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DEJA DEUX ANS

L’EUROPE SELON SARKO


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A cinq semaines du scrutin, Nicolas Sarkozy a fait son entrée mardi à Nîmes dans la campagne électorale européenne en plaidant, en tant que chef de l'Etat, pour « une autre Europe avec de grandes ambitions », et en justifiant sa politique contre la crise.

 

Comme il l'avait fait pour défendre ses choix économiques fin mars à Saint-Quentin dans le fief électoral du patron de l'UMP, Xavier Bertrand, le Président de la République a choisi une autre ville tenue par son parti, Nîmes, pour y défendre sa vision de l'Europe.

 

Devant une salle de 4.000 personnes, la « réunion républicaine » voulue comme non partisane, il a alternativement coiffé ses casquettes de chef de l'Etat et de la majorité pour appeler à « changer l'Europe », à préférer une Europe « qui décide et protège » à la place d'une Europe « de l'impuissance qui subit », e, écho du thème de campagne de l’UMP : « 

Quand l'Europe veut, l’Europe peu ». Devant cet auditoire acquis à sa cause, le président a réaffirmé sa conviction qu’ « une autre Europe est possible, une autre Europe est nécessaire ». « Et cette Europe-là peut peser dans les destinées du monde », a-t-il lancé. reprenant à son compte le célèbre slogan altermondialiste.

 

A l'appui de son propos, Nicolas SARKOZY a longuement énuméré les succès de « sa » présidence européenne : « Si la Géorgie n'a pas été rayée de la carte, si un cessez-le-feu a pu intervenir à Gaza, si l'Europe n'a pas cédé au sauve qui peut et au chacun pour soi quand le système bancaire a menacé de s'effondrer, c'est parce que la France, alors qu'elle exerçait la présidence de l'Union européenne, a pris ses responsabilités pour mettre l'Europe en situation d'agir ». Il a également exalté « l'Europe des pères fondateurs », une Europe « qui unit les Français au lieu de les diviser », allusion au "non" français au traité constitutionnel en 2005. Sous un tonnerre d'applaudissements, il a rappelé son hostilité à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, estimant qu'elle ne devait pas « se diluer dans un élargissement sans fin ».

 

Parmi les grandes ambitions pour réconcilier les Français avec l'Europe, il a redit sa conviction de la nécessité d’une « gouvernance économique de l'Europe », et sa volonté de garder une politique agricole commune. Il s'est également prononcé pour « une vraie politique de l'énergie », proposant une « centrale européenne d'achat de gaz » afin de renforcer sa position vis-à-vis de son fournisseur russe, pour l'instauration par Bruxelles d'une « taxe carbone » et d'un « comité des régulateurs bancaires avec de vrais pouvoirs de sanction ».

 

Alors que la campagne commence à prendre son rythme, Nicolas Sarkozy n'a pas manqué l'occasion de donner un petit coup de main à l’UMP en défendant son action face à la crise.

Devant le coordinateur national de l'UMP pour le scrutin du 7 juin, Michel BARNIER, le Président a défendu une nouvelle fois son plan de relance, critiqué par la gauche et les syndicats : « Augmenter les impôts aurait été une folie… Quand on fait le choix de la relance par l'investissement, on creuse le déficit mais on prépare l'avenir ».

 

Après Nîmes, Nicolas Sarkozy poursuivra sa campagne européenne dimanche à Berlin, au côté de la chancelière Angela MERKEL.



                                                            

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