HISTOIRE

C’EST BIEN DOMMAGE !

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Roselyne BACHELOT, on le pressentait depuis un moment, a décidé de renoncer à prendre la tête de liste pour les élections régionales dans les Pays de la Loire. On veut bien comprendre que la grippe AH1N1 lui crée beaucoup d’occupation en plus des lourds dossiers qui sont les siens, et aussi que le président n’ait pas souhaité se séparer d’une Ministre qui remplit aussi bien sa tâche. Dès lors que la règle stupide du non cumul aura été édictée, le sort en était scellé.

C’est bien dommage ! Car Roselyne BACHELOT, avec son envergure nationale confortée par sa réussite, il faut le dire, au Ministère de la Santé, assortie d’une réelle crédibilité régionale, non seulement avait le profil idéal, mais avait plus d'une chance de l’emporter.

Il va falloir trouver une nouvelle tête de liste. Si Christophe BECHU part, il faudra lui fournir de solides rames pour remonter le courant et rattraper le temps perdu en palinodies. Nous avons perdu une possibilité de gagner, j’en suis convaincu. A lui de saisir sa chance, en espérant que l’UMP ne sera pas trop broyée entre , les centristes « extérieurs » (car on en trouve dedans) de toutes sortes, les Villiéristes et toutes les « cabines téléphoniques » qui gravitent autour d’elle. Le nombre de places éligibles n’est malheureusement pas extensible. Je comprends qu’il y regarde à deux fois. Je lui souhaite bon vent s’il y va !



UN BUDGET DE COMBAT


Dette de la France

Pas d’autre moyen que de traiter la crise par les déficits. Le projet de budget pour la France qui sera présenté au vote du parlement par le vertueux Eric Woerth est décoiffant. Avec des recettes fiscales en chute libre en raison de la crise (-53 milliards d'euros entre 2008 et 2009) et d'importantes dépenses publiques de relance (39 milliards au total cette année, près de 15 milliards prévus l'an prochain), le déficit public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) a bondi pour atteindre 8,2% du PIB en 2009, du jamais vu. Le déficit prévu de 140 milliards d’euros, traduit la situation dans laquelle la crise a jeté la France. Il faut y ajouter le déficit du régime général de la Sécurité sociale qui va atteindre les 30 milliards. Un choix assumé, puisque le gouvernement a décidé de faire jouer à la Sécu le rôle d’amortisseur social.

Le record sera encore battu l'an prochain, malgré des recettes prévues en net rebond (+15,5%) et des dépenses de l'Etat qui ne progresseront pas plus vite que l'inflation (+1,2%) "hors relance", a insisté le ministre du Budget, Eric Woerth. Si le déficit sera réduit de 141 à 116 milliards, les comptes sociaux vont plonger en raison notamment de la baisse des cotisations et de la hausse de l'indemnisation du chômage. Alourdi par le coût de la réforme de la TP (à hauteur de 0,3% du PIB), le déficit de la France atteindra 8,5% du PIB, tandis que la dette exploserait à 84% du PIB.

En 2009, l’économie française ne se contractera pas autant que prévu : 2,25% au lieu des 3% annoncés. 0,75% qui représentent des milliers d’emplois sauvés par l’application du plan de relance, dont les effets ne sont pas encore complètement pleins. Les experts prévoient une croissance faible de 0,75% en 2010. Gageons qu’elle pourrait être supérieure. Mais cela signifie au moins une chose, c’est que le chômage va continuer à grossir.

Le Gouvernement en est arrivé là parce qu’il a adopté comme ligne de principe la non-augmentation de la pression fiscale pendant la durée de la crise, car une hausse des impôts contribuerait au ralentissement de l’économie en réduisant les dépenses des ménages. Ni hausse ni baisse d'impôt globale l'an prochain, avec un taux de prélèvements obligatoires stable à 40,7% du PIB en 2010, comme cette année. Sur ce point, il a raison. Même si on sait bien qu’un jour, il faudra bien s’attaquer (douloureusement) au remboursement de la dette qui coûtera, hors remboursement du capital, plus de 42 milliards d’euros, c’est-à-dire, presque qu’autant que ce que rapporte l’impôt sur le revenu (52 milliards). Notre Ministre du Budget est profondément hostile aux déficits mais le budget qu’il présente parie sur l’accompagnement de la reprise et la préservation maximale de l’emploi.

L'un des principaux axes du budget sera la prolongation des dispositifs de soutien à l'emploi (indemnisation du chômage partiel, contrats de transition professionnelle, etc.).

Dans le détail, les entreprises apparaissent comme les grandes gagnantes du Projet de Loi de Finances, avec une reconduction du remboursement accéléré du crédit impôt recherche (2,5 milliards) et surtout la réforme de la taxe professionnelle (TP). La suppression de la part de la TP assise sur l'investissement productif représente à elle seule 11,7 milliards d'euros d'allègements fiscaux pour les entreprises en 2010. Un allègement qui sera de 7 milliards en régime de croisière après cette année de transition.


Le gouvernement a choisi de limiter l’hémorragie en limitant les avantages offerts aux  ménages : le "verdissement" de certaines mesures fiscales (malus automobile, loi Scellier sur l'investissement locatif, crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt pour l'acquisition d'un logement, etc.) les rendra nettement moins avantageuses. Et ils devront payer l'impôt sur le revenu sur l'intégralité de leurs indemnités de départ en retraite (hors plan social), auparavant partiellement exonérée. La taxe carbone (2,55 milliards pour les ménages) devrait en revanche leur être intégralement remboursée, sur une base forfaitaire.

Un déficit à 60% lié à la crise, assure M. Woerth, mais qui reste bien au-delà de la limite de 3% autorisée par la Commission européenne.  La France n’est malheureusement pas le seul pays européen dans la même situation, même si ce n’est pas une excuse. Il y a plus mal loti que nous, même si ce n’est pas une consolation.

Ce que l’on voit moins, c’est que ce budget entame une évolution assise sur une réforme de la fiscalité qui encourage la compétitivité de notre économie en soutenant l’investissement, met l’outil fiscal au service de l’environnement, prolonge le soutien à l’économie pour conforter la reprise. Il poursuit par ailleurs l’effort de maîtrise de la dépense engagé depuis trois ans.

C’est bien un budget de combat contre la crise. C’est un budget de sortie de crise !



LA CRISE : LE POINT


Un vent d'optimisme souffle sur la planète économie. La récession terminée, la reprise, même faible, attendrait sur le pas de la porte. D'ailleurs, les bourses mondiales ont repris du poil de la bête - près de 50% de hausse en six mois - et les indicateurs positifs réapparaissent. Qu’en est-il vraiment ?

S’il est vrai qu’il y a des signaux positifs comme l’amorce de reprise sur le marché mondial des ordinateurs où le bon taux de croissance de la Chine, la conjoncture de l’industrie française qui semble aller un peu mieux, il n’en reste pas moins que des Etats-Unis nous viennent des indications qui montrent bien que tout n’est pas réglé, loin de là. Or, sans le redémarrage certain du moteur américain, notre continent ne peut guère espérer de croissance digne de ce nom. Et tout montre que ce sont surtout les pays émergents qui tireront la croissance mondiale en 2010. Voilà pourquoi le FMI, s’il annonce la fin de la récession, reste très prudent sur le retour de la croissance.

Les indicateurs qui fâchent : d’abord l’emploi. Le taux d'emploi des populations aux Etats-Unis est loin de s'améliorer ces derniers mois. Au contraire, mis à part quelques rares périodes de stabilité, il est en chute constante depuis novembre 2007. En août, il est tombé à 59,2%, niveau qu'il n'avait pas connu depuis mars 1984, au sortir de la crise consécutive au second choc pétrolier. Le chômage est loin de ne frapper que la France ou les Etats-Unis. Partout dans le monde, les chiffres explosent. L'Espagne connaît le plus fort taux de chômage des pays de l'OCDE, avec 20% de la population concernée.

Ensuite le logement. Le marché de l'immobilier aux Etats-Unis ne cesse pas de souffrir. Les stocks de logements invendus avaient fortement chuté entre juillet 2008 et janvier 2009, laissant présager un début de retour à la normale. Mais depuis le début de l'année, c'est l'inverse qui se produit, avec une remonté des stocks de 13% sur la période, soit 480 000 unités de plus en attente d'acheteurs. Et ce malgré une remontée de 7,2% des ventes de logements constatées ce même mois de juillet. On peut y voir les conséquences de la fin du moratoire en mars contre les saisies immobilières outre-Atlantique. Selon un dirigeant interrogé à l'époque par le San Fransisco Gate, "il y a environ dans le pays 600 000 propriétés reprises par les banques mais qu'elles n'ont pas remises en vente sur le marché". Un risque majeur pour le secteur, si jamais cette masse de logements devait arriver d'un coup sur le marché.

Autre point noir : les défauts de paiement. Outre leurs placements qui leur ont fait perdre des milliards, les banques américaines doivent faire face à un phénomène en hausse inquiétante : le défaut de paiement de leurs clients, que ce soit sur les prêts immobiliers accordés aux particuliers et aux entreprises ou sur les crédits distribués via les cartes de crédit des particuliers. Sur ces trois supports, l'envolée des défauts de paiement est inquiétante.

Enfin, Les bourses mondiales ont certes repris des couleurs, néanmoins, certains signes montrent que les investisseurs restent encore extrêmement prudents dans leurs investissements. Parmi ces signes, les taux des Treasury Bill (T-Bill) et des Treasury bonds, qui sont des placements sûrs. L'évolution de ces taux montre que la demande reste très forte, en particulier sur les « T-Bill » à trois mois et les « bonds » à deux ans, les rendements étant inversement proportionnels à la demande. Malgré la reprise boursière, les investisseurs n'ont pas encore quitté les « bonds » à deux ans. Et l’on voit bien que le moindre indice défaillant ou décevant fait vaciller les cours.

Un signe encourageant pour finir : depuis janvier 2009, l'opinion des industriels américains remonte la pente, alors qu'elle dégringolait littéralement depuis septembre 2008. concrètement, 11 branches de l'industrie américaine sur 18 sont en croissance. Parmi elles : le textile, la papeterie, l'imprimerie, l'électronique, l'équipement automobile. Il en reste 6 en berne : les métaux primaires, le plastique et le caoutchouc, les meubles, les produits du bois, les produits alimentaires, les boissons et le tabac, les machines-outils. Autrement dit, on n’est pas encore au bout de nos peines.

Demain je vous parlerai du projet de budget de la France pour 2010.



MAIS QU’ILS ARRETENT DE BRAIRE !


Ils n’ont pas de mots assez forts pour condamner l’initiative de l’académie de Créteil de promettre une prime à une classe en échange de la réalisation d’un projet. D’abord, il me semble, il n’est pas question de rémunérer chaque élève personnellement. Ensuite, le procédé est loin d’être neuf. En son temps, un ministre (cherchez lequel) avait promu les PAE (Projets d’Activités Educatives) qui permettaient déjà de recevoir des subventions pour une activité en lien avec l’apprentissage des savoirs ou un voyage…

Où est le problème ? C’est vrai, la présentation qui en a été faite a pu en rendre choquante la chose. Sur le plan des principes, faire de l’argent un ressort de motivation semble relever du matérialisme le plus méprisable. Aussi, les « pères-la-morale » et les « orthodoxes-de-la-laïcité »se sont-ils engouffrés dans la brèche. Au moins ils devraient savoir que si on en arrive là, c’est que tous les autres ressorts de motivation ont été épuisés (l’argent, tout le monde comprend). Ceux-là devraient aussi s’émouvoir, ce qui est bien plus grave, de la possession en classe d’un téléphone portable par 73% des élèves, dont près de la moitié disent l’utiliser en cours, et ils ne se contentent pas des sms !!!!

Si on ajoute que beaucoup d’élèves ont la télé dans leur chambre sans guère de contrôle parental…. Comment voulez-vous que ces chers petits s’intéressent à leurs études ? Il faut des trésors d’imagination pour réussir à les motiver et à les faire travailler. Après tout, si avec un tel stimulant on atteint l’objectif, ça serait déjà pas si mal !

 




LE MESSAGE DE CORBEIL


Avec une avance de 27 voix, le candidat soutenu par Serge Dassault l’a emporté face à son adversaire dont le total des voix du 1er tour, avec les désistements, atteignait 51%. Il est possible que le fait d’avoir choisi le communiste comme tête de liste au 2ème tout, ait facilité (si l’on peut dire) la tâche au candidat de l’UMP. Mais surtout, on s’aperçoit, élection après élection, que le conglomérat d’opposition ne rassemble pas tous les reports de voix, et que peu à peu, l’électorat se mobilise pour faire gagner le parti majoritaire. C’est la prime à l’union. Il y a encore des faiblesses, et la difficulté de l’UMP c’est de franchir toute seule la barre des 50%. Il faudra donc s’habituer à ces victoires étriquées, en apparence.  La bonne nouvelle, c’est que les électeurs du Modem ne sont pas prêts à avaler toutes les couleuvres roses, rouges ou vertes…




FABIUS MONTE AU CRENEAU…

éléphant rouge

Dans le JDD d’hier, Laurent Fabius livre une charge en règle contre Nicolas Sarkozy, sur les thèmes récurrents dans sa rhétorique : les promesses non tenues, le pouvoir d’achat, la revalorisation du travail, l’emploi, la baisse des impôts seulement pour les riches, … Sur ces chapitres, les faits lui donnent raison. En apparence seulement. Je distingue dans la présentation de l’éléphant du PS, rien que sur ces chapitres, deux malhonnêtetés intellectuelles : d’abord, il fait comme si la crise n’était pas passée par là, ensuite, il oublie de mettre en parallèle les promesses de sa candidate afin d’examiner si elles auraient, elles, été tenues ! 

Il ajoute dans ses critiques, l’absence de dialogue social, l’abaissement du rôle du parlement et la disparition de l’impartialité de l’état. Voilà des contre vérités : le dialogue social est intense et peu de gouvernement ont agi autant pour sa rénovation, le rôle du parlement a été renforcé, ce qui n’est pas sans poser des problèmes au gouvernement ne serait-ce qu’avec sa majorité. Quant à l’impartialité de l’état, c’est un jugement qui tient plus du procès gratuit que de la réalité. Il pense probablement aux réformes en cours sur les modes de scrutin et le redécoupage, sujets sur lesquels, quelles que soient les précautions prises, l’opposition criera plus fort qu’elle a mal.

Il continue sur le registre du pouvoir sarkozien « exorbitant », expression de la vieille querelle entre les tenants du parlementarisme qui conduit à l’instabilité gouvernementale et ceux du présidentialisme qui veulent privilégier l’efficacité ; il prône l’étatisation de l’économie et reproche l’attitude du gouvernement vis-à-vis des banques, il aurait fallu que l’état ne se contentât pas des intérêts prélevés sur les sommes prêtées, il aurait fallu qu’il profitât aussi de la revalorisation des titres qu’il a permise, comme si nos établissements n’avaient pas besoin de consolider leurs fonds propres… Enfin, Summum du summum : il ose reprocher au Président, le creusement de la dette ! Comme si elle était de son seul fait, comme si on n’aurait pu se passer de plan de relance !!!!

Il conclut royal : « une fois les paillettes évanouies, ne restera que l’injustice ». Le « gros mot est lâché ». Inévitable dans la diatribe d’un socialiste. J’ai toujours eu du mal à croire que ce mot avait un sens dans sa bouche, tant cela me fait penser à ceux qui parlent gravement de la faim, la bouche pleine.

Mais on a compris : il est partant pour la primaire du PS. Est-ce avec ce discours politicien, étriqué et mesquin qu’il va convaincre les foules ?  

J’en doute.

L’essentiel : au-delà de la critique, je cherche encore dans l’interview, sa vision, son projet, ses propositions. Circulez….



OUF !

Drapeau européen 


L’Irlande a voté « oui » et le score (67%) efface complètement le « non » qui avait tout bloqué il y a un peu plus d’un an et demi. Cette fois-ci les motivations étaient inverses, en raison de la crise. Mais peu importe. L’évolution constitutionnelle inscrite dans le traité de Lisbonne est de nouveau sur les rails. Reste un écueil, celui du Président tchèque, esseulé, qui refuse toujours de signer le traité pourtant ratifié par son parlement, et qui cherche à gagner du temps en espérant une victoire des conservateurs britanniques au printemps prochain. Une course contre la montre est donc engagée pour faire entrer le nouveau traité en application dès le début de l’année prochaine.

Il est important que l’Europe soit relancée, et cerise sur le gâteau, au moment où l’on va fêter le 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. Tout un symbole. Ce "oui" pourrait clore enfin un chapitre institutionnel qui n’a que trop duré. Il se sera écoulé 15 ans depuis le traité de Maastricht.

Que peut-on attendre de la « nouvelle Europe » ? Nos concitoyens n’imaginent certainement pas quel changement fondamental le traité apporte : c’est l’assurance d’une place sur la scène mondiale autrement plus crédible qu’actuellement, même si, grâce au volontarisme de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel, elle a beaucoup plus parlé d’une seule voix qu’auparavant, à l’occasion de la crise. Demain elle offrira un tout autre visage  avec un vrai exécutif et une vraie gestion commune des « affaires étrangères ». C’est sans commune mesure avec la situation actuelle : un président élu pour deux ans et demi, un ministre des affaires étrangères qui ne dit pas son nom mais qui en aura les prérogatives. L’Europe qui s’annonce ce sera aussi plus de démocratie avec un parlement aux pouvoirs renforcés, et plus de réactivité grâce à des décisions plus rapides.

Bien entendu, le grand marchandage est probablement déjà commencé pour trouver un accord sur les deux postes à pourvoir et les personnalités compétentes pour  les occuper ne manquent pas.

L’année 2009 se termine donc sur une bonne nouvelle. Nous devrions en être d’autant plus satisfaits, nous Français, que notre Président n’est pas pour rien dans la décision de procéder à un deuxième referendum irlandais. Mais bon, notre opposition est coite dans ce cas-là !



IMPOTS LOCAUX : ENVOYEZ L’ADDITION !


Comme les feuilles d’automne qui tombent, nous arrivent les diverses taxes qui constituent ce qu’on appelle les impôts locaux. Force est de constater que les collectivités locales n’y vont pas avec le dos de la cuillère. Elles ont évidemment toutes de bonnes excuses et beau jeu d’accuser l’état qui se défausse sur elles. Vrai et faux. Car il y a à boire et à manger dans les différentes hausses. Et si au lieu de commencer par faire la liste des dépenses, nos élus faisaient d’abord le constat de leurs recettes et décidaient de ne pas dépenser plus ! Vous n’y pensez pas, monsieur, et nos projets ? Nos promesses mirifiques pour être élus … ? Alors comme personne ne s’y retrouve dans l’empilement des impôts sur la feuille que l’on reçoit, chacun en profite. Ici, c’est la part départementale qui en prend à son aise, là c’est la région, ou encore la commune, quand ce n’est pas les trois en même temps.

Une réforme radicale s’impose. D’abord laissons à la commune les trois vieilles : taxes foncières sur le bâti, sur le non bâti et taxe d’habitation. Cela paraît logique. On pourrait étendre la compétence aux communautés de communes ou d’agglo, à condition qu’elles passent sous le régime du suffrage universel. Pour le Département et la Région, aux compétences bien spécifiques, on crée une taxe départementale et une taxe régionale permettant de financer le fonctionnement et le développement de leurs blocs de compétences. Finies les dotations de l’Etat, sauf peut-être une dotation de péréquation pour égaliser quelque peu les chances entre riches et pauvres. Chacun serait devant ses responsabilités. Pour moins dépenser et mieux utiliser l’argent public, il faut en finir avec les guichets multiples et les financements croisés. La Taxe professionnelle, cet impôt imbécile, a été un formidable encouragement à la prodigalité. Elle est supprimée en grande partie et c’est une bonne chose. Il est grand temps que nos édiles apprennent l’économie, au sens noble du terme. Ce ne sera possible que s’ils sont responsables en pleine clarté devant nos concitoyens.



ZERO CUMUL : FAUSSE BONNE IDEE



A force de vouloir être dans l’air du temps, et de vouloir faire mieux que ceux qui n’ont pas d’élus, alors forcément on tombe dans l’erreur. Il faut, paraît-il renoncer au cumul des mandats et des fonctions : c’est ce qu’exigerait l’opinion. A voir ! Je ne suis pas certain que nos concitoyens soient aussi sévères en matière électorale, comme semble le prouver la réélection sans difficulté de nombre de « cumulards ». Pourtant, on était arrivé à un modus vivendi acceptable avec l’écrètement des indemnités et la limitation à deux mandats. Le bon équilibre n’est-il pas d’avoir un mandat local pour la proximité et un mandat national pour la représentativité et l’efficacité. Chacun sait bien que le maire d’une grande ville la sert mieux s’il dispose d’un mandat national (Angers en est la preuve par l’absurde) : il lui est plus facile de faire avancer ses dossiers auprès des ministres… Demandez à Gérard Collomb, le maire de Lyon. Et quand on pose la question à Jean-Marc Ayrault, il est plutôt embarrassé.

D’où vient donc cette idée du mandat unique ? C’est typiquement une idée de gauche, d’extrême-gauche même. Une position idéologique née autrefois dans les « soviets » avec le « mandat unique révocable » et justifiée par la crainte de « l’embourgeoisement » ou de la prise de liberté par la situation acquise. Un élu qui a plusieurs mandats devient moins perméable aux injonctions du parti. Il faut dire que les partis en question ayant peu d’élus, ils peuvent sans gêner personne prôner la « pureté » démocratique par le mandat unique.

Alors pourquoi l’UMP s’est crue obligée d’en rajouter en la matière ? Qui plus est, en changeant la règle du jeu après avoir fixé un calendrier de désignation des têtes de listes régionales. Au nom de la directive Jospin ? On s’étonne après de retrouver des ministres dans la seringue, obligés de renoncer ou de choisir. Ubu se serait-il installé rue La Boétie ? Doublement stupide : premièrement on se piège tout seul, deuxièmement, on tombe dans le piège tendu par la gauche. Cerise sur le gâteau : on risque de se priver des meilleurs candidats pour reprendre des régions aux socialistes !!!

Avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy, je pensais enfin que la droite avait renoncé à être la plus bête du monde. Il y a des jours comme aujourd’hui où je doute.



ALLO MAMAN BOBO …

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Le moins qu’on puisse dire, c’est que le maire d’Angers a de la suite dans les idées. Il sort à point nommé son projet de réaménagement des voies sur berges, sûrement pour faire oublier ses déboires avec le tramway dont le coût dérape constamment, l’annulation du Plu ou les convulsions de la liaison sud. Est-ce bien sérieux ? S’il est vrai que la ville d’Angers, contrairement à l’agglo, est peu endettée, avant d’envisager un tel aménagement, il conviendrait de réaliser la 2ème ligne de tramway.

Et le lancement des études, qui vont évidemment coûter une fortune, s’appuie sur une vision certes flatteuse mais parfaitement irréaliste : c’est bien de vouloir supprimer la coupure des voies sur berges pour se réapproprier les rives, mais en choisissant de combler les trémies, on prive le centre-ville d’un accès rapide et pratique, et l’agglomération d’une radiale très utile à son irrigation. Croire qu’on va diminuer l’impact de la circulation automobile relève du fantasme : elle ne diminuera guère, parce que les autos vont évoluer, vont devenir moins bruyantes (électriques) et moins polluantes. On nage en plein délire bobo !

D’autant plus que d’autres solutions sont possibles, comme par exemple couvrir sur toute la longueur la voie sur berge, mais c’est Jean Monnier qui le préconise, alors….



LA « VOTATION » A LE DOS LARGE

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La « votation », à ne pas confondre avec le « vote », « citoyenne » par le fait qu’elle organisée par le PC ou ses proches, appelle donc le quidam à venir se prononcer contre la « privatisation » de la poste. D’ailleurs, l’opération fait l’objet d’un magnifique montage qui circule sur le net, dans lequel la désinformation le cède au procès d’intention quand ce n’est pas au mensonge. Il n’est pas banal que la CFDT, qui se prononce explicitement contre le statu quo avec des arguments discutables mais recevables, combatte l’opération. De toutes façons, quel crédit accorder à une opération où le « non » est sûr de l’emporter quelle que soit la participation des votants.

Et pourtant, comme l’explique fort bien Nicolas Lecaussin, directeur du développement de l’IREF (Institut de recherches économiques et fiscales), le meilleur service qu’on pourrait rendre à La Poste, c’est de la « privatiser ». Elle est très en retard par rapport à ses concurrentes européennes, et la réforme proposée, est restée très timide en raison de l’opposition des syndicats qui ne veulent pas changer de statut parce qu’ils veulent garder leurs privilèges, notamment un système de retraite non provisionné (57 millions d’euros à la charge du contribuable). La réforme du statut de La Poste transformera donc l’entreprise publique en « société anonyme » dans laquelle l’Etat restera majoritaire et injectera 1,2 milliard d’euros, auquel il est prévu que la Caisse des Dépôts ajoute 1,5 milliard. Toujours le contribuable qui est mis à contribution pour renflouer les caisses d’une entreprise publique mal gérée. Avec 18 milliards de chiffre d’affaires, elle affiche 6 milliards de dette, et elle emploie 330 000 personnes dont les 2/3 sont des fonctionnaires. 70% de ses services sont concurrentiels, et le courrier sera ouvert à la concurrence le 1er janvier 2011.

Elle va s’insérer dans un décor où elle est un nain parmi les géants : la Poste néerlandaise (TNT post) fait 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires et est aujourd’hui le n°1 en France pour le transport des colis et des documents (on le sait rarement), la poste allemande « Deutsche Post World Net » est une société anonyme à capitaux mixtes, propriétaire de DHL et de Exel (Anglais) ; elle réalise 35 milliards d’euros de chiffre d’affaires à l’international (58% du total) contre seulement 3 milliards à notre poste nationale, pour qui la part du courrier hexagonal reste prépondérante (60% du CA).  Un service qui coûte très cher, de moins en moins performant, avec un réseau complètement inadapté (sur 17500 bureaux de poste, 6500 ont une activité de moins de quatre heures par jour et 2500 de moins de deux heures). Le changement de statut, opéré chez nos voisins dès 1990 pour la Hollande, risque d’arriver bien tard pour notre entreprise nationale. Ne rien faire, c’est tuer « La Poste » à coup sûr. La réforme actuelle ne la sauvera peut-être pas.

Nier les réalités, n’empêche pas la réalité. Bonne « votation » !

 


ONU SOIT QUI MAL Y PENSE

ONU

     

Je reviens sur l’assemblée générale de l’ONU, quelque peu éclipsée par l’intensité de l’actualité, qu’elle soi politique avec le G20, ou bassement terrestre avec le cortège des catastrophes climatiques qui s’abattent ici et là.

            

L’ONU, ce big bazar de la paix mondiale (en principe), vient de nous offrir un spectacle comme rarement vu. Doit-on attribuer le cortège des dictateurs à la tribune à la mollesse de l’actuel Secrétaire Général, Ban Ki-Moon ?  On peut en effet se poser la question de savoir s’il est normal que des dictateurs arrogants comme Mahmoud Ahmadinejad ou Mouammar Kadhafi puissent venir faire leur numéro de provocateurs à la tribune même de l’assemblée mondiale. Choquant ! Mais qu’est-ce qui ne l’est pas en ce bas monde où la mondialisation brasse les valeurs au même rythme que les monnaies.

                            

Mais, la noble assemblée a vu aussi parader Hugo Chavez, président du Vénézuela, élu à vie (ben voyons !), dont le passe temps favori consiste à supprimer méthodiquement les libertés dans son pays. Ce n’est que la partie visible de l’iceberg. La vérité, c’est que notre époque voit la liberté reculer dans beaucoup d’endroits, parfois après avoir progressé. Et ce n’est pas un hasard si les dictatures reviennent en force.

                           

S’il fallait dresser le tableau des pays concernés, il serait consternant : du Gabon, au régime birman, russe, chinois au soudanais, qui maltraitent leurs minorités, du Zimbabwe aux pays arabes qui n’hébergent aucune démocratie digne de ce nom,… les dictatures prolifèrent sures de leur invulnérabilité. Ce qui les rend de plus n plus dangereuses !

                       

Comment traiter sereinement le cas de l’Iran, dans ces conditions. L’ONU étant impuissante et dépassée, ce sont Les Etats-Unis, Le Royaume Uni et la France qui font les gros yeux. Ce à quoi le régime des Mollahs répond par un pied de nez en lançant plusieurs missiles de longue portée. Il ne faudrait pas, parce nous sommes accablés par la crise, qu’au nom de la survie, nous soyons amenés à fermer les yeux pour avoir la paix. Le renoncement serait la pire des choses que nous paierions très cher ensuite. Si bras de fer il doit y avoir, il faut aller jusqu’au bout. C’est alors qu’on voit bien la difficulté : pourquoi tolérer ici et pas là ! La menace de rayer un pays de la carte du monde est-elle l’argument décisif ?

                                             

L’Histoire retiendra peut-être que les années 2005-2010 présentent des similitudes avec les années 35-40 du siècle dernier. Raison de plus pour de pas rééditer les mêmes erreurs face aux dictatures. Il est grand temps que les démocraties affrontent la montée de l’intolérance, de l’obscurantisme et de la violence.

 




ANGELA, MAIS QUEL TALENT !

 

Angela_Merkel

 

Conformément aux prévisions des sondages, Angela MERKEL a remporté les élections en Allemagne et prolongera son bail de Chancelière. Elle appelait de ses vœux la fin de la « grande coalition » avec le SPD : c’est chose faite. Elle est en mesure de créer une majorité avec les Libéraux, ce qui est plus logique politiquement. Mais l’important, c’est que l’Allemagne garde la même patronne. L’érosion de la CDU est manifeste, mais moins forte que celle du SPD, dont l’électorat a été davantage rongé sur sa gauche par « Die Like » et les verts. La victoire elle la doit à sa popularité, même si probablement quelques électeurs conservateurs ont boudé les urnes. Le taux d’abstention inhabituel outre Rhin, bien que la participation ait dépassé 70%, est dû en partie à ce phénomène et à une déception de la gauche modérée que le rival d’Angela n’a peut-être pas réussi à mobiliser. Et puis la crise est passée par là !

                    

Au Portugal, même chose : les sondages annonçaient une victoire sans bavures du socialiste José SOCRATES. L’échec de son parti aux européennes est effacé. Le centre droit n’a pas réussi à reprendre le pouvoir. Là encore, le bloc de gauche et la droite conservatrice progressent au détriment des deux grands partis de gouvernement.

          

La conclusion qu’on peut tirer de ces deux résultats, c’est que les électorats préfèrent tenir que courir. Les plans de relance profitent aux gouvernements en place, et dans la tourmente économique, on préfère garder les mêmes au gouvernement. De ce point de vue, c’est plutôt une bonne nouvelle pour l’Europe. Après tout, quel que soient les bords politiques des chefs de gouvernement, ils ont tous tiré dans le même sens et réussi la première phase stratégique qui était d’éteindre l’incendie. Il n’est donc pas anormal qu’ils en tirent bénéficie. Il n’est pas mauvais non plus que le même personnel puisse continuer à travailler de conserve, pour la suite des évènements. On peut considérer que ces deux résultats sont donc deux bonnes nouvelles pour l’Europe.

 

 


LE G 20 FACE A LA « SORTIE DE CRISE »

S’il est une certitude face aux interrogations actuelles sur la « reprise de la croissance », c’est bien que le pire a été évité. Face à l’effondrement de l’hyperfinance, la chute de la production industrielle, la contraction du commerce mondial et la descente aux enfers des bourses, les gouvernements ont réagi  sans mégoter en faisant déverser par les banques centrales des milliers de milliards de dollars, de yens de yuans et d’euros pour éteindre l’incendie ; et ils y sont arrivés. L’été semble même confirmer le scénario d’une « fin de récession ». Pour autant, tous les paramètres ne sont pas encore au rendez-vous pour qu’on tienne pour acquis le retour de la croissance.

                  

Car la crise actuelle n’est pas encore dépassée. Le retour des mauvais comportements des banques qui reprennent leurs mauvaises habitudes, surtout outre atlantique, en est le signe le plus révélateur. Elle est du type de celles qui changent le monde et l’on voit bien qu’il faudra trouver de nouveaux équilibres autres qu’une croissance calée sur l’endettement américain.

      

Le G20 a donc du pain sur la planche : régler les égarements financiers en trouvant les outils d’encadrement et de régulation du capitalisme financier. Et pour soigner la crise économique qui en a découlé, il devra trouver le chemin qui permette à la demande privée de prendre le relais de l’argent public largement déversé, sachant que le creusement des dettes publiques va imposer tôt au tard des politiques de rigueur. Equilibre subtil entre l’ajustement des budgets et des taux pour stimuler à la fois la confiance des consommateurs sans inquiéter les marchés.

        

Mais la crise est aussi structurelle. Pour bâtir ce nouveau monde solidement, l’Amérique doit épargner, la Chine se consacrer davantage à sa croissance intérieure et il faudra encore du temps pour que l’économie de l’Asie tire celle du monde en remplacement du gros moteur américain.

    

La crise a enfin des dimensions intellectuelles, voire idéologiques : la mondialisation libérale creuse les inégalités dans les pays riches du Nord, et surtout y malmène les classes moyennes et rompt le pacte social du progrès de génération en génération. Les pays du Sud n’en veulent pas parce qu’elle est le modèle « occidental »… Autrement dit une guerre des capitalismes menace. C’est bien pourquoi Nicolas Sarkozy a tenu à ce que les pays émergents soient associés aux solutions. L’impact de pays comme le Brésil ou l’Inde est loin d’être négligeable. Une nouvelle répartition des richesses en découlera, aussi bien nationales qu’internationales, dont on ne connaît pas aujourd’hui bien évidemment la clé de répartition. Il y faudra encore plusieurs G20. Néanmoins, si l’on répond à ces trois préoccupations : crise financière et économique,  crise structurelle, crise idéologique, alors la vraie reprise pourra être au rendez-vous.

                 

En entraînant toute l’Europe dans son sillage et en proposant une réforme du FMI qui prenne en compte peu ou prou ces trois dimensions, la France montre une fois de plus qu’elle a encore un rôle éminent à jouer dans l’organisation de notre vaste monde.

 


COURANT CLAIR COMME DU JUS DE CHIQUE !

Les audiences se suivent et ne se ressemblent pas dans le procès dit « Clearstream ». Après l’ouverture en grande pompe galouzienne sur le ton de « l’impérator accusator » (ou accuse à tort), les témoignages des obscurs, c’était aujourd’hui la déposition à la barre de la version d’Imad Lahoud, que la cour aura du mal à croire tant elle est fantaisiste, et les commentaires vifs assortis des dénégations les plus fermes de Jean-Louis Gergorin, sur le rôle que le précédent entend lui faire jouer.

            

On est pourtant loin du cœur du sujet, et c’est Nicolas Sarkozy, de New-York, qui nous y a ramenés. S’il a porté plainte contre X à l’époque quand il a découvert qu’il était sur les fameux listings qui le disaient détenteur de deux comptes, on va dire pour faire bref, « d’argent sale », c’est bien parce que la manœuvre visait à lui nuire au moment où ce n’était plus un secret pour personne qu’il ambitionnait d’être candidat à la présidentielle.

            

On ne peut comprendre le sens de ce procès que si on le resitue dans le contexte de la rivalité avec Dominique de Villepin. Il est impossible de s’en tenir à une analyse strictement judiciaire du scandale qui ne peut être compris que sous l’angle politique. Il n’est pas anodin que le nom hongrois du Président se soit trouvé mêlé à d’autres comme Dominique Strauss Kahn, Alain Madelin et quelques autres. En nuisant à ces personnalités, dont quelques présidentiables, les manipulateurs des fichiers cherchaient à faire le vide dans la course à l’élection. Cherchez à qui pouvait profiter le crime ?

                         

Il n’est pas non plus un secret que L’ancien président cherchait à barrer la route à l’actuel. Il n’est pas surprenant non plus que les méandres du dossier se soient enroulés autour de l’ancien premier ministre et Nicolas Sarkozy est persuadé qu’il a ourdi le complot contre lui, d’autant plus que, les carnets du général Rondot aidant, il apparaît bien comme s’être acharné à le confondre, même s’il savait que la liste avait été trafiquée.

                        

Le procès dira s’il est coupable ou non. Dominique de Villepin joue gros et c’est pourquoi il a choisi l’attaque. Il occupe avec gourmandise les plateaux télévisés pour plaider sa propre cause, tenter de se rendre sympathique auprès des Français, lui qui n’a jamais affronté le suffrage universel, critiquer avec férocité la politique et les actions menées par l’actuel locataire de l’Elysée. Il n’est pas aussi démuni qu’il le dit. Mais sa faiblesse c’est aussi de foncer tête baissée dans la mêlée sans savoir trop à quoi sert la bataille. Il a choisi dès sa première déclaration l’affrontement : en plaçant d’emblée le procès sur le terrain politique de la « rivalité », n’est-ce pas déjà un peu un aveu !

                           

S’il s’en sort, ce sera un semeur d’embûches redoutable pour Nicolas Sarkozy, qu’il appelle le « nain ». C’est pourquoi le Président fera tout ce qui est en son pouvoir pour qu’il soit condamné… dans le respect de l’indépendance de la justice. La rumeur dit qu’il veut voir le coupable « pendu à un croc de boucher ». C’est un remake de David contre Goliath !

 

 

 


COMBAT DEPASSE

LaPoste_fr



La grève nationale de « La Poste », quoi qu’en disent les syndicats, n’a pas mobilisé les masses, ce qui constitue un échec pour des organisations qui totalisent 94% du vote des salariés. Le mouvement contre le projet de loi de transformation en société anonyme a été suivi mardi par 22,2% des postiers selon la direction et 40% selon les syndicats, qui comptent sur la "votation citoyenne" organisée fin septembre auprès des usagers.

 

Ceux-ci pensent que l'Etat peut financer La Poste via des dotations en capital, sans créer une société par actions,  qui est, selon eux, le prélude à une privatisation. Evidemment, ils se trompent lourdement et trompent leurs troupes et le public du même coup. La transformation du statut est à la fois nécessaire pour entrer dans les « clous » de la concurrence européenne qui doit être libre, et pour lever sur le marché les fonds nécessaires à la modernisation d’un outil qui a beaucoup de mal à s’adapter au monde moderne, en raison du combat idéologique que mène une partie des personnels : La Poste « va entrer en bourse, les postiers entrent dans la Bourse », a déclaré Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, qui a tenu une assemblée générale-surprise dans le palais Brongniart, avec une cinquantaine de facteurs. Le service public a le dos large, il s’agit plutôt de défendre des avantages acquis que permettait le monopole.

 

Quand on va à l’étranger, en Allemagne, notamment, où la mutation a été entreprise il y a douze ans, on s’aperçoit que le service public est parfaitement rendu, et que des outils modernes ont été mis à la disposition des usagers : il devient simple de retirer son colis en cas d’absence, par exemple, en se rendant au « conteneur » du quartier où l’on peut le trouver dans un casier accessible à toute heure.

 

Le Gouvernement n’a pas besoin de « privatiser » La Poste. C’est un procès d’intention entretenu par Besancenot et sa clique qui trouve là des troupes pour grossir les rangs de son parti. De même, qu’une entreprise privée peut très bien rendre un service public aussi efficacement qu’une entreprise publique. Si cela n’était pas le cas, il faudrait se poser des questions sur l’intelligence des peuples qui nous entourent. Faire croire à l’universelle efficience du service public à la Française avec des fonctionnaires zélés relève du mythe.

 

Pour cacher sa misère, l’intersyndicale va organiser une « votation citoyenne » dans toute la France du 28 septembre au 3 octobre par un Comité national contre la privatisation de La Poste. Le PS a écrit à tous ses élus pour leur demander d'en assurer l'organisation matérielle dans les mairies. La CGT a estimé dans un communiqué que c'était le prochain rendez-vous pour l'intersyndicale qui fonde ses espoirs de voir nos compatriotes tomber dans le panneau de « l’attachement au service public », sans se rendre compte, que comme à la SNCF « fret », ce sont les mêmes qui sabordent l’entreprise publique par leur aveuglement idéologique.



LOGEMENT : DOUBLE RETOURNEMENT DE SITUATION !

Logement


Le logement locatif privé devrait connaître une baisse des loyers en raison d’une offre excédentaire dans de nombreuses régions et diminution des besoins en logement jusqu’en 2015 en raison d’une moindre augmentation du nombre des ménages qui concernera toutes les régions.

 

Alors que les listes d'attente du logement social ne cessent de s'allonger, le marché du logement locatif privé, devenu trop cher pour une majorité de candidats à la location pourrait, connaître un retournement aussi spectaculaire que celui de la vente : baisse des loyers et offre excédentaire dans de nombreuses régions semblent être en effet les deux tendances qui apparaissent sur un arrière-plan de crise économique qui n'a probablement pas encore produit tous ses effets...

 

En raison d’une offre de logements dépassant largement la demande, alimentée notamment par l'arrivée massive sur le marché des logements achetés de 2003 à 2007 sur plans, grâce au régime de défiscalisation "Robien", le niveau moyen des loyers sur la France entière a baissé de 4,65% pour les appartements et de 2,31% pour les maisons, selon un réseau de 900 agences immobilières. Les loyers des grands appartements chutent lourdement, ainsi que globalement ceux de nombreuses villes de province. La situation pourrait s’aggraver encore : tous les "Robien" achetés au plus fort du "boom" de l'immobilier n'ont pas encore été livrés, et les mêmes errements risquent de se reproduire avec le nouveau régime "Scellier" !


Une étude du Crédit Foncier publiée le 7 juillet dernier met en évidence une centaine de communes, dont une soixantaine de plus de 50.000 habitants, situées dans les zones d'éligibilité aux régimes "Robien", "Borloo" et "Scellier", et où l'offre de logements locatifs est déjà ou est susceptible de devenir rapidement excédentaire. Les investisseurs qui y achètent des logements attirés par l'avantage fiscal auquel ils ouvrent droit risquent de rencontrer des difficultés pour y trouver des locataires au prix prévu par le budget prévisionnel établi par les vendeurs, et donc de devoir louer moins cher, mettant en cause l'économie de leur investissement, voire de ne pouvoir louer dans le délai d'un an maximum pour bénéficier de la déduction fiscale ou de la réduction d'impôt !


Selon le Crédit Foncier, le nombre de logements achetés pour bénéficier de ces régimes et restés vides faute de locataires, estimé entre 5 et 10.000 dans un rapport risque de doubler, d'autant que la morosité économique s'ajoutant à une offre déjà excédentaire entraîne une forte baisse des loyers dans certaines régions ! Parmi les villes citées comme dangereuses pour les investisseurs en « Scellier » : Angers !


A ces excédents d'offre par la construction risque de s'ajouter une contraction de la demande.

                  

Une étude prospective des besoins en logements du BIPE estime qu'il faut revoir en baisse les prévisions pour les années qui viennent : elle fait état de besoins prévisionnels de "seulement" 370.000 logements par an, y compris de résidences secondaires, soit plus que le niveau de production actuel compte tenu de la crise (300.000), mais moins que la production de 2008 (428.000) ! Ceci résulterait du ralentissement dans la création de ménages ; du coup, dans les années qui viennent, la demande de logements liée à l'évolution du nombre de ménages sera en baisse dans toutes les régions. Cette prévision bat en brèche les analyses répétées depuis plusieurs années expliquant que les prix de l'immobilier ne peuvent baisser durablement en raison de l'existence d'une demande structurellement non satisfaite, liée justement en grande partie à l'augmentation du nombre de ménages. Selon le BIPE, les besoins en logements pourrait reprendre leur croissance et remonter à 400.000 à partir de 2015...

A noter que cet institut de prévision est pour le moment le seul à prendre le contre-pied d'un consensus, qui chiffre plutôt à 500.000 par an le nombre de logements nouveaux nécessaires pour résorber la crise du logement, mais son analyse est à prendre d’autant plus en considération que ses prévisions antérieures - celles concernant le marché de la vente - ont eu tendance à se réaliser. Les segments de marché alimentés par une construction dopée à la défiscalisation ne sont en effet probablement pas ceux qui permettront dans les années qui viennent aux classes moyennes et modestes de se loger à des conditions soutenables, et les investisseurs qui s'y lancent aujourd'hui peuvent s'exposer à de rudes déconvenues...





VERT VILLIERS

                                                   

 

On peut dire ce qu’on veut du gars Philippe, mais en matière de lutte contre le réchauffement climatique, la Vendée a pris quelques longueurs d’avance. Les particuliers qui construisent sont invités à installer des citernes de récupération des eaux pluviales et des pompes à chaleur. L’action du Sydev, syndicat départemental assurant la distribution électrique, va encore se renforcer. Il intensifie l’installation de panneaux solaires voltaïques sur les toits des bâtiments communaux. Plus de 70 communes ont fait l’objet d’études pour l’installation de panneaux sur 120 toitures, ce qui représente 12500 mètres carrés.  Le syndicat s’apprête maintenant à installer quatre fermes photovoltaïques totalisant 9,5 ha de panneaux, une puissance de 10 mégawatts et une production annuelle de 11 000 mégawattheures. Elles seront installées sur les emprises d’anciens centres d’enfouissement de déchets qui seront ainsi valorisés. Un investissement de 60 millions d’Euros ! 

Dans le domaine de l’éolien, le Sydev a épuisé tous les sites potentiels et il vient d’inaugurer le dernier installé. Ce qui porte à 36 éoliennes le parc d’une puissance installée de 50 mégawatts. Il considère avoir atteint la limite du raisonnable en la matière. Mais les investissements dans les énergies renouvelables continueront de façon à atteindre en 2015 « l’autosuffisance » pour les communes qu’il représente (282). Pour mémoire, l’énergie produite par l’éolien représente déjà le double des besoins pour l’éclairage public.

Par ailleurs, dans le cadre de son plan départemental d’élimination des déchets, le département a choisi d’avoir recours au tri mécano biologique et met en œuvre une politique ambitieuse de tri et de ramassage différencié des ordures ménagères.

Comme toujours, en matière d’écologie comme dans le reste, il y a ceux qui en parlent et ceux qui agissent.

 


 


FLICAGE

                            


Y’en a marre du flicage de « c’qu’on dit ». Dans ce pays, on ne peut même plus plaisanter sans qu’aussitôt il y ait un enregistrement sur le net, évidemment sorti de tout contexte. Brice Hortefeux se trouve aujourd’hui au cœur d’une polémique où la haine de la gauche n’a d’égale que sa véhémence. Insupportable ! Veulent-ils faire oublier leurs propres faiblesses bien plus graves ? Quand on est un parti de tricheurs et de fraudeurs, on ne donne pas de leçons aux autres. Alors, quand vous raconterez une histoire du type « Comment appelle-t-on un blanc sur une Mobylette ? – un cyclomotoriste ! Et un arabe sur une mobylette  - un voleur ! » Faites gaffe, vous risquez les tribunaux. Comme moi je ne suis pas du tout raciste, je n’en raconte pas. Sauf sur les Belges, les Corses, les Juifs (seulement quand je suis avec avec des copains juifs), les blondes, les flics… Il circule pourtant sur le net des choses bien plus terribles, qui m’arrivent dans ma messagerie. Personne ne semble s’en offusquer : sur la « burqa », par exemple, ou les « sans-papiers » …

S’ils n’ont que ça à se mettre sous la dent, c’est vraiment triste !

 




ETONNEMENT

                                                       

 

L’étonnement, c’est le début de l’intelligence, disait mon prof de philo. Donc, l’intelligence a peut-être touché le Modem, si j’en crois la déclaration de Laurent Gérault : « Le Modem va vous étonner ! ». Moi, ça m’étonnerait… qu’il m’étonne. En tout cas, pour l’instant, je suis sur ma faim. Le virage à gauche était tellement évident qu’il n’a pas étonné grand monde. 

Je suis peut-être « pas assez intelligent ». Mais je n’aimerais pas être à sa place : s’il suit la ligne de son parti, il devra faire alliance avec les socialistes qu’il a toujours combattus et donc … se réconcilier avec Bernadette. Dur, dur !

C’est ça qui serait étonnant !  Hé, Ho, Laurent, réveille-toi !



CAUCHEMAR


                                              


Cette nuit, je me suis réveillé en sursaut, tout en sueur. Pensez donc, j’étais en train de faire un rêve épouvantable. Jugez-en : par je ne sais quel coup du sort, François Bayrou était devenu Président de la République. Il avait nommé Ségolène Royal, Premier Ministre et suivait la composition du gouvernement : Martine Aubry à l’Intérieur, Cécile Duflot à l’Ecologie, Marielle de Sarnez à la Communication, Robert Hue à l’Economie, Marie-Georges Buffet aux Finances, José Bové à l’Agriculture, Daniel Cohn Bendit aux Affaires Etrangères, Manuel Valls à l’aménagement du Territoire, Villes et Banlieues, Vincent Peillon à la Défense… J’étais bien content de me réveiller.

Même pas vrai, je plaisante ! Avouez que ça fait peur, non ?



C’EST QUOI « ETRE DE GAUCHE » ?

                                                        

 

C’est une question qu’on peut légitimement se poser quand on découvre la tragi-comédie que continuent de nous jouer les « acteurs » du PS.  Pourtant, je ne devrais plus me la poser, moi qui pendant longtemps ai vécu en immersion dans le milieu enseignant, véritable vivier de gauche s’il en est. Mais c’est une réflexion d’une connaissance avec qui je marchais l’autre jour, nullement encartée d’ailleurs, qui m’a amené à m’interroger. « Je suis de gauche, et j’en suis fière ! » affirmait-elle. De gauche, c’est son droit, mais pourquoi en être fière ? Qu’est-ce qui peut bien justifier cette fierté ? Deux certitudes.

Une certitude, pour avoir souvent débattu avec des gens de gauche : ils sont persuadés qu’ils détiennent LA vérité. Et donc que seules leurs idées peuvent être utiles à nos concitoyens. De la cette propension à donner des leçons de démocratie, de solidarité, de justice. C’est vrai, ils sont attachés plus que quiconque « aux grands principes ». Cette foi, car on peut parler de foi, les rend aveugles. Il suffit d’écouter le discours d’un leader : on aura entendu tous les autres, à tel point qu’on se demande sur quoi ils peuvent bien se chamailler. Querelles d’égos plus que d’idées, sans aucun doute. Une fois je m’étais amusé à relever tous les mots que j’attendais : « régressions sociales, mobilisation, démocratie, injustices sociales, solidaires… » Pas un ne manquait.

Une autre certitude : à gauche, on a le monopole de LA générosité. C’est vrai que les gens de gauche sont disponibles et donnent de leur temps. C’est à mettre à leur crédit. Ils savent se dévouer pour les autres et la chose publique. On les retrouve dans beaucoup d’associations de terrain. Mais en terme de projet, les propositions qui émanent de leurs partis confinent souvent au misérabilisme quand ce n’est pas de la démagogie pure et simple. Ils ont jusqu’à l’obsession la « haine de l’argent » ou plutôt de ceux qui en gagnent beaucoup, le souci de la redistribution vers les pauvres à qui il faut donner sans cesse, et la protection des salariés contre les « excès » des patrons au point d’interdire les licenciements au mépris des données économiques. Ils ont aussi le monopole de la solidarité, ce que nous appellerions « fraternité ». Cela les conduit à envisager tous les aspects de la vie à travers le prisme déformant du « collectif ». En conséquence, ils ont une aversion pour tout ce qui touche à « l’autorité » et à « l’individuel ». Un exemple : la résistance au soutien « individualisé »…

Alors, forcément, tout ce que peut faire un gouvernement de droite est moche, favorise les riches, persécute la gauche. Les Libertés sont en danger, la justice est sous tutelle, la démocratie est bafouée. Je n’invente rien, je me contente de relever des passages du discours de Martine AUBRY à la Rochelle. La gauche a recours au procès d’intention systématique, puisque tout ce qui sort de sa logique est erroné. Et même quand les faits démontrent l’efficacité d’une décision, elle se réfugie dans la posture de dénégation. Alors vous imaginez : le redécoupage des circonscriptions, la suppression du juge d’instruction, la taxe carbone, la réforme des collectivités…Tout est « revanche » contre le PS ! Rien ne trouve grâce à ses yeux. Inutile de démontrer que le plan de relance fonctionne comme attendu, que le « paquet fiscal »  a aussi des retombées positives, que les transferts de fiscalité pour la « verdir » sont indispensables, que le RSA est une bonne idée qui vient de chez elle et qu’il commence à porter ses effets… Et si vous affirmez, comme les spécialistes de géopolitique, que Sarkozy gouverne au centre gauche alors que Mitterrand gouvernait au centre droit, vous susciterez incrédulité et incompréhension.

Vous trouvez que je force le trait ? Je ne fais pourtant que des constats.



BIPOLARITE, CENTRISME ET RADICALITE

Assemblee (intérieur)  

                                                                

 

Depuis la mise en place de la Vème République et du scrutin majoritaire, le rôle principal revient au parti majoritaire de chaque camp. C’est un sorte de bipolarisme à la française, où au 2ème tour, bon gré, mal gré, il faut choisir son camp. On est évidemment loin de l’émiettement que provoquait la proportionnelle sous la IVème. Elle permettait tous les accommodements, avec les inconvénients que l’on doit garder en mémoire : certains gouvernements n’ont duré qu’une journée. Depuis, le bipolarisme a fait des progrès mais a connu des avatars : par exemple quand l’UDF damait le pion au RPR, à jeu presqu’égal. Evidemment, c’est la gauche qui a fini par en tirer les marrons du feu, quand Mitterrand a réussi à la fédérer sous son égide.

La bipolarité de la vie politique française a toujours eu du mal à s’affirmer. Elle rencontre depuis toujours deux obstacles : le centrisme et la radicalité. Le centrisme c’est le vieux rêve de la 3ème voie entre la gauche et la droite, incarné par le MRP après la guerre alors que les communistes dominaient la gauche, et par l’UDF de Giscard qui rêvait de rassembler deux Français sur Trois. La radicalité, c’est la propension que nous avons dans notre pays à avoir des extrêmes, à droite comme à gauche, dont la vocation est d’abord la contestation. Il arrive que les uns et les autres grappillent suffisamment de voix pour bloquer la machine majoritaire de la bipolarité. L‘exemple le plus emblématique en est la présidentielle de 2002.

Dans ce décor, le centre existe-t-il vraiment ? Essentiellement incarné par les démocrates chrétiens rebaptisés « sociaux » dans notre pays, il a connu ses heures de gloire avec le MRP, puis sous Giscard avec l’UDF, rassemblant les rescapés de la démocratie chrétienne, les libéraux et indépendants et quelques radicaux valoisiens. Pour moi, qui en ait fait partie activement, c’était une autre manière de nommer la droite. Le centre, c’était un centre droit qui se différenciait du RPR au profil jugé plus bonapartiste. Mais par sa doctrine, ses propositions, ses repères, son projet de société, il s’opposait nettement aux solutions collectivistes incarnées par la gauche.

Le Modem, essaie depuis sa création, avec un leader esseulé et presque sans élus de relever le défi de faire exister un centre autonome et puissant. On observera que son positionnement d’opposant systématique à la majorité actuelle a d’abord conduit à l’émiettement du centre entre plusieurs partis, tant l’ancrage de son électorat au centre droit est vivace. Il tente aujourd’hui un retour spectaculaire sur la scène politique, avec les déclarations presqu’attendues de François BAYROU, et c’est pour se tourner vers la gauche. L’objectif est probablement de se replacer au coeur du débat, après le ratage monumental des Européennes. Il s’agit encore une fois de mettre la pagaille au PS, qui est le seul moyen pour lui d’espérer exister dans une présidentielle. Quand BAYROU tend la main, il faut savoir qu’elle tient une urne ! Mais son espace politique est de plus en plus étroit, surtout si le PS est durablement remis en selle. Cela va devenir très compliqué pour le Modem. C’est que « le centre » est un mythe politique. Il n’existe que s’il penche d’un côté ou de l’autre. Il est condamné à servir de béquille à l’un ou l’autre des partis de gouvernement.

La radicalité s’exprime essentiellement par la persistance de partis d’extrême gauche : Lutte Ouvrière, NPA, mais aussi la Gauche de MELANCHON et encore, a bien des égards, le PC. Elle existe à droite avec le Front National que Mitterrand avait su faire prospérer pour empêcher la droite républicaine de gagner. Le point commun à tous ces partis, c’est qu’ils n’ont aucune chance de gouverner un jour. Soit qu’ils ne le recherche pas, préférant la contestation pure et dure aux alliances amollissantes ou compromettantes, soit qu’ils soient rejetés massivement comme cela a été le cas de Jean-Marie LE PEN, parvenu au 2ème tour de la présidentielle grâce à la multiplication des candidats sur les deux bords. La radicalité n’en est pas moins une complication. Nicolas SARKOZY a réussi à capter suffisamment de voix au Front National pour le marginaliser. Par contre, la résurgence de l’extrême gauche et l’éclatement à la marge du PS, rend la tâche difficile à Martine AUBRY obligée de faire le grand écart entre son extrême gauche, sa gauche dure, les verts qui ne sont pas pressés, et le centre : pour le PS, le choix de l’alliance est primordial et c’est un jeu de bascule imprévisible.

La réforme constitutionnelle renforce le bipolarisme. La droite a un Président, un projet, et comme elle est au pouvoir, elle est suffisamment forte pour s’ouvrir et s’élargir. On le sent bien, c’est primordial. A gauche, pour l’instant il n’y a pas de leader (il faudra des primaires ouvertes pour le désigner), le projet est flou, et l’on hésite sur la stratégie… Il y a un potentiel d’électeurs en jachère. Qui saura les séduire ?



PETIT CARNET DE L’ECONOMIE.

                                  

- La BCE estime que la récession est presque terminée. Après avoir prévu une contraction jusqu’en 2010, le « Conseil des gouverneurs » de la banque européenne table maintenant sur une stabilisation suivie d’une reprise très progressive. Le taux directeur reste « approprié ».

- Pour l’OCDE, la reprise a commencé, mais elle sera lente. L’organisation internationale a revu à la hausse son scénario global de croissance tout en insistant sur la fragilité de la reprise en cours. Quatre moteurs tirent le rebond économique : amélioration de la situation financière, début de reprise du commerce mondial, stabilisation du marché immobilier et reprise de la production des entreprises qui reconstituent leurs stocks après un déstockage massif.

- Encadrement des bonus : front commun des européens face aux Etats-Unis. Les Ministres des finances du G20 se sont mis d’accord sur l principe d’un paiement différé et une plus grande transparence.

- Chômage : nouvelle hausse au 2ème trimestre malgré le redémarrage de la croissance en France. Il atteint 9,5% avec près de 2,6 millions de personnes.

- Bercy veut surtaxer les revenus versés aux résidents des paradis fiscaux. Le Ministre du budget envisage de surtaxer à 50% les revenus « passifs » (intérêts, dividendes, redevances). Prélude à la mise en place d’une police fiscale ?

- Baisse fiscale pour 5,5 millions de foyers. Après la réduction anticipée de 5% accordée à 1,2 millions de foyers fiscaux en mai, ce sont 4,3 millions de foyers supplémentaires  à faibles revenus qui vont bénéficier de la mesure avec l’envoi des avis d’imposition. Le crédit d’impôt injecté par ce biais s’élève comme prévu à 1,1 milliard d’euros.


L’ARNAQUE VERTE

                                                   

 

Le rassemblement des verts de toutes obédiences sous la houlette de Daniel KOHN-BENDIT surfe sur son « succès » des Européennes, savamment orchestré par ce dernier. On peut lui faire beaucoup de reproches, mais ce type a le génie de la communication. Car le succès en question est très relatif. Ses « verts » nouvelle formule ont fait jeu égal avec le PS. Cela est-il dû à la percée des idées écologiques chez nos compatriotes ? On peut en douter quand on voit qu’ils sont près de 80%, d’après les sondages à être opposés à une taxe « carbone », pourtant au cœur du programme des écolos. En fait il s’agissait davantage du transfert des voix d’électeurs du PS, dépités par le spectacle offert par leur parti de prédilection. Là est toute la différence. Et puis, s’ils sont les premiers à décrier la victoire de l’UMP, arrivée largement en tête, au regard du nombre des électeurs qui ont voté, cela s’applique aussi à leur score. De quoi beaucoup relativiser. Quand il y a 50% d’abstentions, ce sont surtout les électeurs « captifs » qui se déplacent. En nombre de voix les « verts » ont-ils fait plus que d’habitude ? On peut répondre « un peu » si on compare au score calamiteux de Dominique VOYNET à la Présidentielle, mais est-ce une référence ? Bref Les « verts », façon COHN-BENDIT, n’ont fait qu’additionner les voix de leur électorat traditionnel auxquelles se sont ajoutées celles des «altermondialistes » de José BOVE et de quelques autres groupuscules, et celles de socialistes déboussolés.

Mais derrière la façade verte, que trouve-t-on comme projet ? C’est une question essentielle. On pourrait déjà dire que s’ils s’approprient le thème de l’écologie, ils n’en sont pas pour autant propriétaires. La propriété pourrait leur être disputée par beaucoup de courants politiques au sein desquels on trouve engagés des écologistes sincères, au Modem, à l’UMP… et même au PS, bien que le thème y soit discret. C’est une première arnaque. 

Le réchauffement climatique et les dérèglements qui l’accompagnent sont un bon support pour eux, et ils savent en faire usage. D’abord pour dénoncer la société de consommation et derrière elle le « capitalisme ». Pour rompre avec nos habitudes consuméristes et changer nos comportements, il faut donc construire une autre société. Celle qu’ils nous proposent, nous la connaissons bien. Elle oscille entre l’anarchie, dont ils ont un goût très prononcé avec leurs discussions à n’en plus finir qui débouchent sur rien, et le socialisme (bureaucratique ou non) dont on peut dire qu’il n’a pas beaucoup plus respecté la nature que le capitalisme, partout où il a été appliqué. Ils nous promettent un habitat plus « concentré » et des solutions « collectives » qui doivent prendre le pas sur les « individuelles ». Alors, forcément, pour être un bon écologiste, il faut être de « gauche » ! C’est la deuxième arnaque.

Le Gouvernement soutenu par l’UMP propose une démarche responsable et avec le Grenelle de l’environnement, a fixé un cadre et un calendrier. On pourra toujours dire que ce n’est pas totalement satisfaisant. Mais la politique, c’est d’abord l’art du possible. Ce qui est essentiel, c‘est la prise de conscience de nos gouvernants, en France, en Europe et dans le monde de la nécessité d’agir vite pour limiter nos rejets de CO2 et mettre en œuvre les transformations économiques pour accompagner cet effort. D’où évidemment, par exemple, un transfert de l’imposition pour pousser aux changements de comportements. Faut-il mettre à bas la société de consommation pour autant ? Personnellement, je penche pour une évolution progressive des nouveaux modes de consommation plus qu’aux bouleversements « révolutionnaires ».  On le voit bien avec la progression de l’agriculture biologique face à l’agriculture « chimique » raisonnée. Néanmoins, il faudra nourrir toujours plus d‘êtres humains.

Si « révolution verte » il doit y avoir, je crois plus à celle des progrès de la science et des technologies, y compris avec les mutations génétiques, qu’au retour à l’âge de pierre et de la bougie que nous promettent, in fine, les ayatollahs écologistes des « verts ». Encore une arnaque !


                                                              

 


LA SEMAINE D’ARCHIBALD

                                                      

 

ECHOS DES CAMPUS. Les « universités de rentrée » ont continué ce week-end avec le Modem et l’UMP. A Montpellier, François BAYROU a confirmé sa main tendue à la gauche pour essayer de « construire une alternative », pensant probablement comme Jean-François KAHN, que sinon, « ils sont foutus ! »…. On a cru comprendre que tous les adhérents ne s’y retrouvaient pas. Dans les Landes, Du côté de l’UMP, les Ministres, les conseillers du Président et tout ce qui compte, sont venus faire leur numéro et participer au concours de l’applaudimètre. On dit que Jean-François COPPE s’est taillé un franc succès mais que le meilleur a été le premier Ministre, venu conclure. Il en a profité pour mettre fin au psychodrame qui agitait le « landernau sarkozien ». « Ceux qui veulent se servir du prix de la tonne de carbone comme baromètre des relations entre le Président et le Premier Ministre vont en être pour leurs frais »… C’est entendu !

FRET. Le service fret de la SNCF est complètement dans le rouge, faute d’avoir pu se réformer l’année dernière. Les syndicats restent vent debout contre une réforme qui revient sur le tapis et dont ils ne veulent pas entendre parler. Jusqu’à la mort ? Ils en seront aussi pour leur « fret » !

ECOTAXE. Cette semaine, Ségolène ROYAL a encore enfoncé le clou et persiste contre la « taxe carbone ». Elle reste en désaccord avec le bureau national du PS qui s’est prononcé en faveur d’une « contribution climat-énergie ». Elle gagne au passage la palme de la démagogie  et du reniement , puisqu’elle avait signé la charte de Nicolas HULOT.

REPRISE. Le signal vient des Etats-Unis dont l’industrie retrouve son niveau d’avant septembre 2008. Les banques ont commencé à se reprêter de l’argent. Le revenu disponible des Américains augmente et la consommation des ménages repart… Le tout maintenant est de savoir si ce sera durable. Là-dessus, il convient d’être très prudent

CROCS ROSES. Ce sont ceux de Roselyne BACHELOT. Je ne parle pas de sa denture mais des sabots qu’elle avait décidé de porter à la sortie du conseil des Ministres pour honorer un pari (plus de 40 médailles françaises). Elle a eu la généreuse idée de les vendre aux enchères au profit de l’association « les blouses roses ». Ils ont été à près de 900€. Tout de même ! L’histoire ne dit pas si l’heureux possesseur a l’intention de les porter avec leur dédicace. Succès garanti !

RENTREE. La rentrée scolaire s’est faite sans vagues inutiles. Le nouveau Ministre, Luc CHATEL  s’est dit prêt au dialogue et a confirmé qu’il maintenait le cap des réformes et des réductions d’effectifs. Marge de manœuvre : nulle. Il va lui falloir des trésors de pédagogie pour convaincre ses interlocuteurs. Je lui conseille d‘essayer le langage des signes, car il a affaire à des sourds qui ne veulent rien entendre. 

MEUH ! Christophe BECHU qui siège à la commission agriculture du Parlement européen, bataille pour une régulation des marchés et a décidé d’être le porte-parole des éleveurs de l’Ouest. Et de fait il ne mâche pas ses mots quand il parle des décisions de Mme Fischer-Boël, la commissaire européenne qu’il accuse de ne pas « avoir pris conscience de la crise économique et sociale qu’affrontent les producteurs laitiers ». On connaît sa détermination. Il ne lâchera pas le « pis » (de vache) comme ça ! On lui fait un « Meuh » d’honneur !

CDS. Le Modem devrait reprendre l’ancienne dénomination des centristes. Lors de l’expérience « Rocard », à l’UDF et au RPR de l’époque, certains disaient que cela voulait dire « Comment Devenir Socialiste ». Pierre Méhaignerie y avait renoncé rapidement. François BAYROU, lui, le fait !

 

TONNERRE DE BREST !


                                                       


 


LA GUERRE DES « BONUS » EST COMMENCEE

Fortune_100

La guerre contre les bonus ne fait que commencer. Et c’est Nicolas Sarkozy qui l’a déclenchée. D’abord en convoquant les banquiers pour leur signifier la ligne de conduite à tenir pour ne pas s’attirer les foudres de l’Etat. Il est vrai que les banques ne manquent pas d’air : après avoir largement contribué à la récession, elles n’en continuent pas moins avec les mêmes méthodes, malgré le risque d’enrayer la reprise économique, comme si le « trading » était le seul moyen de faire des profits. S’il est vrai que c’en est un, en fait elles craignent d’être privées de cette technique d’enrichissement à laquelle les banques étrangères continueraient de recourir. Voilà pourquoi Notre Président, qui l’a bien compris, a décidé d’en faire un cheval de bataille pour le G20 qui se réunira à Pittsburg, à la fin du mois.

Pour ce faire, il s’est d’abord assuré du soutien d’Angela Merkel, ce qui semble ne pas avoir posé de problème. Plus inattendu c’est le renfort que Gordon Brown apporte au front franco-allemand. On peut donc s’attendre à une position forte de l’Europe, comme le souhaite le chef de l’Etat.

Derrière le problème des bonus, se profile celui de la régulation du capitalisme mondial. L’enjeu est donc essentiel. L’idée en vertu de laquelle il faudrait séparer les activités bancaires ordinaires et les « initiatives risquées » du trading fait son chemin. On sait très bien qu’on ne pourra jamais empêcher les variations infinies du principe du crédit et du loyer de l’argent dans un système qui s’est fondé empiriquement. L’Europe va donc s’attaquer au fondement d’un système en tentant d’imposer une discipline qui ne sera pas forcément appliquée par les Etats-Unis et le reste du monde. Il s’agit de faire en sorte qu’une banque qui gère les comptes de milliers de clients ne puisse pas jouer au poker tous les jours.

Nicolas Sarkozy ne manque pas de courage dans cette affaire. On connaît sa détermination et il espère bien obtenir de Barak Obama des gages, bien que celui-ci ait molli devant les grandes banques américaines : les Etats-Unis et la France, ça fait deux ; les coutumes et la conception du rôle de l’Etat n’y sont pas les mêmes.

Par ailleurs, et ce n’est pas innocent, Eric Woerth, notre « argentier » national, a publié une liste de 3 000 personnes qui ont un compte clandestin en Suisse. Les intéressés ont quatre mois pour se mettre en règle avec le fisc et régulariser leur situation. Les nouvelles règles internationales de transparence ont du bon ! Ceux qui dénonçaient, il y a encore peu, le goût de Nicolas Sarkozy pour l’argent sont pris à contre-pied. On peut aimer l’argent et en même temps montrer qu’on n’en est pas esclave. On peut mettre en place un bouclier fiscal parce que c’est juste, et poursuivre en même temps ceux qui ne jouent pas le jeu.

Enfin, sur un sujet aussi important, on attend encore ce que le Parti Socialiste, soi-disant ressuscité, propose sur le sujet. Les critiques qu’il continue d’adresser au gouvernement ne sont pas plus substantielles qu’avant. Pire, s’ils étaient au pouvoir, les socialistes n’en feraient sûrement pas autant, ni sur les bonus, ni sur les capitaux frauduleusement exilés !

 

 


AUTOFLAGELLATION !

Pollution air

 

En annonçant comme il l’a fait, la création d’une « taxe carbone », sans avoir défini clairement les contours et les contreparties, même minorée à 14€ par tonne de CO2, le gouvernement ne pouvait récolter que l’incompréhension des Français !

Nous sommes bien d’accord qu’il faut agir et vite en matière de lutte contre le réchauffement climatique. La Terre ne nous attend pas, les dérèglements s’accélèrent et l’avalanche des catastrophes n’est plus pour après-demain. D’abord changer nos comportements. Le civisme étant ce qu’il est dans notre pays, si on veut avancer, il faut frapper au portefeuille. Intelligemment si possible. Et pour l’instant, le dispositif qu’on nous propose, imaginé par un socialiste, a de fortes chances de taper à côté du clou. Quel est l’objectif ? Réduire les émissions de CO2 ! Est-ce que ce qui est proposé est de nature à atteindre cet objectif ? Comme beaucoup de mes concitoyens, j’en doute ! Parce que la plupart de ceux qui s’en acquitteront n’auront pas d’alternative que de polluer et de payer.

La vocation de la taxe carbone ce serait par exemple de renchérir le coût d’un 4X4 polluant pour rendre moins coûteux l’achat d’un véhicule électrique. Là, on comprendrait. Ce pourrait être aussi de payer une taxe à la consommation sur les énergies polluantes pour le chauffage pour en échange proposer des aides substantielles sur les travaux d’isolation ou  l’équipement en pompes à chaleur ou en énergie solaire. Si c’est cela, alors qu’on le dise clairement ! 

Mais la taxe carbone devrait concerner aussi les produits qui entrent en France et qui ont fait un long parcours pour venir déstabiliser avec des prix dérisoires nos productions nationales, comme les asperges en bocaux venant du Chili, ou les fleurs venant du Kenya. Et je ne parle pas de tout ce qui vient de Chine ! Pour les Français, il y aurait là un encouragement à faire l’effort qu’on leur demande. Pour l’instant, ce qui est proposé ressemble à de l’autoflagellation : autoflagellation du gouvernement qui se fouette lui-même, autoflagellation pour les Français qui s’autotaxent pour avoir bonne conscience.

Bien entendu, les verts crient à la « mesurette », ce qui est un peu vrai, et le PS, qui préfère parler de « contribution climat-énergie » (ça fait moins impôt), cherche à exploiter le filon dans la foulée de Ségolène Royal, jamais en retard pour dénigrer et proposer ses solutions du passé avec le discours très excitant sur les « super profits des pétroliers » qu’il faut taxer… Trop facile ! Mais tout faux, comme d’habitude. Ils s’adressent à leur électorat, pas aux Français. Démagogie ou politique politicienne, c’est tout pareil. Le PS ne change pas : vous comprenez, les pauvres ne polluent pas, ou alors il faut payer pour eux. Misérabilisme oblige !



"L'INCONTOURNABLE !"

Roselyne                                                 

 

Grand jour à l’Elysée : la majorité présidentielle s’est officiellement élargie avec le ralliement de Philippe de Villiers. Aussi, les arrière-cuisines des Pays de la Loire bruissent : quelles compensation a-t-il bien pu obtenir ? Pour certain, le marchandage est évident : c’est Roselyne qui en fera les frais, compte-tenu des relations que le Vendéen entretenait avec elle jusqu’à maintenant ! Ceux-là prennent leurs désirs pour des réalités. D’abord, on n’imagine pas notre Angevine capituler en rase-campagne, comme ça, sans autre forme de procès. Mais c’est vrai qu’une sorte de rumeur est entretenue depuis quelques temps, qu’elle pourrait renoncer pour garder son ministère, où qu’elle ne serait pas la meilleure candidate pour gagner, que Béchu, par exemple ferait mieux l’affaire…

Eh bien d’après moi, tout cela n’est que l’écume de quelque personnage en mal de ressentiment. C’est oublier que Roselyne a fait un bon score dans le Maine-et-Loire, en 2004, compte-tenu de la tourmente que l’UMP avait affrontée alors. Si dans les autres départements, Loire-Atlantique ou Sarthe on avait « assuré » de la même façon, la Région n’aurait pas été perdue. Ensuite vouloir mettre Christophe Béchu à toutes les sauces, ce n’est certainement pas lui rendre service et ceux qui proposent sa candidature ne doivent pas lui vouloir que du bien. Quant à son Ministère, l’intéressée a elle-même annoncé qu’elle se plierait aux demandes du Président de la République, même si elle se sent capable d’assumer les deux fonctions en même temps.  Pour ce qui est du cas « Villiers », j’ai déjà dit sur le calepin, que le réalisme l’emporterait et que notre Roselyne a suffisamment le sens de l’intérêt général pour trouver les accommodements qui pacifient, comme elle l’a toujours fait. D’ailleurs rendez-vous est pris pour le 17 septembre….

J’ajouterai que sa nomination n’est pas que le fait des hautes instances. Notre parti s’est doté de règles qui ont donné la parole aux adhérents par le vote. Au terme de la procédure d'investiture, elle a reçu un soutien massif qui la rend « incontournable » comme tête de liste !