HISTOIRE

LE DERNIER MEETING DE CHRISTOPHE

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19H30. « Il » entre dans la salle Osnabrûck du centre de Congrès. Ce soir il est la « vedette ». Ce n’est pas comme ces réunions régionalo-nationales où la tête de liste fait l’ouverture et les VIP se partagent le temps de parole… qu’ils respectent rarement. La salle est pleine. On est à Angers. Christophe est sur ses terres, ce qui suffit pour lui donner un regain d’énergie, histoire de terminer la campagne en beauté. Deux Morbihannais et Marcel Albert venu des Herbiers en voisin représentent la liste. Chacun des autres leaders de la liste a choisi pour cette veillée d’arme, de tenir réunion chez lui, dans sa région. En apéritif, Roselyne BACHELOT vient apporter son soutien chaleureux en regrettant d'être retenue par la discussion de la loi de réforme de la santé au Sénat. C’est à Marc LAFFINEUR d’ouvrir la réunion, pour accueillir –évidemment- et souhaiter bonne chance -bien entendu- après une courte escapade de commentaires de politique nationale où les derniers événements médiatiques prennent toute leur place. Succès assuré.

P1050448 Le gros de la réunion, c’est la tête de liste qui va l’assurer. Et « il » assure, le bougre. Il nous avait étonnés par sa connaissance des dossiers municipaux, il nous a époustouflés par celle des dossiers européens. Il commence par le besoin d’Europe, décliné sur le thème de la crise et ceux de l’écologie et du développement durable. Il enchaîne sur la démagogie et le dévoiement du scrutin de ceux qui réclament à la cantonade un « vote sanction ». Et là, Christophe se fâche presque « sanctionner quoi ? Une France qui résiste mieux que tous ses voisins à la crise, grâce à l’action du gouvernement ? ». et de déplorer l’absence d’éthique de ceux-là qui ne pourront récolter que le discrédit. Ce sont eux qu’il faut sanctionner !

Lui-même, en homme de raison, reconnaît que l’Europe actuelle n’est pas enthousiasmante et la déception qu’elle nous cause doit nous amener à être exigeants pour insuffler un « nouvel idéal européen ». L’Europe est à la croisée des chemins entre son élargissement perpétuel et l’approfondissement de son être. Notre candidat manifeste alors quelques convictions fortes sur la nécessité de frontières pour une Europe « géographique » qu’il appelle de ses vœux, condition sine qua non d’une Europe politique fondée sur des valeurs héritées de notre histoire. Ce qui évacue le problème de la Turquie. Mais « l’eurosepticisme »  lui paraît être une insulte au courage des « pères fondateurs » qui ont osé poser les fondements de l’union au lendemain d’une guerre sanglante. Il prend le parti de l’action pour remettre le politique à sa place dans le fonctionnement de l’Europe.

P1050449 Enfin, pour l’atterrissage, rien de tel qu’un petit détour par le territoire local qu’il a dans son coeur et dont il assure qu’il le fera rayonner au-delà des frontières. Et comme la conclusion doit remuer les cœurs (justement), il en remet une couche sur l’humanisme qu’il met au centre de son engagement politique. Du travail d’orfèvre. 

Les questions qui suivent montreront qu’il est incollable : Problème des langues, effets de la mondialisation, évolution des institutions, avenir de la politique agricole commune, défense, dumping social interne, harmonisation fiscale…. Autant de questions qui auraient mérité le débat que toutes les autres listes ont fui.

Christophe BECHU n’est pas encore élu : il faudra attendre dimanche soir. Mais il est déjà dans la peau d’un député européen. Il y a des fonctionnaires bruxellois qui vont bientôt souffrir…


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L'EUROPE, NOTRE CHANCE, par Alain JUPPE


  Juppé 2                                                       

L’Europe, c’est la chance de la France et des Français au XXIème siècle.

Une fois encore, contre vents et marées, je veux faire cette profession de foi européenne.

Je mesure bien le peu d’intérêt que nos concitoyens semblent accorder au scrutin européen de la semaine prochaine. Cruel paradoxe: alors que face à la crise, l’Europe a fait la preuve de sa capacité de nous protéger, alors que le futur parlement européen aura des pouvoirs fortement accrus dès que le traité de Lisbonne aura été ratifié, la menace d’une abstention record ne faiblit pas.

Comment expliquer ce paradoxe? Sans doute par le comportement de tous les décideurs, politiques, médiatiques, économiques, culturels… qui ne parviennent pas à se débarrasser de l’habitude d’imputer toutes nos difficultés à la bureaucratie de Bruxelles, même et surtout quand elle n’y est pour rien. Alibi facile!

Et puis, dans notre univers médiatisé, l’électeur aime faire des choix de personne: élire un président, ou, à l’autre bout de la chaîne, un maire. L’élection européenne reste hélas! désincarnée.

Alors, jusqu’au jour de l’élection, il faut chercher à convaincre.

En rappelant d’abord que nous avons réussi à construire en Europe ce qu’aucune autre région au monde n’a réalisé: une union de Nations qui nous garantit stabilité et solidarité, qui nous protège dans un monde imprévisible. Oh! je sais bien, la paix ne fait plus recette, tant elle semble acquise aux yeux des générations qui n’ont pas connu la guerre. C’est pourtant le premier demi-siècle de paix que nos vieux pays ont connu au long de leur histoire contemporaine (ou même millénaire).

L’Europe, c’est surtout un lien de solidarité entre ses Etats les plus avancés et ceux qui ont du retard. Dans aucune autre organisation à travers la planète, on n’a mis en place d’aussi puissants moyens de permettre aux seconds (l’Espagne, le Portugal, la Grèce, l’Irlande, aujourd’hui les pays d’Europe centrale et orientale) de rattraper les premiers. Avec succès et pour le plus grand bien de tous. Ce qui explique l’attractivité de l’Union sur les candidats à l’adhésion. Mais ce qui nous fait aussi obligation de ne pas dépasser notre capacité d’absorption, sous peine de dénaturer la construction européenne. C’est l’un des arguments majeurs qui me fait militer pour un partenariat privilégié avec la Turquie, plutôt qu’une adhésion pure et simple (voir mon débat avec Michel Rocard dans les colonnes du Figaro) 

Pour l’avenir, et c’est là l’essentiel, l’Europe est porteuse d’un projet de civilisation original.

Et d’abord d’une “gouvernance” originale qui parvient à concilier le rôle d’Etats-Nations fidèles à leur personnalité, et celui d’ instances communes qui jouissent d’importants transferts de souveraineté librement consentis. Et qui agissent de manière de plus en plus visible sur la scène internationale. Je prends deux exemples très différents: à l’OMC, dans les négociations commerciales; ou sur certains théâtres d’opérations militaires quand la PESD (politique européenne de sécurité et de défense) est mise en oeuvre (au Congo, au Tchad, au large des côtes de Somalie…). Bien sûr , c’est compliqué, surtout depuis que nous sommes 27. Il faut du temps et de l’énergie pour parvenir à des décisions qui sont forcément des compromis. Mais, lorsque l’impulsion politique est forte, ça marche: la présidence française au deuxième semestre de l’année dernière en a apporté la démonstration.

Projet de civilisation aussi que la manière dont l’Union et ses Etats-membres cherchent à concilier, d’un côté, l’économie de marché, la libre entreprise, seuls vecteurs efficaces de création de richesses, et, de l’autre côté, un haut niveau de protection sociale. Peut-on citer une seule autre organisation régionale, un seul autre grand pays où des progrès aussi considérables ont été faits sur ce chemin? Et où la volonté de continuer est aussi grande? Ici encore, le défi est considérable. Surtout dans une économie globalisée où la concurrence est omniprésente. Mais, ça marche. Les Etats-Unis d’Obama ne se sont-ils pas donné l’objectif de créer un système de protection sociale plus efficace et plus juste?

Projet de civilisation enfin que l’engagement déterminé de l’Europe dans le combat pour sauver la planète. Le succès du prochain sommet de Copenhague (décembre 2009) dépendra largement de l’exemplarité de l’Union et de sa capacité à entraîner l’Amérique et les pays émergents, au premier rang desquels la Chine.

On mesure l’enjeu: recommencer après la crise comme avant, c’est aller dans le mur. Il nous faut inventer un nouveau modèle de développement et l’Europe peut être en première ligne, sans naïveté (la compétitivité oblige) mais sans frilosité. 

Ne nous méprenons pas: il va nous falloir vivre autrement. Nous déplacer autrement en privilégiant, dans nos villes, les transports en commun et les modes doux (vélo, marche…); aménager nos territoires autrement pour mettre un terme à l’étalement urbain et au mitage de nos espaces naturels; construire autrement des bâtiments qui produisent autant d’énergie qu’ils n’en utilisent; produire autrement en économisant les ressources non renouvelables; consommer autrement, en réapprenant la sobriété et en recyclant tout ce qui peut l’être… etc.

Ce nouveau projet de civilisation dont l’Europe peut être porteuse est aussi une promesse de bonheur: promesse d’une vie plus harmonieuse, moins stressée, plus respectueuse de notre environnement naturel, mais aussi plus conviviale, plus fraternelle dans des villes à taille humaine à haute qualité de vie (Bordeaux… bien sûr! Mais, pas de chauvinisme, beaucoup d’autres aussi).

Et si les prochaines élections européennes parlaient aussi à notre coeur, et pas seulement à notre tête?

                                                                                 


J - 2

 Drapeaux européens    Bechu             

 

POURQUOI C’EST IMPORTANT …

Ceux qui dénigrent l’Europe pour capter des suffrages dénoncent son caractère technocratique, ses nombreux fonctionnaires, les gaspillages de fonds publics…. La réalité est tout autre.

L’Europe coûte 0,68€ sur 100 € d’impôts payés par un contribuable français. Elle compte 35 000 fonctionnaires, toutes institutions confondues (Parlement européen, conseil des Ministres, commission européenne, etc…) pour 492 millions d’habitants. En comparaison, que pourrait-on dire de Paris qui emploie 48 000 fonctionnaires territoriaux pour 1,8 million d’habitants ?

L’Europe ne coûte pas cher et en plus elle nous aide : la France reçoit 10 milliards d’euros par an dans le cadre de la PAC (politique agricole commune) dont elle est la première bénéficiaire. Les aides régionales européennes en France s’élèvent, elles à 14, 3 milliards d’euros sur la période 2007-2013. Elles contribuent au financement de multiples projets locaux allant du tramway de Clermont-Ferrand à la modernisation du port de Bayonne, en passant par la rénovation de stations d’épuration, la construction de locaux industriels, etc… Sans ces subventions, des milliers de projets n’auraient pas vu le jour. 

Près de 2 millions d’étudiants européens ont bénéficié du programme Erasmus depuis 1987 (dont 200 000 Français) et ont pu poursuivre leurs études dans le pays de leu choix, pendant 3 mois à 12 mois, et y perfectionner leur niveau de langues et s’initier à d’autres modes de vie, d’enseignement et de travail….

Comme on le voit, l’Europe a bien des réussites à son actif. On peut reprocher, peut-être, à nos politiques de ne pas en faire assez état. Mais justement, l’élection au parlement européen est l’occasion tous les 5 ans de le rappeler.  Sans exagération ni… mauvaise foi.

We need Europe ! Plus que jamais !


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Le mur du çon

                                                             

Il a été franchi deux fois en moins de 48H par François BAYROU. D'abord, interrogé sur ce qu'il pensait du Premier Ministre, François FILLON, il a répondu : "Il est bien peigné !". Ensuite, dans le débat qui l'a opposé à COHN BENDIT, les deux mots qui ressortent sont : "minable et indigne !". En matière d'argumentation on pouvait espérer mieux de quelqu'un qui prétend à la magistrature suprême.

Il est apparu sous son vrai jour. Ce pétage de plomb permanent du leader "orange" s'explique-t-il par le fait qu'il serait en train de sa faire coiffer au poteau par la liste écolo pour la 3ème place.

C'est IZNOGOUD !

                                                              


J-3

  Drapeaux européens                                                                 

 

POURQUOI C’EST IMPORTANT…

On s’achemine paraît-il vers un taux record d’abstentions pour l’élection de dimanche prochain. Navrant. Cela me fait penser à des enfants qui trouvent que la confiture qu’on leur sert n’est jamais assez bonne. Ont-il seulement conscience de la chance qu’ils ont de manger de la confiture ? A quoi ça sert l’Europe, je vous le demande un peu ?  Un dessin de Chaunu dans Ouest-France répond magnifiquement à la question : les deux personnages qui sont mis en scène son assis sur un banc devant un monument aux morts des guerres 14-18 et 39-45. Que dire de plus ! L’Europe, c’est un continent en paix, enfin, presque partout, et surtout à l’intérieur de l’Union. Cela devrait suffire….

En quoi consiste le vote de dimanche prochain ? Il s’agit d’élire nos 72 députés français qui vont aller rejoindre les 700 autres à Strasbourg pour constituer l’assemblée qui votera les lois européennes qui s’imposeront à nous tous, et cela pendant 5 ans. C’est que le parlement européen a de vrais pouvoirs : Il codécide avec le « Conseil des Ministres » (et des chefs de gouvernement) et la « Commission ». Il investit les membres de la  « Commission » et son président (actuellement José Manuel Barroso) qu’il peut révoquer. 

L’assemblée européenne contrôle vraiment les organes exécutifs de l’Union. Et les décisions qu’elle prend, contrairement à ce que l’on croit, concerne directement notre vie quotidienne, dans de multiples domaines. Ne pas voter, c’est déléguer son pouvoir de citoyen aux choix de ceux qui se déplaceront. C’est pendre le risque de voir surgir une majorité et des décisions qu’on n’aura pas souhaité. Mais quand on n’a pas voté on n’a plus que le droit de …se taire.

Car, quel que soit le nombre de votants, le parlement sera élu et fonctionnera. Qui plus est, son pouvoir sera légitime et nullement amoindri. C’est la démocratie qui le veut. Et c’est tant mieux !

Vous savez ce qui vous reste à faire.

   5-juin  Flashmob-ump  Ump2009_affiche          



COTIS AU RAPPORT

                                                  

 

Le directeur général de l’INSEE, Jean-Philippe COTIS,  avait été chargé par le Président de la république d’un rapport sur le partage de la valeur ajoutée et des profits. Celui-ci lui a remis le fruit de son travail il y a une quinzaine de jours. Ce rapport était très attendu. On sait en effet, que Nicolas SARKOZY veut aboutir rapidement sur ce dossier épineux. Aussi, il est important de savoir ce que nous apprend l’état des lieux observé par le directeur de l’INSEE.

D’abord, le pouvoir d’achat des salariés a faiblement augmenté depuis vingt ans : 0,8% par an en moyenne. Ce qui est en cause, ‘est la faible qualité des emplois créés en France. Le partage de la richesse produite est resté stable et 2/3 de cette valeur sont allés à la masse salariale, 1/3 aux profits et aux investissements. Pourtant, malgré cet abondement plutôt généreux, les salaires n’ont pas augmenté suffisamment. Il l’explique par la faiblesse des gains de productivité, contre toute attente, puisque nous nous targuons d’avoir l’une des productivités les plus élevées du monde. Mais les emplois créés sont en général peu qualifiés, donc moins bien rémunérés, de sorte que l’écart ne cesse de se creuser entre les fonctions à faible valeur ajoutée et les emplois plus productifs. Il en résulte une inégalité considérable entre les revenus.

Ensuite, les contrats à durée brève type CDD sont une source de précarité, même si leur multiplication accroît beaucoup la masse salariale. Et la France vient de retomber, avec la crise, dans l’ornière d’un chômage massif alors qu’elle commençait tout juste à se débarrasser d’un chômage structurel hérité des deux chocs pétroliers. Le manque d’emplois exerce forcément une pression importante sur ceux qui en ont un. Il est alors facile d’opposer à des revendications le risque de suppressions de postes que dicterait une augmentation de la masse salariale.

La dictature de la bourse apparaît dans le rapport avec une forte hausse des dividendes depuis les années 1990, qui n’a pu se produire qu’au détriment des salaires. Cet effet s’ajoute à la réduction du temps de travail. On a dit que la productivité suffisait à compenser le passage aux 35 heures. En réalité, les RTT ont exercé une force hostile aux augmentations de salaires. La vérité est que les salaires ont payé la RTT en travaillant autant pendant 35 H que pendant 39, et les embauches n’ont commencé à reprendre, avant la crise de 2008, que grâce au départ à la retraite des « baby-boomers » et à une démographie en baisse qui a envoyé moins de jeunes sur le marché du travail.

Hausse des dividendes, diminution du temps de travail, faible qualification… Ne reste plus qu’à ajouter au tableau la « mondialisation » qui continue de favoriser les délocalisations, donc la suppression de postes, ce qui ne favorise pas la hausse des salaires.

On voit bien que la piste suivie par Nicolas SARKOZY d’affecter les profits de l’entreprise selon la règle des 3/3 (1/3 aux actionnaires, 1/3 aux salariés, 1/3 aux investissements), idée combattue par le MEDEF, n’est pas de nature à augmenter les salaires et réduire les écarts entre eux. Ce que le rapport COTIS nous dit surtout, c’est l’impératif d’une formation qui crée des employés très qualifiés, les seuls qui, ces temps-ci pourront trouver un emploi.


                                                                   

 


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   Drapeaux européens                                                          

 

10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle


10. Vous voulez être un acteur et non un spectateur du monde de demain, vous
voulez que vos enfants et petits-enfants puissent encore rêver leur avenir
.
Le Parlement européen est aussi et surtout l’endroit où le débat sur l’avenir de l’Union européenne, son identité, sa place dans l’échiquier mondial ou l’évolution de ses frontières ont lieu. Pour faire entendre votre voix sur le projet européen et son avenir, pour que l’Europe agisse toujours plus et toujours mieux pour vous et vos proches.

FAITES LE CHOIX DE L’EUROPE QUI VEUT, DE L’EUROPE QUI PEUT,
VOTEZ POUR LA MAJORITE PRESIDENTIELLE AUX ELECTIONS
EUROPEENNES LE 7 JUIN !

5-juin


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10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle

 

9. Votre sécurité et celle de vos proches vous préoccupent, vous estimez que les frontières extérieures de l’Europe ont vocation à mieux vous protéger.
Vous voulez une Europe qui mette en oeuvre à travers ses frontières des outils de protection plus efficaces. Vous pensez qu’une politique commune de contrôle aux frontières extérieures de l’Europe et une harmonisation des régimes d’asile est la bonne solution. Vous refusez les régularisations massives et générales de sans-papiers mais vous êtes favorable au développement d’une immigration légale et professionnelle où chaque État déterminera ses besoins et ses capacités d’accueil. Ce sont exactement les principes du Pacte européen sur l’immigration et l’asile que Brice Hortefeux a proposé, la Présidence Française défendue et fait adopter par les 27 pays européens.

La Majorité Présidentielle est toujours en première ligne pour renforcer votre protection !


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RSA, CEKOA ?


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Depuis le 1er juin, Rémi a été remplacé par Ressa. Autrement dit, le « Revenu de Solidarité active » a remplacé le « Revenu Minimum d’Insertion », dont on sait que le point faible était justement qu’il assistait plus qu’il n’insérait. Qu’est-ce que ça change ? En principe, le verrou de l’assistanat permanent, qui s’appuyait sur le fait qu’une reprise de quelques heures de travail faisait perdre le peu de revenu à celui qui en faisait l’effort, devrait être gommé.  De là à redonner le goût du travail à ceux qui en sont le plus éloignés, il ne faut peut-être pas rêver.

Il n’empêche, les expérimentations qui ont été menées dans 33 départements pendant 15 mois, et sérieusement évaluées, ont permis de démontrer l’utilité du dispositif. En effet, elles ont permis de constater qu’en complétant mieux les revenus des bénéficiaires de minima sociaux qui travaillent, on arrive à améliorer le retour à l’emploi. Et la crise rend cette réforme plus indispensable que jamais .

« J’ai beaucoup entendu, dans le débat politique, que le RSA ne bénéficierait pas aux personnes vivant avec le RMI depuis longtemps. Les faits sont là, explique Martin HIRSCH. Le rapport d’évaluation montre aussi que dans les zones d’expérimentation, les dépenses évoluent moins vite. Cela prouve que quand on investit sur l’accompagnement et le retour à l’emploi au départ, on a moins à payer ensuite ! »

L’ancien président d’Emmaüs a gagné son pari, celui de créer une prestation sociale qui remette les exclus et les travailleurs pauvres sur le chemin de l’emploi. Le RSA sera versé dès le 6 juillet prochain. Il remplace le RMI et l’API (allocation de parent isolé). Il s’adresse à plus de 3 millions de ménages : 1,4 million de foyers bénéficiaires de minima sociaux et 1,6 million de travailleurs pauvres. 700 000 personnes devraient passer au-dessus du seuil de pauvreté. Avec la crise, c’est près de 7 millions de personnes qui seraient concernés.

La gauche n’avait pas permis à Martin HIRSCH de mettre en place un dispositif imaginé en 2005 ; grâce à la droite, il est aujourd’hui une réalité. On comprend qu’au PS, on fasse la fine bouche, à défaut de pouvoir faire autre chose. Qui plus est, le Haut Commissaire est à l’aise à son poste et n’a cure des nécessités politiciennes qui aigrissent les discours. Ce qui l’intéresse, c’est la réalité du terrain, et elle est très différente…

 

                                                            


RENDEZ-VOUS


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La campagne européenne est dans sa dernière ligne droite. Je vous rappelle deux réunions importantes :

- Demain soir Mercredi 3 juin, à Saint-Sylvain d’Anjou, avec Paul JEANNETEAU, une rencontre pour situer les enjeux de l’élection, les pouvoirs du parlement européen, etc… animée par Romain THOMAS. C’est à 20H30.


Badge-bechu-120 - Vendredi 5 juin à 19H,

au Centre de congrès d’Angers, avec Christophe BECHU,

grande réunion de clôture de la campagne.

Venez nombreux !

 

                                                    


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   Drapeaux européens                                                 

 

10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle

 
8. Vous êtes préoccupés par l’avenir de notre planète et souhaitez participer activement à la lutte contre le réchauffement climatique.

Le Parlement européen est une des institutions les plus engagées en matière de protection de l’environnement. Avec la volonté exceptionnelle du président de la République et de ses ministres lors de la Présidence Française de l’Union Européenne, l’Europe s’est engagée non seulement en faveur de la protection de l’environnement, mais aussi de la réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 à travers le paquet Energie-Climat adopté à l’unanimité des 27 pays européens et une très large majorité au Parlement européen.

La Majorité Présidentielle tient ses engagements pour l’environnement, aidez ses candidats à faire respecter ses normes !


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ARCHIBALD ET Cie....


                                                                 


SANG FROID.   Le maire d'Angers dit avoir repris son "sang froid" après tous les noms d'oiseaux dont il a affublé la "Sauvegarde" au sujet de l'annulation du PLU. Il est bien temps. Il veut mettre en oeuvre désormais une concertation approfondie, a-t-il certifié lors de la dernière séance du conseil d'agglo. Autant dire qu'on a tout à craindre, vu qu'il avait toujours affirmé que son PLU était -justement- le fruit d'une concertation exemplaire ! Mais peut-être que "chat échaudé craint l'eau froide".... Espérons qu'il continue de garder son sang froid à cette occasion.

PLETHORE. J'avais annoncé 18 listes pour l'élection européenne de la région "Grand Ouest". Erreur, il y en a finalement 20. Abondance de biens ne nuit pas. En démocratie, si ! Il y en a au moins 15 de trop : on voit tout de suite à quels excès conduit le scrutin à la proportionnelle intégrale que certains voudraient nous infliger pour toutes les élections. Tous les groupuscules, tous les comités "Théodule" ou "Hyppolite" veulent faire entendre leurs voix. Cacophonie assurée qui décourage l'électeur d'aller faire son devoir.

VOTE. Il aura fallu deux articles dans la presse pour qu'on comprenne que finalement la "caillote" en marge de Modem votera pour la liste sur laquelle apparaît le nom honni de son rival. Ce n'est pas elle qui s'était mal expliquée, c'est les journalistes qui n'avaient rien compris. Evidemment !! Sa position centriste est tellement claire.... Mais est-ce si important qu'on sache pour qui elle vote ? Quel manque de modestie ! (ça, par contre, on le sait depuis longtemps)

CANNES. Le cinéma primé broie du noir. Que de noirceurs étalées dans des scénarios où les personnages se vautrent dans les méandres de psychologies torturées avec les mêmes délices qu'un chrétien livré aux lions de l'arène. Comme détente, faut aimer. A moins que le cinéma ne soit fait pour rendre les spectateurs schizophrènes ou paranoïaques. Heureusement, il y a d'autres films....

KAHN. Au moins, là, on peut se détendre. Le journaliste polémiste est dans son élément en devenant politicien. Il utilise, pour sa campagne, tous les défauts qu'il dépeignait naguère chez ceux qui sont devenus ses collègues : la démagogie est un sport qu'il pratique avec la même maestria et le même plaisir que lorsqu'il passait son temps à critiquer la classe politique dans son hebdo. Marchand d'illusions ! Après la psychose... les "cannes" se suivent et ne se ressemblent pas.

DANY. Le franco-allemand Dany le rouge à la tête de la liste verte en France, après avoir été élu en Allemagne, et encore avant en France, nous en fait voir de toutes les couleurs. Il était un des rares à faire vraiment campagne sur des thèmes européens. Mais voilà, chassez le "politique", il revient au galop. Lui aussi a finalement cédé à la "sarkozyte" aiguë. Dommage. Mais à critiquer trop violemment, on perds son crédit. Un autre marchand d'illusions.

JESUS. Le nouveau prophète qui annonce les temps nouveaux est arrivé. Tenant dans une main le sceptre du commandement et dans l'autre le goupillon, il nous assène ses sentences de justicier. Avec lui, c'est sûr, on va entrer dans un monde démocratique meilleur. On ne sait plus très bien ce qui le distingue de ses concurrents, tant il mélange tout, mais il faut lui faire confiance. Il détient la vérité, les autres et surtout Sarkozy, sont des menteurs et des tricheurs. Portez lui des oranges en offrande, il aime ça.


TONNERRE DE BREST !





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  Drapeaux européens                   

                                   

10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle

 
7. Vous êtes attachés à la tradition et à la qualité de notre agriculture.
Vous êtes à la recherche d’une sécurité alimentaire agricole constante et garantie par une agriculture durable et par un système commercial international basé sur des règles strictes et communes. Vous pensez qu’il faut lutter contre la volatilité des prix agricoles afin de garantir un meilleur équilibre entre l’offre et la demande. Vous considérez que l’Europe doit respecter la valeur des produits nationaux et respecter les efforts de qualité et de tradition de nos producteurs français (vignoble rosé en particulier).

C’est le combat que mène sans relâche la Majorité Présidentielle pour la défense de nos territoires et de notre agriculture, soutenez son action !


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J – 8

  Drapeaux européens                                        


10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle

 

6. Vous voulez être un consommateur confiant et respecté, plus informé et mieux protégé.
Si certaines composantes ont été bannies de la fabrication des jouets, si toutes les substances chimiques doivent désormais être recensées et testées par les industriels, c’est grâce au Parlement européen. La Majorité Présidentielle se bat depuis longtemps pour la mise en place de normes communautaires de sécurité strictes, vous mettant à l’abri des risques sanitaires et du danger de certains produits importés. Vous jugez ces mesures de protection du consommateur capitales et voulez bénéficier de leur mise en place rapide et efficace.

La Majorité Présidentielle et ses candidats sont engagés en première ligne pour la protection des consommateurs, permettez-leur d’aller plus loin !


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Drapeaux européens                                                  


10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle

5. Vous voulez que l’Europe protège ses industries et ses emplois.
Vous êtes attachés à l’outil industriel français et européen et croyez à son potentiel. Vous voulez que nos salariés et nos entrepreneurs tirent leur épingle du jeu face à certains concurrents disposant d'un réservoir de main-d’oeuvre inépuisable, exploitée et ne respectant pas les règles du jeu international. Pour vous l’Europe doit lutter contres les délocalisations et appliquer des règles de concurrence sociale, industrielle, écologique, fiscale au niveau international fonctionnant sur le mode de l’équité et de la réciprocité.

Les candidats de la Majorité Présidentielle exigent le principe de réciprocité, faites leur confiance !


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  Drapeaux européens                                                       

 

10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle


4. Vous voulez être protégés des risques économiques liés à la mondialisation.
Pour vous la question n'est pas de savoir s'il faut une Europe protectionniste, mais comment elle devient plus protectrice. Vous estimez que le libre-échange a eu ses vertus de développement des nations et de dialogue entre les peuples. Mais face aux abus, vous jugez qu’il faut remettre la morale dans le capitalisme et imposer une réglementation européenne qui encadre les marchés et les produits financiers afin de réduire les risques spéculatifs et de protéger les biens et l’épargne des Européens.

Les candidats de la Majorité Présidentielle s’engagent à développer de nouveaux outils de régulation des marchés !


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LA « RENCONTRE DE REZE »


  Martine et sego 2                                                                          

 

Martine Aubry et Ségolène Royal ont scellé mercredi leurs retrouvailles à Rezé, près de Nantes, 12 jours avant les Européennes, appelant toutes deux à la participation et faisant assaut d'amabilités et d'hommages réciproques. Il était temps, parce que le feu est dans la maison électorale et semblait prendre de l’ampleur alors que les sondages marquent l'érosion du parti et que des rumeurs circulaient sur un sondage mauvais pour le PS. Bref, l'unité a été affichée sans fausse note tout au long de la soirée. On verra si c’est suffisant pour éteindre l’incendie et redonner confiance à un électorat « en vacances ».

 

"Ma chère Martine, notre première secrétaire", a lancé la présidente de Poitou-Charentes, parlant de son "bonheur" et de "Martine vaillante dans cette campagne". La première secrétaire lui a répondu en parlant  du "vrai bonheur" de retrouver le PS "tel qu’elle l'aime", "soudé, combatif, mobilisé aussi". Donc, le « bonheur » était dans la salle à défaut d’être dans le pré (du duel électoral).

 

Mme Aubry a offert à Mme Royal une statue africaine du Burkina-Faso, une "femme debout", en disant "On aime nous opposer. C'est vrai que nous sommes différentes. Après tout, ce n'est pas gênant. Nous avons l'essentiel en commun. Nous sommes indéfectiblement socialistes, et nous sommes des femmes, nous savons nous serrer les coudes quand c'est nécessaire". La patronne du PS a rendu notamment hommage au "combat" de Mme Royal, "je sais sa volonté de renouveler la politique française et elle a raison, il faut bouger les rangs et les choses, y compris dans notre parti". Mme Royal a elle offert à Mme Aubry une porcelaine de Deshoulières, entreprise en difficulté de la Vienne. Donc, on en sait beaucoup plus sur le programme européen du PS : attaques en règle de Nicolas SARKOZY (logique), nombrilisme de ces dames dont l’égo est à prendre en considération, et relance par la production de statuettes et de porcelaines de Poitou Charente : intéressant, non ?

 

Je suis évidemment de mauvaise foi. Vous vous en seriez douté. D’Europe, il en a été un peu question : l’Iznogoud du Poitou, qui a parlé environ 30 minutes a lancé « un appel vibrant à la participation électorale », en appelant aux « travailleurs frappés de plein fouet », aux salariés de Gandrange, de Continental, d'Heuliez, de Molex, avec le leitmotiv « l'Europe sociale a besoin de vous ! Amora, Hewlett-Packard, Alcatel, Lucent, l'Europe sociale a besoin de vous ! », elle a fustigé « les logiques féroces du capitalisme financier »

 

Cela ne vous rappelle-t-il pas l’expression du Général de Gaulle : « ils ne suffit pas de crier Europe, Europe, en sautant comme des cabris » … « Europe sociale, Europe sociale, Europe sociale… » Les cabris sont du Poitou, alors tout s’explique.

 

Ah, j’oubliais : Martine s’est mise au blanc ! … Je veux parler de sa veste, naturellement.

 

Avec ça, on va pouvoir convaincre beaucoup d’électrices et d’électeurs.



                                                                     


J – 11


   Drapeaux européens                                                                     

10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle


3. Vous êtes contre l’entrée de la Turquie au sein de l’Union Européenne.
Vous êtes attachés à l’engagement ferme de la Majorité Présidentielle et de Nicolas SARKOZY sur la position de la France s’agissant de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Votre préférence va au développement d’un partenariat privilégié avec la Turquie, notamment à travers l’Union pour la Méditerranée. Vous pensez enfin que les pays Européens doivent aborder et trancher les décisions d’élargissement en toute indépendance.

Vous partagez la conviction des candidats de la Majorité Présidentielle sur ce que doit être le projet européen : une construction politique !


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UNE VRAIE FAUSSE MAUVAISE IDEE


                                                

 

Frédéric LEFEBVRE a lancé un beau pavé dans la mare en proposant que ceux qui sont en arrêt maladie puissent éventuellement continuer à travailler en « télé-travail ». Ce qui, entre nous soit-dit, allègerait le fardeau e la branche maladie (à la marge, il est vrai). Le chœur des vierges effarouchées a aussitôt brandi le spectre de la « régression sociale ». Le gouvernement a rejeté l’amendement provocateur. On peut évidemment penser que le moment était vraiment mal choisi, juste avant les élections. 

Mais c’est une idée qu’il faudrait creuser. A condition d’être médicalement encadrée, je trouve que ce n’est pas choquant que quelqu’un qui est en congé maladie pour une jambe cassée, par exemple, et en situation de pouvoir le faire, puisse de chez lui accomplir ses tâches professionnelles. Il toucherait une partie de son salaire et cela réduirait les indemnités journalières de la Sécurité sociale. 

Ce qui est assez drôle, c’est qu’en fait, le député UMP a mis en plein jour des pratiques qui existent allègrement sans aucun contrôle, de l’initiative même de salariés, soucieux de traiter les dossiers dont ils ont la responsabilité.

Il n’est tout de même pas idiot de faire évoluer les règles en tenant compte du progrès technique et des pratiques sociales….


                                                          



J – 12

   Drapeaux européens                                           

10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle

2. Vous voulez que l’Europe défende ses intérêts sur la scène internationale.
Les récents succès de la Présidence Française de l’Union Européenne et l’impact mondial historique du G20 ont changé votre regard sur l’Europe. Vous pensez qu’il faut poursuivre cet élan, aller plus loin dans cette direction, celle d’une Europe forte, déterminée et influente, qui s’impose sur la scène internationale.

La Majorité Présidentielle a donné un nouvel élan à l’Europe, ses candidats continueront à changer l’Europe !

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BENOITEMENT !

 -BentoXVI                                             


Avec leur myopie habituelle, les médias n’ont pas rendu compte du voyage  de Benoit XVI au Proche Orient, avec la dimension que l’importance de l’événement aurait dû leur inspirer. Car c’est un voyage qui fera date aux yeux de l’Histoire. C’est un pape angélique en trompe l’œil qui a parcouru la Jordanie, Israël et les territoires palestiniens.  Il a mis l’accent sur les « valeurs communes » aux trois religions, certes, mais c’est en vrai « politique » qu’il a abordé les problèmes locaux : favoriser la paix entre Israël et les territoires palestiniens ; pousser à la création d’un état palestinien ; conforter la présence des chrétiens dans la région alors qu’ils sont de plus en plus faibles numériquement et souvent persécutés. 

Evidemment, le dialogue interreligieux avec les musulmans puis avec les juifs étaient au cœur de son voyage. Le signe le plus fort en aura été à Nazareth la prière de paix commune avec les représentants de toutes les religions et l’image du pape tenant la main d’un rabbin et d’un dignitaire druze un des symboles de ce voyage. Elle relayait ainsi un autre symbole fort, celui de la visite au Dôme du Rocher, sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, démontrant par la même occasion la confiance rétablie entre des élites musulmanes et le Vatican.

Très politique aussi, la position qui a consisté à mettre en équilibre « la sécurité d’Israël » avec « l’exigence d’un état palestinien » tout en condamnant « les terrorismes », le pape s’est bien gardé de trop insister sur la problématique du statut de Jérusalem, se contentant d’affirmer son rôle de « ville de paix, demeure spirituelle pour les juifs, les chrétiens et les musulmans »… tout en s’exclamant à Béthléem que « les murs peuvent être abattus », double référence au mur bâti par les israéliens et au mur de Berlin.

Un voyage, enfin qui permet d’effacer pour les juifs, le doute levé par la polémique sur l’évêque négationniste et pour les musulmans les effets désastreux du discours de Ratisbonne, dans lequel ils avaient cru voir une critique de l’Islam. Benoit XVI a montré aux Musulmans qu’il n’y a pas de guerre des « croisés » contre l’Islam et qu’il faut déconnecter la religion des problématiques géopolitiques des grandes puissances. Un moyen de faire oublier les accents religieux de la politique de Bush au moment où Obama arrive. Ce n’est pas le moindre des aspects d’un déplacement à l’angélisme trompeur.

 

                                                                  

                           

 


J -13

                                        

10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle

1.  Vous voulez que la France soit influente au Parlement européen.

Le Parlement est la seule institution européenne élue au suffrage universel direct qui représente les 500 millions de citoyens de l’Union européenne. Le 7 juin, vous allez choisir vous-mêmes vos représentants. Vous ne voulez plus d’une Europe bureaucratique, déconnectée de vos préoccupations quotidiennes. Vous ne voulez pas de députés absents ou inactifs. Vous voulez que les décisions européennes aient une influence réelle et positive sur les enjeux économiques, sociaux, sanitaires, environnementaux qui nous concernent tous.

Ne laissez pas les autres décider pour vous, soutenez les candidats de la Majorité Présidentielle!

Demain la 2ème raison, et ainsi de suite…


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J-14 – L’EUROPE, ça change quoi ?


    Drapeaux européens                                                                                                    

 

Dans moins de quinze jours, nous aurons à voter pour élire nos députés français à l’Assemblée européenne. Une bonne occasion de rappeler qu’en un demi-siècle, l’Europe a amélioré de nombreux aspects de notre vie quotidienne. Et d’abord, elle nous a apporté la paix, ce qui n’est pas rien, même si le souvenir des guerres mondiales s’estompe avec le temps. Les cimetières militaires sont là pour nos rafraîchir la mémoire si besoin est, et à ceux qui considèrent qu’il n’est pas utile de voter, je conseille d’aller faire un tour sur les bords de la Marne ou en Lorraine….

 

Santé, études, environnement, consommation, protection de la vie privée, loisirs sont autant de domaines pour lesquels l’Europe nos rend la vie plus facile. Ainsi, avec ma carte européenne d’assurance maladie, je peux me faire soigner gratuitement à Rome, Londres ou Berlin, en fait dans les 27 pays de l’Union. Elle est gratuite et s’obtient auprès de toute caisse primaire d’assurance maladie.

 

Autre commodité : le permis de conduire délivré par un pays est reconnu par les 26 autres. Un modèle unique pour simplifier les contrôles remplacera les nationaux en 2012.

 

Depuis 2007, la commission européenne a négocié avec les opérateurs de téléphonie un accord limitant les frais d’itinérance en Europe. Et les tarifs ne cessent de baisser. Ainsi un appel vers un pays européen ne peut excéder 0,43€ et un appel reçu 0,19€ par minute.

 

Dans la lutte contre le réchauffement climatique, l’Europe est en pointe. Elle a ratifié le protocole de Kyoto et lors de la dernière convention climat, elle s’est fixé des objectifs  ambitieux que d’aucuns disent qu’ils ne pourront être tenus, notamment en matière de réduction d’émission des gaz polluants. Elle encourage le développement des énergies solaire, éolienne ou hydraulique.

 

L’Europe a aussi décidé de protéger notre vie privée en interdisant par exemple que les données personnelles transmises lors d’un achat en ligne puissent être utilisées à d’autres fins par le vendeur. C’est aussi l’Europe qui a mis en place la signature électronique qui permet de prouver son identité sur le net.

 

On pourrait encore citer les avantages auxquels on a droit pour les vols aériens si on embarque en Europe, en cas de retard, d’annulation ou de surréservation.  On ignore souvent que l’Union se préoccupe du traitement de l’eau, qu’elle met en place des programmes facilitant les études dans les universités des états membres (Coménius) ou des échanges (Erasmus) : des dizaines de milliers d’étudiants en ont bénéficié depuis 1987.

 

L’union a aussi un label estampillé CE qui garantit la conformité de nombreux produits en matière d’exigences sanitaires ou de sécurité, et on bénéficie d’une garantie de 2 ans sur tous les appareils électroménagers.

 

L’Europe est un vaste espace où vivre, circuler et travailler est simple dès lors qu’on est citoyen de l’Union. Je considère que c’est une vraie chance. Et ne me parlez pas de la supercherie du plombier polonais montée de toute pièce. Si seulement il pouvait en venir chez nous !

 

Je n’ai fait qu’effleurer le sujet. Notre vie quotidienne profite largement des bienfaits des directives européennes, même s’il est d’usage de brocarder celle qui concerne les camemberts (qu’on caricature) ou l’on grogne concernant l’élaboration du vin rosé par coupage (que personne n’oblige à boire).

 

L’Europe, c’est du concret. C’est à Strasbourg et Bruxelles que se prennent la plupart des décisions qui touchent à notre vie quotidienne, et notre parlement national passe plus de la moitié de son temps à mettre en lois françaises les directives de l’Union.

 

Voilà pourquoi voter a son importance.

 

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Le mur du çon ...


  Drapeaux européens                                              


C'est Laurent FABIUS qui le franchit pour sa phrase: "Le 7 juin, c'est le choix entre une Europe protection que nous, socialistes, proposons, et une Europe démolition". Le pendard (et je reste poli) a simplement oublié qu'il a naguère largement contribué à flinguer le traité constitutionnel. Comme protecteur on fait mieux. Le démolisseur, c'est bien lui !

Le 7 juin, votons UMP.

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LA SEMAINE D’ARCHIBALD


                                                  

 

30 850 000… c’est au 1er janvier 2009 le nombre de voitures particulières que comptait le parc automobile français, sur un total de 37312 000 véhicules. Le rythme de croissance est de 1% par an. L’âge moyen des véhicules est estimé à 8,3 ans. La part des diesels s’élève à 54%.

200… c’est en euros, le montant de « la prime de solidarité active » qui a été distribuée à 4,2 millions de foyers modestes le mois dernier. C’est environ 400 000 de plus que prévu lors de l’annonce de cette mesure. Un coût de 840 millions d’euros pour l’état.

21,7… c’est en milliards le montant des actifs toxiques liés aux subprimes détenus par les banques françaises à la fin 2008. C’est ce qu’a affirmé le Gouverneur de la banque de France devant la commission des finances de l’Assemblée Nationale.

10… c’est le pourcentage d’augmentation du taux de retour à l’emploi obtenu avec la mise en place du RSA, moyenne observée dans les 33 départements ayant participé à l’expérimentation du dispositif, et qui a concerné environ 15 000 bénéficiaires (avec une grande variabilité entre départements et selon les périodes : l’intervalle va de 6% à 24%). Mais on constate que la reprise d’emploi des plus démunis est fortement affectée par la crise. On s’en serait douté.

5… c’est le nombre d’engagements pris par les banques françaises visant à mieux encadrer et rendre plus transparentes leurs activités dans les paradis fiscaux par « un respect scrupuleux des règles établies par la communauté internationale » et une « coopération franche » pour leur élaboration. Elles appellent à une « extension des règles de contrôle interne applicables en Europe » dans l'ensemble de chaque groupe bancaire et à la « transparence sur les implantations », avec l'engagement « d'adresser chaque année à l'autorité de supervision un état mentionnant les implantations » et les activités dans les pays non coopératifs et proposent une « gouvernance spécifique pour les pays les moins coopératifs » avec un éventuel « dispositif de restriction des activités, pouvant aller jusqu'à l'arrêt total de celles-ci », ainsi que la « transparence sur les opérations avec les pays les moins coopératifs ». Ouf !

 

4… c’est en milliards de dollars la somme supplémentaire que le constructeur automobile General Motors a perçu du Trésor américain pour maintenir un niveau de trésorerie adéquat, ce qui porte à 19,4 milliards les sommes reçues à ce jour de l'Etat américain. General Motors doit mettre en place avant la fin du mois un plan de restructuration convaincant sous peine d'avoir à déposer son bilan.

 

3… C’est le nombre de réunions consacrées à la « bioéthique », organisées par les parlementaires UMP de Maine-et-Loire, entre le 5 mai et le 5 juin. Même si elles visent un large public, ce sont surtout les adhérents et sympathisants de l’UMP qui s’y rendent. Le thème est certainement passionnant, et nul doute, à ce rythme-là, qu’ils vont connaître le sujet par coeur. Interro écrite le 6 juin ! Il faut dire que ces derniers temps, ils sont particulièrement sollicités, avec même des réunions aux deux bouts du département en même temps et trois réunions en deux jours la semaine dernière (Perben au Lion, Rama Yade à Cholet, et meeting à Vertou le lendemain). Même phénomène le 3 juin avec d’un côté Mattéi à Avrillé et une réunion sur l’Europe à Saint-Sylvain. Compliqué pour ceux qui veulent tout suivre et qui n’ont pas le don d’ubiquité. Un peu de coordination, est-ce possible ? siyouplait !



Tonnerre de Brest !


                                                                         



UNE SEMAINE A ROME


                                                        

 

Après une semaine à Rome,  Madrid paraîtrait bien fade. Rome est la ville de tous les superlatifs avec ses ruines incroyables, ses églises rutilantes, ses fontaines monumentales, ses habitants élégants, sa circulation trépidante,  ses klaxons débridés….

P1040996 P1050008 P1040873 P1050182 Il n’y a pas une Rome. Il y en a cent, selon que l’on s’intéresse à son passé romain, à la chrétienté, à l’art baroque, aux peintres de la Renaissance, à l’eau et aux fontaines, aux spaghettis, aux Smarts, aux scooters (c'est le nid) ou au circuit des bus.... Que sais-je encore ? Mais quelle que soit votre approche, vous buterez sans cesse sur deux constructions monumentales qui marquent la ville de quelque endroit qu’on la regarde : la place Saint-Pierre et son énorme basilique et la « pièce montée » comme disent les autochtones pour désigner le grandiose monument à la mémoire de Victor Emmanuel II. Tous les chemins mènent au Vatican, dit-on, mais ils passent forcément devant la colossale construction blanche plantée sur le rebord du Capitole.

P1040986 P1040901 P1050116 P1050189 Rome, c’est d’abord les Romains de l'Empire du même nom. Enfin, pour moi qui ait dû en enseigner l’histoire aux petits de 6ème pendant de nombreuses années. Je regrette bien d’avoir attendu si longtemps pour venir me rendre compte sur place et je sais maintenant où les Italiens puisent leur fierté si affirmée. Il suffit de voir le Colisée, rien que le voir… Alors vous pensez, des journées entières à arpenter les forums, les thermes, les portes fortifiées, les villas du Palatin, sans parler de ces vestiges qu’on découvre au détour d’une rue, plantée au milieu des immeubles modernes, comme un pied de nez à ces bâtiments incongrus qui sont venus se greffer. Il faut avoir vu les mausolées d’Adrien, devenu Saint-Ange, et d’Auguste dont «  l’autel de la paix » a été mis sous cloche. Et toutes ces églises dont les colonnes ont été empruntées aux temples détruits… Ah ces Romains, quels bâtisseurs ! Et quel art de vivre !

P1050016 Vatican 2 Vatican P1050020 Evoquer Rome, c’est forcément l’image de la capitale de la chrétienté qui surgit aussitôt. La « ville éternelle ». Et elle nous le fait savoir. Le Vatican, bien sûr, avec ses gardes "suisses", ses musées aux trésors inestimables et sa chapelle sixtine, est incontournable. La basilique Saint-Pierre ne donne pas le vertige seulement quand on monte dans la coupole, elle le donne aussi d’en bas quand on lève le regard vers les voûtes, tant elle est impressionnante par ses dimensions. Impossible de ne pas faire un arrêt devant l’émouvante pieta de Michel Ange. 

P1050230 P1050101 P1050111 Mais elle nous fait savoir qu’elle est la capitale de la chrétienté aussi par la multitude d’églises qui la quadrillent. Parfois à touche-touche. Sur le plan d’un quartier du centre, on en a dénombré près de 70. Le rite catholique règne en maître, mais on trouve toutes les nuances de la chrétienté : orthodoxes, protestantes… Il y en a de très anciennes comme Santa Maria in Cosmedin  ou Santa Maria in Trastevere, mais la plupart sont baroques, avec leurs autels monumentaux et l’or à profusion qui scande les peintures des grands maîtres. En voir une, c’est en voir dix. Nous nous sommes attardés à Saint-Jean de Latran, première église papale. Nous en avons apprécié les proportions plus humaines et la beauté du cloître attenant.

P1050179 P1050249 P1050066 P1050076 P1050142       Et puis il y a une manière plus originale de se laisser guider dans la ville.  Rome est la ville des fontaines. De la plus exubérante, celle de Trévi, assiégée en permanence par des « hordes » de touristes, à la plus modeste, accolée à un mur et à laquelle on peut tendre sa bouteille pour faire provision. Car l’eau y est toujours potable et… délicieusement fraîche.  Il faut avoir vu la « barque » de la place d’Espagne, avoir fait la pose devant l’une des monumentales fontaines de la place Navone, que l’on doit au Bernin, et contemplé le « Tritone ». Mais il y en a de plus discrètes, qu’il faut savoir trouver et tout aussi spectaculaires par les sculptures délicates qui les composent. Devant le Palais Farnèse, qui abrite l’ambassade de France, il en trône deux étranges par leur forme : ce sont en fait des baignoires monumentales en marbre récupérées dans les thermes de Caracalla, d’où leur forme massive …et déroutante. Enfin, il y a celles qui se manifestent par le faste de leurs jeux d’eau, comme celle de la place de la République.

P1050055 P1050219 P1050229 On pourrait faire la Rome des « villas », c’est-à-dire des parcs et des jardins. La Rome des sept collines pour les panoramas ou les couchers de soleil…. Le sujet est inépuisable.

Difficile alors de comprendre la complainte de Joachim du Bellay, « Plus me plait le séjour qu’on bâti mes aïeux que des palais romains le front audacieux, Plus que le marbre dur me plait l’ardoise fine, plus mon Loir gaulois que le Tibre latin, plus mon petit Liré que le mont Palatin… »  Rome sous le soleil, c’est un éblouissement permanent !

 

                                                                                            

 


LA COURSE EN TETE



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Le vote sanction est à la mode. C’est l’apanage de tous les scrutins dits « secondaires » par rapport au deux primordiaux que sont (encore) les législatives et la Présidentielle. L’élection au parlement européen n’échappe pas à la règle. Mais curieusement l’UMP semble quand même tirer son épingle du jeu. Sauf surprise, au terme d’une campagne qui, si elle n’est pas Waterloo, est quand même « morne plaine », le parti présidentiel arrivera largement en tête devant toutes les autres listes : il est généralement crédité de scores qui oscillent entre 27 et 33%. Un atout dans un scrutin proportionnel à un tour. L’union lui profite, même s’il ne faut pas surestimer l’apport centriste du « Nouveau Centre » ou de centre gauche de la « Gauche Moderne ».

C’est que la multiplicité des listes qui proposent un vote sanction les conduit à l’émiettement des voix, et les sondeurs nous indiquent que seulement 39% des Français sont prêts à utiliser leur bulletin de vote à cette fin. Il y a donc une neutralisation des divers votes sanctions. Le PS et le Modem sont sur la même ligne pour instruire le procès des deux ans de Sarkozy, mais ils campent sur un électorat qui se recoupe en partie. Et la ressemblance des discours, y compris sur l’Europe n’est pas faite pour aider l’électeur à s’y retrouver. Le vote protestataire est morcelé aussi bien à droite qu’à gauche. Le FN doit partager ses voix avec des listes dissidentes, et si la récession apporte un stimulant à l’extrême gauche (14 à 15,5% des voix), les listes qui s’en réclament sont pléthores. Même chez les souverainistes les choses se compliquent puisque De Villiers avec « Libertas » est concurrencé par Dupont Aignan. Pour résumer, on voit bien deux attitudes chez les électeurs, toutes deux nées de la crise : il y a ceux qui ont pris conscience du rôle que l’Europe peut jouer, en grande partie grâce aux six mois de présidence Sarkozy, qui sont tentés de voter UMP, et ceux qui mettent tout sur le dos du capitalisme et qui voteront à gauche de la gauche. Entre les deux, c’est un peu le marais où les idées s’enlisent.

Même la faible mobilisation des électeurs profite au parti majoritaire, puisque sur la moitié des Français sûrs de voter, c’est le vote des plus de 60 ans (63% de votants) qui l’emporte sur celui des jeunes (30% des moins de 35 ans). La sociologie de l’électorat qui va se déplacer le 7 juin est donc plutôt favorable à la droite.

L’autre caractéristique de ce scrutin, c’est le manque de passion du débat. Les sujets qui attisaient les passions sont derrière nous, et même la problématique de l’adhésion de la Turquie n’arrive pas à réveiller une campagne paisible. Personne ne s’intéresse plus au fédéralisme pour en faire un étendard (même BAYROU, c’est tout dire), il n’y a même plus de cabris pour sauter en criant « Europe », « Europe », comme brocardait le Général. Jean-Pierre Chevènement en est réduit à appeler au vote blanc, c’est dire si celui qui était naguère l’un des plus critiques sur la construction européenne est absent de la campagne. Quant aux souverainistes, ils sont aussi en perte de vitesse et sont promis à des scores en retrait par rapport à la précédente édition. Avec la crise, leur discours suscite la méfiance au moment où un certain nombre d’électeurs ont compris que l’isolement pourrait être fatal. L’attitude des Français à l’égard de l’Europe est assez en phase avec ce débat apaisé : seuls 21% d’entre eux ont une image « négative » de l’Europe, alors que 46% en ont une image « positive ».  Mais 45% ne font pas confiance à l’Union Européenne comme institution. Comme on le voit, ce n’est pas vraiment l’enthousiasme. C’est bien l’indifférence que l’on ressent.

Enfin, le score de l’UMP ne doit pas nous faire rêver non plus. Si on peut s’en satisfaire dans un scrutin proportionnel qui éparpille les voix, le problème est posé pour les autres élections : dans un scrutin majoritaire à deux tours, le danger pourrait venir de la coalition des  mécontents. Il faudra que, d’ici là, l’UMP trouve l’apport de voix complémentaire pour franchir la barre des 50%.... à commencer par 2010 aux Régionales.

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CES PARENTS QUI FUIENT LE MAMMOUTH


  Sorbonne                                                             

 

L’autre jour, je passais la soirée chez des amis. Parmi les invités un jeune couple, parents de trois enfants. La conversation, comme souvent, en est venue à aborder les problèmes d’éducation. Récemment, ils ont pris la décision de les inscrire dans une école privée. J’ai voulu connaître leurs raisons : ils en ont donné deux essentiellement. La première, c’est le ras le bol des jours de grève et des billets revendicatifs à signer, glissés dans les cahiers de leurs enfants. La seconde, c’est qu’ils avaient le sentiment que ceux-ci ne travaillaient pas beaucoup. Pourtant, ils n’étaient pas dans un lieu où un taux d’élèves d’origine étrangère aurait pu ralentir le rythme des apprentissages ou perturber la classe. Depuis qu’ils ont changé d’école, ils ont le trouvent que leurs enfants ont plus de travail, apprennent plus de choses, sont plus encadrés et plus suivis… Sans parler de la violence, inconnue dans leur nouvel établissement. Une école religieuse (ou privée) sous contrat d’association. 

Amer constat ! Pour moi, qui ai fait une carrière dans l’Education Nationale, c’est désolant. Car rien n’aurait dû pousser ces jeunes à quitter l’enseignement public dans lequel ils ont fait toutes leurs études. D’ailleurs, ils le disent eux-mêmes, ce sont des raisons pratiques qui les ont décidés. Pas la compétence des enseignants, même si leur comportement militant les avait agacés plus d’une fois. Désormais, plus de jours de grèves à galérer pour faire garder les gosses. Ils se sentent plus à l’aise avec les enseignants de l’école privée pour l’accueil et les contacts. Ce qui est grave, c’est qu’ils ne sont pas les seuls à faire la même démarche. La queue et le délai d’attente s’allongent pour entrer dans leur école. Et beaucoup d’écoles privées connaissent la même situation. 

C’est donc que l’école de la République n’est plus l’école de la République. Elle fait fuir une partie des parents. Probablement, ceux qui ne votent pas à gauche, et encore, ce n’est pas si sûr que ça. Les comportements excessifs y sont de plus en plus fréquents : on trouve prosélytisme, manque de retenue sur les opinions, refus d’appliquer les directives, là où on devrait avoir tolérance, prudence et implication. Dès lors qu’une partie de la population ne se reconnaît plus dans cette école, c’est qu’elle faillit à sa mission première qui est celle d’être accueillante pour tous, quelles que soient les opinions et les croyances.

Mais le spectacle que nous offrent les dernières convulsions des grèves dans les universités est encore bien pire. Comme nous le crie Françoise THOM, universitaire, maitre de conférence en histoire contemporaine à la Sorbonne, « il était du devoir des enseignants d’aider les étudiants à se construire intellectuellement et moralement, afin de les équiper pour les épreuves futures. Au lieu de cela, nous les voyons en grand nombre donner l’exemple de la dérive idéologique la plus extrême, nous les voyons persuader les étudiants de sacrifier un semestre d’études, de dissiper leur temps dans des AG volubiles et stériles…Des groupes de gardes rouges ne se gênent pas pour apostropher les professeurs, pour fouiller leurs cartables… La violence est sanctifiée par la mythologie de gauche ». Et après 8 semaines de blocage, la prestigieuse faculté se retrouve au bord de la faillite. Une université américaine a déjà réclamé le remboursement des frais consentis pour ce semestre. S’y ajoutera le remboursement des frais de scolarité d’une grande partie des 24 000 étudiants qui vont faire valoir leurs droits. Et on s’attend à une baisse de 25%  des demandes d’inscriptions pour la rentrée 2009. Un vrai désastre ! Beau résultat en vérité.

Mais pouvait-on attendre autre chose d’une trentaine d’irréductibles qui n’avaient rien d’autre à proposer que le « naufrage pour tous » ?

Les facs et les établissements d’enseignement supérieurs privés ont de beaux jours devant eux. Il sera toujours facile de dire que c’est ce que le gouvernement cherchait. Un peu trop facile ! Et que dire des diplômes qui seront délivrés cette année ? Quelle valeur auront-ils ?

La crise que traverse le système éducatif est, bien plus qu’une crise de système, une crise idéologique et catégorielle. Une crise du personnel enseignant, majoritairement aveuglé par une idéologie vaguement rousseauiste, alors que le monde a bien changé, et qui s’accroche à ses avantages acquis comme une tique au mollet d’un marcheur. Ils se sont coupés de la réalité et n’acceptent pas qu’on s’introduise dans leur territoire. Alors vous parlez, si un gouvernement,  de droite de surcroît, prétend changer les choses … Et pourtant, il faudra bien un jour, non seulement « dégraisser le mammouth », mais aussi le faire muer. Le gouvernement a raison de ne pas céder sur l’essentiel. Et puis, le mandat des électeurs est plus légitime que…- vous connaissez la suite.

 

 

                                                           


IZ(VERY)NOGOUDS !


                                                                 

 

Ils sont vraiment très mauvais. Et le fils ne vaut pas mieux que le père. Je veux parler de François BAYROU et de son disciple local Laurent GERAULT. Mais qu’est-ce qui pousse ces gens du centre droit, que j’ai souvent surpris plus à droite que moi, à s’en prendre avec une telle violence à Nicolas SARKOZY et à la politique qu’il conduit ? Leur discours n’a plus rien à voir avec celui du passé. Et sur beaucoup de points ils ont renié les idéaux que nous avons défendu ensemble. Du centrisme, ils n’ont plus qu’un faux nez, au mieux.

Aujourd’hui, ils ont choisi de vampiriser le PS en lui piquant ces électeurs, profitant de la crise profonde qui atteint le vieux parti de gauche. Leur discours est en conséquence, et leurs actes aussi. Comme il n’a pas d’élus et ne dispose que de maigres troupes, le Béarnais est condamné à faire des moulinets pour exister, sorte de Don Quichotte à la poursuite du moulin infernal de la présidence. L’outrance pour faire oublier la vacuité des choses. S’il fait encore 13% dans les sondages, c’est qu’il séduit quand même une frange de gauche, désespérée par les querelles de la rue de Solférino. Mais il n’a qu’un objectif, comme un Iznogoud de bande dessinée : être Khalife à la place du Khalife. 2012, 2012, 2012… Le chiffre maléfique doit hanter ses nuits.

En face, le PS a enfin compris que pour avoir une chance de battre SARKOZY, il faudra d’abord se débarrasser du Président du MODEM ou tout au moins faire en sorte qu’il soit derrière, pour l’obliger à pactiser et faire l’appoint des voix. Du coup, on y a mis la sourdine aux attaques sans effets contre le président et le porte parole, Benoit Hamon, est chargé de décocher ses flèches en direction de « l’impétueux ». Mais dans le parti, les socialistes sont divisés sur la conduite à tenir. Il y a ceux qui préconisent d’ignorer le concurrent, ce qui ne résout rien. Il y a ceux qui veulent le camper dans son passé de droite, ce qu’il n’est plus ; cela ravi l’aile gauche, mais est-ce suffisant ? Et puis, il y a ceux comme REBSAMEN, qui souhaitent un pacte en bonne et due forme. Mais le berger de Pau est trop malin pour tomber dans ce piège-là, fait pour l’étouffer. Il lui suffit de continuer à sucer le sang du parti en pompant les voix des sympathisants déçus. Jusqu’à quand ?

Toujours est-il que de passage à Angers dans le cadre de la campagne pour l’élection européenne, il en a profité pour lâcher quelques pets nauséabonds contre Christophe BECHU, imité immédiatement par l’Iznogoud local. Les gentillesses proférées à cette occasion laissent augurer une inversion des alliances pour les élections régionales. Vous savez, une de ces manipulations dont certains politiciens ont le secret, qui consiste à faire une liste autonome et à s’unir avec d’autres, après, dans le dos des électeurs…GERAULT, béquille d'AUXIETTE : tout un programme ! La majorité municipale risque d’en souffrir, mais la clarification pourrait bien être bénéfique pour ceux qui veulent vraiment s’opposer à la gestion cahotique (ou chaotique, comme on veut) du Maire d’Angers.