Vendredi dernier, j’ai passé une journée complète de
campagne électorale dans les pas de Christophe BECHU, profitant de son passage
sur la 1ère circonscription.
Dès 10H15,
il arrive sur le lieu du 1er rendez-vous. Le temps de partager un
café avec Paul JEANNETEAU qui l’accueille sur son territoire et on attaque le
vif du sujet par une rencontre à la mairie de Tiercé avec les représentants du « comité
de ligne » et les maires du secteur. Thématique : les transports.
Echange, écoute attentive et propositions. La tête de liste n’hésite pas à
utiliser le tableau et le feutre pour expliciter son raisonnement....
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CARTE. L’organisation de la justice française entre dans le 21ème siècle. La nouvelle carte issue de la réforme Dati a été validée. Les dizaines de recours intentés auprès du Conseil d’Etat au nom d’une notion de proximité périmée n’ont pas abouti sauf quelques exceptions. Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, c’est le Conseil Constitutionnel qui valide le redécoupage électoral des circonscriptions législatives. Les réformes avancent, inéluctablement.
HYPERBOLE. Ce sont les jeux olympiques des références épouvantables. Les campagnes électorales sont toujours propices à ces figures de réthorique. Ainsi le maire d’Angoulême traite les « jeunes Pop’ » de nazillons en les comparant aux « jeunesses hitlériennes » parce qu’ils s’étaient moqués de lui sur internet. C’est au tour de notre Dany « international » de faire des siennes : il compare Frêche qui n’en demande pas tant à Mussolini. En attendant la prochaine de Benoit Hamon (dans le rôle de la pimbêche effarouchée par la Marianne enceinte vêtue de blanc, il est pas mal non plus….)
ENGAGEMENT…. sans frais. C’est celui de François BAYROU qui annonce maintenant une stratégie d’indépendance au 2ème pour les listes du Modem. Peut-être espère-t-il ainsi mettre fin à l’hemorragie des cadres et des militants qui le quittent. Mais vu l’état actuel des sondages, il ne prend pas beaucoup de risques, il faut 10% des inscrits pour pouvoir se maintenir.
ARGUMENTS. Les documents de propagande des partis politiques commencent à arriver dans les boites aux lettres pour l’élection du Conseil Régional. Je suis toujours surpris de voir avec quelle maestria nos élus de gauche arrivent à nous vanter leur bilan. Reprenant la vieille stratégie des syndicats du public qui vous envoient un courrier pour vous annoncer que grâce à eux vous avez obtenu une promotion à laquelle vous aviez droit de toute façon, ils vous présentent leurs réalisations comme des choix politiques et des prouesses gestionnaires alors que les compétences obligatoires dévolues à la collectivité territoriale ne laissait aucune marge ! Quoique, en y regardant de près… on pouvait faire beaucoup mieux, surtout dans la manière de dépenser (j’y reviendrai).
MARGES… de manoeuvre. Ces élections régionales sont décidément loin d’être jouées. On annonce comme quasiment gravée dans le marbre une victoire de la gauche. C’est possible, ce n’est pas écrit pour autant. Car à y regarder de près, on s’aperçoit que les sondages ne sont pas aussi catégoriques qu’on veut bien nous le seriner. Deux tendances doivent faire réfléchir. D’abord, le manque d’intérêt pour l’élection d’une collectivité dont l’opinion manifestement ne sait pas trop à quoi elle sert : 55% des électeurs s’y intéressent peu ou pas du tout. Ensuite, si 30% des sondés déclarent souhaiterune victoire de la gauche et 26% celle de la droite, 20% répondent ni l’une, ni l’autre et 24% ne se prononcent pas ! Il reste donc une marge qui peut être exploitée d’ici le 14 mars. On sait dans les états-majors que les électeurs se décident de plus en plus tard. Si l’abstention est vraiment forte, personne ne pourra revendiquer une quelconque dimension nationale du résultat du scrutin. C’est peut-être pourquoi le Président s’est mis volontairement en retrait.
Mille sabords !
Lundi 22 sur le bloc-notes : en exclusivité, une journée dans les pas de Christophe Béchu.
En ce
début 2010, la médiation du crédit, qui est déjà intervenue en faveur de
nombreuses entreprises, conserve toute son utilité. En effet, dans son rapport
rendu public le 12 février, la médiation du crédit observe une prudence parfois
excessive des banques. Christine
Lagarde pointait la veille la nécessité d'engagements plus ciblés des
banques sur les crédits de trésorerie aux TPE-PME.Cette
prudence "pénalise souvent les plus petits dossiers, et par ailleurs, les
délais de traitement des petits dossiers sont souvent trop lents et ne sont pas
adaptés à la sensibilité socio-économique des TPE/PME (de l’obtention de la
réponse de la demande de crédit initiale jusqu’au moment de la mise en place
des prêts à l’issue de la procédure)."
Réunies à Bercy le 11 février par Christine
Lagarde, les banques françaises se sont engagées à consacrer en 2010 une
enveloppe de 38 milliards d'euros aux crédits d'investissement des entreprises
très petites, petites et moyennes (TPE et PME). Soit une hausse de 6 % par
rapport à 2009. Cet engagement sur le crédit d'investissement sera bientôt
complété par un autre sur le crédit de trésorerie, a précisé Christine
Lagarde. Nicolas Sarkozy avait par ailleurs indiqué son intention de
revoir les dirigeants des banques à ce sujet.
Avec 250 dossiers déposés chaque semaine au mois de janvier,
le flux de dossiers nouveaux déposés en médiation est en léger rebond. Selon le
médiateur du crédit, "cette hausse relative des dossiers déposés provient
du fait que les entrepreneurs semblent rencontrer des difficultés pour le
renouvellement de leurs lignes court terme [trésorerie], les banques restant
dans l’attente de la publication des comptes 2009".
Autre tendance de ce début d'année, la proportion des
petites entreprises concernées continue d'augmenter : "les sociétés de
moins de 10 salariés représentent au mois de janvier 85 % des entreprises en
médiation. Les encours inférieurs à 50 000 euros restent largement majoritaires
à 59 % depuis le lancement du dispositif, ce dépassement étant même dépassé sur
le seul mois de janvier à 66 %", révèle le rapport. En cumul, depuis le
lancement du dispositif, le taux de médiation réussie est stable à 64 % (65 %
en janvier 2010). Sur le plan sectoriel, les entreprises en médiation sont
principalement celles des secteurs du service (31%), du commerce (31%), du BTP
(20%) et de l’Industrie (15%).
La médiation du crédit aux entreprises, dont Nicolas Sarkozy
avait annoncé la création dès octobre 2008, a démontré toute son utilité face à la
crise. L'été dernier, le président de la République avait annoncé la
prolongation du dispositif. Celui-ci a contribué depuis son lancement à :
préserver 181 854 emplois en
France ;
conforter près de 9 440
sociétés dans leur activité ;
débloquer 2,4 milliards d’euros
de crédit (hors écrasement des dettes).
Depuis le lancement du dispositif fin 2008, 21 382
entreprises ont saisi la médiation du crédit. 82 % des dossiers déposés étaient
éligibles et ont été pris en charge par les équipes de la médiation, qui ont
donc traité au total 4,2 milliards d’euros d’encours de crédit. Aujourd'hui, 14
831 dossiers sont désormais instruits et clôturés (soit 84 % des dossiers
éligibles), dans deux cas sur trois avec succès (64 %), ce qui confirme
"la stabilité du taux de médiation réussie en cumul du nombre de dossier
depuis le lancement du dispositif", est-il précisé dans le rapport du
médiateur.
Le suffrage universel est ce qu’il y
a de mieux en démocratie. Mais encore faut-il que la sincérité du vote soit garantie.
Elle pourrait l’être facilement avec des urnes électroniques. Mais notre pays
en reste aux vieilles méthodes : le vote avec listes d’émargements,
enveloppes et bulletins en papier. Il oblige donc à de nombreuses manipulations,
sources possibles d’erreurs quand ce n’est pas de fraudes. Il est encadré par
des procédures strictes consignées dans un code électoral rarement respecté à
la lettre. Et il n’y a qu’une manière de s’assurer que le scrutin est honnête :
la surveillance contradictoire.
C’est là où le bât blesse. Nos
concitoyens sont de moins en moins enclins à venir consacrer du temps à tenir
les bureaux de vote et à les surveiller. Les présidents courent après des
assesseurs, les partis politiques en désignent mais pas suffisamment :
pensez donc, rien que pour Angers, il y a plus de 100 urnes à tenir et à
surveiller. Or, une surveillance effective et continue, la seule qui soit
opérationnelle à 100%, nécessiterait 3 personnes par bureau pour qu’elles
puissent assurer une présence continue et se relayer jusqu’au dépouillement,
pour lequel il faudrait une personne derrière chaque table.
Certains me diront : tricher
est difficile. Grave erreur. Au contraire, c’est très facile dès lors que la
surveillance n’est pas assurée. Ils me diront encore : les gens qui tiennent les bureaux sont des citoyens
honnêtes. La plupart du temps, c’est vrai, heureusement. Mais dans les grandes
villes, où le militantisme est plus virulent, ça demande à être vérifié. Les
possibilités de fraudes sont nombreuses et je ne vais pas entrer dans le détail
de celles (au moins une dizaine) qui sont citées dans tous les manuels de surveillance
de bureaux de votes. Sachons simplement que déplacer dix, vingt ou cent voix
dans un bureau peut être un jeu d’enfant. Améliorer un vote de 1000 ou 2000
voix sur une grande ville n’est pas une vue de l’esprit. Et impossible de
recompter les bulletins, ils ne sont plus joints aux feuilles de décompte dès
lors qu’elles sont signées. La tentation peut être grande quand l'enjeu est important.
C’est le 2ème tour qui
pose le plus de problèmes, quand il ne reste que deux listes en présence. Il n’y
a plus que deux camps pour surveiller le scrutin. C’est là que les fraudes
peuvent-être décisives. Rien qu’à Angers, il faudrait donc être en mesure de
mobiliser 300 personnes pour les 14 et 21 mars. L’UMP n’y est jamais arrivée
jusqu’à maintenant. Au scrutin municipal, qui était doublé du scrutin cantonal,
j’ai vu des bureaux tenus uniquement par du personnel municipal, sans personne
pour surveiller…Que dire ? Si ça se trouve, Christophe Béchu avait peut-être gagné (il suffisait de "déplacer" 300 voix)....
Le seul moyen d’être sûr, c’est de
surveiller. Alors si vous vous en sentez l’envie, surtout ne vous gênez pas. Contactez
la permanence de l’UMP, je suis certain que vous serez le bienvenu.
Les Français sont-ils comme François
Hollande, celui qui « n’aime pas les riches » ? Vieil héritage
du puritanisme et d’un catholicisme moralisateur, c’est vrai qu’en France,
« gagner de l’argent » n’a jamais été vécu sereinement. Pas plus que
l’on aime ceux qui réussissent trop vite parce qu’ils en ont le talent. Le plus
curieux, c’est que c’est notre Parti Socialiste, peut-être par le truchement de
« Témoignage Chrétien », qui est aujourd’hui l’héritier de ce vieux
fantasme franco-français.
Alors vous pensez bien que la
polémique sur le salaire de M. Proglio que notre Président a eu l’honnêteté
d’assumer devant tous les Français a fait des dégâts. Si on y ajoute ses
erreurs antérieures d’affichage de son goût pour le luxe
« bling-bling » et le yacht de Bolloré qu’il aurait pu éviter, en
passant par le cas de son fils Jean qui « s’voyait déjà »…. Tout cela
habilement monté en épingle suffit à créer le brouillard qui nous empêche de
voir l’essentiel.
Au nom du complexe de Crésus (il est
permis d’être riche, mais faut pas l’dire, ni l’montrer), nous sommes condamnés
à être jetés dans les bras du couple infernal Aubry-Strauss, chouchous des
médias jusqu’à la prochaine tournée. Pendant que la cote de Sarkozy baisse,
celle d’Aubry monte. Les Français ne sont pas rancuniers : avec ses 35
heures, elle est responsable du quart de la dette, si ce n’est du tiers, et l’autre
mesure emblématique non financée qui s’avère être aujourd’hui un boulet, la
retraite à 60 ans, est à l’origine de la moitié. Le reste est dû à l’incurie
des gouvernements qui se sont succédé sans avoir le courage de corriger le tir,
soumis qu’ils étaient à la pression électorale d’un pays qui vote presque tous
les ans.
Le spectre de la réforme va coûter
une défaite électorale largement programmée à ceux qui soutiennent le
gouvernement. Mais qu’importe. L’essentiel est que le travail de fond se fasse.
Le jour n’est plus bien loin où l’on verra que ce gouvernement a été bien plus
vertueux que tous ceux qui l’ont précédé, y compris sur les déficits. La remise
à l’heure de la France pour l’inscrire dans le 21ème siècle ne
pouvait pas se faire sans douleur : la notion de proximité n’est plus la
même qu’au 19ème siècle et c’est pourtant à celle-là que
s’accrochentpar démagogie ou par aveuglement
nostalgique une gauche qui confond emploi public et service public. Quand on sait
qu’un emploi public créé coûte 1,2 emploi privé…
Enfin, si nos électeurs avaient un
éclair de lucidité pour se mobiliser et aller voter, ce serait mieux. Il manque
aujourd’hui 5 points à la majorité présidentielle, ce n’est pas une catastrophe
et il est encore temps de se réveiller pour faire en sorte que les régions qui
devraient revenir dans son giron ne soient pas roses le 21 mars.
Avec ses 27
ans, elle est la benjamine de la liste. Sandrine Vilchien a suivi des études de
droit à Angers et acquis une solide formation avec un DEA de droit public
national et international complété par un DESS de juriste linguiste. Au détour
d’une phrase elle glisse qu’elle a été « Major» de sa promo, sans s’en
faire une gloire plus que ça. Elle a goûté à « Erasmus » qui lui a
permis d’effectuer une partie de son parcours au Pays de Galles où elle s’est
consacrée au droit constitutionnel, et elle est déjà forte d’une expérience
d’attachée parlementaire auprès d’un parti écossais, à Edinbourg. Elle s’est
intéressée très tôt à la politique et trouve que les jeunes, en général,ne s’engagent pas assez. Elle a choisi de militer
au sein des Jeunes Pop’ où elle apporte son dynamisme. Elle pense que c’est à
son âge qu’on doit rêver l’avenir et cite volontiers
Einstein : « L’imaginaire
est plus important que le savoir, car si le savoir concerne tout ce qui existe,
l’imaginaire concerne tout ce qui existera».
Une bonne manière de mettre en
adéquation ses études et son engagement politique !
Une
pointure, comme on dit…
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COMMENT DECOLLER ? C’est la question que s’est posée
François Bayrou en venant en Loire-Atlantique proclamer qu’il ne fallait pas faire
N-D des Landes ! Deux arguments chocs : le survol de Nantes ne pose
pas de problèmes de sécurité et l’aéroport actuel n’est pas saturé. Sur le
premier point, il a raison tant qu’un avion n’est pas tombé sur la tour
Bretagne. Et sur le second, on pourrait lui faire remarquer qu’au rythme où on
réalise les projets dans ce pays, il sera peut-être saturé quand N-D des Landes
sera opérationnel… Surtout, on s’aperçoit qu’il est prêt à faire flèche de tout
bois pour décoller. Il faudrait commencer par élever le débat.
...
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MAIS OU SONT LES
VALEURS ? La
gauche nous bassine avec ses valeurs. Elle n’a que le mot «juste» à la bouche,
mais quel spectacle ses élus donnent-ils ? Quand la gauche fait un recours
(pour rien) contre une circulaire ministérielle qui limite la publicité sur les
chaînes publiques, elle se retrouve du côté des puissances d’argent. Quand ses
élus acceptent les demandes communautaires à caractère religieux comme des
horaires spéciaux dans les piscines, ou annoncent qu’ils ne voteront pas une loi
d’interdiction du voile intégral, quelle idée de la République et de la laïcité
défendent-ils ? Pire, que penser
quand ils se pavanent dans des voitures de fonction haut de gamme, se paient
des voyages touristiques lointains dans le cadre de leur mandat, et se
gobergent en réceptions fastueuses…. Les exemples ne manquent pas. Vraiment,
ils n’ont pas de leçons à donner et surtout, nos régions méritent mieux !
RETRAITES. Le sondage publié aujourd’hui par
Ouest-France est édifiant. Quand les choses se précisent, il n’y a plus
personne. Remarquez, demandez à quelqu’un s’il est d’accord pour travailler
plus longtemps, payer des cotisations plus élevées et recevoir une pension plus
faible : il vous dira sûrement qu’il n’est pas d’accord. Il faudrait peut-être
commencer par dire qu’il manque 25 milliards d’euros tout de suite et que si on
ne change rien, tout le système s’écroulera.
MENOTTES. Choquant effectivement que l’on
mettre des menottes aux petites menottes de nos adolescentes ; à condition
que les choses soient conformes à la présentation qui en est faite. On sait
bien que pour tous les parents, nos enfants sont des anges. Mais dans le monde
actuel, il est des faits surprenants. Notamment, des ado de 15-16 ans taillés comme
des adultes et armés comme des croiseurs. Comment la police peut-elle faire le
détail.J’arrête là la plaidoirie. Simplement,
dans ces domaines-là, dès qu’on touche à l’émotion, je suis méfiant.
FABIUS. Le chantre de la gauche (en poil de
chameau) n’est jamais avare (pas d’allusion raciste, merci) d’hyperboles pour
noircir le tableau. « Il y a un coup
de massue (social et fiscal) gouvernemental qui se prépare après les élections »
a-t-il affirmé. Créer des peurs pour faire voter, c’est pas très classe comme
argument. Et d’annoncer, comme un gros malin qu’il est : « on va revenir sur le régime actuel des
retraites (pas dur), on va supprimer
toute une série de règles qui s’appliquent aux fonctionnaires (quelle
injustice !) et il va y avoir la nouvelle
taxe carbone, encore plus dure que la précédente (gros menteur : elle
sera compensée) ». Le débat politique à ce niveau là, on s’en passe. J’ai
préféré Hollande face à Bertrand l’autre soir.
ROYALE. Sa liste est devenue une
pétaudière. A force de racollages divers où PC et modem en mal de sièges se
croisent, elle a fini par mécontenter sa base militante socialiste qui hurle à
la fois contre le procédé et la méthode. La méthode, c’est respecter le vote de
la fédération en prenant les candidats qu’elle a désignés. Le procédé, c’est
une liste déposée au dernier moment sans discussion possible. Et la démocratie
participative alors ? Bilan, ça grogne dans les chaumières à « la
rose ». comme quoi, y’a pas qu’à l’UMP….
On ne nous dit pas tout, dirait Anne
Roumanoff, ou pas vraiment comme il faut. En décembre, le chômage a diminué. Ce
n’était pas le fait du hasard ni le résultat d’une manipulation. On sait
maintenant pourquoi.La
France a connu une accélération de la croissance fin 2009.Le PIB a progressé de
0,6% au quatrième trimestreaprès +0,2% au troisième. Certes
cela ne l’a pas empêché dereculer de 2,2% sur l’année.
Embellie donc, en fin d'année dernière pour l'économie
française. Une croissance tirée par les variations de stocks des entreprises
- "principale contribution de la
croissance ce trimestre", selon l'Insee - et la
consommation des ménages, qui a bondi de 0,9%, tirée par les achats d'automobiles
soutenus par la prime à la casse.
Mais à l'inverse, le commerce extérieur a pesé sur la
croissance en fin d'année, les exportations ayant ralenti en même temps que les
importations accéléraient. "Au total
sur l'année, précise l'Insee, les
exportations ont chuté de 11,2% ; la plus forte baisse annuelle précédemment
mesurée était celle de 1975 (-3,1%). Les importations ont reculé de 9,7% en
2009, une baisse équivalente à la baisse record de 1975 (-9,8%)".
Néanmoins Christine Lagarde n'a pas manqué de se réjouir de
l'accélération de la croissance en fin d'année dernière, jugeant que les
mesures de relance mises en place par le gouvernement en 2009 ont été
couronnées de succès au quatrième trimestre et donnent un élan
utile pour entamer l’année 2010.
Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, les
statistiques de l’Insee nous donnent une autre occasion, non pas de sourire,
mais de faire moins la grimace. Cette même année 2009 aura vu la destruction de
450 000 emplois. C‘est beaucoup, mais on est loin des 700 000 promis
en début d’année. Laurent Wauquier, notre jeune Secrétaire d’Etat à l’Emploi
explique ce relatif succès par l’efficacité des mesures prises en matière d’emploi.
« Nous n’avons pas pu arrêter la
crise, mais nous avons réussi à en amortir le choc social »
souligne-t-il. Et de rappeler toutes les petites mesures concrètes directement
utilisables et rapidement par les entreprises. Elles faisaient sourire. Aujourd’hui
il fait le compte : 800 000 emplois « zéros charges », la formation
pendant l’activité partielle, le recrutement des « développeurs »
chargés de prospecter dans les entreprises en faveur de l’alternance et les
salariés formés dans le cadre du FNE… cela fait au moins 100 000 personnes
de plus. Le taux d’emploi des séniors a augmenté d’un point.
Alors 2010 ? L’emploi sera encore victime de la
croissance molle nous prédit-on. Mais ces prédicateurs ont-il le bon logiciel ?
Les phénomènes de violence qui se
multiplient en milieu scolaire ou périscolaire son en train d’allumer une mèche
qui pourrait bien provoquer une réaction en chaîne voire une explosion, tant le
ras-le-bol des prof’ est perceptible. Quand ils revendiquent pour leurs salaires
et contre les suppressions de postes, en dehors de toute contrainte, je
comprends qu’on puisse faire la sourde oreille. Mais quand il s’agit du vécu d’enseignants
ou d’élèves qui vont chaque jour dans leur établissement la peur au ventre, je
peux comprendre leur angoisse et le stress qui va avec pour avoir enseigné
trente ans en collège de ZUP. Le devoir du Ministre et du Gouvernement est de
prendre en considération la situation. Ces prof’ et ces élèves ne doivent pas
se sentir abandonnés comme c’est le cas aujourd’hui !
Jusqu’à maintenant, les mesures qui ont
été prises relèvent du cautère sur une jambe de bois. Aucun des plans anti
violences n’a empêché l’aggravation de la situation. Les « brigades
mobiles de sécurité » sont condamnées, par leur fonctionnement, à jouer le
rôle des carabiniers d’Offenbach, qui arrivent toujours une fois que les
événements ont eu lieu. On peut mettre des caméras, on peut sécuriser avec des
portiques, rien ne remplacera l’encadrement humain. Il faut donc trouver le
juste milieu entre la nécessaire réduction du nombre des fonctionnaires et l’impérieux
besoin de l’éducation d’assurer sereinement ses missions.
Le moment est peut-être venu pour le
Gouvernement de saisir cette opportunité pour rendre enfin lisible une
politique d’éducation qui ne l’est plus. Comment comprendre qu’on supprime les
UIFM sans songer à garantir un minimum de formation pédagogique, ce sas
nécessaire à tout jeune enseignant pour qu’il ne se retrouve pas du jour au
lendemain dans la fosse aux lions. Ne peut-on pas examiner l’ajustement des
postes autrement qu’avec une calculette technocratique pour laquelle un prof =
un prof, indépendamment des compétences. Le moment est venu de lancer des « Etats-Généraux »
pour ces établissements sensibles et réfléchir avec toutes les parties prenantes
aux solutions à apporter. Car les parents ont aussi leur responsabilité dans
les évolutions contestables des conditions de scolarité. S’il faut « sanctuariser »
ces établissements, hauts lieux de la laïcité et de l’apprentissage de la
démocratie, il faut s’en donner les moyens et mettre le paquet…
Le pire serait de ne rien faire. Si
c’est le cas, alors on pourra compter sur tous ceux qui ont intérêt à créer de
l’agitation et de la surenchère en pleine campagne électorale. Bonjour les dégâts !
Il faut agir vite, Monsieur le
Ministre, car il y a urgence.
Jeanne ROBINSON, candidate au
Conseil Régional sur la liste Béchu.
Derrière la jeune femme pétillante
qui m’accueille, je perçois d’emblée la personnalité affirmée de Jeanne.
Arrivée au cabinet de Marc Laffineur avec l’expérience de la collaboration
parlementaire de plusieurs députés dont François Fillon, elle s’est forgée à
l’expérience formatrice de la FAGE, des associations
étudianteset des Crous. Autrement dit,
la carrure perce dans le regard clair, à peine masquée par un sourire de bon
aloi. Elue comme adjointe à l’urbanisme, elle est
récemment devenuela1èreadjointe
de Marc Laffineur. Elle mord à pleine dent dans son mandat d’élue
avrillaise. Manifestement, elle appartient à une catégorie recherchée dans la
classe politique : celle des « décideurs ».....
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En direct du calepin, vous pouvez directement accéder au site decampagne de Christophe Béchu: il suffit de cliquer sur le lien dans la colonne à gauche du texte,
ci-contre, sous les "catégories" dans "mes sites préférés". De même
pour les autres liens d'ailleurs.
Tout n’a pas été dit à propos du
débat sur l’identité nationale. Le ton obséquieux des responsables de gauche se
réjouissant de la « vanité » des propositions qui en ont découlé ne
correspond pas à la réalité de la situation, surtout après avoir tout fait pour
rendre ce débat impopulaire et faire en sorte qu’il dérive de telle façon qu’il
profite au Front National. La gauche, en la matière a de l’expérience. Ecueil en
grande partie évité heureusement. Aussi, la Majorité a-t-elle bien fait de
mettre un bémol. On pourra toujours épilogué sur les circonstances, les modalités et l’intérêt de
ce débat. Les quelques mesures décrite par le Premier Ministre après un Conseil
des Ministres spécial déguisé en « séminaire » n’ont pas de quoi
défrayer la chronique. On n’en sera jamais qu’à la dix ou douzième volonté de
relancer l’éducation civique… Et le « passeport citoyen », que
deviendra-t-il entre les mains des enseignants anarcho-internationalistes du « réseau
éducation sans frontières » ?
Ce débat, qui n’est pas terminé,
aura déjà eu le mérite de faire apparaître une césure importante dans notre
classe politique, césure qui traverse d’ailleurs presque tous les courants,
mais touche surtout la gauche : il y a toujours dans notre pays des
partisans du communautarisme, ou tout au moins d’une France multiculturelle, ces
hérésie issues de l’angélisme socialiste des années 80. Et c’est là où le bât
blesse. D’où la confusion des esprits sur le voile intégral, par exemple. L’intégration
par « l’assimilation » ne fait pas l’unanimité. Tant que nous ne la
retrouverons pas autour d’un consensus républicain fort, nous aurons des
errements qui ne peuvent conduire qu’à des impasses par l’incompréhension que
certaines attitudes génèrent auprès d’un grand nombre de concitoyens. Ne sont-ils
pas pour les ¾ contre le voile intégral ou la burqa ? On en revient
toujours là, parce que ce sont les exemples les plus parlants. Mais il existe
tant d‘autres comportements qu’ils ne comprennent pas. Ainsi, la différence de
culture peut expliquer la réticence au moment de l’embauche d’un jeune …
La machine à intégrer a toujours
fonctionné dans notre pays sur la base de l’assimilation et de l’universalité
de la culture des Droits de l’Homme. Faute de le redéfinir
clairement, nous risquons de ramer encore longtemps avec un problème « d’identité ».
Mais l’assimilation pour qu’elle
puisse se faire, suppose aussi que bien des problèmes soient réglés, à
commencer par celui de la discrimination à l’embauche ou au logement. Si on
veut exiger que les devoirs soient remplis, il faut aussi que l’égalité des
chances soit effective…
Le plan « Espoir Banlieues »
de Fadela Amara est une tentative pour relever ce défi, mais il n’avance pas
assez vite et la crise ne l’aide pas. Cependant, le modèle « d’assimilation »
dont elle-même est porteuse n’est-il pas le meilleur témoignage pour nous
inciter à croire que ce chemin est le bon !
Quelques feux verts s’allument dans
un paysage encore morose, que le bon chiffre du chômage de décembre n’a pas
déridé. Et pourtant, dans la grisaille, quelques bonnes nouvelles :
seront-elles suivies d’autres dans les semaines qui viennent ?
L’emploi peut redémarrer. Simple observation : le parallélisme entre la montée
des cours de la bourse et la courbe du chômage. Simple décalage expliquent les
économistes. Entre le redémarrage
des marchés et l’emploi il y a un décalage de six mois. Comme les cours ont
commencé à remonter en mars 2009… faites le calcul vous-mêmes.
Les 4 R de Christine
Lagarde. Notre
Economiste en chef nationale, reconnue pour sa compétence par le gratin
mondial, nous annonce une trajectoire en 2010 en 4 R : Reprise, Réformes,
Régulation et Rétablissement (des finances publiques). Tout le monde peut
comprendre un tel programme. L’air de rien…
L’offre de crédit
repart. On est loin
du compte en 2009 et les banques n’ont pas respecté les objectifs de croissance.
Mais une reprise s’est esquissée en fin d‘année. Sur les 374,5 milliards d’euros
octroyés sur les douze derniers mois, en baisse de 80 milliards par rapport à
fin décembre 2008, ce sont 10 milliards de plus qu’à fin octobre, soit une
progression de 2,65% après 10 mois consécutifs de baisse. Cette relance
concerne tous les types de crédits. Et le plus fort redémarrage
concerne les particuliers.
Le déficit commercial. Il a cessé de se dégrader en 2009
et la France a légèrement amélioré sa compétitivité à l’exportation, grâce
notamment aux ventes d’Airbus. Avec la chute de l’euro, cela devrait encore s’améliorer.
Chômage partiel. La soupape qu’il constitue a
parfaitement fonctionné en 2009. Il a représenté près de 80 millions d’heures,
remplissant son rôle d’amortisseur de la crise. Le tableau de bord du Fonds d’investissement
social, annoncé par Nicolas Sarkozy en février et mis en place dès avril a pour
mission de « coordonner les efforts en faveur de l’emploi et de la
formation accomplis par l’état et les partenaires sociaux dans la lutte contre
la crise ». Le coût du chômage partiel s’élève à 319 millions d’euros.
Mais la courbe du chômage partiel (63,5 millions d’heures à fin d’octobre/ 77,6
en fin d’année) n’a pas suivi celle du chômage dont la progression s’est
ralentie puis inversée sur les derniers mois de l’année. Cela correspond à une
fourchette de 705 000 à 887 000 prises en charge individuelles
(sachant qu’une même personne peut avoir été prise en charge plus d’une fois au
cours de l’année).
L’UNION FAIT LA FORCE ?A voir les sondages, on peut se le demander. L’UMP a fait de
gros efforts en offrant souvent 50% des places sur ses listes régionales à l’ensemble
de ses partenaires de la majorité présidentielle. Eh bien, il faut croire que ceux-ci
ne représentent pas grand-chose dans l’électorat parce que les intentions de
vote font du surplace autour de 30%. Les Français sont capricieux : ils n’aiment
pas la désunion, c’est connu et ils ont souvent sanctionné la droite pour cette
raison. On peut se demander aujourd’hui s’ils aiment l’union ou s’ils ne sont
pas démobilisés par elle… puisqu’ils semblent donner la prime à la gauche qui multiplie
les listes.
MODEM REDUIT.A force de
voir les désertions se multiplier et Bayrou garder son cap, les électeurs du
Modem ont perdu leur boussole et celui-ci n’est plus gratifié que de 4% d’intentions
de vote : la bérézina annoncée se profile à l’horizon. Trop tôt et dommage !
A 8%, le Modem était utile en pompant des voix à gauche. Sa défection profite
essentiellement au PS qui en est tout ragaillardi, et pas aux verts… Allez y
comprendre quelque chose ? Ce Modem réduit risque de fêter sa victoire avec des « majorettes »…
CAGOULE-BURQA… MEME COMBAT !Cela devait
arriver : des malins se sont affublés d’une burqa pour commettre un
hold-up hier à Athis-Mons, dans la région parisienne. De quoi en montrer le
caractère dangereux. Tout comme les cagoules. C’est sur cet aspect que nos amis
belges ont légiféré : il est interdit de se cacher le visage sauf en
période de carnaval. Pas si bêtes, une fois !
ET VINT…EVIN.L’ancien
ministre socialiste Claude Evin a accepté de prendre la direction de l’importante
agence régionale de santé d’Ile de France, créée par la réforme « Hôpital,
Patients, Santé, Territoires ». Proposé par Roselyne
Bachelot, sa nomination a été entérinée en Conseil des
Ministres. Voilà qui montre que le gouvernement sait dépasser les clivages
politiques au nom de la compétence. Ceux qui ne voudront y voir qu’un
débauchage de plus n’ont toujours rien compris.
PAS D’EBATS. La semaine de 4 jours est toujours dénoncée par les médecins
spécialistes qui observent la fatigue qu’elle engendre chez nos chères têtes
blondes. Le corps enseignant ne semble pas décidé à enfourcher ce cheval de
bataille et les parents d’élèves non plus : il ne les passionne pas parce
que tout le monde s’en accommode. Il est vrai que les résultats globaux du
système n’ont pas été améliorés depuis la mise en place de la semaine à 3 jours
de repos. Et pour cause, si on appliquait au système éducatif les critères d’Esther
Duflo, la jeune économiste française, on constaterait que la réduction du
nombre d’heures et du nombre d’élèves s’accompagne d’une diminution de la
charge de travail des enseignants. Et donc la baisse du niveau est logique.
ENFIN, LA BAISSE !Sous la pression des marchés financiers qui s’inquiètent de
la dette de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal ou qui spéculent (les
ingrats) sur leur déconfiture, l’Euro baisse en même temps que les bourses
décrochent. Que ces pays aient des
difficultés pour se refinancer, cela n’a rien de surprenant ni d’exceptionnel. Ils
sont en train de mettre en place des plans d’austérité pour faire face. Le bon
côté de l’affaire, c’est que la valeur de la monnaie européenne se rajuste par
rapport au dollar et c’est plutôt bon pour nos exportations. Simplement, il ne
faudrait pas que cet avantage soit annihilé par l’obligation de dégager trop tôt
les fonds publics de soutien à l’économie, ce qui casserait la reprise.
FRANCALLEMAGNE.Le rapprochement franco-allemand n’est pas qu’une vue de l’esprit.
Les deux pays entendent peser sur le destin de l’Europe et le tandem
Merkel-Sarkozy a de plus en plus de cohérence. Voilà qu’un conseil des
ministres commun aux deux pays, dont nos médias ont boudé le caractère novateur
et l’intérêt stratégique, vient de décider de 80 actions concrètes communes. C’est
plus qu’un embryon de gouvernement économique européen. Un pas important vers
une « gouvernance économique de l’Europe » vient d’être franchi. On
ne peut que s’en réjouir !
Dans le débat sur le port du voile intégral, je me demandais où était passé la gauche, tellement elle avait l'air de s'empêtrer dans ses palinodies, confondant tout et le contraire de tout, Jean-Marc Ayrault en tête, Olivier Besancenot ajoutant à la confusion. je commençais à me dire qu'il ne faudrait pas compter sur elle pour défendre la république laïque. Et puis il y a cet article qui m'a été envoyé par un ami. Enfin, une voix de gauche se fait entendre. Et quelle voix ! Celle d'Elisabeth Badinter. Exception n'est pas coutume, je lui fais volontiers une place sur le bloc-notes pour que vous en preniez connaissance. Je ne sais pas vous, mais pour moi, c'est reçu 5 sur 5...
La dette atteint près
de 1500 milliard d’euros, soit 22 500 euros par habitant. La trajectoire
d'évolution des finances publiques de la France transmise à la Commission
européenne prévoit qu’elle atteindra 86,1 % du PIB en 2011, 87,1 % en 2012 et
86,6 % en 2013. Malgré sa progression rapide sous
l'effet de la crise économique, le gouvernement « n'a pas d'inquiétude particulière » sur la
notation AAA de la dette française.
Le
déficit public français (Etat, comptes sociaux, collectivités locales) a
atteint 7,9 % du produit intérieur brut (PIB) en 2009, un chiffre
légèrement inférieur aux 8,2 % attendus par le gouvernement. « On sera à 7,9 % du produit intérieur brut
sur l'ensemble de la sphère publique », soit « 6 milliards d'euros de moins que
prévu » précisait récemment Eric Woerth.
Le ministre du Budget avait
déjà annoncé que le déficit de l'Etat atteindrait le niveau record de 138
milliards d'euros en 2009, mais en retrait sur les 141 milliards initialement
escomptés. Le gouvernement a aussi révisé sa prévision de déficit public pour
2010 autour de « 8,2 % »
du PIB, contre 8,5 % attendus jusque-là.
Ces chiffres reflètent
une récession légèrement moins sévère que prévu en 2009 : alors que le
gouvernement attendait -2,25 %, le président a évoqué lors de l’émission
sur TF1, une fourchette comprise entre -2 et -2,1 %. Pour 2010, le
gouvernement a prévu de relever sa prévision de croissance de +0,75 à
+1,4 %. Cette amélioration profite aux comptes de l'Etat, grâce à des
rentrées fiscales un peu meilleures que prévu, notamment pour l'impôt sur les
sociétés fin 2009. Le ministre du budget a également mis en avant l'effort de maîtrise
des dépenses publiques.
Bruxelles a accordé un sursis jusqu'en
2013 pour revenir sous le seuil de 3% prévu par le traité de Maastricht. Le scénario
central du gouvernement prévoit une baisse du déficit public à 6 % en 2011, 4,6
% en 2012 et 3 % en 2013 avec une croissance du PIB de 2,5 % par an à partir de
2011.
Lors de
son intervention sur Europe 1 le 3 février, François Fillon a souligné la
nécessité pour la France de réduire l'augmentation de ses dépenses publiques :
« dans l'esprit de la conférence sur
les déficits qui s'est tenue le 28 janvier à l'Elysée. Il faut reprendre le travail de réduction des déficits, on s'est fixé un
objectif : repasser en dessous de 3 % en 2013 et atteindre l'équilibre à
l'horizon 2020 ».
Pour cela, le Gouvernement va « ralentir
l'augmentation des dépenses publiques. Il ne s'agit pas d'une politique
d'austérité, une politique d'austérité c'est quand on augmente les impôts et
qu'on réduit les prestations, alors que la priorité du Gouvernement reste le
renforcement de la croissance… Depuis cinquante ans les dépenses publiques
augmentent bien au-dessus de l'inflation. Nous allons bloquer les dépenses
publiques en dessous de 1 % d'augmentation pour ce qui est du budget de l'Etat
et des collectivités locales et en dessous de 3 % pour ce qui est des dépenses
de la sécurité sociale. C'est une politique sérieuse de gestion que nous
pouvons encore conduire parce que nous avons encore les marges de manœuvre pour
le faire », a-t-il précisé. « Si
cette politique n'est pas conduite maintenant alors oui dans quelques années
nous n'aurons pas d'autre choix que la rigueur ou l'austérité. »
L’établissement
d’une règle constitutionnelle encadrant les déficits publics, la distinction
entre ce qui relève de l’assurance-maladie et ce qui relève de la solidarité,
la diminution du nombre de niveaux d’administrations locales, l’intensification
de l’effort de mutualisation des moyens de l’État, en particulier dans le
domaine de la formation et l’accentuation de l’externalisation, voilà autant de
pistes qui devraient permettre au gouvernement d’atteindre son objectif, vital
pour l’avenir de la France.
Les pays
développés ont connu, avec la crise de 2008-2009, une détérioration
considérable de leurs finances publiques. La France n’y a pas échappé,
évidemment. Deux causes en sont à l’origine : la chute des recettes,
conséquence directe de la baisse de l’activité économique, et le plan de
relance qui s’est traduit par une hausse importante des dépenses publiques. Et
dans un pays à fort « état providence » comme le nôtre, le recul de
l’activité entraîne aussi une augmentation mécanique et importante des dépenses
sociales, ce qu’on appelle en jargon comptable : des « revenus de
transfert ». La conséquence, c’est que l’endettement public s’y est accru,
comme partout en Europe et dans les pays développés.
C’est
pourquoi, dans notre pays,l’état doit
dès que possible entamer un processus résolu de diminution de la dépense
publique. Pour que cette stratégie soit couronnée de succès, il faudrait que la
baisse de la dépense publique soit engagée pour longtemps et fasse l’objet d’un
consensus national. Il est nécessaire aussi que cette diminution ne soit pas nocive
pour l’économie mais bénéficie, autant que possible, au secteur privé pour que
les emplois supprimés dans le secteur public soient transférés dans la sphère
marchande. Enfin, la baisse de la dépense publique doit être présentée non pas
comme une « réforme », mais comme un processus à long terme, indispensable pour
que l’économie française reste en croissance et ne connaisse pas d’accident
majeur.
Et il est
urgent que la fuite en avant s’arrête. Comme le soulignent les spécialistes,
une dette publique excessivement lourde crée trois types de problèmes, par
ordre croissant de gravité : une perte de capacité d’action de la politique
économique ; une augmentation des taux d’intérêt demandés par les
créanciers de l’état, en cas de dégradation de la notation de la dette, et donc
un accroissement exponentiel de l’endettement public ; le rééchelonnement
de dette ou la faillite, quand l’état devient incapable de faire face à ses
engagements.
D’ailleurs, la question de la dette
figure parmi les principales préoccupations des Français, toutes catégories
d’âge et socioprofessionnelle confondues, dont la grande majorité se déclarent
inquiets de l’évolution des déficits de l’état. Ils commencent à se rendre
compte que leurs enfants devront payer la facture. Mais les études
montrent qu’ils en ont une approche dominée par une dimension plus morale
qu’économique et financière puisque 69% d’entre eux considèrent que le problème
de la dette est qu’elle constitue « un lourd fardeau pour les générations
futures ». A cette inquiétude pour les finances publiques s’ajoute celle,
encore plus importante, concernant le problème des retraites.
Si on écoute nos concitoyens,
ceux-ci privilégient la baisse des dépenses de l'état (92 %) par rapport à une
augmentation des prélèvements obligatoires (8 %), ce qui valide le chemin
poursuivi par le gouvernement, et une grande majorité d’entre eux (72%) en font
une urgence, en estimant que la crise économique ne justifie pas de reporter
l'effort de réduction de la dette.
Comme on le voit, le gouvernement a
raison de se saisir dès maintenant du problème. Il lui faudra trouver sur cet
épineux dossier, comme pour les retraites, la quadrature du cercle. Car, c’est
bien connu, les Français sont toujours prêts à l’effort à condition que ce soit
les autres qui le fassent.
Voici dix
ans, le gouvernement socialiste de Lionel Jospin entérinait sa mesure « phare »
voulue à toute force par Martine Aubry, après des négociations qui ont entraîné
un véritable séisme avec le patronat d’alors, dupé par les méthodes de la
Ministre du Travail. Aujourd’hui, elle est entrée dans les mœurs bien qu’elle
soit en grande partie détricotée par les différentes mesures d’assouplissement
prises sous les gouvernements Raffarin, Villepin et Fillon.
Pour les
socialistes elle est encore une « référence sociale ». Pour d’autres,
elle est la « plus grande fumisterie qui
existe sur le plan économique », la qualifiant d’immense « catastrophe pour notre pays ». En effet,
le bilan qui peut en être fait aujourd’hui n’est pas reluisant. Si elle a eu
quelques effets positifs sur l’emploi, elle a en revanche un revers de la médaille
qui accumule les inconvénients.
Prévue pour créer 700 000 emplois, elle n’en a en fait que 350 000 (chiffre
le plus optimiste) à son actif, entre 1998 et 2002, surtout dans les
entreprises nationalisées comme la SNCF et la RATP, et encore faut-il compter
150 000 d’entre eux dus aux allégements de charges de cotisations
patronales pesant sur les finances publiques.
Le concept
s’appuie sur un dogme irréel du « partage du travail ». La vérité, c’est
que l’économie ne fonctionne pas comme ça, surtout en période de mondialisation.
Concevoir la richesse produite comme une constante est une hérésie que la mise
en place des 35 heures n’a pas tardé à vérifier.
Quelles
sont les conséquences mesurables que l’on peut attribuer, directement ou
indirectement aux 35 heures : leur coût (20 milliards d’euros par an), l’accélération
des délocalisations par la baisse de compétitivité imposée à nos entreprises,
la stagnation des salaires à cause de l’effet de rattrapage des 35h payées 39, l’augmentation
de la productivité de l’ordre de 4 à 5% qui a généré des tensions et est à l’origine
de beaucoup de stress, un frein à l’emploi dans nombre d’entreprises dont la
taille ne permet pas de compenser le différentiel horaire par une embauche… et
que dire de la désorganisation durable de nos hôpitaux. Seuls, peut-être, les
cadres ont-ils pu tirer leur épingle du jeu. En revanche elles ont contribué à
fragmenter encore plus les temps partiels en permettant la « flexibilité »,
contrepartie exigée par les patrons. Et les « rtt » ont contribué à
inverser le rapport travail-loisirs dans la tête de nombreux salariés.
Sans
compter les inégalités qu’elles ont suscitées parce que la loi ne s’applique
pas à de nombreux secteurs tels que la
restauration, le transport routier, le bâtiment, ainsi que dans nombre de
petites entreprises. En réalité les personnes qui ne travaillent que 35 heures
sont peu nombreuses, puis que en 2007, la durée moyenne habituelle de la
semaine de travail à temps complet était de 39 heures 24 (Insee).Ni
obligatoires, ni maximales, les 35 heures correspondent uniquement au seuil de
déclenchement des heures supplémentaires. En matière de « justice sociale »,
on pouvait faire mieux !
Donc, un constat sans appel:
frein à la croissance, destruction d’emplois, stagnation des salaires,… les 35
heures ont été une double peine pour les
salariés et les entreprises, qu’ils paient encore aujourd’hui.
Les inepties d’Aubry. « Les Régions ont besoin de la
gauche » répète-t-elle à chaque occasion, en guise de slogan. Elle devrait
plutôt dire : « La gauche a besoin des Régions » … pour
vivre, comme le montre le lièvre soulevé par Xavier Bertrand la semaine
dernière avec le financement de la campagne contre la réforme des collectivités
territoriales.
Grincements. L’union est un combat, c’est vieux comme le monde. Comme les
listes ne sont pas extensibles, il a bien fallu faire de la place aux « partenaires »
de la majorité présidentielle. Jamais agréable pour ceux qui ont dû laisser
leur place. Et puis, on renouvelle. N’est-ce pas une bonne nouvelle ? Pour
une fois que la démonstration est faite que l’UMP est un parti démocratique
capable de majorités raisonnables…
Cap à … l’ouest ?Changement brutal de stratégie du Président qui ne va pas s’impliquer
autant que certains l’auraient souhaité, dans la campagne des Régionales. Le pari
de relocaliser sera-t-il payant ? Rien n’est moins sûr. D’autant plus que
le PS ne va pas se gêner pour continuer à donner une ampleur nationale au
scrutin. Comme dans l’affaire Clearstream, quoiqu’il fasse, il sera toujours
responsable.
Homéopathie. C’est la dose de candidats de Cap 21 sur la liste d’Europe
Ecologie : deux !Ne demandez
pas les noms. Cela sera-t-il suffisant pour atteindre l’objectif de 15% et plus
que se fixe le leader de la liste, Jean-Philippe Magnen ? Dans le
programme des propositions fortes telles que « un pacte de responsabilité écologique
et sociale conditionnant l’attribution d’aides publiques ». C’est « Europe
idéologie » qu’il faudrait plutôt dire.
Coup de pied
de l’âne!Il a été donné par Hervé de Charette qui,
fort mécontent d’être exclu de la liste régionale, s’est cru obligé de voter
le budget en donnant son pouvoir à … Jacques Auxiette. Comment a-t-il pu faire
cela ! Quand je pense que je me suis décarcassé pour le faire venir en
Maine-et-Loire. Je vais être obligé de faire comme Ségolène Royal :
demander pardon à tous ceux qui ont cru en lui, à un moment ou à un autre.
Le compte est bon!Enfin, la liste régionale de
Christophe Béchu est bouclée. Et le compte est bon ! Il avait promis de rassembler et il a réussi
son pari. Il avait annoncé qu’il renouvellerait et il y est parvenu. Voilà de
quoi donner du souffle à l’action régionale. En Maine-et-Loire, les électeurs
UMP n’auront pas de raisons majeures pour bouder leur bulletin de vote. Il ya sûrement
à la marge le grief sur la présence de tel, ou l’absence d’untel. Frustrations
inévitables. Il faut voir l’essentiel : le dosage est proche de la réalité
de ce que chacun peut apporter. Maintenant il faut s’activer pour que cela se traduise
en suffrages. Tout autre discours est superfétatoire.
AGE D’OR. Après le succès du « crédit-recherche »,
ce sont les universités qui profitent de la manne gouvernementale. Jamais elles
n’ont eues de telles augmentations de leur budget.
Le
budget de l'Enseignement supérieur et de la Recherche constitue la
première priorité budgétaire du Gouvernement, notamment avec un effort
supplémentaire de 1,8 Md € en 2009, 2010 et 2011. Il traduit l'engagement de
campagne du Président de la République de faire de la connaissance un
pilier d'une croissance durable et du développement social. L'augmentation des
moyens budgétaires et fiscaux sera de presque 17% sur la période 2009-2011. A cela s’ajoute les
15 milliards du grand emprunt auxquels s’ajouteront les 3% d’EDF… Que du
bonheur !
DIMINUTION. 77% des Français ne croient pas à
la diminution du chômage. Ben tiens donc ! Avec l’avalanche de septicisme
qui a accompagné la publication des chiffres de décembre, le contraire eût été
étonnant ! Attendons fin janvier pour savoir si la tendance se confirme.
DETTE. Comment la rembourser ? C’est
la question que le gouvernement a commencé à poser. On serait tenté de dire, en
commençant d’abord par supprimer le déficit du budget de l’état. Pour cela, il
faudra bien que l’argent privé remplace l’argent public au moins dans les
investissements. Ce qui suppose qu’on n’augmente pas les impôts qui sont les
pires ennemis de l’investissement des entreprises et de la consommation (les
deux moteurs de la croissance). Pas simple, comme on le voit. Mais si tout le
monde s’y colle, ce sera mieux, à commencer par les collectivités territoriales
qui, comme l’état, sont loin d’être exemplaires.
A LA BAISSE. La cote d’Obama n’est plus au
zénith. Comme quoi il n’y a pas qu’en France où les électeurs croient élire des
magiciens alors qu’ils n’élisent que des hommes qui ont besoin de temps (celui
de leur mandat) pour tenir leurs promesses.
DAVOS. Selon Richard Quest, chroniqueur de
CNN, « Je trouve que Sarkozy a
manoeuvré très intelligemment à Davos, en attaquant le sujet avec beaucoup de
force et d’agressivité, quitte à faire évoluer sa position par la suite. Enfin,
l’aspect moral des choses, qu’il a soulevé, loin d’apparaître comme un vague
slogan, constitue bien le fond des choses, c’est vraiment ce que pensent les
plus grands dirigeants ici à Davos… Tout le monde connaît la position de
Paris, et beaucoup pensent que la direction du pays est souvent solitaire. Et
en même temps, il faut constater que, en Europe mais aussi sur le plan
international, on ne peut pas trouver un consensus sans la France.» OK ?
PROVOCATION ? C’est ce que pense Jean-Marc Ayrault
des accusations de l’UMP dans le financement des campagnes locales de tracts,
affiches, etc… contre la réforme des collectivités territoriales. Les instances
de recours concernées sont saisies. On verra alors où est la provocation.
Le Sénat a examiné
le texte créant le « conseiller territorial »,premier maillon de la
réforme des collectivités proposée par le gouvernement qui doit permettre de
diviser par deux le nombre des conseillers généraux et régionaux (3000 au lieu
de 6000) et clarifier les compétences des deux collectivités territoriales pour
éviter les doublonnages de toutes sortes qui existent aujourd’hui. Ce n’est qu’un
aspect de la réforme, mais il est essentiel.
S’il y a
bien une réforme qui devrait faire l’unanimité depuis le temps qu’on dénonce la
multiplication des échelons administratifs, c’est bien celle-là. Mais voilà, le
PS a remporté 20 régions sur 22 il y a six ans et préside plus de la moitié des
départements. Aussi ne voit-il dans le projet gouvernemental que les arrières pensées
au détriment de l’intérêt général.
On ne peut
pas ramener une réforme de cette ampleur uniquement à des calculs de pouvoir
politicien. D’autant plus qu’elle contient des avancées démocratiques comme l’élection
par le suffrage universel des conseillers d’agglomération, ou la création des « métropoles »
pour mettre les grandes villes françaises au diapason de l’Europe. Le texte
parachève l’intercommunalité et rend possible la fusion entre régions et/ou départements.
Au lieu d’apporter
sa contribution en essayant d’améliorer le projet de loi, ce qui est toujours
possible, le PS a décidé de mener la bataille la plus conservatrice qui soit,
en déposant des centaines d’amendements. Comment alors séparer le bon grain de
l’ivraie ? Plus grave, il orchestre une campagne politicienne de
désinformation massive financée par les contribuables, dans la cinquantaine de
départements qui ont un exécutif socialiste. Que le Parti socialiste décide de
consacrer une partie de son budget pour faire de la communication politique,
c’est normal. Mais qu’il se serve du département qu’il gère pour financer publications,
affiches, affichettes, tracts, pétitions contre la réforme des collectivités
locales est scandaleux.
A force de ne voir que des arrières pensées dans chaque projet de
réforme, et en confondant la caisse du parti avec l’argent public, le PS se déshonore !
Une hirondelle ne fait pas
le printemps, surtout en hiver. Quelle drôle d’idée : le chômage a baissé
en décembre. Pas énormément, mais significativement.Eh bien, j’ai eu beau écouter la radio,
regarder différents JT, rien à faire pour trouver un commentaire qui ne soit
pas assorti de telles remarques négatives que ça en annulerait bientôt la bonne
nouvelle !
A croire que cela gêne
beaucoup de monde. La gauche, en premier, parce que ça l’obligerait à reconnaître
qu’elle s’est trompée depuis le début en critiquant la politique de relance par
l’investissement menée par le gouvernement, alors qu’elle annonçait mois après
mois une baisse de la consommation qui s’est maintenue. Les experts parce que
ce serait admettre qu’ils se sont plantés, qui annoncent toujours une reprise
molle en se fiant à leur expérience passée qui n’est plus de mise, ce qui les conduit
à corriger semaine après semaine leurs prévisions qui sont parties pour la France
de 0,5 pour en être à 1,5 % pour 2010 (excusez du peu : trois fois plus). Et
rien ne dit que ce ne sera pas plus plutôt 2%.
Le président, l’autre soir a
eu raison de faire preuve d’optimisme (D'ailleurs 57% des 8,5 millions de Français qui ont suivi le débat l'ont trouvé convaincant). D’abord parce que si lui ne croit pas
dans la politique qu’il mène, qui y croira ? Surtout parce qu’après la
crise vient toujours la reprise et que toutes les mesures ont été prises, pour
une fois, dans notre pays, pour ne pas la plomber… notamment par une relance de
la consommation qui gaspillerait des sous qu’on n’a plus et qui ne profiterait
qu’aux Chinois. Les investissements programmés pour 2010 et la mise en route
des options du grand emprunt sont autant d’adjuvants qui vont permettre à notre
économie de tenir le coup et de se redresser.
Pour peu que la machine allemande, qui patine actuellement, se remette en route,
et tout baignera dans l’huile.
L'opinion des ménages sur la
situation économique remonte d'un point par rapport à décembre et de 13 points
par rapport au même mois de l'année dernière. Comme quoi l’entreprise de
démoralisation nationale de nos médias reçoit finalement peu d’échos.
Si seulement l’opinion
pouvait en rendre grâce à ceux qui mènent cette politique économique qui non
seulement a limité sérieusement les dégâts sur le plan de l’emploi mais permet
maintenant une croissance meilleure que prévue. C’est trop demander ?
A écouter Laurent Fabius l’autre
soir dans « Mots croisé », on pouvait le penser tant son
discours était alambiqué. Mais sa clarification hier soir dans le 20H de TF1
est bien plus convaincante. Elle a raison de poser le débat en terme d’années
de cotisations. Elle veut garantir le principe de la répartition, sans fermer
la porte à des régimes complémentaires. Elle pense que les organisations
syndicales sont les plus habilitées à parler en premier. Elle veut qu’on prenne
en compte la pénibilité dans le calcul du temps de travail. Autant de points sur
lesquels on ne peut être que d’accord.
Reste le problème de l’âge
légal sur lequel les socialistes font une fixation. Qu’ils veuillent défendre
une mesure emblématique du mitterrandisme, on peut le comprendre. Mais vouloir
figer l’âge de départ à 60 ans de façon immuable est évidemment discutable si
on veut tenir compte de l’allongement considérable de la durée moyenne de la vie.
C’est pourtant une focalisation inutile. Ce qui compte, c’est la durée de cotisation.
Ce critère, à lui seul suffit pour les générations à venir. Ils sont tellement
nombreux ceux qui commencent à travailler après 20 ans, que cette limite légale
pour partir avec une pension à taux plein deviendra rapidement obsolète.
Un autre point d’accord
réside dans le taux d’occupation des jeunes et des séniors. Toute réforme doit
s’accompagner de mesures significatives pour en augmenter les pourcentages. D’une
part parce qu’ils représentent un gisement de cotisations, d’autre part parce
qu’il serait pour le moins inconvenant de reculer l’âge légal de départ sans
avoir réglé auparavant le problème des retraites « anticipées ». Mais
pour cela il faut des emplois, donc de la croissance.
Avec le rapport du COR
(Conseil d’Orientation sur les Retraites), plusieurs pistes vont être proposées.
Jacques Chérèque a des idées intéressantes, Laurence Parisot aussi. Le débat ne
fait que s’ouvrir.
Exercice difficile, suivi
par 8 millions et demi de nos concitoyens, auquel s’est livré hier soir le chef
de l’Etat : celui de relier une politique par nature générale à des cas
particuliers vécus au quotidien par nos compatriotes. Il ressort tout de même
une conviction que le cap doit être maintenu si on veut en tirer les fruits,
masqués ou retardés par la crise exceptionnelle que nous venons de vivre. La
durabilité de l’équipe gouvernementale fait partie de la cohérence des réformes
menées de front « parce que tout se tient ». Et les exemples que le
Président choisit, lycée, université, crédit-recherche, en sont une bonne
démonstration. Mais évidemment, il n’était pas là pour sortir son bloc-notes et
trouver des solutions précises aux problèmes personnels de chacun de ses
interlocuteurs sinon à les rapprocher de la politique menée dans laquelle ils
peuvent s’inscrire.
Cet exercice a ses limites.
On l’a bien vu quand Nicolas Sarkozy s’est retrouvé en face de cette femme dont
le revenu est légèrement supérieur au revenu médian, et qui de ce fait, échappe
à toutes les formes d’aides, aux déductions d’impôts, aux allocations diverses,
y compris aux heures supplémentaires que son employeur n’utilise pas. Comment
améliorer son revenu dans ces conditions ? Tout le problème de la classe
moyenne est alors posé : celui de ceux qui paient tout plein pot et qui ne
« touchent » rien. Autre limite, celle de la spontanéité à laquelle
notre Président a du mal à résister et qui le porte à s’engager sur une
solution dont on peut douter de la réalisation comme pour la titularisation de
ce prof’ vacataire qui vit de contrats précaires d’un an sur l’autre, formule
vieille comme le monde dans notre système éducatif. Comment passera-t-il outre
des sacro-saints concours qui la permettent ?
Mais la formule choisie par
TF1 a aussi ses mérites. D’abord celui d’un échange convivial propice à la
proximité et à la sincérité des expressions, aussi bien du président que de ses
interlocuteurs. Même quand le ton s’échauffe avec le syndicaliste CGT de
service. Elle permet aux personnes présentes de faire remonter des
préoccupations vécues et à Nicolas Sarkozy de montrer qu’il n’en est pas si
éloigné, bref que le pouvoir ne l’isole pas. Au fil de la soirée tous les
sujets importants ont été abordés, du chômage des jeunes à celui des séniors,
le soutien à l’activité économique, les banques, la fonction publique, la santé
et bien sûr les retraites. Même si convaincre n’est pas le but ultime, ils
permettent de montrer le bien fondé des réformes engagées et des efforts
poursuivis, d’éclairer le choix du « travail » plutôt que celui de
« l’assistance ».
Au terme de l’émission il
restera le sentiment que le Président de la République est certes accablé de
problèmes mais en même temps qu’il est bien en charge de l’essentiel et qu’il
fait face. Il y a bien un pilote dans l’avion !
Quant aux critiques qui ont
suivi, elles sont tellement convenues qu’elles auraient pu être écrites avant
l’émission.
Tempête au centre. Jean Arthuis a renoncé. L’obstination de François Bayrou venu à Angers
pour confirmer son cap privilégiant l’alliance rose-verte, réduit l’alliance
centriste à elle-même, puisque le Nouveau Centre est déjà engagé avec l’UMP.
Les sondages lui donnant un petit 8% loin d’être assuré, c’est trop peu pour
mener une liste à la bataille. Il ne restait plus qu’à rejoindre Christophe
Béchu en faisant monter les enchères et revendiquer 30% des places.
Les déçus du Modem. Ils sont de plus en plus nombreux. Tout un électorat ex-UDF se retrouve
en jachère. Le devoir de la majorité est de les accueillir. Laurent Gérault a
logiquement décidé de quitter le Modem. C’est courageux de sa part. Ce faisant,
il est cohérent avec la ligne qu’il avait suivie aux Municipales. Il a toute sa
place sur la liste de Christophe Béchu où il contribuera à renforcer la
sensibilité centriste. Et on ne peut que se réjouir de voir qu’il sacrifie son
rôle de leader de parti au profit de ses convictions.
Le Nouveau Centre. Le parti de Christian Gillet s’inquiète pour ses places. Il a un
accord pour 20%. C’est vrai qu’avec 30% pour les amis d’Arthuis, ça commence à
faire beaucoup. D’autant plus que Christophe Béchu est assailli des demandes de
toutes les cabines téléphoniques du coin, dont les revendications en nombre de
candidats sont inversement proportionnelles au nombre de leurs électeurs.
Comment peuvent-ils croire que les électeurs de l’UMP vont être dupes ? Il y a
des limites à l’Union !!!!
Gallerneau. La
tête de liste régionale du Modem a un parcours politique étonnant. Venant de
très loin à gauche, certains citent le PC, elle a été candidate pour le Parti
Socialiste. La voilà maintenant au Modem avec enthousiasme. Où
finira-t-elle ? Son nom évoque le vent de galerne… et ça n’augure rien de
bien.
La liste du PS. Sur 21 candidats en Maine-et-Loire, la liste de Frédéric Béatse compte
11 membres fonctionnaires ou issus du monde associatifs. Une homogénéité qui
laisse rêveur. C’est le gage d’une certaine vision des problèmes … La France
abritée en action !
Hyperbole.
« La gauche en action est en marche,
rien ne l’arrêtera ! » a tonné le maire des Ponts de Cé en
ouvrant le meeting du PS. Joël Bigota
donc des hallucinations. Il oublie une chose : la grève qui arrête les
fonctionnaires…
Engagements.
Jacques Auxiette n’est pas avare de promesses. Des engagements en veux-tu en
voilà, tous plus démagogiques les uns que les autres. Seulement, comme le PS
devra composer avec ses concurrents en cas de 2ème tour (ce qui est
le plus certain) ils n’ont aucune chance d’être tenus. Alors pourquoi se
gêner !
Dévoiement.
La gauche veut faire des régions des « contre pouvoirs » au
gouvernement. Ce n’est évidemment pas un enjeu régional. Au contraire, cela ne
peut nuire qu’à leurs habitants. Le rôle des régions n’est pas de créer des
postes de fonctionnaires quand le gouvernement s’efforce d’en limiter le nombre
pour alléger la charge de l’Etat.
PAS DE VOILE SUR L’IDENTITE ! Une majorité de Français (57%) est favorable à une
loi interdisant le port du voile intégral en France (le sondage du jdd donne même 65%). Curieusement, ce n’est pas
la gauche qui est la plus encline à faire respecter la laïcité puisque 48% y
sont opposés contre 46% de favorables. Ce sont les sympathisants du Modem qui
sont les plus exigeants avec 75%. La proposition de la commission est en
retrait puisqu’elle limiterait le port du voile intégral uniquement dans les
lieux publics. Insuffisant et
inacceptable.Il ne peut y avoir en la
matière la moindre concession… si on veut faire respecter les droits des
femmes.
L’IDENTITE FAIT DEBAT. Le PS qui s’échine à réclamer l’arrêt du débat perd
son temps. Il intéresse les Français et ils sont même une majorité à approuver
la démarche. Celui qui a eu lieu à Angers a été bien plus suivi et constructif
que ce que les médias ont bien voulu en retracer. Les édiles municipaux de
gauche ont brillé par leur absence. Dommage. Toutefois, le Maire avait envoyé un
sous-marin en la personne d’un membre de son cabinet. Comme quoi on ne nous dit
pas tout ! Michelle Moreau en a fait un excellent résumé sur le blog de « Romain
Thomas » que je vous invite à visiter (lien ci-contre à gauche dans "mes sites préférés" : il
suffit de cliquer sur le nom).
CLANDESTINS.
Trop facile de débarquer en France en se faisant déposer sur une plage de Corse
et crier ensuite au scandale parce qu’on est mis en centre de rétention. A
croire les bons samaritains de la « Ligue des droits de l’Homme » (
mais jamais des devoirs) il fallait les laisser libres pour qu’ils
puissent tranquillement faire leur demande d’asile. Temps qu’ils mettraient à
profit pour s’évaporer dans la nature. Ces bonnes âmes donneuses de leçons
feraient mieux de s’occuper de la burka. Quand on arrive dans notre pays « sans
papiers » est-ce correct ? Non ! Alors on doit s’attendre à des
mesures de précaution.
PEILLON REMET DEUX TUNES. On se demandait où il voulait en venir. C’est fait :
tout simplement il instruit un procès au Président de la République qui doit
pourvoir au remplacement du Président de France Télévision. La campagne
actuelle vise à démontrer que même avec De Carolis, les médias sont à la botte
du pouvoir. De toute façon, la personne qui sera désignée par Nicolas Sarkozy,
quelles que soient ses compétences et sa personnalité sera forcément douteuse.
On appelle ça du procès d’intention. Et en plus c’est faire peu de cas des
prérogatives du chef de l’Etat, élu démocratiquement, et du parlement qui donne son avis.
INSIDIEUSEMENT. Toute la semaine, on a eu le droit au JT de midi, sur la 2, à une enquête
sur la réforme de la justice quasiment à charge contre la suppression du juge d’instruction.
Si ça n’est pas orienté, je ne m’y connais pas ! M. Peillon devrait
regarder plus souvent, cela lui éviterait de faire un procès de trop.
RETRAITES.
Martine Aubry aurait fait une avancée spectaculaire en admettant qu’il faille
travailler plus longtemps pour tenter d’équilibrer les comptes. Ce n’est pourtant
pas bien sorcier à découvrir. Mais il n’est jamais trop tard…. Comme ça ne fait
pas l’unanimité dans sa boutique, on saura rapidement si c’est sérieux ou si ce
n’est qu’une posture pour tenter de se « Merkeliser »… aux yeux de l’opinion.
La dame ne perd pas le Nord, elle lit les sondages autant que Nicolas.
FRANCOIS LE VENIMEUX. C’est curieux comme François Bayrou devient de plus
en plus venimeux au fur et à mesure que son bateau orange prend l’eau. On ne
peut pas dire que les Européennes aient été une réussite et les Régionales
pourraient bien constituer l’épreuve de vérité par une bérézina. Il faut dire
que les projets d’alliance désorientent de plus en plus son électorat. Un
important carré s’était réfugié dans le mythe d’une autonomie impossible, il
fuit aujourd’hui devant les ukases d’alliance avec la gauche au second tour. Ce
matin sur Europe 1, il s’est emporté contre Jean-Pierre Elkabbach dont c’est la
pratique d’asticoter ses invités. Insupportable pour « Monseigneur » !
Mille sabords !
Demain soir, le petit journal de l'élection régionale....
Si la France était une île
isolée du reste du monde, que ce serait plus facile. Il n’y aurait nul besoin de
tenir compte de l’environnement international et nous pourrions pendre nos
décisions à l’aune de nos petites tares nationales. Mais voilà ce n’est pas le
cas, et le vaste monde se rappelle à nous à tout instant.
Ainsi la dernière polémique autour
du salaire de M. Proglio. Passe encore que nos « furieux », éternels
traumatisés du « pognon » mènent la croisade contre « l’indécence
de la somme ». C’est vrai, pour le vulgum, c’est beaucoup. Mais encore
faut-il savoir que 2 Millions d’euros c’est encore peu quand on dirige une
grande entreprise internationale. Et avec son 1,6 million, le patron d’EDF fait
« minus » dans la cour des grands. Il a donc fallu qu’il renonce aux
450 000 euros que la présidence semi fictive chez Véolia lui assurait. C’est
là qu’on touche au scabreux.Tout vient
du fait que notre entreprise nationale ne peut pas lui verser le salaire auquel
son statut lui permettait de prétendre. Alors, EDF qui se veut à dimension européenne
n’aurait finalement que les moyens d’une boite hexagonale ?
Outre le fait que la double
casquette de M. Proglio n’est pas sans poser problème tant Véolia et EDF on de
secteurs qui se marchent sur les pieds,
on aurait pu éviter d’exposer les membres du gouvernement à affirmer, défendre,
justifier pour finalement se déjuger et approuver le contraire. Le montage
présentait le flanc à la critique, elle n’a manqué de l’exploiter. Il est vrai
que ce type de débat n’existe qu’en France et ne vise que les patrons. S’il s’était
agi d’un footballeur ou de l’entraîneur de l’équipe de France, on n’aurait
entendu personne crier au scandale. Bizarre comme nos censeurs sont sélectifs !
J’en déduis que pour les
gens de gauche, il n’est nul besoin d’aller chercher un grand «talent »
pour piloter notre « perle » de l’énergie. Mais n’est-ce pas parce que ceux-là raisonnent
toujours en terme de « monopole » alors que l’énergie est entrée dans
le secteur concurrentiel -qui n’en est lui-même qu’à ses débuts- et estiment sûrement
que les tarifs réglementés protégeront encore longtemps la position abusivement
dominante, largement favorisée par l’état, d’EDF ? C’est bien évidemment
parce que ce n’est pas le cas, qu’il est urgent de préparer l’avenir et de
renforcer les positions de l’entreprise française sur les marchés européens,
voire mondiaux que le gouvernement a souhaité confier EDF à M. Proglio. C’est
justement parce qu’il a l’expérience requise et les compétences d’un homme qui
a fait ses preuves à la tête d’une grande entreprise internationale…. où il
gagnait beaucoup plus.
Mais en France, on fait
toujours compliqué quand il faudrait faire simple.
Petit rappel des propos tenus par François Fillon
lors de ses vœux à la presse. Extraits choisis en guise d'échauffement pour la campagne.
Le bilan 2009
Le Premier ministre s'est attaché à rappeler les principaux
événements et les crises traversés par la France en 2009 :
la grippe A(H1N1) : " le
Gouvernement a agi de façon prudente et responsable, et c’est plutôt une
bonne surprise que la pandémie soit moins violente que prévu, et tout le
monde devrait s’en réjouir" ;
la taxe carbone : "Le 20
janvier, Jean-Louis Borloo présentera une communication en Conseil des
ministres qui décrira les principes du complément de la réforme. Il n’y
aura pas de remise en cause du principe de la taxe carbone. Pas de remise
en cause des dispositions pour les ménages, ni pour les professions les
plus exposées. Pour les entreprises les plus émettrices de CO2, nous
taxerons dans des conditions qui ne les pénalisent pas dans la concurrence
internationale" ;
le débat sur l'identité
nationale : "Débat légitime, passionnant et dont j’estime qu’il devrait
être continu car la volonté d’être français ne doit pas se célébrer
seulement une fois par an, le 14 juillet" ;
la crise financière et
économique : " La France a mieux tenu le choc de la crise que la
plupart de ses partenaires européens et est sortie la première de la
récession. C’est le résultat des mesures rapides et ciblées que nous avons
prises et c’est la récompense du travail et du sang-froid des
Français."
Durant
cette année difficile, le dialogue social n'a jamais été rompu, a souligné le
Premier ministre.
2010, toujours sous le signe des réformes
Pour l'année 2010, le Premier ministre mise sur une reprise
durable qui s'appuiera sur trois leviers :
l'investissement, au travers
des 35 milliards d'euros du grand emprunt, auquel s'ajoutera l'investissement
privé pour atteindre les 60 milliards d'euros, avec un effort sans
précédent en direction de la recherche ;
la suppression de la taxe
professionnelle, qui rendra les entreprises françaises plus compétitives ;
les dépenses de l'Etat :
"nous allons continuer de tenir strictement les dépenses de l’Etat :
déjà pour 2009, ces dépenses seront finalement légèrement inférieures au
plafond qui avait été voté par le Parlement".
2010 sera
aussi une année placée sous le signe de quatre événements législatifs : réforme
des collectivités territoriales, des retraites, de la procédure pénale et des
finances publiques.
Concernant
les retraites, François Fillon a déclaré : "Nous connaissons tous les
instruments qui sont à notre disposition : les cotisations, la durée légale
d’activité, l’âge de départ à la retraite. Avec le président de la République,
nous les examinerons sans tabou et nous n’esquiverons pas nos
responsabilités".
Et de
poursuivre : "Notre pays, que l’on dit parfois immobile, déprimé, est en mouvement".
"Nous avons refusé d’attendre patiemment des jours meilleurs. Nous avons
fait le choix de l’action et le choix des réformes comme contrepoison aux
risques de la crise."
C'est sur
la mondialisation et la mobilisation de la Nation que le Premier ministre a
terminé son discours : "Mobilisation de nos forces économiques et de nos
forces sociales qui doivent comprendre que leur défi est commun. Mobilisation
des citoyens qui doivent mesurer qu’il faut donner à la France autant qu’elle
leur donne. Je crois à la vérité qui insuffle l’effort national, je crois à la
cohérence politique, à la durée et à la rigueur de l’action", a-t-il
conclu.