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LA SEMAINE D’ARCHIBALD

                                                                             

                                                                              

Sainte huile. Les pirates somaliens ont le droit de s’attaquer à toutes les proies qu’ils veulent pourvu qu’elles n’appartiennent pas à un pays musulman. Le Sirius Star qui transporte du pétrole puisé dans la terre sainte d’Arabie Saoudite fait l’objet d’un contentieux avec les miliciens islamistes shebabs. Il faut dire que le précieux liquide représente 25 millions de dollars. De quoi attiser les appétits « religieux »….

                                                                      

Mélamine. Produit très courant en Chine. Magique, puisqu’on la retrouve pratiquement dans tout ce qui se fait dans le grand empire céleste. Sert de plus en plus de complément alimentaire et pas seulement dans le lait et les bonbons. Il y en a même dans les tourteaux de soja « bio ». Faut l’faire ! Chez nous, on s’en sert uniquement dans la fabrication du « Formica «  ou si vous préférez le plastique stratifié.

                                                                       

Accueil obligatoire. Quand on met en place une usine à gaz, il ne faut pas s’étonner si ça ne marche pas. C’est ce qui arrive au « droit d’accueil obligatoire » dans les écoles les jours de grève. Comment les communes peuvent elles mobiliser du personnel qualifié que la plupart n’ont pas, qui plus est épisodiquement, et en étant prévenues du nombre de grévistes 48 heures à l’avance, sans savoir combien d’enfants se présenteront réellement…. Un dispositif bien lourd et bien difficile à mettre en place, avec la meilleure volonté du monde.  Si obligation d’accueil il doit y avoir, elle ne peut que reposer sur le service public lui-même.

                                                   

Bombay. A croire que les terroristes islamistes ont choisi le lieu de leur attaque à cause du nom de la ville. Mais quand on voit la jeunesse de leurs visages, on ne peut être qu’effrayés par le machiavélisme de ceux qui les manipulent en leur fourrant dans la tête les idées qui les conduisent à de tels actes. Monstrueux ! Personne ne peut croire qu’Allah soit ce dieu si exigeant et si assoiffé de sang, fût-il d’infidèles.

                                                                                 

Prétexte. La Chine renonce à venir au sommet Europe-Chine qui devait se tenir le 1er décembre à Lyon. Elle manifeste ainsi sa mauvaise humeur au sujet de la rencontre entre Nicolas SARKOZY et le Dalaï-Lama en Pologne, le 6 décembre prochain.  En fait, on peut penser qu’elle ne souhaitait pas s’exposer en France  au moment où tant de ses produits  trafiqués font parler d’eux. Cela dit, c’est une posture inacceptable qui n’a aucune chance d’influer sur l’agenda du Président. Encore heureux !

                                                                      

Surenchère. A gauche, ce sera bientôt le trop plein de partis. De l’ultra gauche avec le NPA de Tintin, à la Gauche Moderne de Jean-Marie BOCKEL situé dans la majorité présidentielle, en passant par le « parti de gauche » de Jean-Luc MELENCHON, sans parler du PC qui voit partir son ancien Secrétaire Général, Robert HUE, le moins qu’on puisse constater c’est que le PS est en bonne compagnie. Pour exister dans ce conglomérat, il va falloir que « Martine » assure plus que 35 heures hebdo….

                                                                               

Echelons. Il y a sept échelons administratifs en France. C’est un empilage auquel plus personne ne comprend rien. Pour le constat, tout le monde est d’accord. Par contre quand on demande lequel il faudrait supprimer, là, on commence à toucher aux « écharpes » et ça devient nettement plus compliqué. Et pourtant, tout le monde sait que les départements sont étriqués, nos régions trop petites à l’échelle de l’Europe, que l’intercommunalité est venue mettre son grain de sel….Et surtout que les compétences doublonnent avec un effet « guichet » non négligeable que les petits malins savent exploiter pour se financer. Que de gaspillages !                                                                                                                                                 

Iconoclaste. Il n’a pas son pareil, Gilles BOURDOULEIX pour mettre les pieds dans le plat. Voilà qu’il veut supprimer les congés du 8 mai et du 11 novembre : ces jours de commémoration où l’on ne voit guère que les officiels (et encore, parfois ils envoient des seconds couteaux) et les représentants des associations d’anciens combattants, venir se pencher devant les monuments aux morts ou recevoir (tardivement) une décoration.  Journées de repos plus que du souvenir, c’est sûr. Sur le fond, il n’a pas tort. J’en connais qui sont plus préoccupés par l’occasion de faire le pont pour aller à la plage que de réfléchir à la signification de l’armistice du 8 mai 1945. Quant à la mise en œuvre, je lui souhaite bien du plaisir. Il n’y a plus d’anciens combattants de 14-18, mais il peut compter sur la solidarité de tous les autres pour s’opposer à son idée.

                                                                                   

Tonnerre de Brest !

                                                                            

                                                                                         

 


UN VRAI SERVICE PUBLIC DE L’AUDIOVISUEL

                                                                              

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Depuis 20 ans, personne n’avait eu le courage de poser la question de la place et de l’avenir de la télévision publique en France. C’est tout l’enjeu du projet de loi relatif au nouveau service public de la télévision actuellement en discussion au Parlement.

                                             

Lors de son annonce par le Président de la République en janvier 2008, la réforme de l’audiovisuel public a suscité de nombreuses réactions, tant dans le paysage audiovisuel français, que dans la classe politique. C’est la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy a souhaité que cette réforme se fasse dans un esprit de concertation et de débat. La commission Copé, mise en place par le Président de la République, et composée de 32 membres, professionnels et parlementaires de tous bords politiques, a travaillé à un rapport pendant près de 4 mois, auditionné près de 250 personnes et reçu des milliers de contributions. Le 25 juin 2008, cette commission a remis ses conclusions au Président de la République, en préalable à l’élaboration du projet de loi.

                                                               
Aujourd’hui, le projet de loi comporte deux volets majeurs :

La suppression progressive de la publicité entre 20h et 6h dès le 5 janvier 2009

La télévision publique doit, par définition, offrir le meilleur contenu éditorial possible en donnant au plus grand nombre un accès à la culture grâce à des programmes de qualité qui favorisent la création. Or, aujourd’hui, les chaînes de service public obéissent aux mêmes règles mercantiles que celles du privé parce qu’elles sont régies par les règles de la publicité et de l’audimat.

                                                                     

En supprimant la publicité, le Président de la République souhaite redonner au service public un rôle de transmission des savoirs, de promotion du patrimoine, de fenêtre ouverte sur le monde. Cela sera possible si les intérêts commerciaux ne sont pas en jeu.

                                                              

Le manque à gagner dû à l’arrêt de la publicité a été estimé à 450 millions d’euros en 2009 par la Commission Copé. Pour faire fa ce à ce manque à gagner, le gouvernement a annoncé 3 mesures :

- L’Etat attribuera dans les prochaines semaines une dotation en capital de 150 millions d’euros à France Télévisions.

- Les opérateurs de téléphonie mobile et les fournisseurs d’accès à internet qui développent de nouveaux contenus et par exemple pour Orange, des chaînes de télévision, seront taxés à hauteur de 0,9% sur leur chiffre d’affaires.

- L’arrêt de la publicité sur la télévision publique entrainera un report des annonceurs sur les chaînes privées. Ces dernières feront donc l’objet d’un prélèvement d’environ 3% sur leurs recettes publicitaires, soit environ 80 millions d’euros.

                                            
La nomination du Président de France Télévisions par le Président de la République

Jusqu’à aujourd’hui, le Président de France Télévisions était nommé par le CSA.

Désormais, ce sera le Président de la République, sur avis conforme du CSA qui nommera le Président de France Télévisions. Le Parlement, qui dispose depuis la réforme des Institutions de droits plus élargis, pourra quant à lui, opposer son véto à la majorité qualifiée.

Cette nomination sera donc plus démocratique et plus légitime puisqu’elle nécessitera une double validation. Malgré tout, c’est un point qui reste sujet à caution et qui prête le flan au procès en « reprise en main par le politique ». Car évidemment c’est réversible en cas d’inversion de majorité.

                                               

Nicolas Sarkozy a souhaité que le service public de l’audiovisuel français s’adapte aux nouveaux moyens de communication qui prennent une part importante dans la vie de chaque Français. Internet, la TNT, les offres de la téléphonie mobile sont autant d’avancées technologiques qui rendaient nécessaires cette grande réforme de l’audiovisuel public.

Les Français doivent avoir à l’esprit que le service public a l’ardente obligation d’être ambitieux, audacieux et moderne. Cette réforme est une avancée majeure pour le paysage audiovisuel français.

                                                                    

                                                                                  

                                              


UNE MINISTRE COMME PRESIDENTE

                                                                                         

                                                                                                  

Loin de moi l’idée de remplacer l’élection à la présidence de notre fédération UMP de Maine-et-Loire par un quelconque mode de désignation plus ou moins monarchique, fût-il « républicain ». Mais enfin, nous voyons bien que pour la prochaine élection, le président sortant n’aura pas, sauf surprise, de concurrent. Une voix suffirait. 

                                                                                                                          

Dans ces conditions, le Bureau Politique composé de nos grands élus départementaux devrait avoir la bonne idée de proposer à notre Ministre de la Santé, Roselyne BACHELOT, de se présenter avec leur soutien. Ce serait une reconnaissance du travail remarquable qu’elle accomplit au sein du Gouvernement, à un poste difficile, et un honneur pour notre fédération que de placer à sa tête une femme dont la popularité et le militantisme ne sont plus à démontrer. Sa présence régulière sur le terrain en dépit de sa lourde charge en est la preuve si besoin est. Quelle valorisation pour l’image de notre fédération !

                                                                                                                               

Et puis, ne serait-ce pas préparer certaines échéances à venir ?

Ce n’est là qu’un avis personnel, mais je pense qu’il est partagé par beaucoup de nos amis.    

                                                                      

                                                                                                                                                      


L’OPPORTUNITE

                                                                                                    

Grenelle  

                                                                                  

La croissance verte, c’est une réalité. Mais il serait plus exact de dire que la mutation écologique de notre société sera à l’origine de la création de richesses. Des outils sont déjà en place comme le fonds doté de 400 millions d’euros sur 5 ans pour financer le développement du véhicule du futur, le biocarburant de 2ème génération et le stockage du CO2. De même un fonds de 330 millions sur 3 ans a été mis en place pour soutenir les projets de production de chaleur collective à partir d’énergies renouvelables. Comme l’a annoncé Jean-Louis BORLOO, l’effort et les investissements consentis pour la rénovation des bâtiments, les transports propres, les énergies renouvelables vont créer 200 000 emplois d’ici 2012.

                                                                  

Un vrai pactole pour la croissance : ce ne sont pas des emplois délocalisables, ce sont des industries qui importent peu de matières premières, avec une valeur ajoutée indéniable à en attendre.

                                                                      

L’ADEME verra son budget doubler en 3 ans, pour dépasser les 600 millions d’euros. Ce sera l’acteur principal de cette grande mutation verte. Une réelle opportunité à saisir pour participer à la lutte contre la récession.

                                                                     

                                                                       

                                                       

 

 


CONTRE SENS

                                                                              

                                                                                  

                                                                                             

Je vais vous raconter l’histoire d’un Français sympathisant de gauche qui sort d’un long coma. Il s’enquiert de la situation politique et on lui dit que la gouvernement venait de faire voter le RSA, qu’il est décidé à réformer l’audiovisuel public en le libérant de la quête des finances publicitaires et donc de la dictature de l’audimat sur les programmes, qu’il a fait récemment adopter une réforme constitutionnelle donnant, entre autre, plus de pouvoir au parlement,…. et que l’opposition s’est cantonnée dans le refus ou l’abstention. « C’est donc la gauche qui gouverne, alors ! » s’exclame-t-il, joyeux, tellement il lui paraissait logique que ces décisions aient été prises par un pouvoir de gauche.

                                                                                  

Eh bien non ! C’est un gouvernement de droite, qui a pratiqué l’ouverture, qui est à l’origine de ces réformes. Heureusement, sur bien d’autres sujets, les sympathisants de droite peuvent s’y retrouver. Mais n’est-ce pas ainsi gouverner pour l’intérêt général ?

                                                                                      

                                                                              

                                                       


PARI SUR LA CROISSANCE VERTE

                                                                                                          

Grenelle   

                                                                               

                                                                         

Le président de la République a rappelé, à l’occasion d’un déplacement en Seine-Saint-Denis, le 4 novembre, les vertus du Grenelle de l’environnement en période de crise économique, estimant que ses engagements constituaient une « réserve de croissance fantastique ».

                                                       

« Tout ce qu’on est en train de faire sur le Grenelle de l’environnement, on le respectera scrupuleusement, parce que c’est une réserve de croissance fantastique… La crise financière et la crise économique ne font que renforcer la nécessité de la révolution environnementale (...) on ne doit pas la retarder cette révolution, on doit l’accélérer justement parce qu’on doit produire autrement », a déclaré Nicolas Sarkozy lors d’une table ronde qui a ponctué la visite d’une usine de plaques en plâtre du constructeur Saint-Gobain.

                                                                                   

Le chef de l’Etat a souligné la « révolution » que constituait à ses yeux le Grenelle conclu il y a tout juste un an, dont le premier projet de loi a été adopté il y a deux semaines à l’Assemblée nationale par la quasi-unanimité des députés.

                                                            

Il a notamment défendu le système du bonus-malus déjà appliqué dans l’automobile. « Si aujourd’hui le marché automobile français est infiniment moins déprimé que les autres marchés européens, c’est parce qu’il y a le bonus » en répétant que le Gouvernement travaillait sur son extension à « d’autres familles de produits ».

                                                            

Il a également souligné l’importance du marché de l’isolation des logements prévu par le Grenelle. Selon la Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, citant des experts indépendants, le bâtiment doit à lui seul permettre de créer 200 000 emplois.

« Les gens sont prêts à nous faire confiance mais a une condition, c’est qu’ils ne se fassent pas avoir », a lancé Nicolas Sarkozy aux représentants des professionnels du bâtiment en précisant qu’il n’était  pas question que les économies d’énergie réalisées ne profite pas aussi au locataire.

                                                                        

Le président a promis aux industriels du secteur que l’Etat soutiendrait le marché de la remise à niveau environnementale et qu’il agirait pour que soient créées les conditions d’un marché pour faire baisser les prix de ce qui est propre, au besoin par des mesures « d’incitation fiscale » à titre provisoire.

                                                                 

Estimant que l’Europe devait montrer l’exemple, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois répété que le paquet « énergie-climat » de la Commission européenne serait adopté par les 27 pays de l’UE en décembre comme prévu, malgré les réticences de certains membres.

                                                                    

                                                                                                

                                                                                   


CE QUE ME DIT MA BOULE DE CRISTAL

                                                                                                         

Nuages noirs                                                                             

                                                                     

Le Président de la république ne ménage pas ses efforts et s’active à mettre en place rapidement tous les contre-feux possibles pour enrayer la crise économique qui succède à la crise financière. Et il a raison. De la rapidité d’intervention dépend l’extension du sinistre. Mais la crise que nous abordons en cette fin d’année, n’est pas née en octobre subitement. De nombreux signes avant-coureurs l’annonçaient. Si la France a été touchée un peu plus tard que ses voisins, c’est en raison de l’application de la loi TEPA qui a injecté près de 8 milliards d’euros dans les rouages.

                                                                                 

Mais le retournement conjoncturel de l’activité est bien antérieur à la crise financière récente et la plupart des pays développés étaient entrés en récession avant même le déclenchement de la crise du début septembre. A l’origine, cette dégradation s’expliquait largement par la fin du cycle de l’immobilier et par la hausse des prix des produits de base et le prélèvement qui en résultait sur le revenu disponible des ménages dans les pays consommateurs, avec la stagnation ou la baisse du pouvoir d’achat.

                                                                                                   

La crise financière a entraîné brutalement de fortes révisions en baisse des projets d’investissement industriel, un mouvement de déstockage important et au total il faut s’attendre à un net recul du PIB au quatrième trimestre 2008 et sans doute encore au premier trimestre 2009 dans les principaux pays de l’OCDE.

                                                                        

Le deuxième fait important du mois d’octobre est la prise de conscience de l’extension des tensions financières et du ralentissement économiques aux « pays émergents ». Cela a dissipé tout espoir de soutien des profits venant de ces régions et a contribué à la nouvelle vague de baisse des cours boursiers, mais du même coup, écarte à court terme toute menace d’un rebond des prix du pétrole et des matières premières. Il en résultera une accélération de la désinflation.

                                                                                   

Les plans gouvernementaux de soutien des banques et du crédit ont été décidés et mis en oeuvre rapidement et les Banques centrales ont très largement facilité l’accès à la liquidité pour les banques commerciales (et même pour les entreprises aux Etats-Unis). La détente des marchés monétaires suggère un tout début de normalisation. Mais les inquiétudes restent fortes et il faudra plusieurs mois pour stabiliser les marchés et pour absorber les chocs d’une rare violence que nous venons de connaître.

                                                               
La récession dans les pays développés était largement prévisible depuis plusieurs mois, ainsi que le ralentissement de croissance dans les pays émergents. La dimension de la crise financière du début de l’automne, la volatilité  rarement vue des valeurs d’actifs, la tension forte sur les marchés financiers conduisent à un recul du PIB dans les pays développés de l’ordre de un demi-point. Parallèlement, les pays émergents qui n’échappent pas à la tempête financière et doivent affronter un recul de leurs exportations, pourraient voir leur taux de croissance divisé par deux en 2009, y compris en Chine. Cette dernière étant confrontée par ailleurs à un problème de fiabilité de ses produits.

                                                                                          

La baisse du prix des matières premières est pour nos pays développés une première bonne nouvelle. Elle en entraîne une deuxième : l’inflation a aujourd’hui totalement disparu. Ce qui permet à la BCE de s’engager dans un cycle de baisse de ses taux d’intervention qui devrait l’amener à retrouver le point bas de 2% d’il ya trois ans. On peut penser que la Réserve fédérale américaine va s’en tenir durablement au taux actuel de 1%.  De ce fait, le scénario d’un enlisement durable «à la japonaise» est improbable pour l’Europe et les Etats-Unis. Les réactions des autorités publiques ont été immédiates, coordonnées et de grande ampleur et la correction de certains excès est engagée.

                                                                 

Mais nous n’échapperons pas à une remontée générale et significative du chômage et à un accroissement des besoins de financement publics d’au moins 1 à 2 points de PIB supplémentaires. La récession a commencé au troisième trimestre aux Etats-Unis et dès le printemps dernier dans la zone euro et au Japon. Elle s’annonce dure à la fin 2008. Après trois à quatre trimestres de contraction du PIB, la forte baisse du prix du pétrole, la baisse de l’inflation, la fin probable du recul de la construction de logements aux Etats-Unis et les injections de liquidités dans le système financier pourraient conduire à une stabilisation et à un rebond de l’économie à partir de l’été 2009. Cependant, cette reprise sera durablement bridée par le nécessaire effort de désendettement et de reconstitution du bilan de tous les acteurs économiques.

                                                                                
Après l’inévitable convalescence financière, le retour à une croissance positive et plus stable peut être envisagé à partir de 2010.

                                                              

Inch’ Allah !

                                                                              

                                                                                                  

                                                                               


EPILOGUE

                                                                                                         

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Donc ce sera Martine. Cet épisode nous aura appris (ou confirmé) bien des choses.

                                                                         

D’abord que chez les socialistes, on est toujours prêt à donner un petit coup de pouce au destin avec des « erreurs matérielles ». Ensuite, que Ségolène ROYAL est prête à tout pour prendre le pouvoir. La mise en scène de sa victimisation a été soigneusement mise au point dès jeudi soir dernier en utilisant des procédés dignes des formations fascisantes de l’avant guerre : intox en brandissant avant l’heure des scores fantaisistes, dramatisation médiatique, pression par l’appel à manifester, sans parler de procédés probablement moins avouables au regard du score de certaines fédérations … Sans parler de sa conception de la démocratie qui oublie que la "légitimité" d'une élection commence à la moitié des voix +1. Décidément elle ne recule devant rien. Cette femme est dangereuse. Ces gens-là nous donnent leur parti en exemple de vie démocratique. Non, merci !

                                                                                                  

Au fond, cette démocratie dont ils ont plein la bouche, a tout à gagner avec la désignation de Martine AUBRY comme première Secrétaire. On sait qu’avec elle, ce sera une opposition musclée, mais on peut avoir la certitude qu’elle respectera la légitimité républicaine. Elle, au moins, est prévisible !

                                                         

                                                                                                           

                                                                   


LA SEMAINE D’ARCHIBALD

                                                                                        

                                                                    

Avec un jour de retard pour cause de péhècite aiguë.

                                                  

Reims.  A la sortie du G20, la semaine dernière à Washington, un journaliste interroge DSK. « Vous avez suivi Reims ? – Pas vraiment, pas vraiment… » Et il enchaîne : « Reims contre qui ? » … Rapporté par la presse, je n’invente pas, je vous jure.

                                                

Ramage. On la voit beaucoup notre Secrétaire d’Etat aux « Droits de l’Homme ». Dans presque toutes les émissions cultes de bavardages politiques. Et elle se défend bien. Notre Rama YADE, n’est pas que jolie. Elle a aussi une sacrée culture, une dialectique solide et un sang froid à toute épreuve, sans parler d’un sens inné de la répartie. On ne s’étonnera pas qu’elle soit bien cotée dans les baromètres de popularité. J‘oubliais l’important : elle vient de commettre un ouvrage intitulé « les droits de l’Hommes expliqués aux enfants de 7 à 77 ans ». En Tintinomaniaque averti, j’apprécie le clin d’oeil !

                                                                              

Immortelle. Un parcours fait de courage, de conviction, d’abnégation parfois, de lucidité et de grande générosité. C’est comme cela que je vois Simone VEIL. Sa vie aurait pu être un roman. Mais, en ce qui la concerne,  la réalité a dépassé la fiction. Elle reste pour nous tous une conscience, l’espérance faite femme. Son entrée sous la « coupole » ne pouvait faire que l’unanimité. Un hommage tellement mérité ! A défaut d’être éternelle, la voilà en tout cas « immortelle ».

                                                                                

Et de vingt-cinq !  La suède vient de ratifier le Traité de Lisbonne. C’est le 25ème pays de l’Union à approuver le texte. Sur 27 !... Donc, l’Europe avance. A propos, si on redemandait aux Irlandais ce qu’ils en pensent aujourd’hui, continueraient-ils de dire non ? 

                                                                                           

UBS !! Non, ce n’est pas un hoquet, mais ce pourrait-être de l’étonnement. UBS, c’est la banque fédérale N°1 de la Suisse.  Elle a dû être recapitalisée elle aussi par la Confédération Helvétique (47 milliards de dollars de pertes liées aux subprimes). Comme quoi tout se perd. Si on ne peut plus faire confiance même aux banques suisses, où va-t-on ? Du coup, elle ne versera aucun bonus à ses dirigeants cette année. Privés de Noël ! Normal.

                                                            

Flèches. Notre Ministre de l’Education, Xavier DARCOS, est certainement exaspéré par les grèves à répétition des enseignants. C’est vrai que ça ne fait pas avancer le « smilblick ». Mais pourquoi cette ironie mordante sur les antennes contre les manifestants ? Venant d’un homme qui nous avait habitués à son urbanité, c’est plutôt surprenant. Surtout, ce mépris n’est pas de nature à soigner le grand corps malade. Pour faire une bonne réforme, il faut l’adhésion de ceux qui sont appelés à l’appliquer. On ne me fera pas croire que tous les syndicats sont à mettre dans le même sac.

                                                                             

Tapis. L’ancien homme d’affaire qui s’éclate aujourd’hui dans le théâtre, Bernard TAPIE, a l’intention d’utiliser l’indemnité qu’il a perçue à la suite de son litige avec le Crédit Lyonnais, pour créer « un fonds de placement pour entreprises à la peine ». Elles iront à TAPIE pour ne pas aller au tapis. Et si c’est le Modem ?

                                                                               

Super glue. Une commission a la lourde tâche de vérifier le comptage des voix obtenues par les deux rivales du PS. « le récolement » dit-on avec un brin de « technocratité » dans la voix. Ce que le vulgum a tout de suite traduit par « recollement ». Et dire qu’il faut recoller les pots cassés est un doux euphémisme. On espère qu’ils ont pris de la colle forte. Y a des surdoués qui disent que c’est tout ce que le PS a trouvé pour occuper le devant de la scène. De ce point de vue, c’est plus que réussi !

                                                                        

Tonnerre de Brest !

                                                                         

                                                                                   

                                                 


Piètre Spectacle…

                                                                                                           

                                             

                                                          

…. ou « Parti Suicidaire », « Pire Scénario », « Présomptueuse Ségolène », « Parties Sectaires »…. On déclinerait à l’infini les initiales d’un parti à la dérive. Les adhérents devaient trancher. Ils l’on fait dans les pires conditions. Le plus inquiétant c’est le spectacle auquel on assiste : un drame familial où plus personne ne se fait confiance et où chacun s’accuse de gruger l’autre. Mais s’ils ne se font pas confiance eux-mêmes, s’ils leurs militants sont prêts à tout pour arriver à leurs fins, que penser du comportement de tels militants quand ils ont entre leurs mains les urnes des scrutins nationaux. C’est à peine si la pensée m’effleure que peut-être l’élection municipale d’Angers…

                                                                             

Je reconnais qu’il est facile d’ironiser sur une telle déconfiture démocratique. Eux qui nous donnent tant de leçons en ce domaine ! Comme si le PS avait le monopole de la démocratie ! C’est qu’on n’en aurait presque oublié que d’autres partis pratiquent aussi la démocratie interne.  Excusez du peu, mais je préfère encore la pratique qu’on en a à l’UMP. Il est vrai que les procédures par vote électronique et commission de contrôle, pour l’élection des organes nationaux, permettent infiniment moins de contestation (il y en a toujours) que ces procédures d’un autre âge auxquelles le PS est resté fidèle. L’UMP renouvelle actuellement dans la sérénité ses instances locales et départementales. Il y avait plus de 150 militants pour voter dans la 1ère circonscription. Il y avait notamment 5 candidats pour 2 sièges au Conseil National. Un scrutin avec émargement comme il se doit, vraies urnes et contrôle contradictoire… Bref, la démocratie dans toute sa simplicité.

                                                                               

Ce qui arrive au PS, c’est tragique pour l’ensemble de notre vie démocratique. La majorité n’aura jamais autant de légitimité que par la présence d’une opposition qui contrôle, critique, propose d’autres voies. Pour l’instant le PS est dans l’impasse. Et la haine transpire entre les cheftaines qui s’affrontent. Il n’est pas trop fort d’affirmer que les résultats trop serrés de cette élection, après un congrès de Reims complètement raté, avec les rebondissements des corrections apportées ici où là au gré des fédérations et les convulsions contestataires, provoquent une véritable et profonde déchirure.  Le parti est coupé en deux, partagé entre deux lignes quasi inconciliables que le choc des égos complique à l’extrême.

                                                   

Ségolène ROYAL ne lâchera rien. Elle excelle dans le rôle de martyre. Elle poussera la victimisation jusqu’au bout afin d’en prendre prétexte pour garder intacte sa volonté d’être la « candidate ». Car il n’y a que cela qui lui importe. Plus que jamais elle est la « candidate-de-dans-quatre-ans » et veut le rester. D’ailleurs, élue à la tête du PS, elle en aurait confié la gestion à Vincent PEILLON. C’est dire si ça l’intéresse ! Elle a en face d’elle une Martine AUBRY droite dans ses bottes. Elle avait l’arithmétique pour elle. Elle doit tout de même être déçue de ne pas avoir eu tous les reports. Mais elle ne lâchera pas non plus. Face à l’imprévisible baronne du Poitou, elle incarne la ligne claire : celle d’un parti, certes renouvelé, mais fidèle à sa tradition militante et à son ancrage bien identifié à gauche. Quoi qu’il arrive, l’une comme l’autre ne représente que la moitié du champ électoral que le PS doit couvrir par le jeu des alliances, en rassemblant  de la gauche au centre pour espérer l’emporter. Et le leader charismatique qui pourrait relever ce « challenge » n’existe pas pour l’instant.

                                                                               

La semaine qui s’annonce nous réserve sûrement encore bien des surprises, car manifestement, le vaudeville n’est pas terminé.

                                                                                

                                                                                       

                                       


G 20

                                                                                                                              

G20news                                          

                                                       

Le sommet des puissances industrialisées et émergentes (G20), destiné à élaborer une stratégie concertée de lutte contre la pire crise financière mondiale depuis 1929, s'est tenu à Washington le week-end dernier.

                                                                     

C’est un événement d’ampleur que nos médias nationaux ont parfaitement sous-estimé, tout accaparés qu’ils sont par les palinodies du congrès de Reims du PS et de ses suites. Pendant que les socialistes s’amusent à la démocratie, passant de la proportionnelle au majoritaire avec ce que cela suppose de téléscopage, et accaparent l’attention de journalistes friands et complices, les dirigeants importants de la planète échangeaient sur les remèdes à apporter à la crise financière et économique qui s’étend.

                                                                                                  

Bien peu auront souligné la singularité d’un événement qui, comme le souligne excellemment Jean BOISSONNAT, vient de nous faire entrer dans un nouveau monde. La tenue d’un sommet quasi mondial avec la participation de pays comme la Chine, l’Inde, la Russie, jusqu’alors écartés de ces concertations, montre, s’il en était besoin, l’universalisation de notre société, après l’universalisation de l’économie. Comme aucun pays n’est épargné par la crise, le G20 assume une responsabilité collective. Pouvait-on imaginer, il y a seulement un an, tous ces pays réunis pour se mettre au chevet de l’économie mondiale et réfléchir ensemble aux meilleurs moyens d’organiser les marchés financiers et les banques, avec comme objectifs de les mettre en capacité de prêter aux entreprises et de rassurer les épargnants ? Et le fait que l’Europe soit à l’origine de cette réunion, et au premier rang la France, n’est pas anodin.

                                                                                

La question est de savoir s’il en est sorti quelque chose. Là encore, vu la place accordée dans les journaux écrits et audiovisuels, on pourrait douter des résultats obtenus. On n’attendait rien de concret, évidemment. Une telle institution est plus un forum de discussions qu’un lieu de décisions. Le communiqué final fait pourtant état de pistes et indique des directions qui feront l’objet d’un état des lieux sous 100 jours. Avec un accord de fond, ce qui est très important, pour mieux surveiller les sociétés transnationales et renforcer le pouvoir des institutions financières comme le FMI et la Banque Mondiale.

                                                             

Au moment où les Etats-Unis sont en vacance de pouvoir, il était difficile de faire plus. Et pourtant sur trois domaines clés, celui de la transparence et de la responsabilité, celui de la régulation et celui de l’intégrité des marchés, des objectifs très précis ont été  fixés sur lesquels les ministres des finances vont devoir plancher d’ici la prochaine réunion. Pour une première, c’est déjà beaucoup. Et on n’est qu’au début d’un cycle. Car, ne nous méprenons pas, ceux qui voudraient minimiser l’action de Nicolas SARKOZY dans cette affaire, font fausse route. Il s’agit bel et bien de refonder le capitalisme et de remettre à plat le système financier et monétaire mondial. Croire que cela pouvait être fait et obtenu dès la première réunion relève de la naïveté ou de la mauvaise foi…

                                                                 

Le paradoxe, c’est que le G20 redonne du même coup une légitimité nouvelle à l’économie de marché qui pourrait bien sortir renforcée de la crise qu’elle traverse. 

                                                                                                                     

Mais ce bas monde n’est pas à une contradiction près.

                                                             

                                                                                                         

                                                                                     


FONDS STRATEGIQUE

                                                                                               

                                 

                                                             

Filiale de la Caisse des dépôts et consignations, le Fonds stratégique d’investissement sera doté de 20 milliards d’euros. Objectif : soutenir les entreprises stratégiques pendant la crise.

                                                                    

Le président de la République avait annoncé, le 23 octobre, la création de ce fonds destiné à investir dans des entreprises françaises stratégiques. Nicolas Sarkozy a choisi d’annoncer sa concrétisation à Saint-Julien de Chedon, Loir-et-Cher, devant les ouvriers de Daher, un sous-traitant industriel dans lequel le fonds va investir 85 millions d’euros. 

                                                                                                                               

« Nous souhaitons faire de la crise une opportunité pour le développement », a-t-il expliqué. "Face à la crise, deux stratégies : soit on reste cloîtré chez soi, soit il y a du gros temps, et on y va de façon offensive". "On renforce les moyens dans les entreprises, on renforce les universités, on met de l’argent au service du développement, a poursuivi le Président [...] La meilleure politique sociale, c’est celle qui permet de continuer à investir dans l’industrie, on met l’économie au service du social."

                                                                                                                      

Ce fonds est destiné à soutenir les entreprises hexagonales qui seraient en difficulté face à la crise, a expliqué Nicolas Sarkozy, pour "stabiliser des entreprises qui pourraient être des proies pour les prédateurs". Il sera aussi chargé d’investir sur le long terme pour financer des projets industriels, en prenant notamment des participations dans les entreprises stratégiques.

                                                                         

Le Fonds stratégique d’investissement sera une filiale de la Caisse des dépôts, dont il sera l’actionnaire majoritaire, l’Etat étant actionnaire minoritaire. Le chef de l’Etat a précisé que la participation de l’Etat serait minoritaire "mais importante". Les 20 milliards d’euros seront apportés par la Caisse des dépôts et consignations et par l’Etat.

                                                                                 

"Les actionnaires du fonds, la Caisse des dépôts et l’Etat, pourront le doter de 6 milliards d’euros de liquidités pour avoir dans les mois qui viennent une réelle capacité d’action, ce fonds c’est une arme anti-crise. Le reste des actifs, soit 14 milliards, sera apporté sous forme de participations qu’ont la Caisse des dépôts et l’Etat", a précisé le chef de l’Etat.

                                                                                                      

Le Gouvernement va préparer un "plan de relance des infrastructures françaises"

Le président a aussi annoncé, en marge de sa présentation, que l’Etat travaillerait dans les prochaines semaines à un "plan de relance des infrastructures françaises et sur la mise en pratique concrète du développement durable".

                                                                            

Nicolas SARKOZY continue de peaufiner sa stratégie pour enrayer la crise en privilégiant le pragmatisme et le volontarisme. C’est le retour de l’Etat en première ligne, dans ses fonctions régaliennes de protection et de régulation de l’économie. La différence avec ce que feraient les socialistes : l’absence d’idéologie. Comme pour Alsthom, le moment venu, l’Etat se désengagera dès que la situation le permettra.

                                                                               

                                                                                          

                                                                       


PENDANT LES QUERELLES … LA CRISE CONTINUE

 

                                                                                      

                                                                           

Le PS est complètement pris dans le maëlstrom de ses élections internes. Au moins cela fait un peu de divertissement parce que la crise, elle, n’attend pas pour étendre ses effets à l’économie réelle. La consommation est en panne et les secteurs les plus touchés apparaissent en toute lumière : au premier rang, l’industrie automobile.

                                                      

Pour sa part, le Gouvernement a fait tout ce qu’il pouvait pour le redémarrage de ce qui peut l’être : rétablissement de la confiance bancaire et des possibilités de crédit, mesures de soutien à l’emploi… Mais tant que l’épée de Damoclès de l’économie américaine pèsera sur le contexte international, il ne faut pas s’attendre à des miracles, tout dépendant que nous sommes, hélas, de la consommation des habitants du géant d’outre atlantique. 

                                                                                      

Beaucoup de voix s’élèvent pour demander une augmentation générale des salaires. Cela aurait peut-être l’avantage de pousser la consommation et donc de donner de l’oxygène aux entreprises tout en assurant des rentrées de TVA à l’Etat. Une initiative qui présenterait l’inconvénient, dans une période qui exigerait en principe un peu d’austérité, de creuser le déjà pesant déficit de notre commerce extérieur et cet inconvénient majeur ne milite pas pour une telle mesure. Il faut savoir que dans un pays comme le nôtre, qui est loin d’avoir achevé toutes ses restructurations, toute augmentation du pouvoir d’achat se traduit par une vive hausse de nos importations. Tant que nos industries ne seront pas plus innovantes ni plus compétitives… Néanmoins, le gouvernement a décidé d’augmenter les primes de fin d’année, pour tenir compte de l’inflation.

                                                        

La France n’aborde pas cette crise dans les meilleures conditions et il est vain de vouloir en faire porter le chapeau à l’action de Nicolas SARKOZY. C’est l’endettement qui empêche le plus la lutte contre la crise. Comme le gouvernement n’a pas d’autre choix pour limiter le chômage, que d’aider les petites et moyennes entreprises sous toutes les formes possibles fiscales ou directes, que celui-ci gonflera tout de même, et comme inévitablement les recettes diminueront creusant d’autant les déficits, c’est la dette qui enfle et qu’il faudra bien réduire un jour. Ce sont les économies des pays les moins endettés qui émergeront les premières de la crise.

                                                        

Jusqu’à maintenant, l’exécutif ne s’en sort pas mal. Il faut dire que l’opposition n’a pas grand-chose à proposer et qu’elle est constamment prise à contre-pied par les initiatives pragmatiques qui sont décidées. Mais il ne faudrait pas que la situation s’éternise. On sait que les décisions internationales mettent toujours du temps à s’appliquer, alors que le « temps » social vit à un rythme plus rapide. Le décalage va entraîner un durcissement des mouvements sociaux, s’appuyant sur le constat simple que depuis l’élection du président, la situation s’est dégradée. Ce qui est vrai. Qu’il n’en soit pas responsable ne change rien à l’affaire. En attendant, le gouvernement serait bien inspiré de repousser les réformes, certes souhaitables comme la « possibilité » de travailler jusqu’à 70 ans, mais qui paraissent comme autant de provocations dans un contexte où l’on est loin de pouvoir assurer le plein emploi avec tous ceux qui peuvent travailler jusqu'à 60 ans.

                                                          

                                                                                                              


LE CONCERT

                                                                                               

                                                                                        

Ils sont trois sur scène, trois guitaristes. Derrière eux, le podium sur lequel est installé l’ensemble complexe des percussions qui ne laissent émerger que le haut du tronc du batteur et les mouvements théâtraux de ses bras prolongés par les baguettes.

                                                                                    

Au centre, le chanteur, muni d’une guitare acoustique qui rythme son chant, se dandine devant le micro. Il est accompagné, à droite, de la guitare basse que le musicien sollicite en gestes larges et lents pour obtenir de longs sanglots qui se prolongent et résonnent. Celui qui est à gauche tient une guitare électrique serrée contre lui. Les genoux demi-fléchis dans l’attitude si caractéristique du guitariste de musique moderne, il est concentré sur sa ligne mélodique, la tête baissée vers ses mains qui se déplacent en rythme cadencé sur les cordes et le manche de l’instrument.

                                                                        

Un éclairage blanc tombant verticalement sur chacun d’eux accentue les contrastes avec l’ombre qui envahit toute la scène. La voix chaude s’est collée au micro pour mieux prendre possession de la salle. Puis les instruments prennent le relais. Insensiblement le rythme s’accélère. Le chanteur a abandonné le micro et se balance d’arrière en avant en cadence, tandis que ses compères passent d’un pied sur l’autre, d’avant en arrière, au gré des pulsions qu’ils génèrent. La tension a gagné le guitariste de gauche dont les mains courent de plus en plus frénétiquement sur l’instrument. Les notes se superposent, ponctuées par les coups sourds de la caisse et les battements colorés des percussions, pour former un ensemble plein qui remplit tout le volume du théâtre.

                                                                                                                                                         

Les jeux de lumière s’animent maintenant, les couleurs alternent et accordent leurs mouvements aux sons, gagnés qu’ils sont  par le crescendo. Les musiciens tournent maintenant le dos au public. Ils entourent le batteur comme pour mieux se mettre à son tempo. Pendant qu’il martèle ses différentes caisses, ponctuant d’éclairs de cymbales la frénésie qu’il produit, les guitaristes suivent et accélèrent en une trépidation convulsive dont l’intensité augmente en ondes successives qui paraissent ne devoir jamais s’arrêter. Le stromboscope flashe la scène d’une pulsation éblouissante qui accroît l’effet spasmodique des sons et de la lumière. La salle vibre, nos poitrines encaissent physiquement les halètements suraigus des instruments. On atteint le paroxysme dans une sorte de transe immatérielle qui sature les cerveaux sans laisser le moindre espace. Puis, soudain, celui qui chantait fait un saut prodigieux sur la scène, guitare en main, et en retombant, d’un coup, libère…le silence, et plonge la scène dans le noir absolu.

                                                                           

Repos !

 

 

C'était "Minor Majority" au THV de Saint-Barthélemy...                                                       

                                                                                         


LA SEMAINE D’ARCHIBALD

                                                                                      

                                                     

11 novembre. Nicolas SARKOZY avait choisi de fêter ce 11 novembre, 90ème anniversaire de l’armistice, à Douaumont, dans le cadre impressionnant de l’ossuaire et du cimetière immense qui l’entoure. Une cérémonie emprunte d’une grande solennité à laquelle l’Europe était associée. L’occasion de célébrer les bienfaits de la paix qu’il a traduit dans les faits et concrétisé par ce geste inédit d’un président français allant se recueillir dans un cimetière de soldats allemands. Ces tombes sont si semblables ….

                                                                                        

Malencontreux. Au moment ou des psychiatres manifestent leur hostilité contre la « rétention de sûreté » à travers une pétition, un schizophrène réputé non dangereux sorti d’un hôpital sans autorisation poignarde et tue un jeune étudiant, à Grenoble. « Ce patient ne posait aucune difficulté »… C’est tout ce que l’on peut opposer aux parents de la victime. Et un neuropsychiatre de rajouter « si on empêchait les gens de sortir, on ne soignerait personne ». Le problème, c’est que l’individu n’en était pas à son coup d’essai et qu’il avait déjà poignardé deux personnes, heureusement sans que ce soit mortel. Tant que la médecine psychiatrique en sera à de telles certitudes, il revient à la société de se protéger. J’aimerais seulement que ces psychiatres se sentent un peu responsables. Un tout petit peu.

                                                                    

Barbarie. Une lycéenne d’origine algérienne a été victime de sévices de la part de sa mère et de ses deux sœurs pour avoir refusé d’être mariée en Algérie avec un homme de trente ans. Elles lui ont lacéré le visage et le corps…. Mais que fait-on pour mettre fin à ce scandale permanent que constituent les mariages forcés des jeunes filles originaires du Maghreb ou d’ailleurs. Quand le droit français primera-t-il sur ces coutumes communautaires d’un autre âge ? Fadela, au secours, dépêche-toi !

                                                                     

Yoyo. La bourse de Paris, suivant en cela les autres places financières de la planète, n’arrête pas de monter et descendre au gré des prises de bénéfice, des rumeurs pour spéculer, des informations sur la récession ou les aléas des banques. Ce n’est pas fini. Après un choc comme celui que l’on vient de connaître, il va s’écouler plusieurs mois avant que la situation ne se stabilise. En attendant les boursicoteurs essaient de se refaire une santé en achetant le matin et revendant le soir ou l’inverse, au gré des tendances. Et puis il y a ces fameux produits « dérivés » dont personne ne sait plus à quoi ils correspondent qui continuent de polluer les marchés. Pour moraliser ça, y’a du boulot !

                                                                            

AFPAPA. Des salariés de l’AFPA étaient en grève l’autre jour. En cause une réforme qui fait passer leur financement d’une logique de subvention à une logique d’appels d’offre, de mise en concurrence. Comme d’habitude on met en avant la « casse du service public » pour cacher le confort d’une situation acquise. Sans se poser la question de savoir si la mise en concurrence n’aurait pas quelque effet bénéfique en provoquant de salutaires remises en causes de pratiques ou de contenus…

                                                                                

Dopage. L’état dope l’immobilier des Pays de la Loire. Il compte faire financer par les HLM 1200 à 1800 logements sociaux sur les 3000 projets suspendus par les promoteurs en raison de la crise. Les autorités constatent par ailleurs que les collectivités locales n’annoncent pas de difficultés auprès des banques pour financer leurs projets. Mais, surtout ne le répétez pas,  l’heure est au catastrophisme.

                                                                                     

Moins mal. Au troisième trimestre, la France a produit + 0,14 de croissance. Inattendu ! Elle n’est donc pas tout-à-fait en récession et fait nettement mieux que ses voisins qui sont à -0,5 en général. « Moins mal », c’est toujours mieux que « moins bien ». Et « pan » pour les autistes qui contestent encore et toujours le bien fondé des mesures prises depuis l’été 2007.

                                                                               

Tonnerre de Brest !

                                                                              

                                                                                   

                                                                                         


LA MILITANTE, L’ICONE ET LE PETIT JACOBIN ILLUSTRES

                                                                                                                                    

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La bouteille de champagne distribuée à tous les participants n’a pas produit d’effet salvateur ni éclairci les consciences. Bien sûr, les uns et les autres s’appliquent à minimiser l’impasse dans laquelle a sombré le congrès de Reims. « Les militants trancheront ». Il n’empêche que ce qui s’est passé est bel et bien un échec retentissant puisque rien n’en est sorti, sinon, le retrait de Bertrand DELANOE. Il reste donc trois prétendants en lice : Benoit HAMON qui avait annoncé sa candidature depuis longtemps et qui, conforté par un score flatteur pour lui, n’en démords et campe sur une ligne qui incarne le socialisme archaïque, jacobin et centralisateur, Ségolène ROYAL qui a dégainé la première en arrivant à Reims et qui continue à se présenter devant les militants avec ce discours décalé et « inspiré » teinté de populisme, et enfin Martine AUBRY qui voulait incarner un front militant au cœur des luttes sociales mais qui est contrainte de le faire sans le soutien des autres motions proches de la sienne.

                                                                                                           

Nous attendrons donc le résultat du vote des militants. Mais d’ores et déjà, Ségolène ROYAL  a remporté une première victoire. En procédant de la sorte, le PS se retrouve dans une situation inédite : ce n’est plus une ligne définie par le congrès à travers une motion de synthèse que l’élu qui sortira vainqueur devra appliquer, mais l’inverse, c’est sur la légitimité de son élection que le futur premier secrétaire imposera au parti sa ligne d’action. Mais avec le risque de voir éclater une crise larvée entre un Conseil National et un bureau exécutif élus à la proportionnelle en désaccord avec son chef élu par les militants.  Si Ségolène gagne, c’est une bonne nouvelle pour François BAYROU. N’oublions pas qu’il a fait son score présidentiel sur le rejet d’un certain nombre de socialistes de la candidature de Ségolène ROYAL. Si c’est Martine AUBRY, son positionnement très à gauche offre un boulevard à François BAYROU. Ne parlons pas de Benoit HAMON. Sa désignation est pratiquement impossible. Sa candidature est surtout faite pour maintenir la pression de l’ancrage à gauche et monnayer des places avant le probable second tour.

                                                                                                                          

Parti de masse, présidentialisation, médiatisation du leader contre parti de militants, doctrinaire privilégiant la lutte sur le terrain… Deux thèses s’affrontent qui vont modeler le PS des prochaines années. Deux styles aussi : d’un côté, Ségolène l’icône, dont le langage quasi mystique et compassionnel traduit en fait son mépris des idéologues qui la combattent mais qui montre une technique de conquête du pouvoir impressionnante ; de l’autre, Martine, qu’on ne peut pas taxer d’ambitieuse, et qui est probablement la plus sincère dans son désir de remettre son parti dans le mouvement des luttes sociales et que la vocation « présidentielle » n’obsède pas. Quant à Bertrand, lui qui s’y voyait déjà, son amertume transpire par tous ses pores et explique la position qu’il a prise.

                                                                                                                                    

En attendant, le PS reste illisible et inaudible pour le Français moyen, ce qui explique la sévérité des jugements portés à son égard dans les sondages. Finalement, le gagnant du congrès de Reims, c’est François BAYROU. Jamais il n’aura eu autant de « publicité » gratuite, et quel que soit le résultat, il aura la possibilité d’en tirer un profit pour son parti. Incapable de gagner son pari tout seul, ce coup du pouce du PS pourrait bien être décisif pour l’avenir du MODEM.

                                                                                                                                                     

                                                                                                        


AU PIED DU MUR

                                                                                                     

 

Le congrès du PS s’engage dans le brouillard. De conciliabules en réunions, les rivaux s’épient, se jaugent, avant de s’affronter peut-être. La question qui vient à l’esprit de beaucoup d’observateurs pour traduire ce climat est : « comment se débarrasser de Ségolène ? »

                                      

Mais au-delà de la question de la désignation d’un patron, c’est toute la démarche des socialistes qui est en cause. A cause de leurs statuts, et par un goût du débat qui va parfois jusqu’à l’absurde –quand il est improductif-, ils doivent désigner leur Conseil National sur la base de motions ou de synthèses de motions, avant le Premier Secrétaire, qui lui sera élu quelques jours plus tard, au risque le plus vraisemblable d’avoir une superposition ingouvernable. Avec toujours le même souci qui revient : privilégier les idées avant les personnes. Louable, mais hors sujet.

                                                                                     

Ils ont doublement faux. Le PS est resté de tradition parlementaire. Il n’a toujours pas intégré son rôle de parti présidentiel. Car c’est cette élection qui décide de tout. Il faut donc un parti qui fasse émerger un leader.  S’il est vrai qu’il doit clarifier sa ligne politique entre les partisans de la social-démocratie qui sont majoritaires et une aile gauche de tradition plus étatiste (pour ne plus dire marxisante) que les événements actuels renforcent, il doit surtout se doter d’un patron (ou patronne). Chacun sait que la préparation de la prochaine présidentielle passe par le poste de 1er secrétaire pour avoir des chances d’être désigné candidat.  D’où l’affrontement, par motion interposée, des « égos ». Le PS cumule le handicap de son fonctionnement avec celui d’avoir trop de prétendants à le gouverner.

                                                                                      

Cette situation le conduit à une inexistence dramatique dans le jeu politique national et international.  Alors que la crise financière a apporté à Barack OBAMA un stimulant décisif, le PS, en France, n’en profite pas, d’une part parce que Ségolène ROYAL a prononcé à ce sujet des jugements hâtifs et d’autre part parce que Martine AUBRY nous ressasse un discours vieux de vingt ans (pour rester courtois) : un ensemble inaudible quand le Président  SARKOZY engrange les satisfecit sur les initiatives  pragmatiques qu’il prend.

Encore faudrait-il que ce grand parti de « gauche » ait compris que la gauche à elle seule n’est plus majoritaire.  Entre la tentation du gauchissement, au risque de perdre une fois de plus, la chance de gouverner, et la tentation centriste qui seule pourrait lui ouvrir les portes majoritaires, le chemin est fait de plus d’épines que de roses. Pourtant, la pire des choses qui pourrait nous arriver, c’est l’éclatement du Parti Socialiste. Notre pays a besoin d’une vraie opposition démocratique, qui suppose un parti d’alternance crédible. Sinon, c’est le champ laissé à la gauche protestataire de BESANCENOT et à toutes ses violences et ses excès.

                                                                                   

Espérons donc que la raison l’emporte à Reims. La candidature de Ségolène ROYAL, ce soir, oblige tout le monde à se découvrir, et sa proposition de créer un poste dévolu à Vincent PEILLON est susceptible de calmer le jeu.

                                                                           

Le champagne a peut-être parmi ses vertus, celles de rétablir la paix et l’harmonie familiales. Qui sait ?

                                                                                               

                                                                                                           


L’IMMOBILIER EN CRISE

                                                                                                 

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Le cycle de hausse des prix de l’immobilier arrive à son terme. Le mouvement était amorcé depuis au moins un an. La baisse affecte en premier la province qui avait connu depuis 10 ans un fort mouvement de hausse des prix, aussi bien du neuf que de l’ancien. Toute la question est de savoir quelle sera l’ampleur et la durée de ce mouvement de correction  du marché. L’immobilier est comme la bourse : il connaît des cycles. Evidemment, quand le réajustement est à la baisse, c’est moins agréable.

                                               

Ce qui est sûr, c’est que le mouvement va s’accentuer en 2009. Certains prévoient un recul autour de 8% en 2009, avec des variables d’une région à l’autre. Le pouvoir d’achat en berne, le resserrement du crédit et le retour du chômage n’incitent pas à l’optimisme. On le voit au nombre de transactions qui sont en chute libre : - 34% par rapport à la même période de 2007 ! Et dans l’ancien, les ventes ont diminué de 25% au premier semestre. De fait, les primo accédants se retrouvent éjectés du marché et ceux qui peuvent investir attendent que les prix baissent encore, certains que l’étiage n’est pas atteint. D’autant plus que nombreux sont ceux qui ont un crédit relais à rembourser : ces crédits qui permettent de faire la jointure entre l’achat d’un bien et la vente d’un autre représentaient fin 2007 12% des crédits à l’habitat.

                                                                             

Cependant, cette crise présente des particularités qui la différencient des précédentes. D’abord les promoteurs ne se sont pas lancés dans des programmes en blanc, sans réservation préalable, et anticipant le ralentissement de l’activité, beaucoup ont réduit leurs programmes (les mises en chantier de locaux professionnels ont diminué de 21% au 3ème trimestre). D’autre part, il existe des investisseurs de long terme qui misent sur l’immobilier, avec des fonds propres qui constituent une force de rebond importante. Enfin l’augmentation des prix n’était pas due à une spéculation mais à un mouvement des particuliers qui voulaient devenir propriétaire, profitant de la baisse des taux d’intérêt et de l’allongement de la durée des prêts. D’ailleurs dans le même temps, les loyers ont aussi progressé. Et là encore, les promoteurs ont aussi anticipé le retournement par une diminution des mises en vente de logements neufs (-26,4% au deuxième trimestre) et des mises en chantier (-28,2%). Si le ralentissement est inéluctable, un krach apparaît peu probable. Ceux qui jouent l’effondrement des prix pourraient faire chou blanc. Les « fondamentaux » restent sains et il y a peu de créances douteuses, c’est pourquoi la reprise pourrait intervenir en 2011, s’appuyant sur le déficit de logements qui n’est pas comblé et le dynamisme de la population dans un pays où les ménages ne sont pas très endettés.

                                                                                          

Mais les investisseurs ne maîtrisent pas deux données : la durée et l’ampleur du ralentissement dont dépendront en grande partie le revenu disponible des ménages et l’attitude des banques… C’est pourquoi le gouvernement ne reste pas les bras croisés. Il a pris plusieurs mesures qui visent à soutenir les mises en chantier. Ainsi les HLM rachèteront l’an prochain à des opérateurs privés 30 000 logements dont la construction était programmée mais pas enclenchée. Le « pass-foncier » sera étendu aux appartements, et devraient profiter à 30 000 bénéficiaires. Enfin, les banques sont incitées à rouvrir les vannes du crédit, et le plafond de ressources ouvrant droit aux prêts PAP sera fortement relevé permettant à 60% des ménages de devenir éligibles (20% actuellement).

                                                                                          

                                                                                                           


PAGE ANGEVINE


Peut-être avez-vous déjà testé la page des "Chroniques angevines" dans la colonne gauche du calepin. Pour ceux qui n'auraient pas encore essayé, il suffit de cliquer sur le titre pour l'ouvrir.

Vous y trouverez les échos de la vie politique, sociale et culturelle de la région angevine, vus à travers le kaléïdoscope du bloc-notes. La réalité traitée avec humeur et humour, évidemment. Mais surtout pas objectivement. Comme "la semaine d'Archibald".

Bonnes lectures

Daniel


COUCOU, JE SUIS TOUJOURS LA !

                                                                                                            

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La vie politique à gauche semble depuis des semaines ne tourner qu’autour de cet événement : « le congrès » ! Et comme bon nombre d’observateurs ne voient de vie politique qu’autour du PS, il est de bon ton dans les médias de ne considérer le reste de l’actualité que comme des péripéties, l’essentiel étant la préparation du congrès de Reims. C’est que c’est une procédure compliquée comme on sait faire en France. Pourquoi faire simple ? Les fédérations du PS ont voté la semaine dernière pour choisir la motion à leur goût parmi six proposées dont quatre par des leaders pouvant légitimement prétendre à gouverner le parti. On le sait, c’est celle de Ségolène ROYAL qui est arrivée légèrement en tête. Un cadeau empoisonné. Car maintenant, il faut des négociations pour aboutir à une synthèse susceptible de rassembler une majorité. Pas simple, parce que dans le cas précis, c’est au moins trois courants qu’il faut mettre ensemble. C’est donc à Ségolène, arrivée en tête qu’est « légitimement » confiée la tâche de réussir l’exercice, dans une certaine confusion créée par l’absence de consensus sur sa prééminence. Pas simple après ce qu’on a entendu l’autre soir à « mots croisés ». Au terme de ce débat, le congrès aura pour tâche de rédiger la « plate-forme » et désigner le (ou la) « nouveau premier secrétaire ». Si elle y arrive, il faudra qu’elle se soumette encore au vote des militants…

                                                       

Ira-t-elle ? C’est la question qui lui était posée ce soir par Laurence FERRARI.  Comme d’habitude, Ségolène ROYAL soigne plus son look que le contenu de son discours. Elle commence donc par s’apitoyer sur les pauvres Français surendettés par des banques monstrueuses qui tarifient le moindre découvert alors que des milliards sont partis dans leurs poches,  concession inévitable au populisme qu’elle cultive depuis quelques temps. Mais raccourci d’une malhonnêteté intellectuelle sans nom !

                                                                                       

La question revient : « sera-t-elle candidate au poste de 1ère secrétaire ? ». On attend toujours la réponse. Dans une langue de bois super ligneuse, elle va détailler toutes les offres qu’elle fait à ses compères et commères, se révèle volubile sur la nécessité de construire un PS fort, attractif, tout en n’étant pas « une femme d’appareil »... Elle leur a écrit et laisse le temps de la réflexion à chacun,  elle se décidera peut-être au congrès. Bref, on ne le saura pas. Mais en attendant, " il faut que cessent les  petites phrases ". Voilà qui en dit long !

                                                                                          

En fait elle est venue ce soir à TF1 surtout pour prendre l’opinion à témoin. Comprenons : si je ne suis pas à la tête du PS la semaine prochaine, c’est qu’on aura tout fait pour m’en empêcher, mais ce ne sera pas de mon fait ! Ce qui laisse la porte ouverte à d’autres initiatives qu’elle pourrait prendre hors parti. Toujours la carte médiatique, qui fait que l’un de ses « bons » amis l’a surnommée la « dame aux caméras ».

                                                                       

Et si elle réussit, le risque est grand de voir se créer, sur sa gauche une sorte de nouveau PSU avec ceux qui, comme MELENCHON, ne veulent surtout pas travailler avec elle.

                                                                      

Ségolène est toujours là, et elle n’a pas changé : même maintien un rien provocateur avec ce regard d’où suinte un poil de mépris, même sourire inoxydable qu'un rictus carnassier anime, même coiffure d’enfant sage retombant en virgule sur les épaules. Et pour le fond, c’est aussi la même chose, excepté un langage volontiers agressif, elle donne toujours l’impression de nous emmener  dans un projet complètement improvisé où le populisme prend la place des idées claires.

                                                                          

                                                                                                                         


1914

 

                                                                                                        

 

Drapeau français

                                                                            

En ce jour de mémoire, je vous livre ce texte écrit de la main de cet oncle que je n’ai pas connu, qui rend bien compte de l’état d’esprit de nos compatriotes à l’époque. 1914, c’est déjà la revanche de 1870….

                                     

           1914

  

Sous les ordres du sanguinaire empereur

Les troupes allemandes s’apprêtent aux combats

L’entrain manque car les boches ont peur

Des coeurs ennemis qui eux sont de vrais soldats

Guillaume parle à sa troupe amollie

Voulant en cela aussi singer Napoléon

Soldats ! leur crie-t-il, partons, notre ennemie

Nous attaque, que chacun se batte comme un lion

Sus à la France, Sus à l’Angleterre

Sus à la Russie, que rien ne vous arrête

Qui donc sera le maître sur la terre

Si la grande Allemagne ne peut lever la tête

La campagne sera belle et Paris

Verra dans ses murs avant le mois prochain

L’empereur Guillaume avec tous ses amis

Célébrer la victoire Boulevard Saint-Germain

Allez ! soldats, la Belgique impatiente

Vous attend pour la libérer de ces maudits

De ces damnés, de ces vaches. Elle tente

Mais en vain de repousser ses ennemis

Liège vous tend les bras. Namur vous recevra

En fête et à Bruxelles je m’installerai

Car ce pays ami désormais s’appellera

Province prussienne ; pour elle je choisirai

Un gouverneur parmi les grands de ma cour

Puis nous irons tout droit jusqu’à Paris

Et la France paiera tous les frais. A ce jour

Nous prendrons du repos dans la joie et le ris

La fière Albion, la patrie perdue

Londres sera accusée après quelques jours

Elle comptait sur la France : la France s’est abattue

Elle appelle Nicolas à son secours

Mais avant qu’il ne soit prêt à marcher contre nous

Avant que le premier cosaque ait franchi

La frontière ne craignant rien derrière nous

Nous quitterons Bruxelles, Londres et puis Paris

Pour voler à Petersbourg et puis à Moscou

Maître absolu de l’Europe entière

J’aurais enfin atteint le rêve de nos aïeux

L’Allemagne par-dessus toute la terre

Frémira aux récits de vos exploits glorieux.

Ainsi parla Guillaume dans sa démence

Soumettre l’Europe ! Quel but ? ne sait-il pas

Qu’il en coûte à un empereur de France

D’avoir fait parcourir l’Europe à ses soldats.

Entendant les fières paroles de leur kaiser

Les lourds soldats allemands, cavaliers ou fantassins

Crurent que déjà ils tenaient la victoire

Ils se voyaient en Champagne, buvant le vin.

Liège tint bon, Namur résista. Ah ! tremblez

Ulhans, lanciers, fantassins, hussards de la mort

Tremblez, vous êtes trompés ! Le peuple français

Debout vous attend conscient, calme et fort.
Là-bas les Anglais viennent à la rescousse

Tandis que déjà les russes arrivent à Berlin

Tremblez ! Vous allez sentir la secousse

Des peuples dressés pour la défense de leur bien.

Les lâches ont peur de la mort et de la mitraille

Comment arrêter les balles meurtrières

Oh ! ils prennent tout : vieillards, hommes, marmailles,

Et ils les offrent aux fusils de leurs frères.

Est-ce là une guerre, dis-moi, Guillaume

Est-ce ainsi que tu te venges de ces gens

Qui refusent de t’obéir ? Es-tu homme

Ou bourreau ? Tu n’es pas empereur mais tyran.

Honte à toi qui a déchaîné cette guerre

Honte à toi pour qui le sang humain n’est rien

Honte à toi qui sème partout la misère

Honte, honte à toi Guillaume le vaurien…

                                           

            Gabriel HOULLE

            

Instituteur de la République

            Sous-lieutenant au 101ème régiment d’infanterie, 10ème compagnie

            Mort pour la France le 27 mai 1917 à Moronvilliers (Marne)

            Chevalier de la Légion d’Honneur

 

                                                                                                                                      

                                                            


DROLES D’IDEES

                                                                         

 

Coup sur coup, la Majorité, soit par l’intermédiaire d’un ministre, soit par l’initiative parlementaire, a pris des initiatives sur le temps de travail des Français. L’un veut les faire travailler le dimanche, l’autre décide par le biais d’un amendement nocturne de prolonger la durée de la vie au travail au-delà de 65 ans…

                                                 

Il faut donner aux Français la liberté et la possibilité de travailler plus et plus longtemps s’ils le souhaitent. On peut comprendre le raisonnement, même l’approuver. Cependant ces bonnes idées seraient d’autant plus belles à appliquer que nous serions en pleine croissance. Mais intervenant au moment où les entreprises sont plus préoccupées de débaucher que d’embaucher, c’est plutôt malvenu.

                                                      

Concernant le dimanche, j’ai même du mal à saisir la philosophie qui guide la proposition. S’il s’agit de mettre un peu plus de souplesse et d’harmonie dans un système cafouilleux laissé à l’initiative des préfets et des maires, effectivement, c’est utile. Mais s’il s’agit d’en faire un cheval de bataille pour créer de l’emploi et du pouvoir d’achat, le gouvernement fait fausse route.  D’autres diront mieux que moi tous les inconvénients et toutes les inégalités que le pseudo volontariat va faire naître. Et aussi l’illusion du surcroît de croissance qu’on pourrait en tirer par un gonflement de la consommation bien illusoire.

                                                      

Et puis viendra le moment où l’on nous expliquera doctement que, puisque la grande majorité des gens travaillent le dimanche, il n’y a plus lieu de faire peser sur les entreprises une majoration de salaire devenue inutile. Le risque c’est la banalisation du dimanche.  Difficile à comprendre quand dans le même temps on fait passer la semaine scolaire à 4 jours pour favoriser la vie familiale. Il faudrait bien que le Ministre du travail et celui de l’Education accordent leurs violons.

                                                                 

Parfois, on a l’impression que nos élites vivent dans leur microcosme, comme aurait dit « Raymond ».

                                                                                                

                                                         


LA SEMAINE D’ARCHIBALD

 

                                                                                             

                                       

Fusion. La ville d’Angers et l’agglo réorganisent leurs services. Ainsi les services « communication » et  les « cabinets » des deux entités ne feront bientôt plus qu’un. Un moyen de décharger les finances municipales sur le dos des autres communes ? Car il est rare que ce genre de manip’ aboutisse à des économies. A surveiller donc !

On se demande bien à quoi va bientôt servir le conseil d’Angers étant donné que la plupart des décisions se prennent au conseil communautaire. Une coquille de plus en plus vide. Comme il n’y a pas d’opposition constituée à l’agglo, où les conseillers sont placés par ordre alphabétique, c’est très commode pour l’exécutif. Un déni de démocratie, oui !

                                                                         

Autoroute. Il y a probablement des frustrés du contournement nord qui espéraient passer leur temps à contempler le trafic. Las, le tunnel de couverture est venu contrarier leur espoir. Un esthète (de l’art) a pensé à eux : grâce à un éclairage astucieux sur la façade de la maison de l’architecture, ex-bâtiment de l’armée de l’air, ils pourront compter les flux lumineux symbolisant le passage de chaque véhicule, et dans chaque sens, if you please ! Seul inconvénient, il faut être insomniaque, parce que ça n’est bien visible que la nuit….

                                                                      

La vie après la vie. Les bouddhistes pensent qu’à la mort, on se réincarne dans un animal. Les animistes pensent qu’il y a une âme dans tout ce qui vit, y compris les végétaux. Une jeune femme de Savennières, constatant que la crémation tend à remplacer l’inhumation et que beaucoup ne savent pas trop quoi faire de l’urne du défunt, a conçu une urne en osier. L’intérêt c’est que, remplie des cendres du mort et partiellement mise en terre, l’osier germe et l’arbre se met à pousser…. Autrement dit, on renaît par l’intermédiaire de la plante. Ce qui ouvre sur un autre débat : que se passera-t-il quand il faudra tailler la plante ? On imagine déjà la discussion : « tu vas pas faire souffrir mémé, non ? »….

                                                                       

Trains à l’heure. 7% des trains arrivent en retard. Sur les 800 TGV qui circulent chaque jour, 8 accusent un retard d’au moins une heure. Sur les causes c’est « nouss-nouss »  entre les ratés de la SNCF (caténaire, grève, panne…) et causes extérieures (suicide, accident, intempéries, malveillance). Au moment où le train connaît un regain de fréquentation, la multiplication des actes de malveillance et des suicides rend chaque voyage incertain. Il est prudent de prendre ses précautions en cas de correspondance.

                                                                 

Lagarde…. se rend mais ne meurt pas ! Le 1er adjoint du maire d’Avrillé a rendu son tablier. Officiellement, trop de boulot peu compatible avec la charge d’un 1er adjoint. C’est toujours ce qu’on affirme dans ce cas-là. Cependant il en a trop dit : on a compris qu’il avait du mal à travailler avec certains élus…. Des noms ! des noms ! des noms !!! Il ne sera pas remplacé, a fait remarquer le 1er magistrat de la ville. Comme ça le problème est réglé. On espère simplement pour lui que ce n’est pas le premier d’une longue liste.

                                                                       

Celle que j’préfère… c’est la guerre de 14-18. C’est ce que pourrait nous chantonner le Bartholoméen Luc REVILLON, passionné de BD (je suis un gamin à côté de lui), auteur d’un ouvrage intéressant sur les rapports entre la grande guerre et les vignettes qu’on retrouve chez nombre d’auteurs, y compris contemporains. Comme quoi, chacun de nous a en tête une image de la « grande boucherie » des tranchées. Pour en savoir plus, reportez vous au livre qu’il a concocté avec Bruno DENECHERE : « 14-18 dans la bande dessinée », collection La Bulle au carré, éditions Cheminements (24€).

                                                                     

Superlatifs. Le Vendée-Globe, 6ème du nom est l’édition des super-plus. Plus de concurrents (30), plus de champions (dont 2 anciens vainqueurs), plus de bateaux neufs (20), plus de village (9 000 m2), plus d’animations, plus de spectacle (dont un son et lumières présenté tous les soirs). Avec une fréquentation record : 650 000 personnes sont passées sur les pontons, plus de 300 000 ont assisté au départ, 150 000 internautes étaient connectés dimanche à 13H02 ; le départ a été retransmis par toutes les télés, relayé par 1200 journalistes ; 400 embarcations ont suivi les opérations sur la mer… Et, cerise sur le gâteau, un PC course s’installe au pied de la Tour Montparnasse  pendant toute la durée de l’épreuve. Si vous n’avez pas entendu parler de la Vendée…. 

                                                                                                                       

C’est mon ponton, d’abord !  Samedi, l’accès des pontons était réservé aux skippers et à leurs invités. A cette occasion, Yann Elies avait la visite de Zinédine ZIDANE, le parrain de son bateau « Générali ». Plus haut, derrière les barrières, la foule s’était amassée et scandait : « Zizou ! Zizou ! ». Comme le ponton à la hauteur du bateau était bloqué, Philippe de VILLIERS, empêché de passer comme il souhaitait, a piqué une grosse colère, à quelques mètres des deux sportifs médusés, criant « la patron, ici, c’est moi !... ». Oui, mais voilà la foule ne criait pas : « Fi-fi !  Fi-fi ! ». Gros jaloux !

                                                                                   

Tonnerre de Brest !

                                                                                   

                                                                                      


LA VALSE A QUATRE TEMPS (avec l’émotion)

                                                                                            


Les militants du Parti Socialiste se sont exprimés. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le vote n’a rien résolu. Tout au plus permet-il à Ségolène ROYAL de donner de la voix, mais avec 29% des voix, sa motion fait un beau score qui est en même temps trop peu.

Le plus déçu dans l’affaire doit être Bertrand DELANOE. Le maire de Paris espérait faire la moitié des voix, il doit se contenter du quart. Il est pris à contre-pied par la crise et paie son positionnement « libéral » au moment où le vent souffle à gauche et le soutien de François HOLLANDE l’a probablement plombé.

                           

Martine AUBRY limite les dégâts mais n’obtient pas la percée qu’elle espérait. Son score prouve qu’elle n’a pas totalement convaincu avec ses alliances regroupant les frères ennemis que sont les Fabiusiens et les Strausskahniens. Les militants ne sont pas dupes des petits jeux et des calculs.

                                               

Benoit Hamon, quant à lui bénéficie logiquement du vote de la frange la plus à gauche du PS, constante  et ferme sur son idéologie. Ces temps de crise lui sont favorables et le discours du jeune député européen suffisamment stéréotypé pour les convaincre. Ils ont entendu ce qu’ils voulaient entendre et lui permettent donc d’atteindre presque 20%.

                                                      

Enfin, Ségolène ROYAL continue de cultiver l’ambigüité en maintenant un pied dans le parti tout en jouant la carte médiatique à l’extérieur. Elle espérait que ce jeu influerait sur le vote des militants. Son résultat montre les limites de l’exercice. Elle l’a d’ailleurs anticipé en ne faisant pas du poste de 1er secrétaire une exigence pour elle. On voit cependant que son populisme peut plaire à une partie des adhérents du PS pour qui elle représente le « changement ».

                                            

Et maintenant va venir le temps de la valse. Qui va danser ensemble ? Autrement dit quelles alliances vont se nouer pour prendre la tête d’un PS aussi rassemblé que possible ? Les premières déclarations ne présagent rien de bon. Apparemment chacun n’a pas renoncé à son objectif et se prétend le mieux placé. Le contentieux entre Ségolène et François n’est pas soldé, et ce dernier vient de prendre une claque. La tentation va être grande de faire du « TSR » : Tout Sauf Royal !... En effet, Martine et Benoît peuvent très bien se rapprocher pour contourner Bertrand et l’obliger à entrer dans leur jeu. Une synthèse de ce type sans Ségolène est-elle possible ?

Les caciques du PS devraient pourtant savoir qu’afin d’éviter Nicolas SARKOZY certains à l’UMP avaient fait du « TSS » avec le résultat que l’on sait. C’est que les militants aujourd’hui n’en font plus qu’à leur tête !

                                                          

Voilà un congrès du PS qui tient ses promesses ! Le Parti est au bord de l’implosion mais ils en ont tous trop besoin pour que cela se produise.

                                                   

Et pendant que les égos s’affrontent, on cherche vainement dans les motions ce qui intéresserait les Français pour l’avenir. L’occasion est pourtant belle au moment où le capitalisme vit une de ses pires crises de l’Histoire. Mais les socialistes ne nous disent toujours pas quelle vision ils ont de la société du XXIème siècle dans laquelle ils aimeraient vivre. Ils n’ont toujours pas d’idées sur la mondialisation et ne savent toujours pas se positionner pour ou contre. Rien sur la sécurité, rien sur l’immigration : ces sujets ne sont pas traités…. Puisque le modèle social-démocrate est dépassé, quel est donc le nouveau modèle qu’ils proposent, différent des vieilles recettes qui ont toutes échouées. 

                                                        

« Désolés, nous sommes dans nos querelles de personnes, pour les idées repassez plus tard ! ».

                                                       

Mais quoi que les socialistes fassent, il faudra qu’ils fassent avec Ségolène, parce qu’elle, elle est capable de faire sans eux ….

                                                                  

                                                                                      


ET MAINTENANT ?

                                                                                                          

                                                                                 

Le nouveau président américain s’est mis au travail. Il s’est attelé à la composition de son équipe et procède aux premières nominations. Il prendra ensuite connaissance des dossiers tandis que les services secrets commencent à lui transmettre leurs rapports…. 77 jours de quasi vacance du pouvoir, même si le sortant garde jusqu’au bout la plénitude de ses pouvoirs. Une situation délicate à gérer alors que dans le même temps la crise s’étend à l’économie réelle et que le monde soit se retrouver la semaine prochaine à New York pour prendre d’importantes décisions.

                                                                                   

Maintenant que le « rêve américain » est à nouveau « réveillé », que nous avons à la tête de la première puissance mondiale un homme à l’esprit ouvert sur le monde et prêt à œuvrer pour le rendre meilleur, il serait utile que l’Europe  ait la capacité de tenir sa place comme elle a su le faire dans la crise géorgienne.

                                                                                        

La situation dans laquelle se trouve l’Amérique poussera son nouveau président à se tourner vers nous, vers sa vieille alliée, « ce vieux pays » avait dit Dominique de Villepin, pour partager un peu le fardeau que Les USA portent sur la scène mondiale où son prédécesseur avait pris l’habitude d’imposer ses choix, quitte à pratiquer l’unilatéralisme. Nous attendons que l’Europe ait des propositions unifiées et concrètes pour résoudre la crise financière, mais aussi sur la politique de sécurité, sur l’attitude à avoir face à la Russie du tandem Medvedev-Poutine dont on vient de voir les dernières rodomontades, mais aussi face à l’Iran, etc…

                                                                               

L’élection de Barak OBAMA peut réconcilier les Etats-Unis avec le monde, mais en même temps place l’Europe devant ses responsabilités. « La balle est dans son camp » et si elle en a la volonté, une chance, inespérée encore hier, de jouer un rôle de premier plan dans la mondialisation. A l’Europe d’en avoir la volonté et l’ambition.

                                                                              

L’Amérique vient de nous donner une magistrale leçon de tolérance, pourquoi l’Europe n’en profiterait-elle pas pour proposer sa vision, ses valeurs, ses modèles de pensée, avec la sagesse qui caractérise le vieux continent ?

                                                                            

Le résultat de l’élection américaine interpelle l’Europe sur notre destin.

                                                                               

                                                                                                          


VICTOIRE PLANETAIRE

                                                                                                      

                                                                                                       

 Log démocrates  P1030216

 

                                                 

Nous vivons à l’heure OBAMA depuis trois jours. Tous les médias, mettaient les formes pour la façade et pariaient sur la victoire du candidat Démocrate. Son large succès a un retentissement à la hauteur de l’attente que sa campagne a suscitée : planétaire !  Le vieux principe qu’il fallait absolument être «  WASP » pour habiter la Maison Blanche est tombé la nuit dernière.

                                                            

La victoire de Barak OBAMA  soulève un immense espoir pour les Américains et pour le monde entier. C’est aussi une victoire morale après le terrible fiasco économique qu’ils viennent de vivre, dû en grande partie aux errements de la gestion du président sortant.

Le « Yes, we can » résonne avec d’autant plus d’importance maintenant qu’il a gagné et qu’il est sûr d’avoir tous les moyens de travailler autant avec la chambre des Représentants qu’avec le Sénat.

                                                                                        

C’est quand un pays traverse des temps difficiles que se révèlent les grands hommes et le volontarisme politique.  Je suis frappé par les similitudes que l’on retrouve dans les thèmes de la campagne démocrate avec celle de Nicolas SARKOZY : le « yes, we can » est à rapprocher du « ensemble tout est possible » et il serait intéressant de comparer les fréquences de mots comparables ou identiques dans les discours de campagne de ces deux candidats. De même l’importance accordée à internet et au portable.  Mais restons sur terre….

                                                                      

La victoire de Barak OBAMA est logique. C’est le contraire qui aurait été surprenant.  On a bien essayé de nous faire croire que les gens ne disaient pas la vérité quand ils répondaient aux sondeurs parce qu’ils avaient honte de dire qu’ils ne voteraient pas pour un noir. C’était évidemment un faux suspense, dont John MAC CAIN essayait de profiter. La victoire est logique parce qu’elle correspond à la conjonction d’éléments qui s’additionnent : l’espoir que sa candidature a soulevé chez les noirs américains, les progrès de la mixité raciale banalisée dans les jeunes générations, la révolte des classes moyennes contre les effets de la crise financière qui ruine leur patrimoine et leurs fonds de pensions, et naturellement son âge et son talent d’orateur. Cela fait beaucoup pour un adversaire vieillissant, ignorant des nouvelles technologies, et que la campagne a poussé vers les idées conservatrices dont il s’affranchissait naguère. Le vieux lion républicain s’est battu jusqu’au bout avec âpreté et son courage mérite l’admiration. De même que l’élégance avec laquelle il a accepté sa défaite et félicité son adversaire. Du grand art militaire.

                                                                          

Barak OBAMA a rendu sa fierté à l’Amérique. Ce pays que le « Patriot Act » a peu à peu conduit à admettre la torture comme instrument naturel de la recherche de renseignements, que le laxisme fiscal  a conduit à la ruine d’une monnaie dévaluée, que la complaisance du président a fait sombrer dans un obscurantisme inquiétant avec l’aggravation de l’influence religieuse la plus sectaire (au point de permettre l’enseignement du « créationisme »), ce pays avait besoin de tirer un trait sur tout cela et l’élection en a été l’exutoire. Les américains attendent de leur nouveau Président une dignité et une respectabilité retrouvées pour les Etats-Unis. Dès aujourd’hui, ce pays n’est plus regardé de la même façon.

                                                                                                    

Et le plus dur reste à faire. Le nouveau président hérite d’une montagne de dettes privées et publiques qu’il faudra bien réduire, d’un taux d’épargne négatif, avec des citoyens qui baignent dans la culture de la consommation poussée jusqu’au grotesque.  La potion sera nécessairement amère. De même sur le plan international, il lui faudra restaurer la crédibilité diplomatique de son pays et le sortir de l’impasse écologique dans laquelle il se fourvoie depuis huit ans. Deux guerres sur les bras, le Pakistan au bord de l’implosion, l’Iran sur le chemin de l’arme nucléaire, une situation inextricable au Moyen Orient, écrivent le scénario du drame joué tous les jours sur la scène internationale. Les douze travaux d’Hercule l’attendent. Mais si l’Amérique est en déclin, ses ressorts restent immenses. Quels que soient les malheurs qui l’accablent, elle est incontournable et aucune nation n’est capable de la remplacer. Barak OBAMA incarne un changement qui peut galvaniser un peuple qui retrouve en lui son unité. Le peuple américain est prêt à se retrousser les manches dans une sorte d’union sacrée. « My country first », le slogan du candidat républicain reste d’actualité.

                                                                                                   

Il lui faudra agir vite et en profondeur en profitant de son formidable « état de grâce » national et international.

                                          

                                                                                                                      

                            


VERS QUEL MONDE EN 2009 ?

                                                                                              

Terre 3 

                                          

                             

L’élection américaine, dont on ne tardera plus maintenant à connaître le résultat ne doit pas cacher l’essentiel : la récession aux Etats-Unis et en Europe ne sera pas sans dommages pour les économies des pays émergents, celles de la Chine, de l’Inde et de la Russie. Elle provoque déjà un contre-choc pétrolier. Ce sont des conséquences majeures qui sont susceptibles de se traduire sur la plan géopolitique par une dislocation de l’équilibre international.

                                                                                     

En Europe, la crise a mis en avant l’utilité de la BCE. Mais l’Union n’a pas complètement démontré sa capacité à réagir en bloc. On voit bien que les réponses à la crise sont encore trop souvent nationales. Une réponse unifiée, ne serait-ce que sur le plan industriel, est d’autant plus indispensable que ni la Chine, ni le Japon, ni les Etats-Unis ne sont en capacité d’exercer un leadership dans les mois qui viennent. Il y a là une opportunité que l’Europe devrait saisir, même si ses institutions ne sont pas vraiment adaptées à un pilotage politique.

                                                                               

Les pays pétroliers se retrouvent à nouveau dans une situation très vulnérable. Faute de moyens de substitution au pétrole, leurs économies sont exposées au couperet de la chute des cours. Or, certains d’entre eux comme la Russie, l’Iran ou le Vénézuela sont des pays à forte population. La baisse de la production ne suffira pas à enrayer la baisse des recettes, tout simplement parce que les achats des Etats-Unis, de l’Europe et du Japon représentent ¾ du total mondial. Parallèlement, leurs ambitions politiques s’en trouvent freinées.

                                                                                  

L’économie chinoise est très dépendante de ses exportations qui représentent plus du ¼ de son PIB. La reconversion vers la demande intérieure ne peut pas se substituer rapidement à la baisse des commandes des clients étrangers. Beaucoup d'entreprises sont déjà touchées avec des ouvriers sur le carreau. Et l’inquiétude sur les conséquences d’un éventuel décrochage du dollar sur ses réserves de change grandit. Que se passera-t-il si la Chine cesse d’acheter des bons du trésors américain ?

                                                                                  

Enfin, le rôle des Etats-Unis et leur capacité à structurer le système international sont à l’ordre du jour. On a déjà constaté leur absence dans la gestion de la crise géorgienne, à l’exception de quelques moulinets verbaux. Cela donne une idée de ce que serait le monde avec une Amérique en retrait. Et l’application du plan Paulson altère pour un moment leur capacité d’intervention. Pour un pays qui a dépensé 540 milliards de dollars dans la guerre en Irak, les marges de manœuvres budgétaires sont aujourd’hui atteintes. Sans parler du vide structurel jusqu’au printemps que le changement de présidence crée inévitablement.

                                                                                             

C’est donc un décor nouveau que la scène mondiale va nous offrir en 2009. Espérons que quelques traits bien sentis seront dessinés par le sommet mondial du 15 novembre, pour en structurer la trame à défaut d’en donner les tons et les nuances.

                                                                                               

Une bonne nouvelle tout de même : l’UPM (Union Pour la Méditerranée) vient de se mettre d’accord sur un plan pour sauver la Méditerranée de la pollution. Pour la 1ère fois des pays arabes ont siégé aux côtés des européens dans une structure internationale comprenant Israël. Dommage que les médias en parlent si peu, tout hypnotisés qu’ils sont par le duel américain.

                                                            

                                                                                                  


PAS DE MAGIE DANS MAC CAIN !

                                                                                       

Drapeau US 

 

                                                                           

Je ne sais pas quel sera le choix des Américains. Mais ce qui est édifiant, c’est le choix que fait le reste du monde : Barak OBAMA y remporte sans conteste le challenge, et largement.

Comment en est-on arrivé là ?

                                                             

La crise financière que les Etats-Unis ont transmis à l’ensemble des pays de la planète est le coup de grâce donné à 8 ans de gestion républicaine entre les mains de G.W. BUSH. Pendant toutes ces années, le géant américain a imposé au monde, avec plus ou moins de diplomatie, parfois avec le mensonge fabriqué, sa vision de l’ordre mondial : le refus du protocole de Kyoto, l’échec de la conférence de l’OMC, l’enlisement du processus de paix au Proche-Orient… La guerre contre l’Irak entamée alors que celle d’Afghanistan n’est pas terminée, justifiée par un prétexte dont on cherche encore une parcelle de réalité, a contribué fortement à dégrader l’image des Etats-Unis. Mais ce qui est le plus grave, c’est qu’aux yeux de beaucoup, la guerre a été menée sur des motifs quasi religieux : la lutte du bien contre le mal qui se résumerait dans le terrorisme islamique. L’occident en sort globalement affaibli, car même nos soldats sont assimilés par les musulmans radicaux aux « croisés » américains.

                                                                           

Sur le plan économique, le choix de la course à la consommation en libérant le crédit à tout va, a donné aux américains l’illusion de la prospérité alors que c’est l’Asie qui s’enrichissait… pour aboutir à la débâcle que l’on connaît aujourd’hui. Et la panne de croissance s’étend progressivement au monde entier. Ce que les américains perçoivent comme un mandat calamiteux sur le plan intérieur au point que le président sortant n’a été associé à aucun meeting, ce qui est du jamais vu, le reste du monde l’exprime par une espérance de changement fort que le candidat démocrate incarne.

                                                                

Le candidat républicain a eu beaucoup de mal à positionner sa campagne. Il a besoin des voix des modérés mais en choisissant Sarah PALIN comme vice-présidente, il essaie de se concilier les milieux religieux les plus conservateurs. Enfin, ses arguments de fin de campagne, comptent implicitement sur le réflexe raciste pour espérer l’emporter.

                                                              

Il aurait fallu un magicien pour réussir devant une telle accumulation de déboires et un très talentueux adversaire. Mais il n’y a pas de magie dans MAC CAIN !

                

                    

                                                                                      


LA SEMAINE D’ARCHIBALD

 

                                                                      

Blanchi. Finalement DSK s’en est bien sorti. Il aura pourtant été bien imprudent et il aurait dû se garder de tout faux pas moral, étant entendu que de nos jours, on finit toujours par tout savoir des activités publiques ou privées des VIP.  Blanchi de la suspicion de népotisme, il n’en demeure pas moins que son « écart » le discrédite dans l’Amérique puritaine, qui ne se soucie guère de règles morales dans les attaques de la campagne électorale mais qui se scandalise pour ce que Poelvoorde dans le film « Podium » appelle un « p’tit coup de bite ».

En France, où ce genre d’incident fait plutôt sourire, ni dans la majorité (il a été le candidat de Nicolas Sarkozy), ni dans l’opposition (on attendait qui allait faire l’erreur de le critiquer), on a jugé bon d’accorder de l’intérêt à l’incident. Et puis, on ne pouvait pas ajouter à la crise financière, une crise à la tête du FMI, où sa compétence n’est pas contestée.

                                                                                    

Contrôle. Un nouvel appareil ultra perfectionné est mis en service pour la sécurité à l’embarquement dans les aéroports. Un portique d’un genre nouveau muni d’un scanner qui vous met totalement « à poil ». Ce qui a suscité l’émoi bien compréhensible des gens bien pensants. Alors quoi, plus moyen de cacher même ses " bijoux de famille " ?

                                                                                  

Plaques. A partir du 1er janvier 2009, les automobilistes pourront faire figurer sur leurs plaques d’immatriculation le département de leur choix. Mais pour du beurre. C’est ce qu’a obtenu un collectif d’élus ringards qui se battaient pour le maintien des références départementales dans l’immatriculation. Ce sera marginal et aléatoire puisqu’un parisien pourra choisir la Corrèze ou le Var. Cela va servir à quoi ? Bah, s’ils sont contents….

                                                              

Longueur. Le plus long fleuve du monde est le Nil ! Vous avez perdu. C’était vrai, ça ne l’est plus. Grâce aux progrès de la technique, on a pu comptabiliser correctement le chemin parcouru par l’Amazone. Eh bien, il est plus long que le Nil. Près de 200km de plus ! Tout bouge, tout change !

                                                    

Indélicats. L’enquête sur le piratage de comptes bancaires de Nicolas Sarkozy  a conduit à l’arrestation de trois suspects qui ont été mis en examen. Mais l’enquête a permis d’établir aussi que près de 150 personnes à l’intérieur de la banque avait pu consulter les comptes. Voilà un voyeurisme inquiétant et pour le moins indélicat.

                                  

Attentes. Un récent sondage nous apprend que 70% des musulmans en France sont favorables au port du voile et 66% ont le sentiment qu’il existe dans notre pays « une hostilité à l’Islam ». Ceci explique cela non ? d’autant plus qu’une forte minorité (17%) pense que la « charia » doit s’appliquer intégralement, quel que soit le pays. Ce qui rend les initiatives comme celle du Cerdi, à Angers, très utiles. On le voit, le dialogue est plus que jamais nécessaire.  (Le Cerdi, c’est le Centre de rencontres et de dialogues interreligieux)

                                                     

Dispensés. Une étude nous fait savoir que 7000 ménages aisés, déclarant plus de 97500€ de revenu fiscal (2007) n’ont payé aucun impôt sur le revenu en bénéficiant des niches fiscales. On nous les présente comme des favorisés. Je pense que c’est abusif. S’ils ont bénéficié de dégrèvements, c’est qu’ils ont investi et peut-être en prenant des risques, dans des secteurs où l’état voulait attirer des capitaux, comme par exemple la construction de logements dans les départements d’outre mer. Si on supprime les « niches », il faut savoir que l’état devra investir lui-même. En a-t-il les moyens ? On ne peut pas tout avoir. L’étude ne dit pas combien de Français sont dispensés de l’impôt en raison de la faiblesse de leur revenu. C’est dommage.

                                        

En 4. Le PS se met en 4 pour son congrès. En fait il y a 6 motions qui seront soumises au vote des militants. Jamais le parti n’a été aussi divisé. La campagne accentue les clivages. Martine AUBRY fait sa percée, Bertrand DELANOE tient la corde mais commence à s’inquiéter, Ségolène ROYAL reste en embuscade par motion interposée et Benoit HAMON joue la carte de la gauche de la gauche. Après la course au recentrage, la crise pousse tout le monde vers la gauche. Et si un accord AUBRY-HAMON intervient avant le premier tour, c’est le maire de Paris qui pourrait être éliminé…. Ambiance.

                                                                          

 

 

Tonnerre de Brest !