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1000 DE PLUS POUR KABOUL

Quel intérêt y a-t-il pour la France à envoyer 1000 soldats de plus en Afghanistan, dans un pays qui semble sombrer dans le même chaos que l'Irak ? Les détracteurs habituels des décisions de Nicolas Sarkozy y verront probablement un signe d'une soumission à l'Amérique, ou une volonté de donner des gages à l'allié américain quelque peu malmené par Jacques Chirac au moment de l'invasion de l'Irak.

Il y a pourtant d'autres clés d'interprétation. Certes, le gouvernement n'est pas bavard sur le sujet, et il a raison, car il y va de la sécurité de nos soldats. Mais les citoyens aiment bien comprendre. Et si un débat à l'Assemblée nationale qui pourrait très bien se concevoir n'est pas opportun, au moins pourrait-on avoir quelques indications sur l'intérêt de la manoeuvre.

C'est que l'Afghanistan n'est pas l'Irak. La ressemblance n'est due qu'aux méthodes utilisées par les terroristes. D'abord, ce sont les forces de l'OTAN que nos troupes vont rejoindre. Premier distinguo. Même si l'intervention n'est pas décisive totalement contre les talibans, elle empêche ce pays de sombrer à nouveau dans un régime obscurantiste. Car souvenons-nous, il y a cinq ans avec quel bonheur les habitants de Kaboul libérés de la dictature barbare ont accueilli les américains.  Depuis le pays s'est mis tant bien que mal à se recontruire : des écoles, du cinéma, des informations, une liberté partiellement retrouvée pour les femmes.... En défendant le régime de M. Karzai, nous  défendons un régime républicain, certes imparfait, et nous l'empêchons de glisser à nouveau vers la barbarie. Second distinguo.

Mais le Président prend un risque. Celui de voir des soldats français mourir pour Kaboul. Dans ce pays, on voit bien que la terreur progresse à nouveau, qu'elle s'exerce autant par les armes que par les menaces qui pèsent sur ceux qui participent à l'effort d'émancipation du peuple afghan.Face à l'opinion publique française plutôt rétive sur ce type de sujet, il faut vraiment lui faire prendre consience que le jeu en vaut la chandelle. L'explication est donc nécessaire. On ne peut pas imaginer que le Président le fasse par vanité. Car de ce point de vue, ce n'est pas le meilleur moyen qu'il ait trouvé pour améliorer sa cote de popularité.
                                                            
                                                       



L'ETAU

Les Etats-Unis entrent en récession économique. Ainsi le scénario de la crise financière dévoile au fil des mois son amplitude réelle. L'OCDE en contre coup modifie à la baisse ses prévisions de croissance. Nul de sait quelle en sera la véritable ampleur. L'Europe sera forcément touchée, et le reste du monde probablement. Dans cette conjoncture peu réjouissante, le gouvernement qui avait tablé sur un pétrole à 75 dollars le baril, une inflation moins élevée et une parité dollar-euro plus équilibrée, doit revoir ses objectifs. Avec 1,8% de croissance, si ce chiffre est atteint, les marges de manoeuvre vont se réduire et il sera plus difficile de faire baisser les charges, les déficits et.... les impôts. En Europe, la Banque centrale ne diminue pas ses taux car l'objectif reste -et à juste titre- de lutter contre l'inflation qui revient.

En face de cette conjoncture économique morose, le gouvernement trouve "l'impatience sociale". La surenchère ne va pas tarder à apparaître pour tenter d'exacerber les demandes. Le thème de la vie chère nous est martelé à chaque journal télévisé, exemple à l'appui. Les lycéens sont dans la rue pour protester contre la suppression légitime de quelques milliers de postes (même pas 1% de l'effectif des enseignants), les grèves "salariales" encouragées par la CGT se multiplient, à grand peine il est vrai, les journées d'action dans la fonction publique sont programmées.... Bref, le climat social se tend.

Voilà une passe bien difficile pour le gouvernement et le Président de la République. Il va falloir qu'ils fassent preuve de résistance et de pédagogie.

Résister en tenant le cap des réformes qui peuvent redonner de la solidité à notre économie, de l'efficacité à l'Etat et de la consistance au contrat social. Tout en ne cédant pas à la facilité qui consisterait à faire encore un peu plus de dépenses à crédit et acheter à un prix que l'on ne peut plus payer une paix sociale illusoire.
Faire de la pédagogie : expliquer le mieux possible l'action qui est menée, mettre en valeur les buts poursuivis, faire comprendre que différer une décision ce n'est pas l'abandonner. Montrer aussi la continuité : les promesses de la campagne sont faites pour être réalisées dans les cinq ans de la mandature et non pas dès la première année. Tout cela tombe sous le sens. Encore faut-il le dire plus fort pour contrebattre les sempiternelles antiennes de la gauche qui à force de répéter des idées fausses finissent par les faire prendre pour des vérités. Pas une émission ou l'invité PS, quel qu'il soit, ne parle du "paquet fiscal"... Ils savent que le matraquage finit toujours par payer.

La situation est suffisamment sérieuse pour qu'on rêve d'un consensus national. Le devoir de vérité s'impose plus que jamais. Les Français ont le droit de savoir ce qui les attend, dans la mesure où on peut le prévoir. En exprimant sa lucidité le Premier Ministre a montré l'exemple. A l'opposition de faire preuve de responsabilité. Surtout si le gouvernement pris au piège d'événements qu'il ne controle pas et dans lesquels il n'est pour rien, a le courage de demander aux Français de faire l'effort d'attendre des jours meilleurs pour voir leur condition s'améliorer plus nettement.
                                                              


ET MAINTENANT ?

Aujourd'hui c'était la rentrée parlementaire. On s'en est aperçu avec le retour des "jérémiades" de la salle des quatre colonnes. Sujet du jour : la Chine. Le bonheur du jour : les socialistes en train de pleurer sur le sort des moines. Non pas qu'ils n'en vaillent pas la peine (les moines), mais enfin on avait plutôt l'habitude de leurs discours anticléricaux. C'est le jour aussi que le 1er Ministre a choisi pour annoncer au détour d'une question que la croissance prévue est en baisse et se situerait entre 1,7 et 2%. C'est encore bien optimiste si l'on en croît les nouvelles qui traversent l'Atlantique.

Dur retour sur terre. Face à l'obsession collective du "faire vite" pour obtenir tout de suite, l'action politique a besoin de durée pour réussir. Personne ne peut rien changer au temps qu'il faut pour faire une loi et l'appliquer, et ensuite qu'elle produise des effets. Nicolas SARKOZY a choisi la réalité et l'action, après le temps du verbe nécessaire pour réveiller la foi. Il lui faut maintenant entretenir la flamme qu'il a allumée. Périlleux pari. Mais même après des municipales calamiteuses pour la majorité, il peut encore imposer ses choix pour la belle et simple raison qu'en face, il n'y a toujours rien : ni leader, ni programme, ce qui lui laisse une grande liberté pour revenir en grâce. Je trouvais pitoyable l'autre jour Jean-Marc AYRAULT en train de vaticiner sur le "pouvoir d'achat", sans rien proposer de concret. Comme si on ne savait pas que c'était une préoccupation pour les Français face à la flambée des prix. En d'autres temps il aurait usé sa salive sur le chômage...et on le sait, avec la même efficacité en terme de résultat. C'est-à-dire pas grand chose.

Toujours plus. On débloque 200€ pour les petites retraites. Un geste significatif voulu par la Président de la République. "Pas assez" entend-on en écho. On augmente de 5% l'allocation pour les handicapés. "Pas assez" entend-on en écho...Les promesses sont pourtant tenues et il reste encore quatre ans pour les tenir complètement. L'impatience est là ! Il faudra faire avec. D'ailleurs le seul effet que le résultat des municipales va avoir sera le durcissement du terrain social. La victoire de la gauche, que le PS est bien incapable d'exploiter, redonne du mordant à des syndicats prudents juqu'à maintenant. Et pas plus tard qu'aujoud'hui un front s'est constitué pour le round de négociation sur les retraites, avec comme mot d'ordre "refuser 41 années de cotisations en 2012", tandis qu'ici où là fleurissent des grèves de revendications sur les salaires.

A Nicolas SARKOZY de se réapproprier le calendrier, de faire preuve de constance dans les réformes. Il n'a pas d'autre choix que de persévérer et d'accélérer autant que faire se peut. L'embellie viendra bien à un moment ou un autre. Autant préparer le pays à en profiter au maximum le moment venu. Le pire qui pourrait lui arriver serait de se "chiraquiser", se contentant de gérer pour tenter d'assurer sa réélection. C'est là qu'il nous décevrait le plus. Avec la défaite assurée au bout.

Au contraire, le ralentissement de l'économie mondiale auquel on doit s'attendre est l'occasion rêvée pour donner un cap à la politique économique de la France et bientôt de l'Europe. Si la conjoncture interdit la rigueur, elle n'empêche pas de prendre les mesures courageuses qui libéreraient notre tissu économique de ses carcans. Et permettraient de reconquérir des parts de marché....

                                                                                    


MUNICIPALES : TOUJOURS COMPLEXES

D'abord les constantes : le taux de participation des électeurs est toujours plus faible que pour les élections nationales. Le taux d'abstention se tient généralement autour de 30% plus ou moins 5 points. C'est ainsi, il y a des citoyens qui ne votent que pour les présidentielles et les législatives. Les scrutins locaux ne les intéressent pas. Il suffit de parcourir les listes d'émargements pour s'en convaincre. Malheureusement, on les trouve plus à droite qu'à gauche où le civisme est plus militant. De plus, ce sont des élections intermédiaires et presque toujours le camp qui a gagné l'échéance nationale qui précède est moins mobilisé que le camp adverse. Ce qui fait que l'opposition s'y refait plus ou moins une santé. Pas en nombre de voix, mais en pourcentage.

Et puis, il faut distinguer le cas des grandes villes et celui des petits bourgs. Ce qui fait que cette consultation n'est jamais que l'addition d'innombrables enjeux locaux arbitrés par un électorat diversement motivé. Dans les petits villages, ceux dans lesquels tout le monde se connaît, la dimension personnelle prend le pas sur l'étiquette politique. On votera pour le sortant, sans se demander dans quel camp il vote au plan national, si c'est un bon gestionnaire. De même que le moment de l'élection peut être aussi celui de réglements de comptes... où les histoires de clochers prennent soudain beaucoup d'importance. Dans les villes moyennes, c'est un panachage de scrutin local et d'élection politique. 

Les grandes villes, elles, n'échappent pas à la dimension politique. Les électorats captifs y pèsent de tout leur poids et représentent la plupart du temps plus de la moitié du vote exprimé. Probablement en raison de l'anonymat qui résulte du grand nombre d'habitants. Je l'illustre avec cette phrase envoyée par un électeur d'Angers à Nathalie HERSANT lors de son porte-à-porte :" Vos programmes de toute façon je n'en lis aucun, moi je vote à gauche !". Elle aurait pu s'entendre dire la même phrase symétrique par un électeur de droite. On voit bien que la marge de manoeuvre électorale des uns et des autres pour convaincre du bien fondé d'un "projet" est très mince. Ce genre de répartie appelle tout candidat à l'humilité. Alors, faut-il politiser ou pas ? A mon avis, la question ne se pose même pas. Même en brouillant les cartes avec des listes "panachées", les tendances lourdes s'affirment : les votes ne sont jamais que des additions de motivations.... ou des soustractions. Et sur ce sujet, on ne peut pas faire l'abstraction de l'effet que peut avoir le comportement de tel leader national sur les différents électorats. Certes la dimension personnelle de la tête de liste n'est pas sans compter dans l'équation, mais c'est plus vrai à droite qu'à gauche où l'on vote plus volontiers "étiquette" que "binette". Le camp qui gagne alors est celui qui aura su le mieux ménager toutes les composantes qu'il appelle à voter pour lui. Ainsi, Jean-Claude ANTONINI a-t-il pu capter une bonne partie des voix d'extrême gauche quand son adversaire ne pouvait pas attirer celles du Font National réfugiées dans l'abstention.

On peut donc reprocher à la majorité en place de n'avoir pas su donner envie à son électorat de retourner aux urnes. Qu'elle se soit retrouvée piégée par le calendrier est une évidence. Mais ce n'est jamais qu'un contexte global. Il appartient aussi aux politiques locaux de s'évertuer à mobiliser leur camp et lui donner de bonnes raisons d'aller voter. C'est une condition essentielle qu'il faut remplir pour espérer gagner. Mais si tout le monde n'est pas sur le pont, cela se remarque vite. Alors, ne demandons pas au citoyen de base d'être plus royaliste que le roi.

                                                                                                                         


AGNEAU PASCAL

Oeufs_de_pquesLa sagesse étant revenue du côté de l'Elysée, le tumulte des municipales s'éloignant, la France se prépare pour la trêve de Pâques en se jetant sur les routes, sous les giboulées, pour rejoindre qui, une résidence secondaire, qui, une réunion familiale.

Dans le village natal du père de ma femme, tout là-bas, au fond de l'Andalousie, dans la Sierra Névada, on a paré les rues de garnitures de feuillages pour les processions, avec statues du Christ et de la Vierge au vent, et le jour de Pâques on tirera force pétards et coups de fusils en l'air. Tous les "Catalans" sont revenu au village pour la circonstance. Ce sont les enfants qui ont dû "s'exiler" à Barcelone pour le travail. Ils en profitent pour venir faire admirer leur belle bagnole. Une Seat ou plus probablement une BM.... Dans l'église de la messe de 22H, ce soir, toutes les familles au complet viendront se montrer, dans une foire indescriptible où personne n'écoute le curé qui s'échine à gratter une guitare pour accompagner les cantiques et tenter ainsi de capter un peu d'attention.

P4160097_2Pâques c'est aussi la fête des enfants. En prévision de la recherche de dimanche matin, nous avons fait provisions d'oeufs en chocolat. Dès le lever, Louis et Margaux se précipiteront dans le jardin pour chercher ce que les "cloches" ont laissé tomber du ciel... Et comme chaque année, nous les suivrons, appareil photo en main pour immortaliser ces instants de joie. Heureusement, ils sont bons acteurs. Il y a longtemps qu'ils ne sont plus dupes et ils se prêtent à l'opération avec d'autant plus de bonne grâce qu'ils savent que la récolte sera fructueuse.

Pâques c'est aussi l'arrivée du printemps, les jours qui s'allongent, la nature qui se réveille. Et les travaux qui vont avec, dans le jardin.

Ainsi va la vie, après la pluie, le beau temps. C'est vrai aussi pour la politique.

                                        "JOYEUSES PAQUES !"

                                                                           


BAUME

Ceux qui ont encore sur l'estomac la perte des Ponts-de-Cé, de Bouchemaine et la non-victoire d'Angers, peuvent tout de même se féliciter de la prise de Saumur par Michel APCHIN et de la victoire dès le 1er tour de Gilles BOURDOULEIX à Cholet. Rappelons aussi que le Président de l'UMP a été confortablement réélu dès le 1er tour lui aussi dans sa commune d'Avrillé.Ils méritent nos chaleureuses félicitations. On peut souligner aussi la stabilité du Conseil Général dans le rapport de force droite-gauche (ou majorité-opposition si on préfère).

Comme quoi, il n'y a pas que des mauvaises nouvelles... Un peu de baume sur le coeur.

                                                       


A PROPOS DE PRECARITE....

La gauche qui n'a à la bouche que "la casse sociale" et "l'augmentation de la précarité" ferait bien de s'informer un peu mieux. Mais ce type de dépêche qui fait plus de 10 lignes doit dépasser la capacité d'assimilation de ses exégètes. Voilà, en tout cas, une bonne nouvelle de plus.

"Le nombre d'allocataires du RMI a baissé de 8% en 2007

PARIS, 18 mars 2008 (AFP) - Le nombre d'allocataires du RMI (revenu minimum d'insertion) a baissé de 8% en 2007 en métropole et dans les départements d'outre-mer (DOM), s'établissant à 1,158 millions de personnes, selon des statistiques officielles publiées mardi.
Cette baisse annuelle (décembre à décembre) confirme la tendance amorcée en 2006 après quatre années de hausse continue et elle s'accompagne d'une diminution de 3,2% du montant total versé au titre du RMI en 2007, à 6,01 milliards d'euros, selon la Drees (ministères du Travail, de la Santé et du Budget).
La baisse, qui s'observe sur l'ensemble du territoire, s'explique principalement par deux facteurs: l'amélioration de la conjoncture du marché du travail et la réforme du dispositif d'intéressement à la reprise d'activité.
"L'amélioration continue de la situation sur le marché du travail depuis la mi-2005 se poursuit au cours de l'année 2007", relève la Drees, qui souligne la concomitance de la progression de l'emploi salarié et du recul du chômage entre décembre 2006 et décembre 2007.
Par ailleurs, le nombre de chômeurs non indemnisés, allocataires potentiels du RMI dont le nombre avait augmenté ces dernières années, a baissé de 10,4% sur l'ensemble de l'année.
Quelque 99.000 allocataires du RMI bénéficiaient fin décembre d'une mesure d'intéressement incitative à la reprise d'activité, dont 89.000 dans le cadre du dispositif issu de la loi du 23 mars 2006 (possibilité de cumul du RMI avec un revenu d'activité, versement d'une prime).
Cet effectif a connu une diminution de 41% en 2007, due selon la Drees à l'efficacité du nouveau dispositif d'intéressement, qui "entraîne dans la plupart des cas une sortie plus précoce du paiement au titre du RMI".
Mais le nombre de Rmistes ne bénéficiant d'aucune mesure d'intéressement diminue également (-3,2%).
Enfin, fin décembre, environ 78.000 allocataires ayant un droit ouvert au RMI bénéficiaient d'un contrat d'avenir ou d'un contrat insertion-revenu minimum d'activité (CI-RMA). Cet effectif est en hausse de 20,4% en un an, mais sa progression est stable depuis juin 2007."

Voilà de quoi argumenter, non ?

                           


L'INTERET DU PAYS

Sarko_voeuxLe Président SARKOZY a dit à TOULON qu'il tiendrait compte du message des électeurs. Et c'est bien ce qu'il a fait en réaffirmant ce matin devant un gouvernement à peine remanié qu'il poursuivrait les réformes et que le cap serait maintenu. La gauche qui prétend avoir gagné les élections va hurler à l'imposture, et pas plus tard que ce soir Mme ROYAL était sur la "3" pour commenter à sa manière en faisant des propositions démagogiques à souhait : baisser la TIPP, alors qu'elle a signé le pacte écologique, baisser la TVA sur les produits de première nécessité.... Diminuer les recettes, augmenter les dépenses. Pas d'erreur elle est bien de gauche, parce qu'il faudra augmenter les impôts ensuite.

Mais en fait, c'est bien la droite qui a perdu parce qu'elle a été victime de la démobilisation de son électorat. On excusera la Président de privilégier le message envoyé par ses propres électeurs. Et comme il est impossible d'attribuer à des élections municipales une vocation qu'elle n'ont pas, Le gouvernement continue de disposer d'un mandat et d'un majorité, et de quatre ans encore, pour s'attaquer en profondeur à des réformes dont les effets ne seront palpables que dans plusieurs mois, voire quelques années. C'est un travail difficile dans un pays où les conservatismes sont légions et dont les scléroses rigidifient tous les étages. C'est un travail d'autant plus difficile que le climat mondial s'est terriblement dégradé. Il faudra au gouvernement pragmatisme et réalisme pour s'adapter en permanence.

Le zèle critique du PS qui rêverait presque d'élections anticipées, cache, derrière sa hargne, l'absence d'un programme crédible et l'on ne voit pas bien quel comportement, par exemple, ce parti va avoir au moment de la renégociation des retraites, tiré à hue et à dia entre ses "réalistes" et ses "doctrinaires". La gauche n'est donc pas en mesure de contester le programme de réformes du gouvernement.  La France ne va tout de même pas attendre que les socialistes se mettent d'accord entre eux -si cela est possible-, qu'ils fédèrent les forces de gauche pour qu'ils nous disent enfin comme ils s'y prendraient.... Une expérience a été décidée en 2007. Elle est engagée et elle doit aller jusqu'au bout. Maintenir les Ministres dans la durée est un atout pour la conduire avec plus de sérénité. Le Président a pris la mesure de ses erreurs de la fin de l'année. Donc il change. En politique, la nécessité fait loi. Depuis toujours.

                                                                           


DROLE DE SOUTIEN !

Je n'y avais pas prêté attention, tant l'image m'avait paru logique. De quoi s'agit-il ? D'une photo présentant Gérard PILET et Robert ROBIN en train de discuter. C'était sur la plaquette que le candidat socialiste a fait distribuer pour le 2ème tour de la cantonale. Plusieurs personnes m'en ont parlé: "c'est choquant, tu ne trouves pas ?". Mais qu'est-ce qui est donc choquant ? Tout simplement que le brave (et je ne force pas le mot, à prendre au sens noble) Robert est décédé il y a déjà quelques temps. C'est sûr, il ne dira jamais s'il était d'accord ou pas pour qu'on utilise cette photo. Oui, c'est choquant ! Mais quel intérêt y avait-il à mettre cette photo ? je suis incapable de répondre car je doute de l'impact électoral qu'elle a pu avoir. Reste le procédé, même avec l'accord de Mme ROBIN. Je vous laisse juge.

                                                                            


APRES LES MUNICIPALES

La sagesse prévaut dans les décisions que vient de prendre le Président de la République. Le remaniement se limite à des ajustements normaux. Enfin, on refuse de faire vivre le gouvernement au rythme des pulsions électorales et on consent à donner de la durée au travail des ministres, qui en ont bien besoin. Voilà une rupture intéressante. Il renonce aussi à poursuivre l'ouverture à gauche. Là encore, nous ne pouvons qu'être satisfaits. Le tout s'accompagne d'un recadrage très visible dans l'exercice de la fonction. Nicolas SARKOZY comprend vite et apprends vite. Pendant ce temps, la cote du Premier Ministre est au mieux de sa forme, ce qui est un excellent encouragement à poursuivre son action.

Quels enseignements les élections qui viennent de se dérouler nous apportent-elles ? D'abord on a eu au premier tour "des municipales classiques". Au niveau national, l'écart entre la gauche et la droite n'a été que de deux points (47% contre 45%), mais une abstention plus forte qu'en 2001. Il n'est donc pas vrai que ce premier tour ait été une sanction. Et les électeurs de droite avait la faculté de sauver quelques unes des villes qu'elle détenait en se mobilisant au second tour. On croyait aussi que les électeurs du Front National qui avaient voté SARKOZY étaient déçu. Il n'en est rien : le score de l'extrême droite confirme son déclin.

Venons-en au rôle du MODEM. Il a recueilli un pourcentage  de voix en large baisse par rapport à la présidentielle, et s'il était en position de jouer les arbitres dans de nombreuses villes, cela ne s'est pas soldé par la moisson d'élus attendue. Le ballet auquel ce parti s'est livré n'a pas contribué à clarifier son image. Rejeté par le PS, malgré les appels de Mme ROYAL que François BAYROU lui-même a ignoré, il s'est illustré par un grand écart peu crédible au gré des alliances locales, davantage le fait de combinaisons personnelles que d'une stratégie définie. Et les mairies où il a pu s'illustrer n'ont été remportées qu'avec la droite. Un MODEM renvoyé malgré lui, par la force du suffrage universel, vers l'UMP. Et si son leader résiste encore c'est bien parce que ce type d'alliance réduirait à néant ses ambitions pour 2012. La démarche de François BAYROU aboutit à l'échec de façon répétitive. Son parti n'a rassemblé que 4% de l'électorat et il n'y a que lui pour penser que sa démarche impressionne les Français en s'accrochant au mirage de l'illusion arithmétique d'un score de 16% calculé pour ses 350 listes dans les villes de plus de 10 000 habitants. Il serait temps qu'il redescende sur terre.

Le PS n'arrive toujours pas à trancher dans ses choix stratégiques. La meilleure illustration en est le débat ROYAL-HOLLANDE sur le rôle du MODEM. Tout le monde a vu à la télé Manuel VALLS et Jack LANG hilares dans leur médaillon pendant que Mme ROYAL faisait ses déclarations sur l'écran. Ils peuvent toujours railler la politique gouvernementale, s'indigner, donner des leçons....ils n'ont toujours pas de ligne, ni de plate-forme. Et les élections ont donné des dents longues à plus d'impétrants que prévu. Cela promet.

Le caractère local des municipales ressort plus du premier tour que du second. En effet, celui-ci a été beaucoup plus politisé. Pour une raison simple : en position de l'emporter dans de nombreuses villes, la gauche n'a pas hésité à "nationaliser" les enjeux sur des thèmes qui échappent à la politique locale. De ce point de vue, la faible mobilisation du gouvernement, bien que le Premier Ministre ait fait quelques sorties, et une absence de réthorique sur les sujets qui fâchent comme le "pouvoir d'achat" auront coûté cher. Combien de villes prises avec quelques voix d'avance faute d'avoir "boosté" un peu l'électorat. On dira que je suis têtu, mais la campagne qu'avait envisagée Nicolas SARKOZY était la bonne réponse pour mobiliser les électeurs qui avaient voté pour lui. Il suffisait pour cela de refaire le tour de France en allant dire partout qu'il continuait à se battre pour tenir ses promesses malgré le retournement de la situation internationale. Et contrer tous les mensonges que la gauche continue d'asséner sur le "paquet fiscal", les "cadeaux faits aux riches" ... Et au lieu de cela, on a répondu un peu partout : "votez pour mon projet". Même avec un bon bilan, des maires se sont vus remerciés faute d'avoir eu tous leurs électeurs. Occuper le terrain national, c'était aussi important que celui de la campagne locale.

On retiendra que les élections peuvent être dépolitisées dans les campagnes et les toutes petites villes où elles sont affaires de personnes plus que de partis, de gestionnaires efficaces ou pas. Ailleurs la mécanique des grands partis impose le poids de leur organisation et de leur communication. On découvre aussi que la place de maire peut être tantôt d'une longévité qui étonne, tantôt d'une précarité implacable. Ainsi va le suffrage universel.

                                                                                           
 


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421 le 14 mars ... ça valait le coup de renouveler la présentation du bloc notes.

Merci à tous : aux accros, aux fidèles et aux occasionnels.

                                   Daniel


UMP... PLEIN POT !

Thierry_meignenOn peut faire des scores en faisant campagne sous les couleurs de l'UMP ... Si, ça existe et ça se passe au Blanc-Mesnil, dans le fief de Marie-Georges BUFFET. Et il s'en est fallu de 45 voix que Thierry MEIGNEN ne mette fin à 90 ans de "gestion municipale ouvrière". La ville de Blanc-Mesnil était passée à gauche en 1918 puis tombée dans les mains du PC à la libération.  Ce qui fait plaisir, c'est que j'ai connu la tête de liste alors qu'il était le môme de Blanc-Mesnil qu'il a présenté sur son dépliant tout au long de sa campagne pour contrer la propagande adverse qui le désignait comme un aristocrate.... Allez dire ça à mon beauf' qui était sur la liste : de quoi lui donner un coup de sang ! La mère Marie-Geo a eu chaud aux plumes, si je puis dire. D'ailleurs, ce n'est pas fini. Compte tenu d'un certain nombre "d'irrégularités" plusieurs recours ont été déposés. Allez THIERRY !!!!!!!

Et puis il y a Calais, où l'UMP a pris la ville aux mêmes communistes. On dit que les Bourgeois en ont changé de couleur. Merci Mme BOUCHART ! Un rayon de soleil dans la grisaille de nos résultats.

Nous aussi on a des valeurs, qu'est-ce que vous croyez !

                                                                      

             

                                                                                             


LA POLITIQUE AUTREMENT

Je vous livre cette réflexion de Jean-Noël AMADEI qui mérite qu'on s'y arrête.

Jean-Noël AMADEI

"Les élections municipales sont souvent l’occasion d’alliances étranges, la défense des intérêts locaux permettant à des candidats de bonne volonté de partir ensemble solliciter les suffrages des électeurs, mais offrant aussi parfois un alibi bien pratique pour ceux qui sont prêts à tout ralliement pourvu qu’il assure un siège !

C’est ainsi, les scrutins de liste ont toujours permis cela, on ne voit pas pourquoi cela changerait !

L’autre caractéristique des élections municipales est le foisonnement de listes n’ayant entre elles que des différences de détails, chou vert et vert chou comme disent nos amis belges, la caractéristique essentielle et non négociable étant avant tout l’ego surdimensionné d’une tête de liste se jugeant providentielle, souvent jusqu’au moment où les électeurs en décident autrement !

Le législateur ayant, dans un élan pervers, prévu la possibilité de fusion de listes entre les deux tours, tous les ingrédients sont là pour que la cuisine post premier tour soit un exemple de gastronomie indigne du patrimoine de l’humanité, dommage pour l’UNESCO. Une fois de plus, les amateurs d’épices étranges n’ont pas été déçus.

On a vu des partis accorder au second tour leur soutien à la liste contre laquelle ils appelaient à voter au premier, laissant en plan leur candidat initial, quand ils ne l’ont pas fait dès avant le premier tour.

On a vu des listes vraiment opposées, fondamentalement différentes, se fondre en une seule autour d’un plus grand commun dénominateur proche du zéro.

On a vu un parti prétendant incarner la politique autrement faire le grand écart pour subsister à défaut d’exister, se vendant ici ou là au plus offrant, gauche, droite, gauche, droite, brouillant encore plus l’image que les électeurs peuvent avoir de lui, comme si sa seule stratégie était d’avoir des élus, faisant sien le célèbre distique de Musset :
« Aimer est le grand point, qu'importe la maîtresse ?
Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ? ».

Comment expliquer si ce n’est ainsi la propension de ce parti à recruter à tout va, à servir de refuge aux recalés de l’investiture, à mêler allégrement ex-verts, ex-ps, ex-ump, à présenter des listes partout où il le pouvait pour se mettre en position de négocier au second tour ? la présence à tout prix ! Présence sans aucune chance au premier tour, au risque de compliquer le choix des électeurs, négociations sans gloire pour assurer des sièges entre les deux tours, pseudo rejet offusqué des alliances quand les négociations n’amènent pas de sièges certains … si c’est ainsi qu’on fait de la politique autrement, qu’il nous soit permis de préférer la vieille façon, le débat d’idées, le débat de projets.

C’est vrai au niveau national, ça l’est aussi au niveau local, même si les enjeux sont différents, même si les querelles purement partisanes n’y sont pas nécessairement de mise.

On a beaucoup, cette fois encore, mis en évidence le nombre élevé d’électeurs ne s’étant pas déplacés. Qu’on ne s’y trompe pas, dans les abstentionnistes il y avait des vacanciers ayant omis de faire des procurations, des adeptes du « machin va gagner, inutile de se déplacer », mais il y avait aussi des électeurs perdus entre les listes interchangeables, des électeurs refusant les alliances de circonstance, des gens conscients de l’importance de leur vote qu’on éloigne ainsi peu à peu de leur devoir civique.

La clarté du débat, les enjeux précis, les candidats bien identifiables, sont les clefs d’un scrutin sincère qui intéresse les électeurs. A refuser cette règle du jeu, ceux qui confondent politique et cuisine prennent la responsabilité d’augmenter le nombre des abstentionnistes, au lieu de rénover la politique, ils en minent les bases.

C’est plus qu’une erreur de stratégie politique, c’est une faute contre la démocratie"

                                                                              


SI PRES DU BUT

667 voix d'écart, c'est ce qui sépare à l'arrivée la victoire du maire sortant face à Christophe BECHU. Autrement dit, comme c'était un duel, il aurait suffi à ce dernier 334 voix de plus pour l'emporter. Victoire à l'arrachée pour Jean-Claude ANTONINI qui a fait feu de tout bois au cours de cette dernière semaine : invasion de blousons rouges dans toute la ville avec le renfort de militants PS venus de Nantes, les rumeurs de "pressions" en tout genre sur tout ce qui pouvait déplacer quelques voix, politisation pour récupérer le vote rose... Bref, tous les moyens ont été utilisés et rien n'a été laissé au hasard. Même les deux débats où pourtant le challenger avait fait la preuve de sa connaissance des dossiers et de son assurance n'auront pas suffi à convaincre totalement les Angevins de la nécessité de renouveler l'équipe municipale aux commandes de la ville.

On sait toujours qui perd, dit-on. Et dans ce cas, on veut des explications. Il est difficile de ne pas prendre en compte le contexte national qui a pesé sur le scrutin. Déterminant ? sûrement. Le "désir de revanche" motive toujours la gauche après une défaite plus que le "désir d'avenir", et les élections sont tombées en plus au moment où la cote du président connaît un trou d'air. Au pire moment, dira-t-on. Encore merci à ceux qui n'ont pas voulu que les élections soient avancées à l'automne 2007.  J'ai toujours pensé qu'on ne pouvait pas séparer les élections locales de leur dimension nationale, on l'a bien vu aux Régionales de 2004. Face au discours politisé de la gauche, on ne peut pas se contenter de répondre :"projet local". Ce n'est pas suffisant. Surtout dans les grandes villes où les "étiquettes" comptent autant sinon plus que les personnes. Rappelons-nous la conclusion du second débat par la maire : "je défends des valeurs, celles de la gauche..." Ce discours marche encore, même si les réalités de ces valeurs ne suivent pas toujours. Mais cela n'explique pas tout.

La campagne de Christophe BECHU aura été très active, et réussie à bien des égards : initiatives innovantes de "speed contact", réunions de quartiers soigneusement préparées, porte-à-porte systématique... Une forte présence sur le terrain aura incontestablement été le point marquant. En tant que tête de liste, lui-même a été d'une efficacité redoutable dans les réunions : brillant par la dialectique, la spontanéité, la connaissance des problèmes vécus....  Le choix de la liste pluraliste était une statégie implacable et le renfort de Jean MONNIER déterminant.

Alors qu'a-t-il manqué ? Ces petits riens qui font une élection. Ce supplément d'âme qui fait tout. Les conséquences des choix entraînent toujours des effets pervers. Et d'abord la composition de la liste impliquait le respect mutuel qui était de concilier les atouts des différentes familles. Il est dommage que cela n'ait pas été complètement le cas, il y a eu des "absences assourdissantes" qui ont certainement eu leur traduction en abstentions.  Le site internet n'a pas été utilisé avec l'efficacité souhaitable : un point à travailler pour la prochaine fois. Il y avait là l'outil de conquête des voix manquantes.

Mais ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. Si Christophe avait gagné, on ne se serait pas posé toutes ces questions. Au demeurant, c'est le meilleur score contre l'équipe sortante depuis 1977. Un exploit !

Ce qui m'attriste le plus, dans cette défaite, c'est l'avenir d'Angers.

                                                                  

                                                                               

 


MAGISTRAL !

P1010536P1010537P1010538P1010549P1010550P1010539                                                                                                         

                                                                                                                                                      

Comme promis, voici quelques échos du débat de ce soir sur FR3. je ne reviendrai pas sur les arguments. Les thèmes abordés sont maintenants archi connus et les réponses de chaque candidat qui vont avec, aussi. Un débat classique et plutôt bien animé par les journalistes présents. Je me bornerai donc à livrer quelques impressions.

Comment dire ? Evidemment, je suis partial puisque j'appartiens à l'un des deux camps et j'ai mon favori. Je n'aurais pas aimé que Christophe BECHU soit malmené ou qu'il ne soit pas brilant. Dans les deux cas, je n'ai pas boudé mon plaisir. Il m'a paru à l'aise, presque détendu, et quand il parle à la caméra, il crève l'écran. J'ai aimé son indignation sur le "coup tordu" à propos du soutien de Jean MONNIER. Il a su contourner le piège tendu sur son appartenance à l'UMP. Sa vision de la ville existe et s'inscrit dans une époque, qui visiblement n'est pas celle du maire sortant. Il a presque toujours mis son adversaire sur la défensive, l'obligeant à se justifier. Le coup décisif : sur le pouvoir d'achat, quand il a pris le maire à contrepied sur son taux d'imposition avec les factures de l'eau et des ordures ménagères, sans parler de la taxe foncière. A la question :"est-ce que vous le verriez maire ?" on a envie de répondre spontanément :"oui". Jean-Claude ANTONINI a choisi curieusement une coiffure très classique qui le vieillit davantage. Son élocution est en progrès mais reste laborieuse. On sait que ce n'est pas un orateur. Il est expérimenté, mais se plante dans ses chiffres. Et il avoue qu'il ne croit pas pouvoir trouver un "sponsor" pour financer la reconstruction du stade.... S'il n'y croit pas lui-même, qui convaincra-t-il ?

Les deux conclusions : Christophe BECHU parle directement aux téléspectateurs, droit dans les yeux. Les mots portent : "croisée des chemins", "avenir", ...Celle de Jean-Claude Antonini tente l'utilisation du contexte national, se veut plus protectrice, table sur le bilan. En ce sens elle est plus compassée, moins dynamique.

Ce que j'en retiens ? Christophe a été magistral.

                                                                               


COM'ATOUVA

Mairie_dangersL'encore Maire d'Angers fait feu de tout bois. Il rappelle les réservistes pour monter au front des soutiens, quitte à aller les chercher jusqu'à New-York. Tu parles que DSK est préoccupé par le sort de son petit copain d'Angers ! Dans la liste on trouve du beau monde qui trouve un intérêt subi pour notre belle ville : "Notre-Dame" de Paris soi-même accepte de figurer à côté de l'inévitable Jacques AUXIETTE depuis qu'il a paraît-il un pied-à-terre chez nous. Plus la piétaille pour forcer le nombre et compléter le tableau. Comme disait ma grand-mère :"ça nous fait une belle jambe !".

C'est pas tout. L'extrême gauche se fend d'un communiqué large comme le front d'Argonne dans notre grand quotidien de l'Ouest : "il faut battre la droite dans les urnes et dans la rue". Et voilà Christophe BECHU ravalé à sa dimension "sarkosiste", même pas UMP. Discours réducteur et simpliste comme sait le faire la LCR. Alors à quoi bon ajouter : "on n'est pas là pour sauver le soldat Antonini" puisque c'est l'objet de la conférence de presse. Bah, à défaut ça donnera des raisons à la droite de voter BECHU. Mais on voit bien ce que le Maire a pu susurrer...

C'est pas tout. Dans les boîtes aux lettres fleurissent les tracs comme pâquerettes au printemps. Le dernier porte sur la "ville éducative". 10 propositions dans le style liste à la Prévert : un ordinateur remis à chaque enfant du CE2, du soutien municipal, un livre offert à chaque enfant en fin de CP, 4 nouvelles écoles, 4 écoles rénovées, 200 places de crèche, soutien pour des crèches d'entreprises, une maison des ados, un festival pour enfants........... Qui dit mieux !!!  Le Père Noël descend en mars maintenant ?  Et quelle sera la prochaine livraison ? Les vieux ? Les sportifs ? Les joueurs de tarot ?  Enfin, voilà pour le verso. Au recto, on a droit au portrait du chef. Comme c'est en noir et blanc (on doit arriver en limite de plafond des dépenses), ça fait un peu faire-part de deuil.

Mais qu'est-ce qu'il "a donc foutu" pendant son mandat ?

                                                                


N'AYONS PAS LA MEMOIRE COURTE

Tous ceux qui comme moi ont combattu l’implantation de l’incinérateur à Saint-Barthélemy peuvent se retrouver sur la candidature de Jean-Yves FRABOULET. Au moins ils seront sûrs d’avoir en lui un avocat attentif qui s’est engagé à être vigilant sur la mise en place du « biopole » et pour le contenu du Plan Départemental d’élimination des déchets ménagers.

Sa liberté et son ouverture d’esprit, son sens du dialogue sont autant d’éléments à prendre en compte par les électeurs du Canton Angers-Est au moment de leur choix.

                                    

Prémonitoire ? Sur le document qu'il a distribué où il mélange tout pour éviter de parler de ses échecs, le Conseiller Général sortant est en photo avec les battus de Saint-Barthélemy. C'est son comité de soutien. Tout un symbole !  Quant au soutien des "Verts", curieusement, il n'apparaît nulle part..... ça on peut le comprendre.

                                                                                                                                                         


EN AVANT EN BIAISANT

"La gauche est rès clairement arrivée en tête du premier tour..." explique dans un tract distribué aujourd'hui le Maire presque sorti. Feignant d'oublier que sa liste est arrivée 3 points derrière celle de Christophe BECHU, il récupère sans vergogne les voix qui se sont portées sur les listes d'extrême gauche pour laisser croire qu'il est toujours en tête de la compétition. Artifice de com', comme d'habitude. Difficile de dire clairement qu'on a besoin des voix gauchistes pour faire la soudure. On ne peut pas à la fois tenter de faire plaisir au centre en prenant BCH et faire les yeux doux aux copains du "Tintin des soviets".

Mais on ne peut pas avancer éternellement en endormant les électeurs. Alors, pour faire bon poids, il promet aujourd'hui tout ce qu'il peut comme le tramway au Grand-Pigeon en 2015 (on ne sait pas comment il sera financé), et reprend à son compte dans le programme de son adversaire les bonnes idées qui lui manquaient : un ordinateur pour chaque élève, la remise à plat des tarifs municipaux pour plus de justice sociale, un bioparc de 50 000 m2... J'arrête l'énumération, on n'en finirait pas. Je trouve qu'il ne manque pas de culot.  Quant à faire dire à un habitant :"Jean-Claude Antonini a transformé le Grand Pigeon avec la rénovation urbaine", c'est une nouvelle mystification de sa part. Il devrait dire : "Merci Jean-Louis BORLOO !"

Attendez, vous n'avez sûrement pas encore vu le plus beau : demain il vous promettra la Lune.

je ne peux pas vous commenter le face-à-face sur tv7, parce que le cable n'est pas encore parvenu jusqu'à ma rue. C'est le seul quartier de Saint-Bart qui reste à faire, paraît-il. Je vous promets de me rattraper demain avec celui sur France 3.

                                                                              


RETOUR SUR TERRE

Sarko_lyseNotre Président est revenu sur Terre. Peu importent les raisons. Le calme est revenu. les foyers qu'il avait maladroitement allumés sont éteints, voire oubliés. La récente conférence de presse qu'il a donnée au Figaro contribue au "recadrage" de l'image qu'il veut donner de lui-même. Une fois l'agacement passé, il n'en reste pas moins que sa politique économique et sociale n'est pas vraiment contestée par les Français. En tous cas ils ne la désapprouvent pas. Bien sûr, la déconvenue sur le pouvoir d'achat est là, mais le sentiment que le gouvernement fait ce qu'il peut pour tenir ses promesses prévaut toujours. La preuve en est la popularité du Premier Ministre. Ce que Nicolas SARKOZY a bien compris. Non seulement cela ne lui fait pas de l'ombre, mais c'est le point d'appui dont il va se servir pour reconquérir le coeur des Français, une fois pénitence faite.

La seule erreur que le Président pourrait faire dans le remaniement du gouvernement qu'il prévoit après les élection municipales, c'est de l'ouvrir à de nouvelles personnalités de gauche, en l'occurence au moins une : Claude ALLEGRE. Je n'ai rien personnellement contre cet homme qui étonne par son franc parler et ses convictions détonantes, mais le souvenir de son expérience gouvernementale passée a montré une certaine inadaptation à la fonction. Trop carré, trop rugueux, trop plein de certitudes....

L'essentiel, c'est qu'on ne s'écarte pas du chemin de la réforme. L'opposition, qui rencontre un succès mitigé dans les élections municipales -elle sera loin de regagner les 30 villes perdues en 2001- ne dit toujours pas aux Français ce qu'elle ferait si elle était aux affaires avec un Euro à 1,53$ et le baril de pétrole à 110 $. Le séjour dans l'opposition peut paraître infiniment plus confortable. Il n'y a que Ségolène ROYAL pour appeler au "vote sanction" pour le deuxième tour. Elle verra une sanction nationale dans les quelques sanctions locales justifiées par des contextes précisément locaux.. Laissons-là à ses exégèses politiciennes.

                                                                                  


SUSURRER......

Le Maire d'Angers voudrait bien hériter des voix du PC et de l'extrême gauche, mais il ne sait pas comment faire. S'il fait des signes trop évidents, il perdra au centre le peu qu'il trouvera sur son (extrême) gauche. Alors, a-t-il dit, "je leur susurre qu'il faut battre la droite". Cela m'a fait penser inévitablement au serpent qui conseille le Prince Jean dans Robin des Bois de Walt Disney, vous savez, "Triste Sire".... 

Ses partisans au "blouson rouge" (tout un symbole) qui parcourent en ce moment les quartiers, faute de pouvoir sonner à toutes les portes -c'est trop tard-, ameutent le chaland aux carrefours et sur les places à coups de slogans à l'emporte pièce :"barrez la route à la droite sarkosiste", "il faut batte le candidat de la droite".... Ils sortent l'épouvantail. Ils sont à bout d'arguments. Il y a le feu à la maison. Tous les moyens sont bons.

Entre le caractère caricatural de ces pauvres slogans et la réalité de la liste BECHU, il y a un tel écart, que l'effet provoqué sera inverse de celui recherché. Voyez-vous, dans le suffrage universel, il y a toujours un sens moral. Le travail est récompensé et le citoyen n'aime pas qu'on le prenne pour un demeuré.

                                                                                    


"BOURRIER"

Le canard d'aujourd'hui nous proposait les images de l'élection de dimanche dernier à Saint-Barthélemy : on connaît le résultat obtenu par le maire et la liste qu'il conduisait. Et que ne trouve-t-on pas sur les photos ? Sur 3 des 4 photos on peut voir 4 personnalités notoires du PS qui s'est pris une super tôle (62% contre 38%). Le photographe espérait-il un résultat inverse ? Toujours est-il que la photo montrant le maire fraîchement réélu est, elle, réduite au tiers des autres. Allez savoir pourquoi ? Après on dira que le journal n'a pas de parti pris. Le plus drôle c'est qu'on y montre le Conseiller Général sortant en présence d'une président de bureau de vote qui avait démisionné de son équipe lorsqu'il était encore le maire. On voudrait nous faire croire que Joël MAUROUX votera PILET dimanche prochain qu'on ne s'y prendrait pas mieux. Moi, je suis sûr qu'il n'en est rien.

                                                                              


PILET BIS ?

Au chapitre des cantonales, la gauche qui prétendait faire basculer le Conseil Général est en passe de perdre un siège nous dit le canard local, pas spécialement porté sur les mauvaises nouvelles quand il s'agit de la gauche. Je vous le dis, moi, c'est peut-être bien deux. Parce que sur Angers Est, le camarade PILET est en difficulté et il pourrait bien lui arriver pour le Conseil Général, la même sanction que pour les municipales, il y a deux ans. Il est loin de faire le plein de ses voix. Et pour cause, à Saint-Barthélemy, rien n'est oublié, de même qu'au Plessis Grammoire. Sur Angers Est, partie ville, le taux d'abstention est énorme. L'arithmétique lui est favorable si on regarde les résultats en comptabilisant les reports comme s'ils étaient assurés. C'est là que le bât blesse. Croire qu'il va faire le plein des reports de voix de l'écologiste et de la candidate communiste est une vue de l'esprit.  Je pense même qu'il a fait le plein de ses voix dès le 1er tour. Dans ces conditions, les chances de Jean-Yves FRABOULET sont réelles.

Rendez-vous dimanche prochain, 20H. Le PS avait dit qu'il ne soutiendrait pas une nouvelle candidature PILET. Il n'a pas tenu sur cet engagement. Il pourrait bien s'en mordre les doigts.

                                                                                    


AUTISME

"C'est l'effet trahison !" s'est exclamé Jean-Claude ANTONINI pour expliquer sa contre-performance du 1er tour. Il est vrai qu'il attendait au moins trois points de plus et que 42,5% des voix c'est déjà un revers. Mais c'est tellement facile de le mettre sur le dos de quelqu'un d'autre, Jean MONNIER en l'occurence, plutôt que de se remettre en cause. La faute à qui si le tracé du tramway sur lequel il s'entête est ubuesque ? Qui propose de rebâtir le stade au même endroit alors qu'il n'y aura jamais assez de places de parkings dans les environs immédiats ? C'est comme pour le traitement des déchets, l'incurie ne cède en rien au manque de claivoyance. Alors vraiment faut-il s'étonner que Christophe BECHU qui fait des propositions logiques et compréhensibles touche les électeurs là où ils sont le plus sensibles : le bon sens ! Et 46% des voix, c'est une première ! J'ajouterai que le mérite de Jean MONNIER, ce n'est pas tant d'avoir apporté son soutien très clair à Christophe BECHU tant sur sa démarche de rassemblement que sur sa vision de l'avenir pour Angers, que de les avoir soudainement rendues crédibles aux yeux de tous.

Alors, si j'avais à donner un conseil à TOUTENKOM, je lui dirai que se proclamer de gauche n'excuse pas tout et que les incantations sur la solidarité et la justice lancés à la cantonade comme des slogans ne remplacent pas l'action.

Qu'il regarde le résultat de Saint-Barthélemy, il comprendra.... s'il peut !

                                                               

                                                            


RECOMPENSES

Le travail et l'éthique ont payé. C'est avec plus de 61% des voix que Jean-François JEANNETEAU a confirmé sa place comme premier magistrat de la ville de Saint-Barthélemy. La liste adverse a eu beau faire une campagne active, se faire tout miel en rentrant son agressivité, tirer les sonnettes, faire le siège du supermarché : rien n'y a fait. Aucune rumeur, rien ne perçait. Au point que l'on se demandait quelle serait la participation. La réponse est tombée comme un couperet : les Bartholoméens ont clairement tourné la page PILET and C° et ont clairement signifié qu'ils n'avaient aucune raison de changer d'avis depuis deux ans. C'est donc la liste "arc-en-ciel" qui l'a emporté. La victoire du pluralisme sur la "diversité réduite aux acquets de gauche". Une leçon à méditer pour ceux qui mettent leurs slogans en bandoulière.

L'autre récompense, c'est le score obtenu à Angers par Christophe BECHU. On doutait de la réalité décrite par le sondage tant il y avait de décalage entre le ressenti et les chiffres. Avec 46% des voix, les portes s'ouvrent. La victoire est possible et Christophe est capable de faire mentir la mathématique une fois de plus. Je parie que la "bascule" est en train de se faire. Elle était dans les têtes la semaine dernière. Tangible, enfin. La campagne hyper active sur le terrain est difficile à mesurer dans ses effets. Eh bien on a un début de réponse. Et puis, il y a ceux qui sous-estimait le poids de l'intervention de Jean MONNIER : ils ont aussi la réponse. Non pas qu'elle ait été déterminante en elle-même, mais elle a montré aux Angevins que les propositions de Christophe BECHU étaient crédibles, notamment pour le tramway et les voies sur berges. Dimanche prochain, regardez bien le ciel, il sera plein d'étoiles ! ..... Il est en tête et il est le plus jeune. Il court vite et son adversaire aura du mal à le rattraper.

On parie ?

                                                                           


1 MILLION ET DEMI D'EUROS.... ET MOI, ET MOI, ET MOI...

On pourrait rajouter un couplet supplémentaire à la chanson de Jacques DUTRONC. L'affaire de l'indemnité de licenciement de M. GAUTIER-SAUVAGNAC est tout simplement extravagante. Dire que l'UIMM dans cette affaire "manque de transparence" est un euphémisme. Comme si l'acier était transparent ! Mais enfin, quand donc va-t-on comprendre que ces flux d'argent sont incompréhensibles pour nous tous, qu'ils sont démesurés et qu'on peine à en trouver le bien-fondé. Il ne s'agit pas de soupçonner de malhonnêteté qui que ce soit. La justice s'en charge et fera son travail.

Mais tout de même on peut légitimement se demander d'où sort cet argent et ce qui justifie un tel montant. Pour un départ en retraite, c'est quand même pas mal comme prime ! On voudrait faire grossir les rangs du parti de BESANCENOT qu'on ne s'y prendrait pas mieux. De fait, de telles transactions affichent un total mépris pour les sans-grades, les gagne-petit, les gens simples et surtout ceux qui n'assurent pas leurs fins de mois.

On comprend la fureur de Mme PARISOT. On aurait presque envie de l'aider à mettre les pendules à l'heure dans la puissante fédération de la métallurgie, héritière des "maitres de forges". Ils n'ont pas d'excuses. Aujourd'hui, tout se sait. Il y a toujours des fuites ou quelqu'un pour "rendre publique"..... Et à l'heure ou se renégocie la représentativité des partenaires sociaux, le cas GAUTIER-SAUVAGNAC fait plutôt désordre. Pourtant, les syndicats font profil bas. Il y a bien des protestations, mais elles sont curieusement....feutrées. On se demande bien pourquoi.

                                                                           


DECHETS (suite et fin provisoire)

Collecte1J'ai attendu d'avoir pleine connaissance de la réponse de Christophe BECHU, pensant y trouver plus de détails que ce que j'avais lu dans le journal. Je suis resté sur ma faim. Sur tous les thèmes le sujet est seulement effleuré et les propositions restent superficielles et bien trop prudentes. Dommage ! En face des certitudes du Maire sortant, nous avons un catalogue de bonnes intentions entrant rarement dans le concret.

Les points sur lesquels le sujet aurait dû être approfondi : la tarification incitative, le traitement des résiduels et la possibilité de deux sites.

La tarification incitative : C'est bien d'envisager une expérimentation, mais quelle valeur lui donner si elle n'est pas accompagnée du choix d'un type de collecte et d'un effort supplémentaire sur les fermentescibles. On sait, par exemple, que la collecte par "levée embarquée" crée moins de comportements frauduleux (qui restent rares) que la "pesée embarquée", puisqu'on a intérêt à sortir sa poubelle que lorsqu'elle est pleine. L'effort sur les fermentescible c'est en premier l'incitation au compostage pour les particuliers habitant les secteurs pavillonnaires. De plus, il est faux de croire que la collecte séparée des fermentescibles n'est pas nécessaire avec le "biopole", bien au contraire. C'est la qualité du compost produit qui est en jeu. De même qu'avec les moyens modernes, elle n'impose pas une multiplication des passages. Il suffit de faire les bons investissements et là encore, le bon choix : opter pour le tri optique de sacs de couleurs différentes, ou bennes compartimentées.... Autrement dit, c'est avant tout une volonté politique que j'aimerais pouvoir mieux sentir. Au moins la porte reste ouverte puisque les adjoints concernés se disent prêts à entendre les arguments.

Le traitement des résiduels : le programme dit "une solution", sans préciser laquelle et la réponse exprime une pensée voisine : "pas de tabou, pas de solution prédéterminée". Se reposer sur la concertation, c'est bien, mais le temps sera compté et tout le monde sait qu'il faudra aller vite. Y aura-t-il un temps suffisant pour la concertation ? Il paraît tout de même étonnant que sur ce sujet,  aucune hypothèse ne soit évoquée. Rappelons que tout cela devra se retrouver dans le "plan départemental" qui est toujours en gestation et qui telle l'Arlésienne, fait parler de lui mais ne sort jamais. les électeurs ont tout de même le droit de savoir "avant" à quelle sauce ils seront mangés "après".

Deux sites : on peut comprendre la prudence sur cet aspect. Mais le dossier est venu devant le conseil d'agglo. J'avais cru comprendre que des options avaient été choisies, mais que rien n'avait été signé.  De toutes façons, la dissociation du "BRS" de tri mécanobiologique, de l'unité de méthanisation ne devrait pas poser de problèmes. Ce sont deux outils différents qui ne traitent pas lmes déchets de la même façon et qui nécessitent des approvisionnements différenciés. C'est un "mécano" géant, pas un puzzle où les pièces s'emboîtent. Le choix de deux sites est là encore l'expression d'une volonté politique. Quid du dimensionnement des équipements ? Le sujet n'est pas abordé. Il y a pourtant un surcoût à la clé qui est loin d'être négligeable.

Donc : pouvait mieux faire ! Je retiendrai que sur ces sujets, le dialogue reste possible. Acceptons-en l'augure. Ceux qui comme moi, s'intéressent au sujet, resteront vigilants.

                                                                                 

 


Don Christophe....

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Si j'en avais la possibilité, autrement dit si j'étais Angevin, je voterais sans hésitation pour Christophe BECHU. Si j'avais eu besoin de me convaincre, la réunion de ce soir au centre des congrès en aurait été l'occasion, à n'en pas douter. Une réunion réussie comme rarement, mais j'en ai vu d'autres. Des discours intéressants, certes. Et de bonne tenue : le propos d'Hervé CARRE émouvant de sincérité, les arguments de Laurent GERAULT soucieux d'apporter le label de son parti à la cause commune et pour contrer les manoeuvres d'en face, la dimension toute féminine mais très tonique de Michelle MOREAU, toutes ces prises de paroles étaient nécessaires, complémentaires et convergentes : l'union fonctionne.

Christophe BECHU s'est surpassé. En virtuose il a utilisé tous les registres : fraternel avec ses colistiers, politique pour justifier sa stratégie, pédagogue pour présenter les grandes lignes du projet, humain pour les exemples concrets relevés au fil des rencontres, sévère pour dénoncer les attaques contre Jean Monnier, tonique pour le final et entraîner la foule dans un crescendo mobilisateur.

Je voterais sans hésiter pour lui pour trois raisons : Il a la carrure, il a l'esprit ouvert, il a la vision. Toutes choses qui font l'étoffe d'un maire.

Il a la carrure. Manifestement, c'est un décideur qui sait écouter, qui sait faire les choix et qui saura aussi dire non.

Il a l'esprit ouvert. C'est un fédérateur, on l'a bien vu ce soir. Les autres ne sont là que parce qu'il a réussi à les réunir.... et à les faire travailler ensemble.Nous avons besoin d'un leader qui a des convictions, et il en a, mais pas d'oeillères, et c'est le cas. C'est son ouverture d'esprit qui permet de rassembler les talents différents qui l'entourent, c'est sa capacité à diriger qui en garantit la synthèse.

Il a la vision. Un maire doit avoir une vision de sa ville. Et là, c'est toute la différence avec TOUTENKOM. Quand on l'écoute, on peut voir nettement la ville telle qu'elle sera dans dix ou vingt ans. Ses intentions sont claires, logiques, cohérentes. En même temps elles s'inscrivent dans une dynamique, une ambition, une volonté.

Les Angevins auront l'occasion dimanche de faire un premier pas vers le changement et le renouvellement. Ils auraient bien tort de se priver d'un tel talent. Et je dédie à Christophe ces vers du Cid :

" Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées                                                                         La valeur n'attend pas le nombre des années....                                          

Mes pareils à deux fois ne se font point connaître                                                                                Et pour leurs coups d'essais veulent des coups de maitres ...."

                                                                                     


SANCTION ?

La polémique sur la petite phrase du salon de l'agriculture est bien violente pour un sujet aussi mineur.  Je n'excuse nullement Nicolas SARKOZY qui n'a pas su ignorer une provocation largement préméditée.Il aurait dû la laisser se perdre dans le brouhaha de la bousculade. Mais notre époque devient impossible. Depuis l'expression triviale de Patrick DEVEDJIAN volée à son insu, qui était plus la manifestation d'une désapprobation qu'une insulte destinée à la personne désignée (qui n'a jamais dit "le salaud" pour dénoncer un comportement ?), chacun doit faire attention à ce qu'il dit ou ce qu'il fait car un portable est toujours là qui enregistre ou prend des photos.... Les propos échangés entre le crétin de service et le Président étaient tellement inaudibles qu'il a fallu sous-titrer la vidéo reproduite sur le site d'un journal bien connu. Voyeurisme que tout cela.... lucratif de surcroît. Révoltant donc ! Mais que conclure du nombre de téléchargements ? Que beaucoup de Français s'amusent ? qu'ils désapprouvent ? qu'ils se reconnaissent en lui ? Un peu de tout ça sûrement !

Cela n'a pas contribué à faire remonter sa cote de popularité. Pourtant le 1er Ministre, lui, reste populaire. Que faut-il penser de tout cela ?  Que les municipales ne doivent en rien entamer le programme de réformes qui n'est pas contesté par l'opinion. Ce qui est rejeté aujourd'hui et pour l'instant c'est un comportement que les Français jugent sévèrement : ils n'ont pas élu le Président pour le voir mener la grande vie. Ils veulent de la constance et de la cohérence : à cet égard, on ne peut pas déclarer un jour que les municipales sont un enjeu national et lancer la campagne en grandes pompes pour s'en désintéresser le lendemain. Ils veulent que la fonction présidentielle soit exercée dignement et dans le respect des institutions : à ce sujet, la volonté du Président de saisir le Président de la cour de cassation a pu passer pour une volonté de contrecarrer la décision du Conseil constitutionnel sur la loi de rétention. Enfin, la situation à Neuilly n'a pas contribué à rehausser le prestige de son ancien maire. tout cela aurait pu être évité. De sorte que pour la disgrâce, partielle, on l'espère, dans laquelle il est plongé, le Président ne peut s'en prendre qu'à lui-même. 

La conséquence, c'est une possible démobilisation de son électorat qui favorisera une victoire de la gauche aux municipales. Même si des circonstances locales peuvent jouer, des grandes villes vont changer de couleur, et il est à craindre que ce soit plus souvent du bleu vers le rose, que l'inverse. Heureusement, il y aura deux tours, et le vote sanction peut être corrigé au second. Si Jean-Claude GAUDIN est inquiété à Marseille, c'est probablement dû autant à l'usure qu'à son "incinérateur" et à la relève qui n'arrive pas à s'affirmer. Mais Fabienne KELLER à Strasbourg, Pierre ALBERTINI à Rouen, en difficultés, c'est surprenant. Même François BAYROU, qui campe sur son attitude hautainement morale, suit une stratégie qui va le conduire une fois de plus à un échec probable. Il a un besoin irrépressible d'attaquer les moulins, que voulez-vous !

Il semblera injuste à un observateur extérieur de voir qu'un maire et son équipe qui présentent un bilan de bonne qualité puissent être battus à cause de la mauvaise humeur d'un électorat. Sanctionnés pour une faute qu'ils n'ont pas commise. Ainsi en est-il de la démocratie. A l'heure du TGV, les promesses doivent être tenues sur le champ ! Et comme sur le pouvoir d'achat, le compte n'y est pas, le désenchantement suit. Dommage, car le chômage, cette plaie qu'on traînait depuis vingt ans, pour une fois, passe au second plan. Si on arrive à faire quelque chose pour le pouvoir d'achat, ce sera quoi, la préoccupation suivante ?

Ainsi va la vie.... La démocratie, c'est tout, sauf un long fleuve tranquille !

                                                                              


PORTRAIT

Je fais croire que je suis tolérant, mais je le suis seulement quand ça m'arrange, en fait je suis sectaire. Je n'aime pas décider, pourtant avec la fonction que j'occupe, c'est primordial. Comme j'hésite beaucoup, ce sont souvent les membres de mon entourage qui le font à ma place. Je ne travaille pas mes dossiers, mais je suis très exigeant avec mes collaborateurs : à eux d'avoir les bonnes réponses et de me faire les bonnes fiches. Dès qu'une opposition se manifeste trop fortement, je change d'avis. Je suis même capable de revenir sur un projet décidé et de faire prendre une nouvelle décision. En public, j'aime qu'on m'applaudisse, mais si ce n'est pas le cas, je manifeste ma mauvaise humeur ou je m'en vais. La question la plus posée à mon sujet est : "Y a-t-il un pilote dans l'avion ?"

Qui suis-je ?