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J – 8

  Drapeaux européens                                        


10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle

 

6. Vous voulez être un consommateur confiant et respecté, plus informé et mieux protégé.
Si certaines composantes ont été bannies de la fabrication des jouets, si toutes les substances chimiques doivent désormais être recensées et testées par les industriels, c’est grâce au Parlement européen. La Majorité Présidentielle se bat depuis longtemps pour la mise en place de normes communautaires de sécurité strictes, vous mettant à l’abri des risques sanitaires et du danger de certains produits importés. Vous jugez ces mesures de protection du consommateur capitales et voulez bénéficier de leur mise en place rapide et efficace.

La Majorité Présidentielle et ses candidats sont engagés en première ligne pour la protection des consommateurs, permettez-leur d’aller plus loin !


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J – 9

Drapeaux européens                                                  


10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle

5. Vous voulez que l’Europe protège ses industries et ses emplois.
Vous êtes attachés à l’outil industriel français et européen et croyez à son potentiel. Vous voulez que nos salariés et nos entrepreneurs tirent leur épingle du jeu face à certains concurrents disposant d'un réservoir de main-d’oeuvre inépuisable, exploitée et ne respectant pas les règles du jeu international. Pour vous l’Europe doit lutter contres les délocalisations et appliquer des règles de concurrence sociale, industrielle, écologique, fiscale au niveau international fonctionnant sur le mode de l’équité et de la réciprocité.

Les candidats de la Majorité Présidentielle exigent le principe de réciprocité, faites leur confiance !


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J – 10

  Drapeaux européens                                                       

 

10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle


4. Vous voulez être protégés des risques économiques liés à la mondialisation.
Pour vous la question n'est pas de savoir s'il faut une Europe protectionniste, mais comment elle devient plus protectrice. Vous estimez que le libre-échange a eu ses vertus de développement des nations et de dialogue entre les peuples. Mais face aux abus, vous jugez qu’il faut remettre la morale dans le capitalisme et imposer une réglementation européenne qui encadre les marchés et les produits financiers afin de réduire les risques spéculatifs et de protéger les biens et l’épargne des Européens.

Les candidats de la Majorité Présidentielle s’engagent à développer de nouveaux outils de régulation des marchés !


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LA « RENCONTRE DE REZE »


  Martine et sego 2                                                                          

 

Martine Aubry et Ségolène Royal ont scellé mercredi leurs retrouvailles à Rezé, près de Nantes, 12 jours avant les Européennes, appelant toutes deux à la participation et faisant assaut d'amabilités et d'hommages réciproques. Il était temps, parce que le feu est dans la maison électorale et semblait prendre de l’ampleur alors que les sondages marquent l'érosion du parti et que des rumeurs circulaient sur un sondage mauvais pour le PS. Bref, l'unité a été affichée sans fausse note tout au long de la soirée. On verra si c’est suffisant pour éteindre l’incendie et redonner confiance à un électorat « en vacances ».

 

"Ma chère Martine, notre première secrétaire", a lancé la présidente de Poitou-Charentes, parlant de son "bonheur" et de "Martine vaillante dans cette campagne". La première secrétaire lui a répondu en parlant  du "vrai bonheur" de retrouver le PS "tel qu’elle l'aime", "soudé, combatif, mobilisé aussi". Donc, le « bonheur » était dans la salle à défaut d’être dans le pré (du duel électoral).

 

Mme Aubry a offert à Mme Royal une statue africaine du Burkina-Faso, une "femme debout", en disant "On aime nous opposer. C'est vrai que nous sommes différentes. Après tout, ce n'est pas gênant. Nous avons l'essentiel en commun. Nous sommes indéfectiblement socialistes, et nous sommes des femmes, nous savons nous serrer les coudes quand c'est nécessaire". La patronne du PS a rendu notamment hommage au "combat" de Mme Royal, "je sais sa volonté de renouveler la politique française et elle a raison, il faut bouger les rangs et les choses, y compris dans notre parti". Mme Royal a elle offert à Mme Aubry une porcelaine de Deshoulières, entreprise en difficulté de la Vienne. Donc, on en sait beaucoup plus sur le programme européen du PS : attaques en règle de Nicolas SARKOZY (logique), nombrilisme de ces dames dont l’égo est à prendre en considération, et relance par la production de statuettes et de porcelaines de Poitou Charente : intéressant, non ?

 

Je suis évidemment de mauvaise foi. Vous vous en seriez douté. D’Europe, il en a été un peu question : l’Iznogoud du Poitou, qui a parlé environ 30 minutes a lancé « un appel vibrant à la participation électorale », en appelant aux « travailleurs frappés de plein fouet », aux salariés de Gandrange, de Continental, d'Heuliez, de Molex, avec le leitmotiv « l'Europe sociale a besoin de vous ! Amora, Hewlett-Packard, Alcatel, Lucent, l'Europe sociale a besoin de vous ! », elle a fustigé « les logiques féroces du capitalisme financier »

 

Cela ne vous rappelle-t-il pas l’expression du Général de Gaulle : « ils ne suffit pas de crier Europe, Europe, en sautant comme des cabris » … « Europe sociale, Europe sociale, Europe sociale… » Les cabris sont du Poitou, alors tout s’explique.

 

Ah, j’oubliais : Martine s’est mise au blanc ! … Je veux parler de sa veste, naturellement.

 

Avec ça, on va pouvoir convaincre beaucoup d’électrices et d’électeurs.



                                                                     


J – 11


   Drapeaux européens                                                                     

10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle


3. Vous êtes contre l’entrée de la Turquie au sein de l’Union Européenne.
Vous êtes attachés à l’engagement ferme de la Majorité Présidentielle et de Nicolas SARKOZY sur la position de la France s’agissant de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Votre préférence va au développement d’un partenariat privilégié avec la Turquie, notamment à travers l’Union pour la Méditerranée. Vous pensez enfin que les pays Européens doivent aborder et trancher les décisions d’élargissement en toute indépendance.

Vous partagez la conviction des candidats de la Majorité Présidentielle sur ce que doit être le projet européen : une construction politique !


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UNE VRAIE FAUSSE MAUVAISE IDEE


                                                

 

Frédéric LEFEBVRE a lancé un beau pavé dans la mare en proposant que ceux qui sont en arrêt maladie puissent éventuellement continuer à travailler en « télé-travail ». Ce qui, entre nous soit-dit, allègerait le fardeau e la branche maladie (à la marge, il est vrai). Le chœur des vierges effarouchées a aussitôt brandi le spectre de la « régression sociale ». Le gouvernement a rejeté l’amendement provocateur. On peut évidemment penser que le moment était vraiment mal choisi, juste avant les élections. 

Mais c’est une idée qu’il faudrait creuser. A condition d’être médicalement encadrée, je trouve que ce n’est pas choquant que quelqu’un qui est en congé maladie pour une jambe cassée, par exemple, et en situation de pouvoir le faire, puisse de chez lui accomplir ses tâches professionnelles. Il toucherait une partie de son salaire et cela réduirait les indemnités journalières de la Sécurité sociale. 

Ce qui est assez drôle, c’est qu’en fait, le député UMP a mis en plein jour des pratiques qui existent allègrement sans aucun contrôle, de l’initiative même de salariés, soucieux de traiter les dossiers dont ils ont la responsabilité.

Il n’est tout de même pas idiot de faire évoluer les règles en tenant compte du progrès technique et des pratiques sociales….


                                                          



J – 12

   Drapeaux européens                                           

10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle

2. Vous voulez que l’Europe défende ses intérêts sur la scène internationale.
Les récents succès de la Présidence Française de l’Union Européenne et l’impact mondial historique du G20 ont changé votre regard sur l’Europe. Vous pensez qu’il faut poursuivre cet élan, aller plus loin dans cette direction, celle d’une Europe forte, déterminée et influente, qui s’impose sur la scène internationale.

La Majorité Présidentielle a donné un nouvel élan à l’Europe, ses candidats continueront à changer l’Europe !

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BENOITEMENT !

 -BentoXVI                                             


Avec leur myopie habituelle, les médias n’ont pas rendu compte du voyage  de Benoit XVI au Proche Orient, avec la dimension que l’importance de l’événement aurait dû leur inspirer. Car c’est un voyage qui fera date aux yeux de l’Histoire. C’est un pape angélique en trompe l’œil qui a parcouru la Jordanie, Israël et les territoires palestiniens.  Il a mis l’accent sur les « valeurs communes » aux trois religions, certes, mais c’est en vrai « politique » qu’il a abordé les problèmes locaux : favoriser la paix entre Israël et les territoires palestiniens ; pousser à la création d’un état palestinien ; conforter la présence des chrétiens dans la région alors qu’ils sont de plus en plus faibles numériquement et souvent persécutés. 

Evidemment, le dialogue interreligieux avec les musulmans puis avec les juifs étaient au cœur de son voyage. Le signe le plus fort en aura été à Nazareth la prière de paix commune avec les représentants de toutes les religions et l’image du pape tenant la main d’un rabbin et d’un dignitaire druze un des symboles de ce voyage. Elle relayait ainsi un autre symbole fort, celui de la visite au Dôme du Rocher, sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, démontrant par la même occasion la confiance rétablie entre des élites musulmanes et le Vatican.

Très politique aussi, la position qui a consisté à mettre en équilibre « la sécurité d’Israël » avec « l’exigence d’un état palestinien » tout en condamnant « les terrorismes », le pape s’est bien gardé de trop insister sur la problématique du statut de Jérusalem, se contentant d’affirmer son rôle de « ville de paix, demeure spirituelle pour les juifs, les chrétiens et les musulmans »… tout en s’exclamant à Béthléem que « les murs peuvent être abattus », double référence au mur bâti par les israéliens et au mur de Berlin.

Un voyage, enfin qui permet d’effacer pour les juifs, le doute levé par la polémique sur l’évêque négationniste et pour les musulmans les effets désastreux du discours de Ratisbonne, dans lequel ils avaient cru voir une critique de l’Islam. Benoit XVI a montré aux Musulmans qu’il n’y a pas de guerre des « croisés » contre l’Islam et qu’il faut déconnecter la religion des problématiques géopolitiques des grandes puissances. Un moyen de faire oublier les accents religieux de la politique de Bush au moment où Obama arrive. Ce n’est pas le moindre des aspects d’un déplacement à l’angélisme trompeur.

 

                                                                  

                           

 


J -13

                                        

10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle

1.  Vous voulez que la France soit influente au Parlement européen.

Le Parlement est la seule institution européenne élue au suffrage universel direct qui représente les 500 millions de citoyens de l’Union européenne. Le 7 juin, vous allez choisir vous-mêmes vos représentants. Vous ne voulez plus d’une Europe bureaucratique, déconnectée de vos préoccupations quotidiennes. Vous ne voulez pas de députés absents ou inactifs. Vous voulez que les décisions européennes aient une influence réelle et positive sur les enjeux économiques, sociaux, sanitaires, environnementaux qui nous concernent tous.

Ne laissez pas les autres décider pour vous, soutenez les candidats de la Majorité Présidentielle!

Demain la 2ème raison, et ainsi de suite…


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J-14 – L’EUROPE, ça change quoi ?


    Drapeaux européens                                                                                                    

 

Dans moins de quinze jours, nous aurons à voter pour élire nos députés français à l’Assemblée européenne. Une bonne occasion de rappeler qu’en un demi-siècle, l’Europe a amélioré de nombreux aspects de notre vie quotidienne. Et d’abord, elle nous a apporté la paix, ce qui n’est pas rien, même si le souvenir des guerres mondiales s’estompe avec le temps. Les cimetières militaires sont là pour nos rafraîchir la mémoire si besoin est, et à ceux qui considèrent qu’il n’est pas utile de voter, je conseille d’aller faire un tour sur les bords de la Marne ou en Lorraine….

 

Santé, études, environnement, consommation, protection de la vie privée, loisirs sont autant de domaines pour lesquels l’Europe nos rend la vie plus facile. Ainsi, avec ma carte européenne d’assurance maladie, je peux me faire soigner gratuitement à Rome, Londres ou Berlin, en fait dans les 27 pays de l’Union. Elle est gratuite et s’obtient auprès de toute caisse primaire d’assurance maladie.

 

Autre commodité : le permis de conduire délivré par un pays est reconnu par les 26 autres. Un modèle unique pour simplifier les contrôles remplacera les nationaux en 2012.

 

Depuis 2007, la commission européenne a négocié avec les opérateurs de téléphonie un accord limitant les frais d’itinérance en Europe. Et les tarifs ne cessent de baisser. Ainsi un appel vers un pays européen ne peut excéder 0,43€ et un appel reçu 0,19€ par minute.

 

Dans la lutte contre le réchauffement climatique, l’Europe est en pointe. Elle a ratifié le protocole de Kyoto et lors de la dernière convention climat, elle s’est fixé des objectifs  ambitieux que d’aucuns disent qu’ils ne pourront être tenus, notamment en matière de réduction d’émission des gaz polluants. Elle encourage le développement des énergies solaire, éolienne ou hydraulique.

 

L’Europe a aussi décidé de protéger notre vie privée en interdisant par exemple que les données personnelles transmises lors d’un achat en ligne puissent être utilisées à d’autres fins par le vendeur. C’est aussi l’Europe qui a mis en place la signature électronique qui permet de prouver son identité sur le net.

 

On pourrait encore citer les avantages auxquels on a droit pour les vols aériens si on embarque en Europe, en cas de retard, d’annulation ou de surréservation.  On ignore souvent que l’Union se préoccupe du traitement de l’eau, qu’elle met en place des programmes facilitant les études dans les universités des états membres (Coménius) ou des échanges (Erasmus) : des dizaines de milliers d’étudiants en ont bénéficié depuis 1987.

 

L’union a aussi un label estampillé CE qui garantit la conformité de nombreux produits en matière d’exigences sanitaires ou de sécurité, et on bénéficie d’une garantie de 2 ans sur tous les appareils électroménagers.

 

L’Europe est un vaste espace où vivre, circuler et travailler est simple dès lors qu’on est citoyen de l’Union. Je considère que c’est une vraie chance. Et ne me parlez pas de la supercherie du plombier polonais montée de toute pièce. Si seulement il pouvait en venir chez nous !

 

Je n’ai fait qu’effleurer le sujet. Notre vie quotidienne profite largement des bienfaits des directives européennes, même s’il est d’usage de brocarder celle qui concerne les camemberts (qu’on caricature) ou l’on grogne concernant l’élaboration du vin rosé par coupage (que personne n’oblige à boire).

 

L’Europe, c’est du concret. C’est à Strasbourg et Bruxelles que se prennent la plupart des décisions qui touchent à notre vie quotidienne, et notre parlement national passe plus de la moitié de son temps à mettre en lois françaises les directives de l’Union.

 

Voilà pourquoi voter a son importance.

 

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Le mur du çon ...


  Drapeaux européens                                              


C'est Laurent FABIUS qui le franchit pour sa phrase: "Le 7 juin, c'est le choix entre une Europe protection que nous, socialistes, proposons, et une Europe démolition". Le pendard (et je reste poli) a simplement oublié qu'il a naguère largement contribué à flinguer le traité constitutionnel. Comme protecteur on fait mieux. Le démolisseur, c'est bien lui !

Le 7 juin, votons UMP.

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LA SEMAINE D’ARCHIBALD


                                                  

 

30 850 000… c’est au 1er janvier 2009 le nombre de voitures particulières que comptait le parc automobile français, sur un total de 37312 000 véhicules. Le rythme de croissance est de 1% par an. L’âge moyen des véhicules est estimé à 8,3 ans. La part des diesels s’élève à 54%.

200… c’est en euros, le montant de « la prime de solidarité active » qui a été distribuée à 4,2 millions de foyers modestes le mois dernier. C’est environ 400 000 de plus que prévu lors de l’annonce de cette mesure. Un coût de 840 millions d’euros pour l’état.

21,7… c’est en milliards le montant des actifs toxiques liés aux subprimes détenus par les banques françaises à la fin 2008. C’est ce qu’a affirmé le Gouverneur de la banque de France devant la commission des finances de l’Assemblée Nationale.

10… c’est le pourcentage d’augmentation du taux de retour à l’emploi obtenu avec la mise en place du RSA, moyenne observée dans les 33 départements ayant participé à l’expérimentation du dispositif, et qui a concerné environ 15 000 bénéficiaires (avec une grande variabilité entre départements et selon les périodes : l’intervalle va de 6% à 24%). Mais on constate que la reprise d’emploi des plus démunis est fortement affectée par la crise. On s’en serait douté.

5… c’est le nombre d’engagements pris par les banques françaises visant à mieux encadrer et rendre plus transparentes leurs activités dans les paradis fiscaux par « un respect scrupuleux des règles établies par la communauté internationale » et une « coopération franche » pour leur élaboration. Elles appellent à une « extension des règles de contrôle interne applicables en Europe » dans l'ensemble de chaque groupe bancaire et à la « transparence sur les implantations », avec l'engagement « d'adresser chaque année à l'autorité de supervision un état mentionnant les implantations » et les activités dans les pays non coopératifs et proposent une « gouvernance spécifique pour les pays les moins coopératifs » avec un éventuel « dispositif de restriction des activités, pouvant aller jusqu'à l'arrêt total de celles-ci », ainsi que la « transparence sur les opérations avec les pays les moins coopératifs ». Ouf !

 

4… c’est en milliards de dollars la somme supplémentaire que le constructeur automobile General Motors a perçu du Trésor américain pour maintenir un niveau de trésorerie adéquat, ce qui porte à 19,4 milliards les sommes reçues à ce jour de l'Etat américain. General Motors doit mettre en place avant la fin du mois un plan de restructuration convaincant sous peine d'avoir à déposer son bilan.

 

3… C’est le nombre de réunions consacrées à la « bioéthique », organisées par les parlementaires UMP de Maine-et-Loire, entre le 5 mai et le 5 juin. Même si elles visent un large public, ce sont surtout les adhérents et sympathisants de l’UMP qui s’y rendent. Le thème est certainement passionnant, et nul doute, à ce rythme-là, qu’ils vont connaître le sujet par coeur. Interro écrite le 6 juin ! Il faut dire que ces derniers temps, ils sont particulièrement sollicités, avec même des réunions aux deux bouts du département en même temps et trois réunions en deux jours la semaine dernière (Perben au Lion, Rama Yade à Cholet, et meeting à Vertou le lendemain). Même phénomène le 3 juin avec d’un côté Mattéi à Avrillé et une réunion sur l’Europe à Saint-Sylvain. Compliqué pour ceux qui veulent tout suivre et qui n’ont pas le don d’ubiquité. Un peu de coordination, est-ce possible ? siyouplait !



Tonnerre de Brest !


                                                                         



UNE SEMAINE A ROME


                                                        

 

Après une semaine à Rome,  Madrid paraîtrait bien fade. Rome est la ville de tous les superlatifs avec ses ruines incroyables, ses églises rutilantes, ses fontaines monumentales, ses habitants élégants, sa circulation trépidante,  ses klaxons débridés….

P1040996 P1050008 P1040873 P1050182 Il n’y a pas une Rome. Il y en a cent, selon que l’on s’intéresse à son passé romain, à la chrétienté, à l’art baroque, aux peintres de la Renaissance, à l’eau et aux fontaines, aux spaghettis, aux Smarts, aux scooters (c'est le nid) ou au circuit des bus.... Que sais-je encore ? Mais quelle que soit votre approche, vous buterez sans cesse sur deux constructions monumentales qui marquent la ville de quelque endroit qu’on la regarde : la place Saint-Pierre et son énorme basilique et la « pièce montée » comme disent les autochtones pour désigner le grandiose monument à la mémoire de Victor Emmanuel II. Tous les chemins mènent au Vatican, dit-on, mais ils passent forcément devant la colossale construction blanche plantée sur le rebord du Capitole.

P1040986 P1040901 P1050116 P1050189 Rome, c’est d’abord les Romains de l'Empire du même nom. Enfin, pour moi qui ait dû en enseigner l’histoire aux petits de 6ème pendant de nombreuses années. Je regrette bien d’avoir attendu si longtemps pour venir me rendre compte sur place et je sais maintenant où les Italiens puisent leur fierté si affirmée. Il suffit de voir le Colisée, rien que le voir… Alors vous pensez, des journées entières à arpenter les forums, les thermes, les portes fortifiées, les villas du Palatin, sans parler de ces vestiges qu’on découvre au détour d’une rue, plantée au milieu des immeubles modernes, comme un pied de nez à ces bâtiments incongrus qui sont venus se greffer. Il faut avoir vu les mausolées d’Adrien, devenu Saint-Ange, et d’Auguste dont «  l’autel de la paix » a été mis sous cloche. Et toutes ces églises dont les colonnes ont été empruntées aux temples détruits… Ah ces Romains, quels bâtisseurs ! Et quel art de vivre !

P1050016 Vatican 2 Vatican P1050020 Evoquer Rome, c’est forcément l’image de la capitale de la chrétienté qui surgit aussitôt. La « ville éternelle ». Et elle nous le fait savoir. Le Vatican, bien sûr, avec ses gardes "suisses", ses musées aux trésors inestimables et sa chapelle sixtine, est incontournable. La basilique Saint-Pierre ne donne pas le vertige seulement quand on monte dans la coupole, elle le donne aussi d’en bas quand on lève le regard vers les voûtes, tant elle est impressionnante par ses dimensions. Impossible de ne pas faire un arrêt devant l’émouvante pieta de Michel Ange. 

P1050230 P1050101 P1050111 Mais elle nous fait savoir qu’elle est la capitale de la chrétienté aussi par la multitude d’églises qui la quadrillent. Parfois à touche-touche. Sur le plan d’un quartier du centre, on en a dénombré près de 70. Le rite catholique règne en maître, mais on trouve toutes les nuances de la chrétienté : orthodoxes, protestantes… Il y en a de très anciennes comme Santa Maria in Cosmedin  ou Santa Maria in Trastevere, mais la plupart sont baroques, avec leurs autels monumentaux et l’or à profusion qui scande les peintures des grands maîtres. En voir une, c’est en voir dix. Nous nous sommes attardés à Saint-Jean de Latran, première église papale. Nous en avons apprécié les proportions plus humaines et la beauté du cloître attenant.

P1050179 P1050249 P1050066 P1050076 P1050142       Et puis il y a une manière plus originale de se laisser guider dans la ville.  Rome est la ville des fontaines. De la plus exubérante, celle de Trévi, assiégée en permanence par des « hordes » de touristes, à la plus modeste, accolée à un mur et à laquelle on peut tendre sa bouteille pour faire provision. Car l’eau y est toujours potable et… délicieusement fraîche.  Il faut avoir vu la « barque » de la place d’Espagne, avoir fait la pose devant l’une des monumentales fontaines de la place Navone, que l’on doit au Bernin, et contemplé le « Tritone ». Mais il y en a de plus discrètes, qu’il faut savoir trouver et tout aussi spectaculaires par les sculptures délicates qui les composent. Devant le Palais Farnèse, qui abrite l’ambassade de France, il en trône deux étranges par leur forme : ce sont en fait des baignoires monumentales en marbre récupérées dans les thermes de Caracalla, d’où leur forme massive …et déroutante. Enfin, il y a celles qui se manifestent par le faste de leurs jeux d’eau, comme celle de la place de la République.

P1050055 P1050219 P1050229 On pourrait faire la Rome des « villas », c’est-à-dire des parcs et des jardins. La Rome des sept collines pour les panoramas ou les couchers de soleil…. Le sujet est inépuisable.

Difficile alors de comprendre la complainte de Joachim du Bellay, « Plus me plait le séjour qu’on bâti mes aïeux que des palais romains le front audacieux, Plus que le marbre dur me plait l’ardoise fine, plus mon Loir gaulois que le Tibre latin, plus mon petit Liré que le mont Palatin… »  Rome sous le soleil, c’est un éblouissement permanent !

 

                                                                                            

 


LA COURSE EN TETE



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Le vote sanction est à la mode. C’est l’apanage de tous les scrutins dits « secondaires » par rapport au deux primordiaux que sont (encore) les législatives et la Présidentielle. L’élection au parlement européen n’échappe pas à la règle. Mais curieusement l’UMP semble quand même tirer son épingle du jeu. Sauf surprise, au terme d’une campagne qui, si elle n’est pas Waterloo, est quand même « morne plaine », le parti présidentiel arrivera largement en tête devant toutes les autres listes : il est généralement crédité de scores qui oscillent entre 27 et 33%. Un atout dans un scrutin proportionnel à un tour. L’union lui profite, même s’il ne faut pas surestimer l’apport centriste du « Nouveau Centre » ou de centre gauche de la « Gauche Moderne ».

C’est que la multiplicité des listes qui proposent un vote sanction les conduit à l’émiettement des voix, et les sondeurs nous indiquent que seulement 39% des Français sont prêts à utiliser leur bulletin de vote à cette fin. Il y a donc une neutralisation des divers votes sanctions. Le PS et le Modem sont sur la même ligne pour instruire le procès des deux ans de Sarkozy, mais ils campent sur un électorat qui se recoupe en partie. Et la ressemblance des discours, y compris sur l’Europe n’est pas faite pour aider l’électeur à s’y retrouver. Le vote protestataire est morcelé aussi bien à droite qu’à gauche. Le FN doit partager ses voix avec des listes dissidentes, et si la récession apporte un stimulant à l’extrême gauche (14 à 15,5% des voix), les listes qui s’en réclament sont pléthores. Même chez les souverainistes les choses se compliquent puisque De Villiers avec « Libertas » est concurrencé par Dupont Aignan. Pour résumer, on voit bien deux attitudes chez les électeurs, toutes deux nées de la crise : il y a ceux qui ont pris conscience du rôle que l’Europe peut jouer, en grande partie grâce aux six mois de présidence Sarkozy, qui sont tentés de voter UMP, et ceux qui mettent tout sur le dos du capitalisme et qui voteront à gauche de la gauche. Entre les deux, c’est un peu le marais où les idées s’enlisent.

Même la faible mobilisation des électeurs profite au parti majoritaire, puisque sur la moitié des Français sûrs de voter, c’est le vote des plus de 60 ans (63% de votants) qui l’emporte sur celui des jeunes (30% des moins de 35 ans). La sociologie de l’électorat qui va se déplacer le 7 juin est donc plutôt favorable à la droite.

L’autre caractéristique de ce scrutin, c’est le manque de passion du débat. Les sujets qui attisaient les passions sont derrière nous, et même la problématique de l’adhésion de la Turquie n’arrive pas à réveiller une campagne paisible. Personne ne s’intéresse plus au fédéralisme pour en faire un étendard (même BAYROU, c’est tout dire), il n’y a même plus de cabris pour sauter en criant « Europe », « Europe », comme brocardait le Général. Jean-Pierre Chevènement en est réduit à appeler au vote blanc, c’est dire si celui qui était naguère l’un des plus critiques sur la construction européenne est absent de la campagne. Quant aux souverainistes, ils sont aussi en perte de vitesse et sont promis à des scores en retrait par rapport à la précédente édition. Avec la crise, leur discours suscite la méfiance au moment où un certain nombre d’électeurs ont compris que l’isolement pourrait être fatal. L’attitude des Français à l’égard de l’Europe est assez en phase avec ce débat apaisé : seuls 21% d’entre eux ont une image « négative » de l’Europe, alors que 46% en ont une image « positive ».  Mais 45% ne font pas confiance à l’Union Européenne comme institution. Comme on le voit, ce n’est pas vraiment l’enthousiasme. C’est bien l’indifférence que l’on ressent.

Enfin, le score de l’UMP ne doit pas nous faire rêver non plus. Si on peut s’en satisfaire dans un scrutin proportionnel qui éparpille les voix, le problème est posé pour les autres élections : dans un scrutin majoritaire à deux tours, le danger pourrait venir de la coalition des  mécontents. Il faudra que, d’ici là, l’UMP trouve l’apport de voix complémentaire pour franchir la barre des 50%.... à commencer par 2010 aux Régionales.

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CES PARENTS QUI FUIENT LE MAMMOUTH


  Sorbonne                                                             

 

L’autre jour, je passais la soirée chez des amis. Parmi les invités un jeune couple, parents de trois enfants. La conversation, comme souvent, en est venue à aborder les problèmes d’éducation. Récemment, ils ont pris la décision de les inscrire dans une école privée. J’ai voulu connaître leurs raisons : ils en ont donné deux essentiellement. La première, c’est le ras le bol des jours de grève et des billets revendicatifs à signer, glissés dans les cahiers de leurs enfants. La seconde, c’est qu’ils avaient le sentiment que ceux-ci ne travaillaient pas beaucoup. Pourtant, ils n’étaient pas dans un lieu où un taux d’élèves d’origine étrangère aurait pu ralentir le rythme des apprentissages ou perturber la classe. Depuis qu’ils ont changé d’école, ils ont le trouvent que leurs enfants ont plus de travail, apprennent plus de choses, sont plus encadrés et plus suivis… Sans parler de la violence, inconnue dans leur nouvel établissement. Une école religieuse (ou privée) sous contrat d’association. 

Amer constat ! Pour moi, qui ai fait une carrière dans l’Education Nationale, c’est désolant. Car rien n’aurait dû pousser ces jeunes à quitter l’enseignement public dans lequel ils ont fait toutes leurs études. D’ailleurs, ils le disent eux-mêmes, ce sont des raisons pratiques qui les ont décidés. Pas la compétence des enseignants, même si leur comportement militant les avait agacés plus d’une fois. Désormais, plus de jours de grèves à galérer pour faire garder les gosses. Ils se sentent plus à l’aise avec les enseignants de l’école privée pour l’accueil et les contacts. Ce qui est grave, c’est qu’ils ne sont pas les seuls à faire la même démarche. La queue et le délai d’attente s’allongent pour entrer dans leur école. Et beaucoup d’écoles privées connaissent la même situation. 

C’est donc que l’école de la République n’est plus l’école de la République. Elle fait fuir une partie des parents. Probablement, ceux qui ne votent pas à gauche, et encore, ce n’est pas si sûr que ça. Les comportements excessifs y sont de plus en plus fréquents : on trouve prosélytisme, manque de retenue sur les opinions, refus d’appliquer les directives, là où on devrait avoir tolérance, prudence et implication. Dès lors qu’une partie de la population ne se reconnaît plus dans cette école, c’est qu’elle faillit à sa mission première qui est celle d’être accueillante pour tous, quelles que soient les opinions et les croyances.

Mais le spectacle que nous offrent les dernières convulsions des grèves dans les universités est encore bien pire. Comme nous le crie Françoise THOM, universitaire, maitre de conférence en histoire contemporaine à la Sorbonne, « il était du devoir des enseignants d’aider les étudiants à se construire intellectuellement et moralement, afin de les équiper pour les épreuves futures. Au lieu de cela, nous les voyons en grand nombre donner l’exemple de la dérive idéologique la plus extrême, nous les voyons persuader les étudiants de sacrifier un semestre d’études, de dissiper leur temps dans des AG volubiles et stériles…Des groupes de gardes rouges ne se gênent pas pour apostropher les professeurs, pour fouiller leurs cartables… La violence est sanctifiée par la mythologie de gauche ». Et après 8 semaines de blocage, la prestigieuse faculté se retrouve au bord de la faillite. Une université américaine a déjà réclamé le remboursement des frais consentis pour ce semestre. S’y ajoutera le remboursement des frais de scolarité d’une grande partie des 24 000 étudiants qui vont faire valoir leurs droits. Et on s’attend à une baisse de 25%  des demandes d’inscriptions pour la rentrée 2009. Un vrai désastre ! Beau résultat en vérité.

Mais pouvait-on attendre autre chose d’une trentaine d’irréductibles qui n’avaient rien d’autre à proposer que le « naufrage pour tous » ?

Les facs et les établissements d’enseignement supérieurs privés ont de beaux jours devant eux. Il sera toujours facile de dire que c’est ce que le gouvernement cherchait. Un peu trop facile ! Et que dire des diplômes qui seront délivrés cette année ? Quelle valeur auront-ils ?

La crise que traverse le système éducatif est, bien plus qu’une crise de système, une crise idéologique et catégorielle. Une crise du personnel enseignant, majoritairement aveuglé par une idéologie vaguement rousseauiste, alors que le monde a bien changé, et qui s’accroche à ses avantages acquis comme une tique au mollet d’un marcheur. Ils se sont coupés de la réalité et n’acceptent pas qu’on s’introduise dans leur territoire. Alors vous parlez, si un gouvernement,  de droite de surcroît, prétend changer les choses … Et pourtant, il faudra bien un jour, non seulement « dégraisser le mammouth », mais aussi le faire muer. Le gouvernement a raison de ne pas céder sur l’essentiel. Et puis, le mandat des électeurs est plus légitime que…- vous connaissez la suite.

 

 

                                                           


IZ(VERY)NOGOUDS !


                                                                 

 

Ils sont vraiment très mauvais. Et le fils ne vaut pas mieux que le père. Je veux parler de François BAYROU et de son disciple local Laurent GERAULT. Mais qu’est-ce qui pousse ces gens du centre droit, que j’ai souvent surpris plus à droite que moi, à s’en prendre avec une telle violence à Nicolas SARKOZY et à la politique qu’il conduit ? Leur discours n’a plus rien à voir avec celui du passé. Et sur beaucoup de points ils ont renié les idéaux que nous avons défendu ensemble. Du centrisme, ils n’ont plus qu’un faux nez, au mieux.

Aujourd’hui, ils ont choisi de vampiriser le PS en lui piquant ces électeurs, profitant de la crise profonde qui atteint le vieux parti de gauche. Leur discours est en conséquence, et leurs actes aussi. Comme il n’a pas d’élus et ne dispose que de maigres troupes, le Béarnais est condamné à faire des moulinets pour exister, sorte de Don Quichotte à la poursuite du moulin infernal de la présidence. L’outrance pour faire oublier la vacuité des choses. S’il fait encore 13% dans les sondages, c’est qu’il séduit quand même une frange de gauche, désespérée par les querelles de la rue de Solférino. Mais il n’a qu’un objectif, comme un Iznogoud de bande dessinée : être Khalife à la place du Khalife. 2012, 2012, 2012… Le chiffre maléfique doit hanter ses nuits.

En face, le PS a enfin compris que pour avoir une chance de battre SARKOZY, il faudra d’abord se débarrasser du Président du MODEM ou tout au moins faire en sorte qu’il soit derrière, pour l’obliger à pactiser et faire l’appoint des voix. Du coup, on y a mis la sourdine aux attaques sans effets contre le président et le porte parole, Benoit Hamon, est chargé de décocher ses flèches en direction de « l’impétueux ». Mais dans le parti, les socialistes sont divisés sur la conduite à tenir. Il y a ceux qui préconisent d’ignorer le concurrent, ce qui ne résout rien. Il y a ceux qui veulent le camper dans son passé de droite, ce qu’il n’est plus ; cela ravi l’aile gauche, mais est-ce suffisant ? Et puis, il y a ceux comme REBSAMEN, qui souhaitent un pacte en bonne et due forme. Mais le berger de Pau est trop malin pour tomber dans ce piège-là, fait pour l’étouffer. Il lui suffit de continuer à sucer le sang du parti en pompant les voix des sympathisants déçus. Jusqu’à quand ?

Toujours est-il que de passage à Angers dans le cadre de la campagne pour l’élection européenne, il en a profité pour lâcher quelques pets nauséabonds contre Christophe BECHU, imité immédiatement par l’Iznogoud local. Les gentillesses proférées à cette occasion laissent augurer une inversion des alliances pour les élections régionales. Vous savez, une de ces manipulations dont certains politiciens ont le secret, qui consiste à faire une liste autonome et à s’unir avec d’autres, après, dans le dos des électeurs…GERAULT, béquille d'AUXIETTE : tout un programme ! La majorité municipale risque d’en souffrir, mais la clarification pourrait bien être bénéfique pour ceux qui veulent vraiment s’opposer à la gestion cahotique (ou chaotique, comme on veut) du Maire d’Angers.


                                                                               


C’EST BON POUR LE MORAL !


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Vertou, 19H : la salle est bondée. Près de 1500 personnes se pressent dans la salle trop petite. Ce n’est pas un meeting de l’UMP, mais de la majorité présidentielle avec toutes ses composantes rassemblées près de Nantes pour la circonstance. Sur l’estrade fleurissent autour de Christophe BECHU les personnalités du banc et de l’arrière banc : Michel BARNIER, le grand coordonnateur et européiste jusqu’au bout des ongles, Xavier BERTRAND, le patron de la rue La Boétie venu apporté sa caution si besoin en était, Jean-Pierre RAFFARIN, le voisin sénateur de Poitou Charente pour la caution libérale et Pierre MEHAIGNERIE, en voisin lui aussi, pour la caution centriste et enfin, cerise sur le gâteau, entouré de ses ministres Christine ALBANEL et de Jean-Marie BOCKEL, François FILLON soi-même, visiblement en pleine forme (comment fait-il ?) et heureux d’être là.

Comme une mécanique bien huilée désormais, la réunion commence après les mots d’accueil par une forme de dialogue : chaque intervenant devant répondre à une question venue de la « base ».  Procédé un peu « téléphoné » mais efficace. Christophe BECHU aura d’abord chanté les vertus des Pays de la Loire et du Grand Ouest, cette grande région agricole où la filière agro-alimentaire doit être soutenue, et exprimé ses convictions européennes en phase avec l’équipe qu’il mène et le programme proposé.

P1050328  Michel BARNIER reprendra le propos qu’on lui connaît déjà, humour en plus quand il s’agit de brocarder le PS, emmêlé dans ses disputes internes : savoir s’il y aura une photo AUBRY-ROYAL », c’est un peu court comme programme. Il développe le thème de l’Europe qui agit et qui protège, l’Europe sans laquelle la France ne siègera pas à la table des grandes nations dans 20 ans, l’Europe dont les Français ont besoin pour être acteurs de leur avenir et pas seulement spectateurs.

P1050335  Et puis c’est le tour de Jean-Pierre RAFFARIN. Fidèle à lui-même, c’est un discours de puncheur qui n’a pas pris une ride. Il s’empare des micros avec la jouissance visible du baroudeur. Il décrit les « Europe » dont on ne veut pas, celle qui serait nuisible par ses décisions, l’Europe dirigiste appelée par les socialistes qui rêvent d’un SMIC européen (aligné sur la moyenne ?) et celle des technocrates qui décident de la fabrication du vin rosé, l’Europe consensuelle qui avance à petits pas, en passant par les modifications institutionnelles qui font perdre de vue la destination… Non, il nous faut une Europe politique, comme celle qu’on a vue à l’œuvre avec la présidence française, qui prend des initiatives, qui résout les problèmes. Et puis il vante la nécessité de la construction de cette Europe véritable modèle humain pour lequel les élus du grand Ouest peuvent apporter celui de sa vie locale à taille humaine, de son modèle économique aussi et de son environnement : apporter à l’Europe, leur esprit d’ouverture et de tolérance, et le grand vent de l’Atlantique ! Envolée lyrique garantie grand teint « Raf ».

P1050340 Xavier BERTRAND prend le relais. Son rôle, à lui, c’est d’être le général à la tête de ses troupes : il se place sur le plan politique, celui du combat et de la mêlée. La voix va avec la rondeur (apparente) du personnage. Il est là pour assumer la politique du gouvernement et la défendre si besoin est, une sorte de porte parole dont la tâche est bien plus aisée que celle d’un Benoit HAMON qui est celui « d’un parti qui n’a rien à dire ». Il appelle les militants à faire campagne, il demande de se méfier des sondages car ils ne font pas l’élection, il faut être mobilisés jusqu’au bout… Il est le chantre du Président et on le sent à l’aise. Cette fois-ci, il n’a pas fait de « confidences » à nous faire, aurait-il abandonné son tic verbal ?....

P1050349  P1050355  Enfin, François FILLON est invité à conclure la réunion. Pendant 45mn, le Premier Ministre, en pédagogue consciencieux, avec juste ce qu’il faut d’effets oratoires, et en homme serein, va décliner tour à tour ses arguments : celui du rassemblement face à la division (pas difficile), celui de la crédibilité de ceux qui tiennent leurs engagements, soulignant au passage que le mandat des électeurs est plus légitime que celui des contestataires. Et il dresse le panorama de tout ce qui a été fait en deux ans, histoire de montrer que si la gauche attaque là-dessus, il y a de la matière pour répondre. Quand il parle de l’Europe, tout aussi méticuleusement, c’est pour affirmer qu’elle est aussi essentielle dans la crise que nous traversons que pour faire face au réchauffement climatique. Le problème institutionnel est aujourd’hui dépassé. Il démonte les arguments de ceux qui veulent une Europe plus libérale ou plus sociale, alors qu’elle est déjà les deux à la fois : ça n’est pas plus le sujet. Le vrai sujet, c’est l’Europe politique, dans laquelle le couple franco-allemand est le centre de gravité. Nous avons besoin de cette Europe pour relever le défi de la mondialisation : elle a le PNB le plus élevé, une monnaie forte, des chercheurs et des industries, une agriculture qui assure son autosuffisance alimentaire ; autant d’atouts qui peuvent être utilisés pour mener l’offensive sur la scène mondiale et pour protéger son espace contre les excès. Enfin l’Europe, c’est une culture, une identité, un humanisme que seule une dimension politique peut faire rayonner…

Fermer le banc. Tout est dit. On ressort d’un tel meeting, sereins et déterminés. Y’a pu ka dirait l’autre.

C’est le 7 juin, en votant pour la liste BECHU !

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LES COMMENTAIRES D’ARCHIBALD


                                                                        

 

18 !  Ce n'est pas seulement le numéro des pompiers, c’est aussi le nombre de panneaux électoraux qui s’alignent en vue de l’élection au parlement européen. C’est un des méfaits de la proportionnelle avec un seuil de 5% pour être élu. Comment l’électeur qui n’est déjà pas très motivé va-t-il s’y retrouver ? Le bon côté de la chose, c’est que c’est 17 contre 1. Tous contre Sarko (ou l’UMP). Comme le nombre des électeurs n’est pas extensible, les « contre » se bouffent entre eux, ce qui met leur « adversaire » largement en tête !

Liber…tasse. C’est le sort que pourrait bien connaître la liste conduite par Philippe de Villiers. Il faut dire qu’avec comme programme européen « le protectionnisme » et la « bruxellite aiguë », ça fait un peu court pour attirer les foules. Dommage, parce que le Vicomte ne manque pas de talent.

NATIXIS… La filiale du nouveau groupe BP-Caisses d’épargne ne se sort pas du gouffre où elle s’est plongée. Les pertes du 1er trimestre 2009 (1,8 milliard) imposent une nouvelle recapitalisation de 3,5 milliards d’€. Du boulot en perspective pour François Pérol, le nouveau patron.

Hôpital. La réforme votée par l’Assemblée nationale a été sérieusement retoquée au Sénat pour calmer quelques personnels hospitaliers, et les médecins parisiens en particulier. D’habitude pour l’hôpital, il faut du silence ! (Pas dans les rangs bien sûr). Mais les cris poussés, d’abord ne font pas l’unanimité de la profession et sont motivés par des intérêts particuliers dont on sait qu’ils contribuent à mener les établissements vers la banqueroute. Heureusement, malgré les concessions obtenues, l’essentiel de la réforme semble avoir été maintenu. La Ministre a su résister habilement au syndrome « Juppé ».

La Courneuve. Les policiers ont dû faire face à un guet apens et se sont fait tirer dessus à la mitraillette. Les éternels aboyeurs prompts à condamner la politique sécuritaire y ont vu un échec pour le Gouvernement. Ils devraient ajuster leurs lorgnons. C’est justement parce que la police fait efficacement son boulot de lutte contre la délinquance et contre les trafiques de drogue, que les malfrats en sont réduits à ce type d’action. Il est vrai qu’avec des procédures de prévention jamais évaluées et des animateurs de rues, on réglerait mieux le problème. Le ministère de la parole contre des kalachnikov…

La bourse ou la vie… Alors, la bourse va-t-elle continuer à monter ou bien assiste-t-on à un feu de paille ? Avec des hausses de l'ordre de 30% à 35% en huit ou neuf semaines, les marchés boursiers ont paru déconnectés de la réalité. Le débat est vif entre les positions extrêmes : pour les uns, la hausse des huit semaines passées serait un " rallye dans un marché baissier ", pour les autres, les hésitations de ces tout derniers jours seraient une " correction technique dans un marché haussier ". En réalité, il faudrait des statistiques macroéconomiques très favorables et des perspectives de bénéfices des entreprises plus fortes pour que les cours boursiers reprennent leur marche en avant dès maintenant. Une phase de consolidation paraît donc le scénario à privilégier. Mais, au-delà des péripéties de court terme, l'hypothèse d'indices plus élevés en fin d'année qu'aujourd'hui est à envisager très sérieusement. J’y reviendrai.

Programme. Les socialistes on décidé de privilégier désormais la communication de leur « programme » pour l’Europe, plutôt que les attaques improductives contre Sarkozy. Il faut dire qu’ils y mettent seulement la dernière main. Il n’est jamais trop tard. Mais rien de neuf : ils préconisent un grand programme … de relance au niveau du continent, financé par…l’emprunt ! Incorrigibles !


Tonnerre de Brest !

                                                                       


FAUT PAS S’ABSENTER !


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Vraiment, il ne faut pas tourner le dos. L’actualité en profite aussitôt. Et à peine revenu, les sujets vous tombent sur le dos comme les obus à Gravelotte. Les Universités mises à mal par leurs apprentis talibans et leurs mollahs entêtés (on va y revenir), la réforme de l’hôpital confrontée au lobby médical et à la frilosité des Sénateurs (pas tous), le nouveau plongeon de Natixis, la vampirisation des électeurs de gauche par François BAYROU… voilà de quoi alimenter les colonnes du bloc-notes, dans les jours qui viennent, et pour commencer, dès demain, les commentaires « d’Archibald ». 

Je devrais ajouter à la liste le « ronron » de la campagne pour l’élection européenne qui peine à prendre son rythme et les palinodies au PS du genre « viendra-viendra pas ».

A vrai dire, la campagne, je l’ai rencontrée à Rome : débauche d’affiches comme chez nous il y a trente ans, stands des partis au coin des rues, occupation par les militants de lieux emblématiques qui nous font un jour le Capitole hérissé de ballons jaunes de toutes tailles et à toutes les hauteurs ou une place Navone envahie par les sympathisants en rouge et vert du PD (Parti Démocrate). Au moins, à défaut de comprendre le système qui propose une multitude de candidats de chaque parti, on constate un effort visible pour aller au contact de la population. Les Italiens seront-ils plus nombreux à aller voter que les Français ?  Bien malin qui pourra le dire, mais ils auront fait le « job ».

Je vous confirme toutefois que nous n’étions pas à Rome pour faire campagne avec les amis de Berlusconi, mais bien pour aller à la rencontre d’un passé aussi glorieux que phénoménal.


                                                             

 


LA REPRISE POINT A L’HORIZON AMERICAIN


   Drapeau US                                                                   

 

Ce n'est pas encore la fin des mauvaises nouvelles. Une hirondelle ne fait certes pas le printemps, mais toute bonne nouvelle sur l'économie mondiale n’est-elle pas bonne à prendre ? Voilà que l'économie américaine donne des signes de stabilisation. Les chiffres de production industrielle et de confiance des consommateurs ont atteint en avril leur plus haut niveau depuis respectivement huit mois et plus de deux ans. Et même un observateur aussi écouté et respecté que Warren Buffett entrevoit une sortie de crise pour l'immobilier.

Les faits :

L'indice « ISM » du mois dernier, qui mesure la production industrielle, s'est établi à 40,1. Tant qu'il reste en dessous de 50, il signale une contraction de l'activité manufacturière. Cependant, il se trouve à son niveau le plus élevé depuis septembre 2008 quand la crise financière a pris toute sa dimension. Plus significatif encore, l'indice reflétant les nouvelles commandes se situe à 47,2, non loin du seuil des 50. "C'est le premier rapport depuis un moment que nous pouvons juger encourageant", estime Norbert Ore, le président du bureau d'étude qui calcule l'indice ISM. "Il semble que le pire est dernière nous", ajoute-t-il.

La confiance des consommateurs, calculée par l'indice Reuters/Université du Michigan, est remontée à 65,1,  son meilleur niveau depuis plus de deux ans. Il s'agit aussi de sa plus importante progression en un mois depuis octobre 2006. La forte baisse des taux d'intérêts des crédits immobiliers, la baisse des prix de l'énergie et de l'essence et même la remontée de la Bourse de New York depuis deux mois semblent soutenir le moral des ménages américains quand bien même ils font face à une augmentation rapide du chômage.

Il semble aussi que les efforts pour relancer la machine et notamment le marché du crédit commencent à avoir un impact. « Nous sommes probablement en train de toucher le fond en ce moment », explique Larry Kantor, responsable de la recherche de la banque Barclays. La stabilisation des dépenses de consommation, qui représentent 70% du Produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis, le plan de relance de 787 milliards de dollars du gouvernement fédéral et le niveau très faible des stocks des entreprises expliquent le sentiment grandissant que l'économie américaine est proche d'un redémarrage.

« Nous pensons que la récession se terminera au milieu de cette année », écrit Bruce Kasman, économiste en chef de la banque JP Morgan dans une étude publiée à la fin de la semaine dernière. Lakshlan Achuthan, le directeur de l'Institut de rechercher sur les cycles économique de New York (Economic Cycle Research Institute) est plus précis encore : il prévoit un retour à la croissance en septembre. « Nous allons commencer à voir un enchaînement de facteurs positifs pour les différents moteurs de l'économie », explique-t-il.

La numéro un des conseillers économiques de la Maison Blanche, Christina Romer, aperçoit "des lueurs d'espoir" d'une reprise de l'économie. La première économie du monde a connu une contraction de son activité au premier trimestre à un rythme annuel de 6,1%, la pire récession depuis 1957-1958. Les stocks des entreprises sont tombés au niveau sans précédent de 103,7 milliards de dollars lors des trois premiers de l'année et les dépenses des consommateurs ont augmenté de 2,2% en rythme annuel sur la même période après avoir connu leur plus forte baisse depuis près de trois décennies.

Mais même Warren Buffett, 78 ans, surnommé le grand-père du capitalisme américain et dont l'opinion a une grande influence, commence à voir une stabilisation du marché du logement aux Etats-Unis. « Au cours des derniers mois, il y a eu un réel redémarrage des transactions, évidemment à des prix très bas », a-t-il déclaré.


Pour Alan Greenspan, l'ancien président de la Réserve fédérale, le signal d'une reprise de l'économie américaine sera la stabilisation des prix des logements. Elle seule permettra enfin au système bancaire d'évaluer exactement ses pertes sur les prêts immobiliers à risques (subprimes), ses besoins en capitaux et de pouvoir recommencer progressivement à distribuer des crédits aux consommateurs et aux entreprises.

 

Si le reprise est là, elle ne sera donc pas extraordinaire dans un premier temps.



                                                                                 



QUAND FRANCOIS REND HOMMAGE A NICOLAS…


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Le 6 mai, pour les deux ans de l’élection de Nicolas Sarkozy, François Fillon et 12 ministres du gouvernement se sont rassemblés autour de Xavier Bertrand pour rappeler les résultats de deux ans d'action menée au service des Français. 

Plus de 1 500 nouveaux adhérents de l'UMP avaient été réunis pour cette occasion, salle Gaveau à Paris.

 

"N'en déplaise à l'opposition, Nicolas Sarkozy continue d'incarner le camp de l'initiative et de l'audace" a affirmé François Fillon. Il a rendu hommage à un Président de la République qui « a du relever un triple défi » : le défi des réformes, le défi de la présidence de l’Union européenne et le défi de la crise financière et économique la plus grave depuis 1929.

Malgré la crise, le gouvernement a en effet maintenu son effort de changement : "cet élan réformiste ne s'arrêtera pas" a affirmé le premier Ministre. Car les lendemains de crise verront s’opposer les nations gagnantes et les nations perdantes a-t-il expliqué : « les gagnantes seront celles qui auront l’audace de se transformer dans la crise pour en faire un tremplin ».


A un mois des élections européennes, le premier ministre a enfin tenu à remotiver les forces de la droite. « J’ai besoin de vous pour faire de la cause européenne une cause nationale ». Il a fustigé une opposition sans programme qui se contente d’essayer de conduire les citoyens vers un vote-sanction, "contre Nicolas Sarkozy". Mais est-ce là un programme ? On en est loin. « Dans leur course à l’opposition systématique, l’enjeu européen est un enjeu politicien », a-t-il conclu ce sujet.

 

                                                                                                                           



LA GRANJA


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Il existe au pied de la Sierra del Guadarrama, à quelque 80 km au Nord de Madrid, un palais royal tout à fait curieux. C’est à San Ildefonso. Il s’appelle « la Granja » (la Grange ?).  Il a été construit par Philip V de Bourbon qui souhaitait pouvoir se retirer loin du public. Le lieu est, en effet, propice au repos et le cadre très agréable avec les sommets enneigés qui le surplombent.

 

P1040736 P1040764 P1040766   Le roi, qui avait la nostalgie de son enfance à la cour de France, a voulu recréer un Versailles en miniature. La géographie des lieux est bien sûr très différente, mais le palais s’inspire de son homologue français, toute proportion gardée. Le parc surtout, avec sa géométrie à la Française, ses allées et carrefours peuplés de statues évoquant tous les personnages de la mythologie et enfin les nombreuses fontaines d’où peuvent jaillir des jeux d’eaux spectaculaires. Pour les alimenter, un lac de retenue, en haut du parc, accumule l’eau nécessaire et la gravitation fait le reste. Coup de chance, le jour de notre visite elles fonctionnaient. 

Aujourd’hui, le roi n’y vient pas. Il préfère les plaisirs nautiques…C’est donc un musée. A noter que toutes les pendules qu’il contient sont à l’heure : continuité de la monarchie oblige.

San Ildefonso est à deux pas de Ségovie…. Pour les amateurs. On peut y visiter une fabrique de verre et cristal, qui fait en même temps musée.

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LA LISTE !


  Parlement européen   Drapeaux européens                    


Et voici la liste pour l’élection européenne, conduite par Christophe BECHU. Une large place est faite aux élus de terrain avec une volonté affirmée de renouvellement. Elle est représentative de la majorité présidentielle dans son ensemble, de l’UMP à la Gauche Moderne en passant par le Nouveau Centre et propose une composition équilibrée entre tous les départements de la circonscription.

 

CIRCONSCRIPTION "OUEST"
Bretagne - Pays de la Loire - Poitou-Charentes

 

1 – Christophe BECHU (Maine et- Loire) - Président du Conseil général de Maine-et-Loire. Investi le 24 janvier 2009.
2 – Elisabeth MORIN (Vienne) –Député européen, Conseillère régionale de Poitou-Charentes. Investie le 24 janvier 2009.
3 - Alain CADEC (Côtes d’Armor) - Conseiller général des Côtes d’Armor, 1er Adjoint au Maire de Saint-Brieuc.
4 - Agnès le BRUN (Finistère) - Conseillère générale du Finistère, Maire de Morlaix.
5 - Bruno DRAPRON (Charente-Maritime) - Conseiller municipal de Saintes. Candidat du Nouveau Centre.
6 - Danielle RIVAL (Loire-Atlantique) - Conseillère régionale, Maire de Batz-sur-Mer, Vice-présidente de la communauté de communes Cap-Atlantique.
7 - David LE SOLLIEC (Morbihan) - Conseiller régional, Maire de Gourin, Secrétaire départemental de la Fédération UMP du Morbihan.
8 - Sylvie MARCILLY (Charente-Maritime) - Maire de Fouras.
9 - Richard CHAMARET (Sarthe) - Candidat du Nouveau Centre.
10 - Doris MADINGOU (Ille-et-Vilaine) - Conseillère municipale de Rennes. Candidate de la Gauche Moderne. Présidente des Jeunes de la Gauche Moderne.
11 - Vincent YOU (Charente) - Vice-président du Forum des Républicains Sociaux, Chef de cabinet de Christine BOUTIN.
12 - Stéphanie LEMONNIER (Sarthe)
13 - Guillaume CHEVROLLIER (Mayenne) - Conseiller municipal de Château-Gontier, Secrétaire départemental adjoint de la Fédération UMP en Mayenne.
14 - Françoise LOUARN (Finistère) - Conseillère Régionale de Bretagne.
15 - Marcel ALBERT (Vendée) - Maire des Herbiers.
16 - Anne LE DIRACH (Morbihan) - Adjointe au Maire de Vannes.
17 - Michel HUNAULT (Loire Atlantique) - Député. Candidat du Nouveau Centre.
18 - Séverine VACHON (Deux-Sèvres)


Le 7 juin, je vote ....


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DEJA DEUX ANS

   Sarko elysée                                                                

 

Déjà deux ans : le temps passe vite et la crise semble l’accélérer. Avec une telle conjoncture, et alors que s’annonce une échéance électorale, d’aucuns pouvaient imaginer un Président dans les 36èmes dessous, mis en lambeaux par les effets d’une crise majeure et les feux croisés de tous ses adversaires. Rien de tout cela, ou … si peu. Des feux de ses adversaires nous n’avons que l’outrance et la vacuité, ce qui d’ailleurs contribue à solidifier le socle d’électeurs sur lequel il s’était appuyé au premier tour de 2007 : une remarquable stabilité qui ne décolle pas des 30% et qui fait que selon un sondage d’un quotidien du Sud Ouest, si l’élection avait lieu cette année, il aurait été (à nouveau) élu triomphalement. 

En deux années à l'Elysée, Nicolas Sarkozy s'est taillé une place prépondérante sur l'échiquier national, dominante sur la scène internationale, importante dans les médias. Si sa popularité est en baisse, c’est qu’elle est plombée par les effets d'une crise économique historique.  Mais les Français jugent encore que Nicolas Sarkozy a de fortes qualités personnelles : « dynamique » pour 85%, « courageux » pour 75%, « capable de prendre des décisions difficiles » pour 66%, et avec « le sens de l’état » pour 60%. Bien des présidents rêveraient d’un tel portrait !

Mais il y a le revers de la médaille et la crise alimente des sentiments contrastés chez nos compatriotes : ainsi ils sont 55% à penser qu’il ne fait pas un « bon président » parce qu’il n’est « pas assez à leur écoute » (73%) et « n’apporte pas les solutions à leurs problèmes » (67%). 54% pensent même « qu’il n’a pas de vrai projet pour la France ». En fait, les Français voudraient avoir un magicien comme Président, et ils prennent pour de l’indifférence l’inertie que les rouages de l’état imposent à toutes les décisions qui sont prises. Le temps de la mise en oeuvre politique est confronté à l’impatience d’en voir les résultats. Comment ne pas excuser la myopie de gens qui perdent leur emploi ou qui sont inquiets pour leur avenir !

Nombreux sont ceux, et pas seulement dans son camp, qui lui reconnaissent sa volonté de faire bouger les choses. SARKOZY, c’est l’action et le mouvement. Plus de 90 réformes lancées. Certes, toutes les promesses ne sont pas tenues, même si le volontarisme reste d’actualité. Il est vrai cependant que les  difficultés nées de la crise compliquent tout. Tout a déjà été dit sur ce président hyperactif, super-présent, toujours en mouvement, prenant la parole à chaque instant et semblant décider de tout. De déplacements dans l'hexagone en visites à l'étranger, il a fait voler en éclats l'image « jupitérienne » d'un chef de l'Etat rare, donc forcément sage et respecté.


Ceux qui ne voyaient dans cette agitation qu'un feu de paille de début de mandat en ont été pour leur frais. Nicolas Sarkozy a du souffle. Et loin de l'apaiser, la tempête économique qui s'est abattue sur le monde à l'automne dernier nourrit son énergie. Depuis qu'il a décrété la mobilisation générale contre la crise, le chef de l'Etat multiplie les sorties pour décliner le même discours : « les difficultés qui nous attendent en 2009 seront grandes mais pas question de rester immobiles », répète-t-il à qui veut l’entendre, et loin de les stopper « la crise appelle à continuer les réformes, et grâce aux réformes, nous sortirons plus forts de la crise ».

 

Il a fallu adapter les priorités. Véritable leitmotiv de sa première année de mandat, le fameux « travailler plus pour gagner plus » est provisoirement mis de côté. Avec pragmatisme il a privilégié la relance par l'investissement, pour mettre en face du dérapage inévitable des déficits publics, des réalisations concrètes. Il reste par contre solidement campé sur ses positions, à juste raison, en refusant de puiser dans l’endettement pour financer un  soutien à la consommation, en refusant d’augmenter les impôts ou en renonçant au fameux « bouclier fiscal ». Il a encore le temps de devenir le « président du pouvoir d’achat », pouvoir d’achat qui a d’ailleurs repris des couleurs avec la baisse du prix de l’énergie et la disparition de l’inflation.

 

Face à l’empilement des difficultés : la longue crise sociale dans les Antilles, la polémique sur la nomination contestée de son collaborateur François Pérol à la tête du groupe Banque populaire/Caisse d'épargne, l’inexorable montée du chômage et des plans sociaux, la violence qui en découle, Nicolas Sarkozy affiche une foi inébranlable dans sa politique et sa méthode, relayée par un premier ministre qui la met scrupuleusement en musique.

 

Face à un PS qui a radicalisé son discours, qui peine encore à panser les plaies de ses divisions, et à un François Bayrou esseulé, et qui les uns comme les autres n’ont rien d’autre à proposer que leur « antisarkozysme » primaire (aurait dit Geogeo), il a de bonnes raisons de rester confiant. Et ceux qui le soutiennent avec !


                                                                                



L’EUROPE SELON SARKO


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A cinq semaines du scrutin, Nicolas Sarkozy a fait son entrée mardi à Nîmes dans la campagne électorale européenne en plaidant, en tant que chef de l'Etat, pour « une autre Europe avec de grandes ambitions », et en justifiant sa politique contre la crise.

 

Comme il l'avait fait pour défendre ses choix économiques fin mars à Saint-Quentin dans le fief électoral du patron de l'UMP, Xavier Bertrand, le Président de la République a choisi une autre ville tenue par son parti, Nîmes, pour y défendre sa vision de l'Europe.

 

Devant une salle de 4.000 personnes, la « réunion républicaine » voulue comme non partisane, il a alternativement coiffé ses casquettes de chef de l'Etat et de la majorité pour appeler à « changer l'Europe », à préférer une Europe « qui décide et protège » à la place d'une Europe « de l'impuissance qui subit », e, écho du thème de campagne de l’UMP : « 

Quand l'Europe veut, l’Europe peu ». Devant cet auditoire acquis à sa cause, le président a réaffirmé sa conviction qu’ « une autre Europe est possible, une autre Europe est nécessaire ». « Et cette Europe-là peut peser dans les destinées du monde », a-t-il lancé. reprenant à son compte le célèbre slogan altermondialiste.

 

A l'appui de son propos, Nicolas SARKOZY a longuement énuméré les succès de « sa » présidence européenne : « Si la Géorgie n'a pas été rayée de la carte, si un cessez-le-feu a pu intervenir à Gaza, si l'Europe n'a pas cédé au sauve qui peut et au chacun pour soi quand le système bancaire a menacé de s'effondrer, c'est parce que la France, alors qu'elle exerçait la présidence de l'Union européenne, a pris ses responsabilités pour mettre l'Europe en situation d'agir ». Il a également exalté « l'Europe des pères fondateurs », une Europe « qui unit les Français au lieu de les diviser », allusion au "non" français au traité constitutionnel en 2005. Sous un tonnerre d'applaudissements, il a rappelé son hostilité à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, estimant qu'elle ne devait pas « se diluer dans un élargissement sans fin ».

 

Parmi les grandes ambitions pour réconcilier les Français avec l'Europe, il a redit sa conviction de la nécessité d’une « gouvernance économique de l'Europe », et sa volonté de garder une politique agricole commune. Il s'est également prononcé pour « une vraie politique de l'énergie », proposant une « centrale européenne d'achat de gaz » afin de renforcer sa position vis-à-vis de son fournisseur russe, pour l'instauration par Bruxelles d'une « taxe carbone » et d'un « comité des régulateurs bancaires avec de vrais pouvoirs de sanction ».

 

Alors que la campagne commence à prendre son rythme, Nicolas Sarkozy n'a pas manqué l'occasion de donner un petit coup de main à l’UMP en défendant son action face à la crise.

Devant le coordinateur national de l'UMP pour le scrutin du 7 juin, Michel BARNIER, le Président a défendu une nouvelle fois son plan de relance, critiqué par la gauche et les syndicats : « Augmenter les impôts aurait été une folie… Quand on fait le choix de la relance par l'investissement, on creuse le déficit mais on prépare l'avenir ».

 

Après Nîmes, Nicolas Sarkozy poursuivra sa campagne européenne dimanche à Berlin, au côté de la chancelière Angela MERKEL.



                                                            


PRINTEMPS MADRILENE

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Sous un soleil radieux, qui ne nous a pas quittés pendant tout notre séjour, nous avons atterri à Madrid. Le temps de récupérer notre valise dans le dédale des « tapis » du nouvel aéroport « Barajas », et nous retrouvions le cousin madrilène qui nous attendait à la sortie. 

P1040669 P1040663 Madrid, ce n’est pas à proprement parler une ville touristique, comme peuvent l’être Séville ou Barcelone. Mais c’est une ville attachante. C’est une capitale administrative et politique au cœur d’une Espagne très décentralisée. Mais le boom économique des vingt dernières années est très présent : nœuds autoroutiers, buildings en tout genre jouxtant des immeubles plus anciens dans une promiscuité parfois déroutante.

P1040609 P1040622 P1040624 Visiter Madrid, c’est d’abord flâner dans le cœur de ville au milieu d’une foule plutôt zen. La « Puerta del sol » bat au rythme des badauds qui sortent des bouches de métro ou qui arpentent les rue piétonnes, le long des devantures colorées. Une halte s’impose sur la « Plaza Mayor » pour « una cerveza fresca » et quelques bricoles à grignoter, accompagnée par les guitares virtuoses d’un flamenco endiablé tout en admirant les fresques de la « Casa de la Panaderia ». C’est une jolie place rectangulaire à taille humaine au milieu de laquelle la statue équestre de philippe III sert de perchoir aux pigeons. Puis on glisse vers le sud vers l’église San Isidro avant d’atteindre le Palais Royal et la cathédrale de la « Almudena », impressionnante de modernité. Pour le Palais Royal on fera « chou blanc » pour cause de visite officielle. Non, ce n’était pas Nicolas SARKOZY, mais la Présidente de l’Inde. En consolation on a eu la parade de l’escorte royale à cheval et de la Rolls héritée de Franco.

Je ne peux pas terminer ce rapide tour d’horizon sans évoquer la « Gran Via », artère commerçante emblématique avec ses immeubles hausmanniens datés « grand siècle ».

P1040667 P1040711 Mais que serait Madrid sans la « Castillana », cette artère majestueuse bordée de frondaisons qui coupe pratiquement la ville en deux ?  Tout au long défilent les bâtiments importants : banques, Ministères, stade Bernabeu, … entre des ronds points où trônent des sculptures et jaillissent des fontaines exubérantes.

P1040709 La vie en Espagne c’est aussi le soir pour « ir de tapas », comme disent les Madrilènes. Et nous ne nous en sommes pas privés : chorizo, jamon iberico, calamars ou chipirones, queso manchego, accompagnés de l’inévitable « ensalada mixta ». Que ce soit dans une bodega au fond d’une ruelle du centre où sur les hauteurs près du Pardo, le plaisir est le même.

P1040695  P1040692  P1040712  P1040716 Et puis, il y a les musées. Nous nous sommes contentés du Prado, histoire de nous retremper dans Goya, pour ne citer que lui. Enfin, si vous vous arrêtez à Madrid, ne repartez pas sans avoir goûté aux charmes du jardin du « Retiro ». Cet immense espace vert est le lieu de promenade préféré des Madrilènes. Il offre ses ombrages, son lac, ses pelouses au soleil, ses monuments nombreux dont le Palais de Glaces,  pour satisfaire tous les tempéraments, sans oublier la possibilité de prendre un rafraîchissement confortablement installé à une terrasse. Avant de quitter les lieux, n’oubliez pas de faire un petit tour au « jardin du souvenir ». C’est un espace qui a été spécialement aménagé en mémoire des victimes de l’attentat de la gare d’Atocha, toute proche.

Nous avons été surpris par la propreté de la ville, particulièrement dans les quartiers d’habitation. Ici, la vie de quartier a gardé tout son sens. Pourtant l’habitat y est dense, les immeubles compacts et serrés. Mais, des commerces, des restaurants en animent le pied. Peu ou pas de tags ou de graffitis, comme on en voit tant dans nos banlieues. Certes, la police semble très présente, surtout dans le centre, mais à aucun moment nous n’avons perçu de violence, ce que nous a confirmé notre cousin.

P1040606 Nous avons logé dans un hôtel très accueillant, le « Caballero Errante », au confort agréable pour un prix très abordable. Avec l’avantage d’être tout près de la porte de l’Europe, véritable nœud de communications avec taxis, métro et bus.


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ABUS D’EXCES

                                                                              

                         

 

A cinq semaines des élections européennes, le patron du Modem, François Bayrou, tente son grand retour sur le devant de la scène politique en publiant « Abus de pouvoir », un pamphlet contre Nicolas Sarkozy et ce qu'il appelle sa  «nouvelle monarchie».

Avec ce livre, il se pose en premier opposant au Président. En même temps que les élections européennes du 7 juin, il voudrait déjà préparer sa place pour le second tour de la prochaine élection présidentielle. « François Bayrou veut faire du test des européennes un nouveau tremplin vers 2012 », analyse Pierre-Marie Vidal dans un édito pour le magazine Profession Politique.

Une stratégie qui serait payante, si l'on en croit les récents sondages selon lesquels le nouvel « IZNOGOUD » obtiendrait 19% à 20% des voix, soit quasiment le même score que Ségolène Royal, si une élection présidentielle se tenait aujourd'hui. Nicolas Sarkozy arriverait certes toujours en tête avec 28 % à 30%, un score légèrement en retrait par rapport à son 1er tour des Présidentielles, mais que le contexte peut fort bien expliquer.

La popularité du Béarnais et les critiques incessantes dont sont l'objet à la fois le gouvernement et les socialistes, permettent à certains d’imaginer celui-ci en successeur de Nicolas Sarkozy en 2012. C’est aller un peu vite en besogne.

C’est oublier qu’il a fait le vide dans son camp et ses anciens amis, aujourd’hui dans la majorité, ne lui font pas de cadeaux. Et comme en réponse à son pamphlet, Dominique Paillé publie aussi un portrait acerbe du président du MoDem, qu'il dépeint comme un « conservateur obnubilé par son ambition élyséenne », prêt à « sacrifier les valeurs du centrisme ».

Enfin, même si elle divise encore les leaders socialistes, la question d'une alliance entre le PS et le MoDem est de plus en plus au cœur du débat. Pour certains, c'est la seule chance de victoire pour les centristes comme pour les socialistes. Mais pour IZNOGOUD ce n’est concevable que s’il est devant.


Evidemment !


                                                             


 


LA SEMAINE D’ARCHIBALD


                                                           

 

IZNOGOUD.  Dans une célèbre BD, c’est celui qui voulait être « calife à la place du calife ». François BAYROU, avec son dernier livre, s’est emparé du rôle. Je laisse à son ancien ami Maurice LEROY, le soin de le commenter. Le député de Loir-et-Cher et porte-parole du Nouveau Centre, affirme : « Abus de Pouvoir », le livre de François Bayrou est une imposture politique ! Ce qui nous avait été annoncé comme devant être un nouveau «  Coup d’Etat permanent », ne se réduit même pas à un coup d’éclat ! N’est pas François Mitterrand qui veut. François Bayrou aura bien du mal à faire croire que la France est une dictature. A force d’être excessif son « abus de pouvoir » devient insignifiant. Dans cet ouvrage, le président du Modem omet de rappeler que lui même, ministre de l’éducation nationale, en voulant modifier la loi Falloux, avait mis dans la rue plus de Français que Dominique de Villepin avec son CPE ! Difficile après de s’ériger en donneur de leçons du dialogue social ! Pas une ligne sur son projet de société ! Où est le projet alternatif du modem ? Où sont ses propositions concrètes pour sortir de la crise ? Les Français ne sont pas dupes de cette imposture politique. C’est l’anti-sarkozysme permanent de François Bayrou qui est un « abus de pouvoir ».

FONDAMENTALISTES.  Vous croyez que je vais vous parler de religion. Non ! C’est de politique. Je veux évoquer le comportement des gens de gauche à propos de la « justice sociale ». Ils en ont une conception figée, correspondant à une vision née il y a près de deux siècles et ne peuvent admettre que les conditions aient pu changer. D’où leur discours sur le « bouclier fiscal » qui revient en « boucle », les inégalités qui s’accroissent alors que c’est le contraire… Et en bons fondamentalistes, il n’y a qu’eux qui détiennent la vérité.

AYATOLLA. Le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud, a dénoncé jeudi le fait que les cent plus gros bénéficiaires du bouclier fiscal aient reçu, selon lui, 1,5 million d'euros en moyenne.  « Si on prend les cent plus grosses restitutions (effectuées dans le cadre du bouclier fiscal), 1.550.000 euros ont été perçus en moyenne", a-t-il déclaré à l'occasion de l'examen d'une proposition de loi socialiste visant à supprimer le bouclier fiscal. « Sur un remboursement total de 458,3 millions d'euros, qui a bénéficié à environ 14.000 personnes, un peu plus de 150 millions est donc allé à cette centaine de personnes", a ajouté le député socialiste à propos du bouclier 2008. Où est l’injustice ? Il y a donc 300 millions qui ont été reversés a des personnes beaucoup moins riches, c’est-à-dire les 2/3 des restitutions. Je serais curieux de savoir ce que pensent les RMIstes qui ont bénéficié du bouclier fiscal !

RONDE. Des enseignants chercheurs qui tournent en rond : la dérision est trop facile. J’ai envie de dire : « je ne vais pas tirer sur une ambulance ». Voilà en effet 1000 heures qu’ils sont une poignée à se relayer pour tourner en rond sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris. Le motif : tenir tête « obstinément » au gouvernement pour qu’il retire sa réforme des universités. Vous avouerez que « des chercheurs qui tournent en rond », l’image est belle ! Espérons tout de même qu’ils n’ont pas les deux pieds dans le même sabot …

MERKEL KEBIR. Vous l’avez vue au JT ! La publicité outre Rhin ne mégote pas. Voilà qu’on découvre, en plein centre de Berlin, la chancelière sur un panneau en grand format portant de jolis sous-vêtements mauves. "Nous faisons tout pour soutenir la demande" proclame le texte d'accompagnement. Un message subliminal pour dire que la crise met les Allemands « à poil » ?

INTROUVABLE. En ce 1er pont de notre joli mois de mai, c’est la crise qui est introuvable : kilomètres de bouchons sur les autoroutes, affluence sur les plages, restaurants pleins sans attendre la baisse de la TVA, … C’est oublier tout simplement que la crise ne touche que 10% d’entre nous et que les autres continuent de vivre « comme avant ». Et comme le carburant a retrouvé un prix « normal », que l’inflation a disparu, le « pouvoir de jouir » s’est relancé de lui-même. De quoi mettre du mou dans les rangs des manif’ de la fête du travail. Que voulez-vous, entre un week-end à se la couler douce et battre le pavé, le choix est vite fait pour tous ceux qui n’ont pas la fibre revendicative chevillée au fond d’eux-mêmes.

Tonnerre de Brest !

                                                                           



DIPLOMES EN BOIS


Sorbonne

                                                                    

 

Une année pour rien ! C’st le cri de désespoir de nombreux étudiants étrangers venus étudier chez nous dans le cadre d’Erasmus. « On ne nous y reprendra pas ! », « Nous ne conseillerons pas de venir en France ! »…. On les comprend. Certaines Facs sont bloquées par quelques irréductibles depuis plusieurs mois. Même en rattrapant le maximum de cours, il sera difficile de boucler les programmes, et organiser les examens relève du casse-tête chinois. Autant dire que le cru 2009 sera particulièrement dévalorisé et difficile à « vendre » sur le marché de l’emploi. D’ailleurs, pour arranger les choses, la « coordination » ne demande rien moins que des diplômes « à blanc », sans épreuves. 

La crise des universités débouche sur un affaiblissement dont elles auront du mal à se relever. Et au bout du compte, on peut se demander quelle réforme en sortira. Même si on peut avoir diverses opinions sur la qualité des mesures préconisées par le gouvernement, le résultat obtenu par les étudiants contestataires, largement minoritaires avec leurs revendications plus obsessionnelles que réalistes, aura été de ruiner leur outil d’apprentissage. 

Et pourtant, personne ne niera la nécessité de réformer la « vieille dame ». Ce sur quoi tout le monde s’accorde. Mais entre le renforcement étatique souhaité par les contestataires, étudiants comme professeurs, et la volonté de rendre autonome les établissements, comme cela se fait partout dans le monde avec succès, il y a un précipice infranchissable. Dès lors, toute réforme est impossible dans le consensus. C’est bien cela le fond du problème.  Le mal qui ronge notre université, c’est l’idéologisme dans laquelle elle baigne. 

Pourtant l’état n’a pas l’intention de faire financer l’enseignement par les entreprises du jour au lendemain. Il prévoit une concurrence entre les établissements qui en fait hurler beaucoup. Mais en accordant aux universités une autonomie progressive, on voit se développer la créativité et la qualité de l’enseignement parallèlement. Les conseils d’administration seront responsables à 100% de leur budget, ce qui signifie qu’elles devront afficher leurs résultats. C’est une méthode qui crée des risques et des incertitudes, d’autant plus que les financements privés sont proportionnels au penchant qu’ont les entreprises pour la formation. C’est tout dire. Comme les enseignants et certains étudiants haïssent ce système, on n’est pas rendu au bout du chemin. Qui plus est, la loi de 2007 transfère aux présidents d’universités la gestion des carrières des personnels, ce qui entraîne l’épineuse question de l’évaluation de chaque enseignant. Des compromis ont été trouvés et partiellement acceptés.

Mais, tant qu’on n’a pas éprouvé le système, on ne peut pas dire qu’il est bon ou pas bon. Ce qui gêne dans la contestation, c’est qu’elle exprime une opposition par principe, à tout changement, sauf celui qu’elle souhaite : augmenter les effectifs et ne rien changer au fonctionnement. Le gouvernement a fait de nombreuses concessions dont va pâtir en profondeur la réforme, sans pour autant faire taire les manifestants. La porte de sortie est étroite et la montagne risque d’accoucher d’une souris, uniquement parce qu’un carré d’irréductibles a décidé de faire « plier SARKOZY » à tout prix. Pari perdu d’avance. Perdu aussi pour l’Université française et perdu pour les étudiants.

Puisse la volonté affichée des pouvoirs publics, même si la réforme n’a pas toute la force souhaitée, servir de leçon aux entêtés de la contestation. Les derniers sondages concernant le score du président, si l’élection avait lieu maintenant devraient les faire réfléchir.