IL ARRIVE QU’IZNOGOUD GAGNE !

Mairie st bart

La loyauté et la compétence n’ont pas été récompensées. Géraldine Guyon n’a pas été élue Maire, mais siégera au conseil Municipal et à l’Agglo. Elle a dû faire face à un concurrent qui n’a pas hésité à utiliser le mensonge et la manipulation pour parvenir à ses fins. A quoi il faut ajouter l’hypocrisie du maire sortant.

Mensonge et manipulation : depuis qu’une lettre anonyme envoyée à Gilbert Henri attribuait le soutien de l’UMP à Géraldine Guyon, avec la « famille Houlle » à la manœuvre, il a été constamment sous-entendu et réitéré dans les propos et les documents de « St-Barth avec vous ». Il s’avère que nous avons effectivement appelé à voter pour SBRE mais que ni de près, ni de loin nous n’avons été associés à la décision de la tête de liste, encore moins à sa campagne électorale. Quant à la présence  de quelques candidats proches de l’UMP, ce sont des sortants : il était temps de s’en apercevoir !

Cette campagne aura aussi montré combien l’expression politique peut être dénaturée par le glissement du discours vers la communication : pour certain candidat le slogan remplace le contenu ; le sous-entendu, l’argument ; la formule, la pensée ; l’image, la démonstration. A cela il faut ajouter le pompage des arguments chez le concurrent qui a consisté à envoyer systématiquement un « observateur » aux réunions de la liste SBRE pour y trouver des billes qui ont alimenté une équipe qui semblait en manquer, tellement ses premiers documents se cantonnaient dans le « verbal ».  Le plus bel exemple : le financement et la programmation des projets. Il est vrai qu’avec son équipe, Géraldine Guyon avait toutes les clés pour assumer la gestion des six prochaines années.

L’hypocrisie du maire sortant vient entacher sa sortie. On sait maintenant qu’il a soutenu depuis le début celui qui apparait aujourd’hui comme son dauphin et que le groupe SBRE avait rejeté. Sans ce soutien, il n’y aurait pas eu deux listes.  Il a entretenu ensuite la « fiction » d’une neutralité alors qu’en sous-main il faisait campagne. Sa demande de retrait de la liste Guyon pour le 2ème tour a montré au grand jour ce qu’il était. Ce faisant il n’a pas respecté les 32% d’électeurs du 1er tour qui avaient été aussi les siens. Il devra raser les murs pendant quelques temps parce que je connais des mécontents qui ont bien l’intention de lui dire leur façon de penser. Dommage de rater ainsi la sortie après huit années de gestion sereine. Le seul reproche qu’on pourrait lui faire c’est d’avoir laissé construire un urbanisme peu en rapport avec l’image bartholoméenne. Mais il n’est pas le seul maire dans ce cas-là. Heureusement, l’agglo va changer de doctrine et abandonner le concept de « densification ».

Reste à trouver une explication rationnelle à l’effondrement de l’électorat du candidat socialiste qui a fait le bonheur de « St-Barth avec vous ». Le contexte national, le profil du candidat ont probablement pesé, mais le transfert des voix est trop important pour que ce soit les seuls paramètres à prendre en compte. Car sans ce renfort inattendu… Mais c’est une autre histoire.

Espérons que les Bartholoméens n’auront pas trop à souffrir de ce choix. On sait déjà qu’on peut compter sur l’esprit constructif et le sens des responsabilités de Géraldine Guyon !




LA BELLE VICTOIRE DE CHRISTOPHE BECHU

 

Bechu victoire

A la tienne, Christophe !

A Angers, on attendait ça depuis 37 ans. Depuis que Jean Turc avait renoncé à faire une liste contre son 1er adjoint, et du coup la mairie était passée à gauche. Nous avions perdu « faute de Turc » : plus de 2000 bulletins rayés avec le nom de l’ancien maire écrit en lieu et place de celui du candidat avaient fait pencher la balance en faveur de Jean Monnier. Depuis toutes les tentatives pour reprendre la mairie étaient restées vaines. Cette fois-ci, clin d’œil de l’histoire, un « Turc » figurait sur la liste : le petit-fils de l’ancien maire. Heureux présage puisque la victoire a enfin été au rendez-vous. Il y a parfois de ces coïncidences… je vous jure !

Nette et sans bavure.

Cette belle victoire par 54,36% contre 45,64% est sans appel : 4 500 voix séparent les deux protagonistes. Christophe Béchu est allée la chercher autant avec ses tripes qu’avec son talent. Elle lui avait échappé de peu il y a six ans. Depuis, il avait soigneusement préparé sa revanche : une campagne au millimètre, tirée au cordeau, soutenue par une nuée de bénévoles disponibles et corvéables à merci, dans laquelle il s’est investi corps et âmes (sans jeu de mot). Une direction de campagne remarquable, calme, sereine, efficace. Une cohésion de l’équipe savamment recherchée, orchestrée et obtenue. C’est donc une victoire collective.

Il faut dire que le moment était propice. Quand on frôle le succès en remontant le vent, on peut s’attendre à le rencontrer quand on navigue sous spi avec vent arrière. Ce serait trop facile d’expliquer le résultat de dimanche soir par le contexte national uniquement. Car je veux en témoigner, au-delà du travail de tous, c’est d’abord la victoire d’un homme, pétri d’intelligence, redoutable stratège, à l’empathie naturelle, mais aussi capable de s’imposer un train d’enfer,  de donner de lui-même parfois au-delà du raisonnable.

« On ne fait rien de bien sans passion ! ».

Comment ne pas appliquer cette maxime au nouveau maire d’Angers. Il a de l’ambition, évidemment. Mais qui a suivi ses pas dans les rues de la ville, examiné son projet, observé les femmes et les hommes qu’il a choisis, s’aperçoit que tout entre en résonnance. Il y a un ressort commun : la passion de la ville qui l’anime et qu’il insuffle. Qui fait qu’il peut parler sans papier pendant une heure pour évoquer ce qu’il veut faire, les objectifs qu’il veut atteindre, nous émouvoir de ses rencontres ou de ses coups de cœur. Quel angevin ne connait pas le « bout du monde », le parc de Balzac, la place de l’Europe et son marché mythique…  cette ville  qu’il s’est appropriée et qu’il sait si bien partager.

La ville va connaitre un nouveau souffle, une nouvelle vision, un nouveau rythme de gestion avec en ligne de mire le développement économique, un urbanisme raisonnable, un humanisme qui renoue avec l’Anjou et Jean Bodin : il n’est de richesse que d’hommes, tout le contraire de l’assistanat qui maintient dans les trappes à pauvreté.

La ville avait bien besoin de ce renouveau !

Bonne chance Christophe, bonne chance à ton équipe !  Merci pour cette victoire, tu la mérites et nous avons confiance en toi !


HUMEUR

Mairie st bart

A Saint-Barthélemy, la fin de campagne n’est pas réjouissante. L’heure n’est pas à la polémique. Mais en plantant un poignard dans le dos de sa 1ère adjointe, Jean-François Jeanneteau rate magistralement sa sortie. Lui qui avait su rassembler les Bartholoméens les divise aujourd’hui. Il suffit d’entendre les commentaires ici ou là. Comme un enfant gâté qui casse son jouet quand il n’en a plus besoin !

Espérons que les électeurs ne seront pas dupes et qu’ils récompenseront la loyauté, la dignité et qu’ils choisiront la compétence et le pluralisme qu’incarne Géraldine Guyon.

Je salue au passage le courage de Dominique Provost. On peut ne pas aimer le personnage, on peut combattre ses idées, mais repartir affronter le suffrage universel après un tel désaveu mérite un hommage. Il fait preuve d’une grande humilité et c’est tout à son honneur. Combien auraient déserté en étant à sa place !

 


ANGERS : LA VICTOIRE SE PROFILE

Béchu municipales

« J’attendais mieux ! » confiait un vieux militant en prenant connaissance des 36% réalisés par Christophe Béchu au 1er tour. Il faisait référence certainement au score  qui dépassait les 40% au 1er tour de 2008. Mais il n’y avait pas de liste centriste concurrente et quelques monniéristes l’accompagnaient alors.

Si on procède à une addition des voix, sans tenir compte de l’alchimie humaine, le 2nd tour serait serré. Et il vaut mieux partir sur cette hypothèse-là. Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

Nombreux pourtant sont les éléments qui plaident pour une belle victoire de notre sénateur.

D’abord le résultat du maire sortant qui avec 26% des suffrages connait manifestement un rejet du corps électoral. La raison peut tout simplement se trouver dans la manière dont il a pris le pouvoir et refusé une primaire à Jean-Luc Rotureau. Ce dernier qui a fait une liste dissidente et est arrivé derrière son concurrent de la mairie s’est retiré sans donner de consignes de vote, ce qui laisse une liberté relative à ceux qui ont voté pour lui. Distancé de 10 points, il aura du mal à refaire son retard, d'autant plus que sa liste est déjà une liste d'union PS-EELV-PC.

A droite, le Front National avec moins de 7% n’est pas vraiment en mesure de peser sur le second tour, mais une bonne partie de ses voix devraient aller à droite plutôt qu’à gauche. Il en est de même pour celles de Laurent Gérault qui, quoi qu’il n’ait pas voulu appeler à voter Béchu, ne lui appartiennent pas. Il serait étonnant que des centristes votent Béatse.

Au total, les transferts convergent davantage vers le candidat de la droite et du centre plutôt que vers celui du PS. Une belle victoire, si elle n’est pas certaine, est néanmoins envisageable. Car il faudrait un sursaut énorme du corps électoral de la gauche d’ici dimanche et il est très improbable. Ce ne sont pas les quelques promesses que va lancer Hollande avant le 2ème tour pour amadouer les gogos qui vont changer grand-chose.

Les encouragements de Juppé : ils me font grand plaisir. J’ai pour le maire de Bordeaux, dont j’ai été le secrétaire départemental quand il présidait l’UMP, une grande admiration et un profond respect. Ils ne peuvent que porter bonheur à notre candidat.

Bon, on croise les doigts et on ne lâche rien jusqu’à la dernière minute. N’avoir rien à se reprocher. Avoir tout fait. La récompense n’en sera que plus belle !

 


SAINT-BARTHELEMY : LE PS ATOMISE

 

Mairie st bart

C’est l’enseignement majeur de ce 1er tour de scrutin : la liste du PS réduite à un score de 20%, alors que son poids électoral habituel tourne autour de 55%. Ma première réaction a été : « Quand on a vu ça à St-Barth, on peut mourir en paix ! ». Je plaisante. Le bon score de la liste communiste à 8,5% est loin d’expliquer, à lui seul, cette Bérézina. Il faut y ajouter la part du vote sanction qui était prévisible, d’électeurs qui ne sont pas satisfaits de la politique nationale. Un mécontentement qui a pu se traduire aussi par une abstention. Il faut peut-être y voir encore la contestation du choix de la tête de liste, aggravé par une entrée tardive en campagne. Ce qui est bizarre, c’est que cet effondrement se soit accompagné du transfert d’au moins 20% des voix sur la liste de Dominique Brégeon. Bizarre mais pas surprenant : ça confirme son ancrage à gauche qui ne m’avait pas échappé. Est-ce la grande prêtresse de  cette liste, Agnès Tinchon, bien en cour chez les socialistes Bartholoméens et groupie du député socialiste Belot, qui a réussi son pari, car, en effet, sans cet appoint, la liste aurait été cantonnée à la troisième place avec environ 15% des suffrages. On peut dire que Dominique Brégeon a sauvé son premier tour grâce aux voix socialistes : décidément on ne peut plus compter sur eux pour faire le job !  Quant à D. Brégeon, il a fermé la porte à toute négociation dès la connaissance des résultats, fidèle à sa conception de l'union.

Dans ce contexte, la liste de Géraldine Guyon est loin d’avoir démérité. Elle a dû faire face à la coalition du petit microcosme politique local qui avait l’habitude de faire et de défaire les élections en accordant « soutiens » et « bénédictions ». Elle a décidé de se maintenir et à juste titre. Elle mène la seule liste qui respecte l’esprit de départ de SBRE : rassembler toutes les sensibilités d’opinions présentes sur la commune, de droite, du centre et de gauche. C’est ce qui a permis de gagner en 2006 dans un contexte passionnel, et en 2008. Chaque fois, Jean-François Jeanneteau, qui n’avait pas hésité à faire appel à mes services (« Un seul parti : Saint-Barthélemy » c’est moi), a pleinement bénéficié de l’apport des voix de la droite et du centre sans lesquelles le succès n’aurait pas été au rendez-vous. Si elle poursuit jusqu’au bout, elle le doit aussi pour honorer la désignation démocratique dont elle a fait l’objet et dont certains tentent de faire croire que le vote n’était pas valable pour imposer un candidat que le groupe avait rejeté. A ce sujet, il y a une grossière manipulation sur le site de « St-Barth avec vous ». Mais, on le sait, Géraldine Guyon a décidé de ne pas polémiquer là-dessus. Si besoin était, « d’autres » pourraient s’en charger. Et le Maire serait bien inspiré de garder sa neutralité.

Que va-t-il se passer au second tour ?

Il peut y avoir une tentative de rapprochement entre les deux listes de gauche, mais avec un total de 28,5% des voix, la course paraît définitivement perdue. On peut s’attendre toutefois à une campagne rageuse dénonçant l’amateurisme de la tête de liste arrivée en tête. Quant à « St-Barth avec vous », on peut estimer qu’elle a fait le plein de ses voix. Reste à Géraldine Guyon de remporter son pari en comblant le déficit de voix qui lui manquent pour coiffer son rival. Ses atouts ne manquent pas. A elle de faire découvrir aux Bartholoméens qu’elle serait, avec sa liste, le meilleur choix pour une gestion efficace, humaine et sereine. Les choses peuvent bouger. 2500 électeurs ne se sont pas exprimés au 1er tour. Et elle n’a pas fait le plein, c’est certain.

 


SAINT-BARTHELEMY : LE DEBAT

 

Débat s B

Un débat organisé par « Angers Télé » rassemblait mardi soir les quatre têtes de liste qui se présentent à Saint-Barthélemy. C’était pour chacune une première. C’est toujours redoutable une première audio-visuelle sous les feux de la rampe. Enfin, visiblement pas pour tous.

Je ne m’attarderais pas à commenter le contenu. Les programmes sont limités par la crise des finances publiques et se ressemblent en contenu pour différer en priorités. Mais on retrouve peu ou prou les mêmes projets à réaliser. Tout le monde est conscient de la crise aussi du « politique » et met à toutes les sauces la « proximité ».

L’intérêt d’un tel débat ce sont les personnalités qui s’expriment avec la capacité à surmonter le trac ou le stress créé par la situation. Nous ne sommes pas tous égaux. Car la capacité à développer ses idées en restant concis et clair, sans trop utiliser les béquilles verbales telles que « c’est vrai que » ou « en tout cas », etc… est primordiale pour se distinguer. Le défaut qu’il faut absolument éviter c’est de lire son document : rédhibitoire à l’image. Les personnes entrainées s’expriment naturellement et disent ce qu’elles pensent avec l’apparence la plus naturelle.

A ce petit jeu, c’est Laurent Lelièvre qui remporte la palme. Il sait rester sympathique et cultiver son empathie naturelle. L’école du parti est toujours aussi efficace. Il n’a pas son pareil pour raccrocher sa rhétorique de parti à l’élection locale, rebondissant sur l’exemple concret bien bartholoméen pour vendre le thème national. Exemple : c’est à l’Etat de financer intégralement les rythmes scolaires, au nom des grands principes ! Son collègue Dominique Provost s’est pas mal débrouillé non plus dans le genre « dominateur et sûr de lui ». Il n’a pas toutes les billes mais présente habilement ses différences. Géraldine Guyon est celle qui se sera le plus affranchi de ses papiers. Elle manque un peu d’aisance d’élocution, mais au moins elle est naturelle. Par contre, elle est trop courtoise, elle a un côté un peu « fleur bleue », défaut qui apporte une note de fraîcheur. On attendrait de sa part une attitude plus dynamique parce que pour les aspects techniques, elle est la plus au point. On n'est pas première adjointe pour rien ! Enfin, Dominique Bréjeon est passé complètement à côté de l’épreuve : raide comme un passe lacet, trop assujetti à ses fiches, trop stressé au point de perdre le fil de sa pensée, un vocabulaire souvent ampoulé, notamment dans sa conclusion dont on ne retiendra rien à vouloir trop dire. Ce qui ne fut pas le cas pour chacun des autres candidats dont on aura retenu au moins une idée.

Est-ce que ça peut changer leur destin : je ne le pense pas.  Ce genre de prestation est trop convenue pour faire changer d’avis qui que ce soit. Intéressant quand même. Pour le reste, on verra dimanche soir.

 


SAINT-BARTHELEMY : LES LISTES ISSUES DE LA MAJORITE SORTANTE

Mairie st bart

Il y a beaucoup à dire sur les raisons qui ont abouti à la constitution de deux listes issues d’un groupe qui avait l’air de bien fonctionner sous la houlette de Jean-François Jeanneteau. D’ailleurs celui-ci aurait dû taper du poing sur la table. Ce n’est pas dans sa nature. J’aurai peut-être l’occasion d’y revenir. Il y a donc deux listes.

La liste de Géraldine Guyon, première adjointe et celle de Dominique Bréjeon, adjoint à la communication. L’enjeu : arriver en tête en captant le plus de voix à droite, au centre et si possible à gauche. Cela suppose une martingale qui présente la meilleure combinaison d’ingrédients variés tels que composition de la liste, éléments de programme, participation des électeurs, aptitude à la sérénité… Une alchimie qui avait bien réussi au maire sortant.

Les têtes de liste et le positionnement :

Géraldine Guyon : « légitime », elle l’est doublement par le poste qu’elle occupe au Conseil Municipal et démocratiquement par sa désignation. Choisie par 17 voix contre 10 au sein du groupe SBRE, à 51 ans, elle est la benjamine des candidats, mais la plus compétente par son cursus et ses diplômes. 1èreadjointe chargée de l’urbanisme, elle a pu acquérir une bonne expérience des dossiers importants de la commune et professionnellement  elle a été amenée à mettre en œuvre des politiques publiques dans les domaines variés de l’emploi, de la sécurité, de l’éducation et s’occupe actuellement au Conseil Général de politiques de l’habitat. Des atouts non négligeables. Son mari est agriculteur : voilà des gens ancrés dans la réalité.

La liste revendique une représentation de toutes les sensibilités politiques de la commune, dans la tradition de Saint-Barthélemy Réussir Ensemble (SBRE) depuis 2006. On y trouve donc des candidats de droite, mais ce sont les mêmes qui étaient sur la liste Jeanneteau. Il y a bien aussi des gens de sensibilité de gauche et chacun les reconnaitra.

Dominique Bréjeon : le « Dissident ». Il n’a pas admis sa défaite au sein du groupe SBRE et il a claqué la porte.  Alors que sa concurrente s’était engagée à se retirer si elle n’était pas désignée, lui, il a décidé de faire sa liste quand même. Si l’entente n’a pas pu se faire, il en est  responsable. A 62 ans, il rêve d’être maire pour occuper sa retraite d’enseignant.

La liste annonce le « rassemblement et la diversité » et se veut apolitique. Une fiction. L’annonce ne correspond pas à la réalité. Elle est largement dominée par des personnes de gauche, à commencer par la tête de liste. Elle n’hésite d’ailleurs pas à afficher sur le site une photo du député socialiste de la circonscription : un aveu. C’est une liste de gauche qui avance à peine camouflée pour tenter de capter des voix à droite, les places à gauche étant occupées.

Composition des listes :

SBRE 2014 : une liste solide, qui s’appuie sur les poids lourds du Conseil Municipal, tels l’adjoint aux finances, l’adjoint aux sports ou l’adjoint à la démocratie participative, et des conseillers ayant siégé depuis 8 ans, mais qui s’est largement renouvelée avec des recrues de bon niveau. Bouclée la première, elle couvre l’ensemble des quartiers de la commune. Moyenne d’âge : 51 ans, comme la « patronne ». Les compétences qu’elle rassemble sont aussi impressionnantes que variées.

St-Barth avec vous : Moyenne d’âge 51 ans. Une liste qui a peiné à se boucler avec un petit air de remplissage artificiel. Elle réussit néanmoins à couvrir tous les quartiers de la ville sauf les Banchais.

Slogans de campagne :

SBRE 2014 : La reprise de l’appellation SBRE pose la liste dans la continuité d’une action menée avec succès depuis 8 ans. L’accroche « Projet de ville, Projets de vies… » annonce des projets concrets tournés vers la qualité de vie et le service aux habitants. En bref la ville pour faciliter la vie de chacun. Original et parlant.

St-Barth avec vous :  une appellation somme toute banale très utilisée un peu partout. Le slogan « fier de ma ville » exprime une sorte de vanité du candidat. On pense aussitôt « fier de moi ». Une fierté identitaire que partageraient tous les habitants et qu’on lui devrait ? « Fiers de notre ville » eût été plus judicieux.

Documents de campagne :

SBRE 2014 : en toute logique, les documents reprennent les couleurs vertes et bleues du groupe depuis 2006. Ils mettent en scène l’équipe à égalité avec la tête de liste pour valoriser le « collectif ». L’affiche correspond à cette double préoccupation. La communication est homogène et progressive sur la base de recto-versos 23/29,7 bien utilisés : présentation de la liste et des grandes lignes, accent mis sur la candidate et au verso sur les futurs adjoints et enfin le « 4 pages » sur le programme.

St-Barth avec vous en cultive le mimétisme. Mêmes couleurs que la liste adverse, même disposition de l’affiche officielle, alors que le premier document ne mettait en scène que la tête de liste. La communication n’est pas homogène : un document recto, un demi-format avec les têtes des candidats en format timbre-poste, un troisième en 23/29,7 à la présentation confuse avec des bandes colorées d’un côté et des pastilles de l’autre, ce qui n’aide pas à rendre claire l’organisation proposée pour la répartition des rôles : de la démocratie participative à la Ségolène Royal. La liste pratique aussi l’art du pompage des idées. On a vu un de ses soutiens enregistrer Géraldine Guyon avec son smartphone, à l’une des premières réunions. C’est à la mode ! Elle n’hésite pas à utiliser aussi la perfidie en sous-entendant que sa concurrente était soutenue par un appareil politique de droite. Devinez lequel ! Un mensonge pour jeter le soupçon.

Stratégie de campagne :

SBRE 2014 : l’imagination est au pouvoir. Deux opérations originales ont été menées : les premières réunions dites « d’écoute » en forme de cafés citoyens qui ont permis aux habitants de s’exprimer et ainsi recueillir des préoccupations, la journée de la femme que la liste a marquée par la distribution de « pensées » offertes à la sortie du supermarché et bien appréciée. Joli clin d’oeil aux femmes ! Les réunions publiques sont plus traditionnelles mais bien cadencées, jusqu’à celle du 2ème tour, déjà annoncée… Aucun soutien ni renfort de qui que ce soit n’est sollicité. C’est le côté « affranchie » de Géraldine Guyon qui tient à sa ligne d’indépendance. Refus du porte-à-porte et dosage de la présence pour éviter d’importuner. Un site régulièrement mis à jour qui propose de répondre à des enquêtes hebdomadaires et qui décline bien le programme et la personnalité des candidats.

St-Barth avec vous : Une campagne classique à base de réunions publiques. La liste a repris l’idée du bureau mobile sous la forme d’un camping-car « habillé » du candidat, qui se promène dans les rues de la ville ou se positionne sur le parking du super U les jours de marché. La foule ne s’y presse pas. Pour compenser son absence de vraie légitimité, la liste recherche les soutiens comme celui de Jean Monnier, voisin immédiat de Dominique Bréjeon, ou de Guy Burgevin, le battu de 2001, et se prévaut de la « bienveillance » de feu Jean Gilles qui m’avait dit, à moi, qu’il ne soutiendrait personne, ulcéré qu’il était de la situation. On appuie fortement aussi sur la filiation avec Jean-François Jeanneteau… C’est de bonne guerre, mais montre une peine à exister tout seul. Certains laissent même entendre que la liste aurait reçu l’aval de … Christophe Béchu !!!   Enfin, un site permet de suivre la campagne, alimenté comme il se doit, de beaucoup de photos.

Conclusion : Il n’y a pas photo, justement. La liste de Géraldine Guyon est dans le droit fil de la majorité sortante, elle est la plus aboutie, elle rassemble le plus de compétences sans parler de celles de la tête de liste. Si vous n’êtes pas convaincu, il y a encore la réunion du 20 mars. Allez assister à la démonstration de l’adjoint aux finances !

Pour un électeur de droite, comme moi, c’est la seule possible même si elle est « arc-en-ciel », toutes les autres étant de gauche.

 


SAINT-BARTHELEMY : LES LISTES DE GAUCHE

 

Mairie st bart

Une commune de moins de 9 000 habitants et quatre listes en concurrence, soit près de 120 candidats. C’est remarquable quand on sait que des communes vont se retrouver sans aucun candidat. Une est dans ce cas en Maine-et-Loire. On serait presque tenté de lui en envoyer une de celles qui se présentent chez nous.

Comment le citoyen lambda va-t-il faire pour s’y retrouver et faire son choix ? Le bloc-notes propose de les passer chacune à la radioscopie. Libre ensuite aux lecteurs d’en tirer les conséquences qui leur conviendront. D’autant plus que je ne garantis aucune objectivité.

D’abord, la bataille à gauche : deux listes en présence : « Saint-Barth Dynamique » et « LA gauche Bartholoméenne »

Les têtes de liste et le positionnement:

Dominique Provost, ingénieur retraité, 64 ans, chef de chœur à la chorale Ocarina. A été conseiller municipal d’opposition de gauche pendant 12 ans.

La liste affiche clairement son soutien du PS et des Verts, et les candidats encartés sont signalés sur le document de présentation : 9 PS et 1 EELV sur 29.

Laurent Lelièvre, sapeur-pompier professionnel. Revendique sa qualité de syndicaliste et de militant communiste. Un nom bien connu sur la commune.

La liste se situe clairement à gauche en insistant sur le « LA ». Pour le cas où il y aurait confusion avec la liste PS. Les candidats ne sont pas « étiquetés », mais la liste est composée de femmes et d’hommes venant d’horizons divers, dont on imagine bien qu’ils ne dépassent pas les frontières « des véritables valeurs de la gauche » défendues par le PC.

Composition de la liste : le point commun est imposé par la loi, c’est-à-dire, la parité hommes-femmes.

Saint-Barth-Dynamique : de 27 à 75 ans. Moyenne d’âge de la liste : 57 ans. 7 candidats issus de la fonction publique, 6 retraités, 1 viticulteur et une bonne diversité socio-professionnelle avec prédominance de cadres moyens et techniciens. 2 candidats issus de la « diversité ». Tous les quartiers sont représentés sauf la Venaiserie.

LA gauche bartholoméenne : de 18 à 84 ans. Moyenne d’âge de la liste : 51 ans. 4 candidats ont 70 ans et plus, 3 candidats ont moins de 25 ans. Une majorité de quinquagénaires. A noter la présence sur la liste d’une famille : mère, fils, concubin et d’un autre tandem mère-fille ; avec la présence de deux octogénaires, on peut deviner une difficulté à trouver le nombre de candidats. L’origine par quartier n’est pas communiquée.

 Slogans de campagne :

« Saint-Barth-Dynamique » et « réinventons notre ville ». En accroche : Réalistes, Innovants, Fédérateurs : l’accent est clairement mis sur la volonté de donner une dynamique à la ville. Mais quand on lit les propositions, on a l’impression d’enfoncer des portes ouvertes tant elles sont d’une grande banalité.

« LA gauche bartholoméenne » et « l’humain au cœur de notre ville » : avec en exergue « Laurent Lelièvre et son équipe vous propose pour les prochaines années une réelle politique de gauche ». Ce sont surtout la déclinaison locale des thèmes nationaux du PC.

 Documents de campagne :

Saint-Barth-Dynamique : campagne très axée sur la tête de liste. Un premier document recto seulement a fait dire à un de mes voisins : « j’ai cherché son programme au dos, je n’ai rien trouvé ». Plus prosaïquement, ce n’est pas le signe d’un souci de l’économie des moyens. Le « 4 pages » de présentation de la liste est classique avec en 4ème de couverture les éternels soutiens : député, sénatrice, conseiller général, un président de Comité de soutien en la personne d’un conseiller sortant et la liste des soutiens sur la commune, sans surprise. La couleur rouge correspond à la signalétique habituelle du PS. Les logos PS et EELV apparaissent discrètement. Le QR code fait moderne et renvoie au site de la liste. On suppose qu’un second 4 pages avec le programme détaillé sera distribué. Bonne qualité d’ensemble et présentation claire à défaut d’être originale. Papier recyclé.

« La gauche bartholoméenne » : partie tardivement, la liste communique avec des petits tracts photocopiés, sans photos, qui dénotent de petits moyens. Le « nous sommes là pour gagner » est évidemment démenti par l’investissement financier que les candidats peuvent consentir, sachant par avance qu’ils ont peu de chances de faire un score. Et ce n’est pas faire injure à leur courage civique.

 Stratégie de campagne :

Saint-Barth-Dynamique : la liste est présente sur le terrain, à son habitude. Elle a mis en place un site internet peu actif, encore moins interactif. Côté dynamisme, ce n’est pas ça. Elle mise sur une grande réunion publique avec les élus nationaux du cru annoncée avec des tracts format A5, et des cartons plus petits, en couleur et affichant la tête de liste au recto. Elle organise classiquement une réunion de fin de campagne. Une campagne électorale sans aucune innovation, sinon un logo liant le S et le B assez réussi. Avec deux réunions de quartier seulement, cela fait peu d’occasions de rencontrer les candidats et d’échanger sur le programme.

« LA gauche bartholoméenne » : la liste ne prévoit qu’un meeting de campagne à 3 jours du 1er tour. Elle ne donne qu’un contact par téléphone et mel à la section du PC.  Elle annonce un porte-à-porte, mais les délais sont bien courts pour toucher du monde et un rendez-vous d’échange tous les mercredis à 20H à la maison de quartier de la Paperie. Elle n’a pas de site internet. Il est vrai que les frais de campagne ne sont pas remboursés en dehors des documents officiels.

Le match à gauche est inégal. Les communistes ont préféré partir de leur côté, sans alliance comme à Angers, avec le PS et EELV. Le rapport de force paraît du coup disproportionné. Ils ne peuvent donc que compter sur l’érosion des voix PS déçues par la politique nationale et dont ils bénéficieraient. Un calcul dont on connaîtra le résultat le 23 mars. Mais le PC annonce par avance que « toutes les forces de gauche animées de choix différents, sans exclusion, devront se réunir pour réussir ».

 


LA LONGUE MARCHE VERS LE SOMMET

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Une journée dans les pas de Christophe Béchu en campagne.

 

Conquérir une grande ville, ce n’est pas une sinécure.

Cela, je le savais. Avec Christophe Béchu, l’exercice prend une dimension très particulière : c’est une tâche où chaque instant compte et donc chaque journée est programmée au millimètre. Départ dès 9 heures du matin pour une douzaine d’heures, voire plus, d’arpentage de la ville, dans un quartier où chaque visite a été soigneusement préparée. Rien n’est laissé au hasard. Tout ce qui doit donner lieu à contact est systématiquement exploité : entreprises, commerces, clubs, associations, structures sociales…

Il est 9H10.

P1110929Au café de la rue Saint-Léonard, les colistiers rattachés au quartier et les militants de service sirotent un café. Leur candidat a un peu de retard : il faut dire que le soir il termine la journée par un tour dans les bars, histoire de prendre la température. Enfin, il arrive. Il a les traits un peu tirés, mais l’énergie est là et se lit dans ses yeux. Un rapide point sur le programme et en route.

La matinée va être consacrée, pour commencer, à l’animation culturelle avec une rencontre de l’incontournable compagnie Jo Bithume installée à deux pas, et ses P1110932« satellites » : école du cirque et « La Paperie ». Christophe Béchu écoute, donne son point de vue, prend en compte, esquisse des solutions mais ne promet jamais rien sinon qu’il sera attentif et maintiendra le dialogue. On enchaîne avec le monde de l’entreprise et le village des entrepreneurs. Il n’hésite pas à pousser chaque porte. Echange rapide qui permet à chaque fois d’exprimer sa préoccupation double : le P1110938développement économique et le rayonnement de la ville. Le temps a passé vite. Entretemps, un rendez-vous imprévu est venu s’intercaler : il décide de filer vers le centre commercial Espace Anjou où il rencontrera ses interlocuteurs. En cause une inquiétude sur le passage de la seconde ligne de tramway du côté de la place La Rochefoucauld.

12H 45. Déjeuner avec l’équipe à la brasserie, sur place.

On échange sur l’actualité du jour, locale et nationale, en avalant le tournedos Rossini. P1110946L’ambiance est sereine. L’échéance approche, mais elle ne suscite aucune crispation. Evidemment, on aurait plutôt hâte d’y être. Et puis ce soir, le sondage d’Ipsos doit tomber. Sans y attacher trop d’importance, il donnera tout de même une indication.

 

14H. Le marathon reprend.

La première étape n’est pas trop fatigante. Le rendez-vous suivant se trouve au café à P1110951l’autre bout de la galerie marchande pour rencontrer les représentants des commerçants qui y sont installés. La discussion se fait autour d’un café. C’est fou ce que l’on boit comme café ! Christophe Béchu s’enquiert de l’activité et des travaux d’agrandissement en cours. La santé de ce pôle commercial qui voit passer 10 000 personnes par jour n’est pas sans intérêt. Puis c’est le retour vers Saint-Léonard, en commençant par le centre d’insertion de la rue des Noyers où chaque structure fait l’objet d’une visite, puis le P1110953foyer Adoma, les équipements sportifs, pour finir par les commerces de la place Saint-Léonard. Entre-temps, un autre rendez-vous a été calé dans un bar, tout près de là. Cela évite de faire des aller-retour  à la permanence et fait gagner du temps. Un passage à la boule de fort servira de clôture à la partie « tournée du quartier ».

Pendant ce temps-là, une équipe de militants, blousons aux couleurs « d’Angers- P1110943 P1110944Béchu », a distribué les tracts annonçant la réunion publique du soir à la salle Gabriel Lecombre. Les commerces ont été « assiégés » pacifiquement au moment de l’heure de pointe, notamment à midi. Un bon support aussi : les voitures en stationnement.

 

19H30. La réunion publique.

Après une courte pause, le candidat se présente pour animer la réunion publique, point P1110955d'orgue de la journée de quartier. La salle est comble. Il y a, bien sûr, des membres de la liste et des amis en soutien, mais le quartier est très présent. Du rarement vu dans cette salle, de mémoire de vieux militant. Une salle attentive écoute le court propos d’introduction, qui ne se perd pas dans les détails : quelques lignes fortes et claires sur les enjeux et les intentions. Les futurs élus référents sont présentés, puis Christophe Béchu passe rapidement aux questions. C’est le terrain qui l’intéresse, le vécu de la ville, la P1110958vibration de sa vie quotidienne au travers des préoccupations vraies des gens. Et il en profite, à chaque occasion, pour décliner un bout de son programme, dont on sent qu’il a été minutieusement mûri. Réponse à tout ? Il arrive qu’il n’ait pas de solution à proposer et il le dit franchement. Moment rare tant il connaît son sujet. Tout y passe, la propreté de la ville, l’état de la voirie, le tramway, la sécurité, l’emploi, la vie culturelle, les comités consultatifs, les impôts... Les habitants se préoccupent de leur quartier, mais pas seulement. La ville, l’agglo, les intéressent.

Il saute aux yeux, que le personnage habite déjà la fonction qu’il revendique. Le costume est taillé pour lui, il est même presque dedans. La passion de la ville irradie du P1110956personnage, elle est palpable dans le moindre de ses propos. Le public est conquis. De l’art ? Oui, du grand art, mais comme toujours, qui s’appuie sur un travail en profondeur, acharné, soucieux du moindre détail. Si on y associe les qualités d’écoute, de respect, et la rapidité de la réflexion, on aura presque tout dit. Quoi encore ? Le sourire et l’humour !

Le citoyen ordinaire n’a qu’une petite idée de ce qu’une campagne électorale impose comme efforts à un candidat, pour être à la hauteur. Une véritable ascèse ! Car hier, c’était une journée au même rythme et demain, dès potron-minet, ça recommence… C’est comme ça depuis le début de la campagne et ça continuera jusqu’au terme. Le service des autres n’a pas de limite ! Cela mérite le respect. Chapeau bas !

54% Béchu, 46% Béatse.

Justement, le sondage Ipsos est tombé : 54%. De quoi mettre du baume au cœur et donner envie de redoubler d’énergie !

La victoire se mérite. Mais elle est encore plus belle quand on a tout fait pour y parvenir.

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SAINT-BARTHELEMY : ENFIN LE DECOR EST PLANTE !

Mairie st bart

Il a fallu attendre le week-end dernier pour connaître à presqu’un mois de l’échéance (J-36) l’ensemble des listes qui se présenteront. Enfin pas tout-à-fait. L’une d’elles n’est pas totalement bouclée. Nous attendrons d’en savoir plus pour les passer une par une à la radioscopie du « bloc-notes ».

Nous devrions donc avoir quatre listes : deux issues de la majorité actuelle, la « légitime » de Géraldine Guyon et la « dissidente » autoproclamée de Dominique Bréjeon, la liste PS de Dominique Provost et la liste PC de Laurent Lelièvre qui reprend le flambeau tenu naguère par son ex-conjointe, si toutefois il trouve les colistiers qui lui manquent encore.

Pour les deux premières la campagne est déjà bien engagée. Géraldine Guyon et ses colistiers ont organisé deux « cafés-thés » citoyens pour la phase d’écoute tandis que son concurrent a opté pour le quadrillage de la commune en camping-car avec pour lieux de villégiature les quartiers de Saint-Barthélemy. Bonnes vacances !

Les deux listes se sont déjà fendues de deux documents chacune, distribués dans les boites aux lettres. Le leader PS en a un seul pour l’instant à son actif, tout à sa gloire, pour annoncer son entrée en lice. Sa haute silhouette a été aperçue près des lignes de caisse du super U du centre-ville pour une séance de « serre-paluches » diversement appréciée. La publication tardive de sa liste, après celle du PC est probablement liée à une négociation de liste d’union qui a échoué.

Modernité oblige, pour l’instant, chaque liste a son site internet de campagne, à l’exception de celle du PC, ce qui ne saurait tarder. A moins que ses colistiers ne fassent le choix de coller des affiches partout, à leur habitude. Mais il est vrai que les campagnes coûtent cher, et que pour les villes de moins de 9 000 habitants, il n’y a pas de remboursement des frais, autres que les documents « officiels ». Cela oblige à compter !

Les dates des réunions électorales sont arrêtées. Le deuxième acte va bientôt se jouer.

 


A ANGERS, CHRISTOPHE BECHU A TOUTES SES CHANCES !

Béchu municipales

Christophe Béchu a failli l’emporter il y a six ans. Il s’en est fallu de quelques 600 voix. « Il n’a pas perdu, on l’a empêché de gagner » avouait un hiérarque socialiste local. Comprenez-le comme vous voulez. A gauche depuis 1977, la ville devrait enfin connaître l’alternance nécessaire à sa respiration démocratique.

Il a pour lui son profil et son talent.

Plus jeune Président de Conseil Général de France en son temps, il est aujourd’hui un sénateur brillant. Il pourrait se contenter de cette situation, somme toute très confortable. Et ceux qui lui reprochent d’avoir été candidat à toutes les élections n’ont rien compris : c’est une fatalité qui s’abat toujours sur les meilleurs. Mais Christophe Béchu veut être maire d’Angers. Il promet d’ailleurs de s’y consacrer exclusivement s’il est élu. Et il a le profil : il a l’empathie naturelle, un double cerveau qui fait de lui un stratège redoutable, et une énergie à déplacer les montagnes. Sur le terrain il fait merveille et cette fois-ci, les bénévoles se bousculent pour l’aider dans sa campagne, signe que son électorat est fortement mobilisé.

Il a réussi l’union de la droite et du centre et sa liste déborde sur le centre gauche.

La candidature de Laurent Gérault, ultime vengeance de Charette que Béchu a viré de la Région, lui rend plutôt service en le débarrassant d’un boulet sans entamer vraiment l’adhésion des centristes UDI et Modem à sa liste. Même si on se leurre souvent sur la « puissance » du courant centriste en Anjou : il y a belle lurette qu’il a connu ses heures de gloire et la droitisation de la société est passée par là. La tentation « bobo » aussi.

En face, une succession compliquée lui facilite la tâche.

La division et les rancoeurs ne sont jamais très productives de victoires. Le pustch qui a permis à l’actuel maire de prendre le pouvoir, en écartant brutalement Jean-Claude Antonini, a laissé des traces. Dans l’électorat monniériste d’abord, puisqu’il était fait pour écarter celui qui l’incarnait, Jean-Luc Rotureau, qui du coup  a monté sa propre liste. Cet adjoint, bien implanté,  peut jouer les trouble-fête.  La section du PS a elle-aussi été touchée par le séisme et se retrouve divisée. Enfin, le procédé a profondément choqué l’électorat angevin, plus qu’on ne le croie généralement. Mais Frédéric Béatse, le maire sortant sans légitimité réelle, va vendre chèrement sa peau. Engagé dans une solide campagne de terrain, il bénéficie du clientélisme forcené pratiqué depuis des années dans les quartiers où la mairie a le contrôle de multiples relais pour faire passer les messages les plus caricaturaux et la désinformation.

Le vent hexagonal souffle cette fois-ci dans la bonne direction.

Le climat national impactera inévitablement le scrutin, à Angers comme ailleurs. La montée du « vote-sanction », la déception de l’électorat de gauche déboussolé par les revirements de l’exécutif, vont provoquer des dégâts dans les urnes. « Quand on pisse contre le vent, on se mouille forcément les chaussures » se plaisait à dire Jean Narquin, longtemps député d’Angers. Alors qu’à droite, les électeurs sont dans les starting-blocs, motivés comme jamais par le ras-le-bol fiscal, l’insécurité et la montée du chômage. Localement, les projets pharaoniques des sortants, dénoncés par leur propre adjoint aux finances, sont aussi une puissante motivation pour tenter de changer le cours des choses.

Une victoire assurée pour le ténor de la droite et du centre ?

Une élection n’est jamais faite d’avance et il faut se garder de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Si toutes les conditions semblent réunies, il faut y apporter deux bémols : le score de la liste FN et la défaillance de l’électorat socialiste qui mettrait le dissident Rotureau devant le candidat officiel. Si l’extrême droite dépasse les 10%, elle se maintiendra au second tour, ce qui est de nature à réduire la marge de manoeuvre de la droite républicaine. Tout dépendra de la provenance de ses voix, depuis qu’on sait que Marine Le Pen fait des ravages dans les voix de la gauche gauchiste. Il n’est pas impossible, dans ce contexte, que le dissident passe devant le candidat PS, d’autant plus qu’il a fait une recrue de choix, en la personne d’André Despagnet, « calculette » de Jean Monnier et adjoint inamovible aux finances depuis 1977. Ce serait une complication supplémentaire pour Christophe Béchu qui gagnera à affronter au deuxième tour un socialiste pur et dur, qui n’hésite pas à faire venir les ténors nationaux pour le soutenir, ce qui relève pour le moins d’une tendance masochiste. Le scénario d’une quadrangulaire n’est pas à écarter non plus. Le suspense promet d’être intense jusqu’au bout.

Au moins aura-t-on cette fois-ci des certitudes sur la qualité du résultat, car l’opposition s’est mise en capacité de tenir sérieusement tous les bureaux de vote avec des personnes formées pour la circonstance. Un luxe de précautions qui ne sera pas inutile, tant ceux qui sortent ont gros à perdre. 


PETITE CHRONIQUE D’UNE DEROUTE ANNONCEE

 Quelques jours à la neige ont espacé quelque peu les articles du bloc-notes. Pour me faire pardonner, voici un texte un peu long qui analyse les conditions du scrutin municipal. Bonne lecture.

 

D’abord un état des lieux : les sondages !

Une forte participation aux municipales pourrait-elle être une mauvaise nouvelle pour la majorité? D'après un sondage Ifop/Journal du dimanche, le nombre de Français déterminés à aller voter est en légère hausse - 67% des personnes interrogées contre 65% en janvier - mais les électeurs de droite sont davantage mobilisés que ceux de gauche.

Par ailleurs le PS ne recueille que 21% des souhaits de victoire, le Front de gauche 11% et les Verts 8%. Les listes soutenues par l'UMP ou l'UDI recueillent 29% de souhaits de victoire, et celles du FN 17%.

« C'est la première fois depuis 2007 que le souhait de victoire est favorable à la droite », précise Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop, au JDD.

Plus précisément, selon le baromètre CSA du 23 janvier, les listes de la droite et du centre seraient devant celles de la gauche dans les communes de plus de 3500 habitants. Une première depuis mars 2013. Et l’écart se creuse : 46% des personnes apporteraient leur voix à des listes UMP,  UDI, Modem ou divers droite contre 41% en faveur de listes conduites par le PS, Europe Ecologie, PCF, parti de Gauche et alliés. Le Front National réaliserait 9% contre seulement 1% à l’extrême gauche.

Le mouvement de clarification électorale qui se fait toujours au fur et à mesure que l’on approche de l’échéance profite à la droite qui gagne 7 points quand la gauche n’en gagne qu’un. La dynamique électorale est en train de se mettre du côté de l’opposition nationale, maintenant que l’électorat connait la plupart des candidats déclarés. Le score de la gauche est déjà en retrait de 6,5 points par rapport au premier tour de 2008, signe que le climat de défiance qui frappe la majorité actuel n’est pas sans impact sur le vote. Les évènements intervenus depuis la date de publication de ce baromètre ne peuvent qu’avoir dégradé encore un peu plus cette tendance. Les trois principales préoccupations mises en avant par les électeurs mettent dans l’ordre le montant des impôts locaux (47%), la lutte contre la délinquance (34%), le développement économique (27%), bien avant les thèmes plus locaux comme la transparence de la gestion ou le stationnement et la circulation… Trois thèmes porteurs pour l’opposition.

François Hollande s’enfonce dans l’impopularité.

La cote du président de la République repart à la baisse, plongeant à 19% de satisfaits : un nouveau record d’impopularité. Son retour en première ligne et son pacte de responsabilité ne lui ont pas profité. Les Français, sceptiques sur l’efficacité de la baisse des charges en termes d’emplois, n’ont vu que les couacs en série : retrait de la loi sur la famille, recul confirmé sur la PMA, révélations sur sa vie privée, échec sur l’inversion de la courbe du chômage.

Le pacte de confiance avec ses électeurs est rompu.

Le chef de l’état chute dans les catégories qui constituent le cœur de la France active. Sa cote dégringole de 10 points chez les moins de 25 ans,  de 11 points parmi les 25-34 ans, de 6 points chez les 35-49 ans, à chaque fois sous la barre des 20%. Il dévisse de 13% chez les cadres et professions libérales et de 14 points dans les professions intermédiaires. Il s’est mis à dos une bonne partie de la gauche qui ne le suit pas dans son virage « social-démocrate », vécu comme un renoncement.Il perd 11 points chez les sympathisants du Front de Gauche, 6 chez les écologistes, et même 3 au PS

Il a rendu sa présidence révoltante.

Ses paris perdus tels l’inversion de la courbe du chômage, qu’il a maintenu en sachant pertinemment que la promesse était intenable, ou s     a volonté de ramener le déficit public de 4,5% à 3% fin 2013 présenté comme un « impératif non négociable » sont passés pour de la désinvolture, de l’incompétence et de l’amateurisme. De même que la manière dont il a congédié sa compagne a fini de convaincre une bonne partie des Français de sa goujaterie et de son inconséquence. De sorte que plus aucune promesse, plus aucun démenti n’est crédible. Rien n’est plus considéré comme sincère dans son comportement. La colère et l’exaspération continuent de croître contre un pouvoir qui se comporte en despote et en pyromane, considérant que tout ce qui lui est hostile est nauséabond et imbécile.

On peut toujours descendre plus bas.

Comment avec 19% d’opinions favorables peut-il s’attaquer aux grands dossiers douloureux du quinquennat que sont la baisse des dépenses de 50 milliards et la baisse des charges des entreprises pour lesquelles il promet 30 milliards ? C’est désormais à quatre Français sur 5 à qui il inspire de la défiance. C’est donc qu’il n’y a pas que les impôts. Le mariage pour tous, la théorie du genre, l’affaire Léonarda, ses zigzags et ses à peu-près dans l’exercice du pouvoir ont ruiné tout son crédit. C’est dire si la chute peu encore continuer avec les dossiers qui s’annoncent : loi sur l’intégration qui tourne le dos à la nation, retour par petits bouts des projets contestés sur la famille et surtout la mise en œuvre du pacte de responsabilité dont tous les éléments ne peuvent que déplaire à ses électeurs. C’est comme si Nicolas Sarkozy avait proposé l’appropriation collective des moyens de production !

Le PS va subir un revers bien plus fort que la droite en 2008.

La montée du vote sanction.

Les sondages l’attestent, il y a une montée du « vote sanction », supérieur à celui qui existait en 2008 contre Nicolas Sarkozy, comme si l’opinion publique souhaitait abréger le calvaire d’un mandat dans lequel ils ne se reconnaissent pas. et c’est le différentiel de mobilisation qui va aller grandissant entre gauche et droite qui fait trembler les candidats. Pour y pallier, ceux-ci tentent la proximité en faisant du porte-à-porte, mais comme disait un ancien député du Maine-et-loire, « on ne pisse pas contre le vent sans se mouiller les chaussures ». Chacun gère le risque national en tentant de privilégier les enjeux locaux, en effaçant la rose sur les affiches, en évitant les « visites d’en haut ». Le risque pour le PS, c’est d’arriver dans bien des cas en troisième position derrière le FN… au soir du 1er tour. On risque de bien rire (enfin, pas tout le monde).

Désormais, l’UMP croit en la victoire.

L’UMP retrouve peu à peu des couleurs. La cohésion recherchée, la réconciliation affichée commencent à produire les effets mobilisateurs sur son électorat déjà bien prédisposé avec le « ras-le-bol fiscal ». Une condition nécessaire pour contrebalancer la prime aux sortants, traditionnelle dans les élections locales. La mise au point d’une plate-forme pour les municipales, la remontée de Jean-François Copé qui multiplient maintenant les sorties, sa prochaine visite à Angela Merkel, le meeting commun qu’il va faire à Strasbourg avec François Fillon et Jean-Pierre Raffarin sont autant de signes concrets d’une machine qui a trouvé son rythme de campagne, à la grande satisfaction des militants et des sympathisants. On y croit d’autant plus qu’en même temps, le FN marque le pas et les apparitions de marine Le Pen sur les plateaux télévisés semblent lui nuire plus qu’elles ne lui profitent.

L’accent est mis sur la reconquête des villes moyennes

Officiellement, c’est un objectif raisonnable et accessible qui est visé : inverser le rapport des villes de plus de 9000 habitants qui est actuellement en faveur de la gauche à 55% contre 45%. Mais rue de Vaugirard on ne désespère pas de réussir la « vague bleue » qui se transformerait en tsunami si on arrivait à reprendre Paris. De nombreuses villes sont ciblées avec un bon potentiel de réussite : Angers, Reims, Metz, Tourcoing, Saint-Etienne, Roanne, Bourg-en-Bresse, Montbéliard, Belfort, Valence, Thionville, Amiens, Laval… sans parler des communes de la région parisienne. Là ou de jeunes espoirs vont pouvoirs s‘implanter durablement dans un environnement traditionnellement rose quand il n’est pas rouge. Car on a enfin compris qu’n parti politique doit aussi entretenir un vivier des responsables locaux.

La reconquête des grandes villes est rendue difficile par le mode de scrutin.

Restent les cas des grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille, sectorisées, ou l’élection municipale est le résultat de l’addition de scrutins de quartiers et où l’alchimie des représentations peut fausser le résultat. Ainsi il faudra au moins 53% ou 54% des voix à NKM pour gagner Paris et si Gaudin peut espérer l’emporter à Marseille, ce sera peut-être grâce à la liste de Pape Diouf et aux électeurs socialistes qui auront voté avec leurs pieds.

Conclusion.

D’un côté, des électeurs écoeurés, déboussolés par les atermoiements de leurs leaders, ses reculades, sa désinvolture. Des ouvriers qui tournent le dos, suvis maintenant des bobos.

De l’autre, une dynamique de l’union retrouvée, un électorat radicalisé que les projets gouvernementaux continuent d’exaspérer, l’envie de plus en plus visible d’un vote pour une opposition « responsable »…

Les jeux sont faits. Seule l’ampleur de la victoire n’est pas connue. On n’a jamais vu un pouvoir impopulaire gagner une élection. Et si la cote du président est le bon indicateur –ce que je crois-, alors je parie pour une victoire historique. C’est une déroute pour la gauche qui s’annonce qu’il sera difficile d’enrayer à J-40 !

Vote UMP
 


LE CAFE CITOYEN

Mairie st bart

La campagne pour les élections municipales commence timidement à Saint-Barthélemy. Il faut dire qu’il n’y a, à ma connaissance, qu’une liste de bouclée celle de Géraldine Guyon. Avec une douzaine de sortants ralliés à son panache, la tâche en était facilitée. Les autres en sont au recrutement et comme finalement ce sont quatre listes qui s’affronteront, il devient difficile de trouver des personnes disponibles. En effet, contrairement à ce qui avait été annoncé, les communistes feront bande à part à gauche. Est-ce la tête qui a été choisie pour la liste de gauche qui les a fait fuir ou sont-ce les consignes nationales ? Attendons leurs explications.

En attendant, la première adjointe est partie en campagne avec une première réunion plutôt originale : elle proposait un « café citoyen ». L’annonce m’avait laissé perplexe et je dois dire que je m’y suis rendu avec la curiosité d’un singe. L’accueil des visiteurs par les membres de la liste au grand complet permet déjà de faire connaissance. Le public disposait de chaises pour écouter le mot d’introduction de Géraldine Guyon, quelques explications et une présentation rapide de la liste. Six tables étaient disposées de façon à organiser des échanges thématiques du type « speed dating » : finances, vie scolaire, culture et sports, urbanisme et environnement, solidarités, … autant d’occasions de dialogue avec les interlocuteurs qui seront en charge de chaque secteur. Des boissons étaient proposées, en toute simplicité. Manifestement, les personnes présentes, d’abord un brin désarçonnées, ont rapidement joué le jeu. Et elles avaient des choses à dire, que les candidats notaient soigneusement sur des fiches prévues à cet effet.

Une réunion vivante, rondement menée et un public qui est reparti avec le sentiment d’avoir été écouté, pour une fois ! Voilà un nouveau style de réunion qui mérite le détour et qui gagnera à être pratiqué plus souvent. Pour ceux qui n’ont pu se déplacer le 22, une nouvelle réunion a lieu jeudi prochain, 30 janvier à la Cressonnière. A ne pas rater !

 


LE DEFI DE NKM

NKM Paris

Un pari(s) impossible ?

Gagner Paris, pour NKM paraît relever du pari impossible. En se lançant dans la bataille, elle savait que la barre était haute dans une ville où la gauche n’a cessé de progresser depuis 1995. François Hollande y a obtenu 55,6% des voix et la gauche détient 12 arrondissement sur vingt. Elle a en plus contre elle le système électoral qui accorde la victoire, non pas au candidat qui a recueilli le plus de voix, mais à celui qui a réussi à faire élire le plus de conseillers dans chacun des 20 arrondissements. Il n’y a pas une mais vingt élections municipales.

Et comme si cette difficulté n’était pas suffisante, la répartition des sièges avantage la gauche, car elle détient les arrondissements gros pourvoyeurs de sièges. Sans entrer dans le détail de cette alchimie électorale aggravée, comme par hasard, par la suppression de quatre sièges dans les arrondissements de droite par la loi Ayrault sur les nouveaux conseillers départementaux, le point de bascule se situe entre 53 et 54% des voix en faveur de la droite sur l’ensemble du territoire parisien.

Au chapitre des handicaps, il faut ajouter les listes FN qui restent une inconnue du scrutin. Avec un score moyen de 10%, elles pourraient se maintenir dans huit arrondissements, ce qui garantirait la victoire de la candidate socialiste.

Pourtant, les chances de victoire de NKM sont réelles.

On a pu penser à la fin de l’année que c’était foutu. Sa campagne a connu un passage à vide, notamment en raison des graves ennuis de santé de son père, Pierre Kosciusko, maire de Sèvres. A cela s’est ajouté la mauvaise humeur de certains vieux briscards, qui se croient propriétaires de leur territoire, ou de personnalités à l’égo boursouflé, qui ont la prétention de croire que la victoire est impossible sans eux à la place qu’ils revendiquent… Des listes dissidentes se constituent. Comme on dit, « garde-moi de mes amis… ».

Mais un sondage est venu à point nommé montrer qu’il n’en était rien. Le profil de la candidate, sa jeunesse, sa pugnacité, sa connaissance des dossiers, ses positions intelligentes commencent à produire leur effet. La voilà en tête au premier tour. Les dissidents déjà trop vus sont balayés. Le fait est : NKM plait aux parisiens. Ils apprécient la prise de risque de cette polytechnicienne qui s’humanise dans une campagne de proximité entamée tambour battant dès l’été dernier.

Elle a pour elle d’avoir réussi à faire l’union parfaite avec le centre, UDI et Modem, même si cela ne s’est pas fait sans grincements de dents : c’est que les listes ne sont pas extensibles et n’ont qu’une première place ! Mais on la remercie de vouloir faire couler du sang neuf. Cela ne se fait pas avec du vieux, ce que ne comprennent pas les éternels perdants des dix dernières années.

Elle a encore deux atouts : sa rivale et le climat électoral.

Anne Hidalgo est tellement identifiée à son mentor, Bertrand Delanoë, qu’elle doit d’abord combattre l’effet d’usure  que ressentent une partie des parisiens face au « boboïsme » forcené dont l’équipe sortante avait fait sa marque de fabrique. Une tâche difficile pour une candidate qui n’est pas la dernière à pratiquer la « novlangue » des technocrates en sandalettes et doudounes recyclables. Avec elle, le « vivre ensemble » prend des allures épiques, avec potirons poussant sur les toits de l’architecture sociétale, et velib’ accroché en bandoulière. L’étiquette socialiste est remise au placard. Elle n’est plus un avantage et c’est tout juste si elle se souvient qu’elle doit sa place à un certain François Hollande. C’est qu’il faut prendre ses distances avec une politique fiscale qui, particulièrement à Paris, a été gratinée avec une augmentation des impôts de près de 30% en dix ans. Là comme ailleurs, la fiscalité vient en tête des priorités des électeurs et il est bien plus difficile de vendre du rêve sans toucher au porte-monnaie du contribuable. Bref, Anne Hidalgo sait bien que le risque pour elle c’est d’être assimilée à un pouvoir discrédité.

C’est pourquoi le climat électoral sera décisif. Avec seulement 25%, les souhaits de victoire pour une liste PS ou de ses alliés sont particulièrement faibles. L’ampleur du vote sanction pour des municipales relève du « jamais vu ». 26% des électeurs veulent sanctionner le président. Par comparaison ils étaient 2% à vouloir sanctionner Sarkozy en 2008, avec à la clé une déroute électorale pour la droite. Ils sont 4% à vouloir soutenir le Président à cette occasion, contre 16% qui voulaient soutenir Sarkozy à l’époque. Il faut donc s’attendre à une abstention phénoménale des électeurs de gauche, que les subterfuges de « dépolitisation » n’empêcheront pas. C’est pourquoi, par exemple, Martine Aubry se garde bien d’apparaître sur la scène médiatique. Il vaut mieux se faire oublier.  Les thèmes préférés des électeurs : impôts, sécurité, arrivent en tête et sont justement ceux sur lesquels la droite est jugée plus efficace que la gauche. A Paris NKM fait miroiter 1 milliard d’euros d’économies sur le budget de fonctionnement en six ans…

Un enjeu national !

Une femme porte dans la capitale tous les espoirs de l’opposition. L’enjeu n’est pas que local. Sa victoire aura un grand retentissement au niveau national. Son courage, son engagement, son désir de rassemblement font qu’elle est la seule  de toute l’opposition à pouvoir espérer remporter la victoire. Sa chance est de regrouper tous ceux qui veulent exprimer leur refus d’une politique rejetée aujourd’hui par une majorité écrasante de Français. Voter NKM, c’est marquer son hostilité à la politique actuelle. On n’évitera pas le referendum pour ou contre le pouvoir. C’est là que devient lourde la responsabilité de ceux qui sont entrés en dissidence et c’est ce qui explique que leur comportement, au lieu d’affaiblir NKM, l’a renforcée.

Souvenez-vous aussi que rôde la menace du Front National qui n’est plus un parti de droite et qui ne cesse d’être encouragé par les manoeuvres du pouvoir socialiste, dont il est l’allié objectif. Il n’y a rien à gagner de ce côté-là.

Nathalie Kosciusko-Morizet est capable de marquer un point décisif contre Hollande. Il faut voter pour elle. Elle seule peut l’emporter.

Elle peut gagner, elle va gagner !

 


L’AFFRANCHIE ZEN, LE DISSIDENT AMBITIEUX ET LE MAITRE CHANTEUR

Mairie st bart

Ce pourrait être le titre d’une fable de La Fontaine. Ce n’est que l’amorce du petit mélodrame électoral qui va se jouer à Saint-Barthélemy pendant presque trois mois, à moins que ce ne soit une comédie.

Mes lecteurs du cru auront reconnu-là les trois têtes de listes connues à ce jour qui vont s’affronter pour conquérir la mairie.

Le canard sans tête s’en est trouvé une : un « maitre chanteur ». Coin ! Coin !

L’intéressé me pardonnera ce jeu de mot facile qui fait référence à sa qualité de principal chef de chœur de la chorale et non à sa probité qu’on ne saurait mettre en doute. Dernier de la liste Pilet le voilà promu chef de file d’une liste de rassemblement des gauches verte, rose et rouge, preuve vivante du message biblique comme quoi « les derniers seront les premiers ». Nous ne doutons pas qu’il va nous promettre des « lendemains qui chantent ». Savoir si le chœur sera en harmonie est une autre affaire. Si c’est comme au gouvernement… Et s’il dirige la campagne comme il mène sa chorale, c’est-à-dire « à la baguette », ses électeurs (et électrices) n’ont qu’à bien se tenir. Des électeurs qui, les sondages le confirment encore, sont plus tentés de déserter ou de voter FN. Il a pris comme slogan « Saint-Barthélemy dynamique ». La gauche locale en a bien besoin, car elle n’en a fait guère preuve pendant six ans d’opposition.

Nous avons la confirmation de la liste du « dissident ambitieux ».

C’est bien comme cela qu’il faut le dénommer puisqu’il s’est refusé à tenir compte de la démocratie interne qui lui a signifié un net désaveu. Comment peut-on prétendre rassembler les électeurs quand on n’est pas capable de commencer par rassembler son camp ? Accueillant le quidam sur le pas de la porte de chaque cérémonie bartholoméenne, il ne perd pas une occasion de se mettre en avant et il fait tout pour laisser croire qu’il est parrainé en sous-main par le maire sortant qui « officiellement » ne soutient personne. Cela ne suffit pas pour occuper un espace électoral. Il fait dire sous le manteau, comme une sorte de condamnation, que la liste de sa concurrente est une liste UMP, alors qu’elle ne l’est pas plus que celle du  maire sortant à laquelle il appartenait, puisqu’il s’agit en l’occurrence de ses anciens colistiers de 2008. Un discours qui trahit son sectarisme. Ce n’est pas ainsi qu’il fera oublier que la sienne penche sérieusement à gauche, sous couvert de rassemblement sans étiquette. Il suffit pour s’en convaincre d’aller voir comment on l’assaisonne sur le blog de l’opposition. A gauche non plus, on n’aime pas la concurrence déloyale. « Sans étiquette » : en politique c’est comme pour une bouteille de vin, il vaut mieux se méfier du contenu.

Et puis il y a celle que je dénommerai « l’affranchie zen ».

Forte du soutien largement majoritaire du groupe SBRE (Saint-Barthélemy Réussir Ensemble), elle ne recherche pas de tutelle et compte mener sa campagne en toute liberté tout en restant dans le droit fil d’un héritage qu’elle assume totalement. Elle a bouclé sa liste en un tour de main, récupérant les poids lourds du conseil municipal tel l’adjoint aux finances et l’adjoint aux sports, pour ne citer qu’eux, et la majeure partie des conseillers sortants qui souhaitaient repartir. Elle s’est mise rapidement au travail, veillant à souder son équipe tout aussi diverse en sensibilités que les précédentes. De la concurrence elle n’a cure pas plus que des chausse-trappes qu’on lui tend. N’attendez pas d’elle la querelle ou la zizanie. Elle a décidé d’avancer, forte de l’expérience acquise comme première adjointe, s’appuyant sur ses compétences, aussi droite dans ses bottes que loyale. Et loyale, elle l’a été pendant huit ans, dont six au premier rang à côté du maire. Atout supplémentaire : c’est une femme active à l’esprit ouvert. C’est bien dans l’air du temps. De quoi faire entrer Saint-Barthélemy dans le 21ème siècle. Voilà une candidature rafraîchissante qui renouvelle le genre enseignant auquel la ville était abonnée.

 


SAINT-BARTHELEMY : VALSE A TROIS TEMPS… POUR L’INSTANT !

 

Mairie st bart

Un peu de local pour changer. Quoique, vous allez le voir, on ne s’éloigne guère du national.

Le paysage des élections municipales commence à prendre une tournure plus précise dans notre commune. Après les déclarations de liste en rafale des deux prétendants issus de la majorité sortante, voici la gauche qui montre le bout du nez, histoire de marquer le territoire.

On peut se demander quel est l’intérêt d’une déclaration de candidature qui n’en est pas une puisque la tête de liste n’est pas encore trouvée. Il y a quand même une info qui n’en est pas vraiment une : ce sera pour le moins une liste PS-Verts (EELV me paraissant inapproprié) et peut-être avec la présence du PC. Une liste d’union de la gauche a d’autant plus de chance de se constituer que le PC sur Saint-Barthélemy est décapité depuis le départ d’Isabelle Lelièvre.

Revenons à l’essentiel : pourquoi cette annonce de canard sans tête ? En dehors de la nécessité d’occuper le terrain face à des concurrents déjà en lice, deux hypothèses peuvent-être échafaudées. Soit on garde la place au chaud pour une personnalité venue de l’extérieur, type député de la circonscription, soit on n’a pas fini de décider le « suicidaire » qui accepterait de s’y coller. Je pencherais volontiers pour un candidat du monde enseignant local. Les directeurs d’école, c’est à la mode…

Pour ce qui est des listes sorties de la majorité actuelle, puisque le maire sortant ne se représente pas, elles montrent des différences notables. D’un côté on a la loyauté de 6 ans de première adjointe, les compétences, la franchise et la légitimité conférée par la démocratie interne (se reporter à la presse locale) et une liste aux sensibilités diverses. De l’autre, une liste de gauche qui ne dit pas son nom, animée par l’estime de soi, les ambitions personnelles et les ralliements au plus offrant. Le suffrage universel aura vite fait de trancher.

Justement, parlons-en du suffrage universel. Le contexte de mars ne sera pas favorable à la gauche, c’est le moins qu’on puisse dire. Celle-ci qui peut compter habituellement sur 60% des suffrages dans notre commune, devra probablement se contenter d’un petit 40%, toutes tendances confondues, et encore si la mobilisation de son électorat n’est pas trop mauvaise. En face la liste de Géraldine Guyon est suffisamment diversifiée pour attirer les voix d’un large éventail, dont celles de droite et du centre qui pèsent 40%, et qui n’auront pas d’autre choix. Les compétences qu’elle réunit devraient lui assurer ce minimum, mais elle fera plus, des voix de gauche modérée seront séduite par l’ouverture qu’elle propose, dans le droit de fil de la politique menée par Jean-François Jeanneteau. Reste la liste Bréjeon : c’est une liste qui n’a pas d’espace politique, elle est donc condamnée à un petit score de l’ordre de 10%.

Il faudra aussi regarder les programmes, même si on sait que le choix se fait pour l’essentiel sur la tête de liste. Mais dans le contexte de ras-le-bol fiscal actuel, les frivolités seront examinées avec attention.

 


LES PIEDS DANS LE PLAT

  Mettre_les_pieds_dans_le_plat

On ne peut pas plaire à tout le monde. Avec ce que je vais dire aujourd’hui, ça continuera d’être le cas.

Et le cas qui m’intéresse, c’est celui de Gilles Bourdouleix. J’ai envie de livrer mon opinion, parce que vraiment,  j’ai le sentiment que tout est fait pour l’accabler et le « descendre » dans un procès expéditif où il joue le rôle du mauvais petit canard ou du mouton noir. Je le fais d’autant plus volontiers que je ne me suis jamais privé d’ironiser sur ses sautes d’humeur. Toujours avec humour, parfois grinçant, jamais avec méchanceté.  Aujourd’hui je suis désolé de voir que certains de mes amis se joignent au cercle accusateur et moralisateur des donneurs-de-leçons-de-la-bienpensance-patentée.

J’ai écouté avec intérêt l’interview qu’il a donnée à la télévision locale de Cholet et les explications qu’il fournit sur les conditions de « l’incident » qu’on lui reproche. Mon expérience, qui ne date pas d’hier, des rapports avec les journalistes, m’incline à lui accorder crédit plus qu’au scribouillard chargé de rapporter ses propos. Depuis le « la Salope » prononcé par un ministre dans une conversation privée, à l’encontre d’une élue, et enregistré à son insu par un journaliste à quelques mètres, le « problème, c’est quand ils sont nombreux » de Brice Hortefeux, rapporté sorti de tout contexte, le « casse-toi, pauvre con » de Nicolas Sarkozy, murmuré plus pour lui que pour le « corniaud » qui l’avait insulté… on sait que tout est bon pour faire baver le lectorat et la toile, et que tout propos peut-être capté et rapporté, déformé, amplifié, en dehors de toute éthique. Ce qui est plus grave dans le cas de Gilles Bourdouleix, c’est si la phrase a été « manipulée ».

C’est pourtant bien vrai qu’il est difficile aujourd’hui de trouver un professionnel compétent pour donner une interview, tant sont nombreux ceux qui veulent vous faire dire à tout prix ce qu’ils ont envie d’entendre de vous, même si ce n’est pas votre idée. De là, ces entretiens qui ressemblent de plus en plus à des interrogatoires de garde-à-vue à la « Bourdin », dans lequel votre interlocuteur sait à votre place ce que vous devez dire, et insiste pour l’obtenir. Et quand on sait que les journalistes sont à plus de 90% de gauche… Si vous êtes de droite, craignez le pire ! 

C’est bien pour ça que chez nous,  nous avons cessé d’acheter la presse locale du Maine-et-Loire et préférons lire la presse nationale d’opinion. Au moins on a choisi l’orientation qui nous convient.

Quant à Gilles Bourdouleix, bien que j’aie été déçu qu’il ait quitté l’UMP, que ses prises de position m’ont parfois surpris et parfois mis en colère, je refuse aujourd’hui de lui jeter la pierre.  Lui, « faire l’apologie des crimes nazis », comme il en est accusé, ce n'est pas ridicule, c'est grotesque ! Oui, c’est vrai qu’il a du caractère, je dirai même que c’est parfois « un sale caractère ». Je me doutais qu’il ne resterait pas longtemps dans le marigot centriste. Je partage néanmoins son avis quant à l’exaspération qui monte chez les Français. J’ai eu à voyager pas mal ces derniers temps sur les routes de l’hexagone, jamais je n’ai autant vu de « rassemblements » de gens du voyage, occupant des terrains avec plusieurs dizaines de caravanes à chaque fois. C’est à se demander d’où "ils" sortent !

De même, la pression des intégristes dans nos quartiers et la circulation de femmes portant le voile intégral, devient de plus en plus insupportable, d’autant qu’une loi a été votée. Faut-il provoquer un trouble à l’ordre public à chaque fois, pour faire respecter notre république laïque ? Pourquoi n’exerce –t-on pas des contrôles à répétition pour inverser la pression ? L'idéal, serait que la communauté des musulmans modérés fassent la pression eux-mêmes pour réduire leurs "extrémistes".

Je pense, comme lui, que tout cela finira mal. Par un vote populiste au mieux, par des « Saint-Barthélemy » au pire, comme le laisse penser la montée des actes islamophobes : personne ne peut souhaiter l’un et l’autre. La faute en reviendra au laxisme de la gauche dont une partie a trahi depuis longtemps la laïcité républicaine pour donner dans le « multiculturalisme » qui est la porte ouverte à tous les errements communautaristes.

En attendant, ce sont des élus de terrain comme Gilles Bourdouleix qui doivent gérer les situations d’incivilité et de non-respect des lois. N’oublions jamais que le Maire est un magistrat et qu’il doit veiller à la paix civile sur le territoire de sa commune. Il serait tout de même heureux que les éluscomme lui, qui ont à coeur de faire respecter nos valeurs, puissent compter sur la force publique pour accomplir leur mission.

 


DU VECU !

Veilleurs angers

Les opposants à la loi Taubira continuent d'organiser des manifestations de protestations sous la forme de veillées. C'est leur droit, dès lors qu'ils ne troublent pas l'ordre public. Dieu merci nous sommes en république, si l'on en croit nos gouvernants qui n'ont que ce mot à la bouche. Ils sont là paraît-il pour en faire respecter les valeurs, bien qu'on ait quelques raisons, parfois, d'en douter.

Mercredi dernier, "les veilleurs" étaient réunis sur la place du Ralliement au coeur du centre ville d'Angers, rejoints par le député Marc laffineur, pour exprimer leurs convictions, sous la forme de chants et de prières. Un ami qui passait par là nous livre son témoignage. Vous jugerez par vous-même qui est intolérant !

"Bonjour ,
Hier soir, place du Ralliement, nous avons pu assister à un spectacle tout à fait inattendu : plus de cent jeunes, et moins jeunes, assis à même le sol avec des bougies allumées posées par terre , chantant et priant tranquillement afin de manifester leur désaccord sur le (trop) fameux mariage homo . Devant eux ,un cordon de CRS en grande tenue d’intervention musclée afin d’éviter tout heurt avec de nombreux énergumènes menaçants, hurlant, sifflant, tendant des feuilles-messages avec des phrases pro-homo, vociférant avec haut-parleur tentant de couvrir les manifestants pacifiques.
C’était impressionnant de voir le contraste du grand calme des uns avec la violence à peine contenue des autres.
Anecdote : un garçon débarquant sur la place nous a demandé ce qui se passe ; nous lui répondons que des gens manifestent contre le mariage homo. Réflexion de l’intéressé : “ah oui, les fachos”.....
Voici donc ,avec ce spectacle, la preuve éclatante, s’il en était besoin , de l’intolérance de ceux qui pensent détenir la vérité,et qui la loi votée, tentent d’interdire aux autres toute expression....Vraiment pas rassurant.
A constater  chaque mercredi soir, paraît-il...
G. "
Sans commentaires  !!


LES GHETTOS DU 21ème SIECLE

 

Casernes 3

La ghettoïsation urbaine est en route. Il suffit pour le constater de parcourir la « France des grues ». partout le même mal sévit : architecture pour laquelle le laid le dispute au disgracieux, aux formes sévères, aux petites fenêtres, où les taches de couleur tentent vainement d’apporter un peu de gaieté dans un décor triste à mourir ; densification catastrophique qui entasse les immeuble les uns sur les autres, comme si les errements des années 60 n’avaient permis de rien apprendre ; et pire, les politiques publiques de l’habitat conduisent à de fortes concentration de logements sociaux, ce qui débouche directement sur la constitution de « poches homogènes » d’habitants, qui ne tarderont pas à être des « poches à problèmes ».

Le mieux est souvent l’ennemi du bien. La réforme sur les quotas minimum de logements sociaux relevés à 25% et la multiplication par cinq des sanctions a été présentée comme une mesure à la fois sociale et de relance de la construction. C’est l’inverse des résultats escomptés qui se produit : une moindre construction de logements et plus grave, des tensions sur le logement social. La loi SRU avait prévu que les villes qui faisaient à leur initiative un effort en faveur du logement social supérieur au montant de leurs pénalités, s’en trouvaient dispensées. La forte hausse des pénalités portant sur la prise en compte de la totalité des logements existants et non sur la proportion accordée dans les programmes en construction devient du coup budgétairement insupportable et inique pour de nombreuses communes.

S’il faut du logement social, il convient également de favoriser l’investissement locatif privé et l’accession sociale à la propriété, qui sont les premiers moteurs de la création de logements. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le nouveau dispositif qui remplacera le « Scellier » n’est pas à la hauteur des enjeux. Doit-on s’attendre à un « sauve-qui-peut » des villes qui, pour échapper à un montant de sanctions financières paralysant, densifieraient les quartiers sociaux déjà existants et consacreraient l’intégralité des quelques terrains disponibles à du logement social. Un second effet de concentration venant s’ajouter à celui du « mythe » de la densification à outrance. On n’a pas fini de payer durement le prix de la fracture sociale qu’on doit assumer aujourd’hui pour les erreurs d’hier que déjà, celle de demain s’annonce, en bien pire.

Car la ghettoïsation urbaine  est aussi sociale et économique. La mixité sociale n’est donc pas pour demain. Elle ne se décrète pas par des contraintes financières. Qui plus est, la politique menée par le gouvernement nous conduit depuis six mois à un marasme économique qui assèche le marché immobilier, ne laissant que la puissance publique en première ligne, avec la tentation de reprendre à son compte les programmes « privés » plantés par la conjoncture. La plupart des grandes villes étant tenues par des socialistes accrocs au logement social comme la barbe au bûcheron canadien, on peut craindre un « troisième effet ghetto » supplémentaire.

Ma bonne ville de Saint-Barthélemy n’échappe pas à la règle. Le maire se targue d’être la première commune de l’agglo d’Angers pour sa proportion en logement social (38%) et il veille à en coller une bonne proportion dans tous les programmes qui lui sont proposés.  Pour quelle mixité ? Et si on en laissait un peu aux autres ?  Sans parler de l’esthétique : on ne peut pas dire que la commune se soit embellie avec ses boites à chaussures au couvercle mal reposé ou ses cubes dignes des démocraties populaires (j’ai vu les mêmes à Bratislava, avec les mêmes couleurs). Un peu dommage au pays de l’ardoise.  Il est vrai que ce n’est rien à côté du récital de laideur et d’anonymat des constructions du plateau de Mayenne. On me disait récemment que les gens n’y restaient pas à cause de la promiscuité, et que le « turn over » dans les logements était assez rapide… une fois l’attrait du neuf passé.

Heureusement, la crise est arrivée. En Anjou, on a 43% de mises en chantier en moins. Le secteur du bâtiment est au bord de l’asphyxie. Ce n’est pas qu’on se réjouisse d’une telle situation. Mais si les programmes ne se vendent pas, c’est qu’on a voulu construire trop et trop vite. Ce n’est pas un hasard si c’est en Maine-et-Loire que les mises en chantier ont le plus baissé. Les ventes à investisseurs locatifs ont reculé de 61% et les achats de logements neufs de 48%. Le passage de la TVA de 5 à 7% y est peut-être pour quelque chose. Alors que dire si elle passe à 10% ! Combien de fois faudra-t-il répéter que la situation du logement sur Angers n’est pas tendue, que le volontarisme de « peuplement » se heurte à la liberté de choix des acheteurs qui préfèrent probablement habiter dans des lieux moins… confinés. Car on ignore souvent que, grâce aux nombreuses taxes, l’immobilier rapporte davantage à l’Etat et aux collectivités locales que les milliards d’aides consacrés chaque année au logement. Mettons au moins ce répit à profit pour une réflexion en faveur d’un urbanisme plus humain et vivable.

Méditons sur ce constat : « des enfants confinés dans un milieu urbain où ils n’auront jamais l’occasion de croquer une pomme cueillie au bord d’un chemin, qui sont devenus des cibles du marketing et réclament les marques qu’ils ont vues à la télé, développent une carence sensorielle qui ne se comblera jamais... »

 


QUE DU BLEU

Rappel
DERNIER RENDEZ-VOUS BLEU AVANT LE 1er TOUR :
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Demain, samedi 9, retrouvons-nous au Mail, face à la mairie d’Angers
AUTOUR DE PAUL JEANNETEAU et ROSELYNE BIENVENU
pique-nique-sandwich de 12H30 à 14H
(chacun apporte son repas)
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venez avec votre t-shirt ou un vêtement bleu.
soyons le plus nombreux possible. Objectif : se faire voir !
Nous comptons sur vous.
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Et un dernier coup de rein : ce soir à 20H30, salle Thiers-Boisnet, 15 rue Thiers, dernière réunion publique de Paul Jeanneteau
Terminons par un feu d’artifice en étant présents pour le soutenir.
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Daniel


LE BILLET DU DIMANCHE SOIR

 

A 75 BERGES …

C’est un remix du « twist du canotier » avec Hervé de Charette dans le rôle de Maurice Chevalier et Laurent Gérault dans celui de « Schmol » qu’on nous joue dans la sixième circonscription de Maine-et-Loire, à moins que ce ne soit une nouvelle version de « A soixante quinze berges… ».

Il n’empêche cet attelage Charette-Gérault pour les élections législatives, sera peut-être interprété par certains comme un « bon coup », sans qu’on sache vraiment pour qui.

Il est vrai que ces temps derniers, le député sortant de la 6ème nous avait habitués à des contorsions acrobatiques, quittant l’UMP qu’il jugeait trop à droite –un prétexte- pour adhérer au nouveau Centre et participer ensuite à l’éphémère rassemblement de je ne sais plus quelle « alliance centriste, radicale et tutti quanti » autour de Borloo. Un fiasco qui l’a fait bien vite revenir au soutien à Nicolas Sarkozy, négocié en échange d’une investiture UMP, concoctée dans les bureaux parisiens sans aucune consultation des instances locales et en dépit de l’avis de la fédération départementale.

La réconciliation avec l’adversaire de toujours au sein de la famille, Laurent Gérault, qui, ne l’oublions pas, s’était présenté contre lui il y a cinq ans, apparaît comme un épisode vaudevillesque plus que comme un gage de sérieux pour l’avenir. C’est le fait d’un homme qui s’est progressivement isolé, qui a fait fuir tous ses amis et qui se trouve finalement prêt à toutes les concessions pour livrer ce qui sera probablement son dernier combat. Beaucoup parient qu’il le perdra.

D’abord, il y a l’âge. Presque 75 ans. Ce devrait être celui de la rédaction des mémoires, s’il était raisonnable. Et puis il y a l’usure d’un système où la gloire passée ne suffit plus à assurer les soutiens, sans oublier quelques compromissions avec le pouvoir PS régional qui en a indisposé plus d’un. C’est un couple trop discordant sur le plan des personnalités, peu moderne en ce qu’il ne respecte pas la parité homme-femme qui eût été de meilleur aloi.

Et il y a les arrières pensées. Comment ne pas voir dans ce rabibochage un règlement de compte avec le président du Conseil Général Christophe Béchu qui avait eu l’audace d’évacuer l’ancien ministre de la liste des régionales de 2010. Quelle promesse a-t-il faite à Laurent Gérault : de le soutenir s’il fait une liste centriste aux municipales d’Angers en 2014, contre le même Christophe Béchu ? Alors  ce suppléant de dernière minute ferait bien d’être méfiant et de se souvenir que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Qu’il se rappelle comment ont été traités, une fois qu’ils avaient fini de servir, les « amis » de celui qui est toute aise de le trouver aujourd’hui.

Je trouve cet épisode désolant. J’avais de l’admiration pour l’un et j’ai toujours eu de l’estime pour le second. Mais vraiment, je ne peux pas leur souhaiter de réussir.

Il y a en face un candidat UMP en congé de parti mais qui fait de la résistance. Il est bien implanté, apprécié de tous les maires des Mauges, avec une suppléante de la couronne angevine, bien située sur la circonscription. André Martin fait figure dans ce contexte de candidat du renouvellement, de la modernité et donc de l’avenir. Il n’y a dans sa candidature aucune arrière-pensée. Il n’a qu’une ambition : celle d’être au service de ses concitoyens avec ses convictions qui sont celles de la droite et du centre. Beaucoup se reconnaîtront dans sa candidature, à commencer par moi.

Sans hésitation et avec certitude.

 

 


VOUS, LES FEMMES ...

Bandeau Jeanneteau campagne

Elections législatives des 10 et 17 Juin 2012

 

Débat spécial "Femmes"

Paul JEANNETEAU et Roselyne BIENVENU

Ont le plaisir de vous inviter à échanger sur les thèmes d’actualité

(Travail, égalité, parité, famille, culture, parentalité, relations intrafamiliales,….)

 

Le Samedi 28 Avril de 15 heures à 17 heures

Au Café-Restaurant « Le Mail »

situé au jardin du Mail à Angers

(Parking Place Leclerc)

 

N’hésitez pas à venir accompagnées de vos amies, voisines et connaissances !

Pour une meilleure organisation, merci de nous indiquer par retour de mail votre présence.

Dans l’attente du plaisir de vous accueillir.

 

2012@pauljeanneteau.fr

   
 

 


L’EUROPE, L’EURO : A LA CROISEE DES CHEMINS ?



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C’est sur ce thème que Jean Léonetti, le Ministre chargé des Affaires Européennes était invité à plancher, hier soir à Briollay, devant 120 convives réunis pour un dîner-débat, à l’invitation de Paul Jeanneteau, Député de la circonscription et de Roselyne Bienvenu, sa suppléante. Catherine Deroche, notre sénatrice, avait tenu à honorer de sa présence cette soirée consacrée à l’Europe.

Après les présentations d’usage et le mot d’accueil de Paul Jeanneteau, Jean Leonetti a pris la parole pour un exposé concis mais très limpide. Le père de la loi de Bioéthique n’a pas son pareil pour rendre simple ce qui est complexe.

L'enchaînement des évènements 

En charge des affaires européennes depuis l’été 2011, il retrace l’enchaînement des événements qui a conduit à la situation que nous vivons : succession des crises depuis 2008 pour aboutir à celle des dettes souveraines, montée en puissance des pays émergents en même temps que les pays européens plongent dans l’endettement , profitant de taux d’intérêts bas et d’un euro fort. C’est un cercle vicieux qu’aggrave une perte de compétitivité non assumée. La spéculation a ensuite fait le reste.

Il souligne l’action déterminante du Président de la République qui a permis à l’Europe d’avancer sur les deux pieds nécessaires : la solidarité, thèse de la France et la discipline, thèse de l’Allemagne, qui aboutit au traité de stabilité et la mise en place du Fonds Monétaire Européen, et au compromis de Strasbourg pour laisser la BCE intervenir sans interférer sur son indépendance.

Il explique au passage l’importance de la convergence avec l’Allemagne et pourquoi, historiquement, c’est le rôle des deux pays de montrer le chemin.

Les insuffisances de l'Europe

La crise a aussi montré ce qui ne va pas dans le fonctionnement de l’Europe. La mise en place de la monnaie ne pouvait pas aller sans une gouvernance politique. L’idée d’une souveraineté partagée proposée par la France a permis d’avancer  sur le sujet. Mais cette gouvernance doit s’accompagner d’autres progrès et la convergence voulue avec l’Allemagne par un rapprochement sur le coût du travail  et une fiscalité identique sur les entreprises, est faite pour montrer le chemin à l’intérieur de la zone euro.

Autre sujet qui fait débat et qu’il faut trancher, c’est celui des limites. Le Ministre décrit ce qui est logique comme élargissement d’une construction initialement fondée sur la réconciliation franco-allemande : une Europe aujourd’hui à 27, qui a grossi plus vite que l’adaptation de ses institutions, mais une Europe faiseuse de paix et de démocratie.

Oui, mais l’Europe jusqu’où ?

Pour Jean Léonetti, elle s’arrête à la Turquie. Au-delà, on sort de l’espace culturel commun. Ce qui fait l’identité de l’Union européenne, c’est effectivement une culture commune, une civilisation partagée, des règles reposant sur les mêmes valeurs. En même temps, se pose le problème des frontières : ce n’est pas être anti-européen que de souhaiter qu’elles jouent leur rôle. A l’intérieur de l’espace Schengen, libre circulation, mais avec des frontières qui fonctionnent. D’ailleurs la réforme réclamée par Nicolas Sarkozy est prête.

De même, il partage la vision du Président de la République, sur la nécessité d’imposer des règles de réciprocité et des critères sociaux pour ne pas subir la concurrence déloyale pour nos sociétés que constitue l’invasion de produits ne répondant pas aux normes qui s’imposent à l’intérieur de l’Union. Etre européen, c’est défendre l’Europe, faire en sorte qu’elle se batte à armes égales.

La croisée des chemins

Le dernier volet de sa démonstration prend en compte la campagne pour l’élection présidentielle et les enjeux qu’elle comporte. Un bel enjeu en vérité : non seulement l’Europe est à la croisée des chemins, mais le monde lui-même  est en train de changer.  S’appuyant sur les acquis de la paix que constitue le socle franco-allemand et la dynamique que peuvent impulser deux grands peuples, c’est une Europe « puissance » qui peut éclore, à condition…

Là, il y a deux visions : celle de l’avenir qui allie solidarité et responsabilité, qui s’appuie sur la valeur travail à travers son tissu de PME, qui assoit sa puissance sur le partage de la souveraineté des états qui la constituent par le pilotage politique intergouvernemental; On reconnaît le discours de la Concorde. Et il y a le modèle du passé qui refuse la rigueur tout en voulant la solidarité, qui privilégie les dépenses sociales à la place de la compétitivité… Un vrai choix qui engage l’avenir.

Le débat suivra et portera évidemment sur les institutions, sur le rôle de la banque centrale, sur l’avenir de l’Euro,… et même sur l’Europe de la Santé, belle porte de sortie pour le cardiologue humaniste qu’est Jean Léonetti qui en profitera pour nous délivrer un message lucide et de haute volée sur l’euthanasie.

Voilà une soirée bien remplie et lumineuse a bien des égards.

 


UN COUPLE D'ENFER !


Permanence BelotLe candidat socialiste aux législatives sur la 1ère cironcscription de Maine-et-loire a ouvert une permanence à Angers, rue des Lices.

Déjà qu'il avait collé quelques affiches à Angers où on le voit dans les bras de Hollande, ce qui lui vaudra le surnom de" bébé-Hollande", voilà maintenant qu'il se met en scène avec ... son suppléant !  Quel couple ! 

Mais " où sont les femmes", chantait déjà Patrick Juvet. Il faut croire que "Bébé-Hollande" n'en a pas trouvé à sa convenance et pourtant la circonscription est grande. La parité prônée par son parti est passée aux abonnés absents. Un peu archaïque le prétendant député...

Inutile d'entrer, tout est en vitrine !!!!


PAUL JEANNETEAU DE A à Z

 

A à Z Paul Jeanneteau001


Voilà un document original pour découvrir la personnalité, le travail, les valeurs qui animent le député de la 1ère circonscription. Une manière ludique tout en étant sérieuse de se présenter : chacun peut aborder le document par l'entrée qu'il souhaite à travers le choix des mots.  

Distribué dans toute la circonscription, le A à Z est aussi à disposition à sa permanence de la rue Brémont.

 

 


RENDEZ-VOUS DE CAMPAGNE AVEC PAUL JEANNETEAU

Bandeau Jeanneteau campagne

Paul JEANNETEAU, votre député, et Roselyne BIENVENU, suppléante, vous convient à leurs prochains rendez-vous :

LA FAMILLE

La politique familiale face aux nouveaux besoins des parents

« Apéritif-Débat » en présence de

Mme Claude GREFF, Secrétaire d’Etat Chargée de la Famille

Le Lundi 2 Avril 2012 de 19h 00 à 21 h 00

Au Café des Orfèvres

14, rue du Musée à Angers (entrée du Musée des Beaux Arts)

 

 

LA PAROLE AUX JEUNES

Interpellez votre député sur tous les sujets qui vous préoccupent !

« Apéritif-Débat »

Le Mardi 3 Avril 2012 de 20 h30 à 22 h 30

A l’Abbaye Café

40 Bis, Boulevard Ayrault à Angers


LA POLITIQUE SOCIALE DU QUINQUENNAT

5 ans d’avancée : RSA, Minimum Vieillesse, Handicap, Petite enfance...

  « Apéritif-Débat » en présence de Mme Roselyne BACHELOT,

Ministre des Solidarités et de la Cohésion Sociale

Le Samedi 14 Avril 2012 de 18h 00 à 20 h 00

A la Brasserie du Théâtre, Place du Ralliement à Angers

 

Pour une bonne organisation, inscription souhaitée par retour de mail.

Dans l’attente du plaisir de vous accueillir,

 Bien sincèrement.


2012@pauljeanneteau.fr

   

 


DINER-DEBAT AVEC JEAN LEONETTI

 

 
 

Paul Jeanneteau et Roselyne Bienvenu
 
Candidat aux élections législatives des 10 et 17 juin 2012 et sa suppléante

Vous convient à un Dîner-Débat sur le thème :
«L’Europe - l’Euro : à la croisée des chemins ? »
 
avec JEAN LEONETTI
Ministre chargé des Affaires Européennes
 
le MERCREDI 21 MARS 2012 à 19 heures
 
au Restaurant « L’ESTAMINET » à BRIOLLAY
(au rond-point, face à la pharmacie)

Participation aux frais : 29€/personne
Si vous souhaitez participer merci de nous retourner votre chèque libellé à l’ordre de :
« JL BENETON, Mandataire financier » avant le 17 mars à :
Paul JEANNETEAU, 14 rue René Brémont, 49100 ANGERS

 
   
 



 

 


REGARDS SUR DIX ANS DE REGNE

 

Jean-Claude Antonini est devenu maire d’Angers en 1998. En un peu plus de dix ans, quel bilan peut-on faire de sa magistrature ?  C’est le moment de faire jouer le « devoir d’inventaire » puisqu’il a décidé de quitter son siège avant l’heure. Ayant passé moi-même de nombreuses années sous la « coupole du blockhaus » dans l’opposition, j’ai quelques points de comparaison. Aussi attendez-vous à un regard très critique sur l’œuvre du « maire formidable » comme il se qualifie lui-même, mais que j’ai toujours vu plutôt comme un « dilettante ».

C’est d’abord dix ans de « laisser-aller ». Je me souviens... 

...Lire la suite dans le dossier : "Angers Notre ville", ci-contre à gauche.