LES TROUVAILLES DE TRYPHON


                                                                            

 

 

Taxe « carbone » : y’a bonne !


L’idée d’une taxe « carbone » aux frontières progresse... mais ne fait pas l’unanimité. Cette taxe aux frontières des pays qui s'engagent sur des réductions d'émissions de CO2, relancée par Nicolas Sarkozy et évoquée par les Américains, est vigoureusement dénoncée par les grands pays émergents qui y voient une forme de protectionnisme.

Photographe : Mychèle Daniau AFP/Archives :: Cheminées d'usines en France

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Photographe : Mychèle Daniau AFP/Archives :: Cheminées d'usines en France

photo : Mychèle Daniau , AFP

Pour les pays ou les régions qui s'engagent sur des réductions chiffrées de leurs émissions de gaz à effet de serre - l'Union européenne l'a fait, les Etats-Unis y travaillent depuis l'arrivée de Barack Obama - un tel outil est légitime pour éviter un désavantage concurrentiel trop lourd par rapport à des pays tels que l'Inde ou la Chine.

"Il y a des pays qui ne respectent aucune des règles environnementales que nous imposons à nos entreprises", affirme le chef de l'Etat qui juge « normal » que ces pays paient une "taxe carbone", et mettant en garde contre un risque de « dumping environnemental ». De son côté, Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, a précisé que c’était une des réponses possibles dans l’hypothèse où il n’y aurait pas d’accord international à Copenhague en décembre.

Nicolas SARKOZY a rebondi sur un débat qui prend de l'ampleur outre-atlantique alors que son homologue américain s'est clairement prononcé en faveur d'un marché de "droits à polluer", à l'instar de ce qui existe en Europe.

L'enjeu est commercial, évidemment, mais aussi environnemental, pour éviter les « fuites carbone »:  cela ne sert à rien, en effet, de serrer la vis à un endroit donné si on délocalise et que les produits sont fait ailleurs sans aucune contrainte environnementale, quand on sait que le taux de concentration de CO2 dans l'atmosphère est uniforme. Mais l'idée provoque la colère des « grands émergents », désormais acteurs centraux des négociations climat (la Chine est devenue le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre devant les Etats-Unis).

« Le protectionnisme sous une bannière verte serait une évolution très mal venue », a mis en garde mardi à Washington le principal négociateur indien pour le climat, Shyam Saran, quelques jours après que le secrétaire américain à l'Energie, Steven Chu, ait évoqué cette hypothèse.

L'idée, appelée dans le jargon climatique « mécanisme d'inclusion carbone », n'est pas nouvelle : elle a été évoquée par Nicolas SARKOZY lors de sa campagne présidentielle et portée par la France lors des négociations de l'UE sur le paquet climat-énergie en 2008, sans faire l'unanimité parmi les 27. Certains craignent qu'elle déclenche une guerre commerciale. D'autres redoutent, si elle est agitée avec trop de véhémence de part et d'autre de l'Atlantique, qu'elle ne crispe des négociations qui s'annoncent d'ores et déjà extrêmement difficiles. Mais les pays ayant conservé une industrie y ont intérêt. Toute la difficulté tient dans la nécessité de parvenir à sa mise en place sans que cela soit vécu comme une menace par les pays qu’elle concernerait.

C'est l'avenir de la planète qui est en jeu à Copenhague, ne l’oublions pas ! rappellent de leur côté, inlassablement, les scientifiques. Selon les experts mondiaux du climat, afin de limiter la hausse des températures à 2° par rapport aux niveaux pré-industriels, les émissions mondiales de GES devront atteindre un pic aux alentours de 2015 puis baisser drastiquement à partir de cette date. La « taxe carbone » fait partie des outils de « contrainte » qui pourraient être mis en œuvre pour y parvenir.



                                                                                                                            

                              

         


LES AUTOROUTES DE LA MER

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Voilà une bonne nouvelle pour la planète !

 

L’ouest et le sud de la Bretagne, Rennes et l’Ile de France vont avoir un débouché vers l’Espagne avec des navettes maritimes pour transporter les camions. Ce sont plus de 100 000 véhicules par an, soit 300 camions par jour qui embarqueront ou débarqueront à Saint-Nazaire. Deux lignes vont se mettre en place : St-Nazaire-Giron avec le groupe Louis Dreyfus associé à l’italien Grimaldi et St-NazaireVigo avec l’espagnol Acciona. Ce dernier envisage de prolonger à terme jusqu’à Algésiras et se positionne pour une liaison Le Havre-Vigo. C’est une première étape.

 

C’est par une déclaration commune signée par Dominique BUSSEREAU et Magdalena ALVAREZ, ministres des transports dans les deux pays, que ces deux autoroutes de la mer ont été lancés. Les deux projets doivent encore être validés par les parlements de chaque pays. Les Etats verseront une somme de 15 millions d’euros chacun, sur cinq ans, pour le démarrage de chaque liaison.

 

A terme, c’est un objectif de 300 000 camions par an qui est visé. L’exploitation débutera avec une rotation par jour. Vers Vigo, seules les remorques embarqueront. Vers Giron, les transporteurs auront le choix entre la remorque seule ou le transport accompagné. Il faut savoir que le voyage durera moins de douze heures : plus rapide que par la route, et en plus cela permet d’absorber le temps de repos obligatoire du chauffeur. Le terminal routier de montoir, à Saint-Nazaire, est prêt avec une deuxième passerelle opérationnelle. Et, soulignent les responsables, il y a encore de nombreux terre-pleins disponibles.

 

La mise à flot de la première navette doit intervenir dans le courant du dernier trimestre 2009.

 

Avec la concrétisation de ce projet, c’est une décision de plus du Grenelle de l’environnement qui prend corps.


                                               

                                                                        


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TOUJOURS LE RECHAUFFEMENT

 

 

Le message de l'Année polaire internationale est fort et clair : ce qui arrive dans les régions polaires a des conséquences pour le reste du monde et nous concerne tous".

Photographe : Laurence Saubadu AFP/Infographie :: Carte de l'Arctique indiquant l'étendue minimale de la banquise en 1979 (année de référence) et en 2007

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Photographe : Laurence Saubadu AFP/Infographie :: Carte de l'Arctique indiquant l'étendue minimale de la banquise en 1979 (année de référence) et en 2007

photo : Laurence Saubadu , AFP

Photographe : Jim Elliott AFP/British Antarctic Survey/Archives :: Dislocation de la banquise en Antarctique en mars 2008

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Photographe : Jim Elliott AFP/British Antarctic Survey/Archives :: Dislocation de la banquise en Antarctique en mars 2008

photo : Jim Elliott , AFP

L'étude pour l'Année polaire internationale (API), menée sur le terrain en 2007 et 2008 par des milliers de scientifiques, a révélé que le réchauffement en Antarctique est "beaucoup plus étendu que prévu", tandis que les glaces arctiques diminuent et que la fonte du dôme de glace du Groënland s'accélère. La montée du niveau des mers et les changements de la température de leurs eaux annoncent des changements climatiques qui pourront être marqués par une augmentation des inondations côtières lors des tempêtes.

 

"Nous commençons à avoir des indices de changements des courants marins qui auraient un impact gravissime sur le système climatique mondial", a déclaré à la presse le directeur de l'API, David Carlson.

Les régions glacées des régions polaires sont considérées depuis longtemps comme l'un des baromètres les plus fiables des changements climatiques en ce qu’elles influencent les conditions générales des océans et de l'atmosphère. Les eaux océaniques autour de l'Antarctique se sont réchauffées plus rapidement que la moyenne mondiale, selon les premières conclusions de l'étude présentées par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Conseil international pour la science (CIS).

 

Outre l'accélération de la fonte de la couverture de glace du continent antarctique et au Groënland, les scientifiques ont confirmé une diminution de la glace de mer autour de l'Antarctique, tandis que celle de l’océan Arctique a diminué à son plus bas niveau depuis le début des observations par satellite. L'étude s'est  concentrée sur l'érosion des couvertures de glace en Antarctique et sur le Groënland car celles-ci représentent les plus importantes réserves mondiales d'eau douce. Quand elle a commencé voici deux ans, ces glaces étaient considérées comme assez stables en dépit de quelques signes préoccupants de fonte sur les marges. Elle montre aussi que le réchauffement du permafrost, les terres jusqu'ici constamment gelées, peut contribuer à accélérer le processus de changement climatique en libérant des gaz à effet de serre jusqu'ici piégés dans les sols. En effet, le permafrost recèle plus de puits de carbone que prévu, avertissent à ce sujet les scientifiques.

 

Enfin, les chercheurs ont découvert que le réchauffement climatique mondial a provoqué des changements significatifs dans la végétation arctique qui verdit ainsi de plus en plus. Les buissons gagnent sur les étendues d'herbe tandis que s'élève l'altitude jusqu'à laquelle poussent les arbres. De même, des espèces d'insectes et d'animaux remontent vers le nord.

Ces changements perturbent les espèces indigènes ainsi que les modes de chasse et de vie des populations autochtones.

 

                                                                                                            





LES TROUVAILLES DE TRYPHON


                                                                               

 

POURQUOI ON A FROID ET QUE LES GLACIERS FONDENT QUAND MEME !



La Niña est « en partie responsable de la vague de froid » qui s'est abattue cet hiver sur l'Europe occidentale, faisant plus de 80 morts depuis novembre. Cette vague de froid « s'expliquerait par un refroidissement de la surface du Pacifique équatorial que l'on appelle La Niña, " a expliqué l'OMM. En effet, la température moyenne mondiale en 2008 a été  légèrement inférieure à celles qui ont prévalu depuis 2000, en partie à cause de La Niña, et les mesures effectuées font état de températures de surface « inhabituellement froides » en décembre --inférieures à la normale de plus d'un demi-degré Celsius--. La Niña, et son corollaire El Niño, se caractérisent par des températures supérieures à la normale (Niño) ou inférieures (Niña), des eaux de surface dans les secteurs central et oriental de l'océan Pacifique tropical. Ces variations de températures sont étroitement liées à d'importantes fluctuations du climat dans le monde entier, même si d'autres facteurs entrent également en compte dans les phénomènes climatiques. Le phénomène climatique de La Niña est en train de s'affaiblir, a annoncé l'Organisation Météorologique Mondiale. On devrait retrouver des températures plus clémentes pour les deux mois prochains ….  

 

On a constaté aussi que les océans du globe sont de moins en moins capables d'exercer leur fonction de stockage du CO2, ce qui provoque une augmentation de la quantité de gaz à effet de serre larguée dans l'atmosphère, selon plusieurs études convergentes rapportées par le CNRS.


L'océan est le principal puits de carbone planétaire, mais depuis dix ans, il est de moins en moins capable de jouer ce rôle, au Nord comme au Sud. La capacité d'absorption de CO2 de l'océan austral, auparavant estimée à 500 millions de tonnes par an, serait en réalité dix fois moins élevée, selon les résultats des mesures récentes. Le phénomène serait lié à une intensification des vents qui font remonter des profondeurs vers la surface de grandes quantités de C02.

 

La diminution de l'efficacité de l'océan en tant que puits de carbone a également été constatée dans l'Atlantique nord. Mais dans l'hémisphère nord, on ne sait pas encore à quoi l'attribuer. « Cela pourrait être la circulation de l'océan qui a changé, une réponse des écosystèmes ou de l'activité biologique, mais on n'a pas encore d'attribution définitive », a déclaré Nicolas Metzl, de l'Institut Pierre Simon Laplace. « Ce ne sont pas des modèles, mais des observations », insiste le chercheur. Il rappelle que chaque année, 10 milliards de tonnes de CO2 sont injectées dans l'atmosphère par les activités humaines, contre 6 milliards dans les années 90 .

 

Alors que l'océan perd parallèlement de sa capacité d'absorption, son efficacité en tant que puits de carbone, estimée auparavant à environ 30%, tombe à moins de 20%.

 

Vous aurez compris que le rejet de CO2 par les océans contribuent au réchauffement climatique pendant que « La Niña » nous refroidit… Allez comprendre !

         

                                                            

       


RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?


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Pendant que nous avons un hiver à peu près normal, en précipitations et en températures, nous laissant penser que le réchauffement climatique dont on nous rebat les oreilles, connaîtrait des sautes d’humeur après la fonte record de la banquise, la Chine connaît une sécheresse dramatique, notamment au nord de Pékin, tandis que l’Australie bat des record de températures jamais vues depuis des décennies.

 

Ce continent, en proie à des incendies meurtriers, est le pays habité le plus sec au monde avec un environnement naturellement propice aux feux, mais les effets du réchauffement climatique sont de nature à décupler leur gravité, ont averti des experts.

"Le réchauffement, le climat et la sécheresse modifient la nature, la férocité et la durée des feux de brousse", a expliqué Gary Morgan, chef du Centre de recherche Bushfire Coopérative de Sydney. "Les feux du week end dernier illustrent la nécessité de recherches scientifiques pour améliorer notre compréhension des nombreuses incidences qu'ont ces feux", a-t-il ajouté.

 

L'Australie est en effet la proie des incendies les plus meurtriers de son histoire qui ont coûté la vie à au moins 200 personnes dans le sud-est du pays, avec des conditions climatiques extrêmes jamais observées. Le mercure a frôlé samedi les 47° près de Melbourne, un record pour un mois de février. "C'est sans précédent", a souligné Mark Adams, spécialiste des incendies à l'université de Sydney. Les flammes se sont propagées à la faveur d'un dangereux cocktail : des températures record, une sécheresse inédite et des vents violents.

 

Et tandis que les feux ravageaient des milliers de kilomètres carrés au sud, l'Etat du Queensland (nord-est) a connu récemment un épisode d’inondations provoquées par des pluies diluviennes à la suite de cyclones.

 

"Nous n'avons pas encore assez de preuves pour expliquer pleinement ce qui s'est passé ces derniers jours en matière de réchauffement climatique, mais tous les éléments scientifiques dont nous disposons jusqu'à présent démontrent que nous pouvons nous attendre à des conditions météorologiques extrêmes dans les années à venir", a averti M. Adams. L'Australie a connu en 2007 une sécheresse historique. Selon les services de météorologie australiens et l'Organisation fédérale pour la recherche scientifique et industrielle (CSIRO), qui ont établi un scénario catastrophe en lien avec les effets du réchauffement, le nombre de jours durant lesquels les incendies présenteront un danger extrême risque de doubler d'ici 2050.

 

L'organisation écologiste Greenpeace a de son côté établi des prédictions pessimistes pour le pays-continent en lien avec les effets du réchauffement : "l'Australie risque des épisodes de sécheresse plus fréquents, des températures plus élevées, des feux plus intenses, de même des cyclones et des inondations aux conséquences plus lourdes. L'échelle de la tragédie devrait être un aiguillon pour les responsables politiques sur la nécessité de s'attaquer de façon urgente au réchauffement climatique", a estimé l'un des responsables de campagne de l'organisation.

 

Ces températures présagent-elles un retour du courant El Nino, avec une intensité plus grande ? Nous le saurons bientôt. Tous ces dérèglements du climat de la planète plaident pour des actions fortes et rapides. Espérons que le prochain sommet mondial consacré au climat, alarmé par tous ces drames, en tirent les bonnes conclusions.


                                                                 

         

 


LES TROUVAILLES DE TRYPHON

 

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LA GLACE AUGMENTE AU POLE SUD

 


En matière de réchauffement climatique, l’antarctique fait presque figure d’exception, à une précaution près : c’est le continent le plus méconnu car jusqu’à présent le moins exploré de la planète.

« Les explorateurs et les scientifiques ne l’ont découvert que relativement tard, donc, nous n’avons pas beaucoup de recul » prévient d’entrée David Salas. « Les données dont nous disposons datent de la dernière année polaire internationale (1957-58). Mais ce que l’on peut dire, sur ces 50 dernières années, c’est qu’on a l’impression que le système climatique de cette région est encore isolé du reste du monde. En effet, si l’antarctique ouest, notamment la péninsule antarctique – la partie qui remonte vers la pointe de l’Amérique du Sud -, s’est légèrement réchauffé, sa partie orientale, soit pratiquement les deux tiers du continent, s’est au contraire plutôt refroidie. Il faut dire que c’est une énorme masse inerte (14 millions de km²), recouverte d’une couche de 2 à 3000 m de glace et qui stocke 90% de l’eau douce terrestre. Si tout fondait, les océans monteraient de 60 mètres !

L’antarctique n’échappera certes pas au réchauffement. A l’horizon 2100, les projections de modèles climatiques montrent une élévation de température de 3 degrés. Cependant, avec des moyennes actuelles de -50 à -60° dans sa partie centrale, il continuera à y faire très froid. Effet étonnant du réchauffement entraînant une intensification des cycles hydrologiques : ce continent connaîtra davantage de précipitations et stockera encore plus de neige et de glace. Ainsi, l’antarctique contribuera à faire baisser d’1 millimètre par an le niveau des océans, une contribution négative plus que compensée par la fonte des glaces en arctique et la dilatation des océans ».

(extrait d’un article sur les icebergs rencontrés sur la route du Vendée Globe.)

                                                                     


L’EUROPE AU CHEVET DE LA PLANETE

                                                                           

                                           

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La communauté internationale a été prévenue à l'ouverture de la conférence de l'ONU sur le changement climatique à Poznan (ouest de la Pologne), qu'elle avait un an pour se rassembler afin de sauver la planète d'un réchauffement fatal. Il s'agit de conclure, fin 2009 à Copenhague, un accord global ambitieux afin d'enrayer le changement climatique, malgré le difficile contexte de crise financière.

                           

Devant quelque 9.000 délégués de 185 pays réunis jusqu'au 12 décembre pour la 14è conférence des Nations unies sur le changement climatique, l'hôte de la réunion, le ministre polonais de l'Environnement Maciej Nowicki, a jugé que "l'humanité par ses comportements a déjà poussé le système de la planète Terre jusqu'à ses limites".

                                  

Pour sa part, le président du Groupe d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), le Prix Nobel de la Paix 2007, Rajendra Pachauri, a également rappelé les dégâts de "l'inaction" : 4,3 à 6,9 milliards de personnes supplémentaires, vivant dans les grands bassins fluviaux, risqueraient d'être affectées par les sécheresses, "presque la majorité de l'humanité", a-t-il affirmé.

                                            

En décembre 2007, la conférence de Bali avait arrêté une "feuille de route" devant mener les 192 Etats signataires de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (CNNUCC) à la conclusion, fin 2009, de nouveaux engagements contre l'effet de serre. Des engagements renforcés et élargis afin d'inclure les Etats-Unis et les grandes économies émergentes, dont la Chine, devenue premier pollueur mondial. A ce jour, seuls les 37 pays industrialisés (tous, sauf les Etats-Unis) qui ont ratifié le Protocole de Kyoto sont soumis à des contraintes de réduction de leurs émissions polluantes sur la période 2008-2012.

                                             

"Le travail qui vous attend est à la fois difficile et critique : mais en chaque difficulté gisent des opportunités, si vous savez vous concentrer sur ce qui vous unit plutôt que sur ce qui vous divise", a rappelé le secrétaire exécutif de la Convention Yvo De Boer. "Vous avez un an devant vous d'ici Copenhague. L'heure tourne. Il faut passer à la vitesse supérieure", a-t-il répété, reconnaissant cependant que la crise financière allait compliquer la tâche : il faut mobiliser les ressources financières à l'échelle requise et cela constituera un véritable défi.

                                       

"En dépit ou grâce à la crise, nous ne pouvons nous permettre de ralentir le pas", a également plaidé Brice Lalonde, ambassadeur de France pour le climat. I a aussi estimé que Poznan arrivait à un moment compliqué de la négociation, en évoquant la difficile conclusion du Plan climat européen (-20% de gaz à effet de serre en 2020), qui divise les Etats membres, et la transition aux Etats-Unis, où Barack Obama succèdera à George W. Bush le 20 janvier. "Disons qu'il nous manque ici une importante équipe de négociateurs", juge M. Lalonde, en attendant l'entrée en fonction en janvier de la nouvelle administration Obama, nettement mieux disposée en faveur du climat.

                                                 

Déjà, un délégué américain de l'équipe sortante, Harlan Watson, a évoqué un "large consensus sur d'importantes questions internationales" avec M. Obama et a promis de "contribuer positivement de façon à ce que la prochaine équipe puisse ramasser la balle et la relancer".

                                        

Il faudra suivre avec intérêt les conclusions de cette conférence dont le succès est indispensable pour aborder la suite du protocole de Kyoto à Copenhague l’année prochaine.

                                                                        

                                                   


L’OPPORTUNITE

                                                                                                    

Grenelle  

                                                                                  

La croissance verte, c’est une réalité. Mais il serait plus exact de dire que la mutation écologique de notre société sera à l’origine de la création de richesses. Des outils sont déjà en place comme le fonds doté de 400 millions d’euros sur 5 ans pour financer le développement du véhicule du futur, le biocarburant de 2ème génération et le stockage du CO2. De même un fonds de 330 millions sur 3 ans a été mis en place pour soutenir les projets de production de chaleur collective à partir d’énergies renouvelables. Comme l’a annoncé Jean-Louis BORLOO, l’effort et les investissements consentis pour la rénovation des bâtiments, les transports propres, les énergies renouvelables vont créer 200 000 emplois d’ici 2012.

                                                                  

Un vrai pactole pour la croissance : ce ne sont pas des emplois délocalisables, ce sont des industries qui importent peu de matières premières, avec une valeur ajoutée indéniable à en attendre.

                                                                      

L’ADEME verra son budget doubler en 3 ans, pour dépasser les 600 millions d’euros. Ce sera l’acteur principal de cette grande mutation verte. Une réelle opportunité à saisir pour participer à la lutte contre la récession.

                                                                     

                                                                       

                                                       

 

 


PARI SUR LA CROISSANCE VERTE

                                                                                                          

Grenelle   

                                                                               

                                                                         

Le président de la République a rappelé, à l’occasion d’un déplacement en Seine-Saint-Denis, le 4 novembre, les vertus du Grenelle de l’environnement en période de crise économique, estimant que ses engagements constituaient une « réserve de croissance fantastique ».

                                                       

« Tout ce qu’on est en train de faire sur le Grenelle de l’environnement, on le respectera scrupuleusement, parce que c’est une réserve de croissance fantastique… La crise financière et la crise économique ne font que renforcer la nécessité de la révolution environnementale (...) on ne doit pas la retarder cette révolution, on doit l’accélérer justement parce qu’on doit produire autrement », a déclaré Nicolas Sarkozy lors d’une table ronde qui a ponctué la visite d’une usine de plaques en plâtre du constructeur Saint-Gobain.

                                                                                   

Le chef de l’Etat a souligné la « révolution » que constituait à ses yeux le Grenelle conclu il y a tout juste un an, dont le premier projet de loi a été adopté il y a deux semaines à l’Assemblée nationale par la quasi-unanimité des députés.

                                                            

Il a notamment défendu le système du bonus-malus déjà appliqué dans l’automobile. « Si aujourd’hui le marché automobile français est infiniment moins déprimé que les autres marchés européens, c’est parce qu’il y a le bonus » en répétant que le Gouvernement travaillait sur son extension à « d’autres familles de produits ».

                                                            

Il a également souligné l’importance du marché de l’isolation des logements prévu par le Grenelle. Selon la Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, citant des experts indépendants, le bâtiment doit à lui seul permettre de créer 200 000 emplois.

« Les gens sont prêts à nous faire confiance mais a une condition, c’est qu’ils ne se fassent pas avoir », a lancé Nicolas Sarkozy aux représentants des professionnels du bâtiment en précisant qu’il n’était  pas question que les économies d’énergie réalisées ne profite pas aussi au locataire.

                                                                        

Le président a promis aux industriels du secteur que l’Etat soutiendrait le marché de la remise à niveau environnementale et qu’il agirait pour que soient créées les conditions d’un marché pour faire baisser les prix de ce qui est propre, au besoin par des mesures « d’incitation fiscale » à titre provisoire.

                                                                 

Estimant que l’Europe devait montrer l’exemple, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois répété que le paquet « énergie-climat » de la Commission européenne serait adopté par les 27 pays de l’UE en décembre comme prévu, malgré les réticences de certains membres.

                                                                    

                                                                                                

                                                                                   


GRENELLE « ONE »

Images   Après l’épisode de communication du mois dernier qui avait été clos par le recadrage du Président de la République, la loi « Grenelle 1 » est enfin devant le parlement.  C’est une discussion importante parce qu’il s’agit de mettre en musique « législative » les grandes orientations sorties du « Grenelle de l’Environnement ». La majorité parlementaire a le devoir de ne pas se louper. En effet, 72% des Français jugent positive l’action du gouvernement en matière de développement durable (sondage IPSOS) depuis le lancement de cette grande opération de concertation. C’est dire si l’attente est forte !

                                                      

Une seconde loi, dite « Grenelle 2 », texte chargé de la mise en œuvre opérationnelle, sera présenté dans la foulée, en novembre.

                                                         

Evidemment, les puristes trouveront toujours à redire. Pour certains, le « Grenelle » est dévoyé et on ne va pas assez loin. Pour d’autres il s’agit surtout de veiller à ce qu’il ne dérive pas vers une série de taxes supplémentaires, indigestes pour les Français et peut-être aussi excellent prétexte pour se défausser quand on ne se sent pas la fibre écologique. Les grandes orientations sont pourtant là.  Et déjà, des applications concrètes ont été décidées : le bonus-malus pour les autos, les prêts bonifiés pour la rénovation thermique des logements sociaux, le diagnostique de performance énergétique pour le bâtiment neuf, l’affichage de l’efficacité énergétique des logements, 2 milliards d’€ de prêts bonifiés à destination des collectivités locales pour l’eau, 50 produits pesticides retirés du marché dont 30 d’ici décembre…. D’autres actions sont d’ores et déjà programmées : taxe transport sur les poids lourds, extension du réseau LGV ( 2000 km) d’ici 2020, diminution du poids des déchets ménagers et 35% de produits recyclés d’ici 2012, retrait progressif des ampoules à incandescence, mise aux normes de toutes les stations d’épuration…

La discussion donne lieu déjà à de multiples amendements. Espérons que les bonnes intentions et le sérieux du travail réalisé ne seront pas dénaturés par l’action des lobbies de tout poil, à travers des demandes de modification anodines mais parfois lourdes de conséquence. Ainsi on peut se demander si l’amendement proposé par Patrick OLLIER qui propose de majorer le plafond de consommation des logements chauffés à l’électricité sous prétexte que le nucléaire produit peu de CO2 ne relève pas de ce type d’intervention.

                                                                                                                                

L‘ensemble des chantiers est estimé à 400 milliards d’Euros d’investissements d’ici à 2020. Si le pari réussit, et je suis de ceux qui pensent qu’il faut le gagner, c’est toute l’économie de notre pays qui sera transformée, parce qu’il n’y a pas d’autre choix que de lui faire intégrer la dimension écologique.

                                                                

Osons ! Et tant pis pour les frileux de l’UMP ou d’ailleurs qui voudraient se réfugier derrière la crise pour surtout ne rien changer….

                                                                           

                                                                                                                                         


TOUT CE QUE VOUS AIMERIEZ SAVOIR SUR LES DECHETS...

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... ET QU'ON NE VOUS A (PEUT-ETRE) JAMAIS DIT !

 

Robert AFIF, ingénieur en retraite des industries pétrochimiques et moi avons réalisé un document intitulé « Tout ce que vous aimeriez savoir sur les déchets et qu’on ne vous a (peut-être) jamais dit…. ».

                                                      

Cet ouvrage, est le fruit de l’expérience que nous avons acquise au cours des quatre dernières années et nous avons découvert que bien peu d’élus locaux, de techniciens et de citoyens maîtrisaient l’ensemble des connaissances sur les techniques de traitement des ordures ménagères et leur évolution, les modes de financement, les impératifs  imposés par le développement durable.

                                                                

C’est pourquoi nous avons souhaité mettre à la disposition de tous, les découvertes que nous avons faites au cours des nombreuses visites de sites à travers la France et le résultat des recherches que nous avons menées.

                                                                    

Nous en avons fait une version sur CD au format « Pdf » que nous tenons à votre disposition sur simple demande de votre part. Vous pourrez l’utiliser à votre convenance et, pour suivre les encouragements de Madame la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, en faire éventuellement une diffusion internet.

                                                                         

Cet ouvrage est aussi consultable sur le site de la Mairie de Saint-Lambert la Potherie :

http://www.saintlambertlapotherie.fr/vie_pratique/om.php  

ou en accès direct : http://www.saintlambertlapotherie.fr/vie_pratique/Tout%20sur%20dechets_aout%202008.pdf

 

                                           

                                                                                                    


 


DROLES DE PARFUMS

Une enquête de l'UFC QUE CHOISIR sur les "désodorisants" est un véritable pavé dans la mare de ce juteux marché. Autrement dit, pour respirer un air sain, il vaut mieux s'en passer. Tous ces produits chimiques ne sont bien sûr pas nocifs dans les doses d'une vaporisation et à condition de respecter les conditions d'utilisation écrites en tout petit et que personne ne prend la peine de lire. Il n'empêche que parmi les molécules que vous dispersez, il y en a qui sont cancérogènes et d'autres allergènes. Les normes peuvent très bien être respectées. Mais qu'en sera-t-il d'une utilisation sur le long terme. Comme pour le mercure et les métaux lourds dans le Rhône, ou les rejets des incinérateurs.... aux normes, on s'aperçoit des résultats longtemps après. La réaction des industriels du secteur est d'ailleurs très virulente. Tiens, tiens !

Comme dit Franck DUBOST, "à la sortie des WC, t'as beau avoir pulvérisé de la lavande, on sent bien qu'il y a un petit cadeau derrière !" . D'ailleurs, le produit pulvérisé est souvent plus irritant que le cadeau en question .... C'est mon avis.

                                                                                                                                                         


LA MAUVAISE FACE DES PILES

L'été, c'est une période où l'on utilise beaucoup de piles dans la nature : lampes torches, éclairages divers, appareils photos, appareils audio divers... J'en profite donc pour rappeler le caractère hautement toxique de ces parfois très petites auxiliaires de notre vie quotidienne.

On vend en France environ 30 000 tonnes de piles par an (un milliard de piles !!!!). La plupart du temps, nous utilisons des piles alcalines : les plus nocives pour notre environnement. Elles ont une empreinte écologique très négative : leur production nécessite 50 fois plus d'énergie qu'elles n'en restituent. En effet, pour les produire il faut du zinc, du bioxyde de manganèse et du fer qui proviennent de tous les continents. Une fois produites, elles parcourent des kilomètres par la route avant de rejoindre les rayons des supermarchés. Depuis 2001, leur recyclage est obligatoire. Nous sommes donc obligés de rapporter les piles usagées dans des sites de collecte. Au moins elles ne pollueront pas le sol et n'iront pas brûler dans un incinérateur. Mais ce geste pour l'environnement est une aberration selon l'ADEME qui estime que cette opération de recyclage réclame jusqu'à dix fois l'énergie nécessaire à la fabrication d'une pile neuve !  Ce constat n'est pourtant pour rien dans le fait que 73% des piles, accumulateurs et batteries finissent enfouis ou incinérés ... avec les ordures ménagères. Moche pour la planète !

Une seule solution : préférer définitivement les piles rechargeables qui ont une durée de vie bien supérieure et sont 200 fois moins polluantes !

                                                                                                                                                        


LA ROSE POLLUE

Mais non, ce n'est pas une attaque contre le PS qui s'apprête à livrer à l'Assemblée Nationale une ultime bataille des "35 heures" avec 1600 amendements déposés. Ce n'est pas parce que les socialistes n'ont toujours rien compris et qu'ils s'accrochent à ce symbole comme une "bernique sur un rocher" (sic) qu'il faut pour autant s'en émouvoir.

La rose qui pollue, c'est la vraie, celle qui sent bon ! Pour la cultiver on dépense une énergie considérable. Elle est cultivée en Hollande depuis longtemps, sous serres, avec douze heures par jour de chaleur quotidienne (12 à 18° en hiver) et de lumière artificielle continue. Ainsi chaque rose est responsable de 0,670 kg de CO2 auxquels il faut ajouter 800 g pour le transport en camion réfrigéré. La rose kényane ne fait pas mieux. Pire même : aux 0,355 kg de CO2 de sa production il faut ajouter les 1600 g/tonne et par km que nécessite sont transport par avion. Et le bilan humain ne vaut guère mieux. Si la rose constitue une aubaine économique pour les pays du sud comme le Kénya, premier exportateur vers l'Europe, les conditions de travail des ouvrières horticoles confrontées aux pesticides quotidiennement sont pointées par les rapports de l'ONU. Fausses couches, cancers et maladies pulmonaires ont été répertoriés.

Ces roses alimentent les chaînes de fleuristes à bas prix. Ces fleurs qui ne coûtent pas cher et qui ne tiennent pas longtemps dans les vases contribuent à détruire nos productions de qualité. Il y a une solution raisonnable, pour nous et pour la planète : les fleurs de saison ! ... cultivées localement ou issues de l'agriculture biologique. A méditer quand vous voudrez offrir un joli bouquet à votre belle !

                                                                                                                                                     


VOUS AVEZ DIT OGM ?

L'agriculture revient au premier plan avec la flambée des cours du blé, du riz et du maïs. Une cible pour les spéculateurs. Une bénédiction pour nos agriculteurs. Mais pour les consommateurs, la facture est amère. La tentation est grande d'augmenter les rendements, d'autant plus que la demande des pays émergents augmente. Il faut nourrir la planète. A l'horizon 2020, l'agriculture mondiale devra fournir 340 millions de tonnes de plus par an. De quoi relancer le débat sur les OGM. Malgré nos "puritains", ils sont déjà présents presque partout, même en France. Le gouvernement est bien conscient du problème. Il vient de débloquer 45 millions d'Euros sur trois ans pour relancer les céréales et oléagineux transgéniques français. Il faut dire que l'Inra, dont les champs d'essais sont régulièrement saccagés ne travaille plus que sur les peupliers et les pieds de vigne génétiquement modifiés.

Pour notre recherche la partie est presque perdue. C'est le beau résultat obtenu par nos "puritains anti-OGM". En fait, en menant un combat idéologique contre le géant américain, ils ont réussi à mettre par terre la recherche française dont les travaux était une garantie face aux démarches mercantiles. Le statut de nos chercheurs les met en effet à l'abri des pressions des groupes qui utilisent leurs découvertes et leur déontologie est notre meilleure protection. Beau résultat en vérité que de nous exposer encore plus vivement au "monde selon Monsanto". Merci José Bové et Noël Mamère !

C'est que le géant américain investit 20 fois plus que nous. Si le vieux continent ne se réveille pas et n'unit pas tous ses efforts, nous serons submergés par les OGM venus du nouveau continent. Déjà 114 millions d'ha d'OGM sont cultivés dans le monde. En France, ils sont présents dans de nombreuses filières de manière indirecte (soja, colza...). Et la recherche américaine avance rapidement quand nous piétinons faute de mettre les moyens.

Mais la révolution agricole se fait aussi avec les technologies les plus modernes dans lesquelles l'informatique et les NTIC jouent un grand rôle. Déjà 300 000 ha sont cultivés en France en "agriculture de grande précision" et font exploser les rendements. Les industries agro alimentaires se mettent aux "alicaments" (tiens, il faudra que j'essaie le nouveau truc anti mauvais cholestérol), les arômes sont devenus des molécules de synthèse, et les spécialistes du goût inventent 4 000 saveurs par an....   

Voilà des enjeux bien plus importants que les 11 000 postes non remplacés à la rentrée prochaine et dont on nous rebat les oreilles tous les soirs au 20H, à grand renfort de témoignages de parents "bien orientés".

Demain, c'est le 6 mai. Devinez de quoi je vais vous parler.....

                                                                                                


INCINERATEURS : SURRISQUE DE CANCERS CONFIRME

P4070007Les résultats définitifs de l'étude sur l'incidence des cancers à proximité des usines d'incinération d'ordures ménagères, publiés par l'institut de veille sanitaire (InVS) confirment le lien statistique entre les rejets atmosphériques et l'augmentation des cancers de toutes localisations chez les femmes et de certains cancers chez l'homme. Financée dans le cadre du plan cancer cette étude avait pour but d'analyser à un niveau collectif l'incidence des cancers en fonction de l'exposition aux rejets atmosphériques. Les résultats définitifs confirment les données 2006.Il existe bien une association significative entre la survenue des cancers et l'exposition sur une longue durée aux rejets de l'incinération. La fiabilité de l'étude ne peut pas être mise en cause. 135 123 cas de cancers comptabilisés au sein d'une population de 2,5 millions de personnes sur une période de dix ans dans les quatre départements concernés, la qualité des données recueillies avec des moyens performants, ne laissent aucune place au doute. Non seulement l'impact sanitaire des rejets atmosphériques doit être pris en compte, mais il pourrait même être sous-estimé compte tenu du temps de latence entre l'exposition et l'apparition des cancers.

P4070005 Les mesures de réduction des émissions de polluants n'étaient donc pas sans fondement. Sont-elles suffisantes ? Là est le nouveau débat. La France a diminué de façon significative le recours à l'incinération : 292 usines en 1985, 213 en 2000, 130 en 2004. Mais l'inquiétude persiste. Certes l'étude démontre un lien statistique entre les rejets des années 1970-80 et l'augmentation des cancers. On ne peut pas lui faire dire autre chose. Cependant, de nombreux scientifiques et médecins argumentent que les résultats de l'étude sont plus inquiétants que prévus. A l'époque, les autorités administratives toujours en retard de quelques métros, affirmaient qu'il n'y avait pas de risque. Aujourd'hui, les nouvelles normes ne concernent que certains polluants. Or l'InVS n'incrimine pas un polluant particulier, mais le panache en général. Et les composés organiques volatils n'ont toujours pas fait l'objet d'études sur la santé. On ne contrôle les émissions que de quelques produits (dioxine, furanes, ...) mais le panache en contient des milliers qui ne sont même pas identifiés. Par ailleurs, les normes de rejets actuelles ne correspondent pas à une réalité sanitaire, mais à la faisabilité technique du moment. Autrement dit, l'innocuité du système de combustion est loin d'être démontrée. Le principe de précaution doit s'appliquer.

"L'incinérateur doit être envisagé en ultime recours" (Nicolas SARKOZY). Comme les alternatives existent, sont moins coûteuses et beaucoup moins polluantes, pourquoi prendre le risque ? .....

                                                                        


NKM A (E)COPPE ...

Tempête dans le "microcosme". Une Ministre, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, a osé s'attaquer au laxisme parlementaire en terme crus mettant directement en cause le Président du groupe UMP... qui en l'occurence n'a pas fait son boulot puisqu'il n'y avait pas suffisamment de députés en séance pour empêcher les amendements de l'opposition de passer dans le débat sur la loi OGM. Il faut dire que sa position qui était de ne pas en avoir, "s'en remettant à la sagesse parlementaire" n'était pas propre à motiver les troupes. Il y a de ces débats "merdiques" (excusez le mot) où l'absence est une manière de se défiler pour ne pas avoir à se prononcer. Sauf dans la salle des quatre colonnes où ils ont l'habitude de régler leurs comptes -merci Claude GOASGUEN-, ils ne sont pas très nombreux ceux qui ont le courage de leurs convictions dès lors qu'elles peuvent déplaire à leurs électeurs. Il n'y a guère que Roselyne BACHELOT dont je me souviens avoir eu le courage d'aller jusqu'au bout de ses idées en votant le PACS, contre son groupe, quitte à ne pas être réélue, ce qui n'est pas arrivé, car le courage est toujours récompensé.

Sur les OGM, le débat n'est pas serein parce qu'avec le Grenelle de l'environnement, nos gouvernants se sont laissé entraîner sur le mauvais terrain : celui de l'idéologie, parfaitement géré par les verts et les associations environnementalistes. On s'éloigne trop des vérités scientifiques au profit de contre-vérités sommaires. Quand José BOVE est content, mois je suis inquiet. C'est dommage. Ce sujet mérite mieux qu'une loi retoquée en seconde lecture sans trop de risques devant l'Assemblée des sages.

JFC est satisfait : NKM a dû s'excuser. En plus elle est privée de Japon par le Premier Ministre, comme un garnement qu'on prive de dessert.... Et on voudrait qu'on prenne tout ça au sérieux !

                                                                                                                                                               

                                                                      


DECHETS (suite et fin provisoire)

Collecte1J'ai attendu d'avoir pleine connaissance de la réponse de Christophe BECHU, pensant y trouver plus de détails que ce que j'avais lu dans le journal. Je suis resté sur ma faim. Sur tous les thèmes le sujet est seulement effleuré et les propositions restent superficielles et bien trop prudentes. Dommage ! En face des certitudes du Maire sortant, nous avons un catalogue de bonnes intentions entrant rarement dans le concret.

Les points sur lesquels le sujet aurait dû être approfondi : la tarification incitative, le traitement des résiduels et la possibilité de deux sites.

La tarification incitative : C'est bien d'envisager une expérimentation, mais quelle valeur lui donner si elle n'est pas accompagnée du choix d'un type de collecte et d'un effort supplémentaire sur les fermentescibles. On sait, par exemple, que la collecte par "levée embarquée" crée moins de comportements frauduleux (qui restent rares) que la "pesée embarquée", puisqu'on a intérêt à sortir sa poubelle que lorsqu'elle est pleine. L'effort sur les fermentescible c'est en premier l'incitation au compostage pour les particuliers habitant les secteurs pavillonnaires. De plus, il est faux de croire que la collecte séparée des fermentescibles n'est pas nécessaire avec le "biopole", bien au contraire. C'est la qualité du compost produit qui est en jeu. De même qu'avec les moyens modernes, elle n'impose pas une multiplication des passages. Il suffit de faire les bons investissements et là encore, le bon choix : opter pour le tri optique de sacs de couleurs différentes, ou bennes compartimentées.... Autrement dit, c'est avant tout une volonté politique que j'aimerais pouvoir mieux sentir. Au moins la porte reste ouverte puisque les adjoints concernés se disent prêts à entendre les arguments.

Le traitement des résiduels : le programme dit "une solution", sans préciser laquelle et la réponse exprime une pensée voisine : "pas de tabou, pas de solution prédéterminée". Se reposer sur la concertation, c'est bien, mais le temps sera compté et tout le monde sait qu'il faudra aller vite. Y aura-t-il un temps suffisant pour la concertation ? Il paraît tout de même étonnant que sur ce sujet,  aucune hypothèse ne soit évoquée. Rappelons que tout cela devra se retrouver dans le "plan départemental" qui est toujours en gestation et qui telle l'Arlésienne, fait parler de lui mais ne sort jamais. les électeurs ont tout de même le droit de savoir "avant" à quelle sauce ils seront mangés "après".

Deux sites : on peut comprendre la prudence sur cet aspect. Mais le dossier est venu devant le conseil d'agglo. J'avais cru comprendre que des options avaient été choisies, mais que rien n'avait été signé.  De toutes façons, la dissociation du "BRS" de tri mécanobiologique, de l'unité de méthanisation ne devrait pas poser de problèmes. Ce sont deux outils différents qui ne traitent pas lmes déchets de la même façon et qui nécessitent des approvisionnements différenciés. C'est un "mécano" géant, pas un puzzle où les pièces s'emboîtent. Le choix de deux sites est là encore l'expression d'une volonté politique. Quid du dimensionnement des équipements ? Le sujet n'est pas abordé. Il y a pourtant un surcoût à la clé qui est loin d'être négligeable.

Donc : pouvait mieux faire ! Je retiendrai que sur ces sujets, le dialogue reste possible. Acceptons-en l'augure. Ceux qui comme moi, s'intéressent au sujet, resteront vigilants.

                                                                                 

 


DECHETS (suite)

Collecte1la réponse de Jean-Claude ANTONINI aux questions posées par Incinéràtort ne manque pas d'intérêt. la vision qu'elle propose est marquée par le conservatisme et l'incohérence.

Le conservatisme porte notamment sur le refus d'entrer dans le système de la redevance incitative : conviction de l'homme politique ou celle de ses services ? La mise en place de ce système s'est pourtant révélée partout où il a été instauré, à la fois plus juste pour le citoyen-contribuable et plus efficace pour la réduction des déchets. A moins qu'il ne veuille pas quitter le dispositif actuel de la taxe qui permet, grosso-modo, de faire payer la collecte des "verticaux" de la ville d'Angers par les "horizontaux" de la périphérie. Chacun sait que le "pavillonnaire" paie pour les "collectifs" par l'application mécanique de la taxe d'enlèvement des ordures assise sur la taxe foncière.

L'incohérence c'est annoncer que l'on veut réduire les collectes pour favoriser le bilan environnemental et tout à la fois refuser d'envisager un deuxième site de traitement à l'ouest de l'agglomération, alors que le choix du "tri mécanobiologique" associé à la "méthanisation" n'impose pas la proximité des deux procédés, et envisager la technique de l'aspiration des déchets qui imposerait des investissements très lourds en travaux d'enfouissement.... après la pose des rails du tramway ???? Il existe des solutions tellement plus simples, mais moins ronflantes pour les effets d'annonce, comme le tri optique des sacs de ramassage ou les bennes compartimentées. Quant au ramassage séparé des bio-déchets, c'est une absurdité de ne pas l'envisager pour alimenter le méthaniseur si l'on veut obtenir le compost qu'il annonce conforme à la norme NFU 44051.

Le "Maire-candidat" ne préserve pas du tout l'intérêt des Angevins en agissant de la sorte, comme il ne l'a pas préservé en prolongeant à grands frais un incinérateur obsolète et polluant à la Roseraie. D'ailleurs je me pose toujours la question (et je ne suis pas le seul) de savoir sur quels critères, quelle étude de gisement de déchets, le choix a été fait de construire un biopole associant le tri mécanobiologique et la méthanisation. L'exemple de Varennes-Jarcy devrait pourtant inciter à la prudence (mise au point problématique) et l'agglo d'Angers ne présente pas les mêmes caractéristiques, notamment en matière de déchets d'origine agricole.... Au même chapitre, il faudrait mettre le surdimensionnement de l'équipement programmé pour le tonnage prévu pour 2030 qu'on n'atteindra probablement jamais et qui entraîne un surcoût de l'investissement initial d'au moins 30%, sans compter qu'il faudra ensuite l'approvisionner avec des déchets venus... d'ailleurs. Alors que la technologie choisie se conçoit comme un "mécano" qu'on peut ajuster au fur et à mesure des besoins.

A suivre : la réponse de Christophe BECHU ...

                                                                      


ETRIKA

Mare_noire_oiseaux01Le jugement contre TOTAL dans le procès de la pollution de l'ERIKA a le mérite d'exister.La compagnie pétrolière est condamnée ainsi que la société italienne de contrôle des navires. Cette condamnation "écologique" est une satisfaction, parce qu'elle constitue un début de jurisprudence pour les faits de pollution maritime.

Par contre les indemnités allouées, dont l'Etat se taille la part du lion dans la répartition (154 millions sur les 192) ne semble pas en rapport avec les immenses dégâts et préjudices provoqués par la marée noire. Ce sont surtout les collectivités locales  qui sont mises à la portion congrue. Et elles sont mécontentes. Les 38 millions qui seront répartis entre les habitants de la côte paraissent bien dérisoires au regard des dépenses, des pertes, des drames qui ont résulté de la catastrophe. Si on reconnaît aux régions concernées le droit de ne pas être dévasté par une activité qui n'a rien à voir avec leur économie, il n'en est pas moins vrai que les indemnisations sont notoirement insuffisantes : elles sont étriquées. Le droit, c'est bien, la réparation c'est mieux.

TOTAL, dont on peut comprendre la position sur le plan juridique, d'abord a les moyens de payer une facture plus lourde et ensuite perd une occasion en faisant appel de se refaire une image positive dans l'opinion publique et sur le plan international. La logique d'entreprise n'est pas un bon argument et sa volonté de s'abriter derrière le droit est consternante. D'ailleurs, même avec la promesse d'un paiement immédiat par la compagnie pétrolière, plusieurs parties civiles font appel à leur tour. Un second procès aura donc lieu. En se comportant en "solvable pas responsable", le groupe aurait voulu pouvoir se payer un appel "soft", pour obtenir satisfaction sur le fond. Cela  eût été possible si les sommes à verser avaient été correctes. Des dommages-intérêts plus élevés auraient été une vraie garantie contre la récidive. Son patron a beau affirmer qu'il a compris la leçon et qu'il utilise désormais des transports plus sûrs, il ne peut s'en remettre qu'à l'expertise des sociétés de contrôles... dont on sait qu'elles ne sont pas toutes fiables à 100%. Pour tout dire, il aurait fallu une punition suffisamment exemplaire financièrement qui fasse passer au second plan les économies de frais généraux sur le transport du fuel. Sans parler des années à attendre la réparation de préjudices dont l'effet a été immédiat : 9 ans, et on fait appel !

Le pollueur doit être le payeur, surtout quand il est solvable. L'appel donne une seconde chance à la justice d'apprécier les choses à leur juste valeur.

                                                                   

                                                                        


LE NOUVEAU "BOVETHON"

Faire la grève de la fin pour obtenir un vrai moratoire sur toutes les cultures OGM, c'est tout ce qu'a trouvé José BOVE, qui devrait dormir en prison, pour ameuter l'opinion publique et faire sa propagande aveugle. Comme moi, beaucoup de nos concitoyens ont du mal à y voir clair sur le sujet. A tel point qu'à force de coups médiatiques, de fauchages sauvages et de "mac-démolition", ils finissent par avoir une quasi-psychose de la consommation de produits contenant des produits génétiquement modifiés. On sait bien que l'agitateur public est en la matière un véritable iconoclaste et que le but qu'il poursuit n'a rien à voir avec les OGM. Il n'empêche, bien peu de voix s'élèvent pour protestercontre son action, tant le sujet a atteint une conotation négative.

Et pourtant, elle est bien instructive l'interview publiée par l'Ouest-France d'aujourd'hui. Le journaliste Philippe RICHARD y interroge M. Philippe JOUDRIER, qui a fait toute sa carrière à l'INRA, qui a été directeur de recherche en biochimie et génie moléculaire et qui est président du groupe d'experts chargé de l'évaluation des OGM à l'Agence Française de Sécurité Sanitaire (AFSSA). Pas rien quand même ! Il a signé avec 300 autres scientifiques une pétition s'opposant au moratoire sur les OGM.

Et qu'apprend-on ?

Que les spécialistes n'ont pas été invités aux discussions sur le sujet des OGM au "Grenelle de l'environnement" (la commission de génie biomoléculaire et l'AFSSA étaient absentes). Or, ce sont nos instances d'évaluation des OGM ! A propos du moratoire, il souligne que le problème peut-être politique ou idéologique, mais qu'il n'est pas scientifique "aucune semence n'est mieux contrôlée qu'un OGM mis sur le marché". Sur la crainte de la "contamination", il n'hésite pas à affirmer, exemple à l'appui, que "penser que le gène modifié d'un OGM va justement être celui qui va nous contaminer c'est une aberration biologique, et quand Greenpeace insiste pour faire labelliser OGM des bêtes qui consomment des OGM, c'est parfaitement ridicule".... C'est un savant biologiste qui l'affirme, pas un charlatan. Sur le risque de contamination il est aussi explicite :" le terme de contamination donne  l'idée de souillure... On peut, par contre parler de dissémination. On sait la mesurer. Le pollen ne peut féconder qu'une espèce biologique très proche. Et là aussi des énormités sont dites. Un grain de pollen de maïs ne vit que deux heures. Même s'il est emporté en haute altitude et retombe beaucoup plus loin, il sera inactif...". Et quand on sait que depuis un demi siècle les maïs cultivés ne sont jamais resemés...

Quant au besoin des OGM, il ne manque pas d'arguments non plus, appuyés sur la connaissance scientifique et non sur des suppositions. Avec la rigueur du scientifique, il n'hésite pas à affirmer aussi : "On ne peut pas tout faire avec les OGM" tout en considérant que "la transgénèse reste la méthode la plus fiable de sélection des plantes".

Qui faut-il croire, le batteleur ou le savant ? Dans notre société d'hypermédiatisation, ce n'est pas le plus intelligent qui saura forcément le mieux convaincre. Puissent nos gouvernants avoir la sagesse  de ne pas céder à la pression d'un lobby très habile dans la manipulation de l'opinion publique.

Et prendre la bonne décision, celle que l'expertise scientifique commandera ! Après tout, José BOVE peut bien maigrir un peu, "ça lui f'ra pas d'mal !"

Il en va aussi de l'avenir de notre recherche en la matière et de la place qu'elle occupe sur la scène interantionale.  Cela n'est pas rien non plus ! Sauf à vouloir sa "délocalisation" ?

                                                                                                                                                    

                                                                           


CALAIS

P1000796 Hier, je n'ai pas mis ma contribution quotidienne sur le calepin pour cause de déplacement à CALAIS pour visiter le site de traitement de déchets par méthanisation. Aller-retour dans la journée avec mon ami Robert : départ 7H, retour 23H et 4 heures sur place. C'était très intéressant et j'ai complété encore mes connaissances sur le sujet.

Je vous en parlerai bientôt.

                                                                           


UN CONTINENT DE DECHETS !

On le trouve dans le Pacifique. Il fait près du 1/3 de la superficie de l'Europe. Dans les eaux internationales, personne n'est responsable, on s'en doute bien.

Dans le Nord-Est du Pacifique, entre la Californie et Hawaï, les déchets produits par les activités humaines et déversés dans les océans seraient acheminés par les courants marins vers un nouveau continent boulimique dont la taille atteint près de 3,5 millions de km2 !

Selon des observations et un suivi effectués depuis plus de dix ans par "l'Algalita Marine Research Foundation", sous l'effet des courants marins, les déchets provenant des littoraux et des navires flottent des années avant de s'accumuler dans deux larges zones connues sous les noms de "plaque de déchets du Pacifique est"  et "plaque de déchets du Pacifique ouest". Ces deux plaques forment un monstre dont la taille aurait déjà triplé depuis les années 90 et représente un poids de 3,5 millions de tonnes.

Jusqu'alors, les débris flottants étaient détruits par les micro-organismes mais cela n'est plus le cas avec l'arrivée du plastique qui constituent 90% des déchets flottants sur les océans. le programme des Nations Unies pour l'Environnement mentionnait en juin 2006 qu'on trouve en moyenne 46 000 morceaux de plastique pour 2,5 km2 d'océan sur une profondeur de 30 m. Dans certains endroits elle est six fois supérieure à celle du plancton.

Ce qui pose problème c'est le temps nécessaire à la dégradation de ces plastiques (entre 500 et 1000 ans) et la toxicité des éléments qui les composent. Inutile de préciser quels dégâts ils occasionnent sur la faune. On estime qu'environ 1 million d'oiseaux et 100 000 mammifères marins meurent chaque année de l'ingestion de plastiques, à l'échelle de la Terre... Et 267 espèces marines seraient affectées par la présence de cet amas colossal de déchets. Là aussi le point de non retour semble dépassé.

Comme quoi il n'y a pas que le réchauffement climatique . L'homme saccage les forêts, pourrit les océans, extermine les espèce animales..... Ceux qui en ont conscience ne sont pas encore assez nombreux.

                                                                              


SAVEZ-VOUS ?

Voilà quelques chiffres qui peuvent nous faire réfléchir bien au-delà du "Grenelle de l'environnement."

Un rapport rédigé par 390 experts et publié par le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement) fait l'inventaire des conditions qui vont présider à "l'avenir de l'environnement mondial". Rien que ça. Constat alarmant : l'espèce humaine se multiplie trop vite ! Et les progrès de la médecine et la hausse du niveau de vie vont amplifier le phénomène. Quand on sait qu'un humain a besoin d'une surface moyenne utile de 21,9 ha pour satisfaire ses besoins multiples et que la capacité biologique de la Terre n'est que de 15,7 ha -ce qui pose déjà problème- "la croissance de la population et la transition continue de consommation de céréales à celle de viande signifient que la demande alimentaire va multiplier par 3 le chiffre actuel". En clair, les pays en voie de développement devront trouver 120 millions d'ha en plus pour se nourrir, d'ici à 2030...

Autrement dit : plus de pollution, plus de réchauffement climatique, plus d'épidémies.

Déprimant, non ? Que les mesures de notre Grenelle semblent bien petites à côté de cet engrenage.

Et pourtant, en Chine, un drame va s'accentuer. Il y a aujourd'hui 117 garçons pour 100 filles. Les avortements illégaux coûtent la vie à 600 000 petites filles par an. En 2020 il manquera 30 millions de femmes dans toutes les classes d'âge. Une conséquence démographique à laquelle le gouvernement actuel voudrait bien échapper en tentant de revaloriser la naissance des filles, sans grand succès pour l'instant.

                                                                                  


DECHETS A MENAGER

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                                                                                                                             C'est le titre du film de Cécile COURAUD, que le collectif "Incinér'àtort" a projeté lors de la soirée d'échange qu'il organisait mercredi dernier au Théâtre de Saint-Barthélemy.

Une bonne centaine de personnes avait répondu à l'invitation, malgré la concurrence déloyale du match "France-Ukraine". Après l'opération de sensibilisation "Achetez malin" qui a vait été menée dans le cadre de la "Semaine de la Réduction des Déchets" devant les deux grandes surfaces de  la commune, la soirée avait pour objectif de débattre autour du même thème, le film "Déchets à ménager" faisant le tour de la question : diminution à la source, recyclage, réutilisation, filières de traitement, inconvénients de l'incinération....

100_4675_editedP1000606Au cours de cette rencontre, les membres du Collectif ont aussi présenté au public avec un support visuel, les dernières visites effectuées : la réhabilitation d'une vieille décharge en CSDU moderne, à Montmirail dans la Sarthe,  qui ouvre des perspectives intéressantes sur l'exploitation des déchets enfouis depuis 30 ou 40 ans, et le "tri optique" mis en place pour les sacs de déchets collectés sur l'agglomération nantaise qui permet d'effectuer du tri sélectif avec ramassage en porte-à-porte avec une seule collecte.

Une soirée passionnante qui a permis un échange fructueux avec le public. Une bonne manière de montrer aussi que le Collectif maintient son audience.

                                                          

                                                                                    


Les médecins contre l'incinération

C'est dans la Puy de Dôme. A Clermont-Ferrand, un collectif de médecins (522) a lancé un mouvement de protestation contre la construction d'un incinérateur de déchets ménagers. Il est mené par un couple atypique comme on en retrouve souvent dans les collectifs anti-incinération : l'un est médecin de ville à Clermont-Ferrand et clairement d'extrême gauche, l'autre est médecin de campagne sans étiquette politique. Ensemble, ils animent des réunions publiques et ont monté une manifestation le 6 octobre qui a réuni plusieurs centaines de leurs collègues venus de tout le département, des associations venues de toutes la France et une foule de personnes soucieuses de les soutenir. Lors d'une réunion publique, ils avaient reçu le soutien du Professeur BELPOMME, venu confirmer : "Une étude de l'Institut national de veille sanitaire a prouvé que les dioxines produites par les incinérateurs sont significativement correlées avec l'augmentation des cancers des riverains. Il existe aujourd'hui des incinérateurs de nouvelle génération, mais rien ne permet de dire que le problème est réglé. Et encore, les dioxines ne sont que l'arbre qui cache la forêt. Scientifiquement, il ne fait pas de doute qu'il y a des risques autour des incinérateurs."

Le docteur CALUT, l'un des animateurs, ajoute :"la société qui souhaite construire l'incinérateur nous a envoyé une documentation tentant de montrer l'inocuité de l'installation. Cette étude voulait nous faire croire que nous sommes des imbéciles qui n'avaient rien compris. Mais comme nous avons parcouru toute la littérature internationale sur le sujet, ce document nous a fait doucement rigoler. Cela me fait penser au lobby de l'amiante !"...

"C'est en raison de notre serment d'Hippocrate que nous avons le devoir de vous alerter..."

Et un avertissement supplémentaire du Professeur BELPOMME :"Il n'y aura pas d'incinérateur, parce que s'il devait un jour y en avoir un, il y aurait plus tard des mises en examen !"

Mettra-t-on en doute la raison scientifique ? 

Le 25 octobre, le Président de la République a déclaré : "La priorité ne sera plus à l'incinération, mais au recyclage des déchets. Il faudra prouver pour tout nouveau projet d'incinérateur qu'il s'agit bien de l'ultime recours..."   

                                                                                                                                                                                                                                                                         


REDUCTION DES DECHETS

Recyclage C'est la semaine de la réduction des déchets. Voici ma petite contribution. En application de la régle des 3 R : "Réduction, Réutilisation, Recyclage", je choisis ce soir le "Recyclage".

Je vais vous parler d'un métal gris qui est en fait beaucoup plus vert qu'on ne le pense : c'est l'aluminium. Dans une industrie de plus en plus sensibilisée à l'écoconception, la très bonne recyclabilité est un atout. L'aluminium est un métal pur, mais c'est un des rares matériaux de base à conserver l'intégralité de ses propriétés même après recyclage. Et surtout, produit ainsi il ne consomme plus que 5% de l'énergie dépensée lors de la "première fusion" à partir du minerai. Cela lui confère un réel avantage, en particulier par rapport à des concurrents comme l'acier et le plastique. L'un des plus gros gisements d'aluminium "propre" se trouve dans nos poubelles. En Europe, le recyclage représente 40% de la production du métal. C'est mieux que les Etats-Unis (30%), mais il reste des marges de manoeuvre, notamment en France, qu'il n'appartient qu'à nous d'exploiter !

Alors, votre canette ou l'emballage de votre dessert, pensez-y : tri sélectif !!!! Un bon petit geste pour la planète. Merci pour elle, et pour nos enfants et petits-enfants.

                                             


GRENELLE OU LA "RUPTURE" ECOLOGIQUE

GrenelleGrenelle0018La croissance sera écologique ou ne sera pas. C'est la principale conclusion que l'on peut tirer du "Grenelle de l'Environnement". La montagne aurait pu accoucher d'une souris verte (qui trottait dans l'herbe), tant les approches des uns et des autres pouvaient diverger : comment faire aller dans le même sens l'agriculture intensive et les partisans de l'agriculture raisonnée, les faucheurs d'OGM et les semenciers pour qui les expériences sont vitales, les écolos des énergies renouvelables et le lobby nucléaire....

C'était sans compter avec l'astucieux Jean-Louis BORLOO qui n'a pas lésiné sur son temps pour rapprocher les points de vue, éviter les sujets qui fâchent, faire travailler ensemble des gens qui n'avaient pas l'habitude de s'écouter. Et le résultat est à la hauteur. Dans son discours de clôture, le Président n'a pas barguigné : il assumera la révolution verte. La France va montrer le chemin au Monde pour sauver la planète et elle sera exemplaire. Pour sacraliser le geste, il ne fallait pas moins du prix Nobel AL GORE comme parrain de la cérémonie. Si bien que l'idée d'un "Grenelle Mondial" a percé et pourrait bien fleurir dans les instances internationales, jusqu'à l'ONU....

Premier objectif : rattraper notre retard, en mettant les bouchées doubles sur les énergies nouvelles avec le gel de la construction des centrales nucléaires, en luttant contre les rejets avec un programme volontariste d'isolation du bâti ancien.... Ce sera une révolution verte par l'orientation des investissements autant que par l'évolution des comportements.

Deuxième objectif : mobiliser l'Europe. la France va assumer la présidence de l'Union. Ce sera l'occasion de proposer des mesures ambitieuses à nos partenaires. La lutte contre l'effet de serre, c'est déjà mieux à l'échelle du continent !

Il reste encore à faire. La taxe "carbone" a été mise à l'étude, mais en contrepartie il faudra alléger la taxation du travail. Une idée déjà émise pendant la campagne électorale : il s'agit de tranférer l'origine de la ressource davantage sur les importations en allégeant notre fardeau intérieur qui pèse sur la compétitvié de nos entreprises. Il faut aussi préserver le pouvoir d'achat des salariés.

Nicolas SARKOZY a réussi ce tour de force de sortir du Grenelle en maintenant un équilibre entre les écologistes, les forces économiques et le monde agricole.

Seul point faible : le dossier des déchets. Les incinérateurs semblent mis au rancart, mais la résistance continue de se manifester. Les industriels concernés poussent devant eux la cohorte des élus qui croient toujours à la magie du "four" pour faire disparaître leurs déchets. De la même façon, ils résistent en dehors de toute logique contre la mise en place de la "redevance" à la place de la TEOM (taxe d'enlèvement des ordures ménagères) dont le caractère uniforme et injuste ne pousse pas vraiment au tri et à la réduction.... Il faudra deux mois de plus de travaux pour accorder les violons.

L'écologie devient l'outil principal de la croissance, de la révolution économique. L'économie verte va créer de l'emploi et du progrès. Elle croît déjà au rythme de 5% l'an.

Le vert plus le rouge, ça le faisait pas.Voilà que le vert et le bleu sont complémentaires. Mais c'est bien sûr !

                                                                                                                                                            


INCINERATEURS

P4070006"20 minutes", le gratuit parisien se fait l'écho du rapport inquiétant sur les incinérateurs remis par un groupe de médecins et de scientifiques (dont le cancérologue Dominique BELPOMME) aux Ministres de l'Ecologie et de l'Intérieur. "Un rapport accablant sur les effets de l'incinération sur la santé" commente le journal. Les auteurs du document se prononcent pour un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs et préviennent : "Attention à ne pas refaire l'erreur de l'amiante".... Puisse le "Grenelle de l'environnement" apporter une réponse emprunte de sagesse à leur cri d'alarme.

                                                                                    


ECHO... D'ECOCYCLERIE

L'écocyclerie a de beau jour devant elle. Avec le tri sélectif et la hausse du cours des matières premières, il est de plus en plus logique de donner une seconde vie à un objet plutôt que le jeter, et réutiliser la matière première plutôt que l'enfouir ou la faire disparaître en fumée. C'est ainsi une part importante de notre poubelle qui prend la tangente au plus grand bénéfice de tous.

Principe on ne peut plus simple : revaloriser tout objet destiné à la poubelle. Deux gagnants : notre environnement par l'économie des traitements coûteux auxquels il aurait été destiné, et notre tissu social dont un grand nombre de personnes va pouvoir bénéficier d'une offre à sa mesure. C'est ainsi que l'on s'affaire dans toutes les recycleries de la Région :Trocantons, Emmaüs, ... Quantité d'objets sont "retapés" et redeviennent aptes à un nouveau destin contre une somme modique. Des meubles, de l'électroménager, des bibelots, des appareils de toutes sortes, des outils, des livres, ... et mille autres objets meublent les rayons de "Boutiq'solidaire". Ici, 85% des déchets sont revalorisés : 45% pour le revente, 35% pour la récupération de matière première, 5% en dons caritatifs....

Toutes ces structures s'organisent sous l'égide de l'Union des écocycleries. Voilà de quoi donner des idées à nos édiles angevins qui cherchent des solutions pour les 50% du tonnage du Biopole hors méthanisation....