L’HOMME VRAI FACE A L’HOMME ARTIFICIEL

Humanoide

 

« Etre de son temps… »

Il faut être  « progressiste », sinon vous êtes définitivement ringards !   Etre progressiste, c’est faire  du progrès, conçu aujourd’hui comme une sorte de fourre-tout qui remplace le concept par le  jugement ex-abrupto, ce progrès qui se contente de ce qui paraît mieux, le principe de toute  évolution. Il s’exprime préférentiellement par le tweet et se contente de  la  pensée approximative, remplaçant par un gloubi-boulga insupportable toute référence un peu philosophique ou approfondie sur la nature même de l’être humain. Si la  science ou la technologie « permet », alors  c’est le  « progrès »,  cela ne se discute même pas. L’autre moteur du progressisme, c’est la  fuite en avant des droits individuels, ce que certains ont appelé la  génération « j’ai le  droit », particulièrement en vogue. Au nom de ce principe on énonce des égalités  qui n’en sont pas, et on revendique ensuite le  « droit de  les satisfaire ». C’est une conception purement matérialiste de  l’Homme, elle débouche sur les projets  progressistes que sont le transhumanisme, la  PMA sans père  et sa cousine la GPA, l’euthanasie-suicide, quand ce n’est pas l’antispécisme… La morale, l’éthique ? Des mots d’un autre temps ! Ainsi, notre ami Geoffroy Didier balaie le questionnement sur la PMA  de  cette  expression aussi vide que creuse : « il faut être de son temps » !  Personnellement,  je juge  cette  attitude et la réflexion qui l’accompagne pitoyables !  Ce mouvement qui fait penser à de la repentance pour s’adapter au monde, et gagner ainsi des voix, témoigne d’une conception bien méprisable de l’engagement politique. Si pour « être de son temps » il faut renoncer à avoir des convictions  profondes, alors c’est triste, mais c’est surtout effroyable,  parce  qu’au bout, on discerne la fin de la nature humaine.

Une conception de  l’Homme.

J’ai la faiblesse de penser que les valeurs d’une société dépendent de la conception que l’on se fait de l’être humain. La question de son essence même n’entre  pas dans le champ des programmes  politiques. Elle n’est pas une option ou un choix. Pour  moi, elle est de nature intemporelle et n’a  pas de rapport avec  les cadres habituels du débat politique. Je ne peux  me résoudre à réduire l’être humain à un simple assemblage de cellules, sans parler de la  dimension intérieure qui l’anime et le  relie à autrui. La solution aux problèmes du genre humain n’est certainement pas d’en changer la nature anthropologique.  Qui ne voit que ce que l’on propose aujourd’hui sur la filiation, la maladie et la  mort n’est rien d’autre qu’une « artificialisation » de  la nature humaine,  traité  en objet et non en sujet. On s’apprête à nous imposer la PMA sans père  qui sera inévitablement suivie de  l’adoption de la GPA au nom du sacro-saint principe d’égalité. D’ailleurs dans quelques années, on n’aura même  plus besoin ni d’homme ni de femme pour procréer : tout se fera par fécondation in vitro dans un utérus artificiel… sans se  poser la question de la nature de l’être ainsi créé. Je trouve bien triste de vouloir effacer des siècles de littératures, de débats philosophiques sur l’Homme et sa  place  dans le monde. Exit Platon et Saint-Augustin, aux orties Sénèque et Aristote, à la poubelle  Descartes et son raisonnement, et comment oublier  les  apports de Diderot, Montesquieu, Hegel, Tocqueville, Blaise Pascal et ses « paris »,  Jean d’Ormesson et son « qu’est-ce que je fais là ? »…   Là, pourtant, se trouve encore la clé de l’humanité. Et  le grand malheur des « pédagogistes » c’est d’avoir  contribué à les faire  oublier. S’adapter au monde, c’est  les relire, sans cesse, toujours et encore. Là est le salut. Car  « le progrès » n’a  jamais résolu  la question du « sens » et s’il peut modifier nos vies matérielles, par la « soif d’avoir » le plus souvent, il  ne peut pas grand-chose pour nos âmes. Faire de la politique, c’est aussi s’astreindre aux questionnements fondamentaux qui sous-tendent depuis toujours les choix idéologiques de nos sociétés, ce que manifestement Marlène Schiappa ne fait pas, et que le « progrès » ne doit pas nous faire oublier. Un peu de transcendance ne ferait pas de mal, que diable !

 

 


CE QUE J’ATTENDS D’UNE « REFONDATION »

Fondation

 

D’abord, cessons de vivre avec des mythes.

A commencer par celui de l’UMP. J’en ai été le premier secrétaire fédéral en Maine-et-Loire, je sais de quoi je parle. Elle n’a jamais  atteint l’objectif qui lui était assigné : passer la barre des 50% d’électeurs en réunissant la droite et le centre. Si dans notre département elle pouvait frôler les  46%, en moyenne, c’était autour de 40%. Encore fallait-il compter avec une UDF résiduelle transformée en Modem pour nous tirer dans les  pattes avant d’essayer de tirer les  marrons du feu au second tour. Grâce au scrutin majoritaire à deux tours, elle a été néanmoins efficace  sinon pour gagner -on a perdu municipales et régionales – du moins pour faire barrage  au Front National, ce qui était après tout  le souci de Jacques Chirac. Pourtant il n’a  pas fallu attendre bien longtemps pour que les états d’âmes centristes ne contribuent à déliter l’assemblage initial RPR-UDF. Si bien que  « Les Républicains » étaient devenus finalement un parti majoritairement issu du RPR avec quelques résidus centristes-libéraux. D’ailleurs les  scores  électoraux en manifestaient la déliquescence, passant progressivement sous le seuil  des 30%, pour atteindre à peine 20% à la dernière présidentielle. Vouloir ressusciter une « Union de la  droite et du centre »,  c’est poursuivre  le même   mythe. Cela ne veut pas dire que l’espace  politique n’existe  pas.

Rappeler les fondamentaux.

Issu de l’UDF, j’ai en commun avec mes amis venus d’autres horizons, un certain nombre de  lignes directrices qui orientent la politique et dans lesquelles les Français pourraient se retrouver  majoritairement : la liberté économique qui préfère le libéralisme et  se méfie du dirigisme, le souci de la rigueur de gestion budgétaire, l’attachement à l’ordre social fondé sur l’égalité des chances et l’ascenseur social, la  certitude d’appartenir à une identité nationale porteuse de valeurs universelles dans une République « une et indivisible », le devoir de sécurité dû à nos concitoyens… Ces fondamentaux sont aujourd’hui menacés par le dirigisme technocratique, l’emballement de la dette et l’accumulation des déficits, la  progression de la pauvreté fruit d’une politique inepte fondée  sur  un fiscalisme confiscatoire dans une société bloquée ou la désespérance l’emporte sur la foi en l’avenir, le  communautarisme larvé et la  lâcheté devant l’islamisme qui ronge notre société et ses valeurs,  l’incapacité à assurer  l’ordre et la  sécurité de nos concitoyens. Nous avons donc une responsabilité immense. Notre devoir est de dénoncer cette situation avec force, d’autant  plus que nous devrons passer outre à la barrière médiatique qui fera tout pour nous empêcher de nous faire entendre. On l’a vécu lors de la dernière élection pour les européennes.

Apporter des solutions aux vrais problèmes.

Plus que d’un positionnement ou d’une étiquette, nous avons besoin de nous mettre au travail pour apporter des réponses concrètes aux problèmes quotidiens vécus par nos compatriotes. Ces problèmes nous pouvons les lister : le chômage, le déficit, la  fiscalité, la compétitivité de nos entreprises, les déséquilibres des territoires, le  communautarisme, la réponse au défi  migratoire, le retour d’une éducation nationale qui « transmette », l’insécurité qui gangrène bien des quartiers,  et aussi l’abstention en se posant la question : y a-t-il un lien avec l’exemption fiscale ? Le  groupe du « Comité de renouvellement » formé de jeunes élus républicains de toutes sensibilités a pris une initiative qu’il convient d’encourager. Nos jeunes auraient-ils tout compris ? En proposant des ateliers de réflexion et en abordant les  sujets  tels que « réinventer l’alimentation », « réinventer le logement », « réinventer le handicap », … je crois qu’ils prennent les  problèmes par le bon bout, celui qui peut être compris  par nos concitoyens. Mais par-dessus tout, qu’on nous épargne une nouvelle course aux « egos » qui nous conduirait avec certitude à la catastrophe non seulement pour notre camp, mais aussi pour  la France, en empêchant une alternance démocratique. 

Ni populiste, ni progressiste  : modéré !

Entre le populisme de Marine Le Pen, qui  passe son temps à dénoncer mais ne propose jamais de vraies réponses aux difficultés de notre pays, et le progressisme d’Emmanuel Macron, qui confond bougisme et véritable progrès, et  qui à  force de vouloir concilier les contraires en est réduit au suivisme de certains lobbys quand ce n’est pas l’immobilisme, pour finalement s’en remettre aux technocrates, il y a une large  place  pour les modérés, gens de bon sens et pragmatiques. Modéré ne veut pas dire mou ni indécis.  C’est l’approche de la  vie  politique qui a toujours donné le  plus de progrès pour nos compatriotes. Oui, il faut être modéré face aux rodomontades d’un Trump, oui, il faut être  modéré face  aux hurlements de Mélenchon, oui, il faut être modéré sur les sujets sociétaux quand la science peut faire de  l’être humain un apprenti sorcier, oui, il faut être modéré quand il s’agit de fiscalité… La modération n’exclut ni l’imagination ni le courage, et n’empêche pas d’avoir des convictions pour peu qu’elles s’accompagnent de l’ouverture d’esprit. Les graves problèmes posés  par les déficits et la dette peuvent être compris  par  les Français si on s’y attaque posément et sans brutalité,  tant il est  possible d’engager la gestion rigoureuse en en partageant les bénéfices avec tous. Sur tous les sujets,  les  exemples ne manqueraient pas pour faire l’éloge de la modération.   Plus fait douceur que violence, conclurait La Fontaine. C’est cette droite-là que j’appelle de mes vœux.

 


INCURIE BUDGETAIRE

Contribuable détroussé

 

La  proposition politique de la majorité est encore une fois à côté de la  plaque, en se mobilisant sur la  justice  sociale dans un pays qui en crève déjà et l’urgence climatique parce que les verts ont fait un demi-succès, elle oublie l’essentiel : l’incurie budgétaire du gouvernement. Je ne disconviens pas qu’il faille prendre en compte les difficultés économiques, avec les plans sociaux, et sociales, celles des territoires isolés, et se préoccuper d’écologie, pour répondre à l’appel de la jeunesse, mais rien ne se fera sans le rétablissement des comptes publics. L’endettement nourrit sans qu’on s’en rende bien compte le déclin de la France. Mieux gérer la France est un impératif parce qu’elle reste toujours, malgré les discours, le pays le plus taxé et le plus dépensier d’Europe. Baisser la dépense publique, supprimer des échelons administratifs, baisser les charges, voilà autant de pistes systématiquement remises au lendemain !

La Cour des Comptes tire encore le signal d’alarme.

Dans son rapport, elle souligne la fragilité de la réduction du déficit d’ici 2022. Il  semble que ce ne soit plus, en effet,  la priorité du Président. L’objectif de 3,1% de déficit cette année reste crédible, mais il n’en va pas de même pour la suite. La trajectoire de 2020 à 2022 est particulièrement  alarmante. Sans entrer dans le détail du rapport, on retiendra le coût de l’éruption des Gilets jaunes qui consacre le relâchement des objectifs, une prise en compte plus réaliste des prévisions de  croissance en baisse avec le ralentissement de l’économie mondiale. Le plus grave est la conjonction de baisses d’impôts envisagées et d’un moindre  effort sur les dépenses publiques, hors charge d’intérêts. Et puis il faut compter aussi avecles annonces de décembre dernier :  en gros 20 milliards de manque à gagner ( taxe carbone, ristournes sur les  heures sup, suppression de la  taxe d’habitation, annulation partielle de la hausse de la  CSG…) alors que les dépenses vont augmenter de  0,5 Pt du PIB ! Quant à l’effort de compression des  dépenses publiques il est programmé sur la fin du quinquennat, juste avant les élections !... La Cour des Comptes se demande même où est  passée la réforme de l’Etat dans un « programme de stabilité » qui ne fait même plus référence au programme « Action publique 2022 ». Le plus incroyable c’est que les annonces faites à l’issue du « Grand débat » n’ont pas été intégrées dans la trajectoire proposée à Bruxelles, comme par exemple le financement de la baisse de 5 milliards d’euros de l’impôt sur le revenu dès 2020  pas plus que les  autres mesures. Le déficit prévu pour 2020 sera inévitablement autour de 2,3% et l’élaboration du budget de l’année prochaine s’annonce périlleuse. La Cour des Comptes n’est pas plus tendre avec la  suite : recettes surévaluées, modération bien improbable de la  masse salariale de la  fonction publique. Dernière mise  en garde : la faiblesse des taux d’intérêt qui favorise  le relâchement de la dépense publique. Il est souligné que « le passage  d’un régime de taux d’intérêt très bas à un régime de taux d’intérêt élevé peut très bien être très rapide ! »

Autre sujet d’inquiétude : l’endettement privé.

Pour la Banque de France, l'endettement du secteur privé est devenu le principal risque à surveiller pour la planète finance. A la faveur des taux faibles, ménages et entreprises empruntent depuis deux ans à un rythme très soutenu. Autre effet de cet environnement de taux, les acteurs de marché, en recherche de rendement, prennent toujours plus de risques. Les entreprises françaises ne se sont jamais autant endettées : leur dette rapportée au PIB s’élève à 175% !! Les taux bas sont en cause, évidemment. Leur endettement total dépassait les 4 000 milliards d’euros à la mi-2018. Ce sont les  PME qui sont les  plus nombreuses à s’endetter. Les grandes entreprises réussissent même à emprunter à taux zéro ou négatif. Elles constituent des réserves de trésorerie ou réalisent des opérations d’investissement dans des opérations de croissance externe.  Mais cet endettement fait peser un risque sur la stabilité financière du pays, notamment en raison du risque de remontée des taux d’intérêt qui les mettraient en difficulté pour faire  face à leur dette.

Les impôts de  production.

On en parle peu. Deux économistes du Conseil d’Analyse Economique proche du gouvernement, attirent l’attention sur les  effets nocifs de ces  impôts pour les entreprises. Ils pèsent 72 milliards d’euros, le double du poids de l’impôt sur les sociétés (IS). Cela représente 3,6% de la valeur ajoutée des entreprises (en Allemagne 0,5%), le niveau le plus élevé en Europe.  Ce  sont des impôts  qui handicapent directement la productivité et la compétitivité. Car contrairement à l’IS, ils ne pèsent pas sur le profit dégagé mais frappent aveuglément, même si l’entreprise ne gagne pas d’argent. Ces impôts taxent « en haut du compte d’exploitation » et expliquent l’atrophie du secteur productif français, notamment des TPE et PME. Parmi les différents impôts qui sévissent, citons la Contribution Sociale de Solidarité des Sociétés (C3S), la cotisation sur la Valeur Ajoutée et la cotisation foncière. La C3S est de loin la  plus nocive : elle pèse sur le chiffre d’affaire et agit en cascade dans le processus de production puisque chaque bien produit est de nouveau taxé s’il entre dans le processus de production d’une autre entreprise. De l’impôt sur de l’impôt, spécialité qui n’existe que chez nous. Au bout du compte, augmentation des coûts de production qui se surajoutent et l’on imagine le handicap qui pèse sur les produits qui exigent de nombreuses étapes de production. Les auteurs expliquent « qu’elle réduit  la compétitivité des entreprises en jouant comme une taxe sur les exportations et une subvention aux importations ». Mais la  supprimer coûterait près de 4 milliards d’euros. La cotisation sur la Valeur Ajoutée, au taux progressif  sur le Chiffre d’affaire présente les  mêmes inconvénients…  Il faudrait une simplification drastique de la taxation des entreprises et visiblement ce n’est pas  à l’ordre du jour.  Bruno Le Maire en parle, mais n’a pas les moyens d’agir. C’est pourtant vital pour consolider la croissance. Mais le gouvernement a choisi la fuite  en avant.

Faute de choix courageux, Macron nous conduit dans le mur. La droite ferait mieux !

 


MON PETIT RAPPORTEUR DU 23 JUIN

Petit spirou qu'est-ce que tu fabriques

 

Proprement scandaleux !

Les cadres vont être plus que jamais les vaches à lait de l’assurance-chômage,  selon le principe désormais  imparable : les « riches » paieront… toujours  plus ! Or ce ne sont pas ces derniers qui creusent le déficit. Ils cotisent même  plus qu’ils ne reçoivent d’indemnités (42% des cotisations pour 15% des indemnités). On se  demande bien pourquoi la réforme   ne s’intéresse pas aux intermittents du spectacle, aux intérimaires ou au CDD qui sont dans le cas inverse. Les  cadres  vont donc connaitre une baisse de 30% de leur indemnisation sans que les cotisations employeurs ou la CSG soient plafonnés.  La réforme  instaure aussi le bonus-malus pour lutter contre l’enchaînement des CDD. Intellectuellement, le bonus-malus est peut-être une solution satisfaisante, mais c’est une vision d’universitaire, infantilisante, loin des contraintes de la réalité. D’autant plus que, comme  par hasard,  les  CDD du secteur public (médico-social) en sont exclus  alors qu’il en est le  plus gros consommateur (17%).  On préfère taper sur le  privé (l’agroalimentaire et la restauration) qui n’en consomme que 8% : encore une vraie rupture d’égalité.  Bravo Darmanin !

Assurance-chômage… suite.

Ce que j’avais annoncé il y a déjà quelques temps se réalise : notre protection sociale sort du système « bismarckien » pour glisser vers le modèle anglo-saxon, commencé  avec  la part prise en charge  par la CSG. Le régime n’est plus totalement assurantiel. On est aujourd’hui dans un mélange de solidarité et de financement des entreprises. Bientôt, on ne devrait plus parler d’assurance-chômage, mais d’indemnisation financée par l’impôt… avec inéluctablement, à terme, la baisse des prestations. On sait ce que sont les  finances de l’Etat ! Bon, deux mesures vont dans le bon sens : un mode de  calcul moins généreux qui mettra fin à la possibilité de gagner davantage au chômage qu’en travaillant ; et il faudra avoir travaillé plus longtemps sur les 24 derniers  mois (6 mois).

Quotas … poudre aux yeux !

"C’est aux Français de décider qui entre et qui réside en France, et c’est donc à leurs représentants de voter des plafonds annuels d’immigration. Car votre proposition de quotas d’immigration ne concerne que l’immigration économique, soit 13% des arrivées légales, oubliant les autres portes d’entrées, en particulier l’immigration familiale !" Pierre-Henri Dumont (LR) - L'éternel faux-fuyant de la macronie et  toujours faire croire... alors qu'on ne fait pas !

« La  bataille de la PMA »

L’exécutif se  prépare à la « bataille de la  PMA ».  Quand on parle de « bataille », difficile d'affirmer ensuite que le débat sur l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules est apaisé et que le sujet n'est pas clivant. Pourtant tout le monde s'accorde à dire qu'il faut réunir les Français... cherchez l’erreur !

Diagnostic.

« Les partis traditionnels sont fatigués. S'ils ne se transforment pas profondément, ils mourront… Le mouvement civique du futur devra donner du sens, privilégier le débat d'idées, être très largement numérique, totalement décentralisé également : son cœur sera dans les territoires, et certainement pas à Paris, pour être à l'écoute de ses militants. Il devra tourner le dos au caporalisme, se questionner et se requestionner sur tous les sujets en permanence. Au lieu d'aller chercher les voix des électeurs de droite à coups de slogans faciles, ayons l'humilité d'écouter leurs voix, ayons l'intelligence de tendre l'oreille plutôt que de tendre un tract. » Bruno Retailleau

Passions.

« Ecrire des Mémoires n'était pas mon but. J'ai préféré parler de ce que j'ai vécu, sans ordre chronologique, sans souci thématique, sans arrière-pensée politique. Je veux parler de la vie. De ce que fut la mienne en même temps que celle des Français. De ce qui, au-delà des contraintes de l'actualité et du combat politique, m'a touché, m'a enthousiasmé, parfois même bouleversé. Il s'agit de raconter un peu d'une vie qui n'est pas au-dessus des autres, cela va de soi…. » Nicolas Sarkozy

Le voile sur les valeurs.

La décision de la commission mixte paritaire des deux assemblées d’enterrer l’amendement interdisant aux accompagnateurs de sortie scolaire de porter des signes religieux, pas seulement le voile, encourage une progression de l’islam radical. Car la seule question qui se posait était celle du voile. Mis à part les mères voilées, on ne voit pas d’autres mamans arborant des signes religieux ostentatoires à la sortie des écoles. Cette décision ne profite donc qu’à une seule catégorie et les pressions sont l’oeuvre de groupes islamiques radicaux.  Une fois de plus les valeurs laïques et républicaines de l’école ont été sacrifiées au profit du totalitarisme islamique.... (Valérie Boyer LR)

Budget symbolique.

Le projet que les chefs d'Etat et de gouvernement  ont à entériner lors du sommet européen est loin des ambitions initiales de la France : un budget à moitié vide pour la zone euro.  Un revers de plus pour Emmanuel Macron sur la scène européenne. L'analyse du résultat est cruelle : le budget tel qu'il se dessine ressemblera plus à l'instrument souhaité de longue date par l'Allemagne pour « encourager » les réformes de compétitivité économique, qu'à l'ébauche d'outil de politique budgétaire commune promu par la France.

Monnaies de singe.

Alors que les banques centrales perdent toute leur crédibilité en « démonétisant » les monnaies traditionnelles, un nouvel État est en train de naître : Facebook. Il a déjà 2 milliards d'habitants,
et il aura sa propre monnaie en étant sa propre banque centrale. Sa monnaie virtuelle, le Libra, verra les épargnants se ruer dessus lors de la prochaine crise. On parie ? Il est donc très inquiétant de voir gouvernements et banques centrales s’accommoder de la prétention des « gafa » à battre monnaie, qui est normalement une prérogative de puissance publique. Dès que les  consommateurs accorderont à cette  monnaie une valeur qui pourrait dépasser le dollar ou l’euro… le drame surgira.

2020, annus horribilis ?

Les risques d'une récession mondiale s'accumulent pour 2020. A mesure que les Etats-Unis et la Chine s'éloignent l'un de l'autre, sur fond de guerre commerciale, les risques de récession globale, déjà nombreux, prennent de l'ampleur. D'autant que les tensions au Moyen-Orient pèsent sur les cours du pétrole. Neuf risques existent toujours aujourd'hui. La plupart  concernent directement les Etats-Unis. Attention danger.

 

 


ACTE 1 PROLONGE …

Edouard Philippe AN

Rien de bien neuf.

Un moment voulu par le Président de la République pour tenter de faire croire à une sorte de nouveau départ, après la vraie fausse victoire des Européennes.  On retiendra surtout du discours du Premier Ministre un léger virage à gauche à la fois social et sociétal, pour satisfaire sa gauche libertaire, et une inflexion écologique, pour faire avec l’air du temps, après les résultats des écologistes aux Européennes. De la fausse justice sociale avec la réforme de l'assurance-chômage, du faux traitement de la crise de l’emploi avec les malus pour les contrats courts. Pour le reste, on reste dans le flou du « en même  temps »  qui ne résout rien, on ne tardera pas à s’en apercevoir.  Dans ces conditions, et logiquement, les Républicains ne pouvaient pas  voter « la confiance ».  Ils ont d’ailleurs été  suivis par la majorité des centristes de l’UDI, et par l’opposition de gauche, avec évidemment des critères différents.  Philippe 2019  a fait  moins bien que Philippe 2017. Vote de confiance: 363 voix pour, 163 contre.

Rien sur le financement.

La priorité va  à la baisse des impôts de la classe moyenne « inférieure ». Un effort conséquent qui ira jusqu’à 350€ de gain pour certains ménages. Le gouvernement essaie d’acheter la paix sociale sur le dos des  mêmes.  Qui paiera  la facture : de vagues promesses d’économies. Ce qui est certains c’est que Les « zézés », encore et toujours les classes moyennes sups, ne sont pas concernés par la baisse des taux, ils seront touchés par la dégressivité des indemnités de chômage pour les cadres, et la suppression de la taxe d'habitation ne les concernera qu'en 2023...ou peut-être jamais puisque c’est après la fin du quinquennat !

Un projet de droite serait différent.

Philippe fait toujours une politique de  gauche,  dans le droit fil de celle  de Hollande et ne réforme qu’à la  marge.  Or  l’état  du pays a besoin  de mesures moins électoralistes et  plus radicales  si on voulait vraiment « faire réussir la  France », comme le proclame la  posture des « ralliés ».  Cela suppose d’abandonner  la politique keynésienne à laquelle il s’accroche et qui mène le pays à la ruine.

Un Premier  Ministre de droite aurait commencé  par le commencement : mettre fin aux deux cancers qui rongent notre société, le chômage et les déficits  publics. C’est en maîtrisant les dépenses publiques qu’on redonnera du souffle à notre économie et du vrai pouvoir d’achat qui ne soit pas issu d’une redistribution par l’Etat. Et  qu’on fera reculer le chômage. Le chantier suivant , c’est celui du retour à l’équité fiscale en mettant fin au régime confiscatoire qui sollicite  toujours plus les mêmes, créant de fait une fracture sociale profonde entre ceux qui paient et ceux qui touchent. Le rétablissement de  la compétitivité des entreprises et la réindustrialisation de la France devraient être parmi les  priorités d’un gouvernement digne de ce nom, en s’attaquant notamment à la difficulté que représentent les impôts de production,  spécifiques à notre pays et jamais pris en compte dans les politiques.  

Un Premier Ministre de droite se préoccuperait de rétablir la  politique familiale  en mettant fin aux amputations dont elle a été victime ces sept dernières années et qui conduisent au déclin démographique. Il doonerait au Ministre de l’Education la  mission prioritaire de rétablir l’égalité des chances, la vraie, pas  celle du nivellement  égalitariste qui favorise le déterminisme social, et de remettre à l’ordre du jour des programmes la transmission de notre héritage culturel à travers la littérature et l’Histoire.

Un Premier  Ministre de droite aurait à cœur de protéger  notre  société du communautarisme en imposant à toutes les religions le respect des valeurs universelles  qui fondent la République et sont la source de nos lois.  Il convient de renforcer les politiques de sécurité, de lutte contre le terrorisme et contre toutes formes d’obscurantisme militant.

Enfin, un Premier Ministre de droite aurait à coeur de promouvoir une politique écologique, dans la tradition de celle qu’elle a toujours promue avec la  création du Ministère de l’environnement ou avec le Grenelle de l’environnement.  Promouvoir une écologie responsable,  compatible avec l’essor   économique, et s’en servant comme levier, sans la faire peser sur le citoyen lambda en taxes et impôts supplémentaires.

Force est de constater qu’avec la déclaration d’hier, le Premier Ministre actuel est bien loin de ces  problématiques et nous démontre qu’il a oublié d’où il venait.

 


MON PETIT RAPPORTEUR

Cedric demande à ton père

 

Capitalisme fou : la  dernière sortie de Macron devant l’OIT (Organisation Internationale du Travail). Il aime bien dire ce que son auditoire a envie d’entendre. No comment. 

Le tweet : “The United States has very low inflation, a beautiful thing !”.  Trump se réjouit que l’inflation est très basse  et trouve que c’est une bonne nouvelle.  En économie, c’est une aberration.  Bref !

Ralentissement du commerce  mondial : on l’attribue à la guerre commercial US-Chine.  Probable.  Mais on oublie que l’argent en est le carburant, or avec les taux très bas, les banques n’ont pas assez d’argent. Bah oui, on oublie ce  qui est basique !

Les  taux bas : la France emprunte à 10 ans à pratiquement 0%.  Un vrai poison pour un pays addict à la dépense publique.

Les taux bas, toujours : ils dopent l’emprunt dans tous les domaines, notamment l’immobilier et les  entreprises (175%  du PIB). La hausse de l’endettement privé est elle aussi inquiétante. Des « bulles » se forment un peu partout.

Les taux bas, encore : Les  Français auraient bénéficié de 8,5 milliards d’euros de pouvoir d’achat supplémentaire depuis l’automne dernier, mais ils n’en auraient consommé que 3 milliards.  Le  reste est stocké en économies, même si ça ne rapporte rien. Vous avez dit « inquiets » ?

Dirigisme fou : L'échec du rapprochement entre Fiat Chrysler et Renault-Nissan illustre les erreurs de l'Etat actionnaire, qui ne peut pas grand-chose non plus pour apaiser les tensions avec Nissan… Et si Le Maire foutait la paix à Sénard ?

Electricité : Les  énergies renouvelables et le  fait  que c’est un faux marché expliquent largement les hausses du prix : + 6% en juin, + 1 ou 2% en août. Le « renouvelable intermittent » est  un gouffre qui bénéficie de subventions massives.  C’est  un faux marché parce qu’il n’y a pratiquement qu’un seul producteur en France : EDF. On a là une caricature de marché concurrentiel, sans vrais concurrents, mais avec beaucoup de subventions. On n’a pas fini de payer.

Corruption : il paraît qu’elle continue de saper  la croissance économique de la Russie.

Signe prémonitoire : Le chêne planté dans le jardin de la Maison Blanche en symbole de l’amitié Trump-Macron est mort.  La  greffe n’a pas pris, et l’arbre n’a pas survécu.

Nouvelle cible : Trump tire tous azimuts.  Il a maintenant le vin français dans le collimateur : les Etats-Unis en importent trop et nous nous n’achetons pas assez du leur. Peut-être que le nôtre est meilleur ? C’est bien ce que je disais. En fait il ne sait plus quoi faire pour affaiblir la concurrence européenne.

Victoire écrasante : après sa défaite 2-0 contre la Turquie, la France écrase Andorre 4-0. Il paraît que c’est rassurant.  On se console comme on peut.

41 000 : c’est en 4 mois le nombre de demandeurs d’asile, 10 000 de plus par mois en moyenne. Mais pourquoi veulent-ils tous venir en France ?

Novlangue : « nous avons parfois construit les bonnes réponses mais trop loin de nos concitoyens » c’est du Macron et ça ressemble à « nous avons été trop intelligents et trop subtiles » de Legendre. Ils nous prennent toujours pour des cons, quoi !

Le retour du trou : Ah,  le  « fameux trou de  la sécu », il était soi-disant rebouché. Eh bien non, le revoilou,  autour de 4 milliards. Le retour à l’équilibre pour 2019 est compromis. La faute, entre autres,  aux  mesures Macron d’exonérations de cotisations…  On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.L’Etat continue de creuser des trous pour reboucher les précédents. C’est le « libéralisme » à la française !

8 points de PIB : une étude de Rexecode nous dit que si la France avait maintenu son niveau d’exportations d’avant 2 000 on serait riche de 8 points de PIB supplémentaires. Nos parts à l’export sont passés de 18% à 14,3% (export total de la zone euro).  En cause : la hausse du coût salarial dans l’industrie (donc les 35h). On serait 185 milliards d’euros au-dessus  de l’an dernier. De quoi laisser Le Maire rêveur …

 

 


EH NON, LA DROITE N’EST PAS MORTE !

Resultats-e-europeenes-2019 zoom


Les  chroniqueurs vont vite en besogne en surfant sur les apparences. L’examen de la répartition des voix en comparant avec la présidentielle de 2017 montre que contrairement à l’affirmation d’Eric Zemmour, la droite n’est pas morte.  Pas encore. Pour une simple raison dont le graphique ci-dessus (IPSOS) nous donne  la clé : ses électeurs se sont beaucoup abstenus comme ceux des autres familles politiques, excepté la France Insoumise  pour laquelle l’hémorragie est encore  plus catastrophique. Dans un scrutin normal par la participation, nos 8,5% auraient avoisinés  les 20% de la  présidentielle. Ce  n’est certes pas satisfaisant, mais il est important de constater que le stock d’électeurs en réserve est toujours présent : il n’est allé ni sur le RN, dont la proportion de ceux qui l’ont rejoint est vraiment minime, ni sur LREM  même si le nombre de ceux qui ont choisi le parti majoritaire représente  à peu près le tiers de ceux qui se sont exprimés.  Le plus gros contingent de la moitié qui a voté est allé logiquement sur LR. Le graphique nous montre aussi un gros contingent disponible d'électeurs de Mélenchon qui pourraient bien se reporter sur Le Pen un jour, mais ça, c'est un autre débat. 

LREM exploite la  situation avec le renfort des médias.

Pour qui veut éliminer la droite, l’occasion est trop belle. La  faiblesse du score surexploitée par  le tambour médiatique a  donné lieu à un pilonnage en règle de la part notamment des transfuges macroniens. Tous les  analystes convergent pour affirmer que LR est devenu un parti sans électeurs.  Des  « macroncompatibles » qui s’étaient ravisés en voyant la  campagne de Bellamy  prendre tournure ont aussitôt retourné à nouveau leur veste.  On a alors entendu des déclarations hallucinantes menaçant les récalcitrants des foudres  jupitériennes s’ils n’obtempéraient pas…  le  trouillomètre d’un élu local étant inversement proportionnel à la distance qui le sépare de  l’élection. Ce  théâtre habilement mise en scène et complaisamment relayé est fait pour  essayer de déstabiliser un peu plus la droite. Et les meneurs de jeu sur les plateaux de nous dire sans vergogne :  « le patron de la droite, c’est Macron, non ? »   Quelle supercherie !  Les députés  LREM dont les 2/3 sont issus du PS doivent faire une drôle de tête mais comme ils sont assignés à résidence, on ne les entendra pas. Ils ont obtenu quelque succès : la démission de Laurent Wauquiez, le psychodrame Pécressien,  et une liste improbable de quelques dizaines de maires, présentée comme un ralliement de masse alors  qu’ils ne sont qu’une poignée  sur les dizaines de milliers  de  maires métropolitains. Bellamy en avait eu dix fois plus pour le soutenir, ce qui avait fait l’objet d’un article perdu dans un coin de page du JDD… : pensez donc, le soutien de 800 maires, pas de quoi s’émouvoir !

L’important c’est d’expliquer la démobilisation.

On voit bien que les électeurs de François Fillon, à plus de 75%  des inscrits, ne se reconnaissent pas dans la  politique actuelle, et ce n’est pas très étonnant. Mais  qu’ils ne soient pas allés voter plus  nombreux pour la liste Bellamy qui avait réussi le rassemblement des sensibilités de  la droite et du centre pose question. J’y vois deux raisons majeures : il y a ceux qui sont encore écoeurés par l’affaire Fillon et aussi ils ont probablement été nombreux à n’avoir pas cru à la réalité de l’union retrouvée.

Le traumatisme Fillon : j’ai pu le vérifier,  il est encore bien présent. L’épisode « Pénélope » et celui  des  « costumes »  ont laissé des traces profondes en faisant passer François Fillon pour un personnage malhonnête, âpre au gain et coutumier des « cadeaux »…  Tant que la justice n’aura pas  été au bout de l’affaire, le soupçon continuera de peser et  rend difficile le rétablissement de la confiance. Déjà que ces temps-ci, le « politique » n’a pas trop la cote,  ça complique évidemment les choses. Beaucoup d’électeurs en veulent à François Fillon d’avoir mis la droite en difficulté et j’entends encore souvent le reproche : « pourquoi il n’a pas laissé la place ! » Ils en veulent aussi au parti d’avoir organisé une « primaire ouverte » découvrant après coup qu’elle avait validé le programme le plus « radical ». On ne refera pas l’histoire.  Le constat peut être fait que ce mode de sélection a plutôt accru les fractures internes, comme  en témoignent les affrontements qui ont suivi.

Le spectacle de la désunion : elle est à l’aune de l’équation personnelle que chacun doit gérer pour garder le mandat qu’il exerce.  Le non cumul des mandats y oblige souvent d’autant plus que certains ont été élus dans les Régions avec les voix dites « de gauche » contre le FN, c’est le cas de Xavier Bertrand. Le sujet devient stressant quand la gauche n’existe quasiment plus. Où sont ses voix, que vont-elles faire la prochaine fois ?  Et puis il y a tous les « non-dits » sur l’élection présidentielle dont il est incongru de parler maintenant, ce qui n’empêche pas d’y penser et dessine les  postures… Il  faut aussi faire avec les personnalités d’un parti, habituées  à réserver aux médias ce qu’elles n’ont pas eu le courage de dire en Bureau Politique, et tenir compte des  sensibilités des uns et des autres qui font qu’il est impossible de  communiquer avec un langage commun.  Quand s’y ajoutent les prises de distance et les « trahisons », les procès permanents faits à celui qui a été élu à la tête du parti pourtant de façon incontestable et très démocratique, on s’étonne ensuite que l’électorat ait perdu confiance. 

La réserve est encore disponible.

Le graphique ci-dessus nous montre que les 8,5% de LR ne sont en rien définitifs. Les élections municipales qui se profilent se font sur des enjeux complètement différents et les motivations se révèleront autres.  Un électeur n’a pas les mêmes préventions quand il est face à un scrutin national, par ailleurs escamoté, et face à la désignation du maire de sa commune qu’il connait et qu’il jugera autant sur son action que sur sa personnalité,  rarement sur son étiquette. Les maires LR n’ont donc pas à avoir peur. Car il ne suffit pas que quelques brebis égarées (d'ailleurs depuis longtemps), signent une tribune de soutien qui « souhaite la réussite impérative de la France », la vraie question est de savoir si la politique qui est menée depuis deux ans et telle qu’elle s’annonce pour le  reste du quinquennat, au vu des résultats obtenus, est conformes aux intérêts de la France. Là-dessus, la tribune des 72 maires est muette. Et il est  permis d’en douter. Dans un an Macron pourrait bien être toujours aussi impopulaire avec effet négatif garanti pour les signataires.

Néanmoins, il ne faut pas perdre de temps. Il faut restructurer un parti de  droite cohérent, et travailler  à une offre d’alternative crédible ce qui suppose un projet à soumettre le moment venu aux Français. L’heure est donc au travail de fond,  à la mobilisation de toutes les bonnes volontés, à la refondation de la politique comme mode d’action collectif au seul service du bien commun et non d’ambitions narcissiques. Redonner à nos électeurs l’envie d’avoir envie ! Moyennant quoi, les conditions de la confiance seront rétablies. 

 


BECHU EST-IL FACHE AVEC L’HONNETETE INTELLECTUELLE ?

Béchu municipales

 

Christophe Béchu  a voulu tourner le dos à sa famille politique, c’est son choix. Il  est respectable,  encore que…

Mais depuis qu’il a  rejoint le camp de la  REM, je trouve qu’il  multiplie les accommodements avec les faits, surtout quand il se prétend toujours de droite. Passons sur les conditions dans lesquelles il a provoqué le changement d’affectation de son ami  Capus,  muté en quelques heures de n°2 de la liste Des Républicains à tête de  liste « En Marche » pour les sénatoriales. Il veut, dit-il, que Macron réussisse pour éviter l’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir. En soit, c’est louable,  sauf que ça  le conduit à soutenir une politique dont il a toujours combattu nombre des choix : le libéral qu’il était approuve aujourd’hui la politique dirigiste du gouvernement dont on mesure l’efficacité avec les dossiers Général Electric, Ascoval ou encore Renault-Fiat ; le gestionnaire partage sûrement la  fuite en avant des dépenses publiques pratiquée par le gouvernement de son ami Philippe ; et le catholique que j’ai connu, plutôt défavorable  au mariage pour tous, va certainement soutenir le  projet de « PMA sans père »  et l’artificialisation de la filiation  qu’il officialise. 

Du relativisme argumentaire.

Christophe Béchu lance une association nationale pour rassembler les  maires  macronistes,  en vue des municipales. Et à cette occasion il donne une interview à l’hebdomadaire Le Point dont le contenu contient des affirmations « discutables », en restant poli. Je lui laisse son jugement sur la  participation électorale à tout juste un électeur sur deux qui le réjouit. Il explique la défaite des socialistes et des Républicains  par  le fait qu’ils ont fait de l’opposition systématique. Généralisation hâtive et curieuse conception de la démocratie.  Il est vrai que le Macronisme n’aime pas ce qui s’oppose.  Sans doute Christophe Béchu soutiendrait-il la réforme du règlement de l’Assemblée nationale qui restreint les droits de l’opposition,  comme si la Nation se réduisait à un parti politique aux ordres d’un Président  qui serait répartiteur du temps de parole…  sauf pour lui. J’ajouterai que faire référence à la  période où la droite a été au pouvoir pour  critiquer ses prises de position par  exemple sur les dotations aux collectivités  locales,  en s’affranchissant des contextes qui peut les expliquer, est une ficelle  pas très honnête.  La  droite n’a plus été au pouvoir depuis 2012  et sous-entendre qu’elle n’a  pas réformé  est  une contre-vérité.  Il oublie les  80 réformes réalisées sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy  malgré  la  crise de 2008. Il n’est pas certain que Macron en réalise autant. Je ne partage pas  du tout son avis sur l’action qui est  menée : le Président parle  beaucoup  mais agit peu, et quand il agit, il le fait  mal : la  réforme de la taxe d’habitation est une erreur monumentale, la réforme de la formation professionnelle aussi.  Cette recentralisation qu’il aurait combattue en un autre temps, il semble aujourd’hui s’en accommoder. La  vérité, c’est que le pouvoir actuel  mène une politique « radicale-socialiste » shootée à la dépense publique et ne réforme qu’à la marge.  Et  si le pays est en crise et en triste état, ça  n’est  pas le  fait de  l’opposition, mais bien celui d’une gouvernance inadaptée et inefficace. Les Républicains n’ont cessé de tirer le signal d’alarme sur le mécontentement qui couvait dans la France profonde depuis le début de l’année 2018,  sans jamais être ni entendus ni compris par une majorité arrogante et sûre d’elle-même. Soutenir Macron dans ces conditions, c’est faire le lit du Rassemblement national.

Etre de droite exige  de  la  cohérence.

« On peut ne pas avoir voté LR et rester pour autant de droite, non ? Continuer de penser que le travail, le mérite et la liberté sont des valeurs essentielles, que l'assistanat n'est pas une solution, que notre pays a besoin de réformes, que diminuer les dépenses publiques est un impératif et qu'il faut se garder de tout angélisme et naïveté sur l'immigration... ? » dit-il,  mais alors comment peut-il être solidaire d’un gouvernement qui pratique tout  le contraire : jamais l’assistanat n’a autant fleuri, jamais le communautarisme ne s’est aussi bien porté jusque dans les quartiers d’Angers, jamais les déficits n’ont été aussi importants puisque nous sommes la lanterne rouge en Europe et les champions du monde des prélèvements, quant à la naïveté  sur l’immigration j’aimerais savoir ce qu’il pense des 255 000 titres de séjours accordés en 2018…

En politique,  il n’y a pas de défaite, il n’y a que des échecs.

Les Républicains viennent de connaître un grave échec malgré une campagne enthousiasmante. Les causes en sont multiples, comme toujours et les  conséquences  douloureuses,  bien que les résultats de ce genre de scrutin soient rarement « fondateurs » de quelque chose de durable. Pourtant ce qui est sidérant c’est le déluge d’indignité généré par une partie de la classe  politique, assorti d’une sorte de jubilation hystérique de la part de certains. Ceux qui rêvent  de se  partager les dépouilles  du parti, lepénistes d’un côté, marcheurs de l’autre, unis dans un songe commun, pourraient bien en être pour leurs frais. Le  pire est venu du comportement des transfuges de LR qui après avoir trahi par opportunisme –personne ne croit à la fable « des valeurs »- se comportent aujourd’hui en charognards cyniques, faisant penser à ces  pillards qui font les poches des victimes d’une catastrophe :  ceux d’Agir, en première ligne, qui se ruent pour chercher à affaiblir un peu plus les Républicains, n’hésitant pas comme  Frédéric Lefebvre ou Thierry Solère à pratiquer l’outrance, comme s’ils voulaient exorciser leurs démons – quand je m’entends traité d’hyperdroitisé, c’est du même  ordre que Clémentine Autain qui juge Macron ultralibéral- . La dignité  leur a définitivement échappé. Mais voilà, il se trouve  encore chez les Républicains  des gens qui ont des convictions.  Celles-ci sont nobles  et respectables.  Des discours emprunts d’humanisme de Bellamy, je ne retranche pas une seule virgule. Le  parti se relèvera.  « Tenons bon, soyons fermes, soyons fidèles… » et il nous restera l’honneur.   Ce qui manque tant à ceux qui nous dénigrent.

 


PETIT JOURNAL DE L’ECONOMIE

Economie  bourse

 

Le « nouveau monde » selon Le Maire…

Les méthodes employées par notre « grand financier » relèvent des recettes économiques de notre arrière-grand-mère. Il fait partie d’un gouvernement dont le Premier Ministre, en bon social-démocrate, croit fermement aux vertus de l'intervention de « la main bien visible de l'Etat » dans l'économie. Voilà un environnement de rêve pour ce technocrate dont la besace regorge de propositions toutes plus étatistes les unes que les autres. On le retrouve donc sur le front de toutes les entreprises en difficultés avec  le succès que l’on sait : De General Electric  (merci Macron) à Ascoval et Blanquefort, on peut  mesurer l’étendue de l’efficacité de « l’Etat-stratège ». Mais le top de l’efficacité a été atteint par le  « fonds pour l'innovation » constitué au sein de l'établissement public Bpifrance, structure contrôlée par l'Etat. Un dispositif tellement performant que la Cour des comptes est venue mettre son nez dans son fonctionnement et, dans un rapport publié le 15 mai, s'est prononcée « pour sa suppression et la réintégration des 250 millions d'euros annuels dans le budget général via les dispositifs classiques de financement de l'innovation ». En cause, la multiplicité et la complexité des opérations nécessaires à la constitution de ce fonds n'ont pas permis de le rendre opérationnel en 2018, pour reprendre les mots de la Cour. Bref : du gaspillage d’argent public ! ? Il est clair que la création de ce fonds, annoncée en grandes pompes car répondant à des enjeux d'affichage politique, est une usine à gaz conçue dans la plus pure tradition française. L'efficacité de « l'Etat stratège » n'est qu'une légende, laquelle sévit en France au moins depuis le XVIIe siècle, et  prospère  plutôt dans les beaux cerveaux des technocrates jacobins. Un dernier exemple  ce matin : Fiat Chrysler ne veut plus de deal avec Renault qui avait demandé une journée de plus pour réfléchir. Il semble que Nissan soit parvenu à saborder le deal avec ses réticences. Xavier Bertrand va  être  content, pas  Bruno Le Maire !

Youpi, les investissements étrangers …

Voilà de quoi pousser un joli cocorico : une enquête sur le nombre de projets d'investissements étrangers montre que... la France a dépassé l'Allemagne ! Leur nombre en France en 2018 s’est monté à 1027 contre 973 en Allemagne.  Serait-on devenus champions d’Europe ? Eh non : la Grande-Bretagne est devant avec 1054. Sorry !  Ce serait quand même mieux si les investissements étaient français, mais voilà, au pays de l’enfer fiscal le capitaliste se fait rare. On est donc premiers sur les centres de Recherche & Développement financés par des capitaux étrangers. Et c’est bien normal puisque nous avons un système de crédit d'impôt recherche, financé par nos impôts, extrêmement généreux. Non seulement les étrangers investissent chez nous mais ils en profitent pour défiscaliser. Et  c'est nous qui payons...

Eclaircie sur la pompe ?

Le prix du pétrole s'est effondré, en dessous des 53 dollars sur le brut américain. Il était à 77 dollars il y a peu. Pourtant le pétrole iranien n'arrive plus sur le marché. Mais l'Arabie Saoudite alimente pour que les États-Unis continuent à mettre la pression sur l'Iran.  Et aussi la production du pétrole de schiste aux États-Unis continue à progresser, favorisée par les prix élevés. Il  y a une autre raison moins réjouissante :  les investisseurs anticipent un fort ralentissement de l'économie mondiale, notamment à cause des gesticulations tweetesques de Trump. Si ça se confirme, ça n'est pas réjouissant du tout.

Les  taux bas ne font pas les bons totaux.

Et c'est reparti, partout dans le monde. L'Australie en tête avec sa première baisse des taux depuis 3 ans pour contrer les effets négatifs du ralentissement de l'économie chinoise. De  son côté, Trump va pouvoir continuer son offensive commerciale contre la Chine, le Mexique et bientôt l'Europe, sans peser sur l'économie et les marchés, grâce à l'aide, une fois de plus, de la Banque centrale américaine.Il a suffi d'un mois de baisse relative sur les indices boursiers en mai, pour que le patron de la FED, Jay Powell, annonce que la Banque Centrale se tenait prête à baisser les taux. Il va donc continuer ses guerres commerciales au risque de faire dérailler l'économie et les marchés.

En France, en mai le taux de crédit immobilier moyen a atteint un nouveau record de baisse : 1,29%.
Du jamais vu depuis les 1.33% de décembre 2016. Et cela devrait continuer en juin. Les banques baissent les taux et repartent à l'attaque. Jamais les niveaux d’emprunts ont été aussi élevés…  L’argent pas cher rend fou !  Mais combien de temps les banques centrales vont-elles tenir l'économie mondiale et les marchés à bout de bras avec la baisse des taux d'intérêt ? Une fuite en avant !

Forcément ça finira mal… un jour  ou l’autre.

 


BOUILLONNEMENTS POST-ELECTORAUX

Européennes répartition des voix

Resultats-e-europeenes-2019 (1)

Des résultats sans lendemains.

Que d’excitation sur les  plateaux médiatiques,  que de commentaires définitifs et  péremptoires,  que d’assassinats  en règles  …  Pourtant, ils devraient bien savoir qu’aucune élection européenne n’a donné des résultats fondateurs. Performances ou revers, tous se sont révélés  sans lendemain.  Pour une raison simple : la  moitié du corps électoral  n’est pas allée voter.  On raisonne donc sur des bases erronées, les  électorats  captifs se mobilisant davantage,  ils avantagent leur camp. Le  graphique ci-dessus de comparaison avec la  présidentielle de 2017 est explicite. Alors ceux qui parient sur la « mort » de la droite feraient bien de se méfier. Le seul résultat qu’ils auront obtenu c’est la démission de Laurent Wauquiez.  Ils ne savent pas les malheureux qu’ils lui ont peut-être rendu service.

Sur les conditions du déroulement de ces élections,  il y a bien des choses à relever.

J’observe que Macron a perdu son pari,  mais  sur consignes de l’Elysée, des  médias complaisants l’ont transformé en victoire. La vérité, c’est que sur la moitié du corps électoral qui est venue voter,  puisque le  Président en avait fait un referendum sur sa personne (« Vous n’avez pas le  choix »), plus de 75% des suffrages exprimés ont choisi une forme de sanction.  D’ailleurs deux Français sur trois considèrent qu’il a perdu. Il a parait-il réduit la droite en miettes  et  cela suffirait à lui déblayer le chemin. On s’apercevra rapidement que ça n’est pas du tout la réalité et que la fin de son quinquennat va  être chahutée.

J’observe aussi que le Président s’est arrogé un temps de parole dont le « grand débat » a été le prétexte.  Celui-ci, sans contradiction, a été de nature à influencer pendant des semaines toute une partie de l’électorat qui passe ses après-midis devant la télé.  Après on s’étonne qu’il a attiré à lui une part importante des retraités. La  prolongation du « grand débat » a été une manière d’occulter la campagne des Européennes et d’empêcher le débat sur l’Europe pour lequel Macron se savait bien isolé. Malgré son engagement  en dehors de toute règle de bienséance, il a eu bien du mal à faire face, notamment à cause de la médiocrité de sa tête de liste.

J’observe encore que Macron s’est comporté en Président d’un clan et qu’il a, de fait,  entamé sa capacité à être  le Président de tous les Français. Il a abîmé un peu  plus notre démocratie. Les études d’opinion indiquent d’ailleurs que sa politique est rejetée par près de 80% de nos concitoyens. Le pays profond continue d’aller mal et les remèdes proposés jusqu’à maintenant ne favorisent pas le retour à une cohésion nationale.

J’observe enfin que la majorité présidentielle fait toujours preuve d’autant d’arrogance, et je sens même, à l’égard des Républicains, une sorte de haine diffuse de la  part de ceux qui l’ont ralliée en provenance de la droite, comme s’ils cherchaient à masquer la honte de leur trahison. Leur empressement à susciter d’autres ralliements par le chantage frise l’indécence quand ce n’est pas de l’inconséquence.

Les idées ne meurent pas.

La droite a été fort démunie face au tam-tam médiatique  de  la  "campagne officielle". Cela n'empêche pas qu'il  y ait un espace politique entre la fausse droite de Macron qui continue de faire du Hollande, mais qui se sert habilement de Philippe et de ses laquais Darmanin et Le Maire, et l’extrême-droite même ripolinée  en « Rassemblement national » de Marine Le Pen dont le  programme  économique rappelle celui de feu Georges Marchais. Cet espace politique c’est celui de tous les problèmes  non traités  par Macron :  le  chômage, les déficits,  la dette dont le FMI s’inquiète, les  prélèvements  confiscatoires, les territoires abandonnés, la montée du  communautarisme, la famille, l’éducation et la jeunesse,  l’écologie  responsable … Réinventer une « France pour tous », voilà un beau sujet avec   comme objectif le retour à la prospérité pour tous !

 


EN REPONSE A LECORNU ET A CEUX QUI DESERTENT…

Cyrano

 

Monsieur Lecornu a l’indécence d’appeler les élus LR à rejoindre la  fausse  droite de ceux qui ont trahi.  Il  y aura forcément quelques brebis apeurées  pour y répondre. Je  leur dédie ce  passage de Cyrano de Bergerac. Car, manifestement nous n’avons pas  les mêmes valeurs ni les mêmes convictions. 

« …Et que faudrait-il faire ?
Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,
Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
Et s’en fait un tuteur en lui léchant l’écorce,
Grimper par ruse au lieu de s’élever par force ?
Non, merci.

Dédier, comme tous ils le font,
Des vers aux financiers ? Se changer en bouffon
Dans l’espoir vil de voir, aux lèvres d’un ministre,
Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ?
Non, merci.

Déjeuner, chaque jour, d’un crapaud ?
Avoir un ventre usé par la marche ? Une peau
Qui plus vite, à l’endroit des genoux, devient sale ?
Exécuter des tours de souplesse dorsale ?…
Non, merci.

D’une main flatter la chèvre au cou
Cependant que, de l’autre, on arrose le chou,
Et donneur de séné par désir de rhubarbe,
Avoir un encensoir, toujours, dans quelque barbe ?
Non, merci !

Se pousser de giron en giron,
Devenir un petit grand homme dans un rond,
Et naviguer, avec des madrigaux pour rames,
Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames ?
Non, merci ! ... » 

A bon entendeur…

Et je complète avec cette  excellente notre de Maxime Tandonnet :

« Un maire qui sera élu sans l’appui du MODEM ou LREM sera l’ennemi du président " Cette phrase, prononcée par un député européen LREM, illustre une évolution préoccupante  de la vie politique française [même s’il s’en est excusé par la suite]. Un maire qui ne ferait pas allégeance au président serait traité en ennemi par ce dernier. Cette déclaration repose sur une vision des choses  foncièrement antirépublicaine. Elle viole la Constitution selon laquelle le président de la République « assure par son arbitrage » le fonctionnement régulier des pouvoirs publics, dès lors président impartial de tous les Français – et de tous les maires. Tout un état d’esprit, une mentalité se profilent derrière cette phrase. De fait, elle n’est que le reflet d’une évolution du régime politique français qui l’éloigne des valeurs de la démocratie. Il ne saurait donc y avoir de maire qu’asservi au culte du chef de l’Etat. Telle est la conception de la libre administration des collectivités locales qui s’en dégage. La réélection de 2022 semble dès lors tout justifier, jusqu’à la mise en cause du socle même des principes de la République. Par ailleurs, les manœuvres destinées à achever de détruire l’opposition républicaine se précipitent, avec la bénédiction d’une partie de la presse et des médias, comme pour couvrir les déceptions, les échecs  et l’effondrement d’une popularité. Un climat profondément malsain et délétère s’est emparé du pays. Nul ne sait de quoi demain est fait. Que sera l’issue du troisième, ou du quatrième acte? Tout va dans le sens d’un désastre. Mais en attendant, j’ai envie de dire aux élus républicains, tentés de céder au chantage des municipales: « vous avez choisi le déshonneur pour éviter la défaite. Vous aurez le déshonneur et la défaite ».

 


CETTE DROITE QUI SE RENIE…

Raffarin europe 2

 

... Et qui fait tranquillement le lit de Marine Le Pen.

Le comédien Raffarin.

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui se dit toujours membre de LR alors qu’il  ne paie plus sa cotisation, a renouvelé son soutien sans faille à la liste portée par LREM, samedi, lors d'un meeting à Strasbourg. Il a prononcé  pour l’occasion un discours qu’il faudrait mettre en parallèle avec  celui qu’il avait prononcé au Futuroscope en soutien à … François Fillon. On aurait alors une franche rigolade !  Si Jean-Pierre était en face de moi, voilà ce que je lui dirais : l’art de dire  tout et son contraire ne fait pas  une stratégie bien que cela fasse  partie de la  philosophie macronienne .  Et quand il affirme « habiter la même adresse : rue Juppé »,  il  oublie qu’entre-temps elle est devenue une impasse.  Certes, on peut admettre qu’ « entre Nathalie Loiseau et Édouard Philippe », il  ne se sente pas comme un étranger puiqu’ils viennent tous les  deux de l’entourage du même Juppé,  mais je lui conteste le constat : « c'est à droite sur l'avenue de l'Europe, dans le prolongement des grands boulevards Pompidou, Giscard, Chirac et Sarkozy » en prenant en otage les  anciens présidents. La  politique du gouvernement est une politique de gauche et je suis certain qu’aucun des Présidents cités ne cautionneraient le contenu vague et  attrape-tout du  programme de la  liste Loiseau. Je connais suffisamment Jean-Pierre  pour savoir que tout ça, c’est de la comédie.

Donc Raffarin cautionne.

Quand on soutient,  on soutient. Donc Raffarin cautionne : la baisse des crédits de la Pac, le délire écologiste, le  smic européen, la création des structures technocratiques supplémentaires, l’exclusion des pays réfractaires aux quotas d’immigration de la zone Schengen… et sur le plan intérieur le matraquage fiscal des classes moyennes et des retraités, le renforcement du dirigisme (lui naguère  libéral), le massacre de la politique de la famille, l’abandon de la réduction du nombre des fonctionnaires, le  creusement des déficits  et de la dette publiques.Et  sur le plan sociétal, j'aimerais savoir ce que pense le catholique qui a parcouru les chemins de Compostelle de  la généralisation de la PMA... Belle conversion n’est-ce pas ? Je me demande bien où est passé le  libéral-décentralisateur qu’il était. Quant au soutien « à  la vision d’Emmanuel  Macron »  sur l’Europe, il faut  bien constater que c’est celle qui a été rejetée  au moment du referendum constitutionnel et n’a jamais reçu depuis, l’adhésion  des  Français. C’est comme ça.  Le projet giscardien doit s’adapter à  la  réalité et avant de revenir à une ambition  plus fédéraliste, il faut d’abord réconcilier l’Europe avec les peuples  en la rendant plus efficace.  C’est ce que propose  le projet des Républicains.  Je ne peux  pas  croire  que Jean-Pierre  Raffarin ne l’ait pas  compris. Il est trop intelligent  pour que ce soit le cas. Et  comme  Laurent Wauquiez non seulement n’a franchi aucune des deux lignes rouges fixées  par Alain Juppé, à savoir le rapprochement avec le  RN  et un projet anti-européen, pour justifier sa trahison, et a rassemblé toute la famille sur la liste LR, il y a dans son comportement une forme de  malhonnêteté  intellectuelle,   comme le  souligne Arnaud Danjean, ancien soutien de Juppé lors de la primaire et n°3 de la liste Bellamy.   C’est  donc qu’il y a autre chose.

L’ambition européenne, parlons-en !

Le prêche de Raffarin pour le rassemblement sonne faux. Justifier  un engagement par  l’unique argument de la vision d’un président qui appelle à une « renaissance de l’Europe » ne tient pas la route. D’abord parce que Macron est isolé en Europe comme jamais  un Président français ne l’a été, ses propositions n’ont reçu  pratiquement aucun soutien des partenaires européens  et il est encore revenu du dernier sommet les  mains  vides. De plus, les députés  qui seront élus sur la liste Loiseau iront siéger dans un petit groupe sans influence au sein du parlement européen.  Avancer  l’argument de "l’affaiblissement du président de la République",  c’est un peu vain dans la mesure où c’est  déjà largement fait. Personne ne peut croire dans ces conditions à une « Renaissance » de l’Europe vision Macron,   dans les  six prochains mois.  Si c’est vrai que le  Président a en charge nos  intérêts,  ce que personne ne peut nier, il n’est pas difficile de constater  que jusqu’à maintenant, il ne les a  pas  vraiment fait fructifier ! Alors vouloir nous enfermer  dans ce duel mortifère  entre  progressistes et populistes, Macron ou Le Pen,  provoquera ,  compte tenu du  rejet actuel  de la  personne du Président, un avantage pour Le Pen. On  peut  éviter  ça dans une élection à un seul  tour : choisir Bellamy,  c’est   la sagesse et  l’efficacité. Le centre droit peut et doit le comprendre.  C’est le seul  vote qui construit l’avenir.

Quant à Jean-Pierre Raffarin, j’en conclus que son soutien est un mélange de copinage et d’intérêt personnel.  N’est-il  pas le représentant spécial du gouvernement pour la Chine et n’a-t-il pas une ONG (Leaders for Peace) à faire vivre  … ? Décevant, très décevant ! Car ce sont ces reniements qui alimentent le dégoût des "politiques"  et le  vote  populiste !

 

 


TRIPATOUILLAGES FISCAUX ET CULTE DU POUVOIR D’ACHAT !

Contribuable détroussé

 

Baisse…relative !

Darmanin n’arrête pas de nous vanter sa  baisse des impôts. Il  parait que ce sera en moyenne 300€ par foyer fiscal. Bon déjà, c’est pas grand-chose à côté de ce qui m’a été pompé avec la CSG et la désindexation. Sans compter que je n’ai pas eu droit au dégrèvement de la Taxe d’Habitation. Il faut ajouter à cela que la hausse du prix du carburant m’en aura repris une grande partie : mais pas question de toucher aux taxes. C’est vrai que selon  le «  petit arriviste du Nord », il paraît que ma retraite de prof fait de  moi un « riche ».  Je redécouvre en faisant ma déclaration d’impôts que j’ai une part de CSG non déductible qui se rajoute à mon revenu imposable : de l’impôt sur l’impôt. Et en plus, je m’aperçois qu’on m’aura prélevé à la fin de l’année plusieurs centaines d’euros de plus que l’année dernière avec le prélèvement à la source, sur  lesquels l’Etat va évidemment m’en rendre une partie,  mais en attendant j’aurais fourni de la trésorerie à Bercy…  Entre l’avance sur défiscalisation perçue en février et le reste à recevoir à l’automne, comment s’y retrouver  dans cette usine à gaz ! Tout cela n’est pas sérieux et s’avère bâti sur du sable puisqu’il n’y a aucune économie sérieuse réalisée pour combler les largesses de l’Etat. Au contraire, c’est la dette qui va financer  ou pire, les  entreprises. Avec un tel système, la  France continuera de s’enfoncer. Mais les finances n’ont-elles pas été les grandes absentes du « grand débat » !

Toujours la recette du bonneteau.

Après les retraités et les automobilistes, les entreprises vont être les nouvelles victimes du bonneteau fiscal du gouvernement. Pourtant, il serait urgent de redonner de l'oxygène à nos entreprises, PME, artisans et commerçants. Les  chiffres parlent d’eux-mêmes : 60%, c'est le taux moyen d'imposition des entreprises sur leur chiffre d'affaire en France, soit 20 points de plus que la moyenne européenne et les allégements de charges envisagés  sont toujours remis  à  plus tard : report d’une partie des baisses de charges sur les entreprises prévues cette année, report d’un an de la baisse prévue en 2019 de l'impôt sur les sociétés, augmentation du 5e acompte d’impôt sur les sociétés dans la loi de finances pour 2019, bonus-malus sur les contrats courts dès cet été. Quelle confusion, ça va dans tous les sens ! Et on voudrait que les chefs d’entreprises aient confiance ?

Le chômage est la résultante de cette politique désastreuse.

Regardons les taux de chômage : États-Unis 3,6% (au plus bas depuis 50 ans),  Japon 2,5%,  Grande Bretagne (malgré le Brexit) 3,9%,  Allemagne 3,2% et France ...  8,8%!  Il y a problème, non ? Mais le chômage  a été l’autre grand absent du « grand débat » ! Alors expliquez-moi pourquoi la plupart des grands  pays développés  sont au plein emploi. Inutile d’argumenter avec les habituelles excuses,  petits jobs, emplois low-cost, et autres temps partiels, la vérité c’est que partout la part des emplois à temps plein explose et que les salaires augmentent. Si notre taux de chômage est deux à trois fois plus élevé que celui des autres pays développés cela ne vient pas d’eux, mais de nous. Nous avons  un  problème avec l’emploi qui est le  produit d’une pratique politique obsolète dans  laquelle  on s’entête : tant que  l’on fera du pouvoir d’achat l’obsession comme vecteur principal de la  croissance par la consommation, on alimentera la machine à fabriquer des chômeurs. Des déficits et de  la dette  en plus. De  l’appauvrissement pour tous  et en particulier les classes moyennes. Le  chômage n’est pas une fatalité. La  preuve, dans les pays d’Europe du Sud qui ont frôlé la faillite en 2010 et qui, eux, ont réagi, il recule fortement !

Alors,  on fait quoi ?

Puisque macron n’a été  capable que de dégainer  17 milliards de dépenses supplémentaires pour alimenter le  monstre, il faut  qu’on en finisse avec cette  politique qui fait du pouvoir d’achat l’alpha et l’oméga de la croissance. Il faut qu’on reprenne une politique de production de richesse, seule vraie solution pour créer de l’emploi et augmenter les salaires. Trois priorités s’imposent : un choc de libération fiscale, afin de baisser en priorité les impôts de production ; simplifier radicalement le droit du travail ; augmenter le temps de travail et en finir avec le boulet des 35 heures ! Tant que l’on ne fera pas ça, on  appliquera des cautères sur une jambe de bois. Ce que fait Bruno Le Maire. Mais ça voudrait dire se soustraire à la pensée dominante des technocrates et de la gauche, l’idéologie de l’égalité à  tout prix et  de la redistribution à outrance ciblée sur les classes moyennes.

On n’a donc pas fini de voir des gilets jaunes …

 

 


LES CHARMES DE LA PROPORTIONNELLE !

Proportionnelle

 

33 listes !

Qui dit mieux, ou  plutôt qui dit plus ?  Il y aura donc 33 listes  en compétition pour l’élection des députés au Parlement européen. Record battu ! Personne ne pourra dire qu’il n’avait pas  le choix. Encore que… Avec une telle inflation de candidature  l’embarras du choix peut faire place  à l’impossibilité de choisir. A condition d’avoir tous les éléments pour le faire. D’expérience je peux vous annoncer déjà que bien peu de ces 33 panneaux officiels recevront leur affiche réglementaire.  Et dans aucun bureau de vote à travers la France et tous ses territoires, il  n’y aura 33 bulletins de vote. Il parait que certains ont envoyé sur les  réseaux sociaux un bulletin de vote  à « tirer soi-même » ! C’est qu’une campagne, même en s’en tenant à l’officielle,  nécessite une infrastructure militante et a  un coût, et ce coût n’est remboursé qu’après avoir obtenu au moins 3% des suffrages (ou 4%).  Encore faut-il faire au moins 5% pour commencer à avoir des élus.  Si c’est ça la  démocratie ! Je crains surtout que  la vue de tous ces panneaux inutilisés, qui ont un coût eux aussi, ne soient une dissuasion de plus pour les sceptiques d’aller  voter. Déjà que pour l’instant  on n’aurait que 40% de participation !

Trop facile.

On nous dit que l’élection à la proportionnelle est la plus juste et la plus démocratique. Sur  le   principe, il  n’y a rien à redire.  Mais dans les faits, on voit tout de suite  à quoi ça conduit : pléthore de candidatures, dispersion des voix,  absence de majorité pour décider, et forcément détournement des suffrages par des arrangements post-électoraux de cuisine boutiquière. C’est exactement ce qui s’est produit sous la IVème République. On a vu comment les  partis minoritaires  par le chantage arrivaient à obtenir des postes en proportion inverse à leur poids  électoral, avec basculement à la première occasion,  provoquant une instabilité gouvernementale devenue proverbiale. On est bien loin de l’image que voudrait en donner Marine Le Pen et François Bayrou, sur les bienfaits de la diversité à l’Assemblée. Sans compter que le système, en privilégiant les listes nationales, conduit à élire des apparatchiks  parisiens et contribue à éloigner les élus du peuple. Cependant, trop c’est trop !  Il n’y a pas dans notre pays autant de courants d’opinion. On assiste  à un détournement de la démocratie. C’est donc qu’il y a un intérêt autre. Cette profusion vient probablement de ce que l’opération peut-être juteuse financièrement en utilisant convenablement le financement public accordé à chaque voix qui se porte sur un candidat ou une liste. Si je n’ai aucun frais de campagne et si je récupère quelques dizaines de milliers de voix,  le tour est joué : il suffit de créer un micro parti et de trouver 79  potes… Et  c’est le « jack pot »  inutile de vous demander comment font Asselineau  et compagnie…

Equilibre entre représentativité et efficacité.

La  France est  un pays latin particulièrement enclin à la division. Le  Général De Gaulle en instituant le scrutin majoritaire pour toutes les élections avait fait preuve de bon sens. On peut évidemment nuancer en injectant une petite dose de proportionnelle  pour qu’une ou plusieurs oppositions puissent siéger dans des conditions démocratiquement acceptables. Aller au-delà de 15% dans l’état actuel du paysage  politique,  c’est prendre le risque de ne pas avoir une majorité stable de  gouvernement à l’Assemblée nationale. Surtout si on diminue le nombre des députés. Pour ce qui concerne l’élection au Parlement européen, le responsable de cette  situation ubuesque, c’est Macron,  en rétablissant les listes nationales. Il a facilité le travail de  constitution de ces listes parasites. Avec le scrutin régional tel qu’il avait été mise en place, la tâche était infiniment plus compliquée pour tous les petits plaisantins. Voilà comment un intérêt  politicien, il n’avait pas d’implantation de terrain suffisante pour la République en Marche,  conduit à la pagaille. Je crains qu’il ne récidive avec sa réforme  constitutionnelle. Cet homme-là a une aptitude à mettre la France sens dessus-dessous impressionnante !  

 


MACRON N’A RIEN REGLE !

Macron flutiste

 

Les samedis se suivent…

Hier c’était le 25ème samedi de protestation des « Gilets jaunes ». Peu importe leur nombre, peu importe que ce ne soient plus les mêmes qu’au début du mouvement. Ils sont le symptôme d’une crise sociale qui perdure, faute de décisions adaptées. Le pouvoir actuel donne l’impression de se contenter de gérer la situation par la répression. Maintenir l’ordre public est nécessaire, mais il n’est pas suffisant. On nous a fait tout un plat de ce « magnifique Grand débat » qui n’a en fait été « grand » que dans la tête de ses propagandistes, car ni la participation (entre 500 000 et 1,5 millions de personnes sur 47 millions d’électeurs), ni les propositions qui en sont sorties  ne méritent  une si grande attention.  Que ressort-il de ces cinq mois de discussions sinon qu’ils ont servi au Président de gagner du temps par un exercice pseudo-démocratique cousu de fil blanc, sévèrement encadré par le pouvoir et accaparé par le chef de l’Etat. Quant  aux « Gilets jaunes », on serait bien en peine aujourd’hui d’énoncer quelques revendications cohérentes.

Des annonces déconnectées.

Les annonces faites il y a quinze jours par l’hôte de l’Elysée, dont on nous annonçait qu’après, plus rien ne serait comme avant, n’ont qu’un lointain rapport avec la crise sociale. Certes il nous a épargné le RIC et le retrait de l’ISF, et pour le reste il s’est contenté de disserté, comme d’habitude, en annonçant au passage, sans en préciser les contours, quelques diminutions d’impôts très clientélistes comme de revenir sur la désindexation des petites retraites d’ailleurs imposée par le Conseil constitutionnel,  quelques préoccupations écologiques, et en découvrant qu’il fallait travailler plus et baisser la dépense publique, sans toucher à rien, comprenne qui pourra. Ce sont les classes moyennes dites aisées qui vont être à nouveau broyées. La réalité c’est que la France n’a plus aucune marge de manœuvre : notre déficit est de 1,5 point supérieur à la moyenne de la zone euro ce qui est considérable, et notre endettement est ce que l’on sait. Notre déficit commercial reste abyssal.  On va donc continuer à percevoir de l’impôt sur de l’impôt. D’ailleurs, et ça c’est nouveau, ce sera au Premier Ministre de décider de la mise en œuvre de multiples petites mesures plus floues les unes que les autres. Tout ça pour ça !  On s’étonne après que rien ne soit réglé.

La poursuite de la même politique.

Emmanuel Macron poursuit  dans la même voie : une politique de la demande qui ne marche pas. Il redonne du pouvoir d’achat par la redistribution, mais comme il ne peut plus augmenter les prélèvements, il finance par le déficit et la dette. La vente d’Aéroport de Paris n’est qu’un expédient pour trouver un peu d’argent frais. Aux 100 milliards de déficit du budget 2019, depuis le mois de décembre, l’exécutif a ajouté 17 milliards supplémentaires ! Il cherche des ressources dans la suppression de quelques niches fiscales : cette fois-ci on viserait les entreprises, comme si elles étaient dans les meilleures conditions d’épanouissement ! Mais tout le monde sait bien que ces niches ne sont là que pour compenser les carences de l’Etat quand il ne peut plus financer. Tout le monde voit bien, que malgré les annonces tonitruantes de Le Maire et Darmanin, les baisses d’impôts annoncées sont bâties sur du sable et les statistiques qu’ils brandissent sont aussi fiables que le maquillage d’un camion volé. Sur l’essentiel, Emmanuel Macron fait preuve d’une absence de courage qui condamne son quinquennat : sur les retraites, il finasse en maintenant artificiellement l’âge de départ à 62 ans, sans dire la vérité aux Français ; sur la dépense publique, on a compris qu’il agirait à la marge puisqu’il renonce à réduire le nombre des fonctionnaires ; sur le fameux 3ème acte de la décentralisation, il ne se passera pas grand-chose sinon la création de maisons cantonales des services de l’Etat, préoccupation bien en ligne avec l’assistanat d’un Etat qui se veut omnipotent. La réalité, c’est que la majorité, déchirée par son « en même temps », est si minoritaire dans le pays qu’aucune réforme d’envergure n’est plus possible.

Les Républicains, de plus en plus la solution.

Ce pouvoir qui se veut centriste est faible, et s’il se révélait qu’il n’y ait d’autre alternance possible qu’avec les extrémistes, alors il nous met en grand danger. Il joue avec le feu, car tout est fait dans le jeu politico-médiatique pour valoriser l’affrontement avec le Rassemblement National de Marine Le Pen, dans une sorte de scénario à l’Italienne. Mais le rayon de soleil qui perce annonce la fin de l’éclipse de l’opposition démocratique avec le retour dans le jeu de la droite républicaine. Les Républicains  sont les seuls à proposer les mesures qui réclament du courage politique, avec notamment un plan de réduction de 20 milliards d’euros de la dépense publique. C’est en faisant preuve de vertu budgétaire qu’on peut dégager des marges de manœuvre politique.  Voilà pourquoi il est important qu’à l’occasion des « élections européennes », ils reviennent en force en réalisant le score le plus élevé possible. L’espoir est là, pas ailleurs ! La seule alternance crédible est là, pas ailleurs… Mais pour cela il faut que les électeurs de la droite et du centre décident de se retrouver et de marcher à nouveau ensemble. Convaincre les égarés partis chez Macron de sortir de leur envoûtement, convaincre les « écoeurés » de 2017 de revenir aux urnes. L’avenir de notre pays mérite bien cet effort !

 

 


SEULE UNE REVOLUTION LIBERALE POURRAIT RETABLIR LA FRANCE

Des-liasses-de-billets

 

Je sais ce que le titre ci-dessus a d’incongru dans un pays nourri de la pensée unique que l’Etat peut tout et est la seule institution salvatrice : il suffit de quémander pour avoir… et de descendre dans la rue pour obtenir. Le  libéralisme a mauvaise  presse : encore l’autre  jour,  j’entendais Perico Légasse, journaliste à Marianne, affirmer sur LCI, sans la moindre retenue, que Macron avait sombré dans « l’ultra-libéralisme » au début de son quinquennat.  Il pensait sans doute à la  suppression de  l’ISF. Mais comment peut-on affirmer une ânerie pareille dans un pays qui prélève 57,6% de la richesse produite (soit près de 1 100 milliards d’euros) pour financer les dépenses de l’Etat et les dépenses sociales ?  Il aurait mieux fait de rester à s’occuper de critique gastronomique puisqu’il paraît que c’est sa spécialité. Manifestement ses références en économies sont pour le moins obsolètes ! Voilà comment on abrutit les Français avec des idées fausses assénées  avec la certitude du « sachant ». Nos concitoyens ont une vision tronquée du libéralisme, déformée par une grande partie des médias où l’inculture économique sévit, et par l’Education nationale dont les personnels ne connaissent que les vertus du socialisme. Demandez à un enseignant de vous décrire les ressorts de l’entreprise privée, et vous allez bien rire. Et pourtant, c’est bien de l’excès de dirigisme étatique que notre pays est en train  de crever.

Macron persiste et signe.

Macron, c’est Hollande en pire, nous dit Christian Jacob, qui préside le  groupe LR à l’Assemblée  nationale. Et c’est vrai si l’on considère la croissance des dépenses publiques depuis son arrivée au pouvoir. Près de 50 milliards supplémentaires, contre 30 milliards pour Hollande sur la même période. Le saupoudrage keynésien auquel il vient de  procéder lors de sa conférence de presse confirme la même ligne : s’il rend du pouvoir d’achat à quelques-uns, c’est au prix de hausses d’impôts quelque part, comme les niches fiscales qui seraient supprimées. Toujours le même procédé. Mais on ne cherche pas les économies. Pire même, on y renonce en abandonnant l’objectif pourtant bien modeste de supprimer 120 000 fonctionnaires sur le quinquennat. Il  se moque de nous quand il annonce la réindexation des retraites sur l’inflation à partir de 2020 : il oublie de dire que le Conseil constitutionnel l’y oblige après avoir invalidé la décision de ne pas les indexer. Et il n’est pas certain que la limite de 2 000 euros ne subisse le même sort. Il y a quelque chose de malsain dans le raisonnement présidentiel qui consiste à rétablir partiellement ce qu’il avait supprimé en le présentant comme un effort de sa part. Un mensonge ! Et que penser de sa proposition de « retraite minimale à 1 000 euros » non accompagnée du financement, ce qui revient à creuser un peu  plus le déficit et la dette… Irresponsable. Tout ce qu’il  a  proposé sort du même  tonneau : celui des Danaïdes ! Rien de structurel,  rien d’opérationnel, rien de durable. Le  comble : Macron réussit à discréditer le libéralisme sans jamais l’avoir pratiqué !

Il est possible de rétablir la France.

Et  ça peut aller vite !  Rappelons-nous, 1958 et le retour du Général De Gaulle. C’est grâce aux réformes libérales du plan Armand-Rueff que la France s’est rétablie et en quelques années avait remboursé sa dette tout en assurant une croissance vigoureuse de son économie. Notre pays a besoin  de réformes en profondeur. Il est le seul grand pays démocratique qui n’ait pas refaçonné son Etat après la crise de 2008. Tant que celui-ci n’engage pas un vaste mouvement d’optimisation de ses ressources et de ses missions, il ne pourra relâcher la pression fiscale, aujourd’hui confiscatoire, ni sur les acteurs de l’économie, ni sur les contribuables. Partout ailleurs, les recettes libérales ont été appliquées avec succès. Macron avait annoncé une « transformation » mais les réformes ne sont jamais faites, autres que 11 nouveaux prélèvement et  taxes… Pour que la  France redevienne un pays compétitif et retrouve le chemin de la richesse il va falloir oser : réduire la  place de l’Etat, ouvrir les services  publics à la concurrence du secteur privé, diminuer les impôts et donc les dépenses, et réduire les réglementations qui empêchent les entreprises de croître. Et  il faudra aussi que la droite colbertiste  se convertisse au « moins d’Etat ».  En même temps il faudra sortir les Français de l’infantilisation dans laquelle l’Etat-providence les a plongés, habitués qu’ils sont à ce que l’Etat leur donne tout et s’occupe d’eux en permanence. C’est donc à la droite d’assumer des positions fortes, libérales dans le domaine économique et fiscal,  et conservatrices sur le plan sociétal.  C’est ainsi qu’elle créera les conditions de son retour au pouvoir.

Car, jamais le pays n’a été aussi inquiet pour son avenir.  Il voit bien que le gouvernement actuel n’offre pas les perspectives du redressement. Le discours de Bruno Le Maire  est  constamment contredit par le jeu de bonneteau auquel  il se livre. Les  Français voient bien que le gouvernement se contente d’administrer le déclin du pays, de protéger au passage l’héritage socialiste en entretenant la haine du riche, et surtout d’assurer la survie du vieux modèle étatique ruineux. C’est de ce cercle infernal qu’il faut sortir.

 


AU-DELA DES MOTS… LE MIRAGE.

Conf de  presse Macron

 

« J’ai écouté, j’ai appris, j’ai compris… mais je ne change rien ! »

En fait, ce sont nous, les citoyennes et citoyens qui sommes  bêtes, qui ne comprenons rien.  C’est d’ailleurs ce qui ressortait de ses longs plaidoyers au cours  de ses rencontres du « grand débat ». A  part la mise-en-scène bien léchée à laquelle on est habitué, la conférence de presse d’hier était dans le droit fil de ce qui avait fuité du discours qu’il devait  prononcer le soir de l’incendie de Notre-Dame. Rien de bien nouveau, il tire même prétexte de la synthèse (très partielle) du débat national  où  il y avait à boire et à manger, pour faire avancer ses marottes à commencer par la réforme constitutionnelle. Du contenu de ses deux heures et demie  de baratin on ne retient aucune solution durable, on y voit que du rafistolage teinté de clientélisme électoral, comme la nécessité de recoller avec une partie des retraités qu’il a sérieusement  maltraités depuis le début de son quinquennat. Mais il ne faut pas nous prendre pour des buses. Je ne changerai donc pas d’avis à son sujet : cet homme est un escroc (intellectuel) et on ne peut pas lui faire confiance, parce qu’il change de discours au gré des circonstances.

Assez de comédie !

Il aurait pu être un artiste et jouer dans Starmania. Il voulait  peut-être devenir acteur de théâtre, et dans le tragique il aurait pu faire un malheur. Mais voilà, il est  Président de la République. Je ne sais pas s’il a raté sa vocation, mais c’est un fait : le naturel chez lui n’existe pas. Il est toujours en représentation et ça se voit. Après on s’étonne que ça ne passe pas avec les Français. C’est qu’en politique, le factice c’est mortel. Et tout en lui, postures,  gestes, vocabulaire, est factice. Quel contraste avec la  fraîcheur authentique d’un Bellamy ! Encore une fois, Emmanuel Macron a donc cédé à la communication stérile et aux effets d’annonce trompeurs. Il a démontré une fois de plus qu’il ne comprenait toujours pas la colère des Français.

Ras-le-bol de la ségrégation fiscale !

Avec ma retraite de prof je n’ai pas droit aux lots de consolation (remboursement de l’augmentation de  la CSG et réindexation) parce que trop riche ! Et que penser d’un cadeau fiscal de 5 milliards d’€ alors qu’il a prélevé 24 milliards avec l’augmentation de la CSG ! En promettant la réindexation des retraites à l’horizon 2021, Emmanuel Macron propose carrément un marché de dupes aux retraités car cela veut dire que leur pouvoir d’achat continuera de baisser jusqu’en 2021. Les aînés sont traités comme un segment électoral à conquérir avant les élections et de préférence la présidentielle. C’est un marché de dupes parce qu’il n’y a en face aucune mesure d’économie des dépenses. Il trompe les retraités. De même il baisse des impôts pour les classes moyennes à bas revenus mais pas pour les « zézés ». C’est de la pure ségrégation fiscale. Et il oublie les automobilistes qui sont pourtant les grandes victimes de son quinquennat, alors que le prix du carburant affiche une hausse de 11% depuis le début de l’année 2019, Emmanuel Macron n’a eu aucun mot pour ces derniers. C’est pourtant ce qui a poussé les Français dans la rue ! Il démontre par là son indifférence et son manque de courage face à l’inquiétude profonde des Français qui se lèvent tôt pour aller au boulot. Et  si on commençait d’abord par supprimer les hausses de taxes sur le carburant et par supprimer la hausse de la CSG !

Le mirage des baisses d’impôts.

Le Président nous dit qu’il veut baisser les impôts mais ne dit pas lesquels. Il souhaite réduire la dépense publique mais ne dit pas concrètement comment, surtout quand il  abandonne sa volonté de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires et trahit ainsi son engagement de campagne. En revanche, la suppression de niches fiscales est bien une hausse des impôts. Alors  Monsieur Le Maire peut bien marteler que le gouvernement a baissé les impôts, il nous prend pour des amnésiques : il oublie tout simplement que le quinquennat a commencé par une hausse massive. On n’a pas la mémoire si courte. Sinon, comment aurions-nous le record des prélèvements !

Absence de courage, manipulation et tentation  du pouvoir personnel.

Manque de courage sur l’immigration. Alors que les Républicains avaient proposé un débat sur la politique migratoire au Parlement, cette proposition de bon sens avait été refusée par la majorité « En Marche ». Un débat annuel sans vote de quotas est une supercherie. En deux ans, rien n’a été fait pour réduire drastiquement l’immigration, au contraire, le nombre de titres de séjours délivrés par la France atteint désormais un record. Son incursion dans les  références de François-Xavier Bellamy, "la maison" relève de la  disruption à laquelle il est accoutumé.Un artifice de  plus !  Il parle également de sécession islamiste dans certains territoires de la République, mais derrière la communication la France compte toujours en 2019, 100 mosquées clandestines et 3391 étrangers radicalisés qui gangrènent les quartiers. Enfin en proposant d’instaurer une dose de proportionnelle et en voulant baisser le nombre de parlementaires, Emmanuel Macron n’innove pas, il ne fait que recycler le pire du système politique en cédant au Modem et à l’antiparlementarisme qui sévit sur tous les plateaux médiatiques. Ces décisions vont éloigner les Français de leurs élus sans rendre ces derniers plus efficaces. Par contre il affaiblira à coup sûr le Parlement. Loin d’être un progrès, c’est un recul démocratique. On ne tardera pas à le constater. Cela finira mal !

 

 


DROITE PROGRESSISTE : UN OXYMORE !

Il est  temps que la politique reprenne ses droits. Commençons par remettre les pendules à l'heure.  La droite et la gauche ça existe, et ça n'est  pas la même  chose.  Tant pis pour ceux qui veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

 

Comédie grecque

 

Les transfuges de la droite et du centre qui ont rejoint  Macron ou le soutiennent se proclament appartenir à une "droite progressiste". Un « oxymore » : c’est comme si on disait « droite de gauche ». Contradictoire et impossible. Pour bien comprendre et avoir les idées claires, pour appeler un chat « un chat », il  est nécessaire de faire  un peu d’histoire des idées. La confusion entretenue provient de ce que la frontière entre droite et gauche passe à l’intérieur du « libéralisme » dont Macron se réclame.

Le libéralisme sociétal.

En effet, celui dont Macron se réclame est le « libéralisme de gauche » qui prône la souveraineté absolue du moi.  À l’état pur, quand il ne prend en compte que l’individu et l’humanité, ce libéralisme est une utopie de la liberté illimitée, un messianisme qui prétend faire naître un monde parfait au moyen d’un principe sacré. Cela devrait vous rappeler les discours enflammés de la campagne présidentielle, se terminant par les bras  en croix : messianisme oblige ! Pour ce libéralisme qui, dans sa forme extrême, refuse les spécificités des peuples, des civilisations, des sexes mêmes, il n’y a que des individus interchangeables. Il constitue un système total. Macron met en oeuvre l’une des facettes majeures de ce libéralisme qui est ce que l’on appelle le « libéralisme sociétal » (ou encore libéralisme libertaire). « En Marche » s’inscrit dans cette filiation : le livre de l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron, Ismaël Emelien, en témoigne.  

Le progressisme n’est pas au centre, il est à gauche.

Pour le mettre en œuvre, il s’est attribué l’étiquette de « progressiste », vieille revendication remise au goût du jour. Elle permettait de distinguer autrefois les deux gauches : celle qui voulait transformer la société, les communistes marxistes, en s’affichant « progressistes », et celle qui voulait  simplement réformer la société, dite  gauche sociale, les socialistes. Cette dernière est tombée à peu de chose faute d’avoir renouvelé et adapté sa doctrine et de fait la « social-démocratie » est en panne partout en Europe,  en même temps que les communistes s’effondraient. Profitant de l’espace, la gauche « sociétale » s’est énormément développée et a pris le pouvoir. Cette gauche-là a renoncé à la révolution sociale et l’a remplacée par « la révolution sociétale », au nom du « libéralisme libertaire »,  d’où les  positions sur la GPA, par exemple, et le discours sur la « transformation »  mis en scène par le macronisme. Elle trouve aujourd’hui ses marqueurs privilégiés dans la défense des droits illimités de l’individu et reprend à son compte le label « progressiste ». Elle s’accommode aussi du centralisme étatique et de la technocratie : ce libéralisme-là ne doit  pas être confondu avec le « libéralisme économique ». Les progressistes ne sont pas au centre, mais bel et bien à gauche. C’est de cette gauche-là que le « macronisme » est le nom.  

La droite peut-elle être de gauche ?

La gauche sociétale, incarnée par Edouard Philippe, les  centristes d'Agir et les  "Juppéistes", mord très loin au centre, et même sur une portion de l’électorat de ce qui fut la droite de gouvernement. La partie de l’électorat de Macron relevant de ce qu’on appelle improprement « la droite libérale » n’est tout simplement pas de droite, elle appartient consciemment ou non à la gauche sociétale. Car le libéralisme n’est de droite qu’à condition d’intégrer les autres dimensions de la droite : les impératifs de la durée du groupe, de justice et de sécurité, le refus de l’utopie. Ce  libéralisme est respectueux de la cité, de la nation, de la famille, où il garde l’idée de la responsabilité de l’individu quant aux conséquences de ses actes. Il se conjugue souvent avec le « libéralisme économique » qui privilégie logiquement la libre entreprise et souhaite réduire l’état à ses fonctions régaliennes. La droite reste, sans en avoir conscience, l’héritière des valeurs de durée dont était porteuse la civilisation chrétienne avec  laquelle s’est forgée l’Europe. L’antagonisme entre droite et gauche est irréductible car il est inscrit dans l’antagonisme de leurs racines religieuses. La gauche, en effet, provient de deux hérésie, comme l’explique Jean-Marie Harouel : l’une fut caractérisée par la divinisation de l’individualisme et l’apologie de la subversion, l’autre a été la croyance messianique dans la certitude de l’avenir radieux d’un paradis égalitaire et dans les vertus de la révolution ; deux grandes déviations du christianisme.

Progressisme et conservatisme.

Aurélien Taché et Jean-Pierre Mignard viennent d’annoncer la création d’un « laboratoire de gauche » au sein de LREM. La création de ce groupe, dont le nom « Hypérion » évoque le thème du retour de « l’homme-Dieu de l’âge d’or » chanté par Hölderlin, corrobore ce que je viens d’expliquer et ne peut s’être faite qu’avec l’aval de Macron. Il est destiné à envoyer un message clair aux électeurs de gauche pour les inciter à porter leurs voix, lors des élections européennes, sur la liste fourre-tout présentée par La République en Marche. En face, le choix d’un philosophe chrétien comme tête de liste LR accompagne la volonté de refondation doctrinale de la droite. La tâche paraît relativement plus aisée pour François-Xavier Bellamy, dès lors qu’il est assez facile de construire la droite autour des notions d’attachement aux valeurs de durée et de liberté dans la responsabilité. Car, bien que la déchristianisation soit à l’oeuvre en France où l’appartenance revendiquée à la religion chrétienne est devenue très minoritaire, pour les esprits qui ont été façonnés par un millénaire et demi de chrétienté, ce qui est le plus normal, c’est d’avoir une sensibilité de droite, souvent inconsciente d’elle-même, mais qui existe à l’état diffus dans le corps social.

Le conservatisme est un humanisme.

Alors, la vox médiatique acquise à la gauche sociétale taxe cette  droite-là de « conservatrice », comme  on jette l’anathème ! Mais le « conservatisme », ce n’est pas la frilosité, c’est la seule philosophie capable d’inspirer une politique à hauteur d’homme. Car, seul le conservateur, fort de sa connaissance et de son attachement à l’histoire dont il hérite, est capable de se lever et de s’opposer au monde comme il va,  pour ne pas le subir. Le sens de l’histoire et l’adaptation au monde, vécus comme des fatalités, c’est  bon pour les progressistes : à la question « tout ce qui est techniquement possible est-il souhaitable ? », le progressiste fonce, le conservateur s’interroge et sonde le passé,  parce qu’il sait que celui-ci possède une puissance d’inspiration inégalée. L’histoire indique toujours une direction : quand on est redevable de son passé, on se sent comptable de l’avenir. Le clivage entre progressistes et conservateurs connait  un regain d’actualité.  Rien d’étonnant. Face à l’accélération et à la démesure des innovations technologiques et biotechnologiques, la  question est bien de savoir sur quels types de dirigeants on doit compter. Feront-ils droit aux besoins fondamentaux de l’être humain et au droit des peuples à la continuité historique ou seront-ils  enivrés par  les nouveautés, quitte à rendre obsolète la  France et ses singularités ? On comprend mieux ainsi, dans les discours de Macron,  la  négation de la culture française ou le besoin de fédéralisme qui dissoudrait la nation, et inversement, que le mouvement originel des Gilets jaunes, avant d’être phagocyté par l’ultra-gauche, se dressait contre la philosophie libérale-libertaire qui inspire le Président et son équipe, et contre les idoles du progressisme : ouverture,  mondialisation, multiculturalisme, en réclamant pour la France périphérique, un monde humainement viable, traduisant ce besoin de stabilité, de continuité, de familiarité avec les lieux et des êtres  qui sont indissociables de la condition humaine.

Nous saurons bientôt si le Président de la République infléchira sa politique, au-delà des manipulations politiciennes, pour tenir compte de  ce clivage bien plus profond qu’il n’y parait. Personnellement, je pense qu’il n’a pas la culture pour y faire face. Depuis le début, il ne comprend pas le pays qu’il dirige  et l’émiettement de mesures catégorielles en sera  la preuve.  J’espère seulement me tromper.

 


SI, UN AUTRE CHOIX EST POSSIBLE !

Daniel Houlle001

 

Je m’adresse aux électrices et aux électeurs de la droite et du centre. Mon passé  politique de l’UDF à l’UMP et aux Républicains, mon passé d’élu local, attestent de la permanence de mes convictions  et m’autorisent, aujourd’hui à leur donner mon avis et à leur lancer  un appel : celui de ne pas céder au chantage exercé par  des élus en place au parcours fluctuant. Ainsi, d’après Monsieur Béchu, signataire d’une tribune parue dans le Journal du Dimanche, nous n’aurions pas d’autre choix que de voter pour la liste « Renaissance de l’Europe », initiée par le Président de la République.

Eh bien si, un autre choix est possible !

Un leadership mort-né.

Le Président de la République a produit de beaux discours grandiloquents sur l’Europe, du Parthénon à la Sorbonne, proposant de multiples avancées vers toujours plus de fédéralisme, mais force est de constater que personne en Europe ne l’a suivi. Il a voulu réaffirmer son leadership  en publiant une tribune publiée dans tous les pays de l’Union, mais il n’a fait qu’indisposer un peu plus nos partenaires par cette démarche vécue comme une arrogance supplémentaire. Sur le Brexit, esseulé à nouveau, il vient d’être obligé de faire  marche arrière en acceptant un report jusqu’au 30 octobre. Il nous propose une liste caméléon qui  réussit l’exploit de juxtaposer l’oiseau technocrate, le lapin vert et la  carpe centriste, avec pour projets principaux toujours plus d’officines et de budget commun, tout en modifiant son programme qu’il infléchit en mots pour reprendre à son compte les thèmes de l’écologie, de  l’immigration, de la  protection des peuples, défendus depuis longtemps par « Les Républicains » et tenter de détourner des suffrages à son profit. Une telle démagogie et absence de substance ne méritent pas qu’on lui fasse confiance.

L’Europe de Macron ou mourir ?

« Vous n’avez pas le choix ! » Cette injonction hurlée  dans un clip électoral ne doit ni nous faire peur ni nous intimider. Nous n’aurions pas d’autre choix que de voter pour un autre programme que celui bricolé à la va-vite par les petites mains du cabinet présidentiel. Au moins aurait-on  pu espérer avec  un slogan prônant une « Renaissance européenne » un vrai projet de réorganisation stratégique  face aux grands empires chinois et américains, une réaffirmation forte de notre identité, de notre culture, et autre chose que la perpétuation du déficit démocratique d’une Europe confisquée par les technocrates de la Commission. Il n’en est rien.  Comme d’habitude, on joue sur les  mots, les symboles et les peurs. Face aux réalités que l’Europe étale et aux défis qu’elle doit affronter, la liste LRem choisit la politique de l’Autruche. Ce  n’est pas en méprisant le concept de « nation » et en le couvrant d’adjectifs « bruns » que l’on réussira une quelconque renaissance. Ce n’est pas en faisant perdurer l’entre-soi d’une technocratie déconnectée du réel, un centralisme sans légitimité démocratique, le gadget fumeux d’une banque du « climat » inventé pour faire plaisir à l’écologie médiatique que  l’on répondra aux demandes légitimes des peuples qui composent l’Union. Cette Europe-là qui ne protège de rien et dont  la technocratie nous affaiblit, on nous l’a déjà proposée et elle a conduit à toujours plus de rejets et d’abstentions.

Voter  pour la  liste LRem, ce sont des voix de perdues. Comme leur chef, isolé au milieu des chefs d’Etats, que pourront faire une vingtaine de députés  parmi 750, esseulés, ne  sachant dans quel  groupe ils siégeront : ils n’ont aucune chance de faire avancer leur projet. Non, Monsieur Béchu, entre le  fédéralisme irréaliste de Monsieur Macron et le populisme de  Madame Le  Pen, il existe un autre choix.

L’Europe de la « réconciliation »

L’Union européenne n’a pas besoin d’une  « renaissance »,  mais d’une « réconciliation » avec ses peuples.  C’est donc une autre vision, réaliste, concrète qu’il faut avoir, et qui tient compte des réalités : celles de l’Europe de 2019, celle de nations qui se réveillent, qui refusent d’être des passoires sans frontières, ou, comme Le Danemark et la Suède, se trouvent contraintes de prendre des mesures radicales pour endiguer l’immigration massive… Pour sauver l’Europe de l’implosion, « les Républicains » pensent qu’elle doit changer de direction, entendre les inquiétudes des peuples et répondre au triple défi migratoire, économique et civilisationnel qui lui fait face. L’Europe ne progressera que si elle s’appuie sur les nations qui la composent. Pour ces élections, le projet  conquérant pour une Europe qui protège nos frontières, nos entreprises et  notre civilisation, existe, c’est celui proposé par la liste menée par François-Xavier BELLAMY. Avec  ses soixante-quinze propositions concrètes il  est le seul  projet détaillé soumis à l’électorat. Il propose cinq priorités qui permettront de réconcilier l’Union européenne avec les peuples : Une Europe frontière qui prend à bras-le-corps le  problème de l’immigration de  masse, nous défend face au terrorisme islamiste, et protège notre territoire en refusant tout nouvel élargissement ;  une  Europe « civilisation » qui assume et défend notre Histoire, transmet et fait rayonner notre identité et nos valeurs ; une Europe Puissance, qui assume la défense de nos intérêts, de nos emplois, de nos entreprises , face aux géants de la mondialisation que sont la Chine et  les Etats-Unis ; une Europe Projet, qui met fin à la surenchère des normes et axe le travail de la Commission en privilégiant de grands projets stratégiques, utiles pour nos peuples, pour notre économie, pour notre futur ;  une Europe efficace, plus démocratique,  moins technocratique,  plus respectueuse des citoyens et des nations européennes.

Electeurs de la droite et du centre, Monsieur Béchu vous trompe et vous n’êtes pas obligés de vous laisser prendre en otage  par un choix qu’il voudrait manichéen, entre le sauveteur progressiste  Macron et les populistes du Rassemblement national, qui ne correspond pas à la  réalité.

Vous voterez pour l’efficacité en choisissant la liste d’union de la droite et du centre de François-Xavier Bellamy. Vous enverrez des députés siéger dans un groupe  influent et nombreux au Parlement européen, le PPE, où ils pourront faire avancer et concrétiser leurs  propositions.

 

 


LE PEUPLE DEPOSSEDE

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On a beaucoup glosé sur les motivations des « Gilets jaunes », je parle des  vrais, ceux de novembre. Si l’overdose fiscale, notamment sur les carburants, a été l’étincelle qui a mis le feu aux poudres, cela n’a pu se faire que parce que  le malaise était déjà profond et venait de bien plus loin. On peut le résumer en un mot : abandon. Une grande  partie de la population de notre pays, celle que l’on situe communément dans la « France  périphérique »,  celle qui va  au travail chaque jour pour de maigres revenus et pour laquelle les services publics  ont peu à peu disparu de son environnement, s’est  progressivement sentie exclue. Exclue de la  progression sociale, exclue de l’espoir d’un avenir meilleur,  cantonnée à végéter. Mais d’où est venu ce  phénomène et pourquoi s’est-il  aggravé ?  De multiples causes évidemment ont été identifiées. Mais il y en a trois que je voudrais mettre en exergue, dont le gouvernement actuel a aggravé  l’impact conduisant à toujours plus d’assistanat  et de déresponsabilisation… qu’on  pourrait résumer avec la formule : « Dormez en paix,  braves gens, l’Etat s’occupe de tout pour vous ».

L’impôt automatique et la fin du consentement.

Je ne dirai jamais assez combien le « prélèvement à la source » de  l’impôt sur le  revenu participe de cette déresponsabilisation collective. Ne plus être en mesure de contester son impôt en suspendant par exemple le paiement, est déjà grave en soi. Mais pour un grand nombre de contribuables, dès l’année prochaine, ce sera pire : ils n’auront plus besoin de faire de déclaration de revenus.  Tout sera automatique. L’impôt disparait du paysage. Ce n’est bien sûr qu’une apparence. L’Etat est parvenu à ses fins : rendre l’opération indolore. Mais que restera-t-il de la conscience citoyenne, celle de l’acte volontaire pour participer au train de vie de la Nation ? Bercy nous transforme en un peuple de fourmis. Après le tiers payant généralisé, l’impôt aseptisé.

L’affaiblissement du système électif.

Les  Français n’ont pas une grande estime déjà de leurs élus. Cela tient à l’impuissance politique à laquelle ceux-ci sont souvent confrontés : nous avons tellement rendu possibles toutes les formes  de recours contre leurs décisions qu’il faut un temps fou entre une décision et sa réalisation, quand celle-ci a réussi à traverser le maquis juridique. L’exemple de Notre-Dame des Landes est à cet égard emblématique.  Pourtant,  nous avons une classe politique, malgré ce qu’on en dit, désintéressée et qui a à cœur d’être au service de tous. Le moins qu’on puisse dire est qu’elle est découragée : beaucoup de  maires ne veulent plus se représenter, dans des proportions jamais vues, les parlementaires sont attaqués régulièrement sur  leurs « privilèges » à tel point qu’on finira par n’avoir plus que « des fleurs de naves » comme candidats.  Qui plus est, le  pouvoir exécutif a transformé les députés de la majorité en godillots avec un conditionnement jamais atteint, et l’opposition n’a jamais été traitée comme quantité négligeable à un tel degré. Le pouvoir a multiplié les mises à l’écart des élus locaux, traités comme quantités  négligeables, et mis sous tutelle les collectivités locales en supprimant la taxe d’habitation, entre autres. Affaiblissement du Parlement, mépris pour les élus des territoires, partenaires sociaux tenus comme des empêcheurs : c’est toute l’architecture démocratique qui est atteinte.

De la démocratie à la technocrature.

Le « nouveau monde » dans lequel  veut nous faire entrer Emmanuel Macron  souhaite se  passer des élus et des corps intermédiaires. On n’a  plus besoin de droite ni de gauche, puisque  le « technicien » suffit à gérer les affaires communes. La fin du clivage fait le lit du technocrate. Plus besoin de penser.  Le « progressisme »  doit suffire. C’est en son nom que la « transformation » doit avoir lieu. Le progrès est la solution de tout : si c’est le cas, « big brother » n’est pas loin. Car le triomphe de la technocratie et le renforcement de  l’étatisation conduisent tout droit à la dictature de la technocratie toute puissante et sans contre-pouvoirs : nous allons passer de la démocratie à la technocrature. Nous saurons bientôt de quel côté va pencher le quinquennat. Le Président nous promet des mesures fortes. S’il touche aux Institutions pour affaiblir la démocratie représentative, nous ne laisserons pas faire !

 


RENAISSANCE ET RECONCILIATION !

Daniel Houlle001

A mes amis de la droite et du centre, 

Notre parti est vivant.

Encore convalescent mais il reprend des couleurs. Chaque jour qui passe montre combien le procès en radicalité fait par certains était dérisoire et dénué de fondement, et un prétexte alimenté par des intérêts personnels pour lui tourner le dos.

Dans la crise que traverse notre pays et où nous a conduit la politique inepte du « en même temps » d’Emmanuel  Macron, l’échéance européenne est une belle occasion de lui démontrer  qu’il y a une autre voie que son mortifère affrontement avec Marine Le Pen.

Le moment est venu de tourner la page de l’année 2017 et de ses turpitudes de tous ordres. Chez « les Républicains », une nouvelle génération s’est levée pour relever le défi de faire vivre une nouvelle droite, humaine, fraternelle et libérale, largement ouverte sur toutes ses sensibilités. La  composition de la liste de François-Xavier Bellamy en témoigne.

Le moment est venu d’accompagner ce mouvement en nous rassemblant. Cessons de jouer à « cinquante nuances de Républicains »,  si c’est pour dire la même chose chacun de son côté dans le but de préserver un petit pré carré, attitude qui ne pourra déboucher que sur des déconvenues pour tous.

Le moment est venu de la réconciliation, c’est la condition d’une renaissance durable.

La désignation de François Xavier Bellamy comme tête de liste pour les élections européennes est une belle illustration de l’attachement à nos idéaux humanistes et européens de toujours.

L'alternative est à droite.

Amis de la droite et du centre, ne nous laissons pas leurrer par les discours séduisants d’un président qui ne comprend toujours pas le pays qu’il gouverne. Le « nouveau monde » devait effacer le clivage droite-gauche, il resurgit au sein même de sa majorité. Le « progressisme », vieux concept emprunté à la doxa communiste, devait ouvrir le chemin de lendemains qui chantent : il a débouché sur la jacquerie des « Gilets jaunes ».

Le gouvernement pratiquerait une politique de droite, mais ce n’est que la continuation de la politique socialiste de Hollande, la centralisation technocratique en plus accentuée. On n’est pas de droite quand on augmente les dépenses de  50 milliards d’euros, on vote  un budget avec 100  milliards de déficit, on reporte toujours  les  économies  qui permettraient de baisser la dépense publique, on massacre  la  politique familiale, on taxe toujours plus les classes moyennes aisées,  on propose d’empiler les agences et les technostructures de l’Union européenne… avec  à la clé des taxes en plus. Y avait-il besoin de dépenser 12 millions d’euros dans un « grand débat » pour découvrir ce que les parlementaires « Les Républicains » dénonçaient et réclamaient depuis des  mois face à  une majorité sourde et arrogante : l’urgence d’une baisse des impôts, la justice fiscale, la prise en compte des territoires notamment pour la santé ? 12 millions d’euros pour que le Premier Ministre redécouvre l’Amérique et enfonce des portes ouvertes !

« Les Républicains »  ont tiré les leçons de leurs défaites de 2017. C’est  une nouvelle droite qui émerge, ferme dans ses convictions,  fidèle à ses valeurs humanistes, lucide sur les difficultés  du pays,  consciente de sa responsabilité sociale et motivée pour y apporter les remèdes avec un discours de vérité. Elle est la seule formation politique à proposer un plan de réduction des dépenses de 20 milliards d’euros par an, documenté et chiffré, préalable à toute baisse de la fiscalité.

A l’occasion de l’élection des députés  au Parlement européen, elle fait la démonstration de son sérieux : elle est la seule formation politique à proposer un programme réaliste de 75 propositions détaillées, dont l’objectif est de redonner du sens  à la construction européenne. Des propositions qui ne cherchent pas une « Renaissance » mais la « réconciliation » avec les peuples par leur caractère concret et applicable.

Le 26 mai, c’est une nouvelle  page de l’histoire de notre parti qui va s’écrire, pour  le succès de  la France en Europe et de l’Europe dans le monde. 

Ensemble, soyons au rendez-vous !

 

 


LA SEMAINE D’ARCHIBALD

Haddock cons

 

Soutien implicite ?

Les déclarations de Giscard sont toujours éclairantes. Dans les colonnes du « Parisien », il décrit les  grands enjeux de  l’élection européenne. Il  estime que l’échéance électorale n’est pas destinée à régler un certain nombre  de problèmes (comprenez  les  Gilets  jaunes ou les changements que le  parlement européen n’a pas le pouvoir d’accomplir). Il est contre une armée européenne, il faut renforcer les  frontières de l’espace Schengen contre l’immigration, il  est  pour une Europe confédérale puissante, il soutient une candidature de l’Allemagne au Conseil de Sécurité de  l’ONU et pas question que la France abandonne le sien… Des points essentiels qui rejoignent le programme défendu par François-Xavier Bellamy et  la  liste LR !

LR, 50 nuances…

Xavier Bertrand, Président des Hauts de France, a  quitté le parti après l’élection de Laurent Wauquiez : « Je ne crois plus aux partis  politiques,  parce que dans les partis politiques on est obsédé par la  conquête du pouvoir, par garder le pouvoir et  on ne s’occupe  pas des idées ». Mais ce discours n’est-il pas adapté  justement à sa situation personnelle d’élu avec des voix socialistes…  Sinon,  si vous l’écoutez bien, ce  qu’il raconte sur  les retraites, sur la décentralisation, etc… c’est du pur LR.  On ne se refait pas.

Cacophonie européenne.

Un débat à 12 avec des temps de parole de 1 mn par question, c’est mission impossible !  Surtout quand tout le monde parle en même temps.  Pas certain que cela incite nos concitoyens à aller voter. On retient l’élégance verbale de Bellamy, le déluge oratoire de Bardella, l’erreur magistrale de Dupont Aignan qui multiplie par deux  le nombre des immigrés  accueillis par l’Europe, les suppliques de Glucksman  à l’union de la  gauche. Asselineau n’a rien à faire là, il est contre tout. Les  Verts  sont bien verts et croient toujours au paradis  vert des bisounours verts. Hamon est toujours aussi austère, et Loiseau a confirmé ce qu’elle était, une technocrate froide sans empathie avec  le charisme d’une huître. Pour le crédo on a eu Lagarde… Le communiste est bien rouge et Philipot toujours aussi antipathique. Quant à la France insoumise on l’a reconnue à la faconde mélenchonnienne dans une petite brune bouclée, mais à  part ça …

Cafouillage.

L’âge de départ à la retraite,  c’est comme le  calcul de l’âge du capitaine : complexe. Il  y a les  partisans du maintien des 62 ans, il y a ceux qui acceptent un léger recul et il y a ceux qui brisent vraiment le tabou et  demandent  qu’on aille jusqu’à 65 ans.  Dans  la majorité LRem c’est l’effervescence, au gouvernement on n’est tout sauf clair et même Jupiterion  a entrouvert la  porte du recul de l’âge. De quoi mettre Delevoye hors de lui au point de  poser sa démission sur la table ! Ouh, là, là …. Dur, dur, le ni de droite, ni de gauche.

Intox du JDD.

On nous avait  dit que la droite et la gauche, c’était le monde ancien. Alors pourquoi dans le JDD  d’aujourd’hui, cet  article  qui titre : « Le  pack de droite  montre ses muscles »,  citant Philippe, Le  Maire et Lecornu… Sous prétexte qu’ils sont venus de LR. Mais ils ont renié leurs convictions et  font une politique de gauche depuis qu’ils sont au gouvernement. Et quand Darmanin annonce la baisse des impôts,  c’est à la fois un mensonge et toujours la même rengaine : si baisse il y a,  ce sera toujours pour les mêmes, ceux qui touchent, et compensé  par une hausse pour les autres ! Rappelons-nous que la « baisse » de 2018 s’est traduite par 4,5 milliards d’impôts  en plus pour les ménages. On cherche toujours vainement  une proposition de baisse des dépenses publiques. Sauf celle de Wauquiez, bien sûr.

Une huître vieille de 30 ans et pesant plus d'1kg a été retrouvée en Vendée.

Pour se changer  les idées : deux jeunes Vendéens âgés de 10 ans ont fait une trouvaille assez incroyable il y a une semaine. Ils ont déniché une huître géante dans un parc à huîtres de Talmont-Sainte-Hilaire, près d'une rivière. Un mastodonte qui pèse 1,3kg et mesure 27 centimètres ! Ce coquillage pèse habituellement en moyenne 60 à 80g. La famille a décidé de l'adopter !

Et aussi …

Brexit : le rythme des départs s’intensifie à la City de Londres. Les entreprises britanniques stockent comme en temps de guerre.

​​​​Pôle emploi confirme qu'un chômeur sur cinq touche plus que son ancien salaire.

Emmanuel Macron a achevé sa tournée de jouvence auprès des maires corses.  Ouf !

Le grand débat national a coûté 12 millions d’euros à l’Etat. Ah, quand même ! Et ça met l'heure verbale de Macron à combien ?

Automobile : le budget toujours plus lourd. L'entretien et les taxes sur le carburant font grimper la facture des voitures essence. Retour à la case départ ?

...

 


BAISSER LES IMPÔTS !

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A force de le répéter, « Les Républicains » vont-ils se faire voler  l’idée ?

Il semble que le pouvoir ait pris en compte le danger d’un discours qui reçoit un écho  dans les classes  moyennes et pas seulement. Après avoir laissé ses ministres et autres  responsables lancer toutes sortes de ballons d’essai de hausses possibles, dans le droit fil des  travaux de France Stratégie ou de Terra Nova, le  voilà qui commence  à mettre des contrefeux. Ainsi, nos deux turlupins  des finances, Darmanin et Le  Maire ont-ils fait la « une » des Echos en annonçant  « une baisse de la pression fiscale d’ici 2022 (année de l’élection présidentielle)   plus forte que prévue. » De quoi se demander si c’était bien de notre pays qu’il  parlait.  Ont-ils été touchés par la grâce ?  S’agit-il d’un  miracle ? Ont-ils senti qu’il y avait urgence ?

Encore de la com’ !

Voyons voir ce qu’ils annoncent : d’abord  une révision de la croissance à la baisse de 1,7% à 1,4% de 2019 à 2022. Difficile de faire autrement compte tenu des résultats obtenus et du contexte. Ils auraient pu éviter de se vanter du fait que la croissance française est supérieure à celle de nos partenaires... C’est peut-être  bien vendre la  peau de l’ours  avant de l’avoir vendu.  Ensuite, ils  se  donnent comme objectifs : chômage à 7%, stabilisation de la  dette,  baisse du déficit (100 milliards aujourd’hui) mais moins ambitieux qu’auparavant. Pour les impôts, c’est encore un peu « demain on rase gratis » : baisse de l’Impôt sur les sociétés à 25% en 2022, suppression intégrale de la taxe d’habitation d’ici 2021  et  baisse d’impôts sur  le revenu pour les classes moyennes dites « inférieures »…  Donc,  ceux qui restent, les  classes moyennes plus ou  moins aisées, vont s’en prendre plein la poire ! Le  cauchemar continue ! En corollaire, comme la Taxe d’Habitation abritait la  taxe audiovisuelle, voilà  qu’on s’aperçoit qu’elle va coûter cher à collecter,  trop  par rapport à ce qu’elle produit : encore une improvisation ! Il est donc probable qu’elle soit supprimée  sans qu’on sache vraiment  par quel prélèvement elle sera  remplacée. Mais en vérité, tout ça c’est encore de la com’. Chaque année, les mêmes nous promettent un effort structurel promis pour … dans deux ans ! D’ailleurs pour baisser les  impôts, il faudrait commencer  par baisser les  dépenses, et sur ce chapitre-là, ils sont plutôt  muets.  Le budget 2019 ne comporte que très peu d’économies structurelles et reporte  l’effort à 2020 voire 2021.

Par ici la sortie !

On attend avec impatience ce que notre « beau parleur » va avoir retenu de ses heures interminables de conciliabules (ça a coûté 12 millions d'euros quand même). Mathieu Laine, essayiste libéral macroniste, dans une tribune publiée aujourd’hui par le Figaro, parie sur un virage « libéral », une mutation du progressisme vers un un macronisme pariant davantage sur les baisses d’impôts, la réduction de la dépense publique, la sécurité et la réduction des inégalités par l’école plus que par la redistribution. Avec en ligne de mire, une nouvelle disruption sur le territoire de la droite, à la fois pour la piéger sur son programme et  par contrecoup l’annihiler définitivement. Le Président percevrait désormais les attentes légitimes de la classe moyenne. Comme il est capable de tout, cette nouvelle tentative de hold-up à droite  est  à prendre au sérieux. Néanmoins, il faudra qu’il compte quand même avec  son entourage et sa majorité largement venue de la gauche et qui attendent « un virage social ». On saura vite ce qu’il trame  dans sa solitude. Il pourrait tenter de brouiller les cartes avant le 26 mai,  conscient que sa dame « cui-cui » a du mal  à faire  prendre son envol à la liste bariolée qu’elle dirige par délégation. Le problème, c’est sa sincérité : pourra-t-on avoir confiance  dans cet esprit sans convictions, mais suffisamment plastique pour épouser successivement toutes les postures ? Macron  prêchant la pleine récompense du travail, du mérite et de l’effort, le recentrage sur l’Etat régalien en proposant une nouvelle étape de la décentralisation ? Il pourrait se parer des plumes du paon en apparaissant comme  le vainqueur non des Gilets jaunes mais des égarés violents, communiant dans la même haine anti-riches. Comme toujours avec lui, il n’est pas certain que les mots soient suivis d’effets. Il appartiendra à la droite d’être elle-même, et comme au judo, si Macron pousse un peu trop, le tirer très fort à elle pour le déstabiliser. Notre électorat est prévenu : il est possible qu’on cherche encore à le duper un peu plus.  

Pas de liberté sans « détechnocratisation. »

Car pratiquer le libéralisme qui passe par l’Etat, ce n’est pas du libéralisme. Tant que les hauts fonctionnaires de Bercy garderont la main, il ne faut guère espérer des marges de manœuvres pour nos entreprises autres que celles qu’on voudra bien leur concéder,  sous étroite surveillance, comme le CICE. Il faudrait une vraie révolution libérale pour remettre la France sur les rails du progrès. Ce n’est  pas avec le gouvernement actuel et  sa clique de conseillers keynésiens qu’elle se fera.  D’autant plus que  les  Français, gavés d’assistanat et sous cultivés sur l’économie, continuent d’attendre tout de l’Etat. Comme le demande Xavier Bertrand : commençons par supprimer l’ENA ! Une petite remarque pour conclure, puisque le capitalisme n’est pas à la mode dans notre pays : le nombre de projets d'investissement réalisés par des groupes étrangers en France a atteint le plus haut niveau depuis plus de 10 ans (Les Échos), avec 1323 projets. La  France attractive pour les capitaux étrangers. Dommage qu’on empêche par tous les moyens le capitalisme français de prospérer. Mais ça aussi,  c’est la politique de Macron et de ses amis banquiers.

Le  feu continue de couver.

Le pétrole continue sa progression : 70 $ sur le Brent, 63 $ sur le Brut. Donc encore une hausse des prix à la pompe... Rappelons que c'est le prix de l'essence qui a mis le feu aux poudres en novembre dernier. On sait pourtant que la hausse du prix de l'essence plombe le budget automobile et pèse sur le pouvoir d'achat des Français, notamment des « périphériques » ! De quoi alimenter le mouvement des Gilets jaunes.

 


NON, SURTOUT PAS LUI !

Fantôme de l'Elysée

 

François Hollande s’en est pris à Emmanuel Macron au cours du week-end, à deux reprises. Cela n’est pas nouveau. Il a sans doute avec l’espoir de le discréditer un peu plus dans le cadre des élections européennes. Je ne peux pas être suspect de prendre la défense du Président actuel, mais je trouve que son prédécesseur a la mémoire un  peu courte et très sélective sur son bilan. Bref, il  me paraît bien mal placé pour venir donner des leçons. Le « boulet » veut revenir dans le jeu.

L’écriture salvatrice ?

Se prenant pour un auteur à succès, il exploite au maximum l’occasion de rencontrer ses sympathisants (il y en a) dans les librairies de France. Et pour justifier la prolongation de la méthode, il vient d’ajouter trois chapitres à son livre pour repartir dans une grande tournée nationale, ce qui lui permet de se livrer à la péroraison la plus confortable et dans laquelle il est le plus à l’aise, celle qui consiste à dénigrer, non sans espérer qu’à l’occasion de jours meilleurs, il puisse reprendre la place. Il n’est pas le seul à jouer à ce jeu-là. Reconnaissons qu’il n’a pas attendu longtemps, après sa décision de ne pas se présenter à un second mandat, pour dénoncer son ancien ministre de l’Économie, sa trahison et même pour reconnaître qu’il s’était fait avoir comme un gamin par Emmanuel Macron. Lucidité tardive. Tant de roublardise chez le candidat de la République en marche méritait bien une vive contre-offensive. Cependant on se passerait bien qu’elle soit associée par M. Hollande, à un éloge permanent de sa propre personne et à une revisitation curieuse et quelque peu fallacieuse de son bilan.

La mémoire revisitée.

Tout le monde, apparemment sauf lui, sait que ce bilan a été déplorable. Il l’a été d’abord parce qu’il a appliqué son programme avec Jean-Marc Ayrault.  Inspiré ensuite par le rapport de Louis Gallois, il a changé de cap. Aujourd’hui, il se présente comme un socialiste ou un social-démocrate, ce qui veut dire tout et son contraire. En réalité, il a passé son temps à piloter à vue, dans une grande confusion avec pour résultat, à la fin de son mandat, une France qui allait beaucoup moins bien qu’au début. Le réenchantement avait viré au cauchemar. Déjà qu’on a du mal à l’oublier tant la politique de son successeur ressemble à celle qu’il avait menée, on n’a vraiment pas besoin qu’en plus Hollande vienne jouer la mouche du coche et vouloir apparaître, par ses fréquentes interventions médiatiques, comme le grand sage dont nous nous serions collectivement privés et qui voudrait apparaître comme un espoir pour demain. Quelques milliers de livres vendus ont développé en lui un narcissisme excessif et tout ce qu’il nous propose, on l’a déjà vu et on a suffisamment donné.

Une vieille antienne socialiste.

Dimanche dernier, à deux reprises, dans le « Parisien » et sur France 2, il a livré son analyse à partir d’une déclaration sentencieuse : « Un jour, l’extrême droite arrivera au pouvoir en France », en laissant entendre que l’action du président actuel revenait à accélérer l’arrivée de Marine Le Pen au pouvoir. C’est vraiment le pyromane qui se fait pompier. Certes, Monsieur Macron, comme lui, joue sur l’argument et s’en sert comme assurance de sa réélection. Tout ça n’est pas nouveau. François Hollande invente le fil à couper le beurre. « Le résultat (de l’action de Macron) n’est bon ni pour la vitalité économique ni pour la cohésion sociale », a-t-il ajouté. Ce qui revient à enfoncer une porte ouverte car, en comparaison avec son bilan, celui de Macron n’est guère meilleur : dette, déficits, chômage... En fait, s’il critique Macron c’est pour tenter de se mettre lui-même en valeur, en comptant sans doute sur une défaillance de mémoire du peuple –on sait qu’elle est courte- celui-là même qui lui a si bien fait sentir sa déception qu’il n’a pas poussé l’outrecuidance de se lancer dans une nouvelle campagne. Mais chassez le naturel, il revient au galop. Sa rentrée épistolaire marque son impatience et elle n’est que l’habillage de sa tentation à revenir en politique, et même à revenir dès 2022.

Le vieux coup du recours.

Les propos de François Hollande montrent qu’il se considère comme un recours pour la gauche, celle qu’il a massacrée en la précipitant dans le labyrinthe de ses initiatives confuses, qui ont commencé par une surtaxe confiscatoire de 50 % pour ceux payant l’ISF en 2012, puis en surtaxant la classe moyenne, pour revenir ensuite au secours des entreprises. Lui, l’unificateur de la gauche ? Lui, dont on ignore complètement le programme ? Lui, qui fait de la politique depuis près d’un demi-siècle et n’est toujours pas rassasié ? Lui qui a lamentablement échoué et ose se présenter à nous aujourd’hui comme s’il n’avait pas ce passé calamiteux ?  Il dit qu’il en a tiré la leçon, c’est trop facile.  Certes, il a de bonnes raisons d’en vouloir personnellement à Emmanuel Macron. Mais on ne bâtit pas une seconde carrière sur la rancune et la colère. La vérité, c’est qu’aveuglé par son estime de soi, il ne peut nous proposer que sa propre confusion politique et idéologique. Et cet aveuglement l’amène à croire que cent mille lecteurs représentent des millions d’électeurs. Le pire, c’est que, en agissant de la sorte, il n’apporte aucun baume aux maux dont nous souffrons. Il les aggrave, avec un cynisme qu’on lui connaît bien, tout à fait dommageable à l’avenir du pays. Il est vrai qu’il a créé un tel vide à gauche avec la destruction du PS qu’il peut penser être un recours, que sa personne et son jugement sont irremplaçables et qu’il peut exposer son expérience comme une valeur sûre. C’est pourtant tout ce qui le disqualifie ! On a besoin que la gauche se rétablisse, mais il est le plus mal placé pour y contribuer.

Une longue méditation solitaire eût été préférable à cette agitation médiatique dépourvue de tout scrupule et de modestie. Et d’humilité !

 


MACRON OU L’IMPUISSANCE POLITIQUE

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Vingtième samedi …

En attendant le vingt-et-unième ? C’est désormais un rituel bien établi : discours sur les réseaux sociaux, incantations enregistrées, et rendez-vous du week-end pour une communion déambulante souvent accompagnée de son cortège de casseurs qui profitent de l’aubaine. Pourtant, ça n’avance pas.  On ne sait plus à quels saints se vouent tous ces pénitents à la casaque jaune tant leurs messages sont confus et contradictoires. Qu’ont-ils de commun d’ailleurs ? Un agrégat de colères ou de rancoeurs venues de différentes sources ne constituent pas forcément un mouvement fédérateur au-delà de l’expression d’une solidarité de façade. Seule certitude : le point de départ a été le ras-le-bol fiscal d’une tranche de population certaine d’être mise à contribution jusqu’au-delà de ses limites. Elle n’a pas grand’chose à voir avec le mal vivre de ceux qui « touchent » et ont le sentiment d’être exclu ou de végéter sans avenir et qui se sont joints au cérémonial. C’est là qu’est peut-être le grand malentendu.  Les 10 à 15 milliards distribués au début du mois de janvier n’ont apparemment pas apporté la réponse attendue, même s’ils vont permettre à notre croissance de se maintenir artificiellement cette année à travers la consommation qu’ils relancent.

Le « grand débat » est un leurre.

La seule réponse politique tentée par le pouvoir aura été de lancer un « grand débat national », à peine vingt mois après la campagne électorale de la présidentielle. Cet épisode du « je suis votre chef, donc je vous suis » contraste furieusement avec la mise en scène jupitérienne devant la pyramide du Louvre. Ce « grand débat » lancé le 10 décembre 2018 et officiellement clos le 15 mars 2019 aurait réuni  plus de 500 000 participants dans 10 500 réunions locales, et autant ont déposé une ou plusieurs contributions sur le site dédié, sans compter les cahiers de doléances ouverts dans 16 000 communes. Et puis il y a eu les conférences citoyennes dans les régions, dont les débatteurs ont été tirés au sort sur leur numéro de téléphone, avec, dit-on un déchet de refus de 90%...  Enorme et « en même temps » insignifiant si on prend en compte les 60 millions de Français que nous sommes. Forcément, il faut relativiser, même si le pouvoir se flatte de « l’énorme succès ».  Maintenant, il va falloir décrypter le fatras de toutes ces élucubrations. On voit bien quelques lignes de force se frayer un chemin, mais tellement contradictoires. Et il faudra compter aussi avec le scepticisme qui entoure tout ce qui procède du pouvoir politique. La confiance est réduite : 62% des Français pensent que l’exécutif ne tiendra pas compte de leurs suggestions. Le grand débat n’aura été qu’un leurre.

Jupiter impuissant .

Forclos, le Président n’en continue pas moins de parcourir le pays pour discuter avec les Français, avec les élus, avec des élèves, hier dans le Maine-et-Loire… Faire la leçon et écouter pour après  se justifier à l’infini. Le roi de la transgression et de la disruption n’est pas à ça près. Triste spectacle d’un pouvoir tombé à terre des mains d’un Président incroyablement déconnecté de la réalité du pays qu’il dirige. Brillant dans les discours, mais disqualifié par son parcours iconoclaste. On découvre un personnage sans morale, sans convictions établies, une âme vide à qui il manque l’épaisseur humaine que forge le « cursus honorum » des mandats locaux. Depuis l’affaire Benalla, à propos de la moralité, chacun a compris que le « nouveau monde » avait accouché d’un gnome hideux. Quant aux idéaux, on ne dirige pas un pays en connaissant par coeur les tableaux « excel » fournis par Bercy. Un retraité ce n’est pas une statistique et le montant de sa pension ne se résume pas à une « strate » plus ou moins imposable. En voulant gommer les différences politiques de la gauche et de la droite pour imposer sa pensée unique du « en même temps », Macron a consacré l’impuissance du politique. L’image bien réelle en a été l’abandon de la construction de l’aéroport de Notre-Dame des Landes, décision prise avec des arguments fallacieux pour faire plaisir à un ministre qui a démissionné ensuite, en bafouant, les élus locaux, la justice et même les citoyens qui s’étaient exprimés par referendum. Tout ça aussi pour ne pas affronter une poignée de zadistes violents. On comprend alors qu’on peine à prendre des décisions courageuses.  Maintenant, voilà le pouvoir Jupitérien pris au piège d’un mouvement venu des profondeurs du pays dont il n’est manifestement pas en mesure de saisir la dimension ni de répondre à la quête, encore moins de circonvenir l’expression hebdomadaire.

A quoi faut-il s’attendre ?

On nous annonce des décisions fortes ! Si c’est le cas, on peut craindre le pire : l’autoritarisme étant inversement proportionnel à l’autorité réelle. Jusqu’à maintenant le pouvoir nous a habitués à des paroles fortes suivies de décisions peu ou pas du tout à la hauteur. Faut-il suivre les pistes de sa majorité présentées par l’insipide Stanislas Guérini qui consistent à s’en prendre toujours aux mêmes : baisse du plafond d’indemnisation chômage pour les cadres, alourdissement de l’IFI, hausse de la taxation des successions, … un catalogue parmi d’autres dans ce concours Lépine pour faire davantage contribuer les classes moyennes aisées. Par contre bien peu de choses quand il s’agit de baisser la dépense publique, pourtant  mère de toutes les réformes pour relancer le pouvoir d’achat, le vrai. Toucher aux Institutions : on sait la tentation du pouvoir en la matière. Là encore un jeu dangereux qui ne résoudra en rien la crise sociale que nous traversons. On ne voit pas en quoi moins de parlementaires permettra de rapprocher les citoyens des élus et de faire des économies (l’ensemble des élus, députés et sénateurs coûtent 12€/an/Français), ou la proportionnelle faciliter la prise de décisions. Attendons d’en savoir plus. J’aurai donc l’occasion de revenir sur le sujet. Avec une certitude : les zézés seront bézés. Le tout est de savoir comment.

J’vous quitte, il y a FX Bellamy à la télé. Lui, au moins ouvre des perspectives, n’est pas possédé par le dogme matérialiste, ne se prive pas d’offrir un peu de transcendance dans le débat et ne fait pas l’impasse sur « l’idée de nation » comme élan d’appartenance. Raffraîchissant !

 


LA FAUSSE BONNE CROISSANCE.

Croissance économique

 

Quand on est pauvre, on se réjouit du peu qu’on a. C’est un peu ce qui arrive à Monsieur Le Maire, dont le jugement peu amène qu’il a sur son ancienne famille politique me  conforte dans l’idée qu’effectivement il n’avait plus rien à y faire, surtout si c’était pour y importer la politique ruineuse qu’il mène. Venons-en à notre sujet : l’Insee prévoit une croissance de 1,4% pour notre pays en 2019, chiffre retenu par notre « petit argentier ». C’est moins bien que le 1,7% initialement prévu,  mais c’est mieux, pour une fois que nos voisins,  notamment l’Allemagne qui connait un coup de mou. Y a-t-il vraiment de quoi se réjouir ?

L’exception française.

Une fois n’est pas coutume, l’environnement économique international est plus sombre que celui de notre hexagone. En effet, à l’automne dernier, le commerce mondial s’est replié pour la première fois depuis début 2016, pénalisé par l’escalade des droits de douane américains et la chute conséquente des importations et des exportations chinoises. Alors que tous les pays développés révisent à la baisse leur croissance, parfois de façon drastique comme l'Allemagne, avec une croissance à 0,7%, la France va peut-être afficher une croissance pour 2019, certes médiocre, mais, pour une fois, supérieure à la zone euro. L'Insee prévoit 0,4% au premier trimestre, 0,4% au deuxième trimestre. Après, c’est plus flou. L’économie française ne pourra rester longtemps insensible à la violence du choc subi par  son premier partenaire commercial : l’Allemagne est notre premier client et notre premier fournisseur. L’écrivain britannique Herbert George Wells disait : « On a les défauts de ses qualités, rarement les qualités de ses défauts ». En ce moment, la France a les qualités de ses défauts : elle exporte trop peu par rapport à l’Allemagne, et c’est bien pratique, lorsque le commerce mondial ralentit ; elle dépend trop de la demande intérieure  et c’est bien commode, quand le pouvoir d’achat et l’investissement des entreprises sont dopés par les milliards de l’Etat, en principe pour calmer les Gilets jaunes. Ainsi, le début 2019 avantage la France par rapport à ses voisins européens.

Une France déconnectée.

La France fait cavalier seul économiquement. À la hausse  cette fois-ci mais plus souvent, à la baisse. Si on regarde l'évolution de la France sur les 10, 20 ou 30 dernières années, l’évidence saute aux yeux : Elle semble être totalement déconnectée économiquement du reste du monde. Nous avons totalement loupé le cycle de rebond de la croissance mondiale pendant 5 ans du fait du quinquennat désastreux d'Hollande et nous sommes le seul pays développé à afficher encore un chômage élevé alors que la plupart affichent un plein-emploi. Quand la croissance mondiale rebondit, nous faisons du surplace  et quand la croissance mondiale chute violemment, nous baissons un peu. Mais il n’y a rien d’étonnant. C’est le résultat d’une économie totalement administrée caractérisée par une part significative de la population dans le secteur public qui amortit les chocs, une fiscalité confiscatoire qui freine toutes les envolées et un état omniprésent.

Une économie de pays socialiste.

Macron libéral ? Laissez-moi rire ! Contrairement aux apparences, loin d’être capitaliste, notre pays a toutes les caractéristiques d'un pays socialiste. La croissance est tirée par le moteur de la consommation des ménages directement dépendant de la hausse du pouvoir d’achat insufflé par les mesures étatiques financées sur le déficit public. Ce n’est pas le meilleur moteur et il va vite caler quand les effets conjoncturels de la relance budgétaire auront disparu. Le  peu de richesse induite sera absorbé rapidement par le poids des prélèvements opérés par l’Etat avec les impôts et les charges sociales qui empêchent les entreprises de s’épanouir en liberté. Celles-ci sont en plus corsetées par une forêt réglementaire de règles et de normes la plus touffue d’Europe, sur laquelle veille une armée de fonctionnaires zélés.  Avec plus de 1 000 milliards d’euros nous sommes les champions du monde des prélèvements  qui flirtent avec les 47% du PIB. Si bien que le fonctionnement de notre économie n’aurait rien eu à envier à celui de feu les démocraties populaires qui végétaient derrière le rideau de fer. On se souvient de la pauvreté qui y régnait. Eh bien, ne nous étonnons pas que la pauvreté se répande en France : mêmes causes, mêmes effets ! Notre système économique est une machine à fabriquer de la pauvreté dont le mécanisme s’est déclenché avec les 35 heures et s’est aggravé depuis 2012. Le résultat en est une faible ouverture  de son économie à l’international, relative protection aujourd’hui, mais lourd handicap quand la conjoncture s’améliorera.

Normal donc que nous soyons totalement dé-corrélés de l'économie mondiale globalisée. Même la Chine a opté pour le capitalisme…

 

 

 

 

 


SOMMES-NOUS GOUVERNES ?

Macron mongie

 

La question se pose !

Je revois défiler les images de samedi sur les Champs-Elysées et j’ai envie de répondre « non » ! Ce dont nous avons été témoin en direct est surréaliste : des forces de l’ordre malmenées, une mise à sac des commerces de luxe et de l’emblématique Fouquet’s, et pendant ce temps-là Messieurs Philippe et Castaner, faisant tranquillement la tournée des popotes à quelques encablures. Et par-dessus tout, voilà qu’on découvre que le Président  au lieu d’être sur le pont, est en train de prendre du bon temps sur les pistes de La Mongie. Comme si c’était le moment ! Quelle désinvolture ! Déjà qu’il parle beaucoup trop, et va d’ailleurs continuer ce soir avec une cohorte d’intellectuels dont la plupart seront là pour l’encenser, alors qu’il ferait  mieux de  passer aux actes !  Car si la crise s’éternise c’est bien parce qu’il n’a été pris aucune initiative politique digne de ce nom, excepté la tarte à la crème du « grand débat national », faite davantage pour gagner du temps que pour apporter des solutions. Du côté  de la REM, on a eu droit au commentaire affligeant du pathétique Gilles Legendre, patron des députés  majoritaires, s’émouvant des réactions largement justifiées mais qualifiées de « politiciennes » provenant de l’opposition. Probablement la violence était-elle trop subtile et trop intelligente pour qu’on en comprenne l’origine. Si tous ces gens-là se respectaient un peu et respectaient les Français, devant tant d’inconséquence et d’incompétence de leur part, ils démissionneraient !

On peut penser que c’était voulu.

Comme l’affirmait l’autre jour  Alain Bauer à « C dans l’air », « les forces de l'ordre en place devaient avoir reçu des ordres pour ne pas bouger sinon comment expliquer qu'elles étaient témoins pendant de longues minutes de scènes de gens qui dépavaient la rue pour se resservir des  pavés contre eux après… Si la police est capable de déjouer des attentats, comment se fait-il qu’elle reste muette à contrer les casseurs, il y a un mensonge ou une omission ordonnée quelque part. Pour l'instant je pense que le but de Jupiter est de discréditer par tous les moyens les GJ qui ont osé le braver. »  Voilà une analyse qui a sa cohérence. Sauf qu’à vouloir jouer avec le feu, il arrive qu’on se brûle (merci de ne pas y voir du mauvais esprit). Il faut prendre  en compte aussi le  syndrome qui hante nos hauts responsables depuis « le  mort » du barrage de Sivens. Les forces de l’ordre ne doivent plus aller « au contact ». Et il faut prendre en compte aussi le très mauvais exemple de  l’abandon de l’aéroport de Notre-Dame des Landes, symbole de la défaite de l’Etat devant une poignée de zadistes violents, et de l’impuissance publique puisqu’on désavouait tous les élus, toutes les collectivités, toutes les décisions de justice et  jusqu’aux citoyens qui avaient voté  majoritairement. Après on s’étonne qu’il n’y ait plus de confiance dans les pouvoirs publics ! Samedi dernier le pouvoir a voulu jouer trop fin et il a perdu. Je  comprends la colère  des élus parisiens et des grandes villes saccagées. Cette colère ne tardera pas à se communiquer aux citoyens qui seront  appelés à payer la facture.

Philippe ce faux dur.

Pour samedi prochain, le  ton est donné. Acculé,  l’exécutif est bien obligé de réagir.  Mais au lieu de limoger  le  Ministre défaillant, c’est le préfet qui saute. Une lâcheté de plus. Il paie pour  l’inconsistance d’un pouvoir aux abonnés absents. Un fusible bien commode. Car la réalité est là Monsieur Castaner n’est pas à la hauteur des fonctions qu’il doit assumer. Edouard Philippe peut bien annoncer des mesures de durcissement du maintien de l’ordre : des moyens renforcés ou nouveaux, comme l’usage de drones… Il est bien temps ! Il est grand temps en effet qu’il comprenne qu’il n’a pas affaire désormais à de simples manifestants, mais à des émeutiers professionnels de l’ultra gauche anticapitaliste, organisée et  constituée  d’éléments aguerris et chevronnés.  Il  comprend enfin que les  débordements comme ceux de samedi dernier finiront par se retourner contre le pouvoir. On jugera donc sur pièce. On sait aussi que le prochain fusible sera place Beauvau, voire à Matignon dont  l’hôte doit trembler et prier pour qu’il n’y ait pas un mort ou des blessés malencontreux.

Pour autant, rien n’est résolu. Les débats passent, la crise continue. Les mouvements sociaux ne perdurent que parce la crise est aussi politique : la  majorité qui cafouille, empêtrée dans ses tendances divergentes, ajoute à  la carence d’un pouvoir  incapable de prendre les décisions.  Et gare si tout cela se termine  par une couche d’impôts supplémentaires payée par toujours les mêmes ! Car dans la majorité silencieuse se cachent de nombreux citoyens en gilets jaunes virtuels.

 


IL FAUT BAISSER LA DEPENSE PUBLIQUE !

Cercle vertueux001

 

Sans surprise, le thème du pouvoir d’achat arrive en tête des revendications exprimées aussi bien par les gilets jaunes que dans les séances du « grand débat national ». La  difficulté,  c’est que le gouvernement n’a plus aucune marge de manœuvre pour l’augmenter par les procédures qui lui sont familières : prélèvement sur les « riches » pour saupoudrer, augmentation du smic…, autant de remèdes  mortifères pour une croissance déjà bien molle. Quant  à augmenter les impôts comme le proposent chaque jour des irresponsables qui n’ont toujours pas  compris,  c’est prendre le  risque de réveiller la jacquerie fiscale, qui pourrait alors être bien plus violente que celle du  mois de novembre dernier. Il n’y a qu’un seul et vrai moyen d’augmenter le pouvoir d’achat :  baisser les impôts !

Baisser les dépenses publiques. 

C’est urgent et c’est un préalable à la baisse des impôts.  Il est affligeant d’observer que l’exécutif continue d’évoquer des hausses d’impôts  sans jamais envisager de réduire la dépense publique qui a encore  augmenté de 44 milliards en 2018, et de 51 milliards depuis l’arrivée de Macron au pouvoir. La baisse de la dépense publique est la mère de toutes les réformes quand on sait qu'en France, on a 56% de dépenses publiques et 45% de fiscalité contre 47,5% de dépense publique et 40% de fiscalité dans les autres pays de la zone euro.  

Economiser plus de « 20 milliards d'euros » par an c’est possible ! Dès l’automne dernier, « Les  Républicains » ont proposé un plan documenté et chiffré portant sur des éléments certifiés, préconisés soit par l’Ifrap, soit par la Cour des comptes.  Mais pour que cet effort soit acceptable, il faut qu’il soit accompagné de contreparties, c’est ce qui a été prévu.

La  première cible concerne évidemment la gestion de la fonction publique : porter progressivement le temps de travail à 39H/ semaine et réduire les effectifs en compensant par une hausse du temps de travail, soit 400 000 postes  en 5 ans. En même temps, on sanctuarise le régalien (sécurité, justice, défense), on reverse la moitié des économies en revalorisation salariale, mais on supprime la surrémunération des temps partiels  et on instaure 3 jours de carence.  Résultat : un gain de 3,6  milliards d’euros/an.

Il est possible aussi d’économiser sur le train de vie de l’Etat et des collectivités : en rationalisant le parc immobilier public,  le parc automobile administratif,  en optimisant les achats publics, en généralisant la digitalisation des administrations… Le  gain potentiel est estimé  à 2,5 milliards d’euros.  Les  Régions Ile-de-France et Auvergne Rhône Alpes ont testé la démarche avec succès. Ce travail doit être mené de pair avec la réflexion sur le périmètre des missions de l'Etat.

Les retraites  constituent un gisement important d’économies et nous ne pourrons pas faire l'impasse sur une réforme qui vise à une convergence des modes de calcul de la pension : un système de retraites plus juste qui supprimerait tous les régimes spéciaux et qui alignerait le public sur le privé, avec un recul inéluctable de l’âge de départ porté progressivement à 65 ans,  accompagné  d’une amélioration des coûts  de gestion, permettrait un gain de 3 milliards par an et 5 milliards à terme.

Des économies peuvent être faites sur le système de santé en améliorant la prévention et en optimisant le parcours de soins avec le développement de la e-santé. Avec la  création d’une allocation sociale unique plafonnée à 75% du Smic,  on pourrait atteindre un gain de l’ordre de 6 milliards  d’euros. La lutte contre les fraudes sociales et fiscales de tous ordres  déjà bien identifiées ajouterait 1 milliard supplémentaire.  Enfin avec la fin des  dispositifs incitant à l’immigration (type  AME  et accès aux prestations  sociales)  et la réduction du financement des syndicats, c’est près de 4 milliards d’économies !

Diminuer les impôts.

L’effort de baisse de  la  dépense permet de rétablir le cercle vertueux de la croissance. En effet, la  baisse  structurelle  de la dépense  publique permet la réduction du déficit, de la dette et par voie de conséquence des intérêts de la dette auxquels l’Etat consacre bon an mal an entre 40 et 50 milliards d’euros par an. Ensuite, on peut enclencher la baisse des prélèvements obligatoires, dont la France est championne du monde, sur les entreprises en priorité et sur les ménages.  Les entreprises retrouvent alors de la compétitivité et les ménages du pouvoir d’achat. Cela  débouche sur une amélioration de la balance du commerce extérieur et de la  consommation qui entraînent plus de croissance et des effets  bénéfiques sur la situation de l’emploi. C’est, en effet, par la création  de richesse qu’on augmente le pouvoir d’achat et non par la redistribution entre riches et moins riches  qui, elle, conduit à la pauvreté  généralisée.

Voilà pourquoi, Les Républicains proposent comme sortie de crise des mesures qui se concentrent autour de 3 thématiques : d’abord une baisse de 10% de l'impôt sur le revenu et la hausse de 50% du patrimoine que l'on peut transmettre à ses enfants et petits-enfants, de son vivant, sans acquitter d'impôt ; la revalorisation du travail avec l'instauration de contreparties au RSA et la création d'une allocation sociale unique plafonnée à 75% du SMIC ; la réindexation des pensions de tous les retraités sur l'inflation, l'annulation de la hausse de CSG et le retour de la demi-part des veuves. Le coût : 14 milliards, largement financés si on met en œuvre le plan précité. Ils appellent aussi à une grande vigilance sur les attaques fiscales actuelles sur les successions : il faut au contraire faciliter la transmission familiale et baisser la fiscalité sur les donations - c'est une excellente proposition de loi de Nicolas Forissier - pour permettre un transfert plus rapide des richesses.

Vous direz que 20 à 30 milliards d’euros c’est encore bien peu pour résorber le gouffre des 100 milliards de déficit, mais le réenclenchement du cercle vertueux de la prospérité aura un effet démultiplicateur de croissance et l’on peut en espérer une accélération de l’amélioration de notre situation budgétaire, car les effets cumulatifs jouent aussi bien dans un sens que dans l’autre. A la spirale de l’endettement peut succéder celle beaucoup plus positive du désendettement !

 

 


RECOMPOSITION A DROITE.

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Loin de se désintégrer, la  droite résiste. Que les  Républicains aient été  mis à terre par  l’horrible année 2017, personne ne peut le nier. Mais le parti est là et il se reconstruit. Et ce  n’est pas du neuf avec du vieux.  Il faudra s’habituer aux têtes nouvelles, tant elles sont nombreuses et bien dans leurs  baskets. Alors que ceux qui disent que la droite n’a  pas d’espace entre Macron et le RN, chaussent leurs lunettes,  ça leur évitera de dire des bêtises  grosses comme eux.  Voilà pourquoi.

Le  centre éparpillé.

Ce  n’est pas la droite qui a explosé, c’est le centre. Il est éparpillé « façon puzzle » aurait dit Blier (Les tontons flingueurs).  On trouve  des centristes  à  LR, notamment les libéraux de l’UDF qui sont nombreux à  être restés ; à l’UDI de Jean-Christophe Lagarde, réduite à peau de chagrin  et créditée de 1  à 2% d’intention de votes ce qui est catastrophique pour les européistes « canal historique » ; à la  Rem, où  ils sévissent avec le clan des Juppéistes ;  à Agir, ce parti qui est à l’UDF ce que le « canada dry.. » et qui a courageusement rejoint la macronie ; et enfin il  y en a chez les « centristes » d’Hervé Morin qui viennent de rejoindre logiquement la liste des Républicains  sur un constat réaliste. Alors oui, Macron a réussi, avec  son langage « en même temps », à  diviser  le  Centre : reconnaissons qu’il n’a  pas eu grand mérite, tant le travail était déjà largement fait. Il n’y a pas si longtemps, j’entendais déjà l’expression : " le  centre ? Combien de divisions ! " Traditionnellement alliés de la  droite,  les  différentes composantes du centre n’auront pas grand  mal  à revenir vers elle quand celle-ci démontrera sa capacité à être l’alternance crédible, ce qui ne saurait tarder.  On en a l’habitude !

Le recentrage bidon du RN.

Ceux qui accusent Les  Républicains de faire la course derrière le Rassemblement national feraient bien de réviser leurs arguments. Car c’est bien l’inverse qui se produit.  C’est Marine Le Pen  qui cale son discours  sur celui des Républicains, notamment sur l’Europe. La  voilà qui prend des références gaulliennes, qui adoucit son discours sur  les institutions européennes qu’il faut transformer de l’intérieur, qui ne veut plus sortir de l’euro… Le vieux Jean-Marie n’a pas fini de faire des tours dans ses godasses ! Tout est bon  pour élargir son électorat en cherchant à séduire la droite  plus  modérée,  après avoir pompé les électeurs du PC. La stratégie  attrape-tout est coutumière de l’extrême-droite. Il ne faut évidemment pas  en croire un mot. Ses alliances avec les autres  partis nationalistes européens en disent long.  Ce discours disruptif, Les Républicains qui ont toujours opposé des fins de non-recevoir très fermes à toute idée d’alliance avec l’extrême-droite,  doivent le dénoncer avec  constance : c’est une supercherie ! En matière d’Europe raisonnable, l’original vaut mieux  que la copie.  Surtout que sur tout le reste, il n’y a aucun accord ni aucune ressemblance  possibles.

La droite retrouvée.

C’est un fait : les réunions locales, les débats, les meetings, font salles combles. Les sympathisants se réveillent, les  militants s'investissent à nouveau et approuvent massivement la liste aux Européennes qui leur semble un ensemble cohérent, limpide et rassembleur. L’audience de notre tête de liste devient un  must des chaines d’info. Les sondages commencent à prendre en compte le discours apaisé mais clair et ferme dans ses fondements. Les Républicains sont en train d’investir l’espace qui est le leur. L'intérêt suscite une dynamique qui met du temps à se construire mais qui est effective. La force du réveil vient de la base. Les télés font tout pour tenter de nier la  progression,  mais les réseaux sociaux y suppléent largement. L’important, pour le moment, c’est que nos trois têtes de liste et le président du parti fassent l'unanimité des sympathisants qui vont à leur contact. Dans cette campagne LR a tout à gagner.

Et bientôt, vous ne reconnaîtrez plus la droite. Elle va  occuper à nouveau toute sa  place parce que son diagnostic est le bon : animée par l'amour de la France, consciente de ses responsabilités, elle va s'imposer avec tous ses nouveaux visages qui n'ont comme objectif que l'intérêt général. C’est la droite qui a tout compris : la fracture territoriale, les lacunes dans la gestion des affaires publiques et surtout  le besoin de justice des classes moyennes et populaires. Elle revient aussi avec ses valeurs, si précieuses en ces temps d’incertitude généralisée. On ne tardera pas à voir que sa vision de l’avenir est celle recherchée par le plus grand nombre de nos concitoyens. Oui, l'agriculture de demain se construit maintenant autour de nos terroirs ; non, l'industrie n'est pas condamnée ; évidemment, notre système éducatif et culturel a besoin de rigueur et d'ouverture et la discipline collective doit prendre le relais du laxisme. La droite, c’est la  France des femmes et des hommes qui croient qu'il est possible de stopper le déclin du pays et de la démocratie.

Chaque citoyen a son rôle à jouer dans la recomposition de la Nation. Ainsi, cette militante de l’UDI qui appelle son parti à rejoindre les Républicains. Son avis n'est pas neutre. La  vérité, c’est que le Centre traditionnel vit mal sa séparation avec les Républicains avec qui il a partagé tant de combats politiques. Cette député du centre enclenche une réalité qui va prendre forme de plus en plus. Avec  les Européennes, on va donc assister à une autre recomposition des forces du centre ou Hervé Morin peut jouer le rôle de chef d'orchestre. Car, c’est bien connu,  l’électorat ne suit pas forcément les stratégies des leaders des  partis, surtout si celles-ci apparaissent commandées par des rancunes et des querelles d’ego !

Je ne serais pas surpris que le score de la liste de François-Xavier Bellamy flirte avec les 20%,  voire plus. De quoi faire évoluer les rapports de force. Chacun sait, que Macron est un adepte de l’ambiguïté et on n’en sort rarement à son profit !

 

 


DU GRAND MENTOR AU GRAND MENTEUR

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Pour quelques points…

Pour quelques points de plus grappillés dans les sondages, il se damnerait. Aussi notre « grand  mentor » va-t-il prolonger un peu le  plaisir en continuant à organiser des « débats » au-delà du 15 mars. Quoi de plus confortable, en effet, que ces rencontres encadrées, pour ne pas dire très cadrées, où le Président peut exhiber son savoir et son talent d’orateur, bien réels, face à des questionneurs et quelques rares  contradicteurs, triés sur le volet et tous très policés. Lui qui rêve d’être en perpétuelle « apesanteur » trouve avec les chaînes d’info continue, un excellent  moyen de nous imposer sa présence à longueurs de journées. Mais on ne sait pas où va nous mener ce matraquage médiatique. Avec le mouvement des « Gilets Jaunes »  à l’automne dernier, Jupiter est tombé brutalement de son Capitole, ébranlé par l’été meurtrier de l’affaire Benalla. Tous ses mensonges lui sont revenus en pleine figure. La promesse des « jours meilleurs » s’est traduite par une aggravation sans précédent de la situation et des records de prélèvements fiscaux. Depuis, la France « en marche » continue d’être ballottée chaque fin de semaine par ce qui est devenu un rituel : « la  marche des gilets », avec  à la clé un ou plusieurs centre-ville plus ou moins saccagés. La  jacquerie tourne en eau de boudin, n’ayant ni leader, ni vrai projet, ni même une utopie.  Elle est devenue de la violence pour de la violence,  de la haine sociale, ou encore  pour les  plus paisibles, la simple détestation des élites  et la dénonciation naïve de ceux qui « ont » plus que les autres. Les vrais "gilets" du début ont laissé la place aux nihilistes. Comment satisfaire les imprécations les  plus contradictoires : c’est le rond-point de Raymond Devos, avec un sens interdit à chaque sortie ! Une forme d’impasse.

Le désarroi de la République en Marche.

Le terrain étant occupé  au plus haut niveau, difficile d’exister derrière. Le parti présidentiel en fait la cruelle expérience, ainsi que le gouvernement. Ce qui nous vaut un beau concert discordant. Comment  sortir du débat : voilà la bonne question. La  profusion des propositions dans tous les sens conduit à des choix inconciliables.  Il y aura forcément des déçus. Au lieu de promouvoir des idées neuves qui devaient « réinventer le monde » pour mettre fin aux maux de la France, à commencer  par la fiscalité confiscatoire, il ne se passe pas un jour sans qu’on nous propose d’augmenter les impôts ou d’en créer de nouveaux, et tout y passe. Le  rétablissement de l’ISF, ce dont Macron ne veut pas entendre parler ; l’élargissement de l’IFI, sans se soucier de l’état du secteur du bâtiment qui bat furieusement de l’aile à cause de sa mise en place ;  durcissement du régime des successions, bonne manière de se  mettre à dos les  Français très attachés à la transmission ;  CSG  progressive, l’arnaque qui écrasera un peu plus les classes moyennes ; retour de la taxe carbone  qui serait un retour  à la case départ des gilets jaunes…. Une quête éperdue pour trouver de l'argent pour boucher le gouffre d'un Etat impécunieux. Chaque jour,  le Président ou son premier Ministre, doit refermer  la porte  que des députés en mal de visibilité veulent ouvrir. Par contre, pas un ne s’est penché sur une possible diminution des dépenses publiques qui conditionne l’indispensable baisse des impôts. Le  grand débat n’aurait donc eu pour but que d’être un grand défouloir en attendant que « ça se calme »,  ce qui finira bien par advenir. Le parti présidentiel vient de sortir du bois dimanche dernier pour constater « une forte demande de justice fiscale » qui émanerait du mouvement des gilets jaunes. Les Ministres avaient déjà semé leurs petits cailloux : de Darmanin à Gourault, de Le  Maire à Poirson et à Schiappa, les  propositions  ont fusé, avec  le  plus souvent en musique de fond  la ritournelle  bien connue : "faire payer les riches !" Au moment où la croissance marque  le  pas, on admirera  la synchronisation. On voudrait plomber un  peu  plus  le pays qu’on ne s’y prendrait pas mieux.

Le grand menteur.

C’est  là que l’as de la manipulation et de la disruption va entrer en action. On nous prépare, parait-il  des  "mesures fortes". On peut donc craindre  le pire. Et ça recommence : en mots, on s’adresse à la droite,  et en faits, on va faire une politique de gauche, comme d’hab. ! Au charbon, Edouard Philippe : « il y aurait quelque chose de curieux à  imaginer que la sortie du grand débat soit plus d’impôt ». Ce serait oublier que la révolte a été déclenchée par un ras-le-bol fiscal. De l’autre côté, il faut bien comprendre que sans effort de baisse de la dépense publique, on ne pourra pas aller au-delà des 100 milliards de déficits programmés et qui représentent déjà une somme énorme par rapport aux 400 milliards  de recettes de l’Etat : 25%. Mais Macron a une botte secrète : comme pour sa lettre aux Européens, il  peut changer d’avis et s’emparer des idées des autres. Annoncer qu’on va faire, ne veut pas dire le faire !  Peut-on faire confiance à un Président qui donne le feu vert pour faire voter la loi anti-casseur et (en même temps) saisit le Conseil Constitutionnel avant même  qu'elle soit complètement votée  ? De  la  même façon, il ne peut sortir de son « grand débat » que par un grand mensonge. Et on sait qui seront une fois de plus les cocus : les classes moyennes. Qu’il se méfie, parce que le feu continue de couver partout.  Le  pays voit   bien que le système « prélèvements, déficits, emprunts, dette » a rongé toutes  les marges  et  est  une machine à fabriquer de la misère et de la pauvreté. Rien de bon ne peut sortir de cette crise, excepté des efforts, ce que visiblement l’exécutif répugne à proposer.

Pour gouverner, il ne suffit pas de dire à chacun ce qu’il a envie d’entendre ou de faire la leçon.