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LA CAMPAGNE PAR LA LORGNETTE

                                                 Longue vue

FRECHE AIME LA « FRAICHE ». La pression fiscale des Régions s'est amplifiée au fil des années. Et pas seulement parce que les prix immobiliers ont augmenté. En dehors de la taxe professionnelle, qui vient de disparaître, les Régions lèvent deux impôts : la taxe sur le foncier bâti et celle sur le foncier non-bâti. Ainsi, les recettes des taxes foncières ramenées par habitant dans les vingt-six Régions françaises ont progressé de 11 à 120 % entre 2004 et 2009. Celle du Languedoc-Roussillon affiche la plus forte progression des recettes fiscales au cours des six dernières années. Ce résultat de la Région présidée par Georges Frêche s'explique surtout par un bond énorme des taux d'imposition entre 2004 et 2005 : ils sont passés de 2,55 à 4,59 % (presque doublé !). Les années suivantes, les augmentations se sont effectuées dans des proportions plus modestes pour arriver à la somme de 48 euros par habitant en 2009 alors qu'elle était de 22 euros par habitant en 2004. Vieille recette : on augmente fortement la première année pour bénéficier de rentrées fiscales supplémentaires pendant tout le reste du mandat (Taux du foncier bâti en 2004 : 2,55 % ->>Taux du foncier bâti en 2009 : 4,86 %). De quoi financer et fidéliser un électorat populiste à souhait.

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C’EST INSUPPORTABLE !

                                              Carte d'identité

Je comprends que l’administration fasse son travail et veille avec rigueur à l’obtention des cartes d’identité françaises. Qu’elle soit paranoïaque est carrément insupportable ! Et c’est trop souvent le cas depuis quelques temps : dès que l’on est né de parents étrangers ou tout simplement né à l’étranger, il devient franchement compliqué de renouveler ce titre, même quand on en est porteur depuis sa naissance !!!!

Et nous sommes au royaume d’Ubu. Il y a deux ans, ma femme, dont les parents décédés étaient espagnols, née en France, naturalisée à la naissance, mariée avec moi –un Français donc, il me semble-, de plus adjointe au maire de Saint-Barthélemy (dites-moi si on peut se faire élire si on n’est pas citoyen) s’est vue exiger « faire la preuve de sa nationalité autrement que par la carte dont elle demandait le renouvellement » !!!! Heureusement, nous avions récupéré dans les papiers de mes beaux-parents son acte de « naturalisation », plus pour le souvenir que par utilité juridique. Bien nous en a pris, je me demande comment nous aurions fait sinon. Proprement stupide ! La nationalité devant l’électeur n’est pas la même que devant le guichet.

Pire. Mon fils est né au Maroc, quand j’y séjournais au titre de la coopération. De parents français dois-je préciser ! Déclaré au Consulat de France, qui plus est. Sans parler du service militaire, cela va de soi. Peut-on faire plus « Français » ?  La guichetière lui a fait des complications parce qu’il était « né à l’étranger » et il a fallu qu’il fournisse un extrait d’acte de naissance avec filiation… Il a été très tenté de demander à la dame tatillonne, de couleur précisons-le, si elle pouvait faire aussi la preuve de sa nationalité. Mais il n’a pas voulu être désobligeant…. Il renouvelait lui aussi une carte « plastique » dont on nous a expliqué à l’époque qu’elle était « sécurisée ».

Je me mets à la place de tous ces Français qu’on tracasse aujourd’hui inutilement, par excès de zèle nous dit-on, dont beaucoup ne sont pas de la première jeunesse, et certains mêmes dans l’incapacité de produire les preuves aujourd’hui exigées et qui ne l’étaient pas hier quand ils pouvaient les produire parce que leurs parents étaient vivants. Il y a de quoi avoir la « rogne ». Le Premier Ministre et le Ministre de l’Intérieur s’en sont paraît-il ému et une circulaire devait aplanir ces difficultés. Il est en effet grand temps, car le rôle de l’état n’est pas de décourager les citoyens ni de transformer ce qui est pour beaucoup d’entre eux une « fierté » -celle d’être français- en souffrance !

N’est-ce pas un comble, au moment où l’on débat de « l’identité nationale » de discriminer ceux qui la détiennent et qui y tiennent ?

 

 


QUESTIONS A…

P1060713  DOMINIQUE RICHARD

Député de Maine-et-Loire de 2002 à 2007, Conseiller Régional depuis 1998, Dominique Richard participe à l’animation politique du département depuis de nombreuses années. Démocrate Chrétien de conviction, il a participé à la création de l’UMP en 2002 après avoir milité longtemps au Centre et à l’UDF. Il a connu le Conseil Régional dans la majorité de François Fillon puis dans l’opposition ces six dernières années.

DH : Vous êtes conseiller sortant. Quelle expérience tirez-vous de ce mandat passé dans l’opposition à la gestion de gauche ?

P1060712 DR : Le Conseiller Régional est élu sur une liste et à la différence du Conseiller Général, il ne représente pas un territoire. Cela ne lui laisse guère de moyen d’exister, il a peu de moyens d’agir dans une majorité très préoccupée de servir les copains...

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LE PAVE DANS LA MARE AU CRAPAUD

Transport_commun scolaire

Ah, il faut les entendre baver depuis l’annonce par Christophe Béchu du financement gratuit des transports scolaires par le Conseil Régional en prélevant sur les frais de communication. Comme dirait l’autre, ça coasse dans la mare ! « Incompétence, gesticulation… » j’en passe et des meilleures : les réactions s’étalent complaisamment dans la presse avec une rare délectation journalistique.

Ce sont les réactions des « archaïques » qui n’anticipent pas la réforme des collectivités, des conservateurs qui ne veulent pas lâcher leur petit territoire « juteux », qui rêvent d’une France figée dans le XIXème siècle d’où ils viennent en droite ligne.

La mesure proposée par Christophe Béchu s’inscrit dans une démarche d’avenir : coordinations accrues entre départements et Région, suppression des guichets qui doublonnent, rationalisation des gestions, répartition logique des tâches entre les collectivités pour rendre chaque € dépensé plus efficace et surtout plus efficient. La tête de liste de la majorité présidentielle en a prévenu : avec les présidents des Conseils Généraux qui sont d’accord, il anticipera la réforme prévue en 2014 dès 2010. La Région des Pays de la Loire sera le laboratoire de la modernité territoriale.

Cette mesure est aussi une mesure de justice et d’équilibre : pendant six ans il n’y en a eu que pour les villes. Il est grand temps de redonner un peu d’oxygène au monde rural. C’est aussi un moyen d’aider les familles. Ce qui n’est pas négligeable en ces temps de crise !

"La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe" !

             

                                                                Mille sabords !


CE SOIR, CHRISTOPHE BECHU EST A 19H

SUR FRANCE 3



EQUILIBRES


 

La nomination de Didier Migaud à la tête de la Cour des Comptes n’est pas une surprise. Elle montre la volonté du Président de la République de continuer sa politique d’équilibre politique entre la Majorité et l’opposition dans les institutions de contrôle de la République. La compétence du Président de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale est reconnue et il n’est pas réputé faire allégeance.

De la même façon, la nomination de Michel Charasse au Conseil Constitutionnel contribue à maintenir un peu de pluralisme dans un organisme qui devenait monocolore avec le temps. Même s’il est atypique, c’est un homme de gauche qui a sa place au sein de cette haute institution. On pourra regretter que parmi les trois nominations il n’ait pas été fait de place à au moins une femme. On se consolera en constatant que Jacques Barrot et Hubert Haenel ont l’expérience qui convient au poste qui leur est confié.

A droite comme à gauche, on trouvera toujours des personnes que les choix du président agacent. A droite parce qu’on y vit mal cette ouverture à gauche qui n’est en fait qu’une ouverture d’esprit, à gauche parce que certains préféreraient un clivage plus net par esprit partisan. Et si ces choix n’étaient guidés que par l’intérêt général et le souci d’un contrôle effectif et partagé du fonctionnement de notre République ?

La gauche peut toujours critiquer, mais on est en droit de se demander si elle aurait eu le courage d’en faire autant si elle était au pouvoir. Je crains que non. Cela ne l’empêche pas de profiter des aubaines qui lui sont offertes et il est remarquable que Didier Migaud ait été aussitôt remplacé à la présidence de la commission des finances par Jerôme Cahuzac, bras droit de Jean-Marc Ayrault.

Aura-t-on pour autant un peu moins de procès d’intentions sur le contenu des réformes à l’avenir ? Rien n’est moins sûr, tant il vrai que « ce que je tiens est désormais à moi, et le reste… peut le devenir ».

 




LES METALLOS ALLEMANDS MONTRENT L’EXEMPLE

                                     IG_Metall

Voilà un accord salarial qui fera date et dont rêverait notre Ministre du Travail. Au terme d’une négociation qui intervient plus tôt que d’habitude dans l’année sociale, les partenaires sociaux de la métallurgie allemande sont parvenus à un accord qui gèle pratiquement les salaires. Les ouvriers recevront une prime forfaitaire de 320 € pour la période de mai 2010 à mai 2011 et ensuite une augmentation de 2,7% en avril 2011. Les économistes estiment que cela revient à compenser l’inflation.

Mais, en contrepartie, les employeurs se sont engagés à maintenir l’emploi jusqu’en juin 2012, en profitant d’une plus grande flexibilité  dans la réduction du temps de travail.

Cet accord est important car il permet à l’industrie allemande de maintenir sa compétitivité internationale et de conserver ce que d’aucuns ont appelé le « miracle de l’emploi », très préservé jusqu’ici des conséquences de la crise. Le taux de chômage n’a augmenté que de 0,6% depuis novembre 2008.

Voilà qui va réjouir la Chancelière. Cet accord est à l’image du réalisme allemand : il privilégie l’emploi aux salaires. Il a été rendu possible par la modération dont a fait preuve le puissant syndicat IG Metall. Mais, en revanche, si les exportations seront favorisées, la demande interne devrait en pâtir et rester atone. Le tableau n’est malheureusement pas le même dans la fonction publique (Ah, ces fonctionnaires ! Il est vrai, l'emploi n'est pas une contrepartie possible) pour ses 2 millions de salariés qui réclament 3,5% d’augmentation contre 1,5% qui leur est proposé. Les pilotes de la Lufthansa font aussi connaître leur mécontentement par la grève. Tout ne peut pas être rose outre Rhin, tout de même !


« UN AVENIR QUI NOUS RASSEMBLE »


Vendredi dernier, j’ai passé une journée complète de campagne électorale dans les pas de Christophe BECHU, profitant de son passage sur la 1ère circonscription.


P1060668 P1060672

Dès 10H15, il arrive sur le lieu du 1er rendez-vous. Le temps de partager un café avec Paul JEANNETEAU qui l’accueille sur son territoire et on attaque le vif du sujet par une rencontre à la mairie de Tiercé avec les représentants du « comité de ligne » et les maires du secteur.  Thématique : les transports. Echange, écoute attentive et propositions. La tête de liste n’hésite pas à utiliser le tableau et le  feutre pour expliciter son raisonnement....


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DANS LA LORGNETTE


 

 

CARTE. L’organisation de la justice française entre dans le 21ème siècle. La nouvelle carte issue de la réforme Dati a été validée. Les dizaines de recours intentés auprès du Conseil d’Etat au nom d’une notion de proximité périmée n’ont pas abouti sauf quelques exceptions. Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, c’est le Conseil Constitutionnel qui valide le redécoupage électoral des circonscriptions législatives. Les réformes avancent, inéluctablement.

 

HYPERBOLE. Ce sont les jeux olympiques des références épouvantables. Les campagnes électorales sont toujours propices à ces figures de réthorique. Ainsi le maire d’Angoulême traite les « jeunes Pop’ » de nazillons en les comparant aux « jeunesses hitlériennes » parce qu’ils s’étaient moqués de lui sur internet. C’est au tour de notre Dany « international » de faire des siennes : il compare Frêche qui n’en demande pas tant à Mussolini. En attendant la prochaine de Benoit Hamon (dans le rôle de la pimbêche effarouchée par la Marianne enceinte vêtue de blanc, il est pas mal non plus….)

 

ENGAGEMENT…. sans frais. C’est celui de François BAYROU qui annonce maintenant une stratégie d’indépendance au 2ème pour les listes du Modem. Peut-être espère-t-il ainsi mettre fin à l’hemorragie des cadres et des militants qui le quittent. Mais vu l’état actuel des sondages, il ne prend pas beaucoup de risques, il faut 10% des inscrits pour pouvoir se maintenir.  

 

ARGUMENTS. Les documents de propagande des partis politiques commencent à arriver dans les boites aux lettres pour l’élection du Conseil Régional. Je suis toujours surpris de voir avec quelle maestria nos élus de gauche arrivent à nous vanter leur bilan. Reprenant la vieille stratégie des syndicats du public qui vous envoient un courrier pour vous annoncer que grâce à eux vous avez obtenu une promotion à laquelle vous aviez droit de toute façon, ils vous présentent leurs réalisations comme des choix politiques et des prouesses gestionnaires alors que les compétences obligatoires dévolues à la collectivité territoriale ne laissait aucune marge !  Quoique, en y regardant de près… on pouvait faire beaucoup mieux, surtout dans la manière de dépenser (j’y reviendrai).

 

MARGES… de manoeuvre. Ces élections régionales sont décidément loin d’être jouées. On annonce comme quasiment gravée dans le marbre une victoire de la gauche. C’est possible, ce n’est pas écrit pour autant. Car à y regarder de près, on s’aperçoit que les sondages ne sont pas aussi catégoriques qu’on veut bien nous le seriner. Deux tendances doivent faire réfléchir. D’abord, le manque d’intérêt pour l’élection d’une collectivité dont l’opinion manifestement ne sait pas trop à quoi elle sert : 55% des électeurs s’y intéressent peu ou pas du tout. Ensuite, si 30% des sondés déclarent souhaiter  une victoire de la gauche et 26% celle de la droite, 20% répondent ni l’une, ni l’autre et 24% ne se prononcent pas ! Il reste donc une marge qui peut être exploitée d’ici le 14 mars. On sait dans les états-majors que les électeurs se décident de plus en plus tard. Si l’abstention est vraiment forte, personne ne pourra revendiquer une quelconque dimension nationale du résultat du scrutin. C’est peut-être pourquoi le Président s’est mis volontairement en retrait.

 

   Mille sabords !

 

 

 

Lundi 22 sur le bloc-notes : en exclusivité, une journée dans les pas de Christophe Béchu.

 

 

 


180 000 EMPLOIS PRESERVES …. !

                                               ChristineLagarde

En ce début 2010, la médiation du crédit, qui est déjà intervenue en faveur de nombreuses entreprises, conserve toute son utilité. En effet, dans son rapport rendu public le 12 février, la médiation du crédit observe une prudence parfois excessive des banques. Christine Lagarde pointait la veille la nécessité d'engagements plus ciblés des banques sur les crédits de trésorerie aux TPE-PME. Cette prudence "pénalise souvent les plus petits dossiers, et par ailleurs, les délais de traitement des petits dossiers sont souvent trop lents et ne sont pas adaptés à la sensibilité socio-économique des TPE/PME (de l’obtention de la réponse de la demande de crédit initiale jusqu’au moment de la mise en place des prêts à l’issue de la procédure)."

 

Réunies à Bercy le 11 février par Christine Lagarde, les banques françaises se sont engagées à consacrer en 2010 une enveloppe de 38 milliards d'euros aux crédits d'investissement des entreprises très petites, petites et moyennes (TPE et PME). Soit une hausse de 6 % par rapport à 2009. Cet engagement sur le crédit d'investissement sera bientôt complété par un autre sur le crédit de trésorerie, a précisé Christine Lagarde. Nicolas Sarkozy avait par ailleurs indiqué son intention de revoir les dirigeants des banques à ce sujet.

 

Avec 250 dossiers déposés chaque semaine au mois de janvier, le flux de dossiers nouveaux déposés en médiation est en léger rebond. Selon le médiateur du crédit, "cette hausse relative des dossiers déposés provient du fait que les entrepreneurs semblent rencontrer des difficultés pour le renouvellement de leurs lignes court terme [trésorerie], les banques restant dans l’attente de la publication des comptes 2009".

 

Autre tendance de ce début d'année, la proportion des petites entreprises concernées continue d'augmenter : "les sociétés de moins de 10 salariés représentent au mois de janvier 85 % des entreprises en médiation. Les encours inférieurs à 50 000 euros restent largement majoritaires à 59 % depuis le lancement du dispositif, ce dépassement étant même dépassé sur le seul mois de janvier à 66 %", révèle le rapport. En cumul, depuis le lancement du dispositif, le taux de médiation réussie est stable à 64 % (65 % en janvier 2010). Sur le plan sectoriel, les entreprises en médiation sont principalement celles des secteurs du service (31%), du commerce (31%), du BTP (20%) et de l’Industrie (15%).

 

La médiation du crédit aux entreprises, dont Nicolas Sarkozy avait annoncé la création dès octobre 2008, a démontré toute son utilité face à la crise. L'été dernier, le président de la République avait annoncé la prolongation du dispositif. Celui-ci a contribué depuis son lancement à :

  • préserver 181 854 emplois en France ;
  • conforter près de 9 440 sociétés dans leur activité ;
  • débloquer 2,4 milliards d’euros de crédit (hors écrasement des dettes).

 

Depuis le lancement du dispositif fin 2008, 21 382 entreprises ont saisi la médiation du crédit. 82 % des dossiers déposés étaient éligibles et ont été pris en charge par les équipes de la médiation, qui ont donc traité au total 4,2 milliards d’euros d’encours de crédit. Aujourd'hui, 14 831 dossiers sont désormais instruits et clôturés (soit 84 % des dossiers éligibles), dans deux cas sur trois avec succès (64 %), ce qui confirme "la stabilité du taux de médiation réussie en cumul du nombre de dossier depuis le lancement du dispositif", est-il précisé dans le rapport du médiateur.

 


POUR ETRE SUR !

                              Urne

 

Le suffrage universel est ce qu’il y a de mieux en démocratie. Mais encore faut-il que la sincérité du vote soit garantie. Elle pourrait l’être facilement avec des urnes électroniques. Mais notre pays en reste aux vieilles méthodes : le vote avec listes d’émargements, enveloppes et bulletins en papier. Il oblige donc à de nombreuses manipulations, sources possibles d’erreurs quand ce n’est pas de fraudes. Il est encadré par des procédures strictes consignées dans un code électoral rarement respecté à la lettre. Et il n’y a qu’une manière de s’assurer que le scrutin est honnête : la surveillance contradictoire.

 

C’est là où le bât blesse. Nos concitoyens sont de moins en moins enclins à venir consacrer du temps à tenir les bureaux de vote et à les surveiller. Les présidents courent après des assesseurs, les partis politiques en désignent mais pas suffisamment : pensez donc, rien que pour Angers, il y a plus de 100 urnes à tenir et à surveiller. Or, une surveillance effective et continue, la seule qui soit opérationnelle à 100%, nécessiterait 3 personnes par bureau pour qu’elles puissent assurer une présence continue et se relayer jusqu’au dépouillement, pour lequel il faudrait une personne derrière chaque table.

 

Certains me diront : tricher est difficile. Grave erreur. Au contraire, c’est très facile dès lors que la surveillance n’est pas assurée. Ils me diront encore : les gens qui tiennent les bureaux sont des citoyens honnêtes. La plupart du temps, c’est vrai, heureusement. Mais dans les grandes villes, où le militantisme est plus virulent, ça demande à être vérifié. Les possibilités de fraudes sont nombreuses et je ne vais pas entrer dans le détail de celles (au moins une dizaine) qui sont citées dans tous les manuels de surveillance de bureaux de votes. Sachons simplement que déplacer dix, vingt ou cent voix dans un bureau peut être un jeu d’enfant. Améliorer un vote de 1000 ou 2000 voix sur une grande ville n’est pas une vue de l’esprit. Et impossible de recompter les bulletins, ils ne sont plus joints aux feuilles de décompte dès lors qu’elles sont signées. La tentation peut être grande quand l'enjeu est important.

 

C’est le 2ème tour qui pose le plus de problèmes, quand il ne reste que deux listes en présence. Il n’y a plus que deux camps pour surveiller le scrutin. C’est là que les fraudes peuvent-être décisives. Rien qu’à Angers, il faudrait donc être en mesure de mobiliser 300 personnes pour les 14 et 21 mars. L’UMP n’y est jamais arrivée jusqu’à maintenant. Au scrutin municipal, qui était doublé du scrutin cantonal, j’ai vu des bureaux tenus uniquement par du personnel municipal, sans personne pour surveiller…Que dire ? Si ça se trouve, Christophe Béchu avait peut-être gagné (il suffisait de "déplacer" 300 voix)....

 

Le seul moyen d’être sûr, c’est de surveiller. Alors si vous vous en sentez l’envie, surtout ne vous gênez pas. Contactez la permanence de l’UMP, je suis certain que vous serez le bienvenu.

 

 


LE COMPLEXE DE « CRESUS »

                               Fortune_100


Les Français sont-ils comme François Hollande, celui qui « n’aime pas les riches » ? Vieil héritage du puritanisme et d’un catholicisme moralisateur, c’est vrai qu’en France, « gagner de l’argent » n’a jamais été vécu sereinement. Pas plus que l’on aime ceux qui réussissent trop vite parce qu’ils en ont le talent. Le plus curieux, c’est que c’est notre Parti Socialiste, peut-être par le truchement de « Témoignage Chrétien », qui est aujourd’hui l’héritier de ce vieux fantasme franco-français.

 

Alors vous pensez bien que la polémique sur le salaire de M. Proglio que notre Président a eu l’honnêteté d’assumer devant tous les Français a fait des dégâts. Si on y ajoute ses erreurs antérieures d’affichage de son goût pour le luxe « bling-bling » et le yacht de Bolloré qu’il aurait pu éviter, en passant par le cas de son fils Jean qui « s’voyait déjà »…. Tout cela habilement monté en épingle suffit à créer le brouillard qui nous empêche de voir l’essentiel.

 

Au nom du complexe de Crésus (il est permis d’être riche, mais faut pas l’dire, ni l’montrer), nous sommes condamnés à être jetés dans les bras du couple infernal Aubry-Strauss, chouchous des médias jusqu’à la prochaine tournée. Pendant que la cote de Sarkozy baisse, celle d’Aubry monte. Les Français ne sont pas rancuniers : avec ses 35 heures, elle est responsable du quart de la dette, si ce n’est du tiers, et l’autre mesure emblématique non financée qui s’avère être aujourd’hui un boulet, la retraite à 60 ans, est à l’origine de la moitié. Le reste est dû à l’incurie des gouvernements qui se sont succédé sans avoir le courage de corriger le tir, soumis qu’ils étaient à la pression électorale d’un pays qui vote presque tous les ans.

 

Le spectre de la réforme va coûter une défaite électorale largement programmée à ceux qui soutiennent le gouvernement. Mais qu’importe. L’essentiel est que le travail de fond se fasse. Le jour n’est plus bien loin où l’on verra que ce gouvernement a été bien plus vertueux que tous ceux qui l’ont précédé, y compris sur les déficits. La remise à l’heure de la France pour l’inscrire dans le 21ème siècle ne pouvait pas se faire sans douleur : la notion de proximité n’est plus la même qu’au 19ème siècle et c’est pourtant à celle-là que s’accrochent par démagogie ou par aveuglement nostalgique une gauche qui confond emploi public et service public. Quand on sait qu’un emploi public créé coûte 1,2 emploi privé…

 

Enfin, si nos électeurs avaient un éclair de lucidité pour se mobiliser et aller voter, ce serait mieux. Il manque aujourd’hui 5 points à la majorité présidentielle, ce n’est pas une catastrophe et il est encore temps de se réveiller pour faire en sorte que les régions qui devraient revenir dans son giron ne soient pas roses le 21 mars.

 





3 QUESTIONS A…

Vilchien 4 SANDRINE VILCHIEN


 






Avec ses 27 ans, elle est la benjamine de la liste. Sandrine Vilchien a suivi des études de droit à Angers et acquis une solide formation avec un DEA de droit public national et international complété par un DESS de juriste linguiste. Au détour d’une phrase elle glisse qu’elle a été « Major» de sa promo, sans s’en faire une gloire plus que ça. Elle a goûté à « Erasmus » qui lui a permis d’effectuer une partie de son parcours au Pays de Galles où elle s’est consacrée au droit constitutionnel, et elle est déjà forte d’une expérience d’attachée parlementaire auprès d’un parti écossais, à Edinbourg. Elle s’est intéressée très tôt à la politique et trouve que les jeunes, en général,  ne s’engagent pas assez. Elle a choisi de militer au sein des Jeunes Pop’ où elle apporte son dynamisme. Elle pense que c’est à son âge qu’on doit rêver l’avenir et cite volontiers Einstein : « L’imaginaire est plus important que le savoir, car si le savoir concerne tout ce qui existe, l’imaginaire concerne tout ce qui existera».

Une bonne manière de mettre en adéquation ses études et son engagement politique ! 

Une pointure, comme on dit…

 

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Petit journal des régionales en Pays de la Loire (et ailleurs)


 

COMMENT DECOLLER ? C’est la question que s’est posée François Bayrou en venant en Loire-Atlantique proclamer qu’il ne fallait pas faire N-D des Landes ! Deux arguments chocs : le survol de Nantes ne pose pas de problèmes de sécurité et l’aéroport actuel n’est pas saturé. Sur le premier point, il a raison tant qu’un avion n’est pas tombé sur la tour Bretagne. Et sur le second, on pourrait lui faire remarquer qu’au rythme où on réalise les projets dans ce pays, il sera peut-être saturé quand N-D des Landes sera opérationnel… Surtout, on s’aperçoit qu’il est prêt à faire flèche de tout bois pour décoller. Il faudrait commencer par élever le débat.

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DANS LA LORGNETTE D’ARCHIBALD

 Longue vue

MAIS OU SONT LES VALEURS ?   La gauche nous bassine avec ses valeurs. Elle n’a que le mot «juste» à la bouche, mais quel spectacle ses élus donnent-ils ? Quand la gauche fait un recours (pour rien) contre une circulaire ministérielle qui limite la publicité sur les chaînes publiques, elle se retrouve du côté des puissances d’argent. Quand ses élus acceptent les demandes communautaires à caractère religieux comme des horaires spéciaux dans les piscines, ou annoncent qu’ils ne voteront pas une loi d’interdiction du voile intégral, quelle idée de la République et de la laïcité défendent-ils ?  Pire, que penser quand ils se pavanent dans des voitures de fonction haut de gamme, se paient des voyages touristiques lointains dans le cadre de leur mandat, et se gobergent en réceptions fastueuses…. Les exemples ne manquent pas. Vraiment, ils n’ont pas de leçons à donner et surtout, nos régions méritent mieux !

 

RETRAITES. Le sondage publié aujourd’hui par Ouest-France est édifiant. Quand les choses se précisent, il n’y a plus personne. Remarquez, demandez à quelqu’un s’il est d’accord pour travailler plus longtemps, payer des cotisations plus élevées et recevoir une pension plus faible : il vous dira sûrement qu’il n’est pas d’accord. Il faudrait peut-être commencer par dire qu’il manque 25 milliards d’euros tout de suite et que si on ne change rien, tout le système s’écroulera.

 

MENOTTES. Choquant effectivement que l’on mettre des menottes aux petites menottes de nos adolescentes ; à condition que les choses soient conformes à la présentation qui en est faite. On sait bien que pour tous les parents, nos enfants sont des anges. Mais dans le monde actuel, il est des faits surprenants. Notamment, des ado de 15-16 ans taillés comme des adultes et armés comme des croiseurs. Comment la police peut-elle faire le détail.  J’arrête là la plaidoirie. Simplement, dans ces domaines-là, dès qu’on touche à l’émotion, je suis méfiant.

 

FABIUS. Le chantre de la gauche (en poil de chameau) n’est jamais avare (pas d’allusion raciste, merci) d’hyperboles pour noircir le tableau. « Il y a un coup de massue (social et fiscal) gouvernemental qui se prépare après les élections » a-t-il affirmé. Créer des peurs pour faire voter, c’est pas très classe comme argument. Et d’annoncer, comme un gros malin qu’il est : « on va revenir sur le régime actuel des retraites (pas dur), on va supprimer toute une série de règles qui s’appliquent aux fonctionnaires (quelle injustice !) et il va y avoir la nouvelle taxe carbone, encore plus dure que la précédente (gros menteur : elle sera compensée) ». Le débat politique à ce niveau là, on s’en passe. J’ai préféré Hollande face à Bertrand l’autre soir.

 

ROYALE. Sa liste est devenue une pétaudière. A force de racollages divers où PC et modem en mal de sièges se croisent, elle a fini par mécontenter sa base militante socialiste qui hurle à la fois contre le procédé et la méthode. La méthode, c’est respecter le vote de la fédération en prenant les candidats qu’elle a désignés. Le procédé, c’est une liste déposée au dernier moment sans discussion possible. Et la démocratie participative alors ? Bilan, ça grogne dans les chaumières à « la rose ». comme quoi, y’a pas qu’à l’UMP….

 



                                                        Tonnerre de Brest !


LAISSEZ-MOI VOUS DIRE ! …

Croissance 2009

 

On ne nous dit pas tout, dirait Anne Roumanoff, ou pas vraiment comme il faut. En décembre, le chômage a diminué. Ce n’était pas le fait du hasard ni le résultat d’une manipulation. On sait maintenant pourquoi. La France a connu une accélération de la croissance fin 2009. Le PIB a progressé de 0,6% au quatrième trimestre après +0,2% au troisième. Certes cela ne l’a pas empêché de reculer de 2,2% sur l’année.

 

Embellie donc, en fin d'année dernière pour l'économie française. Une croissance tirée par les variations de stocks des entreprises - "principale contribution de la croissance ce trimestre", selon l'Insee - et la consommation des ménages, qui a bondi de 0,9%, tirée par les achats d'automobiles soutenus par la prime à la casse.

 

Mais à l'inverse, le commerce extérieur a pesé sur la croissance en fin d'année, les exportations ayant ralenti en même temps que les importations accéléraient. "Au total sur l'année, précise l'Insee, les exportations ont chuté de 11,2% ; la plus forte baisse annuelle précédemment mesurée était celle de 1975 (-3,1%). Les importations ont reculé de 9,7% en 2009, une baisse équivalente à la baisse record de 1975 (-9,8%)". Néanmoins Christine Lagarde n'a pas manqué de se réjouir de l'accélération de la croissance en fin d'année dernière, jugeant que les mesures de relance mises en place par le gouvernement en 2009 ont été couronnées de succès au quatrième trimestre et donnent un élan utile pour entamer l’année 2010.

 

Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, les statistiques de l’Insee nous donnent une autre occasion, non pas de sourire, mais de faire moins la grimace. Cette même année 2009 aura vu la destruction de 450 000 emplois. C‘est beaucoup, mais on est loin des 700 000 promis en début d’année. Laurent Wauquier, notre jeune Secrétaire d’Etat à l’Emploi explique ce relatif succès par l’efficacité des mesures prises en matière d’emploi. « Nous n’avons pas pu arrêter la crise, mais nous avons réussi à en amortir le choc social » souligne-t-il. Et de rappeler toutes les petites mesures concrètes directement utilisables et rapidement par les entreprises. Elles faisaient sourire. Aujourd’hui il fait le compte : 800 000 emplois « zéros charges », la formation pendant l’activité partielle, le recrutement des « développeurs » chargés de prospecter dans les entreprises en faveur de l’alternance et les salariés formés dans le cadre du FNE… cela fait au moins 100 000 personnes de plus. Le taux d’emploi des séniors a augmenté d’un point.

 

Alors 2010 ? L’emploi sera encore victime de la croissance molle nous prédit-on. Mais ces prédicateurs ont-il le bon logiciel ?

 

 

                                                                                  Archibald.

 




ATTENTION, ECOLE DANGER !

Panneau école
 

A l’attention de Luc Chatel.

 

Les phénomènes de violence qui se multiplient en milieu scolaire ou périscolaire son en train d’allumer une mèche qui pourrait bien provoquer une réaction en chaîne voire une explosion, tant le ras-le-bol des prof’ est perceptible. Quand ils revendiquent pour leurs salaires et contre les suppressions de postes, en dehors de toute contrainte, je comprends qu’on puisse faire la sourde oreille. Mais quand il s’agit du vécu d’enseignants ou d’élèves qui vont chaque jour dans leur établissement la peur au ventre, je peux comprendre leur angoisse et le stress qui va avec pour avoir enseigné trente ans en collège de ZUP. Le devoir du Ministre et du Gouvernement est de prendre en considération la situation. Ces prof’ et ces élèves ne doivent pas se sentir abandonnés comme c’est le cas aujourd’hui !

 

Jusqu’à maintenant, les mesures qui ont été prises relèvent du cautère sur une jambe de bois. Aucun des plans anti violences n’a empêché l’aggravation de la situation. Les « brigades mobiles de sécurité » sont condamnées, par leur fonctionnement, à jouer le rôle des carabiniers d’Offenbach, qui arrivent toujours une fois que les événements ont eu lieu. On peut mettre des caméras, on peut sécuriser avec des portiques, rien ne remplacera l’encadrement humain. Il faut donc trouver le juste milieu entre la nécessaire réduction du nombre des fonctionnaires et l’impérieux besoin de l’éducation d’assurer sereinement ses missions.

 

Le moment est peut-être venu pour le Gouvernement de saisir cette opportunité pour rendre enfin lisible une politique d’éducation qui ne l’est plus. Comment comprendre qu’on supprime les UIFM sans songer à garantir un minimum de formation pédagogique, ce sas nécessaire à tout jeune enseignant pour qu’il ne se retrouve pas du jour au lendemain dans la fosse aux lions. Ne peut-on pas examiner l’ajustement des postes autrement qu’avec une calculette technocratique pour laquelle un prof = un prof, indépendamment des compétences. Le moment est venu de lancer des « Etats-Généraux » pour ces établissements sensibles et réfléchir avec toutes les parties prenantes aux solutions à apporter. Car les parents ont aussi leur responsabilité dans les évolutions contestables des conditions de scolarité. S’il faut « sanctuariser » ces établissements, hauts lieux de la laïcité et de l’apprentissage de la démocratie, il faut s’en donner les moyens et mettre le paquet…

 

Le pire serait de ne rien faire. Si c’est le cas, alors on pourra compter sur tous ceux qui ont intérêt à créer de l’agitation et de la surenchère en pleine campagne électorale. Bonjour les dégâts !

 

Il faut agir vite, Monsieur le Ministre, car il y a urgence.

 

 


3 QUESTIONS A ….


 

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J
eanne ROBINSON, candidate au Conseil Régional sur la liste Béchu.

 

 

Derrière la jeune femme pétillante qui m’accueille, je perçois d’emblée la personnalité affirmée de Jeanne. Arrivée au cabinet de Marc Laffineur avec l’expérience de la collaboration parlementaire de plusieurs députés dont François Fillon, elle s’est forgée à l’expérience formatrice de la FAGE, des associations étudiantes et des Crous. Autrement dit, la carrure perce dans le regard clair, à peine masquée par un sourire de bon aloi. Elue comme adjointe à l’urbanisme, elle est récemment devenue  la 1ère adjointe de Marc Laffineur. Elle mord à pleine dent dans son mandat d’élue avrillaise. Manifestement, elle appartient à une catégorie recherchée dans la classe politique : celle des « décideurs ».....

 

Lire la suite en page "régionales"  (cliquer sur le lien ci-contre, à gauche)




CONSTAT D’IMPUISSANCE ?

Logo republique française
 


Tout n’a pas été dit à propos du débat sur l’identité nationale. Le ton obséquieux des responsables de gauche se réjouissant de la « vanité » des propositions qui en ont découlé ne correspond pas à la réalité de la situation, surtout après avoir tout fait pour rendre ce débat impopulaire et faire en sorte qu’il dérive de telle façon qu’il profite au Front National. La gauche, en la matière a de l’expérience. Ecueil en grande partie évité heureusement. Aussi, la Majorité a-t-elle bien fait de mettre un bémol. On pourra toujours épilogué sur les  circonstances, les modalités et l’intérêt de ce débat. Les quelques mesures décrite par le Premier Ministre après un Conseil des Ministres spécial déguisé en « séminaire » n’ont pas de quoi défrayer la chronique. On n’en sera jamais qu’à la dix ou douzième volonté de relancer l’éducation civique… Et le « passeport citoyen », que deviendra-t-il entre les mains des enseignants anarcho-internationalistes du « réseau éducation sans frontières » ?

 

Ce débat, qui n’est pas terminé, aura déjà eu le mérite de faire apparaître une césure importante dans notre classe politique, césure qui traverse d’ailleurs presque tous les courants, mais touche surtout la gauche : il y a toujours dans notre pays des partisans du communautarisme, ou tout au moins d’une France multiculturelle, ces hérésie issues de l’angélisme socialiste des années 80. Et c’est là où le bât blesse. D’où la confusion des esprits sur le voile intégral, par exemple. L’intégration par « l’assimilation » ne fait pas l’unanimité. Tant que nous ne la retrouverons pas autour d’un consensus républicain fort, nous aurons des errements qui ne peuvent conduire qu’à des impasses par l’incompréhension que certaines attitudes génèrent auprès d’un grand nombre de concitoyens. Ne sont-ils pas pour les ¾ contre le voile intégral ou la burqa ? On en revient toujours là, parce que ce sont les exemples les plus parlants. Mais il existe tant d‘autres comportements qu’ils ne comprennent pas. Ainsi, la différence de culture peut expliquer la réticence au moment de l’embauche d’un jeune …

 

La machine à intégrer a toujours fonctionné dans notre pays sur la base de l’assimilation et de l’universalité de la culture des Droits de l’Homme. Faute de le redéfinir clairement, nous risquons de ramer encore longtemps avec un problème « d’identité ».

 

Mais l’assimilation pour qu’elle puisse se faire, suppose aussi que bien des problèmes soient réglés, à commencer par celui de la discrimination à l’embauche ou au logement. Si on veut exiger que les devoirs soient remplis, il faut aussi que l’égalité des chances soit effective…

Le plan « Espoir Banlieues » de Fadela Amara est une tentative pour relever ce défi, mais il n’avance pas assez vite et la crise ne l’aide pas. Cependant, le modèle « d’assimilation » dont elle-même est porteuse n’est-il pas le meilleur témoignage pour nous inciter à croire que ce chemin est le bon !

 




DU COTE DE L’ECONOMIE

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Quelques feux verts s’allument dans un paysage encore morose, que le bon chiffre du chômage de décembre n’a pas déridé. Et pourtant, dans la grisaille, quelques bonnes nouvelles : seront-elles suivies d’autres dans les semaines qui viennent ?

 

L’emploi peut redémarrer. Simple observation : le parallélisme entre la montée des cours de la bourse et la courbe du chômage. Simple décalage expliquent les économistes. Entre le redémarrage des marchés et l’emploi il y a un décalage de six mois. Comme les cours ont commencé à remonter en mars 2009… faites le calcul vous-mêmes.


Les 4 R de Christine Lagarde. Notre Economiste en chef nationale, reconnue pour sa compétence par le gratin mondial, nous annonce une trajectoire en 2010 en 4 R : Reprise, Réformes, Régulation et Rétablissement (des finances publiques). Tout le monde peut comprendre un tel programme. L’air de rien…

 

L’offre de crédit repart. On est loin du compte en 2009 et les banques n’ont pas respecté les objectifs de croissance. Mais une reprise s’est esquissée en fin d‘année. Sur les 374,5 milliards d’euros octroyés sur les douze derniers mois, en baisse de 80 milliards par rapport à fin décembre 2008, ce sont 10 milliards de plus qu’à fin octobre, soit une progression de 2,65% après 10 mois consécutifs de baisse. Cette relance concerne tous les types de crédits. Et le plus fort redémarrage concerne les particuliers.

 

Le déficit commercial. Il a cessé de se dégrader en 2009 et la France a légèrement amélioré sa compétitivité à l’exportation, grâce notamment aux ventes d’Airbus. Avec la chute de l’euro, cela devrait encore s’améliorer.


Chômage partiel. La soupape qu’il constitue a parfaitement fonctionné en 2009. Il a représenté près de 80 millions d’heures, remplissant son rôle d’amortisseur de la crise. Le tableau de bord du Fonds d’investissement social, annoncé par Nicolas Sarkozy en février et mis en place dès avril a pour mission de « coordonner les efforts en faveur de l’emploi et de la formation accomplis par l’état et les partenaires sociaux dans la lutte contre la crise ». Le coût du chômage partiel s’élève à 319 millions d’euros. Mais la courbe du chômage partiel (63,5 millions d’heures à fin d’octobre/ 77,6 en fin d’année) n’a pas suivi celle du chômage dont la progression s’est ralentie puis inversée sur les derniers mois de l’année. Cela correspond à une fourchette de 705 000 à 887 000 prises en charge individuelles (sachant qu’une même personne peut avoir été prise en charge plus d’une fois au cours de l’année).




DANS LA LORGNETTE D’ARCHIBALD


                                Longue vue

       
L’UNION FAIT LA FORCE ? A voir les sondages, on peut se le demander. L’UMP a fait de gros efforts en offrant souvent 50% des places sur ses listes régionales à l’ensemble de ses partenaires de la majorité présidentielle. Eh bien, il faut croire que ceux-ci ne représentent pas grand-chose dans l’électorat parce que les intentions de vote font du surplace autour de 30%. Les Français sont capricieux : ils n’aiment pas la désunion, c’est connu et ils ont souvent sanctionné la droite pour cette raison. On peut se demander aujourd’hui s’ils aiment l’union ou s’ils ne sont pas démobilisés par elle… puisqu’ils semblent donner la prime à la gauche qui multiplie les listes.

 

MODEM REDUIT. A force de voir les désertions se multiplier et Bayrou garder son cap, les électeurs du Modem ont perdu leur boussole et celui-ci n’est plus gratifié que de 4% d’intentions de vote : la bérézina annoncée se profile à l’horizon. Trop tôt et dommage ! A 8%, le Modem était utile en pompant des voix à gauche. Sa défection profite essentiellement au PS qui en est tout ragaillardi, et pas aux verts… Allez y comprendre quelque chose ? Ce Modem réduit risque de fêter sa victoire avec des « majorettes »…

 

CAGOULE-BURQA… MEME COMBAT ! Cela devait arriver : des malins se sont affublés d’une burqa pour commettre un hold-up hier à Athis-Mons, dans la région parisienne. De quoi en montrer le caractère dangereux. Tout comme les cagoules. C’est sur cet aspect que nos amis belges ont légiféré : il est interdit de se cacher le visage sauf en période de carnaval. Pas si bêtes, une fois !

 

ET VINT…EVIN. L’ancien ministre socialiste Claude Evin a accepté de prendre la direction de l’importante agence régionale de santé d’Ile de France, créée par la réforme « Hôpital, Patients, Santé, Territoires ». Proposé par Roselyne Bachelot, sa nomination a été entérinée en Conseil des Ministres. Voilà qui montre que le gouvernement sait dépasser les clivages politiques au nom de la compétence. Ceux qui ne voudront y voir qu’un débauchage de plus n’ont toujours rien compris.

 

PAS D’EBATS. La semaine de 4 jours est toujours dénoncée par les médecins spécialistes qui observent la fatigue qu’elle engendre chez nos chères têtes blondes. Le corps enseignant ne semble pas décidé à enfourcher ce cheval de bataille et les parents d’élèves non plus : il ne les passionne pas parce que tout le monde s’en accommode. Il est vrai que les résultats globaux du système n’ont pas été améliorés depuis la mise en place de la semaine à 3 jours de repos. Et pour cause, si on appliquait au système éducatif les critères d’Esther Duflo, la jeune économiste française, on constaterait que la réduction du nombre d’heures et du nombre d’élèves s’accompagne d’une diminution de la charge de travail des enseignants. Et donc la baisse du niveau est logique.

 

ENFIN, LA BAISSE ! Sous la pression des marchés financiers qui s’inquiètent de la dette de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal ou qui spéculent (les ingrats) sur leur déconfiture, l’Euro baisse en même temps que les bourses décrochent.  Que ces pays aient des difficultés pour se refinancer, cela n’a rien de surprenant ni d’exceptionnel. Ils sont en train de mettre en place des plans d’austérité pour faire face. Le bon côté de l’affaire, c’est que la valeur de la monnaie européenne se rajuste par rapport au dollar et c’est plutôt bon pour nos exportations. Simplement, il ne faudrait pas que cet avantage soit annihilé par l’obligation de dégager trop tôt les fonds publics de soutien à l’économie, ce qui casserait la reprise.

 

FRANCALLEMAGNE. Le rapprochement franco-allemand n’est pas qu’une vue de l’esprit. Les deux pays entendent peser sur le destin de l’Europe et le tandem Merkel-Sarkozy a de plus en plus de cohérence. Voilà qu’un conseil des ministres commun aux deux pays, dont nos médias ont boudé le caractère novateur et l’intérêt stratégique, vient de décider de 80 actions concrètes communes. C’est plus qu’un embryon de gouvernement économique européen. Un pas important vers une « gouvernance économique de l’Europe » vient d’être franchi. On ne peut que s’en réjouir !

 

 

                                                                                  Mille Sabords !

 

 


UNE VOIX CONTRE LE VOILE

Dans le débat sur le port du voile intégral, je me demandais où était passé la gauche, tellement elle avait l'air de s'empêtrer dans ses palinodies, confondant tout et le contraire de tout, Jean-Marc Ayrault en tête, Olivier Besancenot ajoutant à la confusion. je commençais à me dire qu'il ne faudrait pas compter sur elle pour défendre la république laïque. Et puis il y a cet article qui m'a été envoyé par un ami. Enfin, une voix de gauche se fait entendre. Et quelle voix ! Celle d'Elisabeth Badinter. Exception n'est pas coutume, je lui fais volontiers une place sur le bloc-notes pour que vous en preniez connaissance. Je ne sais pas vous, mais pour moi, c'est reçu 5 sur 5...

ElisabethBadinter


DETTE EN CHIFFRES

Contribuable détroussé

La dette atteint près de 1500 milliard d’euros, soit 22 500 euros par habitant. La trajectoire d'évolution des finances publiques de la France transmise à la Commission européenne prévoit qu’elle atteindra 86,1 % du PIB en 2011, 87,1 % en 2012 et 86,6 % en 2013. Malgré sa progression rapide sous l'effet de la crise économique, le gouvernement « n'a pas d'inquiétude particulière » sur la notation AAA de la dette française.

Le déficit public français (Etat, comptes sociaux, collectivités locales) a atteint 7,9 % du produit intérieur brut (PIB) en 2009, un chiffre légèrement inférieur aux 8,2 % attendus par le gouvernement. « On sera à 7,9 % du produit intérieur brut sur l'ensemble de la sphère publique », soit « 6 milliards d'euros de moins que prévu » précisait récemment Eric Woerth.

Le ministre du Budget avait déjà annoncé que le déficit de l'Etat atteindrait le niveau record de 138 milliards d'euros en 2009, mais en retrait sur les 141 milliards initialement escomptés. Le gouvernement a aussi révisé sa prévision de déficit public pour 2010 autour de « 8,2 % » du PIB, contre 8,5 % attendus jusque-là.

 

Ces chiffres reflètent une récession légèrement moins sévère que prévu en 2009 : alors que le gouvernement attendait -2,25 %, le président a évoqué lors de l’émission sur TF1, une fourchette comprise entre -2 et -2,1 %. Pour 2010, le gouvernement a prévu de relever sa prévision de croissance de +0,75  à +1,4 %. Cette amélioration profite aux comptes de l'Etat, grâce à des rentrées fiscales un peu meilleures que prévu, notamment pour l'impôt sur les sociétés fin 2009. Le ministre du budget a également mis en avant l'effort de maîtrise des dépenses publiques.

 

Bruxelles a accordé un sursis jusqu'en 2013 pour revenir sous le seuil de 3% prévu par le traité de Maastricht. Le scénario central du gouvernement prévoit une baisse du déficit public à 6 % en 2011, 4,6 % en 2012 et 3 % en 2013 avec une croissance du PIB de 2,5 % par an à partir de 2011.

Lors de son intervention sur Europe 1 le 3 février, François Fillon a souligné la nécessité pour la France de réduire l'augmentation de ses dépenses publiques : « dans l'esprit de la conférence sur les déficits qui s'est tenue le 28 janvier à l'Elysée. Il faut reprendre le travail de réduction des déficits, on s'est fixé un objectif : repasser en dessous de 3 % en 2013 et atteindre l'équilibre à l'horizon 2020 ». Pour cela, le Gouvernement va « ralentir l'augmentation des dépenses publiques. Il ne s'agit pas d'une politique d'austérité, une politique d'austérité c'est quand on augmente les impôts et qu'on réduit les prestations, alors que la priorité du Gouvernement reste le renforcement de la croissance… Depuis cinquante ans les dépenses publiques augmentent bien au-dessus de l'inflation. Nous allons bloquer les dépenses publiques en dessous de 1 % d'augmentation pour ce qui est du budget de l'Etat et des collectivités locales et en dessous de 3 % pour ce qui est des dépenses de la sécurité sociale. C'est une politique sérieuse de gestion que nous pouvons encore conduire parce que nous avons encore les marges de manœuvre pour le faire », a-t-il précisé. « Si cette politique n'est pas conduite maintenant alors oui dans quelques années nous n'aurons pas d'autre choix que la rigueur ou l'austérité. »

L’établissement d’une règle constitutionnelle encadrant les déficits publics, la distinction entre ce qui relève de l’assurance-maladie et ce qui relève de la solidarité, la diminution du nombre de niveaux d’administrations locales, l’intensification de l’effort de mutualisation des moyens de l’État, en particulier dans le domaine de la formation et l’accentuation de l’externalisation, voilà autant de pistes qui devraient permettre au gouvernement d’atteindre son objectif, vital pour l’avenir de la France.

 

 


VŒUX DETTE …

Contribuable détroussé


Les pays développés ont connu, avec la crise de 2008-2009, une détérioration considérable de leurs finances publiques. La France n’y a pas échappé, évidemment. Deux causes en sont à l’origine : la chute des recettes, conséquence directe de la baisse de l’activité économique, et le plan de relance qui s’est traduit par une hausse importante des dépenses publiques. Et dans un pays à fort « état providence » comme le nôtre, le recul de l’activité entraîne aussi une augmentation mécanique et importante des dépenses sociales, ce qu’on appelle en jargon comptable : des « revenus de transfert ». La conséquence, c’est que l’endettement public s’y est accru, comme partout en Europe et dans les pays développés.

C’est pourquoi, dans notre pays,  l’état doit dès que possible entamer un processus résolu de diminution de la dépense publique. Pour que cette stratégie soit couronnée de succès, il faudrait que la baisse de la dépense publique soit engagée pour longtemps et fasse l’objet d’un consensus national. Il est nécessaire aussi que cette diminution ne soit pas nocive pour l’économie mais bénéficie, autant que possible, au secteur privé pour que les emplois supprimés dans le secteur public soient transférés dans la sphère marchande. Enfin, la baisse de la dépense publique doit être présentée non pas comme une « réforme », mais comme un processus à long terme, indispensable pour que l’économie française reste en croissance et ne connaisse pas d’accident majeur.

Et il est urgent que la fuite en avant s’arrête. Comme le soulignent les spécialistes, une dette publique excessivement lourde crée trois types de problèmes, par ordre croissant de gravité : une perte de capacité d’action de la politique économique ; une augmentation des taux d’intérêt demandés par les créanciers de l’état, en cas de dégradation de la notation de la dette, et donc un accroissement exponentiel de l’endettement public ; le rééchelonnement de dette ou la faillite, quand l’état devient incapable de faire face à ses engagements.

D’ailleurs, la question de la dette figure parmi les principales préoccupations des Français, toutes catégories d’âge et socioprofessionnelle confondues, dont la grande majorité se déclarent inquiets de l’évolution des déficits de l’état. Ils commencent à se rendre compte que leurs enfants devront payer la facture. Mais les études montrent qu’ils en ont une approche dominée par une dimension plus morale qu’économique et financière puisque 69% d’entre eux considèrent que le problème de la dette est qu’elle constitue « un lourd fardeau pour les générations futures ». A cette inquiétude pour les finances publiques s’ajoute celle, encore plus importante, concernant le problème des retraites.


Si on écoute nos concitoyens, ceux-ci privilégient la baisse des dépenses de l'état (92 %) par rapport à une augmentation des prélèvements obligatoires (8 %), ce qui valide le chemin poursuivi par le gouvernement, et une grande majorité d’entre eux (72%) en font une urgence, en estimant que la crise économique ne justifie pas de reporter l'effort de réduction de la dette.


Comme on le voit, le gouvernement a raison de se saisir dès maintenant du problème. Il lui faudra trouver sur cet épineux dossier, comme pour les retraites, la quadrature du cercle. Car, c’est bien connu, les Français sont toujours prêts à l’effort à condition que ce soit les autres qui le fassent.



LE GACHIS DES 35 HEURES


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Voici dix ans, le gouvernement socialiste de Lionel Jospin entérinait sa mesure « phare » voulue à toute force par Martine Aubry, après des négociations qui ont entraîné un véritable séisme avec le patronat d’alors, dupé par les méthodes de la Ministre du Travail. Aujourd’hui, elle est entrée dans les mœurs bien qu’elle soit en grande partie détricotée par les différentes mesures d’assouplissement prises sous les gouvernements Raffarin, Villepin et Fillon.

Pour les socialistes elle est encore une « référence sociale ». Pour d’autres, elle est la « plus grande fumisterie qui existe sur le plan économique », la qualifiant d’immense « catastrophe pour notre pays ». En effet, le bilan qui peut en être fait aujourd’hui n’est pas reluisant. Si elle a eu quelques effets positifs sur l’emploi, elle a en revanche un revers de la médaille qui accumule les inconvénients.

Prévue pour créer 700 000 emplois, elle n’en a en fait que 350 000 (chiffre le plus optimiste) à son actif, entre 1998 et 2002, surtout dans les entreprises nationalisées comme la SNCF et la RATP, et encore faut-il compter 150 000 d’entre eux dus aux allégements de charges de cotisations patronales pesant sur les finances publiques.

Le concept s’appuie sur un dogme irréel du « partage du travail ». La vérité, c’est que l’économie ne fonctionne pas comme ça, surtout en période de mondialisation. Concevoir la richesse produite comme une constante est une hérésie que la mise en place des 35 heures n’a pas tardé à vérifier.

Quelles sont les conséquences mesurables que l’on peut attribuer, directement ou indirectement aux 35 heures : leur coût (20 milliards d’euros par an), l’accélération des délocalisations par la baisse de compétitivité imposée à nos entreprises, la stagnation des salaires à cause de l’effet de rattrapage des 35h payées 39, l’augmentation de la productivité de l’ordre de 4 à 5% qui a généré des tensions et est à l’origine de beaucoup de stress, un frein à l’emploi dans nombre d’entreprises dont la taille ne permet pas de compenser le différentiel horaire par une embauche… et que dire de la désorganisation durable de nos hôpitaux. Seuls, peut-être, les cadres ont-ils pu tirer leur épingle du jeu. En revanche elles ont contribué à fragmenter encore plus les temps partiels en permettant la « flexibilité », contrepartie exigée par les patrons. Et les « rtt » ont contribué à inverser le rapport travail-loisirs dans la tête de nombreux salariés.

Sans compter les inégalités qu’elles ont suscitées parce que la loi ne s’applique pas à de nombreux secteurs  tels que la restauration, le transport routier, le bâtiment, ainsi que dans nombre de petites entreprises. En réalité les personnes qui ne travaillent que 35 heures sont peu nombreuses, puis que en 2007, la durée moyenne habituelle de la semaine de travail à temps complet était de 39 heures 24 (Insee).Ni obligatoires, ni maximales, les 35 heures correspondent uniquement au seuil de déclenchement des heures supplémentaires. En matière de « justice sociale », on pouvait faire mieux !

Donc, un constat sans appel : frein à la croissance, destruction d’emplois, stagnation des salaires,… les 35 heures ont été une double peine pour les salariés et les entreprises, qu’ils paient encore aujourd’hui.

 




Petit journal des régionales en Pays de la Loire (et ailleurs)

Territoiresnews   AGIR région béchu


Les inepties d’Aubry. « Les Régions ont besoin de la gauche » répète-t-elle à chaque occasion, en guise de slogan. Elle devrait plutôt dire : « La gauche a besoin des Régions » … pour vivre, comme le montre le lièvre soulevé par Xavier Bertrand la semaine dernière avec le financement de la campagne contre la réforme des collectivités territoriales.

Grincements. L’union est un combat, c’est vieux comme le monde. Comme les listes ne sont pas extensibles, il a bien fallu faire de la place aux « partenaires » de la majorité présidentielle. Jamais agréable pour ceux qui ont dû laisser leur place. Et puis, on renouvelle. N’est-ce pas une bonne nouvelle ? Pour une fois que la démonstration est faite que l’UMP est un parti démocratique capable de majorités raisonnables…

Cap à … l’ouest ?  Changement brutal de stratégie du Président qui ne va pas s’impliquer autant que certains l’auraient souhaité, dans la campagne des Régionales. Le pari de relocaliser sera-t-il payant ? Rien n’est moins sûr. D’autant plus que le PS ne va pas se gêner pour continuer à donner une ampleur nationale au scrutin. Comme dans l’affaire Clearstream, quoiqu’il fasse, il sera toujours responsable.

Homéopathie. C’est la dose de candidats de Cap 21 sur la liste d’Europe Ecologie : deux ! Ne demandez pas les noms. Cela sera-t-il suffisant pour atteindre l’objectif de 15% et plus que se fixe le leader de la liste, Jean-Philippe Magnen ? Dans le programme des propositions fortes telles que « un pacte de responsabilité écologique et sociale conditionnant l’attribution d’aides publiques ». C’est « Europe idéologie » qu’il faudrait plutôt dire.

Coup de pied de l’âne ! Il a été donné par Hervé de Charette qui, fort mécontent d’être exclu de la liste régionale, s’est cru obligé de voter le budget en donnant son pouvoir à … Jacques Auxiette. Comment a-t-il pu faire cela ! Quand je pense que je me suis décarcassé pour le faire venir en Maine-et-Loire. Je vais être obligé de faire comme Ségolène Royal : demander pardon à tous ceux qui ont cru en lui, à un moment ou à un autre.

Le compte est bon ! Enfin, la liste régionale de Christophe Béchu est bouclée. Et le compte est bon !  Il avait promis de rassembler et il a réussi son pari. Il avait annoncé qu’il renouvellerait et il y est parvenu. Voilà de quoi donner du souffle à l’action régionale. En Maine-et-Loire, les électeurs UMP n’auront pas de raisons majeures pour bouder leur bulletin de vote. Il ya sûrement à la marge le grief sur la présence de tel, ou l’absence d’untel. Frustrations inévitables. Il faut voir l’essentiel : le dosage est proche de la réalité de ce que chacun peut apporter. Maintenant il faut s’activer pour que cela se traduise en suffrages. Tout autre discours est superfétatoire.


                                                                       A bientôt.