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LA REPRISE POINT A L’HORIZON AMERICAIN


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Ce n'est pas encore la fin des mauvaises nouvelles. Une hirondelle ne fait certes pas le printemps, mais toute bonne nouvelle sur l'économie mondiale n’est-elle pas bonne à prendre ? Voilà que l'économie américaine donne des signes de stabilisation. Les chiffres de production industrielle et de confiance des consommateurs ont atteint en avril leur plus haut niveau depuis respectivement huit mois et plus de deux ans. Et même un observateur aussi écouté et respecté que Warren Buffett entrevoit une sortie de crise pour l'immobilier.

Les faits :

L'indice « ISM » du mois dernier, qui mesure la production industrielle, s'est établi à 40,1. Tant qu'il reste en dessous de 50, il signale une contraction de l'activité manufacturière. Cependant, il se trouve à son niveau le plus élevé depuis septembre 2008 quand la crise financière a pris toute sa dimension. Plus significatif encore, l'indice reflétant les nouvelles commandes se situe à 47,2, non loin du seuil des 50. "C'est le premier rapport depuis un moment que nous pouvons juger encourageant", estime Norbert Ore, le président du bureau d'étude qui calcule l'indice ISM. "Il semble que le pire est dernière nous", ajoute-t-il.

La confiance des consommateurs, calculée par l'indice Reuters/Université du Michigan, est remontée à 65,1,  son meilleur niveau depuis plus de deux ans. Il s'agit aussi de sa plus importante progression en un mois depuis octobre 2006. La forte baisse des taux d'intérêts des crédits immobiliers, la baisse des prix de l'énergie et de l'essence et même la remontée de la Bourse de New York depuis deux mois semblent soutenir le moral des ménages américains quand bien même ils font face à une augmentation rapide du chômage.

Il semble aussi que les efforts pour relancer la machine et notamment le marché du crédit commencent à avoir un impact. « Nous sommes probablement en train de toucher le fond en ce moment », explique Larry Kantor, responsable de la recherche de la banque Barclays. La stabilisation des dépenses de consommation, qui représentent 70% du Produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis, le plan de relance de 787 milliards de dollars du gouvernement fédéral et le niveau très faible des stocks des entreprises expliquent le sentiment grandissant que l'économie américaine est proche d'un redémarrage.

« Nous pensons que la récession se terminera au milieu de cette année », écrit Bruce Kasman, économiste en chef de la banque JP Morgan dans une étude publiée à la fin de la semaine dernière. Lakshlan Achuthan, le directeur de l'Institut de rechercher sur les cycles économique de New York (Economic Cycle Research Institute) est plus précis encore : il prévoit un retour à la croissance en septembre. « Nous allons commencer à voir un enchaînement de facteurs positifs pour les différents moteurs de l'économie », explique-t-il.

La numéro un des conseillers économiques de la Maison Blanche, Christina Romer, aperçoit "des lueurs d'espoir" d'une reprise de l'économie. La première économie du monde a connu une contraction de son activité au premier trimestre à un rythme annuel de 6,1%, la pire récession depuis 1957-1958. Les stocks des entreprises sont tombés au niveau sans précédent de 103,7 milliards de dollars lors des trois premiers de l'année et les dépenses des consommateurs ont augmenté de 2,2% en rythme annuel sur la même période après avoir connu leur plus forte baisse depuis près de trois décennies.

Mais même Warren Buffett, 78 ans, surnommé le grand-père du capitalisme américain et dont l'opinion a une grande influence, commence à voir une stabilisation du marché du logement aux Etats-Unis. « Au cours des derniers mois, il y a eu un réel redémarrage des transactions, évidemment à des prix très bas », a-t-il déclaré.


Pour Alan Greenspan, l'ancien président de la Réserve fédérale, le signal d'une reprise de l'économie américaine sera la stabilisation des prix des logements. Elle seule permettra enfin au système bancaire d'évaluer exactement ses pertes sur les prêts immobiliers à risques (subprimes), ses besoins en capitaux et de pouvoir recommencer progressivement à distribuer des crédits aux consommateurs et aux entreprises.

 

Si le reprise est là, elle ne sera donc pas extraordinaire dans un premier temps.



                                                                                 


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