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Meeting de Rueil-Malmaison :

  Europe Rueil                                                                               


                                                                                 

La majorité présidentielle pour une Europe politique.

 

L’essentiel du discours de François FILLON.

 

Mardi soir, le Mouvement Populaire était à Rueil-Malmaison accueilli par Patrick Ollier. C’est dans le stadium que 2000 personnes se sont réunies pour soutenir le projet européen de la majorité présidentielle.

Entourés de Xavier Bertrand, Michel Barnier, Rachida Dati, Bruno Lemaire, Patrick Devedjian, Nathalie Koscisko-Morizet, Christine Boutin et Patrick Ollier, les présidents des jeunes de l’UMP et du Nouveau Centre animent, en préambule, un jeu de questions réponses en interaction avec le public.

Puis François Fillon arrive et rejoint les leaders de la majorité : la majorité présidentielle est en route pour les européennes.

François Fillon nous rappelle qu’après avoir vécu un demi-siècle de guerre civile et militaire, « l’âme européenne » a réussi le mariage entre le modèle libéral et le modèle social, et c’est pour approfondir l’Europe politique que la majorité présidentielle doit se battre à Bruxelles et Strasbourg :

« …Jacques faisait partie de ces gaullistes historiques qui avaient combattu pour la France. Il croyait à l'Europe qui rassemble les peuples. Imaginons que nous fassions revivre ceux qui furent victime des idéologies les plus barbares, et que nous leur annoncions que l'Europe est en paix, a une monnaie commune, des institutions et une démocratie commune, je crois qu'ils ne pourraient pas croire à un tel miracle politique.
N'oublions pas d'où nous venons. Nous nous sommes massacrés pendant des décennies : 6 nations, puis 12, puis 27, se sont rassemblées sans tirer un seul coup de feu. Les jeunes ont le privilège aujourd'hui de pouvoir traverser les frontières au lieu d'aller les défendre.
L'Europe, avec ses 500 millions d'habitants, avec un PIB bien supérieur à celui des Etats-Unis, à la Chine !
Je vous demande de porter l'idéal européen.
Pourquoi vous plus que d'autres? Rares sont ceux qui nourrissent de véritables ambitions pour l'Europe. A l'extrême gauche, de vieilles théories marxistes. A l'extrême droite, l'Europe ne sera respectable que lorsque seront r
edressées partout les frontières, autant dire lorsqu'elle n'existera plus.

Il ne faut pas se tromper de combat. L'Europe mérite un débat de fond. Il ne s'agit plus de se prononcer pour une Europe fédérale ou une Europe des Etats. Le débat institutionnel est derrière nous!
Pour nous, le seul sujet qui vaille, c'est l'Europe politique. Une Europe capable d'équilibrer la mondialisation et de la repenser.
Sous la direction de Nicolas Sarkozy, j'ai vu l'Europe se dresser et prendre ses responsabilités.
J'ai vu l'Europe peser de tout son poids sur la réorganisation et la moralisation du système financier international.
J'aimerais que l'Europe consacre plus d'energie à développer la voiture du futur que de nous réprimander lorsque nous cherchons à soutenir notre secteur automobile.
Construire de grands champions industriels européens. Défendons avec netteté nos intérêts stratégiques en affirmant clairement le principe de réciprocité. L'Europe doit être ouverte mais pas naïve!
Nous voulons une Europe qui incarne le modèle où l'économie, le social, le développement durable s'enrichissent mutuellement. Nous n'accepterons pas une Europe construite sur le moins-disant social.

Je crois en une Europe qui déjoue le funeste scénario du choc des civilisations, qui impose sa médiation entre l'occident et l'orient.

L'Europe ce n'est pas qu'un marché économique, qu'une monnaie unique. L'Europe c'est une âme partagée, ce ne peut pas être une ambition désincarnée. L'Europe c'est Madrid, c'est Prague, c'est Rome, c'est Berlin, c'est Athènes. Je vois l'Europe comme une rencontre charnelle entre des nations millénaires, brillantes. Notre capacité à promouvoir une identité commune: on peut l'appeler culture, héritage, civilisation. L'humanisme, la tolérance, la liberté de conscience. L'individu pris comme référence; l'Etat de droit seul fondement du pouvoir.
L'élargissement sans fin ne peut pas être un objectif en soi. Il faut des frontières à l'Europe. Notre refus d'accepter l'adhésion de la Turquie n'est pas une hostilité vis à vis de cette prestigieuse nation, qui doit être associée à l'Europe.

Ces élections européennes ce n'est pas seulement l'occasion de parler de la France que nous aimons et de l'Europe que nous voulons. C'est aussi l'occasion d'offrir à l'Europe une part de notre coeur.
 »

 

Enfin, pour reprendre les mots de Michel Barnier, il conclut : « soyez volontaires, sans complexe et surtout ne vous excusez pas » de soutenir Nicolas Sarkozy.



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EUROPE

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Le 7 juin,  je vote !


                                                                                                               


« Je ne mangerai plus de cerises en hiver… »



   Juppé001                             

 

Alain JUPPE nous propose, derrière ce titre évoquant sa fibre écologique, un récit au ton juste où la sincérité transpire derrière chaque mot. Ceux qui le trouvent distant découvriront la réalité de l’homme dans toute son épaisseur humaine ; ceux qui le connaissent déjà apprécieront de partager d’un peu plus près une dizaine d’années de son parcours.

 

Ce qui frappe dans son récit, c’est la lucidité teintée parfois d’autodérision et d’humour d’un homme qui pouvait prétendre (et peut-être encore) à de hautes responsabilités. C’est en même temps un récit aux accents poignants quand il évoque la mauvaise farce qui lui est tombée dessus avec le procès qu’il a dû subir et le châtiment disproportionné de la première instance.

 

Mais son ouvrage, et ce n’est pas le moindre de son intérêt, en même temps qu’il nous ouvre la porte de sa vie personnelle, toujours avec retenue et pudeur, nous livre la tempête sous un crâne d’un responsable politique passionné par la chose publique, en prise avec les évolutions du monde, les transformations nées des progrès technologiques et la nécessaire modification de nos comportements face au réchauffement climatique.

 

Certes, il faut éviter de « manger des cerises en hiver ». Mais à travers ce livre, on sent que c’est son attachement à sa ville de Bordeaux dont il est au moins aussi amoureux que de sa femme qui reste le centre de gravité. Lien exacerbé par l’exil canadien, lien renoué avec impatience et la complicité des Bordelais. Lien existentiel finalement. En lisant je me surprenais à entendre la voix chaude au léger accent gascon prononcer ces formules qui n’appartiennent qu’à lui, pour les avoir entendues tant de fois dans ses discours.

 

Reste une énigme. Parmi toutes les personnalités qui jalonnent ce parcours, il y en a une qui n’est jamais citée, alors qu’elle a occupé un poste éminent : Hervé de CHARETTE, Ministre des Affaires Etrangères de 1995 à 1997, quand l’auteur était Premier Ministre. Cela n’a qu’un intérêt anecdotique, mais c’est étonnant.

 

La parole libère. L’écriture aussi. Il fallait, en effet, oser refaire ce parcours comme Alain JUPPE nous en prévient en introduction. Et je n’ai pas fait le chemin pour rien.

 

Merci Alain !

 

 

Alain Juppé, « Je ne mangerai plus de cerises en hiver », chez Plon.



                                                                                                                


 


« Passage en force … »

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Dans son commentaire sur le rejet du PLU Angers Centre, Alain MACHEFER de Ouest-France, fustige à juste raison ces élus qui se croient tout permis et qui imposent leurs projets selon la règle du « passage en force », et, ajoute-t-il, craindre de la voir se généraliser dans les villes de gauche comme dans les ministères de droite. Clause de style, probablement, de façon à renvoyer dos à dos notre personnel politique.

 

Mais peut-on mettre sur le même plan des élus qui se doivent de respecter les lois et règlements, dans les villes gérées par la gauche comme par la droite, et ceux qui les font au Parlement, et qui ont reçu mandat de la majorité des Français pour procéder aux réformes ? Ce sont ceux alors qui se mettent en travers et veulent les empêcher qui cherchent à imposer le …. « passage en force » (à longueur de défilés).

 

Comme quoi, toute chose n’est pas comparable !

                                                     

                                                                                                                  


LE PLU A DEPLU !


  Logement                                                              

 

Décidément, pour Angers, c’est une habitude ! Après le Plan de Déplacement Urbain, le projet d’usine des eaux, les trous dans le dossier du tramway, voici que c’est le « Plan Local d’Urbanisme »  qui subit les foudres du Tribunal administratif de Nantes. Ainsi le document d’urbanisme le plus important dans la gestion d’une ville est purement et simplement annulé dans sa totalité.

C’était prévisible.

C’était pourtant prévisible, en effet, et l’action de l’association « la Sauvegarde de l’Anjou », dont on connaît le sérieux et l’implication dans de nombreux dossiers du département, aura été salutaire. Lors d’une conférence de Presse du Comité d’Angers de l’UMP, nous avions souligné les énormités de ce PLU, et affirmé : « c’est le document d’un maire qui n’aime pas sa ville ! ». En effet, peaufiné par un cabinet parisien, le PLU soumis à enquête publique présentait une grave méconnaissance de l’identité angevine et un zonage à l’emporte pièce. La procédure avait escamoté la concertation et privilégié l’opacité des décisions. La densification « à tout va » en rendant « tout constructible dans l’hyper centre » en était la préoccupation principale, avec des aberrations comme la mise en zone constructible de la place La Rochefoucault ou le jardin du Mail… Même l’ancien Maire, Jean Monnier s’en était ému.

« Antonini, démission ! »

Devant un tel camouflet, s’il avait un peu d’honneur, le maire démissionnerait. On atteint avec le rejet du PLU le summum de l’incompétence. Il ne sert de rien d’abreuver la presse de tous les noms d’oiseaux pour stigmatiser une association respectable qui ne demande pas autant de qualificatifs, et qui ne les mérite pas. Elle n’est que le miroir qui renvoie le maire à sa responsabilité. Par ses déclarations, il se déshonore en manquant du plus élémentaire respect autant à l’égard de la vie associative qu’à celui du Tribunal administratif. La catastrophe, ce n’est pas l’annulation du PLU. La catastrophe c’est lui, et elle est énorme pour notre agglomération ! (Il ne manque plus que les excuses de Ségolène…)

Refaire un vrai PLU.

L’intention manifestée par quelques responsables de l’agglo, alimentée par un maire atteint d’hystérie bétonneuse comme celui de Trélazé, ne me paraît pas aller dans le bon sens. Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. En annonçant une procédure simplifiée pour essayer de rattraper le temps perdu et tenter de rétablir ce document de référence avant la fin de l’année, les élus vont au-devant de nouvelles difficultés et prennent les Angevins pour des veaux. Il serait plus utile de reprendre l’ensemble du document, d’en réexaminer les fondements au crible du développement durable, de l’évolution de la démographie et des modes de vie, d’un inventaire exhaustif du nombre de logements vacants, du patrimoine vernaculaire existant, et permettre à certaines communes comme Saint-Barthélemy d’y apporter des modifications essentielles… toutes choses qui prennent du temps. « Angers-centre » mérite mieux qu’un PLU rafistolé.

La crise a le dos large.

La crise est en train de servir de prétexte pour justifier l’injustifiable. Puissent nos élus, et en particulier les nôtres, en prendre conscience. De toute façon le mal est fait et les projets de construction seront retardés. L’avenir de l’agglomération mérite mieux que la précipitation dans le n’importe quoi au prétexte de la crise : c’est le long terme qui se joue. Ils feraient bien aussi de contrôler davantage le travail des services dont la technicité ne s’est pas vraiment affirmée, c’est le moins qu’on puisse dire, à cette occasion. Enfin, ils feraient bien encore de s’inspirer de l’interview de Jean-Marc JANCOVICI parue dans Ouest-France, dans laquelle le conseiller de Nicolas Hulot explique que « l’avenir c’est le repeuplement des campagnes »… A Marc GOUA d’en faire son miel !


                                                                       


LA SEMAINE D’ARCHIBALD

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IMPUISSANCE. C’est bien le sentiment que l’on ressent devant les mesures proposées à Calais par Eric BESSON pour tenter de trouver des solutions au problème des clandestins. Une fois les campements de la « jungle » démantelés, qu’est-ce qu’on fait, quand on sait la difficulté à laquelle l’état est confronté pour les renvoyer à une frontière ? On ne peut même pas leur proposer de rester en France : c’est en Angleterre qu’ils veulent aller, c’est un comble ! La gauche qui critique n’a pas grand-chose à proposer non plus.

                                                          
ANADIPLOSE et ANTIPHRASE. C’est parce que beaucoup de gens ignorent le maniement de ces figures de style, et au premier rang, une ex-candidate à la présidence, que l’on se méprend sur les propos de Nicolas SARKOZY qui les utilise abondamment dans ses tournures de phrases. L’anadiplose consiste à commencer une phrase par l’expression qui a terminé la phrase précédente et dans un dialogue ça donne l’épisode « Karcher ». L’antiphrase utilise la négation pour renforcer le dire de la deuxième proposition de la phrase : « il n’est pas intelligent, mais il a gagné deux fois… ». Cette façon de s’exprimer est souvent affaire d’humour ou d’ironie, ou procède tout simplement de ce que l’on appelle en rhétorique « le renforcement du dire ». Joffrin devrait prendre des cours de Français.

              
130 kg. C’est le poids limite pour un homme qui volera sur RYANAIR. Au-delà, il faudra payer un supplément pour prendre en compte le surcoût énergétique occasionné. Enfin, c’est la mesure qui est préconisée par le tiers des clients de cette compagnie selon un sondage réalisé auprès de 100 000 d’entre eux. Jusqu’où ira-t-on avec la crise ?

                               

LABORATOIRE. Va-t-on enfin sortir du débat politique qui se cantonne dans l’accessoire, puisque l’opposition, excepté un antisarkozysme systématique, n’a rien d’autre à proposer. On peut l’espérer ! Encore qu’il faille faire preuve encore de patience. C’est que le PS a enfin installé son « laboratoire des idées ». Espérons qu’il soit plus productif que « l’atelier » de Jospin en 2002. Vingt groupes de travail doivent élaborer le programme du PS…dans la perspective de 2012. Il n’est pas dit s’il y aura des massages du bulbe pour stimuler les chercheurs ?

                                   
CARTON JAUNE. L’inspectrice d’Académie du Maine-et-Loirea écrit à tous les enseignants du primaire pour les rappeler à leur devoir de mettre en place le soutien individualisé.  Les inspecteurs de circonscription sont chargés de vérifier la manière dont ils le mettent en place. Rien que de normal puisqu’on sait qu’un certain nombre d’entre eux refusent par idéologie d’appliquer les directives ministérielles. Bien entendu, les intéressés vivent cela comme une intimidation et ont éprouvé le besoin de manifester. Il est vrai que si l’aide personnalisée n’est pas mise en place, ils risquent le retrait d’une journée de salaire… Comme le confirme l’Inspectrice, à juste titre, « un fonctionnaire n’a pas à décider de ce qu’il fait ou ne fait pas ! ». Dans une entreprise privée, la question ne se poserait même pas : direction la porte…

              
28% !  De quoi faire rire jaune tous ceux qui prennent leurs désirs pour la réalité. Eh oui, si l’élection présidentielle avait lieu aujourd’hui, c’est Nicolas SARKOZY qui serait réélu et arriverait en tête au 1er tour avec 28%, devant Ségolène ROYAL 20,5% et François BAYROU 19%... Le constat intéressant de ce sondage IFOP c’est que le socle électoral sarkozyste est solide et tient bon.

                         
ENORMITES. La gauche, PS en tête, apporte son soutien aux « salariés désespérés » et dit « comprendre » les violences auxquelles ils se livrent, sans les approuver. Encore heureux. Mais à force de tenir un discours qui court derrière BESANCENOT comme un chien derrière un chat, on finit par souffler sur les braises et encourager ce que l’on condamne officiellement : c’est ir-res-pon-sable. A-t-on le droit de dire que le gouvernement «abandonne» les salariés frappés par la crise en faisant table rase de toutes les mesures de renforcement du filet social prises pour en atténuer le choc ?  Peut-on affirmer en toute bonne foi que le gouvernement est « responsable » de la montée du mécontentement, comme s’il décidait par plaisir cynique des licenciements ?  La suite logique ce sera le défilé côte à côte des sœurs ennemies le 1er mai. Comme s’il suffisait de défiler pour apporter des solutions.


                                                                     


J’AI ENVIE DE DIRE…

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Après quelques jours à Madrid, en visite familiale et touristique, je reprends contact avec l’actualité locale et nationale. Et j’ai envie de dire….

LES ESPAGNOLS.  Ah, la vie en Espagne, toujours aussi vivante et animée. Rien à voir avec nos rues désertes dès 7H du soir. Un vrai régal ! De quoi parlaient les Espagnols ? Pas de commentaires sur la fameuse petite phrase de Nicolas. Le débat porte plutôt sur le remplacement de leur ministre de l’économie, ou encore sur le « match » de sex-appeal « Carla-Laetizia » avec la venue à Madrid de notre président.

LES EXPERTS nous gâteraient le plaisir. Alors que le Point nous sort un dossier optimiste sur l’évolution de la situation –tout en restant prudent comme il se doit-, alors que la reprise des ventes dans l’immobilier se confirme, que la consommation s’est maintenue à +1,1% en mars… voilà que ceux qui n’avaient rien vu venir se permettent de jouer les mauvais prophètes : forte récession en 2009, reprise molle en 2010… preuve qu’ils n’ont rien compris et que l’économie, ce n’est pas que des chiffres et des statistiques, mais aussi de la psychologie humaine. Gardons confiance. Ceux qui se sont trompés hier, peuvent encore se tromper.

LES JUGES du CSM s’illustrent. Leur jugement sur leur collègue BURGAUD a de quoi nous interloquer. Que faut-il donc faire dans ce métier pour mériter une sanction ?  On finit par penser qu’on à affaire à une caste d’intouchables. La sanction exprime un insupportable mépris du justiciable et un souci d’indépendance qui confine à l’aveuglement. Si la motivation principale de la faiblesse de la sanction est de s’opposer à la demande du Garde des Sceaux, on tombe franchement dans le misérable.

LES MEDECINS hospitaliers s’opposent à la réforme de l’Hôpital de Roselyne BACHELOT sous prétexte qu’elle obéit à une logique mercantile ou comptable. Mais Combien y en a-t-il parmi eux qui  mesurent leur temps à l’Hôpital public pour mieux se consacrer à leurs activités privées, sans logique comptable pour les dépassements d’honoraires ?… Un peu de pudeur siérait.

L’HYPERTROPHIE DU MOI chez notre agitée « royale » devient patente. « La vérité est qu’ils craignent mon épaisseur intellectuelle et politique, ma force et ma présence sur la scène internationale »…dit-elle. On n’est jamais si bien servi que par soi-même. Bientôt elle parlera d’elle à la 3ème personne. Il faut dire que le nom est prédestiné. Mais enfin, comme disait mon auteur préféré : « les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît !». Je découvre que ça peut s’appliquer aussi aux femmes.


Voilà pour ce soir, en guise de reprise.   @+


                                                                             



PAUSE HISPANIQUE


                                                                                    


Pendant quelques jours, le bloc-notes ne sera pas alimenté. Nous partons à Madrid pour vérifier si les Espagnols acceptent le pardon demandé par notre iconne. Et accessoirement nous émerveiller devant les toiles de Goya....

Arriba !


                                                                                                                                         


LA BUSE ABUSE

                                                                  


La buse est un rapace carnivore qui comme tous ceux de son espèce se nourrit de petits rongeurs et de charognes.

Il en existe une espèce plus particulière en Poitou-Charente, reconnaissable à sa tunique généralement blanche. Elle se repaît le plus souvent de bribes de propos, tombés du perchoir présidentiel, sur lesquels elle se jette pour en faire son menu médiatique.

Pourquoi buse ? Parce que ce mot décrit bien la situation d’une personne qui fait feu de tout bois pour poursuivre le combat qu’elle a perdu et tenter de perdre à son tour celui qui lui a fait mordre la poussière. A défaut de pouvoir le faire, elle le poursuit de sa vindicte, et exploite même les ragots, comme dernièrement avec l’épisode « Zapatero ». Comme une buse en hiver qui, faute de pouvoir fondre sur une proie, se contente de nettoyer les charognes laissées par d’autres prédateurs. Buse aussi, parce que dans notre langue, les synonymes sont nombreux : crétin, cruche, gourde, sot, stupide…

Voilà pour la méthode.

Pour le contenu, il faudrait une psychanalyse pour être sûr de ce qui se passe dans la tête de l’intéressée. Sa fixation sur le Président dont elle épie les moindres faits et gestes, sa manière de procéder en cherchant à contester sa représentativité nationale alors qu’elle-même n’a aucun titre à parler au nom des Français, pas même ceux de sa Région, car son mandat n’est pas de représentation d’une population mais de gestion d’un territoire, relèvent davantage de la persécution que du positionnement politique.

Le discours, lui-même, « je vous demande pardon », devrait inquiéter. Elle prend soin de cultiver l’image qui va avec le discours : on la verra donc derrière le micro tout de blanc vêtue. La couleur de la pureté qui veut faire d’elle une « sainte en croisade ». Et comme elle se dit « habitée »…. Tous les ingrédients sont réunis : nous tenons là notre nouvelle Jeanne d’Arc, à moins que ce ne soit le Christ réincarné en jupons. Le discours christique, elle le pratique volontiers, on l’a bien vu au congrès de Reims. Mais quand elle l’utilise, la provocation est certaine, car il est l’expression même de sa perversité. Dans mon entourage, j'entends des gens dire qu'il faut qu'elle aille se faire soigner !

Mais l’émule de Machiavel a encore réussi son coup : elle attaque SARKOZY, et oblige son parti à la soutenir au grand dam de la 1ère Secrétaire. Et elle n’a pas fini de lui pourrir la vie. Pour le politologue Gérard Grumberg, spécialiste du PS : "les socialistes se sont sentis obligés de soutenir Mme Royal, d'autant qu'ils n'ont d'autre discours qu'une ligne centrale d'anti-sarkozysme. L'initiative contribue à installer Mme Royal comme  «l'opposante la plus déterminée à Sarkozy», ce qui est à même de plaire à une partie assez importante des Français très hostiles au président. Cependant, en s'appuyant "sur des on-dit", elle affaiblit son image de présidentiable ». On sait en effet, que les propos dont elle s’est servi pour écrire à Zapatero, ont été démentis par l’Elysée et des parlementaires présents, notamment socialistes….

Nous entrons en période de campagne électorale pour l’élection du Parlement européen. Probablement ulcérés de voir les intentions de vote en faveur de l’UMP supérieurs à ceux qui leurs sont attribués, les socialistes sont pris au piège par le volontarisme du chef de l'état, et tous les moyens vont être utilisés, notamment par une certaine presse sans éthique ni déontologie, pour tenter de décrédibiliser le Président de la République, principal support de la campagne du parti majoritaire. Cela promet pour les deux mois qui viennent, si le débat reste à ce niveau dans l’opposition.

Et maintenant pourquoi pas une lettre à Charles Aznavour et aux Arméniens pour le prochain pardon,  au nom des Turcs ? .. Pour ensuite soutenir leur candidature à l'Europe.


                                                                        

 


CANARD BOITEUX

 

 

                                                                        

 

    

Voilà un pavé dans "la mare au Canard" ! C’est le livre minutieux et très documenté écrit par Karl Laske et Laurent Valdiguié sur le « Canard enchaîné ». Il est d’autant plus intéressant qu’il est rédigé sans acrimonie. Ce n’est ni un réquisitoire ni un encensoir : une enquête au scalpel avec la précision d’un chirurgien. Et on y apprend plein de choses. Tous ceux qui s’intéressent à la vie politique, tous ceux qui ont pu être influencés à un moment ou un autre par les « dossiers » du Canard, devraient le lire. Du passé collaborationniste de certains de ses journalistes, à l’affaire des « diamants »  de Giscard, en passant par la contre enquête sur l’assassinat de Yann Pia, on découvre les « manipulations » et les « partis pris » d’un journal jamais innocent.

  

Que le Canard penche à gauche, ce n’est pas un secret. Mais quand il se dit lutter contre le bourrage de crâne, d’où qu’il vienne, là il faut être plus circonspect. On relèvera notamment sa grande mansuétude pour la « Mitterrandie » et certains de ses éléphants. L’origine et le parcours de ceux qui l’animent et le dirigent en dit long : transfuges du journal du PS « l’Unité », des journaux du parti communiste tel "l'Avant-Garde", entre autres. De fait, on ne peut pas attendre d’eux de pencher à droite  dans le boitillement du Canard. Mais je ne vais pas tout vous révéler. La lecture finie, on se demande tout de même qui « manipule » qui… tant certaines sources politiques relèvent d’une sorte de complaisance (Le journal de Carla B). Journal satirique, il l’est toujours, mais il a perdu de son mordant, comme si l’irrévérence journalistique avait atteint son âge « classique » puis s’était amoindrie. Sur le plan interne, on est stupéfait de trouver une structuration parfaitement opaque et verrouillée, qui n’a rien à voir avec l’idéal de démocratie à laquelle on aurait pu s’attendre pour sa gestion.

 

« En crise, le Canard ? On n’hésite pas à l’écrire à la fin de cette enquête. Quoi ? Le Canard enchaîné ? Celui à la santé financière provocante ? Celui aux 90 millions d’euros de réserve ? Celui qui vend insolemment près de 500 000 exemplaires chaque semaine à ses lecteurs fidèles ? Menacé d’une crise ? Une crise de rire, peut-être… Non.  Nous posons sérieusement le mot crise. Comme lecteurs du canard ; et comme journalistes aussi. C’est une crise de l’information  marquée par des silences assourdissants, de graves dérives, une connivence affichée, des nouvelles sans lendemain, des fautes escamotées, des connivences plus souterraines… » J’arrête là la citation de la conclusion des auteurs. Tout y est dit.

   

Alors, le Canard s’est-il réduit à une secte ? Par beaucoup de traits, cela y ressemble beaucoup. Enfermée dans ses certitudes, la rédaction ne semble pas prête à se remettre en cause. Pour ceux qui lui vouent un quasi culte, la déception devrait être grande, mais sont-ils capables d’en avoir conscience, aveuglés qu’ils sont par le confort intellectuel soigneusement formaté que le journal leur livre toutes les semaines.  Pour les autres, il leur suffira de savoir qu’au-delà du parti pris, il peut y avoir la mauvaise foi, voire le mensonge sinon direct au moins par omission, quand ce n'est pas la complaisance complice.

 

 

        

                                                                                                                                 


LE VERBE EN TEMPS COMPTE

                                                                              

 

 

 

Le Conseil d’Etat a ordonné au CSA de prendre en compte le temps de parole du chef de l’Etat et de ses collaborateurs dans la répartition du temps accordé à la majorité et à l’opposition. C’est la suite donnée à une requête de la gauche qui crie victoire. Ce pourrait bien être une victoire à la Pyrrhus.

Voilà un bon exemple qui montre bien que le beau principe d’égalité se trouve confronté à celui non moins plus beau de liberté. Ce type de débat n’existe dans aucun autre pays d’Europe. Il participe du génie de notre gauche viscéralement attachée à son idéologie égalitaire. Donc, on va minuter le temps de parole de chacun. Bon courage ! Pour la majorité, cela ne sera pas trop difficile. Encore que… sur un plateau de télé, faudra-t-il donner au représentant de l’UMP autant de temps qu’à tous les autres partis réunis ?  Et comment se fera la répartition du temps entre le PS, le PC et le Vert ? On imagine déjà la vie de l’animateur. On pensait jusqu’à maintenant que le Président et le Gouvernement pouvaient s’exprimer selon les nécessités et les événements, laissant le soin aux journalistes de gérer le pluralisme, en sollicitant notamment l’avis des opposants : ce qu’il me semble n’a jamais manqué de se produire.

 

En voulant confiner la parole du chef de l’Etat, l’opposition fait un mauvais calcul, à moins qu’elle ne projette d’y rester pour l’éternité. Elle oublie tout simplement qu’elle pourrait reprendre un jour le pouvoir. Elle fait aussi un mauvais calcul, parce que le minutage strict, compte tenu du nombre de parti qui la composent, va fragmenter le temps de parole des uns et des autres. Et comment va-t-on décider de comptabiliser les inclassables comme le MPF, un jour avec, le lendemain sans. La gauche acceptera-t-elle de gaieté de cœur que son temps soit amputé par le FN ou le Modem ? Car en appliquant le 50/50, le CSA n’a pas reçu du Conseil d’Etat le mode d’emploi. Comme en démocratie, on ne peut pas censurer un parti ou un chef de gouvernement qui s’adresse à la nation, nous serons en présence d’un temps d’expression fluctuant en permanence.

                          

Une autre question se pose pour les médias audiovisuels, qui ne se pose pas pour la presse écrite. On n’imagine pas en effet, qu’un journal d’opinion comme le Figaro, ou encore le Monde, soit obligé d’équilibrer ses colonnes en fonction des opinions qui y sont émises… à moins de vouloir leur mort certaine. Et internet : va-t-on comptabiliser les tendances des blogs ? Sur quelles bases ?  Les médias tels que chaines de télé ou radios représentent un vrai pouvoir, mais si on n’a rie trouvé d’autre pour les « contrôler » que le minutage du temps de parole, c’est que quelque part on ne leur fait pas confiance sur les plans éthique et déontologie. Et là, j’ai du mal à comprendre la gauche, parce que les chaines publiques, pour ne parler que d’elles, dont les personnels ne cachent pas leurs opinions, lui sont diablement favorables. En fait, le comptage du temps de parole méprise la liberté d’expression et ceux qui ont en charge de la médiatiser, dont le plus grand nombre fait preuve de professionnalisme dans leur métier. Et puis, l’auditeur et le téléspectateur ne sont pas si bêtes.

        

Enfin, le talent entrera-t-il en ligne de compte ? Car les prestations devant les caméras, de ce point de vue ne seront jamais égales. Entre un SARKOZY qui excelle comme personne à s’approprier la caméra, un BESANCENOT à la gueule d’angelot dont la dialectique coule de la bouche comme du sirop de grenadine et une AUBRY laborieuse et péremptoire, il n’y aura jamais photo. Et le temps qui s’écoule n’y peut rien. Car le pouvoir du verbe n’est pas qu’une question de temps !

 

 

                                                                        


LA NOUVELLE EUROPE QUI NAIT


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Une nouvelle ère commence pour l’Europe. Pas seulement en conséquence de la crise. Aussi grâce à la nouvelle diplomatie américaine impulsée par l’administration démocrate de Barak Obama. La conférence de Munich sur la sécurité qui a préparé le sommet de l’OTAN en a montré les principaux axes : une Amérique qui écoute et consulte, une Russie moins tendue, un renforcement stratégique franco-allemand dont l’implantation d’un bataillon allemand à Illkirch, près de Strasbourg est le symbole.

Dans ce contexte, on comprend mieux le dessein stratégique du Président de la République. Le retour de la France dans le commandement intégré n’est pas un pari sur une européanisation de l’OTAN, comme certains l’ont dit, mais le souci d’accompagner une réalité. Il s’agit de renforcer l’Europe de la défense en consolidant le pilier européen de l’Alliance atlantique. 

N’en déplaise aux vieux gaullistes, au PS et au Modem, mais le « symbole fort » de la diplomatie française ressemblait plus à un mythe qu’à une réalité et l’exception française de « l’indépendance stratégique » un anachronisme depuis que les missiles du plateau d’Albion ont été neutralisés. Le « cul entre deux chaises » de la France au sein du « bras armé de l’Alliance » faisait au mieux « sourire » nos amis et présentait plus d‘inconvénients que d’avantages.

La France est l’alliée des Etats-Unis, cela personne ne le remet en question. Elle l’est encore davantage avec l’arrivée d’OBAMA aux affaires, qui partage notre vieille revendication de multilatéralisme sur les questions de sécurité. Et, on ne le répétera jamais assez, la France n’a jamais quitté l’OTAN, elle participe avec plus de 4 000 hommes à toutes ses opérations. Puisque Washington est favorable à une place plus grande pour le vieux continent, il est donc logique que notre pays reprenne tout son poids dans les décisions que l’OTAN va  devoir prendre en matière d’objectifs stratégiques, sur l’élargissement de l’Alliance, dans ses relations avec la Russie et en matière de lutte contre le terrorisme. Dans son sillage, c’est tous les autres pays européens de l’Union qui en profiteront. « L’européanisation » de l’OTAN n’est pas un mirage.

La grandeur de la France n’est pas bradée. C’est l’intérêt de notre pays de contribuer à l’émergence d’une politique européenne de défense suffisamment crédible et apte à instaurer une nouvelle ère de coopération de l’Atlantique à l’Oural. La force de l’Europe passe aujourd’hui par l’OTAN… en attendant qu’elle soit pleinement maîtresse de sa défense.

C’est donc la bonne décision au bon moment !


                                                                              


RAPPEL


   Drapeau européen  Drapeaux européens                                         

Le 7 juin, je vote !!!

Mieux, je vote BECHU....

Encore mieux, je fais voter BECHU !

Pour une Europe volontaire et puissante dans le monde.
                                              
                                                                                                                    




LES COMMENTAIRES D’ARCHIBALD


                                                                         

 

MOINS = PLUS !    Tout dépend du côté selon lequel on se place. Ainsi quand la ville d’Angers ferme une école, c’est un plus, parce que cela renforce le réseau scolaire du quartier. Dixit l’adjoint. Mais si le Conseil Général décide de fermer le collège Jean Vilar qui voit fondre le nombre de ses élèves comme neige au soleil, c’est insupportable. Pourtant, sur Angers il y a 6070 places pour 4400 élèves ! Allez comprendre !

VIL…PINIOUF. Il y a autre chose à faire que des basses querelles de famille. C’est du moins ce que le quidam de base pourrait penser en ces temps de crise. Mais les haines sont solides et s’affranchissent de ce genre de considérations. Aussi, le grand bellâtre a-t-il profité de la décision de rejoindre l’OTAN pour lancer ses flèches acérées sur celui que, paraît-il, il surnommait le « nabot ». Il ne suffit pas d’admirer Napoléon pour en avoir le talent.

NOSTALGIQUES. Les manif’ ne sont plus ce qu’elles étaient viennent se plaindre nos « p.c.istes » angevins après le voyage à Strasbourg. Il faut dire qu’avec les « black-blocks » ils ont été servis. Le « Mouvement pour la paix », vieille roue de secours du PC contre l’OTAN du temps de la guerre froide et de l’URSS, fait aujourd’hui pâle figure à côté des contestataires anarchos. Cela n’empêche pas nos bons samaritains d’entonner leur sempiternel refrain sur la répression dont ils ont été victimes. Si on les écoutait, on pourrait croire qu’il n’y avait à Strasbourg que des enfants de chœur. Se sont-ils aperçus seulement que l’OTAN, ce n’est pas la guerre, mais l’outil qui assure notre sécurité !

MISERABLE. Voilà à quoi le PS en est réduit : cacher quelques députés derrière des poteaux pour entrer brusquement en séance et faire le surnombre pour voter contre une loi, celle qui devait réglementer les téléchargements, en l’occurrence. Misérable manœuvre qui les rend complices des « voleurs ». A n’y rien comprendre, d’ailleurs. Je pensais que tous ces gens du monde de la création artistique votaient à gauche. Ils ont dû apprécier.

PAS SERIEUX.  Tout de même, nos députés ne sont pas sérieux. Ils auraient pu attendre le vote de la loi avant d’aller à la gamelle. A quoi sert le président du groupe ? Et quelle image donnent-ils du Parlement au moment où l’on voudrait revaloriser son travail et  rééquilibrer le pouvoir législatif face à l’exécutif. Après on s’étonnera que les Français donnent dans l’antiparlementarisme.

MORALES,MORALES… Benureau va pouvoir revoir son sketch ! Avec un nouveau thème : celui de la grève de la faim d’Evo Moralès. Cela dit, il a le temps, parce que le gaillard a de la marge pour maigrir.

BON CHOIX. Allez, un peu de positif pour terminer. C’est la nomination par ses pairs, d’André LARDEUX, notre sénateur de Maine-et-Loire, au Haut Conseil de la Famille, organe chargé de conseiller le gouvernement en matière de politique familiale. Si l’on en croit la direction de la CNAF, c’est un fin spécialiste en la matière, qui connaît ses dossiers sur le bout des doigts. On connaît depuis longtemps le sérieux du bonhomme. Souhaitons lui beaucoup de réussite dans ce nouveau mandat.

 

TONNERRE DE BREST !


                                                                 



CONFIANCE

 

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C’est le mot clé pour la sortie de crise. Rétablir la confiance, voilà le problème. Confiance des banques entre elles pour que l’argent circule à nouveau, sans que les états aient à s’en mêler. Confiance des épargnants pour qu’ils sortent tout l’argent figé dans les livrets A, dont le taux commence à ressembler à « peanuts ». Confiance des ménages pour qu’ils reprennent leurs projets d’investissements en biens de consommation ou d’immobilier….

Mais pour rétablir la confiance, il faudrait y voir clair. D'accord, le G20 a apporté sa petite note d’optimisme. Bien sûr, quelques signes positifs encore timides nous viennent d’Amérique. Certes la bourse commence à aller mieux… Mais tout cela ne constitue pas un engrenage encore suffisamment fort pour tirer dans le bon sens. D’autant plus que les mauvaises nouvelles, grossies par les médias, continuent d’obscurcir le paysage : licenciements, carnets de commande anémiques, faillites…

Ce qu’il faudrait c’est un agenda, un calendrier de la reprise. Essayons de nous y coltiner. Tout commence par l’assainissement du secteur bancaire, sans quoi rien ne peut vraiment se faire. En effet, en Europe, le financement de nos entreprises se fait à 70% par les banques et 30% par le marché. La récente baisse des taux de la BCE peut aider en rendant les emprunts moins coûteux, d’autant plus que l’inflation n’a jamais été aussi faible. On peut espérer que les banques auront digéré leurs actifs toxiques d’ici l’été, et seront alors à nouveau pleinement en ordre de marche. Sauf mauvaise nouvelle ou catastrophe imprévue. 

Dans la foulée l’immobilier, aidé par les plans financés par l’état, et les particuliers reprenant leurs achats, pourrait redémarrer à l’automne et tirer la croissance : quand le bâtiment va… L’autre secteur fortement touché, c’est le marché de l’automobile : c’est aussi un secteur qui concerne des milliers d’emplois. Avec le soutien des primes à la casse et les efforts des constructeurs, il pourrait se maintenir mieux que prévu. La reprise de la consommation dans ce secteur est forte en Allemagne et soutenue en Espagne, sous l’effet des mêmes incitations.

Dans le même temps, le gouvernement, Président de la République en tête, a eu raison de ne pas augmenter les impôts ni de toucher au bouclier fiscal, tant il est vrai que ces mesures préconisées par certains, si elles peuvent avoir un impact psychologique sur le plan de la « justice sociale », n’en seraient pas moins un puissant incitatif à la délocalisation de l’épargne, et par tant contribueraient à une délocalisation du travail. Au moment de la reprise, c’est le marché de l’emploi qui dira merci.

Et voilà comment on pourrait aborder le début de l’année 2010 sous de nouveaux « auspices ». Je choisis à dessein ce mot pour ce qu’il comporte d’espoir et d’incertitude.

Mais voilà, qui peut annoncer un tel calendrier ?


                                                                 


C’EST GRAVE DOCTEUR ?

                                                                  

 

Ségolène se bat sur tous les fronts pour exister et faire parler d’elle. Elle y réussit plutôt bien, il faut l’avouer. Même quand elle passe des vacances discrètes à Marbella, pas « bling-bling » pour deux sous dans cette station réputée pour sa fréquentation de « peoples », elle espère secrètement faire la une. Et elle gagne sur les deux tableaux : sur le plan médiatique grâce aux photos d’un grand hebdomadaire parisien et sur le plan moral et qui plus est financier, puisqu’on a piétiné son droit à l’image et à la vie privée….

 On la voit faire le siège d’Heuliez et sans faire semblant du tout, s’activer à faire entendre la voix de salariés angoissés. D’autres plus discrets feront peut-être avancer le dossier, mais elle, elle est là, sur le terrain : « Où sont les caméras ? ». Et puis elle part en Afrique, jouer les redresseuses de torts et rectifier la parole de la France en demandant « pardon » pour les paroles de Sarkozy. On découvre à cette occasion tout l’altruisme dont cette femme est capable. Rappelons qu’un peuple « entre dans l’Histoire » avec l’invention de l’écriture et du point de vue de cette définition, il reste beaucoup de peuples sur la Terre qui sont encore « préhistoriques »…mais c’est une autre histoire.

Ségolène a encore réalisé un dernier exploit (le dernier en date) : une interview au JDD (Journal du Dimanche) où elle pousse son discours sur l’injustice, ce qui l’obsède le plus, jusqu’à paraître plus rouge que Besancenot. Après la séduction orange, voici le rouge. Les salariés ont raison de se révolter. Les mauvaises langues diront qu’elle surfe sur les apparences. D’autant plus que dans le même temps un sondage publié par un « gratuit » parisien annonce que 83% des Français sont attachés à leur entreprise, 75% pensent que leur patron fait tout ce qu’il peut pour préserver l’emploi, 89% sont satisfaits de leurs conditions de travail et ne les voient pas se dégrader… La France est même la championne de la réduction des inégalités, selon un rapport de l’OCDE publié en octobre 2008 : c’est même parmi les 30 pays, celui où les écarts de revenus et le taux de pauvreté ont le plus diminué au cours des vingt dernières années. Grâce à qui ? - à Ségolène ! Et aussi aux gouvernements divers qui se sont succédé. Comme quoi, tout est relatif. Mais Ségolène, sans doute continuera-t-elle à enfoncer son clou, avec conviction. L’important n’est-il pas d’être sûr d’avoir raison.

 Enfoncer des portes mêmes ouvertes, c’est toujours avancer.

                                                                                        




BECHU EN EUROPE...


     Drapeaux européens                                  

La campagne pour l'élection du 7 juin prochain est partie.

Christophe BECHU, vous le savez est tête de liste pour le grand ouest.
Il a récemment lancé son site de campagne, sur lequel je vous invite à vous rendre pour vous tenir informé et participer si vous le souhaitez.


http ://www.bechu-europe.eu


Et d'abord, Le 7 juin, je vote !

luttons ensemble contre l'abstention.


                                                                       Drapeau européen                                                           
                                               
             


NQI !!!!

                                                    

 

On pourrait traduire par Nul Quotient Intellectuel. Il s’agit en fait d’une Nouvelle Querelle Inutile, inventée par la gauche. C’est la protestation contre le « délit de solidarité », qu’ils disent. De fait, ceux qui viennent en aide à des « sans-papiers » pourraient s’exposer aux rigueurs de la loi. Sauf que celle-ci n’a pas prévu leur cas : elle vise, avec des peines d’emprisonnement à la clé, ceux qui s’activent pour faire venir les immigrés clandestins chez nous, c’est-à-dire les « passeurs ».

 Qu’y a-t-il derrière ce nouveau procès d’intention ? Peut-être la volonté de nuire à Eric BESSON, le « traître » qui s’affaire maintenant aux « basses besognes de Sarkozy ». Plus sûrement, celle de maintenir un climat social tendu dans lequel la « haine » prend le pas sur le rationnel. Je ne suis pas sûr que ce mouvement rencontre l’assentiment majoritaire des Français. On peut comprendre des motivations humanitaires. Mais derrière ce « bon-sentimentalisme » se cache l’idéologie internationaliste qui ne reconnaît ni pays ni frontière, et qui combat toute autorité. La traduction la plus violente nous en a été donnée par les « black block » de Strasbourg. A moins qu’il ne s’agisse de naïveté : on ne peut pas ignorer, en effet, que plus on aidera ces pauvres gens, plus ils viendront en nombre. Or, c’est bien l’inverse que l’on recherche, aussi bien pour eux que pour nous.

 Il faut dire que l’Etat est en partie responsable de la situation, à force de remettre dans la nature des gens don on ne sait que faire, faute de pouvoir les raccompagner quelque part.

Nous ne pouvons pas nous contenter d’observer sans réagir ces campements sauvages où les candidats à l’exil anglais se relaient sans discontinuer, vivant dans des conditions périlleuses. Le Ministre a promis de trouver des solutions. Espérons qu’elles arriveront vite maintenant, sauf à voir se développer sur ces cas de détresse humanitaire une exploitation politicienne de bas étage.


                                                                                    



NAISSANCE

  Champagne                                                 

Enfin, je ne serai plus seul dans le paysage politique des blogs du Maine-et-Loire. C'est avec plaisir que je salue la naissance du blog de mon ami Romain THOMAS, conseiller municipal d'Angers (bien connu). Je vais pouvoir lui laisser, entre autres sujets, la lourde responsabilité d'alimenter la chronique angevine, que sa présence au sein de l'Assemblée communale désigne de toute évidence.

Soyez donc nombreux à vous rendre sur

http://blog.romain-thomas.com .

N'oubliez pas par la même occasion le bloc-notes de votre serviteur.

Bonnes lectures, donc !


                                                             



LA FIN D’UNE HEGEMONIE

 Europe_le_volontarisme_politique                                                     

 

La réunion à Strasbourg du sommet de l’OTAN a attiré les projecteurs plus sur les manifestants dont la violence choquante nous a médusés que sur l’essentiel, c’est-à-dire la réunion des nations de l’Alliance et les décisions qui ont été prises. La présence de Barak OBAMA et le show auquel il s’est livré aura peut-être aussi contribué à escamoter ce qui, à mes yeux, est l’événement principal de ce début de printemps : la fin de l’hégémonie américaine sur le monde occidental.

C’est en substance, ce que le Président américain est venu dire à l’Europe, en reconnaissant les bienfaits de sa construction économique et politique, et surtout en lui annonçant que désormais, il faudra qu’elle assume pleinement son rôle, notamment en matière de défense et aussi de lutte contre le terrorisme. Traduisons : en clair, l’Amérique n’a plus les moyens d’assumer seule toute le charge, ni même le plus gros.

Ce n’est pas pour déplaire à notre Président qui souhaite que le retour de la France au sein de l’OTAN, soit l’occasion de renforcer la politique européenne de la défense. On aura pu mesurer, une fois de plus, la solidité de l’accord franco-allemand, la chancelière, co-invitante du sommet, ayant manifesté son adhésion à cette démarche. Et Barak OBAM ne s’y est pas trompé en saluant la volonté de leadership français au sein de l’organisation.

C’est un moment important de notre histoire commune qui se joue. De cette nouvelle distribution des rôles, va émerger une politique avec une dimension réelle pour l’Europe qu’il s’agisse des relations avec le nouveau continent, de celles avec la Russie ou l’Asie. Et l’OTAN étant faite pour agir au bénéfice de notre sécurité commune, il a bien fallu aborder les sujets concrets : l’Afghanistan et la lutte contre le terrorisme constituant la principale préoccupation du moment. Il fallait aussi désigner un nouveau Secrétaire Général, occasion d’un bras de fer avec la Turquie, qui a permis de vérifier que le tandem MERKEL-SARKO n’avait pas l’intention de se plier à des exigences inacceptables : M. RASMUSSEN a donc été désigné à l’unanimité… On aura découvert aussi que le Président américain souhaitait à tout prix une pacification des relations de son pays avec le monde musulman. C’est ainsi que l’on peut comprendre son souhait de voir entrer la Turquie dans l’Union. Il propose, mais l’Europe dispose. Car ni la France, ni l’Allemagne n’ont changé d’avis sur ce sujet.

Un espace sur la scène planétaire se dessine pour l’Europe. Il est grand temps qu’elle  l’occupe. Voilà un thème de campagne tout trouvé pour l’élection au Parlement européen du 7 juin prochain.

 

                                                                                   




NOUVEAU MONDE ?

 

   Terre                                                                         

 

La réunion à Londres des 20 nations les plus importantes économiquement parlant de la planète a débouché, de l’avis de tous, sur des décisions qui changent la face du monde. Et à la satisfaction générale, ce qui n’est pas le moins étonnant.

Le nouvel ordre mondial se met donc en place. C’était prévisible pour ne pas dire attendu. D’une part parce que la crise des subprimes a causé à l’économie mondiale les dégâts que l’on sait, mais d’autre part, et surtout, parce que l’ancien modus vivendi était à bout de souffle. L’ère BUSH a soldé plus d’un quart de siècle de décadence américaine, celle d’une -toujours grande- puissance qui s’est voulue le gendarme du monde depuis la chute de l’empire totalitaire russe, qui s’est épuisée à l’imposer en s’endettant au-delà du raisonnable avec un déficit lui-même toujours plus profond. Il fallait remettre les pendules à l’heure. D’autant plus que dans le même temps la Chine, l’Inde, le Brésil et bien d’autres ont affirmé peu à peu, puis de plus en plus rapidement, leur essor économique. La Russie, commence à sortir de sa longue convalescence post-communiste et tient à occuper sa place dans le concert des grandes nations. L’Europe elle-même, plus ou moins émancipée de la tutelle du grand frère d’outre atlantique, a continué de se construire pour devenir une puissance non seulement économique mais politique, même s’il reste encore du chemin à parcourir.

Le monde qui émerge est donc multipolaire. Plus dangereux probablement, parce que moins prévisible, il n’en est pas moins un espoir pour beaucoup de peuples. Les décisions prises la semaine dernière montre assez bien que désormais nous vivons sur une même planète dans une communauté de destins. A l’aube de ce nouveau monde, les défis ne manquent pas : faire redémarrer l’économie, la priorité des priorités, aider les plus pauvres, mieux répartir la richesse… En choisissant d’empêcher fermement tout protectionnisme, les 20 ont tiré les leçons de la grande crise du XXème siècle. Ils ferment du même coup la porte aux tensions exacerbées qu’auraient fait naître le « chacun pour soi », et donc aux ferments de guerre. Cela permet de mieux identifier le principal péril qui nous menace : le terrorisme ! et peut-être d’envisager de faire front commun.

L’un des paradoxes de cette nouvelle situation, c’est de voir la gauche anglo-saxonne, ou américano-anglaise si l’on veut, s’affairer à réformer le capitalisme. OBAMA-BROWN, même combat ! C’est une chance de conjoncture politique comme l’histoire en offre peu. De ce fait, les choses ont probablement été plus simples : le rapprochement avec les positions de l’axe franco-allemand MERKEL-SARKOZY fait de pragmatisme chrétien démocrate et gaulliste-social, ne présentait pas de difficultés majeures.

Quelles règles vont régir ce monde naissant : celles qu’exigeait la situation. D’abord la mise sous surveillance de la « finance internationale » avec le contrôle des paradis fiscaux et des « Hedges founds » ; l’affirmation du libre échange confié à l’OMC pour empêcher le poison du protectionnisme de prospérer sur les égoïsmes nationaux ; le renforcement du FMI par l’attribution d’une enveloppe de 1100 milliards, la possibilité de procéder à des Droits de Tirages Spéciaux, de quoi subvenir au soutien des pays pauvres au bord de la faillite et satisfaire DSK. Les trois pieds du tabouret sur lequel nous sommes assis ! La finance qui est le nerf de l’économie, le commerce qui en est l’adjuvant, le social pour que ça profite au plus grand nombre : un peu caricatural comme schéma, mais il décrit bien une réalité évidemment complexe.

Bienvenue dans le XXIème siècle : celui de l’économie mondialisée et de la communication planétaire instantanée !


                                                                       



LA SEMAINE D’ARCHIBALD

                                                 

 

 

 

VU d’Allemagne. Nous passons un peu de temps en famille à Mayence où le printemps a pris un peu de retard, la faute à un hiver rigoureux. Mais le ciel ne s’est pas départi d’un bleu tropézien depuis notre arrivée, comme pour saluer notre venue. Il est vrai qu’en climat continental la chaleur monte vite et les cabriolets, nombreux ici, sont de sortie, toute capote remisée, comme pour mieux profiter des premiers rayons de soleil. Que nous sommes loin de l’agitation hexagonale, de ses grèves emblématiques et de ses patrons pris en otages. Ici, le climat social, c’est du sérieux. D’ailleurs, avec la cogestion, les syndicats sont amenés à se prononcer sur toutes les décisions qui concernent la vie de leur entreprise : il faut donc trouver les terrains d’entente. Cela ne veut pas dire que la crise n’est pas présente et qu’elle ne hante pas les esprits. Comme partout en Europe.

                           

PERPETTE…. Et un peu plus. C’est tout ce que COLONNA mérite. A la fin d’un procès en appel au cours duquel il aura tenté toutes les manœuvres possibles et imaginables, la cour a jugé en alourdissant sa première condamnation. La tentative de politisation a donc échoué. Et c’est tant mieux, parce qu’on aurait fini par croire que le Préfet ERIGNAC s’était finalement suicidé. Il a beau protesté de son innocence, le système dans lequel il est enfermé le conduit à assumer et à payer. Car, en admettant qu’il soit réellement innocent, il couvre le vrai coupable qu’il connaît forcément. La loi du silence qu’il approuve et respecte participe de sa condamnation : on ne peut pas revendiquer la protection des lois de la République pour s’en affranchir aussitôt. Aussi, accepter de la prendre en compte aurait conduit à un véritable déni de justice.

                          

 

VIE CHERE.  En Allemagne, nous l’avons constaté, la vie est moins chère qu’en France. Largement. Même le bœuf, qui n’est pas la viande qui remplit le plus les rayons, est nettement moins chère que chez nous : et du « Charolais » s’il vous plait ! Qu’on en juge : 16,50€ le kilo de Rumsteak contre 19,80€ à Saint-Barthélemy…. Il faudrait que nos distributeurs nous « esspliquent » !!! Et s’il n’y avait que la viande. C’est vrai pour tout ce qui touche au quotidien. Et pourtant « Angela » a augmenté la TVA de 3 points il y a deux ans. Mais leur système de distribution fait la part moins belle aux grandes surfaces, et multiplie les petites surfaces notamment alimentaires. La concurrence est sûrement plus forte. Ceci explique cela. Conclusion : Michel Edouard et compagnie s’en mettent un peu plus qu’il ne faut dans les fouilles, malgré ce qu’ils nous chantent avec leur pub.

                         

 

OPTIMISME… En mars, le marché de l’Automobile a rebondi fortement en Europe. Les constructeurs français ont fait un carton : plus de 8% pour la France, avec 15,9% pour PSA et 12,8% pour Renault. Mais on reste loin de l’Allemagne : + 40% !!!  Primes à la casse et bonus écolo y sont sûrement pour quelque chose. Voilà au moins une preuve que les plans de relance fonctionnent. Et c’est aussi le marché américain de l’immobilier qui donne des signes de reprise. C’est pour le moins la stabilisation après dix-huit mois de baisse et de stagnation. Enfin, depuis un mois, la bourse s’inscrit en positif. Avril sera décisif. Gageons que les résultats du G20 conforteront la situation. Car les contribuables américains vont aussi sentir les effets de la relance en touchant un chèque du fisc : 300 milliards de $ vont ainsi être redistribués. Bon pour la consommation…. Et puis, les prix baissent, même en France, ce qui accentue la capacité d’achat.

                                      

AUBRY …COLE.  La 1ère secrétaire a séché sans prévenir un rendez-vous de la direction du PS, avec Howard DEAN, vice-président du Parti démocrate venu expliquer à la gauche française, à l’invitation de terra Nova, les secrets de la rénovation outre-Atlantique… Pas assez à gauche pour elle, probablement. A moins que sa chère mairie de Lille…

                   

CRISE. Mais qui est donc touché par la crise ? Il faut dire qu’en France, en dehors du JT, il est difficile de rencontrer un Français qui soit vraiment concerné dans sa vie de tous les jours. C’est que nous sommes nombreux à être hors d’atteinte : fonctionnaires, salariés des ex-entreprises nationalisées qui-ont-gardé-le-statut, du secteur social, des très nombreuses entreprises de services non délocalisables et dont l’activité est franco-française…. Cherchez autour de vous et constatez : au-delà de l’inquiétude et du pessimisme, vous aurez du mal à trouver une vraie victime de la crise. Pour tout dire, elle va toucher au bas mot un million d’entre nous. C’est peu et c’est trop. Ce sont ceux des secteurs productifs exposés à la concurrence internationale ou à la spéculation. C’est vers ces Français-là que tous les efforts doivent se tourner et se concentrer.

                                 

ACTUALITE. La semaine a été très riche en événements qui seront commentés sur le bloc notes : G20, sommet de l’OTAN, sommet européen de Prague…. Le cadre des « commentaires d’Archibald » est trop étroit pour y faire référence. A suive, donc.

 

 

                                                                   


ROYAL A COTE DE LA PLAQUE


                                                                                    


Il ne s'agit pas des platitudes énoncées sur une grande chaine pour commenter le G20. Non !

Il s'agit de la tribune qu'elle a commise dans la presse sur l'enseignement supérieur.

Une tribune pour rien !
Tout ce dont rêve Mme ROYAL, Valérie PECRESSE l'a fait !

La Chèvre du Poitou propose pour sauver l’Université française des réformes déjà mises en œuvre. Quel hommage au Gouvernement ! Elle ne fait que paraphraser ce que Nicolas SARKOZY a défendu tout au long de sa campagne et que Valérie PECRESSE met en œuvre depuis deux ans.

Elle propose le rattachement progressif des classes préparatoires et des Ecoles à l’Université. Cela existe déjà sur le terrain sous forme d’expérimentation, en Bretagne, à Mulhouse, et même à Poitiers ! Elle semble l’ignorer, tout comme le fait qu’un groupe de travail existe au sein même de la Conférence des Présidents d’Université pour le généraliser.

Elle propose d’assurer une pluridisciplinarité notamment dans le premier cycle, et de ne pas contraindre les étudiants à choisir une fois pour toutes. L'ancienne candidate d'il y a deux ans ne sait visiblement pas que le plan “Réussir en Licence” vise précisément cet objectif et que les universités le mettent en œuvre depuis la rentrée 2008, ou encore que le dispositif d’orientation active permet d’accompagner les étudiants dans leur choix de formation.

Elle nous propose de créer un système d’évaluation collective des performances universitaires mais ignore visiblement que l’Agence d’Evaluation de l’Enseignement supérieur et de la Recherche existe, et que c’est précisément son rôle. Elle ne connaît pas davantage le contenu du nouveau décret sur le statut des enseignants-chercheurs, qui, contrairement à ce qu'elle avance, instaure une modulation de service avec l’accord de l’intéressé, et permettra, là aussi, une prise en compte et une évaluation nationale très complète de l’ensemble des activités des enseignants-chercheurs.


De même, Mme ROYAL nous parle d’augmentation des moyens. Sait-elle seulement que le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui avait progressé de 6,5% cette année, soit de 1,8 milliards d’euros avant le plan de relance – déjà du jamais vu ! - atteint désormais une progression, avec l’ensemble des moyens nouveaux, de 26% ? Sait-elle que le budget de l’Université de Poitiers connaît cette année une augmentation de 10% par rapport à 2008 ? Sait-elle que le Président de la République a mis sur la table 5 milliards d’euros, pour construire 15 pôles universitaires à visibilité mondiale ?

Quand on se prête au petit jeu de l'instrumentalisation des peurs comme le fait Ségolène ROYAL, on fait attention à ce que l'on dit. Elle a perdu une occasion de retenir sa plume trempée dans le vitriol.

Une occasion de se taire, oui !

 

                                                                                              


 


A MOA, CONTE, DEUX MAUX !


                                                                                      

 

Drôle de transcription d'un fameux vers du Cid, pensez-vous. Mais est-elle si loin de ce que nos chères têtes blondes (ou brunes) seraient capables d'écrire. “L'orthographe se meurt, l'orthographe est morte !” C'est vrai qu'avec les “texto”, elle en prend un sérieux coup ! On ne s'étonnera pas de constater qu'elle est devenue la bête noire de nos élèves.

De fait, depuis 1985, le niveau baisse. Plusieurs études l'affirment, avec un effondrement de 1985 à 2005. C'est grave, car une majorité d'élèves perd la maîtrise minimale de l'orthographe. Le Français va-t-il devenir une discipline réservée à une élite ? Ce serait catastrophique pour notre langue.

Comment en est-on arrivé là ? Comme toujours, il y a plusieurs causes. La plus évidente est tout simplement qu'on consacre moins de temps à son apprentissage. Qu'attendre d'ailleurs de prof' de lettres qui ne la maîtrisent pas totalement eux-mêmes ! Mais il faut compter aussi avec l'évolution de notre société dont les usages et les codes privilégient davantage l'oral que l'écrit, ce qui rend la compétence orthographique moins prégnante pour le sens. Enfin, l'irruption de la communication “fast-food” et simplifiée rendue obligatoire par le système des SMS semble lui donner le coup de grâce.

On ne peut pas s'en réjouir. Derrière la complexité orthographique de notre langue, il y a une histoire et beaucoup de finesse d'expression : qualité du vocabulaire, accords grammaticaux et syntaxe élaborée sont les ingrédients qui ont fait du Français, autrefois, la langue diplomatique de l'Europe par la précision d'expression de la pensée qu'elle permettait. Pour autant, notre langue, qui est déjà corsée en raison de la trentaine de sons qu'elle utilise sans avoir toutes les lettres pour les transcrire, sans parler des règles dont aucune ne s'applique sans avoir son ou ses exceptions, doit pouvoir évoluer sur ce plan là aussi.

Que faire ? L'orthographe n'est pas sacrée. On peut la simplifier. Plusieurs tentatives ont déjà été tentées, mais ont eu peu d'effets en raison de “l'orthographisme” des instituteurs très attachés à cette discipline (Qui a entendu parler des “tolérances” de 1901 ? et de la réforme de 1990 ?). Depuis une vingtaine d'années, l'effort s'est relâché et le moment est peut-être venu de faire une remise à plat intelligente, sans rencontrer les résistances de naguère. Et puis, tout simplement, qu'on y consacre un peu de temps d'apprentissage. C'est apparemment au collège que se situe le “maillon faible”. Qu'on y fasse un peu plus d'orthographe et de conjugaison systématiques et un peu moins de littérature, souvent enseignée trop précocément, et tout rentrera dans l'ordre.

Comme le dit Claude GRUAZ, directeur de l'observatoire francophone : “rationaliser l'orthographe française, c'est libérer l'écrit et le mettre à la portée de tout citoyen”. A condition qu'on ne labellise pas les texto comme langue officielle. Je suis pas contre ce mode d'expression qui doit rester au langage ce qu'est la petite annonce dans les journaux : un mode opératoire ciblé adapté à un support, dont on garde la clé de traduction en langage correct. Les niveaux de langages ont toujours existé. Il reste fondamental, de mon point de vue qu'on apprenne aux élèves à passer de l'un à l'autre en étant capable de les maîtriser tous ! Qui peut le plus, peut toujours le moins.... l'inverse n'est jamais vrai.

 

                                                                                 


 



POLE NORD POSITION

 Arctique                                                                                 


La fonte de la calotte polaire s'accélère et, en même temps, la compétition pour le contrôle de fabuleuses richesses.

Ce nouvel eldorado aiguise les appétits des grands, Russie au premier rang, Etats-Unis, Canada, et des riverains, Norvège et Danemark, ce qui donne lieu à des revendications territoriales parfois surprenantes. Comme celle de la Russie qui réclame auprès de l'ONU, l'extension de son plateau continental qui lui permettrait de contrôler près de la moitié de la haute mer polaire.

Ce sont des enjeux considérables. Selon certaines études, le Pôle Nord contiendrait 20% des ressources énergétiques de la planète non encore découvertes. Près de 80% des réserves de pétrole et 90% des réserves de gaz et de charbon russes seraient situées dans la zone arctique. Le champ offshore de la mer de Barents renferme à lui seul 3 800 milliards de mètres cubes de gaz, soit la consommation de la France pendant 80 ans !

L'ouverture de nouvelles routes maritimes permettra une économie de distance de 40% entre l'Europe et l'extrême orient. Depuis longtemps, les routes aériennes passaient au-dessus du pôle Nord, désormais, nous aurons aussi les routes maritimes : un bateau, le Polarstern, a pu emprunter les passages du nord-ouest et du nord-est sans avoir à briser la glace.

Mais c'est aussi une menace écologique qui guette cette région du monde. Non seulement parce que la disparition des glaces va faire disparaître toute une faune et le réchauffement des eaux attirer certaines espèces comme morues et harengs avec les conséquences pour la pêche. Mais aussi parce qu'il faut craindre les pollutions qu'un trafic maritime en augmentation peut occasionner sur un écosystème sensible. Déjà les exploitations pétrolières existantes rejettent du dioxyde de soufre par la combustion des 200 000 mètres cubes de gaz brulés chaque jour par les torchères. Merci pour l'effet de serre et les retombées sur l'environnement ! Il y a aussi le H2S, hydrogène sulfuré, contenu dans le gaz et dont la moindre fuite sèmerait la mort en quelques minutes....

L'Europe a bien compris que la libération de l'océan arctique par les glaces, qui pourrait intervenir d'ici 2015 au rythme actuel de fonte, menaçait les grands équilibres de cette région du monde. Son rêve était d'instituer un statut international du même type que pour l'Antarctique. Mais la situation est très différente : à un océan entouré par des terres on ne peut pas appliquer les mêmes recettes que pour un continent très inhospitalier entouré de mers.

L'union européenne arrive aussi un peu tard. Elle s'est mobilisée grâce au combat de Michel ROCARD, qui vient de recevoir mission du Président de la République. Sous son impulsion, le Parlement européen plaide pour un statut international visant à protéger l'Arctique en préconisant une gouvernance multilatérale pour promouvoir “une exploitation durable des ressources” du Pôle Nord.

En attendant, l'Arctique reste un enfer blanc avec des températures qui oscillent entre -56° et +30°, où les conditions de vie restent périlleuses pour les hommes des industries qui s'y implantent. Qu'importe le coût, l'or noir n'a pas de prix !