A LIRE… ABSOLUMENT !

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LA CHASSE AU SARKO.

André Bercoff lance un pavé dans la mare. Ce livre est un pamphlet, mais pas forcément dans le sens que laisse entendre le titre. Le journaliste écrivain nous avait habitués à ses « humeurs » dans le Monde, le Nouvel Observateur, Libération. On ne peut pas dire qu’il soit de droite, ses nombreux écrits l’attestent. Mais peut-être que trop c’est trop et c’est en réaction au conformisme ambiant, à la pression intellectuelle des milieux journalistico-culturels qu’il commet l’ouvrage présent. Cet esprit qui se veut avant tout « libre » y dénonce l’acharnement  et l’outrance  de ce qu’il appelle « la chasse au Sarko ».

La liberté d’expression menacée ? « Heureusement, dans ce climat délétère, dans cette terreur qui vient d’en haut, de courageux samizdats montrent éloquemment que l’ère du journalisme debout n’est pas morte, loin s’en faut. Avec un courage qui défie l’imagination alors qu’elles risquent l’embastillement, l’exil ou pire encore, le chômage,  de vaillantes plumes tracent à longueur de kiosques les graffitis de la révolte depuis plus de quatre ans, bravant ainsi la dictature qui soumet la France aux pires avanies… » raille-t-il dans son prologue, ajoutant les titres vengeurs de quelques « unes » d’hebdo dont « Le voyou de la République ; Est-il si nul ? ; Cet homme est-il dangereux ? ; le président qui fait pschitt ; etc… », et « ils ont en plus l’audace de signer leurs articles ce qui prouve l’étendue de leur courage ». L’ironie se fait cinglante !

Il reprend tout ce qui se dit et écrit sur le portrait de Nicolas Sarkozy. « Donc si l’on en croit nos gazettes, le prince qui nous gouverne est un malade mental, corrompu et bling-bling, soumis à ses femmes et à ses enfants, entouré de copains, et de coquins à qui il passe tout ; en un mot comme en cent : usurpateur. Pas à sa place. Parvenu. Même pas Français de souche. Hongrois de père, Salonique sa mère. Et puis petit. Talonnettes. Et puis il bouge. Trop. S’agite. Trop. Et puis tellement vulgaire, ma chère. Cause mal. S’énerve. Trépigne. Fait pas président, quoi. Il est comme nous. Pas au-dessus de nous… » et encore ce n’est rien à côté de ce que l’on peut trouver sur internet où, constate-t-il avec effarement, les « groupes Facebook ont la fraîcheur des professions de foi où la mesure le dispute à la délicatesse », et suit une liste impressionnante de blogs tenus par « hommes et femmes, jeunes et vieux, rappeurs de banlieue et bobos du 16ème, chercheurs du CNRS et sociologues des hautes études, collégiens préoccupés par leurs retraites et nonagénaires en mal d’indignation… » dont les titres d’articles relèvent « du lynchage grand format », relevant au passage cette accusation d’Edwy Plenel qui traite le président de « délinquant constitutionnel », ajoutant à son adresse : « compliment qu’il n’avait pas décerné à François Mitterrand quand celui-ci l’avait fait mettre sur écoutes téléphonique… »

Et de fait, André Bercoff n’hésite pas à montrer l’hypocrisie et les nombreuses contradictions d’une gauche oublieuse de ses propres turpitudes, souvent plus lâche que courageuse. Il n’hésite pas non plus à dénoncer  « le sommeil » de nos élites de droite comme de gauche face à la nécessité des réformes ou à la prise en compte de certaines réalités. Ce qu’on ne peut pas reprocher à l’actuel président.

Alors, un livre à la gloire de Nicolas Sarkozy ? Non pas. Les défauts bien connus du président y sont exposés, sans concessions. Mais au moins, le portrait est-il équilibré. Avec en supplément, une analyse pertinente de la situation politique de notre pays, de ses problèmes sociétaux et des enjeux internationaux.

Bref, que l’on soit sarkophile ou sarkophage, il faut absolument le lire, ne serait-ce que pour remettre les choses à leur vraie place. Ce que réussit André Bercoff avec son talent bien connu et sa verve habituelle.

 La chasse au Sarko, André Bercoff, aux Editions du Rocher. 17€ - N'hésitez pas à la demander, car il n'est pas toujours exposé... allez savoir pourquoi ?

 


LECTURES D’ETE

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POPULISMES : LA PENTE FATALE

 

Dominique Reynié est professeur à Sciences Po et Directeur Général de la Fondation pour l’Innovation Politique. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’opinion publique, la vie politique française et européenne. Il analyse ici la montée en puissance, à l’ouest comme à l’est de l’Europe, des mouvements politiques populistes et xénophobes.

L’intérêt de cet ouvrage c’est de montrer comment, au-delà de la diversité des environnements politiques propres à chaque pays, ces partis, souvent protestataires, se nourrissent de réalités comparables : sentiment de déclassement vécu par les européens face aux nouvelles puissances émergentes, vieillissement démographique, crise de l’état protecteur et surtout, sentiment d’une perte d’identité face à l’afflux d’immigrés de confession musulmane.

Cet ouvrage se nourrit d’un relevé très nourri des résultats électoraux dans les différents pays du continent pour étayer son analyse de la transformation idéologique de partis appartenant au départ aux bords extrêmes de l’échiquier politique pour devenir peu à peu centrés sur les thèmes plus « convenables »  du populisme patrimonial.

A l’aide de nombreux exemples, telle l’affaire des caricatures de Mahomet, il montre à quel point l’immigration et l’Islam peuvent se trouver liés à une menace pesant sur l’identité européenne, mettant en avant aussi, la multiplication des accommodements ethnoculturels. La réaction à ce multiculturalisme favorise l’émergence d’une défense conservatrice et virulente d’un patrimoine matériel qui est le niveau de vie, et d’un patrimoine immatériel qui est le style de vie. Ce populisme moderne se nourrit évidemment la défiance envers les élites (exemple l’UMPS)  et l’antifiscalisme sans atteindre toutefois  les délires du Tea Party américain, il cultive aussi l’euroscepticisme et l’islamophobie mais se différencie par sa nature avant tout « inquiète » et individualiste, des extrémismes traditionnels dont il tente de rejeter la dimension raciste.

Mais l’ouvrage analyse aussi en profondeur les tourments de l’Europe, confrontée à son vieillissement, qui a peur de l’immigration et pourtant ne pourra pas s’en passer, qui tremble devant la mondialisation vécue comme une menace alors qu’elle est la deuxième puissance du monde par son PIB cumulé. Il met en lumière le conflit des identités entre un contient chrétien devenu laïc et une immigration musulmane qui refuse d’en assimiler les valeurs au profit des siennes. Dès lors le populisme pourrait être une pente fatale car en venant troubler le jeu normal des alternances des partis de gouvernement, il conduirait au les pays européens au repli, à des politiques malthusiennes de l’immigration compromettant du même coup le bon fonctionnement des systèmes d’assurance sociale.

Dominique Reynié propose aussi une autre vision : celle d’un « vivre ensemble » fondé sur l’idée d’une diversité libérale et démocratique réaffirmant l’attachement aux droits de la personne. Il voit dans «  l’Euroméditerranée » une région mondiale d’une puissance considérable avec un milliard d’habitants et le tiers du PIB mondial. Une manière de garantir notre avenir dans l’économie globalisée. Voilà une réponse d’envergure à la menace populiste. La réponse se trouve aussi dans l’européanisation des grandes politiques publiques qui permettrait des économies d’échelle.

Mais c’est clair, le multiculturalisme est un échec et le laisser faire ne fera qu’aggraver la pression populiste… et notre déclin avec. Un ouvrage qui éclaire singulièrement le débat sur l’identité nationale et le positionnement de l’UMP et de Nicolas Sarkozy, en lui donnant raison ; et tort au « vivre ensemble » préconisé par le PS et Martine Aubry qui n’est pas à l’abri de cette même pression.

A lire absolument.

« Populismes : la pente fatale », chez Plon, collection tribune libre.

 

 

 


BONNES NOUVELLES DES CONSPIRATEURS DU FUTUR

 

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Michel Godet, exemples à l’appui, s’est donné pour but de nous montrer que les Français ont tort d’être pessimistes. Economiste et enseignant au CNAM, il a recensé toutes les « bonnes nouvelles » et toutes les bonnes pratiques à adopter pour voir l’avenir avec un œil moins morose. C’est que la France est « un pays merveilleux », plein d’entrepreneurs géniaux et efficaces, de familles formidables, de villages partis à la conquête du monde.

L’essai qu’il nous propose, après une première partie  dans laquelle il nous rappelle un certain nombre de réalités « objectives » et chiffrées et propose les clés de la réussite, rassemblant un certain nombre de chroniques et de point de vue, les parties suivantes nous racontent quatorze réussites toutes différentes qui témoignent de la vitalité créative et du dynamisme économique qui existent encore en France.

Michel Godet termine par 12 conseils pour penser et agir autrement. Il est convaincu que le mal est en nous et donc la solution aussi. Il rappelle que notre niveau de vie a augmenté de 50% depuis 1980 : « nous sommes plus riches mais aussi plus malheureux, car c’est un trait bien français, nous sommes une société de l’envie et de la frustration ».

Ces réussites n’empêchent pas qu’il a fallu souvent soulever des montagnes d’obstacles : « La « France d’en haut » impose les charges excessives d’une société de l’assistance bureaucratique et des fonctions territoriales pléthoriques. Les entreprises doivent ainsi courir dans la compétition internationale avec des semelles de plomb ». (la fonction publique territoriale a encore augmenté ses effectifs de 67 000 emplois en 2010 !). Les causes de nos difficultés sont d’abord internes et «l’impact de la globalisation sur nos économies doit être fortement relativisé… ». l’auteur rappelle que nos dépenses publiques par rapport au PIB sont de 6 points supérieures à la moyenne communautaire, « c’est dire aussi que nous avons un gisement potentiel d’économie de l’ordre de 120 milliards d’euros ! ». Sans réduire le champ de l’action publique, il est possible de la renforcer dans les domaines essentiels tels que éducation, santé, logement, sécurité, justice, pour peu que l’on évalue les politiques publiques nationales et territoriales en s’attachant à « ne pas confondre service public et statut public des agents qui le rendent. »

Bonnes nouvelles des conspirateurs du futur chez Odile jacob.

 

 


"LES TRENTE GLORIEUSES SONT DEVANT NOUS" !

 

Les trente glorieuses001 

 
Voilà un essai au titre résolument optimiste puisqu’il fait référence aux 30 années de croissance continue que la France a connue après la 2ème guerre mondiale. Les auteures, une ingénieure « Ponts » et une ancienne du ministère de l’Economie, aujourd’hui directrice des études pour un groupe international, sont deux trentenaires qui croient en l’avenir et qui pensent que notre pays a tous les atouts pour connaître une nouvelle période de croissance d’ici à 2040. Fine connaisseuses de l’économie de terrain, elles ont vécu la crise de l’intérieur. Elles en tirent des leçons et nous livrent leur vision résolument en opposition avec la sinistrose ambiante.

Les conditions qu’elles mettent pour réussir le pari qu’elles font ne sont pas inaccessibles. Elles partent du principe que les mêmes causes provoquant les mêmes effets, il convient de revenir à la recette qui a si bien réussi à la France au sortir de la guerre : retour à l’Etat stratège qui prend des risques aux côtés des entreprises. Le coeur du dispositif est un « business plan » clairement chiffré qui porte sur 90 milliards d’euros d’investissements publics en trois ans. Un remède de cheval susceptible de générer la croissance qui en permettra l’amortissement.

Cinq priorités.

Il s’agit de placer la France en position d’excellence dans cinq domaines : l’énergie, la santé, les transports, l’agriculture et surtout l’éducation. Financé au 2/3 par la dette, ce plan impose de jouer serré et une certaine cohésion nationale. Il s’inscrit évidemment dans une ambition européenne partagée. On trouve au détour des réflexions quelques bonnes idées, comme celle de faire avancer l’Europe dans la voie de la cohésion fiscale avec la création d’un « serpent fiscal » comme il y eut le « serpent monétaire » prélude à l’euro. L’axe franco-allemand est clairement privilégié.

Ces deux trentenaires sont imprégnées de la culture républicaine et on serait tenté de dire qu’elles sont les purs produits de ce que notre système éducatif était capable de former : valeurs, attachement à la devise « liberté-égalité-fraternité » qu’il faudrait remettre au centre de toute l’action politique. La marche vers la prospérité s’appuyant sur un mélange savamment dosé de dirigisme et de libéralisme économique est bien dans l’esprit actuel d’après-crise.

Hors croissance point de remède.

Voilà une tentative intéressante par son discours tonique, toujours accessible, et finalement assez réaliste. La mondialisation y est présentée plus comme une opportunité qu’une punition, et la croissance comme le meilleur moyen de sortir la France de son endettement et maintenir le niveau de vie des Français.

« Les Français sont tellement habitués à vivre dans l’idée de la crise permanente qu’ils ne peuvent imaginer que le pire pour l’avenir. Or, même sans réformes d’ampleur, avec des politiques bricolées par une succession de rustines, le pire n’est pas le plus probable, et de loin. »

Les trente glorieuses sont devant nous, Karine Berger, Valérie Rabault  - ed. rue fromentin.


L’ETAT DANS L’ETAT

 

Fonctionnaires contre l'état001 

Décidément les réquisitoires fleurissent au printemps comme les fleurs sur les cerisiers. Voici un ouvrage qui est une enquête approfondie sur le monde des fonctionnaires. Son titre : « Les fonctionnaires contre l’état – Le grand sabotage ». C’est un programme à lui tout seul. L’auteur, Agnès Verdier –Molinié, journaliste économique et directeur de la fondation de recherche IFRAP, s’y livre à un réquisitoire sans appel contre ce qu’elle n’hésite pas à appeler le « lobby le plus puissant de France ». Ces hommes, 5 millions de fonctionnaires bien organisés, censés servir l’intérêt général, sont  surtout coalisés pour leur seule rente de situation.  Vous ne le croyez pas ? Lisez …

Tout est passé en revue : comment l’intérêt général est détourné à leur profit, pourquoi la grève est si fréquente, de quels privilèges ils jouissent malgré la crise, par quel sortilège ils vivent au-dessus de nos moyens, pourquoi les syndicats n’ont pas besoin d ‘adhérents, ou encore comment ils prolongent leurs congés…

On y apprend que contrairement à l’idée répandue, les fonctionnaires ne sont pas sous-payés : « … on retrouve toujours un net avantage pour le public, avec une moyenne de 2085€ nets par mois contre 2069 € nets par moi dans le privé en 2008 » (Insee) p.72 . Mieux encore, le « détricotage » des 35 heures a été aussi adapté au secteur public : « la double exonération fiscale et sociale des heures supplémentaires représente un effort financier considérable pour le Trésor. En effet, le projet de budget 2008 chiffrait pour la seule fonction publique d’Etat, à 250 millions d’euros le coût pour la collectivité… » et la majoration de 25% est acquise dès la 1ère heure !

Vous y apprendrez que pour l’ensemble de la fonction publique, il existe entre 13 250 et 26 500 équivalents temps plein dans les syndicats. Un coût représentant entre 500 millions et un milliard d’euros par an. C’est ainsi que les principales organisations affiliées à la CGT compte 350 000 membres issus du secteur public pour 137 000 seulement du privé…

Un ouvrage à lire absolument avant la prochaine élection présidentielle. Vous comprendrez pourquoi il est impératif de réduire les effectifs d’une fonction publique pléthorique et budgétivore sur le dos des citoyens.

 

 


QU’ON LES VIRE !

Pacte immoral001 
 

Je reprends à dessein le ton de Jean-Luc Mélenchon avec son « qu’ils s’en aillent ! ».  de quoi s’agit-il ? Du clergé pédagogiste qui règne en maître sur le système éducatif français et dénoncé par Sophie Coignard dans son ouvrage : « LE PACTE IMMORAL -  comment ils sacrifient  l’éducation de nos enfants ».

Au début, on trouve le procès excessif, puis au fil des pages, les preuves s’accumulent et l’enquête prend toute sa densité. Le mal est profond, car c’est tout le corps qui est contaminé. Ceux qui résistent encore et qui osent « faire apprendre » à leurs élèves, sont obligés de se cacher. L’auteur cite l’anecdote lorsque François Fillon était ministre, de son désir d’envoyer une circulaire pour recommander « la dictée ». le temps passe et rien ne se passe. Alors il s’en étonne : « Où en est ma circulaire ? » et on lui répond : « Nulle part, M. Le Ministre, personne ne veut la rédiger, ça ne plait pas… » Et d’être obligé de réquisitionner un fonctionnaire pour obtenir satisfaction !

Le système éducatif y est présenté comme un grand corps fou incontrôlable, quel que soit le gouvernement. Les Ministres qui y viennent n’y restent jamais longtemps et vivent leur nomination comme une punition. On comprend alors pourquoi on a eu toujours moins de résultats avec toujours plus de moyens, comment l’école égalitariste tourne le dos à l’école de la République en organisant le boycott des décisions ou la « désobéissance » au nom d’une idéologie irresponsable et aveugle.

« … En lisant tous les livres de témoignages d’instituteurs et de professeurs que j’ai pu trouver, en recueillant systématiquement tous les témoignages oraux ou écrits d’enseignants avec qui je peux être en contact, en interrogeant moi-même des jeunes pour jauger ce qu’ils savent ou ne savent pas, je suis arrivé à la conclusion que notre système éducatif est en voie de destruction totale… » : C’est Laurent Lafforgue, l’un des plus brillants mathématiciens européens, passionné par les questions d’éducation qui porte ce jugement dont la partie la plus abrupte se trouve p.186.  

A lire absolument pour élargir la prise de conscience et la faire émerger dans l’opinion publique, afin de mettre un terme à la mascarade que nous jouent enseignants « bien pensants » et parents « engagés » sur la défense de l’école publique !

 


VERBATIM

 

Parmi les penseurs de notre époque, Alain Finkielkraut est peut-être celui dont je me sens intellectuellement le plus proche. Son verbe résonne en moi. J’aime et je partage sa façon d’aborder les problèmes de notre société. Son regard sur le monde dans lequel nous vivons me parle. Voici quelques réflexions glanées dans l’interview qu’il a donnée au JDD.

Il lui était demandé de réagir à des mots qui traversent tous ses écrits.

Extraits.

«  Courage. Une seule forme de courage. J’ai grandi comme tous les enfants de ma génération, dans l’obsession de la résistance et de l’insurrection du ghetto de Varsovie. Qu’aurais-je fait dans de semblables circonstances ? Telle est ma question. Question vouée et c’est une chance, à rester sans réponse… Il y a pour moi une seule forme de courage, le courage physique. Cette épreuve m’ayant été épargnée, je me contente de tenir bon, de ne pas céder à la pression du politiquement correct… L’honneur des intellectuels est de ne pas succomber à cette tentation… Les grandes figures contemporaines du courage sont, pour moi, les intellectuels de la dissidence en Pologne, en Russie, en Tchécoslovaquie, en Hongrie. »

« Humilité. Etre chrétiens et païens. L’humilité est une forme de civilité… In ne revient pas au héros de faire son propre éloge, mais il nous revient à nous de faire l’éloge des héros. »

« Chose publique. Les progrès de l’incivilité. Autrefois je m’intéressais à la chose publique avec l’idée de changer le monde et puis j’ai vu le monde changer à toute allure pour le pire. L’école est un champ de ruines, la classe cultivée disparaît, la langue française n’est plus aimée. On ne parle désormais que pour se faire comprendre, le silence tend à devenir un luxe inabordable, le progrès le plus tangible est celui de l’incivilité. Peut-on sauver le monde ? Telle est pour moi, maintenant, la question politique par excellence. Ce n’est pas du conservatisme. C’est de l’écologie, une écologie qui ne se réduit pas à la défense de l’environnement, mais qui inclut la beauté et la culture. »

« Amitié. Scier les barreaux de la cellule. L’amitié est une conversation ininterrompue, un va-et-vient entre le potin, la confidence et la réflexion partagée sur le monde…L’ami, c’est celle ou celui qui vous éclaire sur vous-même, vous libère de vous-même, qui vous fait cadeau de pensées, de formulations, dont vous seriez incapable…Sans l’amitié on serait emprisonné dans la prison de son moi. L’ami scie les barreaux de la cellule. Les copains peuvent être légion, mais l’amitié est rare. »

 


LECTURES DE VACANCES (suite)

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« Secrets de Fabrication », chronique de Martin Hirsch.

Voilà un ouvrage dans lequel l’auteur fait de la politique sans qu’elle soit politicienne, affiche une hauteur de vue en permanence et analyse le rapport droite-gauche avec finesse en évitant le manichéisme qu’il fuit comme la peste. Un artiste de la politique concrète, au comportement honnête vis-à-vis de tous ceux qui ont des rapports avec lui. Suffisamment rare dans un milieu où la chausse-trappe est le sport favori.

 

En fait Martin Hirsch nous raconte l’histoire de son combat contre la pauvreté et de la construction très soigneuse du RSA. On comprend mieux, à la lecture, pourquoi il a accepté d’entrer dans le gouvernement, pourquoi il a refusé d’être Ministre ou Secrétaire d’Etat et pourquoi il a souhaité partir le moment venu. On y découvre aussi le vrai visage de Nicolas Sarkozy, toujours à l’écoute, disponible, capable d’abandonner ses certitudes, et toujours animé de faire avancer les choses, notamment quand il s’agit de son programme présidentiel. Rien à voir avec l’image d’hyper-président décidant de tout et ayant la science infuse.

 

Ce qui domine dans ce livre, c’est la loyauté réciproque des acteurs et le souci de rester authentique. Martin Hirsch ne fait rien au hasard et met en application sa formidable connaissance des rouages de l’Etat, maîtrise parfaitement le parcours d’une décision, de l’arbitrage au calendrier parlementaire et au vote. Il sait comment gagner du temps en glissant un amendement au nez et à la barbe des metteurs de bâtons dans les roues. C’est cette maîtrise de « l’agenda » et une équipe restreinte type « commando » cohérente et motivée qui lui permettront d’atteindre dans les temps qu’il s’était fixés le but poursuivi : la mise en place du RSA.

 

Enfin tout au long de la lecture on découvre l’homme : attachant, sincère, lucide. Il nous livre le débat intérieur de cet homme de gauche au service d’un gouvernement de droite. Son plaidoyer pour l’expérimentation est passionnant. Il a quitté le gouvernement mais n’a pas abandonné son combat, notamment contre la paupérisation des jeunes. Il reste chargé de la mise en place du service civique. Et il a toujours une dizaine d’idées d’avance, preuve que son analyse de la société et de son évolution donne encore du grain à moudre, de quoi alimenter les programmes électoraux de gauche comme de droite.

 

Il ressort quand même une chose : la gauche y apparaît bien plus sectaire que la droite, même si celle-ci n’est pas exempte de manichéisme. La preuve : elle n’a pas voté le RSA en prenant prétexte du « bouclier fiscal » et est capable de reprocher au gouvernement de mettre en œuvre des projets qui figuraient dans son propre programme.

 

Un livre qui ne vous laissera pas indifférent et nécessaire à tous ceux qui veulent nourrir une réflexion mesurée sur le devenir de notre société, au moment où le bras de fer pour la réforme des retraites va s’engager.

 

Martin Hirsch a été, entre autre, membre du cabinet de Bernard Kouchner à la Santé, Président des Compagnons d’Emmaüs et Haut-Commissaire aux solidarités actives et à la Jeunesse.

 

 

 


LECTURES DE VACANCES

 

 

Vous avez encore un peu de temps libre à tuer ? Alors voici deux livres qui ne vous laisseront pas indifférents : « Sacrées vacances » de Ted Stanger et « Secrets  de  fabrication » de Martin Hirsch. Deux registres différents, mais deux ouvrages qui se lisent d’un trait.


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« Sacrées vacances, une obsession française », c’est le regard d’un journaliste américain sur nos coutumes, et notamment celle liée à notre goût prononcé pour les vacances, qui ne manque, certes, pas d’humour, mais dépasse le simple constat pour se lancer dans une tentative d’approfondissement pour comprendre ce ressort si profondément ancré dans nos traditions et qui « consiste à expédier un maximum de Français tirer la chasse d’eau là ou sévit la plus grande sécheresse estivale : la côte d’azur »

 

Morceaux choisis.

« Le monde entier pense que les Français sont un peuple un brin capricieux, pour une seule et bonne raison : ils changent de calendrier comme de chemise. En effet, le calendrier julien a triomphé en France pendant plus de quinze siècles, mais son successeur, le grégorien, se vit rudement bousculé à peine deux cents ans plus tard par une version révolutionnaire, pour finalement cent cinquante ans après, passer à l’actuelle configuration telle qu’elle fut dictée par les astrologues de la rue de Grenelle : le fameux calendrier scolaire de l’Education nationale. Deux millénaires d’histoire hexagonale pour accoucher de ce sacro-saint planning qui rythme la vie de 60 millions de Français priés de réserver leur train en temps et en heure !

Voilà ce qui rend la vie des Français si prévisible, si organisée, mais si curieuse aux yeux des étrangers. (…)

Pourtant réputés pour leur sens de l’improvisation, (les Français) ont choisi de vivre une vie sans surprise, parfaitement ordonnée, où le licenciement est interdit, les femmes pas trop chères, le pain quotidien, les cheminots en grève… et la date du prochain départ en vacances fermement établie. (…)

Les calendriers scolaires sont publiés trois ans à l’avance et aussitôt disponibles. Même si les deux congés les plus importants sont répartis en trois zones (depuis 1965), l’emploi du temps tel qu’il a été défini par le ministères de l’Education nationale ponctue les 365 jours de l’année comme le soleil, la lune et les marées rythmaient autrefois les travaux et les jours. Dans la plupart des pays, dont le mien, l’école aurait du mal à faire école. Les Etats-Unis sont une nation décentralisée riche de 15 000 systèmes scolaires, dont chacun est libre de choisir  les dates de rentrée et de vacances. La France, elle, respire comme un seul homme, avec les mêmes poumons, grâce au génie des éducateurs. Voilà pourquoi les gares, les aéroports, les taxis et les autoroutes sont régulièrement pris d’assaut comme si la Wehrmart venait d’envahir le pays et provoquer la débâcle…. »

 

Ce regard tantôt tendre, tantôt sévère, souvent amusé et amusant des turpitudes de ce goût pour les vacances depuis les fameux « congés payés » se termine par une question existentielle : « les vacances sans fin qui marquent la vie des Français finiront-elles par faire de vous les gagnants ou les perdants du nouveau siècle ? »

Je ne vous livre pas la réponse. A vous de voir.

 

A noter  que cet ex-directeur de Newsweek à Paris vit en France depuis 1993. Il est l’auteur de best-sellers dont « Sacrés Français », « Sacrés fonctionnaires, un américain face à notre bureaucratie »…

 

Demain, je vous parlerai du livre de Martin Hirsch, un regard instructif sur son passage au gouvernement et sur l’Homme.

 

 


UNE VERITE QUI DERANGE

                                     Absolument débordée

 

Je ne parle pas de "cette vérité qui dérange" dont on sait maintenant qu’elle était truquée et qui dérange de moins en moins de monde, celle d’Al Gore, mais d’une autre qui va conduire une auteure devant le conseil de discipline de la fonction publique pour avoir écrit un pamphlet : «  Absolument débordée » ou « comment faire les 35 heures …en un mois ».

Cet ouvrage rédigé par une administratrice territoriale, j’en ai déjà parlé sur le calepin. Si vous ne l’avez pas lu, dépêchez-vous et profitez des vacances, 10 000 exemplaires ont déjà été vendus. Il est dans toutes les grandes surfaces.  Mais bien qu’il ait été rédigé sous un pseudonyme, Zoé Shépard, bien qu’il s’agisse d’une fiction où il est difficile de reconnaître des personnes, bien que le lieu soit l’administration d’une grande ville de province… des petits malins ont reconnu le style mordant de cette haut fonctionnaire du Conseil Régional d’Aquitaine, sortie du prestigieux « Institut National des Etudes Territoriales ».

« C’est le fait de ne pas servir l’intérêt général qui a commencé à me faire déprimer » explique celle qui trouvait « très pénible de rester sept heures par jour derrière un ordinateur et de se dire je pourrais être utile ailleurs ». Les situations ubuesques qu’elle a vécues sont tirées de faits réels comme ces cinq jours qui lui sont donnés pour changer la police d’un document, alors qu’un « clic » suffit. Elle décrit les recrutements d’incompétents par favoritisme, les réunions qui n’aboutissent jamais, les petites dictatures de cabinets…bref, tout le fonctionnement d’une collectivité territoriale où l’incurie ne cède qu’à l’incompétence et au gaspillage des deniers publics.  Il se trouve que cette collectivité est entre les mains d’un baron socialiste. Mais bien des événements font penser à d’autres collectivités, comme cette fastueuse cérémonie de vœux qui aurait bien pu se dérouler … au Conseil Régional des Pays de la Loire.

A la lecture de ce pamphlet, on comprend mieux pourquoi les collectivités territoriales, en majorité socialistes, ont recruté 36 000 fonctionnaires de plus : on sait maintenant à quoi ils servent ! A rien.

Mais comme M. Rousset  a cru se reconnaître dans de nombreux indices et s’est senti outragé quand l’auteure parle  « d’un regard d’une vacuité  qu’une vache trisomique ne renierait pas », il faut donc faire un exemple. Les socialistes font valser les millions d’euros mais ne rigolent pas avec la « morale ».

Tant pis pour la liberté d’expression. Et si Zoé doublait son tirage : ce serait la meilleure réponse donnée à cette censure !

 


 


RIONS UN PEU

 

Ce n’est pas tous les jours le 1er avril. J’avais l’intention de vous proposer un scoop du style : "Le Président a disparu avec Carla. Il est parti en laissant une lettre sur son bureau… " Mais par les temps qui courent, beaucoup auraient pu trouver la plaisanterie de mauvais goût. Et comme je reste fidèle à mes convictions sarkoziennes….

A la place, je vous propose une page d’un livre totalement délicieux et rigolard : « Absolument dé-bor-dée » ou le paradoxe du fonctionnaire (comment faire les 35 heures en …un mois !). Zoé est « administratrice territoriale » et a été recrutée comme « chargée de mission auprès du directeur général des Affaires Internationales et Européennes » d’une mairie d’une grande ville.

... « 9h25. Tout espoir d’entrée discrète s’évanouit lorsque j’aperçois, bloquant l’entrée, l’insupportable directrice des Affaires Internationales, Clothilde Richard. Plus connue sous le nom de « l’Intrigante », elle planque son ambition démesurée sous l’étendard du service public et n’hésite pas à répéter à l’envi que son poste n’est qu’un tremplin vers la fantastique carrière diplomatique qu’elle compte avoir à moyen terme. Depuis huit ans, elle prépare, avec un succès très relatif, son départ vers un monde meilleur. Tandis qu’elle parle avec animation, Coralie,  l’assistante du directeur de l’AIE, la regarde avec l’air béat de l’aide-soignante qui couche avec le neurochirurgien. Au moment où je songe à fourrer mon manteau dans mon sac et prétendre que je viens juste de rentrer d’une réunion à un étage différent, Coralie m’annonce :  

- J’ai posé les deux derniers budgets sur ton bureau. Je t’ai mis un post-it avec les consignes du boss… Comme il a dû partir pour sa réunion de neuf heures et que tu n’étais toujours pas là…,annonce-t-elle ponctuant sa phrase d’un regard lourd de sous-entendus.

Toujours.

Coralie « Coconne » Montaigne, trou noir cérébral et véritable concierge du service. Reliée à la machine à café comme un insuffisant rénal à sa dialyse, elle passe les trois quarts de son temps face à la porte d’entrée, le quart restant étant logiquement passé aux toilettes, pour la raison invoquée précédemment. Chaque jour elle se lève avec une mission : repousser les limites de la bêtise. Mission qu’elle accomplit avec un talent qui force l’admiration.

N’est pas Coconne qui veut.

Outre une faculté peu commune à faxer systématiquement les lettres à l’envers et à photocopier les documents en laissant le post-it « à reprographier, urgent ! » sur le verre du copieur, Coconne ne perd jamais une occasion de dénoncer les retardataires à son boss. Et avec moi, elle a décidément matière à dénoncer.

9H36. … »

 Si vous aimez les pamphlets humoristiques, n’hésitez pas. L’auteur : Zoé Shepard. C’est publié chez Albin Michel. Voilà, vous savez tout. Des passages plus vrais que vrais !!!!

 




A LIRE AVANT DE VOTER

Imposture climatique001   L'IMPOSTURE CLIMATIQUE de Claude Allègre.

Si vous vous sentez attirés par l’écologie et que, sans être fanatique, vous vous apprêtez à voter dimanche prochain pour une de ces listes panachées rose-vert, lisez d’abord le dernier livre de Claude Allègre : « L’imposture climatique ». Vous verrez comment d’abord on nous trompe sur le « global warming » avec des données hétéroclites mises en équation dans des ordinateurs qui sortent des projections qui n’ont aucune chance de se produire.

A commencer par la fameuse courbe d’Al Gore qui établit le parallélisme entre l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère et l’augmentation de la température moyenne du globe (qui est une vue de l’esprit) : elle est fausse et la communauté scientifique en convient.

Des voix, condamnées à se taire jusqu’à maintenant, parce qu’elles n’étaient pas dans le « consensus », s’élèvent de plus en plus nombreuses pour dénoncer les errements du GIEC…. L’ancien Ministre y décortique finement les tenants et aboutissants financiers (juteux) d’une opération qui a surtout permis à des laboratoires de recherche d’obtenir des crédits du Congrès américain, ou à M. Al Gore de faire des profits très confortables.

N’allez pas croire que Claude Allègre est un anti-écologiste. C’est tout le contraire. Mais je ne vais pas tout vous raconter. Cet apôtre de la « science » continue de croire qu’elle peut toujours contribuer à améliorer le sort du genre humain, pour peu qu’on laisse de côté les idéologies « totalitaires » et qu’on empêche les obscurantistes d’agir.

Moi j’ai aimé. Comme lui, je crois à la science qui permet de penser l’avenir comme une chance.

 


AMITIE

                                                                                                   

"Le plus grand effort de l'amitié n'est pas de montrer nos défauts à un ami ; c'est de lui faire voir les siens."  La Rochefoucauld, Maximes.

                                                                                        

                                                                                 


ALLEGRO VIVACE

Livre_allgre Restons dans les sciences avec cette pensée forte de Claude ALLEGRE, extraite de "Ma vérité sur la planète" :

"Beaucoup trop de Français sont prompts à s'émouvoir lorsqu'on parle de la destruction de la forêt tropicale au Brésil ou en Malaisie, du recul des coraux de la grande barrière d'Australie ou de la disparition du tigre blanc de Sibérie, mais ne font rien ou presque pour préserver la biodiversité de leur propre pays, que ce soit dans leurs rivières ou leurs forêts. Pourtant, c'est d'abord à l'échelle locale qu'il faut se mobiliser..."

Et de préciser ensuite comment agir en développant les réserves de biosphère, en reconquérant les biotopes naturels d'une manière plus diversifiée et plus progressive, et en se mobilisant pour lutter contre la pollution de nos rivières.


ALLEGRO VIVACE !

Livre_allgre La secte verte vue par Claude ALLEGRE (Ma vérité sur la planète) :

                                                                

« Comme c'est désormais une religion, on peut anticiper un peu et imaginer ce que sera le dogme à faire apprendre par coeur aux "enfants verts" dès qu'on aura pris en main l'Education nationale.

                                                                

Les Dix Commandements

(selon le pacte de M. Hulot)

La Nature tu aimeras, plus que l’Homme assurément,

Nucléaire tu combattras, sans relâche continûment,

OGM tu détruiras, sans coup férir obstinément,

Effet de serre tu abhorreras, sans comprendre évidemment,

Désormais tu mangeras légumes bio uniquement,

Le mouton tu sacrifieras pour loups et ours sauvagement ;

Economie : tu ignoreras ses contraintes naturellement,

Du bois tu te chaufferas, croyant bien faire tout bonnement,

Progrès techniques tu combattras, sans états d’âme et constamment,

La Planète tu vénéreras, sans les Humains, évidemment.

                                                         

A apprendre par cœur, obligatoire au bac ! »

                                                                

Pas sûr que la secte verte apprécie l’humour de l’ancien Ministre….


ALLEGRO VIVACE !

Livre_allgre Pour en finir avec les OGM, deux mots sur "Terminator" et les OGM de l'espoir. Quelques phrases-clés extraites du texte de Claude ALLEGRE.

"La plupart des semences à haut rendement sont déjà des hybrides obtenus par des techniques traditionnelles et donc ne peuvent se reproduire. ... Le gène Terminator, le mal nommé, est un gène qui, greffé sur une plante, lui interdit de se reproduire... (il) a été mis au point ... au début de l'expérimentation des OGM où on était plein d'incertitudes, pour faire en sorte que si un OGM se révélait dangereux pour l'environnement, il ne puisse pas se reproduire."

"Le vrai danger des OGM ... c'est qu'un état, ou plus probablement un groupe d'exaltés, fabrique un OGM mortel, disséminant une maladie mortelle ou contagieuse. C'est pourquoi, dans tous les pays du monde les expériences d'ingéniérie génétiques sont étroitement contrôlées..."

" La meilleure preuve que José BOVE est d'une mauvaise foi totale, c'est qu'il saccage les expériences des organismes publics de recherches autant que les expériences privées. En admettant que les compagnies privées essayent de mettre au point un OGM dangereux, qui les contrôlera si les chercheurs du secteur public ont perdu la compétence pour le faire ?"

"Les OGM permettent déjà de résister au manque d'eau et d'en consommer moins.... Les OGM permettent dès aujourd'hui d'éliminer les pesticides et les insecticides, donc d'assurer une meilleure sécurité alimentaire et de diminuer la pollution dans les rivières... Demain, les OGM vont permettre de diminuer la dose d'engrais.... Il existe déjà des OGM qui dépolluent les sols... Les chercheurs brésiliens ont réussi à "greffer" le gène des araignées responsable de leur faculté à tresser des toiles sur les gènes du coton. Il fabriquent des fils de coton aussi résistants que ceux des araignées..."

" Demain les alicaments remplaceront petit à petit toutes les vaccinations. On vaccinera les enfants en leur faisant manger des bananes ... Les cultures que José BOVE ...ont saccagées en 2001 à Clermont-Ferrand étaient des champs de maïs transgénique. Ces cultures étaient destinées à l'étude des moyens de lutte contre la mucoviscidose ! ..."

Et la conclusion en citant Bruno REBELLE (conseiller de Ségolène ROYAL) : "Par définition, je refuse les biotechnologies que je considère comme un type de société. Je n'ai pas peur des OGM, mais ceux-ci représentent un choix de société auquel je suis hostile". Tout est dit ".

à suivre....

                                              


ALLEGRO VIVACE !

Livre_allgre Le débat sur les OGM, oh, j'aime !

Question du jour : Les OGM sont-il dangereux ? et réponses selon Claude ALLEGRE.                                                                                                                                                                                                                                                               

"...Est-ce qu'en bricolant les gènes en laboratoire, en coupant des morceaux d'ADN, on ne va pas fabriquer des virus pathogènes et donner naissance à de redoutables épidémies ? ... Nous pouvons répondre qu'il n'y a aucun danger de cette sorte."

"Si le maïs sécrète de lui-même une substance chimique qui tue la pyrale, cette substance est-elle sans danger pour les animaux ou l'homme qui mangent le maïs ? ... Sur le génome on ne peut greffer que le gène ou le morceau de gène d'un autre être vivant. Dans le cas (du maïs) on greffe le gène d'une bactérie qui s'attaque aux cellules intestinales des insectes et uniquement elles. La toxine qu'elle sécrète n'agit que si le milieu est basique, ce qui est le cas des tubes digestifs des insectes alors que celui de l'homme et des animaux supérieurs est acide."

"Est-ce que le maïs transgénique ne va pas modifier l'environnement ? ... Il ne peut pas contaminer les autres espèces, salades, carottes, blé... Car l'interfécondation ne se fait que pour une même espèce ou une espèce très voisine. Peut-il contaminer d'autres champs de maïs cultivés ? C'est une question sérieuse car a-priori, rien ne s'y oppose. Les études...(montrent que) la dissémination du pollen du maïs transgénique ne dépasse pas 200 mètres, même par grand vent, et qu'à 50 mètres déjà la pollénisation croisée ne dépasse pas 5% !..."

"... Mais pourquoi faire les essais sur les OGM en plein champ, pourquoi ne pas les faire en serres ? Très franchement, j'ai moi-même été tenté de développer cette solution "pour avoir la paix" ! Malheureusement elle est scientifiquement irréalisable." ( pour les explications techniques voir le livre p. 160)

Demain, on abordera le problème du gène Terminator.


ALLEGRO VIVACE !

Livre_allgre Puisque c'est un peu d'actualité, voici quelques réflexions "carrées" sur le problème des OGM extraites de "ma vérité sur la planète" :

"Lorsque les premières techniques du génie génétique apparurent dans les années 1980, il était évident qu'elles allaient s'appliquer à l'agriculture, car l'idée de modifier le vivant était une part de leur culture. C'est ainsi qu'a pris naissance la fabrication des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Aujourd'hui, ces OGM constituent un élément essentiel d'une bataille uniquement politique, mais qui aura des conséquences profondes sur l'avenir de la France, de son économie, de sa société. C'est celle du choix entre le déclin et le progrès, entre la peur et le dynamisme, entre le développement et la régression".

..." Car José BOVE connaît en fait la vérité, il sait fort bien que les OGM actuellement cultivés ne présentent aucun danger, puisque son père est un ancien chercheur... Il fait tout cela pour des raisons uniquement politiques et peut-être oedipiennes. Et ça marche ! donc il continue... D'ailleurs une conversation téléphonique interceptée avec l'un de ses adjoints est claire à ce sujet : "On sait bien que les OGM ne sont pas dangereux mais ça fait peur, c'est donc parfait pour atteindre notre but politique!". Ce qui me navre, c'est que des politiciens ignorants, comme mes amis les présidents de Région socialistes emmenés par Ségolène ROYAL, ont décidé de combattre eux aussi les cultures OGM."

..."Aujourd'hui, dans le monde, 70 milliards d'hectares sont utilisés pour produire des cultures transgéniques : 50% du soja produit est OGM, de même que 20% du coton, 16% du colza, 11% du maïs. Dans trois ans, ces chiffres seront multipliés par deux. Il se développe désormais des cultures pour la chicorée, le lin, la pomme de terre, le riz, la betterave, la tomate."

" Est-il normal que ceux qui détruisent le travail de centaines de chercheurs ne soient pas tous en prison ?"

..." Le jeune chercheur Jean-Christophe BREIDER dont la serre a été détruite ne pourra pas exploiter cinq ans d'expériences sur le riz transgénique et sa résistance aux insecticides. Ses travaux seront copiés et reproduits par les Chinois et les Suisses trois ans plus tard ! Il ne s'agissait pas de cultures en plein champ dont se gargarise José BOVE, ce sont des serres en verre fermées que l'on a cassées, brisées. Le gouvernement étant inerte, les directeurs d'organismes apeurés, les chercheurs n'ont pas même pu réagir ! Faut-il armer les chercheurs ?"   

à suivre demain (le maïs transgénique est-il dangereux pour les autres cultures ?)...