PRINTEMPS MADRILENE
05 mai 2009
Sous un
soleil radieux, qui ne nous a pas quittés pendant tout notre séjour, nous avons
atterri à Madrid. Le temps de récupérer notre valise dans le dédale des
« tapis » du nouvel aéroport « Barajas », et nous
retrouvions le cousin madrilène qui nous attendait à la sortie.
Madrid, ce
n’est pas à proprement parler une ville touristique, comme peuvent l’être
Séville ou Barcelone. Mais c’est une ville attachante. C’est une capitale
administrative et politique au cœur d’une Espagne très décentralisée. Mais le
boom économique des vingt dernières années est très présent : nœuds
autoroutiers, buildings en tout genre jouxtant des immeubles plus anciens dans
une promiscuité parfois déroutante.
Visiter
Madrid, c’est d’abord flâner dans le cœur de ville au milieu d’une foule plutôt
zen. La « Puerta del sol » bat au rythme des badauds qui sortent des
bouches de métro ou qui arpentent les rue piétonnes, le long des devantures
colorées. Une halte s’impose sur la « Plaza Mayor » pour
« una cerveza fresca » et quelques bricoles à grignoter, accompagnée
par les guitares virtuoses d’un flamenco endiablé tout en admirant les fresques
de la « Casa de la Panaderia ». C’est une jolie place rectangulaire à
taille humaine au milieu de laquelle la statue équestre de philippe III sert de
perchoir aux pigeons. Puis on glisse vers le sud vers l’église San Isidro avant
d’atteindre le Palais Royal et la cathédrale de la « Almudena »,
impressionnante de modernité. Pour le Palais Royal on fera « chou
blanc » pour cause de visite officielle. Non, ce n’était pas Nicolas
SARKOZY, mais la Présidente de l’Inde. En consolation on a eu la parade de
l’escorte royale à cheval et de la Rolls héritée de Franco.
Je ne peux
pas terminer ce rapide tour d’horizon sans évoquer la « Gran Via »,
artère commerçante emblématique avec ses immeubles hausmanniens datés
« grand siècle ».
Mais que
serait Madrid sans la « Castillana », cette artère majestueuse bordée
de frondaisons qui coupe pratiquement la ville en deux ? Tout au long défilent les bâtiments
importants : banques, Ministères, stade Bernabeu, … entre des ronds points
où trônent des sculptures et jaillissent des fontaines exubérantes.
La vie en
Espagne c’est aussi le soir pour « ir de tapas », comme disent les
Madrilènes. Et nous ne nous en sommes pas privés : chorizo, jamon iberico,
calamars ou chipirones, queso manchego, accompagnés de l’inévitable
« ensalada mixta ». Que ce soit dans une bodega au fond d’une ruelle
du centre où sur les hauteurs près du Pardo, le plaisir est le même.
Et puis, il
y a les musées. Nous nous sommes contentés du Prado, histoire de nous retremper
dans Goya, pour ne citer que lui. Enfin, si vous vous arrêtez à Madrid, ne
repartez pas sans avoir goûté aux charmes du jardin du « Retiro ». Cet
immense espace vert est le lieu de promenade préféré des Madrilènes. Il offre
ses ombrages, son lac, ses pelouses au soleil, ses monuments nombreux dont le
Palais de Glaces, pour satisfaire tous
les tempéraments, sans oublier la possibilité de prendre un rafraîchissement
confortablement installé à une terrasse. Avant de quitter les lieux, n’oubliez
pas de faire un petit tour au « jardin du souvenir ». C’est un
espace qui a été spécialement aménagé en mémoire des victimes de l’attentat de
la gare d’Atocha, toute proche.
Nous avons
été surpris par la propreté de la ville, particulièrement dans les quartiers
d’habitation. Ici, la vie de quartier a gardé tout son sens. Pourtant l’habitat
y est dense, les immeubles compacts et serrés. Mais, des commerces, des
restaurants en animent le pi
Nous avons
logé dans un hôtel très accueillant, le « Caballero Errante », au
confort agréable pour un prix très abordable. Avec l’avantage d’être tout près
de la porte de l’Europe, véritable nœud de communications avec taxis, métro et
bus.
Photos DH. Cliquez dessus pour les voir en grand....
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