolas SARKOZY ne baisse pas les bras, parce qu’il sait qu’il est engagé dans une course contre la montre à la fois contre la crise  et pour l’aboutissement de ses réformes. Et il a encore des arguments dans la besace. Il sait que son plan de relance, qui va bientôt frémir de ses premiers effets, était le bon choix, étant donné le maintien de la consommation à un niveau satisfaisant, l’accroissement de l’épargne et la désinflation qui s’avère un allié utile pour le pouvoir d’achat. Il sait que les réformes permettront un redémarrage plus facile de la croissance de notre pays. Il sait, que le moment venu, quand il faudra commencer à reboucher l’immense trou que la crise aura creusé, elles rendront les efforts moins pénibles aux Français. En attendant, il aura encore de multiples occasions de montrer ses talents, à commencer par le sommet mondial du début avril.

 

Dans ces conditions, le temps est encore le meilleur remède. Ce temps qui permettra aussi de digérer la crise. Peu importe que l’opposition en fasse des tonnes à propos de toutes ses décisions jusqu’à la moindre. Etant très divisée elle-même, elle n’en tire guère profit, car les Français ne sont pas dupes. C’est le temps qui offrira à Nicolas SARKOZY l’occasion de se refaire une santé politique. Un homme de sa trempe n’a jamais dit son dernier mot.

 


                                                                                                                                


 


REGION A VENDRE !!!!

 


  EBay_Logo                                                                            


Un internaute anonyme se faisant passer pour Jacques Auxiette, président PS de la région des Pays de la Loire, a mis en vente Le "Palais de région des Pays de la Loire" sur le site d'enchères « e-bay » en précisant "cession pour cause réunification de la Bretagne". Ce gag a été relevé par l'AFP.

L'internaute a glissé dans le descriptif de l'Hôtel de Région le code postal "44=BZH", tag utilisé par les jeunes militants de la réunification, qui ont mené à plusieurs reprises des actions contre les biens de la région Pays de la Loire.

 

Le vrai Jacques Auxiette qui est opposé, à juste raison, au rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, et qui le fait savoir à qui veut l’entendre, s'est refusé à tout commentaire.

 

Il faut dire que l’idée a suscité un débat porté par les médias locaux à l’occasion de la publication des travaux de la commission Balladur.

 

"Du fait que l'objet mis en vente n'appartient pas au vendeur, nous allons très rapidement supprimer cette annonce", a précisé de son côté le site « e-bay ». A 18H30, quatorze enchérisseurs s'étaient déjà manifestés, faisant monter le prix de l'Hôtel de région à 401 euros, tout de même !

 

Je profite de l’occasion pour dire que tout le ramdam orchestré sur les soi-disant arrières- pensées de redécoupage pour nuire au PS est tombé de lui-même avec les termes mêmes du rapport de l’ancien Premier Ministre. Les choses ne pourront changer qu’en 2014, puisqu’il n’est pas possible de raccourcir les mandats actuels des Conseils Généraux qui courent jusqu’à cette date. Qu’il faille simplifier, c’est une évidence. On a trop d’échelons, trop de régions trop petites ; et les départements comme entité polyvalente sont obsolètes, vidés peu à peu de leur substance par les communautés d’agglomérations. Mais quand il faudra passer à l’acte… il y aura des grincements de dents et le « touche pas à mon écharpe » risque de devenir un sport national.

 

D’ici là, l’eau coulera sous les ponts !


                                                              

                                                                 


 

 


L’ARGENT DES FRANÇAIS

                                                         

 

Voici une suite au précédent article sur le livre de Jacques Marseille. Toujours sur les inégalités en France, un nouveau passage instructif.

« … A partir de 1968, essentiellement à cause de la forte revalorisation du salaire minimum puis du ralentissement de la croissance à partir des années 1970, les inégalités se réduisent à nouveau. En 1981, la part du décile supérieur, qui était de 33,9% en 1973 est tombée à 30,7%, celle du centile supérieur a régressé de plus d‘un point, de 8,9% à 7,5% et celle du millième le plus riche, de 0,6 à 0,5%. Le septennat de Valéry Giscard d’Estaing qui vit se réduire de manière spectaculaire la part du profit des entreprises dans la valeur ajoutée fut, de ce fait même, un septennat fort « socialiste ».

A partir de 1981, le mouvement de réduction des inégalités se stabilise et s’inverse même légèrement. La part du décile le plus riche remonte à 32,6% en 1990 pour se stabiliser à ce niveau depuis. Pour les hyperriches, dont la part était tombée à 0,5% en 1981, le pourcentage passe à 06% en 1989 –essentiellement à cause de la formidable hausse de la Bourse au cours du premier septennat socialiste- avant de retomber à 0,55% en 1998…

En fait, s’il fallait trouver une ligne de force à l’histoire du XXème siècle, c’est bien la paupérisation absolue des plus riches qui en serait l’axe majeur. Ce sont eux et eux seuls, qui, au cours de ce siècle tourmenté, ont vu leur revenu fiscal baisser en monnaie constante…Personne ne les plaindra mais l’historien se doit de le souligner. Gracchus Baboeuf l’avait rêvé, l’économie de marché l’a réalisé. ..

Effondrement des très haut revenus et progression forte du revenu et de l’héritage moyens, tels sont bien les éléments qui ont contribué à la formidable réduction des inégalités….Le fait le mieux établi est que la France a largement gommé, sur la durée, les inégalités les plus criantes. Pourquoi certains Français s’obstinent-ils alors à le nier tandis que, dans le même temps, semble exister un large consensus sur ces mêmes égalités, telles qu’on pouvait les mesurer il y a dix ans ? »

Bonne question, et ce n’est pas fini. Ce livre fourmille de constats surprenants qui démontent les croyances les plus avérées comme le fait que le passage à l’Euro a entraîné un hausse des prix….

A suivre donc !


                                                                                                                                



LA SEMAINE D’ARCHIBALD


                                                           

 

P1030891   GRAND JURY. Notre Ministre de la Santé était l’invitée dimanche dernier du Grand Jury TRTL/LCI/Le figaro. Quitte à passer pour un laudateur inconditionnel (j’assume), elle y a montré une fois de plus sa parfaite maîtrise du dossier de la santé dont elle connaît manifestement tous les recoins. Avec tact et pédagogie, elle a évacué l’inévitable question sur les Antilles en précisant quand même qu’elle « y consacrait deux fois plus d’argent par tête d’habitant » qu’en métropole. C’était surtout l’occasion d’enfoncer quelques clous contre la désinformation ambiante : « Bien sûr, l’Hôpital n’est pas une entreprise » et  évidemment les médecins garderont « un véritable pouvoir au sein des établissements » qui seront dirigés par un vrai directeur. Et encore : « Non, on ne fermera aucun hôpital, mais des communautés hospitalières de territoire devront se mettre en place… ».  Toujours courtoise, mais incisive à l’occasion, elle n’a laissé aucune question sans réponse. La langue de bois, Roselyne, elle connaît pas !

PRINCIPAL. La querelle de cette semaine a oublié le principal. On a fortement glosé dans les étranges lucarnes sur la nomination de François PEROL à la tête du nouveau groupe bancaire Caisse d’Epargne/BP. Une tempête dans un verre d’eau qui n’a pas beaucoup de mérite. Certes, on a le droit de s’accrocher aux principes comme les poux à la tignasse d’un clochard. Encore faut-il peser les arguments. Ce qui est très surprenant c’est que personne parmi les grands dénonciateurs du procédé utilisé par Nicolas SARKOZY, de Benoit HAMON à Jean ARTHUIS ou François BAYROU, ne s’est posé la question de l’intérêt que peut présenter la fusion ni celle de la compétence de Mr PEROL …Non seulement l’initiative n’est pas choquante, mais elle était nécessaire et urgente.

IGNORANTUS. César, comme Oscar, aura ignoré les « Ch'tis » de Dany. Peut être que c’est pas un grand film, savant, mystique, porteur d’une vision de l’être et du néant… Mais enfin, il a été validé par des millions de spectateurs qui l’ont vu avec plaisir. Ce mépris pour le « vulgum » est bien dans l’esprit de nos intello de la culture cinématographique (et pas seulement). Au moins, Dany BOON pourra toujours se consoler avec les 26 millions d’euros qu’il lui a rapportés, avec la satisfaction de savoir que c’est de l’argent du public, et pas de l’argent public…

O SEGO…Marbella, chi, chi ! Vie publique, vie privée, comme je veux quand je veux. Pas facile de suivre pour les paparazzis. La « dame aux caméras » prise en flagrant délit de vacances « bling-bling » (qu’on croyait réservées à Nicolas), au bras de qui elle veut (ça on s’en tape), va porter plainte contre le journal qui a publié les photos. C’est que ce serait une « entreprise de déstabilisation politique ». Qu’elle se rassure, elle n’a pas besoin de ça. Elle est suffisamment grande pour le faire toute seule.

VACHE QUI RIT. Le salon de l’agriculture qui vient de fermer ses portes a battu tous les records de fréquentation avec plus de 700 000 visiteurs et + 15% par rapport à l’an passé. A croire que la morosité des Français les prédispose au retour à la nature. Une occasion pour nos agriculteurs de vérifier qu’ils sont toujours aimé de leurs concitoyens, et pour les petits parisiens de découvrir que le lait sort des pis de la vache avant d’être enfermé dans un cube de carton.

PAS GENES. Les députés et sénateurs socialistes ont déposé un recours contre la loi BOUTIN devant le Conseil constitutionnel pour protester contre la suppression du maintien en HLM des locataires dont les revenus dépassent plus de deux fois le plafond des ressources. Seraient-ils parmi les 9000 ménages concernés ? Drôle de conception de la solidarité. Moi, je croyais que les habitats « aidés » c’était pour ceux qui en ont besoin !

 

TONNERRE DE BREST !