HISTOIRE

L’OBSCURANTISME, GANGRENE DU 21ème SIECLE ?

Burqa      Tea party  ...

 

Nous sommes depuis longtemps atterré de voir le fondamentalisme islamique gagner du terrain partout dans les pays musulmans, et partout où vivent des musulmans, apportant avec lui son cortège de contraintes, de violences quand ce n’est pas le terrorisme. Averroès avait ouvert l’Islam sur la lumière. Plusieurs siècles de manipulations l’ont  fait plonger dans l’oubli.

Il n’y a pas que les musulmans qui soient confrontés à cette interprétation étroite, parfois bien lointaine des textes, de ce qui fonde leur religion. Le Christianisme connaît lui aussi des dérives tout aussi inquiétantes. Aux Etats-Unis se développent un mouvement ultra conservateur alimenté par les « Créationnistes » qui rejettent la théorie de l’évolution et tentent d’influer sur les programmes scolaires pour imposer leur vision des choses. Le fait qu’ils aient été très impliqués dans les rassemblements de « Tea Party » avec un succès relatif mais loin d’être négligeable, nous indique très clairement que la connaissance fondée sur les sciences établies est menacée au profit de la vérité dogmatique de textes religieux dont on ne sera bientôt plus capable de se distancier par l’esprit critique. Et cela même dans nos pays « modernes » dits « développés ».

En France même, de nombreux enseignants sont découragés parce qu’ils ne peuvent plus aborder dans leurs cours des sujets inscrits au programme. Certains élèves s’y opposent avec une telle violence qu’elle confine parfois à l’émeute.

Il s’agit de chapitres de l’histoire et des sciences naturelles, plus particulièrement quand ils portent sur la colonisation, la Shoah et surtout tout ce qui à trait à l’origine de l’Homme, dont les avancées de la paléontologie dérangent les exaltés des Ecritures saintes. Yves Coppens, au secours !

Ce qui est préoccupant c’est cette évolution inquiétante : la remontée de l’obscurantisme, le refus borné de la connaissance, l’imperméabilité à l’esprit d’examen, l’incapacité têtue au dialogue vont de paire avec l’illettrisme, la superstition, sur lesquels prospèrent les imams rustiques autoproclamés et les agitateurs de caves.

Les créationnistes se réclament bruyamment de la « vraie Amérique ». Nos récalcitrants rejettent ouvertement la France et ses valeurs. Ils ne sont heureusement qu’une minorité, mais ils font déjà la loi dans certains établissements. Ces malheureux s’excluent de la République du savoir, celle-là même qui pourrait les aider à s’intégrer. Il leur est ainsi plus facile de rejeter la République tout court. Ceux qui les manipulent en fait les stérilisent parce que leur pouvoir se bâtit en premier lieu sur l’ignorance.

On aurait tort de limiter cet état d’esprit à la religion. Par bien des aspects, des comportements de méfiance par rapport aux avancées de la science, aux progrès techniques, se répandent par la fluidité sans filtre d’internet mais aussi la propagande de certains partis politiques qui sous couvert d’écologie, prônent le rejet de certaines technologies ou avancées scientifiques.

Resterons-nous les spectateurs passifs de ce retour de la nuit avec son cortège de terreurs et de barbarie ?

 


LE CO2 A DU PLOMB DANS L’AILE

   Pollution air

Agrégé de physique, ingénieur des Mines et spécialiste des énergies renouvelables, Michel Wohrer nous livre un examen scrupuleux du rapport scientifique du Giec sur le climat. Il nous fait part de son scepticisme sur la solidité des modèles utilisés pour prévoir l'évolution du climat et se dit « frappé du poids des décisions politiques prises sur une base aussi fragile ». Pour lui, il faut davantage se préoccuper du gaspillage des ressources en hydrocarbures, de plus en plus rares, chères et stratégiques. Une conclusion qui ressemble beaucoup à celle de Claude Allègre qui n’en demandait probablement pas tant.  Je vous fais partager l’article paru dans « les Echos ».

« En tant que membre de la société civile et « honnête homme » sans idée préconçue sur le sujet, j'ai tenté de comprendre et d'apprécier la démarche et les conclusions du Giec sur le changement climatique. Dans un contexte de débats enflammés, je me suis attaché à lire les travaux du groupe de travail n° 1 du Giec - relatif aux aspects scientifiques -et de nombreuses contributions techniques sur les conclusions de ce groupe de travail. Cette masse de textes est imposante mais scientifiquement pas inaccessible. J'en suis sorti étonné de la fragilité des conclusions du Giec et par contraste frappé du poids des décisions publiques qui ont été prises sur une base aussi fragile.

Dans leur démarche, pour estimer la « réponse » du climat à une modification de la concentration en CO2, les climatologues qui contribuent aux travaux du Giec ont introduit des modèles numériques de simulation de notre planète. Ils ont à cet effet été contraints de procéder à une « simplification » de la physique pour pouvoir l'appliquer à des modèles numériques qui ont l'ambition de représenter les phénomènes qui se produisent dans l'atmosphère et les océans de la planète. Et cette simplification fait que les modèles ont un degré d'inexactitude bien plus grand que la perturbation qu'on se propose de leur appliquer.

Plus encore, pour être capables de procéder à des simulations sur de très longues périodes (quelques siècles), afin de répondre aux besoins du Giec d'estimer le changement climatique - passé et à venir -sur longue période, les météorologues ont créé, « à l'autre bout du spectre en termes de complexité », comme l'écrit le Giec « des modèles climatiques dits "simples" » encore plus imprécis.

Le point le plus fragile et pourtant le plus essentiel de ces systèmes a trait à leur analyse du cycle de l'eau dans l'atmosphère. En effet, dans les modèles, le réchauffement est la conséquence non seulement de l'augmentation de la teneur en CO2, mais surtout de la modification du cycle de l'eau, vapeur d'eau et nuages, qui est supposée constituer une « contre-réaction positive » qui vient amplifier le réchauffement de la planète. Au terme d'une analyse détaillée, je suis parvenu à la conviction que l'existence de cet effet amplificateur n'est pas démontrée par les travaux du Giec. Privé de ce point, tout l'édifice est fragile : si la modification du cycle de l'eau a au contraire pour effet d'atténuer les effets du CO2, c'est l'écroulement de la thèse du Giec. Or, les modèles sont trop imprécis pour que l'on puisse vraiment savoir dans quel sens va la « contre-réaction » globale du cycle de l'eau. C'est dire que les prévisions alarmistes du GIEC pour le XXI e siècle sont probablement infondées.

La démarche du Giec est avant tout une démarche « top-down », où le diagnostic, établi par la résolution du 6 décembre 1988 des Nations unies, a précédé les mesures détaillées et le travail approfondi des climatologues. Elle consiste à dire, en se fondant sur la théorie, que les gaz à effet de serre (notamment le CO2) émis par les hommes ont forcément un impact sur l'évolution de la température moyenne de la Terre. Cette approche n'a pas varié depuis la création du Giec et depuis le premier rapport (FAR) en 1990 : le Giec a une thèse et ses travaux depuis vingt ans ont consisté à l'étayer.

On ne peut dès lors qu'être surpris de l'écart considérable qui existe entre la fragilité réelle des fondations de l'édifice construit par le Giec et les conséquences très importantes qui en sont tirées, que ce soit en termes de prévisions à long terme ou surtout en matière de politiques publiques.

En particulier, récents « compagnons de route » des défenseurs des économies d'énergie et du développement des énergies renouvelables, les tenants des thèses du Giec, en monopolisant l'attention sur le CO2, ont fait perdre de vue les raisons beaucoup plus solides et essentielles qui justifient aujourd'hui, comme il y a trente ans, au lendemain des chocs pétroliers, de chercher à brûler moins d'hydrocarbures : c'est un « gâchis », car on brûle des molécules complexes, que la nature a mis des millions d'années à produire, c'est cher car la ressource est devenue rare, et enfin cela rend vulnérable stratégiquement.

Il faudra donc veiller, si la thèse de la responsabilité des gaz à effet de serre dans le réchauffement climatique venait à perdre sa crédibilité, à ce que « le bébé ne soit pas jeté avec l'eau du bain », et pour cela rappeler publiquement que c'est indépendamment de toute considération sur le CO2, qu'il est impératif de brûler moins d'hydrocarbures. »



A LIRE AVANT DE VOTER

Imposture climatique001   L'IMPOSTURE CLIMATIQUE de Claude Allègre.

Si vous vous sentez attirés par l’écologie et que, sans être fanatique, vous vous apprêtez à voter dimanche prochain pour une de ces listes panachées rose-vert, lisez d’abord le dernier livre de Claude Allègre : « L’imposture climatique ». Vous verrez comment d’abord on nous trompe sur le « global warming » avec des données hétéroclites mises en équation dans des ordinateurs qui sortent des projections qui n’ont aucune chance de se produire.

A commencer par la fameuse courbe d’Al Gore qui établit le parallélisme entre l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère et l’augmentation de la température moyenne du globe (qui est une vue de l’esprit) : elle est fausse et la communauté scientifique en convient.

Des voix, condamnées à se taire jusqu’à maintenant, parce qu’elles n’étaient pas dans le « consensus », s’élèvent de plus en plus nombreuses pour dénoncer les errements du GIEC…. L’ancien Ministre y décortique finement les tenants et aboutissants financiers (juteux) d’une opération qui a surtout permis à des laboratoires de recherche d’obtenir des crédits du Congrès américain, ou à M. Al Gore de faire des profits très confortables.

N’allez pas croire que Claude Allègre est un anti-écologiste. C’est tout le contraire. Mais je ne vais pas tout vous raconter. Cet apôtre de la « science » continue de croire qu’elle peut toujours contribuer à améliorer le sort du genre humain, pour peu qu’on laisse de côté les idéologies « totalitaires » et qu’on empêche les obscurantistes d’agir.

Moi j’ai aimé. Comme lui, je crois à la science qui permet de penser l’avenir comme une chance.

 


ARIANE A TRENTE ANS

Ariane
La bonne vieille fusée européenne souffle ses trente bougies et connaît un succès qui ne se dément pas. C’est une vraie réussite que le « vieux continent » peut mettre à son actif et qui nous fait la démonstration que la mise en commun des énergies et des moyens permet de tailler des croupières aux autres grandes puissances.

Cela n’a pas été sans mal, ni revers. Tout le monde se souvient des lancements ratés. Projet complexe s’il en est, Ariane est née au milieu des années 70 au moment où le marché de l’espace était totalement entre les mains des Américains.  Partir à l’assaut d’un tel marché était assez audacieux. Tenaces, les Européens les ont rattrapés puis dépassés, alors qu’ils se repliaient sur leur segment militaire.

C’est une incontestable victoire technologique et commerciale construite sur la durée et qui nous prouve que l’Europe politique et industrielle est capable, quand elle veut bien s’en donner les moyens, d’investir sur le long terme et de réussir. Bien évidemment, il faut poursuivre sur la lancée (si je puis dire) avec la préparation d’Ariane 6, mais aussi en investissant dans l’énergie, l’aéronautique (les ratés de l’A 400 M montrent qu’il y a du pain sur la planche), l’automobile… Tous ces secteurs pour lesquels l’Europe a une technologie et  les moyens de tenir sa place sur l’échiquier mondial, d’autant plus avec les évolutions qui se dessinent.

Mais cet esprit européen semble s’être essoufflé. Il a besoin d’un renouveau que le Président français essaye de lui insuffler avec la chancelière allemande. Le bras de fer n’est plus seulement entre le vieux et le nouveau continent, il s’élargit à l’Asie avec la montée en puissance de la Chine, à laquelle il faudra à court terme ajouter l’Inde et la Russie…. Des pays qui possèdent des bataillons serrés d’ingénieurs disposant maintenant de moyens et de vastes marchés domestiques.  

Si l’Europe veut, l’Europe peut. A l’aube de ce 21ème siècle, Ariane reste un modèle exemplaire dont elle doit pouvoir s’inspirer pour montrer au monde qu’il faudra encore compter avec elle. Une politique industrielle européenne est non seulement nécessaire mais indispensable.


 


LES TROUVAILLES DE TRYPHON

   Palme                                                                    

 

La récession  n’a pas que des mauvais côtés. Il y a toujours une version de « à quelque chose malheur est bon ». L’économie traditionnelle met à mal nos entreprises, mais dans bon nombre d’entre elles, les responsables cherchent des portes de sortie et l’imagination est au pouvoir. Beaucoup misent déjà sur l’innovation et les nouveaux produits et c’est à une véritable floraison à laquelle nous allons assister dans les cinq ans à venir. Et les Français, avec des PME performantes, ne sont pas les plus mal placés.

Tous les secteurs seront touchés par la « green economy » et les nouveaux produits « high tech » qui vont changer notre vie : de l’alimentation à l’habitat, du commerce aux transports, de l’habillement à la santé… Quelques exemples.

                                    

Intéressons-nous aux transports. C’est un secteur qui rejette beaucoup de CO2. Justement, les progrès y seront significatifs : amélioration technologiques, nouveaux modes de déplacement, nouvelles offres induisant des changements de comportement. C’est d’abord l’arrivée du successeur du TGV : l’AGV ! Le prototype existe déjà. Avec des moteurs répartis dans les boogies qui répartissent la traction sur toute la rame. Plus de place, plus de vitesse, plus de confort ; Vitesse de croisière de 360km/h. Les rames apparaîtront en France à partir de 2012. Dans l’automobile, c’est l’émergence des moteurs électriques et des voitures hybrides ou à double motorisation. Une Renault 100% électrique sortira en 2011 avec une autonomie de 160 km et différentes possibilités de recharge des batteries (coût moyen 150€/mois) soit pas plus qu’avec du gazole pour faire 1000 km. A Paris, après le succès du « vélib’ », Bertrand Delanoë rêve maintenant de mettre en place « l’autolib’ » : 5000  véhicules mis à disposition d’abonnés qui devront débourser 15 à 20€/mois et 4 à 6€ pour chaque demi-heure d’utilisation. Ce service sera opérationnel dès 2010. Si possible avec des voitures électriques.

                           

Autre secteur d’importance : l’habitat. On le sait, le Grenelle de l’environnement met le paquet sur ce secteur : nouvelles normes de basse consommation pour le neuf, crédit d’impôt et prêt à taux préférentiel pour la rénovation. C’est plus de 200 milliards d’ d’ici 2020 qui devraient être investis. Et la fièvre verte fait fleurir les idées : isolation thermique et sonore, gestion optimale de la consommation d’eau et d’énergie, production d’électricité à domicile…. Le store photovoltaïque permettra de se mettre à l’ombre tut en produisant de l’électricité. C’est le Français Dickson, spécialiste des tissus techniques pour l’habitat qui sort le produit. Lancement en 2O10 dans 110 pays. Bientôt la cuisine retraitera une partie de ses eaux usées pour plusieurs utilisations avant rejet. Whirlpool y ajoute toutes sortes d’appareils qui visent à économiser l’énergie au maximum, comme le frigo à portes compartimentées dont le moteur préchauffe au passage l’eau du lave-vaisselle…. De Dietrich mettra sur le marché en 2012 une chaudière qui fabrique de l’électicité en utilisant les gaz de combustion. Et ERDF va remplacer dans les dix ans à venir tous ses compteurs par des engins intelligents programmables, pilotables à distance, qui fourniront des relevés en temps réel. Sans frais supplémentaires pour les abonnés ! De son côté, Saint-Gobain améliore encore la vitre qui devient blindée et chauffante, tout en laissant passer la lumière (qu’elle filtrera)…

                                           

Et encore je n’ai fait qu’effleurer le sujet. Il y a des dizaines de nouveaux produits qui nous attendent dans les rayons de l’innovation à l’horizon 2015 : vêtements, produits de beauté, habits intelligents, télé en 3D….Quand on pense aux dizaines de milliers d’emplois induits par le développement de tous ces produits, il y a de quoi croire en l’avenir. Il n’est plus noir puisqu’il est vert !  

                                                  

Et le vert, c’est la couleur de l’espérance, pas vrai ?

                                                    

 

 

                                                                      


OU ETIEZ-VOUS LE 20 JUILLET 1969 A 3H (heure française) ?



    Lune001                                                        

 

Il paraît que tout le monde s’en souvient. Tout ce que le monde comptait de petits écrans (petits est le mot pour ceux de l’époque) était en veille pour assister à l’alunissage de Neil Armstrong et la pose du premier pas de l’Homme, justement là ou l’Homme n’avait jamais mis les pieds.

Et de fait, je me souviens bien de cette nuit extraordinaire et de cette image inoubliable, un peu tremblotante, falote sur l’écran noir et blanc de mes beaux-parents, chez qui je passais mes vacances. Un Homme a marché sur la Lune !!! 15 ans après Tintin (On a marché sur la Lune 1954), les Etats-Unis venaient de signer l’exploit et de gagner leur course à l’espace face aux soviétiques. Tout le monde croyait que le monde en serait changé et que plus rien ne serait comme avant. En fait, ça a été le cas, mais les transformations se sont faites lentement. La seule chose qui fut immédiatement perceptible, c’est l’avantage décisif pris par les Américains et le monde libre sur le camp totalitaire. Les Soviétiques comprirent alors qu’avec les retombées de leur conquête de l’espace, leurs concurrents tenaient le moyen d’arrêter les missiles stratégiques de longue portée. Mieux valait entrer dans l’ère de la coopération. Et c’est ce qui est arrivé.

D’ailleurs les Américains avaient pris soin de faire sortir un « civil » en premier au grand dam de son collègue Buzz Aldrin,  pour marquer leur souci  de conquête pacifique. Mais c’est le drapeau américain que les deux compères déploient : il faut caresser l’orgueil national tout de même.

Qu’est-ce que la Lune nous a apportés ? Quelques certitudes sur son origine mais surtout une meilleure connaissance de la Terre. Les retombées des sommes gigantesques dépensées dans le programme Apollo, ont été très nombreuses dans notre vie quotidienne : le téflon en est l’exemple le plus emblématique. Mais 40 ans après, nous ne pouvons que constater que la plus grande partie du rêve ne s’est pas réalisée : point de base lunaire habitée, pas plus de stations touristiques pour y passer les vacances, promises pour …1980 ! Dès 1972, les vols vers notre satellite cessèrent. La Lune n’était plus un but. Elle n’est toujours pas redevenue un objectif scientifique aujourd’hui. A moins que…

Les Américains projettent vaguement d’y retourner à l’horizon 2020, mais c’est pour préparer la conquête vers Mars prévue pour 2050. Il faut dire, que dans l’état actuel de ses finances, la première puissance mondiale n’a guère les moyens de « rêver ». Seule une nouvelle compétition avec une puissance « spatiale » pourrait réveiller les appétits des deux géants ruses et américains. Et si la Chine servait de lièvre ? L’empire du milieu ne cache pas son ambition de conquérir l’espace à son tour.

L’expérience acquise avec la station orbitale, la coopération qui s’est instituée avec l’Europe, plaident pour une activation des programmes scientifiques tournés vers le cosmos. De nombreux outils performants, comme Hubble, sont à notre disposition. Les sondes envoyées vers les lointaines planètes de notre système enrichissent notre connaissance, mais des vols habités seront nécessaires à un moment ou un autre. Les robots, c’est bien, mais l’Homme a besoin de se prouver qu’il est capable de les remplacer.

Le siècle qui s’ouvre sera de toute façon passionnant.


                                                                           



LES TROUVAILLES DE TRYPHON

                                                          

 

 

SOURIEZ VOUS ETES SUR LA PHOTO !

 

 

Vous ne pourrez plus vous rendre discrètement à une manifestation, vous croyant protégé dans l’anonymat de la foule. Pour les amateurs de fichiers ou pour identifier les fauteurs de trouble dans une tribune il y a désormais le « giga pan » !

 

« Céquoidon » ? - Un procédé de panoramique qui consiste à faire un plan général avec une multiplicité de photos. Plus vous zoomez, plus vous entrez dans les détails. Au point de reconnaître un visage dans la foule qui était à l’investiture d’Obama. Si vous ne me croyez pas, allez donc sur http://gigapan.org, vous serez édifié. Epoustouflant de précision et vertigineux !

 

Le système Gigapan réalise un énorme fichier à partir d’une sorte de pied robotisé qui s’adapte à n’importe quel appareil numérique. Il enregistre des dizaines de photos à des focales différentes tout en pivotant lentement. C’est un logiciel qui se charge ensuite de construire le panoramique. La photo de l’investiture d’Obama totalise 1 474 pixels et des centaines de clichés

 

On imagine toutes les utilisations que permet un tel système. Le citoyen lambda a du mouron à se faire si Big Brother décide de le surveiller. Mais, il faut raison garder et ne pas voir le pire partout.

 

Le concept a été développé par des ingénieurs de l’Université de Pittsburg en Pennsylvanie, en collaboration avec la Nasa et Google. D’ailleurs les clichés Gigapan sont de plus en plus courants sur les sites, à commencer par Google Earth. Si vous voulez vous équiper, il vous en coûtera moins de 400 $. Pas énorme et à la portée de beaucoup de bourses.

 

A propos, j’offre un caramel mou à celui qui trouvera « Ségo » dans la foule qui assistait à l’investiture d’Obama.

 

Bon courage !


                                                                       

      


LES TROUVAILLES DE TRYPHON


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TOUJOURS LE RECHAUFFEMENT

 

 

Le message de l'Année polaire internationale est fort et clair : ce qui arrive dans les régions polaires a des conséquences pour le reste du monde et nous concerne tous".

Photographe : Laurence Saubadu AFP/Infographie :: Carte de l'Arctique indiquant l'étendue minimale de la banquise en 1979 (année de référence) et en 2007

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Photographe : Laurence Saubadu AFP/Infographie :: Carte de l'Arctique indiquant l'étendue minimale de la banquise en 1979 (année de référence) et en 2007

photo : Laurence Saubadu , AFP

Photographe : Jim Elliott AFP/British Antarctic Survey/Archives :: Dislocation de la banquise en Antarctique en mars 2008

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Photographe : Jim Elliott AFP/British Antarctic Survey/Archives :: Dislocation de la banquise en Antarctique en mars 2008

photo : Jim Elliott , AFP

L'étude pour l'Année polaire internationale (API), menée sur le terrain en 2007 et 2008 par des milliers de scientifiques, a révélé que le réchauffement en Antarctique est "beaucoup plus étendu que prévu", tandis que les glaces arctiques diminuent et que la fonte du dôme de glace du Groënland s'accélère. La montée du niveau des mers et les changements de la température de leurs eaux annoncent des changements climatiques qui pourront être marqués par une augmentation des inondations côtières lors des tempêtes.

 

"Nous commençons à avoir des indices de changements des courants marins qui auraient un impact gravissime sur le système climatique mondial", a déclaré à la presse le directeur de l'API, David Carlson.

Les régions glacées des régions polaires sont considérées depuis longtemps comme l'un des baromètres les plus fiables des changements climatiques en ce qu’elles influencent les conditions générales des océans et de l'atmosphère. Les eaux océaniques autour de l'Antarctique se sont réchauffées plus rapidement que la moyenne mondiale, selon les premières conclusions de l'étude présentées par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Conseil international pour la science (CIS).

 

Outre l'accélération de la fonte de la couverture de glace du continent antarctique et au Groënland, les scientifiques ont confirmé une diminution de la glace de mer autour de l'Antarctique, tandis que celle de l’océan Arctique a diminué à son plus bas niveau depuis le début des observations par satellite. L'étude s'est  concentrée sur l'érosion des couvertures de glace en Antarctique et sur le Groënland car celles-ci représentent les plus importantes réserves mondiales d'eau douce. Quand elle a commencé voici deux ans, ces glaces étaient considérées comme assez stables en dépit de quelques signes préoccupants de fonte sur les marges. Elle montre aussi que le réchauffement du permafrost, les terres jusqu'ici constamment gelées, peut contribuer à accélérer le processus de changement climatique en libérant des gaz à effet de serre jusqu'ici piégés dans les sols. En effet, le permafrost recèle plus de puits de carbone que prévu, avertissent à ce sujet les scientifiques.

 

Enfin, les chercheurs ont découvert que le réchauffement climatique mondial a provoqué des changements significatifs dans la végétation arctique qui verdit ainsi de plus en plus. Les buissons gagnent sur les étendues d'herbe tandis que s'élève l'altitude jusqu'à laquelle poussent les arbres. De même, des espèces d'insectes et d'animaux remontent vers le nord.

Ces changements perturbent les espèces indigènes ainsi que les modes de chasse et de vie des populations autochtones.

 

                                                                                                            





LES TROUVAILLES DE TRYPHON


                                                                               

 

POURQUOI ON A FROID ET QUE LES GLACIERS FONDENT QUAND MEME !



La Niña est « en partie responsable de la vague de froid » qui s'est abattue cet hiver sur l'Europe occidentale, faisant plus de 80 morts depuis novembre. Cette vague de froid « s'expliquerait par un refroidissement de la surface du Pacifique équatorial que l'on appelle La Niña, " a expliqué l'OMM. En effet, la température moyenne mondiale en 2008 a été  légèrement inférieure à celles qui ont prévalu depuis 2000, en partie à cause de La Niña, et les mesures effectuées font état de températures de surface « inhabituellement froides » en décembre --inférieures à la normale de plus d'un demi-degré Celsius--. La Niña, et son corollaire El Niño, se caractérisent par des températures supérieures à la normale (Niño) ou inférieures (Niña), des eaux de surface dans les secteurs central et oriental de l'océan Pacifique tropical. Ces variations de températures sont étroitement liées à d'importantes fluctuations du climat dans le monde entier, même si d'autres facteurs entrent également en compte dans les phénomènes climatiques. Le phénomène climatique de La Niña est en train de s'affaiblir, a annoncé l'Organisation Météorologique Mondiale. On devrait retrouver des températures plus clémentes pour les deux mois prochains ….  

 

On a constaté aussi que les océans du globe sont de moins en moins capables d'exercer leur fonction de stockage du CO2, ce qui provoque une augmentation de la quantité de gaz à effet de serre larguée dans l'atmosphère, selon plusieurs études convergentes rapportées par le CNRS.


L'océan est le principal puits de carbone planétaire, mais depuis dix ans, il est de moins en moins capable de jouer ce rôle, au Nord comme au Sud. La capacité d'absorption de CO2 de l'océan austral, auparavant estimée à 500 millions de tonnes par an, serait en réalité dix fois moins élevée, selon les résultats des mesures récentes. Le phénomène serait lié à une intensification des vents qui font remonter des profondeurs vers la surface de grandes quantités de C02.

 

La diminution de l'efficacité de l'océan en tant que puits de carbone a également été constatée dans l'Atlantique nord. Mais dans l'hémisphère nord, on ne sait pas encore à quoi l'attribuer. « Cela pourrait être la circulation de l'océan qui a changé, une réponse des écosystèmes ou de l'activité biologique, mais on n'a pas encore d'attribution définitive », a déclaré Nicolas Metzl, de l'Institut Pierre Simon Laplace. « Ce ne sont pas des modèles, mais des observations », insiste le chercheur. Il rappelle que chaque année, 10 milliards de tonnes de CO2 sont injectées dans l'atmosphère par les activités humaines, contre 6 milliards dans les années 90 .

 

Alors que l'océan perd parallèlement de sa capacité d'absorption, son efficacité en tant que puits de carbone, estimée auparavant à environ 30%, tombe à moins de 20%.

 

Vous aurez compris que le rejet de CO2 par les océans contribuent au réchauffement climatique pendant que « La Niña » nous refroidit… Allez comprendre !

         

                                                            

       


LES TROUVAILLES DE TRYPHON

  Interstellaire                                                                     


« COROT-EXO-7b »

 

Un satellite nommé CoRot* (ça ne s’invente pas) a découvert la plus petite des « exoplanètes » jamais observées à ce jour - près de deux fois le diamètre de la Terre quand même - très proche de son étoile et très chaude, selon des astronomes parisiens.

 

Ils ont observé 153 fois le passage de la planète devant son étoile et attendu plus d'un an avant d'annoncer sa découverte, le temps de vérifier à l'aide d'instruments astronomiques au sol qu'il s'agissait effectivement d'une planète.

Véritable « planète-sauna » sur laquelle règne une température de 1.000 à 1.500 degrés, « CoRot-Exo-7b » est la septième planète découverte par CoRot depuis son lancement en décembre 2006. Elle fait le tour de son étoile en 20 heures (une année pour la Terre) : ses habitants, s’il y en a, doivent vieillir rudement vite ! 

Elle est située à quelque 400 années-lumière de chez nous, et a été détectée grâce à « une très petite baisse d'éclat lors du passage devant son étoile ». C’est ce qu’a expliqué Daniel Rouan, chercheur au Centre national de la recherche scientifique et à l'Observatoire de Paris. Sa masse, qui n'est pas encore connue avec précision, est inférieure à 11 fois celle de la Terre.

En avril 2008, une équipe espagnole avait découvert une planète de 5 masses terrestres, distante de 30 années-lumière, mais dont la taille n'est pas connue.

En observant quelque 90.000 étoiles, le télescope placé en orbite autour de la Terre et qui  pointe vers le centre de notre galaxie, a trouvé que 40% à 50% d’entre elles avaient une luminosité qui varie (pulsation par exemple), a précisé Annie Baglin, responsable scientifique de la mission CoRot.

 

Au total, 337 exoplanètes - extérieures à notre système solaire - ont été observées à ce jour, depuis la première en 1995. Seules une trentaine sont connues avec leur diamètre.

* Pour ceux qui ne le savent pas, j’habite rue Corot !

                                                                       



LES TROUVAILLES DE TRYPHON

                                                                    

 

LE TRITIUM TRACASSIN

 

Depuis plus de vingt ou trente ans, les déchets nucléaires contenant du tritium faiblement radioactif sont simplement entreposés et surveillés sur les sites nucléaires du CEA. Ces 3 000 m3 se sont accumulés au fil des ans et forment une masse de 360 000 fûts. Mais voilà que plusieurs études laisseraient à penser que le tritium ne serait pas aussi inoffensif pour la santé humaine que les experts l’ont pensé jusqu’à maintenant

Qu’en faire ? Et pourquoi avoir attendu si longtemps pour s’occuper de cette quantité de déchets ? Probablement parce que le problème n’est pas si simple. Le tritium ne se laisse pas facilement piéger : il réussit à traverser des mètres de béton et à « percoler » à travers le métal pour s’échapper dans l’air. Un problème technique qui n’est pas résolu pour l’instant.

 

Ce qui inquiète c’est que sa faible radioactivité a peut-être des conséquences s’il est ingéré ou respiré. Selon des travaux britanniques, le tritium parvenu au noyau d’une cellule peut provoquer des « dommages en grappes » au sein de la molécule d’ADN… De quoi provoquer des cancers. D’autres pensent qu’un embryon exposé pourrait connaître des malformations congénitales.

 

Pour bien faire, le CEA voudrait mettre en place de nouvelles techniques d’entreposage de ces matières : les colis de déchets, conçus de façon à être étanches, seraient mis sous terre, dans des puits de béton équipés de ventilation et de filtration, sous une surveillance permanente évidemment.  Ces équipements seront réalisés autant que possible sur place, là où ils se trouvent pour éviter le transport de matières radioactives : Cadarache, Saclay, Marcoule, Valduc… Ils y resteraient 50 ans en moyenne. Et peut-être aussi parce que trouver des communes d’accueil…

 

Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

      

                                           

                              

 


LES TROUVAILLES DE TRYPHON

                                                        

                                                    Mer

 

L’ENERGIE DE LA MER

 

La chute brutale du prix du pétrole pour cause de crise économique, ne doit pas nous faire oublier l’essentiel : quelle énergie de substitution trouver ? On en connaît déjà quelques unes : la géothermie, le solaire, l’éolien… Chercheurs et industriels s’intéressent désormais à l’immense potentiel que représentent les océans.

En France, nous sommes des précurseurs en la matière avec l’usine marémotrice de la Rance. Outre que ce procédé pourrait être exploité sur d’autres sites, on pense maintenant surtout à utiliser la force des vagues et même celle des courants, beaucoup plus prévisibles.

Areva, Edf, Alstom, DCNS, Total sont sur les rangs. Une plate-forme « houlomotrice » (vous pensez si ça m’intéresse !) destinée à récupérer l’énergie des vagues va être lancée en 2010 au large du Croisic. Edf va immerger au large de Paimpol en 2011 une ferme d’hydroliennes sous-marines entraînées par les courants de marées …

Parmi les prototypes les plus aboutis figurent les hydroliennes britanniques MCT et Open Hydro ; il y a aussi celles du français Hydrohelix. Il existe même des prototypes d’houlogénérateurs en forme de gros serpents ou de pendule de 400 tonnes enfermé dans un flotteur.

Tous ces procédés sont en phase de « laboratoire ». L’installation et la maintenance sont les deux principaux défis à relever en rapport avec un milieu marin parfaitement hostile aux machines, avec ses tempêtes et ses eaux salées. Sur le plan technologique il faut combiner des savoir faire variés mêlant mécanique, hydrodynamique, génie électrique, quand ils ne sont pas issus de l’éolien, de l’offshore pétrolier et du naval… Il faudra bien dix ans d’expérimentations  en sites pilotes pour que tous ces procédés deviennent compétitifs, et surtout, rentables !

                                                                              

                                                                                

                                                         


LES TROUVAILLES DE TRYPHON

 

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LA GLACE AUGMENTE AU POLE SUD

 


En matière de réchauffement climatique, l’antarctique fait presque figure d’exception, à une précaution près : c’est le continent le plus méconnu car jusqu’à présent le moins exploré de la planète.

« Les explorateurs et les scientifiques ne l’ont découvert que relativement tard, donc, nous n’avons pas beaucoup de recul » prévient d’entrée David Salas. « Les données dont nous disposons datent de la dernière année polaire internationale (1957-58). Mais ce que l’on peut dire, sur ces 50 dernières années, c’est qu’on a l’impression que le système climatique de cette région est encore isolé du reste du monde. En effet, si l’antarctique ouest, notamment la péninsule antarctique – la partie qui remonte vers la pointe de l’Amérique du Sud -, s’est légèrement réchauffé, sa partie orientale, soit pratiquement les deux tiers du continent, s’est au contraire plutôt refroidie. Il faut dire que c’est une énorme masse inerte (14 millions de km²), recouverte d’une couche de 2 à 3000 m de glace et qui stocke 90% de l’eau douce terrestre. Si tout fondait, les océans monteraient de 60 mètres !

L’antarctique n’échappera certes pas au réchauffement. A l’horizon 2100, les projections de modèles climatiques montrent une élévation de température de 3 degrés. Cependant, avec des moyennes actuelles de -50 à -60° dans sa partie centrale, il continuera à y faire très froid. Effet étonnant du réchauffement entraînant une intensification des cycles hydrologiques : ce continent connaîtra davantage de précipitations et stockera encore plus de neige et de glace. Ainsi, l’antarctique contribuera à faire baisser d’1 millimètre par an le niveau des océans, une contribution négative plus que compensée par la fonte des glaces en arctique et la dilatation des océans ».

(extrait d’un article sur les icebergs rencontrés sur la route du Vendée Globe.)