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LE SITE FAIT CAMPAGNE

Beaucoup de candidats font campagne avec l'aide d'internet. C'est devenu un moyen de plus en plus prisé pour toucher du monde. Mais il y a site et site. C'est comme pour la mode : il y a le prêt-à-porter et le "sur mesure". A vrai dire, bien peu répondent à la dernière définition. La conception d'un vrai site politique doit correspondre à un ou plusieurs objectifs précis mûrement réfléchis pour être d'un apport vraiment utile. S'il est bien fait, il doit être facile d'emploi pour le visiteur, convivial, répondre à sa curiosité et surtout apporter les informations essentielles à une prise de décision : le vote.

Il doit s'appuyer aussi sur une liste de courriels suffisamment étoffée pour informer de ses mises à jour. Pour être fréquenté, un site, comme un blog, doit donner envie de revenir et donc apporter le plus souvent possible des informations nouvelles dignes d'intérêt. Et c'est là que le bât blesse le plus souvent : il faut du personnel compétent pour l'administrer et des sources écrites ou audiovisuelles performantes. Si vous prenez la peine de faire le tour des sites des candidats du Maine-et-Loire qui en ont un, vous ferez vite la différence entre ceux qui en ont un parce que c'est la mode -mais ne présente aucun intérêt- et ceux qui en ont fait un véritable outil interactif de communication et d'information. Comme on dit, y'a pas photo.

Je ne veux faire de peine à personne, aussi je vous laisse juge d'aller vous faire une idée par vous-même. Une indication quand même : parmi les sites ringards il y a ceux des candidats socialistes. J'y peux rien, c'est comme ça. Pour vous en convaincre allez donc sur "www.lucbelot.fr". Dans le genre "minimal", c'est difficile de faire plus. Tout de même quand on se présente contre Roselyne BACHELOT, faudrait voir à faire preuve d'un peu plus d'imagination.

                                 


Petite chronique d'une défaite annoncée...

La gauche a beau multiplier les symboles, se réunir au "Zénith", se passer entre éléphants une rose (très pâle) de main en main en relais, elle perdra les législatives. D'abord parce que ces "Branquignols" ont attendu le 29 mai, à dix jours du 1er tour des législatives pour faire leur premier meeting d'union, en étant tous présents. Un peu tard, non ? Les Français ont bien compris que ce n'est qu'une façade pour cacher la misère. Et pour quel programme : à part, "il faut une opposition forte (ce qui veut dire, on a perdu d'avance), il faut contrer Sarkozy, il faut absolument voter", on cherche toujours "pour quoi faire ?" . Là-dessus, il n'y a guère de réponse parce qu'il n'y a plus de programme. Ou s'il y en un, on se demande lequel : celui de la "candidatededanscinqans" ou celui du congrès du Mans ?  Ensuite et surtout, parce que les Français sont logiques. On n'est pas le pays de Descartes pour rien. Après avoir voté clairement pour SARKOZY, ils s'apprêtent à lui envoyer une majorité franche à l'Assemblée Nationale. Parce qu'ils ne veulent pas qu'on leur vole la victoire, parce qu'ils ont envie que les engagements du Président puissent se réaliser.

Et le discours de ce soir au Havre devrait leur plaire. la référence au DANTON de la République menacée, "de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, et la France est sauvée !". C'est ce discours-là qui les branche ! Pas les sempiternelles récriminations contre la "drôâte" ... Après l'ouverture, qui a plus qu'ébranlé la gauche, voici que le gouvernement gouverne, que le Président consulte, que le dialogue s'engage, que les premières promesses se réalisent. Plus que la campagne sur le terrain du plus actif des députés sortants de l'UMP, le sans faute de Nicolas SARKOZY, de François FILLON et des Ministres ringardise définitivement les chefs de file de l'opposition et leur discours obsolète. Non seulement le pire risque de leur arriver, mais les études d'opinion montre que le pire pourrait être encore pire !

Le "Tonton Flingueur "du MoDem a mis un bémol. Je suis frappé de lire les professions de foi de ses candidats : pour un peu, on les prendrait pour des candidats de la majorité présidentielle, tellement ils deviennent con...sensuels. Là aussi, à force de prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages, on se prend un "Nouveau Centre" dans la poire ! D'autant plus que le centriste votant est une espèce qui rétrécit au mauvais temps, puisque les 18% du 1er tour se traduisent par un petit 9% dans les sondages. Normal. Je l'avais prévu : les votes de transfert ou de rejet ne sont pas des votes d'adhésion. Le comble, c'est que le "Nouveau Centre" sans adhérents va faire 25 députés, pendant que le MoDem avec ses 75 0000 (?) adhérents et pas d'accord électoral risque de se retrouver à poil. La démocratie c'est aussi le scrutin majoritaire, il faudrait y penser. Un autre défaite annoncée.

Et puis il y a notre MGB du PC, les Verts, le tintin... Tous ont Pléthore de candidats pour ramasser la manne du financement public, mais combien d'élus au bout de la route ?

Ils chanteront encore  : "On a ga-gné !"... Bah oui, les quelques euros par voix que ça rapporte, tiens donc !

                                                                              


CAUSE TOUJOURS....

Tu m'intéresses !

En fait, ELLE n'intéresse plus personne. La "NON-ELUE", puisqu'elle refuse de parler de défaite qu'elle nomme "non-victoire", est sortie de sa léthargie pour entrer en campagne. Va-t-elle reprendre sa lithanie d'avant le 6 mai ? Qu'a-t-elle de neuf à dire aux Français ? De ce que j'ai entendu de ses premières déclarations du week end, il n'y a pas grand chose de changé. Elle a voulu se faire prendre en photo à la barre du bateau qui l'a promenée dans la baie du Château d'Oléron, position qu'elle voulait évocatrice et qui a permis à tout un chacun de découvrir qu'elle était plongée dans une crise d'autisme très profonde. ELLE s'y voyait déjà, le problème c'est qu' ELLE n'y est pas !... à l'Elysée.

La mission qu'elle s'est fixé est inquiétante pour les socialistes si elle réussit. En effet, on a cru comprendre qu'elle voulait en prendre le commandement. Toujours au nom de la mission divine de sauveuse dont elle est "habitée". Jusqu'au bout elle est restée persuadée, animée par une foi quasi mystique, que la gauche ne pouvait pas perdre. Et si cela s'est produit, c'est forcément la faute des autres, c'est-à-dire de tous ceux qu'elle a mis sciemment à l'écart, sollicité puis repoussé, au gré de ses inspirations (et des sondages).  Et maintenant il lui incombe forcément de s'emparer du parti pour ne plus avoir à composer avec qui que ce soit.... Je plains les socialistes. Mais plus grave, ce n'est pas souhaitable pour la France de l'avoir à la tête d'un parti socialiste à sa botte... et bientôt décomposé pour ne pas dire en ruines.

C'est que la "p'tite dame" oublie la réalité. La réalité de sa défaite c'est, en dépit du vote utile de l'extrême gauche dès le 1er tour, toutes ces voix qui se sont portées ailleurs, chez BAYROU, affaiblissant très fortement le potentiel de la gauche. Toutes ces voix parties il y a 5 ans chez LE PEN et qui sont revenues dans le giron républicain via SARKOZY, voix de gens modestes, voix ouvrières, qu' ELLE n'a pas su attirer à elle. Et encore, elle a pu compter sur la diabolisation de son adversaire. Quel aurait été son score s'il n'y avait eu l'effet "TSS" ? Encore pire, puisque les études d'opinion ont montré qu'elle n'avait un vote d'adhésion que sur 40% de ses voix !!!!

"Les candidats socialistes sont sauvés puisqu'elle est là pour les défendre". Plus dure encore sera la chute.

                                                                              


CASSE-TETE

Panneau_cole                                                                                              S'il y a bien un casse-tête, c'est celui de la carte scolaire. Tout le monde est d'accord pour reconnaître qu'il faut faire quelque chose. Nicolas SARKOZY a annoncé dans sa campagne que son  objectif était de la supprimer, Mme ROYAL a parlé d'assouplissement. Mis à part les syndicats et la FCPE qui s'y accrochent par principe, tout le monde sait bien qu'elle aboutit à des situations insupportables d'injustice, qu'elle a contribué à la création d'établissements "ghettos", qu'elle en a déstabilisés d'autres par la fuite des élèves vers le privé. Sans parler de l'hypocrisie de ceux qui se proclament "pour" mais qui sont les premiers à la contourner quand il s'agit de leurs enfants.

Comment assurer la mixité sociale à laquelle tout le monde est disposé ? Si la carte scolaire est un mauvais dispositif (56% des opinions), une majorité (54%) pense qu'il faut la conserver. Pourquoi cette contradiction ? C'est que la peur de la liberté de circulation des élèves ne contribue à favoriser un peu plus les mêmes établissements, avec à la clé une sélection à l'inscription sur des critères qui pourraient se révéler arbitraires. Ne parlons pas des réseaux d'influence et des passe-droit, c'est la situation actuelle.

L'école de la mixité, c'est bien, à condition qu'elle soit la meilleure ! Alors comment faire pour que les enfants issus des catégories de la population les moins bien armées aient eux aussi des écoles de qualité ? En faisant en sorte que l'enseignement qu'on y donne soit de la même qualité que dans les établissements cotés, que du personnel chevronné accepte d'y rester, que la discipline y soit respectée et que les parents en soient partie prenante. Et le classement en ZEP ne résoud rien, ou trop rarement. Car c'est sur tous les leviers qu'il faut jouer en même temps : la sécurité des élèves et leur volonté de travailler, le respect des enseignants, le rôle des parents en les aidant à s'impliquer, la réhabilitation sociale du quartier ...

A mon sens, la suppression ne peut être que progressive et, comme l'a souhaité Nicolas SARKOZY à Angers, s'accompagner de dispositifs d'autonomie pédagogique pour les établissements débouchant sur un projet éducatif adapté, de concentration des moyens sur ceux les plus en difficulté, d'équipes pédagogiques composées de volontaires triés sur le volet... sans oublier la volonté de s'intégrer de ceux qui les fréquentent. Le jour où un collège de "quartier" proposera des options spécifiques et affichera des résultats d'excellence, c'est que le défi aura été surmonté. Alors la carte soclaire aura perdu tout son sens. En attendant, la route risque d'être longue et il y faudra plus d'un an. 

J'ai enseigné trente ans dans un collège de ZUP, devenue ZEP...  Je sais de quoi je parle.

                                                                                                                                                    


QUE DEMANDE LE PEUPLE !

"A chaque instant il se passe quelque chose..." clamait le slogan d'un grande magasin parisien. Aujourd'hui, c'est l'Elysée qui prend le relais. Chaque jour, chaque demi-journée même fait l'objet d'un évènement, d'une annonce, d'une décision, d'un rendez-vous, d'un déplacement...Des actes, pas des paroles. Tout ce qui avait été annoncé avant prend corps à la vitesse de la lumière sous nos yeux éblouis. Mais qu'est-ce qui a pris les Français de voter pour cette tornade permanente ? Envie de rupture ? C'est réussi. Envie de concret ? C'est gagné . Envie d'une manière plus moderne de faire de la politique ? C'est le gros lot . En tout le cas tout le monde est content.

Ceux qui ont voté Ségolène sont contents de son score, même si elle a perdu, parce qu'elle n'a pas renoncé. Et parce qu'elle a franchi le cap du premier tour avec un certain brio : JOSPIN est vengé. Ils peuvent garder l'espoir. Pourtant le spectacle de DGV (décomposition à grande vitesse) du PS a de quoi les démoraliser. Tant pis. Ils ne voteront peut-être pas aux législatives (à quoi bon, et pour quoi faire ?), mais ils savent que leur "protectrice" veille et sera là pour la fois suivante.

Ceux qui ont voté BAYROU, tout au moins une partie, sont contents aussi. Ils ont leur MoDem et l'espoir d'exister sur l'échiqier politique un jour. Même si pour cette fois-ci, les carottes semblent un peu cuites. Et surtout, leur leader est bien esseulé, affaibli plus qu'il ne le dit par la désertion de la quasi totalité de son groupe parlementaire.

Ceux qui ont voté SARKOZY, sont contents eux aussi. Ils ont toutes les raisons de l'être. Mais après tout, la composition du gouvernement comportait des risques vis-à-vis d'un électorat qui va des rives du FN aux centres divers. Eh bien le satisfecit est général. Y compris la nomination de Bernard KOUCHNER aux affaires étrangère, de Rachida DATI à la justice, de Jean-Louis BORLOO à l'économie et aux finances... François FILLON fait presque l'unanimité. Que souhaiter de plus ?

Les billevesées des leaders du PS ne les intéressent plus. Ils ne les écoutent même pas. François HOLLANDE est pathétique et les critiques de ses amis contre le gouvernement trop basses pour qu'ils s'y arrêtent. Pour l'instant, ils ont la tête ailleurs. Ils préparent la suite avec sérénité. Forcément, puisque tout le monde est content.

                                  


IGNOBLITUDE

Un texte envoyé par courriel se révèle particulièrement ignoble. Il se trouve que l'auteure est la candidate socialiste sur la circonscription de Saumur-sud, face à Michel PIRON. Il s'agit d'une certaine Astrid LELIEVRE qui est aussi maire de Saint-Hilaire Saint-Florent, et vice présidente de la communauté d'agglomération de Saumur. De la part de quelqu'un qui exerce un rôle de magistrat, c'est particulièrement méprisable.

Quelques extraits pour vous donner une idée : " Issu d'une famille hongroise qui a collaboré avec le régime nazi (vraies archives de la stasi) et qui a fui la Hongrie pour éviter le jugement pour collaboration.... Ministre de l'intérieur depuis 2002, j'ai mis en place de nombreuses lois liberticides et j'ai réussi à faire exploser l'insécurité.... J'ai mis en place la loi CESEDA qui organise l'immigration choisie au profit des capitalistes et j'ai mené la chasse aux enfants, les expulsant avec parfois des séparations... c'est pas grave, ce sont des étrangers..."  Suivent des accusations de toutes sortes. Le but évidemment est de salir, de diaboliser encore et toujours.

Je renonce à écrire la suite. Avec ce genre de texte, on atteint le degré zéro de la politique. Ah oui, il s'agissait évidemment de notre Président. Il y aurait de quoi porter plainte en diffamation.
Si la gauche croit qu'elle va faire des voix avec de tels arguments, c'est qu'elle n'a toujours rien compris. Cette dame déhonore la démocratie.

Pour terminer sur une note plus réconfortante : le dernier sondage BVA crédite l'UMP de 40% des voix, le PS est à 30%, le Modem à 9% et les verts à 3,5 %. en projection, l'UMP aurait 379 à 431 sièges, le PS 121 à 159, le Modem 0 à 3....

                                                                                                                                                          


PGV

Sarko_europeNous avons élu un PGV : un Président à Grande Vitesse. L'autre soir à mots croisés, Yves Calvi interroge Xavier BERTRAND (sur le mode "allez, il fait du cinoche") : "Mais enfin, il ne va pas pouvoir faire tout le mandat à ce rythme, il va bien se calmer ?" et son interlocuteur lui rétorque : "Pourquoi pas !". Et l'on voit un Yves Calvi complètement interloqué, se demandant s'il rêve. Pour enfoncer le clou, la journaliste de service, Ghislaine Otteinheimer, rajoute :"Il a l'énergie, il en est capable"...

Vendredi à Toulouse, puis à Paris, week-end à Brégançon, lundi à Paris, mardi dans le nord, mercredi à Bruxelles.... Le Président est partout. Chaque fois il donne une indication précise du chantier qu'il lance. il est habilement relayé par son Premier Ministre, François FILLON qui fait montre de la même détermination. Martin HIRSCH s'inquiète-t-il qu'il est aussitôt rassuré par Roselyne BACHELOT. Pas de couac, pas de faux pas.

On se demande bien ce que la gauche va trouver pour reprendre la main. En est-elle seulement capable ? Elle en est à critiquer le Premier Ministre et le Président de la République qui ont reçu dans leurs lieux de travail les députés de la majorité. C'est comme la concentration des pouvoirs : ils ont la mémoire courte. Comme si Mitterrand n'avait jamais pratiqué ainsi ? Comme s'il ne s'était pas coulé voluptueusement dans les institutions de la Vème République après les avoir vilipendées.... Il est vrai que tout occupés qu'ils sont à dénigrer, pendant ce temps-là, ils ne parlent pas de leur programme, ce qui intéresserait pourtant bien les Français. Ils pleureront après les voix perdues, mais il sera trop tard. Ils écrivent tous les jours un peu plus leur "chronique d'une défaite annoncée". La gauche semble pétrifiée. Elle avait le verbe, mais l'action du PGV la pétrifie : elle voit venir la tornade et, au lieu de s'abriter, elle attend d'être emportée.

On a envie de leur dire :"Soyez un peu plus sérieux, une chambre introuvable n'est pas souhaitable !"

                                             


BLOCKHAUS CITY

Urb_p1010054Urb_p1010055 Des p'tits cubes, des p'tits cubes, toujours des p'tits cubes.... . Ils ont bien raison les habitants de Belle-Beille de se fâcher. Surtout si c'est pour planter sur la place Marcel Vigne un de ces cubes carrés aux fenêtres en forme de meurtrières comme il en pousse partout en ce moment à Angers. Est-ce une "ligne architecturale" imposée par Toutankhom, dans la veine de l'architecture soviétique si gaie et surtout si "efficace", ou bien est-ce une mode en vogue chez les architectes, qui nous ont habitués depuis longtemps à toutes les fantaisies, même les plus lugubres ?

Il y aurait beaucoup de choses à dire aussi sur la méthode. Notre Toutenkhom toujours prompt à faire valoir ses beaux projets et belles réussites en documents luxueux abondamment distribués, est aux abonnés absents quand il faut s'expliquer de vive voix devant ses administrés.  Que disent les riverains en colère : "C'est le manque de concertation et de dialogue qui a tout plombé. On nous a imposé le projet. Et ce malgré un vote majoritaire contre du conseil consultatif de quartier". Bah oui, il n'est que "consultatif"! Pourtant, des idées, ils en ont les habitants du coin, mais elles ne coîncident pas avec le souci du maire de densifier partout. "Qu'il y ait un déficit de logement à Angers n'autorise pas à construire n'importe quoi et n'importe comment !"  tonnent-ils. Et C'est bien l'impression qu'on a !

Cette opposition n'est pas isolée. L'association "Belle-Beille demain" fait partie du COUAC : COllectif pour un Urbanisme et un Aménagement Concerté. Tout un  programme. Il réunit d'autres groupes d'habitants de la Doutre, de Thiers-Boisnet, de Terrien-Cocherel, de Verneau... Largement de quoi faire une liste !

Une chose est sûre : aujourd'hui, quand le citoyen ne participe pas à la décision, il s'oppose ou il s'invite dans le débat avec ses moyens. La "démocratie participative", il n'y a pas si longtemps les hierarques locaux du PS en chantaient les louanges. Z'ont pas dû comprendre le mode d'emploi !

                                                                  


Oh le vilain cachottier !

Il ne fallait pas désespérer "Billancourt", qu'on disait autrefois.

Le "Tintin des soviets" doit procéder de la même démarche. Il ne faut surtout pas désespérer les 1 500 000 quidams qu'il a embobinés avec sa belle parlotte. Parce que s'ils savaient....

Acte 1 : Pour avancer plus vite, séduisons la fille. Il adhère en 1991 à la LCR mais se retrouve assez rapidement aux avant postes, ce qui est rare dans un parti aussi verrouillé. Il en devient l'un des porte-parole avant d'en être en 2002 le candidat à l'élection présidentielle. C'est qu'il a eu pour compagne la propre fille d'Alain Krivine qui est resté le "réel patron" du parti encore aujourd'hui. Il a rompu il y a trois ans, mais est resté proche du père, probablement séduit par l'efficacité du "gamin". Même chez les Troskos, la solidarité va d'autant mieux qu'elle se pratique en famille....

Acte 2 : "Tintin" a épousé une certaine Stéphanie C..., une des principales éditrices de Paris, appartenant à la direction de Flammarion. C'est un des plus hauts salaires de l'édition et une habituée des médias. Très pratique pour les relations "presse" d'un candidat. Ce qui peut expliquer le relatif black-out sur la situation réelle du candidat révolutionnaire abonné aux 1200€ par mois de son salaire de postier. Quand on a une épouse qui gagne autour de 10 000€ par mois, selon certaines sources, évidemment la vie est plus facile.

Acte 3 : vivons heureux, vivons cachés. Officiellement, notre "anti-héros" habite un modeste studio dans le 18ème arrondissement. C'est en réalité un appartement fort correct dans le quartier du Sacré-Coeur, à Montmartre. Le coin le plus cher du 18ème et l'un des plus recherchés par les bobos parisiens. Il en est propriétaire. Pour l'acheter avec 1200€ par mois, il doit avoir une super "martingale". Quant à son emploi à La Poste, il doit être à temps partiel puisqu'il est permanent de son parti.

Les critiques sur le "yacht" deviennent un peu incongrues....

                                                            


EUROSARKO

Drapeau_europenLe Président de la République multiplie les démarches et les rencontres depuis son élection. Manifestement, il veut aller très vite pour débloquer le dossier "Europe". Mais qu'est-ce qui le fait courir ? Qu'a-t-il donc dans la tête  pour vouloir brûler les étapes ou rattraper le temps perdu ? Voici un extrait de l'un de ses discours. Eclairant non ?

                                                       

"Je veux l’Europe politique parce que l’Europe politique est la seule solution pour faire exister l’Europe face aux géants du monde, face aux Etats-Unis, à l’Inde, à la Chine, au Japon.

Le retour à l’esprit des fondateurs, à leur rêve d’une Europe qui veut et qui agit sur la scène du monde, de l’Europe comme l’expression d’une volonté commune, de l’Europe des politiques communes qui est le contraire de l’Europe du laissez faire qui s’offre comme une victime expiatoire à la mondialisation.

C’est pour l’Europe de de Gaulle, de Monnet, de Schuman, d’Adenauer que je me battrai, parce que c’est la seule Europe qui ait vraiment une signification politique et une signification morale. Elle était en vérité plus ambitieuse qu’il n’y paraissait. Cette ambition européenne, elle est pour moi le prolongement et non le contraire d’une ambition française.

Elle est ce par quoi la jeunesse française se réconciliera avec le monde.

Elle est ce par quoi la jeunesse européenne retrouvera l’espérance.

Elle est ce par quoi toutes les jeunesses d’Europe pourront avoir des rêves plus grands que ceux de leurs parents."

                                                                Nicolas SARKOZY

                                                

C'était pendant une certaine campagne présidentielle...


LE GEANT VERT

Seul Ministre d'Etat du Gouvernement, avec en charge "l'écologie, le développement et l'aménagement durable" qui regroupe sous son autorité l'énergie, l'équipement et les transports, Alain JUPPE est le "Géant vert" du Gouvernement. Et la feuille de route n'a pas tardé à tomber. De quoi étonner les plus timorés. "Coâ ?" la "droâte" nous piquerait notre cheval de bataille. Ah oui, la "droâte", on l'attendait au virage : c'est de "l'affichââge, ils ne feront rien comme d'hab..." et puis "ping", dès aujourd'hui voilà tous nos compères et commères verdoyants et annexes, invités à l'Elysée avec le "Géant vert" pour entrer dans le vif du sujet.

C'est que du grain à moudre il y en a. Et il y a urgence. Au moins tout le monde a compris le message. C'est que lutter contre le réchauffement climatique relève à la fois de l'individu et de l'humanité entière.

Par où commencer, que faire, dans quel ordre ?

On sait dans quels domaines il faut agir : sur l'énergie, en l'économisant, en étant plus efficace pour diminuer les consommations, en transférant vers les énergies renouvelables non polluantes tout ce qu'il est possible ; sur les modes de vie en consommant différemment plus naturel et plus local ; sur l'organisation de nos sociétés en voyageant moins "carbone" et plus collectif, en orientant l'habitat vers le climatique et en en limitant la dispersion ; sur la production et le travail en remplaçant la mobilité par les NTIC, en privilégiant les moyens logistiques propres, en évoluant vers le réparable plutôt que le jetable, et surtout en limitant les emballages....

Pour limiter le réchauffement à 2°C à la fin du siècle, il faudrait investir 1% du PIB mondial chaque année. On voit bien que le défi peut être relevé pour peu qu'on en ait la volonté politique. Quelques exemples. L'Australie vient d'interdire les ampoules électriques à filament d'ici à 2010 et si le monde entier faisait de même, nous pourrions épargenr 5 fois la consommation électrique australienne ! Il faut l'équivalent d'1 litre de pétrole par kg de tomate cultivée sous serre ! La Californie s'est dotée l'année dernière d'une législation draconienne pour lutter contre les gaz à effet de serre ; il s'agit d'en réduire la production de 25% d'ici 2020, et à nouveau de 80% d'ici à 2050 !! Chapeau Terminator !

On peut lutter contre le réchauffement climatique et en même temps stimuler l'économie. Ce n'est pas le moindre des paradoxes. Mais il y a une croissance importante à tirer des transformations qu'il faut générer. La Californie, jamais en retard d'une révolution, l'a bien compris. La croissance verte y est en pleine action et stimule tous les secteurs de l'économie : recherche, bâtiment, équipements en énergie renouvelable, biocarburants... Dans notre pays, si on multiplie par 2,5 les dépenses de rénovation thermique de l'habitat, on crée entre 60 000 et 100000 emplois (selon l'Ademe), car le bâtiment est le premier consommateur d'énergie et le troisième pollueur (en émissions de CO2).

En France, le chantier ne fait que commencer, et la tâche qui attend Alain JUPPE, pour être passionnante n'en sera pas moins ardue. L'homme a la carrure et la dimension internationale. On peut compter sur lui pour saisir le problème à bras le corps. Et pour faire concret, il organise un grand "pow-pow" à la rentrée....

Même qu' HULOT a trouvé l'idée chouette ! (Oui, je sais)

                                                                                                                           


TOUT FAUX ...

Il a tout faux, et en plus il ment... François BAYROU !

Oui, il a tout faux. Quand je l'écoute comme ce soir sur FEE face à Christine OCKRENT, je ne peux pas penser autre chose. Il déclare que Nicolas SARKOZY en réalisant l'ouverture fait le contraire de ce qu'il a dit dans toute sa campagne, alors que celui-ci a toujours affirmé, dès son investiture qu'il la proposerait une fois son projet approuvé par les Français. François BAYROU ment quand il dénonce un Président qui aurait entre ses mains tous les pouvoirs comme jamais, alors qu'il n'en a pas plus que son prédécesseur et que toutes les régions sont entre les mains de la gauche ; il ment encore quand il fait croire que tous les députés de la majorité n'ont aucune possibilité de voter selon leur volonté alors que l'UMP est loin d'être monolithique, et qu'ils ne se sont pas privé d'utiliser leur droit de voter comme ils souhaitaient. Beaucoup de projets de loi n'ont pas rassemblé les 350 voix de l'UMP dans la dernière législature. Il ment quand il dit que la position de l'UDF pour le 2ème tour a été arrêtée avec ses  parlementaires, alors qu'il en a décidé tout seul : c'est la parole de 25 contre la sienne.

Comme pour les "pressions" sur les médias que Nicolas SARKOZY aurait exercées, à défaut de preuves, François BAYROU a des certitudes. Il avait la même certitude que l'UMP ne durerait pas un an quand elle a été créée. On connaît la suite : pas un seul centriste ne l'a quittée et Pierre MEHAIGNERIE affirmait encore récemment qu'il s'y trouvait très bien. Et le parti approche aujourd'hui des 400 000 adhérents.

Alors, certes, l'ouverture se fait sur des ralliements et sur la bonne volonté. Ceux qui rejoignent le camp du Président ne peuvent pas ignorer ses projets. Peut-être que ceux-ci ne sont pas aussi incompatibles avec la République qu'il voudrait bien nous le faire croire. Le projet n'est pas dénaturé et chacun peut oeuvrer aux nécessaires réformes. C'est tout de même mieux que de rechercher un hypothétique projet de gouvernement après des élections en négociant dans le dos des électeurs avec des interlocuteurs qu'ils n'auraient pas forcément choisis.

François BAYROU est un doux rêveur parce qu'il voudrait faire s'allier tout et son contraire. Il faudrait que la gauche ne soit plus sectaire, que les écologistes ne soient plus des intégristes qui flirtent avec l'autogestion, que les communistes ne soient plus....communistes, etc.... Et que la droite renonce à l'économie sociale de marché, à l'esprit d'initiative....

Bref, une autre planète qui n'existe pas encore. Non seulement son parti est hors du temps, mais en plus il flotte dans l'éther.

                                                                                                               


LIFTING

FillonAvec la mise en place du nouveau gouvernement, la Vème République a pris un coup de jeune. Non seulement physiquement, puisque la moyenne d'âge des ministres est de 53 ans -âge du Président-, mais aussi fonctionnellement, avec une répartition des rôles qui s'adapte au quinquennat.

On a déjà beaucoup dit sur Nicolas SARKOZY, son tempérament, son goût du résultat. En revanche François FILLON est certainement moins bien cerné parce que l'homme n'a pas l'habitude de s'exposer, encore qu'il ne recule pas devant "la formule qui tue" pour émailler ses discours. On n'arrive pas Premier Ministre par hasard. Je l'ai cotoyé, j'ai travaillé avec lui, et je peux l'affirmer sans risque d'être démenti par les faits : c'est un "patron". Ce que l'on sait moins dans l'opinion publique, c'est le travail approfondi, remarquable d'organisation, qu'il a mené au sein de l'UMP pour préparer le programme qui a été proposé aux Français, tant pour les législatives que pour alimenter la campagne de Nicolas SARKOZY. Sur tous les sujets, la réflexion a été menée avec la société civile, les experts,  les partenaires sociaux, les organisations et associations concernées et quel que soit leur positionnement politique.... Il s'agit d'une véritable "refondation" pour la droite et le centre. Les Français ne s'y sont pas trompés. Cette remise en cause de ses idées et de ses pratiques à la lumière du nouveau siècle, on la lui doit en grande partie.

La campagne l'a montré, s'il est aujourd'hui "l'homme orchestre" chargé de "mettre en musique" les engagements du Président, c'est parce qu'il a sa totale confiance. Et François est un homme de fidélité, dans ses amitiés comme dans ses convictions. Un homme de dialogue aussi, qui sait être habile dans les négociations difficiles. Le gouvernement resserré est l'une de ses idées, et le redécoupage fonctionnel qui va avec. Cest l'amorce d'une réforme profonde des pratiques de l'Etat, et si ça marche, elle sera figée par la loi. Avec le Ministère du Développement Durable qui ressemble fortement à celui que souhaitait Roselyne BACHELOT dans son livre, il aura aussi inventé le gouvernement ...durable.

Quand on vous dit que la droite a fait son "aggiornamento" !

P1010017A la tienne François, et bonne chance !

                                                                                                                   


ACTION - 1er ACTE

MatignonLe gouvernement est formé. Conformément à ce qui avait été annoncé, il comporte un nombre restreint de ministres, la parité est respectée, il s'est ouvert sur le centre et la gauche, ouverture qui sera sûrement élargie avec la nomination des Secrétaires d'Etat après les législatives. Le pacte écologique est respecté avec la création d'un super ministère du développement durable confié à une personnalité qui n'a pas l'habitude de plaisanter avec les missions qu'on lui confie : Alain JUPPE. De même un ministère de l'identité nationale, de l'immigration, de l'intégration et du co-développement, est créé sous la forme d'un ensemble innovant et finalement très cohérent. La gauche, qui n'a toujours rien compris, cherche à en faire une "affaire d'état" avec cris d'orfraie en prime. Simplement, il faut le rappeler, les Français approuvent cette démarche majoritairement. Elle me convient et je ne me sens pas pour autant proche du Front National ! Enfin, la préoccupation sociale est bien présente avec la création d'un poste de haut commissaire pour lutter contre l'exclusion et la pauvreté, confié à Martin HIRSCH dont on connaît le talent et la force de l'engagement. Une satisfaction personnelle : le retour de mon amie Roselyne BACHELOT à un poste où je sais que ses compétences pourront s'exprimer avec succès, la Santé. Docteur en pharmacie, ayant une bonne connaissance du monde médical, elle est aussi une experte sur tous les handicaps.

Pour l'instant, le Président n'a pas perdu une minute. Il va vite, et pas seulement quand il fait son "jogging". Sa visite à Toulouse démontre sa volonté d'une implication totale. On comprend dans ces conditions la terreur qui atteint le PS à la veille des législatives, paralysé qu'il est par ses tiraillements à hue et à dia.

L'élection présidentielle a apporté la preuve que l'électorat est désormais ancré majoritairement à droite. Plus le PS tarde à faire son aggiornamento en se  recalant vers le centre plus il prend le risque de se faire laminer. On a compris que le verrou à cette nécessaire rénovation, c'est François HOLLANDE. Désormais ses jours sont comptés à la tête du PS, surtout si le 18 juin, le groupe PS revient essoré. On s'étonne après ça que le couple aille mal : Ségolène lui a piqué la place de candidat à l'élection et maintenant elle va lui piquer le parti.... En attendant, la seule réplique qu'il ait trouvé c'est l'exclusion de Bernard KOUCHNER, dans la tradition du sectarisme le plus accompli.

Le phénomène dominant de la période c'est l'ouverture. Tout le monde voulait s'ouvrir : le PS sur le centre, BAYROU sur la droite et la gauche selon la conjoncture. Mais c'est SARKOZY qui la fait, lui que l'on accusait de vouloir gouverner autoritairement avec son "clan". Procès d'intention qui tombe de lui même, pulvérisé par la réalité. Mais c'est tellement inhabituel qu'un homme politique fasse ce qu'il avait dit qu'il ferait. C'est pour ça qu'on a voté pour lui ! Alors de grâce, qu'on nous épargne les commentaires à la graisse d'oie de MAMERS and C° sur le retour de l'Etat RPR et autres sornettes du même genre. Comme le dit François FILLON: "la gauche est pour l'ouverture quand c'est elle qui la fait, sinon c'est pas bien."  Bref, l'ouverture ils en ont rêvé et c'est SARKOZY qui la réalise.

                                                               


AU NOM DE LA REPUBLIQUE

Sarko_elyseSans rien renier de ses discours et de ses engagements, la journée d'installation du nouveau Président aura été consacrée à la République et à ses valeurs. Nicolas SARKOZY a voulu faire de ce moment important de notre vie politique, une suite de gestes symboliques forts sur les valeurs de la République, sur l'identité nationale, sur le prix de la liberté et sur la fierté d'être Français. Le mot qui est revenu le plus dans son discours c'est le mot "exigence". Il annonce la couleur : l'exigence il en a l'habitude pour lui-même avant de l'imposer aux autres ; mais il faut s'attendre à un engagement total de sa part sur tous les défis qu'il veut relever, ce qui veut dire que la "culture du résultat" va devenir la règle pour tous les membres du gouvernement.

A côté des cérémonies traditionnelles : remontée des Champs-Elysées, hommage au soldat inconnu à l'arc de triomphe, le Président a voulu aussi déposer une gerbe aux pieds de la statue de Clémenceau et de celle du Général de Gaulle, en hommage au rôle que ces deux grands hommes ont joué dans les guerres que notre pays a traversées et dans notre histoire nationale. Il a voulu aussi se rendre, ce qui est plus symbolique encore, à la cascade du Bois de Boulogne où ont été fusillés plusieurs jeunes résistants. Là, c'est un hommage vibrant au patriotisme et à la lutte pour la liberté, au nom de la patrie, qui est rendu par la voix de Max GALLO et le discours grave mais sobre de Nicolas SARKOZY. Un appel à la jeunesse de France.

Dans tous ces gestes, sur toutes les valeurs évoquées, tous les Français, quel que soit leur bord, peuvent se reconnaître. Guy Moquet, le jeune résistant assassiné par les nazis était communiste, mais il était avant tout résistant et Français. Voilà pourquoi il appartient à notre patrimoine commun.

Ainsi, ce jeune Président qui n'a connu aucune guerre entend se situer dans la continuité de l'Histoire de la France pour mieux nous faire comprendre combien notre identité nationale est importante. "Résistance", c'est le mot qui est venu dans la bouche d'un commentateur américain qui observait la scène, parce que c'est une chose que les américains savent des Français : "ils savent résister".

Enfin, le dernier acte de la journée aura été un autre geste très symbolique et très fort, lui aussi : la visite à Angela MERKEL est faite pour bien marquer l'amitié entre les deux pays, mais c'est surtout un signal envoyé aux autres pays européens. Le couple franco-allemand qui a été le moteur de la construction européenne est à nouveau en marche et il va falloir faire avec.

Décidément, il n'a pas fini de nous étonner. Et ce n'est qu'un début !

En parallèle, les quelques dizaines de manifestants gauchistes qui refusent le verdict du suffrage universel paraissent bien dérisoires, tout comme les commentaires du porte parole du Parti Socialiste Benoit HAMON. Il est vrai que quand on a la gueule de bois, on n'a pas les idées claires et visiblement, ils ont encore la gueule de bois. Avec ce type de discours mesquin et petit bras, dans un mois, ils devront se raser avec un rabeau !

                                                                                                   

                                             


LA BATAILLE DU CENTRE

Cible_4François BAYROU aura eu au moins un mérite, c'est celui d'avoir mis le projecteur sur le centre. En faisant converger sur lui plus de 18% des électeurs du 1er tour, il a attisé les convoitises. Si bien que les élections législatives font l'objet d'une véritable bataille du centre.

D'abord le propriétaire de la "cassette" ne veut pas se laisser voler son trésor. C'est pourquoi il a lancé son MODEM, en espérant que les électeurs qu'il a séduits lui resteront fidèles. Mais il ne peut pas s'être aperçu que dès le 2ème tour ils sont repartis vers leur camp d'origine, et qu'ils risquent fort d'y rester pour la plus grande part, ayant leurs habitudes et leurs candidats attitrés pour les législatives. Son rêve de bâtir en un mois un parti qui rassemblerait 1/5ème de l'électorat relève plus du pari que de la certitude. D'autant plus qu'il a mis la charrue devant les boeufs en tuant son parti avant de faire naître le nouveau.

Au PS aussi, on s'intéresse aux électeurs centristes. DSK lorgne lui aussi sur la "cassette". Il les verrait bien venir grossir sa sociale-démocratie qui est loin d'être majoritaire rue de Solférino. Et dès fois que le parti imploserait, il pourrait créer son "SODEM". Mais c'est sans compter avec "lacandidatededanscinqans" qui fait le même type de calcul, pour son compte personnel, évidemment. Même François HOLLANDE évoque ouvertement un parti de gauche qui viendrait jusque sur les terres du centre. Tout ça commence à faire beaucoup de monde.

Et puis il y a encore l'UDF "canal historique" qui entend bien continuer d'exister, assurée qu'elle est de faire élire plus d'une vingtaine de députés et de constituer un groupe à l'Assemblée Nationale, grâce à l'accord qu'elle a passé avec l'UMP. Gilles de ROBIEN s'emploie activement à la constitution ou au maintien du parti, en espérant même garder l'étiquette.

Il ne faut pas oublier l'UMP qui compte en son sein une bonne centaine de députés centristes issus des libéraux, du PPDF, de Force Démocrate, et qui avaient opté pour la fusion en 2002. Ils ont gardé leurs convictions et leurs valeurs et ils ne ratent jamais une occasion de le faire savoir.

Alors, qui les centristes vont-ils élire le mois prochain, face à une offre à la fois trop abondante et aussi divisée ? Les institutions vont faire le tri, et le résultat sera impitoyable. Avec la règle des 12,5% des inscrits pour se maintenir, il faut atteindre 16 à 20% des exprimés pour espérer une triangulaire elle-même hasardeuse au 2ème tour. A ce jeu, seuls peuvent s'en sortir les candidats qui bénéficient d'un accord avec un parti majoritaire.

Ce sont les candidats du MODEM qui sont les plus fragiles. A moins d'un miracle, ils courent tous à l'abattoir. L'endurance de François BAYROU ressemble de plus en plus à une ambition privée de ses moyens.

Et attention, on ne connaît pas encore l'impact de la démarche d'ouverture du nouveau Président sur l'opinion publique !

                                                                                                                                           


L'AVEU

C'est tout  ce qu'elle a trouvé, la gauche, comme slogan pour sa campagne des législatives :"La gauche qui protège". Mais que veut-elle dire, la gauche, avec un tel mot d'ordre ? 

"La gauche qui protège" : on est tenté d'abord de poser la question "contre qui" ? Si c'est de "l'affreuse droite" qu'il s'agit, elle n'a toujours rien compris, la gauche, et les mêmes causes provoquant les mêmes effets, c'est à une amplification du résultat de la présidentielle qu'il faut s'attendre. Mieux que n'importe lequel des autres candidats, Nicolas SARKOZY a capté l'appel de la France profonde. Il existe en France une majorité silencieuse qui ne s'intéresse à la politique que dans les grandes occasions, grogne toute l'année contre les grèves paralysantes des "camarades syndiqués", n'aime pas qu'on soit du côté des resquilleurs, qu'on remette les délinquants en liberté... et se venge le jour du scrutin.

On est ensuite tenté de se demander : "Qui veut-elle protéger ?" Là, j'ai ma petite idée. Le message s'adresse d'abord à la partie majoritaire de son électorat : fonctionnaires menacés de "productivité" par le "non remplacement", retraites des régimes spéciaux, etc... Mais ça ne fait pas la pelote. Et tu parles d'une protection ! Est-ce qu'on peut se sentir protégé par une équipe de flibustiers qui passent leur temps à tirer des boulets (pas rouges, roses) sur les copains ? Quant aux autres catégories, elles savent bien que le nouveau Président veut redresser le pays, mais qu'il souhaite le faire sans chambouler le consensus social.

De la part de la gauche quel aveu.... de conservatisme ! Surtout, ne changeons rien. Pour que rien ne change, votez pour nous !

Bah, justement, la majorité des Français veut que ça change !

                                                                                           


LA CONFIANCE

Sarko_14_mai                                                                                             Voilà un mot que je n'avais pas entendu depuis longtemps dans la bouche d'un "quidam" à l'égard d'un homme politique. Et voici que depuis l'élection de Nicolas SARKOZY, les gens se mettent à parler. Ainsi, à plusieurs reprises autour de moi, ce mot est revenu dans la conversation avec des interlocuteurs pas forcément très politisés, en tout cas n'ayant assurément aucune carte de parti dans la poche. "j'ai confiance dans cet homme", "cet homme m'inspire confiance, il est sincère, il fera ce qu'il a dit".... Le message est passé. Il est à mettre en relation avec les études d'opinion qui nous disent que le vote SARKOZY a été un vote d'adhésion à plus de 70%, contre 40% pour Mme ROYAL.

Cette confiance explique la formidable mobilisation du 1er et du 2nd tour en faveur du candidat soutenu par l'UMP. Au 1er tour, il a passé allègrement la barre des 30% : cela n'était pas arrivé depuis GISCARD en 1974. Au 2nd, elle lui a permis de résister à la mobilisation de l'électorat de gauche et du vote TSS, lui permettant de conserver les 2 millions de voix d'écart acquis au 1er tour.

La confiance dans les élus est la source de jouvence de la démocratie. Elle s'était tarie parce que les promesses n'étaient pa tenues. Maintenant il reste à entretenir le flot en faisant ce qui a été dit. Nicolas SARKOZY fera ce qu'il a dit. Il a commencé avant même les législatives....

La confiance, un capital inestimable.

                                                                                                                                                   


ON PART A FOND....

.... ENSUITE ON ACCELERE !

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                   Roselyne BACHELOT repart en campagne. Si l'on peut dire, elle n'a pas arrêté. Disons que cette fois, c'est pour son élection dans la 1ère circonscription. Avec une affiche "ravageuse" toute simple. Inutile de chercher un slogan : Roselyne, c'est Roselyne. Le programme est contenu dans le prénom. Tout le monde la connaît et tout le monde sait ce qu'elle pense. Alors, inutile d'en rajouter.

Une foule nombreuse se pressait dans la permanence de la rue Lardin de Musset pour le lancement de la campagne. Accompagnée de Paul JEANNETEAU, son suppléant, en présence de René BOUIN, actuel député, et entourée de toute son équipe conduite par Romain THOMAS, elle a d’abord exprimé toute la satisfaction que l’élection de Nicolas SARKOZY lui apportait en soulignant l’importance des 53% obtenus.

La conséquence du choix des Français est de les inviter maintenant à donner au Président une majorité parlementaire pour qu’il puisse mettre en œuvre ses propositions : « pour faire après ce qu’il avait dit avant ». Puis elle a tracé à grands traits le programme d’action et le calendrier de marche pour le Gouvernement qui sera désigné et l’Assemblée Nationale qui sera élue.

Elle a ensuite présenté chacun des membres de son équipe de campagne et les outils de communication : son affiche, son « flyer » (dépliant ) et le site www.bachelot2007.fr., ainsi que le programme des réunions qui les amèneront à faire le tour de la circonscription. Elle souhaite porter les espoirs et les difficultés de la population de la 1ère circonscription qui constitue à ses yeux une France en réduction. Le but : une belle victoire législative pour le Président.

                                                                               

Après toutes ces belles paroles et l’inévitable appel aux dons par le trésorier de campagne, chacun a pu partager le « pot » de l’amitié qui était aussi celui de la victoire que tous avaient souhaitée.

                                                                               


MODEM

                                                                                                            

A défaut de pouvoir s'appeler "Parti Démocrate", à cause des initiales PD, le troisième de la course a finalement opté pour son "Mouvement démocrate" dit "Modem"... Drôle d'interface qui ne veut se brancher sur personne. Vidé de sa substance, par le départ vers la Majorité Présidentielle de la quasi totalité de son groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale (22 députés sur 29), le nouveau mouvement ne pourra compter que sur quelques élus et les nouveaux adhérents qui arriveraient en masse... La valse des "faux semblants" du PS peut effectivement conforter un certain nombre d'électeurs de gauche qui avaient rejeté la "candidate de dans 5 ans" dès le 1er tour, à confirmer leur démarche en adhérant chez BAYROU. Ce qui positionne clairement le "MODEM" à gauche, faute d'espace au centre qui est occupé en partie par l'UMP et bientôt par les "UDF de la Majorité Présidentielle".

La stratégie annoncée fondée sur des "majorités de projets", qui rappellent les "majorités d'idées" d'Edgar FAURE et l'instabilité politique qui allait avec, paraît une réponse bien faible face à la volonté de Nicolas SARKOZY de donner à sa majorité la base la plus large possible. Pour redresser la France, on a besoin d'autre chose de plus consistant que le "ni-ni" bayrouiste. On ne gouverne pas un pays avec une majorité livrée aux aléas de la conjoncture, quitte à tourner le dos à ses électeurs dans des arrangements d'états-majors.

La logique des législatives qui suivent la Présidentielle, c'est de tenir compte du résultat pour donner à celui qui est élu la majorité législative qui lui permettra d'appliquer son programme. On ne voit pas pourquoi les Français se déjugeraient massivement en moins d'un mois. Le Modem n'y changera pas grand chose. Mais voter pour un de ses candidats, c'est donner une voix à l'opposition. Elire un député de BAYROU, c'est élire un député d'opposition. Il faut que cela soit bien clair.  Il y a plus de chances que ce nouveau parti affaiblisse le PS en pompant ses voix sociales-démocrates, plus que le centre ou l'UMP, qui ont récupéré la partie des voix bayrouistes qui revenaient au centre droit dès le 2ème tour. Sauf dans l'Ouest, où il reste encore une petite marge. Mais il ne suffit pas d'adhérer au MODEM pour avoir aussitôt un brevet de "centrisme". Il y a sur le terrain des gens qui en portent l'histoire et qui sont connus de longue date pour en faire vivre les valeurs !

                                                      


SEGOBSESSION

Visiblement, elle n'y pense pas seulement en se pomponnant le matin. Dès 20H01, le 6 mai, c'est devenu sa préoccupation majeure : "je serai candidate". L'élection présidentielle est morte, vive l'élection ! On sait bien qu'en politique il faut toujours battre le fer quand il est chaud, mais tout de même. N'est-ce pas le refus quasi autiste de sa défaite qui fait que la candidate socialiste ne songe plus qu'à une chose, repartir en campagne. Ce qui "l'habite", visiblement l'obsède ! Le plus drôle, si l'on peut dire, c'est qu'elle n'a pas l'humilité de se remettre en cause. Dans ses propos on peut lire les accusations contre le manque de discipline, les déclarations intempestives de ses "amis"... qui sont autant de moyens de rejeter sa défaite sur les autres. Mais si les Français avaient voulu d'elle, ils ne se seraient pas occupés des "qu'en dira-t-on"....

La "candidate de dans cinq ans" n'a pas fini de nous faire marrer. Chouette !

                                                                           


LA RESTAURATION

Sceptre_royalLe PS a maintenant deux sièges parisiens. L'un rue de Solférino, officiel, où siègent les instances du parti sous la houlette de Monsieur HOLLANDE. L'autre, boulevard Saint-Germain, officieux, où sont installés les bureaux et le "staff" de Madame ROYAL. Au siège officiel, rien de nouveau : les "grosses têtes" se livrent une bataille feutrée de "leadership" avec un DSK offensif qui entend surfer sur la ligne rénovatrice et sociale-démocrate entrouverte par la campagne de la candidate. Et Monsieur HOLLANDE déploie son habileté habituelle pour temporiser, essayer de camoufler à l'opinion publique "la-crise-larvée-qui-ne-demande-qu'à-éclater-au-grand-jour-mais-qui-serait-désastreuse-pour-les-élections". Au siège officieux, la candidate battue -pardon, "qui n'a pas gagné"-, s'autoproclame, forte de ses 17 millions de voix, comme "l'un des leaders de l'opposition", alors qu'elle n'est rien dans les instances de son parti. Y aurait-il divorce ? Parfois, je me demande de quoi elle parle avec son "compagnon" le soir, sur l'oreiller....

Je ne sais pas si le feuilleton des déclarations plus ou moins sybillines des "éléphants" intéresse beaucoup nos compatriotes. le parti de François MITTERRAND a besoin d'une restauration. Viendra-t-elle d'une "Royalisation" ? Pour que cela arrive, il faudra autre chose qu'un congrès d'Epinay. La madone du Poitou n'a pas toutes les cartes en main pour prendre les commandes du parti, car il ne suffit pas d'être "habitée", et elle s'y est fait de solides innimitiés par ses tocades et ses improvisations dans la conduite de sa campagne. Il y a des provocations qui laissent des traces.

Mais cette restauration, qu'on pourrait appeler modernisation, ne pourra pas être différée très longtemps. Le parti est moribond. Le fait est que sur les plateaux de télévision, le PS a pris un coup de vieux en alignant ses vieux crocodiles face à des DATI, PECRESSE, WAUQUIER de l'UMP, qui constituent une génération montante et séduisante... De quoi faire rêver la gauche !

Il y a deux sens possible pour le mot "restauration". Il peut vouloir dire :"en travaux", "remise à neuf". Et puis il y a le sens quand on l'utilise pour dire "retour de" comme pour la "restauration de la monarchie". Comme pour Madame ROYAL, le premier sens ne convient pas, il faudrait qu'elle attende l'explosion de son parti pour pouvoir le "restaurer".... tout un programme .

                                                                                                                                                             


COEUR DE LION

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                         C'est un Dominique RICHARD en pleine forme qui a accueilli mercredi dernier ses supporters de toutes les communes de sa circonscription. Devant un auditoire de 200 personnes il a d'abord exprimé sa satisfaction pour le score obtenu par Nicolas SARKOZY dans le scrutin présidentiel et sa confiance dans l'avenir au regard des résultats obtenus dans la 2ème circonscription ou le Président élu a fait pratiquement jeu égal avec la candidate socialiste, avec une gauche en recul de 6 points par rapport aux élections régionales. Il a ensuite décliné ses thèmes de campagne et son envie de continuer le travail parlementaire entrepris aussi bien à l'Assemblée Nationale qu'au service de la circonscription.

Il était entouré de Régine ARRIBEROUGE, sa suppléante, Michel BORDEREAU, suppléant sortant venu passer le témoin, et Christophe BECHU, président du Conseil Général qui tenait à apporter son soutien au député.

La réunion a été l'occasion de présenter le plan de campagne et les outils qui vont l'accompagner : un film de 5 mn qui présente l'action du député, un site internet très innovant, l'affiche, la communication écrite... Une soirée pleine d'amitié, de sérénité, d'enthousiasme et de confiance dans l'avenir.

Face à ce "RICHARD-COEUR-DE-LION", papy GOUA et son compagnon de route ont du souci à se faire !

pour ceux qui s'intéressent : ils peuvent suivre la campagne sur www.dominique-richard.com à partir de demain.


SARKOPHAGE

C'était transparu dans l'émission "Complément d'enquête" avec Benoit Duquesne, consacrée aux candidats de l'élection présidentielle : François BAYROU a un compte à régler avec Nicolas SARKOZY qui le conduit à l'aveuglement. Ses accusations sans preuve, le fait qu'il voit partout des pressions, alors qu'il n'en est rien ou plutôt qu'elles sont le fait du camp d'en face, cette victimisation permanente sont devenus insupportables. Son annonce qu'il ne voterait pas SARKOZY confine à la haine. C'est bien dommage, parce que c'est un homme qui a des qualités, il l'a prouvé dans sa campagne . De quelle nature est le contentieux, je ne suis pas capable de le dire. Mais il est suffisamment fort pour que le leader centriste s'entête dans une démarche qui a toutes les chances d'être une impasse.

Comment en arrive-t-il à renier tout son passé politique ? Car  enfin, l'UDF, je suis bien placé pour le savoir, a plus de points communs en repères de pensée et de valeurs avec la droite qu'avec la gauche. Qu'il ne veuille pas faire allégeance à la gauche, on le comprend bien mais qu'il ne veuille pas voir que le programme de Nicolas SARKOZY ne propose rien de plus que ce qui s'est fait à côté de chez nous et qui a réussi, est tout de même très étonnant. Si François BAYROU s'appuie sur le discours électoral de la campagne pour justifier son choix de persévérer dans le refus de la bi-polarisation, il commet une erreur d'appréciation monumentale. Il suffit de reprendre les déclarations qui ont suivi sa victoire pour comprendre que le Président n'est plus le candidat et que désormais, il a à coeur d'incarner l'unité nationale, la volonté de s'ouvrir à ceux qui n'ont pas voté pour lui, le souci d'élargir sa majorité pour lui donner la crédibilité qui rendra possible les ajustements douloureux et les réformes novatrices dont la France a besoin. Autrement dit, il fuit le centre au moment où la majorité présidentielle qui se dessine en renforce l'influence.

A vouloir trop "bouffer du SARKO" il risque de s'enferrer dans un combat sans issue. Comme l'a fort bien dit Jean-Louis BOURLANGES, le député européen, c'est "une impasse stratégique".

                                                                


FAIS VOIR TA GAMELLE !

YachtAu nom de l'égalitarisme, il est choquant de partir en vacances quelques jours sur le bateau d'un ami. C'est bien la gauche dans toute son hypocrisie. En France, l'argent reste tabou. Quand on est riche, et surtout si on est de gauche, il ne faut surtout pas le montrer. Pourtant personne ne trouvait rien à redire que Gaston DEFERRE possède un yacht, ou que Mme ROYAL déjeune au Martinez....

Fortune_100Ce principe qui consiste à jalouser ce que possède son voisin pollue la vie sociale depuis de nombreuses décennies. Il y avait au départ une influence du catholicisme qui a toujours eu dans notre pays un discours "moralisateur" par rapport à l'argent. L'affirmation de la doctrine communiste a pris le relais au nom de l'égalité. Mais les croisières sur des bateaux qui ne respirent pas la pauvreté que nombre de retraités de la fonction publique (souvent de gauche) peuvent se payer -il suffit de voir les catalogues de leurs "clubs"- ne choquent personne. Avec 7000 €/mois de retraite, un couple peut en faire des choses.... C'est tellement mieux de dénoncer les autres, et tellement plus facile !!!

Heureusement, c'est Nicolas SARKOZY qui a été élu. Ils vont ainsi échapper à l'impôt que Monsieur HOLLANDE prévoyait dès la barre des 4000 € franchie. Ah , les bons samaritains ! Grâce à lui, ils ne seront pas classés parmi les riches. Ouf !

                                                         

                                                                                          


DERRIERE LA FACADE...

Mairie_dangers                         ...LE SECTARISME !

                                             

                                                                                            Les analystes et les commentateurs nous expliquent que le score de Mme ROYAL à Angers est un rattrapage du vote municipal, ce qui fait dire à TOUTHANKOM que "l'ouverture, on la pratique depuis longtemps à Angers". Certes. Mais c'est une machine à duper les électeurs modérés. C'est d'ailleurs le seul objectif. Car la pratique est toute autre. Derrière le discours et la façade d'ouverture, c'est le sectarisme de gauche dans toute sa petitesse qui sévit. Quelques exemples : la réalisation de la nouvelle gare d'Angers ou la rénovation des quartiers dont le maire s'attribue la gloire et le financement, en oubliant que la part de la ville n'est pas la plus importante ; les députés sont systématiquement "oubliés" dans les invitations aux manifestations angevines, c'est pourquoi on ne les y voit jamais, et pour cause, ils sont bien élevés, eux ! Et je ne vous parle pas des couleuvres avalées par les "centristes" de la majorité. Si vous n'êtes pas convaincu , allez donc assister à une séance du Conseil Municipal, vous verrez avec quel mépris l'opposition est traitée pour peu qu'elle ose être d'un avis contraire.

Le score de Mme ROYAL à Angers s'explique aussi par le manque de lisibilité de 'l'UMP sur la place angevine. Incluse dans un groupe d'opposition "composite", elle ne peut guère s'y exprimer en tant que telle, d'autant plus que le porte-parole du groupe appartient à une autre formation et a contribué par ses positions à brouiller les cartes. A l'agglo, ses élus sont englués dans une politique unanimiste de laquelle il leur est difficile de se démarquer, et le fait que la ville soit scindée entre quatre circonscriptions législatives, pourtant toutes les quatre UMP, ne facilite pas les choses . Quand on voit le résultat, une réflexion s'impose : comment mieux occuper le territoire pour être mieux reconnu. Important dans la perspective des municipales. C'est à Angers que l'agglo se gagne, n'est-ce pas ?

La droite est pragmatique, la gauche est sectaire. Rien de nouveau. C'est comme ça depuis toujours. Comment ça s'explique ? Très simple : l'idéologie ! La droite n'en a pas vraiment, la gauche n'existerait pas sans. C'est ce qui lui donne toute ses "certitudes".

"Mourir pour des idées, d'accord, mais de mort lente..." chantait Brassens !

                                                      


LE BODARD MENTEUR

                                                               

On connaissait le poker menteur, maintenant il existe le "Bodard menteur". C'est un nouveau jeu auquel se livre le Maire de Murs Erigné. Il consiste à distribuer dans les boîtes à lettres de ses administrés, l'avant-veille du scrutin, une lettre dans laquelle il exprime son inquiétude au sujet de l'élection présidentielle au cas où Monsieur Sarkozy serait élu.

Il se dit inquiet "pour la République, pour l'avenir de la cohésion sociale, de la démocratie et de notre protection sociale". Rien que ça !

Les considérations qui suivent et qui justifient son inquiétude sont un tissu de mensonges éhontés. Plus c'est gros, plus ça passe ! Ainsi, il affirme, sans aucune preuve, dans un paragraphe intitulé "ATTEINTE A LA LIBERTE D'EXPRESSION", "il (Nicolas Sarkozy) fait régulièrement pression sur les journalistes et (a) même obtenu la démission ou la nomination de certains, selon son bon vouloir". On trouve plus loin qu'"il remet en cause l'impôt sur la fortune" et "prépare une réforme pour que les patrons ne soient plus poursuivis dans les cas "d'abus de biens sociaux" et d'"abus de confiance", ce qui est totalement faux. Pire Le gars Bodard affirme que Nicolas Sarkozy "va supprimer 50% des emplois de fonctionnaires", alors que c'est le non remplacement d'un départ sur deux, ce qui n'est évidemment pas du tout la même chose. Enfin, il assimile les déclarations sur la génétique, dont on sait comment elles ont été exploitées, aux "idéologies très dangereuses ayant débouché sur des dictatures". Oser après cela se référer aux mots de LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.... faut pas avoir la conscience bien propre !

Mentir pour diaboliser : c'est la forme la plus aboutie du sectarisme. Pour quelqu'un qui se targue de "bien connaître l'histoire politique française", c'est pas très convaincant. Je lui conseille vivement de réviser ses cours. Je conviens qu'avec des oeillères, c'est pas très facile ! Si la communication dans sa commune est du même genre, le bulletin communal doit être passionnant à lire !

Maintenant que Nicolas SARKOZY est élu, et inquiet comme il l'est, je serais lui, je démissionnerais. Vous imaginez l'angoisse qui va le ronger ? Ouh, la, la !!!!

                                                                                                         


LE DEBLOCAGE

Elysee1C'est la conséquence majeure à laquelle il faut s'attendre après l'élection de Nicolas SARKOZY : sa victoire exprime la volonté des Français de sortir du blocage dans lequel notre pays stagnait depuis 1997.

Traumatisés par la grève des cheminots pour faire échouer la réforme JUPPE, les gouvernements successifs, de droite et de gauche se gardaient bien d'aborder les sujets qui fâchent. Même avec le quinquennat qui s'achève, les réformes n'auront été qu'ébauchées qu'il s'agisse de celle des retraites avec les régimes spéciaux ou celle de la sécurité sociale trop timide. De ce fait aussi, la gauche, aveuglée par son succès trop facile aux Régionales et empêtrée dans ses contradictions après le non au referendum sur l'Europe, s'est contentée d'attendre sans se remettre en cause. L'absence de cohérence dans les aspirations des uns et des autres lui coûte cher aujourd'hui. Et ce n'est probablement pas terminé. Il lui faut retrouver une boussole, celle du réformisme, la seule qui peut  s'accorder avec le monde moderne et une crédibilité de gouvernement. La gauche a aussi construit sa défaite en s'opposant dans la rue à la légitimité gouvernementale.  A quoi bon s'opposer au CPE, si c'est pour ensuite proposer le CPC qui est pire ? (Comme elle s'était opposée en son temps au CIP pour faire ensuite les "emplois jeunes"). L'opinion, elle, a perçu l'évolution. La gauche est restée aveugle devant les progrès enregistrés par la politique de cohésion sociale menée par Jean-Louis BORLOO, elle a refusé de voir les progrès de l'amélioration de l'emploi.... On ne gagne pas une élection en niant les réalités !

Donc, le déblocage est arrivé. Hier soir, la France a pris un coup de "djeune", comme dirait "dJack" qui ferait bien d'aller se faire voir ailleurs...que dans le Nord (les itinéraires de découvertes, c'est lui), vu les résultats. C'est aussi grâce à un candidat qui a su faire la campagne qu'il fallait. Nicolas SARKOZY a su réconcilier les Français avec la politique en annonçant, non pas des promesses, mais des engagements. Ce n'est pas une machine à désillusions, comme le dit François BAYROU qui commet là une grave erreur d'analyse. Parce que c'est compter sans la personnalité de Nicolas SARKOZY. Si "l'avenir est (à nouveau) une promesse", c'est parce que nous avons élu un homme qui sait conjuguer avec un tempérament inhabituel les deux principaux ressorts de la politique : le verbe et l'action. Sa réputation a précédé son élection : il dit ce qu'il va faire en n'éludant aucune difficulté, en parlant clair et ensuite il fait ce qu'il a dit, sans perdre de temps. Voilà ce que nos compatriotes attendaient. Voilà pour quoi ils ont voté.

La seule boussole qui reste à "feue" la "gauche plurielle", c'est "TSS" (Tout Sauf Sarko). Si elle compte continuer de s'en servir pour les élections législatives, elle récoltera les mêmes résultats. Les appels à la "rue" de Tintin des soviets, les rodomontades de Buffet singulièrement dégarni, font singulièrement le jeu de la droite. DSK qui veut ouvrir une nouvelle période et rénover la pensée socialiste a du pain sur la planche.

La force de Nicolas SARKOZY aura été aussi de pouvoir s'appuyer sur une famille totalement unie, preuve que la fusion dans l'UMP des forces de la droite et du centre, ça a bien marché. Comme le disait naguère mon ami Jean-Pierre RAFFARIN, "le camp qui gagnera sera celui qui sera le plus uni". Les faits lui ont donné raison. Ce sera encore vrai en juin. Et tant pis pour le berger des Pyrénées s'il veut continuer de faire chambre à part....

"J'irai jusqu'au bout de mes rêves..."

                                                                                              


ROYAL !

Sarko_cravateJe veux parler du score de Nicolas SARKOZY, évidemment. Avec 53% des suffrages, le nouveau Président de la République est un président bien élu. son premier message envoyé à tous les Français montre qu'il sait dominer sa victoire et qu'il ne correspond en rien au portrait que ses adversaires ont fait circuler abondamment, où l'outrance ne le cédait qu'à l'ignominie. Enfin, pardonnons. Ce sont là les excès de la campagne.

Sarko_bigCette victoire Nicolas SARKOZY l'a bâtie sur des valeurs, une stratégie et un programme. Les valeurs, ils les a égrenées tout au long de ses meetings : travail, mérite, respect, fierté nationale. La stratégie, c'est la réconciliation des Français avec la République sur des engagements et non des promesses : dès le premier tour on a pu s'apercevoir que ce message était perçu par nos compatriotes. Le programme, c'est l'ensemble des mesures qui doivent permettre de redresser la France et donner au "nouveau rêve français" sa consistance : pouvoir d'achat, développement durable, Europe qui protège....

Sarko_nouveau_reve_francaisIl reste maintenant à donner au Président les moyens d'action pour mettre en oeuvre ses engagements : une majorité parlementaire. Bien sûr, les socialistes qui dirigent déjà toutes les régions et nombre de départements, vont appeler à empêcher "l'Etat UMP". Ils sont gonflés ! Bayrou qui a parlé ce soir de "pouvoir absolu" prêche pour sa paroisse. Il ne manque pas d'air ! Tous rêvent d'avoir leur mot à dire, donc d'une nouvelle "impuissance française" qui ferait leurs délices. Eh bien non ! Il faut faire en sorte que la France se mette en mouvement sur les propositions approuvées par une nette majorité de Français. C'est la logique !

L'espoir a pris ce soir un nouveau visage... celui du possible !