LE GRAND MALENTENDU
FAUT-IL AVOIR PEUR DE MELENCHON ET CONSORTS ?

LA BELLE VICTOIRE DES REPUBLICAINS

Gérard Larcher

 

On ne va pas bouder son plaisir.

C’est une belle victoire que Les Républicains viennent de remporter avec les élections sénatoriales. Elle était inscrite dans celle des municipales de 2014 et mécaniquement produire le renforcement du groupe qu’on a constaté hier. Mais en politique, rien n’est jamais certain et les bouleversements des précédents scrutins  de cette année auraient  pu produire des  mouvements divers et variés au sein des grands électeurs, car nombreux sont ceux qui n’ont aucune carte politique dans la poche. Il n’en a rien été : les partis traditionnels ont bien résisté à gauche puisque le  PC sauve son groupe et le PS, bien qu’en baisse, fait mieux que ce qu’on  pouvait attendre après l’effondrement de la candidature Hamon. Ce sont la droite et le centre qui profitent le  plus de cette  élection, en bonne logique.

Des raisons politiques.

Il  n’y a pas que l’effet mécanique qui a joué. Si LREM rate la marche au Sénat et est loin d’atteindre l’objectif qu’elle s’était fixé, c’est parce que les grands électeurs ont largement rejeté les projets  présidentiels concernant les collectivités territoriales, en matière fiscale et d’économies budgétaires notamment, et la méthode pratiquée qui ne respecte pas les élus.Ce n’est pas le « dernier sursaut d’un monde ancien » comme l’a stupidement commenté sa porte-parole, c’est la volonté des représentants de la France profonde de garder avec le Sénat un contre-pouvoir d’équilibre, rôle qui a toujours été le sien, face aux tentatives caporalisatrices de l’Elysée. Ce revers devrait faire réfléchir les « constructifs » : déjà qu’ils sont inutiles … Dépasser les clivages au Sénat n’a guère d’intérêt quand on connait le mode de fonctionnement des sénateurs qui ont une grande habitude de la recherche de l’approfondissement et des consensus. Le rôle  de la haute assemblée en sort renforcé et elle sera d’une grande utilité pour modérer la volonté de réforme constitutionnelle de l’exécutif qui visait à affaiblir le parlement et pour apporter sa bonne connaissance des collectivités au moment où il faudra établir la répartition des compétences et le mode de désignation des élus des communes nouvelles. Mais plus que jamais Les Républicains, ces empêcheurs de tourner en rond, vont être la cible des « progressistes » macronistes pour tenter de déstabiliser ou empêcher l’émergence d’une opposition de droite clairement identifiable et les centristes auront droit eux aussi à la danse du ventre pour les attirer. On va donc voir s’activer tous les « va-à-la-soupe », comme les nomme Luc Ferry, avec l’espoir secret, tel un Béchu ou une Keller, de décrocher un maroquin à la faveur d’un remaniement. Car la défaite de LREM au Sénat ne leur a visiblement rien appris.

Dans le Maine-et-Loire, LR garde ses deux sièges.

Sénatoriales 3 bisMalgré le contexte rendu compliqué par les manœuvres erratiques du maire d’Angers, qui a imposé son candidat à la tête d’une liste LREM, la liste conduite par sa collègue sortante, Catherine Deroche, confirme là aussi, la tendance nationale. La droite et le centre restent majoritaires dans le département, puisque les Républicains  gardent leurs deux sénateurs et que la liste conduite  par Isabelle Leroy de l’UDI ne manque l’élection que d’une vingtaine de voix, la faute probablement à la liste divers droite «dissidente » d’Adrien Denis. Le maire d’Angers s’en tire avec une demi-victoire, puisque son adjoint réussit à se faire élire avec un score correct. Il faut dire qu’il n’a pas lésiné pour convaincre les  grands électeurs d’Angers Loire Métropole de « ne pas se tromper ». Il se targue d’avoir fait élire un LR de plus, certes avec le label « constructif », ce qui est d’un cynisme consommé par rapport aux marcheurs authentiques, macroniens de la première heure.

La victoire de Catherine Deroche n’est pas un scoop, tant elle était attendue. Son travail de terrain pendant six ans auprès  de tous les élus du département et son activité au Sénat où la qualité de son travail est largement reconnue, la rendait quasiment imbattable. Le choix de son numéro deux a été le bon. Stéphane Piednoir, jeune maire d’une commune de l’agglomération d’Angers, s’est déjà fait repérer pour ses qualités de gestionnaire habile, d’élu ouvert et modéré, compétent dans les domaines qu’il a en charge. Un atout sans nul doute pour une liste par ailleurs solide. Il  participera à renouveler l’image d’une assemblée souvent considérée comme un refuge pour vieillards, ce qui est évidemment particulièrement faux. Garder ses deux sénateurs est d’une grande importance pour la fédération de Maine-et-Loire des Républicains : l’avenir se présente désormais plus sereinement.

 

Commentaires

Nano

Le comportement de tous ces francs-macrons à la Bechu est affligeant !
Leur positionnement est illisible !
Qu'attendent ils pour franchir le Rubicon comme Bruno LeTraitre et passer à LREM plutôt que de nous enquiquiner en se prétendant dans de Droite une opposition constructive à un socialisme étatique et rampant !!!!
Tu parles !?!?!
En fait, ils ne rêvent tous que d'être ministre du petit facho narcissique !!
Et de Solère, Riester, Bechû et Cie, c'est à celui qui lui lèchera le mieux les bottes !
Leur participation au concours du meilleur lécheur de bottes est vraiment une posture dérisoire !!!

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