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CAFE CITOYEN

Le COLLECTIF "ENSEMBLE POUR L'EGALITE" organise, demain, 1er février, à 20H30 au Centre Jean VILAR à la ROSERAIE,  un CAFE CITOYEN sur le thème :

                       "JEUNESSE, CITOYENNETE et DIVERSITE"

Notre ami, Anis LIMAMI nous invite à nous y rendre nombreux. Le quartier de la ROSERAIE n'est pas la chasse gardée de la gauche et les organisateurs ne demandent pas mieux que de nous connaître. Ils sont prêts à échanger ....

Le forum sera animé par El Yamine SOUM, titulaire d'une thèse en doctorat sur la diversité dans le système politique français et américain, avec la participation du MIB, Mouvement de l'Immigration et des Banlieues.

Un temps fort de la campagne à ne pas manquer. Allez, on se bouge !

                                                                  


IT'S A LONG WAY...

P1010076P1010079Christophe BECHU est sur le terrain. Malgré le temps tristounet et la petite bise qui nous pénétrait, j'ai pu voir qu'il y avait de la part des Angevins rencontrés une réelle attente. D'abord la notoriété : il est reconnu sans qu'il ait à se présenter. Des jeunes distribuent des tracts devant lui, à quelques mètres et se font interpeller : "je voudrais bien le voir M. BECHU !  - il est juste derrière vous" Et le bonhomme de parler du "busway", qu'il a écrit au maire actuel, qu'il n'a jamais eu de réponse ; et pourtant, il l'a essayé , lui à Nantes... Et puis, ce tramway qui part d'Avrillé, quelle idée ! Il sera construit avant les logements des Capucins et vous soutenez ce parcours ?... Christophe répond, explique le retard pris par le programme immobilier, ce qu'il déplore mais il n'en est pas responsable -autant dire, s'adresser en face-. Il continue son cheminement, plaisante avec un commerçant, serre les mains, rencontre beaucoup de connaissances, prend des nouvelles et glisse à chaque fois qu'il peut une de ses mille idées dont il a le secret et qui fourmillent dans sa tête. Les gens acquiescent. La  plupart du temps ils sont épatés par ce jeune homme fringant qui se comporte avec une maturité qui crève les yeux. Visiblement Chistophe aime ce contact, même, comme il arrive parfois, quand il est un peu rugueux. Pas de doute, comme il y a sept ans à Verneau, les voix, il ira les chercher une par une. La bataille n'est pas au centre, elle est là, sur le terrain. Et c'est là qu'il est !

                                                                              


ETRIKA

Mare_noire_oiseaux01Le jugement contre TOTAL dans le procès de la pollution de l'ERIKA a le mérite d'exister.La compagnie pétrolière est condamnée ainsi que la société italienne de contrôle des navires. Cette condamnation "écologique" est une satisfaction, parce qu'elle constitue un début de jurisprudence pour les faits de pollution maritime.

Par contre les indemnités allouées, dont l'Etat se taille la part du lion dans la répartition (154 millions sur les 192) ne semble pas en rapport avec les immenses dégâts et préjudices provoqués par la marée noire. Ce sont surtout les collectivités locales  qui sont mises à la portion congrue. Et elles sont mécontentes. Les 38 millions qui seront répartis entre les habitants de la côte paraissent bien dérisoires au regard des dépenses, des pertes, des drames qui ont résulté de la catastrophe. Si on reconnaît aux régions concernées le droit de ne pas être dévasté par une activité qui n'a rien à voir avec leur économie, il n'en est pas moins vrai que les indemnisations sont notoirement insuffisantes : elles sont étriquées. Le droit, c'est bien, la réparation c'est mieux.

TOTAL, dont on peut comprendre la position sur le plan juridique, d'abord a les moyens de payer une facture plus lourde et ensuite perd une occasion en faisant appel de se refaire une image positive dans l'opinion publique et sur le plan international. La logique d'entreprise n'est pas un bon argument et sa volonté de s'abriter derrière le droit est consternante. D'ailleurs, même avec la promesse d'un paiement immédiat par la compagnie pétrolière, plusieurs parties civiles font appel à leur tour. Un second procès aura donc lieu. En se comportant en "solvable pas responsable", le groupe aurait voulu pouvoir se payer un appel "soft", pour obtenir satisfaction sur le fond. Cela  eût été possible si les sommes à verser avaient été correctes. Des dommages-intérêts plus élevés auraient été une vraie garantie contre la récidive. Son patron a beau affirmer qu'il a compris la leçon et qu'il utilise désormais des transports plus sûrs, il ne peut s'en remettre qu'à l'expertise des sociétés de contrôles... dont on sait qu'elles ne sont pas toutes fiables à 100%. Pour tout dire, il aurait fallu une punition suffisamment exemplaire financièrement qui fasse passer au second plan les économies de frais généraux sur le transport du fuel. Sans parler des années à attendre la réparation de préjudices dont l'effet a été immédiat : 9 ans, et on fait appel !

Le pollueur doit être le payeur, surtout quand il est solvable. L'appel donne une seconde chance à la justice d'apprécier les choses à leur juste valeur.

                                                                   

                                                                        


MECHANCETE + MENSONGE = PRET A TOUT

La méchanceté et le mensonge c'est le moteur de la motivation politique qui ressort des commentaires émanant de l'opposition après la séance du Conseil Municipal de Saint-Barthélemy de lundi dernier. Elle explique que sa tête de liste n'avait pas à s'excuser des erreurs contenues dans son document et que la présentation du Maire était une mise en scène pour cacher la vérité. A quoi bon expliquer ? Ces gens-là n'ont guère d'honneur et ne savent pas ce que c'est que l'élégance. Ainsi une "erreur matérielle" (en l'occurence "une ligne masquée" dans un tableau excel) est une manipulation quand il s'agit du Maire mais une série de chiffres mal recopiés et de colonnes non additionnées "un petit problème de cellules" bien excusable quand il s'agit de Monsieur HENRY. Ce qui est inadmissible c'est qu'ils continuent leur campagne de désinformation et de mensonge sur la situation réelle des finances municipales. Calomniez, calomniez il en restera toujours quelque chose... Quand s'y ajoute l'aveuglement idéologique, l'intolérance et le procès d'intention systématique, on atteint les sommets de la mauvaise foi.

Eh bien il faut dénoncer sans relâche ces agissements et rendre coup pour coup. Les Bartholoméens ne doivent pas se laisser abuser par une bande de revanchards qui n'ont pas digéré leur claque d'il y a deux ans. Ils se sont unis pour tenter de reprendre la mairie, mais on sait bien qu'ils ne sont d'accord sur rien et que demain ils se déchireraient de la même façon. D'ailleurs ils n'ont toujours pas compris. Si Monsieur HENRY fait les HLM, comme il se dit, il ne va pas tarder à se rendre compte de ce que la population pense réellement du "magnifique centre ville" qu'ils nous ont pondu.

Relevons au passage l'attaque dont Paulette a été l'objet de la part de la Conseillère communiste. Il s'agissait de faire approuver le réglement intérieur de la Médiathèque. Un texte mûri pendant six mois et qui était passé en commission après avoir laissé un temps généreux aux conseillers pour demander des modifications. En séance elle a hurlé son indignation qu'on puisse demander une preuve d'identité pour pouvoir s'inscire. A noter que la médiathèque fonctionne ainsi depuis bientôt trente ans. Simplement avec sa modernisation, il a été souhaitable d'écrire un certain nombre de règles. Et puis il faut bien protéger le personnel avec un réglement sur lequel il puisse s'adosser. Vérification faite, tous les équipements du même genre dans toute la France fonctionnent ainsi. Et il faut bien prendre quelque garantie pour protéger un patrimoine payé par les Bartholoméens. Quoi de plus normal, pour délivrer une carte d'abonné que de décliner son identité ! "ILLEGAL... Le mot a été prononcé. "Et l'accès à la culture des sans papiers alors ?" Comme démagogie, on ne fait pas mieux ! La Préfecture aurait été consultée.... Mais en séance, les effets de manche ça fait toujours bien, même si c'est avec un mensonge. Ah, il faut dire aussi : le cas ne s'est jamais présenté, et risque bien de ne jamais se produire. Franchement, cette politique-là, on s'en passe. Vous saurez enfin que Paulette, c'est forcément une facho puisqu'elle ne cache pas qu'elle est UMP !

Maintenant ils racontent partout qu'il faudra présenter la carte d'identité pour chaque retrait de document : nouvelle invention, évidemment. Comment qualifier un tel comportement ?

Je vous laisse juges.

                                                                                                                                                                                                                                                                  


ATTILA CONTRE LES CONSERVATISMES...

Points clés des propositions du rapport ATTALI :

- Après la sixième, tout élève maîtrise le français, l'anglais, le calcul et l'informatique.                    - Création de dix grands pôle d'excellence (enseignement et recherche) .                                        - Construction de dix villes de 50 000 habitants, modèles écologiques et de qualité de la vie.       - Internet à très haut débit pour tous les Français.                                                                           - Grands travaux en faveur du logement social                                                                                    - Transférer les charges sociales vers la CSG.                                                                                    - Liberté totale des prix dans la distribution                                                                                       - Fin des professions réglementées qui sont désormais ouvertes à la concurrence (taxis, par exemple) .                                                                                                                                                - Rémunérer les chômeurs qui suivent une formation.                                                                        - Favoriser l'immigration pour que soient occupés les emplois qui exigent une qualification.          - Réduire chaque année les dépenses publiques qui doivent baisser de 1% par an.                            - Autoriser le cumul emploi-retraite (ce qui est partiellement fait).

Là où le rapport ATTALI passe, le conservatisme trépasse. A peine publié, il est déjà honni par la classe politique. La gauche y voit de l'ultra libéralisme, à droite, un dangereux brûlot pour mécontenter des clientèles comme les notaires ou les pharmaciens. D'ailleurs le Président de la République a dit d'emblée qu'il rejetait 3 propositions : celle sur le statut des pharmacies, celle sur les départements et celle sur l'abolition du principe de précaution. On en est là.

Les propositions mériteraient pourtant une analyse fine avant de les balayer d'un revers de main. Car il ne suffit pas de nier la mondialisation pour faire qu'elle n'existe pas. Si on ne s'adapte pas à elle, ce n'est pas elle qui s'adaptera à nous. Il est curieux que ce conseiller de François MITTERRAND, pourtant de gauche, même s'il a toujours été un peu iconoclaste, se soit laissé tenter par le tout libéral. Certes la survie de la France n'est pas liée forcément à un attachement au socialisme. Beaucoup de pays s'en passent et ne vivent pas plus mal pour autant. A droite c'est plus la frilosité et la crainte qui dominent : changer nos habitudes de protection réclame un courage que beaucoup de nos politiciens n'ont pas. On aurait tort d'ingorer un document qui vise tout ce qui freine la croissance en France. C'est dire si les recettes de la sociale-démocratie que le rapport enterre paraissent désuètes à son auteur. Et dénoncer l'inspiration libérale du rapport, c'est vouloir ignorer que nous vivons dans une économie de marché. Comme si le seul fait de le dénoncer permettait de s'en affranchir.

Mais le rapporteur prévient : le rapport est un tout, à prendre en bloc ou à laisser. On imagine la difficulté des choix pour le Président et le Gouvernement. Si  au moins il reste une référence et une source d'inspiration pour leur politique des prochaines années, on n'aura pas tout perdu.

                                                                        


LES CHIMERES D'HENRY...

Conseil Municipal hier soir à Saint-Barthélemy. On s'attendait à un échange féroce entre le Maire et son adjoint aux finances d'un côté et l'opposition, de l'autre, après l'épisode de l'erreur matérielle dans un document du Débat d'Orientation Budgétaire. le Maire s'en était excusé publiquement et avait accepté d'en refaire un, correction faite. A cette occasion, Gilbert HENRY avait fait son cinéma, distribuant à tous les élus, à la presse, au public, un tableau corrigé selon ses soins (voir "RIFIFI A SAINT-BARTHELEMY"). Il persistait dans son analyse, profitant dimanche dernier d'un banquet dit "républicain" pour clamer :" C'est la gauche qui a rétabli entre 2001 et 2005 les finances de la commune. C'est aujourd'hui elle qui fait découvrir au maire de droite ses erreurs matérielles dans les comptes... Il y a au moins un rapport entre Nicolas SARKOZY et Jean-François JEANNETEAU : tous les deux sont capables de vider les caisses en quelques mois et de continuer à faire des promesses". Comparer le Maire de Saint-Barthélemy au Président de la République, il fallait y penser et en même temps avoir beaucoup d'imagination. Il y aurait beaucoup à dire sur la première affirmation, à savoir le mythe de la caisse vide en arrivant aux affaires. Mais la seconde est encore plus audacieuse et inconséquente. On s'attendait donc au pire lundi soir.

En fait ça a plutôt été la "fête à HENRY". Et tout a commencé avec le fameux tableau qu'il avait si généreusement distribué au début du mois. Tout le public présent a pu le voir s'afficher en grand écran avec au fur et à mesure du commentaire du Maire : une, puis deux, puis trois, puis quatre.... en tout neuf erreurs "matérielles" de sommes mal reportées ou de colonnes non additionnées. Quand on ne maîtrise pas parfaitement "Excel", voilà ce qui arrive ! "Oui, il y a une erreur de cellules" a-t-il tenté de se justifier en bredouillant avant d'ajouter sans vraiment s'excuser "autant pour moi !" pour continuer "Mais ça ne change rien au raisonnement !". Comme quoi, peu importe les chiffres quand on raconte n'importe quoi. Ce que le Maire va ensuite méthodiquement lui prouver, ligne par ligne. Au demeurant les finances ne sont pas en péril, la gestion est saine, et si l'épargne disponible diminue, c'est tout simplement en raison des dépenses engagées par les travaux du centre ville réalisés avant 2006 et qui pèsent environ 1,5 million d'Euros. Fallait-il ne pas payer ? Avant de jeter la pierre aux autres...

Toutes les affirmations de Mr HENRY se révèlent fausses, aussi bien sur les subventions CAF dont on s'aperçoit au passage qu'il ne connaît pas la mécanique de versement, que sur l'affectation de la subvention du FNADT obtenue par Jean-François JEANNETEAU... Et on cherche encore une logique dans l'incohérence des propos de son opposant. Dommage que Gérard PILET, grippé, n'ait pas assisté à la corrida !

Quant au budget, je ne vais pas entrer dans le détail. Un budget qui permet de maintenir les taux d'imposition, qui dégage un autofinancement de 2 millions d'Euros, qui inscrit 4 millions en investissement n'est pas celui d'une ville en faillite.

L'opposition est entrée alors dans une guérilla grotesque d'ergotages successifs,sur les délibérations suivantes, multipliant les interventions agressives ou les procès d'intention pour finalement voter positivement. Sans doute pour faire oublier la déroute de leur leader, tassé dans son fauteuil et qu'on a peu entendu ensuite. Isabelle LELIEVRE, inexistante dans la critique du budget, qui est pourtant la délibération la plus importante de l'année, a multiplié ses éclats et ses envolées idéologiques. On aimerait bien qu'elle s'applique ce beau proverbe arabe :" si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, alors tais-toi !"

En conclusion, les attaques de l'opposition, par leur bassesse, auront au moins eu un double mérite : celui de montrer un candidat au poste de maire incapable de reconnaître ses erreurs et bardé de notions infantiles sur les finances communales et celui de nous faire découvrir un Jean-François JEANNETEAU maîtrisant parfaitement ses dossiers et très à l'aise dans sa fonction.

Qu'on se le dise à six semaines des élections.   

                                                                                                                                          


DEMOGRAPHIE

Intéressant l'article sur la démographie des Pays de la Loire paru dans "Anjou éco", le magazine de la Chambre de Commerce. Il s'agit d'une interview de Pierre MULLER, directeur Régional  de l'INSEE. On y apprend que la France vieillit, ce qui n'est pas une nouveauté, et les Pays de la Loire aussi.

Le plus intéressant c'est ce qu'on y découvre sur la population du Maine-et-Loire. Des chiffres que les récentes publications du recensement confirment. "D'ici 2030, dit-il, la population du Maine-et-Loire croîtrait de 9%, soit à peu près 70 000 habitants. ..Il s'agirait de la croissance démographique la plus faible des départements des Pays de la Loire. Plus de deux fois inférieure à celle de la Loire-Atlantique et de la Vendée. En Maine-et-Loire, la croissance démographique ne reposerait que sur le solde naturel. Le solde migratoire pourrait même devenir négatif à partir des années 2020..."

En ce qui concerne les zones d'emploi, les projections réalisées à l'horizon 2015 à partir des chiffres de 1999, la population active n'augmenterait qu'à Angers et Nantes.Mais avec une progression lente sur Angers, de l'ordre de 06% l'an. Ce qu'on savait déjà et qui a été vérifié par les dernières données.

La période que nous abordons se révèle passionnante à bien des égards. Les départs massifs à la retraite, les modifications des modes de vie parentaux, le développement du maintien à domicile, sont autant de facteurs qui rendent difficiles les prévisions de besoins en logement, notamment. Un constat s'impose : c'est la faible attractivité du département et le déficit touche forcément sa capitale.

Voilà pourquoi il ne suffit pas d'avoir un PLH ambitieux : la belle affaire si les logements construits ne sont pas vendus ou loués ? Car sur ce marché, d'autres facteurs peuvent peser comme la capacité d'emprunt, le niveau des loyers, ou la faculté des entreprises à construire... Sans parler du sacro-saint pouvoir d'achat.

Il faudra beaucoup de lucidité à nos gouvernants locaux pour s'adapter en permanence aux conditions démographiques et à celles du marché.  On l'avait constaté déjà, même la démographie s'y met !

Bon courage.


DELIRES BOBO

"En avant ANGERS, les Angevins en confiance !"....

Ils vont être servis les Angevins. 22 adjoints (autant que les flics qui arrivent). Avec des noms de fonction ronflants. Je ne résiste pas à vous livrer le florilège. Nous risquons donc de nous retrouver avec (ne riez pas) : "une adjointe à la ville-de-la-mobilité, un adjoint à la ville-qui-se-construit-pour-tous, une adjointe à la ville-solidaire, une adjointe à la ville-de-l'art-d'être-ensemble, un adjoint à la ville-au-service-de-ses-habitants, un adjoint à la ville-ouverte-sur-le-monde, un adjoint à la ville-gérée (ouf, ouf, ouf), un adjoint à la ville-durable (pour le bonheur, sûrement : le bonheur durable !), un adjoint à la ville-éducatrice (comme l'école libératrice), un adjoint à la ville-efficace (quand on connaît le titulaire, on se marre franchement)."... C'est quoi au fait une"ville efficace" ?

Le mur du çon est franchi. Mais qui est donc le "génie" qui nous a pondu ça ! Eh bien c'est TOUTANKOM. Franchement, j'ai le sentiment qu'on prend les Angevins pour des cons ! Heureusement, le ridicule n'a jamais tué, mais là on touche le fond. A force de vouloir faire du neuf, voilà à quoi on arrive : du pur délire de bobo.

Vraiment, j'espère qu'on va enfin changer de titulaire. ANGERS MERITE MIEUX QUE CETTE GUIGNOLADE !!!!

                                                                                                                                             


RETOUR A LA SOBRIETE

Sarkozy_conf_de_presseNicolas SARKOZY a-t-il compris le message envoyé par nos compatriotes à travers les sondages ? Toujours est-il que Carla est passée à la trappe médiatique. Peut-être a-t-il pris aussi la décision qui serait sage de renoncer à l'étalage de luxe que ses vacances avaient mis en exergue. Une partie de l'électorat conservateur qui a voté pour lui en a pris ombrage. Il veut être président de son temps, mais de nombreux Français restent attachés aux cotés protocolaires et sacrés de la fonction qu'il voudrait exercer d'une manière décomplexée. Déjà, GISCARD s'y était cassé les dents. MITTERRAND, lui, avait bien compris cet attachement, c'est pourquoi il avait soigneusement caché sa double vie. En ces temps où l'orage semble accumuler ses nuages noirs à l'horizon, ils ont sûrement envie d'un chef de l'Etat qui se montre plus solidaire de leurs difficultés, en affichant plus de modestie dans son train de vie. En fin animal politique qu'il est, nul doute que dans sa tête, il a déjà corrigé le tir.

Fillon_conseil_natPour le reste, il semble bien que la volonté de réforme qu'il affirme est largement approuvée. L'action du Gouvernement se trouve même confortée à travers la remontée de la cote du Premier Ministre, qui, sans faire de bruit, continue à "bosser" sans relever la tête. On sent même une certaine admiration pour la performance. "FILLON, c'est du sérieux" entend-on dire. Rien de plus vrai !

                                                                           


CROISSANCE A L'ATTALIENNE

Rapport Attali : 316 propositions pour relancer la croissance
Le rapport, dirigé par Jacques Attali et remis le 23 janvier au président de la République, a pour objectif de libérer la croissance. Il laisse une large place à l’enseignement, au développement durable, aux PME ou encore au marché du travail.

A la demande du président de la République en juillet dernier, Jacques Attali a conduit avec 43 membres, pendant plus de six mois, la « commission pour la libération de la croissance française ». Objectif : transformer en profondeur l’économie et la société françaises pour « libérer la croissance ».
L’ensemble des mesures devrait permettre de relever les défis suivants :
- Gagner un point de croissance supplémentaire d’ici à la fin 2012
- Abaisser le chômage à 5%
- Diviser par trois le chômage des jeunes
- Ramener à trois millions le nombre de Français sous le seuil de pauvreté
- Créer plus de 10 000 entreprises dans les banlieues
- Ramener la dette publique à 55% du PIB

Pour satisfaire ces objectifs précis et ambitieux, c'est un foissonnement de propositions que d'aucuns qualifieront "d'ultra libérales", bien qu'il ne s'agisse que de faire "l'aggiornamento" de toutes nos féodalités, tous nos privilèges, tous nos conservatismes. Alors évidemment, ça décoiffe. "C'est un tout" a proclamé le rapporteur. Donc à prendre en bloc ou à laisser. On sait déjà qu'à moins de deux mois des cantonales, le Président a annoncé qu'il ne supprimerait pas les départements, donc les Conseils Généraux. Evidemment. Pour le reste, on aura l'occasion d'en reparler bientôt.

                                                                     


DECIDEMENT, LA FRANCE BOUGE !

Qu'un leader syndical rencontre les responsables du principal parti de la majorité, relèverait chez tous nos voisins européens du "non événement". Effectivement, ce n'est là que l'expression d'un dialogue démocratique normal. Seulement voilà, en France rien n'est vraiment pareil. Notre culture des relations sociales est différente, tant certains appareils syndicaux avaient de liens avec des partis politiques dont ils devenaient une courroie de transmission.

Partenaires_sociaux_lumpEh bien les temps changent ! Déjà les partenaires sociaux ont trouvé le moyen de se mettre d'accord sur la nouvelle réglementation du travail sans que l'Etat intervienne. Une petite révolution, on en a convenu. On déplorait juste que la CGT soit encore restée à l'écart. Voilà maintenant que l'UMP inaugure une série de rencontres avec les partenaires sociaux sur le thème de la "modernisation du marché du travail". Et Bernard THIBAULT à répondu à l'invitation de Patrick DEVEDJIAN  et de Dominique PAILLE. Il s'est donc rendu avenue La Boétie, au siège de l'UMP ! Une chose impensable il y a encore quelques mois, non ?

Réjouissons-nous de voir se développer en France l'expression d'une démocratie sociale apaisée. Cela ne veut pas dire consensuelle. Mais dialoguer et s'écouter, c'est déjà avancer, peut-être construire.

                                                      


BECHU MISE SUR LA RECHERCHE

MicroscopeDans une conférence de presse donnée aujourd'hui, Christophe BECHU et Michel BASLE ont présenté leurs propositions pour l'Enseignement supérieur et la Recherche. L'objectif est de mettre l'accent sur ce qui sera le carburant de la richesse de demain : c'est la capacité à innover qui imprimera le développement économique.

Le projet insiste sur les coopérations et les partenariats, le rôle du Technopole qu'il faut renforcer, les moyens alloués aux équipes et aux universités, l'amélioration de la condition étudiante, la mise en synergie des différents site angevins. Il met en avant les pôles de Biothérapie, Végépolys, les formations sociales et la volonté de réaliser rapidement un "campus du végétal".

Pour compléter, le tandem veut faire d'Angers une ville de référence pour la maison en "BOIS", pour la formation aux métiers qu'elle nécessite, en partenariat avec la Chambre des Métiers et les organisations professionnelles.

"Des chercheurs qui cherchent, on en trouve... " 

En tout cas faire le choix de la recherche, c'est se projeter dans l'avenir. Donc faire le bon choix....

                                                                           

                                                                            


PERYPATHETIQUE

C'était prévisible ! Margot a été désavouée par le parti dont elle se réclamait. Pire, on conteste qu'elle en soit adhérente. Elle appelle "mysoginie" ce qui n'est probablement qu'affabulation ou manipulation de sa part. Déjà qu'elle se réclamait d'un parti dont on ne peut pas dire qu'il attire les foules d'adhérents ou de votants, maintenant on se demande bien qui va la soutenir. S'inscrire sur une telle liste c'est l'assurance de prendre rendez-vous avec une belle veste et une super ardoise. On va voir s'il y a beaucoup de courageux ou d'inconscients pour tenter l'aventure.

                                                                   


TENORS OU GRANDES ORGUES ?

Dimanche prochain, Saint-Barthélemy d'Anjou sera à n'en pas douter le centre de gravité de la "gôôôche" au moins au plan départemental. Un grand banquet républicain organisé par le Parti Communiste, "la cellule Marcel Alanique" précise le tract dans le style inimitable de l'époque stalinienne, réunira, excusez du peu : Gilbert HENRY, chef de file de la liste "Saint-Barth, vivre et agir ensemble", Philippe DENIS, Secrétaire Départemental du PCF, et Conseiller régional, Vincent DULONG, Président des Verts de Maine-et-Loire, Luc BELOT pour le Parti socialiste et évidemment Isabelle LELIEVRE, notre égérie locale du PC. Les "ténors" titrent le Courrier. Ce serait plutôt les grandes orgues. Et je passe sur les seconds couteaux "associatifs locaux" dûment catalogués dans le même camp.

Ils vont parler d'une liste de large rassemblement.... de gôôôche, évidemment. Ils ne conçoivent pas de rassemblement au-delà. C'est incompatible avec leur idéologie. Eux ils ont "UN" projet. Pas des projets. Il s'agit de faire votre bonheur selon leur conception à eux. Votre avis ne les intéresse guère. Ils ont leur recette et c'est forcément la bonne.Ce qui les dispense de proposer un programme concret. Il suffit de lire la prose "henriesque" pour s'en convaincre : un recto-verso (déjà il faut être courageux) où il est tellement question de "lien" que forcément à la fin vous êtes tout ficelé. Entravé devrais-je dire. Non, merci. Je tiens à mon petit bonheur perso d'égoïste de "drôâte". La solidarité au pas cadencé avec mon portefeuille, ça va comme ça !

J'oubliais l'essentiel. C'est un banquet. Après les discours, si vous avez encore faim, vous pouvez finir "en potée". ... Les nourritures spirituelles de gôôôche ne suffisent apparemment pas !

Au fait vous connaissez "Sheila" ?  Mais si voyons : "Sheila luuutte finale... "

                                                                                                                                       

                                                                                                                                                                      


MANQUAIT PLUS QU'ELLE

On n'entendait plus parler d'elle. Sa présence au conseil municipal était devenue aussi rare qu'une journée de soleil l'été dernier. On se demandait même si elle existait encore (politiquement s'entend). Les médisants prédisaient qu'elle devait mijoter quelque chose.... Et subitement la voilà qui réapparaît avec un projet de liste sous le bras. Excusez du peu ! A moins de deux mois de l'échéance, elle annonce la constitution d'une liste alors qu'elle n'en a rassemblé que le tiers, mais on y trouve Claire CRUCHAGA son inséparable comparse depuis l'affaire ACT. C'est du Margaret PERY. Rien de nouveau. Elle agit comme ça depuis qu'elle est apparue dans le paysage angevin. Eternelle persécutée, en guerre avec la moitié du monde qui lui en veut, sa candidature doit se lire avant tout comme un besoin irrépressible d'exister. Sur quelles valeurs ? Celles du Parti Radical qu'elle a rejoint. Bien. Appliquons : elle a provoqué une scission dans son groupe pour incompatibilité d'humeur, elle se veut dans l'opposition mais vote le budget du Maire, et lui donne même son pouvoir quand elle est absente. Pour finalement se présenter contre lui... Cherchez l'éthique !

Faire une liste quand on est assuré de faire moins de 5%, il faut avoir les moyens. Qui paiera, si elle mène son projet jusqu'au bout ? Parce qu'à ce niveau là, il faut tout payer de sa poche et une campagne municipale à Angers ce n'est pas un petit budget, rien que pour les documents officiels.

Quant à l'article de Courrier de l'Ouest, il donne dans le tendancieux comme on peut faire difficilement pire. J'attribue au journaliste qui l'a écrit le "crayon de bois sans mine" qui est le degré zéro dans mon étalonnage de la capacité jounalistique. La manière dont est présentée l'affaire est partielle au point d'en être partiale. Notamment en ce qui concerne le rôle de l'intéressée depuis 2001 et la présentation de la scission au sein de l'opposition. Comme si il n'y en avait pas eu d'autres dans le conseil....

On apprendra demain que la direction nationale du Parti Radical n'est pas d'accord, j'en fiche mon billet. Mais c'est déjà une autre histoire.

                                                                                       


AUJOURD'HUI 7H12 ...

Bonne_anneBonne_anne_2Bonne_anne_4Bonne_anne_5                                    

                                        Aujourd'hui à 7H12, le bloc notes a reçu son 30 000ème visiteur depuis sa création  !

Jamais je n'aurais imaginé un tel succès. Merci à tous les fidèles qui viennent quotidiennement lire ma prose. J'essaierai de continuer à ne pas vous décevoir.

Merci à tous de vos encouragements.

                              Daniel

                                                                


REVENONS SUR LA POLITIQUE "DE CIVILISATION"

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Comme le dit Alain FINKIELKRAUT, une politique de civilisation doit s'appuyer sur la bienséance.... Ces marques de respect préliminaires qui ont disparu et que l'on nomme politesse ou protocole, n'ont pas simplifié les relations entre les personnes ni créé plus d'intimité. Au contraire. La disparition de la courtoisie et de ce qu'elle portait de respect de l'autre a favorisé la brutalité des rapports sociaux. Même si on demande aux policiers d'être polis et courtois, il n'est pas sûr que ce soit compris et correctement interprété par les personnes à qui ils s'adressent.

Quel rapport avec une politique de "civilisation". C'est qu'avant de s'attaquer, ou plutôt en même temps qu'elle s'attaque, aux travers de la société contemporaine que sont la concentration humaine, l'immigration mal gérée, les journées de travail auxquelles il faut ajouter les temps de transport, le partage équitable de la richesse.... il faut commencer par un énorme effort d'éducation. Retrouver par exemple quelques vertus de base, à commencer par la fin de l'impunité de tous les délits, et particulièrment ceux qui paraissent sans importance. Respect de soi, respect des choses, respect des autres : tout va ensemble. En énonçant cela, je pense à ces gamins qui poignardent leur prof' ou le rouent de coups en classe. S'ils en sont là, c'est parce qu'il n'y a jamais eu de coup de semonce avant. Retrouver le sens d'une discipline. Ce n'est pas forcément être nostalgique d'un autre temps, c'est comprendre que la discipline qui permet de respecter un autre, une institution, n'est pas plus cruelle que le désordre créé par le laisser-aller et l'indiscipline.

Une politique de "civilisation" doit apporte des réponses à ces problèmes courants : l'accès à l'emploi, le coût du logement, l'illettrisme, le stress au travail, la mixité sociale à la place des ghettos.... Et je ne parle pas de l'accès à ce qui pacifie l'âme : la musique, les arts plastiques, la lecture.... Autrement dit créer de l'harmonie !

On peut rêver d'une société où la concentration humaine resterait "humaine", le travail serait à sa porte, l'administration serait aimable et compréhensive, la vulgarité serait bannie (à commencer par la télévision), les conditions de travail confiantes. Toutes les valeurs qui sous-tendent ce paysage idyllique existent dans notre société. On peut donc espérer... Mais y'a du boulot !

                                                                                 


UN NOUVEAU CONTRAT .... TRES SOCIAL

Le nouveau contrat de travail, obtenu à l'arraché après des négociations marathon très serrées, comporte en lui-même une véritable modernisation de la démocratie sociale. Qui aurait parié que c'est sous la présidence de Nicolas SARKOZY que la démocratie sociale s'est réveillée. Le Président a joué, en effet, un rôle moteur dans le déclenchement des négociations.Mais ce qui est primordial, c'est que l'accord ait été conclu sans que le gouvernement ait à légiférer. Cerise sur le gâteau : toutes les centrales syndicales le signent, à l'exception de la CGT, comme le veut la tradition. Mais là encore, on a le sentiment que l'organisation de Bernard THIBAULT ne lui est pas très hostile.

Ce qui constitue la vraie nouveauté c'est que la majorité des syndicats se soit déclarée favorable à un texte qui chamboule totalement la relation patron-employé pour faire face aux exigences de la mondialisation : souplesse, réactivité, garanties... On est encore loin de la flexsécurité à la danoise, mais on s'en inspire. Ce contrat refonde les relations sociales en profondeur en s'inspirant de ce qui se fait ailleurs en Europe.

C'est une avancée dont le gouvernement peut être fier. Aussi bien le Président que le Premier Ministre, partisan convaincu de la rénovation de notre démocratie sociale et de la sécurisation des parcours professionnels. Cette modernisation du marché du travail devrait contribuer à l'apaisement du climat social en France. Pour une raison simple : les négociations ont été sérieuses, les syndicats, y compris la CGT, ont pu faire passer plusieurs de leurs idées et le patronat habilement dirigé par Laurence PARISOT a beaucoup évolué sur la prise en compte de ses responsabilités sociales. Personne n'a cherché à gruger l'autre. On peut donc espérer une évolution des mentalités dans les relations entre patrons et salariés dans les entreprises.

On quitte enfin le XXème siècle et ses relations sociales retrogrades avec des syndicats méfiants, un patronat centré sur lui-même et un état peu désireux d'y changer quelque chose.

Le paradoxe, c'est que ce beau succès du Président soit obtenu alors qu'il s'est tenu (volontairement) à l'écart.

Quand on vous dit que la France bouge enfin ! Dommage qu'on n'ait pas entendu l'opposition la-dessus.

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OU EST PLANQUEE LA CAMERA ?

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Madame ROYAL, après avoir jeté son venin antisarkosien au forum du Parti Socialiste est venue finir son week end à Angers pour tenir compagnie à Jeanne MOREAU au festival "PREMIERS PLANS". Comme tout est bon pour mobiliser l'électeur de base, TOUTANKOM a veillé pour l'accueillir samedi soir. L'histoire ne dit pas si une caméra vidéo était embusquée quelque part dans un coin de la Mairie pour saisir quelque propos qui pourrait être utile à DSK en 2012....

Il faut dire que le PS local fait fort. A croire que leur leader local est menacé puisqu'ils font défiler toutes les têtes pensantes (plus ou moins) dans notre bonne ville. Après MOSCOVICI et ROYAL, aura-t-on FABIUS, HOLLANDE, DSK himself (moi aussi je parle anglais) ? En face, Christophe BECHU qui a récusé tout soutien national de qui que ce soit fait figure de parent pauvre. Cela ne veut pas dire qu'il soit orphelin pour autant. On verra bien à quel saint se voueront les Angevins à la finale.

Mais décidément TOUTANKOM mène une drôle de campagne : il fait du neuf, et ça rigole pas ! Le slogan "AIMER ANGERS" qui avait fait le succès de la liste depuis Jean MONNIER : aux orties ! les couleurs bleu roi-bleu ciel : pfiiit, on passe au rouge ! Michèle MOREAU le quitte, elle est illico remplacée par l'IZNOGOUD en jupons (elle a une bicyclette en guise de tapis volant), l'aventurière BCH ! A tel point qu'on se demande "s'il sait encore où il habite". D'ailleurs il prépare visiblement son avenir. Ben si ! Vous l'avez tous vu comme moi en train de poser à côté d'un "ramasse-clopes" géant. Si c'est pas une indication ça ? Je plaisante, évidemment.

En attendant, j'attends avec impatience la video que  le PS local nous sortira un jour. C'est dommage que le festival soit utilisé à des fins aussi politiciennes. Le budget entrera-t-il dans les frais de campagne de TOUTENKOM ? Que voulez -vous quand on fait venir des personnalités de "premier plan-plan".....

                                                                                        

                                                                                                                                             


INVITEE INOPPORTUNE

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L'inflation est de retour. Au mauvais moment. Vraiment, le gouvernement n'avait pas besoin de cette épine supplémentaire, en supplément de la crise des "subprimes" qui plombe les marchés financiers et qui ... réduisent forcément la capacité de crédit des banques. En 2007, les prix ont augmenté en France de 2,6%. Pour des vieux comme moi, qui ont connu les taux à 2 chiffres des années 70, ça passerait pour de la bibine. En fait c'est la poussée inflationniste la plus forte depuis plusieurs années. Les prix augmentent partout en Europe, ce qui empêche la Banque centrale européenne de baisser ses taux d'intérêt car il faut en même temps stimuler la croisssance qui fléchit significativement.

Cette hausse des prix est facile à comprendre : à la hausse du coût du pétrole et des matières premières liée à la forte demande des pays émergents (Inde et Chine), s'ajoute la hausse des produits agricoles. D'abord parce que les récoltes ont été insuffisantes avec l'été pourri et aussi parce que la demande mondiale augmente fortement là aussi. Rejouissons-nous, l'Europe a les moyens de produire, il suffit de supprimer les quotas qui étaient fixés pous enrayer la surproduction et le stockage massif (du beurre et du lait). En attendant que la machine se remette en route, les prix continueront de monter. Enfin une des rares conséquences positives de la mondialisation est en train de s'estomper : la production à bas prix qui avait fait baisser les prix de nos produits manufacturés. Comme partout, leurs salaires augmentent et leurs coûts de production avec.

Ce retour de l'inflation tombe au moment où les Français estiment que leur pouvoir d'achat est largement entamé, alimentant la grogne contre un gouvernement qu'ils jugent, à juste titre, impuissant en la matière. La bonne nouvelle, c'est que cette inflation ne devrait pas trop durer : d'abord parce qu'elle ne correspond pas à une flambée des salaires (ce serait trop beau, penseront les piètres économistes) et qu'elle est "importée", et secondo parce qu'on peut raisonnablement envisager que les récoltes 2008 seront bonnes. Enfin, le ralentissement de la demande et de la production qu'elle provoque en Asie devrait lui mettre un terme. Cela prendra bien six mois, six longs mois pour le gouvernement qui doit faire face entre temps à l'épreuve des municipales....

Comme quoi les promesses n'ont de valeur qu'à paysage économique constant. Le problème c'est qu'entre le temps des promesse et le temps de les réaliser, il passe de l'eau sous les ponts..... Et il pleut beaucoup en ce moment !

                                                                                       


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... C'est le nombre de visites sur le calepin dans les 7 derniers jours.... Record pulvérisé depuis la Présidentielle !

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HOMO CASERNUS

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Logement Après l'homo erectus et l'homo sapiens, puis l'homo sapiens sapiens, le XXIème siècle va-t-il voir une nouvelle évolution de l'homme en "homo casernus" ? C'est que la "course à l'habitant" que l'on observe dans beaucoup de communes est devenu le sport préféré de nombreux maires. Le Maine-et-loire n'échappe pas à la règle. Et l'on voit le Maire de Trélazé, député par ailleurs, s'enorgueillir d'avoir dépassé Avrillé. La belle affaire ! C'est que par les temps qui courent, il faut toujours plus d'argent pour financer les nombreuses activités que l'on vous sert souvent gratuitement. Comme la pression fiscale a ses limites, que la taxe professionnelle est devenue communautaire, le moyen qui reste pour augmenter les recettes, c'est d'augmenter le nombre des habitants.... Toujours plus ajouterait DE CLOSET. Il faut reconnaître que le PLH de l'agglo avec ses objectifs très ambitieux est un puissant adjuvant.

Justement, la parution des dernières données du recensement de la population du Maine-et-Loire tombe à point nommé. Quels enseignements peut-on en tirer ?

Pop_49Avec à peine 760 000 habitants, le Maine-et-Loire est le département dont l'évolution est la plus faible avec une progression moyenne de 0,50%/an. Entre 1999 et 2005, les centres urbains plafonnent ou régressent, à quelques exceptions près. C'est la couronne angevine, particulèrement la deuxième, qui se développe le plus ; avec des progressions remarquables le long des axes, ce qui est logique, que ce soit vers Saumur, Cholet ou Nantes. Nos technocrates de service expliquent doctement que c'est le coût de l'habitat en ville qui a fait fuir les jeunes, les obligeant à s'éloigner de leur lieu de travail pour se loger. C'est en partie vrai. En partie seulement. Ce que nos technocrates oublient de mesurer, c'est la part des motivations qui n'est pas mesurable : le rêve, l'aspiration au mieux vivre, la nature. Et on comprend que certains fuient l'enfer concentrationnaire des grands ensembles pour vivre tranquillement à la campagne, quitte à faire des allées et venues quotidiennes . Ce qui explique le choix de la proximité des axes de circulation. La maison avec un jardin reste l'aspiration préférée des Français. Au nom du développement durable on s'apprête à la briser.

Logement_2Mais voilà, le développement durable est passé par là. Tour de passe-passe : sous couvert d'écologie, on nous a refilé "l'idéologie collective", qui hante les beaux et généreux esprits de ceux qui veulent faire le bonheur des autres malgré eux. La "cité radieuse"  de notre époque est devenue "cube à énergie passive" et le lotissement "des maisons collées les unes aux autres avec partage obligatoire de la verdure". Il ne faut pas gaspiller. Et il faut construire à marche forcée pour loger le maximum de gens dans la ville centre et dans la 1ère couronne. Objectif qu'on justifie pour éviter le gaspillage d'énergie et la pollution des mouvements pendulaires. Tu parles ! La France est le pays d'Europe qui a le plus grand espace disponible -et le Maine-et-Loire n'échappe pas à la règle- et avant que les immeubles soient construits les véhicules seront devenus propres ! Non, l'évolution démographique ne justifie pas de tels objectifs qui sont exagérés. D'autant plus qu'on constate actuellement sur Angers un stock de plusieurs centaines de logement du parc locatif privé, dans des immeubles qui ne sont ni luxueux, ni mal placés, qui ne trouvent pas preneur par excès de l'offre sur la demande ! Je voudrais bien qu'on m'explique ! Il serait bien plus urgent de rétablir la mobilité dans l'occupation des HLM et rétablir le parcours de l'accession à la propriété.

Ce qu'il faut, c'est un juste équilibre entre les différentes parties du territoire. Et pour éviter les mouvements pendulaires en concentrant les emplois dans et autour de la ville centre, on ferait mieux de conforter les zones d'activité des villes moyennes. Au lieu d'agrandir sans cesse la zone de Saint-Barthélemy, par exemple, on ferait mieux d'étoffer  Le Lion d'Angers, Beaufort, Chemillé, Ingrandes.... Donner de la TP aux autres ? Vous n'y pensez pas ! Et avec quoi Despagnet pourrait se vanter de financer sa "boîte-à-chaussure-en-guise-de-salle-de-spectacle" sans emprunt ?

L'art de vivre, ça n'entre pas dans les raisonnements des technocrates, rarement dans celui des architectes urbanistes, et malheureusement c'est le grand oublié de nos édiles .... Si on les laisse faire, l'homme est condamné à devenir un "homo casernus".

Déjà ce type d'habitat progresse, facile à reconnaître : cubique avec de petites ouvertures !!! Après "l'homme des cavernes", voici "l'homme des casernes" !

                                                                     

                                                                      

                                                


CIVILISATION

Le terme "civilisation" dérive indirectement du latin "civis" : citoyen. On lui donne couramment deux sens en Français. La" civilisation", c'est d'abord "civiliser" (rendre civil par rapport au barbare), c'est porter une société à un niveau plus élevé, plus évolué. Ce qui implique un progrès. Par métonymie, le mot désigne le stade atteint par cette société. Sous le vocable de "civilisation" on peut aussi désigner les traits caractéristiques de l'évolution d'une société en prenant en compte différents plans : technique, moral, intellectuel, politique.... Sur notre planète, il y a donc des "civilisations".

En parlant de "politique de civilisation", et en citant le philosophe Edgar MORIN, Le Président de la République voudrait mettre en oeuvre une politique plus en rapport avec la dimension globale des défis et des enjeux de notre époque. Que la "civilisation occidentale" ait connu une ou des dérives au cours du XXème siècle est une évidence. Il suffit d'en refaire le parcours : deux guerres mondiales, les totalitarismes, la libération des moeurs... et en même temps la perte des repères sociaux, l'avachissement des solidarités, l'individualisme, la surconsommation et le gaspillage, et en perspective la dégradation de la planète. Ceux qui pensent que l'expression est sortie du chapeau à un moment donné pour faire illusion se trompent. On peut faire beaucoup de reproches à Nicolas SARKOZY, on peut ne pas aimer son mode de vie, mais il ne faut pas sous-estimer le personnage. Son projet est pensé et les décisions qu'il prend sont en cohérence .

Le puzzle se met en place très progressivement au fur et à mesure qu'il avance. On peut se contenter de ne regarder, comme le font les socialistes que la situation immédiate pour la commenter. En fait, ils sont myopes. Volontairement ou par aveuglement idéologique. Pourtant tous les gestes, les discours s'emboîtent comme des "matriochkas". L'ouverture à des personnalités de gauche en fait partie. La nomination de Ministres issus de la "minorité visible" aussi. Il faut reconstruire un nouveau "vivre ensemble". Il a raison.

Mettons alors en perspective ce qu'il dit sur l'identité nationale, la diversité culturelle, l'apport des religions ne serait-ce que dans leur dimension morale, le partage des richesses et la moralisation du capital, l'investissement dans le domaine de l'écologie et du développement durable, l'éthique nécessaire pour aborder les nouvelles sciences de la vie, .... ajoutons-y sa conception du rôle de l'Etat et les réformes qu'il engage, sa volonté de rassembler l'Europe qui est l'espace commun d'une même "civilisation" et le bassin méditerranéen qui en est le creuset, l'attachement à la démocratie et aux valeurs des lumières, réactualisées dans la modernité du XXIème siècle. Alors c'est éclairant. Tout participe d'une volonté politique profondément réformatrice et tournée vers le progrès. Le terme de "Renaissance" n'est pas trop fort. C'est bien de cela que la France et l'Europe ont besoin pour jouer leur rôle dans la mondialisation et pour tracer une nouvelle espérance pour les peuples qui les composent.

C'est le vrai sens de son slogan de campagne : "Ensemble, tout est possible".

Qu'on est loin des récriminations "petites bourgeoises" de Madame ROYAL ou des imprécations scabreuses de Monsieur EMMANUELLI !

                                                                      


LA GROGNE

Le temps des réalités est arrivé, et avec lui, le retour sur terre de la cote présidentielle. Le dernier sondage BVA est très éclairant sur la chute de popularité de Nicolas SARKOZY. Les trois strates de population qui la font chuter sont respectivement : les couches populaires à cause du pouvoir d'achat, les personnes âgées que son style de présidence peut indisposer et qui peuvent être contrariées par la faible revalorisation des retraites, et enfin les électeurs Modem et du centre gauche indisposés par les choix budgétaires.

Une somme qui place le Président en position arithmétique "d'impopularité". Et si parallèlement des personnalités comme Rama YADE font une percée, on peut y voir une indication supplémentaire : les Français voient tout et comprennent tout, rien ne leur échappe. On pouvait penser que le Président avait jouer gros avec la venue de KADHAFI. Les Français, visiblement n'ont pas apprécié. L'idylle avec Carla BRUNI n'a apparemment pas arrangé les choses. Trop vite, trop loin. Nous avons tous vu les gestes de tendresse du Président envers Cécilia, le jour de sa prise de fonction. Quels sens tout cela pouvait-il avoir pour qu'en moins de six mois tout soit consommé et qu'elle soit illico remplacée par son clone ? Voilà ce que j'entends dire. Que répondre à cela ? Et puis il y a eu la révision de son indemnité, les escapades à la manière "jet set", .... L'addition de petits riens qui comme dans un couple finit par tourner à l'aigre. Tout le travail effectué par ailleurs passe à la trappe. L'opinion est ainsi.

Le problème du pouvoir d'achat est aussi très symptomatique de l'état d'esprit des Français. La hausse du coût de la vie à travers le prix des carburants, des fruits et légumes, des loyers n'est pas contestable sur le 2ème semestre 2007. Face à cette conjoncture à laquelle il ne peut pas grand chose, le roi est nu. Inutile de songer à augmenter le SMIC, comme le préconise la gauche : c'est la pire des solutions parce qu'elle empêche la revalorisation des salaires intermédiaires et crée des "trappes à pauvreté". Le 1/4 des smicards y restent au moins dix ans. De plus la France est le pays ou le travail peu qualifié a le coût horaire le plus élevé. On ne peut qu'attendre les retombées des mesures prises cet été, mais il faut craindre que la conjoncture internationale en retarde les effets. Le seul moyen d'augmenter réellement les salaires c'est de produire plus de richesses. Donc travailler plus. Encore faut-il que les entreprises le puissent. Restent les mesures dites de "civilisation".... Un capitalisme moralisé dont les profits seraient mieux partagés. C'est bien de le préconiser, mais avant que cela soit effectif, là encore.... J'entendais l'autre soir Philippe MANIERE de l'Institut Montaigne expliquer que toutes les mesures prises allaient dans la bonne direction. Réconfortant mais pas suffisant.

"Tout est possible" a été compris "possible tout de suite" !

En attendant, l'échéance des municipales est bien là. Au pire moment diront certains. Comme on pouvait le craindre, diront ceux qui militaient pour qu'elles aient lieu l'automne dernier. Dans ce contexte, il serait étonnant que le Président laisse les choses en l'état et ne prenne pas d'initiatives. Vous avez dit "politisation" ? Elle est inévitable si l'on ne veut pas laisser la gauche mobiliser les électeurs sur ses seules antiennes.

                                                                              


35 HEURES, J'Y PENSE ET PUIS J'OUBLIE...

Sarkozy_conf_de_presseCe qu'il y a de bien avec NICOLAS, c'est qu'il ne résiste pas au plaisir de se faire plaisir. Quitte à semer la confusion et être obligé de redevenir sérieux ensuite. C'est ce qui s'est produit lors de la conférence de presse quand il a répondu par un simple "oui" à la question :"l'année 2008 sera-t-elle la fin des 35 heures ?" Le oui était trop "comédia dell'arte" pour être honnête. Le lendemain, devant les parlementaire, il a corrigé le tir en affirmant que la durée légale du travail ne pouvait être remise en cause.

Mais que n'avait-il pas dit !!!! Oser toucher au "Graal" des 35 heures ! Aussitôt les grandes orgues de la gauche se sont mises à corner. Que de commentaires touffus et techniques pour tenter de réhabiliter les 35 heures. Tout cela pour découvrir qu'elles coûtent très cher à l'Etat, qu'elles ont gelé les salaires et qu'elles ont provoqué un déséquilibre désastreux dans les hôpitaux. Même sur les emplois créés, personne n'est capable de dire quel a été l'impact exact de la RTT. Ce qu'il en reste finalement c'est les 20 milliards d'Euros par an que l'Etat finance en réductions de charges.

Sarkozy_conf_de_presse_2A contrario, le "travailler plus pour gagner plus" n'a de sens que par rapport aux lois AUBRY. Le temps de travail est bel et bien limité à 35 heures hebdomadaires et le seul moyen de l'allonger c'est de faire des heures supplémentaires. Remonter à 39 heures rendraient caduques les lois votées l'été dernier, et ce n'est pas l'effet recherché. Pour autant, on peut penser que dans la tête du Président, le "travailler plus" idéal, ce serait celui d'une société qui reviendrait à un quota horaire plus en rapport avec les moyennes des autres pays. Les heures supplémentaires ne sont donc qu'un moyen de contourner l'obstacle. Car, même en augmentant la productivité de chacun, une heure est une heure. Et si on travaille quatre ou cinq heures de moins que les américains, par exemple, on ne peut pas rattraper une baisse de production  de 10% par 2 à 3% de gain de productivité. Et le résultat on le connaît : les Américains ont un produit de 10 à 12 000 dollars par tête de plus que nous, tout simplement parce qu'ils travaillent plus longtemps chaque semaine, chaque mois, chaque année et dans leur vie....

Sarkozy_conf_de_presse_3Voilà pourquoi les 35 heures restent définitivement une erreur magistrale : elles coûtent en heures supplémentaires, en allégements de charges, en stress et en arrêts de travail, en déficits des budgets sociaux... tout en ayant renchéri le coût horaire du travail de 10%. Merci pour la compétitivité. Une aberration économique et sociale indigeste pour encore un moment.

                                                                   

                                       


RIFIFI A SAINT-BARTHELEMY

J_f_jeanneteauGrosse colère du Maire de Saint-Barthélemy, Jean-François JEANNETEAU. Que s'est-il donc passé pour que cet homme connu plus pour son urbanité que pour les coups de gueule,  sorte de ses gonds et s'adresse par courrier à tous ses concitoyens ?

Le point de départ, c'est une erreur matérielle dans un tableau du débat d'orientation budgétaire. Une bourde, sans grande conséquences, mais qui a obligé à recommencer le débat début janvier. Evidemment, l'opposition qui avait fait étudier les documents par un comptable -elle n'en a pas les capacités elle-même- avait soulevé le lièvre (trop facile). Mais c'est pour en tirer des conclusions alarmantes sur l'état des finances de la commune. Certains allant jusqu'à colporter "la commune est en faillite". Evidemment il n'y a aucune réalité derrière tout ça.

Néanmoins, c'est vrai que les finances communales commencent à être plombées. Mais la gestion de l'équipe en place n'y est pas pour grand chose. Elle est bien obligée d'assumer les investissements de la précédente et le "coeur de ville" pèse lourd, même si grâce aux appuis qu'il a su se ménager, Jean-François JEANNETEAU a réussi à obtenir les subventions bien compromises par le manque de rigueur de son prédécesseur. Le problème, c'est que ceux qui l'attaquent ne sont pas très futés. Ils arrivent à tenir un raisonnement à partir de documents budgétaires qui ne sont pas de même nature comme comparer des comptes administratifs avec un budget primitif, pour ne pas dire plus. Scabreux ! Et M. HENRY voudrait donner des cours de gestion !

Le maire a donc décidé de dénoncer la manipulation. "La désinformation, la calomnie et le mensonge, cela suffit," écrit-il. Il est vrai que d'aucuns n'ont pas hésité à sauter le pas et de l'accuser de malhonnêteté. En quelques lignes bien senties, il démonte les arguments de ses adversaires et donne les chiffres clés qui montrent au contraire une gestion dynamique.

Affaire à suivre avec la discussion budgétaire le 28 janvier prochain. On ne va pas s'ennuyer au Conseil Municipal !

                                                                                                


A L'EST, DU NOUVEAU

P1000995C'est donc Jean-Yves FRABOULET qui se présentera contre Gérard PILET dans le canton ANGERS-EST/SAINT-BARTHELEMY. Le cardiologue est bien connu sur la place d'Angers pour ses nombreux engagements aussi bien professionnels - il a été président du collège national des cardiologues français- qu'associatifs comme par exemple au SCO d'Angers dont il a été Vice-président.

Ce praticien connaît bien le terrain par son activité de médecin. Une métier qui le qualifie pour siéger au Conseil Général où il pourra apporter son expertise sur des dossiers aussi importants que la dépendance ou la prise en charge de la maladie d'Alzheimer.  Mais c'est toute la dimension sociale du Conseil Général qui gagnerait à profiter de son expérience.

C'est aussi un homme modéré, dont le parcours politique se situe aux marges du RPR et de l'UDF. Il a participé plusieurs fois aux compétions électorales pour les municipales d'Angers. Adhérent de l'UMP, c'est un homme ouvert qui ne connaît pas le sectarisme et est capable de travailler avec tous au bien commun.

"Je fais figure de challenger, mais c'est avec enthousiasme, détermination et volonté que je mènerai cette campagne !" déclare-t-il. En effet, s'il se présente dans un canton réputé difficile, et j'en sais quelque chose, il n'en a pas moins toutes ses chances. Le sortant, Gérard PILET est très fragilisé par la claque qu'il a prise à Saint-Barthélemy et son attitude sur l'incinération lui vaut un rejet tenace au Plessis-Grammoire.

Je suis heureux de lui passer le témoin. Bien entendu, nous allons soutenir sa campagne et lui apporter toute l'aide dont il a besoin. Il se présente sous l'étiquette de la majorité départementale avec le soutien de toutes ses composantes.

                                                               


5,4,3,2,1, ... C'EST PARTI !!!

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A la tête de son équipe d'adjoints et devant des salons Curnonsky bondés aux deux niveaux, Christophe BECHU a lancé sa campagne pour les municipales, ce soir. Un discours ramassé et dense avec l'énoncé de quelques axes happés avec gourmandise par un auditoire conquis et disponible. C'est parti pour soixante jours intenses consacrés à "dialoguer, expliquer, oser, témoigner, convaincre". La tête de liste redit qu'il sent une aspiration puissante au changement et c'est pour cela qu'il a voulu bâtir une équipe solide pour qu'Angers "choisisse l'avenir". Il rêve d'une ville qui rayonne, sorte de son anonymat, soit à l'avant-garde. Il veut mettre son énergie, de l'audace au service des Angevins pour qu'ils se sentent soutenus quand ils sont en difficulté, et mieux entendus dans leurs quartiers.

P1000998P1010004Au chapitre de la politique, Christophe BECHU affirme qu'il se présente en homme libre et indépendant, n'acceptant de céder à aucune pression d'où qu'elle vienne... si tant est qu'il y en eût.  Mais il rappelle à la salle ce qu'elle souhaitait entendre :"je reste fidèle à ma famille, je n'oublie rien, je ne renie rien, mais mon devoir est de rassembler bien au-delà des clivages traditionnels". Applaudissements nourris, comme il se doit. Puis il fait le procès de ceux qui veulent nationaliser l'élection pour en faire un test national. Il prendra ses exemples surtout à gauche : le secrétaire du PS local, l'entourage du Maire sortant... Il n'a pas tort quand il pose la question de savoir si le tramway est de gauche ou de droite, si le grand stade peut être PS ou UMP, si les voies sur berges dépendent de Ségolène ou de Nicolas. Ce qui lui permet d'enchaîner sur le seul parti qui vaille pour cette élection, celui qu'il a constitué autour de lui et qui est le "parti des Angevins". Et de citer les sensibilités diverses de ses  complices qui l'entourent sur la scène.

P1000999P1010001On en vient au projet. Un projet écrit ensemble et qui s'appuie sur des valeurs communes. Il en présentera trois aspects ce soir : l'économie, la réussite éducative et l'ambition écologique. Chassez la "politique", elle revient au galop. Les trois thèmes choisis, ce n'est pas un hasard, sont très politiques et ont une résonnance  quelque peu nationale, avec un léger accent sarkozien. Mais ce sont surtout des chevaux de bataille de son adversaire. On le sent, l'attaque sera frontale. Et de décliner moult exemples de ce qu'on pourrait faire et qui n'est pas fait, alors que d'autre le font, ailleurs : l'école de la 2ème chance,  le parrainage des jeunes à grande échelle, le dépistage systématique de la dysléxie au CP, un vrai plan climat pour la ville, une journée du végétal, le développement des modes de déplacement doux.... Il prendra en charge lui-même le dossier du développement économique et de l'emploi, s'il est élu, et présentera bientôt 10 axes d'action. "La seule fatalité, c'est celle que l'on refuse d'affronter". Il s'agit de choisir l'avenir en tournant le dos à "ceux qui font semblant". Tout est dit.

P1010005 Il finira par le "comment" : ses pôles transversaux présentés à la presse, pour un pilotage collégial. La salle est ravie, en redemande. Et les participants repartiront, prêts à en découdre. Objectif atteint au coeur de la cible.

                                                                                                                


VEILLEE D'ARMES

La cérémonie conjointe des voeux de l'Association des Maires, du Conseil Général et du Préfet a été l'occasion de réunir, comme chaque année, le gratin des personnalités civiles et militaires, religieuses et laïques, du public et du privé,.... un parterre d'au moins 500 personnes pour écouter les discours en un ballet bien réglé entre les personnalités appelées à prendre la parole, et réhaussé par la présence remarquée de Roselyne BACHELOT, notre Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports.

Mais cette année les discours ont été plus conventionnels que les fois précédentes. La tension de l'échéance des municipales qui touchent les orateurs sauf le Préfet est perceptible. Devoir de réserve oblige, on parle donc de la pluie et du beau temps, en maniant la langue de bois superligneuse à coups de remerciements des uns pour les services des autres. Tu parles !

C'est Catherine DEROCHE qui ouvre le feu. Elle déballe son discours d'une seule traite, avec le rythme posé qui lui est caractéristique, sans baissé une seule fois la tête pour lire son texte. Et pour cause, elle n'a pas de papier. Mais le ton est plus monocorde, et le contenu moins enjoué. D'habitude, il y a toujours une petite "vacherie" bien tournée en forme d'anecdote. Cette fois-ci, que du sérieux. Pour se féliciter de la forte mobilisation des électeurs en 2007 ; pour énumérer les grandes échéances qui nous attendent en 2008, pour saluer les Maires qui raccrochent (pas loin de 50%). Et puis viennent les inévitables doléances : améliorer le statut de l'élu local dont le rôle devient de plus en plus complexe ; poursuivre la réforme de la fiscalité locale et là aussi un "Grenelle" est attendu ; pour vanter "l'optimisme forcené" dévolu aux maires dont la mission est "d'être à l'avant garde de l'inévitable" (expression gaullienne, paraît-il)....

Suit l'enfant terrible de la politique angevine, notre jeune et fringant Président du Conseil Général, Christophe BECHU. Tout le monde attend avec impatience le morceau de bravoure qu'il nous sert tous les ans, en général un régal, maniant humour, pointe de causticité, rhétorique imparable et anecdotes jubilatoires. Mais voilà, Christophe est candidat aux Municipales d'Angers, et aux Cantonales. Difficile de faire un bilan qui ne soit pas pris pour une réunion de campagne électorale. Alors de quoi parler ? De banalités, faute de mieux. D'abord des voeux pour le respect mutuel entre concurrents ; les élections vont permettre aux citoyens d'écrire leur avenir (comme en 2007) ; et puis il faut rendre hommage aux hommes et aux femmes du département. Alors là, il a fait fort : il n'a oublié personne. Que feraient les élus sans (et la liste est longue) les bénévoles, les militants associatifs, les chefs d'entreprises, les jeunes retraités, les pompiers, les fonctionnaires de tout poil, tous les partenaires.... ? Pour terminer par la citation (il en a toujours une, mais celle-là elle est hyper basique et terriblement téléphonée) : "il n'est de richesse que d'hommes" ! C'est de Jean BODIN (pour les ignorants).

Puis c'est le tour de Jean-Claude VACHER, notre Préfet de Maine-et-Loire. Ce sera le morceau de bravoure de la soirée, version techno... crate. Il n'est pas encore tenu au devoir de réserve. On aura droit d'abord à un court bilan autosatisfait sur l'Etat partenaire, fiable et impartial. Le gros chantier c'est la réorganisation des services. C'est là qu'on voit que la politique gouvernementale ne reste pas lettre morte. Il abordera ensuite trois priorités parmi d'autres pour ne pas être trop long. Ouf ! C'est que les toasts attendent. Il a donc traité de l'engagement de l'Etat en faveur de l'économie, du développement durable et de l'exigence républicaine. On a eu droit au passage à la "gabare dans le bon chenal", et le gros du message a porté sur la nouvelle croissance économique avec toutes les réformes qui touchent au marché du travail et au traitement des demandeurs d'emploi. Mais c'est sur l'exigence républicaine que les oreilles se sont faites plus attentives. Il fallait que le Préfet réponde aux quelques poilus qui manif'estaient en faveur des sans-papiers devant les Greniers Saint-Jean.  Le rappel à l'ordre à la loi et à l'exigence républicaine a été sans équivoque qu'il s'agisse de la sécurité publique ou de l'immigration clandestine : "aider les sans-papiers, c'est rendre service aux réseaux mafieux qui exploitent le filon..." . Fermez le ban.

La cerise sur le gâteaux, ce sera la courte prise de parole de la Ministre pour manifester toute son attention pour l'Anjou et annoncer la tenue d'un Conseil des Ministres de la Santé en septembre chez nous (déjà annoncé sur calpindh). C'est sa manière de remercier les Angevins de lui faire confiance.  Elle a évoqué les grands chantiers qui l'attendent en 2008, une année importante pour la réforme de notre système de santé. On lui souhaite bon courage et surtout de réussir.

Enfin, le moment est venu de trinquer et de partager les agapes dressées sur les tables latérales. Dieu que les toast au foie gras étaient bons ! On les avait bien mérités.

                                                                                    


                                                                                    

Lundi matin vous pourrez découvrir le compte-rendu de la cérémonie des voeux au Département.