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HLM : VERS LA MOBILITE


                                                         

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Logement Logement Logement                                                 

C’est en partie la clé de la crise du logement. Si, dans les zones urbaines de forte densité, comme la région parisienne, il faut construire des logements parce qu’il en manque beaucoup, ce n’est pas le cas partout. Par contre, les HLM ne remplissent plus depuis longtemps leur rôle d’habitat social et de ce fait, beaucoup de nos concitoyens ne peuvent plus réaliser ce qu’il est convenu d’appeler « le parcours résidentiel ». Il est urgent de rétablir la mobilité qui n’est plus que de 9,4% par an, voire seulement 5% dans les zones de tension comme PACA, Rhônes-Alpes ou Ile-de-France.

Des ménages occupent aujourd’hui des logements alors que leurs revenus leur permettraient de rejoindre le parc locatif du privé voire devenir propriétaire. En restant sur place, ils ne permettent pas l’accès à ceux qui en auraient réellement besoin. De même, beaucoup de personnes occupent un logement devenu trop grand, parce que, par exemple, les enfants sont partis. Optimiser la taille d’un logement « aidé » relève du simple bon sens.

C’est pour essayer de fluidifier davantage le « turn over » dans les logements HLM, que Christine BOUTIN défend devant le parlement une loi sur « la mobilité pour le logement et la lutte contre l’exclusion ». Le texte remet clairement en cause le droit au maintien dans les lieux au sein du parc HLM. Mais d’abord, elle modifie le plafond de ressources de 10% de façon à ramener de 70% à 60% la proportion de personnes éligibles à un logement social. Ce qui devrait par ailleurs entraîner une hausse du supplément de loyer de solidarité (SLS), appliqué aux ménages dont les ressources dépassent de 20% les plafonds en vigueur depuis le 1er janvier.

Elle prévoit aussi que les ménages qui présenteront pendant deux ans des revenus supérieurs au double du plafond de ressources devront trouver un logement dans le privé dans les trois ans. Ils pourront rester dans les lieux si leurs revenus repassaient entre temps sous ce seuil.

Les personnes occupant un logement trop grand devront le quitter, sauf si l’un des occupants a plus de 70 ans ou présente un handicap. Le bailleur devra leur faire jusqu’à trois propositions de relogement, au plus loin dans une commune limitrophe, pour un loyer égal ou inférieur.

On le voit, la Ministre veut s’entourer d’un maximum de précautions humaines. Cela n’empêche pas la volonté de mettre fin à des situations qui sont parfois à la limite du scandaleux, de ménages qui occupent un logement HLM et sont propriétaire par ailleurs d’une résidence secondaire… Et pendant ce temps, des ménages modestes ne trouvent pas à se loger.


                                                                           

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