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LA FRANCE LIBRE !

Fillon 2017

 

Oui, il faut libérer la France !  Il  faut  la libérer de tous ses carcans fiscaux, administratifs, syndicaux, pour qu’elle  puisse se relever et donner du boulot à tous ses enfants.

Tel est  le message de François FILLON.

Face aux discours  flous des sans programmes, des marchands d’illusions du vivre sans travailler, du tout est possible sans rien faire, il oppose le seul projet qui vaille : remettre la France au travail en libérant toutes ses  capacités et  toutes ses énergies.  C’est  la richesse créée qui permettra à nos jeunes de croire à nouveau dans l’avenir, c’est la reconstitution d’un capitalisme national qui exonérera notre pays de la soumission aux fonds d’investissements  américains et arabes.

Le  rendez-vous de  la Villette est  le point de départ d’une croisade : celle de la droite et du centre, réunis, qui vont porter à travers toute la France la « bonne nouvelle » et « le message d’espoir » que le renouveau de la France  est possible  pour peu qu’on le veuille !

Détermination.

Avec ce meeting, devant 15 000 personnes venues de la région parisienne, François Fillon a affiché sa détermination. Non, il n’est pas défait : « Ils croyaient nous avoir torpillés, ils pensaient nous avoir abattus et vous êtes là ! … C’est plus que ma personne qui est dans leur viseur : c’est une haute idée de la France qu’on veut abattre en vol ». Il est là, il fait face à la manœuvre politique manigancée pour le faire chuter. Les élus et la foule ont réservé une « standing ovation » à Penelope Fillon et ont  montré qu’ils font bloc derrière notre candidat. Non seulement les militants sont là, enthousiastes et même encore plus motivés  par l’attaque dont il est victime, mais le  socle  électoral n’est pas atteint comme semble en témoigner un sondage réalisé au cœur de la  tourmente. De bon augure pour la suite !

Union.

Les conditions pour gagner sont réunies, à commencer par la plus importante : l’unité de la famille des Républicains. François FILLON a fait ovationner Alain Juppé, présent, et Nicolas Sarkozy. Tout le monde a voulu se montrer mobilisé et le premier rang faisait plaisir à voir. L’autre condition, c’est la présence de Jean-Christophe Lagarde pour l’UDI qui est venu apporter son soutien et qui s’est exprimé juste avant François Fillon. Le rassemblement de la droite et du centre est en ordre de marche !

La vraie campagne commence.

Désigné haut la main et avec une forte participation à la primaire de la droite et du centre, François Fillon s’est adressé « à tous les Français » et aux « sans-grade ». Attaqué de toutes parts sur la «casse sociale », accusé de ne vendre que du « sang et des larmes », il a assuré qu’il serait au service de tous : « Il n’y a pas un peuple de droite contre un peuple de gauche », glissant au passage qu’il n’était pas, lui, « un produit marketing ». Au contraire son projet est porteur d’espoir et il s’est attaché à montrer le sens de son  action  : « Je veux convaincre les ouvriers que la compétitivité est la clef de leurs emplois et de leur pouvoir d’achat… je veux parler pour les chômeurs» , rappelant sa  priorité absolue , le « plein-emploi ». Oui, « il faut travailler tous pour produire plus et gagner plus », tout en remettant les finances publiques en ordre. Autrement dit, que du bon sens. François Fillon en a profité pour préciser sa mesure en faveur du « pouvoir d’achat » pour les salariés, la suppression de 6 milliards de cotisations salariales maladie. Elle consiste en un gain direct de 250 euros par an pour chaque salarié. Il a aussi annoncé une hausse de plus de 300 euros des petites retraites et d’au moins 600 euros des petites pensions de réversion en contrepartie des efforts demandés en reculant l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans. Quant aux fonctionnaires, François Fillon souligne que la réduction du nombre d’agents publics de 8 % sur cinq ans est « raisonnable ». « Je suis l’ennemi de la bureaucratie, mais pas celui des fonctionnaires ! » Il  a  expliqué que les négociations sur le passage « progressif aux 39 heures », porteraient aussi sur le pouvoir d’achat et les évolutions de carrière. Face à la gauche, à Benoît Hamon et Emmanuel Macron, François Fillon s’est posé en candidat du travail et du pouvoir d’achat, et notamment au bénéfice de nos concitoyens les plus modestes. Et pour souder la droite et le centre derrière lui, parce qu’il sait que cet électorat est exaspéré par le quinquennat de François Hollande, il a décliné sa vision de la France : celle de l’ordre, de la sécurité, de l’autorité, de l’uniforme à l’école, de la souveraineté, la liberté et la baisse de l’immigration.  L’Europe n’a pas été en reste. Sa vision d’une Europe des nations forte, avec un gouvernement de la zone euro, rappelle le projet Europa de Giscard, propre à rallier les centristes à son panache.

La bataille sera rude.

On le savait.  François FILLON doit faire face aux « quatre gauches » : Mélenchon, Hamon, Macron et… le FN et son programme économique.  Et j’ajouterai personnellement, en plus, la mauvaise foi des médias et les commentaires orientés qui ont perdu de vue depuis longtemps la notion d’objectivité (un gros mot ringard). Il suffisait de voir les têtes et les bavardages suffisants devant la marée humaine de la Villette.

On retiendra de ce dimanche 29  janvier l’image d’un François FILLON qui mouille la chemise, déterminé, prêt à en découdre, survitaminé par la  bassesse des attaques.

Ce que j’ai appelé « l’appel de la Villette » sonne comme le début de la charge ! Droit  devant !  Pour la France libre !

 


LE MARCHAND DE VENT

Hamon primaire

« Je suis le vagabond, le  marchand de bonheur … ».   Vous connaissez tous cette vieille chanson. Un Amont peut en cacher un autre.

 

Bénêt Hamon a donc gagné : il est le roi de la tartine la plus beurrée … sans pain !

Voici les dix  promesses  économiques et sociales qui l’ont fait gagner :

  • Le revenu universel, impossible à financer (400 milliards d’’euros)
  • L’abrogation de la loi travail, qui n’est pourtant qu’un embryon de réforme,
  • La taxe sur les robots, la meilleure entrave au progrès dans un pays qui en compte déjà deux fois moins qu’en Allemagne, qui connait le plein emploi …,
  • La réduction du temps de travail à 32 heures,
  • Le relèvement de 10% du smic,
  • Le relèvement de 10% des minimas sociaux,
  • Un grand impôt sur le revenu qui fusionne IR et CSG avec 10 tranches (bonjour les classes  moyennes)
  • Un impôt unique sur le patrimoine qui fusionne ISF, taxe foncière et droits de mutation (il vaudra mieux être locataire)
  • Renforcer les corps de contrôle du travail, de la DGCCRF, … (inquisition garantie dans tous les domaines)
  • Recrutement par milliers de fonctionnaires tous azimuts (comme si on n’en avait pas trop)

Tout ça en oubliant que la France n’a pas un sou vaillant avec un déficit de 70-80 milliards et une dette (> 100% du PIB) de pays surendetté.

Je passe sur le droit de vote aux étrangers, la fusion du sénat avec le conseil économique, le 49-3 citoyen, la  proportionnelle, une police des discriminations, légaliser le cannabis, …

Autrement dit, une bonne dictature qui ne dit pas son nom, qui contrôle tout, y compris la pensée, mais fait une place au communautarisme.

C’est le marchand d’illusions et si l’on en croit le sondage de la Sofres, 15% d’électeurs sont assez naïfs pour y croire !

Heureusement, en principe, il n’a aucune chance !

 

A suivre : Fillon, le seul qui peut relever la  France

 


L'APPEL DE LA VILLETTE

P1160666

"Je donne rendez-vous à toutes celles et tous ceux qui ont la tête sur les épaules. J’appelle tous ceux qui ont des valeurs solides. J’appelle tous ceux qui ont dans le cœur la fierté d’être français.

Vous allez vous engager à 100% ! Nous irons droit devant, droit vers la victoire, droit vers la grandeur, droit vers les Français. Et nous serons alors, tous ensemble, la France en action, la France debout, la France qui ne se laisse pas abattre, la France qui résiste, la France libre !"

 

                                                    François FILLON

 


UNE MACHINATION BIEN HUILEE

Fantôme de l'Elysée

 

Les faits sont déjà anciens.

Ils remontent à la surface maintenant alors qu’à de nombreuses occasions de la carrière de François Fillon, les âmes bien intentionnées qui ont rancardé Le Canard, auraient pu se manifester. Mais non, ça vient juste à trois mois de la Présidentielle, histoire de bien nuire. Car avant de se disculper, ce qui est une certitude pour moi, François Fillon et sa femme vont devoir subir le feuilleton de rebondissements alimentés par une enquête dont on peut être certains qu’elle ne laissera rien au hasard et sera menée « à charge »…  Cette histoire me rappelle celle des diamants de Giscard. Quand on veut abattre un candidat sur lequel on n’a pas de prise, on s’en prend à la personne et à sa probité. On sait ce qu’il advint en 1981. Il en a fallu du temps à Giscard pour prouver sa bonne foi, mais le mal était fait. Ne recommençons pas  la même  erreur. Gardons notre confiance  à François Fillon, donnons-lui le bénéfice de la présomption d’innocence. Serrons-nous les coudes,  Faisons bloc ! Il n’y a plus de place aujourd’hui pour les « fillonnistes », les « sarkozystes »,  les « juppéistes » ;  les « le mairistes »…  Il  n’y a plus que des « Républicains », adhérents ou sympathisants, solidaires et déterminés !

Voici ce que dit Dominique de Montvalon, ancien directeur du JDD, sur son blog :

« La justice démêlera le vrai du faux –le « un peu vrai » du « totalement faux »- dans ce qu’il est convenu d’appeler le Penelopegate, les procureurs (souvent intéressés et toujours nombreux quand une élection présidentielle se profile) accusant ni plus ni moins l’épouse de l’ancien Premier ministre de n’avoir occupé en réalité qu’un emploi fictif.

Visiblement ému, François Fillon a dit jeudi soir sur TF1 son indignation.

En tout état de cause, il faudrait être naïf pour ne pas voir le sens –« objectif », comme disaient jadis les marxistes- de l’opération politique en cours derrière l’exploitation faite de questions qui, à tort ou à raison, ont été posées.

Double exploitation :
1. La vraie-fausse affaire nourrit une fois de plus le courant anti-parlementariste, déjà puissant. Au seul profit du Front national, qui surfe centralement sur le « Tous pourris » et dont, de surcroît, la droite est, en l’état, l’ennemi principal.
2. Et puis si la vraie-fausse affaire affaiblit le candidat Fillon, les conditions seront réunies pour que –une fois le socialiste « de gauche-gauche » Benoît Hamon déclaré vainqueur de la « primaire Cambadélis »- la voie soit dégagée pour Emmanuel Macron. Et lui permette, avec l’appoint des anti-Hamon du PS et de déçus de Fillon, de rendre crédible sa possible présence au second tour de la présidentielle. Donc le scénario –qui relevait du 1000 contre 1 il y a un an- de sa possible accession à l’Elysée.

Le camp Hollande œuvre en ce sens, même si quelques-uns en son sein renâclent.

François Fillon, aujourd’hui, dérange. Donc il est une cible.

Il dérange parce qu’il a su, au moment de la primaire, se poser en candidat d’une droite qui s’assume en tant que telle, ce qui est stricto sensu une première sous la Vème République.
Il dérange parce qu’il n’est pas spontanément porté aux compromis, encore moins aux combinaisons. Comme le vérifient, par exemple, ceux des siens qui se battent ces jours-ci pour qu’il revienne sur sa volonté d’en finir avec le cumul des mandats.
Il dérange parce qu’il tient, sur le défi (devenu central) de la laïcité des propos infiniment plus proches de ceux d’un Manuel Valls que de ceux de… Benoît Hamon. Voire, on pourrait s’en apercevoir, d’un Emmanuel Macron. Hamon et Macron qui l’un et l’autre –c’est leur seul point commun- ne sont pas insensibles aux vertus du communautarisme anglo-saxon.

Bref, derrière la polémique Fillon et à supposer que Marine Le Pen accède réellement au second tour de la présidentielle comme le lui promettent les sondages, il se joue ces jours-ci un épisode-clé d’un match décisif : contre la candidate FN, qui demain ? Fillon ou Macron ?

Nous n’avons pas le choix : il faut faire bloc ! »

La démonstration est imparable.

On peut même se faire une petite idée de l’auteur de la fuite qui a fourni au journaliste du Canard la « piste » à suivre. L’affaire  prendrait alors une toute autre dimension : celle d’une vengeance. Sur le mode : « vous m’avez obligé à renoncer, avec vos divisions, eh bien je vais vous dynamiter ! » De fait, l’élection de Macron à la Présidence, si elle advenait, signerait la mort du PS. Du billard à trois bandes comme seul celui auquel je pense sait le pratiquer.  Il flingue en même temps « Les Républicains » qui auraient certainement beaucoup de mal à se remettre d’une défaite. Du grand art ! Je divague ? Vraiment ? Suivez le regard de Ségolène et vous ne serez pas loin de l’auteur de la manipulation !

Mais voilà, on n’abat pas  François Fillon comme ça. Nous allons nous battre avec lui, car il en va du redressement de la France et de son avenir. Soyons nombreux demain à Paris, pour le soutenir. Toute la  famille sera rassemblée. Alain Juppé sera présent. Si Nicolas était là, ce serait bien aussi !

 

 


ON NE NOUS DIT PAS TOUT

Archibald en colère

 

Le « spread » Le Pen

C’est la « prime de risque » Le Pen. Un mouvement quasi imperceptible par le grand public, mais que les investisseurs avertis n'ont pas manqué de relever. La présidente du Front national fait peur aux marchés. L'écart entre les taux de la France et de l'Allemagne s'est creusé parce que l'hypothèse d'un second tour avec le FN est prise au sérieux par les marchés. C'est une petite musique qui s'est installée depuis l'élection de Donald Trump, l'impossible devenant possible. Aujourd'hui, l'écart de taux à 10 ans s'élève à 54 points de base. Cela signifie que, quand l'Allemagne emprunte à 10 ans à 0,5 %, l'Hexagone doit, lui, se financer à 1,04 %. Cette particularité française tient à l'élection présidentielle et à la probabilité d'avoir au second tour le Front national, qui milite ouvertement pour une sortie de l'euro. Ce sont les « hedge funds » qui ont les premiers pris des positions spéculatives contre la France après la victoire de Trump, mais d'autres investisseurs optent aussi désormais pour la prudence. Rappelons que les emprunts d'Etat de l'Hexagone sont détenus à près de 60 % par des étrangers. Pour l'instant, cette petite musique n'a eu que des effets modestes. Si certains investisseurs y prêtent attention, c'est bien parce qu'ils doutent encore de la capacité de notre pays à se réformer.

Eh, oh,  la  gauche !

Pas beaucoup d’écho si l’on en croit la participation, même gonflée à l’hélium solférinien, de dimanche dernier ! Bénêt Hamon, le favori, pour son dernier jour de campagne, visitera l’entreprise SpirOps, située passage de la Bonne Graine, à Paris (11ème), accompagné de son ancien rival du premier tour Arnaud Montebourg. L’occasion de faire une belle photo. Manolito, lui,  passera sa dernière journée de campagne en Meurthe-et-Moselle où il visitera un réseau d’entreprises qui agit depuis 30 ans pour l’insertion de personnes en situation d’exclusion, par la création d’emplois durables, puis le relais Emmaüs, à Neuves Maisons. Il rencontrera les militants socialistes en fin de journée : pas sûr que ce soit déterminant pour lui, sauf si les « électeurs stratèges » de droite viennent à son secours. Ce serait drôle… et efficace !

Pour Jean-Luc, c’est toujours « non » !

Jean-Luc Mélenchon a clairement réaffirmé jeudi qu'il refuserait tout ralliement à Benoît Hamon si ce dernier remportait dimanche la primaire organisée par le PS, refusant qu'on lui « donne la leçon ». Il refuse de voir le PS, qu'il a quitté en 2008. Moquant à plusieurs reprise la « gonflette » des résultats de participation au premier tour, le candidat de la France insoumise a rappelé que Benoît Hamon, favori pour l'emporter dimanche, avait proposé de parler avec lui autour d'un café : « Un café? Pour quoi faire ? La comédie? … » Par contre s’il fallait se rassembler, « eh ben, viendez vous rassembler, pas de problème !" a-t-il lancé en paraphrasant malicieusement feu « Georges Marchais-Le Luron ».

François l’imperturbable.

François Fillon participe cet après-midi à la cérémonie d’ouverture au public des archives de Philippe Séguin, à laquelle il prononcera un discours. Il a vigoureusement démenti lors du 20 heures de TF1 les accusations selon lesquelles son épouse aurait occupé un emploi fictif d’attachée parlementaire. On attend avec impatience dimanche le meeting et le discours « fondateur » de la campagne.  

Effet « Pénélope ».

Brigitte Macron se fera désormais plus discrète dans la campagne de son mari. Le Canard Enchaîné, encore lui,  révèle que, suite à l’éclatement de l’affaire « Penelope Fillon », l’entourage du candidat souhaite le « protéger ». Pour ce faire, son épouse a donc été écartée de ses activités politiques. Tous craignent que l’ancienne professeure de Français commette un faux pas dont les conséquences pourraient s’avérer désastreuses à seulement quelques mois du premier tour. « La malheureuse n’a pas encore intégré la dose de malveillance du milieu politique ! », a commenté l’un d’entre eux. Et des médias faudrait-il rajouter ! 

La « fessée » censurée, mais pas seulement.

Le temps de la « fessée » n'est pas encore révolu. Le Conseil constitutionnel a censuré le refus des violences corporelles des parents envers les enfants, telle la fessée, inscrit dans la loi Egalité et citoyenneté, mais qui avait été contesté par des sénateurs du parti Les Républicains. La décision a été rendue pour des raisons de forme : selon les Sages, la disposition, qui excluait « tout recours aux violences corporelles », ne présentait « pas de lien » avec le projet de loi initial. Il a aussi épuré la loi d'une quarantaine d'articles parfois controversés, pour vices de procédure législative. Il a aussi censuré une disposition sur l'enseignement privé.

On ne dit plus « avant J.C. »

Témoignage d’un visiteur lors de la visite d'un joli musée archéologique à St Paul-Trois Châteaux, très récent «  mon attention fut attirée par la définition de la date sur tous les objets présentés.. Désormais les dates ne sont plus « avant JC » ou « après JC » mais exprimée en « n. è. » (???!!!) !  La guide explique que désormais toutes les dates sont désormais obligatoirement écrites «  avant ou après notre ère » = « n. è. » !!! Donc plus de mention de Jésus-Christ ni même JC. dans les musées, c'est interdit .... Il va falloir changer toutes les étiquettes. On peut supposer que la référence à l’ère chrétienne aurait pu déplaire  à certains. Réflexion du témoin que je partage : « Comment un pays comme la France est devenu si con ! »

Même le Sahara s’y met !

Le désert n’est plus ce qu’il était. Le désert du Sahara, notamment la partie algérienne, connaît des chutes de températures inhabituelles en ce début d'année. Résultat : il y neige.  La neige s'est invitée et a recouvert les dunes. Si c’est un vrai régal pour les yeux,  la population souffre de ces rudes conditions climatiques. Isolement, difficultés d’approvisionnement en denrées alimentaires, panne d’électricité et manque de gaz butane ont été les principaux désagréments causés par ce temps exceptionnel. Je n’ai pas trouvé  de photo de bédouin à skis, ce matériel n’est pas prévu dans le barda du nomade. Chameau de mauvais temps ! 

 


MACRON ET LE SYNDROME CHEVENEMENT.

Macron prophète

 

Ne vous laissez pas séduire par son âge, sa gueule de dandy et son story-telling de « réformateur au franc-parler ». Il façonne minutieusement l’image d’un homme politique « innovateur et audacieux » mais derrière se cache en réalité un cynique manipulateur. C’est le joueur de flûte de Hamelin qui envoûte pour mieux nous emmener au désastre. Plus possible d'ouvrir un journal ou d'allumer sa télé (surtout BFMTV) sans avoir droit à l'irrésistible ascension de Macron aussi belle que celle de Juppé élu président par la presse et les sondages avant même la primaire de la droite. Pour l’instant, sa démarche rencontre un indéniable succès … de curiosité pour le moins.  Inutile de nier un réel engouement autour de sa candidature. Et même, selon plusieurs sondages d'opinion, il se rapproche d'une qualification au second tour. Les conditions du déroulement de la primaire du PS ne sont pas faites pour lui mettre des bâtons dans les roues, même si à la sortie de l’exercice, il y aura bel et bien pléthore de candidats pour représenter la gauche et les écolos.

Aussi, le fondateur « d'En Marche » pourrait bien subir, 15 ans plus tard, le même sort que Jean-Pierre Chevènement, l'actuel président de la Fondation pour l'islam de France, candidat à la présidentielle de 2002. La posture de Jean-Pierre Chevènement, résolument ancrée dans l’héritage de la IIIe République, et fondée sur la souveraineté nationale et l’autorité de l’État, attirait des souverainistes de droite comme de gauche vers le Mouvement des Citoyens, devenu au fil des ralliements « Pôle républicain », pour la campagne. C’est ainsi qu’il était parvenu à attirer à lui aussi bien Lucie Aubrac, symbole de la Résistance, que de la famille de Pierre Poujade. L’équipe de campagne s’est alors trouvée très embarrassée par ce ralliement encombrant.

Un corpus idéologique volontairement ambigu.

De fait, le mouvement fondé par Emmanuel Macron suit la même voie que celui créé par Jean-Pierre Chevènement : à force de ralliements de personnalités de gauche et du centre, le mouvement En Marche se positionne de fait comme n’étant ni à droite ni à gauche, bien qu’il ait une tendance à pencher de plus en plus à gauche. Comme Chevènement, en surfant sur cette vague du ni gauche ni droite, Emmanuel Macron s’expose, dans les mois qui viennent, au risque de devoir assumer et concilier des ralliements aussi contre nature qu’inattendus.  D’autant plus que son socle idéologique est encore en construction, avec l’alternance de postures empruntées tantôt à la droite, tantôt à la gauche.

Le positionnement du mouvement « En Marche » est avant tout un choix de marketing : surfer sur la désorientation actuelle de l’opinion publique. C’est le premier danger encouru par la candidature d’Emmanuel Macron. Son positionnement, au lieu d’apparaître comme un signe d’unité nationale et de rassemblement, risque de donner une impression d’ambiguïté et de manque de clarté. Car, pour l’instant, son attrait semble encore ne porter que sur une personnalité et une espérance liées à son caractère juvénile. Ensuite, il  faut bien savoir que les institutions de la Ve République poussant au bipartisme, malgré la place croissante occupée par le Front National, permet difficilement l’émergence d’une force transpartisane.  Que fera-t-il si certains anciens du groupe Occident, en quête de renouvellement, rejoignent ses rangs, venant à cohabiter avec des gaullistes égarés, des centristes en mal de parti, et tous les socialistes orphelins suivant l’exemple de Bernard Kouchner ou les indications de Ségolène, qui auraient décidé de le soutenir également ?

Faiblesse du réseau d’élus.

La deuxième faiblesse de la candidature d’Emmanuel Macron, tout comme celle de Jean-Pierre Chevènement en 2002, tient à la minceur du réseau d’élus le soutenant. Alors que le fondateur du Mouvement des Citoyens pouvait déjà compter sur un groupe d’élus de son parti, tant au Parlement que dans les collectivités locales, le mouvement d’Emmanuel Macron est encore trop jeune pour pouvoir s’appuyer sur son propre réseau. C’est pourquoi il espère bien que certains élus en place, à l’instar de Gérard Collomb, maire de Lyon, migrent d’un parti pour rejoindre le sien, surtout à la faveur des déchirements de la primaire. Car faute d’élus, il peut difficilement compter sur des relais suffisants en régions pour porter son message. Bien que le MDC de Jean-Pierre Chevènement ait compté des élus locaux, ceux-ci n’étaient pas en nombre suffisant pour que la parole de leur candidat se diffuse partout. Pour Emmanuel Macron, dont le mouvement En Marche a été fondé en avril 2016, la faiblesse est encore plus criante. Reconnaissons en plus que les ralliements et migrations d’élus vers son mouvement sont complètement imprévisibles. Bien que l’étiquette du PS ne soit pas un gage de succès aux législatives, beaucoup de parlementaires socialistes auront besoin du financement de leur parti pour leur campagne en circonscription et donc hésiteront à franchir le Rubicon. Faute de compter sur des élus, « En Marche » aura beaucoup de mal à garantir à ceux qui l’auront rallié de pouvoir les aider à remporter les législatives. Ceci peut donc suffire à ce que les soutiens ne soient en fin de compte plus velléitaires que réels.

Un parti de CSP+ et d'intellectuels.

Enfin, tout comme la candidature de Jean-Pierre Chevènement en 2002, celle d’Emmanuel Macron souffre d’un cruel paradoxe. Les sondages révèlent un réel impact de son approche intellectuelle des enjeux et de sa capacité à les resituer dans un contexte plus général. S’il propose une vision de la société, dans le même temps, il lui est reproché de ne pas entrer dans le coeur des problèmes en ne fournissant pas de détail quant à la manière de faire. La conséquence de ce paradoxe fait qu’Emmanuel Macron attire tout particulièrement les catégories socioculturelles et socioprofessionnelles les plus élevées. Un bref examen de la composition de quelques fédérations rurales du mouvement « En Marche » met en lumière que les membres qui le rejoignent ont un niveau d’éducation élevé, un emploi stable de cadres du public ou du privé ou exercent une profession libérale. En revanche, les classes populaires sont très peu représentées, alors même qu’elles sont plus nombreuses dans la société que les classes moyennes supérieures.

Après l’obtention de 5,33% à la présidentielle de 2002, l’équipe de campagne de Jean-Pierre Chevènement, déplorait que le Pôle républicain ait été un mouvement d’intellectuels sans réelles troupes issues du corps social. Un sort qui pourrait bien être celui du mouvement qu’Emmanuel Macron a créé, compte tenu de sa structure, et malgré l’enthousiasme qu’il suscite aujourd’hui. L’ancien ministre reste électoralement très fragile, même s’il est crédité de sondages aussi encourageants que ceux de Jean-Pierre Chevènement en 2002. Ces sondages, comme pour le candidat du Pôle républicain, pourraient ne pas ne se transformer en voix dans les urnes.  On ne voit pas comment, en effet, il pourrait lever 9 millions d’euros pour les législatives après le financement de sa campagne présidentielle, ni comment il parviendrait à attirer à lui les classes populaires qui, soit ont déserté la politique, soit se sont jetées dans les bras de Jean-Luc Mélenchon ou de Marine Le Pen.  Enfin, il faudrait que la « Belle Alliance Populaire » se solde par un échec laissant un Parti socialiste en miettes. Sur ce point on aura la réponse dimanche prochain.

Voilà qui laisse encore du pain sur la  planche !

 


GAUCHE UTOPIQUE CONTRE GAUCHE REALISTE

Hamon primaire   Valls primaire

 

Le PS fâché avec les chiffres

La primaire de la gauche n’est pas un succès. Le nombre de votants qu’elle a rassemblés (un million six cent mille officiellement) est largement inférieur de presque trois fois moins que le nombre des électeurs de la primaire de la droite et même inférieur aussi à celui de la primaire de la gauche en 2012. Mais à la différence de  la primaire de la droite dont le déroulé des résultats n’a prêté à aucune critique, ce qui s’est passé dimanche soir rue de Solférino est hautement surréaliste. Entre le  moment où les résultats  ont cessé subitement d’être affichés et le  moment où ils sont réapparus lundi en fin de matinée, 350 000 voix supplémentaires avaient été collationnées sans que le pourcentage des candidats ne bouge d’un iota : une affaire de magiciens, que n’aurait pas désavoué notre Sapin les bas roses expert en manipulation de nos soldes financiers. Car c’est statistiquement impossible, sauf manipulation et répartition ad hominem. Avec le  PS il faut toujours rendre la réalité  plus rose qu’elle n’ait. C’est ce qu’on appelle la « réalité augmentée ». Résultat : la confusion… et un constat : la primaire a été médiocre, ce qui n’est pas bon pour l’image du candidat qui sera adoubé.

Un deuxième tour sans surprise.

L’arrivée en tête de Benoît Hamon au premier tour de la primaire de la gauche avec 35 % des suffrages n’est guère surprenante : les électeurs qui se prononcent choisissent les candidats les plus typés, c’est la mode. Cela n’empêche pas  de rester lucide : disons-le, celui-là représente une aventure et son électorat, fait parait-il de diplômés de la gauche de la gauche, préfère manifestement le rêve à la réalité. Arrivé deuxième avec 31 %, Manuel Valls voit ses chances de l’emporter au second tour très minces puisque, arrivé troisième, Arnaud Montebourg a aussitôt apporté ses 18 % à Benoît Hamon, alors que le Manolito ne dispose pas vraiment de réserves de voix. La tentative de ce dernier d’imposer au PS une ligne sociale-démocrate risque malheureusement d’échouer. Si l’électorat qui se déplacera dimanche prochain reste le même, sa défaite est quasi certaine.  Son score s’explique déjà facilement : il a fait une mauvaise campagne. Pour rassembler il ne pouvait pas être lui-même. A cela on peut rajouter  les griefs qu’il avait accumulés contre lui : son engagement pour la déchéance de nationalité, un piège mortel, et le recours au 49-3 mal vécu par les élus socialistes et avec lequel il s’est ridiculisé en proposant de le supprimer. De plus, la candidature de Vincent Peillon, qui a recueilli 6 % des voix n’a servi qu’à priver l’ancien premier ministre de la pole position, ce qui était le but. L’OPA qu’il a lancée à la fin de l’année dernière en forçant François Hollande à renoncer et en surestimant sa propre popularité, n’a pas résisté aux assauts des « frondeurs ». Le comble de l’humiliation sera évidemment de perdre au second tour, ce qui ouvrira une voie royale au rival qu’il ne porte pas dans son coeur : Emmanuel Macron. A moins que les électeurs de droite dont ce serait  l’intérêt de le qualifier se déplacent massivement pour sauver le soldat Valls. Ils rendraient ainsi la monnaie de  leur pièce à ceux de gauche qui ont voulu peser sur la primaire de la droite.

Marx n’est pas mort.

Il y a des idées qui perdurent dans les cerveaux de notre gauche : le travail est une aliénation, en est une de persistante, il faut donc le supprimer. Car il est évident que si Hamon est en tête des primaires, c'est qu'il a promis le revenu universel et que celui-ci va rester un des thèmes majeurs de la campagne. Ah, le revenu universel ! C'est donner à tout Français, sans aucune condition, une rémunération fixe ? Que vous travailliez ou pas, vous aurez le droit de « toucher ». Aucune obligation, aucune contrainte, Rien ! Si l'idée de remplacer la batterie des minima sociaux par une seule indemnité peut être séduisante, le message envoyé d'une possibilité de vivre, certes modestement mais sans faire aucun effort, est dévastateur. Pourtant ce message plaît. Il est évidemment totalement irréaliste puisqu'il est impossible à financer : où trouver 400 milliards d’euros ? Aucun autre pays ne l'a adopté et les médias ont dû aller chercher au fin fond de la Finlande pour trouver un dispositif qui y ressemble vaguement, et encore, expérimental. Mais qu'importe, les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. Il ne faut donc pas être surpris de voir notre Bénêt HAMON, avec son air de ravi de la crèche, nous sortir ce lapin de son chapeau, directement issu de l’idéologie dont il est imprégné : le revenu universel, sans être à proprement parler une hallucination, relève tout de même de la chimère. Cette belle idée a attiré sur lui les voix des gauchistes hors PS,  ce qui lui a permis de faire la différence dans un contexte de démobilisation du cœur électoral du PS. Car, logiquement, cette proposition aurait dû rebuter les électeurs rationnels. On peut au moins tirer un enseignement du premier tour : pour gagner il faut continuer à proposer de raser gratis. Déprimant ! La France a trouvé son nouveau fantasme. Pour régler le problème du chômage et des déficits, plus question de travailler plus, même pour gagner plus. Non ! Il faut promettre de gagner plus SANS travailler. Plus fort que les 35 heures, plus fort que les 32 heures, ZERO heure !

L’agonie du PS fera exploser la gauche.

Il ne faut pas se réjouir de l’agonie du PS que traduit ce scrutin  et à travers cette épreuve, celle de toute la gauche qui,  du coup, explose. L’affrontement entre les deux gauches était inévitable et le second tour va montrer le fossé qui les sépare entre gauche réaliste de Valls et gauche utopique d’Hamon qui se prend déjà pour un Dieu (mais pas du Nil). Cette agonie va  favoriser les extrêmes, de droite et de gauche, faire le bonheur de Jean-Luc Mélenchon, de Marine Le Pen et probablement du Messie Macron. Le désordre provoqué par ces convulsions confère au PS une responsabilité énorme. François Hollande n’a jamais réussi à adopter une ligne de gouvernement claire et compréhensible pour tous. Le procès qui lui a été fait par ses amis, assez naïfs pour croire qu’il pouvait tenir ses promesses de campagne, a transformé le pouvoir en une cacophonie assourdissante. Ceux qui nous gouvernent encore n’ont même pas vu venir la montée des populistes et des démagogues en France et dans le monde. Ils s’en exonèrent : c’est pas nous ! Le coup du revenu universel est  dans le droit fil du déni de réalité qui a animé la fronde des élus socialistes. Leur raisonnement est erroné : comme ils estiment qu’il n’est plus possible de créer de nouveaux postes de travail, il faut renoncer au travail, alors que les gisements d’emplois non délocalisables existent et ne sont pas exploités, alors que le fond de l’affaire, c’est l’échec de la formation professionnelle, qui nous coûte quelque 25 milliards par an et n’est pas adaptée aux emplois de demain. Bénêt Hamon voit les robots arriver, il veut les taxer. On en revient toujours là : taxer, dépenser, alimenter la valse des milliards, slogan obsolète du PS. L’impôt paralysant, dénoncé par les économistes, revient en boucle dans ces multiples projets que nous proposent tous les candidats de la gauche, de Macron à Mélenchon en passant bientôt par Hamon. Aucun ne prend en compte la réalité de nos déficits et de la dette, excepté peut-être Manuel Valls. Mais même en sortant vainqueur de la primaire, il aurait peu de chance de sauver son parti. Ce n’est pas sérieux, c’est grave, et la dérive va continuer.

Il vaut mieux regarder ailleurs !

 


PETITE CHRONIQUE D'UNE VICTOIRE INEVITABLE

Fillon candidat

NOTRE DERNIERE CHANCE DE REDRESSEMENT

 

L’espoir du redressement.

Le « redressement » de  la France, c’est ce message d’espoir que François FILLON est  le seul à porter devant les Français. Fidèle à lui-même, il fonce droit devant lui en suivant son cap,  sous les tirs croisés de tous ses adversaires, les caricatures des pseudos experts, les désinformations de tout ce que notre pays compte d’officines plus ou moins de gauche.

Notre pays sort de cinq années qui auraient pu profiter de  l’alignement des planètes pour réaliser les réformes qui auraient permis de diminuer nos déficits et renforcer notre économie, favoriser  le travail et l’épargne. Le seul chiffre qui vaille en ce début d’année 2017 et qui dit tout du drame de notre pays, ce sont les 2 200 milliards d’euros de dette publique, un nouveau record  dont on se passerait bien.

En cette année 2017 qui commence, nous savons déjà que la France va lever 200 milliards d’euros d’emprunts sur les marchés financiers, dont les 2/3  vont servir à rembourser des dettes plus anciennes, et le dernier 1/3 à financer le déficit budgétaire. Ce sont plus de 41 milliards d’euros qu’il faut débourser chaque année en intérêts de cette dette abyssale. Plus grave, la hausse des taux à laquelle il faut s’attendre va alourdir mécaniquement cette somme à raison de deux milliards pour une augmentation de 1%  du loyer de l’argent. Une spirale qu’il convient d’enrayer au plus vite. Or, seul le programme de François FILLON propose d’y remédier. Mais le temps presse. Il ne faut pas perdre cinq ans de plus, car le  pire est devant nous. Sans une vaste politique de réformes structurelles et fiscales, les causes cumulées du vieillissement de la population, de l’allongement de la durée du versement des pensions, et la hausses des dépenses de santé, notre dette publique pourrait avoisiner 170% du PIB à l’horizon 2050.

Pas de redressement sans l’alternance.

Seule l’alternance en mai prochain  permettra de reconstruire le modèle social sur des bases viables, de réduire les dépenses, de consolider le système des retraites par l’allongement indispensable de l’âge de départ et de revenir au plein emploi en levant tous les freins qui pèsent sur notre appareil de production.

En déplacement dans l’Ain, à Oyonnax, devant 3 000 personnes, François FILLON, a revendiqué sa volonté de changer beaucoup de choses avec beaucoup de force. « Nous sommes dans un pays en déclin.  Mon objectif est très simple : je veux que tous les Français aient un boulot et il faut les protéger. Il ne faut pas avoir peur de faire des changements ! Je suis le seul candidat qui vous propose une rupture.  Tous les autres sont en train de s’organiser pour conserver le  système, sans le dire. »

Il n’y a pas d’autre solution pour sortir de la stagnation et du chômage de masse que de libérer les énergies productives en supprimant autant que possible tous les obstacles : cela passe par une diminution des réglementations et une baisse profonde de la fiscalité. L’impôt excessif et la dépense publique sont les deux principaux freins qui pèsent sur l’initiative productrice. La  baisse des dépenses publiques, ce n’est pas « l’austérité », c’est au contraire le moyen de relancer l’activité, donc l’emploi.

François FILLON veut rendre leur liberté au Français.

Il faut croire en la liberté ! La liberté n’est pas punitive. La punition, c’est maintenant : c’est celle que subissent les plus défavorisés, dont le pouvoir d’achat stagne ou recule, dont l’emploi est précaire et dont les enfants ont du mal à s’insérer sur le marché du travail. La transformation du pays qu’il porte leur bénéficiera et leur redonnera confiance et espoir en l’avenir.

 


INTERVIEW EXCLUSIVE

 

Je continue la série « Nos élus ont du talent ». On dit que les Français n’ont jamais montré autant de défiance à l’égard de nos élus.  Je voudrais leur montrer qu’ils ont tort et que derrière chaque maire, conseiller général ou régional, député ou sénateur, homme ou femme, se cachent des trésors de dévouement en temps passé, en sacrifices personnels, en efforts dépensés … Et en plus, je ne les entends pas se plaindre ! 

Aujourd’hui, c’est le tour de Christophe BECHU, Maire d’Angers et Président de la Communauté urbaine, Sénateur de Maine-et-Loire.

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Christophe BECHU

Améliorer le présent, construire l'avenir 

Il est celui qui a réussi à reprendre la mairie d’Angers après 37 ans de règne socialiste. Une victoire incontestable après l’avoir frôlée en 2008. Mais une victoire méritée car son projet avait été soigneusement préparé. Il m’a suffi de le suivre une journée sur le terrain pour m’apercevoir que rien n’avait été laissé au hasard. Pour schématiser je dirais que chaque pas qu’il faisait était « millimétré ». Mais entre le projet, même s’il a essayé de tout prévoir, et la réalité qu’on découvre, il y a parfois bien des différences. Du talent, on sait qu’il n’en manque pas. Son équipe, elle additionne les compétences comme rarement. Il a  donc mis toutes  les chances de son côté pour réussir son mandat. Certes, il doit faire face à l’aigreur de son opposition qui ne digère toujours pas, plus de deux ans après, d’être reléguée au rang des spectateurs, un rôle auquel ses élus n’étaient pas habitués et qu’ils découvrent. Mais il a suffisamment d’autorité et d’humour pour leur tenir la dragée haute.

Il incarne sa fonction pleinement avec le souci de la vie quotidienne de ses concitoyens, complété par une vision de l'avenir. En même temps qu'il gère, il rêve la ville du futur. Il en fait une "ville en mouvement" (voir la video en fin d'interview).

On approche de la mi-mandat. La gestion d’une ville, d’une communauté urbaine de la taille d’Angers, c’est comme diriger un paquebot. Il faut beaucoup anticiper, et les manœuvres sont lentes à produire leurs effets. Surtout quand il s’agit des projets structurants.

Le moment est donc venu de faire le point.

 

Daniel Houlle : Avant toute chose, et en toute franchise, si c’était à refaire ? Vous ne vous dites jamais : « Qu’est-ce que je suis venu faire dans cette galère » ? 

Christophe Béchu : En toute franchise « non » ! La  charge est lourde, c’est vrai, c’est la plus chronophage de toutes les fonctions avec tous les jours : du courrier, des mel, des invitations, des inaugurations … peu de week-ends, mais c’est passionnant, avec en plus, le sentiment d’être utile.

DH : En deux mots : que faudrait-il retenir de ces deux ans et demi ? Le plus agréable, le  plus désagréable ?

P1160615CB : Ce n’est pas le temps du bilan, on est à peine à mi-mandat. Masi déjà que de bons souvenirs : le passage du Tour de France à Angers, avec des milliers d’Angevins dans les rues, la montée du SCO en ligue 1, l’inauguration de la cité connectée … Le mandat réserve aussi, malheureusement des  moments effroyables auxquels un Maire doit faire face. La chute du balcon de la rue Maillet en est un de particulièrement terrible que j’ai vécu pratiquement en temps réel. J’en garde un souvenir atroce.

DH : Quelles ont été les priorités de ces deux premières années ?

CB : La préparation des dossiers avec les études pour les projets et le rétablissement des finances avec la fin des gaspillages.  J’ai à coeur de garder le contact avec les Angevins et je multiplie les occasions de les rencontrer. J’avance en prenant constamment le pouls de la ville et de ses habitants : réunions de quartier, permanences sans rendez-vous, dîner chez l’habitant une fois par mois … La proximité est un des  piliers de  l’action de la municipalité. Etre maire d’une ville comme Angers, diriger une agglomération comme la nôtre, c’est apporter aux habitants les réponses du quotidien et porter une vision pour l’ensemble du territoire sur le moyen et le long terme.

DH : S’il y a un fil rouge, et je pense qu’il y en a un, comment le définiriez-vous ?

P1160613 bisCB : S’il y en a un, c’est la volonté farouche et déterminée que nous avons de tenir tous les engagements pour lesquels nous avons été élus en 2014. C’est comme ça qu’on redonnera du crédit à l’engagement politique. Il y a une autre volonté qui est indissociable : c’est la cohérence de notre projet  municipal qui vise à un développement harmonieux de la ville, profitable à tous les Angevins.  Il ne suffit pas d’avoir une cohérence dans la conception du projet, ce qui a été jugé par les électeurs en choisissant notre équipe, il faut aussi la cohérence dans la réalisation en ne perdant jamais de vue l’aménagement équilibré du territoire. Tout est  lié, et il est important de tout mener de front. Cette cohérence, on la retrouve à chaque pas : quand nous obtenons de l’Etat la rénovation des quartiers Belle-Beille et Monplaisir, quand nous choisissons de faire se croiser les lignes A et B du tramway place Molière à l’endroit où nous créons une esplanade sur les voies sur berges, quand nous nous attelons à la rénovation du quai Saint-Serge qui sera réaménagé d’ici 2019 avec une nouvelle patinoire et un parc paysager, accompagnant un renforcement du pôle universitaire, quand nous oeuvrons à renforcer notre identité de ville verte…

DH : Dans ces conditions, les engagements de la campagne sont-ils tenus ?

CB : Nous sommes dans le bon tempo pour les tenir tous. Nous avons connu deux ans et demi denses et utiles qui ont permis d’entamer le désendettement, de solder le fiasco de Biopole avec une économie de 2M d’euros par an à la clé, de réaliser les premières tranches de notre programme d’amélioration du cadre  de vie avec le réaménagement du « Bout du monde » au château, celui de la place du Lycée. Nous avons commencé le renouvellement de la végétalisation de l’avenue Jeanne d’Arc … Un grand hebdomadaire national a à nouveau distingué Angers comme la ville de France où l'on vit le mieux et nous avons obtenu la « fleur d’or » qui récompense le fleurissement de notre ville. Les  Angevins qui circulent ont pu constater aussi que nous avons avancé dans notre « plan voirie »  avec la remise en état de nombreuses rues. Je n’oublie pas que ce qui fait d’abord la qualité d’une ville, ce ne sont pas que les projets des architectes ou les grands gestes urbains qui peuvent être posés, c’est d’abord la qualité de vie quotidienne de chacune et chacun d’entre nous, à laquelle nous devons travailler en permanence dans la proximité. Nous voulons une ville plus belle, plus sûre, plus propre, plus dynamique !

DH : Vous annoncez pour 2017, une année très particulière, marquante. Pourquoi ?

P1160614 bisCB : Le temps de l’action au service des angevins est enfin venu. 2017 sera une année très importante pour notre ville, une année d’accélération dans la réalisation de nos projets qui vont sortir de terre. Ainsi, conformément à nos promesses, nous allons lancer à la fois l’apaisement des voies sur berges, avec le passage à 50 km/heure au pied du château, et des travaux qui commenceront dès le début de l’année : la couverture des voies sur berges, qui va se déployer à partir de l’été, les travaux du nouveau pont sur la Maine à partir de la fin de l’été, mais aussi la pose de la première pierre de la nouvelle patinoire et de le démarrage de la rénovation et de l’extension du centre de congrès. Nous poursuivrons le programme de réaménagement des places, Saint-Léonard, André Leroy … et nous allons replanter l’avenue Jeanne d’Arc. Le projet de la gare se complète avec une passerelle et la construction d’un hôtel 4**** de standing international. Le Cours Saint-Laud, ce sera 70 000 m2 de bureaux près de la gare, en en faisant un quartier d’affaires dernière génération.

DH : Qu’y a-t-il de prévu pour les quartiers au nord de la ville ?  La densification est-elle toujours à l’ordre du jour ?

CB : La  ville a gagné 2 000 habitants en trois ans, alors que nous en avons perdu au cours des cinq années précédentes. Nous voulons augmenter son attractivité. C’est le  meilleur moyen de développer sa population. Mais nous ne perdons pas de vue  la qualité de la vie qui est l’ADN d’Angers. La ville ne doit pas  être une « usine à habiter » en empilant les logements ! Aussi, pour les quartiers populaires de Belle-Beille et de Monplaisir, cette année verra la concrétisation du début de renouvellements urbains de grande ampleur pour modifier à la fois le visage, l’aménagement mais surtout la qualité de vie des habitants. Elle se déclinera sur une dizaine d’années et mobilisera près d’un demi-milliard d’euros en partenariat avec l’ANRU et tous les financeurs que sont l’Etat, les  collectivités locales et  les  bailleurs. Nous voulons faire des hauts de Saint-Aubin, le laboratoire d’une ville nouvelle mêlant habitats collectifs et individuels, dans un cadre environnemental privilégiant promenades et jardins partagés. Les plateaux des Capucins et de Mayenne seront urbanisés dans le même esprit.

DH : L’attractivité, c’est aussi la  capacité à faire venir des entreprises. Quels sont les ressorts sur lesquels vous vous appuyez pour y parvenir ?


P1160615 bisCB :
Nous agissons selon trois axes : innovation, développement, dynamique. Nous voulons donner d’Angers l’image d’une ville en mouvement, pleinement dans son époque. C’est une stratégie de long terme qui suppose des étapes. Ainsi, nous aurons la chance, grâce à la « cité de l’objet  connecté », qui nous a placés en pointe sur le secteur, d’accueillir cette année le World Electronic Forum, après Singapour et avant l’Australie, excusez du peu ! Cet événement mondial, nous l’organiserons avec la lucidité que la taille de notre ville nous impose, mais avec l’ambition que notre volonté nous donne. Nous en attendons à terme des implantations d’entreprises et donc forcément des retombées en emplois pour les Angevins. Cependant,  je garde à l’esprit le travail que nous avons à mener pour préserver notre filière horticole qui souffre  énormément et nous allons mettre en place une zone horticole protégée. 2017  verra le lancement d’un appel à projet « Imagine Angers » qui aura pour but de faire émerger des projets emblématiques et audacieux sur 7 sites*, associant le végétal et les objets connectés… Protéger notre patrimoine n’exclut pas d’épouser l’architecture de notre époque. Le développement en tous domaines est notre obsession ! La rénovation du Centre de congrès participe de cette ambition : il s’agit de renforcer le rayonnement d’Angers en en faisant un pôle de rencontres d’affaires, de congrès, de manifestations, de salons, de festivals. Notre campus sera renforcé avec l’implantation d’une 8ème grande école (l’Istom) qui accueillera 500 étudiants pour former des ingénieurs en agro-développement international, un équipement utile et complémentaire à notre pôle végétal.

DH : la qualité de la vie c’est aussi le lien qui se tisse entre les habitants, au quotidien. Quels sont les actions et les projets de la municipalité en ce domaine ?

CB:  Notre ville est à taille humaine, elle a le souci de l’environnement, et nous nous préoccupons au quotidien de la manière d’améliorer la vie, mais c’est d’abord le fruit et le résultat du travail de tous les militants associatifs et de l’attitude de chacun de nous vis-à-vis de son voisin, vis-à-vis des gens qui sont à proximité. La solidarité ce n’est pas seulement l’affaire des élus, c’est l’affaire de tous. Il n’y a que comme ça qu’on peut faire en sorte d’améliorer encore la manière dont chacun se sent à Angers et la manière dont il peut au maximum profiter de la ville et pleinement s’épanouir dans sa vie. Notre  projet « d’innovation solidaire » répond à cette préoccupation…

DH : Tout cela a un coût. Vous avez promis de ne pas augmenter les impôts.  Ce sera P1160616possible ?

CB : Je le confirme ici : la ville ne votera pas de hausse des taxes locales et je compte tenir ce cap jusqu’à la fin du mandat. Cela exige de notre part une gestion rigoureuse et une recherche permanente pour limiter les dépenses inutiles. Chaque euro dépensé doit être un euro « utilement » dépensé.

DH : 2017 sera aussi l’année d’échéances électorales importantes. Pour la primaire de la droite et du centre, vous avez soutenu Alain Juppé. Pas trop déçu ?

CB : Je ne regrette pas mon choix. Je pense qu’Alain Juppé portait un projet équilibré et avait le souci du nécessaire rassemblement de notre pays. Mais les élections de la primaire ont tranché.  Au-delà du succès populaire, le résultat est clair, avec un vainqueur : François Fillon !

DH : Un dernier mot : Ce sera aussi l’année du renouvellement au Sénat. Vous avez dit, en 2014 que vous ne vous représenteriez pas.

CB : C’est exact, je tiendrai parole et je ne me représenterai pas. Je vais quitter le Sénat avec regret, bien sûr, mais je pourrai me consacrer pleinement à mon mandat municipal. 2017 va être une année très importante pour notre pays, avec des élections nationales en milieu d’année qui vont permettre de fixer un cap, une direction, des projets pour les cinq années qui viennent. J’appelle chacune et chacun à participer à ces élections. L’abstention, c’est le fléau des démocraties. Il faut que chacun fasse entendre sa voix, participe au grand débat démocratique qui permettra au printemps de déterminer les grandes options et les grandes directions que notre pays va prendre.

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*Imagine Angers, les 7 sites : La cale de la Savatte, à côté du Quai ; la place jean Moulin, près de l’ESEO ; les bords de la Maine, à l’angle du Bd Ayrault ; Le bd Jean Moulin à l’intersection avec la ligne de tramway ; L’avenue Montaigne, côté rue Saint-Exupéry et salle Valentin-Caillaud. 

 


 


LE PS, ENTRE LE MARTEAU ET L’ENCLUME

Primaire gauche

 

Voilà le troisième et dernier débat de la compétition des sept nains de la primaire de la « belle alliance populaire ». L’audience sera-t-elle  en hausse ? Le précédent n’ayant réuni qu’1,7 millions de téléspectateurs, une baisse serait indicatrice d’un désintérêt grandissant. Contrairement à celle de 2012, cette primaire sera un échec quoi qu’il arrive. Tout simplement parce qu’elle ne désignera pas l’unique représentant de la gauche. Les débats entre les sept candidats s’en ressentent. Ils ont certainement compris que, en définitive, ils se sont imposé une épreuve supplémentaire, alors qu’il est beaucoup plus simple pour Jean-Luc Mélenchon, d’aller seul à la bataille de la présidentielle et pour Emmanuel Macron, de se dispenser d’une étiquette dont on ne peut plus vraiment dire qu’elle est porteuse. De toute façon, la primaire socialiste aurait aussi été inutile si le président en exercice avait décidé de se représenter. À l’expérience, les acteurs de cette bizarrerie découvrent en cours de route que, même sans François Hollande, il ne servait pas à grand-chose d’organiser la compétition.

Un exercice sans vraie prise sur l’opinion.

Le forfait du président, la campagne engagée par Manuel Valls pour le remplacer, les multiples appétits ouverts par la crise politique profonde que traverse la gauche rendent le déroulement de cette primaire particulièrement illisible. La multiplicité de l’offre est loin de satisfaire un électorat démobilisé, lequel, de toute évidence, a besoin d’autre chose et s’apprête à le faire savoir. Cette formule de sélection, qui a été une bonne idée en 2011 et qui a si bien réussi à la droite en novembre dernier, s’est transformée en un piège pour ceux qui s’y soumettent. Manolito ne parvient pas à être lui-même, alors qu’il a été un Premier ministre qui a toujours su tenir un langage direct et franc ; l’intellectuel « profond » qu’est Vincent Peillon ne participe que pour bloquer Manuel Valls, ce qui n’est pas une mission reluisante ; Arnaud Montebourg, le présomptueux,  ne peut que se répéter et continuer à dénoncer une politique d’austérité qui n’a jamais été appliquée en France ; Bénêt Hamon fait tout ce qu’il peut pour nous surprendre, et il y réussirait presque avec son revenu universel, mais il rêve tout éveillé d’un monde que l’on ne peut trouver que dans l’espace intersidéral. Les autres candidats font de la figuration avec, en bouffon de service, l’inénarrable Bennahmias qu’on imagine fumant son pétard. Pas de quoi passionner les foules et sortir un candidat crédible.

Macron en embascade.

Le Brexit, Trump, l’ascension de l’extrême droite en Europe, sont autant de signaux qui expliquent la tentation des Français d’un besoin d’autre chose, cette envie puissante de jeter son bonnet par-dessus les moulins. Les désillusions sont tellement fortes, à gauche en particulier, qu’elles se traduisent par une envie d’être méchant pour les faire payer à ceux qui sollicitent des suffrages,  comme une  vengeance, en changeant tout. On retrouve cette motivation  dans une bonne partie de ceux qui se répartissent entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. C’est ainsi que la présence d’Emmanuel Macron dans l’arène présidentielle correspond aussi à une alternative animée de cette même volonté de chamboulement. De sorte que François Fillon est forcément affecté par le mouvement bien qu’il soit le seul et unique représentant de la droite et du centre. Simplement, il doit faire face à une armée de candidats qui oublient de dire la rigueur des temps et opposent un monceau de douceurs à une politique économique et sociale qui sera nécessairement sévère avec lui, même s’il en rabote les angles. Là où des candidats socialistes veulent nous faire croire que le retour au plein emploi est impossible parce que le nombre de postes de travail continuera à diminuer implacablement, l’ancien ministre de l’Économie consacre toute son énergie à expliquer qu’il va combattre le chômage sans dire comment, et n’hésite pas à affirmer tout et son contraire pourvu qu’il alimente l’idée qu’il est à la  fois de droite et de gauche. Il espère que sa jeunesse et la  boussole  perdue de trop de citoyens masqueront l’ambigüité de sa démarche. La fraîcheur c’est bien, mais l’expérience, c’est mieux pour occuper la magistrature suprême.  Avec Hollande on a déjà donné.

Mais entre Mélenchon à gauche et  Macron sur le flanc droit, le candidat de la Belle alliance populaire est pris entre le  marteau et l’enclume et risque fortement de se faire aplatir. Tout au plus, son utilité peut servir à grappiller suffisamment de voix pour empêcher l’un ou l’autre d’accéder au second tour. Ce serait déjà pas si mal ! Les électeurs de droite peuvent sauver le soldat Valls en allant voter, car c'est le meilleur concurrent de Macron. 

 


FILLON A FOND !

Fillon conseil nat

 

La famille est en ordre de marche.

Après le Conseil national de samedi dernier, tous les problèmes sont réglés : investiture des candidats aux législatives, investiture DU candidat –une formalité- saluée par une « standing ovation » de la salle entière à la fin de son discours. 

« Mon projet, je vais l’expliquer, je vais le préciser, l’enrichir de vos meilleures idées, mais pas de zigzags, pas de camomille ». Non, c’est non. Samedi, devant le parlement du parti, François Fillon a tordu le cou une fois de plus à cette image selon laquelle il reculerait devant l’obstacle.  Répondant à la grogne de quelques sarkozystes, il a redit haut et fort que s’il était élu, il ne reviendrait pas sur le non-cumul des mandats, s’exclamant à juste titre : « Comment nos concitoyens pourraient-ils comprendre que nous nous occupions de nous-mêmes au lieu de nous occuper d’eux ? ».  Quand c’est pas l’heure, c’est pas l’heure ! De même, pas question de revenir à la défiscalisation des heures supplémentaires qu’il avait mise en place en 2007 sous Nicolas Sarkozy, malgré la demande de Laurent Wauquiez. Il s’en est expliqué, en insistant sur son absurdité quand on veut sortir des 35 heures, et sur son coût, avant d’affirmer : « Les classes populaires, ce sont elles qui profiteront le plus de mon programme, car il leur donnera du travail. » Alors samedi dernier , tout en reconnaissant qu’il demandait des « efforts », François Fillon a assuré que son projet était « raisonnable et totalement tourné vers l’amélioration de la vie des Français », mettant en avant ses mesures sur le pouvoir d’achat. Les salariés seront récompensés, évidemment, via les négociations sur la sortie des 35 heures, car leur réussite reposera sur des « accords gagnant-gagnant ». Il a aussi rappelé qu’il propose « 10 milliards de pouvoir d’achat supplémentaire pour les salariés », grâce à la suppression des cotisations salariales maladie et au relèvement du quotient familial, par le transfert opéré sur la TVA. Bref,  « Je m’appelle François Fillon, pas François Hollande », une manière de dire qu’il n’hésitera pas et que l’important, avant les querelles de famille, c’est l’alternance.

Mais notre candidat n’est pas sourd.

Il sait que les Français sont nombreux à avoir des fins de mois difficiles et après le quinquennat socialiste, qu’ils sont épuisés par la crise et la hausse des impôts, ce qui diminue l’acceptabilité des réformes, mêmes s’ils sont nombreux à savoir qu’elles sont nécessaires. C’est pourquoi il a dit vouloir enrichir son projet sur « les banlieues » et les « déséquilibres territoriaux », tout en prévenant qu’il n’y a pas d’autres choix pour le pays. C’est aussi pour cela qu’il a besoin d’une majorité unie derrière lui.

Le comité stratégique.

Dans la foulée, François Fillon réunit mercredi,pour la première fois, le comité stratégique de sa campagne à son QG. Celui-ci est composé de 46 membres, Républicains et centristes, de François Baroin à Eric Woerth en passant par Brice Hortefeux, Jean-Pierre Raffarin et Jean-Christophe Lagarde. Il faut mettre la campagne en musique et accorder les violons, car dans le contexte actuel, avec Macron en embuscade et Marine Le Pen qui se maintient à un niveau élevé, les fausses notes seraient malvenues. La tâche reste en effet complexe et ardue. Car si François Fillon a su développer un programme qui parle à toutes les droites : la droite catholique, la droite libérale, la droite conservatrice, ce qui lui a donné une dynamique, et se positionner avec fermeté sur les questions régaliennes, notamment grâce à son livre « Vaincre le totalitarisme islamique », il lui reste à conquérir le peuple français à la sociologie très différente de l’électorat de la primaire.

« Ce que doit faire le (prochain) président » le dernier livre d’Agnès Verdier Molinié qui vient de paraître, propose un catalogue de réformes qui font passer le programme de François Fillon pour de la petite bibine. Comme quoi, il n’est pas si brutal que les hurlements des pleurnichards de gauche voudraient faire croire.

Prochain grand rendez-vous : Dimanche 29 janvier à Paris pour le  véritable  « top départ ». Plus de 10 000 personnes sont attendues.  Il faut que le pari soit réussi  car les comparaisons avec Macron seront dans toutes  les têtes médiatiques. Et ce jour-là on connaîtra celui des sept nains qui sera désigné pour occuper le couloir qui reste à gauche.

On y croit !  Tous à Paris !  La victoire est au bout du chemin!

 


MACRON LE « PROGRESSISTE » DECADENT

Macron enjoleur

 

Jean-Luc Mélenchon va faire un meeting dédoublé avec son double en hologramme. Eh bien si Emmanuel Macron faisait la même chose, le personnage dédoublé pourrait ressembler furieusement à François Hollande, tant il lui ressemble, politiquement parlant bien sûr.

Aquilino Morel nous dit que derrière le sourire affable se cache un homme cruel et sans pitié. Méfiez-vous des sourires angéliques : à la manière dont l’ancien ministre des finances a crucifié son ancien patron, on est tenté de retrouver le même trait de caractère. Prétentieux et cruel ! Voilà ce que l’on découvre au fur et à mesure qu’il mène campagne. Ne vous laissez pas séduire par son jeune âge, sa gueule de jeune premier et son story-telling de « réformateur au franc-parler ». Derrière l’image de l’homme politique « innovateur et audacieux » qu’Emmanuel Macron façonne minutieusement, se cache en réalité un homme politique cynique et manipulateur.

Ni de droite, ni de gauche qu’il disait, à l’époque où il « disruptait » avec Jeanne d’Arc à Orléans et Philippe de Villiers qui doit bien regretter aujourd’hui les paroles aimables que le « troublion » lui a soutirées, alors qu’il affirme aujourd’hui sa grande tolérance à l’égard de l’Islam, en bon libéral-libertaire qu’il est !

En restant dans les généralités et les abstractions, au motif d’élever le débat et de parler à l’intelligence des électeurs, il évite surtout d’atterrir sur des propositions concrètes et précises, pour limiter les angles d’attaques de ses concurrents. On voudrait nous en faire un homme providentiel admirable, comme s’il suffisait de se prénommer « Emmanuel » pour avoir un destin messianique. S’il veut être le sauveur, ce ne sera pas de la France que son programme flou et ambigu promet d’enfoncer un peu plus. S’il sauve quelque chose, ce sera peut-être la gauche, mais la tâche s’avère herculéenne avec les candidats multiples qui vont lui faire la guerre. Ceux qui enterrent le PS vont un peu vite en besogne. Je sais pour avoir vécu suffisamment en politique, qu’un parti n’est jamais mort et que la résurrection tient à peu de choses.

Mon propos a pour but de mettre en garde les électrices et les électeurs de la droite et surtout du centre qui se sentent attirés par son chant des sirènes, au prétexte qu’il incarnerait le renouveau de la classe politique.

Premièrement, Emmanuel Macron est tout sauf neuf.

C’est même un pur produit de nos institutions par sa formation et son parcours. Ce qui le différencie des autres, c’est qu’il ne s’est jamais frotté au suffrage universel et ce manque d’expérience de l’exercice démocratique devrait l’incliner à l’humilité et non à cette condescendance qu’il affiche dès qu’on lui parle des partis politiques. Ce vide démocratique est plutôt à mettre à son débit.

Deuxièmement, son action politique passée ne plaide pas en sa faveur.

L’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée puis ministre est comptable du bilan du président et du gouvernement qu’il a quittés. On lui doit le « pacte de responsabilité » et le « CICE », ces usines à gaz de la main-mise de l’Etat sur l’économie, qui, certes, ont pu produire quelques résultats, mais n’en restent pas moins une vision démocrate socialiste de la vie économique. Avec lui, la France reste le pays des impôts records et des cotisations sociales qui asphyxient les entreprises et l’initiative individuelle. Il peut pleurer aujourd’hui sur les 6 millions de chômeurs et les pauvres, il porte la responsabilité de leur augmentation, au même titre que tous ceux qui ont gouverné. Il serait tout de même curieux que des électeurs de droite et du centre fassent confiance à un des responsables de ce désastre. De fait, il n’est pas « socialiste », il est « progressiste », nuance ! Drôle de nom pour qualifier l’action d’un type qui a participé au recul de la France dans les cinq dernières années. « régressiste » conviendrait mieux !

Troisièmement, ce qu’il propose est en droite ligne dans la continuité de la gauche hollandiste.

Il ne faut pas se laisser avoir par son discours sympathique. Ce n’est pas parce qu’il a sorti quelques formules de bon sens sur la vie des entrepreneurs, les 35 heures ou le travail, d’ailleurs aussitôt vilipendées par ses amis, pour croire qu’il est l’ami des petits artisans, des patrons de PME et des travailleurs indépendants. Ce  n’est pas parce qu’il tient des propos méprisants à l’égard de la classe politique, dont il dit ne pas s’occuper des miasmes, qu’il n’en fait pas partie. Ce n’est pas parce qu’il a une forme de jeunesse pour lui que par mimétisme il faut se rouler à ses pieds comme le faisaient le « premier rang des pisseuses » aux concerts de Patrick Bruel, que les « Emmanuel » hurlés hystériquement dans ses meetings rappellent furieusement. Revenons aux réalités : il ne va pas toucher aux trente-cinq heures, et en proposant une durée du travail en fonction de l’âge, ce qui est complètement farfelu, il amuse la galerie.  Il va augmenter la CSG cet impôt pur et dur, il parle de ramener les prélèvement à 50% du PIB, ce qui fait 100 milliards d’euros à trouver, mais il ne dit pas comment. Il ne baissera pas les impôts qui pèsent sur le capital et qui freinent les investissements. Il dit des généralités agréables sur l’éducation qui sont autant de promesses non financées… On voit où ça nous a menés. Le redressement de la France ne passe pas par l’économie administrée et l’Etat « stratège » surtout quand celui-ci achète des TGV hors de prix pour les faire rouler sur des liges normales.

En ce qui concerne le volet sociétal, il adopte des positions nettement libertariennes et multiculturalistes. De quoi plaire aux bobo de la gauche caviar et bienpensante, mais en décalage avec ce que souhaite la France profonde. Il ne reviendra pas sur le mariage pour tous, soit, mais il reste flou sur la filiation et notamment la GPA qu’il se garde bien de condamner. Pourtant Sylviane Agacinski, épouse de Lionel Jospin, vient de démontrer qu’elle ne peut-être que condamnable. Concernant l’Islam il juge qu’il ne pose aucun problème spécifique et s’indigne de l’invitation à un Islam modéré. Sur l’immigration, il a salué la décision d’Angela Merkel d’accueillir un million de réfugiés, ignorant probablement  que la France a une démographie bien plus dynamique, encore qu’il soit solidaire des décisions malencontreuses prises contre la politique familiale. Autre sujet : il s’est dit favorable à la dépénalisation du cannabis, alors que les méfaits de sa consommation sont connus et chaque jour plus néfastes.

En Marche vers une société libertarienne et multiculturelle.

Derrière le sympathique terme de « progressisme », Emmanuel Macron cache en fait une vision de la société qui a de quoi faire frémir et qu’il refuse d’assumer pleinement. Nous sommes bien en présence d’un candidat qui a sa cohérence : il présente, par son comportement et son programme le profil même du « décadent honnête » de ce début de 21ème siècle, pour qui tout est permis dans le domaine des mœurs et qui ne conçoit la liberté économique que sous contrôle du fisc, au nom d’un égalitarisme niveleur.   Enfin le fait qu’il se soit exprimé en Anglais à l’université de Humbolt à Berlin, ce qui est à la fois loufoque et inepte, dénote une soumission à la vision de la mondialisation dans laquelle la France, et donc sa langue, serait ravalée au second rang des puissances.  Il a oublié qu’il est l’héritier d’une culture qui peut prétendre à l’universalité, et en tant que candidat à la magistrature suprême, c’est une faute impardonnable. Effet de jeunisme. A vouloir trop prouver … Le fait qu’il soit bientôt rejoint par la « folle ardoisière » du Poitou n’est pas fait pour nous rassurer.

 


LA BATAILLE POUR UN STRAPONTIN

Primaire gauche

 

Si je vous dis que je n’ai pas regardé le débat,  vous me répondrez : « Alors pourquoi en parler ? » ; Je me le demande moi-même. Pourtant il n’est pas inutile d’en tirer quelques réflexions à la lecture des compte-rendu qui en ont été fait par les médias. Le  moins qu’on puisse dire,  c’est que les commentaires sont rarement positifs, même si tout le monde s’accorde pour constater qu’il fut correct sur le plan comportemental.

Que dire du contenu ?  Rien de neuf.

C’est le reflet de la gauche telle que nous la  connaissons : dans le déni de réalité, dans le rêve utopique, loin de toutes les contingences financières… On voit bien que la primaire de la pompeuse  « belle  alliance populaire » aggrave le malaise profond des divisions de la gauche et surtout au sein du parti socialiste, si bien que celui qui en ressortira risque fort de concourir pour… un strapontin, si l’on en croit les sondages. Les anciens « frondeurs » se retrouvent dans les candidatures d’Arnaud Montebourg et Benoit Hamon et Manuel Valls les combat tous les deux au sein de la compétition après avoir résisté à la « fronde » quand il gouvernait. Tout le monde réduit les autres au rôle de figurants. Cela, d’autant plus qu’il faut compter avec Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, qui appartiennent à deux camps résolument hostiles l’un à l’autre, et qui ont décidé d’aller directement à la campagne présidentielle sans passer par la case primaire. Cela fait beaucoup de conflits de tendances pour une seule élection. Du coup, le public ne s’y retrouve pas : les nuances programmatiques affichées par les candidats ne suffisent pas à les départager et n’empêchent pas les querelles d’ego, même si, hier soir, les candidats se sont prudemment ménagés.

L’ombre de  Hollande.

Ce qui semble avoir dominé dans ce débat, surtout, c’est l’ombre de  Hollande. L’électorat de  la gauche souhaiterait certainement une clarification des idées sous la forme d’un regroupement des candidats, mais ils ne seront pas exaucés parce que le principe de la primaire repose sur la possibilité de se porter candidat, pourvu qu’on ait obtenu ses parrainages. La modération des propos tenus hier  n’empêche pas le conflit interne qui a empoisonné les deux Hollande, celui des promesses électorales et celui qui s’est rallié au pragmatisme économique, de se poursuivre. Ce président qui n’a pas su imposer son point de vue, qui n’a pas vraiment permis à Manuel Valls d’exercer toute l’autorité d’un chef de gouvernement et qui n’a pas donné au pays une direction claire, a laissé à la droite un vaste espace pour s’affirmer. En attendant, la bataille idéologique se poursuit dans et en dehors de la primaire. Les Français eux-mêmes, qui préféraient naguère l’alternance, semblent se laisser de nouveau séduire par les sirènes du socialisme angélique incarné par Emmanuel Macron  ou sa version romantique à la Jean-Luc Mélenchon, suffisamment pour modifier les pronostics relatifs au second tour de la présidentielle. Le « bellâtre » ne s’y est pas trompé qui s’est fendu aujourd’hui d’un appel aux socialistes  pour le rejoindre. Au moins cela devient plus clair. Le penchant à gauche masqué jusqu’à maintenant réapparaît.

On ne fait pas du neuf avec du vieux.

Les sept spectres du débat d’hier soir avaient un point commun : aucun n’a renié l’héritage marxiste, même Valls. Chacun a sa manière, ils ont été les dignes représentants d’une gauche dépensière, immigrationniste, attachée à l’assistanat, cultivant le clientélisme, minimisant les difficultés, obsédée de « faire plier les réalités »…  Sur quelle planète vivent-ils ? Le déni continue de fédérer leurs propositions. 

Ce déni qu’on retrouve aussi chez Emmanuel Macron qui a choisi d’abandonner le socialisme pour le « progressisme », un habillage moins voyant mais qui cache les mêmes démarches. Son langage sophistiqué peut  plaire au « people », mais a du mal à toucher le peuple.  Le centrisme angélique qu’il professe est un faux nez de la gauche pseudo-libérale,  qui fait de Merkel un modèle sans voir que la France n’est pas l’Allemagne, qui s’apitoie sur le sort des migrants au nom des bons sentiments, mais au défi de notre réalité démographique, qui caresse l’Union européenne pour attirer les centristes comme la flamme attire les papillons … et les tue.  Tout cela n’est pas neuf, c’est du recyclage de vieilles ficelles.  « En marche » va ringardiser définitivement la gauche modérée.  "Régressisme" conviendrait mieux à son projet : légalisation du cannabis qu’une étude scientifique stigmatise car son usage ralentit le fonctionnement du cerveau, positions libertaires sur la GPA alors que Sylviane Agacinski vient d’en démontrer le caractère néfaste, tolérance généralisée sur le port du voile, rien sur l’identité française, maintien des 35 heures … On cherche vainement le progrès !

La vraie révolution, c’est François Fillon qui la prône. Mais c’est une autre histoire.

 


PETITE CHRONIQUE D'UNE VICTOIRE INEVITABLE

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FILLON : L’OBSTINATION SEREINE

 

François Fillon est reparti en campagne.

A Nice il a fait salle comble. Il faut dire que lors des primaires, il a fait des scores dans la région PACA. La journée était consacrée au thème  de l’immigration et de  la sécurité.  Pas un hasard dans un coin de France où le Front de Marion a lui aussi un électorat costaud. Une occasion aussi de montrer l’unité du parti derrière lui…  avec  rappel  à l’ordre de Wauquiez et Estrosi.

Il n’a pas l’intention de changer. 

Pourquoi le ferait-il d’ailleurs ? Il doit sa large victoire à la  primaire  peut-être plus encore qu’on ne l’imagine àla sincérité et la cohérence d’un candidat qui livrait tout bonnement son analyse, sans forcément chercher à plaire. Ce qui a plu ! C’est donc avec sa réserve naturelle, ses sourcils broussailleux et le tempo qu’il a choisi qu’il a  décidé  de  se remettre en route.

Il est seul contre tous.

Cela, on s’en est aperçu.  L’occasion était belle devant trois ou quatre mille personnes de répondre à la  mitraille qui  l’assaille de toutes parts, de la gauche à l’extrême-droite.  Une manière de tendre la  main aux électeurs frontistes de Marion, plus proches de ses idées que ceux de Marine.  Il a répondu sur deux registres : la casse sociale dont on l’accuse elle est là,  c’est le  bilan de la gauche ; et « l’immobilisme est en marche, rien ne l’arrêtera ! » reprenant cette phrase d’Edgar Faure pour stigmatiser tous les  projets des Candidats de la « belle alliance populaire » (on ne rit pas) et autre Macron…

Il a mis en exergue son patriotisme.

Le passage de son discours sur les « valeurs » de la France et la fierté exprimée par « je suis Français » a été un moment de claire affirmation de l’identité de notre nation. Là encore, le développement se veut incisif sur les conditions d’obtention de la nationalité, sur les quotas d’immigration votés  par le parlement, sur les délais de réponse aux demandeurs du droit d’asile et les conditions de leur hébergement… Au-delà des clivages politiques, c’’est au peuple qu’il s’adresse.

Franchise et transparence.

Comme pour la primaire, il est persuadé que la franchise et la transparence finiront par payer, que son discours sur le redressement du pays finira par être compris. Il est le seul à le tenir.  Ses concurrents préfèrent caresser l’électorat dans le sens du poil en évitant les sujets qui fâchent, en évitant de chiffrer,  en restant dans le vague  ou, comme les candidats socialistes, en faisant une surenchère de dépenses, de 8 à 300 milliards, voire 1 000 milliards avec « Payons »…  Pourquoi se priver, les promesses sont gratuites, elles ! Macron se renforce, nous dit-on.  Il a recruté le Commissaire général de « France Stratégie » : c’est l’organisme, proche du Premier Ministre, qui préconise que les  propriétaires paient un loyer pour l’occupation de leur logement qu’ils occupent et qui veut réformer la transmission du patrimoine…  On préfère qu’un fada pareil soit en face plutôt que chez nous !

La campagne va être encore longue.  Elle sera difficile, n’en doutons pas, tant il faut s’attendre  à toutes les chausse-trappes médiatiques.  Mais notre candidat est fort et a des nerfs d’acier. Il est déterminé et il a un cap.

 


UN GROS MENSONGE D’INCULTES OU DE MANIPULATEURS…

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Dans ma série des petites leçons d'économie "pour les nuls" !

 

56 milliards d’euros pour les actionnaires du CAC 40 !

Voilà de quoi faire hurler la Méluche et toute la planète gaucho des ignares en économie. Il est vrai que c’est l’équivalent du budget de  notre pauvre Education Nationale : un montant astronomique, donc. C’est pourtant moins que les intérêts de la dette versés chaque année par la France. Comment peut-on arriver à un tel chiffre avec une croissance molle,  voilà la question !  C’est que nous sommes dans un pays où le mot dividende est une insulte quand il ne déclenche pas une manif’, voire une émeute.  Et nos responsables politiques ne sont pas les derniers  à pleurnicher sur cette triste réalité d’une « insupportable inégalité ».

Remettons  les choses  à leur place.

Si les sommes versées sous forme de dividendes et de rachats d'action ont bien retrouvé leurs niveaux de 2007, c'est d'abord parce que les résultats de nos champions français se sont beaucoup améliorés : on devrait  plutôt s’en réjouir, non ? Prenons l’exemple de nos grandes banques : pourraient-elles  exister sans actionnaires ? Non, évidemment.  Or, elles sont de nouveau en mesure de rémunérer leurs actionnaires, cela devrait rassurer, alors qu’en Italie, elles doivent encore les solliciter pour se renflouer. Ensuite, la proportion des bénéfices distribués aux actionnaires reste raisonnable : de l'ordre de la moitié. En prenant en compte l'ensemble des sociétés françaises cotées, et pas seulement le CAC 40, elle tendrait même vers 30 %. Comme quoi il n’y a pas de scandale. On est bien loin de l’actionnaire qui s’enrichit en dormant,  ce vieux mythe.  Il se trouve qu’aujourd’hui, un actionnaire est quelqu’un qui prend des risques avec son argent.

Il ne faut pas oublier la fiscalité du capital.

La fiscalité du capital n'a cessé de se durcir et de se complexifier ces dernières années. Le taux global des prélèvements sociaux a été multiplié par 14 entre 1991 et 2016. Pour les seuls dividendes, les épargnants ont dû faire face à 7 modifications ou réformes de la fiscalité en dix ans ! Le résultat est même affligeant : quand une entreprise  verse 100 €, les actionnaires français touchent entre 10 et 15 euros de moins que leurs homologues allemands et britanniques, avant même le paiement éventuel de l'impôt sur la fortune. Les dividendes ont beau augmenter, cela n'attire plus les actionnaires individuels. Leur nombre a été divisé par deux depuis les années 2000, et le CAC 40 est contrôlé pour moitié par des mains étrangères... Les actionnaires s'en mettent-ils plus dans les poches que par le passé ? Non, on les  a surtout découragés d'investir.

L’Etat est mal  placé pour faire la morale.

Quand les entreprises n'ont pas de perspectives d'investissement, comme cela semble être le cas dans le contexte actuel de « stagnation », le mieux est qu’elles rendent les capitaux à leurs actionnaires, à charge pour eux d'en faire une meilleure utilisation, en les investissant dans des secteurs en croissance. A cet égard, on ne peut pas dire que l'Etat soit exemplaire car les entreprises dont il est actionnaire sont généralement celles qui distribuent les plus gros coupons… pour remplir le tonneau des Danaïdes de dépenses publiques incontrôlées.

 


LE POPULISME EST UNE IMPASSE

Donald Trump  Marine le Pen 2013  Mélenchon Bastille 2013


Cette fois, je vous propose un cours succinct d’économie pour les nuls. C’est la  matière la moins bien enseignée en France et un domaine où les Français se révèlent vulnérables. Je voudrais vous apporter quelques éléments de réflexion sur les  « politiques populistes », qui se traduisent pratiquement toujours par la mise en place du « protectionnisme ». Elles  débouchent toujours sur des échecs qui pénalisent gravement ceux qu’elles voulaient protéger. Mécanismes et Histoire à l’appui.

Les trois piliers du populisme.

Le populisme est généralement construit sur trois piliers : un discours politique axé sur la mobilisation du peuple pour le peuple ; un Etat fort (ou stratège) qui promet de hausser les salaires et de réindustrialiser ; un rejet des contraintes économiques existantes (inflation, crédit, change…) qui sont volontairement « exagérées » ou parfois « inventées », qu’on accuse de tuer la croissance et la redistribution. Il s’agit donc de « reprendre la main et dépenser ». On commence  par la redistribution avec une hausse de salaires décrétées ou une baisse massive des impôts, c’est selon. On poursuit avec une relance budgétaire pour lancer des travaux publics. De ces deux politiques, on attend un regain de croissance et en général,  cela fonctionne …  au début.

L’économie est têtue.

Quand on observe ce qui s’est passé  dans les pays qui ont appliqué ce type de programme, on s’aperçoit que très vite  l’économie se retourne. La  consommation débouche sur des  produits qu’il faut importer, le déficit commercial se  creuse, l’inflation galope  et les capitaux fuient… Alors  le  gouvernement réagit  par le contrôle des  prix et des flux de capitaux, ce qui en général fait chuter le cours de la monnaie. Le  moment arrive où il faut  limiter  les salaires et c’est  le pouvoir d’achat qui est touché. Théorie ?  non, réalité : c’est ce qui s’est passé  en Argentine, au Chili, au Pérou, et même au Venezuela. Car le populisme peut être d’extrême gauche comme d’extrême droite. En Argentine et au Venezuela, l’expérience s’est terminée par une faillite de l’Etat. Les politiques populistes exacerbent les antagonismes nationaux,  c’est une autre constante . Si on remonte plus loin dans l’histoire, c’est exactement ce qui s’est produit avec Mussolini en Italie et en Allemagne avec Hitler.

L’ignorance des mécanismes de l’économie.

Selon l’étude menée par deux économistes du « National Bureau of Economic Research », c’est l’ignorance des mécanismes de l’économie de  marché, ou  le mépris, ce qui revient au même,  qui est  la cause profonde de ces fiascos. Le retour du bâton est toujours violent. Alors on peut écouter Jean-Luc  et  Marine et leurs beaux discours,  il faut savoir qu’ils  mèneraient tout droit à la case faillite s’ils étaient appliqués. Ils  devraient pourtant tirer la leçon de ce qui se  passe en Grèce, tenue à bout de  bras par  les  pays de la zone euro, mais  même pas !

Les Etats-Unis ne sont pas un modèle.

De même ils auraient tort de se réjouir trop vie de la  politique menée  par Donald Trump. Celui-ci est déjà intervenu à plusieurs reprises dans la marche des affaires de son pays. Notamment en obtenant de Ford qu’il renonce à construire une usine au Mexique. Ford a obtempéré, aussitôt suivi par Chrysler, qui a pris une décision équivalente. Un triomphe pour Trump avant même qu’il entre à la Maison Blanche, et nul ne doute que ses partisans verront dans ce changement de gouvernance la justification de leur choix électoral. Si les mesures protectionnistes américaines se multiplient, les représailles ne tarderont pas, qu’’elles viennent du Mexique ou de la Chine.  Surtout, il y a entre les trois pays d’Amérique du Nord un accord commercial en bonne et due forme, voulu par les Américains, et l’instauration imprévue d’une taxe qui, de facto, violerait cet accord, déclencherait forcément un énorme procès international. Il y a plus grave : le plus important, pour le commerce américain, c’est l’Asie en général et la Chine en particulier. Compte tenu des méthodes du gouvernement chinois, obsédé en ce moment par son désir de dominer le Pacifique, on peut facilement imaginer que la Chine n’acceptera pas que Trump réduise les importations de produits chinois. Rappelons qu’elle dispose, grâce à ses énormes ventes aux États-Unis, d’un trésor de quelques 3 000 milliards de dollars dont une bonne partie est placée en Amérique et il lui suffirait de récupérer tout ou partie de cette somme pour déclencher l’écroulement du système financier américain. On  peut donc parier que le nouveau président qui est un pragmatique en affaires, constatera très vite que le protectionnisme est une machine à perdre et qu’y recourir fera courir de graves dangers à l’économie et même aux finances de son pays.

La mondialisation en cause.

Tous les populistes veulent faire la guerre à la mondialisation. Ce sont des discours qu’on entend aussi en France. Mais aucun de ceux qui dénoncent les effets négatifs de la mondialisation n’en relèvent les aspects positifs et ne dit la vérité aux électeurs, à savoir que c’est grâce à elle que des centaines de millions d’asiatiques et d’africains ont été tirés de la misère et sont passés de la pauvreté absolue à la classe moyenne. Et l’on assiste  maintenant, à mesure que ces pays « émergent », à la re-localisation des moyens de production en Occident parce qu’elle devient de moins en moins problématique. Produire en Chine aujourd’hui n’est pas moins cher que de produire chez nous, si on tient compte de toutes les contraintes. Mais vouloir accélérer cette évolution au mépris des accords internationaux, c’est revenir aux sources de tensions du même type que celles qui ont déclenché la Seconde Guerre mondiale, rien que ça !

Les populistes ont encore besoin d’apprendre l’économie mais ils  devraient prendre aussi  des cours d’Histoire.


PETITE CHRONIQUE D’UNE VICTOIRE INEVITABLE

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LA BATAILLE DU MODELE SOCIAL

Une nouvelle semaine bien remplie pour François Fillon qui repart en campagne après sa désignation incontestable par les électeurs de  la droite et du centre. Le voilà seul contre tous. On savait que ce serait  le cas et que l’exercice serait difficile sous le feu croisé de toutes les sortes de gauche et de l’extrême-droite. Nous ne devons pas nous alarmer outre mesure des sondages alors que la vraie campagne ne fait que commencer. Je suis persuadé que la percée de Macron aura ses  limites dès lors que le paysage électoral sera totalement connu et que le candidat du PS aura été désigné. L’ancien ministre des finances avance en organisant un brouillard tactique autour de ses propositions qu’il dévoile une à une,  ce qui rend leur commentaire difficile, alors qu’il est tellement facile de piocher dans le  programme de François Fillon et de la caricaturer à souhait avec de multiples procès d’intention, ce que la gauche sait faire le mieux. Gardons confiance en notre candidat. Il a une longue expérience et rappelons-nous toujours que c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses. Raison de plus pour rester mobilisés !

Les plus récents sondages indiquent une baisse de quelque huit points de la cote de François Fillon. Divers facteurs, notamment une absence relative, depuis un mois, et les attaques de son programme notamment dans le domaine de l’assurance-maladie et des retraites peuvent l’expliquer.

Des attaques caricaturales et outrancières.

Ces attaques, on a pu le constater, viennent de tous les horizons, car le candidat le mieux placé dans la course à la présidentielle est devenu l’homme à abattre à la fois pour la gauche, l’extrême gauche et l’extrême-droite. On peut comprendre qu’une gauche aux abois qui sait qu’elle ne sera pas présente au second tour de la présidentielle et qu’un Front national accablé par l’idée que le pouvoir, une fois de plus, risque de lui échapper, ne s’embarrassent d’aucun scrupule lorsqu’il s’agit de détruire celui qui mène la course. Or les électeurs de la droite et du centre  savent bien que la principale vertu du candidat républicain doit résider dans sa capacité à devancer, puis à battre, Marine Le Pen au deuxième tour. Ce que François Fillon, depuis son triomphe à la primaire de la droite, semble en mesure d’accomplir.

Franchise, sincérité et transparence.

Bien qu’il reste le candidat pourvu des meilleurs atouts, il souffre de la dure franchise de son projet. Il a prévu une série de dispositions qui menacent le confort d’une population droguée aux prestations sociales, en matière de santé, de retraites et d’emplois publics. Ce n’est pas une logique vraiment électorale, mais ce qu’il expose a le mérite de la sincérité : le « modèle social » français n’est certainement pas le meilleur du monde si, au prix de plus de 600 milliards d’euros, il débouche sur  autant de chômage et de pauvreté. Le préserver à n’importe quel prix, c’est creuser sans cesse les inégalités, désespérer les sans-emploi, bloquer la croissance, augmenter les déficits à l’infini. Il est facile de constater qu’il y a bien deux France, l’une qui a tout parce qu’elle travaille, l’autre qui n’a presque plus rien parce qu’elle est au chômage. C’est à cette réalité niée par tous les autres candidats que François Fillon veut mettre fin.

Le fait d’avoir raison ne fait pas  forcément consensus.

Les Français, c’est bien connu, approuvent toutes les bonnes réformes à condition de ne pas en souffrir individuellement. Ils attribuent la stagnation du pays à la mauvaise gestion des gouvernements, ce qui n’est pas faux, mais, au fond, beaucoup restent séduits par les projets qui les entraînent vers les rivages empoisonnés d’un développement infini de la protection sociale. La notion de revenu universel qui est apparue comme la dernière mode et que Manuel Valls lui-même a reprise à son compte en est un bon exemple. Il y a longtemps que, nourris aux bienfaits des assurances publiques, nous avons perdu de vue quelque simples réalités, comme l’impératif qui consiste à ne pas dépenser ce que nous n’avons pas gagné. On ne peut pas se contenter de critiquer François Fillon pour sa « brutalité » quand il s’attaque à l’obésité de l’Etat.

Seule la sanction démocratique compte.

François Fillon présente le programme le plus élaboré, tout le monde en convient. La  phase d’explicitation s’adressant au plus grand nombre a commencé. Certains ont voulu y voir des modifications pour tenir compte des critiques. Il ne s’agit en fait que d’ajustements nécessaires sur des parties du projet qui étaient appelées à être réalisées dans un deuxième temps, après une concertation préalable. La caricature et  la  violence des outrances a obligé à anticiper sur le calendrier. De même, la campagne permettra de préciser les modalités qui permettront d’économiser cent milliards en cinq ans, de réduire d’un demi-million le nombre des emplois publics dans les fonctions qui le permettent.  Si la paix sociale ne peut être obtenue qu’au prix de la poursuite du déclin, alors autant rester chez soi. C’est la sanction démocratique de l’élection qui permettra la réforme et qui renverra Mr Martinez méditer sur ses vieilles lunes.  

 


ECHOS DE CAMPAGNE

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Fillon convoqué devant le tribunal de la gauche.

Il est sommé de s’expliquer en permanence sur les  « brutalités » qu’il propose. Plutôt maso le candidat de la droite avec ses potions désagréables. Accusé, levez-vous ! Vous avez été désigné par les électeurs de droite sur un programme de droite ! Avez-vous conscience de la gravité des faits ? Bref, le tribunal de  la pensée unique, auquel s’est joint l’extrême-droite philipiste,  exige un reniement ou des gages de bonne conduite… Hollande, Le Pen, même combat ! On n’a donc pas fini de voir ses propositions dramatisées, mis en scène sur grand (ou petit) écran,  le carnage social qu’elles produiraient. Et, horreur, il est soutenu par les catholiques, ceux-là même qui ont manifesté en masse contre le mariage pour tous… Il est difficile d’être insulté en permanence.  Pourtant l’intéressé aurait tout à perdre à fléchir la tête. Ceux qui l’accusent sont dans le déni permanent et ne mesurent même pas le degré d’exaspération qu’ils ont provoqué chez nos compatriotes. Tapez, tapez, vous lui rendez service !

Pendant ce temps-là, à gauche on rase gratis.

N’ayant rien compris au ras-le-bol fiscal, ils proposent tous des augmentations d’impôts pour lutter contre les inégalités qui se sont aggravées : c’est donc une spirale sans fin, puisqu’ils en sont responsables. Mais on ne change pas une politique qui perd… C’est l’idéologie qui commande, pas la réalité. Quand on pose à Benêt Hamon la question du « cadrage budgétaire » il répond qu’il faut penser « hors-cadre » ! Aucun des  principaux candidats de la « BAP » ne propose d’économies, par contre, les dépenses non financées se multiplient sans chiffrage sérieux. Un classique de la gauche en période électorale. Peillon veut la proportionnelle intégrale aux législatives pour flinguer la droite en ouvrant toute grande la porte de l'Assemblée au FN, ça on a déjà vécu avec « Miteux ». L’ancien ministre de l’Education aurait aussi trouvé son slogan : « Vincent payons » ! Une dernière sur lui : il compare la situation des musulmans aujourd'hui en France à celle des Juifs sous Vichy... Pardonnons-lui, il ne sait pas ce qu’il dit, c’est un intellectuel de gauche. Tandis que Valls fait de plus en plus du « rétro sarko » avec ses heures supplémentaires défiscalisées et du « rétro-ségo » avec son slogan « une République forte, une France juste ». Subtil mélange, non ?

La dernière nouveauté, c’est le « revenu universel ».

Une bagatelle dont le coût oscille entre 380 milliards d’euros et 900 milliards selon le niveau du curseur. C’est gratuit puisque c’est l’Etat qui paie… Et comme l’Etat c’est nous, ce sont encore ceux qui travaillent qui devront payer pour ceux qui n’ont pas envie de se lever le matin.  Simpliste ? Peut-être, mais réaliste. L’allocation universelle ouvre la voie à une société d’assistés à vie. La vie sans effort de la naissance à la mort. Les robots paieront, nous disent-ils, mais la France est aussi à la traîne dans ce domaine. Le raisonnement est bâti sur une idée fausse qui a la vie dure : il n’y a pas assez de travail pour tous, la preuve on a trois millions de chômeurs !  

Marine Le Pen refait surface pour nous dire qu’elle est prête.

Son projet de retour à la France du XIXème siècle s’affine : une nouveauté avec la suppression des régions et des intercommunalités à ajouter au retour du Franc et à la fermeture des frontières. Ah, cette bonne vieille France avec ses départements et ses petites villes, où l’on reste bien au chaud (pas certain) entre nous, comme c’est rassurant ! Avec ça, on va aller loin. Mais pourquoi avoir peur puisqu’elle a préparé son quinquennat ? Sur l’air de « Je m’voyais déjà »…

Nous avons une candidate de plus dans la course.

Le net a accouché d’une « Marchandise » de 42 ans. Avec un nom comme ça, on se demande à quel prix on pourra l’obtenir, en espérant que ce ne soit pas de la pacotille. Avec le net, il faut toujours se méfier.

Pendant ce temps-là,  la planète continue de tourner.

La monnaie du marché clandestin, le Bitcoin, bat des records de valeur et se négocie à plus de 1 100 $, et la dette des états européens va atteindre de nouveaux sommets avec près de 900 milliards d’euros d’emprunts pour la zone euro, les remboursements restant conséquents. Dès aujourd’hui la France émet 10 milliards d’euros de titres à 50 ans pour anticiper sur le relèvement des taux. Tout va bien madame la Marquise  …

Mais pourquoi se casser la tête puisque la fin du monde est prévue en 2017. Plus exactement entre le 23 septembre et le 10 octobre, une planète X entrera en collision avec la Terre …

 


MACRON, ENTRE MACHIAVEL ET RASTIGNAC

Macron enjoleur

 

Emmanuel Macron est aujourd’hui la coqueluche des médias. Il a fini l’année en faisant l’actualité, profitant du vide créé par la fin de la primaire de la droite et la trêve des confiseurs qui a rendu inaudible  les  candidats  à celle de la gauche socialiste.  Derrière ce fringant quadragénaire, à la mécanique intellectuelle  brillante, qui se cache vraiment ? Machiavel ? Rastignac ? Les deux à la fois ?  Manipulateur et sans scrupule comme le premier, arriviste comme le second,  il veut brûler les étapes et voudrait déjà se voir à la magistrature suprême.

Candidat antisystème, c’est d’abord un pur produit du système.

Sa carte de visite est éloquente. Lycée Henri IV, Sciences-po, Ena dont il sort inspecteur des finances, il a le parcours classique qui débouche un jour sur la politique.  Il  passe par la case Rothschild où il découvre la banque d’affaires. Il quitte la  banque pour devenir Secrétaire général adjoint à l’Elysée en 2012. Son milieu comme son discours est ambivalent, mélange de  monde enseignant qui le fait adhérer aux idées de gauche, et de  professions libérales (médecine) qui lui permettent d’approcher des milieux plus diversifiés. Il est notamment proche d’Henri Hermand, milliardaire de la gauche rocardienne qui l’a poussé à entrer en politique et lui a  mis dans la tête le  projet  présidentiel. Celui-ci vient de décéder. Il a  pour parrains Jacques Attali, Alain Minc, Jean-Pierre Jouyet.. Surdoué, c’est aussi un virtuose du piano, mais l’histoire ne dit pas encore s’il est le spécialiste de la polka (trois pas en avant, deux en arrière). Il a pratiqué aussi la boxe, ce qui lui confère un certain art de l’esquive  qu’il a pratiquée à merveille  depuis  sa sortie du gouvernement. Premier des techno-ministres de la gauche, son palmarès pourrait faire de lui un extra-terrestre… Pourtant son bilan est plutôt maigre : la  loi Macron n’est pas  considérée comme une réussite, il a inspiré le "choc fiscal" et le CICE, cette usine à gaz technocratique.

Il pratique l’ambiguïté comme son ancien maitre

Tout  prédisposait Emmanuel Macron à l’ambivalence. C’est le principal trait de  caractère  du personnage. S’il ose aborder les sujets tabous, il franchit rarement le Rubicon, ou revient en arrière  quand il a le sentiment d’être allé  trop loin. Il voudrait se faire  passer  pour un néophyte de la politique refusant  tout ce qui est politicien.  C’est là sa faille : sa contradiction permanente entre celui qui veut être fidèle à son camp,  la gauche, et la fidélité à ses idées modernes, plus libérales. Cela  le conduit à utiliser les  bonnes vieilles ficelles que n’aurait pas renié un radical-socialiste.  Il a  pu apparaître comme socialiste au gouvernement, complice des banquiers dont il connait les secrets, libéral avec le patronat, d’un jacobinisme rassurant avec les syndicats et cœur à conquérir pour toutes les femmes. Il a l’empathie facile et tous ceux qu’il rencontre ont droit à son clin d’oeil complice et peut se croire son ami. Mais dans la réalité ça donne : Je ne touche pas aux 35 heures, voyez ma gauche, je laisse les entreprises décider du temps de travail, voyez ma droite… Est-ce compatible et viable ?

Son programme n’est pas clair.

Il est   présenté souvent comme un « social-libéral ». C’est une erreur. Ce  classement vient de gens qui considèrent comme libéral (voire ultra-libéral) tout ce qui échappe à la doxa socialiste. Emmanuel Macron est un social-démocrate. Il appartient clairement à  cette « deuxième gauche » qui a toujours été minoritaire en France, incarnée par Michel Rocard.  Ses parrains politiques tels Gérard Colomb, en témoignent. Le problème c’est que la social-démocratie est en crise dans toute l’Europe et qu’elle n’arrive pas à se renouveler, en panne désespérément d’idées nouvelles et d’intellectuels. Les bribes que l’on connait de son programme en sont le reflet. Premier exemple : il propose de supprimer les cotisations salariales finançant l’Unedic et de relever de 1,7 point le taux de la CSG. C’est une double erreur. D’une part, en fiscalisant le financement du chômage il  en modifie profondément la logique remplaçant le principe de l’assurance par la solidarité par l’impôt avec au final une diminution généralisée des indemnisations, les cadres en première ligne, pour pouvoir financer ses propositions coûteuses. D’autre part, Le choix de l’augmentation de la CSG est un mauvais choix. Plutôt que de fiscaliser l’assurance-chômage, il vaudrait mieux baisser les charges qui pèsent sur le travail en retirant celles qui ne lui sont pas liées comme le financement de la politique familiale, et en faisant le choix du transfert vers la TVA. Je ne reviens pas sur la démonstration faite en son temps par Jean Arthuis qui nommait l’opération « TVA-sociale ou anti-délocalisation ».  Si Macron fait le choix de la CSG, c’est parce qu’il est sous la pression intellectuelle de la gauche qui interdit de toucher à la TVA, cet impôt « injuste »,  ce qui reste à démontrer quand il ne s’agit pas des produits de première nécessité.  N’en déplaise, il  ne fait que renforcer l’Etat-providence avec l’idée que la protection sociale est un droit garanti par l’Etat, payé par l’impôt. On est loin d’une « libéralisation » de l’économie. Second exemple : il  se veut le chantre de la nouvelle économie. Il a d’ailleurs dans son fan club  Xaviel Niel (Free), Marc Simoncini (Meetic) et la galaxie des start-upers, qui l’aident à lever des fonds, aussi bien aux Etats-Unis qu’à Londres et en France. Mais que  propose-t-il  pour la financer ? Si nous avons beaucoup de « starts », les « upers » vont se développer ailleurs, faute de capitaux disponibles en France. Sur le sujet, on trouve peu de choses. Il  est improbable, comme  le  réclame Christian Saint-Etienne, économiste  proche des centristes, qu’il mette toute la fiscalité sur le capital et sur les sociétés à 25% (aujourd'hui à 60%), ce qui permettrait de financer « l’iconomie » qui a déjà modifié 40% de notre économie.

Son positionnement est avant tout une posture de marketing.

Ce grand jeune homme au désir souverain a choisi d’être "le syndic de faillite du PS". Le mouvement En Marche, aux adhésions gratuites, lui a permis de rester à distance de la guérilla qui est en train de broyer le PS, et au-delà, disloquer la gauche. Il n’avait que ses chaînes à perdre… Avec un risque nul, le  pari était gagnant à tous les coups. Il  lui restait à occuper le « centre » : c’est pertinent sur le  plan idéologique, parce que c’est dans l’air du temps, et inconfortable sur le  plan politique. Le problème, c’est que la bipolarisation  imposée par les institutions, présidentielle et parlementaire, si elle est troublée par l’irruption de l’extrême-droite populiste, n’a encore jamais  permis à un tiers  parti de tirer son épingle du jeu. Le centre n’existe que quand il penche à droite. Comme le  disait Pierre Méhaignerie après l’expérience Rocard, avec  la gauche on est toujours cocu, « elle prend et ne rend pas ». D’où les  tiraillements vécus aujourd’hui par l’UDI et le Modem. Or Macron fait le même choix que Lecanuet, Poher, JJSS ou Bayrou : celui de l’équidistance entre la  droite et la gauche.  Depuis  1962, ça n’a jamais marché. Macron a certes une petite carte à jouer, sa capacité d’empathie peut aider, mais les forces traditionnelles  de la politique française ont encore une capacité de résistance comme l’a démontré la primaire de la droite, surtout en présence d’une forte droitisation de la société. Mais voilà, c’est le seul créneau qu’il puisse occuper.  A gauche c’est l’encombrement et la droite s’est reconstruite en opposition à Hollande. Reste un centre un peu éparpillé comme seul espace  en mal de leadership.  Le choix n’est pas de conviction, il est de stratégie. Le marketing est conçu pour dégager la  place.

Emmanuel Macron est donc un « client » qu’il ne faut pas négliger.  Sa  popularité repose pour l’instant sur « une majorité de papier »,  mais elle  pourrait se fortifier dans les urnes si à droite on lui laisse trop d’espace et si à gauche, on se déchire. Il y a entre un quart et un tiers de l’électorat qui est en déshérence, avec les déçus du hollandisme, les idolâtres de Sarkozy, les juppéistes amers et tous les laisser pour compte du quinquennat. De quoi faire basculer un scrutin. Encore faut-il  ne pas se fier aux discours flous et attrape-tout. Pour l’instant, c’est la tactique choisie par Emmanuel Macron.

On aura encore l’occasion de revenir sur le sujet, le  personnage n’ayant pas fini de faire  parler de lui.

 


PETITE CHRONIQUE D’UNE VICTOIRE INEVITABLE

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Après une cure d’abstinence médiatique et une pause dans la campagne bien méritée, pour François Fillon tout commence. Les quatre mois qui le séparent de la ligne d’arrivée ne seront pas un chemin de roses. Il devra avancer sous les tirs virulents et croisés de toutes les tendances de la gauche et de  l’extrême-droite et sera accusé, avec son programme qui sera caricaturé à outrance, de tous les  maux et de toutes les tares politiques : homophobes,  antisocial, réactionnaire, ultra-libéral … Que n’a-t-on déjà entendu ? Et le pire est certainement à venir.  Il suffit d’entendre les glapissements de Monsieur Philipot... Ils voudront démolir le favori à tout prix, mais plus ils taperont dessus, plus il se renforcera. Ce qui est excessif est insignifiant, dit-on. Ce sera  plus vrai que jamais, ça l’est déjà. Car la  victoire ne peut pas  lui échapper.

L’effet de souffle de la primaire.

Près de 3 millions d’électeurs se sont déplacés pour le désigner. Cette masse est suffisamment significative pour être porteuse d’un élan et d’un message du corps électoral. La primaire, loin d’affaiblir le parti « Les Républicains », a redoré son blason par la qualité de son organisation et la clarté du résultat. Le gain politique pour François Fillon est considérable : il distance Marine Le Pen, fait tomber Dupont-Aignan dans les limbes sondagières, et il a vu le ralliement de  toutes les tendances de la famille et le gros des troupes centristes de l’UDI. C’est clair, le  programme qu’il a développé au cours de sa campagne et des débats  a plu à la « droite hors les murs » qui  est rentrée à la maison.  Cela s’est notamment vérifié dans les communes rurales où le FN avait récemment fait une percée. Ce résultat est conforme à l’évolution de l’électorat qui se « droitise » un peu plus échéance après échéance.

Le candidat de l’équilibre des droites et du centre

On a tout entendu sur François Fillon présenté généralement comme un conservateur pour le moins quand ce n’est pas réactionnaire. Dans la bouche de la plupart des commentateurs ces termes se veulent péjoratifs. On a même vu la une d’un hebdo le présentant avec un faciès de Thatcher. On le présente presque comme un catholique intégriste,  ce qu’il n’est pas,  prêt à remettre en cause la loi sur l’avortement, ce qui est un mensonge éhonté. Son programme est qualifié d’ultra libéral par des gens qui ne savent même pas ce qu’est le « libéralisme » en économie. Au risque de décevoir tout ce  monde, François Fillon n’est rien de tout cela. Je le connais suffisamment pour pouvoir l’affirmer.  C’est un gaulliste social, plutôt colbertiste et jacobin, mais à l’esprit très pragmatique. Il a  compris qu’il fallait adapter notre pays  au contexte international créé par la mondialisation avec laquelle on est loin d’en avoir fini. Notre pays suradministré a bien besoin que l’on desserre le carcan, d’où la nécessaire cure de « libéralisme », que lui-même nomme d’ailleurs « rendre de la liberté »  aux Français et aux entreprises. Sur le plan sociétal, il a été le premier  à dire, au moment du vote de la loi Taubira, qu’on ne reviendrait pas sur le mariage homosexuel. Par contre, il a toujours affirmé qu’il faudra réécrire la partie de la loi sur la « filiation ». Ce qui est une position équilibrée dans laquelle se retrouvait d’ailleurs Alain Juppé. Européen réaliste, il avait voté contre Maastricht mais approuvé le traité de  Lisbonne, sa position est très proche de celle défendue par Giscard dans son projet « Europa ».  La force de François Fillon c’est d’avoir réuni sous sa bannière, grâce à la  primaire, la droite libérale, beaucoup d’électeurs catholiques et une grande partie des gaullistes qui sont les principales composantes de la droite française. On s’apercevra rapidement du réalisme qui l’anime : c’est un homme modéré, ce qui ne veut pas dire qu’il manquera de fermeté. Le  centre n’aura pas de raisons de le bouder. Son socle est solide pour peu qu’il tienne sa ligne jusqu’au bout.

L’arithmétique  électorale

On pouvait craindre que son programme dont on dit qu’il serait une purge amère (encore une outrance) ne soit un obstacle à sa désignation. Il n’en a rien été. Les Français, surtout à droite (ce sont ceux qui paient et n’ont droit à rien), connaissent l’état catastrophique dans lequel le pays est plongé. Les déficits et la dette ont atteint des niveaux depuis longtemps alarmants. Ils savent qu’il n’y aura pas de salut sans le redressement du pays, qui passe inévitablement par des efforts et quelques sacrifices. Le désarroi est tel qu’il est à l’origine de la constitution d’un vaste  marais d’un électeur sur cinq, voire sur quatre, complètement désabusé ; marais qui fera l’objet de toutes les convoitises de la campagne électorale. Si les errements du quinquennat ont provoqué une droitisation générale du débat public, il n’en reste pas moins que l’électorat socialiste peut jouer un rôle, soit en se remobilisant –ce qui est peu probable-, soit en se laissant séduire par des candidatures opportunistes, ou encore en s’abstenant. Pourtant, l’avenir n’est pas aussi ouvert que certains voudraient le croire. La France qui vote est divisée en trois tiers à peu près égaux : un petit tiers FN, un tiers de droite républicaine et ses alliés, un tiers de gauche. Dans ce conditions, on voit mal comment cette dernière pourrait figurer au second tour, d’autant plus que le retrait de Hollande a un effet dépressif et que Macron et Mélenchon refusent de jouer le jeu du rassemblement. Le candidat issu de la primaire de la gauche dite « belle alliance populaire », habillage on ne peut plus poétique pour désigner une bien triste réalité, ne concourra que pour un petit tiers au mieux du tiers de l’électorat. Macron va mordre un peu sur le centre droit, mais sans doute  pas assez pour gagner une place en finale, et encore une candidature Bayrou pourrait le contrebattre.  Et puis le vainqueur de la BAP, Mélenchon et les Verts vont se charger de l’en empêcher.

Une ligne droite

Il est  donc plus que probable que François Fillon se retrouvera au second tour face à Marine Le Pen et on voit mal aujourd’hui, toutes choses étant égales par ailleurs, qui pourrait sérieusement jouer les trouble-fête. On peut aussi parier que dans ce cas de figure, le bon sens de  la  part d’une majorité de Français dont on peut espérer qu’ils comprendront qu’une petite cure de liberté est vitale pour nous tous,  à commencer par les jeunes et les chômeurs, les portera à choisir un père de famille courageux et raisonnable plutôt que la représentante d’un parti d’extrême-droite qui tournerait notre pays en ridicule dans le monde entier en accédant au pouvoir. Le dernier sondage donne François Fillon à 32% au premier tour, et Marine Le Pen à 22%. Ce n’est qu’une photographie à prendre avec précaution. Elle est néanmoins révélatrice d’un rapport de force. Pour Fillon la ligne est toute droite. Mais le moindre signe de faiblesse, de complaisance ou de connivence sera aussitôt vécu comme une trahison. En effet, il ne faut pas sous-estimer l’exaspération qu’il a fort justement diagnostiquée, qui crée une exigence à laquelle il ne peut se soustraire. On connait l’homme. Il n’est  pas du genre à céder aux pressions, on a eu l’occasion de s’en apercevoir pendant la primaire. La victoire ne devrait donc pas lui échapper. A défaut d’être inévitable, elle lui est, du moins promise !

 


LES DONNEES INCONTOURNABLES DE LA COURSE PRESIDENTIELLE

France-faillite

 

L’année de tous  les risques.

L’année 2017 est présentée  par de nombreux médias et commentateurs comme l’année de tous les risques.  Il est vrai que les inconnues sont multiples, l’incertitude presque partout. Un bref catalogue sans entrer dans le détail : les Etats-Unis, avec Donald Trump l’imprévisible, le raidissement de la Chine, l’Europe avec  les échéances électorales et le Brexit, les frasques russes d’un Poutine ambitieux et gourmand, le terrorisme qui peut frapper partout à n’importe quel moment, …

La France est affaiblie.

Face à ce contexte, la France n’est pas au mieux de sa forme. Affaiblie par un quinquennat de laisser-aller, ses finances publiques sont exsangues, sa compétitivité toujours insuffisante, son pouvoir  politique pour peser sur les événements est réduit à la  portion congrue. C’est dire l’importance de  la  présidentielle 2017. Notre pauvre pays est divisé en deux blocs : à gauche et à l’extrême-droite, ceux qui prônent de continuer avec le même modèle social et économique, en aggravant ses dérives, à droite, celui  qui propose de relever le défi du redressement en se retroussant les  manches, au prix de quelques efforts, pour  permettre à la  France de reprendre son destin en main. Mais quoi qu’il en soit, les uns et les autres devront faire avec  la réalité qui tient en quelques constats chiffrés.

Un tableau accablant.

  • Déficit de compétitivité

Différentiel de charges  à la production avec l’Allemagne : 60 milliards, 140 milliards avec les taxes et les impôts.

  • Les dépenses : 1200 milliards (57,5% du PIB) >>> 47% du PIB dans la zone euro
    • Collectivités : 250 milliards
    • Budget de l’Etat : 375 milliards
    • Dépenses sociales : 580 milliards = 13% du total mondial (population : 0,94%)
  • Excédent commercial : Allemagne 200 milliards, Italie 40 milliards, …

        Déficit commercial de la France : 40 milliards d'euros soit 2,2% du PIB à comparer avec un excédent de 2,4% de la zone euro.

Entre 2012-2017, le  contre choc pétrolier a transféré 3% du PIB mondial des pays producteur vers les pays consommateurs et la politique monétaire expansionniste de la BCE a permis à la France d’emprunter 187  milliards en 2016 à 0,37%, pendant que l’euro a fortement chuté face au dollar. Notre pays n'en a pas profité pour se redresser. Au contraire.

En parallèle, l’économie française a décroché au sein de la zone euro :

  • 1,2% de croissance contre 1,7 % pour nos partenaires. Elle sera de 1,25% en rythme annuel sur les 5 prochaines années si rien n’est fait, et pourrait tomber à 0,75%.
  • L’industrie ne représente plus que 11% de la valeur ajoutée contre 17% chez nos partenaires.
  • Chômage à 10% .
  • 14,3 % de la population dans la pauvreté (réduction de 12,2%  à 9,8%  autour de nous).
  • Déficit budgétaire : supérieur à 80 milliards, 3,1% pour 1,8% en moyenne dans la zone euro.
  • Dette publique : 2170 milliards, 98,4% du PIB contre 90,6% en moyenne dans la zone euro.
  • Le choc fiscal a représenté 3% du PIB : 70 milliards sur 2011-2014.
  • Fiscalité du capital 60% contre 20 à 30% pour nos concurrents.
  • Hausse des taux à 10 ans : 60 points de base en 6 semaines à la fin 2016.
  • Pétrole de 40 $, il est passé à 55 $.

La  priorité des priorités est donc de soulager notre économie des charges qui la freinent.

La dégradation de l’environnement économique et la volatilité de la situation géopolitique commandent d’agir vite et fort, dès l’été 2017.

  • Reconstitution de l’offre compétitive, clé du retour au plein emploi et à l’équilibre financier,
  • Diminution impérative des dépenses publiques (10 points de plus que nos partenaires et prélèvement obligatoires 8,6 point au-dessus de l’Allemagne) : faire retomber le déficit public à 1,5% représente un effort de 45 milliards sur 2017-2018 !
  • L’économie de l’informatique, de l’intelligence et de l’internet qui a déjà modifié 40% de notre économie a un gros besoin de capital ! Pour le satisfaire, il faut ramener la  fiscalité du capital et l’impôt sur les sociétés à 25%.

Dans ce contexte, il n’y a pas de place pour une relance budgétaire.

Beaucoup de candidats vont nous refaire le coup du : « Encore une minute monsieur le bourreau ! », sans tenir compte de ces constats. Il faudra beaucoup de lucidité aux Français pour ne pas se faire piéger une nouvelle fois par  les  « belles paroles »  de ceux qui brassent des idées générales pour plus d’humanisme, de démocratie et de solidarité, ou qui affichent leur modernité  comme étendard, et qui restent prisonniers de concepts devenus obsolètes dans le monde que nous vivons. Le « vivre ensemble » commence par  rendre possible le plein emploi et donner  une espérance à la jeunesse. Le contexte international va devenir plus exigeant : tant mieux pour nos finances publiques.

En 2017, la France a rendez-vous avec son Histoire.

Elle peut choisir la voie du salut, en faisant le choix de François Fillon.