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VŒUX 2017

Bonne année haddock001

 

A tous mes amis et lecteurs du bloc-notes, assidus ou non, je présente mes vœux sincères de  bonheur, de prospérité et de santé,  pour une année 2017 pleine de rêves assouvis, de projets réalisés et de joies multiples.

Notre tâche collective a sa feuille de route :

Relever les défis, braver les obstacles et aller de l'avant
pour atteindre les plus hauts sommets...

et construire ensemble
un avenir serein pour notre pays.

Passez de joyeuses fêtes du nouvel an et à très bientôt sur le « calepindh » !

 

Tintin Bonne annee neige

 


POESIE D'HIVER

Hiver

 

IL FAIT FROID

 

L’hiver blanchit le dur chemin

Tes jours aux méchants sont en proie.

La bise mord ta douce main ;

La haine souffle sur ta joie.

La neige emplit le noir sillon.

La lumière est diminuée…

Ferme ta porte à l’aquilon !

Ferme ta vitre à la nuée !

Et puis laisse ton coeur ouvert !

Le coeur, c’est la sainte fenêtre.

Le soleil de brume est couvert ;

Mais Dieu va rayonner peut-être !

Doute du bonheur, fruit mortel ;

Doute de l’homme plein d’envie ;

Doute du prêtre et de l’autel ;

Mais crois à l’amour, ô ma vie !

Crois à l’amour, toujours entier,

Toujours brillant sous tous les voiles !

A l’amour, tison du foyer !

A l’amour, rayon des étoiles !

Aime, et ne désespère pas.

Dans ton âme, où parfois je passe,

Où mes vers chuchotent tout bas,

Laisse chaque chose à sa place.

La fidélité sans ennui,

La paix des vertus élevées,

Et l’indulgence pour autrui,

Eponge des fautes lavées.

Dans ta pensée où tout est beau,

Que rien ne tombe ou ne recule.

Fais de ton amour ton flambeau.

On s’éclaire de ce qui brûle.

A ces démons d’inimitié

Oppose ta douceur sereine,

Et reverse-leur en pitié

Tout ce qu’ils t’ont vomi de haine.

La haine, c’est l’hiver du coeur.

Plains-les ! Mais garde ton courage.

Garde ton sourire vainqueur ;

Bel arc-en-ciel, sors de l’orage !

Garde ton amour éternel.

L’hiver, l’astre éteint-il sa flamme ?

Dieu ne retire rien du ciel ;

Ne retire rien de ton âme !

Victor Hugo


LA DINDE DE NOËL

Dinde de noêl001

 

Un peu d’histoire.

Le soir du réveillon, dans beaucoup de foyers, on va mettre au four la « dinde ».  Une vieille tradition à laquelle on déroge de plus en plus : le  chapon ou les cannettes farcies viennent au menu, si ce ne sont rôtis exotiques de chevreuil ou de … kangourou. Pourtant, l’Histoire nous rappelle que c’était l’oie qu’on cuisinait pour Noël.  Cette oie, qu’on engraissait toute l’année pour la fête.  Mais voilà, en 1492, Christophe Colomb  découvrit  l’Amérique et … la dinde !

Après la conquête du Mexique par Cortès (1518-1521), les Jésuites introduisirent en Espagne, puis en Europe, l’élevage de cette grosse et savoureuse volaille.  Les Français en raffolent et la dinde figure au menu du banquet nuptial de Charles IX en 1570. Elle finira par remplacer l’oie de Noël. Son nom dérive de « poule d’Inde » qui désignait auparavant la pintade, pourtant venue d’Afrique, apportée par les Grecs et les Romains.  Mais la géographie, dans l’Antiquité, manquait encore de précision.

Depuis on a découvert une espèce mutante, avec la « Dinde du Poitou », une variété qui creuse, partout où elle passe, des trous… budgétaires ! 

Mais c’est une autre histoire !

 


NOEL ARRIVE

Noel tintin

 

Noël  arrive à grands pas.

Déjà la maison commence  à se remplir. Le  sapin est en place et attend l’arrivée  des  petits-enfants pour revêtir sa  parure d’or et de  lumière. L’heure est à l’intendance : préparer les  lits, anticiper  les  menus, remplir les frigos et congélateurs…

Voici venue la « trêve des confiseurs » et la pause qui va avec.

Quelques sujets  légers pour remplacer autant que possible ceux qu’une actualité plus grave nous impose. Nous allons laisser un peu de côté la politique.

Quelques coups de  pattes quand même avant de reprendre en janvier   

Le silence de Fillon excite tout le monde et ça donne un spectacle assez drôle ; la primaire  socialiste  compte sept candidats dont trois extérieurs au PS qui concourent en « invités » et quatre anciens ministres, tout ça pour un strapontin dans la course à gauche ( les 7 nains ?) ; leurs premières déclarations reprennent toutes les vieilles lunes de la  gauche ; Hollande fait déjà partie du passé, mais je ne peux pas m'empêcher de lui en vouloir de nous avoir fait perdre 5 ans, et les chiffres que l'Insee vient de publier sont sans appel (croissance 2016 encore abaissée à 1.2%,  1.5% en 2017 au mieux ). Macron devient la personnalité  préférée des Français, c’est le résultat de sa campagne marketing, avec  une  particularité : son stock de sympathie est nettement plus à droite (48%) qu’à gauche (36%).  Il  est facile de deviner ce qu’il adviendra quand le bon peuple découvrira qu’il est de gauche, purement et simplement. Christine Lagarde est finalement coupable mais « dispensée de peine ». C'est original ! Voilà un curieux concept que le FMI a eu raison de mépriser en la confirmant à son poste. Nous vivons une période vraiment étonnante.

Bon, on termine par une pensée pour nos amis allemands.

 


INTERVIEW EXCLUSIVE

Nos élus ont du talent !  

Dans la série, après Paul JEANNETEAU (Vice-Président de la Région Pays de la Loire) et Catherine DEROCHE (Sénatrice), voici Thierry MEIGNEN, Maire Les Républicains du BLANC-MESNIL, commune de Seine-Saint-Denis (93). 

BM T Meignen Maire 4001

UN MAIRE QUI DEFRISE ET QUI DECOIFFE !

Thierry Meignen est un maire qui défrise … la gauche et surtout le Parti Communiste à qui il a repris la mairie en 2014 après 82 ans de gestion sans partage. Blanc-Mesnil est une commune de 50 000 habitants qui faisait partie de la « ceinture rouge » de Paris. Depuis 2008, beaucoup d’entre elles ont changé de camp comme ses deux voisines, Aulnay-sous-Bois entre les mains de Bruno Beschizza et Drancy avec Jean-Christophe Lagarde… A 60 ans, Thierry Meignen fait partie de cette nouvelle génération de « repreneurs ».

Et sa gestion décoiffe (la stratégie d’entreprise, c’est son métier)  !

Cet enfant du Blanc-Mesnil, qui y est né et y a grandi, a en tête le souvenir d’une commune où il faisait bon vivre. Au bout de sa rue, c’était les champs de blé, et un peu plus loin, les tulipes de Gonesse. Alors, vous pensez, sa ville, il la connait comme sa poche, rue par rue. Il a vu l’agglomération grignoter peu à peu la campagne de "France". Aujourd’hui, Garonor, cet énorme complexe de hangars, l’autoroute du Nord et ses multiples bretelles et les « grands ensembles » de logements (les cités) ont remplacé le paysage agricole. Il a vu petit à petit sa ville se dégrader, son tissu industriel s’étioler, son centre-ville s’anémier, la vie paisible gangrenée par l’insécurité.

DH : Comment en arrive-t-on à se dire : « Il faut que je fasse quelque chose pour ma ville ! »

BM T Meignen Maire 5001Thierry Meignen : C’est venu comme ça. Un jour j’ai poussé la porte de la permanence de l’UMP, le RPR à l’époque, pour proposer mes services.  J’ai participé à quelques échéances électorales et je me suis aperçu qu’on pouvait faire autrement et que je pouvais être devant. Il y avait en moi l’envie de prendre la ville en main. En 2008, j’ai échoué de quelques dizaines de voix peut-être à cause de quelques grognons de notre camp qui vivaient mal leur mise à l’écart. Mais je n’ai pas dételé et en 2014 notre campagne a été couronnée de succès. Ce n’est pas rien d’affronter une machine qui tient le pouvoir et tous les rouages de la commune depuis très longtemps.

DH : Et qu’est-ce que ça fait au gamin de Blanc-Mesnil de se retrouver le premier magistrat de la ville ?

TM : Je vis un rêve éveillé. Je n’ai plus le temps de dormir, les dossiers sont multiples et il faut faire avec une administration qu’il a fallu reprendre en main. On n’arrête jamais. Mais imaginer sa ville, s’occuper de la qualité de vie des gens, c’est passionnant. C’est, de loin, le plus beau mandat. Crevant, mais passionnant !

DH : Qu’est-ce qu’on trouve en arrivant quand on prend une mairie aux communistes ?

BM T Meignen maire 2TM : D’abord, plus d’archives, plus rien ! Il y aurait plein d’anecdotes sur les factures bizarres qu’on a retrouvées de champagne ou de Ricard… Plus sérieusement, après 82 ans de gestion communiste, Blanc-Mesnil est une ville surendettée, délabrée, à la voirie dégradée et au patrimoine à l’abandon.  Ce qui frappe aussi c’est la paupérisation, probablement voulue, de la population. 90% de la voirie est à reprendre, les  écoles manquent de classes faute de gestion prévisionnelle et sont dans un état lamentable…

DH : Quelles sont les priorités du mandat ?

TM : Faire des économies pour réduire la dette est une absolue nécessité. Nous avons remis de BM miss ile de France001l’ordre dans la gestion en rétablissant par exemple la concurrence dans les marchés passés par la commune. Remettre la voirie à niveau, tranche par tranche, assurer la propreté, revitaliser le centre-ville en réintroduisant des commerces… Je veux tirer la ville vers le haut : par exemple avec une belle architecture. Un promoteur m’a dit, en réaction à ce que je lui demandais : « Mais je ne savais pas que je pouvais faire ça à Blanc-Mesnil ! ».  Valoriser la ville  est aussi très important : nous avons une équipe de judo de classe internationale. Mieux, la Miss « Ile de France » qui concourt pour être Miss France est blanc-mesniloise. Je veux redonner aux habitants de la fierté d’être de leur ville. Ainsi, c’est peu de chose, mais j’ai rétabli le blason de la commune dans toute notre communication. C’est encore de l’identité !

DH : Dans une ville aussi cosmopolite, les problématiques doivent être compliquées, non ?

BM T Meignen Maire 6001TM : Nous devons être nous-mêmes, et c’est très bien accepté. L’animation joue un grand rôle et je vais y revenir. Mais l’important est de rééquilibrer la sociologie. Nous avons le plus grand projet de rénovation urbaine avec l’ANRU non seulement de l’Île de France, mais de toute la France : 800 millions d’euros. Nous allons raser la cité des Tilleuls, aujourd’hui obsolète sur le plan habitat, et ses 2600 logements sociaux. Nous allons reconstruire un ensemble où l’on retrouvera non seulement les 2600 logements sociaux mais en plus 2400 en accession à la propriété, pour remettre de la mixité sociale. Le projet prévoit un parc paysager avec un lac au milieu car nous avons la place. En plus ce nouveau quartier est en limite de notre grand parc urbain auquel il sera rattaché. L’architecture sera soignée. Il faut donner envie de venir habiter chez nous. Faire du beau, mettre des fleurs et des arbres, c’est offrir un cadre de vie. Les gens se sentent respectés. Déjà, il commence à se dire tout autour que Blanc-Mesnil est la ville où il faut venir habiter. Ce n’est pas encore Neuilly, mais c’est l’idée…  Je plaisante !

DH : J’ai vu dans le journal municipal que l’animation, en effet, est très active.

TM : A Blanc-Mesnil, c’est comme aux Galeries Lafayette : chaque minute, il se passe quelque chose ! Pour les fêtes, nous avons une animation extraordinaire sur le marché de Noël avec un BM Libération001 véritable ours polaire et des jongleurs de tronçonneuses ! J’ai réinstallé la crèche sur le parvis de la mairie  avec des personnages grandeur nature. C’est très bien accepté par tout le monde. Nous avons institué aussi un concert du nouvel an, gratuit  avec des valses de Vienne. Tout cela c’est de l’identité culturelle. Pas besoin de grand discours. En 2014, pour la fête de la libération de Blanc-Mesnil, fin août,  j’ai fait venir des chars Patton et des GMC qui ont défilé avec des volontaires déguisés en G’is  pour les commémorations et le soir la population a pu danser au son d’un orchestre jazzy « Glen Miller ». Depuis, il est revenu tous les ans et c’est très apprécié, la foule est au rendez-vous. L’été, le parc urbain  devient « Blanc-Mesnil Beach » et offre tous les plaisirs de la plage à tous ceux qui n’ont pas les moyens d’aller à la mer. Nous avons aussi multiplié les services : avec BM proxi navettes001« Proxi-Mairie », sur un simple coup de téléphone, les services interviennent pour nettoyer un tag ou ramasser des immondices.  Nous avons mis en place des navettes gratuites pour les seniors  et rétabli la sécurité avec une centaine de caméras et une police municipale : les gens ressortent le soir alors qu’ils étaient calfeutrés chez eux à partir de vingt heures. Cet été, nous avons organisé un campus américain avec cérémonie du drapeau et des profs venus des Etats-Unis : ainsi les familles qui n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants là-bas peuvent bénéficier de cours de langue sur place.

DH : Autrement dit, « bien dans sa ville, bien dans sa vie » !  Vous êtes aussi Conseiller régional. C’est un plus ?

TM : Le Conseil régional, c’est une sorte de petit parlement des maires de la région. Il faut y siéger. C’est important pour la coordination des politiques d’aménagement du territoire et pour la formation professionnelle. J’ai la chance de travailler avec Valérie Pécresse qui m’a confié l’important dossier du regroupement des services de la région et son déménagement en banlieue. C’est bouclé ! C’est vrai, c’est encore du temps supplémentaire. Je veux avant tout m’occuper de ma ville et j’aimerais faire un deuxième mandat pour aller jusqu’au bout de mes projets. « Jusqu’au bout de mes rêves ! »

DH : Une dernière question pour terminer : vous avez soutenu François Fillon, vous devez être heureux ?

BM Thierry Meignen maire 3TM : Depuis le début ! Oui, je suis très heureux, surtout pour lui. Parce que si une victoire est méritée, c’est bien celle-là ! Son programme me parle. J’espère maintenant qu’il va gagner la présidentielle. Nous serons tous mobilisés pour l’aider dans ce combat. Nous sommes ici dans la ville de Marie-Georges Buffet. Il va falloir que nous montrions nos muscles ! Ensuite, bah… j’espère bien qu’on pourra se retrouver pour inaugurer mon nouveau quartier.  Je serai heureux d’accueillir le Premier Ministre pour couper le ruban, surtout si c’est Bruno Retailleau que j’apprécie beaucoup.

DH : Et si c’est Valérie Pécresse ?

TM : Même bonheur !

 


« ça fait rire les oiseaux, oh, oh,oh,oh … »

Haddock se marre

Et Archibald !

 

L’impayable  Peillon entre dans primaire de la « belle alliance populaire », à cause de sa « conscience », dit-il… Celle-ci ne lui avait pas rappelé qu’il fallait payer aussi ses cotisations à son parti quand on lui doit son élection… C’est fou comme c’’est variable la bonne conscience !

Jamais en retard d’une facétie, l’étroite-du-bonnet-écolo-bobo,ci-devante Maire de paname, je veux dire Hidalgo, s’est précipitée pour le soutenir ! Le voilà paré !

Macron en ado hystérique à la fin de son meeting : on attend maintenant  la poussée pubère !

Il y aura bien une femme à la primaire socialiste : ouf !  Sylvia Pinel aura au moins les voix de ceux qui ont défiscalisé en investissant de l'immobilier.  

L’inaudible Jean Marc Ayrault, l’étranger aux affaires, a exprimé sa colère contre Poutine au sujet d'Alep. Il paraît que le tsarevitch est terrorisé !

Étrange quand même : l’ex-candidate à la présidentielle du PS, ex-épouse du président, toujours ministre d'un gouvernement PS, envisage éventuellement de soutenir un candidat, Macron, qui ne passe pas par les primaires du PS et qui ne soit même pas Castriste comme Mélenchon ! On s’y perd !

Bernard Cazeneuve s’y croit. Il n'a pas compris qu'il n'était là que pour 5 mois et pour expédier les affaires courantes.

Hollande compte les jours disent ses proches, ben nous aussi !

On va  pleurer ! A presque 80 ans, Elkabbach est viré et ne présentera plus l'interview politique du matin qu'il menait depuis 1987… 

Les RDV du jour : hier c’était la date limite pour le dépôt des candidatures à la primaire de la gauche ; C’était aussi l’ouverture au public de la 4e réplique de la grotte de Lascaux. N’y voyez pas de rapport !

Tsipras est généreux !  En bon gaucho, pour Noël, il a décidé de faire de gros cadeaux à ses retraités et à ses ménages modestes avec l'argent des autres, c’est-à-dire des Européens, c’est-à-dire nous, et sans notre accord. Sympa le Grec !

 


FILLON : LE DEFI DE LA LIBERTE

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Tout commence.

François Fillon a été désigné pour représenter la droite et le centre dans la course à l’Elysée. Son score lui procure un socle qui le rend incontestable. Cela dit, tout commence. On entre dans le dur et subitement tout ce que la France compte d’officines intello-gaucho découvre son programme qu’elles avaient regardé distraitement jusque-là et, horreur, il ose toucher à la Sécurité sociale !  Alors on fait jouer les grandes orgues de la « privatisation » et sur tous les plateaux télé, dans toutes les rubriques, et à toutes les occasions, lui ou ses représentants sont sommés de s’expliquer. La terreur intellectuelle est de retour, sondages à l’appui. Question centrale posée par Léa Salamé, la gourdasse de service sur une radio : « Alors le rhume ne sera plus remboursé ? » !!!  Drôle de question, non ? … L’étonnant c’est que son interlocuteur, Jérôme Chartier, d’habitude incisif, cafouille pour lui répondre, au lieu de la renvoyer dans ses cordes. Personnellement, Je ne suis jamais allé voir mon toubib pour un rhume qui en général passe tout seul. Le moins qu’on puisse dire c’est que cette première passe d’arme n’a pas été bien gérée du côté Fillon et on a l’impression d’assister  à un rétropédalage contre-productif. L’idée du « panier de soins » était bonne et la répartition des remboursements avec les mutuelles n’est pas choquante. Pourquoi noyer le poisson ?

Sous le feu des tirs croisés.

C’est le défi que François Fillon va avoir à relever. Nous sommes dans un pays où la liberté est chérie sur tous les tons, mais où le libéralisme est très mal vu. Soumis depuis des années aux divers tranquillisants « dette », « déficit », « trou de la sécu »…, le bon peuple savamment interrogé répond majoritairement qu’il ne souhaite pas la suppression de 500 000 emplois publics et à 90% refuse qu’on touche aux retraites ou à la santé. On ne change pas les politiques qui échouent ! Peu importe qu’elles soient la cause du chômage de masse, de la paupérisation des jeunes, du blocage des carrières, des salaires gelés, du transfert des charges sur les générations futures…  Une large majorité de Français est d’entrée de jeu hostile à toute espèce de réforme libérale. Même le Front national a renoncé au libéralisme que défendait naguère Jean-Marie Le Pen. Le  candidat de la droite et du centre devra donc faire campagne sous les tirs croisés des gauchos de tout poil, frondeurs ou pas du PS, frontistes de gauche méluchiens, cégétistes doctrinaires (sic), syndicalistes FO et Sudistes, en passant par toutes les nuances des verts et même par les habituels cracheurs dans la soupe de chez nous, centristes ou LR, et forcément des outrances verbales national-communardes de Philipot.

Le pire serait de reculer.

Il faut donc faire face à la calomnie, au mensonge, à la désinformation et à la caricature. François Fillon est persuadé que les Français peuvent entendre la vérité. Il faut qu’il reste sur cette ligne-là qui a fait son succès dans la primaire. Surtout qu’il n’écoute pas les sirènes du compromis et tous les « tristes-sires », du centre ou d’ailleurs, donneurs de conseils, il détruirait ce qui fait la force de son projet : l’homogénéité.  Il a la capacité de le faire partager par la majorité des Français, en lui communiquant de la passion en plus de la raison.  Il a pour le faire, un vecteur puissant qu’il a réveillé : le soutien de l’institution qui fonde notre société, la famille, et l’esprit de fraternité qui est sa marque de fabrique gaulliste. C’est sur cette lame de fond qui s’est levée qu’il lui faut maintenant surfer. La société civile peut entendre son message. Bien sûr, les « politiques » de la « bienpensance » vont se charger de le brouiller. L’enjeu est désormais dans la pédagogie et l’organisation stratégique. A lui de mettre en place une équipe cohérente et homogène, susceptible de porter en chœur les bons « éléments de langages ». Il  est urgent que tous parlent d’une seul voix et avec clarté, sans donner l’impression de tourner autour du pot. A lui de diffuser les bons argumentaires à tous ses relais pour faire passer le message jusque dans la moindre chaumière.

En réalité, il avance sur un champ de ruines.

L’Etat providence est en faillite. Le choix politique n’en est que plus vital. L’Etat-qui-peut-tout est à bout de souffle et sans les réformes difficiles que François Fillon propose, l’avenir des générations futures est compromis, celui de nos enfants. N’ayons pas peur ! Sans elles, il sera impossible à la France de retrouver sa puissance et surtout de créer les richesses nécessaires à l’amélioration du niveau de vie de sa population. Oui, il est possible de ne pas remplacer 500 000 emplois publics en 5 ans (700 000 fonctionnaires de trop selon l’IFRADE !). Oui, il est possible d’économiser 100 milliards sur 1200 milliards…  Sa chance, à François Fillon, est unique : il a en face de lui un gouvernement en capilotade, mené par un Premier Ministre qui, en guise de politique générale, se fait petit boutiquier pour dresser l’inventaire des échecs d’un quinquennat présentés comme d’insurpassables réussites ; il a en face de lui un paysage politique morcelé avec une gauche émiettée et éperdue, des écologistes à la rue, et même un Front National déstabilisé. L’heure est aux convictions, aux choix courageux et à la constance. La débacle inouïe de la fin du quinquennat à laquelle on assiste a au moins une vertu : celle de convaincre les Français d’engager les transformations radicales nécessaires au redressement de notre pays, comme en 1958. Quel meilleur signal peut-on envoyer aux autres démocraties et à l’Europe, que celui du coup d’arrêt donné à la contagion populiste et aux forces obscures socialo-marxisantes du déclin. Avec François Fillon, la France va renouer avec le progrès et la défense de la liberté. En vrai, en actes, pas seulement en mots, pas seulement en hurlements. Mais pour le réaliser, sa main ne doit pas trembler !

Comme il l’a dit devant les parlementaires « Les Républicains » : « ça n’est pas en zigzaguant qu’on convainc et ça n’est pas en négociant des compromis qu’on va redresser la France ! » 

Il va falloir tenir cette ligne jusqu’au mois d’avril !

François, tu n’es pas seul !

 


MACRON : CET HOMME EST DANGEREUX… SURTOUT POUR LE PS !

Macron prophète

 

« Aujourd’hui, on tue le PS ! »

C’était le mot d’ordre de son meeting de samedi dernier. L’équation est simple : après les disruptions sur les territoires des autres, il a compris que se contenter d’être un candidat attrape-tout n’avait guère d’avenir, et qu’il lui fallait donc s’appuyer sur un socle, et justement, ce socle il ne pouvait le trouver qu’à gauche, face à une droite de conviction et un centre qui le fuit pour cause existentielle. Il lui fallait auparavant éliminer Hollande. Avec le concours objectif de Manolito, c’est chose faite. Mais pour être un candidat de substitution au locataire de l’Elysée, il ne pouvait  pas se contenter du discours traditionnel des « sociaux-libéraux »  depuis Stirn et Stoléru, sur le dépassement des clivages. Il se doit donc de séduire l’électorat de la gauche modérée en gommant son image de chouchou des électeurs de droite. Avec une autre préoccupation : tout faire pour éviter un affrontement avec son concurrent direct qu’est l’ancien Premier Ministre qui chasse sur les mêmes terres électorales que lui.

La grande misère intellectuelle de la gauche.

La gauche archaïque, antilibérale et postmarxiste (ou marxiste tout court) ne restera pas inerte.  Elle délègue en renfort d’Hamon et de Montebourg , l’impayable Peillon pour dézinguer le « Brutus ». Ces gens-là ne mesurent toujours pas l’inadéquation de leurs idées et de leurs solutions avec la réalité, qui devrait pourtant se mesurer à l’aune de leurs échecs sur le chômage, la fiscalité et la dette. Le dernier avatar de cette pensée vérolée, de cette idéologie du déni et du mensonge, c’est  la déclaration de Ségolène Royal, à Cuba, aux funérailles de Castro qui défendait, au nom  de la France une dictature, en assurant que les droits de l’homme y sont respectés… Le stade ultime de la  perversion des esprits ! Et le pauvre Manolito, qui ose plonger dans ce marigot qu’est la « primaire de la belle alliance », va être obligé pour mettre en œuvre la  « réconciliation » de reprendre à son compte les ficelles usées de cette gauche n’ayant rien à proposer, hormis la  critique véhémente de la droite réac. On comprend que se battre sur ce registre-là est risible. L’empoignade avec ses concurrents promet de bons moments  de bonheur. C’est une aubaine pour un Macron qui s’est bien gardé de faire la même erreur. Si le concours des égos à la primaire socialiste met en spectacle la vacuité de la gauche, carrefour des ambitions personnelles et image vivante de la décomposition du parti socialiste, en opposition, le « festival Macron » de la porte de Versailles offre un contrepoint dynamique et plus séduisant. Sauf que la communauté socialiste reste attachée à ses utopies ce qui explique les limites de l’exercice de l’ancien ministre de l’économie qui, par exemple, ne touchera pas aux 35 heures… Il est donc condamné à être un « progressiste immobile ».

La « bulle » Macron.

Dans le paysage de cette gauche « sinistrée » (totologie, puisque « senestre » = gauche), la différence Macron a créé une « bulle d’opinion ». Cette bulle est constituée à la fois du regard clément que l’électorat de droite et du centre jette sur ce qui est apparu d’abord comme un « opni » (objet politique…) de gauche, et de l’attente de renouvellement qui travaille une partie de celui de la « gauche moderne ». Mais il apparait dans toutes les études d’opinion que l’alternative qu’il représente repose sur une ambiguïté avec une préférence des électeurs de droite et un soutien beaucoup moins évident dans le peuple de gauche. On retrouve là toutes les caractéristiques d’une « majorité de papier » qui ne se retrouve jamais dans les urnes, un phénomène bien connu. Le candidat de la  « mondialisation heureuse » pourrait bien connaître le même destin que celui de « l’identité heureuse ». Sa candidature peut s’inscrire dans le paysage politique, mais elle ne fera que consacrer  le désarroi de la gauche et sera de toute évidence en concurrence avec le candidat de la gauche dure qu’est Mélenchon et qui capte assez largement les voix jusqu’à la gauche du PS et celui qui sortira de la « primaire de la belle alliance populaire ». Un  marché bien encombré, surtout si on ajoute le candidat des écologistes…Avec à la clé le boulet que constituerait le soutien de ces socialistes sectaires dont l'icône est la bécasse du Poitou.

Une « révolution » en poil de chameau.

Un meeting avec 10 000 personnes, même si on en annonce 15 000 (vieille ficelle) peut galvaniser, mais ça ne remplit pas pour autant les urnes. On trouvera bien ici ou là quelques transfuges centristes ou autre comme Arnaud Dutreil qui viendront se brûler les ailes comme autant de papillons à la recherche de la lumière. La vérité, c’est que Macron est un candidat de la « France d’en haut » qui ne capte pas les ouvriers et les populations démunies au regard de l’emploi et des revenus. Il n’intéresse guère tous ceux qui sont en « mal d’identité » ou qui se sentent oubliés. Des électorats déjà préemptés par la gauche dure ou le FN pour les premiers, par la droite pour les populations de la France périphérique en mal de reconnaissance. Il ne suffit pas de toucher les CSP+, les cadres supérieurs, les comblés de diplômes et de revenus, le microcosme des start-upers, pour remporter une présidentielle. Cette gauche caviar ou bobo qui se croise dans les salons germanopratins entre banquiers et chefs d’entreprises « modernes ». Macron propose un mélange de mesures de gauche à d’autres plus libérales et il faudrait un miracle  pour qu’il parvienne à donner une cohérence à ce programme puzzle qu'il élabore en marchant. Le risque est de promettre tout et son contraire, reprendre d’une  main ce qu’on donne de l’autre. Il ne suffit pas de proposer un nouveau modèle de société qui tienne compte de la mondialisation en s’appuyant sur des évidences comme l’émergence de l’économie de la connaissance et de l’innovation. En cela, il trouvera François Fillon sur sa route avec des arguments et un pedigree beaucoup plus convaincant. Car  ce que les Français réclament avant tout, ça n’est pas seulement un changement politique, c’est la fin de l’impuissance publique. Sur ce dernier point, Macron n’a pas fait la démonstration de sa capacité.

 


ALAIN JUPPE : LE REVE EVANOUI

ALAIN-JUPPE-STRASBOURG

Le retour sur terre a été brutal pour celui que les sondages pendant plus de deux ans mettaient au zénith de la faveur des Français. Comment a-t-il  pu rater à ce point la réalisation de ce qui était pour lui une chance inespérée de parvenir au poste qui lui était promis naguère et auquel il avait dû renoncer face à l’adversité de courants contraires. La fondation de l’UMP n’avait-elle  pas été faite justement  pour lui servir de rampe de lancement ?

Ce retour en grâce était inespéré.

Alain Juppé s’est donc repris à rêver de la magistrature suprême quand un soir à des « Paroles et des  actes » il a fait un véritable carton. Il  avait conquis un auditoire qui lui avait permis de prendre une longueur d’avance dans la course. Avec habileté et un art consommé de la stratégie, il a réussi à tenir la tête très largement dans l’opinion publique. Il a semé son parcours de repères en formes de livres permettant d’affiner son approche des réformes et des projets qu’il souhaitait mettre en oeuvre. Il a choisi certainement après mûre réflexion et probablement aussi par sa perception de la réalité, un positionnement volontairement modéré sur beaucoup de sujets, qu’il s’agisse de l’Islam, de la réduction du nombre des fonctionnaires ou de la diminution de la dépense publique. Son concept de retour à « l’identité heureuse », en reprise inversée  de « l’identité malheureuse » constatée par Finkielkraut, paraissait même un objectif rassurant qui aurait dû plaire à une large majorité de Français.  Jusqu’au début de la  « Primaire » qu’il avait appelé de ses vœux, tout allait bien pour lui.

Une primaire « candidaticide »

C’était sans compter sur la campagne de la primaire de la droite et du centre. Aujourd’hui, on peut le dire, Alain Juppé n’a pas démérité : il a mené honnêtement campagne et a montré qu’il était à la hauteur dans les débats à la télévision. Pourtant le résultat a été sans appel. Alors que s’est-il  passé ? Le premier de la classe doit s’attendre à être la cible de tous les autres. Et cela n’a pas manqué de se produire. Dans la stratégie d’Alain Juppé il y avait deux failles qui pouvaient être exploitées pour le faire chuter : le soutien de Bayrou et l’appel aux électeurs de gauche, pudiquement nommés « déçus du hollandisme ». Il a sous-estimé l’impact qu’elles  pouvaient avoir sur le cœur de l’électorat de la droite. Il faut dire que le pilonnage de Nicolas Sarkozy sur ces deux thèmes a été violent. Le thème de « l’identité heureuse » habilement détourné a aussi servi de cheval de Troie pour faire exploser un axe de campagne majeur, trop intelligent sans doute ! Alain Juppé, c’est dans son caractère, s’est raidi sur ses choix, mais ce faisant, il a oublié de parler suffisamment au cœur de son électorat, pendant que Fillon et Sarkozy s’y employaient chacun à sa façon. De ce fait, ceux qui voulaient le faire passer pour un réformateur mou au positionnement trop conciliant sur les sujets chauds ont réussi, alors que dans son programme on trouve toutes les  mesures souhaitées et fermes aptes à combler un électeur de droite. Il n’a pas cherché suffisamment  à répondre aux attentes de la droite, s’adressant davantage au centre qui, on le sait, est un ventre mou. Et ses « attaques » sur la faisabilité du programme de ses adversaires, et notamment  des propositions de François Fillon, sont tombées à plat. Le débat de l’entre-deux tours a été significatif : techniquement les deux candidats ont fait jeu égal, pourtant les sondages des jours suivants ont désigné un vainqueur assez largement, François Fillon. C’est donc que son discours était plus attendu par l’auditoire (8 millions de personnes) que celui de son concurrent : autrement dit, c’est sur le contenu que ça s’est joué !

Les petits riens qui font perdre

Une défaite, c’est souvent aussi plein de petits riens qui s’accumulent. Si Alain Juppé n’a pas commis « la » faute  majeure, il a, ici et là, laissé passer des mots ou des gestes qui ont pu le desservir : les « 200 000 immigrés que la France peut accueillir chaque année sans que ce soit trop » (l’émission politique), c’est peut-être vrai mais pas à dire, l’écharpe rouge qu’il a arboré un temps de sa campagne alors que d’habitude il en porte une bleue, les expressions qui « datent » comme le « Prisunic » ou « j’ai la pêche ! ». Et c’est vrai, l’image compte, et dans les débats, il ne pouvait pas cacher son âge, et ça aussi a pu jouer, bien qu’aucun de ses concurrents n’ait osé l’attaquer là-dessus, sauf peut-être Bruno Le Maire, mais indirectement.

Une lame de fond

Le résultat, personne ne l’avait prévu. Sarkozy a peut-être tué Juppé, l’entraînant dans sa défaite, comme il a entrainé indirectement et par contre coup le retrait de François Hollande. L’élection était jouée dès le 1er tour en faveur de François Fillon, avec 44% des voix : le cœur de la droite a répondu avec une étonnante homogénéité. Là encore, Alain Juppé n’avait pas mesuré suffisamment ce ras-le-bol profond du pouvoir en place, au point que, pour nombre d’électrices et d’électeurs, tout ce qui peut apparaître comme composition avec les sortants est insupportable. Il a donc payé très cher ses appels au vote à un électorat extérieur à celui de  la droite et du centre. Celui-ci n’a en effet que partiellement répondu. La France s’est « droitisée » sous les excès doctrinaires de la gauche en place. La vague dont a bénéficié François Fillon et qui s’est exprimée par le vote n’est que la partie émergée de l’iceberg : elle aura un prolongement dans la vraie  présidentielle, nul ne doit en douter. On a observé un basculement du vote dans les communes rurales, là-même où le FN avait percé. L’attente d’une droite bien campée sur ses valeurs et les affirmant sereinement  est beaucoup  plus forte que les observateurs « bien intentionnés » ne le pensent. Il suffit de voir le subit tir de barrage et les tentatives pour effrayer les Français sur le programme de François Fillon depuis sa désignation. Les discours les plus violents venant du FN, justement. De fait Marine Le Pen a perdu en moyenne dix points dans les sondages. A gauche comme à l’extrême-droite, on se trompe de cible. La lame de fond est de nature identitaire plus que socio-économique : plus que les catholiques pratiquants, c’est la « culture chrétienne » qui se réveille à quoi s’ajoute l’envie de vérité, de dignité et d’honnêteté, François Fillon cochant toutes les  cases de ces critères.

Je comprends l’amertume que peut ressentir Alain Juppé. Je n’ai pas voté pour lui, mais j’aurais pu. Je n’ai pas non plus aimé les attaques ignominieuses dont il a été l’objet de la part de petits clans pratiquant plus la calomnie et la désinformation que l’argumentation. Je lui pardonne la réaction agressive à l’égard de son concurrent au début de la semaine du 2ème tour, d’ailleurs  il l’a certainement payée dans les urnes. Le destin est ainsi. Il avait de bonnes raisons d’y croire, mais son programme trop raisonnable n’était pas dans l’atmosphère du moment. La chute n’en est que plus dure. Cependant, son devoir c’est de faire contre mauvaise fortune bon cœur, dès lors que l’élection a été loyale. On a besoin de lui pour gagner en 2017. Son devoir est de faire campagne. Je ne doute pas, que la déception digérée, il joue le rôle qui convient à un homme d’Etat de premier plan, ce qu’il est et reste !  

 


HUMEUR DU DIMANCHE

 

Archibald en colère

 

Scories de fin de règne

Touraine débloque 100 millions pour les hôpitaux. Et allez donc… Avec quels sous ?

L’écologie punitive : on l’a vue à l’œuvre avec l’épisode de pollution sur Paris et la mise en place de la circulation alternée qui ne résout rien, mais pour le principe… d’emmerder  tout  le monde.  Mieux, à partir du 1er janvier, une vignette va exclure les véhicules polluants  qui sont ceux, en général, des personnes qui n’ont pas les moyens d’en changer.  Mais depuis la fermeture de la voie sur berges, on sait que Madame  Hidalgo est têtue et bornée. Alors que la passionnaria castriste s’en mêle, le pire n’est pas loin : on débloque subitement des aides. Encore des dépenses non financées !

Primaire de la gauche : ça flingue dur ! Voici l’impayable Peillon en service commandé pour dézinguer Manolito, pendant que Cambadélis se  démène  pour ramener sur le ring Mélenchon et Macron. Aucune chance d’y parvenir. Surtout  que le bellâtre qui a réuni 10 000 fidèles à Paris se sent pousser des ailes à défaut de la voix. Mais où sont les femmes ?

ND des Landes : le summum de la reculade  avec prétexte éculé. On sait  maintenant qu’on a un eunuque à Matignon. La démocratie est bafouée, la République piétinée… Comment voulez-vous que les Français estiment un tel pouvoir !

Du côté du Brexit

Le Brexit fait fuir les avocats : 810 venus d'Angleterre et du Pays de Galles seront ainsi enregistrés d'ici la fin de l'année en Irlande, qui s'ajouteront aux 1.347 déjà enregistrés depuis le début de l'année, a précisé la Société irlandaise. Ces chiffres représentent une augmentation de 275% par rapport à l'année dernière et le nombre d'avocats est supérieur de 500 au précédent record de 2008. Parmi ces nouveaux enregistrements, figurent 117 personnes appartenant au cabinet d'avocats Freshfields Bruckhaus Deringer, l'une des plus grandes sociétés de conseils juridiques dans le monde. Freshfields a en effet manifesté son souhait de pouvoir continuer à gérer les affaires localisées dans l'Union européenne. 

Les banques britanniques veulent rester soumises à la législation européenne dans les cinq années qui suivront le Brexit. Le beurre et l'argent du beurre  ! Un document consulté par Reuters et rédigé par trois cabinets juridiques pour le compte des banques met en lumière le choc potentiel que pourrait subir l'économie britannique et européenne si les banques ne bénéficiaient pas d'une phase de transition au-delà de la période de deux ans qui débutera quand le gouvernement invoquera l'article 50 du traité de Lisbonne. S'il n'y a pas d'accord sur une transition, il y a un risque que certaines banques ne puissent pas déplacer une partie de leurs activités en dehors de la Grande-Bretagne ou mettre en place de nouvelles filiales à temps, peut-on lire dans le document. Ce dernier estime que trois ans au moins seront nécessaires pour que les banques puissent relocaliser leurs activités.

L’Union reste ferme : ce qu'on voit pour l'instant c'est une Europe totalement unie, parlant d'une seule voix, celle de Michel Barnier en charge des négociations. Aucune déclaration dissonante. Et la voix européenne est ferme, très ferme. Pas de concession. Pas de passeport européen sans libre circulation. Et surtout pas de calendrier à rallonge. Barnier a été clair cette semaine : tout doit être bouclé en 18 mois.

Bataille avec le parlement britannique : Thérèsa May devra faire avec.  Une bataille supplémentaire qu’elle n’avait pas prévue. Car la majorité des députés n’est pas favorable au Brexit.

Hausse des taux 

Les médias français évitent d’en parler. Certains fonds spéculatifs s'intéressent à la dette française. Le patron d'un des plus gros fonds spéculatifs, David Tepper, recommande de jouer à la hausse les taux d'emprunt de l'État français. En deux mois, les taux d'emprunts à 10 ans, le taux de référence, de la France est passé de 0,20% à 0,80%. Plus frappant, l'écart entre la dette allemande et la dette française se creuse. Quand nous empruntons à 0,80%, les Allemands empruntent à 0,37%. Et pendant la même période, l'écart entre l'Allemagne et l'Espagne et même l'Italie pourtant en crise politique s'est réduit. A 0,80% nous restons à des taux historiquement bas, mais compte tenu du dérapage permanent de notre dette nationale, chaque point de hausse de taux nous coûte des milliards d'euros qui viennent plomber notre budget et nous éloigne encore un peu plus de l'objectif des 3%.

La défiance des investisseurs vis-à-vis de la dette française  s’explique pour trois raisons : d'abord l'absence de réforme structurelle, nos indicateurs économiques toujours aussi médiocres (taux de chômage, balance commerciale, déficit budgétaire, dette), et la crainte des élections françaises. Les marchés prennent en compte maintenant systématiquement le risque populiste, c'est-à-dire la victoire d'un candidat populiste ou le blocage des parlements faute de majorité absolue. Jusqu'en mai, la France risque donc d'être sous le feu des projecteurs.

Et à droite ?

Deux saboteurs de l'union :

MAM, se lance, c'est toujours le pouvoir de nuisance des chiraquiens.

Guaino se prend pour le sauveur. On lui pardonne , c'est  Noël. Faudrait tout de même pas qu'il se prenne pour Jésus ! Ego toujours  boursouflé...

Dupont Teigneux : il  a le privilège de l'ancienneté dans l'aveuglement gaulliste fossilisé.

 


LE RETOUR DU « POLITIQUE »

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Eloge de  la démocratie représentative.

La démocratie représentative n’est pas morte. Certes, on vous dira que les partis politiques chargé de l’organiser ne vont pas bien. Mais excepté le parti communiste dans les années cinquante, qui peut me dire quand ils allaient bien. Dans notre  pays, à la différence de l’Allemagne notre voisine, ils ont  toujours eu des effectifs  étriqués, à l’image de nos syndicats.  Ils n’en sont pas moins utiles  pour autant. Bien sûr, il y a les périodes de vaches maigres, comme celle que vit le PS avec un trou d’air phénoménal dans les adhésions. Cela peut se comprendre à la vue du spectacle auquel se livrent ses leaders et surtout faute d’avoir fait son aggiornamento. Tant qu’il ne tranchera  pas entre  la vieille garde marxisante et ses vieilles lunes et un projet clairement social-démocrate à l’allemande, il en restera à ses querelles intestines. La crise du PS est d'abord une crise de projet. De l’autre côté, « Les Républicains » se portent plutôt bien et pourtant le parti revient de loin, il  aurait pu même disparaître sous les effets conjugués de la guerre fratricide Copé-Fillon et de l’affaire Bygmalion. Mais voilà que la primaire qu’il a su organiser correctement, avec 80 000 bénévoles dont il a fourni le gros des troupes, lui donne un coup de jouvence et un apport d’argent  pour la campagne qui est le  bienvenu. Le voila muni d'un projet et d'un chef pour le mettre en oeuvre. N’en déplaise aux grincheux, la démocratie fonctionne. Les Français se méfient des partis, c’est vieux comme De  Gaulle. Mais il en faut. Et je ne crois guère aux initiatives qu’on voit fleurir ici et là sur internet, ou mises en scène comme la candidature Macron. Elles ne peuvent être que l’écume de la démocratie, parce que ceux qui portent ces initiatives ne croient à rien. Et ils ne sont pas seuls à se servir des réseaux sociaux. Les  partis traditionnels savent eux aussi y être très présents par différents biais. On découvre ainsi, par exemple, que François Fillon a utilisé des logiciels sophistiqués de ciblage tant pour le porte-à-porte que pour les messageries électroniques.

La démocratie connait des hauts et des bas.

S’il y a bien un peuple  difficile à satisfaire, c’est bien le peuple français.  Sa  mentalité y participe : soif d’absolu, goût pour la rhétorique, attachement à la théorie et pragmatisme atrophié, contestation systématique... Les Français sont attaché aux promesses et de ce fait ils seront toujours déçus, même quand elles sont tenues, parce qu' alors ils ne le croient pas. Qui sait que Nicolas Sarkozy a tenu plus de 80% de ses promesses faites en 2007, malgré la crise de 2008. Il a été jugé sur le chômage que sa politique avisée n’avait pas eu le temps de faire reculer suffisamment. On en déduit alors une incapacité à résoudre les problèmes. Il est facile d’imaginer les dégâts que peut faire un quinquennat comme celui qui se termine : là, on peut dire que les promesses n’ont pas été tenues, ni celles faites pendant la campagne de 2012, ni celles faites depuis. La conséquence, c’est que l’électorat de gauche est désabusé. Je voudrais attirer l’attention sur une précaution qui n’est jamais prise dans les jugements, y compris par les politiques ce qui est inexcusable comme le sont aussi les médias : la part du contexte. On devrait toujours resituer dans le contexte du moment. On préfère jouer sur la faculté d’oubli et l’émotion. C’est ça qui tue la politique ! Et les réseaux sociaux n’ont rien arrangé : le faux y circule bien plus que le vrai et les Dr. Yfaucon et Yaka y pullulent. De quoi déboussoler le citoyen lambda. Rappelons ici que la politique doit faire avec la réalité et que celle-ci est mouvante : la politique n’est donc que l’art du possible.

Plus rien n’étonne.

Les citoyens français s’intéressent médiocrement aux convulsions historiques du pouvoir en place créant d’étranges situations : en quelques jours, le président de la République a renoncé à un second mandat, son Premier ministre a démissionné, et a été aussitôt remplacé. Les événements politiques n’ont peut-être jamais été aussi surprenants depuis la création de la Vème République et jamais, dans le même temps, ils n’ont eu moins d’influence apparente sur notre vie quotidienne. Car, au fond, le sujet d’agacement qui est dans les têtes, c’est plutôt la restriction apportée au trafic automobile, imposée avec entêtement par une maire de Paris incapable de redescendre de sa planète écolo-bobo. L’effondrement de nos gouvernements ne nous inquiète plus, les dirigeants passent  mais notre routine quotidienne n’en est pas affectée. On peut y voir un signe fort du déclin de la politique, alors qu'en réalité nous sommes protégés surtout par la solidité de nos institutions. Nous assistons à une fin de règne et les Français en ont bien conscience, c’est pourquoi ils ne s’inquiètent pas. Ils savent que dans moins de six mois ils auront la parole et que le pays retrouvera un gouvernement stable pour les cinq prochaines années.   

La vérité vaut toujours mieux que la démagogie.

Le déclin de la politique est lié au rejet de la réforme, il est induit par le marasme économique, par le chômage, par l’accroissement des inégalités. Pour changer les choses, pour échapper à la pente qui nous fait glisser vers la régression, il faut qu’une nouvelle direction nous propose des réformes drastiques. Il faut aussi, et surtout, que les gouvernés acceptent les propositions courageuses de leurs gouvernants. Le retour du « politique » va avec la vérité et un corps de pensée. Ce n'est pas pour rien que près de 70% des 4,2 millions de votants à la primaire ont voté pour François Fillon. C’est le chemin qu'il veut emprunter, comme Gerhard Schröder l’a fait en Allemagne. Ce n’est pas le plus facile. Il y faudra beaucoup de pédagogie pendant la campagne et pour cela, lever une armée de porteurs de son projet pour ne pas laisser place au démolissage systématique des Cassandre de tout poil. C’est là que le parti est utile avec sa force de frappe militante. Il faut l’emporter d’abord sur toutes les forces de la conservation qui vivent sur des acquis considérés comme inaliénables. Il faut  l’emporter aussi sur le populisme de l’extrême-droite toujours prête à faire feu de tout bois et à changer de discours. Elle ne cherche pas des solutions sérieuses, elle veut surfer sur les mécontentements. C’est sur la vérité et une pensée qu’un consensus peut s’établir. Car il n’y aura pas de renaissance sans consensus.

 

 


NICOLAS SARKOZY : LE VIDE N’EST PAS LE NEANT …

Sarko troca 2

 

Depuis le soir du premier tour de la primaire, le silence a succédé à la fureur.  Ses dernières  paroles publiques furent d’une très grande dignité. Les comparer à celles de Hollande venu annoncer son renoncement n’est même pas envisageable. Sa voix puissante aux formules frappantes ne résonne  plus dans le débat. Un sentiment de vide a fait place. Qu’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore n’y change rien : le peuple a parlé, c’est tout et il s’en est allé, avec élégance, tranquillement, après avoir tout donné. Il s’en est allé… pour l’instant.

Je ne vais pas vous faire croire qu’un retour est possible.

Qui pourrait y croire en cet instant ? Mais dans un monde aussi chaotique, nul ne peut préjuger de rien. Il était de toute évidence extrêmement difficile de redevenir président de la République après l’avoir été une première fois. En France, c’est comme ça. Revenir au plus haut niveau après y avoir été, est quasiment impossible, aucun n’y est arrivé après avoir été battu. Nicolas Sarkozy a tenté l’impossible.  C’est tout lui ! Pourtant, il pouvait être l’homme de la situation, avec ce qui se passe dans le monde, le terrorisme, la poussée populiste, les tentations hégémoniques de la Russie, l’Amérique trumpiste… son expérience et son énergie auraient été bien utiles. Mais il lui fallait relever le défi du retour quand tout effet de surprise est passé, que les rancœurs et les haines subsistent, exacerbées, et que l’usure du pouvoir persiste. Lors de sa venue à Andard, pour les élections régionales, j’ai tout de suite senti, à son discours, que ça ne marcherait pas. L’histoire a ses lois, la roue tourne, le fleuve coule et ne remonte pas à sa source : il en était resté à 2012, comme figé ! Je n’ai pas retrouvé le souffle de 2007 ni la foi qui abat les  montagnes de la campagne de 2012. S’il avait gagné à ce moment-là, nous savons bien qu’il aurait dû continuer sous les huées de la gauche venimeuse, et qu’il aurait malgré tout redressé le pays comme il avait commencé à le faire.  C’est certain, il aurait fait bien mieux que ce piètre quinquennat. Aussi son retour aurait dû s’inscrire dans une tout autre démarche que celle de descendre dans la fosse au lion. Les Français aiment le recours, pas le pugilat. Son retour à la tête du pays a été hypothèquée dès sa reprise en main de l’UMP. Comment être au-dessus des partis en étant le patron de l’un d’eux ? Or c’était sa chance s’il l’était resté. J’ai pourtant voté pour lui à ce moment-là.

Nicolas Sarkozy, on l’aime ou on le déteste.

Je n’ai pas voté pour lui à la primaire. Et pourtant je ne le hais point, comme aurait dit Chimène en parlant de Rodrigue.  Je lui ai préféré François Fillon, comme tant d’autres.  J’ai hésité jusqu’au dernier moment : Fillon, Juppé, Sarko  … Les trois avaient leurs qualités.  Mais pour Nicolas Sarkozy, j’ai craint que s’il l’emportait, la suite soit trop compliquée : la haine seule catalyseur d’une  mobilisation de la gauche en faisait le candidat punching-ball pour Hollande (ça marche avec encore tant de gens), les affaires et le poison lent du doute, et puis cette incapacité à sortir de son discours  pour être au-dessus de la mêlée, ce qu’il n’a réussi qu’à quelques moments des débats. J’ai donc fait le choix de ce qui était pour moi une forme de sérénité. A regrets, peut-être, mais avec certitude. Je sais au fond de moi qu’il est un homme honnête, que toutes ces affaires tomberont un jour. Suis-je naïf ? Que voulez-vous, j’aime croire qu’il est innocent de tout ce qu’on lui colle sur le dos. En attendant le mal est fait, comme pour Eric Woerth. Je sais pour  l’avoir approché quand j’étais secrétaire départemental, que le personnage est humain,  profondément humain jusque dans ses défauts, et gentil. Je sais qu’il est animé par la passion de la France et de l’intérêt national et beaucoup moins par ambition.  Ceux qui voient en lui un carriériste, un obsédé du pouvoir se trompent. S’il est revenu c’est parce qu’il  a cru être indispensable au pays par son énergie et son courage politique. Ces qualités qui lui ont permis de réaliser avec succès des réformes extrêmement difficiles, comme celle sur l’âge de la retraite en 2010, sur la fiscalité, sur la sécurité avec les peines plancher ou la rétention de sûreté pour les criminels sexuels, sur la politique de maîtrise de l’immigration et d’intégration. Le jour où les historiens se pencheront sur son bilan, ils seront sidérés de l’ampleur de l’œuvre accomplie en cinq ans.

« Il est bien trop intelligent pour limiter sa vie à l’ambition politique, ce royaume de l’illusion et de l’éphémère. » comme dit Maxime Tandonnet qui a été l’un de ses conseillers. Alors ne nous apitoyons pas sur son sort, il ne le souhaite certainement pas. N’ayons pas le comportement puéril d’idolâtres en mal d’icône. Gardons en nous le souvenir de cet homme hors du commun, incarnation et modèle du volontarisme politique, de celui qui a réveillé la France et la droite. Ici, ou ailleurs, avec  son talent, ce serait bien étonnant qu’il n’ait pas un rôle à jouer ! L’espoir n’a jamais tué personne.

 


LAISSE ALLER… C’EST UN’ VALLS ! (prononcer « un » à l’espagnole)

Valls candidat

 

Difficile de ne pas parodier le titre de la célèbre comédie de Georges Lautner dans laquelle un certain Serge Aubin sort de trois ans de prison et va rejoindre son épouse qu’il enlève car il la croit responsable de son emprisonnement. Transposons : Valls Premier Ministre depuis trois ans s’évade du gouvernement et va rejoindre la « BAP » (la Belle Alliance Populaire) qu’il veut enlever …   Une belle comédie en perspective,  mais qui prendra le rôle de Jean Yann ou celui de Bernard Blier ? On ne sait,  ce qui est certain c’est qu’on risque de rire autant. A une condition : être de droite.

Donc  Manolito s’est déclaré. 

Un très beau discours bien léché devant un auditoire acquis d’avance, à Evry, avec en décor de fond, un échantillon de Français mélangés et colorés à souhait, et l’épouse en tailleur sobre et sombre comme il convient pour la gravité du moment. Voilà la gauche grandiloquente dans toute sa splendeur ! Celle qui confond toujours le dire et le faire. Il veut sauver la gôôche et la France : vaste programme ! Est-il seulement sincère ce prétendant à la présidence ?  Oui quand il parle avec émotion de ses racines, de sa ville, de ses premiers engagements. Non quand il propose à la gauche la réconciliation qui ne peut se faire qu’en abandonnant sa ligne sociale-démocrate. Non encore quand il fait l’amnésique et oublie de parler du chômage dont sa politique est responsable,  des errements de l’éducation nationale dont il n’assume pas les piètres résultats, de la dette qui a enflé du fait de la préférence de son gouvernement pour l’emprunt et qu’il oublie de cautionner, des déficits publics toujours là parce qu’il s’est refusé à l’effort.

Le Valls nouveau comme le Beaujolais…

Il nous dresse un portrait idyllique de ses relations avec le chef de l’Etat dont chacun sait ce qu’elles furent. Il annonce un programme remarquable où les grands mots : République, démocratie, liberté, égalité, fraternité, … cachent les vrais maux : chômage, recul économique, gauche disloquée, société fracturée. Ah, j’oubliais : les sacro saintes « valeurs ». La gauche a des « valeurs ». Mais ont-ils les mêmes tous autant qu’ils sont ? Surtout quand on sait que même Bordeaux-Chesnel, le marchand de rillettes, en a ! Ne parlons pas de la droite, vous l’imaginez avec des « valeurs » ?  Bref, on va pouvoir lui dire désormais, chaque fois qu’on le rencontrera : « Ce que vous proposez, mais pourquoi ne l’avez-vous pas réalisé ? » à la manière de ces éléments de langage utilisés par tous les responsables de gauche qui commence toutes leurs interventions par « Il a fallu d’abord réparer les dégâts du quinquennat précédent ». « Je l’ai entendu … Vous aussi », aurait dit l’autre ! Quatre ans après, s’ils  en sont encore là c’est qu’ils ne sont vraiment pas efficaces, mais surtout c’est un gros mensonge pour cacher leur incapacité et justifier en partie leur bilan désastreux. On y aura encore droit :  c’est la faute à Sarkozy, puisqu’on vous le dit !

La guerre des gauches.

Pourtant, reconnaissons au Catalan le courage d’y aller. Entrer dans l’arène comme il le fait ne manque pas de panache. Il ne manque que l’orchestre jouant un paso-doble endiablé.  Mais il lui faut venir avec le « label de Cadix » pour faire les yeux doux à la gauche ; un Catalan qui se fait passer pour un Andalou, ça n’est pas gagné d’avance. Car ils vont tous lui tomber dessus. Le bellâtre (Macron, voyons), de New York où il est parti lever des fonds, n’a pas tardé à envoyer ses premières flèches. Celui-là, plus il est nouveau, plus il fait vieux politicard. Il me fait penser à Olivier Stirn… Hamon et Montebourg, ses anciens alliés le temps de virer l’inaudible Jean-Marc, sont dans leur rôle de frondeurs. Suivront les autres. « Tout sauf Valls » sera leur leit-motiv. Incapables de s’entendre entre eux pour faire un front commun derrière un seul, ils vont se venger en tapant sur un seul. Cela s’appelle du harcèlement. La guerre des gauches « irréconciliables » à qui il propose maintenant la réconciliation sous son égide : je me régale d’avance. Mais attention, le torero est malin et a du talent. Il sait enchaîner les passes et planter ses banderilles. Gare à celui qui baissera la garde. Convenons tout de même que sa marge de manœuvre est étroite et que s’il réussit à planter l’épée dans chacun de ses adversaires, il aura eu beaucoup de chance.

Admettons qu’il l’emporte.

Cette épreuve passée, il lui restera deux gros morceaux à combattre : Macron et Mélenchon, pas fous, qui préfèrent rester à l’écart de la mêlée, sans parler du Front National et tout de  même la droite… Ce ne sera pas une raison suffisante pour cette dernière de s’endormir. Mais c’est une autre histoire. Rendez-vous en février 2017 ! Un sondage de ce matin place Manolito en cinquième position au premier tour de la présidentielle avec 10 % des suffrages, après Fillon, Le Pen, Macron et Mélenchon. C’est le score le moins moche des candidats de la "BAP". Prenons ce résultat avec précaution, mais cette enquête nous décrit aussi l’état actuel de la gauche qui est désastreux. Ses candidats sont trop nombreux et doivent se partager un électorat qui a largement fondu depuis 2012, au profit du Front National : c’est là le principal défaut de la gauche qui avec sa gestion catastrophique du pays pendant près de cinq ans a contribué à l’irrésistible montée de l’extrême droite. Alors pour lui faire barrage, peut-on vraiment compter sur les sortants ?

Aujourd’hui, les candidats de la gauche s’efforcent de démolir par tous les moyens l’image de François Fillon. Tant mieux, car cela ne leur profitera pas. Les Français ont déjà compris que le candidat de la droite et du centre reste le seul rempart contre un basculement de la France dans une mésaventure qui serait catastrophique.

 


LA GAUCHE HYPERBOLIQUE, LE NET ET CIE...

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L’hyperbole est une figure de style.

Elle consiste à exagérer l'expression d'une idée ou d'une réalité, le plus souvent négative ou désagréable, afin de la mettre en relief. C'est la principale figure de l'exagération et le support essentiel de l'ironie et de la caricature. L'hyperbole correspond le plus souvent à une exagération qui tend vers l'impossible. La définition contient en elle-même  toute la vacuité du discours des gauches qui en font un abus, surtout depuis la désignation de  François Fillon comme candidat de la droite et  du centre.  Aveuglée par son nombrilisme, la gauche en général insulte plus de 4 millions de Français porte-parole de millions d’autres.  Elle ne tardera pas à s’apercevoir de l’effet délétère sur elle-même d’un tel discours qui, loin de l’affaiblir, renforce l’adversaire.

Les éléments de langage en boucle…

Au supermarché de la gauche-bobo-soixante-huitarde-attardée, le rayon du prêt-à-penser est bien fourni. On y trouve tout l’arsenal anti-Fillon cet « archi-réac, ultra-libéral, pro-poutinien ». En tête de gondole, le produit phare : le Nouvel-Obs ! C’est un discours emprunté à Georges Marchais, donc qui date un peu. Il ne suffit pas de le relooker pour le rendre frais. La date de péremption est depuis longtemps dépassée,  mais que voulez-vous, quand le compartiment des idées neuves est désespérément vide … Pauvre Geoffrin ! Donc on n’a pas fini de voir arriver tous ces « éléments de langage », martelés jusqu’au moindre des responsables politique de la « gauche-bien-pensante » (tous les autres sont des cons qui ne comprennent rien). Un nouvel article vient juste d’arriver en rayon : un  produit « Ségolène », garanti  « pure connitude », importé de Cuba ! Difficile de faire mieux : Castro en chef d’œuvre de régime démocrate garant des libertés ! De quoi dégoûter André Santini du Havane ! Quand on pense qu’elle aurait pu être présidente de la République, on en a des suées dans le dos. Vivement qu’elle rallie Macron, qu’on rigole un peu ! Justement, Macron pense qu'il est déjà Président et Bayrou qu'il est déjà son Premier ministre. On attend la primaire de la gauche avec impatience.

Manolito entre dans l’arène.

Avec l’entrée en lice de Manolito, ça va être du sport de haut niveau : une nouvelle version de « petits meurtres entre camarades ». Et abondance de biens ne nuit pas : combien de candidats déjà ? J’entends encore Camba ironiser sur le nombre des candidats de celle de la droite : de quoi faire une équipe de foot disait-il. Lui il va pouvoir constituer le XV du PS : pour un match de catch, je connaissais le « catch à quatre », mais à quinze, j’attends de voir ça ! Aussi serai-je religieusement devant mon écran (plat) à 18h30 ce soir pour voir le Catalan évryen annoncer son entrée sur le ring. A moins qu’il ne s’affranchisse de l’épreuve comme le présidenticide Macron ou comme le Chavézien Mélenchon. Ce serait comique ! Assistera-t-on à l’affrontement des « fistons flingueurs » Valls-Macron ? Voilà qui donnera du piment à la présidentielle. A gauche,  j’entends bien.

Et la sélection du net.

Et on attend avec impatience Noël, et ce qui va sortir de la sélection du net, le nouveau Graal de la démocratie, comme candidat à la présidence : peut-on éviter l’écume des vagues ? Car, qu’on le veuille ou non, briguer la  magistrature suprême n’est pas à la portée du premier venu. Et puis, ras-le-bol de ce discours : les partis sont dépassés, les  propositions citoyennes transpartisanes, l’assemblée qui mélange élus et citoyens … C’est la culture du « soviet » remaniée  à la sauce internet. Ce  sont peut-être des gens intelligents, mais la politique suppose de connaître un peu l’histoire du pays, le  fonctionnement de ses institutions et surtout l’histoire de ses  modes  de pensée. Ce n’est pas  pour rien que la France a une conception unique de la laïcité en Europe :  c’est le fruit de son histoire. On ne peut pas s’asseoir dessus.  Alors quand  j’entends que les clivages n’existent pas, j’ai envie de crier à  l’ignorance, pire à l’inculture.  On est forcément  de droite  ou de gauche quand on a à  prendre une décision, et beaucoup plus souvent qu’on ne l’imagine, parce que ça sous-tend toujours  un référentiel et un mode de rapport aux autres et à la société. La  politique s’accommode mal de « l’oxymore », c’est-à-dire de tout et son contraire dans le même panier, des  propositions contradictoires. 

Tout peut arriver !

Pour une fois, j’applaudis à la victoire d’un écologiste. En Autriche, l’extrême-droite a été battue. Tant mieux.  En Italie, Renzi a perdu son pari. Les referendums ne sont jamais une réponse à la question posée. Il va sortir, mais  … pour  mieux revenir. Tiens, on prend les paris ?


MOI PRESIDENT, JE M’EN VAIS !

Hollande pas candidat

 

Le culbuto a perdu son équilibre légendaire.

En écrivant ces lignes, je me souviens de celles que j’écrivais en mai de 2012 : « Cinq ans de martèlement antisarkozyste par une gauche sans concession incapable de dépasser son horizon idéologique ne serait-ce que pour voter une loi laïque comme l’interdiction de la burqa, ou sociale comme le RSA, ont fait de moi qui était de tempérament plutôt consensuel, un citoyen « clivé ». Je ne me sens pas pour autant réactionnaire ou conservateur et continue de penser être de mentalité de centre-droit. Cela n’empêche pas d’avoir la dent dure et d’être impitoyable… ». C’est pourquoi devant le résultat pitoyable de presque cinq ans de « Hollande », je ne vais pas me gêner ! Peut-être une dernière fois…

Le chef de l’Etat est finalement sorti par le trou de souris qui devait lui permettre d’entrer, selon lui, dans la course présidentielle. Mais cerné de toutes parts par sa gauche, éclatée en factions, il n’avait plus que la fuite comme solution. Courage, humilité ? Ce ne sont pas des vertus qui s’expriment quand on a le couteau sur la gorge. Il a donc annoncé au bon peuple (14 millions de Français) par le truchement de la lucarne à leds, la seule décision qui lui restait possible, en ânonnant un discours qu’il prononça d’une voix mal  assurée comme s’il avait un pistolet invisible appuyé sur la tempe. Finalement je retire ce que j’ai dit sur Manolito : « il en a bel et bien » puisque c’est lundi à l’Elysée qu’il a certainement eu la peau de son patron.

Un tissu de mensonges.

Ce que les commentateurs ont appelé un exercice de lucidité, est en fait un tissu de mensonges émaillé de quelques vérités : un bilan qui est plutôt un dépôt de bilan !

Passons le discours au crible.

Le chef de l'Etat s'est donc exprimé depuis l'Elysée, pour annoncer qu'il ne serait pas candidat à l'élection présidentielle de 2017. Il l'a affirmé après avoir fait un bilan de son action depuis 2012.
- « Depuis mai 2012, j'ai agi pour redresser la France et la rendre plus juste. Les comptes publics ont été assainis. » : mensonge !  Il n’a pas redressé le pays. La dette a augmenté et le déficit du budget est toujours de 70 milliards d’euros, et encore après « maquillage ». Quant à la justice, parlez-en à ceux qui ont subi le matraquage fiscal.

- « J'ai voulu que notre modèle social soit conforté et élargi» :

Mensonge ! Le nombre des demandeurs d’emplois le fragilise et l’aide médicale d’Etat aux étrangers en situation irrégulière coûte une fortune.
- « J'ai fait avancer les libertés, l'égalité entre les couples a été renforcée. »

Mensonge ! Il a passé son temps à exercer une police de la pensée comme en témoigne le dernier débat sur les sites en rapport avec l’IVG. Quant à l’égalité entre les couples, elle a donné  lieu à une déchirure de  la société qui pouvait être évitée.

- « J'ai modernisé notre démocratie avec la réforme territoriale.»

Mensonge ! Il a annulé la réforme du Conseiller territorial, qui permettait une véritable intégration départements-régions pour un redécoupage inepte des régions avec le maintien des départements, en servant des intérêts politiciens.
- « L'engagement que j'avais pris était de faire baisser le chômage. J'ai fait en sorte d'aider les embauches. Les résultats arrivent. Ils arrivent plus tard que je ne l'avais prévu et restent encore trop élevés »

Mensonge ! Contrairement à ce qui est affirmé, le chômage n’est pas réduit. Il est habilement dissimulé  par les statistiques et les dispositifs de traitement social mis en place. Au contraire, il explose si on observe toute la  sphère « chômage-précarité-halo ».

Les attentats :

- « Dans ces circonstances particulièrement éprouvantes j'ai voulu que soit maintenue la cohésion nationale. Nous avons tenu bon. J'ai pris les mesures qui étaient nécessaires, notre arsenal pénal a été durci. Je n'ai qu'un seul regret et c'est d'avoir proposé la déchéance de la nationalité. Je pensais qu'elle pouvait nous unir, elle nous a divisés »

Mensonge !  La cohésion nationale a volé en éclat par son inconstance et l’exploitation politicienne qu’il voulait en faire. Toutes les mesures n’ont pas été prises, loin s’en faut, comme le souligne le rapport Fenech, balayé d’un revers de main. Et il aurait pu nous éviter la pantalonnade sur la déchéance de nationalité qui a surtout divisé la gauche. C’est symptomatique d’un discours hémiplégique.
- « Je ne suis animé que par l'intérêt supérieur du pays. L'expérience m'a apporté l'humilité nécessaire dans ma tâche. Aujourd'hui je suis conscient des risques que feraient courir une démarche qui ne rassemblerait pas autour de moi. Aussi, j'ai décidé de ne pas être candidat au renouvellement de mon mandat ».

C’est lui qui se décerne un brevet d’humilité.  On n’est jamais si bien servi que par soi-même. Quand il parle de rassemblement autour de lui, là encore il ne s’adresse qu’à la gauche. Et les risques encourus ne concernent que lui, puisqu’il y a peu de chance que son absence de candidature ne change quoi que ce soit à la possibilité de la gauche de se qualifier pour le second tour.
- Accordons-lui deux satisfecits : l’intervention française au Mali et « l'accord historique sur le changement climatique » signé à Paris.

Ultime jouissance narcissique.

Personne n'aurait pu dire avant son intervention quelle serait la décision de François Hollande et il a pris un « malin » plaisir à la faire attendre jusqu’à la dernière phrase. Une ultime jouissance pour Narcisse au moment où il se noie !

Enfin une victoire. 83% des Français l’approuvent !!

 


INTERVIEW EXCLUSIVE

UNE SENATRICE TONIQUE

Catherine deroche micro

 Rencontre avec une personnalité singulière du Maine-et-Loire :

Catherine DEROCHE 

Catherine Deroche porte dans ses gênes l’acceptation des responsabilités publiques avec un naturel qui épate. Elle doit tenir ça de sa mère qui a été longtemps maire de Saint-Macaire en Mauges. Aussi son parcours est-il atypique. Elle devient maire pour remplacer le titulaire démissionnaire. Elle se retrouve présidente de l’association des maires du Maine-et-Loire parce que celui en place est appelé à d’autres fonctions : pour elle, une expérience irremplaçable. De même elle intègre le Sénat parce que le sénateur dont elle est la suppléante doit démissionner pour prendre une fonction incompatible avec son mandat. Chaque fois Catherine Deroche assume avec naturel et efficacité. L’art d’être au bon endroit au bon moment.

Elle est donc sénatrice de Maine-et-Loire depuis 2010 et élue en 2011. Elle est membre de la commission des affaires  sociales, de la Mission d’Evaluation et de Contrôle de  la Sécurité Sociale et du Conseil d’Orientation de l’Agence de la Biomédecine. Toutes fonctions qui collent parfaitement avec sa profession de médecin.

Elle est aussi Conseillère Régionale.

Elle est vice-présidente du groupe « Les Républicains Sénat ».

Catherine Deroche soutienA ce titre, elle a fait le choix depuis le début, de soutenir François Fillon. Un choix personnel partagé par le président du Sénat, Gérard Larcher, et par le président de son groupe, Bruno Retailleau. Croire qu’elle l’aurait fait par connivence ou pour plaire, ce serait mal la connaître. 

 

Elle a la réputation d’être une bosseuse : vous ne la prendrez pas en défaut sur les dossiers dont elle est saisie. Et elle colle au terrain, parce que c’est dans son ADN.

DH : Catherine Deroche, vous venez de participer activement à la victoire de François Fillon. Quelles réflexions vous inspire-t-elle ?

CD : C’est une belle victoire. Celle de la constance, de la persévérance, des convictions. Il n’a jamais  dévié d’un iota, jamais retiré un mot. Il ne s’est jamais découragé, même quand les sondages le plaçaient dans les tréfonds. Cette victoire est méritée. Ce qui impressionne, c’est  la confiance qu’il a en lui. Et avec lui, la droite et le centre retrouvent leurs valeurs. D’abord la liberté qui est notre clé de voûte, et l’autorité de l’Etat qui est un pilier central. Il a plu à notre électorat parce qu’il est porteur de nos traditions, notamment sur la famille, mais en même temps d’un souffle moderne : la confiance dans le capital humain et une vision de l’avenir. Je l’ai soutenu depuis le début, parce que « j’aime l’homme », sa  probité, sa dignité, sa conception du pouvoir. Il est franc et surtout irréprochable.  « Son message de vérité » est sa manière de respecter les Français.

DH : Certains, même dans le camp de la droite, jugent son programme irréalisable. On le positionne aussi très à droite. Et vous, comment le voyez-vous ? 

Catherine Deroche Beyrouth

CD : C’est un programme équilibré. Il faut l’examiner en détail, alors on s’aperçoit que c’est un puzzle dont toutes les pièces s’emboitent parfaitement. Ce qui fait sa force et le rend crédible, c’est sa cohérence ! La  priorité va au travail et à l’économie : c’est le passage obligé pour redresser le  pays.  Mais la politique étrangère est aussi très importante.  J’ai eu l’occasion de le suivre quand il s’est rendu au Moyen Orient : je peux vous assurer que François Fillon est un homme respecté et apprécié. Qualités dont nous aurons bien besoin en Europe et sur la scène internationale. Très à droite ? On ne tardera pas à s’apercevoir que ce qui domine en lui c’est la fibre qui l’a toujours animé, celle du gaulliste social.

DH : Alors, un avenir national pour vous ?

CD (grand éclat de rire) : ce n’est pas prévu.

DH : Autre grande nouvelle intervenue hier soir : François Hollande renonce à se représenter. Quelles réflexions cette décision vous inspire-t-elle ?

CD : C’est évidemment très surprenant : si on écoute son bilan, il a tout réussi à quelque chose près, pour finalement en tirer un constat d’échec, puisqu’il n’est pas en situation de se représenter. La réalité, c’est qu’il y a beaucoup de mensonges dans son discours. Par exemple, les comptes sociaux sont loin d’être rétablis. En fait, il était dans une impasse : il devait être conscient qu’en participant à la primaire de la gauche à laquelle il avait donné son accord, il courait à l’humiliation. Imagine-t-on un Président de la République, battu en janvier, continuer à gouverner jusqu’en mai ? Je pense qu’en prenant cette décision, il essaie de sauver la gauche. On peut y voir une volonté de contrer Macron, si, comme beaucoup s’y attendent, c’est Manuel Valls qui y va ! Les cartes sont rebattues à gauche. Elles ne changent rien à droite, mais si on assiste à une remobilisation de la gauche, il faut que nous soyons encore plus mobilisés !

Catherine deroche permDH : Venons-en au Sénat. Sur quels dossiers travaillez-vous ?

CD : Je suis membre de la commission des Affaires Sociales. Les dossiers de la santé, de la famille, du droit du travail, tout ce qui touche aux prestations sociales, à la solidarité et au handicap… tout cela me va bien et est en adéquation avec ma culture personnelle de médecin. Et cela entre en résonnance avec les dossiers que j’ai en charge au Conseil Régional où j’anime la « Mission Santé régionale ». Pour le Sénat, j’ai été rapporteure ou co-rapporteure de plusieurs textes : loi Macron, loi Santé, …

DH : un dossier qui vous a tenu le plus à cœur ?

CD : Ah oui ! J’ai porté au Sénat le projet de loi Salen (député LR)  pour permettre le don de RTT à des parents d’enfants malades, chose impossible pour les fonctionnaires. Nous étions dans un contexte où il fallait aller vite, car nous avions un cas qui attendait avec impatience que la loi soit votée. J’ai réussi à faire voter le texte au Sénat dans les mêmes termes que l’Assemblée Nationale en réussissant à convaincre  mes collègues de l’opposition sénatoriale de retirer leurs amendements. Ils m’ont suivie et nous avons gagné un temps précieux. Voilà un sujet émouvant parce qu’il est en prise avec la vie. Malheureusement, malgré nos demandes réitérées d’accélérer le mouvement, le Ministère a mis un an à sortir les décrets d’application !

DH : Il y a des esprits chagrins qui trouvent que le Sénat ne sert à rien.  Quel est votre regard sur le travail que vous accomplissez ?

Caterine Deroche sénat travail

CD : Le Sénat est très utile, au contraire. Savez-vous que près de 70% des articles de lois votés définitivement sortent du Sénat ! C’est au Palais du Luxembourg que le travail en profondeur sur les textes des lois se fait, souvent en sortant des clivages partisans. Nous sommes moins soumis aux aléas politiques que les députés. Et les Sénateurs sont pratiquement tous des gens du terrain, pour avoir des responsabilités locales. C’est pourquoi ils ont peut-être l’esprit plus concret.

DH : Alors pourquoi avoir refusé de débattre du budget 2017 ?

La majorité au Sénat a refusé d’examiner un budget 2017, que quelqu’un avec humour a qualifié de « maquillé comme une voiture volée » : après un examen minutieux, nous avons  évalué la sous-estimation des dépenses à 12 milliards d’€, celle du déficit à 20 milliards et à 25 milliards les dépenses non financées des cadeaux électoraux que le Président distribue chaque semaine et reportées sur les budgets ultérieurs. Cela fait beaucoup pour celui qui succèdera. Et c’est du jamais vu dans les pratiques budgétaires, en tout cas avec cette ampleur-là !


Catherine Deroche rubanDH : Des gens de terrain dites-vous. Les Sénateurs représentent un département entier. Comment faites-vous pour garder le contact avec le « terrain » ?

CD : Cela exige beaucoup de temps pris sur la vie personnelle. Dès que je suis de retour dans le Maine-et-Loire, je me rends à de nombreuses invitations d’élus locaux pour des inaugurations ou autres cérémonies. Ce sont « mes échappées belles ». Ces temps de la vie de sénatrice sont essentiels pour moi. Ce  sont toujours des temps forts. J’aime le contact avec les élus du terroir : on est en prise directe avec les réalités qu’ils rencontrent et c’est très important pour le retour d’expérience qu’on en tire quand il faut légiférer. Cela me permet de suivre l’évolution des communes nouvelles, puisque nous sommes un département pilote, d’être au courant des attentes ou des problèmes que les maires rencontrent, ou tout simplement d’en faire le bilan. Et du même coup, je peux aborder aussi les dossiers régionaux, notamment le « Plan Santé Région » dont Bruno Retailleau m’a confié l’élaboration. Un gros travail qui aboutira le 15 décembre prochain en session à Nantes.

DH : Cela fait beaucoup à la fois, non ?

CD : C’est parfois lourd à porter, mais c’est aussi très complémentaire. Il me parait très important de compléter le mandat parlementaire par l’expérience du terrain. Un exemple : c’est un excellent observatoire pour apprécier la désertification médicale !

DH : faut-il réduire le nombre des sénateurs ?

CD : Nous sommes quatre dans notre département après avoir été longtemps trois. On pourrait revenir à trois, mais il sera impossible de descendre au-dessous si on veut garder une représentativité suffisante de notre territoire. Je ne parlerai pas du nombre des députés, au risque d’avoir l’air de défendre ma gamelle.


DH : Y a-t-il un dossier ou une décision dont vous êtes particulièrement fière et que vous voudriez mettre en exergue ?

Catherine Deroche sénat 3CD : Au début de l’été dernier, le Sénat a accepté la création d’un groupe d’étude « cancer », alors que le bureau du Sénat ne souhaitait pas créer de nouveaux groupes d’étude. C’est très important parce qu’il permet à notre assemblée une implication sur cette thématique et les défis que devra relever notre pays en matière d’innovation et d’accompagnement. Je préside ce groupe  et j’en suis très fière, parce que je suis certaine que nos travaux seront d’une grande utilité dans la lutte contre ce fléau.

DH : que vous inspire ce qui vient de se passer à gauche pour la préparation de l’élection sénatoriale ?

CD : C’est drôle ! Surtout venant de la part de gens qui donnent tous les jours des leçons de démocratie et de dignité. Je comprends Grégory Blanc. Mais c’est symptomatique de ce qui se passe au Parti socialiste, ça n’est que le reflet du niveau national.

DH : Vous vous représenterez l’année prochaine ?

CD : J’y pense évidemment,  mais le moment n’est pas venu d’en parler.

 


EN REVENANT DU JOURNAL

Dh journal

 

J’aurais dû écrire, « en revenant d’acheter le journal ». Mais chez nous quand on pose la question, c’est : « T’es allé au journal   ? »,  comme on « va aux commissions »  … Alors, « on revient du journal ».  J’aime bien aller acheter le journal, à pied bien sûr : c’est ma promenade quotidienne et elle  est particulièrement agréable les jours de soleil d’automne comme aujourd’hui.  Et c’est fou ce que marcher peut irriguer le cerveau et le nombre de pensées qui viennent en cheminant. Et aujourd’hui, il y en a une qui tournait en rond dans ma tête. Il fallait que je la  fasse sortir. Le sujet n’est pas original : la primaire de la droite qui s’est terminée dimanche dernier. Je ne suis pas encore revenu de son succès.

Mea Culpa.

Je dois aux lecteurs du bloc-notes un mea culpa. Ceux qui me connaissent savent que je n’étais pas  partisan de cette primaire. Et j’avais même décidé de ne pas aller voter. Peut-être parce que je trouvais qu’on imitait trop le PS et je pensais que cela ne correspondait ni à notre culture, ni à nos institutions. J’étais certain que les électeurs de droite seraient peu enclins à se montrer pour aller voter au grand jour, particulièrement dans notre région où la discrétion sur les idées est de mise. Et  puis, militant engagé, je trouvais saugrenu de ne pas faire confiance à notre parti politique pour désigner son représentant : à quoi bon militer et payer une cotisation si c’est pour donner le pouvoir à ceux qui ne s’engagent jamais. Après tout, le parti, selon notre constitution, est fait pour organiser la vie démocratique. Et puis, traumatisé par l’expérience de l’élection du président de l’UMP, j’étais persuadé que l’amateurisme du scrutin déboucherait sur la même guerre de tranchée … Rien ne s’est déroulé comme je le pensais. D’abord la campagne a été digne et les candidats ont respecté le  minimum de convenances entre eux pour signifier qu’on était bien « en famille ». Mieux, les débats télévisés ont permis de mettre en lumière les meilleurs. Enfin, les conditions d’organisation du vote, c’était la sécurité « ceinture et bretelles », particulièrement encadrées : bravo la « haute autorité ». Aussi, quand ma femme qui tenait un bureau de vote (elle était plus déterminée que moi) m’a téléphoné pour me dire que les gens faisaient la queue pour voter …  Je me suis résolu à participer à la « fête ». Il faut que nos compatriotes de droite et du centre en aient vraiment ras-le-bol de la gauche pour avoir manifesté une telle détermination. Et si nous avons vu passer quelques figures bien connues de la gauche locale venir signer sans vergogne la « charte des valeurs de la droite… » -quelle éthique !- nous avons découvert bien des voisins dont on n’imaginait pas leurs sympathies aussi affirmées, qu’ils manifestaient par un sourire de connivence de bon aloi.

Le bloc-notes entre en campagne.

Jusque-là, j’ai pris soin de garder au maximum l’esprit de famille en gardant un maximum de bienveillance à l’égard de tous les candidats, tout en distribuant, ici ou là quelques bons ou mauvais points. Il était important que chacun garde sa liberté de choix. Je voulais aussi, par une sorte de neutralité, préserver le positionnement en faveur du vainqueur, quel qu’il fût. L’essentiel étant à mes yeux de  mettre fin à cinq ans d’errements pour notre pays. C’est François Fillon le vainqueur : dont acte. Le fait que ce choix me comble n’intéresse que moi. L’important maintenant c’est de participer à la campagne électorale et de faire en sorte qu’elle soit victorieuse. Le bloc-notes compte bien apporter sa contribution, n’oublions pas qu’il est né un jour d’octobre 2006 (et ne vous demandez pas pourquoi…) !

 

 


LE FOU RIRE DE LA SEMAINE

Haddock se marre bis

 

Les Français sont les pires élèves en maths de l’Union européenne. Classement : derniers !

La  faute à qui ?

  • Pas aux réformes du gouvernement actuel
  • Pas à la réforme des rythmes scolaires

Non !

C’est la faute à Sarkozy !!!!

Qui dit pareille ânerie ?

Belkacem -icone-du-socialisme-sectaire-1 la vipérine Najat Vallaud-Belkacem.

Il fallait y penser !

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