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TOUT SUR LA FRANCHISE


Un blog utile que vous trouverez dans mes préférés, dans la colonne ci-jointe. La "Franchise", pour qui ? pour quoi ? comment ?  Une contribution bien dans le vent en ces temps de "bons plans-conso".
C'est le blog de Christelle... N'hésitez pas à aller y jeter un coup d'oeil.

                                            Daniel



NOS ENFANTS NOUS ACCUSERONT !


        Nos enfants nous accuseront                                    


Encore un sujet sérieux avant que le calepin soit gagné par la somnolence propre au mois de juillet et aux vacances.

Jeudi dernier, la salle du théâtre de Saint-Barthélemy était pleine comme un œuf pour la projection du film de Jean-Paul JAUD : « Nos enfants nous accuseront ». Une histoire qui démarre avec la décision du maire de Barjac d’offrir aux élèves de la cantine des repas 100% bio. Un fil rouge qui permet de découvrir l’enquête du narrateur sur les origines des cancers multiples qui se développent sur des sujets de plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes. Un parcours qui nous fait passer par les conférences de l’Unesco et les constats alarmants des scientifiques nationaux et internationaux. En cours de route des images saisissantes de traitement en arboriculture ou en viticulture où l’on voit un agriculteur sur son tracteur équipé comme un cosmonaute suivi du brouillard jaillissant de sa machine… jusqu’à 29 produits ! Et des séquelles : problèmes neurologiques, saignements de nez, panne de vessie…

Je ne vais pas vous raconter tout le film. Allez le voir si vous en avez l’occasion. Je vous jure que vous regarderez différemment les pommes ensuite. Ce film est en parfaite concordance avec le livre qui vient de sortir, intitulé : « Vive la mal’bouffe ! ».

L’abus des pesticides menace gravement notre santé. Il est grand temps de réagir. L’agriculture bio (on devrait dire naturelle) gagne du terrain. Mais elle est en retard en France. La prise de conscience devrait aider à son développement.

 

                                                           


LA SEMAINE D’ARCHIBALD

                                      

 

OVERDOSE. Je mets France Info, Michael Jackson, je passe sur RTL, encore Michael, je zappe sur Europe, itou… Impossible d’y échapper. Quelques heures plus tard, je reprends la voiture, remets l’autoradio et vlan, c’est reparti pour un tour. On ne sait pas trop de quoi est mort Michael Jackson, mais vendredi, c’était l’overdose chez les médias. Les 2 JT du jour à pleins tubes, et tout et tout et tout…

IMPOT. Quasiment en catimini, la décision a été prise en conférence des maires de l’agglo : on aura bien un nouvel impôt à payer. Par 16 voix contre 6. On voudrait bien connaître les noms des 6 courageux qu’on leur remette une médaille pour refuser ce qu’il faut bien appeler « un impôt scélérat ». On aura l’occasion d’en reparler.  Choquant qu'une assemblée qui n'est pas élue au suffrage direct et où il n'y a pas le contrôle d'une opposition vote un impôt ! Qui lancera la pétition pour protester ?

BOUC… émissaire. Le Président frauduleux de l’Iran fait campagne active pour tenter de faire croire à un complot venu de l’extérieur. En ligne de mire le Royaume Uni, à cause de la BBC, me semble-t-il. Informer correctement n’est pas du goût du dictateur ultra conservateur. Il se trompe de clou. La contestation prend ses racines dans son propre pays, il ne tardera pas à s’en apercevoir.

RETRAITES. Si on interroge les Français, ils sont contre le relèvement des cotisations, contre la baisse des pensions et contre l’allongement de la durée du temps de travail. Est-ce surprenant. Il n’y a aucune solution agréable pour résoudre le casse-tête du financement qu’ imposent l’inversion de la pyramide des âges, l’explosion du pays boom et l’allongement de la durée de la vie. Il faudra pourtant bien en passer par l’une des 3 solutions, à moins d’une baguette magique.

HOLLANDE. Le camarade refait gentiment surface à petites touches. Ce week-end il mettait en place à Lorient son écurie en vue de la présidentielle de 2012, sur le thème « des idées pour le PS » (il en a bien besoin), « des solutions pour les Français » (ça on est curieux de les voir venir). Décidément on ne va pas s’ennuyer à gauche. "Allonz-à-Lori-ent, pêcher.."

SLIP. Un musée lui est désormais consacré. Ne cherchez pas, c’est belge. Logique. Une idée comme ça c’est aussi belge qu’une « lambic ». Les slips sont sous verre. Ils sont authentifiés du nom de celui ou celle qui l’a porté. L’article ne précise pas si les exemplaires exposés sont propres. Il y a paraît-il un string de l’ex star du porno Brigitte Lahaie. Sûrement pour inciter à faire du lèche-vitrine !


                                                     


C'EST L'ETE !

                                    

Je n'ai pas de short ni de tongs pour l'habillage du calepin, mais il est temps, avec le soleil qui revient, de passer à la tenue d'été. A partir de la semaine prochaine, comme chaque été, le bloc-notes va se consacrer à des sujets de société plus "légers"... avec humour.


Sourions, c'est l'été !

                                             


REPUBLIQUE LAIQUE…


Logo republique française

 

« Zahra a beau porter le voile, elle n’en est pas moins française…Comme elle Sadia est née en France et a grandi à Monplaisir (quartier d’Angers) et s’exclame : deux générations plus tard, rien n’a changé, on entend  toujours la même chose. Qu’on arrête de nous parler d’intégration ! C’est dépassé ! ». Voilà un témoignage lu dans le journal qui nous montre avec une acuité réelle le profond malentendu sur lequel repose leur situation actuelle.

Comment se fait-il que nous ayons pu absorber des dizaines de milliers d’étrangers, italiens, espagnols, polonais, portugais, et autres, sans que cela pose problème ? Ils sont aujourd’hui parfaitement intégrés dans la société française et leurs enfants fondus dans l’anonymat, excepté un patronyme résurgent, de la concitoyenneté. Leurs enfants se sont mariés avec des Français de souche sans que cela ne pose problème, ils ont fréquenté nos écoles, se sont pliés à nos règles sociétales et ont probablement renoncé à quelques traditions ou particularismes, quand ils étaient en contradiction avec nos lois. Ils ont « épousé » la nation française.

La France est une république laïque « militante », encore aujourd’hui. Chez nous, la laïcité a été un long combat. Elle a énormément contribué jusqu’à ces dernières années à réaliser le creuset qui n’existe toujours pas aux Etats-Unis. Elle a fixé ses limites à l’influence de l’église catholique dans un pays à majorité chrétienne, ce qui nous permet d’imposer la même chose, sans complexe à toutes les autres religions, y compris la musulmane. C’est notre Histoire. C’est notre héritage commun. Il est particulier, en Europe, mais c’est comme ça ! C’est tellement vrai que la commission d’enquête parlementaire sur la « burqa » est à l’initiative de  députés de tous bords. Pour « s’intégrer » dans notre pays, il faut prendre en compte cet héritage, en parfaite cohérence avec notre conception des Droits de l’Homme et qu’il l’éclaire d’un jour particulier. Le nier, alors que nous veillons jalousement dessus, c’est prendre le risque d’être rejeté.

Voilà où est la difficulté pour les musulmans. Tant qu’ils essaieront d’imposer des traditions incompatibles avec le consensus national sur lequel repose la « Laïcité », tant qu’il sera compliqué de procéder à des mariages avec des non musulmans, tant que pour certains, la « Charia » sera au-dessus de nos lois, tant qu’ils voudront nous imposer des signes distinctifs qui nient l’égalité « homme-femme » comme le voile ou la burqa, tant qu’il sera impossible à des femmes d’aller à la piscine aux horaires normaux d’ouverture…non seulement il y aura problème et notre société se défendra en légiférant, mais il y aura rejet, plus ou moins « voilé ». C’est le constat que font Zahra et Sadia. A qui la faute ? N’est-il pas grand temps qu’elles entrent de plein pied dans la communauté nationale en en épousant l’Histoire ? Car, le repli identitaire et communautaire ne fera qu’aggraver la situation. D’ailleurs, on ne parle jamais de ces musulmans qui se sont totalement intégrés, et ils sont nombreux. J‘en connais plein. Bizarrement, le paradoxe, c’est que la pratique de l’Islam n’est pas du tout incompatible avec notre République. Pour peu qu’on accepte d’entrer dans les limites laïques qu’elle impose.

Enfin, et pour en terminer. Le débat ne se situe pas sur le plan vestimentaire et la liberté de s’habiller comme on veut, comme le voudraient certains qui veulent imposer sur notre sol le « particularisme provocateur » de la burqa. Tous les accoutrements religieux portés par les femmes sont les instruments de leur sujétion, voulue par les hommes qui les enferment dans une bure. Le voile est un défi à la laïcité. Il est « une mutilation », criait naguère l’Iranienne Chahdortt Djavann. Il témoigne du refus d’appartenir à la seule société que nous ayons à offrir à ceux qui la rejoignent ou lui appartiennent déjà. Il est le refus proclamé d’obéir au système qui nous régit tous. C’est vécu comme un rejet de l’intégration. Et comme nous ne sommes pas prêts de renoncer à nos valeurs…Si au moins le Coran imposait quelque chose, mais même pas. Ce qui veut dire qu’une femme qui se voile n’est pas meilleure musulmane qu’une autre. Alors ?


                                                        


BIOETHIQUE


  Jeanneteau2                                                                       

 

 

Paul JEANNETEAU, député de la 1ère circonscription de Maine-et-Loire, est membre de la « Mission d’information sur la révision de la Loi de bioéthique ». Parmi les 30 députés qui la composent autour d’un président et d’un vice-président, il est l’un des 4 qui ont suivi le plus assidûment la soixantaine d’auditions.

Interview exclusive pour le bloc-notes.

DH. Paul Jeanneteau, pourquoi est-il nécessaire de revisiter les lois  de bioéthique de 2004 ?

P1050493 "Les questions soulevées par les progrès scientifiques et techniques ont alimenté le débat public qui a abouti en 1994 au vote de trois lois de bioéthique. Afin que l'équilibre trouvé n'entrave pas la dynamique de la recherche, le législateur a alors inscrit, dans la loi relative au don et à l'utilisation des éléments et produits du corps humain, à l'assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal, le principe de sa révision au bout de 5 ans. Son article 21 stipule : « la présente loi fera l’objet….d’un nouvel examen par le parlement dans un délai maximum de 5 ans après son entrée en vigueur ». On peut supposer, également, que le législateur craignait d'être dépassé par les progrès technologiques et scientifiques."

DH. Qu'en est-il du statut des enfants nés par mères porteuses à leur retour en France?

P1050495 "Actuellement, le père peut reconnaître l'enfant, à sa naissance. Par conséquent, il devient  juridiquement le père de l'enfant, dans tous ses droits. En revanche, la femme qui reçoit cet enfant ne peut pas être reconnue comme mère puisque le droit stipule que la mère est la femme qui accouche. La femme qui a recouru à une gestation pour autrui à l'étranger n'a aucun statut parental donc aucune autorité parentale.

Pour ma part, je pense que si l'on reconnaît juridiquement la femme qui accueille l'enfant comme sa mère légale, alors, implicitement, la gestation pour autrui est reconnue. La solution serait sans doute de conférer à cette femme une délégation d'autorité parentale, au terme d’un jugement rendu par le juge aux affaires familiales, comme le permet la loi du 4 mars 2002, relative à l'autorité parentale. Cela permettrait de régler les problèmes de la vie quotidienne sans pour autant procéder à une adoption pleine et entière."

DH. Quels sont les gardes fous qui vous paraissent absolument nécessaires  à opposer aux prouesses scientifiques?

P1050497  "Il me semble qu'il ne faut pas déroger aux principes consacrés par la loi de 1994, à savoir le respect de la dignité de la personne, l'anonymat et la gratuité des dons, quels qu'ils soient, l'indisponibilité du corps humain, c'est-à-dire l'interdiction de sa marchandisation. Il faut affirmer clairement que le corps humain n’est pas une propriété, ce n’est pas un instrument ou un moyen pour autrui. Le corps humain ne peut être aliéné c'est-à-dire ni donné ni vendu.

Par ailleurs, il me semble très important que le législateur ne traite pas ces questions de bioéthique de façon compassionnelle, ce qui pourrait être très dangereux, mais, bien évidemment, avec profondément d’humanisme.

Les progrès des sciences de la vie, posent des questions éthiques et morales. Afin d'éclairer les chercheurs, les médecins, les patients et plus généralement notre société, la loi de 1994

a instauré un cadre précis. Cependant, il ne faut pas oublier le rôle essentiel :

- du Comité Consultatif National d'Ethique qui émet des avis sur les différents dossiers qui lui sont soumis,

- et de l'Agence de Biomédecine qui valide ou non et contrôle la mise en oeuvre des protocoles de recherche."

DH. Quelles limites fixer aux recherches sur l'embryon?

P1050498  "Il serait plus exact de parler de recherche sur les cellules souches embryonnaires. Les recherches se font sur des embryons au stade de blastocyte, c'est-à-dire lorsqu’ils sont composés de 6 à 8 cellules.

Je pense qu'il ne faut pas créer d'embryons pour la recherche. Les techniques d'aide à la procréation doivent rester dans le champ de la thérapie, et cela d'autant plus que des milliers d'embryons surnuméraires sont détruits, faute de projet parental. Il me semble plus judicieux de réaliser les recherches sur ces embryons, aujourd’hui voués à la destruction.

Ne faut-il pas, d'ailleurs, se demander où se situe la transgression? Est-elle dans la recherche sur des cellules souches embryonnaires provenant d'embryons congelés ou dans la congélation même d'embryons?

Aujourd’hui, les chercheurs prélèvent une seule cellule dans un blastocyte qui en contient huit et bien sûr en aucun cas cet embryon n’est réimplanté dans l’utérus de la mère.

Je comprends que cela puisse poser des problèmes éthiques, mais l’interdiction absolue de recherche sur les cellules souches me semblerait surprenante dans notre pays qui autorise l'avortement jusqu'à 12 semaines.

Dans la prochaine loi de bioéthique, à mon avis, il faudrait maintenir le principe de l'interdiction de procéder à des recherches sur les cellules souches embryonnaires, en maintenant un système dérogatoire, les recherches permises devant avoir une finalité médicale.

Dans le domaine de l'aide médicale à la procréation, il est souhaitable de développer la recherche afin de limiter au maximum la création d'embryons surnuméraires. La technique de la vitrification des ovocytes est une voie qui semble porteuse d’espoir. Cela consiste en une congélation ultrarapide des ovocytes qui peuvent être ainsi conservé pour une utilisation future. Différentes équipes utilisent, d’ores et déjà, cette technique avec des résultats très intéressants."

DH. Faut-il séparer  acte sexuel et procréation?

P1050503 "La loi du 6 août 2004 (art. 24) stipule que l'assistance médicale à la procréation a pour objet de remédier à l’infertilité dont le caractère pathologique a été médicalement diagnostiqué. Elle  est réservée aux couples mariés ou vivant ensemble depuis au moins deux ans et en âge de procréer. Le couple doit être constitué d'un homme et d'une femme, cette dernière devant  être âgée de moins de 43 ans.

L'AMP doit rester dans le champ thérapeutique, c'est-à-dire soigner la stérilité d'un couple ou éviter la transmission à l’enfant ou à un membre du couple d’une maladie d’une particulière gravité.

Je ne suis donc pas favorable à l'ouverture, aux couples homosexuels, de l'aide médicale à la procréation (AMP), d’autant plus qu’à mes yeux, pour se construire l’enfant a besoin de se confronter à l’altérité. Je ne suis pas favorable, également, au transfert d’embryon post-mortem : les limites de la procréation médicale assistée doivent être les limites de la vie.

Il faut être vigilant à ce que n'émerge pas un droit à l'enfant mais veiller aux droits de l’enfant à naître. C’est aussi cela la responsabilité du législateur."

DH. Quels principes intangibles pourraient servir de socle au droit, évitant ainsi la course permanente entre  les lois et le progrès scientifique?

P1050504   "Au fur et à mesure que la science progresse, les lois de bioéthique ne peuvent évoluer, constamment, vers un élargissement de la permissivité. Leur rôle est de stipuler ce qui est interdit plus encore que ce qui est permis, elles doivent fixer un cadre, en définissant un certain nombre de principes fondamentaux : gratuité, anonymat, non commercialisation du corps humain, dignité de la personne.

En s’appuyant sur les valeurs qui fondent notre société française, sur ce qui constitue notre vivre ensemble, les lois de bioéthique doivent être la traduction, par le législateur, d’un consensus sociétal."


                                                                        

 


CIRCULEZ….

                                           

Mais qu’est-ce qu’ils ont donc à se plaindre, les Iraniens ?

Ils ont un pays immense, la mer, le soleil, un guide suprême infaillible porte-parole de dieu sur terre, ils ont les gardiens de la révolution qui patrouillent quatre par quatre, armés jusqu’aux dents prêts à bondir pour assurer leur sécurité…

Ils ont un président élu démocratiquement d’une grande bonté, honnête, au regard lumineux, qui met tout en oeuvre pour leur assurer un avenir radieux (dans l’autre monde), ils ont les bassidjis qui patrouillent dix par dix sur leurs motos, armés jusqu’aux dents prêts à bondir pour qu’ils ne s’écartent pas du droit chemin…

Ils ont du pétrole pour leur payer la bombinette, et faire d’eux une grande nation conquérante, un gouvernement qui veille à ce qu'ils restent pauvres, et ils ont les pasdarans qui patrouillent douze par douze armés jusqu’aux dents prêts à bondir pour qu’ils ne soient pas importunés par d’odieux étrangers qui pourraient leur mettre de mauvaises idées dans la tête….

Dans ces conditions là, ceux qui se révoltent ne peuvent être que les suppôts des puissances occidentales qui les paient pour créer de la violence, forcément ! Mais heureusement, ils ont plein de mosquées où ils peuvent prier en toute tranquillité sous la direction d’imams éclairés et s’assurer ainsi le paradis : une chance, parce qu’en ce moment, en bas, c’est plutôt… l’enfer !

             

                                                              


RENDEZ-VOUS


  Jeanneteau2           

Interview de Paul JEANNETEAU, député de la 1ère circonscription de Maine-et-Loire sur la Bioéthique.

Ce sera Vendredi prochain sur le "Calepindh".


                                                                                


FILLON IV

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Voici le gouvernement remanié. On notera l'arrivée de Frédéric Mitterrand et de Michel Mercier (proche de Bayrou) et le départ de Christine Boutin et de Chantal Albanel. Pour le reste, pas de vraie surprise. Les nouveaux arrivants sortent en général du sérail UMP. Pas autant d'ouverture que souhaité, peut-être. Mais le gouvernement y gagnera certainement en "homogénéïté". Xavier Darcos me paraît mieux convenir à son nouveau poste, de même que Brice Hortefeux, et Luc Chatel hérite d'un ministère difficile où il va falloir qu'il "assure". Le Président et le Premier Ministre ont aussi donné la prime à la jeunesse et à la diversité avec Benoit Apparu et Nora Berra.

- Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat

- Michèle Alliot-Marie, ministre d'Etat garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés

- Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales

- Xavier Darcos, ministre du Travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

- Eric Woerth, ministre du Budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat

- Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, porte-parole du Gouvernement

- Bruno Le Maire, ministre de l'Alimentation, de l'agriculture et de la pêche

- Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la communication ;

- Michel Mercier, ministre de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire

- Henri de Raincourt, ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement

- Christian Estrosi, ministre auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi, chargé de l'industrie

- Valérie Letard, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie et du développement durable

- Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Justice et des libertés

- Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation, auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi

- Rama Yade, secrétaire d'Etat chargée des sports, auprès de la ministre de la santé et des sports

- Hubert Falco, secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants, auprès du ministre de la défense

- Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la famille et de la solidarité, auprès du ministre du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

- Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes

- Nora Berra, secrétaire d'Etat chargée des aînés, auprès du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

- Benoist Apparu, secrétaire d'Etat, chargé du logement et de l'urbanisme, auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie et du développement durable

- Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat chargée de l'outre-mer, auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales

- Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale auprès du Premier ministre

Par ailleurs, sont confirmés dans leurs fonctions:

- Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes

- Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi

- Patrick Devedjian, ministre auprès du Premier ministre, chargé de la mise en oeuvre du plan de relance

- Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche

- Hervé Morin, ministre de la Défense

- Roselyne Bachelot, ministre de la santé et des sports

- Eric Besson, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du développement solidaire

- Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'emploi, chargé de l'emploi

- Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique

- Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, chargé des Transports

- Fadela Amara, secrétaire d'Etat auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, chargée de la Politique de la Ville

- Alain Marleix, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales, chargé de l'Intérieur et des Collectivités territoriales

- Anne-Marie Idrac, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, chargée du Commerce extérieur

- Alain Joyandet, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la Coopération et de la Francophonie

- Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer

- Martin Hirsch, Haut-Commissaire auprès du Premier ministre aux Solidarités actives contre la pauvreté, à la Jeunesse et à la Vie associative


                                                     



L’UNION EST UN COMBAT !

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Mais qu’est-ce qu’ils lui reprochent donc ! Pourquoi cette haine rentrée qui confine à l’autisme ? Je veux parler de la gauche face à Nicolas Sarkozy, et particulièrement du PS. Pourtant, elle ferait bien de balayer devant sa porte, la gauche. Tout le monde a bien vu hier, que le groupe PS à l’assemblée a pris la fuite pour ne pas participer au débat qui suivait l’intervention du Président de la République. La vraie raison ? C’est tout simple : « la » leader du PS ne siégeant pas à l’assemblée, le président du groupe n’avait pas l’autorisation de parler pour son parti. La confiance règne. Elle le fera sûrement dans quelques jours par une conférence de presse… quand on en est rendu à ce point, on ne donne pas de leçons aux autres.

 

Et pourtant, les gens de gauche ont tort de faire ce procès permanent. Les Français voient bien que leur posture ne colle pas avec la réalité. Quel président à ouvert autant son gouvernement à des personnes venues « d’en face » pour mettre en œuvre dles projets qu’ils portaient ? Qui a donné autant de pouvoirs à l’opposition et aux élus de la représentation nationale : maîtrise de l’ordre du jour de l’assemblée, présidence de la commission des finances, pouvoir d’amendement…Quel président a consulté autant les chefs de parti, les représentants syndicaux, avant de prendre ses décisions ? Martine Aubry quand elle a mis en place les 35 heures ? Qui a donné autant de place aux partenaires sociaux pour faire aboutir des réformes importantes comme celle du contrat de travail ou de la représentation syndicale…

 

Dans son discours d’hier, et face à la gravité de la crise dont il n’est pas plus responsable que la gauche, le Président de la République a adopté le ton rassembleur propice à l’unité nationale dont le pays a besoin pour faire face aux difficultés qui nous attendent. Pas un mot qui fâche. Hier, le Président se voulait au-dessus de la mêlée. La main est tendue à tous ceux qui voudront participer à cet effort indispensable pour définir, si possible dans le consensus, les grands objectifs stratégiques. Qui peut dire de quelle couleur est un « grand emprunt national » que les socialistes auraient pu proposer, la taxe carbone portée par les écologistes, le souci de former les chômeurs, la nécessité d’adapter le financement des retraites ?

 

Qui ne voit que le concept de « justice sociale » par l’impôt sur les plus riches auquel s’accroche le discours du PS est complètement dépassé par la réalité. Même en doublant l’impôt sur le revenu, on ne dégagerait que quelques milliards supplémentaires qui sont loin de faire le compte de ce qui est nécessaire…et on tuerait avec certitude la reprise et en même temps le retour à l’emploi ! Une trêve de deux ans, au nom de l’intérêt national, est-elle inconcevable ? Il sera bien temps de repartir en campagne dans la dernière année du quinquennat, non ?

 

Car, en l’état actuel des choses, l’oxygène de la vie politique, c’est Nicolas Sarkozy qui le procure. On en trouvera encore demain dans l’annonce du remaniement gouvernemental, avec, à la clé, une nouvelle « ouverture »  (vers les verts ? vers le centre ? vers la gauche ?) qui devrait élargir l’assise politique d’un gouvernement qui devra porter dans les deux ans des réformes vitales dont certaines seront de toutes façons douloureuses. Car, le Président nous a prévenus, les temps difficiles s’annoncent et « plus rien ne sera comme avant » (sauf peut-être encore la gauche) ! 



                                                                         



UN DISCOURS FONDATEUR

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Aujourd’hui, le Président de la République en s’adressant aux parlementaires réunis en congrès à Versailles a voulu prendre date des nouvelles conditions dans lesquelles notre pays va devoir se débattre pour assurer son avenir. Il a aussi voulu envoyer aux Français un certain nombre de signaux pour les alerter sur les difficultés qui les attendent et les évolutions auxquelles ils devront  s’adapter. Il a  fixé les grandes lignes de la politique de son prochain gouvernement pour permettre à la France de sortir « plus forte » de la crise et a annoncé le remaniement « mercredi » de l'équipe dirigée par François Fillon, qui sera chargée de « réfléchir aux priorités nationales et à la mise en place d'un emprunt pour les financer ».

 

Qu’il s’agisse du modèle social issu de la dernière guerre désormais condamné, que ce soit l’appel à tous, partis et syndicats, à participer à la détermination des orientations stratégiques dans les trois mois qui viennent, ou encore que l’on offre aux Français de participer au redressement de la France par le biais d’un emprunt national, tout montre qu’on est à un tournant historique pour notre pays. Des transformations profondes sont à attendre dans les prochaines années, dans le prolongement des réformes qui sont déjà engagées : un état moins dépensier (la dette a doublé entre 2002 et 2007 sans qu’il y ait crise), des échelons territoriaux moins nombreux, le rapport travail-retraite rédéfini pour qu’il soit à nouveau supportable pour la répartition, la fiscalité refondée en allégeant celle qui pèse sur le travail, en même temps que par l’emprunt seront financés les investissements qui redonneront à la France un tissu industriel adapté à son temps…

 

En face, c’est le vide. L’opposition a offert à la sortie du congrès un festival de ringardises. La vacuité des propos n’avait d’égal que la mesquinerie de la critique. N’ayant pas de leader qui puisse parler en son nom à opposer au président, elle ne peut que sombrer dans l’inexistence de propos sans intérêts et la posture. Ce qui est grave c’est qu’elle ne peut pas répondre parce qu’elle n’a pas d’idées à opposer aux propositions présidentielles. Sa solution c’est la fuite ou la chaise vide. Et c’est comme cela que le PS pense reconquérir des électeurs ?  Plus terrible encore, il est pris de vitesse par Nicolas Sarkozy. Martine Aubry s’est donnée six mois pour remettre son parti dans le coup. Mais le grand débat ne va durer que trois mois. Dans six mois toutes les décisions importantes seront prises. Le PS va-t-il encore rater le train ? C’est un peu dommage de ne pas avoir de modèle à proposer en face de celui qui est décrit dans ses grandes lignes par le Président de la République.

 

                                                                               



IRAN, IRAN…RANPATAPLAN !


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L’Iran n’a de démocratie que le nom. Le voile est tombé. La démocratisation et le retour à un régime de vraies libertés ne sont pas pour demain. Le candidat qui dénonce le résultat du scrutin, et qui se présente comme réformiste, Mir Hossein Moussavi est un ancien premier ministre qui a servi le régime des Mollahs. Son élection aurait-elle changé quelque chose ? Sur le plan intérieur de l’Iran, on aurait probablement assisté à quelques évolutions dans l’application d’un islam moins radical sur le plan des moeurs. Mais pour le reste, on peut se poser la question, notamment de la position qu’il aurait eue face au changement profond de l’attitude américaine et sur le dossier nucléaire. C'est "burqa noire" et "noire burqa" ! Car, il ne faut pas se méprendre, l’élection ne mettait pas en concurrence des soutiens au régime face à des candidats qui auraient souhaité s’en affranchir. Tous se réclamaient de la continuité d’une théocratie qui ne revêt les habits de la démocratie que le temps d’une élection. Et encore, découvre-t-on que même là, les dés sont pipés.

 

Ahmadinejad a joué la carte du populisme. Malgré son incompétence économique, il a probablement bénéficié d’un fort soutien populaire chez les pauvres. Et si sa victoire massive est suspecte, la majorité qu’il a obtenue ne peut pas être expliquée uniquement par la fraude. La vérité c’est que l’Iran n’est pas mûr pour le changement, en tout cas, tel que nous le concevons, nous occidentaux. Ce changement ne peut pas venir de l’application d’une démocratie tronquée. Il faudrait une nouvelle révolution qui fasse disparaître le pouvoir des ayatollahs. Or aucun candidat n’a fait campagne contre la nature du régime et le nucléaire. Aucun n’a mis en cause Ali Khamenei. D’ailleurs, les manifestants pro-Moussavi, crient leur colère au nom de l’Islam et d’Allah…

 

L’Iran va connaître une épuration au nom des menaces qui pèsent sur lui : un pays isolé par la politique de son Président, qui est lui-même directement responsable de cet isolement, une classe politique déchirée…Voilà pourquoi Moussavi n’a aucune chance d’obtenir l’annulation du scrutin qu’il réclame. La voix des émeutiers sera tôt ou tard étouffée par les milices, polices et gardes diverses inféodées aux barbus à turban. Il est désormais interdit de la « khameney » (ramener) !

 

Deux conséquences : sur le plan intérieur, il est possible que la cassure entre la population et le régime subsiste. On a l’impression que le peuple iranien a saisi cette occasion pour chercher l’oxygène dont il manque, asphyxié par la chape de plomb d’un régime tyrannique qui contrôle la vie quotidienne jusque dans les moindres interstices. On peut penser que la révolte est profonde : les jeunes et aussi leurs parents sont dans la rue. Elle met en pleine lumière les luttes internes entre les différents courants politiques du régime. C’est une guerre de mollahs dont le peuple semble profiter. Ira-t-il jusqu’à s’en affranchir ? Le terreau de la crise économique et la montée du chômage que le pays connaît pourrait y aider. "Mort au dictateur" est un cri révélateur qu'on n'était guère habitué à en entendre à Téhéran.

 

Sur le plan extérieur, la réélection d’Ahmadinejad pose un problème grave à Obama. Elle donne un coup d’arrêt à « l’ouverture » prônée dans le discours du Caire et  que le régime iranien rejette. Elle renforce le clan des faucons israëliens et sera critiquée évidemment par les Républicains américains qui auront beau jeu de crier à « l’angélisme ». Il faudra donc que le président américain rassure son opinion et qu’il montre  sa capacité à brandir le bâton. D’ailleurs, sur injonction du congrès, c’est ce qu’il a commencé à faire.

 

Autrement dit, dans un avenir prévisible, l’Iran va maintenir son cap, avec son cortège de provocations et de double langage pour camoufler son intention véritable sur le nucléaire. Il faut donc s’attendre à un durcissement des termes du dialogue entre les Occidentaux et ce pays, tout en ménageant les pays arabes que la bombe iranienne terrifie…



                                                                 

 


BURQA, NON !

 

 

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Qui n’est pas choqué par le spectacle de ces femmes emprisonnées dans leur muraille de tissu ? On a déjà du mal à le supporter quand c’est à la télé, c’est proprement révoltant quand c’est au détour de nos rues métropolitaines. Il ne s’agit pas de s’offusquer du foulard porté par ces femmes que nous croisons sur les marchés et qu’elles mettent en héritage de leur culture. Nos grands-mères étaient soumises au même rite il y a à peine deux générations, c’est-à-dire une cinquantaine d’années. Il suffit de voir les photos en noir et blanc que tout un chacun possède dans ses archives familiales. Le port du voile est déjà une escalade difficile à supporter dans un pays qui prétend à l’égalité entre les sexes et à la défense des droits des femmes. Surtout quand les sujets concernés sont de plus en plus jeunes.

                                 

Ces manifestions d’appartenance à un islam rigoriste ou radical ne sont pas compatibles avec notre conception de la liberté. Il ne s’agit même pas de laïcité. On aura beau me dire que les femmes qui se couvrent ainsi le font par choix personnel. Qui pourra nous faire croire qu’elles acceptent de gaieté de cœur  ce qu’il faut bien nommer une mutilation de leur personne? Conditionnement ou oppression : peu importe, l’un comme l’autre sont inacceptables dans notre pays.

                              

58 députés de tous bords ont le courage de poser la question devant la nation. Une commission d’enquête parlementaire doit s’en saisir. C’est d’autant plus important que ce n’est que la partie visible d’un iceberg qui comprend toutes sortes de revendications qui piétinent nos lois et perturbent notre vie sociale : refus de se dévoiler pour l’identité, exigences ineptes dans les services hospitaliers, horaires spéciaux pour les femmes musulmanes dans les piscines, etc… Ces femmes sous burqa que l’on exhibe sont à la fois une volonté de provoquer et une forme de prosélytisme pour les tenants d’un islam qui n’a rien à faire chez nous. Chaque fois, c’est le territoire de notre république qui recule un peu. Martine Aubry, pour le PS, tente de minimiser le problème. Il faut dire qu’elle a déjà mis le doigt dans l’engrenage par les dispositions qu’elle a prises dans sa bonne ville de Lille, concernant l’accès aux piscines municipales. Mais elle se trompe en croyant rendre service à ces femmes qu’elle contribue à enchaîner dans leur condition. Elle les enferme dans le costume d’esclaves que l’histoire leur a taillé.

                         

Alors, faut-il interdire la burqa par la loi ? Poser la question de cette manière c’est bien trop réducteur. Ce qu’il faut interdire, c’est la forme d’oppression dont elle est la manifestation. Pour moi, ce vêtement est aussi indécent que la nudité sur la voie publique ! Faut-il provoquer des désordres publics de protestation chaque fois que le cas se présente ?

                        

L’accepter, c’est défaire tout le travail que Fadela Amara mène pour sortir toutes ces femmes du conditionnement que leur imposent leurs traditions archaïques. Alors, sans hésiter, trouvons le moyen d’en empêcher le port en tous lieux.

                      

Sans hésiter !

 

 

                                                             


« MERE PORTEUSE »

                                                                    

 

 

Il aura fallu attendre lundi dernier pour que Ségolène ROYAL s’exprime enfin sur le résultat des élections européennes dans notre pays. Silence calculé évidemment. Pour notre « dame aux caméras », il était inutile de noyer son discours dans le « tout venant » des commentaires à chaud. Le tohu-bohu étant retombé, elle pouvait donc faire converger les projecteurs sur sa modeste personne. Le propos était-il au moins à la hauteur de l’attente ?

 

Evidemment non ! Il fallait bien un désert médiatique pour mettre en relief de telles platitudes, tissu d’évidences et de clichés. On y retrouve les tics de la campagne des présidentielles : le citoyen expert de ce qui le concerne, les solutions porteuses d’espoir sans dire lesquelles, la générosité mise en avant… Rien de neuf ? Si, un message subliminal qu’on croit comprendre. L’appel au PS pour un sursaut, une audace nouvelle, le courage de reconstruire un parti plus enthousiaste, plus aventureux, plus audacieux, plus généreux… c’est le mariage d’un chromosome socialiste avec un ovule « Désir d’avenir »…. Et si vous ne voyez pas en quel sein peut se faire la gestation, c’est que vous ne suivez pas assez la politique !

 

Toutes les références sont là. La cohue soigneusement orchestrée, le contexte d’une « université populaire participative », le décompte des voix perdues par rapport au 1er tour de la présidentielle (6,7 millions) qui sonne comme un reproche, la référence au titre d’un livre de Barak Obama (L’audace d’espérer), et les commentaires soigneusement distillés par l’avocat Jean-Pierre MIGNARD, président de Désirs d’avenir, pour baliser la piste « la volonté transformatrice, on en prend acte, mais dans les six mois, les choix doivent être faits. Après il sera trop tard »….Sous entendu, nous avons la « mère porteuse ».

 

Mais six mois pour une gestation, c’est un peu court ; le risque est grand d’accoucher d’un prématuré. Au chapitre des « amours » tumultueuses entre l’ex-candidate et son parti, il n’est pas du tout sûr que la fécondation ait lieu. Dans la maison, il y en a tant d’autres qui se croient porteur de l’embryon salvateur ! Le tourbillonnant Valls, Mosco-la-polka, deux pas en avant, trois pas en arrière, Montebourg-la-castagne,  que sais-je encore ?

 

 

                                                               


ET C’EST REPARTI !

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Lundi prochain, Nicolas SARKOZY s’adressera au parlement français. Il étrennera pour l’occasion l’une des dispositions de la réforme constitutionnelle qu’il a souhaitée. Mais au fond, il est logique que le chef de l’Etat ouvre le dialogue avec les élus plutôt que de tenir une conférence de presse. Il donne ainsi le signal du coup d’envoi de la 2ème mi-temps du quinquennat. Car, indéniablement le succès remporté aux européennes par l’UMP et qui est aussi largement le sien, lui permet de rebondir et de rebattre les cartes pour cette période qui s’ouvre et qui conduit à 2012.

       

Et le président de la République qui n’a jamais été inerte entend bien tirer le meilleur parti d’un succès plus psychologique que réel si on veut bien faire attention à ce qu’indiquent la répartition des voix et l’abstention. Il faut donc s’attendre à ce qu’il persévère dans les recettes qui marchent et qui lui ont permis, en dépit de la crise et de l’adversité, de prendre ce virage en tête. Dans un esprit d’ouverture il a reçu tous les chefs de parti ; exercice peut-être formel mais qu’on ne peut guère lui reprocher. Les réformes vont donc continuer et l’ouverture s’élargir. Gageons qu’au milieu de la semaine nous aurons sûrement deux ou trois surprises au gouvernement. Mais l’ouverture, c’est aussi le ratissage. Même si l’exercice a ses limites, il s’avère nécessaire pour élargir l’électorat de l’UMP : les prochains scrutins sont à deux tours et il faut trouver le moyen de franchir la barre des 50%... A cet égard, la base électorale de l’UMP est solide mais évidemment trop courte à elle-seule. On va donc voir le Nouveau Centre à l’œuvre pour partir à la quête de ces électeurs UDF restés au Modem, mais aujourd’hui en jachères. On peut compter aussi sur les alliés du centre gauche, appelés probablement à se renforcer autour de Jean-Marie Bockel et de Eric Besson. Car, ce n’est pas le moindre des mérites de l’ouverture que d’avoir fidélisé ces sensibilités différentes : c’est donc qu’elles sont à l’aise au sein du gouvernement. D’ailleurs aucune n’envisage de le quitter.

        

Le champ de manœuvre du président est dégagé : le Modem et le PS se sont brûlés eux-mêmes au lance-flamme et découvrent un peu tardivement que l’antisarkozysme n’est pas une politique. Mea culpa, donc. Mais quels arguments vont-ils trouver maintenant ? Ils ne peuvent se renforcer que si les remèdes du gouvernement contre la crise se révèlent inefficaces. Et il y a toutes chances pour qu’on assiste à beaucoup de désordres au Parti Socialiste que Martine Aubry tente pourtant de resserrer ; mais il ne se passe pas un jour sans qu’un prétendant ne se déclare et « l’oracle du Poitou » vient de faire connaître son analyse… preuve qu’elle ne renonce à rien. Il y a bien les écologistes dont on a fait des gorges chaudes. C’est vrai que la liste Europe Ecologie a fait un beau score, mais quoi, ça représente un Français sur 16 ou 17… relativisons. Et le gars Dany aura beaucoup de chance si son conglomérat tient la distance. Ce mouvement est ancré à gauche et on ne tardera pas à découvrir que derrière l’écologie, ce qui est commun à José Bové et notre éternel agitateur sexagénaire, c’est le rejet du libéralisme et du capitalisme, que leur projet révèle moins l’amour de l’Europe que l’émergence d’une société inspirée par le gauchisme le plus traditionnel, fût-il habillé de vert.

        

Dans ce cadre, l’ouverture prend tout son sens. Outre qu’elle n’est pas une nouveauté inventée par Nicolas Sarkozy, Giscard et Mitterrand l’avaient tentée, elle prend d’autant plus de signification que l’opposition est émiettée et ne présente pas aux yeux de l’opinion une alternative crédible. Il est en effet logique que le pouvoir en place recherche l’unité nationale pour porter des réformes cruciales. Ceux qui ne veulent y voir qu’une habileté politique en utilisant des « disponibilités en mal de pouvoir » se trompent. C’est une volonté politique qui cherche surtout à résoudre les problèmes économiques et sociaux, mise au service de programmes efficaces contre les effets de la crise, par exemple le RSA, ou l’amélioration de la vie dans les quartiers. Si ça peut faire gagner ensuite, tant mieux. Personne ne croit un seul instant que la pratique de l’ouverture permette de conquérir les électeurs de la gauche militante. Mais il est indéniable qu’elle peut faciliter l’attraction d’électeurs centristes, de gens qui s’identifient à la Gauche Moderne, voire même des écologistes.

                                           

Quoi qu’il en soit, le destin de Nicolas Sarkozy dépend moins du rapport de force politique que de l’état de l’économie en 2012. Et de cela, il doit en être conscient plus que tout autre. Son intérêt est donc de tout faire pour améliorer la situation, ce qui ne peut être que bon pour les Français. L’électorat vient de lui donner un sursis. Gageons qu’il le jugera sans concession en 2012. C’est aussi ce qu’on peut comprendre dans les résultats des élections et l’impressionnante abstention.

 

 

                                                                                              

 


LA SECU VA-T-ELLE MOURIR ?

                                                     

 

La commission des comptes de la Sécurité sociale vient de nous le révéler : le déficit du régime général pour 2008 s’établit à 10,2 milliards d’Euros (9,3 prévus)  avec une dégradation qui s’explique en grande partie par la baisse des recettes due à la dégradation du marché de l’emploi. La branche maladie a pourtant poursuivi son redressement avec un trou de 4,4 milliards d’euros (contre 4,6 en 2007), avec le même effondrement des cotisations, ce qui représente un bel exploit. La mise en place des franchises tant décriées a bien contribué à alléger la facture et cet effet de modération semble se prolonger.

 

Mais ce qui inquiète le plus, ce sont les projections qui annoncent un quasi doublement du déficit en cette fin d‘année, soit un gouffre qui avoisinerait les 20 milliards d’euros. Le prix de la récession. Il n’en faut pas plus pour que réapparaissent les questions sur l’avenir du dispositif. L’ampleur d’un tel déficit ne permet pas de se contenter d’un simple recours au crédit. Certes, le Ministre du Budget, Eric Woerth, n’envisage pas pour l’instant de lancer la procédure d’alerte, tant que les dépenses « restent dans les clous » fixés par l’objectif national des dépenses d’assurance maladie. Mais il se réserve bien sûr, le droit de prendre « quelques mesures d’ajustement », d’ici l’été, pour consolider ces résultats. Pourtant, l’émoi suscité a fait ressurgir la vieille problématique : entre la diminution des retraites et des prestations, l’allongement du temps de travail en repoussant l’âge de la retraite et l’augmentation des cotisations, quel parti prendre ?

 

En attendant, la branche maladie va servir de variable d’ajustement pour freiner le plongeon, puisqu’on ne peut pas faire grand-chose pour enrayer le dérapage de la branche retraite, pas plus que pour la branche famille qui supporte le poids de la crise. Les bons élèves sont toujours mis à contribution.

 

Mais quel point d’équilibre trouver pour financer notre dispositif de sécurité sociale ? Et  a-t-on encore les moyens de se payer un tel niveau de protection ? Voilà un sujet sur lequel tout le monde devrait pouvoir se retrouver. Au moins les gens qui se disent responsables. Les paramètres son connus : vieillissement, diminution de la population active, augmentation du nombre des retraités… Indépendamment des réflexions sur la répartition pour financer les retraites, dont le principe est intangible, ne peut-on pas explorer l’impact qu’aurait la mise en place d’une TVA sociale, dont on sait qu’elle permettrait de trouver tout ou partie du financement sans peser sur le travail ? Cela ne permettrait-il pas d’attendre la mise en place de l’hypothétique « taxe carbone » ? Le contexte d’inflation zéro dans lequel nous nous trouvons paraît pourtant propice à une telle expérience.

 

Ce qui est certain c’est qu’on ne tiendra pas longtemps avec l’endettement et que le moment où le poids à supporter par la part de la population active pour financer la répartition va devenir insupportable, arrive à grandes enjambées. Après la réforme ? – La réforme ! De toutes façons, il faudra, d’une manière ou d’une autre … payer !


Quoi qu'on fasse !



                                                     

 


CRIS DE PUTOIS


                                                        

 

La gauche locale essaie, en orchestrant une fausse indignation trop virulente pour être honnête, de faire diversion pour faire oublier ses subventions au « Lenin Festival » de Chalonnes. Comme si le « Lénine » en question était un ange et cultiver sa mémoire (laquelle ?) inoffensif. C’est tout simplement scandaleux ! Les arguments qu’ils avancent seraient risibles s’ils n’insultaient pas la mémoire des millions de russes morts dans les goulags ou les geôles d’un pouvoir totalitaire dont Vladimir Illich Oulianov, dit Lénine, a été l’inspirateur et l’organisateur dès 1917. (Même Besancenot, notre bolcho national, préfère se référer à Trotsky, que le dit « Lénine » a fait assassiner. Erreur de ma part : c'est Staline et non Lénine.)

 

Nos hiérarques socialistes ont la mémoire bien courte. Que n’entendrions-nous pas si un « Pinochet bar » organisait des manifestations subventionnées par des collectivités de droite. Les méfaits du dictateur chilien pourraient passer pour des enfantillages au regard de la terrible répression bolchévique. Le summum de l’amalgame pour noyer le poisson est atteint avec la déclaration de Jacques Auxiette qui signale au passage qu’il subventionne bien le « festival de Saint-Florent ». Mettre De Charette et Lénine dans le même sac, il fallait tout de mêmepenser. Si on n’est pas dans l’outrance on n’est pas loin de l’outrage ! Il est vrai qu’il a été élu en 1977 à la Roche-sur-Yon  avec le « programme commun » de la gauche, dont les communistes étaient partie prenante…

 

Qu’il y ait des farfelus qui veuillent vouer un culte au père de la « dictature du prolétariat », c’est déjà incongru, et le dénoncer ne fait pas de mal. Qu’il y ait des collectivités  pour engager de l’argent public afin de soutenir une telle démarche, ce n’est pas acceptable. On ne peut pas accepter la banalisation de la mémoire d’un système d’oppression qui aura été l’un des drames les plus terribles de l’Histoire du XXème siècle.


Au secours, Soljenitsine, ils sont devenus fous !



                                                                     

 


NUIT D’ANTHOLOGIE


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Il fallait un spectacle d’exception pour l’ouverture de ce 60ème Festival d’Anjou. Anniversaire réussi avec une pièce de Shakespeare en clin d’œil avec le « Roméo et Juliette » de la première édition, la « Nuit des Rois » jouée magistralement par des comédiens brillants et inspirés.

 

Et le choix de Nicolas Briançon s’est révélé judicieux dans tous les domaines : le texte de Shakespeare, écrit au XVIIème siècle rappelons-le, s’inscrit parfaitement dans notre modernité, avec ce qu’il faut d’humour et de provocation, où la finesse se sert de la vulgarité pour être mise en valeur ; la mise en scène bondissante qu’il a imaginée, relayée par le jeu des acteurs, permet de tenir le public par le rythme endiablé des situations les plus inattendues passant de la pose romantique au burlesque hilarant ; enfin, le choix des acteurs qui jouent leur partition au plus juste, avec une fraîcheur et un enthousiasme qui ont vite séduit le public.

 

Dans ce registre, impossible de délivrer des mentions qu’il s’agisse du « fou » jonglant avec les mots et susurrant ses chansons d’une voix doucement modulée, du majordome qui sombre dans sa folie d’arriviste, des joyeux lurons en kilts qui nous servent une gigue endiablée ponctuée de « ferme ta gueule » tonitruants, une Viola qui fait oublier sa taille fluette par un jeu très pointu, une Olivia resplendissante de beauté…. Dans des costumes résolument contemporains, ce qui renforce la proximité que le public peut trouver dans le texte, qui, pourtant, a été scrupuleusement respecté par une transcription méticuleuse.

 

Voilà une pièce qui alterne les bouffonneries dignes des farces de Molière, des jeux de rôles dont on peut imaginer que notre grand dramaturge s’est inspiré, comme  ce passage dans lequel le « fou » imite plusieurs personnages dans l’obscurité et qui fait penser immanquablement à une scène des Fourberies de Scapin, avec des moments d’une grande subtilité sur le sens des mots ou l’analyse du sentiment amoureux.  Modernité de l’intrigue aussi dont on peut penser que Musset s’est inspiré pour écrire son mélodrame des « Jeux de l’amour et du hasard ». Il y avait des parentés de textes entre Molière et Cyrano. Rien d’étonnant à ce que le génial Shakespeare ait été source d’inspiration pour nombre d’auteurs…

 

Une « Nuit des Rois » qui restera dans les annales, et bien mise en valeur par le décor du château du Plessis Macé, tout-à-fait dans le ton.

 

                                                      


LES COUPS DE GUEULE D’ARCHIBALD

                                                                          

 

 

CHER KAKA ! Exit Ronaldo. "El Fenomeno" n'est plus le Brésilien le plus cher de l'histoire du football, depuis la signature de KAKA au Real Madrid. Pour 65 millions d'euros, le Ballon d'Or 2007 a été enrôlé par Florentino Perez, le patron du Real Madrid. Depuis, il a fait mieux avec Cristiano Ronaldo (Portugais, lui) acheté à Manchester pour la modique somme de 93 millions d’Euros (ça ne rigole pas !). On parle aussi de l’arrivée de Ribéry… C’est comme ça qu’on achète une coupe d’Europe.  Pendant ce temps-là, les Espagnols, eux, sont vraiment dans le caca !... Se rendent-ils compte de l’indécence ?

 

« MON POTE ». Le mot est entré dans l’Histoire  par le truchement de l’inimitable COHN BENDIT. Et il risque de coller aux basques de François BAYROU pour longtemps. Celui-ci a beau multiplier les mea-culpa, il est bel et bien apparu sous son vrai jour, ce qui a ouvert les yeux à beaucoup de ses sympathisants qui trouvaient qu’il en faisait trop ces derniers temps. Il voulait crever l’abcès du « Sarkozysme » : c’est fait ! Comme on ne tire pas sur une ambulance, désormais c'est "touche pas à mon pote" ...

 

ŒIL. Martine AUBRY se retrouve dans l’œil du cyclone. La fuite de ses électeurs chez les Verts pose un problème de stratégie d’autant plus crucial que le PS est doctrinalement sec sur l’écologie et que l’alternative d’alliance avec BAYROU s’est effondrée. Reste plus que le « tout à gauche » qui peut condamner le PS à prolonger sa cure d’opposition pour un moment. Les nombreux « docteurs » qui accourent pour prodiguer des remèdes ne lui simplifient pas la tâche. On est rassuré : il ne se passera rien tout de suite ! Rendez-vous dans six mois…

 

VOL. … au-dessus d’un nid de coucous. En invalidant l’article de la loi HADOPI qui permettait la coupure d’accès à Internet, pour ceux qui téléchargent illégalement des biens culturels, on découvre que le vol est devenu une facette des Droits de l’Homme. Drôle d’évolution de notre Droit !

 

EST-CE BEAU, LA ? Au Liban, il s’est tout de même passé un fait majeur : la défaite du Hesbollah dans les élections au Parlement. C’est le camp du fils HARIRI qui l’a emporté. Autant dire les modérés pro-occidentaux. Un bon point pour l’équilibre géopolitique dans la région.

 

MOLLAH TRICHEURS ?  Vous voulez savoir comment les Mollah sont ? Durs, très durs, si l’on en croit ce qui se passe en Iran. Selon toute vraisemblance, les élections ont été truquées. Mais Dieu est-il d’accord ? Il est difficile de donner une apparence démocratique à une dictature théocratique. Résultat : c’est la force qui imposera le Tartuffe barbu à turban. Et un coup de matraque asséné avec l’aide de la main de Dieu, ça fait beaucoup plus mal !

 

AGGLO, AGGLO, AGGLO… Il est des nôôtres, il a payé l’impôt comme les ôotres ! Un peu de local pour terminer. Le Président de l’agglo d’Angers s’est aperçu qu’il n’avait pas assez d’argent pour mener à bien tous ses projets. Conclusion : on va sûrement nous taper ! Il y a pourtant une autre solution : ajuster les projets à ses moyens, et commencer par faire des économies. Par exemple en ne réalisant pas des équipements sur-dimensionnés comme avec le Biopole, ou en traquant les dépenses inutiles sur le parcours du tramway. Ou encore en rapatriant sur le budget d’Angers qui a davantage de marges, des services qui ne servent guère aux autres communes comme le service informatique (50 personnes quand même). Une chose est sure : on ne le laissera pas faire sans résistance !



                                                                                         

 


SI TOI TU RAMES, PAS LUI !

                                                      
 

On apprend par un article paru dans les « Dernières Nouvelles d’Alsace » (en fait, c’était début mai) que Lilian THURAM, sollicité par Adrien ZELLER pour venir témoigner devant des lycéens en clôture du « Mois de l’Autre », a répondu avec un tarif de … 20 000 € pour une intervention d’une heure et demie ! La Région a fait une nouvelle tentative en expliquant le sens de la démarche qu’elle mène auprès des jeunes, avec le Rectorat, pour développer l’esprit de tolérance… Bref, elle ne pouvait lui proposer que 1 500 € tous frais payés. Ce qui n’est déjà pas si mal ! Rien à faire, la tentative s’est heurtée à un nouveau refus.

Lilian THURAM, 142 sélections en équipe de France, membre du Haut-Conseil à l’intégration, connu pour ses déclarations contre le racisme, fait donc partie de ces gens qui donnent des leçons de moralité à la télé, mais n’hésitent pas à s’en mettre plein les poches. Adrien ZELLER a eu raison de ne pas céder aux exigences disproportionnées de ce digne représentant de la gent footbalistique.

« On ne vit hélas pas dans le même monde », lui a alors écrit le Président de la Région Alsace en faisant référence à celui du foot pourri par l’argent. Ce n’est pas l’actualité de ces jours derniers qui le démentira.

                                                                  


QUELLES PERSPECTIVES ?

                                                                       

                

 

L'emploi salarié a reculé de 1,2% en France métropolitaine sur les trois premiers mois de l'année par rapport au quatrième trimestre 2008, avec plus de 190 000 emplois détruits dans les secteurs principalement marchands, selon les données publiées jeudi par l'Insee. Il s'agit du plus mauvais chiffre sur un trimestre depuis la récession du début des années 1990. Sur un an, l'emploi salarié dans le secteur privé recule de 2,3% avec 15.696.900 personnes occupées. C‘est 375.000 emplois de moins depuis la fin du premier trimestre 2008.

"Jusqu'à présent, l'économie française a tenté de braver la tempête grâce à la résistance de la consommation des ménages. Mais on ne pourra espérer que de telles performances soient réitérées au cours des trimestres à venir si une telle hémorragie se poursuit sur le front de l'emploi", prévient Alexander Law, économiste à l'institut Xerfi. Ce dernier anticipe une poursuite des destructions de postes au moins jusqu'à la fin de l'année et "Dans ces conditions, les dépenses des ménages pourraient bien finir par céder, limitant d'autant la capacité de reprise de l'économie française".

 

Le Gouvernement prévoit une contraction du produit intérieur brut cette année et une poursuite de la montée du chômage mais espère une croissance de 0,5% en 2010 à la faveur notamment de la résistance de la consommation. Aussi, la poursuite de la dégradation du marché du travail accentuera-t-elle la pression sur l'exécutif pour de nouvelles mesures de soutien à l'emploi. La présidente du Medef, Laurence PARISOT, a ainsi plaidé pour une extension des mesures de revalorisation du chômage partiel. Interrogée sur France Info, elle a réaffirmé :"Dès décembre 2008 j'avais demandé une négociation sur le chômage partiel pour ouvrir les critères d'accès à l'assurance chômage, pour faire en sorte que ceux qui n'arrivent plus à accéder au marché du travail ou qui perdent leur emploi puissent supporter cette situation de la manière la moins dramatique possible… Cela ne suffit pas et c'est pourquoi aussi dès février 2009 j'ai proposé aux organisations syndicales d'ouvrir un nouveau cycle de délibérations sociales ou même directement de négociations pour imaginer ensemble des solutions pour faire face à cette situation sociale difficile". Les partenaires sociaux ont entamé hier leurs négociations sur l'emploi et le travail partiel dans le cadre de l'"agenda social" 2009. Après l'enveloppe de 2,6 milliards d'euros de mesures sociales mise en place lors du sommet social du 18 février, Nicolas Sarkozy avait présenté fin avril un plan d'urgence de 1,3 milliard d'euros ciblé sur les jeunes.

 

Par rapport au quatrième trimestre 2008, l 'emploi salarié a baissé de 1,5% dans l'industrie soit 53.100 suppressions de postes (-3,1% sur un an). Il a reculé de 0,7% dans la construction (-10.400 postes) et affiche une baisse équivalente sur un an. La crise de 1993 avait fait disparaître une grande partie de notre industrie dans les secteurs de l’équipement du foyer ou le textile. Cette fois-ci ce sont nos vieux fleurons comme l’automobile qui sont mis à mal. Tout le problème tient dans notre capacité à faire face à ce déclin industriel annoncé, si c’est encore possible, et surtout comment en gérer économiquement et socialement les conséquences.

 

Nous arrivons dans le « dur » de la crise. Et si l’on en croit Jacques ATTALI (dans le rôle de Cassandre ou de l’extra lucide ?) elle continue de s’approfondir. Heureusement, dans ce monde fou, fou, fou, où les footballeurs déménagent à prix d’or, si le pire n’est pas toujours prévisible, il arrive aussi qu’il ne soit pas au rendez-vous…

 

                                                                       


UN PARCOURS SEME D’EMBUCHES

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Vendredi dernier, le Sénat en a enfin fini avec le vote de la loi de réforme de notre système de santé. De substantielles modifications y ont été apportées, qui en modifient sérieusement le contenu sans en altérer trop l’essentiel de l’esprit. Car l’hôpital a toujours du mal à admettre qu’il coûte cher à la collectivité. On peut imaginer que Roselyne BACHELOT se serait bien passée de la fronde orchestrée par des mandarins en mal de pouvoir, alors qu’ils n’avaient pas bronché au moment du vote de l’Assemblée nationale.

Il faut dire que le parcours de la loi « Hôpital, patients, santé, territoires » a cumulés les handicaps. D’abord, la procédure d’urgence retenue par le gouvernement, qui implique un seul vote par chaque assemblée, rend le vote des députés moins décisif que celui des sénateurs qui intervient en second. Ensuite, le Sénat n’a commencé à examiner le projet que le 12 mai, alors qu’il avait été adopté par l’Assemblée le 18 mars : huit semaines qui ont laissé le champ libre à la contestation. La faute en revient à la mise en application de la révision constitutionnelle. Ainsi les députés ont examiné le texte sous l’ancien régime et le Sénat sous le nouveau. Or, la réforme implique que c’est la version d’un projet de loi adopté en commission, et non plus celle du gouvernement, qui est discutée en séance et prévoit la présence du gouvernement à toutes les étapes de la procédure législative, de la présentation du texte et des amendements en commission jusqu’au vote. La loi HPST essuie les plâtres de la nouvelle procédure législative. 

Les députés en ont été agacés, et même se sentent floués. Ne serait-ce que parce que la réforme des CHU, qu’ils n’ont pas examinée, a été introduite par un amendement au Sénat et intégrée au projet de loi. Et la haute assemblée semble avoir profité de la situation pour  conforter son pouvoir. Elle a surtout démontré sa perméabilité à l’influence de certains lobbies médicaux bien implantés dans ses murs. Le pouvoir des directeurs d’hôpitaux en a pris un coup dans l’aile au passage, avec un rééquilibrage au profit de la commission médicale. Mais heureusement, la Ministre a réussi à sauver ses « agences régionales de santé » qui constituent la véritable charpente de la réforme en fédérant tous les acteurs de santé d’un territoire.

Il n’empêche, les arbitrages qui ont dû être rendus, certains par le Président lui-même, ont affaibli quelque peu la portée d’une loi pourtant intelligente. Reste à la commission mixte paritaire Assemblée-Sénat de parvenir à un accord à partir de deux textes sensiblement différents. Il n’est pas impossible, si les navettes s’éternisent, que le gouvernement ne demande aux députés de trancher. Ils auraient alors le dernier mot. Et les élections sont passées…


                                                                                    



LES COMMENTAIRES D’ARCHIBALD


                                                                         

 

PS. Les résultats de dimanche transforment la signification du sigle de la rue de Solférino : au mieux Petit Score, plus certainement Parti Sinistré. Sachant que la racine latine de « sinistré » est « senestre », c’est-à-dire « gauche ». CQFD !

DECONFITURE… d’orange amère pour le Béarnais (plus vert qu’orange dimanche soir) qui, à force de tirer sur le pianiste alors que ce n’était pas le sujet, a dérouté ses électeurs et repoussé vers les verts ceux qui cherchaient un exutoire pour ne pas voter PS. Mêmes causes, mêmes effets. A chaque élection, sa logique.

VERTS. Comme quoi avec des « grandes gueules » on peut remplir le vide d’une campagne. Dany était rose (de confusion) et José avait la moustache frémissante dimanche sur les plateaux de télé. Reste à faire vivre le conglomérat disparate qu’ils ont constitué. Les lendemains déchantent souvent chez les verts.

HOMERIQUE. C’est l’épithète préférée du célèbre conteur grec. Ainsi le « bouillant » Achille ou le « sage » Agamemnon. Michel URVOY, dans son édito d’Ouest France nous en livre une bordée bien ciblée : l’ « austère » Martine Aubry, le "jeune sexagénaire" Daniel Cohn Bendit, le « trop ambitieux » François Bayrou, le « bouillant » Jean-Luc Mélanchon et le « révolutionnaire » (facile) Olivier Besancenot… Mais rien pour Xavier Bertrand. Je propose « prolixe »…Et Ségolène, alors ? « angélique » ?

RENOUVELLEMENT. On craignait que Christophe BECHU ne fasse pas le plein parce que, disait-on, il n’était pas connu au-delà des frontières du Maine-et-Loire… Dans l’os ! Le renouvellement ça paye, la preuve. Une indication dont devrait tenir compte Roselyne BACHELOT pour constituer sa liste pour les régionales. Mais lui en laissera-t-on la possibilité. Il y a des vieux crabes qui ont la vie dure et qui ont fait de la Région « leur fromage » (tiens, j’a déjà entendu ça quelque part !)…

LOGICIEL. C’est Manuel VALLS qui a utilisé l’expression pour évoquer l’archaïsme de son parti. Il faut changer le « logiciel ». Ce ne sera pas une mince affaire : gommer le syndrome de l’opposition frontale antisarkozyste, intégrer les contraintes de la mondialisation et celles d’une Europe qui impose le modèle libéral à un contexte local qui voit la gauche de la gauche patiner, et la droite de la gauche s’essouffler… Sont pas sortis de l’auberge !

PITIE. Il faut que Jean-François COPPE change de disque. Face à Benoit HAMON, il s’est apitoyé sur le sort de ses adversaires qui se tirent dans les pattes, en précisant qu’il avait connu ça trop longtemps dans son camp… C’est bien, mais Jean-François, tu te répètes un peu trop ! Cela fait dix fois que tu sors la même argumentation la main sur le cœur. En plus, ça fait "faux derche".

 

Tonnerre de Brest !


                                                                        

 


LA REVANCHE

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Elle est venue plus vite que prévue ! Le destin réserve parfois ce genre de surprise. Il suffisait de voir, hier soir les mines déconfites à la mairie d’Angers pour comprendre l’ampleur de la désillusion socialiste. Mais Christophe BECHU ne se contente pas d’assurer : il fait une démonstration magistrale de son implantation dans le département de Maine-et-Loire et perce jusqu’aux confins lointains de la terre d’Armorique.

Le talent est toujours récompensé. Mais quand s’y ajoute le travail sérieux, le brio sur l’estrade et la chaleur communicative de la poignée de main… alors tous les ingrédients sont réunis pour un parfait succès. Avec plus de 27% des suffrages, il double presque le capital de l’UMP de 2004. Le contexte n’était pas le même, il est vrai : on sortait d’une déroute aux régionales. 

Voilà donc Christophe BECHU député européen. Ne nous y trompons pas, l’éloignement à l’Assemblée européenne ne conduit pas forcément au déracinement, c’est un trompe l’œil. Il peut au contraire renforcer la notoriété et donner de l’épaisseur. Désormais, il va falloir compter encore plus avec lui dans le paysage, d’autant plus que l’affaiblissement du Modem ne donne pas à Laurent GERAULT de grandes marges de manœuvre. N’écrivons pas l’histoire trop vite, mais le chemin est quand même tout tracé, non ?  « J’irai jusqu’au bout de mes rêves… » : là-dessus, on peut lui faire confiance. Et il y en a un qu’on caresse depuis 1977 !

Nul doute que ce 7 juin ne donne lieu à des reconsidérations locales. Le vote des électeurs est toujours source de sagesse pour celui qui veut bien retenir la leçon. Le moment est peut-être venu pour certains de ranger les couteaux. Ils n’en seraient pas méprisés pour autant. Bien au contraire !


                                                                           



L’UMP REGONFLEE….

  Drapeaux européens                                                         

 

C’est un succès ! On pouvait s’y attendre, mais il est là, mis en valeur par l’effondrement du PS et du Modem et la percée des Verts. Le deuxième acte du quinquennat s’ouvre donc sous les meilleurs auspices pour Nicolas SARKOZY qui échappe, et comment, au vote sanction.

C’est aussi la récompense d’un travail en profondeur commencé avec les succès de la Présidence française et qui s’est poursuivi avec une campagne sérieuse et active menée par le Premier Ministre pour soutenir des listes constituées d’européens chevronnés.

C’est enfin la condamnation de la stratégie franco-française exagérée de ceux qui voulaient ramener le vote à une sanction pure et simple de l’action du gouvernement fondée sur un antisarkozysme primaire, alors que ce n’était pas le sujet. Résultat : ceux qui ont parlé d’Europe ont été bien servis. A cet égard, la campagne menée par Europe Ecologie obtient une place justifiée parce qu’elle a su séduire un électorat désemparé par les querelles ou par un discours en boucle.

Ce qui s’est passé sur les bords est aussi intéressant. D’habitude, l’abstention favorise les extrêmes.  Ce n’est plus le cas à droite où De Villiers est réduit à lui-même et le FN contenu dans ses limites traditionnelles. A gauche, si le vote extrême progresse, il ne profite visiblement pas de la crise autant que ceux qui l’espéraient. Le NPA pâtit du non engagement de son leader et Mélanchon réussit tout juste à sauver les meubles de ce qui reste du PC et de la gauche dure du PS. Les extrêmes anti-Europe n’ont pas fait recette.

Le scrutin à la proportionnelle intégrale doit-il être réaménagé ? La floraison des listes au-delà du raisonnable, leur incapacité pour beaucoup d’entre elles à assurer le minimum « syndical » (affiche officielle et bulletin de vote) appelle à mettre en place des garde-fous. De même, dans ce type de scrutin, l’union est toujours récompensée puisque la dispersion des voix est source de faiblesse. On en a une bonne illustration avec le résultat du scrutin. C’est donc la liste arrivée en tête qui a gagné. Point barre. Les additions de scores n’ont aucun sens. A chaque scrutin sa vérité.

Enfin le taux d’abstention est trop élevé, c’est indéniable. Qu’y faire ? Dire qu’on a un déficit de communication sur l’Europe n’est pas suffisant et reste d’ailleurs à vérifier. Que les rouages de l’Union soient méconnus, c’est certain. Mais c’est vrai aussi de nombre de nos institutions hexagonales. Comme l’ont dit beaucoup d’orateurs hier soir sur les plateaux de nos chaines préférées, ce qui manque à l’Union européenne, c’est la dimension politique. C’était l’un des thèmes préférés de campagne de l’UMP et d’Europe Ecologie…. Comme par hasard ! Et puis (faut-il y voir une source de désaffection ?) le « tam-tam » médiatique ne s’est pas vraiment intéressé à cette élection. Comme quoi, le bourrage de crâne est parfois nécessaire pour susciter l’envie. Les électeurs qui ne se sont pas déplacés ont perdu une occasion de s'exprimer. Ils ont perdu le droit de se plaindre. L'Assemblée élue n'en est pas moins légitime.

Le principal enjeu était de savoir quel groupe dominerait la nouvelle assemblée : ce sera le PPE auquel adhère l'UMP.

 

                                                                 


 


IMMENSE JOHNNY !

   Johnny 2                                                

Un peu de fantaisie dans ce monde de brutes… J’étais comme les 6 millions de Français devant ma télé pour assister à la retransmission du concert de Johnny HALLYDAY. De quoi faire rêver tous nos politiques en cette fin de terne campagne des européennes. Quel leader serait capable de remplir trois soirs de suite le stade de France ? 240 000 personnes !! C’est certain, le 1er parti de France, c’est celui de Johnny !

Johnny 1  Et quel concert ! Dans un décor à mi-chemin entre Mad Max et Royal de Luxe (sans les articulations), dominé par une tête d’oiseau de proie géante aux yeux rougeoyants, la star du rock fait son entrée, tout de noir vêtue, avec juste ce qu’il faut de paillettes pour accrocher la lumière. Ses longues jambes arpentent déjà l’immense espace scénique pour venir se camper largement écartées devant le micro dans la position emblématique du rocker. Et c’est parti pour deux heures trente de tubes. 

Johnny 3 Le concert « 66 » pour 66 ans et aussi la célèbre route américaine, est un modèle du genre. Conçu pour une tournée d’adieux à la scène, il passe en revue toutes les chansons qui nous ont fait vibrer depuis un demi-siècle. L’orchestration est plus dépouillée avec moins de « drums »et met davantage en valeur cette voix si caractéristique dont on a l’impression que comme les grands crus, elle se bonifie avec le temps. La puissance est toujours là, mais elle est devenue plus profonde, plus moelleuse, avec des notes ambrées.

Johnny 5 Johnny 8  Johnny, ce n’est pas l’homme des discours. En quelques mots simples il remercie son public d’être là, fidèle. Sa manière de remercier, à lui, c’est de chanter. Il revisite pour notre plus grand plaisir ses chansons de légende : « Excuse-moi partenaire, Noir c’est noir, Le pénitencier, Que je t’aime », sans oublier l’incontournable « Gabrielle ». Au détour, il glisse des titres de son dernier album. C’est « toute la musique qu’il aime » et que nous aimons, qu’il décline dans une ambiance sobre, sans effets superfétatoires, accompagné par un ensemble de cuivres étincelant et un chœur de femmes aux voix soyeuses et amples faites pour le blues. Et notre propre vie défile, tant ses titres sont attachés à des souvenirs personnels : « tu te souviens quand on a dansé ça… ». Ah, que le temps passe vite ! Celui du concert aussi. 

Johnny 6 Une soirée qui fait revivre tout l’univers du chanteur : hommage émouvant à Michel BERGER, avec « Tennessee » qu’il chante sur une scène mobile qui vient le placer au milieu du parterre, et point de départ d’une bonne demi-heure de standards américains qu’il affectionne. Temps fort aussi avec « Allumer le feu », pour lequel DAVID a pris la place du batteur et enchaîner ensuite à deux avec « Sang pour sang ». On a les poils debout sur les bras ! Et dans la dernière tranche du show, le duo attendu avec Sylvie VARTAN pour chanter le « Rock n’ roll » une manière d’évoquer leur jeunesse tumultueuse.

Johnny 7 Et puis c’est le final : entre « ça ne finira jamais », une manière de dire qu’après la scène, la chanson continuera, et « Et maintenant » ce tube de BECAUD qui lui va comme un gant et qu’il reprend avec une émotion à vous fendre l’âme. Que va-t-il faire, en effet, de tout son temps ? Il y a Laeticia, Jade, Joy… « A 66 ans, la vie ne fait que commencer ». Mais C’est promis-juré, il continuera de chanter. Pourrait-il faire autrement ?

Pour ceux qui ont manqué, il y a session de rattrapage le soir du 14 juillet, au champ de mars… Waaouh ! Yéé !


                                                                    

                           


J – 1

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LE SCANDALE DES LISTES FANTôMES …et autres incongruités

P1050430 La campagne pour l’élection de nos députés au parlement européen se termine ce soir à minuit. Drôle d’ambiance par bien des aspects. Et d’abord ces curieuses listes qui ont obligé les municipalités à aligner coûteusement des panneaux officiels par dizaines sans qu’ils soient honorés d’une affiche. Est-ce ainsi qu’on respecte l’électeur ? Et il paraît que nombre d’entre elles ne fournira même pas le bulletin de vote… Ces listes fantômes sont un scandale, un dévoiement de la démocratie qu’elles contribuent à discréditer. Quand on ne représente que soi-même ou peu de choses, qu’on n’a pas les moyens, on ne sollicite pas les suffrages de ses concitoyens. 

La fin de la campagne a enfin débouché sur quelques débats médiatiques. Il était temps que les médias s’intéressent enfin au débat européen. Mais comment faire un plateau avec autant de têtes de listes sous le contrôle tatillon du temps de parole comptabilisé par le CSA ? Et que dire des messages audiovisuels de la campagne officielle, sinon qu’ils sont à la propagande ce que la bonde d’évier est à l’érotisme ! On aura assisté quand même à un peu de spectacle, assuré par deux troublions de notre politique nationale : le gaucho devenu vert et l’Iznogoud orange. Mais on s’en serait bien passé. Comme toujours, les électeurs qui confieront leur vote à ce type de personnage prennent le risque de connaître une déception à la hauteur de l’outrance du discours.

Europa  Et pourtant, l’Europe mérite mieux. L’histoire ne se répète pas, mais les mêmes causes provoquent toujours les mêmes effets. La crise de 1929 nous a atteints en 1932 avec son cortège de chômeurs en France et en Europe, la montée des fascismes comme recherche éperdue de solutions, et celle des protectionnismes pour protéger les monnaies, et avec eux les tensions qui ont débouché sur la 2ème guerre mondiale. Imaginons un peu que nous n’ayons pas construit l’Europe, que nous n’ayons pas l’Euro comme bouclier commun… face à cette crise dont on dit qu’elle est plus grave que celle que je viens d’évoquer. Alors on mesure les bienfaits du travail accompli depuis 50 ans.  Ensemble, c’est visible, nous sommes plus forts pour y faire face. Si seulement nos jeunes pouvaient en avoir conscience !

C’est en pensant à tout cela, que demain j’irai voter. Avec conviction et confiance. Et aussi parce que je ne veux pas n’importe quelle majorité au parlement européen !


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LE DERNIER MEETING DE CHRISTOPHE

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19H30. « Il » entre dans la salle Osnabrûck du centre de Congrès. Ce soir il est la « vedette ». Ce n’est pas comme ces réunions régionalo-nationales où la tête de liste fait l’ouverture et les VIP se partagent le temps de parole… qu’ils respectent rarement. La salle est pleine. On est à Angers. Christophe est sur ses terres, ce qui suffit pour lui donner un regain d’énergie, histoire de terminer la campagne en beauté. Deux Morbihannais et Marcel Albert venu des Herbiers en voisin représentent la liste. Chacun des autres leaders de la liste a choisi pour cette veillée d’arme, de tenir réunion chez lui, dans sa région. En apéritif, Roselyne BACHELOT vient apporter son soutien chaleureux en regrettant d'être retenue par la discussion de la loi de réforme de la santé au Sénat. C’est à Marc LAFFINEUR d’ouvrir la réunion, pour accueillir –évidemment- et souhaiter bonne chance -bien entendu- après une courte escapade de commentaires de politique nationale où les derniers événements médiatiques prennent toute leur place. Succès assuré.

P1050448 Le gros de la réunion, c’est la tête de liste qui va l’assurer. Et « il » assure, le bougre. Il nous avait étonnés par sa connaissance des dossiers municipaux, il nous a époustouflés par celle des dossiers européens. Il commence par le besoin d’Europe, décliné sur le thème de la crise et ceux de l’écologie et du développement durable. Il enchaîne sur la démagogie et le dévoiement du scrutin de ceux qui réclament à la cantonade un « vote sanction ». Et là, Christophe se fâche presque « sanctionner quoi ? Une France qui résiste mieux que tous ses voisins à la crise, grâce à l’action du gouvernement ? ». et de déplorer l’absence d’éthique de ceux-là qui ne pourront récolter que le discrédit. Ce sont eux qu’il faut sanctionner !

Lui-même, en homme de raison, reconnaît que l’Europe actuelle n’est pas enthousiasmante et la déception qu’elle nous cause doit nous amener à être exigeants pour insuffler un « nouvel idéal européen ». L’Europe est à la croisée des chemins entre son élargissement perpétuel et l’approfondissement de son être. Notre candidat manifeste alors quelques convictions fortes sur la nécessité de frontières pour une Europe « géographique » qu’il appelle de ses vœux, condition sine qua non d’une Europe politique fondée sur des valeurs héritées de notre histoire. Ce qui évacue le problème de la Turquie. Mais « l’eurosepticisme »  lui paraît être une insulte au courage des « pères fondateurs » qui ont osé poser les fondements de l’union au lendemain d’une guerre sanglante. Il prend le parti de l’action pour remettre le politique à sa place dans le fonctionnement de l’Europe.

P1050449 Enfin, pour l’atterrissage, rien de tel qu’un petit détour par le territoire local qu’il a dans son coeur et dont il assure qu’il le fera rayonner au-delà des frontières. Et comme la conclusion doit remuer les cœurs (justement), il en remet une couche sur l’humanisme qu’il met au centre de son engagement politique. Du travail d’orfèvre. 

Les questions qui suivent montreront qu’il est incollable : Problème des langues, effets de la mondialisation, évolution des institutions, avenir de la politique agricole commune, défense, dumping social interne, harmonisation fiscale…. Autant de questions qui auraient mérité le débat que toutes les autres listes ont fui.

Christophe BECHU n’est pas encore élu : il faudra attendre dimanche soir. Mais il est déjà dans la peau d’un député européen. Il y a des fonctionnaires bruxellois qui vont bientôt souffrir…


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L'EUROPE, NOTRE CHANCE, par Alain JUPPE


  Juppé 2                                                       

L’Europe, c’est la chance de la France et des Français au XXIème siècle.

Une fois encore, contre vents et marées, je veux faire cette profession de foi européenne.

Je mesure bien le peu d’intérêt que nos concitoyens semblent accorder au scrutin européen de la semaine prochaine. Cruel paradoxe: alors que face à la crise, l’Europe a fait la preuve de sa capacité de nous protéger, alors que le futur parlement européen aura des pouvoirs fortement accrus dès que le traité de Lisbonne aura été ratifié, la menace d’une abstention record ne faiblit pas.

Comment expliquer ce paradoxe? Sans doute par le comportement de tous les décideurs, politiques, médiatiques, économiques, culturels… qui ne parviennent pas à se débarrasser de l’habitude d’imputer toutes nos difficultés à la bureaucratie de Bruxelles, même et surtout quand elle n’y est pour rien. Alibi facile!

Et puis, dans notre univers médiatisé, l’électeur aime faire des choix de personne: élire un président, ou, à l’autre bout de la chaîne, un maire. L’élection européenne reste hélas! désincarnée.

Alors, jusqu’au jour de l’élection, il faut chercher à convaincre.

En rappelant d’abord que nous avons réussi à construire en Europe ce qu’aucune autre région au monde n’a réalisé: une union de Nations qui nous garantit stabilité et solidarité, qui nous protège dans un monde imprévisible. Oh! je sais bien, la paix ne fait plus recette, tant elle semble acquise aux yeux des générations qui n’ont pas connu la guerre. C’est pourtant le premier demi-siècle de paix que nos vieux pays ont connu au long de leur histoire contemporaine (ou même millénaire).

L’Europe, c’est surtout un lien de solidarité entre ses Etats les plus avancés et ceux qui ont du retard. Dans aucune autre organisation à travers la planète, on n’a mis en place d’aussi puissants moyens de permettre aux seconds (l’Espagne, le Portugal, la Grèce, l’Irlande, aujourd’hui les pays d’Europe centrale et orientale) de rattraper les premiers. Avec succès et pour le plus grand bien de tous. Ce qui explique l’attractivité de l’Union sur les candidats à l’adhésion. Mais ce qui nous fait aussi obligation de ne pas dépasser notre capacité d’absorption, sous peine de dénaturer la construction européenne. C’est l’un des arguments majeurs qui me fait militer pour un partenariat privilégié avec la Turquie, plutôt qu’une adhésion pure et simple (voir mon débat avec Michel Rocard dans les colonnes du Figaro) 

Pour l’avenir, et c’est là l’essentiel, l’Europe est porteuse d’un projet de civilisation original.

Et d’abord d’une “gouvernance” originale qui parvient à concilier le rôle d’Etats-Nations fidèles à leur personnalité, et celui d’ instances communes qui jouissent d’importants transferts de souveraineté librement consentis. Et qui agissent de manière de plus en plus visible sur la scène internationale. Je prends deux exemples très différents: à l’OMC, dans les négociations commerciales; ou sur certains théâtres d’opérations militaires quand la PESD (politique européenne de sécurité et de défense) est mise en oeuvre (au Congo, au Tchad, au large des côtes de Somalie…). Bien sûr , c’est compliqué, surtout depuis que nous sommes 27. Il faut du temps et de l’énergie pour parvenir à des décisions qui sont forcément des compromis. Mais, lorsque l’impulsion politique est forte, ça marche: la présidence française au deuxième semestre de l’année dernière en a apporté la démonstration.

Projet de civilisation aussi que la manière dont l’Union et ses Etats-membres cherchent à concilier, d’un côté, l’économie de marché, la libre entreprise, seuls vecteurs efficaces de création de richesses, et, de l’autre côté, un haut niveau de protection sociale. Peut-on citer une seule autre organisation régionale, un seul autre grand pays où des progrès aussi considérables ont été faits sur ce chemin? Et où la volonté de continuer est aussi grande? Ici encore, le défi est considérable. Surtout dans une économie globalisée où la concurrence est omniprésente. Mais, ça marche. Les Etats-Unis d’Obama ne se sont-ils pas donné l’objectif de créer un système de protection sociale plus efficace et plus juste?

Projet de civilisation enfin que l’engagement déterminé de l’Europe dans le combat pour sauver la planète. Le succès du prochain sommet de Copenhague (décembre 2009) dépendra largement de l’exemplarité de l’Union et de sa capacité à entraîner l’Amérique et les pays émergents, au premier rang desquels la Chine.

On mesure l’enjeu: recommencer après la crise comme avant, c’est aller dans le mur. Il nous faut inventer un nouveau modèle de développement et l’Europe peut être en première ligne, sans naïveté (la compétitivité oblige) mais sans frilosité. 

Ne nous méprenons pas: il va nous falloir vivre autrement. Nous déplacer autrement en privilégiant, dans nos villes, les transports en commun et les modes doux (vélo, marche…); aménager nos territoires autrement pour mettre un terme à l’étalement urbain et au mitage de nos espaces naturels; construire autrement des bâtiments qui produisent autant d’énergie qu’ils n’en utilisent; produire autrement en économisant les ressources non renouvelables; consommer autrement, en réapprenant la sobriété et en recyclant tout ce qui peut l’être… etc.

Ce nouveau projet de civilisation dont l’Europe peut être porteuse est aussi une promesse de bonheur: promesse d’une vie plus harmonieuse, moins stressée, plus respectueuse de notre environnement naturel, mais aussi plus conviviale, plus fraternelle dans des villes à taille humaine à haute qualité de vie (Bordeaux… bien sûr! Mais, pas de chauvinisme, beaucoup d’autres aussi).

Et si les prochaines élections européennes parlaient aussi à notre coeur, et pas seulement à notre tête?

                                                                                 


J - 2

 Drapeaux européens    Bechu             

 

POURQUOI C’EST IMPORTANT …

Ceux qui dénigrent l’Europe pour capter des suffrages dénoncent son caractère technocratique, ses nombreux fonctionnaires, les gaspillages de fonds publics…. La réalité est tout autre.

L’Europe coûte 0,68€ sur 100 € d’impôts payés par un contribuable français. Elle compte 35 000 fonctionnaires, toutes institutions confondues (Parlement européen, conseil des Ministres, commission européenne, etc…) pour 492 millions d’habitants. En comparaison, que pourrait-on dire de Paris qui emploie 48 000 fonctionnaires territoriaux pour 1,8 million d’habitants ?

L’Europe ne coûte pas cher et en plus elle nous aide : la France reçoit 10 milliards d’euros par an dans le cadre de la PAC (politique agricole commune) dont elle est la première bénéficiaire. Les aides régionales européennes en France s’élèvent, elles à 14, 3 milliards d’euros sur la période 2007-2013. Elles contribuent au financement de multiples projets locaux allant du tramway de Clermont-Ferrand à la modernisation du port de Bayonne, en passant par la rénovation de stations d’épuration, la construction de locaux industriels, etc… Sans ces subventions, des milliers de projets n’auraient pas vu le jour. 

Près de 2 millions d’étudiants européens ont bénéficié du programme Erasmus depuis 1987 (dont 200 000 Français) et ont pu poursuivre leurs études dans le pays de leu choix, pendant 3 mois à 12 mois, et y perfectionner leur niveau de langues et s’initier à d’autres modes de vie, d’enseignement et de travail….

Comme on le voit, l’Europe a bien des réussites à son actif. On peut reprocher, peut-être, à nos politiques de ne pas en faire assez état. Mais justement, l’élection au parlement européen est l’occasion tous les 5 ans de le rappeler.  Sans exagération ni… mauvaise foi.

We need Europe ! Plus que jamais !


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