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OU VA L’ECONOMIE MONDIALE ?

Baisse de l'euro

Triste fin de mois de septembre. Les nuages s’accumulent sur la planète, qu’il s’agisse des guerres et du terrorisme ou de l’évolution de l’économie dont les signaux envoyés sont de plus en plus alarmants.

La réalité économique mondiale.

Sept ans après la faillite Lehman Brothers, le monde n'a pas retrouvé ses niveaux de croissance, loin s’en faut. L'inflation est toujours à zéro ou presque ce qui signifie une modification profonde de l’économie mondiale : dans tous les pays développés, y compris les États-Unis qui connaissent plutôt une belle croissance par rapport à nous, les forces déflationnistes ne reculent pas et commencent à faire exploser bulles après bulles, la bulle chinoise, la bulle des émergents et la bulle des biotechs. Elles se sont maintenues malgré la politique des banques centrales qui inondent le monde de milliers de milliards de dollars, d'euros, de yens et autres monnaies. Le stock de ces injections est tellement massif qu'aucune banque centrale ne sait comment commencer à l'éponger. A tel point que même la Fed américaine hésite toujours à remonter ses taux, alors qu’on sait bien qu’il faudra le faire d’ici la fin de l’année… sauf s’il y a un krach boursier. En attendant l’inflation ne repart pas et on reste loin des 2% qui restent l’objectif visé par toutes les banques centrales. La conséquence, c’est que des zones comme la Chine et les pays émergents s'enfoncent dans un ralentissement voire même une récession. L’exemple du Brésil est à cet égard significatif.

Cette déflation a pour conséquence une croissance anémique.

La Chine fait l’objet d’un consensus des économistes : le dégonflement de son économie contribue à provoquer un effondrement des cours des matières premières. Cependant, même en dehors de l'énergie et des matières premières, l'inflation reste proche de zéro. Le vieillissement de la population apporte une autre explication. Enfin, il est probable que la révolution technologique que nous vivons soit fortement déflationniste et on sait qu’elle va encore s'accélérer. Quoi que fassent la FED ou les autres banques centrales, la déflation n'est donc pas prête de faiblir. Résultat incontournable qui nous est donné par un rapport de l'Organisation Mondiale du Commerce : la croissance des échanges mondiaux s'effondre à un rythme inconnu. Et ce n’est pas joyeux comme pourraient le penser les adversaires de la « globalisation». Le contenu de ce rapport est tellement spectaculaire qu'on se demande si nous ne sommes pas en train d'assister en direct à la fin d'un cycle de la mondialisation. On observe 3% seulement de croissance annuelle depuis 2010 alors qu'on tournait à plus de 6% de 1983 à 2008. Et pour 2015, nous sommes sur un chiffre de 1% de croissance seulement. La prévision précédente était de 3,3% pour l'année. C’est dire si c’est une sacrée révision à la baisse. Même les États-Unis se referment aussi. Depuis le début d'année, leurs exportations ont chuté de près de 6%. Et si on ajoute à ça une Europe dont la reprise est anémique, on est face à un monde où chaque zone économique se replie sur elle-même.

Un krach à la clé ?

De nombreux experts annoncent pour ce mois d’octobre un krach majeur sur les indices boursiers et le début d’une nouvelle crise  financière globale pire que celle de 2008. Les oscillations des indices depuis quelques semaines qui jouent au yoyo en sont les signes précurseurs, comme les secousses telluriques qui annoncent un séisme. La nervosité des investisseurs se traduit toujours par une forte volatilité. Le CAC est pratiquement revenu à son niveau de fin 2014 effaçant une année de gains : plus de 20% de performance évaporée en quelques semaines. Les marchés américains qui avaient plutôt bien résisté récemment, ont eux aussi plié, mais  brutalement. Les marchés finissent toujours par s’aligner sur les fondamentaux de l’économie réelle. Le problème, c’est que ceux-ci sont mauvais partout sur la planète.

 

 


IL FAUT ARRETER LES EUPHORISANTS !

Marisol-touraine-ministre-de-la-sante


Notre Lémurien (femelle) des Affaires sociales nous a présenté un tableau idyllique, digne des « lendemains qui chantent », des comptes de la Sécurité sociale. Elle affirme avoir réduit les déficits de 40 % en trois ans et entend ramener à 10 milliards en 2016 le déficit de l’ensemble des régimes. Formidable ! Mais  on a un peu de mal à comprendre un optimisme que les analyses de la Cour des comptes ne partagent pas du tout. Si des mesures ont bien été prises pour réduire le déficit du régime des allocations familiales, passé de 1,6 milliard en 2014 à 1 milliard cette année (au prix d’une réduction des versements), l’assurance-maladie, par contre, a fait une rechute : son déficit a augmenté de près d’un milliard d’une année sur l’autre. S’il est vrai, qu’il y a une embellie pour le fonds social vieillesse, qui sera, nous dit-elle, en léger excédent en 2016, pour la première fois en quinze ans, en revanche elle ne tient pas compte du très fort déficit des caisses complémentaires de retraite, pour lequel aucune solution n’a été trouvée à ce jour alors qu’il faut plusieurs milliards d’euros pour les renflouer. Concernant les régimes de retraite, l’amélioration des comptes citée par Mme Touraine n’est que temporaire et est davantage le fruit de la réforme Woerth que de celle du sombre Ayrault. Pour renforcer durablement le régime vieillesse, il aurait été préférable d’adopter un départ à 63 ans au moins.

Une communication souriante pour une réalité qui l’est moins.

Elle n’est pas en reste. Notre bon gouvernement de gauche tient à nous faire savoir qu’il agit sur tous les fronts et qu’il continue à réduire la dépense publique tout en diminuant les impôts. Ce qui n’est pas vrai. Mais les informations diffusées tendent à nous le faire croire : elles font état par exemple d’une reprise de l’embauche pour les emplois par intérim, alors que le chiffre du chômage pour août publié fait état d’une augmentation de 20 000 chômeurs, complètement inattendue nous dira-t-on, en guise d’excuse, alors qu’on espérait qu’il pourrait être moins défavorable que d’habitude. Tous les éléments d’appréciation livrés par les pouvoirs publics sont assortis d’une communication radieuse, y compris la vente des fameux Mistral à l’Égypte qui permettrait à l’État de se sortir de ce guêpier sans qu’il lui en coûte un centime, ce qui reste à vérifier. On croit savoir en effet que l'Égypte a obtenu un crédit à 100% à taux zéro et ne paiera jamais. Et on vend à un pays vraiment démocrate alors qu'on s'apprêtait à le vendre à une quasi dictature... Il ne restera plus à l’Egypte qu’à les refiler à Poutine …

Un climat social et politique qui, loin de s’éclaircir, tend à s’obscurcir.

La perspective d’une économie supplémentaire de 3 milliards pour l’assurance maladie semble hors de portée. La ministre est déjà en conflit avec les professions de santé et elle ne pourra atteindre son objectif qu’au prix d’une crise sociale. Et puis il faut bien le dire, le gouvernement n’a pas fait, dans le champ immense des dépenses sociales, un effort comparable à celui qu’il réclame aux collectivités locales, dont les élus s’insurgent à juste titre contre la réduction des dotations. Comment ne pas se révolter quand on voit un état obèse refuser le moindre effort et qui décide de le faire supporter aux autres. Les maires, privés de ressources, accablés de transferts de charges, déjà engagés dans des coupes budgétaires qui affaiblissent les économies locales, ont raison de s’indigner de ce que la charge de la réduction de la dépense publique soit proportionnellement plus lourde pour eux que pour la sécurité sociale. Le gouvernement n'augmentera plus les impôts. C’est promis ! Mais en réduisant drastiquement les allocations aux collectivités locales, il provoque une hausse massive des impôts locaux. Taxes foncières et taxes d'habitation explosent.

Et Macron « trade » à perte !

L'affaire Volkswagen a des répercussions pour l'État français et plus particulièrement pour les contribuables. Elle nous coûte déjà plus d'un milliard d'euros, car l'action Renault, dont l’Etat est actionnaire à hauteur de 20%, a perdu près de 25%. En effet,  notre ministre de l'Économie a fait un coup de trading en avril : à la veille de l'Assemblée Générale de Renault il avait acheté près de 5% d'actions Renault pour pouvoir peser sur les votes (l'idée était de s'assurer que la loi Florange ne serait pas bloquée), une technique utilisée par des fonds spéculatifs. Avec la chute de l’été et l’affaire Volkswagen, on voit le résultat : il a fait un coup de trading avec notre argent et a perdu plus d'un milliard d'euros. Macron a peut-être été un bon banquier d'affaires, il est un bon ministre de l'Économie pour l'industrie des autocars, par contre c'est un très très mauvais trader. Mais « ça coûte rien puisque c’est l’Etat qui paie ! »

On trouve donc, dans l’exposé de Mme Touraine, puisqu’il faut bien la nommer, quelques vérités (très relatives) dans les chiffres qu’elle égrène, mais le contexte général des économies que le gouvernement impose, crée, par son caractère injuste et inéquitable, un climat social et politique lourd qu’il ne parvient pas à dissiper. Et les facéties de son grand argentier lui sont étrangères.

 


LA GRECE : ET MAINTENANT ?

Sirtaki

 

A voir la réaction des marchés au lendemain de la victoire de Tsipras, on a envie de dire, la Grèce, tout le monde s’en fout !

Il est vrai que les élections n’offraient aucun suspense : qui aurait pu avoir le moindre doute quant à la politique économique qui serait conduite par les gagnants : droite ou gauche, ils étaient condamnés à mettre en oeuvre l’accord conclu avec la zone euro. Alexis Tsipras l’a emporté assez largement, avec près de 36 % des voix contre 28,05 seulement à ses opposants de droite, Nouvelle Démocratie, malgré ce qu’indiquaient les sondages qui en Grèce se trompent toujours. Une belle manœuvre qui montre qu’il s’y entend pour garder le pouvoir. La Grèce est le berceau de la démocratie dit-on dans tous nos beaux livres d’histoire. On oublie de compléter en indiquant que c’est aussi celui des démagogues depuis l’Antiquité.

Quels enseignements faut-il tirer néanmoins de ce résultat tout de même paradoxal ?

 Les Grecs avaient de bonnes raisons d’en vouloir à celui qui vient de l’emporter. Le moins qu’on puisse dire est qu’il n’a pas tenu parole ce qui conduit Marine Le Pen , qui l’avait soutenu à affirmer qu’il a trahi ses électeurs en se soumettant au diktat de la zone euro. Elle n’a pas tort. Et ça explique la forte abstention à 44%. Mais où elle se trompe, c’est qu’en réélisant Tsipras, et en préférant Syriza aux autres partis, les Grecs ont montré leur attachement à l’Europe et à l’euro, avec la conviction qu’il n’y avait pas de solution sérieuse dans un retour à leur monnaie nationale. Tout au plus, on concédera qu’ils ne l’ont pas fait sans arrière-pensée : ils auraient souhaité obtenir le plan d’aide de quelque 80 milliards sans avoir à lancer le plan d’austérité qui reste à appliquer. Tout le monde sait bien que l’austérité trop « austère » conduirait à une catastrophe, tout autant que la pente des promesses de Syriza, première version. D’ailleurs, s’il est réélu, il reste néanmoins comptable d’avoir annihilé le peu de résultats acquis sur les efforts de ses prédécesseurs, et d’avoir mis son pays dans une situation encore plus dramatique, qui rend le relèvement plus délicat.

Et d’abord, ne plus emprunter.

Les Grecs ne sont pas sortis de l’auberge dès lors que l’endettement de leur pays s’accroît au point que personne, parmi les créanciers, ne croit vraiment que la Grèce pourra rembourser tout ce qu’elle doit. Tout au plus peut-on caresser l’espoir que M. Tsipras, grâce à la confiance qu’il vient d’obtenir, saura rapidement mettre son pays sur les rails qui conduisent à l’équilibre des comptes. Car, le vrai problème, ce n’est pas de rembourser, c’est de ne plus emprunter. D’ailleurs, il est à peu près certain que le plan infligé à la Grèce produira des accès de fièvre et des désordres. Et donc il sera difficile de la maintenir durablement dans un régime sévère. C’est pourquoi il faut bien mesurer ce qui s’est passé : voilà un peuple ulcéré par les sacrifices qui sont exigés de lui, qui vote quand même pour la zone euro. Il maintient au pouvoir un homme qui a adopté la politique qu’il avait dénoncée en janvier dernier avec une telle virulence qu’il a été élu sur le principe d’une rupture, celle-là même qu’il n’a pas voulu consommer. Il n’est pas interdit de penser qu’un certain nombre d’électeurs ont cru que M. Tsipras, qui sait prendre des virages à 180°, va changer une fois de plus de position et tenter de revenir au bon vieux laxisme qui a permis aux Grecs de vivre à crédit pendant tant d’années. Ce serait un pari hasardeux, car le moindre manquement à ses engagements priverait aussitôt la Grèce de tout financement européen.

L’Europe reste la solution.

Le résultat des élections en Grèce est donc principalement européen. Il administre la preuve que l’abandon de l’euro n’est pas une issue crédible ; il indique aux autres pays européens qu’il y a davantage de réalisme dans la monnaie unique et dans la rigueur financière que dans les plans irresponsables que proposent l’extrême droite et l’extrême gauche en France. La victoire de Syriza expurgé de ses jusqu’au boutistes, c’est la défaite de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen tout à la fois. Tous ceux qui prônent la dislocation de l’Europe et le repli national comme remèdes magiques sont disqualifiés. C’est une bonne leçon à rappeler, à quelques semaines des élections régionales, de montrer à l’électorat français que même un Tsipras n’a pas voulu aller jusqu’au bout de la logique qu’il préconisait, avec tous les risques inhérents, et que les Grecs n’ont pas cru qu’il y avait un avenir heureux dans le retour à la Drachme, que l’illusion et l’outrance sont possibles dans l’opposition, jamais quand on gouverne.

 


LES DIVERSIONS

Cédric-un-look-denfer-

Les Turlupins qui nous gouvernent ne manquent pas d’imagination pour détourner l’attention du grand public. Ce sont même des as de la diversion pour nous faire regarder le doigt, pour qu’on ne voie pas la direction qui est prise. Bref, de l’accessoire pour masquer l’essentiel !

La dictée de Belkacem.

Ah, notre Khmer rose n’en est pas à un « oukase » près. Elle a décidé toute seule en concertation avec elle-même, que désormais il faudrait faire une dictée par jour à l’école primaire. Qui peut le plus peut le moins. Mais une Ministre qui s’immisce à ce pont dans la pédagogie quotidienne, c’est du jamais vu. Trop « réac » pour être honnête. Faudrait-il faire oublier la mauvaise séquence de la réforme du collège et du jargon qui l’accompagnait ? Plus prosaïquement, ne serait-ce pas plutôt un moyen de faire oublier ce constat fait par deux chercheuses qui ont démontré que la meilleure méthode pour apprendre à lire, c’est la … syllabique ! Horreur ! Elles sont pourtant peu suspectes de collusion réactionnaire. Cependant, difficile pour l’intelligentsia de la rue de Grenelle d’admettre que ce qu’elle raconte depuis trente ans est faux. On va donc continuer avec des méthodes douteuses mi-figue, mi-raisin. Comme nous refusons de regarder le doigt, on n’est pas si sot, la direction, nous la connaissons : c’est le naufrage du système éducatif. Le système d’évaluation qui se met en place en est un moyen supplémentaire. L’édifice s’effondre, accélérons !

Les fonctionnaires de Macron.

Ah, notre grand argentier qui préside au destin économique de la République n’en est pas à une provocation près. Après la « séquence 35 heures » devant le Medef, voici la dernière nouveauté : « le statut des fonctionnaires » qui doit être remis en cause. De quoi faire hurler les syndicats et la gauche de la gauche. Tout Paris en parle. Demande-t-on sa démission ? Juste une petite admonestation. Ces disruptions ne sont pas innocentes. Elles peuvent viser à déstabiliser les frondeurs avec des idées qui entrent de plus en plus dans les têtes comme des évidences. Elles peuvent aussi servir au chef de l’Etat à prouver sa bonne foi d’homme de gauche, défenseur des principes. Il est curieux que chaque fois que Macron dérape, il donne l’occasion de rappeler ce à quoi on ne touchera pas ! N’est-ce pas bien joué ?

Et pendant ce temps-là pépère se rend au festival du « piano à bretelles » dans son fief corrézien, le festival de l’accordéon à Tulle. Il en profite aussi pour décorer à tour de bras. Ce sera son troisième déplacement en province en une semaine. Les affaires  du monde attendront. Campagne électorale oblige.

Les enfants du bon dieu ne sont pas des canards sauvages.

Prêt à toutes les récupérations, il s’est aussi rendu en Haute Saône, pour annoncer, en grandes pompes (il a fallu 2 Falcon pour transporter le gratin), 21 mesures pour la ruralité. Ah, ça change du discours « tout agglo » du PS. On semble découvrir les ravages causés par cette politique outrancière de métropolisation socialiste du territoire. Mais ce n’est que pour amuser la galerie : un catalogue à la Prévert bricolé en toute hâte pour faire croire qu’on s’intéresse au sort des ruraux qui ont de bonnes raisons de se sentir abandonnés. Une prison ici, des bornes de recharge électrique, des stations-service, l’accès au haut-débit accéléré (si j’ose dire), sans parler de quelques portes ouvertes allégrement enfoncées et du chéquier pour distribuer 1 milliard 300 millions qu’on n’a pas, et aussi des promesses gratuites assorties du mot « juste » … bla, bla, bla !

Peu importe que, pendant ce temps-là les immigrants clandestins devenus des « réfugiés » par la grâce des « éléments de langages » imposés par le « château », affluent à nos portes, permettant à des djihadistes de s’infiltrer.

Peu importe que les prévisions de croissance de l’OCDE pour 2016 soient moins optimistes que notre Sapin-les-bas roses, et que l’agence Moody’s ait une nouvelle fois dégradé la dette de la France.

Peu importe que la Cour des Comptes ait publié un rapport dramatique sur les comptes de la Sécurité Sociale. Un gouffre abyssal avec aucune perspective d'équilibre avant 2021  et qui s’explique, encore et toujours par... l'absence de réformes. Insupportable !

Peu importe que France Télévision annonce un déficit de 50 millions d'euros pour 2016 et que malgré ça, elle s'entête à lancer sa chaîne d'info. Comme dit l’hôte de l’Elysée, ça ne coûte rien puisque c'est l'État qui paie. Enfin, pas tout-à-fait. Nous aussi avec la redevance qui va augmenter, et les opérateurs internet déjà lourdement mis à contribution, ce qui va obérer un peu plus leur capacité d’investissement dans les technologies qui leur permettent de se développer.

Il ne faudrait pas croire que les Français sont dupes !

 


L’IMPÔT NE RESOUT RIEN !

Contribuable détroussé

On a beaucoup dit sur le choc fiscal de 2012, avec une hausse de 70 milliards d’euros des prélèvements concentrée sur les créateurs de richesse et les entreprises. Il avait pour but de rétablir l’équilibre dans les comptes publics en même temps que la « justice » fiscale. On n’a rien vu de tout ça. Il a débouché sur une sorte de « Jacquerie » à partir de 2013, marquée par différents mouvements de « pigeons » et autres « bonnets rouges », et surtout par une chute des recettes, un exil des fortunes et des talents, et aussi des centres de décisions, si nocifs pour l’économie nationale. Il a entraîné par contrecoup une sorte de remords présidentiel qui, depuis l’année dernière, se traduit par des baisses d’impôts homéopathiques en regard de ce qui a été prélevé, qui visent à l’exonération de l’impôt sur le revenu pour plus de 40% des ménages et reportant du même coup toute la charge sur les autres. On en a récolté tous les inconvénients : aucune baisse des prélèvements, mais baisse de la compétitivité, de l’investissement, et hausse du chômage. A cause de cela, la France a raté le train de la reprise mondiale.

Un choix calamiteux.

Le choix de tout fonder sur la fiscalité pour tenter le redressement du pays s’est révélé être un choix calamiteux. De tous les pays de l’OCDE, la France a été la seule à pratiquer une telle politique. C’est l’organisation elle-même qui le dit explicitement dans un rapport. Si on classe les 11 principales économies de l'OCDE en fonction de leur effort de réduction du déficit budgétaire depuis le début de la crise (2008), la France n'est que 8ème (ridiculisée face aux efforts consentis par la Grèce, le Portugal, l'Irlande ou l'Espagne). C’est le seul pays à avoir fait peser tout son effort de réduction du déficit budgétaire sur la hausse des impôts, au lieu de l’axer sur la baisse de la dépense publique. Autrement dit : pour l'État zéro rigueur, pour le bon contribuable la totalité des sacrifices.

Aucune leçon n’est tirée de cet échec.

Les baisses d’impôts annoncées pour le budget 2016 ne change rien au fond. C’est de la poudre aux yeux démagogique. Le véritable redressement passerait par une réduction forte des dépenses pour diminuer réellement les impôts sur ceux qui produisent la richesse. Rien ne sert de regretter d’avoir renoncé à la TVA sociale, peut-être parce que dans son délire fiscal notre « Grand Inquisiteur » de l’Elysée s’est aperçu de ce que cela aurait pu rapporter. Son mea culpa ne porte en aucune façon sur le choc fiscal qui a paralysé tous les secteurs de l’économie. Pire même, il ne tient jamais parole, détruisant chaque jour méthodiquement ce qu’il avait construit la veille. Ceux qui ont cru à un virage libéral ( ?) avec le « pacte de responsabilité » n’ont rien compris. La preuve en est avec le report de trois mois de la baisse des cotisations pour les entreprises. Anodin ? C’est en fait peu glorieux : il s’agit d’un bricolage pour trouver 1 milliards d’euros afin de boucler le budget 2016, au mépris d’un engagement réitéré quelques jours plus tôt sur la pérennité du dit pacte, reposant selon la parole présidentielle sur la confiance !!! Et la cause est tout bonnement la baisse de l’impôt sur le revenu promise à 3 millions de Français supplémentaires que l’on finance en reniant une décision. Tant  que l’économie sera réduite à une fonction de redistribution sans tenir compte de la production, la France continuera de s’enfoncer.

Pire, on cherche vainement la stratégie économique.

On ne peut que le constater chaque jour : il n’y a pas, à la tête de l’Etat de stratégie économique. Nos dirigeants improvisent tous les jours et ne savent pas où ils veulent conduire le pays, tout à la recherche qu’ils sont de la martingale qui leur permettrait de conjurer le mauvais sort qui les attend en 2017. Alors ils multiplient les changements de pied, un coup de barre à gauche pour calmer les frondeurs, un autre pour redresser et tenter de séduire les investisseurs, avec pour résultat la confiance qui s’érode un peu plus, la visibilité nécessaire aux chefs d’entreprises qui s’estompe dans l’enfumage, et la progression continue du Front National. Ils savent probablement qu’il faut baisser les charges et réduire la pression fiscale pour redonner de l’air à l’économie et des chances à l’emploi. Mais le sectarisme de la majorité sur laquelle ils s’appuient –Macron en sait quelque chose- les oblige à godiller : tout ce qui est donné peut être repris, tout ce qui est promis peut passer inopinément à la trappe. Comment faire confiance ?

Un socialisme perverti par la fiscalité égalitariste.

Il y a cependant un fil conducteur : c’est « l’homo fiscalis » que le chef de l’Etat voudrait façonner à travers la vision d’inspecteur des impôts qu’il est et dont il n’arrive pas à se départir. Mais l’impôt ne favorisera en rien l’émergence d’un homme « nouveau » dont les comportements seraient anoblis par ce moyen pour le conduire à la perfection sociale, dans une société nivelée. Tout au plus ce matraquage, loin de les abrutir, réussit à développer la ruse et l’astuce chez nos concitoyens qui développent des stratégies d’évitement pour échapper à la tyrannie fiscale. Cette vision égalitariste clive la société plus qu’elle ne la rassemble et peut conduire à la révolte… Au moins dans les urnes !

 


CHRONIQUE DE LA FRANCE QUI VA MIEUX (QU’IL DIT !)

Sapin

Sapin-les-bas-roses, qui a la haute main sur nos finances,  ferait bien de changer ses lunettes de la même couleur que ses bas. Vous n’allez pas me dire qu’il n’avait pas vu venir ce qui suit. Son optimisme de façade, il y a longtemps qu’il amuse la galerie. Effectivement, il vaut mieux rire. C’est peut-être un humoriste adepte de l’humour noir, après-tout.

L'avenir de la France n'est pas rose du tout.

La production manufacturière a baissé de 1% en juillet. Après une baisse de 0.6% en juin. L'industrie française n'est pas encore sortie de la crise, c'est le moins que l'on puisse dire. Alors que nos voisins Allemands et Britanniques ont retrouvé ou dépassé leurs niveaux de 2008, notre production industrielle continue à patiner. Les chiffres sont affligeants : 500 000 emplois disparus, plus de 15% de baisse en 7 ans. Et peu de signes de rebond réel. Et si on prolonge la tendance de la production de ces deux derniers mois on va vers une chute brutale. Car il est peu probable qu'il ne s'agisse que d'un accident. Il parait flagrant que les usines françaises ne profitent pas  assez de l'appétit des consommateurs hexagonaux pourtant dopé par la chute du prix des carburants. Notre industrie souffre bien d’un problème d'offre plus que de demande.

Perte de substance.

En fait, La première cause de la faiblesse de notre industrie c’est très probablement une perte de substance irrémédiable qui peut rendre le relèvement très compliqué. Le phénomène est assez ancien. Si la production avait continué de progresser jusqu'en 2008, elle perdait néanmoins des parts de marché parce que son offre était déjà trop chère et pas d'assez bonne qualité. La crise financière de 2008 a fait disparaitre des centaines d'usines qui ne renaîtront pas de leurs cendres. Il faudrait évidemment accélérer la mutation vers les nouvelles industries et les nouveaux services. Il paraît qu'on est les plus forts du monde dans les maths, la médecine, les multinationales, les start-ups, l'aéronautique, la mode, la recherche et la gastronomie, selon le magazine « Challenge ».  Alors qu’est-ce que le gouvernement attend pour agir ?

Matraquage fiscal et amoncellement de règles.

Parce que la deuxième cause de cette perte de substance provient du matraquage fiscal et réglementaire abondamment prodigué par les pouvoirs publics, matraquage qui fait souffrir l’économie, à commencer par l’agriculture, mais le secteur industriel plus que les autres secteurs. Si la décélération fiscale est engagée, on n’est pas encore revenu à la moyenne européenne, loin de là. Et il n’en est pas de même de l'amoncellement de règles parfois contradictoires qui continue de poser problème. La première tâche du gouvernement devrait être en effet d’aider ou d’accompagner les efforts des industriels pour se mettre au niveau de modernité des entreprises européennes, pour le moins, et de faciliter la croissance de toutes ces « start-up » branchées sur les nouvelles technologies. Mais, là aussi, il a du mal à passer aux actes.

En attendant, en guise de baisse d’impôts, c’est une taxe supplémentaire sur les serveurs internet qu’on va devoir subir pour alimenter le tonneau des danaïdes de l’audiovisuel public.

Pour agir dans le bon sens, il faudrait qu’en haut lieu on arrête de penser que la fiscalité est la mère de toutes les politiques !


FRONDEUR

Depute-frondeur-PS


Le mot est à la mode depuis qu’une poignée de députés socialistes renâclent à soutenir la politique voulue par le chef de l’Etat, pourtant issu de leur parti. Mais ce n’est pas une nouveauté dans notre beau pays de France, où les habitants dignes descendants des Gaulois, aiment à se « coltiner ». La politique n’échappe pas à la règle, vous l’aurez remarqué.

« Frondeur » !

En 1650, « un vent de fronde a soufflé ce matin ; je crois qu’il gronde contre Mazarin » rapporte un libelle qui circulait à Paris. Ah ! Mazarin, ce cardinal-ministre d’Anne d’Autriche dirigeait la France pendant la minorité de Louis XIV. Le royaume connaissait des difficultés financières qui obligèrent le gouvernement à prendre des mesures sur le plan fiscal pour tenter de faire face. Il s’en suivit une période de troubles politiques de 1648 à 1653 qui ébranlèrent le trône, car derrière la révolte fiscale, se cachait les ambitions politiques du parlement qui pensait profiter de l’agitation pour augmenter ses pouvoirs.

Mais d’où vient le mot ?

C’est un conseiller au Parlement qui demanda à ses confrères d’imiter les « frondeurs », ces gamins de Paris qui s’attaquaient à coups de lance-pierres et prenaient la fuite devant les « gens d’armes » pour y revenir peu après, le champ devenu libre… 

Faire souffler un vent de fronde, c’est donc pousser à la contestation, à la critique, voire à la révolte pour s’opposer à des projets ou à des lois.

Les socialistes n’ont rien inventé.

Sans faire de parallélisme avec le règne de Mazarin, il est amusant de constater que la Fronde prenait sa source dans le mécontentement fiscal. Il y aurait donc en France, aujourd’hui, deux types de frondes. Celle qui sévit à l’intérieur de la gauche et celle qui sourd de l’oppression fiscale que le pouvoir tente d’enrayer en faisant croire à des baisses d’impôts. Impossible à croire quand le rendement de l’IR augmente de 18 milliards d’euros.

 


LE MENSONGE DES REFORMES

 

Hollande bouffon

 

Loi Macron, réforme du code du travail, Cop21 … le pouvoir nous bourre le mou en permanence.

Vous savez ce qu’il faut penser des diminutions d’impôts programmées pour 2016, alors que la Cour des Comptes s’époumone en vain à conseiller à l’Etat de diminuer ses dépenses au moment où l’exécutif confirme l’embauche d’environ 30 000 enseignants supplémentaires d’ici 2017.  Embrouille et camouflage restent plus que jamais la marque du gouvernement socialiste.

Une loi inapplicable !

C’est la loi Macron en ce qui concerne les grands magasins. Libérale dans son principe, elle permet l’ouverture tous les dimanches dans les zones touristiques. C’est donc le cas des Galeries Lafayette et du Printemps Hausmann. Elle devait créer de l’emploi, relancer la croissance et doper l’attractivité de Paris auprès des touristes.les décrets d’application ne sont pas publiés qu’on sait déjà que le miracle n’aura pas lieu. Tout simplement parce qu’une clause prévoit l’accord des syndicats, et non des salariés, pour la mise en œuvre. Or, on sait bien que la CGT, la CFDT et FO sont contre, sans parler d’Anne Hidalgo, la desperados de la gauche dogmatique, grande prêtresse de la capitale. Comme la loi n’autorise pas les referendums internes… Vous m’avez compris. L’autre paradoxe, c’est que la même loi met des milliers d’autocars sur les routes y compris affrétés par la SNCF avec « Ouibus »  sur des parcours qui viennent en concurrence avec le train, au point que le président de la Région des Pays de la Loire qui a investi massivement dans les TER fait la gueule et est monté au créneau pour protester. On le comprend. Mais y-a-t-il quelque chose à comprendre ?

La vraie fausse réforme.

C’est celle dont tous les médias parlent en ce moment. Rendez-vous compte, on va s’attaquer au code du travail ! Forcément, quand c’est la gauche qui s’y met, il y a un loup (comme dirait Martine). Dans sa conférence de presse, le "magicien des annonces" a défini les contours : on ne touche pas aux 35 heures, on ne touche pas au smic, on ne touche pas au contrat de travail. On va réformer quoi alors, si on ne touche à aucun des freins qui bloquent l’embauche ? On va faire des accords avec les syndicats pour déroger à la règle générale, en matière de temps et de conditions de travail, mais c’est déjà possible, en matière de salaires, mais c’est déjà le cas, ou de responsabilité sociale des entreprises. Si les syndicats étaient réformistes, la loi qui s’annonce permettrait effectivement quelques avancées. L’os, c’est qu’on sait bien que la CFDT, si elle est seule, ne prendra pas le risque de les soutenir. FO et la CGT, soutenus par l’aile gauche vent debout contre tout « détricotage » du droit du travail, ne risquent pas de faire un pas dans cette direction. Il n’y a donc rien à en attendre !

Conclusion : regardez comme je réforme, mais n’ayez crainte, rien ne va bouger ! 

 


LES MEDIAS NE DISENT PAS TOUT ...

... Et même nous mentent par omission, déformation ou interprétation. Mais heureusement, il reste encore les charmes du « direct », quand il n’est pas trop trafiqué et internet où il reste possible, en prenant des précautions de trouver la vraie info.

Deux exemples de l’actualité.

La Baule 2015 

 

 

 

 

 

 

LE SANS FAUTE DE LA BAULE.

Beaucoup d’entre vous, qui n’y étaient pas auront retenu que la fameuse photo Fillon, Juppé, Sarkozy entourant Bruno Retailleau n’aura été que la manifestation d’une unité de « façade ». La palme de la mauvaise foi aurait d’ailleurs pu être attribuée à France 3. Et pourtant, la réalité a été toute autre. C’est vrai, Nicolas Sarkozy, qui revenait de soutenir un candidat UDI en Franche Comté avait trois quart d’heures de retard ce qui a réduit le temps du « croisement » avec François Fillon et Alain Juppé qui avaient un train à prendre. Aucune mauvaise volonté de part et d’autre dans ce concours de circonstances fortuit. La preuve en est les discours qui ont été tenus par les trois : des discours d’hommes d’état responsables. Les trois ont appelé à l’unité, les trois ont appelé à la mobilisation pour les régionales, aucun n’a fait la moindre allusion désobligeante envers l’un ou l’autre. L’assistance, nombreuse, plus de 1500 personnes, n’attendait pas autre chose. Applaudissements chaleureux, aucun sifflet envers qui que ce soit… Au point que l’un des participants, Paul Jeanneteau, pour ne pas le nommer, me disait, après avoir lu la presse du lendemain ou écouté les comptes rendus télévisés : « C’est à croire que ces journalistes n’étaient pas à la même manifestation que moi ! ». Et puis, cerise sur le gâteau, celui qu’ils étaient venus soutenir, Bruno Retailleau a fait une intervention remarquée d’intelligence, de lucidité et de conviction. Une journée formidable pour la motivation et la mobilisation. Un objectif atteint au-delà des espérances par la fédération de Loire Atlantique des Républicains… N’en déplaise aux médias qui auraient tant souhaité ce petit couac qui pouvait faire oublier l’image désastreuse laissée par le PS après La Rochelle.

Sapin

 

 

 

 

LES MIRAGES DE SAPIN LES BAS ROSES.

Depuis ce matin, on nous rebat les oreilles avec les baisses d’impôts prévues par le budget 2016. C’est nous dit notre « argentier d’arrière-boutique » parce que « la France va mieux, et même de mieux en mieux ». Une « sapinade » de plus. La croissance qu’il dit voir n’est qu’un mirage. La réalité est bien différente : la Corée du Sud vient de nous ravir la place de 5ème exportateur mondial, le déficit  de notre commerce extérieur s’est creusé de 500 millions d’euros au mois d’août et l’Espagne a produit moitié plus de voitures que la France au 1er semestre… pour ne prendre que ces exemples. En fait, la relative dépréciation de l’euro et la baisse du pétrole ne nous ont procuré aucun avantage compétitif puisque nos principaux concurrents sont européens et ont bénéficié des mêmes conditions. Là encore, les avantages monétaires ne sont que des mirages. Mais c’est vrai, on leur doit le peu de croissance que nous avons actuellement, et non à l’action du gouvernement. Les entreprises n’ont en rien amélioré leurs positions vis-à-vis de leurs principaux concurrents. Quant aux impôts, le Ministre des Finances refuse de voir l’effet de concentration sur les classes moyennes et supérieures (25% des ménages paient 90% de l’impôt) que les suppressions de tranches provoquent : « nous sommes revenus à la situation de 2010 » soutient-il. Encore un mirage. Il oublie de dire que c’est avec 20 milliards de prélèvement en plus ! En même temps c’est tellement facile de baisser les impôts de ceux qui n’en paient pas, avec des économies non documentées… donc fictives.


DIAFOIRUS A L'OEUVRE

Hollande grimace 


Dia-foirus : c’est-à-dire « dix fois foireux » selon Molière pour dire ce qu’il pensait des médecins qui le soignaient.

 

Le projet de budget 2016 fait l’objet de toutes les attentions de nos Garcimores gouvernementaux. Et comme l’économie de notre pays est bien malade, ils se penchent sur son cas pour tenter de lui asséner une thérapie salvatrice. Mais comme ce sont des incapables enfermés dans leurs vieux dogmes, la potion qu’ils concoctent va l’achever.

Dans leur chaudron, ils mettent une pincée de ristourne d’impôts préélectorale, une autre de hausse de seuil, une troisième de relèvement de taux … selon une recette mystérieuse pour le commun des mortels. C’est Diafoirus lui-même qui touille en marmonnant une litanie inintelligible faite d’un embrouillamini de mots parmi lesquels on discerne « redistribution » ou « justice sociale » en formules incantatoires. Une pluie de feuilles d’impôts est ajoutée à la mixture au moment où il prononce, cuillère tendue au-dessus de la marmite, « croissance, croissance, croissance », trois fois pour être certain qu’une fois administrée, la recette guérisse la patiente, c’est-à-dire la France ! L’effet surtout, qu’il en attend, avec cette potion à 2 milliards d’euros, c’est proprement de la magie : sa réélection en 2017, alors que 78% des Français le vouent aux gémonies, selon un sondage.

Sauf que Diafoirus est comme le diable, il joue avec le feu, à force de démagogie. Sa politique continue de réduire le socle des imposables, au risque de le rendre explosif. En effet, il concentre sur un nombre toujours plus réduit de foyers l’impôt sur le revenu qui de progressif va devenir forcément exponentiel. Le peu que les uns ne paient plus va venir inévitablement s’ajouter au « déjà trop » que les autres paient. Au lieu d’élargir l’assiette fiscale à tous, ce qui serait la vraie justice, on la concentre au point de la rendre insupportable sur ceux qu’on appelle les riches et qui sont loin de l’être en réalité. Par contre, ce sont bien les forces vives de la nation. Une potion qui empoisonne lentement ce corps social qui du coup n’a plus envie de contribuer, se décourage dans le travail, ne se risque plus à créer des entreprises, ou à investir dans le financement de projets. Surtout si le résultat consiste à être ponctionné pour tous les autres … qui touchent !

Mais on n’est pas au bout de nos peines. Les grognons frondeurs ont obtenu que soit lancé le chantier du prélèvement à la source, avec en arrière-pensée, la fusion de l’IR (impôt sur le revenu) avec la CSG, un cocktail mortel pour les classes moyennes. La cerise sur le gâteau de ces Diafoirus qui se réuniront au chevet de la France en faillite pour disserter sur ce qui n’a pas marché…

Comme le dit si bien Bartolone : «  Je préfère perdre les élections plutôt que ne rien faire ». Cela tombe bien, nous aussi on préfère qu’il perde les élections. Mais il serait aussi préférable qu’il ne fasse rien en attendant.

 

 


MA CONTRIBUTION A LA RENTREE SCOLAIRE

Collège

En ce jour anniversaire de la naissance de la 3ème République le 4 septembre 1870 (mais il faudra attendre jusqu’au 30 janvier 1875 pour qu’elle soit adoptée à une voix de majorité), il n’est pas inutile de rappeler que c’est à elle que l’on doit l’école gratuite, laïque et obligatoire.  Cette école était fondée sur la volonté d’une « construction démocratique des élites », l’accès au savoir pour tous, l’autorité des maitres et le culte de l’effort : « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, polissez-le sans cesse et le repolissez… ». Toute une époque me direz-vous, certes, mais avec l’héritage napoléonien des lycées et des grandes écoles, elle a permis à la France de devenir un empire planétaire et de briller de mille feux par ses scientifiques et écrivains de renom.

On doit ce succès en grande partie à « l’école », à ses « hussards noirs », à leur conscience professionnelle souvent vécue comme un sacerdoce. Le mot « mérite » avait encore un sens et ils célébraient le culte du dépassement de soi. Ils officiaient devant des classes pléthoriques, ce qui ne les empêchait pas de faire apprendre à lire, écrire et compter. Nostalgie ? Oui, peut-être, parce que de cette école j’en ai été le produit et quelque part le successeur au cours de ma carrière. Mon texte « totem », que je faisais apprendre aux élèves de 3ème était de Victor Hugo : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent, ce sont ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime …  ». La couleur était annoncée : ainsi commençait l’année du Brevet !

Bruno Retailleau, vient de rappeler, à l’occasion de la rentrée que l’école avait besoin d’équité (notamment entre les élèves du public et ceux du privé), d’exigence et d’excellence. Trois mots que l’on peut décliner à merveille dans le contexte actuel de permissivité, d’égalitarisme niveleur et d’hédonisme pédagogique. J’en ajouterai pour ma part trois autres : autorité, effort, connaissance.

Autorité.

Il n’y a pas de transmission du savoir sans respect pour celui qui le transmet. L’autorité du professeur n’est pas négociable. C’est lui qui détient le savoir et face aux autres sources, c’est lui qui doit arbitrer sans être contesté. Sa formation est évidemment essentielle. Connaissance à fond de sa matière, mais aussi pédagogie pour l’enseigner ce qui suppose la maîtrise des technologies modernes. Qu’on le veuille ou non, le prof reste un mouton à cinq pattes, mi-savant, mi-histrion, capable de pratiquer l’individualisation comme la dynamique de groupe… Il doit être soutenu par sa hiérarchie, respecté par les parents autant que par les élèves. Encore faut-il que sa démarche soit partagée par la philosophie générale en usage dans son établissement.

Effort.

Pour avoir pratiqué de multiples stratégies pédagogiques dans les disciplines que j’enseignais, le Français et l’Histoire-Géo, je n’en ai trouvé aucune qui pouvait se passer de l’effort d’apprendre. Certes, on peut apprendre à se concentrer, on peut par l’entrainement, faire acquérir des aptitudes d’attention et même faire prendre de bonnes habitudes comme demander la parole, ne pas couper l’expression d’un camarade, faire part de son incompréhension. Je me rappelle d’une élève, pourtant brillante, qui m’avait interpellé d’un : « Là, Monsieur, vous pouvez recommencer, parce que ça n’imprime pas ! ». Cette liberté de ton est possible quand la confiance s’est établie et quand le maître pratique lui-même l’humour. Mais les meilleurs résultats, on les obtient par l’effort, le culte de l’effort, celui qui donne confiance en soi et qui permet de franchir les obstacles. Et tout est possible alors. Exemple, cet élève peu doué, qui me disait sans cesse qu’il n’avait pas de mémoire et qui s’était retrouvé  à jouer le rôle de Chrysale (dont personne n’avait voulu) dans les Femmes savantes que nous avions décidé de jouer. La longue tirade du personnage face à sa femme, je la revois encore : elle avait été son calvaire et la veille de la représentation, elle n’était pas encore au point. « Voulez-vous que je vous dise ? Il faut qu’enfin j’éclate, que je lève le masque, et décharge ma rate… ». C’était parti devant le public attentif et prêt à l’apitoiement. Porté par toute la classe, il alla jusqu’au bout, avec les hésitations comme il se doit, mais elles collaient curieusement à son personnage un peu couard (c’est à vous que je m’adresse, ma sœur,)… Tonnerre d’applaudissements. Ses parents, je crois, n’en sont jamais revenus et ils m’ont dit que cet épisode avait transformé leur fils tant il avait pris confiance en lui-même. Tout cerveau à des capacités, il suffit de vouloir.

Connaissance.

La connaissance doit rester l’objet central de l’enseignement. On nous rebat les oreilles avec le concept « apprendre à apprendre ». Tu parles ! C’est le meilleur moyen de cultiver les lacunes. C’est comme la citation de Montaigne : « Mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine ! », on oublie toujours la suite « mais qu’on y requiert les deux ! ». Je veux bien qu’on donne des méthodes pour apprendre. Tous les cerveaux ne sont pas conformés à l’identique. Cependant, elles ne dispensent pas de l’effort d’apprendre qui passe par la mémorisation quelle que soit la nature de celle-ci. Entre l’encyclopédisme outrancier et le pédagogisme délirant, un juste milieu doit pouvoir être trouvé. Force est de constater que nous formons aujourd’hui des jeunes qui accumulent les lacunes. Ainsi, j’ai entendu un patron d’une entreprise du numérique affirmer que lorsqu’il recrutait des ingénieurs, il faisait passer une batterie de tests reprenant les savoirs acquis en terminale comme « qu’est-ce que la loi d’ohm ? ». Pour en arriver-là, c’est bien qu’il avait des doutes sur le contenu que peut cacher un diplôme ronflant d’ingénieur. Cultiver l’étonnement de soi, c’est bien, capter l’attention, c’est bien, mais au final, il faut emmagasiner le savoir. C’est ce qui donne ensuite la « culture ».

Autrement dit, ce n’est pas de réformes dont le système éducatif a besoin, mais d’une restauration sur ses bases !

 


CHRONIQUE DES JOURS QUI PASSENT

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OUVERTURE FACILE !

Un dernier billet d’humour pour marquer la rentrée.

Nous sommes envahis par les emballages. Notre société de consommation, à force de standardisation et de procédures pour faciliter les ventes en grand nombre, invente sans cesse des emballages censés nous garantir l’intégrité physique d’un produit en même temps que son utilisation facile. Et c’est là que le bât blesse.

Vous avez entre les mains un achat sous « blister », et c’est monnaie courante avec la rentrée des classes. Entre parenthèses, essayez donc de trouver un stylo vendu à l’unité … C’est qu’il en faut un certain nombre pour amortir le prix du support transparent qui l’entoure et qui permet sa mise en rayon facile. Tout bêtement. Bon ! Ben maintenant, vous êtes à la maison et vous avez besoin de votre stylo tout neuf : comment ouvrir ce satané « package ». C’est que la bête est solide et ne présente pas de point faible. Heureusement, vous avez une bonne paire de ciseaux bien robustes à portée de mains. Vous allez dire que j’exagère. C’est vrai, il n’y avait pas marqué sur l’emballage que je pourrai l’ouvrir facilement.

Mais dans bien des cas, la mention « ouverture facile » figure à côté d’une petite encoche qui signale l’endroit où vous pouvez « attaquer » l’emballage. Alors tentez votre chance avec un sachet de râpé ! A moins de posséder une force herculéenne dans les doigts, bonjour ! Là encore, une paire de ciseaux salvatrice est la bienvenue. Je me demande bien quel genre de personnes ils utilisent pour leurs essais !

Il y a aussi ces emballages qui sont censés vous faciliter la tâche : c’est le cas des boites de conserves. Autrefois, au moins c’était clair, il fallait un « ouvre-boite ». Soit vous interveniez en « roulant » le couvercle à partir d’une languette, soit vous utilisiez la force tranchante d’un engin conçu pour. De nos jours, le couvercle vous propose un joli petit anneau qui vous fait supposer qu’il suffit de tirer dessus pour ouvrir. Premier cas : vous passez le doigt dedans et vous tirez… et il vous reste dans les doigts. Deuxième cas, le couvercle vient. Vous vous dites : « c’est gagné ». En effet, mais il y a un lot en sus : arrivé en bout de course, le couvercle métallique a fait ressort et la sauce bien huileuse a giclé en fines gouttelettes sur votre sweet tout propre. Je ne parle pas du cas où il s’agit de maquereaux à la tomate …

Et les couvercles de bocaux : voilà les gros méchants ! Inutile de vous escrimer à vouloir ouvrir en force : sans « plop » salvateur, vous n’arriverez à rien. Alors, si vous n’avez pas un couteau solide à portée de main, du genre couteau à ouvrir les huitres, pour insérer sa pointe dans un recoin du couvercle et faire levier, il y a gros à parier que vous mangerez vos nouilles sans la sauce que vous aviez prévue. Encore faut-il éviter de se blesser, car l’instrument peut ripper…

Tout cela va encore quand on est jeune et dans la force de l’âge, mais quand vous prenez de la bouteille et que vous avez les mains confites d’arthrose, chaque ouverture est une épreuve de niveau olympique. A moins d’être organisé. Voilà pourquoi, chez nous, il y a toujours à disposition, dans la cuisine, des ciseaux pour venir à bout des sachets récalcitrants, un engin spécial type baleine à bosse pour ouvrir les boites de conserves, un « tourne-couvercle » qui s’adapte à tous les diamètres et permet de démultiplier la force de rotation, et même une prince multiprise pour dévisser les bouchons des bouteilles de lait ou d’eau minérale, souvent très retors. Ah mais !