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IMPOT DEPASSE

Le moment est venu d'envoyer la déclaration d'impôt sur le revenu. 35,5 millions de Français vont s'astreindre à cette obligation qui occupe tant de fonctionnaires pour collationner les feuilles, les vérifier et ensuite envoyer les feuilles d'imposition... qui ne concerneront que moins de la moitié des déclarants, environ 16 millions de Français. comme dit la gauche, "il faut faire payer les riches". En l'occurence la plupart de ceux qui paient l'impôt ne sont pas riches, ce sont les "classes moyennes", ceux qui n'ont droit à rien, qui ne "touchent" pas, et qui paient toujours plein pot.

Car on est loin de l'intention première du législateur de 1914, quand fut institué l'IRPP (impôt sur le revenu des personnes physiques) ou impôt direct sur le revenu.Il s'agissait alors d'apporter une contribution directe aux dépenses du pays et de mieux assurer la redistribution et la justice sociale. Comme si taxer les riches pouvait améliorer le sort des pauvres. Depuis le temps, si c'était vrai, ça se serait vérifié.

A quoi sert l'IRPP aujourd'hui ? Il rapporte à l'Etat 60 milliards d'euros, soit 17,5% de ses dépenses qui s'élèveront en 2008 à 340 milliards. Rapporté à l'ensemble des dépenses publiques, il n'en représente plus que... 6,2%, dépenses publiques qui consomment 54% des richesses créées chaque année. Il y a belle lurette que l'impôt sur le revenu ne couvre plus les dépenses sociales qu'il était censé abonder. C'est tout juste s'il couvre les intérêts de la dette (plus de 40 milliards par an) et correspond a peu de choses près aux dépenses de l'éducation... Un impôt obsolète et qui coûte cher à mettre en oeuvre. A titre de comparaison, la CSG rapportera en 2008 près de 80 milliards d'euros. Un impôt plus juste et plus efficace puisqu'il est prélevé à la source et touche tous les revenus.

Pour qu'il soit opérationnel, il faudrait faire payer davantage les riches, nous disent des voix à gauche. Ah oui ? Il faut savoir qu'un peu moins de 400 000 foyers fiscaux (1% des imposables) s'acquitteront de 35% du total de l'impôt, et un peu plus de 1 million (soit 3% des imposables) en paieront la moitié. C'est dire si la base de cet impôt est étroite. Elle en est d'autant plus injuste. Il y a très longtemps que les Français ne sont plus égaux devant l'impôt, tellement les exonérés sont nombreux. Le fameux 1% de riches payaient 31,2% de l'impôt en 1992, 33,5% en 2001. Dira-t-on que la "droite" a été plus sévère avec eux que la gauche ? On s'aperçoit que faire payer les riches est un superbe slogan que Mme ROYAL jette à la cantonade mais il faut simplement savoir que le rendement en est dérisoire. Si on doublait l'impôt sur les riches ne rapporterait qu'une vingtaine de milliards de plus, en supposant qu'il n'y ait pas d'évasion ... Une goutte d'eau dans la mer et une injustice inutile et inefficace à bien des égards.

La mesure à prendre, qui serait la plus efficace et la plus juste serait de faire payer TOUS les Français à proportion de leurs revenus, avec un prélèvement à la source pour éviter l'inertie du coût de la fonction publique. Cet impôt proportionnel de type CSG rapporterait bien plus et permettrait de moduler la TVA au bénéfice des plus pauvres. Il aurait pour avantage de ne pas pousser certains revenus à l'évasion ou à l'utilisation de "niches" pour se dissimuler... Une autre France quoi !

Avec moins de fonctionnaires du Trésor syndiqués à la CGT.....

                                                                                     


LIBERAL : JEU ET STRATEGIE

Ségolène ROYAL avait ouvert le feu dans Le Point en affirmant que le "libéralisme politique est depuis l'origine indissociable du socialisme démocratique". Bertrand DELANOE lui répond qu'il est "libéral" et socialiste. Ce à quoi la Commère du Poitou a rétorqué :" être libéral et socialiste, c'est totalement incompatible". Elle n'est pas à une contradiction près. Mais au fait, parlent-ils de la même chose ?

Il y a le libéralisme politique à quoi chacun peut se rattacher sans difficulté puisqu'il s'agit de la doctrine qui nous a donné la Déclaration des Droits de l'Homme, la liberté de pensée, le pluralisme des idées donc des partis.... Et il y a le libéralisme économique qui en découle et qui se traduit aujourd'hui par l'économie (sociale ou non) de marché. Dans le débat qu'ils ont engagé au sein du PS, nos deux protagonistes jouent sur l'ambiguïté que recouvre l'appellation "libéral". Comme on ne leur fera pas l'injure de faire fi de l'histoire des idées politiques qui nous montre que le "socialisme" intervient pour corriger les effets négatifs du libéralisme économique, les affirmations qu'ils se lancent à la tête font partie d'un jeu de conquête ou, si l'on veut d'une stratégie de positionnement en vue du congrès de Reims. Le Maire de PARIS pense déborder sa concurrente sur sa droite, apparaître comme un réformateur débonnaire capable de séduire les centristes quand la Présidente de Poitou Charente se tourne vers la gauche du PS pour contrecarrer une fuite des militants vers l'extrême gauche. On aimerait bien savoir si au fond, ils adhèrent à l'économie de marché en renonçant au dogme marxiste qui encombre encore l'idéologie de leur parti et qui alimente une partie importante de son militantisme.

DELANOE-ROYAL, même combat : ni l'un ni l'autre n'est pas plus libéral que socialiste. C'est un débat artificiel, superficiel. Ce sont tous les deux des Hypocrites. Lui pourra toujours dire aux uns : "je suis libéral", pour l'instant d'après se tourner vers les autres en leur affirmant :"je suis socialiste". La belle affaire ! Le socialisme pour la doctrine, le libéralisme pour la popularité. Elle, feint de s'offusquer en réduisant le "libéralisme" au capitalisme échevelé, la mondialisation inhumaine, les délocalisations et les licenciements, ce qui permet la colère "juste" (un mot qu'elle aime bien)! Et surtout, elle met par la même occasion son adversaire dans le camp des patrons exploiteurs. Ce que personne ne croira.

Faux débat donc, et jeu malsain. Rien ne distingue vraiment DELANOE de ROYAL, ou STRAUSS KAHN. Il y a bien des clivages au sein du parti et l'on peut être certain qu'un Jean-Luc MELENCHON  ne partagera pas cette approche libérale. Et pourtant le PS ferait bien de trancher en reconnaissant complètement l'économie de marché, quitte à montrer sa spécificité sociale. Parce que pendant que nos deux comparses se livrent à leurs palinodies, le Tintin des Soviets promet de faire tout ce que le PS ne fera pas, avec un discours cohérent susceptible de plaire à beaucoup de gens.

                                                                 


JEAN-CLAUDE "NOUSS PLAçA"....

Quand jétais au Maroc, il y avait entre Casablanca et Agadir un service d'autocar express, le "Pullman du Souss", qui desservait El Jadida, Essaouira et faisait halte à Tamanar, petit bled perdu dans un désert, mais arrêt incontournable pour le ravitaillement. Là on pouvait déguster un mini tajine savamment mitonné ou des brochettes de moutons délicieuses cuites sur la braise des kanouns alignés en batterie le long de la route. Souvent, un homme de petite taille montait. Il prétendait payer demi place en raison de sa corpulence qui, effectivement n'occupait guère plus de la moitié d'une place. Pour cette raison tout le monde l'appelait "Mohamed nouss plaça", c'est-à-dire "demi place".

"Jean-Claude nouss plaça" : c'est ainsi que l'on pourrait dénommer le maire d'Angers fraîchement réélu avec tout juste 50% des voix. A lire son interview l'autre jour dans notre presse locale, j'ai trouvé qu'il avait la victoire amère. On connaît l'épisode de la constitution du bureau de l'agglo où il a renforcé jusqu'à l'excès le poids de la ville d'Angers. Sur tous les sujets c'est un maire retranché dans sa légitimité -que personne ne lui conteste d'ailleurs- mais psychiquement ébranlé par le vent de la défaite qui a bien failli l'emporter. Etriqué et sectaire : voilà comment il m'est apparu à la lecture des réponses qu'il a donné à son interviewer. Etriqué sur les projets, sectaire dans la conduite des affaires et ses rapports avec son opposition. Il campe sur ses positions. Etriqué quand il ne veut pas déplacer le stade, quand il fait passer le tramway par la place du Ralliement, quand il juge Jean Monnier. Autrement dit il entend gouverner pour sa modeste majorité en oubliant tous ceux qui n'ont pas voté pour lui. Ce serait pourtant son devoir d'en tenir compte. Aujourd'hui il ne se comporte pas en "maire de tous les Angevins" comme la démocratie le voudrait.

Sur le logement, il persiste dans une vision déconnectée de toute réalité. Au moment où le marché s'effondre, où la ville d'Angers est classée par les investisseurs comme une ville à la limite de la saturation, il continue sur son projet de constructions à tout va. Avec quels investisseurs ?

Enfin, il est bien discret sur le départ de M. Crimes. Bon, on a compris qu'il y a un problème relationnel. Espérons que le "crime" ne se complètera pas d'un trou financier....

Quant à l'opposition, elle aura bien du fil à retordre avec un tel maire. On savait qu'il est retord. Maintenant que c'est son dernier mandat et qu'il n'a plus rien à perdre, ça va pas être "coton". En face, sans mettre en cause la qualité des personnes, on a le sentiment que ça manque de "politiques". Dans un tel cas de figure, il faudrait des élus chevronnés rompus aux joutes de l'enceinte municipale. Ce n'est pas en faisant deux groupes pilotés par MOREAU et GERAULT qu'on va faire "bander" (politiquement s'entend) l'électorat "sarkosiste". Même en avançant des raisons techniques compréhensibles, c'est pas génial pour la lisibilité.  On s'y perd un peu et on se demande où est passée l'UMP.... Et il va falloir tenir. Espérons que les "bleuets" s'endurcissent. C'est long six ans !

On ne peut donc avoir que des regrets. L'analyse d'André LARDEUX est imparable. Une fois n'est pas coutume : je la partage entièrement. Et comme l'histoire ne repasse pas deux fois les plats..... il reste cinq ans et quelques 10 mois pour méditer.

                                                                                                                       

                                                                           


LES ESCROCS DE 68

La France n'a pas été si bouleversée que cela par la révolte des étudiants de mai 1968. Une révolte d'enfants de bourgeois en mal de liberté. Les modifications des habitudes de vie étaient déjà en marche, et l'évolution des esprits avec. La pilule  contraceptive venait d'être autorisée en France depuis 1967, à l'initiative du gaulliste Lucien Neuwirth. La révolte étudiante a convergé avec le mouvement ouvrier plus par coïncidence que par stratégie. D'ailleurs "Billancourt" comme on disait à l'époque se méfiait beaucoup de ces trublions et le PC, qui dominait la gauche, avait surtout comme préoccupation de ne pas trop affaiblir DE GAULLE, au profit d'un gouvernement qui serait plus atlantiste. La stratégie de l'Union soviétique était alors d'isoler les Etats-Unis. J'ai encore en tête les appels des "camarades syndicalistes", appelant les récalcitrants à la reprise du boulot, après la signature des accords de Grenelle : "Camarades, soyez raisonnables....!" La gauche n'a pas poussé son avantage, alors que, peut-être, le pouvoir était à sa portée. De même, les étudiants n'ont jamais eu comme motivation de renverser le gouvernement. Ils n'ont jamais cherché à investir les lieux de pouvoir.

En fait, de 1968 est né une génération "jouisseuse". Les soixante-huitards seront "babas-cool" avant d'être plus tard les "bobos" de nos beaux quartiers. Formant la génération des baby-boomers, ils vont vivre à crédit sur le dos des générations suivantes. Le mal s'est considérablement aggravé quand ils sont arrivés au pouvoir en 81 avec la victoire de François MITTERRAND. La pire des mesures que l'on paie très cher aujourd'hui aura été de mettre la retraite à 60 ans, au moment où il ne fallait surtout pas y toucher. Mesure décidée sans aucun financement. De 24% en 1968, le taux d'endettement est passé à plus de 33% en 1988 et a doublé dans les 20 années suivantes, puisqu'il est de 65% aujourd'hui. Une dette de 32 000 € par Français. Les gouvernements de droite pris dans les calendriers électoraux n'ont pas beaucoup cherché à redresser la barre. Ceux qui avaient hérité d'un pays ravagé par la guerre léguaient en 1968 à leurs héritiers qui avaient 20 ans un pays prospère, peu endetté. A quoi a servi l'endettement : à financer des avantages sociaux auxquels aujourd'hui il faudrait renoncer pour redresser la situation.

C'est une génération qui a produit l'individualisme, favorisé par la société de consommation, qui a cherché le "bonheur" personnel, en affaiblissant les structures collectives. Une génération qui a vécu sans chercher à limiter le déficit public (l'Etat doit tout faire) pour financer l'assistance, préférant le traitement social du chômage à la dynamisation du marché, et fermant du même coup le marché du travail aux jeunes. Sans parler du scandale du financement de la Sécurité Sociale dont on stocke les déficit pour les générations futures par l'intermédiaire de la CADES (Caisse d'amortissement de la dette sociale). Les "franchises" de Roselyne sont une timide initiative pour tenter de ne pas trop alimenter ce gouffre sans fond. Et vous voyez les hurlements que cela crée ! Il restera de cette gigantesque escroquerie une société de rentiers, bien logés, en forme. Pas question de laisser filer l'inflation qui aiderait les jeunes à s'endetter, comme ils en ont profité eux. L'inflation, c'est mauvais pour le patrimoine. Alors, ils hébergent leurs enfants, paient parfois les loyers, leur font des donations....

Heureusement, pour nos jeunes, l'avenir a d'autres perspectives. mais quand même !

Voient-ils seulement que c'est Nicolas SARKOZY qui, en dénonçant ce laxisme larvé et en cherchant à réhabiliter le travail, la responsabilité, le sens du collectif, est le premier à engager avec son gouvernement les efforts en profondeur pour essayer de réparer les dégâts ?

                                                                                

                                                          


MAI 2008

Le mois va se terminer. Pour ceux qui attendaient un grand cru de contestation, en rappelant à fortes doses le souvenir de 1968, en seront pour leurs frais....comme le temps. Les cortèges s'étiolent à mesure que le mois avance, les syndicats manifestent en sachant que le gouvernement ne cédera pas et malgré les "cocoricos" sur la mobilisation, tout le monde sait bien qu'on est loin du compte, le nombre des manifestants étant plus proche du décompte de la police que de celui des organisateurs. L'histoire ne se répète pas. Le contexte n'y est pas, les syndiqués non plus. Il faut dire que depuis 40 ans, les effectifs ont fondu et hormis les "masses mobilisables" de la fonction publique, il n'y a plus grand monde à battre le pavé.

Mon mai 1968 fut un mois dont je ne garde pas un souvenir glorieux. Jeune prof' en poste dans la banlieue rouge de Paris, je n'eus guère le choix que de faire grève, tant la pression fut forte dans l'établissement. Participer, c'était autre chose. Ce n'était pas mes convictions. Issu d'une famille gaulliste, je dus faire le dos rond et prendre mon mal en patience. J'étrennais ma caméra super 8 "Bell et Howell" et je passais donc mon temps à filmer les interminables files de voitures qui faisaient la queue pour atteindre une lointaine station service afin d'obtenir quelques litres d'essence, et que les conducteurs poussaient à la main pour économiser le carburant. Je retiens aussi le système débrouille. J'avais un copain dont le père était boulanger. Avec sa camionnette il allait dans les stations services remplir son réservoir en tant que "prioritaire" pour livrer le pain : c'était l'opération "fourchette". Et nous transvasions ensuite dans l'arrière cour de la boulangerie le précieux liquide d'un réservoir à l'autre. J'ai donc pu circuler sans souci pendant tout le temps de la grève. Il faisait beau. Quand les accords de Grenelle ont été signé, ce fut le soulagement. Les jours de grèves étaient payés : ouf ! Et on eut une belle augmentation de salaire... que l'inflation allait reprendre rapidement ! 

Ce que j'en retiens, c'est que beaucoup de choses ont changé dans l'enseignement. A commencer par la "gémination" des classes. Plus d'écoles de filles et de garçons, mais des écoles et des collèges mixtes. La suite, je ne l'ai connue en France que longtemps après. En effet, en septembre 1968, je partis pour le Maroc faire mon service militaire comme coopérant dans le cadre du "Volontariat du Service National Actif". Après mes deux années, j'ai rempilé et l'entracte a duré six ans. Quand je suis revenu en France, j'ai obtenu ma mutation en Anjou, bien loin de la Seine-Saint-Denis. Mais j'avais demandé et obtenu d'enseigner dans un collège expérimental. J'arrivai donc à la Roseraie à Angers, pensant y rester trois ou quatre ans. J'y suis resté jusqu'à ma retraite..... Le temps de faire de la pédagogie soixante-huitarde avant de revenir peu ou prou à des méthodes plus "classiques". Mais la relation prof-élève avait définitivement changé dans le sens d'une plus grande proximité avec les élèves. Et ça, c'était plutôt un progrès.

Pour revenir aux événements, je les suivais autant que faire se peut, l'oreille collée à mon transistor. Inquiet des manoeuvres de la gauche, angoissé au moment de Charléty et soulagé quand il y eut eu la grande manifestation pour soutenir De Gaulle sur les Champs Elysées bien que je n'ai pas su qu'elle allait avoir lieu.

Mais 1968, ça a été aussi le "printemps de Prague". Et quelques convulsions à travers le monde. Alors qu'en Techcoslovaquie on se battait pour se délivrer de l'oppression rouge, en France, les jeunes se révoltaient en brandissant le même drapeau, quand il n'était pas noir. Allez comprendre ! De même qu'aujourd'hui ceux qui encensent Chavez sont dans la même lignée, Besancenot ou altermondialistes, et ne se préoccupent guère des jeunes qui le contestent dans son pays : ils n'ont pourtant rien de "facistes".

Il y avait en 1968 une forte aspiration à plus de libertés, ça c'est vrai. Et je ne résiste pas au plaisir de vous livrer ce passage d'un discours célèbre prononcé en mai, en France :

" Tout le monde comprend, évidemment, quelle est la portée des actuels événements universitaires, puis sociaux. On y voit tous les signes qui démontrent la nécessité d'une mutation de notre société, et tout indique que cette mutation doit comporter une participation plus étendue de chacun à la marche et aux résultats de l'activité qui le concerne directement.

… Il y a, sans nul doute, à modifier des structures, c'est-à-dire à réformer. Car si, dans l'immense transformation politique, économique et sociale qu'accomplit la France en notre temps, beaucoup d'obstacles intérieurs et extérieurs ont déjà été franchis, d'autres s'opposent encore au progrès. De là, des troubles profonds, surtout dans la jeunesse, qui est soucieuse de son propre rôle et que l'avenir inquiète trop souvent.

… Reconstruire l'Université en fonction non pas de ses séculaires habitudes, mais des besoins réels de l'évolution du pays et des débouchés effectifs de la jeunesse étudiante dans la société moderne.

Adapter notre économie non pas à telles ou telles catégories d'intérêts particuliers, mais aux nécessités nationales et internationales du présent, en améliorant les conditions de vie et de travail du personnel des services publics et des entreprises, en organisant sa participation aux responsabilités professionnelles, en développant la formation des jeunes, en assurant leur emploi, en mettant en oeuvre les activités industrielles et agricoles dans le cadre de nos régions.

Tel est le but que la nation tout entière doit se fixer à elle-même.

…J'entreprendrai, avec les pouvoirs publics et, je l'espère, le concours de tous ceux qui veulent servir l'intérêt commun, de faire changer, partout où il le faut, des structures étroites et périmées, et ouvrir plus largement la route au sang nouveau de la France."

Mitterrand à Charléty ? Non ! DE GAULLE, évidemment. Mais les changements qu'il annonçait, les Français les lui ont refusés l'année suivante en 1969, après lui avoir donné une majorité écrasante en juin 1968.....

Les Français n'ont pas changé !

                                                                                       

                         


LES COUTEAUX SONT SORTIS....

La course à la direction du PS est lancée. Indépendemment du calendrier fixé pour le congrès par les instances nationales. C'est SEGO qui a lancé les hostilités, prenant de court tous ses adversaires. Elle a compris au moins une chose : on ne peut pas gagner la présidentielle si on ne tient pas le parti. Partant du principe : "je serai candidate" ("c'est le rôle de ma vie" !), donc "je dois prendre le poste de 1er secrétaire". Pour y parvenir : une méthode qui a fait ses preuves, celle qui lui a permis de battre ses adversaires à l'investiture de la présidentielle de 2007. Elle jouera donc l'opinion contre les "structures". Ses réseaux ne sont pas assez influents pour lui permettre de prendre le parti de l'intérieur, il faut donc qu'elle le fasse de l'extérieur. Seulement, il y a un os, qui explique sa précipitation. Dans les enquêtes d'opinion, Le Maire de Paris la devance maintenant. Et il ne cache ps son intérêt pour la direction du PS, en toute modestie. N'empêche qu'il vient de publier un livre programme qui recoupe les avancées de la dernière déclaration de principes du PS. En allant plus loin sur le libéralisme : tiens, tiens ! Un candidat avec des idées. Sa rivale, elle, ne s'est guère renouvelée : elle en est restée à la démocratie participative et à ses contradictions sur beaucoup de sujets. On s'achemine vers un duel ROYAL-DELANOE ? Eh bien non !

C'est que des prétendants, il y en a : les outsiders et les non déclarés qui y pensent en se rasant le matin, ou en se pomponnant. D'abord, il y a Pierre MOSCOVICI, que l'on voit traîner sur tous les plateaux de télé, Julien DRAY, dont le parcours sinueux depuis son appartenance au PC n'en finit pas de se "droitiser", Vincent PEILLON, intellectuel "rive-gauche" et surdoué hautain, pour son compte ou en harpon de Ségolène. Et encore Manuel VALLS, le plus jeune, bouillonnant maire d'Evry, incarne une sorte de social-libéralisme. C'est lui qui est le plus crédible dans le positionnement libéral à gauche, face au "libéralisme marketing" d'un DELANOE.

Côté non déclarés, on peut en citer au moins deux qui ont dit qu'ils n'écartaient pas l'éventualité "de-faire-de -leur-corps-un-levier-pour-porter-le-PS"..... : Martine AUBRY, que sa victoire (brillante) à Lille a dopée et, bien que loin, mais à l'affût en embuscade, notre bon Dominique STRAUSS-KAHN.

Sur quelles idées ? On sait bien que les plates-formes sont faites pour être ignorées. Mais ce qui peut servir l'ancienne candidate c'est la prédilection qu'ont les caciques du PS pour le respect des règles et le formalisme idéologique. De quoi lui donner les moyens de triompher. Car, de tous, c'est elle qui a le mieux compris le fonctionnement de nos institutions et c'est sa démarche qui est la plus moderne et la plus adaptée. La Présidentielle c'est la bataille d'un seul homme ( ou d'une seule femme), surtout avec le quinquennat.

Du beau spectacle en perspective ! Maintenant, on attend les "petites phrases".

                                                                                            

                                                      


DESOLANT !

Ce qui est désolant, en premier lieu, c'est le spectacle donné par l'Assemblée Nationale lors de la discussion de la loi OGM. Ainsi on en est rendu entre majorité et opposition à la guerre de tranchée version cours de récréation, avec interpellations, cris, fureurs et chuchotements, poings levés, fausse sortie... Abominable ! Après le petit coup politique de la semaine précédente réussi par la gauche avec une motion préalable savamment orchestrée, on a eu droit à un baroud où elle est apparue faussement unie. Illusion évidemment, où la volonté d'en découdre avec la majorité cache la misère de l'absence de contre propositions sérieuses sur le sujet. Avec l'hypocrisie en plus. Car la loi OGM que le gouvernement fait voter n'est que la transcription d'une directive européenne adoptée sous.... JOSPIN et quI n'avait "courageusement" jamais été soumise au Parlement français. Avec deux inconvénients : un vide juridique dont on a vu les effets dans notre pays et une pression bruxelloise pour une ratification rapide sous peine de sanctions financières (36 millions d'euros de pénalités ?).....

Ce qui est désolant en second lieu, c'est le spectacle du fonctionnement de notre démocratie. Passe encore que la gauche nous fasse son cinéma. Un jour la "pétaudière" du PS, le lendemain le coup de la motion à l'Assemblée, en profitant des rangs clairsemés de la majorité occupée dans les commissions. Mais l'UMP ne fait guère mieux avec ses grognards. Que nos bons députés ne veuillent pas être des godillots, on l'accepte, mais qu'ils utilisent leurs réunions de groupe pour se mettre d'accord. Et puis, on aimerait bien qu'ils aient un peu de courage. C'est vrai qu'ils subissent dans leur circonscription la pression de tous les petits lobies locaux : commerçants contre ci, artisans contre ça, hospitaliers qui veulent maintenir leur hôpital obsolète, magistrats qui veulent garder leur sous-tribunal de toute petite instance, militaires qu'ils veulent garder leur caserne..... En ces temps de réforme, il faut faire le gos dos, ça ira mieux après. Comme toujours. En attendant, il faut "en avoir" pour tenir bon et résister au lieu de faire du clientélisme , sûr gardien des conservatismes qui sclérosent notre pays. Alors, assez d'états d'âme. La France avance dans le bon sens.  Mais quand on voit le spectacle qu'ils donnent, on se demande si ça vaut vraiment la peine de renforcer les pouvoirs de l'Assemblée, comme le Président le souhaite et comme ils s'apprêtent à les refuser ! On ne les a pas élus pour faire ce cirque !

Autre désolation. Peut-on, mettre un sparadrap sur la bouche de DEVEDJIAN pendant quelques temps, afin qu'il retrouve son bon sens et qu'il arrête de "f..." le cirque. On s'étonne que le parti ne remplisse pas sa fonction : regardez son organisation. Un organigramme comme ça peut-il fournir de l'efficacité ? Depuis l'élection, le 55 est une coquille vide des talents qui ont suivi le "patron". Il ne reste que les "seconds couteaux" pour travailler et à la tête on a mis une direction collégiale pour être plus sûr qu'il ne se passe rien. Le Président ne peut pas se plaindre du résultat. C'est lui qui l'a voulu ainsi. ESTROSI qui disait tout haut ce que beaucoup pensent tout bas a été prié de se taire. En attendant, la machine ne soutient pas sur le terrain, comme il faudrait, l'action de réforme engagée .

Dernière désolation. Les médias sautent sur toutes les occasions pour souligner les tensions entre l'Elysée et Matignon. L'autre soir Valérie PECRESSE, avec son talent habituel, dans "Mots Croisés"  a affirmé qu'il n'en était rien. Mais enfin, les "unes" de la presse font désordre. Qui doit-on croire ? La Ministre qui ne peut pas dire autre chose ou les "méchants" journalistes qui cherchent la petite bête ? En tout cas, j'espère bien que le changement de Premier Ministre n'est pas à l'ordre du jour. Ce serait catastrophique. D'abord parce que François FILLON  fait un travail remarquable, ensuite parce que notre pays a besoin d'être géré dans la durée. Je préférais la photo où Président et PM faisaient leur jogging ensemble plutôt que celle où ils se regardent en chiens de faïence....

Heureusement, pendant ce temps-là, on apprend que les entreprises (59%) ont recours aux heures supplémentaires. C'est bon pour le pouvoir d'achat !

                                                                      


DEDICACE

 Extrait de Cyrano de Bergerac, Acte II, 8.

C'est Cyrano qui parle. J'aime assez cette conception des choses.

"et que faudrait-il faire ? ...
chercher un protecteur puissant, prendre un patron,
et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
et s' en fait un tuteur en lui léchant l'écorce,
grimper par ruse au lieu de s'élever par force ?
Non, merci. Dédier, comme tous ils le font,
des vers aux financiers ? Se changer en bouffon
dans l'espoir vil de voir, aux lèvres d'un ministre,
naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ?
Non, merci. Déjeuner, chaque jour, d'un crapaud ?
Avoir un ventre usé par la marche ? Une peau

qui plus vite, à l'endroit des genoux, devient sale ?
Exécuter des tours de souplesse dorsale ? ...
non, merci. D'une main flatter la chèvre au cou
cependant que, de l'autre, on arrose le chou,
et donneur de séné par désir de rhubarbe,
avoir son encensoir, toujours, dans quelque barbe ?
Non, merci ! Se pousser de giron en giron,
devenir un petit grand homme dans un rond,
et naviguer, avec des madrigaux pour rames,
et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames ?
Non, merci ! Chez le bon éditeur de Sercy
faire éditer ses vers en payant ? Non, merci !
S'aller faire nommer pape par les conciles
que dans des cabarets tiennent des imbéciles ?
Non, merci ! Travailler à se construire un nom
sur un sonnet, au lieu d'en faire d'autres ? Non,
merci
! Ne découvrir du talent qu'aux mazettes ?
être terrorisé par de vagues gazettes,
et se dire sans cesse : oh, pourvu que je sois
dans les petits papiers du Mercure François ?
Non, merci ! Calculer, avoir peur, être blême,
préférer faire une visite qu'un poème,
rédiger des placets, se faire présenter ?
Non, merci ! Non, merci ! Non, merci ! Mais... chanter,
rêver, rire, passer, être seul, être libre,
avoir l'oeil qui regarde bien, la voix qui vibre,
mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
pour un oui, pour un non, se battre, -ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
à tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N'écrire jamais rien qui de soi ne sortit,
et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit,
sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,
ne pas être obligé d'en rien rendre à César,
vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
bref, dédaignant d'être le lierre parasite,
lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,
ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !"

...

 

En politique, cette conception des choses évite bien des déceptions.

                                                                                                                       

                                                    




DETERMINATION

En annonçant dès le soir des manifestations enseignantes qu'il demandait au Gouvernement de préparer une loi pour rendre l'accueil des enfants obligatoire les jours de grève à l'école, le Président n'a pas fait de la provocation comme se complait à le répéter M. ASCHIERI, mais a simplement montré qu'il ne se laissait pas impressionner par les défilés dans la rue et énergiquement fait savoir qu'il n'était pas là pour céder aux jérémiades des protestataires patentés. Il a surtout indiqué sa détermination à engager et à achever les réformes.

En invitant les syndicats à venir dialoguer des améliorations concrètes en terme de carrière et de pouvoir d'achat, Xavier DARCOS se montre très habile. D'une part il signifie à ses interlocuteurs, en passant sous silence le non renouvellement des postes, que sur ce sujet il n'y a rien à négocier, d'autre part, il indique à l'opinion publique et en même temps aux enseignants qu'il y a une contre partie autre que les heures supplémentaires pour gagner plus. Une manière de défricher le terrain pour orienter les marges financières dégagées par la diminution du nombre des fonctionnaires, et dont la moitié doit être consacrée à des améliorations de salaires. En ciblant l'entrée dans le métier, l'amélioration du déroulement des carrières ou la valorisation de "l'investissement" des professeurs, il met en oeuvre le projet de revalorisation de la condition enseignante du programme électoral du Président. Bien sûr, les syndicats ne l'entendront pas de cette oreille et continueront de réclamer avec véhémence toujours plus de postes en sachant pertinemment que ça n'a pas servi à grand chose jusqu'à maintenant de payer toujours plus pour des résultats de plus en plus médiocres. Cela ne veut pas dire qu'on nie la difficulté du métier, que les enseignants sont seuls responsables des dérives sociales ou de la violence. Faut-il pour autant n'apporter comme réponse unique et salvatrice que la manif' ou la grève ! En fait ils incarnent par leur comportement l'archaïsme français qui veut que le mouvement dérange, que la modernisation soit néfaste.

Il serait temps qu'ils ouvrent les yeux. Par les temps qui courent, les exemples de manquent pas qui montrent que la politique suivie par le gouvernement est bénéfique. Comment expliquer par exemple que la croissance de la France a été supérieure de 0,3% aux prévisions en 2007, qu'elle se maintient à un niveau plus élevé que prévu au premier trimestre 2008, en dépit d'une conjoncture défavorable ?  Les stimulants apportés à l'économie par la fameuse loi TEPA (dite cadeau aux riches ou paquet fiscal par la gauche) n'en seraient-ils pas la cause ? Et comment expliquer que sur un an, le pouvoir d'achat ainsi que les salaires ont augmenté de 2,7% !!! Voilà une loi que se révèle parfaitement efficace et bienvenue en précédant et atténuant le ralentissement de la croissance.

Avec un peu moins d'idélogie et un peu plus de bonne foi, un peu moins d'hypocrisie de la gauche, aussi, qui connaît la gravité de la situation mais qui se rallie sans vergogne aux grévistes, notre pays avancerait sûrement plus vite sur la voie du redressement. Mais il paraît que le PS est une "pétaudière". Ce n'est pas ça qui va nous aider.

S'ils ont l'intention de s'opposer, il est clair qu'en face, le gouvernement n'a pas l'intention de céder. Et c'est tant mieux !

                                                                                       

                                                                                          


ECLAIRCIES PRINTANIERES

Le tableau de bord de la maison France n'a pas tous ses voyants au rouge, loin de là. Si les ménages continuent d'avoir le moral en berne (mars) -les prix de l'énergie y sont pour beaucoup-, les industriels restent confiants dans un environnement pourtant marqué par le coup de frein de la croissance américaine, l'euro qui atteint des sommets et le baril de pétrole qui en fait autant. Mais pour le troisième mois consécutif la production industrielle a enregistré en février une hausse de 0,3% et l'acquis de croissance est de 0,7% pour le premier trimestre. La construction reste dynamique pour l'instant. La production est tirée par les biens d'équipement toutes branches confondues. Les chefs d'entreprises jugent que le ralentissement mondial est transitoire et comptent sur un fort rebond une fois purgée la crise immobilière américaine. Avec la confirmation d'un chiffre meilleur que celui annoncé pour la croissance française en 2007, le contexte politoco-social français ne s'est pas tendu comme certains s'efforcent toujours à y parvenir.

Sur le front de l'emploi, justement, un ralentissement est à prévoir selon l'Unédic. Mais ce ne sont que des prévisions. En 2008 les créations devraient être deux fois moins importantes qu'en 2007 (autour de 140 000), ce qui, compte tenu d'une moindre augmentation de la population active, devrait suffire à réduire le chômage au cours du deuxième semestre.

Après une année fertile en initiatives -on ne compte plus les petites et grandes mesures prises dans tous les domaines-, il s'agit de poursuivre les réformes qui ne sont qu'entamées pour la plupart. Le semestre de présidence européenne de la France devrait permettre d'avancer sur plusieurs fronts dont celui de l'immigration. A ce sujet, Bernard KOUCHNER a fort bien répondu à son "ami" MOSCOVICI l'autre soir dans l'émission d'Arlette CHABOT, "A VOUS DE JUGER". En effet le "pacte européen" sur l'immigration prévu en 1999 pour entrer en action en 2004 a pris du retard. Le moment semble venu de faire avancer les choses : KOUCHNER sur la même ligne que HORTEFEUX, c'était pas écrit d'avance ! D'ailleurs, il y a désormais urgence devant l'afflux d'immigrés qui assiègent la Grèce, l'Italie et l'Espagne.... sans parler de la France.

Avec la normalisation des marchés monétaires après les perturbations provoquées par la crise de subprimes et l'asséchement des crédits à court terme aux entreprises dans la zone Euro, on voit s'éloigner le risque de crédits rationnés.

C'est pas le grand beau temps, mais les éclaircies sont appréciables.

                                                                         


L'ECOLE MALADE DE SES GREVISTES

Une nouvelle journée de grève des fonctionnaires aux revendications multiples. Au point qu'on ne sait plus si c'est pour protester contre la 41 ème année de cotisation (décidée en 2003), le non remplacement d'un partant à la retraite sur trois (cette année), le pouvoir d'achat, les augmentations insuffisantes, .... Et pour les enseignants eu public, en pointe dans les pourcentages, les 11 300 postes en moins prévus à la rentrée prochaine et les nouveaux programmes du primaire. Cela fait un beau fourre-tout.  Avaient-ils une chance seulement de faire grève pour un résultat : non ! C'était perdu d'avance. Ce type de journée, c'est Don Quichotte contre les moulins. Et ils vont avoir un sujet de plus pour la prochaine grève : l'accueil obligatoire des enfants (qui existe déjà au collège, soi dit en passant).

Les enseignants ne se rendent même pas compte qu'ils tuent l'école publique à petit feu. A quoi bon revendiquer contre ce que le peuple a massivement décidé. Le Gouvernement qui applique le programme du Président de la République, n'a aucune raison de transiger sur ce qui a fait l'objet de propositions très claires lors de la campagne électorale. Ils ne se rendent même pas compte que par les mesure qu'il prend, le Gouvernement cherche à sauver les pensions et à dégager des marges de manoeuvre pour mieux les payer. Les départs à la retraite nombreux sont une occasion inespérée de remettre les effectifs en adéquation avec la population scolaire. Ils ne se rendent même pas compte que les jours de grève à répétition discréditent l'école publique au profit du privé et posent des problèmes de garde dont les parents les plus défavorisés sont les premiers à payer les pots cassés. Enfin, ils ne se rendent pas compte que les résultats actuels de l'enseignement nécessitent des remises en cause et qu'il faut sortir de ce mirage qui a consisté à faire croire qu'on pouvait apprendre sans effort et à transformer les prof' en "joyeux animateurs". D'ailleurs des voix s'élèvent dans le corps enseignant pour dénoncer le laxisme intellectuel dans lequel l'ensemble de l'institution est tombé. Trop d'enseignants sont aveuglés par leur culture de la contestation et enfermés dans leur idéologie. Ce sont ceux là qui mettent l'école en danger, pas le Gouvernement ! Que penser d'enseignants qui se servent de leurs élèves pour diffuser auprès des parents la propagande de leur syndicat, appels à la grève et à manifester qui n'ont rien à voir avec la classe, au mépris des réglements et de la neutralité ? Quand l'école sera redevenue simplement le lieu d'apprentissage des savoirs et non le "levier de transformation de la société", elle ira beaucoup mieux. Quand les enseignants seront redevenus des "militants" du savoir et de l'école publique, et non de leur parti pris idéologique, on retrouvera peut-être un peu plus de réussite au bout du chemin.

Devant le barrage idéologique des maires de gauche pour mettre en place l'accueil des enfants dans les écoles les jours de grève, le Président de la République a décidé de passer par la loi. Ce n'est pas remettre en cause le droit de grève, mais on ne peut pas accepter que les parents soient mis devant le fait accompli d'écoles totalement fermées, sans solution de remplacement pour leurs enfants. Si c'est une provocation, alors on inverse les rôles. Quand il s'agit de transférer les cours d'un vendredi sur un mercredi pour ajouter un pont supplémentaire, il semble que ça pose moins de problème. Là non plus on ne s'occupe pas de savoir si les parents ont prévu des activités payantes (musique ou sport) pour leurs enfants (sans parler de l'éducation religieuse).

Evidemment, on a l'école qu'on mérite. Les enseignants ne sont pas seuls en cause. Mais c'est un autre débat.

                                                                                     


37

37 jours de vacances en moyenne par an, record pour les Français devant les Espagnols (31), les Allemands (27), les Anglais (26) et les Américains (14).

Non seulement on est les champions du nombre de jours de congés mais nous sommes aussi ceux qui les consomment le plus : 80% des français prennent la totalité de leurs congés, contre 77% chez les Anglais et 53% chez les italiens...

Moralité : on ne peut pas voir en même temps les jours de repos et l'argent du boulot !

Elémentaire.

                                       


REVOLUTION SUR CANAPE

Olivier BESANCENOT, avec son indémodable look "Tintin" (lui manquent les culottes de golf), était l'invité dimanche dernier de "Vivement Dimanche" chez Michel DRUCKER. Un rendez-vous peu conventionnel pour notre révolutionnaire du dimanche (pour l'occasion), il faut bien le reconnaître. Mais pas de problème, celui qui ne serait pas d'accord dans son parti sera viré (c'est déjà fait). Ce n'est pas pour autant que la révolution est pour demain. On a beau être en mai et "fêter" un peu plus, comme toutes les années en "8", le mai 68, on ne sent pas vraiment l'amorce du frémissement de la révolte de tous les "opprimés"..... D'ailleurs, pour quoi faire ? Même la Chine communiste est devenue capitaliste et s'est mise à l'économie de marché pour se développer. Ne parlons pas de la Russie. Reste plus que la Corée du Nord : mais est-ce un modèle plausible ?  Il faut vraiment que la gauche n'ait rien à proposer pour qu'il y ait un espace politique ouvert à la création d'un "Nouveau Parti Anticapitaliste". Dans les circonstances présentes, il n'attire pas grand monde et a bien du mal à regrouper les tiers-mondistes Bovéistes et les gauchos de Lutte Ouvrière. A LO, "OB" Arlette s'en tamponne !

Dans son dernier ouvrage "l'économie ne ment pas", Guy SORMAN décrit la révolution scientifique en cours dans la science économique. Il estime, après avoir rencontré et interrogé tout ce que la planète compte comme économistes distingués (pas moins de 80, comme les chasseurs chez la Marquise), que 95% des chercheurs de premier plan sont d'accord au-delà de leurs préférences politiques et de leurs différends théoriques, sur les grands acquis de la discipline. Ces points de convergence sont au nombre de dix, au premier rang desquels on trouve l'affirmation que l'économie de marché est le plus efficace des systèmes économiques. Les autres points nous sont familiers : la croissance est le critère essentiel, le libre-échange et une monnaie stable sont les facteurs de développement et de croissance, comme l'innovation et la concurrence. Le chômage des travailleurs peu qualifiés est déterminé par le coût du travail. L'Etat-providence n'est pas toujours efficace. La création de marchés financiers complexes a conduit à de vrais progrès économiques. Tous ces points font consensus, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y ait pas de débats à leur sujet. Comme le dit Guy SORMAN : "en l'état actuel de nos connaissances, il n'y a plus d'alternative crédible à l'économie de marché. Je parle évidemment de solutions souhaitables, pas de la Corée du Nord..." Cela dit, l'économiste distingue bien la question du développement de celle de la démocratie. Les cas de la Russie et de la Chine montrent bien que l'autoritarisme peut continuer de cohabiter avec le capitalisme.

De quoi rendre la tâche très compliquée à nos "partisans d'un autre monde"..... aujourd'hui très virtuel. C'est d'ailleurs commode, parce que cela permet d'exprimer tous les fantasmes ou de courir après toutes les chimères. Au moins ils n'ont pas à gérer l'existence des "goulags" au paradis socialiste, comme nos communistes d'antan. Et la Chine n'est plus un modèle depuis que ses habitants boivent du Coca-Cola. Et à son sujet, l'éminent économiste évoque les lourdes menaces qui pèsent sur son développement : la tyrannie et le problème social, mais aussi son système financier qu'il juge complètement pourri, sans parler de la fuite des cerveaux.

Aux pays des soviets, tout fout l'camp !

                  

                                 

                                                                           

                                                                                    


L'AVENIR EST UNE PROMESSE : URBANISME ET HABITAT

L'urbanisme et l'Habitat sont les domaines qui vont connaître le plus de transformation au cours du XXIème siècle. Les progrès de la technologie et les impératifs de l'environnement dessinent déjà aujourd'hui ce que seront les constructions de demain. Les innovations font sortir de terre des bâtiments que d'aucuns mettraient dans les romans de science-fiction. Le décor de notre cadre de vie va en être bouleversé.

Prenons le thème de "l'écopolis" : il s'agit de marier les techniques de pointes et les énergies renouvelables. La commune d'Issy les Moulineaux, dont le maire est André SANTINI, était déjà en pointe dans la cyber communication. Elle sera le site du premier "cyberquartier" de France. Ce village numérique de 12 ha sortira de terre d'ici 2013. Implanté au coeur du fort militaire qui domine la ville, il sera relié à la station de métro par un téléférique. Il s'agit de 900 logements et 1240 m2 de commerces qui puiseront l'énergie dans le "photovoltaïque" et seront équipés d'un intranet de quartier et d'une domotique de pointe.

Lyon va doubler la superficie de son centre-ville y compris en construisant des immeubles flottants sur la Saône. Marseille a lancé son grand projet "Euroméditerranée" pour renouveler ses quartiers  et accompagner l'effet "TGV". C'est plus de 7 milliards d'Euros qui seront investit dont 3,5 en cours. Un centre d'activité de dimension européenne va naître à Bordeaux autour de la Gare Saint-Jean, des milliers de m2 de bureaux avec des milliers d'emplois à la clé. Un grand Paris, impulsé par Christian BLANC qui a pour mission de revoir les transports, notamment de banlieue à banlieue, d'effacer la frontière du périphérique, un quartier Masséna repensé au sud avec des tours futuristes... Toutes les grandes villes ont leur "grands projets" : Rennes, Brest, Nantes...

La France va continuer à moderniser son réseau ferré avec 2000 km supplémentaires de TGV (Bordeaux à 2H de Paris !) et les canaux permettront de concurrencer le trafic des camions. C'est ainsi qu'en 2015 un canal (105 km entre Compiègne et le canal de Dunkerque) reliera la Seine au Nord de l'Europe, qui permettra de transporter l'équivalent de 4 000 camions par jour entre Amsterdam et Paris. Le tunnel Lyon-Turin mettra l'Italie à 3 heures de Paris....

Il ne s'agit là que le survol rapide de quelques grands projets. Partout, les initiatives fleurissent. L'avenir, n'est peut-être pas radieux. Il n'est pas triste non plus !

                   


L'AVENIR EST UNE PROMESSE : L'EMPLOI

c'est la surprise : la France n' a jamais compté autant de salariés. En deux ans, elle a créé 550 000 emplois dans le secteur concurrentiel, ce qui porte les effectifs à plus de 16 millions. Et à croissance égale, elle a créé douze fois plus d'emplois en 2007 qu'en 2004. De quoi laisser perplexe les experts de tout poil. Normalement avec un taux de croissance de 1,9% en 2007, l'emploi salarié n'aurait dû augmenter que de 1,2%, soit 200 000 postes, alors qu'il s'est élevé à 1,9%, soit 330 000 postes. La mise en place du chèque emploi service universel de JL BORLOO apporte un début d'explication, mais qui n'est pas suffisante. C'est vrai que les emplois de service, peu rémunérés exigent peu de croissance et ne sont pas délocalisables. Comment expliquer que les entreprises du bâtiment aient créé 58 000 emplois sans s'occuper de la croissance et alors que les mises en chantier ralentissent. Anticipation de l'effet escompté des décisions du Grenelle de l'environnement sur le bâti ancien et la vague de rénovation attendue ?

Pourtant l'Insee annonce que l'emploi et le PIB ont crû au même rythme l'année dernière. Donc que la productivité par tête est restée stable. Impossible pour les économistes. La productivité progresse de 1,1% par an depuis longtemps. Rien ne pourrait expliquer un tel arrêt brutal, sauf une erreur de calcul sur la croissance qui a été probablement  de 2,3% en 2007, ce qui placerait la France devant le Japon, et les Etats-Unis...  et aussi que la conjconture en ce début d'année n'est pas aussi noire que certains auraient voulu.

La bonne nouvelle, c'est que notre pays a enfin réussi à enrichir sa croissance en emplois, en faisant fondre les charges sur le travail non qualifié, en ayant rendu plus souple la durée hebdomadaire du travail et fait émergé de nouvelles activités de service. Aujourd'hui, 0,5% de croissance crée des emplois. Et cette évolution n'est pas terminée. Le développement du secteur des services avec 73% des effectifs salariés, n'a pas terminé complètement sa transformation. Il pourrait donc y avoir encore d'heureuses surprises en matière d'emplois.

Autre nouveauté importante dans le paysage, c'est le dialogue social qui accouche enfin d'accords qui vont changer en profondeur la vie dans notre pays. L'amorce d'une "flexisécurité" change les données du marché du travail avec une simplification du système contractuel. L'accord sur la réprésentativité syndicale est aussi de nature à redonner du souffle à la démocratie sociale en obligeant les syndicats à se regrouper (pour certains) et jetant les bases d'une contractualisation avec les pouvoirs publics renouvelée.

Autre changement : en 2009, les chômeurs auront un guichet unique avec la fusion des Assedic et de l'ANPE. Tout n'est pas gagné, mais les agences "France-Emploi", c'est un changement de logique. On tourne le dos au "traitement social du chômage" pour entrer dans une stratégie de "retour au travail" pour combler les déficits de main d'oeuvre qui vont s'amplifier au gré du départ en retraite des Séniors du Papy-Boom.

Mais les nouveautés touchent aussi à la volonté de voir se développer un secteur encore trop fragmenté dans notre pays : celui des PME. Création trop compliquée encore malgré les efforts de simplification, et trop peu de grosses PME. IL faut donc orienter les investisseurs vers les "start-up" innovantes, donner la priorité aux PME d'une partie des marchés publics, mettre en place un "kit" simple de l'entrepreneur pour crée une entreprise en quelques "clics" comme en Angleterre. Enfin, il faut alléger les charges des entreprises, notamment de celles qui démarrent et les aider à grossir. 99% des sociétés emploient moins de 50 salariés. L'effet de seuil est colossal (34 formalité supplémentaires et 4% de plus pour la masse salariale en passant de 49 à 50). Selon un rapport du Conseil d'Analyse Economique, il manquerait en France 10 000 entreprises de 300 salariés. Nicoals SARKOZY voudrait en faire émerger 2 000 pendant son mandat.

Avec le développement de la formation en alternance, la réforme de la formation professionnelle qui engloutit 24 milliards d'Euros par an sans qu'on sache très bien dans quoi, la remise au travail des seniors ... la France peut rejoindre avant 2O12 le peloton de tête des nations de l'OCDE.

L'emploi en France : de beaux jours !

"Alors, elle est pas belle la vie ?"

                                                                           


L'AVENIR EST UNE PROMESSE : LA SANTE

Commençons par ce qui nous tient le plus à coeur : la Santé. Notre angoisse quotidienne, c'est de penser que le confort de soins auquel nous sommes parvenus est menacé par le déficit chronique de son financement, lui-même aggravé par le vieillissement de la population. Et puis il y a ces maladies de dégénérescence comme Parkinson et Alzheimer dont nous voyons bien qu'elles frappent autour de nous toujours plus de personnes, ce qui augmente l'angoisse collective. De vrais défis que notre chère ROSELYNE doit relever.

Depuis son arrivée au Ministère, elle a pris le problème à bras-le-corps et mis en place les premières mesures d'urgence avec les "franchises médicales". Elle a jeté les bases de la réforme de notre système de santé dont les grandes lignes ont été annoncées par Nicolas SARKOZY.

La France a en effet pris beaucoup de retard pour faire ce que tous les autres pays autour de nous ont déjà fait depuis longtremps. Nos dépenses de santé représentent 11,3% du PIB, c'est-à-dire que nous sommes au 3ème rang mondial derrière les Etats-Unis et la Suisse. Les propositions du rapport Larcher dont la réforme s'inspire vont dans le bon sens : renforcement du pouvoir des directeurs d'hôpitaux, contrôle de leur gestion par des commissaires aux comptes, libération des contraintes du code des marchés publics... Avec les "regroupements" et la mise en place des partenariats publics-privés pour  réaliser des "pôles", on peut espérer gagner en rationalisation ce que nous pourrions perdre avec une concurrence moindre.  Mais le grand défi reste la diminution du taux d'hospitalisation par habitant qui est une fois et demie supérieur à la moyenne des pays de l'OCDE. Sans parler des prescriptions et de la consommation des médicaments dont nous sommes les champions "hors catégorie". Rien que sur ce poste, 20 milliards d'Euros par an pourraient être économisés.

Pourquoi alors, l'avenir de notre santé est-il plein de promesses ?

Parce qu'un grand mouvement a été entamé dont le grand public ne peut voir que quelques prémisses. Le programme de rénovation des hôpitaux a déjà englouti 10 milliards d'Euros et il sera dépensé autant d'ici 2012. Les établissements vétustes seront fermés, les autres seront regroupés sur des site neufs éventuellement. Des établissements ultra-modernes vont sortir de terre à Caen, Evreux, Clermont-Ferrand, Nantes, Reims, Metz. A Evry se construit l'Hôpital du futur, emblême du plan, truffé d'innovations médicales et technologiques. Il ouvrira en 2011 et coûtera près de 350 millions d'Euros. Ce projet de grands travaux est un véritable bouleversement qui va modeler la géographie médicale pour le siècle à venir. Comment finance-t-on tout ça, vous allez me dire ? la réponse est "PPP" ! traduction : "Partenariats Publics-Privés". Les puristes du "tout état" vont hurler et préféreraient que l'on croupisse dans la médiocrité vers laquelle notre santé glisse  un peu plus tous les jours. L'avantage du système c'est que l'on est opérationnel tout de suite.

En matière de recherche, les ambitions sont énormes. Sur les maladies du cerveau un labo de 22 000 m2 sortira de terre à  la Pitié-Salpêtrière à Paris. Cet "Institut du Cerveau et de la Moelle épinière" réunira 600 chercheurs et techniciens pour travailler sur les maladies de Parkinson, d'Alzheimer, l'épilepsie... Une manière de faire face à l'urgence. Il y a en effet déjà 850 000 malades d'Alzheimer et 25 000 nouveaux cas chaque année et leur prise en charge coûte déjà 10 milliards d'Euro par an. A Lyon, le campus Charles-Mérieux va s'agrandir de 16 000 m2 de labo supplémentaires et plus de 1 000 chercheurs s'y retrouveront. La fondation "Imagine" (Assistance publique de Paris, Inserm, Université Paris V, AFM) va mettre notre pays au 1er rang de la recherche sur les maladies génétiques. Elle ouvrira fin 2010 avec un budget de 30 millions d'Euros venant du public et du privé. 500 médecins et biologistes, dont quelques pontes de réputation mondiale, travailleront dans un centre de recherche de 10 000 m2 à l'Hôpital Necker.Ouverture 2010.

Sur le plan de l'administration, on peut espérer économiser 3,5 milliards d'Euros par an avec le dossier médical enfin sur les rails. Il permettra de stocker sur des services informatiques accessibles en ligne, agréés par la Sécu, toutes données médicales d'un patient. Avec lui plus d'erreurs de prescriptions responsables de 128 000 hospitalisations par an..... Sans parler de la réduction des examens inutiles !

Et puis il y aura le "Canceropôle" géant de Toulouse, installé sur l'ancien site d'AZF,opérationnel en 2012, et unique en Europe, "l'institut de la vision" aux "Quinze-Vingts" à Paris, 2ème plus gros centre de recherche européen en ophtalmologie....

Et il y a tous les autres projets qui se mettent  en oeuvre pour accompagner (les cancéreux par exemple), prévenir (l'obésité par exemple), empêcher (l'anorexie par exemple).... De nombreuses mesures sont à l'étude pour attirer les médecins à la campagne. Tout ça, ce n'est pas du rêve, c'est de la réalité déjà entamée par l'action du précédent gouvernement et par notre Roselyne BACHELOT. Elle est sur tous les fronts et sa compétence n'est disputée par personne.

L'objectif : soigner mieux, pour moins cher. Et c'est possible. Et c'est ce qui va arriver.

Alors, "elle est pas belle la vie ?"

                                                                  

                                                                            


DEMAIN EST UNE PROMESSE, SI,SI !

Oui, l'avenir va redevenir une promesse. Le XXIème siècle qui commence nous promet des découvertes et des bouleversements que bien peu imaginent, la tête dans le sable, comme les autruches, ou dans le guidon, affairés à leurs occupations. Pour notre pays, il y a aussi le côté radieux dont on ne nous parle pas souvent. Les médias sont bien trop friands de catastrophes, ou trop abonnés au catalogue de ce qui ne va pas.

Eh bien, la semaine prochaine nous nous intéresserons  à tous ces projets qui vont modifier notre vie quotidienne, dans un an, cinq ans, dix ans. C'est chez nous, et c'est formidable.....

Parler des trains qui arrivent à l'heure, des projets qui se concrétisent, des progrès qui façonnent notre vie sans qu'on en ait toujours conscience, ça vous changera un peu et surtout, vous découvrirez que la France ne va pas si mal. Pour peu qu'on libère les énergies et qu'on laisse les investisseurs faire leur boulot !

A mardi prochain. Pour l'heure, c'est un grand week end avec petits enfants qui s'annonce, et sur la région parisienne il fait un temps du tonnerre. Alors, le blog.....

                                                                            


UN AN !

J'entendais Plantu l'autre jour sur France Info qui parlait de Nicolas SARKOZY. Il disait notamment qu'en ce qui concerne le Président, il n'avait pas besoin de forcer le trait tant le personnage est identifiable. Interrogé sur l'attitude des médias à son égard, il a dit qu'ils étaient majoritairement PS de sensibilité et que si le Président avait été d'un autre bord, ils auraient certainement fait preuve d'indulgence  à la place de l'acharnement médiatique.... Tout en précisant qu'il n'était pas particulièrement sarkozyste.

Ce jugement est tout à l'honneur de l'humoriste. Il en dit long aussi sur la manière dont certains voudraient faire payer sa victoire à Nicolas SARKOZY. Cela n'empêche évidemment pas que des excès de comportement ont eu lieu et ont contribué à altérer son image. Sa cote de popularité en est en partie victime et la conjoncture s'est chargé du reste.

Quitte à passer pour un irréductible, j'ai envie de dire haut et fort, un an après : "je ne regrette rien, ni mon soutien, encore moins mon vote !"  Le chemin parcouru depuis un an va dans le bon sens et la France en récoltera un jour les fruits pour le plus grand bien des Français. Les lois votées me conviennent, pour une fois que la justice sociale passe par les classes moyennes ! La suppression des droits de succession, j'approuve. Les heures supplémentaires défiscalisées, j'approuve ! Le bouclier fiscal qui dissuade nos millionnaires de se "délocaliser", j'approuve ! Le non remplacement des fonctionnaires, seul moyen de diminuer la charge de l'état dans le long terme et de garder nos pensions à un niveau correct, j'approuve ! Les lois sur la récidive et sur la rétention de sureté, j'approuve ! le traité de Lisbonne qui relance l'Europe, j'approuve ! La réforme de la carte judiciaire, les franchises médicales, j'approuve ! .... Et je pourrais continuer la liste. François FILLON et son gouvernement font un travail remarquable.

Les "Droits-de-l'hommistes" à tout craint et irresponsables sont à l'affût des moindres propos du Président. C'est vrai que notre pays a une responsabilité particulière en la matière. Mais il ne faut pas confondre agitation qui remue sur l'instant et action en profondeur. Pendant sa campagne, Nicolas SARKOZY a eu des paroles fortes. Lors de son dernier entretien télévisé, il a levé un coin du voile : il n'a renoncé à rien, ni avec la Chine, ni avec personne. Mais c'est sur le long terme qu'il faudra juger. On peut à la fois faire progresser la cause des droits de l'Homme et positionner la France sur les marchés internationaux. Quant à ceux qui s'évertuent à soutenir les "braves Thibétains", il savent sûrement qu'ils se mettent au service des tenants d'une société féodale et archaïque, aussi sympathiques soient-ils. Ce n'est pas pour autant excuser les excès des Chinois. Mais avec leur agitation, à qui rendent-ils le plus service ? Je pense surtout qu'en France, leur but  est surtout de compliquer la tâche de Nicolas SARKOZY.

Allez, rendez-vous dans un an. Rien dans ce qui a fait baisser la cote du Président n'est très profond. Cela tient plus de la conjoncture que des réformes de fond. Le travail de sape de l'opposition n'est même pas une cause réelle et sérieuse. Les "couacs" dans le gouvernement ne sont que l'écume d'un mouvement de fond bien plus sérieux. Je parie que sa cote remontera quand les prix à la pompe baisseront (boutade, évidemment). L'essentiel, c'est de remettre la France dans la course.

C'est pourquoi finalement je continuerai d'adhérer à l'UMP. Pour continuer de lui apporter mon soutien au côté de milliers d'autres Français !

                                                                                                   


VOUS AVEZ DIT OGM ?

L'agriculture revient au premier plan avec la flambée des cours du blé, du riz et du maïs. Une cible pour les spéculateurs. Une bénédiction pour nos agriculteurs. Mais pour les consommateurs, la facture est amère. La tentation est grande d'augmenter les rendements, d'autant plus que la demande des pays émergents augmente. Il faut nourrir la planète. A l'horizon 2020, l'agriculture mondiale devra fournir 340 millions de tonnes de plus par an. De quoi relancer le débat sur les OGM. Malgré nos "puritains", ils sont déjà présents presque partout, même en France. Le gouvernement est bien conscient du problème. Il vient de débloquer 45 millions d'Euros sur trois ans pour relancer les céréales et oléagineux transgéniques français. Il faut dire que l'Inra, dont les champs d'essais sont régulièrement saccagés ne travaille plus que sur les peupliers et les pieds de vigne génétiquement modifiés.

Pour notre recherche la partie est presque perdue. C'est le beau résultat obtenu par nos "puritains anti-OGM". En fait, en menant un combat idéologique contre le géant américain, ils ont réussi à mettre par terre la recherche française dont les travaux était une garantie face aux démarches mercantiles. Le statut de nos chercheurs les met en effet à l'abri des pressions des groupes qui utilisent leurs découvertes et leur déontologie est notre meilleure protection. Beau résultat en vérité que de nous exposer encore plus vivement au "monde selon Monsanto". Merci José Bové et Noël Mamère !

C'est que le géant américain investit 20 fois plus que nous. Si le vieux continent ne se réveille pas et n'unit pas tous ses efforts, nous serons submergés par les OGM venus du nouveau continent. Déjà 114 millions d'ha d'OGM sont cultivés dans le monde. En France, ils sont présents dans de nombreuses filières de manière indirecte (soja, colza...). Et la recherche américaine avance rapidement quand nous piétinons faute de mettre les moyens.

Mais la révolution agricole se fait aussi avec les technologies les plus modernes dans lesquelles l'informatique et les NTIC jouent un grand rôle. Déjà 300 000 ha sont cultivés en France en "agriculture de grande précision" et font exploser les rendements. Les industries agro alimentaires se mettent aux "alicaments" (tiens, il faudra que j'essaie le nouveau truc anti mauvais cholestérol), les arômes sont devenus des molécules de synthèse, et les spécialistes du goût inventent 4 000 saveurs par an....   

Voilà des enjeux bien plus importants que les 11 000 postes non remplacés à la rentrée prochaine et dont on nous rebat les oreilles tous les soirs au 20H, à grand renfort de témoignages de parents "bien orientés".

Demain, c'est le 6 mai. Devinez de quoi je vais vous parler.....

                                                                                                


L'AVENIR EST UNE PROMESSE....

C'était l'un des leit-motiv de la campagne de Nicolas SARKOZY. Evidemment, difficile de renoncer à l'angoisse du lendemain avec l'inflation qui semble redémarrer, la flambée du cours des matières premières et de l'énergie, la crise financière... Croire que l'Etat détient la solution à tous nos maux n'est pas non plus raisonnable. C'est pourtant ce que l'opposition voudrait nous faire croire.

Comme le souligne François FILLON, les résultats économiques pour la France ne sont pas mauvais et dénotent, comme prévu d'ailleurs, une certaine résistance. Prévoir une second trimestre plus contrasté relève de l'honnêteté, car on sait que les difficultés sont encore devant nous.

Pourtant, il y a dans les notes de conjonctures des éléments positifs qu'il convient de souligner. Sur le front de l'emploi, les créations sont restées dynamiques jusqu'au début de l'année et la baisse du chômage s'est amplifiée. Néanmoins avec le ralentissement de l'activité, on assiste à une stabilisation. La production industrielle a encore augmenté en janvier et les achats de voitures neuves ont progressé de plus de 4% en avril par rapport au même mois de l'année dernière. L'investissement des entreprises s'est maintenu malgré l'euro fort mais il faut s'attendre à un renversement de tendance rapide si le crédit se resserre. Les industriels sont restés confiants et prévoient même d'augmenter leurs effectifs, alors que l'optimisme semble revenir dans les services (février). Mais sous l'avalanche des mauvaises nouvelles et la réalité de la hausse du prix des carburants et de quelques autres produits, qui sont autant de facteurs qui pèsent sur la psychologie, le moral des ménages s'est dégradé fortement. la consommation pourrait en pâtir, ce qui ne serait pas bon pour nos manufacturiers. Encore que beaucoup de nos produits de consommation viennent de Chine.

En Chine, justement, le taux d'inflation a atteint près de 9% en février. Le porc s'est renchéri de 67% et les légumes de 46%... Mais le régime communiste a des armes que nous ne connaissons plus : le contrôle des prix. Efficace en apparence. Il est à craindre un effet de ralentissement de la demande chinoise qui aurait des répercutions sur l'économie allemande, donc la nôtre. Voilà pourquoi notre croissance reste suspendue à la demande chinoise.

La production céréalière mondiale repart à la hausse et l'on peut espérer une détente sur ce front là. De même, la pluie qui a arrosé généreusement notre pays depuis l'automne, a rempli les nappes phréatiques, les barrages, et la neige tombée en abondance contribuera à consolider le retour à la normale. On peut donc espérer pour l'Europe, un retour à la normale de la saisonnalité avec des productions agricoles  conformes aux espérances du marché... et le retour à la normale aussi des prix des fruits et légumes. De quoi espérer raisonnablement ! "Normalement"

                                                                                           


DE TOUT UN PEU

PRIX : Ils auraient baissé à Paris de -0,21% sur un chariot type de 31 produits de première nécessité, depuis le début de l'année, d'après une mesure effectuée par "Le Parisien/Aujourd'hui en France".En province la baisse serait même de 7,76%. Exemple les oeufs "Mas d'Auge" calibre gros feraient - 27,39%. L'inflation ne serait donc qu'une illusion.... bien exploitée en surfant sur le prix des carburants, par exemple.

PLAQUES : c'est la dernière du jour. Un collectif de députés s'est constitué, tous bords confondus, pour faire croisade contre la nouvelle numérotation minéralogique qui fait disparaître le chiffre du département. Comme quoi le conservatisme n'a pas de frontières. Personnellement, je trouve que s'attacher à un combat aussi désuet relève de la stupidité, fût-elle partagée par un grand nombre de nos compatriotes. Il y en a qui ont vraiment du temps à perdre. Ils feraient mieux de consacrer leur temps à approfondir les sujets plus graves. La simplification proposée est une nécessité causée par la prolifération du nombre des véhicules et pour une lutte plus efficace contre les fraudes et les vols, en même temps qu'une harmonisation européenne. Les Espagnols y sont passés il y a quelques années et n'en sont pas morts pour autant. Assez de patriotismes de clochers !

CH'TI : Il est tombé bien bas JMLP (Le PEN). Après avoir récidivé sur "le détail des chambres à gaz", le voilà qui s'en prend au film "Bienvenue chez les Ch'ti". Le jugement est sévère puisque son succès ne serait ni plus ni moins qu'un signe de plus de notre "décadence". Je suis allé le voir et j'ai passé un agréable moment. On n'y retrouve pas la verve et les effets comiques de "la grande vadrouille" mais c'est un film bon enfant qu'on regarde sans voir le temps passer. On peut s'étonner effectivement de l'énormité du succès : peut-être que la joie de vivre et l'optimisme qu'il véhicule fait du bien aux Français qui ont en ce moment le moral dans les chaussettes.

CROISSANCE : +0,6 pour le 1er trimestre aux Etats-Unis. C'est moins pire que prévu. Néanmoins, il est encore beaucoup trop tôt pour crier victoire. La baisse de l'activité va encore se prolonger au moins jusqu'au troisième trimestre. La fin de l'année permettra d'y voir plus clair. On saura alors si le géant américain est entré en récession ou s'il rebondit. La nouvelle baisse du taux de la Fed à 2% était largement prévisible. Elle devrait continuer à maintenir le dollar à un niveau faible. Et donc un Euro fort. Comme le souligne VGE nous n'avons pas du tout intérêt à ce que notre monnaie devienne une réserve de change, car ce serait le meilleur moyen de maintenir sa surévaluation.

RE CH'TI : le PSG sera exclu de la coupe de la ligue pour "complaisance". La faute à la fameuse banderole. C'est sévère mais juste. Il faut dire que le club parisien est soutenu par une bande d'énergumènes qui confondent le sport avec la "baston" et qui manient l'insulte sous toutes ses formes. Le PSG n'avait pourtant pas besoin de cette épreuve supplémentaire pour terminer sa saison.