LA COURSE EN TETE
LA SEMAINE D’ARCHIBALD

UNE SEMAINE A ROME


                                                        

 

Après une semaine à Rome,  Madrid paraîtrait bien fade. Rome est la ville de tous les superlatifs avec ses ruines incroyables, ses églises rutilantes, ses fontaines monumentales, ses habitants élégants, sa circulation trépidante,  ses klaxons débridés….

P1040996 P1050008 P1040873 P1050182 Il n’y a pas une Rome. Il y en a cent, selon que l’on s’intéresse à son passé romain, à la chrétienté, à l’art baroque, aux peintres de la Renaissance, à l’eau et aux fontaines, aux spaghettis, aux Smarts, aux scooters (c'est le nid) ou au circuit des bus.... Que sais-je encore ? Mais quelle que soit votre approche, vous buterez sans cesse sur deux constructions monumentales qui marquent la ville de quelque endroit qu’on la regarde : la place Saint-Pierre et son énorme basilique et la « pièce montée » comme disent les autochtones pour désigner le grandiose monument à la mémoire de Victor Emmanuel II. Tous les chemins mènent au Vatican, dit-on, mais ils passent forcément devant la colossale construction blanche plantée sur le rebord du Capitole.

P1040986 P1040901 P1050116 P1050189 Rome, c’est d’abord les Romains de l'Empire du même nom. Enfin, pour moi qui ait dû en enseigner l’histoire aux petits de 6ème pendant de nombreuses années. Je regrette bien d’avoir attendu si longtemps pour venir me rendre compte sur place et je sais maintenant où les Italiens puisent leur fierté si affirmée. Il suffit de voir le Colisée, rien que le voir… Alors vous pensez, des journées entières à arpenter les forums, les thermes, les portes fortifiées, les villas du Palatin, sans parler de ces vestiges qu’on découvre au détour d’une rue, plantée au milieu des immeubles modernes, comme un pied de nez à ces bâtiments incongrus qui sont venus se greffer. Il faut avoir vu les mausolées d’Adrien, devenu Saint-Ange, et d’Auguste dont «  l’autel de la paix » a été mis sous cloche. Et toutes ces églises dont les colonnes ont été empruntées aux temples détruits… Ah ces Romains, quels bâtisseurs ! Et quel art de vivre !

P1050016 Vatican 2 Vatican P1050020 Evoquer Rome, c’est forcément l’image de la capitale de la chrétienté qui surgit aussitôt. La « ville éternelle ». Et elle nous le fait savoir. Le Vatican, bien sûr, avec ses gardes "suisses", ses musées aux trésors inestimables et sa chapelle sixtine, est incontournable. La basilique Saint-Pierre ne donne pas le vertige seulement quand on monte dans la coupole, elle le donne aussi d’en bas quand on lève le regard vers les voûtes, tant elle est impressionnante par ses dimensions. Impossible de ne pas faire un arrêt devant l’émouvante pieta de Michel Ange. 

P1050230 P1050101 P1050111 Mais elle nous fait savoir qu’elle est la capitale de la chrétienté aussi par la multitude d’églises qui la quadrillent. Parfois à touche-touche. Sur le plan d’un quartier du centre, on en a dénombré près de 70. Le rite catholique règne en maître, mais on trouve toutes les nuances de la chrétienté : orthodoxes, protestantes… Il y en a de très anciennes comme Santa Maria in Cosmedin  ou Santa Maria in Trastevere, mais la plupart sont baroques, avec leurs autels monumentaux et l’or à profusion qui scande les peintures des grands maîtres. En voir une, c’est en voir dix. Nous nous sommes attardés à Saint-Jean de Latran, première église papale. Nous en avons apprécié les proportions plus humaines et la beauté du cloître attenant.

P1050179 P1050249 P1050066 P1050076 P1050142       Et puis il y a une manière plus originale de se laisser guider dans la ville.  Rome est la ville des fontaines. De la plus exubérante, celle de Trévi, assiégée en permanence par des « hordes » de touristes, à la plus modeste, accolée à un mur et à laquelle on peut tendre sa bouteille pour faire provision. Car l’eau y est toujours potable et… délicieusement fraîche.  Il faut avoir vu la « barque » de la place d’Espagne, avoir fait la pose devant l’une des monumentales fontaines de la place Navone, que l’on doit au Bernin, et contemplé le « Tritone ». Mais il y en a de plus discrètes, qu’il faut savoir trouver et tout aussi spectaculaires par les sculptures délicates qui les composent. Devant le Palais Farnèse, qui abrite l’ambassade de France, il en trône deux étranges par leur forme : ce sont en fait des baignoires monumentales en marbre récupérées dans les thermes de Caracalla, d’où leur forme massive …et déroutante. Enfin, il y a celles qui se manifestent par le faste de leurs jeux d’eau, comme celle de la place de la République.

P1050055 P1050219 P1050229 On pourrait faire la Rome des « villas », c’est-à-dire des parcs et des jardins. La Rome des sept collines pour les panoramas ou les couchers de soleil…. Le sujet est inépuisable.

Difficile alors de comprendre la complainte de Joachim du Bellay, « Plus me plait le séjour qu’on bâti mes aïeux que des palais romains le front audacieux, Plus que le marbre dur me plait l’ardoise fine, plus mon Loir gaulois que le Tibre latin, plus mon petit Liré que le mont Palatin… »  Rome sous le soleil, c’est un éblouissement permanent !

 

                                                                                            

 

Commentaires

lucien martin

Rome, c'est l'émerveillement à chaque coin de rue, vous le racontez bien, Daniel.

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