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LA LUTTE CONTRE LA FRAUDE FISCALE

 

 

Pour élargir l’action du ministère du Budget contre la fraude, Valérie Pécresse a annoncé, le 24 novembre, le renforcement des investigations de la police fiscale.

“Je souhaite que la police fiscale ait plus de temps pour agir lorsqu’elle est saisie même lorsqu’il s’agit d’un État avec lequel nous avons signé une convention d’échange d’information.” Cette annonce de Valérie Pécresse formulée le 24 novembre à l’occasion d’une intervention sur l’action de Bercy en matière de lutte contre la fraude fiscale, est justifiée par “la réactivité encore insuffisante” de certaines administrations étrangères. Selon la ministre du Budget, certains des pays qui ont récemment conclu avec la France une convention d’échange d’information en matière d’évasion fiscale ne manifesteraient pas toujours de “coopération effective”. La preuve : seuls 30 % des 230 requêtes adressées par Paris à une vingtaine d’États (Andorre, Suisse, Liechtenstein, Malte…) entre janvier et août 2011 ont obtenu une réponse.

Faciliter les investigations, prolonger les délais de prescription.

Et Bercy est impuissant puisque la police fiscale (la brigade nationale de répression de la délinquance fiscale) ne peut plus intervenir dès lors que le paradis fiscal signe avec la France une convention, même si elle n’est pas suivie d’effet. Pour remédier à ce blocage institutionnel, les agents pourront très prochainement continuer de mener leurs investigations pendant un délai de trois ans à compter de la signature de la convention. Et par ailleurs, le délai de prescription en matière d’avoirs non déclarés détenus à l’étranger sera systématiquement porté à dix ans, contre trois ans aujourd’hui. Ces mesures ont été présentées au Parlement dans le cadre du projet de loi de finances rectificative pour 2011.

Coopération entre Intérieur, Budget et Justice

Créée par un décret de novembre 2010, la « brigade nationale de répression de la délinquance fiscale » est composée de 8 officiers de police judiciaire et de 13 agents des impôts. En un an d’existence, elle a permis de traiter près de 60 affaires. Cela prouve que la coopération entre les différents services de l’État porte ses fruits. Ce rapprochement ne se limite pas à la seule police fiscale, puisqu’une centaine d’agents de la direction générale des finances publiques (DGFIP) travaille aujourd’hui au sein des services du ministère de l’Intérieur, notamment dans les groupes d’intervention régionaux, spécialisés dans la lutte contre l’économie souterraine, ou dans les équipes d'interventions de lutte contre les activités illicites dans les quartiers sensibles.

De son côté, l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc), établissement public placé sous la double tutelle des ministères de la Justice et du Budget, a traité 5 000 affaires depuis sa mise en place en février 2011, permettant de saisir 160 biens immobiliers, 530 comptes bancaires et 290 véhicules.

“Nous avons doté l’administration fiscale de moyens qui ne lui avaient jamais été donnés pour lutter contre la fraude”, s’est réjouie Valérie Pécresse, soulignant que le contrôle fiscal a rapporté 16 milliards d’euros en 2010, soit 1 milliard supplémentaire par rapport à 2009.

 


SUR LE CARNET DE CAMPAGNE DE SERAPHIN

 

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Cécile DUFLOT –la pie jacasse verte-  a affirmé que le choix du tout nucléaire de Nicolas Sarkozy, c’était de l’obscurantisme. C’est l’hôpital qui se fiche de la charité : il me semblait que c’était l’apanage des ayatollahs, et en matière d’aveuglement vert elle peut donner des leçons. « Une secte fanatique » nous prévient Chevènement, et il n’a pas tort. D’abord ce n’est pas le « tout nucléaire » parce que le gouvernement s’est lancé dans le développement des énergies renouvelables pour atteindre avec l’éolien et le photovoltaïque, sans parler des hydroliennes, l’objectif de 23% de production au seuil des années 2020. C’est curieux comme à EELV on est dans le déni du Grenelle de l’environnement dont les retombées sont plus importantes que ce qu’ils proposent eux-mêmes. Evidemment ça gêne !

« L’amère de Lille » veut rendre « coup pour coup », parce que, paraît-il, l’UMP serait agressive à l’égard du candidat socialiste. La posture « d’agressé » est le coup classique de l’agresseur qui veut inverser les rôles. Tout de même, on n’a pas la mémoire si courte et on a encore en tête les tombereaux d’injures  et de noms d’oiseaux dont ils ont agoni le Président pendant quatre ans (Madoff, corrompu, république abîmée, …).

Encore un sujet qui fâche entre les Verts et le PS : la place et le rôle de la France à l’ONU : la France devrait y remettre en cause son siège permanent et son droit de véto. Ce que M. Mollet dénie. Mais sur quoi sont-ils d’accord ? Sur rien ! C’est de plus en plus évident.

Au secours, le NPA prévoit de « dégager Sarko au second tour » ! Heureusement, les électeurs vont se charger de « dégager » Poutou dès le premier ! Un coup de pied au cul avec 1 ou 2% de voix.

Hervé Morin, qu’André Santini juge « un peu court », s’est déclaré dimanche matin comme prévu, entouré de la moitié (à peine) des parlementaires du groupe Nouveau Centre, avec dans le dos le pont de Normandie,  « le dos au mur » ont ironisé certains. Je trouve une certaine utilité à sa candidature et l’UMP devrait le ménager un peu plus. N’oublions pas que, depuis quatre ans, nous perdons toutes les élections au second tour après avoir fait un bon premier. Et puis comme on ne sait pas ce que nous prépare le Béarnais, qu’il ait un autre centriste dans les pattes, c’est pas plus mal. Car Bayrou confirme lui aussi sa candidature à la présidentielle : il franchit sans attendre le Grand Morin (rivière d’Ile-de-France ; le Rubicon, c’est trop loin)… On en saura plus le 7 décembre sur le projet du « grand homme » qui rêve de rassembler les Français de la gauche à la droite en passant par … le centre. « Deux Français sur trois »… aurait dit Giscard (shploc !), sauf que le Béarnais ne lui arrive pas à la cheville.

Marine Le Pen rame pour trouver ses 500 parrainages et réclame l’anonymat : tiens donc, je croyais que le FN ne faisait plus peur ? C’est François Fillon qui lui a répondu par une fin de non recevoir. On ne change pas la règle à moins de six mois des élections. La candidate d’extrême droite mollit aussi sur l’Euro qui ne disparaîtrait pas complètement et deviendrait monnaie de réserve ou parallèle… On ne sait plus très bien.

Dans le film de la semaine, il y a aussi DSK  qui tente de relancer la thèse du complot : « l’enquéquète –story » continue. Doit-on rire, comme le fait Anne Roumanoff, en précisant qu’on sait maintenant ce qui s’est passé au Sofitel : « On a forcé DSK… »

"Mollet-ch’molle" s’est réjoui de la hausse du chômage en novembre, consacrant l’échec de la politique du Président, « qui ne peut s’en exonérer par la crise ». Alors, Monsieur le magicien, elle est due à quoi la montée du chômage ? Cela revient à dire que s’il avait été président, la crise de la dette aurait soigneusement évité notre pays. Ben voyons ! Et puis, lui, il aurait créé de l’emploi public  pour diminuer le chômage, financé par … la dette. Aïe ! Il faut dire qu’il a des solutions pour tout : l’éducation ? On fera une concertation ; le nucléaire ? On fera un débat ; … il nous refait le coup de la « démocratie participative » pour ne pas apporter de réponses claires afin de ne fâcher personne. Qui va lui expliquer que le rôle du président, ce n’est pas ça ? Il a pourtant décidé de donner « une ligne claire » à sa campagne et pour commencer il déclare : « je ne suis pas lié par le projet socialiste ni les accords PS-EELV ». Après ça, vous y voyez plus clair, vous ? Moi, j’appelle ça « prendre les Français pour des cons ».

 

 


CHERCHEZ L'ERREUR ...

 

ACCORD PS-EELV :

"la France fera des propositions précises pour réformer et démocratiser l'ONU afin qu'elle structure un ordre juridique et normatif global : siège européen, suppression du droit de veto (ndlr: dont bénéficient la France et les quatre autres membres permanents du Conseil de Sécurité), meilleure représentativité des pays du Sud au sein du Conseil de sécurité, renforcement du rôle des ONG".

François HOLLANDE :

"Tant que je serai dans la situation d'exercer la responsabilité de mon pays, si les Français me la confient, il n'y aura pas de remise en cause du droit de veto, de remise en cause unilatérale du droit de veto"

                                                        EST-IL CREDIBLE ?

 


LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

 

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Jeudi dernier, à l’initiative de l’association « débats et convergences », une réunion-débat s’est tenue dans la salle Plantagenêt du Crédit Agricole, bd Pierre de Coubertin. Animée par Paul Jeanneteau , député de la circonscription, avec la participation de Mme Brigitte Angibaud, procureure de la République à Angers, Mme Roselyne Bienvenu, juriste spécialisée et Clotilde Rougé-Maillart, professeur de médecine légale, chef du service au CHU d’Angers, elle a permis de sensibiliser un public attentif à la veille de la journée internationale éponyme.

Après le mot d’accueil de Daniel Houlle, président de l’association et les présentations d’usage de Paul Jeanneteau, c’est Roselyne Bienvenu qui a planté le décor, s’appuyant sur son expérience de directrice du CIDFF (Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles). Le but de cet état des lieux : « savoir » afin que chacun soit mieux « outillé » pour apporter une aide, sachant que la violence est en chacun de nous, que c’est un fait humain planétaire et que le silence et le doute sur la parole sont les caractéristiques d’une problématique ancestrale. La violence conjugale est au coeur du phénomène, sans être exclusive, évidemment. Le processus en est bien connu avec son cycle répétitif, l’occasion de rappeler qu’une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint. L’exposé permet aussi de découvrir les types de violences et le cercle vicieux qu’elles instaurent. Face à ce fléau, Roselyne Bienvenu préconise trois attitudes : écouter, croire, prendre du recul.

Paul Jeanneteau invite ensuite Clotilde Rougé-Maillart à expliquer en quoi consiste son métier de « médecin légiste ». Le professeur décrit alors les différentes étapes de la violence qu’elle doit discerner, sachant que la médecine légale n’échappe pas au problème que rencontrent toutes les professions de santé, à savoir repérer la vraie violence qui n’est pas que physique et qui ne laisse pas toujours des traces quand elle l’est : de la violence chronique au cycle infernal de la violence conjugale établie, qui concerne 50% des homicides femmes. Mais le rôle du professionnel de santé c’est aussi la prévention et surtout le dépistage par les praticiens qui n’est pas encore suffisamment établi, malgré les campagnes de sensibilisation. Il faut continuer l’effort de formation. Le rôle du médecin légiste est précisément de qualifier la gravité du délit par les lésions observées et leur retentissement sur la personne. Un travail qui se fait en collaboration avec les collègues psychiatres pour les aspects de souffrance psychologiques, fréquents dans ces violences.

Nous terminons le tour de présentation avec Mme Angibaud, dont on connait la rigueur et la détermination. Se resituant dans le cadre général de sa fonction de procureure auprès du parquet, elle rappelle que ses fonctions l’amènent à traiter des affaires dans le cadre commercial des entreprises en difficulté, des affaires civiles notamment de protection des mineurs et même de personnes majeurs et les affaires pénales qui constituent 45 000 procédures par an pour 12 000 poursuites. En ce qui concerne les violences conjugales, l’important est d’amener la victime à porter plainte. Dans les cinq dernières années, on a assisté à un doublement des plaintes. Tout un travail qui s’appuie sur les relais que sont les associations, les médecins mais qui doit être conforté par la formation des enquêteurs et des professions médicales pour assurer une bonne prise en charge. C’est à ces conditions qu’on arrive à faire sortir les affaires, saluant au passage le service de médecine légale très performant qui détecte 200 victimes par mois… avec 60 défèrements.

Le tableau étant complet, le débat peut s’engager et les questions portent sur l’accueil des plaintes, les possibilités de protection offerte aux femmes, l’accompagnement des procédures… C’est aussi l’occasion pour les représentants des associations comme SOS Femmes de témoigner  et pour les orateurs de montrer leur parfaite connaissance du sujet. Un public conquis, dont on peut penser qu’il assurera à l’avenir son rôle de relais et pour chacun la nécessité de solidarité face à une situation de violence dont une femme serait victime.

 


LES INDISCRETS DE SAVINIEN

 

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Lundi : Les consommateurs français se disent prêts à payer plus cher le "made in France" … mais pas trop ! / - Le gazole presqu’aussi cher que le sans plomb… on va retrouver le plaisir d’essence. / - Trois femmes, dont la femme et une compagne de Lies Hebbadj, ont été condamnées lundi à une amende de 140 euros chacune par le tribunal de police de Nantes pour dissimulation de leur visage sur la voie publique au moyen d'un niqab. Le mari a invoqué les « Droits de l’Homme » : on s’en serait douté ! / - Procès à Marseille dans une affaire portant sur 6500 « vrais faux permis maritimes » vendus contre paiement de 500 à 1300€ pièce … c’est d’un meilleur rapport que la pêche à la sardine.

Mardi : Le meurtre d’Agnès traduit la réalité d’un « système bureaucratique fonctionnant sur le principe de Capharnaüm », selon le Président de l’observatoire de la délinquance. / - Le gouvernement prêt à renoncer au 4ème jour de carence dans le privé si la majorité trouve les ressources correspondantes. Voilà qui ne rétablit pas l’équilibre avec le public, mais qui atténue un peu le différentiel.

Mercredi : La cybercriminalité évaluée à 1,7 milliards d’euros et 33 000 infractions dites de « délinquance astucieuse » sur internet. / - Des seins en silicone aurait provoqué la mort d’une femme : du coup on ne sait plus à quel saint se vouer. / - Des militants anti-nucléaires veulent empêcher le départ d’un train de déchets pour l’Allemagne : ils sont contre et ils veulent qu’il reste là. Incompréhensible !

Jeudi : casse-tête dans les hôpitaux : 2,1 millions de journées de « retete » accumulées sur les comptes « épargne-temps » des médecins doivent être traitées avant le 31 décembre. Un effet « indésirable » des 35 heures…/ - Plus de 1000 viticulteurs se retrouvent à Paris pour le « salon des indépendants » : le moment de trouver quelques « pépites » pour les fêtes.

Vendredi : Le train nucléaire est entré en Allemagne où il doit poursuivre sa route en « bonne compagnie ». / - La France aura un nouveau paquebot portant son nom en … 2015 et sera comme le précédent une « vitrine » du savoir-faire hexagonal. Au boulot, Sardou !  (Appelez-moi de nouveau « France » ?) / - Un A340 d’air France a volé avec une trentaine de vis en moins. Drôle de manière de faire des économies. / On aura tout vu : faute de pluie, la Bretagne est menacée de pénurie d’eau. Décidément le monde n’est plus ce qu’il était. / - Ce vendredi est aussi la journée internationale contre « les violences faites aux femmes » et est émaillé de nombreuses manifestations de sensibilisation.

Samedi : On n’arrête pas le progrès… enfin si l’on peut dire : un mineur de 11 ans a été mis en examen pour un viol sur une fillette de 6 ans ! Effroyable ! / - La fondation Abbé-Pierre offre aux sans-abris la possibilité d’avoir un coffre-fort électronique pour garder pièces d’identité, documents administratifs… On dit bravo pour l’initiative.

Dimanche : Les islamistes modérés ont gagné les élections au Maroc sans avoir la majorité absolue : peut-on comparer avec un parti chrétien démocrate, là est toute la question. / - Un stand de sex-toys fermé …sur le marché de Noël de Nancy. Le père Noël peut apporter des lunettes, mais pas ce genre de jouets…/ - Quéquète-story : le Sofitel de new York réplique (ne pas confondre avec le Carlton de Lille). A suivre. / - Les chiffres du chômage d’octobre ne seront pas bons, selon Xavier Bertrand. On s’en serait douté.

 

 


L’IMPASSE DE LA DETTE

 

La crise des dettes souveraines des états de l’Union européenne n’en finit pas, faute de visibilité politique. L’Allemagne campe sur sa position tant en ce qui concerne le respect des règles du traité que sur le rôle de la BCE qui reste amputé de son volet stratégique. Angela Merkel a raison, mais avec un métro de retard. C’est hier qu’il fallait taper du poing sur la table pour exiger le respect des bornes fixées par le traité de Maastricht : maximum de 60% du PIB et 3% d’impasse annuelle. Faute de l’avoir fait, au moment où l’Allemagne elle-même n’était pas dans les clous –mais elle n’était pas Chancelière- la dérive des états du sud, dont la France fait partie, s’est accentuée avec un modèle de croissance fondé sur la consommation tirée par les dépenses sociales financées … à crédit.

La seule rigueur budgétaire, si elle est nécessaire, ne sera pas suffisante pour nous sortir d’affaire. Nous et les autres états européens, Allemagne comprise. En effet, faute de croissance, la récession fera plonger nos investissements et notre consommation, et comme tout se tient, l’économie de nos voisins s’en ressentira nécessairement. Les signes de ralentissement sont perceptibles aussi en Allemagne, ce qui n’est pas bon signe, d’autant plus que les Etats-Unis semblent confrontés à la même difficulté, ainsi que la Chine. Pourtant, notre désendettement est nécessaire. Car, si le monde extérieur perd confiance en notre crédibilité budgétaire, il nous le fera payer cher : c'est tout l'enjeu de notre notation. Mais ce désendettement doit intervenir dans la durée et suppose un minimum de croissance de notre économie pour en absorber les chocs.

Alors, sommes-nous devant une contradiction insurmontable ? Non, mais le sentier est étroit. Au niveau national, la discipline sera de règle. Nous n'aurons d'autre choix que d'économiser, innover, produire mieux et davantage

Attendre la relance de l’économie mondiale, qui ne manquera pas de survenir, n’est pas satisfaisant. Nous pourrions mourir guéris. Un sursaut européen est nécessaire, à travers une vigoureuse relance dans l’Euroland par les investissements sur des programmes publics communs, type « grands travaux » d’infrastructure ou sur des branches industrielles d’avenir comme les biocarburants issus des micro-algues… avec une coordination accrue des politiques budgétaires, une action de soutien à la consommation des pays excédentaires, une politique monétaire tolérant une légère inflation et des directives qui ne créent pas des distorsions de concurrence au détriment de nos propres entreprises. Faute de quoi, le projet européen sera gravement menacé.

Qui financera ? C’est là que la BCE, qui en a les moyens, pourrait jouer un rôle stratégique au service de tous.

En attendant, les foyers français ont le moral en berne et le climat électoral ajoute au stress. Les récents démêlés entre le PS et les écologistes ne sont pas faits pour les rassurer. L’agence Fitch a beau prétendre que le triple A français n’est pas en danger, tout le monde a bien compris qu’il dépendra de ce que sera la croissance en 2012. Et pour l’instant elle s’annonce plutôt terne. La crainte du chômage redevient la préoccupation dominante, alimentée par quelques plans de licenciements de grandes entreprises très médiatisés, et elle risque d’alimenter le cercle vicieux qui conduit à la récession.

Dans ce contexte, les marges de manœuvre immédiate du gouvernement sont quasi nulles. Il ne peut faire que le gros dos en priant le ciel… qu’il ne lui tombe pas sur la tête. Il n’y a que les socialistes pour faire croire qu’on pourrait faire autrement, avec de l’argent qu’on n’a pas. Si, j’oubliais, il suffit de prendre aux riches. A condition de pouvoir. Et même si c’était faisable, ça ne suffirait pas. Loin s’en faut, sauf à croire au Père Noël !

Par contre, on peut exiger que les banques jouent leur rôle financier pour développer l’économie réelle !

Nous sommes entrés dans  «l’économie du désendettement », et nous n’en sommes qu’au début.

 


AD LITERAM

Journée internationale des "violences faites aux femmes"

"Nous portons en nous toutes ces femmes martyrisées. Les violences faites aux femmes ne sont pas des faits divers mais des crimes"

                                                                Roselyne BACHELOT

 


PORTRAIT

 

La campagne pour l’élection présidentielle a ses exigences : l’image compte beaucoup dans une société noyée par les nombreux vecteurs qui sont à notre disposition. Même le téléphone devrait changer de nom tant on le regarde plus qu’on y parle. On sait que les candidats suivent les conseils de spécialistes. Ainsi Ségolène avait-elle adopté un certain type de vêtements, privilégiant le blanc censé seoir à sa « pureté » quasi évangélique. Son ex-mari a dû subir lui aussi un certain nombre de métamorphoses pour se plier à la dictature du « politiquement dans le coup ».

Ces transformations ne m’avaient pas échappé et je m’apprêtais à vous composer son nouveau portrait à ma façon. Mais voilà : un billet de Favilla dans « Les Echos » s’y est attelé et je ne résiste pas à vous le proposer. Il est tellement bien fait…

« Pour les sondages et les médias, c'est une affaire entendue, François Hollande sera le prochain président de la République. Mais une nouvelle question chemine : quel François Hollande ? Ceux qui suivent son parcours depuis longtemps constatent en effet chez lui d'étonnantes transformations.

Au physique, une discipline personnelle et quelques techniques cosmétiques l'ont fait passer de la rondeur à la minceur et d'une calvitie débonnaire à une coiffure certes toujours rare, mais densifiée par quelques apports et une puissante teinture capillaire.

Ces rectifications de surface sont anecdotiques, mais se prolongent par de sensibles réformes de posture. Naguère volontiers avenant, familier ou spirituel, il est devenu gourmé, vertical et un rien sentencieux. A son ancienne rondeur il a substitué un ton parfois autoritaire, qu'on lui a sans doute vendu comme signe d'autorité. Son ancien regard distancié et moqueur s'est transformé en une tendance à fixer les yeux sur un horizon lointain (l'avenir de la France, moderne ligne bleue des Vosges). Pour compléter le tableau, il a jugé utile de mimer à la tribune la gestuelle de Mitterrand jusque parfois dans ses excès de mains, de bras ou de trémolos... Grâce à ses dons naturels il ne se tire pas trop mal de ces réseaux de contraintes, mais on y sent l'effort. De naturel et spontané, il est devenu calculé et construit. A l'image il était présent, le voilà présenté. Au point que certains de ceux qui l'appréciaient ont envie de dire : « Qu'on nous rende Hollande ! ».

« On » lui a sans doute représenté que ces efforts de contention étaient indispensables pour incarner un présidentiable et peut-être évoqué Sarkozy, passé du « bling-bling » à la sobriété. Si c'était le cas, ce pourrait être une erreur stratégique. Car si ce dernier avait à se dépouiller d'un personnage plutôt antipathique, c'est d'une image plutôt sympathique qu'on s'acharne à le débarrasser. »

 


LES INTELLECTUELS FAUSSAIRES

 

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Voilà un livre qui va droit au but. Pascal Boniface ne se cache pas derrière son petit doigt pour régler leur compte à quelques experts en mensonge qui triomphent habituellement sur la scène médiatique.

Cet ouvrage vient à point nommé éclairer d’un jour particulier les nombreuses émissions où ces fameux experts ont l’habitude de prospérer. Et ils sont connus, tant ils sont prisés par les producteurs et les animateurs de plateaux.

On a aussi eu de nombreuses occasions d’y voir l’auteur. Pascal Boniface est directeur de l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques) et enseigne à l’Institut d’études européennes de l’université Paris VIII. C’est aussi un auteur connu pour les nombreux ouvrages sur les relations internationales qu’il a commis, les questions nucléaires et le désarmement, la politique étrangère de la France…

Dans les « Intellectuels Faussaires », il dresse, pièces à l’appui le portrait de quelques-uns de ces « mandarins » de plateaux : Caroline Fourest y est présentée comme une « sériale menteuse », François Heisbourg comme capable de tenir plusieurs discours : « qui paye la musique, choisit la partition ! », Thérèse Delpech, la spécialiste du nucléaire ayant, elle, un discours univoque dès lors qu’il s’agit de l’Irak ou de l’Iran… c’est « Madame Tapedur ». Mais C’est avec Bernard Henry Lévy que visiblement Pascal boniface vide son sac. Il en fait le « maitre des faussaires », et il n’est pas tendre avec le philosophe mondain à « géométrie variable » toujours en quête de notoriété plus que de vérité.

Ces portraits de « quelques faussaires en particulier » sont précédés d’une première partie consacrée à la « malhonnêteté intellectuelle  en général ». L’auteur y dénonce la mode des « intellectuels » qui n’existe qu’en France, la morale en trompe l’œil, l’obsession de l’Islam à travers le concept « d’islamo-fascisme » qui, selon lui, ne tient pas la route. Il voudrait ouvrir les yeux du grand public pour qu’il ne se laisse pas influencer facilement par ceux qui devraient éclairer les débats et qui ne proposent bien souvent que des arguments mensongers ou des contre-vérités.

En cherchant à dévoiler ce mécanisme, Pascal Boniface, dont on connait par ailleurs la modération des propos, ne se fera pas que des amis, parce que dans ce livre, il nous sert une version tranchée et parfois péremptoire, au moins en apparence. Ce n’est pas le moindre intérêt de cet ouvrage qui se lit par ailleurs très facilement.

Une lecture bien utile en ces temps où chaque Français aura une opinion à se faire sur bien des sujets. Autant savoir de qui il faut se méfier !

Morceau choisi : «  A tout seigneur tout honneur : BHL est certainement le modèle même du « faussaire », la maître absolu, le mètre étalon. Il a créé le prototype et en a fait une référence. Bien des fois il a trébuché sur la réalité, bien des fois ses mensonges ont été dénoncés dans des articles et des livres, mais rien n’y fait. BHL semble bénéficier de deux principes. Le ridicule ne tue plus, et ce qui ne tue pas renforce. Il a réussi le tour de force de se renforcer à chaque fois qu’il a été ridicule. Il a bâti sa carrière en maniant sans vergogne le mensonge… »

 


SUR LE CARNET DE CAMPAGNE DE SERAPHIN

 

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Un éléphant, ça trompe énormément. « Babar-Mollet » n’aura pas échappé à la règle, jouant les faux durs à la télé et mangeant son chapeau le lendemain en entérinant le texte initial de l’accord PS-EELV. Ce n'est pas le mors aux dents, c'est le mox dans les dents ! Enfin, accord est un bien grand mot : N.D. des landes, nucléaire, objectifs budgétaires sont autant de points de divergences graves. Mais alors sur quoi sont-ils d’accord ? Mais voyons, sur un point : battre Sarkozy. Un peu court comme programme.

Le marivaudage a d’ailleurs été payé comptant (et pas content) par une chute de 7 à 9 points dans les sondages pour le candidat au pédalo, que Benoît Hamon s’est empressé de relativiser. La pente savonneuse est bien là. Encore une tartufferie avant Noël, François, un petit effort !

Eva Joly a disparu des écrans radars pendant cinq jours. La cheftaine de ceux que le maire de Lyon qualifie de « Khmers verts » en référence au jusqu’au-boutisme de Philippe Meirieu qu’il n’est pas disposé à accueillir sur son territoire, est reparue après avoir séché le conseil national de son parti, l’anathème rageur à la bouche, contre ces PS qui sont « faits du bois dont on fait les marionnettes ». Ambiance ! Verte, ...mais de rage ! Et ces apparatchiks verts qui négocient leurs places contre un plat de lentilles ? Je doute qu’avec un tel discours d’Ayatollah elle ne gagne des points dans l’électorat. Décidément, cette dame-là ne comprend pas les Français. Sa campagne est une véritable omelette norvégienne, chaude dehors mais glaciale à l’intérieur. Pourvu qu’elle continue son gâchis. Peut-être bien que c’est la secrète espérance de Cécile Duflot. Mais après tout, Eva assure le spectacle : son personnage semble paraphraser celui du Père Noël, il ne lui manque que la barbe. Et justement c’est la saison.

Marine Le Pen est à la peine. Son banquet national (saucisson-pinard ?) était l’occasion d’exposer son programme. Bah, rien de bien nouveau : elle promet un « Etat stratège et fort » qui restaure « droits de douane ciblés et quotas d'importation » aux frontières, réduise l'immigration légale de 200.000 à 10.000 entrées par an, applique la « priorité nationale » pour l'emploi, « réindustrialise » le pays, « prépare » une sortie de l'euro et « tourne le dos » à la mondialisation. Rien de très nouveau dans ce « plan de vigueur », si ce n'est la création d'un « ministère des Souverainetés », chargé de coordonner la renégociation des traités européens. Comment on fait ? Elle ne le dit pas. Rien de très précis, là non plus. Le programme détaillé et son chiffrage ont été repoussés à janvier. Cette espèce de national-socialisme larvé se retrouve dans sa diatribe contre la « globalisation » et les « puissances d'argent ». C'est dans le registre "populiste" qu'elle est la meilleure. Elle a vitupéré contre « les élites », accusées de « piller » les Français par la corruption et leurs choix politiques. Elle a étrillé l'Europe - « une prison des peuples » - et l'euro, qui « asphyxie l'économie ». La présidente du FN reste convaincue que la crise et la rigueur finiront par lui profiter. Elle ne peut compter que sur l’aggravation de la situation pour prospérer, un peu comme un charognard qui surveille sa proie.

La participation de Jean-François Copé nous a valu une belle soirée sur la 2. Pugnace à son habitude, le patron de l’UMP ne s’est jamais laissé démonté par le débat, ni face aux journalistes, ni face à Jean-Luc Mélenchon et Jack Lang. Un tout petit reproche : il ne faut pas hésiter à expliquer pourquoi la dette a explosé depuis 2008, c’est à l’honneur du gouvernement d’avoir choisi de faire jouer à plein les amortisseurs sociaux. La preuve, on n’a même pas d’indignés chez nous !  Le meilleur moment, c’est quand il a expliqué à Jack Lang ce que c’est qu’une progression géométrique (programme de 4ème) pour illustrer le coût des 60 000 postes…

Le meurtre d’Agnès nous vaut des rebondissements politiques. Le gouvernement fait son boulot en cherchant à savoir s’il n’y a pas eu de défaillance des services concernés, la justice étant une nouvelle fois dans le collimateur. Ce qui fait dire à Benoît Hamon qu’il s’agit d’une exploitation « nauséabonde ». C’est lui qui est « nauséabond » avec ses propos qui puent la haine sectaire à chaque fois qu’il s’exprime.

Ce début de semaine est ensoleillé, au moins sur le nord de la France, mais aussi sur le front politique avec la remontée de Nicolas Sarkozy dans les sondages. Enfin, ça se dégèle ! On attend aussi de voir ce qu’Hervé Morin va finalement décider, parce que pour l’instant, le vide se fait autour de lui. Il risque de faire un peu « lonesome cowboy » au pied du pont de Normandie, au moment de sa déclaration.

A la semaine prochaine.

 


VERBATIM

 Sarko FIS

"Les industriels paient leur énergie 40% moins cher que les autres pays européens grâce à cette filière industrielle nucléaire.

Toutes les familles politiques françaises ont porté cet effort national sans précédent qui a permis à la France d'être au premier rang, et je ne laisserai pas brader cet avantage pour la France. Ce serait irresponsable et ça apporterait des conséquences pour nos industries. Imaginez, vous industriels, la fin du nucléaire et vous devrez payer l'énergie dont vos industries ont besoin 40% plus cher. Aucun d'entre vous ne pourra s'en remettre.

Ce n'est pas de la politique, ce n'est pas la gauche, ce n'est pas la droite, ce n'est pas l'opposition, ce n'est pas la majorité, c'est la France."

                                                              Nicolas SARKOZY,

17/11/2011, 3ème anniversaire du Fonds stratégique d'Investissements

 


L’EURO VAUT BIEN UNE BATAILLE

 Euro

Malmenée par la crise des dettes d’Etat et critiquée par les souverainistes, la monnaie unique mérite qu’on se batte pour l’empêcher de sombrer.

Avons-nous vraiment intérêt à garder l’euro ?

Répondre par l’évidence n’est pas satisfaisant. Et même si nous nous sommes habitués à voyager en Europe en appréciant la commodité de ne plus avoir de change, ce n’est pas suffisant pour justifier de son existence. Le fait qu’il n’existe aucun plaidoyer documenté pour argumenter ne rend pas la tâche facile.

Pourtant, il existe au moins trois raisons de garder notre monnaie européenne.

Les grandes puissances, qu’il s’agisse de l’Amérique ou de la Chine,  souhaitent son maintien parce que la devise européenne leur apparaît comme un pilier essentiel d’une Europe économique dont l’équilibre de la planète a besoin. A moyen terme, c’est même géostratégique : l’euro  empêchera que se constitue un dangereux face-à-face entre la Chine et les Etats-unis.

Malgré tout, depuis 12 ans, les résultats de l’Euro sont plutôt flatteurs. La monnaie unique a permis de contenir l’inflation, de développer l’emploi qui s’est accru de 15 millions de postes depuis 1999 (contre 5 millions dans la décennie précédente),  de faire progresser le PIB par tête de 12% (la même chose que les Etats-Unis), et la balance commerciale de la zone est équilibrée en dépit du déficit de certains pays. Bref, l’Euro  a consolidé le marché et évité que n’éclate une guerre des monnaies qui n’aurait pas manqué d’arriver en ces temps tourmentés.

Enfin, l’Euro est devenu une monnaie de réserve. Il représente 1/3 des réserves détenues par les banques centrales. C’est un grand marché concurrent du dollar qui a vu le jour, qui permet des effets d’échelle, apporte des liquidités à coût plus bas et donne du travail aux banquiers européens, ne serait-ce que par la mobilité interne de l’épargne…

L'impossible sortie.

Il faut évidemment ajouter que sortir de l’euro est quasiment impossible, hors de prix et cela conduirait à une déflagration bien pire que la crise actuelle. Une étude de chez Natixis estime à 10 000 euros par européen la première année, puis 3500 euros les années suivantes, le coût de l’éclatement de la zone euro. Avec un effet de domino instantané : désastre pour les banques, guerre des changes, taux d’intérêts et inflation élevés. En comparaison, l’abandon total de la dette grecque coûterait 1 000 euros par personne.

Une crise politique.

D’ailleurs, la crise que nous traversons n’est pas une crise de la monnaie. C’est une crise de la gouvernance de la monnaie. Faute d’avoir adopté la constitution qui donnait les outils de cette gouvernance, c’est le laxisme et les égoïsmes nationaux qui ont prévalu : trop d’états, à commencer par la France, n’ont pas respecté les critères de Maastricht sur l’endettement. Les pays ont stimulé la consommation pour maintenir leur croissance en creusant les déficits. Voilà pourquoi le retour à l’orthodoxie et des progrès de gouvernance sont absolument nécessaires. Il n’est pas utile, pour cela, d’utiliser les « grands mots » de fédéralisme ou d’intégration. Il suffit d’être pragmatique et de se doter des règles communes nécessaires (elles existent en grande partie) et des moyens de les faire respecter.

L’Euro reste notre destin. Le chemin de sortie de la crise est d’abord politique.

 


LA SEMAINE SELON SAVINIEN

 

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Lundi : Mme Aubry a déclaré qu’elle était favorable à la dépénalisation du cannabis. En même temps Arnaud Montebourg déclare qu’elle lui a proposé un « ministère » en échange de son soutien…La sériale menteuse dément. Il n’y a pas de lien entre les deux échos, évidemment. / - Mosco est fâché qu’on ait pu appeler son candidat « Babar » et appelle à un débat « digne » : il nous fait bien rire et c’est drôle comme  il est oublieux des épithètes homériques dont lui et ses compères (ou commères) ont affublé Nicolas Sarkozy.

Mardi :  Accord PS-EELV : 24-24 (24 sièges aux législatives contre 24 centrales fermées…) / - Le Président s’en prend aux frauderus de la sécu : plus qu’une affaire de gros sous, c’est une exigence morale pour notre pacte social. Encore fallait-il le dire. Merci Sarko. / - 1 jour de carence pour les fonctionnaires (c’est nouveau) et 1 de plus, donc 4 pour le privé. On n’est pas obligé de conclure qu’ 1 fonctionnaire vaut 4 salariés du privé… / - Injures raciales : Brice est relaxé. On n’entend guère les médias….       

Mercredi : « Mollet » a présenté son équipe de campagne pléthorique : il faut faire plaisir à tout le monde. Une habitude chez lui. Mais c’est la cacophonie sur l’accord avec les Verts : où est donc passé le mox ? / - La candidature Duflot à Paris déclenche une tempête : un nom prédestiné, sûrement. Comme Delanoë. On pariera qu’ils vont tout faire pour qu’elle se noie. / - Même concert de protestation à Lyon pour accueillir Meirieux: ben mon Colomb ! / - Plus sérieux : la France rappelle son ambassadeur en Syrie. Bachar ne veut rien entendre.

Jeudi : Heureusement, y a le Beaujolais nouveau (et le saucisson). / - Claude Guéant, à Montfermeil, rappelle que les immigrés doivent respecter nos coutumes et appendre notre langue… au risque de perdre leur titre de séjour. On est d’accord. / - Nouveau thème pour l’UMP : organiser un « Grenelle » de la finance écoresponsable. Pour verdir notre économie ? / - Le mox est réapparu dans le texte de l’accord, et Mollet mange son chapeau. Quelle fermeté ! / - Nicolas Sarkozy ne veut pas de plan social chez PSA.

Vendredi : Où est donc passée Eva ? Elle est partie digérer l’accord avec le PS en se mettant à la diète… médiatique. Sa candidature a du plomb dans l’aile. / -  « L’ordre et la morale », un film sur la prise d’otages d’Ouvéa, mais version vue par l’œil gauche. Partisan et partial, oubliant au passage le vote à 95% des calédoniens pour la France et l’assassinat de 6 gendarmes…

Samedi : MLP présente son programme au cours d’un banquet : plus flou, tu meurs. Posture et cris d’orfraie ne font pas une politique sérieuse. Mais, magie, elle promet du pouvoir d’achat !!! / - Mollet veut faire oublier l’épisode calamiteux avec les Verts par un meeting à Strasbourg avec les jeunes socialistes. Carnet de chèque (en bois) en main. / - Eva Joly s’est fait portée pâle au conseil fédéral des Verts. / - En appelant à généraliser le dopage, Noah crée la polémique : affligeant. Quel exemple pour les jeunes ?

Dimanche : Victoire absolue de la droite… en Espagne. Au programme : l’austérité remplace l’austérité / - Le Nouveau Centre est divisé sur la candidature Morin : le roi est nu ! / - Le meurtre d’Agnès : l’incroyable silence autour du passé du meurtrier et encore les experts psychiatres … C’est bien triste !

 


Le mur du "çon"

 

Autrefois dans le "Canard", il y avait la "noix d'honneur". Désormais il y aura la "Noah d'honneur".

Celle-là, il fallait la faire :

" Arrêtons l'hypocrisie. Il faut bien sûr respecter la présomption d'innocence, mais plus personne n'est dupe. La meilleure attitude à adopter est d'accepter le dopage. Et tout le monde aura la potion magique" ... !!!!!!!!

                                                                                                      Yannick Noah.

 


DETOURNEMENT DE SENAT

 

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Depuis que la majorité sénatoriale est passée à gauche, la deuxième assemblée s’est lancée dans une course un peu vaine qui consiste à détricoter systématiquement les lois votées par l’Assemblée nationale pour y substituer sa propre conception. Il n’y a là rien de choquant, sauf que la nouvelle majorité excède largement le pouvoir d’amendement de « l’assemblée des territoires » pour tenter d’en faire une sorte de contre-pouvoir, ce qui est inutile puisque l’Assemblée nationale a le dernier mot, voire une vitrine politique de ce que la gauche ferait.

Cette attitude n’est pas conforme à la tradition de mesure et de modération des sénateurs. Elle n’est toutefois pas sans intérêt. Ce pourrait être une arme à double tranchant pour la gauche par les temps qui courent. La nouvelle majorité sénatoriale, par les textes qu’elle vote pourrait bien en effet donner des munitions au gouvernement et à Nicolas Sarkozy, notamment sur le terrain de la « rigueur » budgétaire.

Ainsi, le Sénat, à majorité a adopté dans la nuit de lundi à mardi dernier le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2012 en détricotant le projet de loi initial et en le remplaçant par une batterie de mesures qui dessinent le programme de la gauche. Une occasion pour Xavier Bertrand de souligner : « Les Français doivent savoir que s'il n'y avait pas le gouvernement, au début de l'année, toutes celles que et ceux qui font des heures supplémentaires, ce serait fini avec la gauche » … et ils sont 9 millions dans ce cas ! Et d’ajouter « D'autre part au Sénat, ils ont décidé d'augmenter les dépenses, les prélèvements, les impôts… Ce que fait le Sénat en ce moment, ça ne se fait pas en cachette mais au grand jour, on doit savoir que la gauche au pouvoir, ça serait plus d'impôts…  Il faut que les Français regardent bien que la politique du Sénat aujourd'hui, c'est la vitrine de ce que ferait la gauche ».

De la même façon, la gauche sénatoriale a abrogé la création du « Conseiller territorial » préférant privilégier les multiples mandats de ses élus à la modernisation administrative de notre pays. C’est un réflexe ringard et conservateur, caché derrière le faux nez de la « proximité », conception risible en ce début de 21ème siècle où l’on parcourt communément 130 km en une heure. Evidemment ce texte sera réhabilité par les députés.

La nouvelle majorité vient d’attaquer la discussion du budget. Le président de la commission des Finances, Philippe Marini (UMP), a évoqué « un examen de budget inédit, dans une situation inédite et dans un Sénat inédit », souhaitant des débats « sans trop d'esprit partisan » face à des « défis exceptionnels ». Peine perdue. La discussion a commencé avec quelques heures de retard au grand dam de la l’opposition, qui a dénoncé une « machination de la nouvelle présidence du Sénat, qui effectue un véritable hold up de l'ordre du jour ». Il s'agissait de voter la suppression du conseiller territorial évoquée ci-dessus.

Plusieurs élus UMP ont accusé la gauche de préparer des lendemains qui déchantent et  la faillite assurée du modèle français si elle parvenait au pouvoir. Insistant sur les turbulences internationales qui nécessitent de la réactivité, le ministre de l'Economie François Baroin a souligné que la France commençait à tourner le dos au financement des politiques publiques par crédit.

La ministre du Budget, Valérie Pécresse a défendu un budget  d'équilibre et d'équité reflétant notamment une croissance ralentie, soulignant que la France tiendrait ses engagements de réduction du déficit, aidée par le nouveau plan Fillon annoncé la semaine dernière.

La rapporteure générale du Budget, Nicole Bricq (PS) s’est aussitôt prononcée pour « d’autres choix fiscaux en proposant un contre-modèle fiscal.» En commission des Finances, la majorité du Sénat avait déjà chamboulé le volet recettes du budget 2012 en adoptant une trentaine d'amendements, qui abrogent notamment des dispositions fiscales de la loi Tepa et taxent les transactions financières automatisées. C’est tout dire. Un budget de Bricq… et de broc ! Sans aller jusqu'à proposer dans le débat la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG souhaitée par François Hollande, les socialistes comptent faire voter au Sénat la création d'une nouvelle tranche d'impôt sur le revenu, entre autres.  

Sur tous les sujets, la majorité de gauche du Sénat joue une sorte d’obstruction coûteuse en procédure et amendements, tout en sachant que ce jeu est complètement vain. Il s’agit de montrer ce que la gauche est capable de faire. Pour l’instant elle montre surtout son ostracisme, son arrogance et son sectarisme. Tout cela n’est pas nouveau. Mais c’est édifiant !

 

 


LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

A l'invitation de

Daniel Houlle, Président de "débats et convergences"

Paul Jeanneteau, député de Maine-et-Loire

 

En prélude à la journée internationale du 25 novembre

 REUNION-DEBAT :

«LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES »

 avec :

Brigitte ANGIBAUD, Procureure de la République                                                

Roselyne BIENVENU, Juriste spécialisée en victimologie 

Clotilde ROUGE-MAILLART, responsable du service de médecine légale au CHU d’Angers

 

JEUDI 24 NOVEMBRE 2011 à 20h30

Salle Plantagenet

Siege Social du Crédit Agricole

Bd Pierre de Coubertin - Angers

Attention, en raison du nombre de places limité à 234, merci de vous inscrire par Mél. à : debatsetconvergences@orange.fr ou Tél. au : 02 41 87 42 41

 


SOUS LE REGARD DE TRYPHON

 

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Le premier parc naturel en Méditerranée

Partie du port commercial de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales) à bord du bâtiment de soutien « Ailette », le 13 octobre dernier, Nathalie Kosciusko Morizet s'est enthousiasmée pour le site situé au large de la côte Vermeille, « très beau, avec les Pyrénées (le massif des Albères NDLR) qui se jettent dans la Méditerranée ».

Ce premier parc naturel en Méditerranée s'étend le long de 100 km de côtes entre Leucate (Aude) et cap Cerbère (Pyrénées-Orientales) et abrite des mérous, des hippocampes, des langoustes, des coraux....

« Un parc, c'est la garantie d'un contrôle pour que la protection ne reste pas virtuelle », a-t-elle rappelé, précisant qu'il s'agissait du troisième parc naturel marin de France, après ceux d'Iroise (Finistère) et de Mayotte.

Une grande partie du parc est déjà couverte par la réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls et six sites Natura 2000 en mer, ou encore des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (Znieff) destinées à protéger espèces et habitats. Il comprend les eaux territoriales jusqu'à 12 milles (environ 20 km) des côtes, ainsi que la tête de canyons sous-marins (Bourcard, Pruvot...) jusqu'à 35 milles (55 km) vers l'est.

La mise en place du parc a reçu l'assentiment de tous les milieux de la côte liés à la mer, à l'exception des pêcheurs. Les clubs de plongée et autres activités nautiques de tourisme estiment que le parc permettra de coordonner les activités de tous les acteurs autour d'une même préoccupation : la préservation du milieu. Les scientifiques y voient pour leur part une occasion de faire rencontrer tous les acteurs de la mer de façon à avoir une approche intégrée de la gestion de l'environnement.  Les pêcheurs, quant à eux, craignent de nouvelles restrictions de leur activité. Les douze chalutiers de la région ne trouvent déjà plus les anchois et les sardines qui faisaient la réputation de la zone.

La Ministre leur a répondu en affirmant qu'il s'agissait d'un projet de gestion durable : «  Il n’est pas là pour exclure les uns et les autres, mais pour s'assurer que leurs pratiques soient durables ». Elle s'est également adressée aux agriculteurs et aux citadins de la côte en soulignant qu'un parc marin n'était pas déconnecté de la terre et des pollutions qui en viennent : « Ce n'est pas la peine de faire un effort en mer si l'on n'en fait pas sur terre ! ».

Le Parc naturel du Golfe du Lion touche la réserve naturelle du Cap Creus, en Catalogne espagnole, et un lien entre les deux pourrait se concrétiser dans les années à venir.

NKM a confirmé que cinq autres sites étaient appelés à devenir parcs naturels marins: le golfe normand-breton, le bassin d'Arcachon, les Glorieuses (Océan indien), les estuaires picards et l’estuaire de la Gironde et les pertuis charentais.

Cet événement est à mettre au crédit de la politique environnementale que la Ministre défend bec et ongles. Le parti de la majorité présidentielle entend bien continuer de défendre en 2012 une approche résolument transversale du développement durable : celle que porte Nathalie Kosciusko-Morizet, à la tête d'un « super-ministère » qui coiffe à la fois l'Ecologie, les Transports et le Logement. « C'est notre marque de fabrique. Elle est à l'opposé de l'idéologie » explique Jean-François Copé. Au risque de donner l'impression de gérer l'acquis, la démarche du Grenelle doit être reprise et prolongée. « On accompagne la mutation de notre société vers un modèle plus durable. On ne la décide pas », estime Nathalie Kosciusko-Morizet qui considère que « l'Etat doit être le catalyseur ».

L'UMP prend ainsi  le contre-pied des socialistes et de ses alliés sur l'environnement. Au contraire du PS, qu'il accuse de sous-traiter cette question à ses partenaires d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) qui font de l’écologie punitive loin des réalités.

  


NUCLEAIRE : LE GRAND MENSONGE DES SOCIALISTES

 

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Le PS et les écologistes se sont mis d’accord sur un constat de désaccord. Passons outre ce tour de passe-passe politicien pour nous arrêter sur les positions défendues par le PS et sur lesquelles il n’a (soi-disant) pas transigé. L’important pour les deux parties étant avant tout de se mettre d’accord pour battre Sarkozy : le programme tient  dans cette volonté.  Donc le PS a « cédé » 25 centrales nucléaires contre des circonscriptions législatives allouées aux Verts. Marché de dupes ? C’est bien possible. Voilà pourquoi.

Un gouffre financier.

Ramener à 50 % la part du nucléaire en France nécessiterait un investissement supplémentaire de 60 milliards d'euros, selon les calculs de l'Union française de l'électricité, qui fédère les électriciens dont EDF. En conséquence, la facture des particuliers augmenterait de 50 % en vingt ans. Entre autre. Est-ce tenable d’ici 2030 ? Pour les entreprises, la pente s'annonce plus rude encore avec des augmentations de 41 % si la politique énergétique n'est pas modifiée, et de 65 % si la part du nucléaire est réduite à 50 %.

Le PS et les verts sont empêtrés dans leurs discours politiciens et perdent de vue l’essentiel. Dans le sillage de Fukushima et au moment où la France entre en campagne électorale la question nucléaire doit aller au-delà d'un bras de fer idéologique stérile pour occuper une place centrale dans le débat démocratique. S'il est légitime d'estimer que le risque que fait peser l'atome sur notre société est trop lourd, il est en effet primordial que les Français disposent de tous les éléments pour mesurer sereinement quelles seraient les conséquences qu'aurait pour notre pays un basculement vers un nouveau « mix-électrique ».

Le débat doit aborder trois questions.

La première est que le risque nucléaire ne s'accommode pas de demi-mesures. Si l'on pense qu'une catastrophe nucléaire est à la fois possible et absolument insupportable, il ne sert à rien de diminuer de 30 % ou de 50 %, ou même de 80 % la production d'électricité d'origine nucléaire, et on doit penser que seule l'interdiction totale est acceptable. Le risque nucléaire est défini par la probabilité très faible d'un dommage très grand. Les extrémistes qui ne se contentent pas d'une sortie partielle mais exigent une sortie totale ont la logique pour eux.

La deuxième est qu'il est absolument impossible de remplacer tout le nucléaire existant par l'éolien et le photovoltaïque. C'est pour partie une affaire d'économie. L'éolien en mer est subventionné à hauteur d'environ 10 centimes le kilowattheure, le solaire à hauteur de 30 centimes. Remplacer les 400 terawattheures de nucléaire (1 TWh égale 1 milliard de kilowattheures) par une quantité égale de renouvelable implique une subvention annuelle (vous avez bien lu : annuelle) de quelque 70 milliards d'euros, soit à peu près 3 points de PIB. Et encore, tous les kilowattheures ne se valent pas : l'éolien comme le photovoltaïque sont des sources d'énergie intermittentes qui ne fonctionnent que lorsqu'il y a du vent ou du soleil  et pas forcément au moment où on en a besoin.  Ils ne peuvent pas assurer plus du tiers de la production d'électricité. Ils doivent être assistés par des sources complémentaires sures, ce qui suppose des investissements supplémentaires.

La troisième, qui découle des deux autres, est que sortir du nucléaire implique un recours massif à l'électricité thermique à base de charbon, de fioul ou de gaz, comme va le faire l'Allemagne. Cela est parfaitement faisable. Mais cela revient à tripler les rejets de CO2 (et d'autres polluants) de l'électricité, et donc à tourner le dos à tous les engagements et à tous les discours de Kyoto et de Grenelle. Cela revient aussi à augmenter d'autant les importations de combustibles fossiles et à porter un mauvais coup à notre balance commerciale. Cela nous expose à la hausse du prix de ces carburants fossiles, que beaucoup nous annoncent très forte. Cela revient, enfin, à mettre une partie de notre destin entre les mains de M. Poutine, le grand contrôleur des vannes des gazoducs de Gazprom.

La perte de l’indépendance énergétique.

La vérité est que la France n’a pas les moyens financiers de sortir du nucléaire pour l’instant. La question est d’autant moins d’actualité que sortir du nucléaire (cela arrivera nécessairement) demandera beaucoup de temps et ne peut être envisagé que pour l’horizon 2050 et après. A la fois pour des raisons techniques et pour prendre en compte le temps de reconversion suffisant qui soit compatible avec notre économie. Et c’est aussi mettre une croix sur une filière d’excellence de notre industrie et les dizaines de milliers d’emplois qu’elle génère. Sans parler de l’avenir de l’EPR…

Si elle veut être positive, la France peut aussi profiter de l’avantage que lui procure le nucléaire pour investir parallèlement dans les énergies renouvelables, tel que cela a été prévu par le Grenelle de l’environnement.  Rien ne l’empêche d’avoir l'ambition de retrouver un avantage technologique et commercial en dépassant une nouvelle frontière énergétique. Ne serait-ce pas la meilleure façon de favoriser la transition ?

En attendant, les verts seront cocus. Ce n'est pas moi qui m'en plaindrai.

 


SUR LE CARNET DE CAMPAGNE DE SERAPHIN

 

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Entre les commentaires sur le dernier plan d’ajustement budgétaire du gouvernement et le voyage calamiteux de Marine Le Pen aux Etats-Unis, les sujets ne manquent pas. Mais c’est le feuilleton des négociations entre EELV (les écolos) et le PS avec les centrales nucléaires en plat de « résistance » qui aura occupé la scène de la semaine.

Face aux mesures énoncées par François Fillon pour mettre le budget de la France en accord avec les nouvelles prévisions de croissance, les critiques de la gauche et de « Ch’mol » (Hollande) en particulier, se sont avérées au-dessous de tout. Le candidat socialiste est plus préoccupé d’aligner des adjectifs redondants et excessifs  que de produire une réponse crédible. Si encore la critique était fondée, mais elle est le plus souvent mensongère et tronquée puisqu’on ne veut voir que ce qui convient à l’argumentation en passant sous silence le reste. Le degré zéro est atteint par Benoit Hamon, mais ça, on le savait déjà et je me répète. Il n’empêche, les mesures décidées sont équilibrées entre recettes et économies sur les dépenses, et l’effort est réparti correctement entre particuliers et entreprises, haut et bas revenus.

François Baroin en répondant à une question orale a provoqué l’esbrouf de la semaine en amenant les députés socialistes à quitter l’hémicycle. En cause le mot « effraction », pour qualifier l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1997. Mot peut-être inadapté (qui se réfère aux promesses d’alors) mais qui ne justifiait pas cette réaction aussi théâtrale qu’abusive. D’autant plus qu’il survenait après une série de discours très agressifs à l’égard du gouvernement. Pour l’opposition, tout est bon pour créer de l’agitation. Ils insultent Nicolas Sarkozy depuis quatre ans, le traitant de corrompu, l’accusant d’avoir abîmé la France, compromis la démocratie, outrepassé ses pouvoirs… Ils ont décidément l’épiderme bien sensible. Et quand Moscovici vient rappeler à la dignité du débat parce qu’un ministre a comparé « Ch’mol » à Babar, on a envie de lui éclater de rire au nez !

D’habitude, la fin novembre voit l’arrivée du vin nouveau. Cette année, Jean d’Ormesson nous offre l’arrivée du nouveau « Mollet ». Il s’agit du candidat socialiste. Double référence : à Guy Mollet, le chef de la SFIO sous la IVème République et « Mollet » pour le caractère de celui qui se présente déjà comme le prochain président. Ben voyons ! « Mollet » je trouve que ça lui va bien ; comme son illustre prédécesseur, il est dur dehors (ses discours) et mou dedans (ses décisions).

Venons-en au feuilleton de la semaine : quel suspense ! Les négociations entre les Verts et le PS achoppent sur le nucléaire. Je ne vais pas passer tous les épisodes en revue. On aura surtout vu une candidate qui pèse entre 3 et 5 % dans les sondages poser un ultimatum à son concurrent sur la construction de l’EPR. Là encore, on aurait envie de rire, s’il ne s’agissait du grave sujet de l’avenir énergétique de notre pays. On retiendra cette posture de terroriste, campée sur des certitudes uniquement idéologiques. Cela fait froid dans le dos. Cette femme est dangereuse. Christian Jacob a raison, avec elle, les Verts n’ont plus rien à voir avec l’écologie : c’est le gauchisme dans sa plus belle expression. Cependant, le point de chute des négociations est intéressant : l’accord consiste à constater les désaccords. Une tartufferie bien socialiste. On aura noté au passage comment on brade des centrales nucléaires contre des sièges de députés verts…

Ces donneurs de leçons ne paraissent pas effrayés par les échos qui résonnent ici et là sur le partage des postes : Ségolène aurait le perchoir, Martine aurait proposé un ministère à Montebourg… Bref, chacun s’y voit déjà. Et le respect de l’électeur dans tout ça ? En matière de démocratie, ils  sont pourtant à cheval sur les principes, d’habitude….

Côté UMP, la consigne semble assez bien suivie : la convergence des critiques sur le projet socialiste et ses mirages, et sur le candidat rose qui fait l’objet d’un  matraquage en règle. Juste retour des choses après un mois de délire médiatique. Mieux, le parti majoritaire diffuse un tract tiré à 3 millions d’exemplaires pour enfoncer le clou. Le président a repris quelques points, de quoi donner du cœur à l’ouvrage !

 


LE BON EXEMPLE

 

L’Alsace veut créer une collectivité unique

Alsace 2Les présidents du conseil régional d’Alsace et des conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin annoncent leur volonté de fusionner les trois collectivités en une seule. Les Alsaciens se prononceront par référendum sur la création du « Conseil d’Alsace », qui pourrait voir le jour en 2014. « Une réforme sans précédent des institutions et des modes de gouvernance en Alsace. » C’est ainsi que Philippe Richert, Charles Buttner et Guy-Dominique Kennel (tous les trois UMP), respectivement présidents du conseil régional d’Alsace et des conseils généraux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, ont présenté, le 12 novembre, leur projet de fusionner les trois collectivités en une seule, le futur Conseil d’Alsace. Une évolution permise par la loi sur la réforme des collectivités territoriales de décembre 2010.

Une "supercollectivité" à la place de trois !

Évoquée depuis le début de l’année, la création de cette nouvelle “supercollectivité” se heurtait jusqu’alors aux réticences de Charles Buttner, qui redoutait un « centralisme strasbourgeois ». Le conseil général du Haut-Rhin a ainsi adopté en mai dernier une résolution préconisant la création d’une entité fédérant les institutions actuelles, mais sans les remplacer. Le projet sur lequel se sont entendus les trois présidents prévoit la création de deux conseils de territoire dans chacun des deux départements alsaciens le temps de la première mandature. Strasbourg et Colmar se partageraient les sièges de l’exécutif et de l’assemblée du futur Conseil d’Alsace.

Pour justifier leur projet, les trois élus font valoir la poursuite du processus de décentralisation et la situation particulière de l'Alsace. « Dans l'espace rhénan, nous devons pouvoir traiter avec nos voisins des cantons suisses et des Länder allemands », souligne Philippe Richert, par ailleurs ministre des Collectivités locales.

Une première en France.

Pour être validé, le projet de fusion, une première en France, devra franchir plusieurs étapes. Les élus des trois assemblées, les 122 élus locaux réunis en congrès, se prononceront le 1er décembre en répondant à la question : « Souhaitez-vous que le Conseil d’Alsace, nouvelle collectivité territoriale, voie le jour ? » Chacun des trois conseils votera ensuite séparément. Puis le Comité de massif vosgien, instance représentative composée pour moitié d’élus et pour moitié de représentants civils, s’exprimera à son tour. Les Alsaciens pourront alors décider de leur avenir par référendum avant la promulgation d’une loi organisant le fonctionnement de la nouvelle collectivité et les transferts de compétence. L'objectif est de faire voter la loi avant la fin de la législature et de réaliser le référendum au second semestre 2012. Reste à savoir si le calendrier parlementaire, serré, le permettra. « Une mise en œuvre en 2014 est prévu », espèrent Philippe Richert, Charles Buttner et Guy-Dominique Kennel, c’est-à-dire avant l’élection des conseillers territoriaux. Un scénario que la proximité politique des trois majorités (UMP) rend crédible, même s’il compte quelques détracteurs, parmi lesquels le maire PS de Strasbourg, Roland Ries, et le président PS de la Communauté urbaine de Strasbourg, Jacques Bigot.

Autre point délicat, le projet prévoit de doter l'Alsace d'un système électoral spécifique, incluant une dose de proportionnelle en plus du scrutin uninominal. Or, ni la Constitution ni la loi ne prévoient explicitement qu'une région métropolitaine pourrait disposer d'un statut électoral particulier différent.

Le rapprochement des services.

Sans attendre l'aboutissement du processus, les trois présidents vont dès à présent mettre en œuvre tous les rapprochements possibles entre leurs services. Premier en date, la « très prochaine fusion des trois agences de développement économique ». L'efficacité de la promotion régionale a en effet souvent été jugée discutable en raison de l'éparpillement des compétences entre les deux agences départementales et la régionale. Viendra ensuite la question du tourisme.

Plusieurs « enjeux clés » ont été identifiés par les promoteurs du Conseil d’Alsace : infrastructures, innovation, éducation, création d’entreprises… L’un des objectifs affichés est de « faire de l’Alsace la première région française en matière de protection de l’environnement et de croissance verte ». Une ambition sur laquelle sont invités à s’exprimer localement forces vives et partis politiques. L’Alsace se prépare à trois années de débats. Tous les dossiers, cependant ne sont pas encore déminés.  La question du siège de la future institution est notamment encore un sujet de tensions. Les élus strasbourgeois s'opposent à tout projet qui consisterait à retirer à la capitale régionale l'une de ses prérogatives.

En attendant, voilà une belle initiative de réduction des échelons administratifs. Qu’elle vienne d’élus UMP n’est pas étonnant. On n’imagine mal des socialistes, au nom du « faux nez » de la « proximité » s’emparer d’un tel projet.

 

 

 

 

 


AD LITERAM (suite)

 

"Quand je vois aujourd'hui que François Hollande est capable de brader quelques circonscriptions électorales contre quelques tranches de centrales nucléaires, ce n'est pas responsable. Ce n'est pas ce qu'on attend d'un homme d'Etat".

                                                       Luc Chatel

 


AD LITERAM (suite)

 

"Il y a Babar d'un côté. Moi je préfère Astérix, voyez. Astérix, c'est celui qui est courageux, celui qui est déterminé, celui qui est protecteur, celui qui sait prendre des décisions. Et puis Sarkozy, il gagne toujours en plus"...

                                                                  Luc Chatel

 


AD LITERAM

 

"Puisque c'est la journée de la gentillesse, je vais dire une gentillesse. Il y a un personnage de bande dessinée qu'on connaît bien, qui s'appelle Babar. Babar, il est sympathique, c'est le roi des éléphants. C'est l'histoire qu'on raconte aux enfants pour les endormir le soir"...

                                                                               Luc Chatel

 


LA SEMAINE SELON SAVINIEN

 

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Lundi : François Fillon a présenté son nouveau plan d’ajustement budgétaire. Caractéristique : équilibré. Il s’agit d’adapter le budget aux nouvelles prévisions de croissance. Comme d’habitude, les commentaires de l’opposition sont ou mensongers (favorise les riches) ou hors sujet (ce n’est pas le moment d’une réforme fiscale). / - Chevènement : le retour du looser.  Il veut se présenter à la présidentielle. Un vieux fantasme qui le fait trémuler. / - Eva Joly lance un ultimatum au PS sur le nucléaire. Hollande répond sur France 2 qu’il fera l’EPR. Début du feuilleton.

Mardi : rupture des négociations PS-Ecologistes sur le contrat de gouvernement et le partage des circonscriptions. Psychodrame alimenté par Noël Mamère./ - A l’Assemblée François Baroin fait disjoncter le groupe socialiste avec le mot « par effraction » pour qualifier leur arrivée au pouvoir en 1997. Il faut dire que le gouvernement venait de subir une pluie d’accusations et d’insultes à répétition. / - La droite sociale propose une baisse de 10% des indemnités des députés. / - François Hollande réduirait de 30% le salaire du Président et des membres du gouvernement. Laurent Wauqiez lui propose de commencer tout de suite comme Président du conseil Général de son département surendetté.

Mercredi : EPR (suite) : Chevèement approuve la fermeté de « Ch’Mol » tandis que Fabius glisse une peau de banane sur la sécurité. Sympa les socialo entre eux. / Aura-t-on des coupures de courant au plus fort de l’hiver : voilà qui est plus prosaïque que le débat fumeux sur le nucléaire ? Se c’était le cas, ce serait la faute des allemands qui ont fermé 9 centrales sans avoir prévu de production de remplacement. L’interconnexion des réseaux fait le reste. / - Nouvelles révélations sur DSK : des textos très… compromettants dans l’affaire du Carlton.

Jeudi : Le SMIC sera revalorisé de 2,1% le 1er décembre. / - Le gouvernement débloque 14 Millions d’€ de plus pour les universités, dans le cadre des investissements d’avenir. / - Jean Arthuis, le sénateur centriste mayennais a été chargé d’une mission sur l’euro par François Fillon.

Vendredi : Berlusconi out ! Le « cavaliere » a donné sa démission de 1er Ministre après avoir gouverné pendant 17 ans. Il est remplacé par Mario Monti et un gouvernement d’union nationale de « techniciens » : en jeu calmer les marchés. / - En Grèce enfin un nouveau 1er Ministre aussi et un gouvernement d’union. Objectif : appliquer le plan de redressement qui prévoit l’abandon de la moitié de la dette. / - A Paris, Nicolas Sarkozy propose de faire du 11 novembre, un jour de commémoration de tous les morts de la guerre. Il n’y a plus aucun ancien combattant de la « grande guerre ». / - Duflot au PS : « L’EPR, une catastrophe ». La catastrophe, c’est elle !

Samedi : Nucléaire (suite) : les négociations avec le Verts-PS sont au point mort. Qui a le plus à perdre ? / - DSK dénonce un « lynchage médiatique » : si c’est le cas, c’est par les couilles, non ?

Dimanche : « François Hollande, un capitaine de pédalo pour affronter la saison des tempêtes »… C’est Jean-Luc Mélenchon qui l’affirme dans le JDD. / - En Espagne, un raz-de-marée de la droite se prépare avec 17points d’avance dans les sondages à une semaine du scrutin. / - Sarkozy gagne 4 points et Hollande en perd 3 selon un sondage Opinionway.

 


AD LITERAM

 

"Je ne l'aurais pas célébré, parce que ce n'est pas la meilleure façon de faire avancer la cause... Le mariage, c'est d'abord maintenant un engagement social et un engagement affectif. Donc je souhaite que, là encore, il n'y ait pas de discrimination."

                                                                                    Roselyne BACHELOT

 


ARCHIBALD REMONTE SUR LE PONT

 

Mille milliards de mille millions de mille sabords ! Qu’est-ce qui nous a valu ce quinquennat de concentré de déluges de tonnerre de Brest ! Heureusement qu’on a un capitaine qui se bat et qui tient la barre dans ces tempêtes successives. Même la nature semble s’en mêler, accumulant les catastrophes naturelles à un rythme jamais vu.  Heureusement nous avons l’opposition  pour nous faire rêver… Tu parles Charles ! En France l’opposition ne s’oppose pas, elle dénigre, elle ment par omission, elle tempête-dans-un-verre-d’eau, elle « méthode-coué » ses contre-vérités populistes, elle « justice-à-gogo » à tout bout de champ. La toile toute faite du décor si elle prenait le pouvoir : un cauchemar.

Que penser du G20 ? Papandréou avec son histoire de referendum a mis l'Europe en position de faiblesse, et de ce fait, la France n'a pas réussi à atteindre tous les objectifs de sa présidence du G20. La crise de la zone euro a dominé la rencontre et les pays émergents sont restés sur la réserve. Le 1er Ministre grec aurait-il voulu rendre service à ses copains socialistes français pour empêcher Sarkozy d’en tirer trop de profit ? Sabotage ? On peut se le demander. Les grecs veulent le beurre et l’argent du beurre au risque de lasser les pays de l’Euroland où ils sont entrés par « effraction » (merci Baroin). A cela il faut ajouter le maillon faible italien, le « cavaliere-sauteur » n’a plus aucune crédibilité. On ne pourra donc pas se plaindre de la solidité du couple franco-allemand qui a permis de sauver les meubles.

Au débit : la prudence des pays émergents qui ont choisi d’attendre pour voir, avant de s’engager dans une aide à l’Europe, Chine en tête. Le renforcement du FMI est remis au début de l’année prochaine faute d’accord sur la méthode. Pas d’avancée non plus sur la politique de change de Pékin, sauf de vagues promesses d’évolution. La taxe sur les transactions financières ne faisant pas l’unanimité, elle est seulement évoquée .

Mais il y a quand même des avancées significatives : d’abord sur la relance économique sur mesure selon les pays, ce qui est gage de souplesse : les pays dont les finances publiques restent « solides » se sont engagés à prendre des mesures pour soutenir la demande intérieure. Une autre avancée : le volet social apparaît pour la première fois et concrètement : un groupe de travail du G20 sera mis en place avec pour priorité l'emploi des jeunes. Des progrès plus décisifs ont été obtenus sur la régulation financière avec la publication d’une liste de 29 banques systémiques à supervision renforcée et une liste de 11 pays dits « paradis fiscaux »…

Demi-échec diront les pisse-vinaigre, demi-succès diront les réalistes.

A cette occasion notre candidat "Gauche molle" dit « Ch’mol » a trouvé le moyen de se ridiculiser, campé dans le dénigrement antisarkozyste qui lui colle à la peau comme un morpion sur les roustons d’un sans-culotte. Ne pouvant être qu’un « commentateur » extérieur, il ne pouvait se faire valoir qu’en étant désagréable. Il y aurait pourtant une autre manière de faire, celle d’avoir l’élégance de reconnaître le travail accompli au service de la France, même quand il est le fait d’un adversaire. J’ai dit « élégance » ? Où ai-je la tête, il y a longtemps que les leaders du PS ont perdu de vue ce mot qui ne fait pas partie de leur culture !

                                                                               Votre Archibald

 


BIENTOT LE RETOUR DU BLOC-NOTES

 

L'interruption "technique" du bloc-notes touche à sa fin. Ce sera bientôt le retour d'Archibald, De Triphon, de Savinien... et des notes d'actu.

En attendant, je peux vous dire que je me suis régalé avec le film de Spielberg, "Le secret de la Licorne" en tintinophile incurable et je le conseille à tous ceux qui connaissent les albums, (ou pas d'ailleurs).

Ne croyez pas que je me sois éloigné de l'actualité. Pour une fois j'ai suivi avec plaisir "Mots Croisés" avec 2 UMP en pleine forme, Besson et Chartier, pour assommer Sapin et ses élucubrations grotesques. L'équilibre des intervenants étant réalisé, les temps de paroles l'ont été aussi. Espérons que ça continue.

Nous aurons donc l'occasion de nous retrouver bientôt pour faire face à une actualité consistante. Archibald ne sera pas de trop.

A bientôt donc,

                                        Daniel