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DANS LA LORGNETTE D'ARCHIBALD

Lorgnette

AGE D’OR. Après le succès du « crédit-recherche », ce sont les universités qui profitent de la manne gouvernementale. Jamais elles n’ont eues de telles augmentations de leur budget.

Le budget de l'Enseignement supérieur et de la Recherche constitue la première priorité budgétaire du Gouvernement, notamment avec un effort supplémentaire de 1,8 Md € en 2009, 2010 et 2011. Il traduit l'engagement de campagne du Président de la République de faire de la connaissance  un pilier d'une croissance durable et du développement social. L'augmentation des moyens budgétaires et fiscaux sera de presque 17% sur la période 2009-2011. A cela s’ajoute les 15 milliards du grand emprunt auxquels s’ajouteront les 3% d’EDF… Que du bonheur !

DIMINUTION. 77% des Français ne croient pas à la diminution du chômage. Ben tiens donc ! Avec l’avalanche de septicisme qui a accompagné la publication des chiffres de décembre, le contraire eût été étonnant ! Attendons fin janvier pour savoir si la tendance se confirme.

DETTE. Comment la rembourser ? C’est la question que le gouvernement a commencé à poser. On serait tenté de dire, en commençant d’abord par supprimer le déficit du budget de l’état. Pour cela, il faudra bien que l’argent privé remplace l’argent public au moins dans les investissements. Ce qui suppose qu’on n’augmente pas les impôts qui sont les pires ennemis de l’investissement des entreprises et de la consommation (les deux moteurs de la croissance). Pas simple, comme on le voit. Mais si tout le monde s’y colle, ce sera mieux, à commencer par les collectivités territoriales qui, comme l’état, sont loin d’être exemplaires.

A LA BAISSE. La cote d’Obama n’est plus au zénith. Comme quoi il n’y a pas qu’en France où les électeurs croient élire des magiciens alors qu’ils n’élisent que des hommes qui ont besoin de temps (celui de leur mandat) pour tenir leurs promesses.

DAVOS. Selon Richard Quest, chroniqueur de CNN, « Je trouve que Sarkozy a manoeuvré très intelligemment à Davos, en attaquant le sujet avec beaucoup de force et d’agressivité, quitte à faire évoluer sa position par la suite. Enfin, l’aspect moral des choses, qu’il a soulevé, loin d’apparaître comme un vague slogan, constitue bien le fond des choses, c’est vraiment ce que pensent les plus grands dirigeants ici à Davos… Tout le monde connaît la position de Paris, et beaucoup pensent que la direction du pays est souvent solitaire. Et en même temps, il faut constater que, en Europe mais aussi sur le plan international, on ne peut pas trouver un consensus sans la France.» OK ?

PROVOCATION ? C’est ce que pense Jean-Marc Ayrault des accusations de l’UMP dans le financement des campagnes locales de tracts, affiches, etc… contre la réforme des collectivités territoriales. Les instances de recours concernées sont saisies. On verra alors où est la provocation.

                                                                                  Mille sabords !

Demain : le petit journal des régionales.

 


REFORME DES COLLECTIVITES : LE PS VEUT DEFENDRE SON BASTION

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Le Sénat a examiné le texte créant le « conseiller territorial »,premier maillon de la réforme des collectivités proposée par le gouvernement qui doit permettre de diviser par deux le nombre des conseillers généraux et régionaux (3000 au lieu de 6000) et clarifier les compétences des deux collectivités territoriales pour éviter les doublonnages de toutes sortes qui existent aujourd’hui. Ce n’est qu’un aspect de la réforme, mais il est essentiel.

S’il y a bien une réforme qui devrait faire l’unanimité depuis le temps qu’on dénonce la multiplication des échelons administratifs, c’est bien celle-là. Mais voilà, le PS a remporté 20 régions sur 22 il y a six ans et préside plus de la moitié des départements. Aussi ne voit-il dans le projet gouvernemental que les arrières pensées au détriment de l’intérêt général.  

On ne peut pas ramener une réforme de cette ampleur uniquement à des calculs de pouvoir politicien. D’autant plus qu’elle contient des avancées démocratiques comme l’élection par le suffrage universel des conseillers d’agglomération, ou la création des « métropoles » pour mettre les grandes villes françaises au diapason de l’Europe. Le texte parachève l’intercommunalité et rend possible la fusion entre régions et/ou départements.

Au lieu d’apporter sa contribution en essayant d’améliorer le projet de loi, ce qui est toujours possible, le PS a décidé de mener la bataille la plus conservatrice qui soit, en déposant des centaines d’amendements. Comment alors séparer le bon grain de l’ivraie ? Plus grave, il orchestre une campagne politicienne de désinformation massive financée par les contribuables, dans la cinquantaine de départements qui ont un exécutif socialiste. Que le Parti socialiste décide de consacrer une partie de son budget pour faire de la communication politique, c’est normal. Mais qu’il se serve du département qu’il gère pour financer publications, affiches, affichettes, tracts, pétitions contre la réforme des collectivités locales est scandaleux.

A force de ne voir que des arrières pensées dans chaque projet de réforme, et en confondant la caisse du parti avec l’argent public, le PS se déshonore !


 

 


MAUVAISE NOUVELLE : LE CHOMAGE BAISSE !

 

Une hirondelle ne fait pas le printemps, surtout en hiver. Quelle drôle d’idée : le chômage a baissé en décembre. Pas énormément, mais significativement.  Eh bien, j’ai eu beau écouter la radio, regarder différents JT, rien à faire pour trouver un commentaire qui ne soit pas assorti de telles remarques négatives que ça en annulerait bientôt la bonne nouvelle !

A croire que cela gêne beaucoup de monde. La gauche, en premier, parce que ça l’obligerait à reconnaître qu’elle s’est trompée depuis le début en critiquant la politique de relance par l’investissement menée par le gouvernement, alors qu’elle annonçait mois après mois une baisse de la consommation qui s’est maintenue. Les experts parce que ce serait admettre qu’ils se sont plantés, qui annoncent toujours une reprise molle en se fiant à leur expérience passée qui n’est plus de mise, ce qui les conduit à corriger semaine après semaine leurs prévisions qui sont parties pour la France de 0,5 pour en être à 1,5 % pour 2010 (excusez du peu : trois fois plus). Et rien ne dit que ce ne sera pas plus plutôt 2%.

Le président, l’autre soir a eu raison de faire preuve d’optimisme (D'ailleurs 57% des 8,5 millions de Français qui ont suivi le débat l'ont trouvé convaincant). D’abord parce que si lui ne croit pas dans la politique qu’il mène, qui y croira ? Surtout parce qu’après la crise vient toujours la reprise et que toutes les mesures ont été prises, pour une fois, dans notre pays, pour ne pas la plomber… notamment par une relance de la consommation qui gaspillerait des sous qu’on n’a plus et qui ne profiterait qu’aux Chinois. Les investissements programmés pour 2010 et la mise en route des options du grand emprunt sont autant d’adjuvants qui vont permettre à notre économie de tenir le coup et de se redresser. Pour peu que la machine allemande, qui patine actuellement, se remette en route, et tout baignera dans l’huile.

L'opinion des ménages sur la situation économique remonte d'un point par rapport à décembre et de 13 points par rapport au même mois de l'année dernière. Comme quoi l’entreprise de démoralisation nationale de nos médias reçoit finalement peu d’échos.

Si seulement l’opinion pouvait en rendre grâce à ceux qui mènent cette politique économique qui non seulement a limité sérieusement les dégâts sur le plan de l’emploi mais permet maintenant une croissance meilleure que prévue.  C’est trop demander ?


 


MARTINE AUBRY A-T-ELLE RECULE ?

Aubry TF1

A écouter Laurent Fabius l’autre soir dans « Mots croisé », on pouvait le penser tant son discours était alambiqué. Mais sa clarification hier soir dans le 20H de TF1 est bien plus convaincante. Elle a raison de poser le débat en terme d’années de cotisations. Elle veut garantir le principe de la répartition, sans fermer la porte à des régimes complémentaires. Elle pense que les organisations syndicales sont les plus habilitées à parler en premier. Elle veut qu’on prenne en compte la pénibilité dans le calcul du temps de travail. Autant de points sur lesquels on ne peut être que d’accord.

Reste le problème de l’âge légal sur lequel les socialistes font une fixation. Qu’ils veuillent défendre une mesure emblématique du mitterrandisme, on peut le comprendre. Mais vouloir figer l’âge de départ à 60 ans de façon immuable est évidemment discutable si on veut tenir compte de l’allongement considérable de la durée moyenne de la vie. C’est pourtant une focalisation inutile. Ce qui compte, c’est la durée de cotisation. Ce critère, à lui seul suffit pour les générations à venir. Ils sont tellement nombreux ceux qui commencent à travailler après 20 ans, que cette limite légale pour partir avec une pension à taux plein deviendra rapidement obsolète.

Un autre point d’accord réside dans le taux d’occupation des jeunes et des séniors. Toute réforme doit s’accompagner de mesures significatives pour en augmenter les pourcentages. D’une part parce qu’ils représentent un gisement de cotisations, d’autre part parce qu’il serait pour le moins inconvenant de reculer l’âge légal de départ sans avoir réglé auparavant le problème des retraites « anticipées ». Mais pour cela il faut des emplois, donc de la croissance.

Avec le rapport du COR (Conseil d’Orientation sur les Retraites), plusieurs pistes vont être proposées. Jacques Chérèque a des idées intéressantes, Laurence Parisot aussi. Le débat ne fait que s’ouvrir.

 



IL Y A UN PILOTE DANS L’AVION

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Exercice difficile, suivi par 8 millions et demi de nos concitoyens, auquel s’est livré hier soir le chef de l’Etat : celui de relier une politique par nature générale à des cas particuliers vécus au quotidien par nos compatriotes. Il ressort tout de même une conviction que le cap doit être maintenu si on veut en tirer les fruits, masqués ou retardés par la crise exceptionnelle que nous venons de vivre. La durabilité de l’équipe gouvernementale fait partie de la cohérence des réformes menées de front « parce que tout se tient ». Et les exemples que le Président choisit, lycée, université, crédit-recherche, en sont une bonne démonstration. Mais évidemment, il n’était pas là pour sortir son bloc-notes et trouver des solutions précises aux problèmes personnels de chacun de ses interlocuteurs sinon à les rapprocher de la politique menée dans laquelle ils peuvent s’inscrire.

Cet exercice a ses limites. On l’a bien vu quand Nicolas Sarkozy s’est retrouvé en face de cette femme dont le revenu est légèrement supérieur au revenu médian, et qui de ce fait, échappe à toutes les formes d’aides, aux déductions d’impôts, aux allocations diverses, y compris aux heures supplémentaires que son employeur n’utilise pas. Comment améliorer son revenu dans ces conditions ? Tout le problème de la classe moyenne est alors posé : celui de ceux qui paient tout plein pot et qui ne « touchent » rien. Autre limite, celle de la spontanéité à laquelle notre Président a du mal à résister et qui le porte à s’engager sur une solution dont on peut douter de la réalisation comme pour la titularisation de ce prof’ vacataire qui vit de contrats précaires d’un an sur l’autre, formule vieille comme le monde dans notre système éducatif. Comment passera-t-il outre des sacro-saints concours qui la permettent ?

Mais la formule choisie par TF1 a aussi ses mérites. D’abord celui d’un échange convivial propice à la proximité et à la sincérité des expressions, aussi bien du président que de ses interlocuteurs. Même quand le ton s’échauffe avec le syndicaliste CGT de service. Elle permet aux personnes présentes de faire remonter des préoccupations vécues et à Nicolas Sarkozy de montrer qu’il n’en est pas si éloigné, bref que le pouvoir ne l’isole pas. Au fil de la soirée tous les sujets importants ont été abordés, du chômage des jeunes à celui des séniors, le soutien à l’activité économique, les banques, la fonction publique, la santé et bien sûr les retraites. Même si convaincre n’est pas le but ultime, ils permettent de montrer le bien fondé des réformes engagées et des efforts poursuivis, d’éclairer le choix du « travail » plutôt que celui de  « l’assistance ».

Au terme de l’émission il restera le sentiment que le Président de la République est certes accablé de problèmes mais en même temps qu’il est bien en charge de l’essentiel et qu’il fait face. Il y a bien un pilote dans l’avion !

Quant aux critiques qui ont suivi, elles sont tellement convenues qu’elles auraient pu être écrites avant l’émission.

 


Petit journal des Régionales en Pays de la Loire


Tempête au centre. Jean Arthuis a renoncé. L’obstination de François Bayrou venu à Angers pour confirmer son cap privilégiant l’alliance rose-verte, réduit l’alliance centriste à elle-même, puisque le Nouveau Centre est déjà engagé avec l’UMP. Les sondages lui donnant un petit 8% loin d’être assuré, c’est trop peu pour mener une liste à la bataille. Il ne restait plus qu’à rejoindre Christophe Béchu en faisant monter les enchères et revendiquer 30% des places.

Les déçus du Modem. Ils sont de plus en plus nombreux. Tout un électorat ex-UDF se retrouve en jachère. Le devoir de la majorité est de les accueillir. Laurent Gérault a logiquement décidé de quitter le Modem. C’est courageux de sa part. Ce faisant, il est cohérent avec la ligne qu’il avait suivie aux Municipales. Il a toute sa place sur la liste de Christophe Béchu où il contribuera à renforcer la sensibilité centriste. Et on ne peut que se réjouir de voir qu’il sacrifie son rôle de leader de parti au profit de ses convictions.

Le Nouveau Centre. Le parti de Christian Gillet s’inquiète pour ses places. Il a un accord pour 20%. C’est vrai qu’avec 30% pour les amis d’Arthuis, ça commence à faire beaucoup. D’autant plus que Christophe Béchu est assailli des demandes de toutes les cabines téléphoniques du coin, dont les revendications en nombre de candidats sont inversement proportionnelles au nombre de leurs électeurs. Comment peuvent-ils croire que les électeurs de l’UMP vont être dupes ? Il y a des limites à l’Union !!!!

Gallerneau. La tête de liste régionale du Modem a un parcours politique étonnant. Venant de très loin à gauche, certains citent le PC, elle a été candidate pour le Parti Socialiste. La voilà maintenant au Modem avec enthousiasme. Où finira-t-elle ? Son nom évoque le vent de galerne… et ça n’augure rien de bien.

La liste du PS. Sur 21 candidats en Maine-et-Loire, la liste de Frédéric Béatse compte 11 membres fonctionnaires ou issus du monde associatifs. Une homogénéité qui laisse rêveur. C’est le gage d’une certaine vision des problèmes … La France abritée en action !

Hyperbole. « La gauche en action est en marche, rien ne l’arrêtera ! » a tonné le maire des Ponts de Cé en ouvrant le meeting du PS. Joël Bigot  a donc des hallucinations. Il oublie une chose : la grève qui arrête les fonctionnaires…

Engagements. Jacques Auxiette n’est pas avare de promesses. Des engagements en veux-tu en voilà, tous plus démagogiques les uns que les autres. Seulement, comme le PS devra composer avec ses concurrents en cas de 2ème tour (ce qui est le plus certain) ils n’ont aucune chance d’être tenus. Alors pourquoi se gêner !

Dévoiement. La gauche veut faire des régions des « contre pouvoirs » au gouvernement. Ce n’est évidemment pas un enjeu régional. Au contraire, cela ne peut nuire qu’à leurs habitants. Le rôle des régions n’est pas de créer des postes de fonctionnaires quand le gouvernement s’efforce d’en limiter le nombre pour alléger la charge de l’Etat.

 


DANS LA LORGNETTE D’ARCHIBALD

Lorgnette  
 

PAS DE VOILE SUR L’IDENTITE ! Une majorité de Français (57%) est favorable à une loi interdisant le port du voile intégral en France (le sondage du jdd donne même 65%). Curieusement, ce n’est pas la gauche qui est la plus encline à faire respecter la laïcité puisque 48% y sont opposés contre 46% de favorables. Ce sont les sympathisants du Modem qui sont les plus exigeants avec 75%. La proposition de la commission est en retrait puisqu’elle limiterait le port du voile intégral uniquement dans les lieux publics.  Insuffisant et inacceptable.  Il ne peut y avoir en la matière la moindre concession… si on veut faire respecter les droits des femmes.

L’IDENTITE FAIT DEBAT. Le PS qui s’échine à réclamer l’arrêt du débat perd son temps. Il intéresse les Français et ils sont même une majorité à approuver la démarche. Celui qui a eu lieu à Angers a été bien plus suivi et constructif que ce que les médias ont bien voulu en retracer. Les édiles municipaux de gauche ont brillé par leur absence. Dommage. Toutefois, le Maire avait envoyé un sous-marin en la personne d’un membre de son cabinet. Comme quoi on ne nous dit pas tout ! Michelle Moreau en a fait un excellent résumé sur le blog de « Romain Thomas » que je vous invite à visiter (lien ci-contre à gauche dans "mes sites préférés" : il suffit de cliquer sur le nom).

CLANDESTINS. Trop facile de débarquer en France en se faisant déposer sur une plage de Corse et crier ensuite au scandale parce qu’on est mis en centre de rétention. A croire les bons samaritains de la « Ligue des droits de l’Homme » ( mais jamais des devoirs) il fallait les laisser libres pour qu’ils puissent tranquillement faire leur demande d’asile. Temps qu’ils mettraient à profit pour s’évaporer dans la nature. Ces bonnes âmes donneuses de leçons feraient mieux de s’occuper de la burka. Quand on arrive dans notre pays « sans papiers » est-ce correct ? Non ! Alors on doit s’attendre à des mesures de précaution.

PEILLON REMET DEUX TUNES. On se demandait où il voulait en venir. C’est fait : tout simplement il instruit un procès au Président de la République qui doit pourvoir au remplacement du Président de France Télévision. La campagne actuelle vise à démontrer que même avec De Carolis, les médias sont à la botte du pouvoir. De toute façon, la personne qui sera désignée par Nicolas Sarkozy, quelles que soient ses compétences et sa personnalité sera forcément douteuse. On appelle ça du procès d’intention. Et en plus c’est faire peu de cas des prérogatives du chef de l’Etat, élu démocratiquement, et du parlement qui donne son avis.

INSIDIEUSEMENT. Toute la semaine, on a eu le droit au JT de midi, sur la 2, à une enquête sur la réforme de la justice quasiment à charge contre la suppression du juge d’instruction. Si ça n’est pas orienté, je ne m’y connais pas ! M. Peillon devrait regarder plus souvent, cela lui éviterait de faire un procès de trop.

RETRAITES. Martine Aubry aurait fait une avancée spectaculaire en admettant qu’il faille travailler plus longtemps pour tenter d’équilibrer les comptes. Ce n’est pourtant pas bien sorcier à découvrir. Mais il n’est jamais trop tard…. Comme ça ne fait pas l’unanimité dans sa boutique, on saura rapidement si c’est sérieux ou si ce n’est qu’une posture pour tenter de se « Merkeliser »… aux yeux de l’opinion. La dame ne perd pas le Nord, elle lit les sondages autant que Nicolas.

FRANCOIS LE VENIMEUX. C’est curieux comme François Bayrou devient de plus en plus venimeux au fur et à mesure que son bateau orange prend l’eau. On ne peut pas dire que les Européennes aient été une réussite et les Régionales pourraient bien constituer l’épreuve de vérité par une bérézina. Il faut dire que les projets d’alliance désorientent de plus en plus son électorat. Un important carré s’était réfugié dans le mythe d’une autonomie impossible, il fuit aujourd’hui devant les ukases d’alliance avec la gauche au second tour. Ce matin sur Europe 1, il s’est emporté contre Jean-Pierre Elkabbach dont c’est la pratique d’asticoter ses invités. Insupportable pour « Monseigneur » !


                                                                       Mille sabords !

 

Demain soir, le petit journal de l'élection régionale....

 


QUEL IMPROGLIO !

EDF

 

Si la France était une île isolée du reste du monde, que ce serait plus facile. Il n’y aurait nul besoin de tenir compte de l’environnement international et nous pourrions pendre nos décisions à l’aune de nos petites tares nationales. Mais voilà ce n’est pas le cas, et le vaste monde se rappelle à nous à tout instant.

Ainsi la dernière polémique autour du salaire de M. Proglio. Passe encore que nos « furieux », éternels traumatisés du « pognon » mènent la croisade contre « l’indécence de la somme ». C’est vrai, pour le vulgum, c’est beaucoup. Mais encore faut-il savoir que 2 Millions d’euros c’est encore peu quand on dirige une grande entreprise internationale. Et avec son 1,6 million, le patron d’EDF fait « minus » dans la cour des grands. Il a donc fallu qu’il renonce aux 450 000 euros que la présidence semi fictive chez Véolia lui assurait. C’est là qu’on touche au scabreux.  Tout vient du fait que notre entreprise nationale ne peut pas lui verser le salaire auquel son statut lui permettait de prétendre. Alors, EDF qui se veut à dimension européenne n’aurait finalement que les moyens d’une boite hexagonale ?

Outre le fait que la double casquette de M. Proglio n’est pas sans poser problème tant Véolia et EDF on de secteurs qui se marchent sur les pieds, on aurait pu éviter d’exposer les membres du gouvernement à affirmer, défendre, justifier pour finalement se déjuger et approuver le contraire. Le montage présentait le flanc à la critique, elle n’a manqué de l’exploiter. Il est vrai que ce type de débat n’existe qu’en France et ne vise que les patrons. S’il s’était agi d’un footballeur ou de l’entraîneur de l’équipe de France, on n’aurait entendu personne crier au scandale. Bizarre comme nos censeurs sont sélectifs !

J’en déduis que pour les gens de gauche, il n’est nul besoin d’aller chercher un grand «talent » pour piloter notre « perle » de l’énergie.  Mais n’est-ce pas parce que ceux-là raisonnent toujours en terme de « monopole » alors que l’énergie est entrée dans le secteur concurrentiel -qui n’en est lui-même qu’à ses débuts- et estiment sûrement que les tarifs réglementés protégeront encore longtemps la position abusivement dominante, largement favorisée par l’état, d’EDF ? C’est bien évidemment parce que ce n’est pas le cas, qu’il est urgent de préparer l’avenir et de renforcer les positions de l’entreprise française sur les marchés européens, voire mondiaux que le gouvernement a souhaité confier EDF à M. Proglio. C’est justement parce qu’il a l’expérience requise et les compétences d’un homme qui a fait ses preuves à la tête d’une grande entreprise internationale…. où il gagnait beaucoup plus.

Mais en France, on fait toujours compliqué quand il faudrait faire simple.

 

 


"Notre pays est en mouvement"

Fillon Voeux Presse

 

Petit rappel des propos tenus par François Fillon lors de ses vœux à la presse. Extraits choisis en guise d'échauffement pour la campagne.

Le bilan 2009

Le Premier ministre s'est attaché à rappeler les principaux événements et les crises traversés par la France en 2009 :

  • la grippe A(H1N1) : " le Gouvernement a agi de façon prudente et responsable, et c’est plutôt une bonne surprise que la pandémie soit moins violente que prévu, et tout le monde devrait s’en réjouir" ;
  • la taxe carbone : "Le 20 janvier, Jean-Louis Borloo présentera une communication en Conseil des ministres qui décrira les principes du complément de la réforme. Il n’y aura pas de remise en cause du principe de la taxe carbone. Pas de remise en cause des dispositions pour les ménages, ni pour les professions les plus exposées. Pour les entreprises les plus émettrices de CO2, nous taxerons dans des conditions qui ne les pénalisent pas dans la concurrence internationale" ;
  • le débat sur l'identité nationale : "Débat légitime, passionnant et dont j’estime qu’il devrait être continu car la volonté d’être français ne doit pas se célébrer seulement une fois par an, le 14 juillet" ;
  • la crise financière et économique : " La France a mieux tenu le choc de la crise que la plupart de ses partenaires européens et est sortie la première de la récession. C’est le résultat des mesures rapides et ciblées que nous avons prises et c’est la récompense du travail et du sang-froid des Français."

Durant cette année difficile, le dialogue social n'a jamais été rompu, a souligné le Premier ministre.

2010, toujours sous le signe des réformes

Pour l'année 2010, le Premier ministre mise sur une reprise durable qui s'appuiera sur trois leviers :

  • l'investissement, au travers des 35 milliards d'euros du grand emprunt, auquel s'ajoutera l'investissement privé pour atteindre les 60 milliards d'euros, avec un effort sans précédent en direction de la recherche ;
  • la suppression de la taxe professionnelle, qui rendra les entreprises françaises plus compétitives ;
  • les dépenses de l'Etat : "nous allons continuer de tenir strictement les dépenses de l’Etat : déjà pour 2009, ces dépenses seront finalement légèrement inférieures au plafond qui avait été voté par le Parlement".

2010 sera aussi une année placée sous le signe de quatre événements législatifs : réforme des collectivités territoriales, des retraites, de la procédure pénale et des finances publiques.

Concernant les retraites, François Fillon a déclaré : "Nous connaissons tous les instruments qui sont à notre disposition : les cotisations, la durée légale d’activité, l’âge de départ à la retraite. Avec le président de la République, nous les examinerons sans tabou et nous n’esquiverons pas nos responsabilités".

Et de poursuivre : "Notre pays, que l’on dit parfois immobile, déprimé, est en mouvement". "Nous avons refusé d’attendre patiemment des jours meilleurs. Nous avons fait le choix de l’action et le choix des réformes comme contrepoison aux risques de la crise."

C'est sur la mondialisation et la mobilisation de la Nation que le Premier ministre a terminé son discours : "Mobilisation de nos forces économiques et de nos forces sociales qui doivent comprendre que leur défi est commun. Mobilisation des citoyens qui doivent mesurer qu’il faut donner à la France autant qu’elle leur donne. Je crois à la vérité qui insuffle l’effort national, je crois à la cohérence politique, à la durée et à la rigueur de l’action", a-t-il conclu.

 

 


LE FEDERATEUR

Béchu andard

Christophe Béchu est en train de gagner son pari. Il va réussir à réunir sur une même liste toutes les composantes de la droite et du centre, et peut-être même un peu au-delà. De quoi changer la donne dans une campagne où les concurrences et les rabibochages de deuxième tour sont toujours périlleux.

François Bayrou en venant confirmer à Angers, terre de centrisme modéré par excellence, ses choix absurdes d’alliance de second tour avec les écologistes et la gauche, a fermé la porte à la possibilité d’une liste d’alliance autour de Jean Arthuis et mis Laurent Gérault dans l’obligation de choisir. Et comme Laurent est un homme de centre droit depuis toujours, il ne lui restait plus qu’à renoncer à mener la liste du Modem. Un accord de l’UMP avec l’Alliance centriste est non seulement souhaitable mais indispensable et serait même logique. Quoi d’anormal que ceux qui ont toujours été dans le même camp se retrouvent sur une même liste ? Et il faut que Laurent Gérault en soit.

Il reste que l’exercice reste délicat. Il faut à la fois ne décevoir personne et respecter les équilibres indispensables pour que la « martingale » fonctionne, que les électorats suivent. Mais, il vaut mieux une seule liste définitive qu’une liste qu’on remanie entre deux tours. Et il vaut mieux un programme défini une fois pour toute et qui sera appliqué, que des promesses qui devront passer à la moulinette des petits arrangements dans les négociations d’un soir de premier tour. A chacun d’être raisonnable et de ne pas perdre de vue l’objectif final : la victoire !

Il faudra encore que pendant la campagne, tout le monde tire dans le même sens, et que chacun respecte ses partenaires. Banal que de le dire, sachant que la « bête » électorale est capricieuse et souvent susceptible. Et puis il y a du terrain à ramarrer face à des adversaires qui cette fois-ci sont les sortants : de quoi fédérer les énergies, faire ressortir ce qui unit plus que ce qui différencie.

La tête de liste a un talent indéniable. Christophe n’est pas qu’un orateur. Il a une force de conviction qui ne se limite pas au dialogue à deux, elle s’épanouit dans les défis collectifs. Il fédère parce qu’il aime unir et parce qu’il sait montrer un chemin. Il sait comment amener ceux qu’ils rencontrent et qui regardaient son doigt, à tourner leur regard vers ce que celui-ci montre… Tout un programme.

Avec un peu d’audace, la victoire est à portée de main !

 


A QUOI SERT – ELLE ?

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Lampe à huile

Sortons un peu  des miasmes de la politique hexagonale pour aller voir ailleurs. Le tapis magique du calepin nous transporte au Moyen-Orient, au pays des génies cachés dans les lampes à huile. Manifestement, le seigneur de Dubaï en a fait sortir un de sa cachette et celui-ci a exaucé son vœu le plus fou : bâtir une tour de 800 m de haut !

Et le miracle a eu lieu. C’est le « gratte-ciel » (on en peut pas dire mieux) de tous les superlatifs avec ses 828 m de hauteur. Pour commencer, il est évidemment, le plus haut du monde. Mais il cumule bien d’autres records : édifice avec le plus grand nombre d'étages, étage occupé le plus élevé, ascenseur avec le plus grand trajet et le plus rapide, plus haut point d'observation du monde.

L'intérieur de la tour sera majoritairement réservé à des logements. Sur les 162 étages, Burj Dubai comprendra 1044 appartements sur près de 84 étages. « The Residence » comprend 900 appartements de toutes talles : studio, une, deux, trois ou quatre pièces. Les 144 Résidences Armani, de une à deux chambres, seront des appartements hôteliers haut de gamme aux finitions soignées. Tous les résidents auront accès à un supermarché, le Market Store, et à un service de conciergerie et de voiturier. Au total, 12 000 personnes devraient vivre et travailler dans Burj Dubai. Les premiers doivent y emménager en février 2010.

Comment vivre dans une tour de verre construite en plein désert ? Cette équation technique a été résolue par les architectes au prix de ce que certains pourraient qualifier de gâchis environnemental. Au quotidien, le système de climatisation de Burj Dubai aura besoin de 946 000 litres d'eau. Les jours de grande chaleur, ce chiffre équivaudra à 10 000 tonnes de glace. De plus, le climat chaud et humide de Dubai crée un inévitable effet de condensation dans les bâtiments vitrés. L'eau recueillie par des canalisations sera stockée dans un réservoir au sous-sol. Ce qui représentera 66 000 mètres cubes d'eau par an, soit 20 piscines olympiques.

Dessinée par un cabinet d'architecture de Chicago, Burj Dubai possède la forme de la fleur Hymenocallis. La tour est composée de trois éléments disposés autour d'un noyau central, comme les trois pétales de la fleur. Le bâtiment, qui ressemble à un Y géant, est censé ainsi résister aux contraintes météorologiques. 

Quel est l’intérêt d’un tel projet ? Manifester une toute puissance à la face du monde : elle risque bien d’être éphémère, et l’on se demande ce qu’il en sera advenu dans un siècle : peut-être quelque chose à l’image de ces villes fantômes de l’Ouest américain après la ruée vers l’or. Au moment où l’on parle de lutter contre le réchauffement climatique, il apparaît comme un pied de nez des rois du pétrole à la face du monde.

Insensé et vertigineux dans tous les sens de ces deux termes !

J'allais oublier l'essentiel : sans une aide d'urgence de 10 milliards de dollars accordée par l'émirat d'Abu Dhabi, la "Dubaï World" n'aurait pas pu honorer ses créances. Autrement dit, c'était la faillite. Bah oui ! On comprend mieux...



POUR UNE CAMPAGNE OFFENSIVE


Territoiresnews
 

L’incident « Peillon » doit nous ouvrir les yeux. En réclamant la démission d’Arlette Chabot et de l’équipe des journalistes de France 2, il nous donne une petite illustration de la chasse aux sorcières que les socialistes n’hésiteraient pas à mener pour « tenir » l’information (la « rendre démocratique » qui diraient) s’ils revenaient au pouvoir. Cela doit amener la Majorité Présidentielle à faire une campagne sans concession, et d’abord convaincre ceux de nos parlementaires quelque peu défaitistes que les meilleures campagnes sont celles qui se font quand on n’a rien à perdre. Avec 20 régions à regagner, les Régionales sont de celles-là.

La cote du Président ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. D’abord, compte tenu des circonstances, elle n’est pas mauvaise du tout. Simplement, il faut que la majorité fasse comme l’opposition : marteler quelques messages simples, toujours les mêmes. Depuis Coué, on n’a rien inventé de mieux pour convaincre. Quelques exemples auxquels notre électorat soit sensible : sortir quelques bons points du bilan des trois ans de présidence (le RSA, l’autonomie des universités, les peines plancher, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux…), rappeler la gestion exemplaire de la crise et les réussites du plan de relance (l’auto-entreprise, le zéro charges...), le pari gagné du maintien de la consommation. Que sais-je ?

Il faudrait aussi montrer de la conviction face aux réformes en cours qui ne demandent qu’à être populaires : la réforme territoriale et celle de la taxe professionnelle.

Enfin, mettre en avant les efforts pour tenir les dépenses publiques et ne pas laisser la gauche faire croire qu’il y a une fuite en avant de la dette. Faire la part des choix politiques pour financer la crise en laissant jouer les amortisseurs sociaux, et la réalité du budget hors effets de la crise. Les recettes manquent à l’appel, mais les dépenses de l’Etat ont été tenues. Sans quoi, on n’aurait pas le déficit moindre que prévu qui est constaté aujourd’hui. Il faut mettre un terme définitif au débat sur le bouclier fiscal. Si j’étais le président, je profiterais de l’interview de lundi prochain pour mettre clairement sur la table tous les arguments qui plaident en sa faveur. Les gens de gauche évoquent toujours les gros chèques rendus aux contribuables fortunés… en oubliant que ceux-ci versent la moitié de leurs (gros) revenus et en oubliant que la clause joue aussi en faveur de propriétaires à petits revenus, comme à la Réunion.

Une fois ce travail fait, en rangs serrés, en ne perdant jamais une occasion de répéter tous ces arguments, sur tous les plateaux, à toutes les inaugurations, sur toutes les ondes, il sera temps de décliner les ambitions à afficher pour nos Régions : la formation professionnelle, l’emploi, la mobilité, l’éducation dont la gauche n’a pas l’apanage.

La gauche avait gagné en 2004 sur le thème du « KO social », la Majorité peut gagner cette fois-ci sur la dynamique du mouvement : « les réformes pour éviter le KO ». Les Régions ne doivent pas être autant de « baronnies » conservatrices dont l’objectif serait d’empêcher de les réaliser. Il faut donc rééquilibrer la balance. Rappelons-nous qu’on a perdu à cause d’une douzaine de triangulaires ici ou là et de quelques voix ailleurs, face à un électorat hyper mobilisé.

A nous de montrer qu’on est capable d’en faire autant !



DANS LA LORGNETTE D’ARCHIBALD


 

ZERO DE CONDUITE. M. Peillon a voulu faire un coup médiatique en boycottant le débat face à Eric Besson dans des conditions qui le mettent au degré zéro de la politique politicienne. Sa conduite inqualifiable rendrait impossible toute confrontation démocratique si tout le monde l’adoptait. Elle ne fait d’ailleurs pas l’unanimité dans son propre camp. C’est rassurant.

 

800 000 EMPLOIS…C’est le résultat en 2009 de la disposition « zéro charges » mise en place pour les très petites entreprises qui créent un emploi. Avec le statut de l’auto-entrepreneur, c’est plus de un million d’emplois qui ne sont pas venus s’ajouter au nombre des chômeurs. Un résultat positif de la politique menée par le Gouvernement.

 

EURO TOC. C’est la crainte d’Angela Merkel qui s’inquiète du creusement des déficits publics dans de nombreux pays d’Europe dont l’abaissement de la notation renchérit les emprunts. La Grèce et le Portugal plombent la monnaie européenne pourtant surévaluée par rapport au Dollar. La dislocation de la monnaie commune n’étant pas à l’ordre du jour, c’est le retour de l’inflation qui est redouté par la Chancelière.

 

NAUSEABOND ? AH BON ? Le débat sur l’identité nationale est ainsi qualifié par « Mosco ». A force d’en rajouter, on reste au ras du caniveau. Que font-ils donc pour l’élever tous ces donneurs de leçons que cela gêne qu’on permettre aux Français de s’exprimer sur le sujet ? Ils n’ont pas d’idées, ou bien ils en ont mais ils ont peur qu’elles ne plaisent pas…Il est vrai que si c’est pour régulariser tous les sans papiers !!!

 

AUBRY.  Sa cote monte et selon les études d’opinion elle serait aujourd’hui la « Meilleure opposante ». Super ! On ne peut pas rêver confrontation plus claire. La mère des 35 heures est restée sur une ligne de « bloc des gauches » pure et dure. Cela la fait « frétiller ». Nous aussi !

 

FILLON DURABLE. La durée du Premier Ministre à la tête du Gouvernement continue d’étonner les exégètes peu habitués à voir le locataire de Matignon rester aussi longtemps en place. C’était au temps du septennat. Le mandat présidentiel de cinq ans a changé la donne en ne laissant que moins de quatre ans utiles pour agir. L’efficacité c’est de garder la même équipe en place. Nicolas Sarkozy et François Fillon ont pleinement tiré la leçon du changement constitutionnel.

 

LA MARTINGALE. La liste régionale en Maine-et-Loire tarde à sortir. Christophe Béchu doit mener des négociations complexes avec des partenaires gourmands. Trouvera-t-il cette fois-ci la bonne « martingale », celle qui additionne les voix sans en soustraire. Si l’on se réfère au poids électoral de chacun, le profil idéal de la liste serait 60% d’UMP (13 places sur 21), 30% de centristes toutes tendances confondues (6 places), 10% d’autres composantes de la Majorité Présidentielle (2 places). En tenant compte de la nécessaire segmentation : 7/14/21, (7 élus en cas de défaite, 14 en cas de victoire). Cela donne donc 4 UMP dans les 7 premiers, 4 UMP dans les 7 suivants + la 13ème ou la 14ème, et 4 dans les 7 derniers. Ce qui laisse 6 places dans les 14 premiers aux autres composantes : 4 centristes, 1 divers gauche (rad) 1 Chrétien Démocrate. La Gauche Moderne qui n’est pas implantée ne peut prétendre à une place éligible. C’est de la théorie, évidemment. Il faut tenir compte de tous les autres paramètres. La tête de liste a toutefois intérêt à présenter un assemblage convaincant pour l’électorat UMP dont la mobilisation reste le socle essentielle de la victoire. Bon courage !

 

 

Mille sabords !



PEUT-ON REORIENTER LE CAPITALISME ?

DiscoursPM

 

C’est la question qui était posée en filigrane du colloque « Nouveau monde – nouveau capitalisme » organisé par la Gauche Moderne d’Eric Besson.

 

Depuis le début de la crise, sous l’impulsion de Nicolas SARKOZY, la France se bat pour la moralisation du capitalisme. Elle a été à l’initiative du G20 pour que les pays émergents ne soient pas mis à l’écart. Elle a soutenu les efforts de rénovation du FMI pur que son rôle soit élargi, et elle est à la manœuvre pour que soient mises en place une nouvelle régulation financière.

  

La Ministre de l'Économie, Christine Lagarde, vient de confirmer la mise en place d’une taxe exceptionnelle sur les bonus qui sera appliquée dès la fin du premier trimestre 2010. Ce texte prévoit de taxer à hauteur de 50 % tous les bonus, réalisés par les opérateurs de marché payés depuis la France, indépendamment des modalités et du calendrier des versements. La création de cet impôt exceptionnel,  prélevé sur les  bonus,  est une mesure de bon sens, d’équité et de justice, eu égard à l’intervention des finances publiques au  secours du système bancaire. Il est légitime, puisque les profits sont de retour dans de nombreux établissements bancaires et financiers, que les Français soient directement associés à ces résultats positifs. Cette taxation devrait en effet générer une rentrée de 360 millions d'euros, dont 270 millions seront consacrés à alimenter le Fonds de garantie des dépôts pour renforcer la sécurité des déposants.

De son côté,
en clôturant le colloque « Nouveau Monde, Nouveau Capitalisme », le 8 janvier, le Premier Ministre, François FILLON,  a appelé les Etats à « réorienter » le capitalisme et à éviter à tout prix le retour des mauvaises habitudes en créant « une nouvelle règle du jeu mondial fondée sur la coordination des politiques économiques ». « A présent, notre priorité doit être de conjurer l'économie de bulle et d'éviter à tout prix le retour au business as usual », a-t-il déclaré, en adressant une mise en garde contre le retour de la spéculation financière et immobilière, et refusant que la finance prenne une « position hégémonique sur la production ». « L'endettement des pays développés et la structure du bilan des banques sont devenus tels que tout nouveau sauvetage en haute mer devient matériellement impossible, et nous ne disposerons donc plus de parade efficace pendant de nombreuses années. Face à ces dérives, une éthique et une philosophie du capitalisme mondialisé émergent. Elles consistent notamment à résister aux tentations du laisser faire et à la fascination des modes et des mythes. Cette volonté de résistance, je ne la dissocie pas des valeurs gaullistes qui fondent mon engagement, cette synthèse entre efficacité économique et justice sociale, dans laquelle l'Etat joue un rôle d'arbitre entre les impératifs du long terme et les pulsions du court terme,» a-t-il continué.

   

François Fillon, pointant du doigt les « poisons et délices » du capitalisme qu'il faut conjurer veut réhabiliter « la responsabilité, la transparence, l'éthique » dans l'économie, a rappelé les avancées récentes :

- sur la régulation des bonus distribués aux opérateurs de marché, le G20 de Pittsburgh avait repris les positions françaises;

- dans la lutte contre les paradis fiscaux, de nombreux pays ont décidé de mettre fin au secret bancaire et il sera « difficile aux récalcitrants de revenir en arrière ». Le G20 a décidé que des sanctions pourront être adoptées à partir de mars 2010 contre les Etats qui violent les règles internationales ;

-  sur la régulation des banques, François Fillon a rappelé les progrès réalisés en France : création d'une autorité unique de contrôle des banques et des assurances, dotée notamment de nouveaux pouvoirs leur permettant de sanctionner les politiques de rémunération qui conduisent à une politique de prise de risque inconsidérée.

D’autre part, les systèmes de protection des épargnants seront renforcés grâce à une taxe assise sur les bonus, a également rappelé François Fillon.

Pour ne pas retomber dans la routine des égoïsmes nationaux, le Premier Ministre propose de « créer une nouvelle règle du jeu mondial fondée sur la coordination des politiques économiques ». « Il n'est pas possible que la prospérité repose durablement sur les déficits abyssaux des uns et les excédents de balances de paiement des autres. Il est donc impératif de mieux se coordonner dans au moins trois domaines » et de :

- faire en sorte que les parités monétaires reflètent davantage les fondamentaux économiques. Pour François Fillon, il serait souhaitable, dans cette optique, d'intégrer la régulation des marchés de change dans l'agenda du G20 ;

- coordonner les stratégies nationales d'assainissement des finances publiques. « Le risque est réel de voir certains pays aller trop loin dans les déficits », a-t-il souligné ;

- poursuivre les efforts menés dans le cadre de l'OMC pour limiter les barrières protectionnistes et développer les accords de libre-échange ;

- raffermir les enceintes de coordination des politiques économiques : G20, FMI et Banque mondiale, ces deux derniers étant dotés de vrais pouvoirs d'évaluation et de régulation et représentant mieux les pays émergents. « En novembre 2008, a-t-il rappelé, la France a obtenu que, pour la première fois de son histoire, le G20 se réunisse au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement ».  Le sommet de Pittsburgh a depuis confirmé l'institutionalisation du G20 comme instance de pilotage de l'économie mondiale.

  

« Ce que je crois, c'est qu'un nouveau capitalisme fondé sur une éthique de progrès est possible », a-t-il poursuivi, rejetant les nouveaux dogmes de la décroissance, une vision « illusoire, rétrograde et pour tout dire défaitiste ». Le  grand emprunt national va dans ce sens. « Ce goût de l'avenir, c'est à 27 qu'il faut l'avoir », a conclu François Fillon, appelant l'UE à « initier une vraie politique de croissance » et les Etats membres à mettre sur pied un « véritable gouvernement économique européen sans lequel aucune coordination des politiques, ni aucune réassurance des chocs internes ou externes de la zone euro ne peut exister ».

 


UNE CONSULTATION POUR RIEN

 

 

L’autonomie offerte à la Guyane et la Martinique n’a pas fait recette. Le  « non » à la question posée a même été massif. Un scrutin dont l’opinion métropolitaine s’est désintéressé si l’on en croit la place qui lui a été faite dans les médias hexagonaux. C’est bien dommage, parce que d’une manière ou d’une autre, chacun d’entre nous est concerné par le choix des « outre-meriens ». Le passage au statut de collectivité d’outre-mer leur donnait pourtant plus d’autonomie. Alors, comment faut-il lire des résultats aussi massifs : pratiquement 70% de « non » en Martinique et près de 80% en Guyane. La Guadeloupe a demandé un délai de dix huit mois de réflexion avant d’être consultée.

On pourrait se réjouir d’un attachement si fort à la Métropole. Pourtant, et c’est grave, nos compatriotes ont désavoué leurs élus locaux. Peur de l’inconnu, dira-t-on, ou encore « manque de clarté du projet proposé » plaide certains autres…. Tout cela est bien attristant. On constate tous les jours l’inadaptation aux réalités locales des structures administratives actuelles. La référence à l’article 74 de la constitution ne permettait pas, d’autre part, de proposer en même temps un projet alternatif, ce qui serait allé à l’encontre du but recherché, puisque justement il s’agissait de laisser les collectivités locales déterminer le degré d’autonomie souhaité par une loi organique ultérieure. En votant « oui », ces collectivités territoriales d’outre-mer auraient bénéficié d’une plus grande maîtrise de leur destin grâce aux outils juridiques nouveaux qui auraient été mis à leur disposition, avec des institutions plus efficaces, tout en bénéficiant de garde fous substantiels comme le contrôle juridictionnel du Conseil d’Etat et du Conseil Constitutionnel. Le statu quo n’était pas souhaitable !

  

Au lieu d’un vote responsable, on a assisté à un vote de « panique » nous dit le sénateur président du Conseil Général Claude Lise. Ce qui a fait peur à nos compatriotes, et certains opposants au projet ne se sont pas privés de le rappeler, c’est de perdre tous les avantages que procure la situation de « département français » à part entière. En clair : les avantages sociaux, RMI ou RSA, allocations diverses, subventions et autres, indépendamment de la vie chère qui en est pourtant aussi une autre résultante, car le fait d’être un territoire de la république constitue aussi un carcan. Comme quoi la voix du peuple n’est pas toujours bien inspirée. Mais c’est la démocratie et il faut faire avec.

  

Dans quinze jours, les mêmes départements devront se prononcer sur la fusion entre Conseil Général et Régional en une collectivité unique. Une simplification indispensable pour une gestion moins embrouillée et plus rapide des dossiers. Un deuxième « non » serait un comble, mais serait alors le résultat d’une campagne du type « touche pas à mon mandat ». On chercherait du coup où est l’intérêt général dans cette affaire !

 


DES REGIONALES CAPITALES

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C’est sûr, pour la majorité présidentielle, la partie ne sera pas facile. Pour le Président comme pour le gouvernement, il n’est pas évident de vendre à des Français désemparés par la crise les résultats de la politique menée depuis 2007. « Travailler plus pour gagner plus », « la sécurité », « le retour au plein emploi en allant chercher la croissance avec les dents », « la réduction de la dette publique »… rien de tout cela n’est au rendez-vous, même si le chemin en a été pris : les résultats sont masqués par les effets de la crise. Même l’excellente gestion de la crise pendant cette période n’est pas non plus évidente et le fait d’avoir réussi à maintenir une situation moins mauvaise que nos voisins n’est pas de nature à satisfaire une opinion publique qui ne voit que ce qui la touche de près : le chômage et son pouvoir d’achat.

  

La gauche a beau jeu de surfer sur cette vague défavorable au pouvoir en place à qui tout semble échapper, même l’engagement dans le développement durable avec le semi fiasco de Copenhague et la censure de la taxe carbone.

 

Même le réformes engagées, dont tout le monde s’accorde pour dire qu’elles sont nécessaires, n’ont pas suffisamment abouti pour pouvoir en tirer un quelconque avantage. En un mot, la majorité est le dos au mur. C’est peut-être sa chance : au fond elle n’a rien à perdre.

 

Dans ce contexte, l’enjeu régional paraît bien mince. Ce sont les thèmes nationaux qui vont animer la campagne. Parce que la gauche veut faire de l’échéance régionale une sanction contre Nicolas Sarkozy et des Régions les contre pouvoirs pour tenter d’annihiler les efforts consentis au niveau national. Même si ce n’est pas dans les compétences régionales, le social sera au cœur des discours, avec la litanie sur l’éducation, le bouclier fiscal, l’emploi. On connaît les solutions : les faux emplois qu’on appelle « tremplins » alors qu’il s’agit de « toboggans » et la « justice » qui passe par une politique fiscale délirante.

 

Et les électeurs de la majorité auraient bien tort de ne pas se mobiliser. Les réformes engagées sont vitales pour l’avenir de notre pays. Là où l’opposition ne voit que des arrière-pensées, préférant la tactique à l’intérêt général pour ménager ses intérêts, il y a de vraies nécessités : simplifier notre administration territoriale, réactualiser l’organisation de la justice, mener à bien la plus grande réforme de la santé que notre pays ait connu, diminuer le nombre de nos fonctionnaires, réduire les dépenses publiques en supprimant les dépenses superflues, les gaspillages et les doublons, rénover les quartiers, le système éducatif, permettre à La Poste de s’adapter sans périr…

  

La majorité est unie, c’est sa chance. Simplement, il faut qu’elle mène une campagne incisive et qu’elle mette la gauche et ses solutions éculées au pied du mur. Comme on le voit, il y a de quoi faire. L’important c’est de maintenir le cap et de ne pas douter de son bien fondé. L’audace sera communicative. La gauche veut faire le grand chelem. Elle pourrait bien perdre L’Ile de France, Poitou Charentes, les Pays de la Loire, la Lorraine… Mais le premier tour sera décisif !

 

 


AUTO-ENTREPRISE

                                                       

Voilà une initiative qui a donné de bons résultats : le statut de l’auto-entrepreneur. Celui-ci permet de créer son entreprise plus facilement et de bénéficier d'un régime fiscal accommodant, les cotisations sociales de l'entreprise étant indexées sur son chiffre d'affaires. Si bien que l'auto-entreprise a d'ores et déjà séduit 291 921 personnes, bien au-delà des espoirs de son instigateur, Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat des Petites et Moyennes Entreprises. Ce statut, mis en place il y a un an, principalement destiné aux personnes désirant s'octroyer un complément de revenu, mais pas seulement, a permis en période de crise de garder le cap en matière de créations d’entreprises.

Cela représente tout de même plus d'une création sur deux. En effet, le record de 327 000 créations d'entreprises établi en 2008 sera largement battu en 2009. Fin novembre, selon l'institut, 528 399 nouvelles sociétés avaient déjà vu le jour. Si on déduit l’auto-entreprise, ce sont tout de même 236 144 unités qui ont vu le jour dans les 11 derniers mois, auxquelles devaient encore s’ajouter celles du mois de décembre. Un assouplissement et une facilité qui sont les bienvenues et qui auront permis ainsi autant de créations d’emplois.

De quoi permettre au Ministre de présenter un bilan annuel satisfaisant ! Même si le chiffre record en créations d’entreprises (hors nouveau statut) reste celui de 2008 avec plus de 300 000 naissances. 


LA FRANCE SOUS LA NEIGE

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Cette année nous avons droit à un « hiver », un vrai, avec des températures négatives, de la neige en plaine, du verglas… bref, quelle horreur il fait froid alors qu’on nous parle de réchauffement climatique. De quoi y perdre son latin.

Comme nos concitoyens sont par nature râleurs, les dérèglements que les éléments occasionnent sont d’autant plus difficiles à supporter que nos déplacements en auto, en camion, en train, en avion ont été multipliés par 10, 100 ou 1000, et provoquent des perturbations à proportion. Le moindre ralentissement, le moindre incident, et c’est le bouchon, la paralysie.

Pourtant, il faut bien bloquer la circulation sur la route ou l’autoroute et il faut fermer les pistes de l’aéroport pour déneiger. Tout paraît alors se figer. Pendant que les services compétents font inlassablement leur boulot, les usagers, eux, râlent contre les pouvoirs publics qui n’ont pas prévu assez de sel ou de matériel, boucs émissaires faciles puisque contre la tempête de neige on ne peut rien. Si ! Respecter les consignes de sécurité, condition sine qua none du confort de tous.

Mercredi dernier, j’étais sur l’autoroute, en fin d’après-midi, revenant d’une sépulture dans la région parisienne. Nous avons rencontré la neige entre Chartres et Le Mans. Branché sur autoroute FM, j’écoutais anxieux les points d’information les uns après les autres : saleuses en action sur Le Mans, déneigeuses sur Alençon et consignes à respecter pour éviter les accidents. Manifestement, tout le monde ne suivait pas le même programme à voir les bolides qui nous dépassaient dans la tourmente, sans grande visibilité et alors que la neige commençait à couvrir la chaussée même dans sa partie la plus à droite. Heureusement, tout s’est bien passé. Mais que dire de tels comportements : prompts à grogner contre tout ce qui « empêche » et n’acceptant pas de perdre un temps précieux. En France c’est toujours pire qu’ailleurs : parce que nous sommes moins disciplinés. Cette fois-ci les Anglais et les Allemands ont connu les mêmes problèmes que nous, voire pire.

Mais quel devoir impérieux oblige untel à prendre la route au mépris de toutes les consignes de vigilance et de prudence ? C’est la logique de nos sociétés développées qui n’ont jamais de temps à perdre.

Simplement, la nature se permet de nous rappeler à l’ordre de temps en temps, histoire de nous remettre à notre place. Alors tout s’arrête. Prendra-t-on seulement le temps de regarder le paysage magique recouvert de son manteau blanc, au lever du soleil ? Allez, c'est une fois tous les vingt ans ...




L’AGGLO A L’AVEUGLETTE

                                                            

 

L’agglo d’Angers n’a plus d’argent, c’est bien connu. On a remisé au placard la création de l’impôt « ménages » pour mieux le ressortir après les élections. Car au rythme où les décisions de dépenses sont prises à chaque Conseil, on n’y coupera pas. Plus on est fauché, plus on dépense ! Une fois c’est un avenant de 1 million d’euros pour le tramway (eh oui, encore), la fois suivante c’est une subvention substantielle pour l’ESEO qui se reconstruit aux Capucins, au point que le député Maire de Trélazé est ressorti en criant « Aux fous ! »….

La-dessus, le Maire-Président est parti en vacances –« loin », a-t-il dit « pour me ressourcer et trouver des idées » -, une manière de prendre du recul en quelques sortes. Il est revenu et donc, on s’attendait à la « trouvaille » pour la cérémonie des vœux : niquedouille, pot de balle et balai de crin. Il a fait un discours d’une platitude absolue. Ce sont les vœux d’un maire qui n’a plus rien à dire !

Pourtant, il ne manquait pas de verve jusqu’à maintenant. Il était capable d’expliquer que si on ne replantait pas les arbres du boulevard des Deux Croix, c’était en prévision de la 2ème ligne du tramway (dont le tracé n’est pas établi, il faut le préciser). Puis d’indiquer sérieusement que pour cette 2ème ligne il faudra peut-être attendre dix ou quinze ans, vu qu’on n’a plus d’argent…. Si vous avez du mal à suivre, c’est normal. Moi aussi. Donc, en attendant,  il faudra compter encore sur l’automobile, oui mais l’auto-partage, nuance ! Il y a peu, l’auto, c’était « ringard »…

Si, au passage dans son discours de vœux, il a glorifié son « biopole » qui obligera à faire un effort sur le tri des déchets qui devra progresser de 7% : rien de bien ambitieux, c’est ce qui est imposé par la loi issue du Grenelle de l’environnement. On pouvait préconiser plus pour une ville qui se targue d’être à la pointe du développement durable.

On assiste à une gestion au fil de l’eau qui mène tout droit au gouffre. Mais Heureusement, le citoyen contribuable est toujours là.

Rappelez-vous : « Nos valeurs ne sont pas cotées en bourse », mais elles pompent dans nos portefeuilles !

 


LA LORGNETTE D’ARCHIBALD

      Lorgnette

75% : c’est le pourcentage de Français qui se disent satisfaits des nouveaux horaires et des soirées sans pub sur France Télévision. Merci qui ?

74 milliards… d’euros, ce sont les sommes dépensées en 2007 en prestations chômage, services du marché du travail et allégements de cotisation de Sécurité Sociale. C’est près de 4% du PIB, sans compter les dépenses sociales qui, RMI compris, s’élèvent à 12,2 milliards d’euros. C’est ce qu’affirme une étude publiée la semaine dernière par le ministère de l’Emploi. Pour connaître les chiffres de 2008 et de 2009, il faudra attendre…. Un an voire deux ! Le service concerné, c’est la Dares, mais c’est pas dare-dare !

70% : c’est le pourcentage des Français qui pensent que le gouvernement a vu trop grand pour la campagne de vaccination contre la grippe A. Comme quoi la désinformation formidable orchestrée par une partie du corps médical, les anti-vaccination, et relayée par une opposition en mal d’idées aura porté ses fruits. Il faut dire que face à une interview de la Ministre, on a eu droit à un bourrage de crâne « en boucle » des arguments de tous ses détracteurs.

Les errements d’hypocrites. Les vaccins monodoses étant arrivés, on y est enfin : les médecins généralistes vont pouvoir vacciner. Le Ministère préconise que la vaccination simple soit facturée 6,60 euros. Mais selon le principal syndical professionnel, il n’est pas question de la séparer d’une consultation, soit 22 euros l’acte ! Ben voilà, tout est dit ! On comprend pourquoi ils ont dit pis que pendre de la vaccination en centre et alimenté toute la polémique autour du vaccin. Ils avaient peur de passer à côté du « pactole ». Ils ajoutent même qu’ils auraient pu vacciner 10 millions de Français (x par 22€, on voit tout de suite la facture). Et le trou de la sécu, demandez-vous ? Si c’était une de leurs préoccupations, il y a longtemps qu’on le saurait. Le serment d’Hypocrate n’a pas de prix… mais il a un coût. L’hypocrisie en sus. Moi, dès demain j‘irai me faire vacciner dans un centre. Civisme oblige.

Burka…cophonie. Benoit Hamon n’avait pas fini de dire que son parti était contre le vote d’une loi contre la burka qu’aussitôt des voix s’élevaient pour le contredire.  Notez, ce n’est pas mieux à l’UMP. Dites-donc, les leaders, si vous organisiez le débat en interne d’abord pour arrêter une position commune, ça vaudrait peut-être mieux que toutes ces prises de position solitaires fussent-elles de gens respectables. Pour l’opinion publique, cela n’aide pas à y voir clair. Encore ne faudrait-il pas que celles-ci soient plus inspirées par des rivalités que par des convictions….

Plein les bottes ! En général cette expression traduit une lassitude ou le découragement.  Ce n’est pas le cas de ce Roumain pour qui cela voulait dire qu’il était fortuné. Il avait en effet fourré ses économies dans une vieille paire de bottes : 40 000 € ! Sauf que sa femme les a mises à la poubelle sans savoir. La paire a été récupérée chez une clocharde qui a eu le temps de dépenser 10 000 € avant qu’on la retrouve. L’histoire ne dit pas s’il en avait plein l’c… !

 

                                                                                  Mille Sabords !

 


2010, UNE ANNEE DELICATE


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Sans tomber dans le catastrophisme que certains n’hésitent pas à brandir face à la faiblesse persistante de certains secteurs de l’économie américaine, il faut bien reconnaître que l’année qui débute ne présente pas que des aspects réjouissants. Les gouvernements des pays dits « riches » se trouvent obligés de laisser filer les déficits publics pour soutenir une reprise fragile qui ne tiendrait pas sans eux, tout en guettant le moment espéré où ils pourront commencer à fermer le robinet. Pendant ce temps-là, dans les pays comme l’Inde et la Chine, les gouvernements risquent d’avoir du mal à maîtriser une relance dont les taux de croissance avoisineront les 10%, avec la menace d’une inflation dont les signes réapparaissent.

Mais partout, l’assainissement budgétaire et monétaire est à l’ordre du jour. Le problème est de savoir à quel moment, il faut commencer l’effort : trop tôt et l’on enraye le redémarrage, trop tard et il faudra alors des hausses d’impôts pour compenser.

Les économies du continent européen sont encore convalescentes. Si quelques clignotants sont passés au vert, la plupart hésitent encore entre l’orange et le rouge. La production devrait augmenter dans le monde entier, mais elle se traînera en Europe qui ne décollerait pas du 1,5%. En France, la consommation résiste encore, l’emploi donne son premier signe encourageant avec une activité en hausse de l’intérim qui précède généralement le retour de l’embauche, alors que les industriels ont des stocks au plus bas. Mais tant que la dette publique remplace la dette privée comme carburant de la croissance, nous ne serons pas sortis d’affaire.

Un autre sujet de préoccupation est le rapport entre les monnaies. La faiblesse du Dollar handicape notre sortie de crise, et la Chine campe sur une position égoïste qui reste sourde à toutes les demandes de réévaluation du Yuan. On sent déjà le ton se durcir entre les Etats-Unis et Pékin. Mais ne nous leurrons pas, le géant asiatique n’acceptera, comme à Copenhague, que ce qui lui convient et sert ses intérêts. Il ne faut pas compter sur lui pour aider la communauté internationale à générer une reprise mondiale durable. Dans ce contexte, la surévaluation de l’Euro est un handicap qui risque de durer encore un bout de temps, et ce n’est pas fait pour nous plaire !

Oui, 2010 sera une année délicate qui nécessitera un pilotage tout en finesse.



ARIANE A TRENTE ANS

Ariane
La bonne vieille fusée européenne souffle ses trente bougies et connaît un succès qui ne se dément pas. C’est une vraie réussite que le « vieux continent » peut mettre à son actif et qui nous fait la démonstration que la mise en commun des énergies et des moyens permet de tailler des croupières aux autres grandes puissances.

Cela n’a pas été sans mal, ni revers. Tout le monde se souvient des lancements ratés. Projet complexe s’il en est, Ariane est née au milieu des années 70 au moment où le marché de l’espace était totalement entre les mains des Américains.  Partir à l’assaut d’un tel marché était assez audacieux. Tenaces, les Européens les ont rattrapés puis dépassés, alors qu’ils se repliaient sur leur segment militaire.

C’est une incontestable victoire technologique et commerciale construite sur la durée et qui nous prouve que l’Europe politique et industrielle est capable, quand elle veut bien s’en donner les moyens, d’investir sur le long terme et de réussir. Bien évidemment, il faut poursuivre sur la lancée (si je puis dire) avec la préparation d’Ariane 6, mais aussi en investissant dans l’énergie, l’aéronautique (les ratés de l’A 400 M montrent qu’il y a du pain sur la planche), l’automobile… Tous ces secteurs pour lesquels l’Europe a une technologie et  les moyens de tenir sa place sur l’échiquier mondial, d’autant plus avec les évolutions qui se dessinent.

Mais cet esprit européen semble s’être essoufflé. Il a besoin d’un renouveau que le Président français essaye de lui insuffler avec la chancelière allemande. Le bras de fer n’est plus seulement entre le vieux et le nouveau continent, il s’élargit à l’Asie avec la montée en puissance de la Chine, à laquelle il faudra à court terme ajouter l’Inde et la Russie…. Des pays qui possèdent des bataillons serrés d’ingénieurs disposant maintenant de moyens et de vastes marchés domestiques.  

Si l’Europe veut, l’Europe peut. A l’aube de ce 21ème siècle, Ariane reste un modèle exemplaire dont elle doit pouvoir s’inspirer pour montrer au monde qu’il faudra encore compter avec elle. Une politique industrielle européenne est non seulement nécessaire mais indispensable.


 


LA CARTE LA PLUS CRUCHE

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Cette période de l’année est propice à l’échange des vœux traditionnels. Chacun y va de sa carte…et de plus en plus souvent elle est électronique. Ce qui nous vaut de recevoir dix fois la même alors que le choix est immense. Mais il existe encore des personnes qui restent attachées aux bonnes vieilles cartes matérielles. Il y a celles qui donnent dans la solidarité en faisant le bonheur des handicapés qui peignent avec la bouche ou en achetant les cartes de l’Unicef. Et puis il y a les politiques. Eux se font fabriquer du « sur mesure » et ne regardent pas au nombre des envois : tous les fichiers y passent. Il faut dire que la plupart du temps, c’est à nos frais. J’en ai profité en son temps, même si le père Olivier nous contingentait assez sévèrement.

C’est comme cela que j’ai reçu la carte ci-dessus. J‘ai trouvé qu’elle valait la peine d’être mise en exergue. Toutankhom II  (ne pas confondre avec Toutankhom I qui est Antonini) me semblait parler pour ne rien dire, ou pas grand-chose, depuis quelques temps. Serait-ce la « démocratie participative » qui l’aurait annihilé ? Point du tout. Maintenant on sait : il est dans le « bocal » !!  Le Président du Conseil Régional a fait fort dans la communication … Connaissez-vous quelqu’un de plus bavard qu’un poisson…. ? Cela ne l’empêche d’aller à la pêche aux voix.



L’ACTU HO

                                       


La polémique du moment c’est évidemment celle des vaccins et de la vaccination. Les professeurs « yavéka » ne manquent pas pour donner des leçons à Roselyne Bachelot, et tenter de l’éreinter en critiquant ses achats, sa campagne médiatique, l’organisation de la vaccination, j’en passe … jusqu’à une demande d’enquête parlementaire de l’inénarrable PS auquel se joint le non moins incontournable Modem. A croire que les députés n’ont pas autre chose à faire. Que répondre ? Ce que Laurent Cayrol a dit hier soir à « C dans l’Air » sur la 5 : « Le gouvernement a fait son devoir en prenant l’option de précaution maximaliste, et ceux qui disent maintenant qu’on pouvait faire autrement sont des guignols ». Il visait notamment Benoit Hamon et sa conférence de presse en s’étonnant qu’on puisse affirmer que 30% de gens vaccinés constituaient une barrière suffisante. « Je ne sais pas où il a pu trouver ce chiffre là ! » a-t-il continué. Comme je pense la même chose, il n’y a rien à dire de plus. Si : il faut continuer à se faire vacciner. Comme ces médecins hospitaliers qui se sont précipités pour le faire quand ils ont vu arriver les premiers cas en soins intensifs... La grippe A continue encore de tuer ici et là sans qu’on sache pourquoi, et un nouveau pic épidémique n’est pas à exclure au cours de cet hiver. La campagne va s’étendre comme prévu aux grandes entreprises et les médecins généralistes, comme la Ministre l’avait annoncé en novembre, vont pouvoir commencer à s’impliquer dans le dispositif. Rien d’étonnant à ce qu’elle ait résilié la moitié de la commande française dans la mesure où le virus n’a pas muté et où une seule injection suffit. Comme depuis le début et comme il se doit, le pilotage se fait au gré des événements avec la réactivité adaptée. Reste qu’on voudrait bien se faire vacciner, mais comment faire quand on n’a pas encore reçu les bons de la sécu ?

Deuxième sujet : la taxe carbone. J’y reviens brièvement. D’abord, le gouvernement fait preuve d’une grande sagesse en se donnant le temps jusqu’à l’été pour repositionner le projet de loi. Il y a quand même une chose qui m’intrigue : dans tous les débats que j’ai pu suivre depuis trois jours, il n’est jamais fait mention du « chèque vert », sauf par le jeune responsable du WWF. On fait généralement passer la taxe carbone comme une taxe de plus, alors que ce n’est pas le cas : elle sera payée par un surcoût sur les énergies mais remboursée forfaitairement par un chèque du trésor public, ce qui est une incitation à moins consommer. La part réellement payée par les ménages résultera du différentiel entre le surcoût généré par la taxation du fuel, gazole, gaz et autres carburants et le chèque encaissé. En plus ou en moins. L’objectif est bien de générer des comportements vertueux.

Troisième sujet : le débat sur l’identité nationale. Eric Besson rappelle à la réalité ceux qui veulent ne voir ou entendre que ce qui leur convient. Je continue de penser qu’il est utile. Comme il n’est pas inutile d’entendre l’inquiétude des Français sur le devenir de cette identité. Là encore, Laurent Cayrol a fait état d’études d’opinions qui montrent, bien que par ailleurs le racisme ait beaucoup baissé, que 50% des Français sont inquiets face à l’Islam. D’où les « dérapages » s’il y en a eu, en dehors des inévitables provocations. Mais c’est donc bien un sujet qu’il faut traiter. Parmi tous les autres. Moi, ce qui m’intéresserait, c’est que l’on aborde la dimension européenne dans ce débat, en posant la question : « serons-nous bientôt des Européens d’origine française ? »… Ce que je pense être déjà pour une part, avec une épouse née de parents espagnols et une fille mariée à un français né de parents hollandais…

 


 


TAXE CARBONE : UN MAUVAIS COUP ?

Pollution air

Les motifs selon lesquels le Conseil Constitutionnel, saisi par le PS, rappelons-le, a annulé la taxe carbone sont certes recevables. Le principe d’égalité devant l’impôt n’aurait pas été respecté, et il y aurait eu trop d’exemptions, ce qui est évident. Ils n’en sont pas moins discutables. Un exemple : vouloir taxer l’industrie électro nucléaire quine rejette pas de carbone paraît un peu scabreux et surtout contre productif. L’objectif étant de promouvoir des comportements vertueux moins polluants, où va-t-on si l’on se met à taxer ce qui n’émet pas de gaz à effets de serre. Pourtant le Conseil d’Etat, consulté, n’avait pas trouvé à redire. Bizarre ! Je dirais même plus : bizarre autant qu’étrange !

On peut aussi se demander si les parlementaires, sous la pression des lobbies de toutes sortes, ne sont pas allés un peu trop loin dans les exemptions. On sait que nombre d’entre eux ne sont en rien convertis au verdissement de notre fiscalité, et ils ont trouvé lors de la discussion de la loi un beau terrain de jeu. La nouvelle constitution ayant donné de l’espace aux députés et sénateurs, ils l’utilisent. Cela anime la vie parlementaire mais complique celle du gouvernement. Toujours est-il que le résultat est là : il va falloir retoquer la loi et perdre un temps précieux, et au passage, le petit coup de pouce à la consommation que constituait le « chèque vert » que le gouvernement avait prévu de verser en février. C’est la gauche qui peut se réjouir.

Dans cette affaire, le Président de la République ne fait que subir les effets des réformes qu’il a lui-même voulues. Comme quoi on n’est jamais vraiment remercié en politique.  Il y trouvera un argument contre ceux qui n’arrêtent pas de crier au pouvoir personnel. Gageons néanmoins qu’il se serait bien passé de ce revers, surtout après les résultats calamiteux du sommet de Copenhague, dont il n’est en rien responsable, mais qui le privent de l’aura écologique qu’il espérait.

Pourtant, la manière dont l’annonce de la censure de la loi sur la taxe carbone a été faite par le Conseil Constitutionnel interroge. Une surprise soigneusement tue jusqu’à la veille du jour de l'an par Jean-Louis Debré dont on sait qu’il ne meure pas d’amour pour l’actuel président. La recherche de l’effet d’annonce est manifeste. La volonté de retarder le dispositif en en rajoutant dans un calendrier parlementaire déjà lourd, plausible. Comme par hasard, Jacques Chirac n’était pas là au moment du vote ce qui fait que certains y voient une signature… Le microcosme en frémit ! La vie politique est aussi faite de ces petits cadavres exquis, surtout en terre parisienne où l’on assassine volontiers dans les dîners.

Le 20 janvier, le gouvernement remettra un nouveau projet sur le tapis. Espérons que les parlementaires auront la sagesse d’esprit de comprendre qu’il ne faut pas tergiverser. De toute façon, l’inénervable François Fillon les convaincra une nouvelle fois de voter. Et Nicolas Sarkozy aura compris le message : parions qu’il ne perdra pas de temps, lui, pour adapter sa méthode. D’ailleurs n’a-t-il pas commencé en mettant à plusieurs reprises le Premier Ministre en première ligne ?



QUELS VŒUX POUR 2010 ?

"2010"

 

Pour sortir des conventions, faisons un peu de provoc’. Voilà des vœux qui pourraient améliorer vraiment notre ordinaire.

Par exemple, que Benoit Hamon soit capable d’humour quand il fait ses commentaires de porte-parole du PS. Ou encore que Martine Aubry pique son sourire à Ségolène, et que cette dernière suive un stage d’entraînement intensif de son neurone en guise de remise à niveau.  On pourrait souhaiter aussi à Cécile Duflot de découvrir la modestie afin d’être un peu moins mufle avec ses hôtes. Enfin, mais c’est probablement rêve impossible, que Noël Mamère échange sa mauvaise foi habituelle pour un peu de lucidité.

En 2010, le paysage politique changerait si François Bayrou arrêtait de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et Villepin de nous faire croire qu’il pourrait être un recours (au secours !), si Le Pen prenait enfin sa retraite et si le centre rassemblait ses miettes éparpillées ici et là (on va finir par en trouver partout).

On aimerait bien aussi que les médias traitent l’actualité avec un peu moins de parti pris et que chacun reste dans son rôle. Que Patrick Sébastien arrête de distribuer ses diplômes de « bonsentimentalisme » à tout bout de champ en même temps que ses commentaires antigouvernemenaux à la graisse d’oie : quand on se gave sur le dos du contribuable, on peut avoir au moins un peu de pudeur.

Côté Gouvernement, il va falloir sortir la baguette magique pour éviter un score calamiteux aux Régionales. Les Français peuvent supporter la vérité, disait François Fillon. Encore faut-il qu’ils l’entendent. Ce ne sont pas les vœux lénifiants du Président, le soir du 31 décembre qui suffiront. Ni les palinodies de la majorité présidentielle : les guéguerres de ces dernières semaines ont jeté le trouble dans notre électorat. A deux mois de l’échéance, on a le droit de rêver d’un peu de cohésion et de discipline.

Enfin, après tout ce qu’il a dû encaisser comme coups durs depuis dix-huit mois, on peut souhaiter au Président une année plus sereine. Avec le menu qui se profile, c’est pas gagné !

En attendant, les Français ont retrouvé le moral, paraît-il. Euphorie des fêtes due à l’abus de champagne et de foie gras ? On le saura bientôt.