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SARKOZY VOUS SALUE BIEN !

Sarko poutine

 

 Accompagné notamment de Rachida Dati, députée européenne, de Christian Jacob, et Pierre Lellouche, du groupe « Les Républicains », Nicolas Sarkozy a fait aujourd’hui escale à Moscou où il a rencontré Vladimir Poutine après s’être exprimé devant des étudiants russes. Ce voyage en Russie est diversement commenté, et a suscité autant chez François Fillon qu’Alain Juppé, le besoin de s’exprimer par écrit, l’un dans une tribune, l’autre sur son blog, sur les relations que nous avons, devrions avoir ou aurions dû avoir avec le chef du Kremlin. C’est donc dire que ce déplacement ne manquait pas d’intérêt.

Rappeler les fondamentaux des relations franco-russes.

Ce voyage n’est en rien déplacé. D’abord, l’ancien président est libre d’aller où bon lui semble, et en l’occurrence, son expérience pouvait lui laisser penser que les messages qu’il pouvait faire passer à Wladimir Poutine ne seraient pas  tenus pour insignifiants. On peut même espérer qu’ils participeront à faire avancer vers une solution durable aussi bien sur le dossier ukrainien que sur celui de la Syrie. Car Nicolas, qui a déjà eu affaire au Président russe quand il a fallu éteindre l’incendie en Géorgie, n’est pas celui qui veut renverser la table dans les relations de la France avec la Russie. Tout en dressant de l’action russe au Proche-Orient un bilan plutôt positif, M. Sarkozy a souligné que les bombardements de l’aviation russe ne suffiraient pas pour régler le conflit syrien. Et s‘ils ont pour objet de protéger Bachar moins contre Daech que contre les rebelles syriens, il a rappelé à son interlocuteur  que « quelqu’un qui a sur la conscience la mort de 250 000 compatriotes ne peut pas représenter l’avenir de son pays ». sur le dossier ukrainien, il a eu raison de rappeler que les accords de Minsk doivent être respectés et doivent servir de base à l’apaisement des tensions entre l’Europe et la Russie. Au geste de Poutine qui a fait différer les élections dans la partie sécessionniste de l’Ukraine, doit répondre du côté européen une levée progressive et conditionnelle des sanctions qui font souffrir les économies des deux côtés.

Poutine, passage obligé.

Nicolas Sarkozy n’est pas le plus « poutinophile ».  François Fillon est plus proche que lui de M. Poutine, qu’il appelle affectueusement « cher Wladimir » et ce dernier apparaît comme le Français le moins scandalisé par le soutien du président russe à Bachar Al-Assad. Il y a d’ailleurs, à droite, d’autres élus qui vont rendre visite au Président syrien. On ne sait pas trop à quoi servent leurs déplacements sinon à indigner tous les naïfs qui ont encore la faiblesse de croire qu’on ne va pas discuter avec un tyran sanguinaire, qui doit sa longévité politique au soutien de la Russie et de l’Iran. De ce fait, le voyage à Moscou n’a rien d’indécent. Je crois même qu’il était important de faire entendre aux dirigeants russes que deux coalitions en présence en Syrie et en Irak rendent la situation dangereusement compliquée, que ce discours, il n’est pas le seul à le tenir, et arrivant d’un congrès où il était aux côtés d’Angela Merkel et d’autres dirigeants de la droite européenne, il avait probablement l’accord de ceux-ci pour appuyer sa démarche. Tant il est vrai que la crise syrienne, l’expansion de Daech, la présence de l’Iran en Irak et en Syrie nécessitent une révision des interventions de la France, des États-Unis, de l’Iran et de la Russie. Cette révision ne peut être que le produit d’une concertation profonde entre pays qui poursuivent des objectifs différents mais ont parfois des ennemis communs.

Diplomatie « parallèle ».

Alors, forcément, ce voyage en Russie lui est reproché par la gauche qui dénonce la pratique d’une « diplomatie parallèle ». Mais pour qu’elle soit parallèle, il faudrait d’abord qu’il y en ait une ! Si « pépère » a une position, on voudrait bien la connaître et la réaction de « Manolito » sur le sujet faisait vraiment « petit bras » à côté du propos de l’ancien chef de l’Etat. On ne fait pas  de politique à l’extérieur de la France ! Dans ces temps difficiles et violents où peu des vieux principes sont respectés, Nicolas Sarkozy aurait pu s’en donner à cœur joie car il n’aurait scandalisé personne s’il avait fait de la politique intérieure à Moscou. Or, il a fait preuve d’une grande retenue.  Il a peut-être tenu à rappeler, à cette occasion, que, en tant qu’ancien président de la République, il connaît beaucoup de chefs d’État et de gouvernement et qu’il peut entretenir avec eux des relations aussi étroites voire plus, que celles de François Hollande. Aussi, quand la gauche rappelle que le pays doit être uni en matière diplomatique, elle perd son temps.  Les Français doivent savoir ce que ferait l’opposition sur ces dossiers importants si elle était aux manettes. Une manière aussi pour le président du parti « Les Républicains » d’affirmer son leadership. Evidemment, ça peut ne pas plaire à tout le monde. Oui, mais c’est lui le Président !

 


DES CHEMINS UN PEU TROP GALVAUDES

Mes chemins pour l'école alain Juppé001

 

J’ai beaucoup de respect et d’estime pour Alain Juppé. C’est donc avec beaucoup d’intérêt que je me suis penché sur son livre « Mes chemins pour l’école », avec l’espoir d’y trouver la « pierre philosophale » qui permettrait de remettre sur les rails un système éducatif en pleine déroute.

Un état des lieux honnête.

L’état des lieux qu’il fait est souvent lucide, mettant souvent le doigt sur les problèmes qui rendent inefficaces les apprentissages. Je partage globalement le diagnostic qu’il fait sur le fonctionnement de l’école : il est assez juste. Il est énoncé avec un ton serein qui n’appelle pas à la guerre, en s’appuyant sur des constats incontestables. Je dois cependant reconnaitre que j’ai dû m’accrocher pour lire ce livre jusqu’au bout. Et je ne crois pas que ce soit à cause d’un préjugé qui viendrait de mon expérience personnelle. Le choix de rendre compte de nombreux témoignages rend le parcours fastidieux et amène à des redites. Souci d’honnêteté certainement de la part de l’auteur, qu’on reconnait bien là, mais si la pédagogie est l’art de la répétition, ici elle n’emporte pas l’adhésion. Mais au fond, peu importe la forme, ce qui compte ce sont les projets. Là encore, je suis resté sur ma faim.  A force de vouloir « rassembler, apaiser » finalement on ne « réforme » guère.

Des propositions rarement innovantes.

Certes, les propositions sont pertinentes, la plupart relèvent du bon sens et de ce fait sont trop convenues, quand elles ne sont pas académiques. Ces chemins reposent sur un vécu que j’ai connu moi-même, celui d’une école de la République qui a permis d’emprunter l’ascenseur social à de nombreuses générations de Français, et Alain Juppé en parle avec une sincérité et une émotion touchantes. Cette vision idyllique est celle d’une école qui a disparu comme s’est évanouie la « construction démocratique des élites » qui faisait sa gloire.   Cela ne retire rien à la bonne foi et à l’honnêteté du propos. Tout le monde s’accorde aujourd’hui sur l’idée qu’il faut donner de l’autonomie aux établissements, sur la nécessaire déconcentration –à défaut de décentralisation- de la gestion des personnels enseignants, sur l’urgence d’une revalorisation financière du métier.  On adhère à la vision du maire de Bordeaux sur l’irruption de l’informatique et la nécessaire adaptation des pédagogies à ces nouveaux outils.  Un bon point aussi quand il tranche en faveur de la méthode syllabique pour apprendre à lire… Je suis moins convaincu quand il propose des évaluations qui supposent toujours des démarches lourdes et technocratiques, alors qu’un simple cahier des charges un peu précis permettrait à chaque maitre de mesurer les performances de ses élèves sans avoir recours à ces « grands-messes » uniformes. De même le « conseil d’établissement » et « l’agence d’évaluation » me paraissent directement sortis de l’univers technocratique : en a-t-on vraiment besoin ? Des machins qui viendront s’ajouter à une machine déjà très dévoreuse en parlottes de toutes sortes, en « conseils » en tous genres, en dispositifs variés … Enfin je déplore le refus de recourir à l’arme de la sélection par l’examen. Exemple : l’entrée en 6ème. Si on veut sauver le collège, commençons par n’en permettre l’accès qu’à ceux qui pourront en suivre les cours. Quelle autre procédure, meilleure que l’examen –pas le concours-, peut établir sans arbitraire le tri nécessaire ?

Le « dark side of the wall ».

Surtout, et c’est un reproche que je me permets parce que je veux être utile à la réflexion qu’Alain Juppé poursuit. Il sous-estime, à mon avis gravement, le « dark side of the wall » (excusez l’emprunt aux Pink Floyd).  Notre éducation nationale est aujourd’hui dans un état de délabrement que l’ensemble des témoignages qu’il a recueillis effleure mais ne mesure pas correctement.  Nous avons une légion d’enseignants dont beaucoup ont été recrutés à un niveau insuffisant voire médiocre, très souvent ignorants de la langue française correcte, encore plus de ses subtilités. Nous avons affaire à une citadelle  où la part de l’idéologie agite encore une fraction non négligeable du personnel, formé par Lutte Ouvrière à travers le réseau de feu les IUFM. On en a mesuré la capacité de nuisance avec les « réfractaires » qui refusaient les heures de soutien individualisé. Et puis il y a le repaire, le bastion de la pensée bobo-psycho-soixante-huitarde qui inspire le contenu des réformes et son langage verbeux digne des précieuses ridicules : j’ai nommé l’Institut Pédagogique National. Il faudrait le supprimer. Comme il faudrait revoir le pouvoir de la caste des Inspecteurs Généraux… Le chemin que propose Alain Juppé parcourt un monde de bisounours, alors que la réalité est faite de barrières, d’obstacles, de résistances. Un monde avec lequel le « consensus » est impossible. Je me rappelle, cette réflexion que m’avait faite une collègue avec laquelle je croyais bien m’entendre alors que nous nous concertions sur une « charte de l’élève citoyen » pour notre établissement : à ma proposition de l’appuyer sur les valeurs qui font « consensus » elle me répliqua qu’avec moi il n’était pas possible, que nous ne partagions pas les mêmes valeurs. Evidemment, tout le monde savait que j’étais de « droite » ! Edifiant non ? Une autre impasse est faite sur les établissements des « territoires perdus de la  République » où tenter d’enseigner est un enfer. Il ne sert à rien de nier leur existence, mais les oublier est encore pire. Il aurait fallu en faire des « citadelles », ils sont devenus des zones de non-droit au savoir. Régler ce problème demandera beaucoup de fermeté car le discours d’apaisement n’a aucune chance d’y être compris encore moins entendu.

Education et enseignement ne se confondent pas.

Il est bon de le rappeler. Comme Luc Ferry, je pense qu’éducation et enseignement ne se confondent pas. L’éducation relève des parents et s’incarne dans la sphère privée, l’enseignement est d’abord l’affaire des profs et se dispense dans la sphère publique des établissements scolaires. Sans enfants correctement élevés, il n’est pas possible d’enseigner, même si les enseignants sont amenés de temps en temps à rappeler les règles élémentaires de la civilité. Mais voilà, les parents sont de plus en plus aux abonnés absents ou manquent d’autorité, ou encore inculque une éducation dont les valeurs sont incompatibles avec celles de notre société. Il ne sera pas possible de relever le défi d’un système éducatif performant si les familles continuent de faire défaut. Il ne servira à rien de réformer. Tant qu’on ne mettra pas l’éducation avant l’enseignement. On n’est pas obligé d’ajouter à ce drame des mauvaises réformes comme celle qui vient d’être décidée pour le collège –la pire jamais vue- qui va casser le peu qui reste à bien marcher dans le système.

En conclusion, je donnerai le mot de la fin à Alain Juppé : toute réforme à venir devra commencer par l’école primaire, voire maternelle, c’est-à-dire par l’acquisition des fondamentaux qui commandent toute la suite des études.

 


LA REGION, SI LOINTAINE ET POURTANT SI PROCHE !

Découpage des régions


La campagne pour les élections régionales est lancée.

Dans le Maine-et-Loire, notre tête de liste de l’Union de la droite et du centre, Paul Jeanneteau a entrepris avec son binôme UDI, Isabelle Leroy, et les membres de sa liste, de sillonner le département en visitant tous les cantons avec réunions publiques tous les soirs vers 19H. Une tâche harassante mais exaltante : visites d’entreprises, rencontre des acteurs du territoire de toutes sortes, découvertes parfois étonnantes, même pour des candidats pourtant enracinés dans leur territoire. Les campagnes ont ceci d’utile qu’elles sont en prise directe avec la réalité. Pourtant la fréquentation des réunions publiques est comme le temps : variable.

On sait que nos concitoyens sont attachés à leurs collectivités territoriales et que la grande majorité d’entre eux sont conscients des évolutions organisationnelles qui les touchent. Mais voilà, tout a été fait pour leur brouiller l’idée qu’ils se faisaient de « leur région ». Nombreux sont ceux qui regardaient depuis son origine cet échelon de la décentralisation comme un ovni, plutôt lointain, au rôle obscur. Mais les 22 régions avaient fini par entrer dans le paysage, et la plupart ont fini par se forger une identité comme les Pays de la Loire, quand d’autres comme la Bretagne ou l’Alsace bénéficiaient d’une évidence existentielle par leur Histoire. Mais loin d’atténuer le manque d’incarnation des régions, le récent redécoupage, auquel le Français moyen n’a rien compris, l’a aggravé. Ainsi l’Aquitaine, le Limousin et Poitou-Charentes n’ont aucune racine commune depuis le fond des siècles et pourtant sur un coin de table « on » a décidé de les fusionner sans autre forme de procès. Avec de bas calculs électoraux comme motivation, bien évidemment. S’il s’agit de bâtir «  des stratégies territoriales » on en cherchera vainement les vecteurs dans cet assemblage hétéroclite de territoires dont les populations n’adhèrent pas au redécoupage qu’ils considèrent comme un mariage forcé au sein d’une entité artificielle.Pas étonnant alors que les Français manifestent un faible intérêt à l'égard des élections du mois de décembre. Seuls 60% d'entre eux savent qu'elles ont lieu et 45% seulement déclarent avoir de l'intérêt pour elles, ce qui laisse présager une participation électorale faible. Quand en plus 49% veulent en profiter pour manifester leur désapprobation à l''égard du gouvernement, on peut parier sur un effondrement des positions régionales de la gauche, qui de surcroît, part en ordre dispersé !

D’ailleurs, les Français sont majoritairement critiques à l’égard de cette réforme territoriale.

Seulement 27% d’entre eux considèrent que c’est une « bonne chose » ! Et ils sont 59% à penser que la création des grandes régions aura des conséquences négatives sur « l’identité locale du territoire » et 56% « sur la capacité de celui-ci à tenir compte des besoins des populations locales ». « Pessimisme sur les finances publiques » et « réticences » sont les deux épines d’une réforme improvisée et ratée. La loi NOTRe (pompeusement nommée Nouvelle Organisation du Territoire de la République) n’a pas complètement clarifié les compétences dans l’enchevêtrement du "mille-feuille" territorial pas plus que l’opacité de la fiscalité locale. Comment comprendre qu'on confère aux régions une compétence exclusive en matière de développement économique sans leur confier la politique de l'emploi sur laquelle l'Etat, pourtant en échec flagrant, veut garder la main. Enfin le mode de scrutin proportionnel  de listes contribue à tenir les élus régionaux éloignés de leur terrain et leur nom est rarement connu des habitants. En toute logique cette réforme, trop partielle et inaboutie, va se retourner contre ceux qui l’ont promue, le vote sanction et le désintérêt sont les deux formes de comportements qui transparaissent dans les études d’opinion. Les 9 et 16 décembre prochain, c’est plus en vertu du climat politique national (ce que les récents sondages semblent attester), qu’à raison des programmes des listes en matière de lycées ou de TER, que les électeurs vont se prononcer. Et c’est peut-être tant mieux, mais c’est aussi dommage.

Certainement, il faudra reprendre le découpage inepte de plusieurs des nouvelles régions. Bien sûr, il faudra encore resserrer les compétences et leur donner davantage de cohérence et aller plus loin dans la logique économique. Evidemment, il faudra doter chaque échelon d’une fiscalité clairement identifiable. Mais dès à présent, les Régions vont avoir un rôle renforcé en matière de développement économique et d’aménagement du territoire, d’éducation et d’apprentissage. Ce sont là des leviers d’action majeurs pour lutter contre le chômage, pour améliorer le cadre de vie, la capacité à se déplacer, rendre le territoire attractif à travers son environnement et son écosystème économique … Les programmes ne sont donc pas anodins et une politique n’en vaut pas forcément une autre. Les citoyens devraient donc y regarder à deux fois avant de voter, car c’est de leur vie quotidienne dont il est question, beaucoup plus qu’ils ne l’imaginent. Ils devraient penser « Région » quand ils prennent du carburant, quand ils conduisent leur fiston au lycée, quand ils pestent contre le changement d’horaire de leur TER…Et là aussi, un vote sanction des sortants de gauche s’impose, car leur bilan s’apparente à celui du gouvernement : gaspillage de l’argent public, montée du chômage, explosion de la dette, imposition maximale, gestion sectaire. Et en Pays de la Loire, région naguère en tête pour le nombre des apprentis, on enregistre une baisse de leur nombre, ce qui est en soi, un exploit dont on se serait bien passé !

Nous avons la chance d’avoir un territoire régional inchangé.

Profitons des prochaines élections pour remercier les locataires actuels. Les Pays de la Loire ont besoin d’un nouveau souffle. Qui mieux que Bruno Retailleau, qui a fait ses preuves en Vendée, peut le lui apporter. Le camp le plus mobilisé remportera le scrutin. Pour l'instant, c'est celui de la droite et du centre, mais cette mobilisation n'est pas totale. Il faut donc faire campagne sans relâche.

 

 


PEUT-ON METTRE FIN AU SUPPLICE ?

Fantôme de l'Elysée

La France s’en va par tous les bouts et pendant ce temps-là « pépère » s’en va de villages en banlieues, d’usines en kermesses, rencontrant indifférence, colère ou huées et toujours commentant son action qui n’intéresse que lui, réfugié qu’il est dans le narcissisme d’une présidence obsolète. Le mot de François Fillon : « les dix-huit mois qui viennent seront les mois les plus longs et les plus inutiles de la Ve République  » vient à point nommé. Il me trottait curieusement dans la tête depuis la bronca des policiers sous les fenêtres de Taubira, celle des médecins, celle des avocats, celle des enseignants… tant la France n’en peut plus de ce pouvoir autiste qui n’écoute rien ni personne, tout préoccupé par un souci unique, celui de sa propre réélection.

La colère monte.

Et elle touche progressivement toutes les catégories sociales. Les ouvriers, manipulés par la gauche archaïque et le Front national (même combat) se risquent à la violence et tentent de bloquer les évolutions pourtant inévitables de leurs entreprises confrontées à la concurrence mondiale, comme Air France ; les professions libérales qui clament vent débout leur hostilité aux réformes qu’on veut leur imposer qu’il s’agisse du Tiers payant pour les médecins ou de la réforme pénale pour les avocats ; les enseignants programment grèves et manifestations contre la réforme inepte du collège ; les agriculteurs crient leur désarroi contre les charges qui pèsent sur leur activité et les tuent, les classes moyennes grondent en sourdine contre les impôts qu’on leur assène pour alléger les tranches les plus basses à leur détriment, avec un sentiment croissant d’injustice… Et puis il y a ce sentiment général de laisser-aller au plus haut niveau, de manque d’autorité, d’absence de ligne politique claire qui ajoute à l’inquiétude du plus grand nombre. Jamais la France ne s’est sentie autant abandonnée et livrée à elle-même.

L’état impuissant.

Le refus de l’autorité est inhérent à la pensée de gauche. Autrefois, c’était les objecteurs de conscience, aujourd’hui c’est le laxisme généralisé. Les zones de non-droit se multiplient sans que l’Etat ne réagisse. L’exemple le plus parlant est celui de Notre Dame des Landes : des biologistes molestés, un véhicule de gendarmerie locale incendié, un camion égaré par mégarde sur le secteur pillé sans vergogne, et pourquoi se gêner puisque ces faits n’ont entrainé aucune arrestation.  Ces méfaits existent ailleurs, dès qu’un projet déplait à nos anarchos en goguette, adeptes du tourisme violent en Europe.  Ce sont les gens du voyage qui barrent une autoroute ou qui mettent à sac un village paisible, c’est l’abcès de Calais qu’on calme avec des emplâtres, et c’est la montée de l’Islam radical qu’on combat mollement dans l’hexagone. Et pour en rajouter, mettons au bout de cette liste les dysfonctionnements de la justice qui remet en liberté « par erreur » des présumés criminels, qui banalise la consommation du cannabis en la sanctionnant comme une infraction…

Une politique en échec total.

Aucune des mesures prises par le gouvernement de Hollande n’a atteint ses objectifs : en matière d’emplois, les contrats aidés, les contrats de génération (500 000 prévus, 50 000 mis en place), n’ont pas empêché la crue du chômage, et le nombre de sans-emplois de moins de 25 ans a crû de 100 000 depuis 2012. Les dispositifs patinent et contribuent à dégrader l’employabilité des personnes. Le « tout imposition », 58 milliards prélevés sur les ménages, n’a permis ni de réduire la dette, ni d’équilibrer le budget de l’Etat. Et l’on voit, comme l’an passé à la même époque, les mêmes titres dans la presse spécialisée sur «  les économies illusoires ». En fait nous avons un gouvernement qui fait du Tsipras sans le dire, en refusant les efforts et l’austérité qui les accompagnerait. Et cette phrase de Raymond Aron est vraiment d’actualité : « L’égalitarisme doctrinaire (leit-motiv de nos gouvernants) s’efforce vainement de contraindre la nature biologique et sociale et il ne parvient pas à l’égalité mais à la tyrannie », tant il est vrai que le mot « égalité » brandi à tout instant par nos ministres, de Belkacem à Sapin en passant par Touraine, sert de prétexte pour nous conduire tout droit à des dispositifs coercitifs qui limitent chaque fois un peu plus notre liberté de choix.

Un pays délabré.

Radicalisation, colère, incompréhension, sentiment d’abandon… La tentation est grande de mettre tous les politiques dans le même panier, de trouver des boucs émissaires comme « la faute à l’Europe », à la « mondialisation », comme si à l’heure d’internet nous pouvions vivre repliés sur nous-mêmes en totale autarcie. Les réforme engagées, ou sont ineptes comme le redécoupage des régions, ou de la poudre aux yeux comme celle du financement des retraites, ou encore génératrices de fracture sociétale comme le "mariage pour tous". L’échec du socialisme et ses mensonges permanents nous font courir un grave danger : celui de la tentation « Marine ». La seule « qu’on n’a pas essayé », disent de plus en plus les quidams habituellement discrets. Sauf qu’avec son programme, c’est un aller sans retour. Le cocktail explosif de ses promesses coûterait aux finances publiques plus de 120milliards d’euros (6% du PIB),  et notre déficit grimperait allégrement à 10% du PIB… Sans parler de toutes les mesures protectionnistes qui finiraient de tuer notre tissu industriel déjà à l’agonie. Son discours prospère aujourd’hui sur les deux séquelles du socialisme au pouvoir : l’inquiétude face à l’avenir qui concerne la ruralité et la désespérance  du monde ouvrier frappé de plein fouet par l’effondrement de notre tissu industriel. La gauche est bien la principale responsable de la montée du FN !

En 2012, la France sortait d’une crise majeure et commençait à se redresser. Elle avait commencé à se réformer. Depuis, elle a enclenché la marche arrière. La gauche au pouvoir nous a fait reculer dans tous les domaines. La France est en panne de croissance, elle n’est plus écoutée de ses partenaires et semble à la remorque de l’Allemagne. Le délitement est général. Qu’en sera-t-il au terme du quinquennat s’il faut attendre encore dix-huit mois le changement de majorité, puisqu’on sait que « pépère » en campagne ne changera plus rien !

 


LA GUERRE DES GAUCHES

Mélenchon Bastille 2013

 

Elle aussi fait rage et elle vaut bien la guerre du pétrole. Rien ne va plus entre le PS et ses alliés, les Verts, et encore moins avec la gauche de la gôôôche avec laquelle la rupture est consommée. Il suffit d’observer l’attitude de la CGT, téléguidée par ce qui reste du PC.

Les pommes de discorde se multiplient.

L’interpellation de six des employés d’Air France qui ont participé à l’agression contre deux cadres supérieurs est devenue un sujet de fracture. En effet, les policiers, lundi matin, sont allés chercher, à l’aube, cinq des salariés mis en garde à vue . Du coup, Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent (PC) ont aussitôt exprimé leur indignation. Non seulement ils estiment que la violence est celle qu’exerce la direction de la compagnie en prévoyant près de trois mille licenciements, mais ils pensent que la police a réservé aux suspects un sort humiliant.  Un peu gros quand même : certes les individus en question n’ont pas été traités avec ménagement, mais ils n’ont pas eu eux-mêmes pour les cadres d’Air France, des manières particulièrement « policées ». On peut même se demander ce qui se serait produit si les deux hommes n’avaient pas été soustraits par des vigiles à la violence dont ils faisaient l’objet. Cette fracture, on l’a bien vue lors de la visite du chef de l’Etat à Saint-Nazaire où il a été chahuté par les responsables cégétistes.

L’image de la France.

Le souci du gouvernement a d’abord été moins le sort personnel des deux cadres que les dommages causés à la réputation de la France par les images qui présentaient notre pays sous un jour peu flatteur. Aussi  Manuel Valls, en visite en Arabie saoudite, s’est-il efforcé de minimiser l’incident dans l’espoir d’améliorer l’idée que l’on se fait de la France à l’étranger. Pierre Laurent a jugé « hallucinante » cette attitude du Premier ministre, qui est allé, selon lui, s’excuser d’un incident syndical auprès d’un pays qui ne respecte pas les droits de l’homme. Polémique plutôt amusante, car le PC, toujours prêt à plaider la cause des prolétaires et des chômeurs, devrait admettre que le communisme et les droits de l’homme n’ont guère fait bon ménage. Mais la fermeté de l’exécutif a fait long feu. Notre roi de l’embrouille, qui s’est probablement senti humilié par le métallurgiste des chantiers navals, s’est empressé de reprendre à son compte le discours gauchiste comme quoi la violence vient aussi des « patrons » et de mollir sur le plan de restructuration d’Air France, pourtant indispensable si on veut sauver la compagnie. Double langage et valse-hésitation avec changement de pied en permanence. De ça, les Français n’en peuvent plus.

 Une gauche d’opposition.

Ce que montrent surtout ces échauffourées (qui seront vite oubliées), c’est que la gauche non-PS se comporte en opposante, comme si elle voulait la perte de ce gouvernement. Le Premier Ministre et Emmanuel Macron sont les bêtes noires et, dans la hiérarchie de ses ressentiments, on peut se demander si c’est le Front National qui occupe la première place et la droite la deuxième. Le climat est tel que tout espoir de reconstituer l’unité de la gauche dans la perspective des prochaines échéances électorales paraît très compromis. Les frondeurs, les mélenchonistes, le PC et les Verts ont fait de la politique économique et sociale du gouvernement un abcès de fixation et ils n’accepteront de coopérer avec François Hollande que s’il limoge son Premier ministre et son ministre de l’Économie. Pendant ce temps, Jean-Marc Ayrault, ancien chef du gouvernement, qui a besoin d’exister, insiste pour que le Président de la République procède à la réforme fiscale qu’il avait promise et qu’il n’a pas faite. Une telle réforme impliquerait la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, ce qui se traduirait par une hausse sensible de l’impôt payé par les familles possédant un patrimoine. Bref, le bateau prend eaux de toutes parts.

Referendum bidon.

Aussi, la direction du PS tente-t-elle de trouver des pare-feu. Car la désunion, compte –tenu du mode de scrutin qui oblige à arriver en tête, risque d’être catastrophique pour les élections régionales, de provoquer une débâcle jamais vue. L’idée d’un referendum populaire pour imposer l’union n’a aucune chance de déboucher sur un rapprochement. Tout simplement parce que le pouvoir ne mesure pas son impopularité qui est immense parmi ses électeurs eux-mêmes et à moins d’un mois des élections régionales, cette crise idéologique et la déception ne laissent pas augurer du succès de cette initiative en faveur de l’unité électorale. Quoi qu’il soit, le résultat sera aussitôt contesté. Chacun tient désormais à se compter, et même à provoquer la défaite d’un gouvernement qu’ils ne veulent plus soutenir. On a désormais une gauche de gouvernement, mais qui n’est toujours pas claire sur sa ligne, et une gauche franchement d’opposition, de contestation, radicale, qui prétend répondre à la désespérance avec son discours archaïque. Mais les deux gauches n’arrivent pas à admettre qu’elles ont perdu totalement prise sur l’électorat populaire au profit du Front National. Et plus elles se déchirent et plus celui-ci prospère. Un terrain politique qui pourrait conduire à l’élimination de la gauche au premier tour par l’émiettement des voix et l’abstention, laissant l’union de la droite et du centre seule face au parti extrémiste.

 


LA GUERRE DU PETROLE, ON N’EN PARLE GUERE …

Baisse petrole

Et pourtant elle a bien lieu. Et même sous nos yeux. Mais les troubles du monde rapportés par les médias nous la cachent, trop affairés qu’ils sont à mettre le sang à la une quand ce ne sont pas les débats futiles baba-bobo du microcosme parisien.

Les pays producteurs de pétrole sont bel et bien en guerre. Il n’y a pas de coups de canons, bien sûr, encore que… On voit bien que depuis quelques mois l'Arabie Saoudite manoeuvre avec une stratégie simple : inonder le marché pour accentuer la chute des cours et affaiblir ses ennemis politiques (l’Iran) ou économiques (Les Etats-Unis). Le rapport de l'OPEP qui vient d’être publié, montre qu'elle vient déjà de remporter une bataille contre les États-Unis.

Le rapport de l'OPEP est très instructif. L'Arabie Saoudite a décidé de continuer à augmenter sa production malgré la chute des cours du pétrole avec deux objectifs. D’abord affaiblir son ennemi juré - l'Iran - qui a besoin d'un pétrole à 130 dollars pour équilibrer son budget. Ensuite un objectif stratégique et économique : freiner l'explosion du secteur du pétrole de schiste aux États-Unis. Le rapport est assez explicite à cet égard : pour la première fois depuis 2008, la production de pétrole aux États-Unis sera en baisse en 2016 et ce sera une baisse significative. Car l'effondrement des cours du pétrole de plus de 50% a obligé les producteurs américains à réduire leurs investissements de façon drastique, du coup, le nombre de plateformes pétrolières diminuent et les licenciements se multiplient. Et comme toujours au pays des cow-boys, la croissance du secteur s'était appuyée sur un niveau élevé d'endettement, insoutenable avec des cours inférieurs à 50 dollars.

Disons que l’Arabie saoudite a gagné une manche. Les États-Unis restent bien évidemment dans la course et leur progression n'est que momentanément freinée. Néanmoins, elle a atteint un de ses objectifs en mettant les producteurs américains en difficulté : une stratégie qui a payé. La bataille n’est pas terminée. Car la chute des cours ne met pas seulement les Etats-Unis en difficulté. Nombre de pays dont le pétrole est la ressource primordiale souffrent et alimentent la chute de la croissance mondiale. L’Arabie saoudite ne pourra donc pas tenir trop longtemps son petit jeu solitaire. D’autant plus qu’elle est soupçonnée de financer par en dessous le terrorisme islamiste.

Mais de qui parle-t-on ?Certainement pas du pays avec qui notre matamore de premier ministre vient de signer pour 10 milliards d’euros de projets. Cachez ce pétrole impur que je ne saurais voir ! Nous, pendant ce temps-là, on en profite un peu à la pompe, en espérant que notre autre mirlitonne de ministre de l’écologie n’en profite pas pour augmenter ses taxes. Vous avez vu comme moi qu’elle va augmenter le prix du gazole pour le rapprocher de celui de l’essence. Il ne lui serait pas venu à l’idée de baisser celui de l’essence, ce qui produirait un effet bien meilleur si on veut vendre davantage de voitures qui l’utilisent.

 


CES QUELQUES BRICOLES QUI M’AGACENT … ET MÊME UN PEU PLUS !

 

Passons sur l’affaire Morano. Une grosse punition pour un faux délit. En effet, qu’a-t-elle donc fait ? Son crime est d’avoir cité maladroitement le Général De Gaulle. Elle s’est mal exprimée, probablement, mais y avait-il de quoi en faire un drame en cinq actes et trente-six scènes !! Car sitôt l’expression  « race blanche » prononcée dans un piège comme on sait les tendre  chez Ruquier, les grandes orgues de l’outrage se sont mises en branle, par tous ces donneurs de leçon d’antiracisme dont la vertu est probablement inversement proportionnelle à la clameur qu’ils font entendre. Le problème, c’est qu’autour de moi, tous les gens que j’ai interrogés, pas mes amis du cercle politique, non, les braves gens de mon quartier, aucun n’a été choqué par les propos de Nadine Morano.  Les procès en sorcellerie me hérissent et quand Dupont Aignan parle d’une nouvelle inquisition, pour une fois, je suis d’accord avec lui. Il a fallu que la gauche soit au pouvoir pour régir jusqu’à notre pensée : on parle même de renforcer la loi contre les propos racistes. Attention, Morano, c’est un peu la voix du peuple !

Autre chose. C’est le défilé des candidats à la primaire qui s’immiscent dans la campagne pour l’élection régionale. A dire vrai, je les aime bien, mais en l’occurrence, ils commencent à me les briser menu. Qu’ils viennent soutenir nos candidats c’est bien. Le problème c’est qu’ils parlent  cinq minutes de l’élection régionale, et une heure de leur vision pour la France. Hors sujet. Et ça nous brouille l’écoute ! Après on s’étonne que les adhésions viennent péniblement aux Républicains. Je le constate tous les jours, les gens qui pourraient adhérer sont agacés par cette course à l’échalote qu’ils se livrent tous. Un matin c’est Le Maire qui tonne contre l’idée de Sarkozy de mettre en place un socle programmatique commun, un soir c’est Juppé qui se distingue en se démarquant, habilement pense-t-il, d’une position tranchée de Fillon sur tel impôt, le lendemain midi … j’en passe et des meilleures. C’est le défilé sur les plateaux télé des émissions cultes vouées à la politique. Et gna-gna-gna, on finasse, on languedeboisdégoise, on sert un compliment sur le concurrent aussitôt suivi de trois vacheries… Alain, François, Bruno et maintenant Nadine, mettez-là un peu en veilleuse jusqu’au mois de janvier !

Laissez les candidats aux régionales faire leur boulot en leur laissant la première place dans les médias. Elle leur est refusée aujourd’hui par l’encombrement que vous provoquez. Je donne raison à Nicolas Sarkozy sur ce point : la priorité des priorités, c’est l’échéance de décembre qu’il faut gagner largement. 

Je vous parlerai bien de ce qui passe en midi Pyrénées avec Dominique Reynier et l'attitude des élus républicains à l'ego surdimensionné. Ceux-là n'ont pas envie qu'il gagne probablement. Parfois, je me demande si nous n'avons pas gardé la droite la plus bête du monde. 

Vieux sujet ! C'est dit et ça fait du bien !

 


UNE BELLE LECON !

 

Ce sont les électeurs portugais qui nous donnent une belle leçon ! Ils ont reconduit la majorité de centre droit qui a pourtant mené une politique d’austérité que d’aucuns chez nous auraient qualifié « d’effroyable ». Au Portugal, en effet, on a taillé dans le vif pour permettre de redresser le pays. Diminution du salaire des fonctionnaires et des retraites et quantité de mesures impopulaires. Mais celles-ci ont permis au pays de sortir du plan de soutien qui lui était imposé et de retrouver des marges de compétitivité.

Tout n’est pas résolu, bien sûr, et il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’être sorti réellement d’affaires. Mais la croissance est de retour et facilite quelque peu la tâche. En tout état de cause, le peuple portugais a préféré continuer dans la voie des efforts plutôt que de répondre à l’appel des sirènes « anti-austérité ». Le Portugal c’est l’anti-Grèce, le contre-exemple qui est là pour donner tort aux promesses démagogiques du « démiurge » en papier de soie Alexis Tsipras, dont le discours s’est fracassé sur le mur des réalités.

L’opposition entre les deux « modèles » ne s’arrête pas là. On a d’un côté un peuple laborieux, dont les habitants ont la réputation d’être des travailleurs impénitents, n’ayant pas peur de se lever tôt et de se coucher tard. On est bien loin de la langueur grecque. J’arrête là la comparaison pour qu’on ne m’accuse pas de manichéisme sordide. Les procès en sorcellerie étant fréquents par les temps qui courent (suivez mon regard).

La consultation portugaise a pourtant un point commun avec la grecque. Elle est aussi une victoire pour l’euro, en plus nette, en plus clair. Cela fait chaud au cœur de voir qu’il y a encore des peuples qui croient en l’Europe. Car cette volonté de continuer la politique de redressement si elle est un acte de foi dans leur pays pour les Portugais, elle est aussi un signal positif envoyé aux partenaires européens. Voilà un pays qui mérite notre solidarité !

Un exemple à méditer pour nous Français, au moment où notre pays boucle son budget 2016 avec la même « clarté » obscure que les précédents sur les économies réalisées, sur les fausses baisses d’impôts selon Sapin les bas roses, alors que le produit augmente, sur ces petites taxes qui se multiplient en douce, planquées dans les lignes du budget,  comme celle sur les huiles végétales, margarines ou matières grasses tartinables  (mais oui !) -certainement pour lutter contre l’obésité-, et celle sur les produits d’industrie ou de fonderie, secteurs on ne peut plus prospères en France, comme on sait : inouï ! Sans oublier la hausse de la redevance… En matière d’obésité, le gouvernement ferait bien de traiter sa maladie, la « taxite aiguë » puiqu’on en arrive à exactement  364 prélèvements de toute nature, soit … un impôt par jour que Dieu fait (je ne parle pas de Hollande).

On ne fera rien pour permettre à nos entreprises de retrouver des marges de compétitivité, pour assouplir le code du travail, pour permettre l’augmentation du temps de travail. Au sommet de l’Etat, on est en campagne, on vend du vent, on ment pour se faire réélire… Tout ce qui intéresse les Français quoi.

Enfin, ne vous étonnez pas si les billets sont un peu espacés sur le calepin. J’ai une excuse. Je suis impliqué (un peu)  dans la préparation de la campagne pour l’élection régionale dont je suis une cheville ouvrière (beaucoup). Je reviens vers vous dès que je peux. Je vous parlerai de quelques bricoles (et un peu plus) qui m’agacent à droite. Et je ne pense pas qu’à « l’affaire » Nadine.