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LA DERNIERE LIGNE DROITE

                                                                                     

Drapeau US

La campagne de l’élection américaine touche à sa fin. Les deux principaux candidats multiplient les dernières tentatives pour convaincre. Barak OBAMA a fait la course en tête, mais en fin de parcours, la fourchette des sondages semble se resserrer avec son principal concurrent MAC CAIN , le Républicain. Et il y a encore la rivière des tribunes, le vote lui-même dans le secret de l’isoloir, à franchir. Comme pour les promesses de dons, les intentions se traduiront elles en acte ?  Les quatre autres candidats –on les aurait oubliés ceux-là- n’ont aucune chance et sont là pour la figuration.

                                                             

L’élection présidentielle américaine n’a pas d’équivalent. Ne serait-ce que par les méthodes utilisées : l’affichage personnel de son choix, les spots télévisés sans retenue, la violence des attaques… Nos candidats de la dernière campagne en France passeraient là-bas pour des premiers communiants. Mais cette fois-ci elle est marquée par une forte mobilisation des américains et par un clivage accru entre les deux camps et cela donne lieu à des débats sans précédents. Le contexte lui-même, avec la crise économique et financière, apporte sa toile de fond dramatique sur le théâtre US.

                                                                         

Cependant, si elle intéresse d’abord les Américains, le choix du nouveau président aura aussi des conséquences pour le reste du monde. Pour tous les grands pays, la relation avec Washington reste la plus importante. Selon le résultat qui en sortira, la société américaine changera plus ou moins, la politique extérieure connaîtra des évolutions dans un sens ou l’autre, la superpuissance qu’elle reste rentrera plus ou moins dans le jeu de la régulation mondiale, économique et commerciale, prendra ou non en compte les enjeux environnementaux. Ainsi, si le candidat républicain gagne, « Cucu la Palin » sera vice-présidente et aura tout loisir de percer des trous partout dans l’Alaska pour augmenter la production de pétrole, y compris en déclassant les zones aujourd’hui protégées. C’est dire que cela ne nous est pas du tout indifférent. Selon les études d’opinion, l’Europe voterait à 75% OBAMA, c’est tout dire !

                                                                      

Les chances du sénateur de l’Illinois sont réelles. Il est brillant et il est avant tout un pur produit de l’université américaine. Il a la jeunesse pour lui et en face un vieux baroudeur assisté d’une égérie ultraconservatrice. Le deuxième mandat de BUSH se termine sur une crise catastrophique sans parler de l’avis que portent désormais les américains sur les mauvais choix de leur président avec l’Irak, notamment. En toute logique le pouvoir républicain devrait être balayé, même si MAC CAIN a constamment cherché à se démarquer du président sortant en se présentant comme un « maverick » (marginal ?). Donc Barak OBAMA devrait récupérer la mise.

                                                                               

On saura le 4 novembre si les blessures de la primaire sanglante avec Hillary ont eu le temps de cicatriser et si les américains sont capables d’élire un président noir (même s’il est métis). Car c’est le principal écueil qu’il doit surmonter. En cas de victoire, la face du monde en sera changée, même si, ne l’oublions pas, un président américain est avant tout …. américain.

                                                                                       

America first !

                                                                                         


LE CAS CAMIF

                                                                        

 Logo camif 

                                                                               

                                                                                     

L’emblématique coopérative des « instituteurs » devenue, par obligation légale,  une entreprise de vente par correspondance comme les autres, se retrouve en faillite aujourd’hui. Ce n’est pas une surprise. Cela fait des mois qu’elle bat de l’aile. La crise aura peut-être précipité le mouvement, mais elle n’en est en rien responsable.    

                                                                                 

Issue de la MAIF, celle qui était une coopérative prospère tant qu’elle évoluait dans l’univers clos de son « métier », à savoir le monde enseignant et ses satellites, avec un profil de produits bien adaptés et des points forts sur les meubles et les équipements de loisirs, s’est retrouvée comme un naine face aux géants de la distribution en VPC que sont « La Redoute » et « Les Trois Suisses », avec ce que cela comporte comme difficultés pour rester compétitive.

                                                                                                               

La CAMIF a vu ses difficultés aggravées par des erreurs de gestion de ses dirigeants marquées par des investissements inutiles et mal pensés et une trop tardive adaptation à la vente par internet. Le recadrage sur le cœur de métier, à savoir les meubles est venu tardivement et n’a fait qu’accentuer la descente aux enfers. Et puis, banalisée, la coopérative a été abandonnée en grande partie par sa clientèle autrefois « captive » : les enseignants. C’est qu’aujourd’hui, ils ne sont plus aussi fidèles qu’autrefois à l’enseigne qui arbore encore de façon un peu surannée la référence au métier d’instituteurs devenus « professeurs des écoles ». Les salaires étant ce qu’ils sont, surtout pour les débutants, ils vont au meilleur marché sans se soucier de la coopérative ou de l’assureur « militants »….. Quant aux anciens, ceux qui sont les sociétaires historiques, ils consomment évidemment moins, parce qu'ils ont tout. Et puis il y a ceux dont la commande est payée et ne sera pas honorée.

                                         

On peut comprendre le désarroi des salariés qui se retrouvent sur le carreau, leur colère même. Mais la crise n’est pas pour grand’ chose dans leur malheur, et le gouvernement encore moins. Aussi, on ne voit pas l’intérêt que nous aurions à renflouer avec nos impôts une entreprise structurellement inadaptée au marché ; et l’état n’a pas vocation à intervenir pour empêcher les faillites d’entreprise du secteur marchand.

                                                                                                                                                             

Reste le problème social posé par la faillite. On ne peut pas abandonner ces 700 salariés privés d’emplois dans ces conditions brutales. Tout doit être fait pour leur reclassement et les aider à retrouver un travail ou toute autre solution. Cela passera peut-être par un soutien affirmé au bassin d’emploi niortais, à sa reconversion peut-être, ce qui suppose la mobilisation de tous les acteurs de l’état, de la région et des collectivités locales. Pour les « camif », le ciel leur tombe sur la tête au plus mauvais moment, tant il est vrai que le contexte ne va pas faciliter la tâche au "pôle emploi"  et aux politiques qui commencent à venir se pencher sur leur situation.

                                                                             

                                                                                                  


DATI L’INFLEXIBLE

                                                                              

Rachida dati 

 

La ministre de la justice a conduit avec détermination une réforme particulièrement difficile qui soulève de très vives résistances. Et elle a agi avec une sorte de certitude que les changements qu’elle apportait au système judiciaire devaient être appliqués par tous sans sourciller.

                                                              

Son zèle, celui d’une ministre éperdument loyale au Président, tient autant de la reconnaissance qu’elle porte à son mentor que de la volonté de réformer vite, quitte à bousculer et à déplaire. Et il ne lui déplait pas d’avancer comme un bulldozer. Elle se fâche autant qu’elle fâche. De fait, elle a accompli ce que peu de ministres auraient accompli dans le même temps. Mais le revers de la médaille c’est un front commun de magistrats, d’avocats, de personnels pénitentiaires que l’attitude de leur ministre démoralise ou exaspère.

                                                                         

Il peut y avoir de bonnes raisons. Mais le manque de diplomatie de Rachida n’est-il pas un bon prétexte pour manifester contre une loi qui dérange, qui défait des habitudes, qui oblige à se remettre en question ?  C’est vrai que l’on aurait pu éviter ce jeu absurde du chat et de la souris avec les magistrats : je boycotte votre réunion, nous séchons votre rendez-vous…Tout le monde n’est pas innocent, et le syndicat de la magistrature n’est pas vraiment connu pour ses sympathies droitières. On peut comprendre que ses membres soient idéologiquement contre la répression. Peuvent-ils comprendre à leur tour que contester Rachida DATI, c’est remettre en cause le Président de la République auquel elle s’identifie.

                                                                         

Peut-on lui reprocher la tragédie des prisons ? Ce serait oublier un peu vite qu’elle a hérité en gestion d’un réseau de prisons vétustes et surpeuplées, dans lesquelles la dignité humaine est bafouée tous les jours.  Le problème c’est que sa réforme dans ce domaine achoppe sur les moyens. Depuis trop longtemps notre justice souffre de budgets étriqués. Seulement la France d’aujourd’hui n’a pas plus de moyens à y consacrer. Il faut faire avec.  

                                                               

La réforme ne peut pas se faire sans les personnels et les acteurs du monde judiciaire. Encore faudrait-il ne pas faire de la ministre une victime expiatoire d’une politique inspirée par le Président de la République lui-même, dont certains, avec délectation, veulent faire payer sa proximité avec lui. Ces personnels seraient plus crédibles dans leur contestation si dans le même temps on n’assistait pas à ces bourdes monumentales qui remettent les criminels en liberté.

                                                                  

Tout le monde ne jure que par le remaniement ministériel qui verrait son départ de la chancellerie. C’est possible, car le congé de maternité fournit un bon prétexte. Ce n’est pas certain  pour autant. Nicolas SARKOZY aura à cœur de calmer le jeu. Ira-t-il jusqu’à désavouer sa ministre emblématique ? Rien n’est moins sûr. Il n’aime pas les manières de la magistrature et il appelle de ses voeux un parquet obéissant. On peut imaginer qu’il arrondira les angles mais qu’il ne cédera pas sur l’essentiel. A moins que Rachida remplace Michelle à l’intérieur… De la balance au glaive, qui correspond mieux à son tempérament.

                                                                    

Mais c’est de la politique-fiction !

                                                                       

                                                                                            


SANTE DURABLE

                                                                              

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Notre système de santé, parmi les meilleurs du monde, accumulait les dysfonctionnements : points de thrombose avec un recours souvent exagéré aux urgences des hôpitaux, désertification médicale de nos campagnes, paupérisation des médecins de ville, sans parler des maladies nosocomiales de plus en plus fréquentes.

                                                                  

Roselyne BACHELOT est arrivée sur un terrain hautement miné. Les 35 heures appliquées à l’hospitalisation publique avaient abouti à une réelle désorganisation, une pénurie de soignants et un arriéré colossal d’heures sup’ non payées…. Autant dire que réformer dans ces conditions, c’était « mission casse-pipe » assurée. Demandez à Alain JUPPE ce qu’il en pense. C’est peut-être aussi pour cette raison que Nicolas SARKOZY a confié le bébé à une routière aguerrie de la vie politique… et qui connaît le milieu médical comme le fond de son sac à main. Aussi était-elle attendue au tournant.

                                                                                

Les réformes à 6 millions de pékins dans la rue, c’est pas son truc. Notre Ministre de la Santé a donc pris le temps du diagnostic pour nous concocter une réforme d’une rare habileté. Dans ce qu’elle propose, on retrouve tous les remèdes pour soigner ce qui ne va pas dans notre système, le rendre plus rationnel et plus efficace, c’est-à-dire plus économe, tout en r

edistribuant les rôles et rendant plus lisibles les différents étages de l’accès aux soins. Vous n’entendrez donc pas de grincements comme dans la justice. Parce que tout le monde y retrouve son compte : le patient sera mieux soigné, l’hôpital sera enfin dirigé, les médecins garderont leur liberté mais seront l’objet d’incitations pour créer des « maisons médicales ».

                                                                                                                                                     

La loi que la Ministre propose met en place les outils d’une gestion efficace du secteur de la santé, avec le « patient » au centre de toutes les préoccupations. Nous n’aurons peut-être pas à voir avec les Agences Régionales de Santé, mais grâce à elles nous bénéficieront d’une réorganisation des soins : assignant une mission en rapport avec les compétences disponibles à l’hôpital de proximité, renforçant tel bloc opératoire, fermant une maternité obsolète…Des Agences qui auront compétence sur  les hôpitaux publics, les cliniques privées, les professionnels de santé libéraux, le secteur médico-social. Voilà pour l’aspect « centralisation ». 

                                                                             

La médecine se régionalise  par l’ouverture des postes d’internat, et dans le cadre d’un schéma régional (facultatif mais tellement indispensable) on visera à une bonne répartition des médecins sur le territoire. Autonomie des hôpitaux et renforcement des pouvoirs du directeur, doivent conduire à la création de véritables « communautés hospitalières de territoires », « avec une gradation des soins, depuis l’hôpital de proximité jusqu’à l’hôpital de référence, le CHU » précise la Ministre. Voilà pour l’aspect « déconcentration ».

                                                                               

Et je lui laisse la conclusion : « je ne veux pas construire une nouvelle machine technocratique. Je veux m’occuper des gens ! » . Roselyne BACHELOT vient d’inventer la santé durable.  

                                                                           

Ah que la réforme est belle quand elle n’est pas élucubrée par un énarque !

                                                                                 

                                                                                            


AJUSTEMENTS LABORIEUX

 

                                                      

Le retour aux réalités s’avère douloureux. Malgré les potions (malheureusement pas magiques) que les pouvoirs publics ont administrées à la crise financière pour faire tomber la fièvre, la contagion à l’économie réelle était inévitable. Personne ne pouvait penser qu’elle s’en tirerait sans dommage.

                                                                  

C’est que, si le soutien aux banques a suffisamment rassuré les opinions publiques pour qu’il n’y ait pas de « bank –run », c’est-à-dire de retraits massifs par les particuliers, ce qui aurait été mortel, par contre, la bourse découvre les difficultés de l’économie et la récession qui pointe son nez. L’abstinence forcée de manque de liquidités et de crédit a provoqué le ralentissement de toutes les économies, à commencer par celle des Etats-Unis, pilote en la matière. En fait le ralentissement était engagé depuis des mois. La crise financière a amplifié seulement l’ampleur du coup de frein. Et il faut du temps pour remettre en route la circulation des crédits interbancaires et pour que les banques reprennent des risques quand elles doivent financer des projets d’entreprises. Les variations erratiques des marchés sont aggravées par le comportement des fonds spéculatifs qui, faute d’être alimentés en raison de la défiance qu’ils inspirent désormais, sont obligés de vendre à tout prix pour réunir les liquidités dont ils ont besoin… La différence d’attitude entre l’administration américaine qui consiste à faire sortir les crédits à risque des bilans et celle plus réaliste des européens qui vise à faciliter, milliards à l’appui, la circulation des crédits, continue d’alimenter l’anxiété des boursiers.

                                                     

Tout cela n’empêche ni la crise de l’économie réelle, ni ses conséquences en terme d’emploi et de chômage.  S’il faut continuer de mettre la pression pour obtenir une réforme du système financier mondial, l’urgence est maintenant de procéder à une relance économique à l’échelle de l’Union. Les mesures déjà prises en France pour financer les PME doivent être complétées par une réponse rapide et coordonnée, qui seule pourrait enrayer la récession ou en limiter l’ampleur. On ne comprendrait pas que l’économie ne fasse pas l’objet des mêmes soins que la finance, et que le social, le capital humain soient oubliés. Après tout, le Président nous l’a suffisamment seriné : les revenus du travail valent mieux que ceux du capital. Nous attendons avec impatience les mesures pour l’emploi qu’il doit annoncer. C’est là que l’Europe pourrait se réconcilier avec les citoyens : par une grande politique capable de réamorcer la pompe de la croissance !

                                        

Entre soutien à la consommation et soutien à l’investissement, visiblement le gouvernement a choisi le second. S’il est vrai que la consommation est importante pour assurer les rentrées financières de l’Etat avec la TVA, ce type de relance à l’inconvénient de creuser le déficit du commerce extérieur à cause du « made in China » ; on l’a constaté avec la loi TEPA qui a injecté près de 8 milliards dans les rouages. Alors que le soutien aux entreprises et une  politique industrielle active ont le mérite de maintenir les emplois et de limiter le chômage. C’est donc par le rétablissement de la circulation des fonds et le retour du crédit, la baisse des taux d’intérêt et le soutien aux entreprises, surtout les PME pour qu’elles tiennent le coup et puissent continuer leur développement, que le gouvernement compte contourner la récession.

                                           

D’ailleurs il n’y a pas que des mauvaises nouvelles. La baisse de l’Euro par rapport au Dollar à 1,20 va faciliter nos exportations, la chute du prix du pétrole en-dessous de 60$ le baril et celle des matières premières font disparaître les tensions inflationnistes et font s’éloigner le spectre de la hausse des prix qui rogne le pouvoir d’achat, enfin la stabilité de l’Euro a permis de maintenir intacte la valeur du pactole que représente l’épargne des Français et fournit (accessoirement) des surplus de thésaurisation que le gouvernement peut insuffler dans l’économie réelle. Voilà des bonnes nouvelles ! Toutes choses qui pourraient faciliter une reprise de la consommation plus rapide que prévue… mais ne rêvons pas trop. L’année 2009 sera difficile.  Elle ne devrait pas pour autant être tragique.

 

 

                                                                                                                            


LA SEMAINE D’ARCHIBALD

                           

1 sur 5. C’est le nombre d’écoliers qui bénéficient du soutien personnalisé à l’école. La mise en place est laborieuse révèle le rapport d’étape et les heures se font en général le midi ou le soir après la classe. Curieusement la possibilité d’utiliser le mercredi matin a été laissée de côté….

                                                        

Paradis. Avec Jean-Marc AYRAULT, le héraut des députés socialistes, le procès d’intention n’est jamais loin. Ainsi, accusant Nicolas SARKOZY de se contenter de bonnes paroles, il demande ce qu’attend le président pour dénoncer la convention qui lie la France à Monaco. La réponse est toute simple : à quoi cela servirait-il si dans le même temps on ne règle pas le sort du Luxembourg, de San Marin, du Liechtenstein, sans parler de la Suisse et des autres paradis extra-européens ? Quand on sait que le Luxembourg et la Suisse ont annoncé qu’ils ne viendraient pas à la réunion internationale sur les paradis fiscaux organisée à l’initiative de la France et de l’Allemagne ….  C’est tellement facile de conseiller d’aller plus vite que la musique !

                                        

Grenelle. La loi « Borloo 1 » a été votée à une large majorité, le groupe socialiste ayant rejoint la majorité à cette occasion. Voilà qui va donner de la force à la mise en application des mesures qu’elle prévoit. C’est aussi un signal fort envoyé à nos partenaires européens au moment où l’Europe doit se prononcer sur les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique.

526 voix pour, 4 contre et 21 abstentions ( la plupart des « verts » : jusqu’au-boutistes ?).

                                                  

Taxosac. L’amendement de Charles de COURSON qui propose de taxer les « sacs plastiques » de 15 centimes ne plaisait pas à la grande distribution, ni au Ministère de l’écologie, ni aux écologistes, pour des raisons diverses. Chacun y voyait un inconvénient majeur. Le Ministre du Budget a fait en sorte qu’il ne soit pas adopté. De toute façon c’est un faux débat. La solution c’est leur disparition, comme de nombreuses grandes surfaces l’ont déjà fait !

                              

Déprime. Pendant que les industriels broient du noir, les Français consomment : + 0,6% en septembre. Comme si la fièvre acheteuse était le meilleur moyen de valoriser son argent dans la crainte qu’il soit victime de la crise. Alors, pendant qu’on peut encore, on change la voiture, on s’habille en profitant des prix cassés, on équipe son logement des fois que cela ne soit plus possible demain. On nous dit que les économistes ne s’expliquent pas ce phénomène. Mais sont-ils capables d’expliquer grand-chose ?

                           

Halte !  C’est Roselyne BACHELOT qui siffle la fin des supputations qui allaient bon train ces temps derniers. Il n’est pas question qu’elle se présente à Paris. Et je parie qu’elle pense très fort à se présenter pour conduire aux destinées de « sa chère région ». D’autant plus que le père François (Fillon) a fait savoir que la place était vacante.  Reste à savoir quelle sera la règle du jeu. D’ici là, en effet, Nicolas aura fait voter la réforme des collectivités territoriales. En tout cas, c’est une bonne nouvelle. « We need Roselyne » !

                       

« Dupé ». Le Maire de Trélazé, Marc GOUA, n’en est pas revenu. Sa DUP pour son lotissement de la « Quantinière-Guérinière » qui prévoyait 75 ha de constructions diverses et variées avec une large place pour l’habitat social a été annulée par le tribunal de Nantes. En cause : « une motivation insuffisante dans la délibération ». Mais le point de départ c’est la contestation de propriétaires qui considéraient qu’à 5,50€ le m2, ils étaient spoliés. Pas dupes, d’autant plus que tout près, sur Saint-Barthélemy, un expert avait estimé les terrains non viabilisés à 44€ du m2. La ville de Trélazé se retrouve avec seulement la moitié des terrains en sa possession. La crise aidant, on n’est pas près de voir sortir les murs de terre. A Saint-Bart, qui aurait supporté l’essentiel du trafic généré par les logements, on ne s’en plaindra pas ! 

                                                

Crise. Il n’y a pas un seul jour sans que les médias, radios, télé et autres, ne se consacrent à la « crise » : éditoriaux, débats, interviewes…. Mais qu’est-ce qu’on entend comme âneries, énoncées notamment  par des journalistes. Erreurs de vocabulaire, ignorance du sujet, approximations, naïveté des questions, absence d’écoute… sont le lot quotidien. Encore, s’il y avait l’excuse de l’idéologie : mais même pas ! Si bien que j’en arrive à penser que les médias c’est trop souvent « la bêtise humaine avec un porte-voix » !

                

Tonnerre de Brest !

 

                                                                                                              


SENATUS DECONUS !

                                                                                        

Logement Les sénateurs ont eu tort de ne pas voter la proposition de Christine BOUTIN d’intégrer l’accession sociale à la propriété dans le quota des 20% de logements sociaux.

                                                                                         

Au moins pour une raison qui n’aurait pas dû échapper à ceux de la majorité. Nous perdons à chaque élection des villes parce que les bénéficiaires des logements sociaux sont presque toujours exonérés d’impôts, donc de taxe d’habitation. Ils finissent par constituer des minorités suffisamment fortes pour faire passer au moment du vote ceux qui promettent le plus de prestations, de subventions… qui seront payées par les « assujettis » ! De toutes façons eux ne paieront pas, ils sont donc toujours pour plus de dépenses, « sociales » de préférence. Et celui qui tient le discours de la bonne gestion économe des deniers publics est mis en difficulté quand il n’est pas battu. Combien de sortants avec un bilan pourtant de qualité sur ce plan-là ont été battus aux dernières municipales ?

                                                                                         

Un bon moyen de rétablir l’équilibre et l’égalité des chances entre les démagogues spécialistes de la « distribution » et les bons gestionnaires soucieux de la dépense, est justement de rétablir l’égalité devant l’impôt local. L’accession sociale en est un des leviers. L’idéal serait que chacun contribue aux dépenses, quel que soit son revenu et si petite que soit sa contribution.                                                                            

Mais avant qu’on en soit arrivé là …

                                                  

Autre incongruité : ils ont refusé de baisser le plafond de ressources exigé pour bénéficier d'un logement social. Certains d'entre eux bénéficieraient-ils des largesses de la situation actuelle dont on connaît l'absurdité ?

 

                                                                            

                                                                                                                                                                                                         


RABBI …. TOP !

Rabbi Hier soir, j’ai assisté au Palais des congrès à Paris, à la comédie musicale montée par Patrick TIMSIT, « RABBI JACOB », tirée du film  éponyme. J’avais été séduit par la série de reportages que France 2 avait consacrée au montage du spectacle dans ses éditions du journal de 13H.  Mais c’est avec un peu d’appréhension que nous abordions la séance. En effet, depuis son lancement, j’avais eu l’occasion de lire des critiques plus ou moins favorables et plusieurs éreintaient proprement le spectacle, le traitant de « nase », avec des décors « poussiéreux » et une mise en scène poussive, un critique avouant même être parti à l’entracte…. De quoi renoncer si nous n’avions eu les tickets en poche.  De fait la salle n’était pas pleine.

                                                                                                    

Et puis le rideau s’est levé. Pendant les deux heures et quelque chose de la comédie, nous avons été ravis. Des tableaux superbes, un jeu de décors mobiles à la fois amusant et vivant, des ballets rythmés et exécutés avec enthousiasme et précision, et puis…. Il y a le jeu d’Eric METAYER, incroyable « PIVERT » et de Marianne JAMES en extravagante épouse…. Et nous avons beaucoup ri ! 

                                                                                   

Le texte est sobre avec juste ce qu’il faut d’humour volontairement populaire, de jeu cocasse, de situation bouffonne. On reconnaît le film sans jamais vraiment le retrouver. Le « PIVERT » d’hier soir est époustouflant mais ne s’approche pas du jeu de DE FUNES à qui on n’est jamais tenté de le comparer.  Et le public ne s’y trompe pas qui fait un triomphe à la fin à tous les acteurs. Les centaines de personnes présentes sont sorties, visiblement satisfaites. Il suffisait de voir les têtes et d'entendre les commentaires. Vox populi ....

                                                                                          

Comment peut-on massacrer  à ce point un spectacle, qui sans atteindre des sommets n’en présente pas moins un divertissement de qualité ? Certes, cette comédie musicale n’est pas très « intello ». Elle cherche avant tout à nous amuser. Encore que le scénario, comme celui du film, soit un véritable plaidoyer contre la bêtise du racisme, pour le rapprochement des peuples, des religions et des cultures. Mais probablement à un niveau trop « popu » pour que les exégètes parisiens y acquiescent !

                                                                                              

Bref, si vous avez aimé le film, vous aimerez la comédie !

                                                                                                                              

                                                                                                            


S …. comme ZORRO

Déjà « IL » avait épaté bien des commentateurs, au-delà de ses laudateurs habituels, par sa gestion de la crise caucasienne en réussissant à préserver l’unité de l’Europe et lui faisant jouer un rôle de premier plan dans le règlement du conflit.

                                                     

Voici qu’ « IL » remet ça avec la crise financière. Nicolas SARKOZY agit en Homme d’Etat, qualificatif que l’on attribue généralement aux personnalités qui démontrent des capacités au-dessus du commun des mortels. Grâce à son action opiniâtre, à ses talents de négociateurs et à sa capacité à convaincre, c’est l’Europe, à nouveau, qui donne le « la » avec à la clé une leçon au monde de rigueur et d’efficacité. Force est de constater que les cartes sont redistribuées : Gordon tient la barre quand Angela s’empêtre dans sa stratégie, prise à revers par la faillite de la banque Hypo Real Estate…. Et c’est encore SARKO qui arrache à BUSH l’organisation d’un sommet mondial à New York.

                                                                

Ce qui fait dire à FOG, pas toujours porté au sarkozisme béat, « Cet homme qui n’est jamais meilleur que dans l’adversité a su incarner et mobiliser notre vieux continent, puis porter des solutions communes, à un moment où le monde était au bord du gouffre ». Même BHL y va de son compliment : « Nicolas Sarkozy, l’autre soir, était concentré, déterminé, sorte d’anti-Giscard habité par la circonstance en même temps qu’il la prenait à bras-le-corps, avec dans la prunelle, un peu de cet effroi lucide qui fait les hommes d’état » écrit-il en fin de son bloc-notes hebdomadaire. Fermez le ban !

                                                                    

Notre Président voulait faire de la « Présidence française » de l’Europe une période de résultats concrets pour convaincre nos compatriotes du bien fondé de l’Union. Il avait annoncé une période « rockn’roll ».Il aura été servi. Non seulement il aura utilisé les crises successives pour souder les européens, mais il aura signé aussi le retour du Vieux Continent au 1er rang de la scène mondiale, et jamais l’euro n’aura été aussi utile pour protéger notre épargne. On ne peut que regretter que les réformes contenues dans le traité de Lisbonne ne soient pas en application, ce qui souligne encore le tour de force.

                                                                                     

Que peut-on faire de plus pour réconcilier les Français avec l’idée européenne ? A tous ceux qui en sont convaincu de relayer ce message auprès des sceptiques.

                                                                                         

« We need Europe !!! »

                                                                                                

                                                                                                                          


DISTINGO

Il y a crise et crise. Les références à la grande dépression de 1929 reviennent souvent et font inévitablement penser à une crise qui s’étire en longueur avec des dégâts considérables sur l’économie réelle : chômage, pauvreté, inflation….

                                                                      

Rien n’est plus faux. Aucune crise n’a ressemblé à cette dépression majeure. Nous entrons en récession parce que le monde a connu une période de croissance. C’est un phénomène cyclique et récurrent de l’économie de marché. Ce ne sera ni la première ni la dernière de notre Histoire. Rappelons-nous 1973 et 1979 : crises pétrolières ; 1987 : krach boursier ; 1993 : crise de la guerre du Golfe ; 2001 : crise de la bulle internet…. qui avait vu la bourse dévisser de 65% !!!

                                                                               

La crise de 1929 était une crise de surproduction alimentée aussi par la spéculation, dans un contexte de stagnation du commerce mondial et de chute des prix. L’économie réelle de tous les pays était fragilisée. Elle a été longue à dépasser parce que les conséquences avaient été aggravées par des erreurs majeures au départ : restriction du crédit, dévaluations et concurrence des monnaies… Nous sommes loin de ce paysage. La crise financière n’est pas doublée d’une crise monétaire et les gouvernements ont réagi très vite pour alimenter le marché. De ce fait, l’économie réelle, qui n’est pas en surproduction, sans être totalement indemne –le blocage des flux financiers-, peut s’en remettre rapidement. La seule marge de manœuvre qui fait défaut à notre pays, c’est la possibilité d’une relance par la consommation, en raison du piètre état de nos finances (et le paquet fiscal n’y change pas grand-chose) qui résulte de 30 années consécutives de budgets déficitaires, faut-il le rappeler. Mais la croissance peut venir d’ailleurs, puisque nous sommes en économie qui reste ouverte.

                                                                                                

On pourrait aussi rappeler, comme le fait Hervé MARSEILLE, que, depuis le début des années 80 et la mondialisation, la proportion des ménages pauvres dans la population  mondiale a diminué de moitié, selon la Banque mondiale. Bah oui !

                                                                                        

                                                                                             


LA CRISE EN CHIFFRES

 

Les pays européens ont mis près de 2 000 milliards d’euros en garantie pour adosser les banques et rétablir la confiance. Sommes énormes qui ne sont pas des dépenses tant qu’elles ne sont pas utilisées et qui seront probablement peu sollicitées. Mais si nous avons le sentiment que les milliards tombent comme s’il en pleuvait, c’est que nous n’avons qu’une piètre idée des flux financiers qui circulent autour de la Terre…

Ni même des sommes thésaurisées dans nos banques : ainsi le « trésor de guerre » des Français s’élève à 1 600 milliards d’euros, déposés sur les comptes courants, livrets A, Bleu, Jeunes, etc…. Soit autant que les sommes débloquées par l’ensemble des gouvernements européens ! Rappelons que notre dette nationale, elle, atteint 1 260 milliards d’euros, détenue à 60% par des investisseurs étrangers ; la montée des taux d’intérêt n’est pas pour améliorer la situation, pas plus que le ralentissement économique qui fait diminuer les recettes de l’Etat et augmenter le déficit.

                                                             

Le gouvernement a mobilisé 22 milliards d’euros pour les PME, mais ils ne sortiront pas des caisses de l’Etat ; ce sont les surplus d’épargne des livrets qui sont sollicités. C’est logique et rationnel : mieux vaut de l’argent qui circule que de l’argent qui roupille. Enfin, histoire de nous rassurer : les actifs de la seule BNP-Paribas représentent 1 800 milliards d’euros. Une somme à la mode, décidément ! (à peu près le PIB de la France)

1 600 à 1 800 milliards de dollars, c’est aussi le montant des réserves de change de la Chine. A l’abri derrière ses murailles, la crise financière la touche peu et elle reste la principale prêteuse des Etats-Unis dont elle entasse les « bons du trésor » qui constituent plus de la moitié de ses réserves. Elle compte sur une croissance de « seulement » 8% en 2009. Le salut de nos économies pourrait bien venir de l’Orient.

En fait, le grand changement, c’est le retour de l’interventionnisme d’état dans l’économie. En attendant une régulation ?

                                                                                             


LA SEMAINE D’ARCHIBALD

Objection…. Votre Honneur ! Alain MARLEIX, Secrétaire d’Etat aux Collectivités Territoriales était aussi secrétaire national aux élections à l’UMP. Etant chargé du redécoupage électoral dans le cadre de ses responsabilités, il y avait une ambiguïté qui n’a pas échappé à l’opposition. Objection accordée ! Et à juste titre. C’est donc Brice HORTEFEUX qui a plus que l’oreille du Président qui prendra en charge la préparation des élections dans la parti majoritaire. Ainsi, le Secrétaire d’Etat pourra travailler sereinement sans être soupçonné d’office de tailler des circonscriptions sur mesure à ses petits copains.

                                                               

IUFM. On va enfin mettre un terme à ces instituts qui confondent endoctrinement et formation professionnelle des enseignants. Mais dans le nouveau dispositif je n’ai pas vu de place pour la découverte pratique du métier. C’est pourtant essentiel. Plus que les diplômes, le passage dans une classe est déterminant pour savoir si on aimera ce métier. Dans le cas contraire, il vaut mieux faire autre chose.

                                                                             

Politicarde. La passe d’arme entre Bernadette CAILLARD et Gilles GROUSSARD à propos du pont du tramway nous confirme ce que l’on savait déjà. La 1ère adjointe qui dénonce à chaque occasion la politique politicienne se révèle être un specimen de la pire espèce : une « politicarde » toujours prête à polémiquer quitte à utiliser des arguments spécieux. Vous savez, le « pourvu que ça mousse !... »

                                                                                       

Valse. La nouvelle piste de danse a été inaugurée à la Gemmetrie, à Saint-Barthélemy. Conseillers Municipaux et membres du comité des fêtes se sont réunis pour l’occasion avec le bal du Comité qui avait lieu dans la foulée. Amateurs de tangos et de rockn’roll prendront plaisir à tester à nouveau le nouvel équipement pour la Saint-Valentin… Côté dépense, on nous assure que le Maire a veillé à ne pas faire valser les picaillons.

Pompe. L’ouverture des sarcophages de la place du ralliement a eu lieu en grande pompe, avec médias nationaux, écran géant, discours du Maire…. et grue de levage. Emouvants, ces instants où l’on découvre après 1500 ans de confinement, les squelettes qui y reposent. Reste l’énigme : le sarcophage principal recèle-t-il les restes de St MAURILLE ? Rien ne l’indique à première vue. Des os, rien que des os, comme dans les cercueils voisins. A la science maintenant de faire parler ces restes.

                                                                          

Putsch. Il y avait donc des rumeurs de putsch au Conseil Général. Christophe BECHU qui n’est pas tombé de la dernière pluie a tout de suite compris qu’il fallait y mettre un terme rapidement. Il a sorti l’artillerie lourde pour que les choses soient bien claires. C’est donc entouré de toute sa garde rapprochée qu’il a tenu conférence de presse pour mettre les choses au point. En filigrane on peut comprendre : « non, l’atmosphère au Conseil Général n’est pas aussi détestable qu’à la mairie… ». Mais c’est pour se faire agrafer aussitôt par le « Canard » sur ses indemnités « Dexia ». Mais qui donc veut absolument le flinguer ?

                                                     

Commencement. Premier redressement judiciaire pour un commerçant mis en difficulté par les travaux du tramway. Il s’agit d’un fleuriste. Il est à craindre, la crise aidant, que ce soit le début d’une longue liste. Certains parlent de près de 150 établissements actuellement au bord du gouffre…

                                                                    

Survoltage. Il y a toujours de l’électricité dans l’air à Montfermeil. Le dernier épisode est désolant. Luc BESSON devait faire un tournage avec des figurants pris sur place et la participation de TRAVOLTA. Las, dans la nuit, des petites mains qui ne veulent vraisemblablement pas que les choses s’arrangent, ont mis le feu à tous les véhicules techniques qui étaient garés sur le stade…. Tournage annulé ou reporté ! Les  cons ça existe et comme aurait dit Audiard, « ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnaît ! »

                                                                   

Tonnerre de Brest !

                                                                              

                                                                                               


REVOLUTION DURABLE

  

La révolution durable est en marche. La crise va l’accélérer. C’est un chantier de longue haleine qui s’impose à tous, mais déjà  de nouveaux acteurs, de nouvelles formes de pression, de nouveaux concepts changent les repères et les comportements.

 

Les entreprises découvrent avec l’écologie que la réglementation sociale ou environnementale peut causer des procès coûteux avec des répercussions sur le chiffre d’affaire, et en même temps qu’elle peut être à l’origine d’économies quand les matières premières flambent ou qu’elle peut être l’occasion de développer de nouvelles activités… Et les initiatives se multiplient. On observe que la prise en compte de critères autres que financiers progresse dans les décisions d’investissement.

                                                                                       

De nouveaux arbitres viennent aussi bousculer les habitudes. Les entreprises qui n’avaient à rendre de compte qu’en terme de rentabilité, pour l’essentiel, doivent aujourd’hui tenir compte de l’influence que peuvent avoir des ONG comme Greenpeace, de l’agence d’analyse Eiris de la Halde … qui traquent les fautes. Beaucoup préfèrent engager le dialogue avec ces nouveaux «  partenaires » avant de se faire taper sur les doigts. Ainsi, la fondation suisse Ethos a réussi à faire évoluer la gouvernance de Nestlé, et Greenpeace a convaincu Apple de s’engager dans une démarche environnementale.

                                                                                           

La diversité devient aussi une exigence, notamment à l’embauche. La charte éponyme initiée par Claude Bébéar et Fadéla Amara permet d’obtenir le label « Diversité ».1900 signataires se sont engagés et les entreprises se sont mises au travail. Il y a celles qui se contentent d’une stricte observance de la loi, mais beaucoup construisent de vraies politiques : Conforama veut promouvoir la diversité des origines, Cari, dans le batiment veut attirer des femmes dans le BTP, Koné compte déjà 3% d’employés handicapés….

Pour demain, les entreprises devront tenir compte d’un environnement qui leur impose de s’inscrire dans la double démarche du durable et de la diversité….

                                                                         

La révolution n’est pas que verte. Elle est aussi humaine !

                                                                            

                                                                                                                                       


BALLADE CHEZ LES CADETS DE GASCOGNE

 

Ce sont les cadets de Gascogne

De Carbon de Castel-Jaloux ;

Bretteurs et menteurs sans vergogne,

Ce sont les cadets de Gascogne !

Parlant blason, lambel, bastogne,

Tous plus nobles que des filous,

Ce sont les cadets de Gascogne

De Carbon de Castel-Jaloux

                                             

Oeil d'aigle, jambe de cigogne,

Moustache de chat, dents de loups,

Fendant la canaille qui grogne,

Oeil d'aigle, jambe de cigogne,

Ils vont, coiffés d'un vieux vigogne

Dont la plume cache les trous !

Oeil d'aigle, jambe de cigogne,

Moustache de chat, dents de loups !

                              

Perce-Bedaine et Casse-Trogne

Sont leurs sobriquets les plus doux ;

De gloire, leur âme est ivrogne !

Perce-B edaine et Casse-Trogne,

Dans tous les endroits où l'on cogne

Ils se donnent des rendez-vous...

Perce-Bedaine et Casse-Trogne

Sont leurs sobriquets les plus doux !

                                                

Voici les cadets de Gascogne

Qui font cocus tous les jaloux !

O femme, adorable carogne,

Voici les cadets de Gascogne !

Que le vieil époux se renfrogne

Sonnez, clairons ! chantez, coucous !

Voici les cadets de Gascogne

Qui font cocus tous les jaloux !

              Cyrano de Bergerac

                                                

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Fin septembre nous avons fait un petit séjour dans le sud-ouest. Notre périple nous a menés de Casteljaloux à Eugénie les Bains en passant par les bastides : Lectoure, Condom, Eauze…

                                                                               

Après avoir fort bien déjeuné au « Cassissier » -je vous recommande la salade de gésiers-, sur la place centrale de Casteljaloux,  nous atteignons notre première étape : Le « Gargantua », chambre d’hôte située à Anzex. Une vieille ferme rénovée avec simplicité et goût par un jeune couple très sympathique.  Nous profitons de l’après-midi pour filer jusqu’à Lectoure. Nous ferons halte à Nérac avec son centre ville et ses maisons à colombages et son château dont il ne reste qu’une aile renaissance très travaillée. Nous sommes au cœur du pays d’Albret. Près de là, nous nous arrêtons pour contempler les tours massives du moulin fortifié de Barbaste, édifié sur la Gélise. Henri IV y entretenait une garnison et aimait à s’en intituler le « meunier ».

                                                                                                 

Lectoure est une magnifique « sauveté », sorte d’acropole perchée sur un éperon, qui domine les douces collines de Lomagne. C’est une des plus jolies cités de Gascogne, à l’art de vivre épanoui derrière ses remparts et au pied de sa cathédrale. Un patrimoine remarquable vous saisit à chaque détour. Le « castet » de « Los clarinétos » vous fera sourire, et une frise vaguement « égyptienne » perché  sur la façade d’une maison vous étonnera…Lectoure est aussi une capitale du melon. Le sien cache derrière une écorce typée, une chair orangée et juteuse réputée.

 Le soir nous sommes de retour à notre chambre d’hôte. Pour le dîner, nous nous régalons entre autre d’une cuisse de canard (confit, comme il se doit), en compagnie de …. Québécois, ce qui est plus inattendu. Le monsieur s’appelle HOUDE et ses ancêtres sont originaires de Manou dans l’Eure-et-Loir, tout comme les HOULLE dont je descends et ils étaient sabotiers, justement comme mon trisaïeul….. Encore plus inattendu !!!  Une relation à creuser, dans la généalogie.

                                                                                           

Le lendemain matin, nous reprenons notre chemin : ce sera d’abord Fourcès, une drôle de toute petite bastide tout en rond avec une place centrale ombragée. Le type même du « castelnau ». Celui est d’origine anglaise. Montréal n’est plus loin. Cette bastide perchée aussi sur sa colline est une doyenne qui a fière allure. C’est là que fut tourné une partie du film « le bonheur est dans le pré ». Mais c’est sur le site de Séviac que nous vivrons notre plus bel émerveillement. Une villa gallo-romaine immense des IIIème-IVème siècle a été exhumée et nous livre des mosaïques extraordinaires, des vestiges de thermes, d’une piscine, de chauffage par le sol….laissant supposer un luxe inouï !

                                                                                                   

D’étonnement en étonnement, la halte suivante à Larresingle nous présente un village fortifié miniature aux remparts intacts, sorte de Carcassonne de poche. Une seule rue permet d’en faire le tour à l’intérieur.

                                                                                             

C’est à COMDOM (prononcer « on » et pas « omme ») que nous déjeunerons. Un panneau face à un couloir retient notre attention. Il s’agit d’un restaurant. Nous entrons et nous nous retrouvons après un détour, dans une cour fort sympathique, entourée de murs joliment décorés. Les « mille colonnes », c’est le nom du restaurant, formule très emphatique pour une salle intérieure qui en compte effectivement quelques-unes. L’essentiel est dans le repas qui nous sera servi pour un prix imbattable, vin et café compris : 26€ à deux pour un buffet de hors d’œuvre  bien garni et à volonté et une cuisse de lapin aux herbes délicieuse !

La ville est pimpante et étale une richesse discrète avec de beaux hôtels particuliers au bord de la Baïse. La cathédrale, austère de l’extérieur est impressionnante  et lumineuse à l’intérieur. Sur le parvis et face à la statue de Bossuet qui en fut un évêque fantôme, on trouve une drôle de librairie mélangeant salon de thé et coins bouquins à feuilleter ou à acheter.

                                                                                                 

Et puis il faudrait encore citer EAUZE, au célèbre trésor que l’on peut admirer dans une salle forte du musée archéologique. C’est le témoignage extraordinaire qu’elle nous propose de son passé gallo-romain : plus de 1000 pièces en or et en argent trouvées soigneusement dissimulées dans des sacs déposés dans des cavités creusées. On y trouve aussi la maison de Jeanne d’Albret et une belle église au curieux clocher octogonal. Mais la ville s’enorgueillit d’un autre trésor, plus abordable celui-là : elle se dit capitale de … l’Armagnac, cette eau-de-vie ambrée si délicate, issue d’une subtile alchimie dans laquelle entre la distillation, le lent vieillissement dans les fûts de chêne et l’assemblage pour obtenir le bouquet parfait, aux arômes de vanille, de pruneau et de violette.

                                                                                              

Un aperçu d’une semaine ma foi, fort sympathique, malgré un temps très variable et frais.

                                                                                        

                                                                                                        


EFFETS PERVERS

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La crise financière n’aura pas que des conséquences pour les banques, les bourses et l’économie. Elle concerne aussi la classe politique. Elle ne met pas trop mal à l’aise nos libéraux français, dont le pragmatisme et la tentation étatiste l’a toujours emporté sur l’idéologie, si tant est qu’il y en ait une. A droite, toute solution est acceptable tant qu’elle est ressentie comme de bon sens. Et l’idée que rien ne doit être interdit au gouvernement dès lors que l’irresponsabilité et la spéculation menacent les comptes en banque des gens modestes, lui paraît parfaitement valable.

                                                              

La crise permet à l’extrême gauche et au PC de se recaler dans leur discours traditionnel : pour ceux-là, même quand il marche bien, le capitalisme c’est le diable. On ne sera pas surpris si la critique est radicale. Par contre elle prend complètement à contrepied les socialistes qui avaient timidement fait référence à l’économie de marché dans leur dernier texte fondateur. Elle risque de ruiner les efforts des « modernes » qui tentaient de ramener le parti un peu plus dans les réalités de la société moderne et elle offre à l’aile gauche anti-libérale une occasion de reprendre la main. On imagine le débat ! D’ailleurs on en a vu la traduction dans la courageuse abstention des socialistes à l’occasion du vote du plan proposé par le gouvernement pour soutenir les banques et l’économie. Ce qui a amené Manuel VALLS à dire, à juste raison, que « le PS manquait décidément d’hommes d’état ! ».

                                                                      

L’opposition, une fois de plus se refuse à reconnaître le bien fondé de l’action du Président de la République, ou plutôt la nécessité de s’opposer l’emporte sur la bonne foi et  je pense que c’est cela qui fait réagir le Maire d’Evry, dont on connaît l’honnêteté intellectuelle. Cependant, le mal est plus profond. La gauche est frappée de cécité latérale. Elle ne voit jamais les concessions qui sont faites à ses idées ou à ses prises de position. Elle refuse de voir les bienfaits de l’ouverture et traite les Ministres issus de son bord comme des renégats, alors que le Président leur donne les moyens de mettre en application leurs idées. Elle ne voit pas que le Président de la commission des finances de l’Assemblée est issu de ses rangs, gage énorme de transparence. Elle vote contre une réforme constitutionnelle qui entérine pourtant nombre de ses demandes depuis de longues années…. Comment cette gauche là pourrait-elle avoir du crédit ?

                                                                         

L’antisarkozisme systématique l’emporte sur la raison et l’opposition ne se grandit pas à ce jeu-là. Elle risque de rester en marge du grand mouvement de réforme que conduit le Président de la République. La crise financière, loin de le gêner, même si elle lui donne un surcroît de travail dont il n’avait pas besoin, étend à point nommé le champ de son action, tant  à l’échelon de l’Europe que du monde. Et le plus inattendu, c’est que les Etats-Unis se retrouvent à la remorque de l’Europe…. sous présidence française !

                                                                      

                                                                                                                    


LES GRANDS MOYENS

 

 

Enfin l’Europe existe. Elle vient de montrer sa capacité de réaction, certes un peu laborieusement au début, mais le résultat est là. Elle va mobiliser des moyens deux fois plus importants que les Etats-Unis qui sont pourtant à la source de nos ennuis. Face à la crise financière, l’Europe est unie. L’Euroland, d’abord, toute l’Union ensuite. On le vérifiera mercredi prochain,  avec le sommet convoqué en urgence. J’ai la faiblesse de penser que ce résultat extraordinaire, nous le devons en grande partie à l’énergie et au talent de négociateur de notre Président. Mais peu importe.

La réunion de dimanche soir faisait suite à celle des Ministres des finances du G7 et de l’assemblée du G20 au Fonds Monétaire International. Toutes les décisions ont été coordonnées à l’échelle de la planète : du jamais vu. C’est que la crise financière avec le gel des activités des banques, quand ce n’est pas leur débacle, était en train de déboucher vertigineusement sur une crise économique et une récession dramatiques. Car le problème le plus compliqué à résoudre dans cette sorte de crise c’est la dimension psychologique : il n’y a pas de rapports économiques sans la confiance. Et elle ne se décrète pas. Il faut donc rétablir le contexte suffisamment rassurant pour qu’elle se restaure. C’est ce à quoi toutes les mesures de garantie et de soutien qui viennent d’être décrétées sont destinées. Le rebond des bourses est un premier signe annonciateur positif. Il serait prématuré de croire que c’est gagné.

                                                                        

J’ai entendu à la radio bien des commentateurs raconter n’importe quoi après l’intervention de Nicolas SARKOZY. Ainsi sur France Info, il a été annoncé à plusieurs reprises que l’état allait « débourser » 360 milliards d’Euros. Erreur de vocabulaire lamentable. Il s’agit de fonds de garantie ! Il se peut très bien qu’il n’y ait aucune dépense. Des mairies votent tous les jours des garanties d’emprunt pour des dizaines de millions d’Euros sans pour autant qu’elles aient eu à en assurer le moindre denier. Ce sont des mesures prises pour rétablir la confiance ! Mais c’est sur ce type de message mal exprimé que se forgent des malentendus regrettables. Et que dire des sommes énoncées sur l’engagement des européens : de 1300 milliards à 1700 milliards d’euros, je crois que j’ai tout entendu. Il suffisait de changer de radio pour avoir un chiffre différent…. Et si les journalistes explicitaient un peu à quoi correspondent leurs chiffres ?

                                                                                      

Reste maintenant à passer à la mise en application. La loi va passer en urgence devant les instances parlementaires. Il est évident qu’un vote unanime des assemblées, en dehors de toute récupération politique puisque des gouvernements de gauche et de droite sont à l’origine du plan présenté, serait un signal fort envoyé aux citoyens et aux acteurs économiques pour le rétablissement de la confiance.

                                                                            

Si ça marche, il faudra bien revenir sur les causes de cette crise. Là-dessus on peut faire confiance au Président de la République, depuis le temps qu’il dénonce les dérives du capitalisme financier, il à là une occasion en or pour faire valoir sa conception entrepreneuriale du capitalisme et des règles qui doivent l’encadrer. Car ce qui nous menace c’est qu’après nous avoir appauvris, nous nourrissions une aversion contre le capitalisme qui nous priverait de ses avantages après avoir laissé ses inconvénients nous intoxiquer. Débat sur lequel nous aurons l’occasion de revenir dans un avenir proche.

                                                                                  

Une dernière remarque : la crise financière ne s’est pas doublée d’une crise monétaire. On le doit à la force de l’Euro. Imaginons seulement ce qui se serait passé si les monnaies nationales avaient été livrées à la surenchère et aux spéculations les plus imprévisibles ….

                                                                                            

                                                                                                                           


LA SEMAINE D'ARCHIBALD

BALOURDISE.  La FCPE de Maine-et-Loire en remet « un tas » sur le cartable trop lourd. La circulaire du Ministre n’est pas suffisante. Il faudrait un décret pour lutter contre ce fléau. Mais qui cela concerne-t-il ? Certainement pas les élèves de 3ème ni de 4ème qui rivalisent pour avoir le cartable le plus léger. Donc, il s’agit essentiellement des 6ème. Mais c’est un problème vieux comme l’école. Ces élèves-là remplissent leur cartable à bloc pour « faire plus grand » ! J’en ai connu qui y mettaient en plus de leurs affaires, leur Petit Larousse ! Des parents attentionnés veillant au remplissage suffiraient à résoudre le problème. Quant à réclamer des moyens pour l’achat de livres supplémentaires qui resteraient dans l’établissement, il y a tout de même mieux à faire. Et pourquoi pas une 3ème collection pour ceux (trop nombreux) qui sont en garde alternée….

                                                                                

VIDE-CABINET. L’automne est traditionnellement l’époque des « vide-greniers ». Histoire de faire le ménage dans tous ces objets ringards qui nous encombrent et dont on hésite toujours à se séparer. Christophe BECHU, lui, vient d’inventer un nouvel événement d’automne : c’est le vide-cabinet. Il faut dire qu’il a fait fort puisqu’il s’est séparé simultanément de ses trois plus proches collaborateurs au Conseil Général. Il est trop tôt pour décrypter le sens politique qu’il faut donner à cet exercice, mais la rumeur …

                                                                                        

CARDINAL. La boussole du Maire d’Angers fonctionne avec seulement trois points cardinaux. Il manque le Sud, dont il ne veut pas entendre parler. C ‘est un effet de sa grande largesse d’esprit et de sa tolérance sans limite. Mais, vous comprenez, « Sud », c’est trop chaud ! Ainsi, il est certain d’avoir raison. Puisque ce syndicat ne pourra pas présenter de liste, il continuera à ne pas avoir une présence « significative », comme il l’affirme. CQFD.

                                                                                    

DIXIT. «On ne peut rester assis sur sa chaise et laisser les gens crever, sous prétexte que les conditions ne sont pas toutes réunies ! »… « C’est une bouffée d’oxygène, l’équivalent d’un chariot hebdomadaire bien rempli pour quatre personnes » Qui a tenu ces propos au cours du débat sur le RSA ? Martin HIRSCH ?  Perdu !  C’est Patrick MARESCHAL et Alain ROBERT, Président et Vice-Président socialistes du Conseil Général de Loire Atlantique, vous savez là où il y a Nantes, la ville de Jean-Marc AYRAULT… Sont-ce les deux socialistes qui ont voté la loi ?

                                                                                    

AUTREMENT. Le mouvement des Jeunes Giscardiens est-il de retour ? Vous n’y êtes-pas, c’est Martine AUBRY, candidate au poste de 1ère secrétaire du PS au congrès de REIMS qui utilise le mot : « faire autre chose et autrement que ce que le PS a fait jusqu’à maintenant » … Vaste programme ! Mais enfin comme le PS ne fait pas grand-chose, ça ne sera pas trop difficile.

                                                                               

4 OCTOBRE.  Vous connaissez ? C’est le nom d’un collectif anti éoliennes. Il a organisé un rassemblement à Paris (1 000 personnes et une dizaine de maires) pour demander la suspension immédiate de nouvelles autorisations d’implantations d’éoliennes. Au nom du développement durable ! Pour eux, l’éolien n’est pas dans le vent.

                                                                                   

CITYSCAPE. A Dubaï, on n’a que le désert en patrimoine. Aussi les habitants sont-ils en admiration sur celui des grands pays industrialisés. Certes ils inventent a chéquier ouvert ( c’est connu le carnet de Check)  toutes sortes de bâtiments pharamineux propres à illustrer les livres de science fiction. Mais il est un projet plus étonnant : "Cityscape", sorte de Las Végas des dunes qui se propose de reproduire dans un ensemble immobilier les gratte-ciel de New York (attention à Houssama), la Tour Eiffel, et les pyramides, au milieu d’immeubles, de rues et de places… sur 270 ha ! après les Moines copistes, voici les Emirs copistes.

                                                                             

INIFINIMENT….. Je ne peux pas terminer cette semaine sans une pensée pour Jacques BREL, dont on fête le trentième anniversaire de sa disparition. Celui qui a enchanté mon adolescence et dont j’écoutais religieusement les disques sur mon « Teppaz » a encore sa place  dans ma CDthèque. Inutile de vous dire que j’ai suivi tous les 13H de JPP sur la une, pour, comme le chanteur, « rêver d’un impossible rêve… aimer jusqu’à la déchirure… atteindre l’inaccessible étoile ».....

                                                                       

Tonnerre de Brest !

                                                                                             

                                                                                                                               


GRENELLE « ONE »

Images   Après l’épisode de communication du mois dernier qui avait été clos par le recadrage du Président de la République, la loi « Grenelle 1 » est enfin devant le parlement.  C’est une discussion importante parce qu’il s’agit de mettre en musique « législative » les grandes orientations sorties du « Grenelle de l’Environnement ». La majorité parlementaire a le devoir de ne pas se louper. En effet, 72% des Français jugent positive l’action du gouvernement en matière de développement durable (sondage IPSOS) depuis le lancement de cette grande opération de concertation. C’est dire si l’attente est forte !

                                                      

Une seconde loi, dite « Grenelle 2 », texte chargé de la mise en œuvre opérationnelle, sera présenté dans la foulée, en novembre.

                                                         

Evidemment, les puristes trouveront toujours à redire. Pour certains, le « Grenelle » est dévoyé et on ne va pas assez loin. Pour d’autres il s’agit surtout de veiller à ce qu’il ne dérive pas vers une série de taxes supplémentaires, indigestes pour les Français et peut-être aussi excellent prétexte pour se défausser quand on ne se sent pas la fibre écologique. Les grandes orientations sont pourtant là.  Et déjà, des applications concrètes ont été décidées : le bonus-malus pour les autos, les prêts bonifiés pour la rénovation thermique des logements sociaux, le diagnostique de performance énergétique pour le bâtiment neuf, l’affichage de l’efficacité énergétique des logements, 2 milliards d’€ de prêts bonifiés à destination des collectivités locales pour l’eau, 50 produits pesticides retirés du marché dont 30 d’ici décembre…. D’autres actions sont d’ores et déjà programmées : taxe transport sur les poids lourds, extension du réseau LGV ( 2000 km) d’ici 2020, diminution du poids des déchets ménagers et 35% de produits recyclés d’ici 2012, retrait progressif des ampoules à incandescence, mise aux normes de toutes les stations d’épuration…

La discussion donne lieu déjà à de multiples amendements. Espérons que les bonnes intentions et le sérieux du travail réalisé ne seront pas dénaturés par l’action des lobbies de tout poil, à travers des demandes de modification anodines mais parfois lourdes de conséquence. Ainsi on peut se demander si l’amendement proposé par Patrick OLLIER qui propose de majorer le plafond de consommation des logements chauffés à l’électricité sous prétexte que le nucléaire produit peu de CO2 ne relève pas de ce type d’intervention.

                                                                                                                                

L‘ensemble des chantiers est estimé à 400 milliards d’Euros d’investissements d’ici à 2020. Si le pari réussit, et je suis de ceux qui pensent qu’il faut le gagner, c’est toute l’économie de notre pays qui sera transformée, parce qu’il n’y a pas d’autre choix que de lui faire intégrer la dimension écologique.

                                                                

Osons ! Et tant pis pour les frileux de l’UMP ou d’ailleurs qui voudraient se réfugier derrière la crise pour surtout ne rien changer….

                                                                           

                                                                                                                                         


TOUT CE QUE VOUS AIMERIEZ SAVOIR SUR LES DECHETS...

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... ET QU'ON NE VOUS A (PEUT-ETRE) JAMAIS DIT !

 

Robert AFIF, ingénieur en retraite des industries pétrochimiques et moi avons réalisé un document intitulé « Tout ce que vous aimeriez savoir sur les déchets et qu’on ne vous a (peut-être) jamais dit…. ».

                                                      

Cet ouvrage, est le fruit de l’expérience que nous avons acquise au cours des quatre dernières années et nous avons découvert que bien peu d’élus locaux, de techniciens et de citoyens maîtrisaient l’ensemble des connaissances sur les techniques de traitement des ordures ménagères et leur évolution, les modes de financement, les impératifs  imposés par le développement durable.

                                                                

C’est pourquoi nous avons souhaité mettre à la disposition de tous, les découvertes que nous avons faites au cours des nombreuses visites de sites à travers la France et le résultat des recherches que nous avons menées.

                                                                    

Nous en avons fait une version sur CD au format « Pdf » que nous tenons à votre disposition sur simple demande de votre part. Vous pourrez l’utiliser à votre convenance et, pour suivre les encouragements de Madame la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, en faire éventuellement une diffusion internet.

                                                                         

Cet ouvrage est aussi consultable sur le site de la Mairie de Saint-Lambert la Potherie :

http://www.saintlambertlapotherie.fr/vie_pratique/om.php  

ou en accès direct : http://www.saintlambertlapotherie.fr/vie_pratique/Tout%20sur%20dechets_aout%202008.pdf

 

                                           

                                                                                                    


 


50 000 !!

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Le 50 000ème visiteur est venu sur le bloc notes aujourd'hui à 12H26.

Depuis sa création, le bloc notes a une moyenne quotidienne de fréquentation de près de 70 visites avec des pointes à plus de 200 certains jours. Vous êtes nombreux à m'encourager quand je vous rencontre. J'essaierai de continuer à ne pas vous décevoir. N'hésitez pas à aller de vos commentaires.

Merci à tous de votre fidélité.


Daniel.


Ce soir, à 21H47, 49954 pages vues sur le bloc-notes, depuis son ouverture....

                                                                                                                                                                                                           


CYCLONE FINANCIER

 

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La « titrisation » des crédits « pourris » américains a contaminé toutes les banques de la planète et déclenché un véritable cyclone financier. La chute vertigineuse des bourses mondiales en est l’expression dramatique, alors que dans le même temps les Etats sont obligés de jouer les « pompiers » pour venir au secours des banques qui s’effondrent les unes après les autres. Peut-on arrêter un cyclone ?

                                                

La baisse boursière est telle que des milliers de Dollars ou d’Euros sont partis en fumée depuis la fin de l’été un peu partout dans le monde, des Etats-Unis à l’Asie en passant par l’Europe. Ces sommes gigantesques disparues créent une véritable déprime déflationniste et autant que la méfiance entre banques qui ne font plus circuler l’argent, elles contribuent au manque des liquidités nécessaires pour financer l’économie réelle et alimenter les bourses de la planète. Et cette déperdition d’argent réduit davantage encore les capacités des institutions saines à racheter celles qui sont au bord de la faillite.

                                                                          

Les réponses américaine et européenne à cette crise financière sont décrites par les experts divers et variés comme bonnes et indispensables. Mais l’injection des sommes que les banques centrales mettent sur le marché ne se révèle pas suffisante ni pour alimenter le marché, ni pour rétablir la confiance. Du moins peut-on avoir l’espoir que la décision de toutes les grandes banques centrales de baisser aujourd’hui leurs taux d’intérêt devrait produire son effet, même si la dégringolade boursière sous l’effet de ventes « émotionnelles » s’est encore poursuivie.

                                                                                       

Manifestement, les opinions qui ont du mal à suivre ce qui se passe et dont beaucoup de citoyens ne sont guère concernés sauf par les quelques sous de leur compte en banque, attendent un signal politique fort qui ne pourrait venir que de la réunion des responsables de la planète, d’abord au niveau européen, puis au niveau mondial pour éclairer le chemin de « l’après ». Sans visibilité sur ce point, la confiance aura du mal à revenir.

                                                                   

Enfin on peut regretter que cette crise intervienne au pire moment : celui des élections aux Etats-Unis, qui ne permettent pas au Président en place d’avoir une très grande autorité, et pour nous, celui d’une ratification non aboutie du traité de Lisbonne qui aurait donné à l’Europe un réel pouvoir politique dont on voit bien qu’il manque à travers les nombreuses réunions que Nicolas SARKOZY est obligé de tenir avec ses homologues européens. Or une réponse collective de l’Europe est indispensable.

                                                                               

La dimension de cette crise donne une idée de l’imprudence des banques. Les banquiers et les spéculateurs ont failli à l’éthique de leur métier. Elle s’est vengée avec une férocité implacable. Sur les décombres que ce cyclone financier laissera, il faudra rebâtir un système plus sain et contrôlé par les états et les institutions internationales. Tout le monde attend ce nouveau « Bretton Wood ». Même si la comparaison n’est pas très justifiée, l’image en est parlante.

                                                                               

Le plus tôt sera le mieux.

                                                                            

                                                                                                          


DRAMWAY !!!!

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A Nantes, le tramway occasionne un accident grave un jour sur deux.  Cela, malgré tous les efforts pour sécuriser le parcours. Beaucoup d’accidents avec les voitures mais aussi les piétons. En chiffres : 180 collisions dont plus du quart d’accidents corporels pour 2007. Et le directeur de la Sémitan d’assurer : « Nous sommes dans la moyenne des réseaux de tramway équivalents en France ». Pas rassurant !

                                                                         

Pour sa première année complète d’exploitation, le « busway » présente un taux de collision deux fois moins élevé que celui du tramway, avec une vitesse commerciale supérieure.

                                                                         

Le principal problème du réseau de tramway c’est la cohabitation avec les autos. Il faut constamment renforcer la visibilité des voies par des terre-pleins, des couleurs, des feux rouge clignotants… Pas facile de rendre homogène tous ces procédés qui perturbent l’automobiliste qui finit par s’y perdre. Un autre problème grave est le rôle joué par les poteaux supports des lignes contre lesquels les voitures tamponnées par le tram viennent se broyer, occasionnant des blessures graves à ses passagers, voire le décès. Ainsi à Nantes, la Semitan prévoit d’en déplacer une quarantaine….

                                                          

Comme on le voit, le tramway n’a pas que des avantages.

                                                           

Avec une infrastructure beaucoup moins lourde à mettre en place, le busway présente une solution plus efficace et moins accidentogène. Oui mais voilà, c’est pas si prestigieux !

                                                             

                                                                                                                                         


Costume d'automne

P1030112       AUTOMNE

Le bloc note change de tenue avec les saisons. C'est une manière de s'adapter au temps qu'il fait. J'ai choisi le thème "chic urbain". J'aime ce bleu-vert qui m'inspire de la sérénité dans ce monde en plein tourbillon.

J'espère que ce nouvel habillage vous plaira.

A bientôt.

                                                                                                                               


EFFROYABLE CONJONCTION

La crise tombe au mauvais moment pour Nicolas SARKOZY et met en porte-à-faux nombre de ses promesses qui s’inscrivaient dans un autre contexte, totalement différent. Pour prendre un exemple, la défiscalisation des heures supplémentaires aura permis de faire travailler plus pour gagner plus nombre de salariés. Elles ne sont pas entrées en concurrence avec les créations d’emploi en 2007. Mais du fait de la chute de la croissance, le risque devient grand qu’elles se développent au détriment de l’embauche. Le ralentissement économique met à mal le pouvoir d’achat et réduit les marges de manœuvre des entreprises.

                                                         

Mais l’opposition ne peut pas affirmer que, si elle était à la place de la majorité, elle ferait mieux. Elle continue avec une ardeur incantatoire quasi obsessionnelle à dénoncer la loi TEPA, dite « paquet fiscal », alors qu’il est évident que sans elle, la chute aurait été plus dure et plus précoce. De même qu’elle a du mal à admettre que le Président n’est finalement pas aussi libéral qu’elle le souhaiterait. Son ouverture aux personnalités de gauche en était un signe, les décisions qu’il prend en sont une preuve. Le pragmatisme l’a toujours emporté sur le dogme dans son esprit. Et elle est malvenue de critiquer sa décision de protéger l’épargne et les comptes courants par une éventuelle intervention de l’Etat.

                                                                 

Il peut le dire et il devait le dire. Même s’il n’y a pas encore eu de faillite d’une grande banque. Il est vrai qu’une telle probabilité reste encore éloignée, car nos institutions financières sont peu exposées à la crise mondiale du crédit. Le risque devient plus important quand les craquements affectent notre voisin allemand, premier client et premier fournisseur de notre pays.

                                                                        

Dans ce contexte, difficile de présenter un autre budget que celui qui est envisagé, privés de perspective de croissance que nous sommes pour l’année qui vient. Il faut saisir l’occasion pour réduire les dépenses, réformer l’Etat encore plus vigoureusement en dégageant les économies partout où elles sont possibles. Sans pour autant renoncer à la solidarité. Les plus modestes sont aussi les plus exposés. C’est pourquoi il est important de les accompagner en cette période où le chômage va malheureusement augmenter. Chaque denier devra être utilisé avec la plus grande efficience. Là encore, la gauche qui ne siège pratiquement pas dans le débat sur le RSA, fait preuve d’irresponsabilité en annonçant qu’elle ne votera pas pour un dispositif qui ne lui paraît pas suffisant. Et pourtant, même s’il n’est pas parfait, le dispositif est un réel progrès.

                                                                     

Enfin, cette crise est une chance inespérée pour l’Europe de faire entendre sa voix sur le plan international. A condition d’être unie. Le vieux continent est en effet le mieux placé pour exercer un magister moral et proposer des réformes sensées du système financier international, parce qu’il n’a été que partiellement saisi par le démon de la spéculation outrancière comme aux Etats-Unis, et parce qu’il n’a pas, comme la Chine, une économie perméable à toutes les fraudes et à tous les trafics. Enfin, c’est le moment de faire la démonstration aux pays réticents au traité de Lisbonne que l’Union fait la force !

                                                                         

D’un mal, il peut toujours sortir un bien.

 

                                                                                                                               


RYTHME

Après une semaine passé à parcourir les bastides du Gers, ce qui a ralenti sérieusement les fréquences de parution sur le bloc-notes, ma voilà de nouveau à pied d'oeuvre. Et nous allons évidemment parler de la crise qui sévit, mais pas seulement.

Nous allons bientôt fêter le 50 000ème visiteur du calepindh !

En attendant, détendez-vous avec la semaine d'Archibald.

Daniel

                                                                                                                                                         

                                                                                                                            

                                                                                                    


LA SEMAINE D'ARCHIBALD

Rame. Notre Ministre des Sports a la Santé ! Comme promis elle est venue pagayer avec notre champion olympique local. Une occasion de montrer qu’elle sait ramer et tenir la cadence. Une fois de plus Chapeau ! Mais après le plan d’eau, c’est le « plan Santé » qu’elle doit faire adopter. Une autre paire de manches !

                                                    

Retoqué. Michel Rocard s’est fait remonter les bretelles par ses copains. Motif : il a osé dire que Nicolas SARKOZY appartenait à la « droite intelligente et réformatrice ». Il est interdit de dire tout haut ce qu’on pense quand il s’agit de compliments pour le camp d’en face. Le sectarisme pur et dur est toujours vivace à gauche.

                                                          

Ne pas confondre.  Il y a KAHN et KAHN !  Il y celui qui nous joue de la grande musique façon STRAUSS, au FMI. Et connaissant le talent du Monsieur, je ne doute pas qu’il a donné au Président de la République de bonnes idées pour réformer le système financier international. Et puis il y a le Jean-François, le joueur de pipeau-« je sais tout sur tout », qui nous fait passer en boucle sur France Info, sa démagogie à deux balles, sous prétexte qu’il a rejoint le Modem. Je ne suis pas sûr que BAYROU soit gagnant.

                                                                      

Béate. C’est le summum du cirage de pompes auquel s’est livrée Margaret PERY. Le Maire d’Angers ne doit pas en revenir. L’ancienne élue municipale de l’opposition nous avait habitués à ses déclarations détonantes (de ton, pas tonner) et étonnantes. Là, elle en fait trop. Elle doit avoir le "Jean-Claude" en photo au-dessus de son lit. A se demander qui l’a aidée à payer sa campagne….

                                                                                                 

Cime. Le débat entre les Modem et les ex-modem atteint des sommets. Rendez-vous compte : c’est M. COCHARD qui répond à Mme CAILLARD. Pourvu que Mme MICHU n’adhère pas, elle serait capable de donner son avis. Franchement ce qui se passe au Modem, tout le monde s’en tape.

                                                                                        

Dalle. On va casser la dalle. C’est sûr. Il s’agit de la place du Ralliement, évidemment. Cela n’a rien à voir avec le budget du tramway. Quelle idée !  Même si le tracé passe par la dite place. Mais le Maire à sa réponse : ce n’est pas ici qu’on en discute, c’est à l’agglo. Ah bon, parce que ce sont les communes de l’agglo qui vont payer la facture de la refonte de la place du Ralliement ? L’opposition a bien raison de dénoncer ces dépenses somptuaires par les temps qui courent et qu’on aurait pu éviter…. avec un autre parcours.

                                                                                     

O unica est !  C’est avec ces mots qu’il avait écrit sur un bord de nappe de restaurant lors d’une réunion, et qui me visaient parce que j’étais le responsable du Parti Républicain, que j’évoquerais la mémoire de Jean FOYER. Mais lui, il était unique pour bien d’autres raisons : Ministre de la Santé, Juriste hors pair… La Constitution de 1958 qui vient de passer le cap de ses 50 ans est définitivement orpheline.

                                                                           

Promoteur. Tous les projets immobiliers prennent du retard. C’est évident. Il y a un manque de crédit et surtout une chute des ventes. Alors les promoteurs deviennent prudents. Mais à Angers, les projets de l’équipe en place sont démesurés par rapport à un marché saturé depuis plusieurs mois, ce qui a été souligné dans de nombreuses revues spécialisées. Le plateau des Capucins, on n’est pas prêt d’en voir le bout. J’avais déjà souligné le caractère inadapté du PLH d’Angers. L’équilibre ville-campagne ne s’en portera que mieux !

                                                                             

Tonnerre de Brest !!!

 

                                                                                                                                              


UPM : UN PROJET AMBITIEUX

Le 13 juillet, Nicolas SARKOZY donnait le coup d’envoi à Paris de l’Union Pour la Méditerranée. Mise à part la Libye, plus de 40 chefs d’Etat et de Gouvernement, c’est-à-dire tous les pays concernés, avaient répondu à l’invitation. Les 27 de l’Union européenne et tous les riverains de la Méditerranée, dont la Syrie et Israël, se sont retrouvés autour de la même table pour donner un contenu concret au grand projet, issu du « processus de Barcelone ». Ce sommet de l’UPM a été un succès diplomatique pour la France qui en assure la coprésidence avec le Président égyptien, pour le semestre.  Les Ministres des affaires étrangères se réuniront en novembre pour décider du lieu d’implantation de son secrétariat permanent.

Les 43 pays concernés ont décidé de relancer les nombreux instruments de coopération existant entre les pays de l’Union et ceux du pourtour méditerranéen, tombés en léthargie, afin de réduire les écarts de développement entre les deux rives de la Méditerranée et surtout de mener à bien des projets concrets. Il s’agit de substituer une logique de projets à la logique bureaucratique.

Ces projets concerneront six grands défis à relever.

                                                        

Agir pour la dépollution. Le consensus permet  une coopération multilatérale pour ce dossier urgent. Une étude menée par la BEI (Banque Européenne d’Investissement) a identifié 43 projets pour un coût de total évalué de 2 milliards d’euros.

Développer les autoroutes de la mer. Il s’agit de mettre en place des trajets balisés entre des infrastructures portuaires modernes pour transporter conteneurs et camions et soulager les axes terrestres des façades maritimes proches de la saturation. La France et l’Espagne ont relancé en 2007 un tel projet et une liaison Toulon-Rome-Civitavecchia fonctionne déjà depuis trois ans avec un succès relatif de 1500 camions l’an dernier : un début. C’est d’autant plus indispensable que 30% du volume mondial des marchandises et près du ¼ du trafic pétrolier passent par le bassin méditerranéen.

Favoriser la protection civile. Le bassin est une zone hautement sismique et exposé à un nombre croissant de catastrophes naturelles : inondations, sécheresse, incendies…Et il faut y ajouter les risques technologiques de pollutions accidentelles. Il s’agit d’étendre des coopérations qui existent déjà comme celle qui regroupe la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et la Grèce dans une « force d’intervention rapide européenne », bientôt élargie à la Slovénie, et qui permet de regrouper les moyens d’intervention, contre les incendies par exemple.

Encourager l’énergie solaire. Le « plan solaire méditerranéen » devrait permettre aux pays du sud d’exporter vers ceux du nord de l’électricité d’origine solaire, tout en les aidant à couvrir leurs besoins qui vont croissant, grâce à des conditions d’implantation et d’ensoleillement extrêmement favorables.

                                                               

Augmenter les échanges universitaires et les formations à distance. C’est une sorte de programme « Erasmus » conçu pour permettre à des étudiants du sud de venir dans les universités européennes et une nouvelle université installée en Slovénie pourrait fédérer les institutions innovantes dans des domaines tels que le développement durable, l’agronomie ou la santé.

                                                           

Aider les PME. Autour du bassin, les PME fournissent les 2/3 des emplois salariés. Une agence financière, financée par la BEI et le secteur privé, devrait mettre en place un programme d’assistance technique et d’aide destiné aux PME.

« Nous réussirons ensemble ou nous échouerons ensemble » a précisé Nicolas SARKOZY qui a exhorté chacun à faire un effort sur lui-même, comme les Européens l’ont fait, pour mettre un terme à l’engrenage fatal de la guerre et de la violence. Ces projets concrets de coopération devraient y aider et jouer le même rôle que la CECA en son temps.

 

 

                                                                                                                                                 


SEGOSHOWBOBOZENITH

Nous n’en avons vu que quelques extraits parcimonieusement retransmis dans les JT de France et de Navarre. Mais éloquents tout de même ! Faire venir des groupes musicaux à la mode pour être sûr d’avoir du monde, c’est une vieille ficelle que les Jeunes Giscardiens utilisaient déjà il y a plus de trente ans. Mais faire scander « Fra-ter-ni-té » par la foule, cela tient davantage du show « nouvelle église d’Amérique » avec le révérend père "machin chose"… La Ségo n’est jamais en mal d’inspiration pour faire son spectacle. Même la tenue genre « blouse » de maquignon auvergnat revue par Jean-Paul Gautier sur jean pour faire plus « popu-Malika » était faite pour paraître dans le coup. Plus «gauche bobo », tu meurs !!!!

Mais pourquoi faut-il que quand elle parle, cela sonne faux ? Pourquoi ces formules soigneusement préparées, tellement qu’elles en paraissent apprêtées, téléphonées, convenues ?… Enfin, pourquoi cette propension à se victimiser pour mieux faire croire à une volonté forte de rester debout ? Cela confine à la paranoïa. Et cette diction d’institutrice avec ce ton bien particulier de la pensée péremptoire qui agace plus qu’il ne convainc !

                                                                              

Quand on fait la somme de toutes les difficultés qui se sont accumulées sur la France

sans que cela soit de notre fait, depuis l’élection présidentielle, on se dit, rétrospectivement que oui, vraiment, on l’a échappé belle !