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APPEL À TOUS LES RÉPUBLICAINS DE FRANCE

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« Nous appelons à s’unir à nous tous les Républicains qui ont dans leur cœur l’amour d’un pays dont l’idéal a transformé le monde.

Nous appelons à nous rejoindre tous les Français qui aiment la République, ce miracle par lequel tant d’hommes dans le monde qui se sont endormis sujets, se sont réveillés citoyens, parce que ce mot signifie pour eux une certaine idée de l’Homme, une exigence qui fait passer les devoirs avant les droits, un « non » catégorique à toutes les formes d’asservissement, et à tout ce qui porte atteinte à l’égale dignité de la femme, de l’homme et de l’enfant.

« Républicains », ce n’est pas seulement le nouveau nom d’un parti. C’est le cri de ralliement de toutes celles et de tous ceux qui souffrent de voir la République reculer tous les jours et qui veulent opposer à ce recul un refus déterminé.

« Républicains », c’est le nom de celles et de ceux qui refusent d’abandonner à d’autres la maîtrise de leur propre destin, et qui veulent vivre debout, de leur intelligence, de leur travail, de leur mérite sans être redevable à personne.

« Républicains », c’est le nom de ceux qui préfèreront toujours la liberté à toutes les formes de dépendance, et choisiront toujours l’ouverture à l’universel contre l’enfermement communautariste, le sentiment d’une destinée commune à la guerre des origines et des mémoires.

« Républicains », c’est ainsi que se nomment celles et ceux qui se battent pour l’émancipation de la personne humaine et pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

« Républicains », c’est ainsi que se nomment celles et ceux pour qui le combat contre le fanatisme et l’intégrisme, contre l’obscurantisme et la déraison, contre la barbarie et la sauvagerie qui menacent toute forme de civilisation dans le monde, est au-delà de la droite et de la gauche.

Républicains de tous les bords, vous qui pensez que la personne humaine ne peut être laissée à la merci de n’importe quelle tyrannie, ni religieuse, ni politique, qu’elle n’est pas une marchandise que l’on peut acheter ou vendre, vous qui refusez de désespérer de la raison et de la conscience humaines, ce que nous avons en partage est plus grand que ce qui peut nous séparer.

Républicains de France, vous qui pensez que la Démocratie est plus grande avec la République que sans elle, vous qui regardez la République comme une espérance, le premier de nos devoirs communs n’est-il pas de conserver à nos enfants cette espérance ?

Républicains, la République a besoin de chacune et de chacun d’entre vous.

Pour que demain, nos enfants retrouvent confiance dans l’avenir en continuant d’écrire une histoire de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité, unissons-nous ! »

 

"SARKOZY outragé, SARKOZY brisé, SARKOZY martyrisé, mais SARKOZY libéré !"

L’appel à tous les Républicains de France, ce n’est pas un hasard, reprend quelque peu la forme de l’appel du 18 juin du Général De Gaulle. C’est le défi que le nouveau parti « Les Républicains » doit relever : aller largement au-delà des frontières traditionnelles des clivages politiques pour rassembler toutes celles et tous ceux qui se réclament de la République, dans la conception que nous nous en faisons, assise sur son exigence d’une nation une et indivisible, et dotée de ses pouvoirs régaliens qui garantissent la liberté de chacun de penser, posséder, circuler, assurent à tous l’égalité en droit et la fraternité par la cohésion sociale, enfin la laïcité qui protège le droit de chacun de croire ou de ne pas croire, de pratiquer le culte de son choix ou non.

Certes, nous ne sommes pas les seuls "Républicains". Monsieur Mélenchon aussi est Républicain, mais nous ne parlons pas de la même République. La référence de la sienne c’est celle de la Convention et de la dictature de la  terreur. Monsieur Cambadélis aussi est Républicain, mais son parti abandonne des pans entiers de la société au communautarisme et il tolère de vastes territoires en zones de non droits occupés par des « terroristes »  érigés en procureurs de la bien pensance du développement économique. Alors oui, nous sommes les Républicains, mais nous « plus », aurait dit Coluche !

Le congrès fondateur des « Républicains » aura eu ce mérite de mettre ensemble toutes les sensibilités qui traversent la droite et le centre. La succession des orateurs à la tribune en est une illustration vivante. Le discours de clôture de Nicolas Sarkozy est fédérateur de toutes ces énergies, de toutes ces nuances, de toutes ces différences d’appréciation sur les remèdes à apporter à une société malade, que le Diafoirus socialiste épuise plutôt qu’il ne la soigne. La « société de confiance » dont il tire à grands traits les caractéristiques et qu’il appelle de ses vœux sera au cœur du projet que « Les Républicains » vont maintenant écrire et qui sera le socle de leur histoire commune, et je l’espère, celle de tous les Français. Quel que soit le candidat qui le portera le moment venu. 

Avec ce Congrès, c’est un Sarkozy libéré qui montre le chemin.  

 


MELI-MELO ZAPPING

Copie de longue vue

 

La croissance américaine s’est contractée de 0,7% sur les trois premiers mois de l’année, un chiffre qui contraste fortement avec ceux des deux trimestres précédents (5 % et 2,2 %). Elle anéantit pratiquement tout espoir de voir la Réserve fédérale relever les taux d’intérêt au mois de juin. Depuis la crise financière, l’économie américaine ne peut s’empêcher de faire du yo-yo. Elle affiche un grand dynamisme pendant deux ou trois trimestres, avant de retomber comme un soufflé ensuite.

Christine Lagarde a parlé de la possibilité d'un Grexit. C'est la confusion depuis quelques jours. Tsipras annonce l'imminence d'un accord et provoque l'envolée des indices boursiers, le lendemain le FMI évoque la sortie de la Grèce de l’euro et les marchés perdent leur latin, ou plutôt leur grec ! On sait que les négociations n'ont pas encore abouti. On sait aussi que le FMI est plus ferme que l'Europe et veut des engagements plus sérieux du côté des Grecs. Ce qu'on sait encore c'est que le gouvernement Grec ne veut pas faire, officiellement, plus de sacrifices : une posture pour satisfaire l’aile gauche de Syriza. Mais en réalité, Tsipras est prêt à tout accepter pour obtenir les quelques milliards dont il a cruellement besoin à très court terme pour payer les salaires des fonctionnaires et les pensions des retraités. Les dettes, au fond, il s’en tape, car il sait pertinemment qu'il ne pourra pas respecter ses engagements. On est de toute façon dans un marché de dupes. Personne n'a le courage de prendre la décision difficile mais nécessaire alors que le Grexit n'a plus l'air de faire peur.

Deux ans après avoir enclenché un gigantesque programme d’assouplissement quantitatif, qui constitue le principal élément des « Abenomics » du Premier ministre, l’exécutif japonais assiste à une détérioration des indices économiques qu’il espérait réveiller. La BoJ et l’exécutif avaient pourtant promis, dès 2013, que leurs initiatives allaient permettre de générer, en un peu plus de deux ans, une inflation « saine » d’au moins 2%. Rien à faire, la déflation est toujours là !

Au lendemain d’une rencontre avec Manuel Valls, François Baroin, président de l’Association des maires de France (AMF), a présenté une étude sur « l’évolution des finances des communes et des intercommunalités et la forte baisse des investissements publics locaux ». L’AMF estime que l’investissement local, qui représente 70% de l’investissement public, pourrait chuter de 25% à 30% du fait de la baisse des dotations de l’Etat. Manuel Valls ne bougera pas pour autant et a confirmé qu’il n’y aurait « pas de retour sur la diminution programmée des dotations de l’Etat sur trois ans ». Après le rapport de la Cour des comptes, on voit bien qui doit faire les efforts et qui n’en fait pas !

Le tribunal correctionnel de Bordeaux a relaxé Eric Woerth, soupçonné « d'abus de faiblesse » et de « trafic d’influence » dans l'affaire Bettencourt. On se souvient avec quelle violence les socialistes l’avaient trainé dans la boue en 2010, Ségolène Royal en tête, l’amère de Lille à la rescousse… On aimerait des excuses !!! Si ce n’est pas trop demander à nos mères-la-vertu.

La dégringolade de la part des exportations françaises de biens et services sur le marché mondial est spectaculaire, de 6,1 en 1995 elles passent à 3,5% en 2013. Autre signe inquiétant, notre appareil exportateur reste concentré autour des grands groupes et de leurs filiales, qui réalisent 99% des exportations, bien qu'ils ne représentent que la moitié des exportateurs.  

Merkel et Hollande vont présenter un nouveau projet pour l'Europe. Celui-ci vise une Europe plus resserrée, plus intégrée économiquement, avec une convergence plus forte notamment sur la fiscalité et les lois sociales. Tout le contraire de ce que souhaite la Grande-Bretagne qui veut encore plus de liberté au sein de l'Europe et surtout moins de droits pour les membres de l'Union Européenne qui viennent dans le pays. L'heure de vérité a sonné et chacun semble prêt à assumer sa différence. L'Europe n'a pas peur du Brexit : on ne veut pas sacrifier la construction européenne aux contraintes électoralistes de Cameron. Les électeurs Britanniques devront choisir : plus d'Europe ou pas d'Europe. Il n'y aura pas de compromis. Et c’est tant mieux !

Karine Berger, la gaucho qui a fait sa belle dans les courants du PS avec  sa motion, a déclaré : « Nicolas Sarkozy abîme la République ». Et son « bouffon » de président, il fait quoi, lui ? Il laissera la France dans un état pitoyable bien pire que celui dans lequel il l’a trouvée en arrivant.

 


CONFIRMATION ! (Malheureusement…)

Migaud1

 

Si vous avez lu mon article d’avant-hier, « L’ETAU DES TAUX », le rapport de la Cour des Comptes publié aujourd’hui montre que je n’exagérais pas quand je dénonçais la gestion déplorable du gouvernement. Voici ci-dessous ce qu’en disent les Echos :

« Les dépenses de l’Etat se sont stabilisées en 2014. Mais les magistrats de la Cour des comptes dénoncent les opérations de débudgétisation « importantes » réalisées par Bercy pour tenir ses objectifs.

« Le temps de la redistribution est venu », a récemment assuré François Hollande. Le temps de l’effort n’est pas terminé, lui répond en substance ce mercredi Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes, à l’occasion de la présentation de son rapport sur l’exécution budgétaire 2014. Amorcée depuis 2010, « la réduction du déficit de l’Etat a été interrompue en 2014 », ce dernier s’élevant à 85,6 milliards d’euros, soit 10,7 milliards de plus qu’en 2013 et « plus de deux fois supérieur à celui d’avant la crise ». La faute à des recettes fiscales qui ont baissé de près de 10 milliards « pour la première fois depuis 2009 », tandis que les dépenses sont juste stabilisées sans « économies structurelles significatives ». En conséquence, la dette a continué de progresser à un « rythme soutenu », atteignant 1.528 milliards fin 2014.

Les chiffres ne sont pas nouveaux. Mais en les alignant les uns derrière les autres, la Cour des comptes vient largement tempérer le satisfecit de Bercy devant des résultats meilleurs que ceux attendu.

Débudgétisations importantes et reports de charges accrus

L’absence de reprise et la très faible inflation avaient contraint le gouvernement à revoir ses prévisions de déficit et de recettes lors de son « opération vérité » sur les comptes publics l’été dernier. Mais pas à renoncer aux économies et au strict respect de la norme des dépenses de l’Etat. Des « économies » que relativise largement la Cour des comptes : si les dépenses du budget général « ont été stabilisées par rapport à 2013 », c’est « notamment grâce à la diminution de la charge de la dette (-1,73 milliard) ». Or dans le même temps, « certains postes de dépenses croissent de nouveau », constate la Cour (masse salariale, retraite...). Et si « les normes de dépenses, plus strictes qu’en 2013 ont été respectées », c’est « au prix toutefois de débudgétisations importantes et de reports de charges accrus ».

La Cour des comptes dénonce ainsi les tours de passe-passe de Bercy pour tenir ses objectifs de dépense.

Dans la ligne de mire des magistrats, les crédits du programme d’investissement d’avenir (PIA) : une rallonge de 12 milliards d’euros avait été décidée pour 2014 par le gouvernement Ayrault : « le dispositif dérogatoire mis en place dans le cadre des PIA a eu pour conséquence d’effectuer 3,3 milliard de dépenses hors du budget de l’Etat. En outre il a été largement utilisé pour combler des insuffisances de crédits budgétaires en contradiction avec son objectif initial ».

Nouveaux décalages de paiement.

La Cour des comptes pointe également de nouveaux décalages de paiement. « A la fin de 2014, l’Etat a constitué des dettes à l’égard d’entités, qui vont peser sur 2015 et sur les gestions suivantes », indique-t-elle. Par exemple, la dette de l’Etat à l’égard de la Sécurité sociale a augmenté de près de 50 % en 2014 (368 millions d’euros) ! Qui plus est, la cour des comptes déplore l’usage récurrent de la technique du rabot pour rogner les crédits des ministères et « l’absence d’économies structurelles significatives ». 

 


LE BOUFFON DE CARCASSONNE

    Hollande bouffon 

On a bien cru que c’était une farce.

Un sosie du Président de la République est venu devant les élus socialistes de l’Aude leur faire un discours complètement surréaliste, probablement pour les faire rêver et leur faire oublier ce qui ne s’était pas réalisé. Et voilà notre personnage qui réécrit gaillardement, dans une langue frisant par moment le charabia, les trois premières années du quinquennat et si on en croit le récit, tout ce qui s’était passé était d’une limpidité absolue. Si la logique en a échappé à plus d’un, c’est qu’il s’agit de sots ou pour le moins d’irréductibles antisocialistes, les deux catégories n’en formant qu’une dans son esprit. Alors tenez-vous bien, selon le nouveau « testament » du quinquennat, l’hôte de l’Elysée aurait bel et bien mené de 2012 à 2014 le « redressement du pays » et le moment est venu d’en distribuer les dividendes ! Non, ça n’est pas un mirage, il l’affirme ! Et puis, en se pinçant, on se réveille et il faut bien constater que ce n’était pas une galéjade. C’est bien le discours tenu par l’actuel président, en chair et en os. Il ne lui manque plus que le chapeau multicolore à trois cornes, … mais le bouffon fait-il encore rire !

Ceux qui sont restés sur terre se demandent bien de quoi il parle.

Oui, de quoi parle-t-il : de redressement… fiscal ? du nombre des chômeurs ? de grandes réformes de structure ? Aurait-on, sans qu’on nous le dise, simplifié le code du travail, abrogé la loi Duflot pour le bâtiment, supprimé les 35 heures … ? Aurait-il réglé enfin et subrepticement le financement des retraites en reculant l’âge de départ à 65 ans et établi l’égalité de traitement entre le public et le privé ? Ou encore renoncé à la généralisation du tiers payant… A l’écouter, les 931 réformes réalisées sous Nicolas Sarkozy seraient de la roupie de sansonnet à côté de ses douze travaux d’Hercule. Un grand mensonge pour faire oublier le vide de son bilan et le désastre de sa politique. Et le plus horrifiant c’est qu’il ait annoncé sans attendre le temps de la « redistribution ». Pas de doute, il est bien reparti en campagne. Quelles vaches grasses vont-elles permettre ces douceurs destinées à son électorat, les pauvres en priorité, dont il a passé le plus clair de son temps à multiplier le nombre ?  S’il a trouvé le trésor caché des Cathares, alors qu’il s’empresse plutôt de nous baisser massivement les impôts sous lesquels on étouffe.

La France n’est pas gouvernée.

La France n’était pas gouvernée depuis 2012, avec à sa tête un personnage qui procrastinait à tout va. La France n’est pas plus gouvernée aujourd’hui, puisque le même personnage va désormais passer son temps à battre la campagne pour tenter de se faire réélire. Après les Antilles et Carcassonne, vous n’avez pas fini de le voir sur les routes. Le 28 mai il sera à Limoges, le 4 juin à Marseille, le 9 à tulle, le 12 à Nantes et à Angers, le 14 à Bordeaux… Des réunions qui prennent des tournures de meetings électoraux, oubliant les reproches faits à son prédécesseur qui, d’après lui, entretenait une « confusion des genres ». Avec lui au moins, la confusion n’est pas possible. Le meilleur indice en est la référence faite au discours du Bourget, réputé « fondateur de son action » et aussitôt trahi une fois élu. Il est évident qu’il veut interdire à quiconque de faire l’exégèse de ses promesses (non tenues)  et se réserver le bilan de son action (on n’est jamais si bien servi que par soi-même). Cette manière de sillonner les territoires avant les élections régionales, n’en est pas moins très contestable, ce qui, pour le coup, le fait sortir de son rôle de président de tous les Français. Il est vrai qu’il ne l’a jamais été …

Il devrait voyager en « blabla car ».

En adoptant cette stratégie de la parole permanente il prend le risque d’être chaque fois contredit. Il n’y a guère que lui qui peut croire que la France est pour quelque chose dans la baisse de l’euro ou la réorientation de l’Europe dans la relance par le « quantitative easing ». Nos partenaires ont fait les efforts d’austérité qui la permettent, pas nous. Et quand on voit la faiblesse de nos investissements, on aura aussi du mal à croire qu’il aura réussi à mettre la finance au service du réel. Ce réel qu’il ne tardera pas à découvrir si les taux remontent, facture à l’appui ! (voir bloc-notes d’hier)

Il faut être sacrément perspicace pour voir dans le frémissement de reprise la fin des efforts de redressement qui sont à peine effleurés. Les déficits et la dette restent colossaux, les économies à réaliser sont encore devant nous et laisser entendre que la vanne des dépenses est ouverte, comme le confirment les cadeaux distribués aux Antilles ou la prime de 300€ pour les chômeurs âgés, est irresponsable. Ce ne sont qu’imprudence et démagogie bien mêlées, comme il a toujours fait. Il ne se rend même pas compte combien sa parole est discréditée.

Le message envoyé est parfaitement limpide, lui.

Il fera tout ce qui est possible et même plus pour tenter de se faire réélire, sa seule obsession. Et de ce point de vue il est capable de faire preuve d’une très grande ténacité et imagination comme on le voit. Comme l’affirme son ex-compagne, il n’y a que le pouvoir qui l’intéresse. Mais ses chances sont néanmoins très minces. Une partie des classes populaires vote désormais pour le Front National, la gauche est très profondément divisée y compris au sein du PS et se retrouve politiquement et idéologiquement minoritaire. Sur qui peut-il compter ? Le PC, c’est fini, la gauche radicale peut espérer 10% des voix, les écolos entre 5 et 10% … et le PS, dont il a pris le contrôle, avec 15 à 20% ne permet pas une qualification au 1er tour. D’ailleurs, le verdict est tombé : les Français ont bien compris son jeu et ils ne veulent plus de lui à 77% ! On ne peut être plus clair.

 


L’ETAU DES TAUX, C’EST NOTRE MORT LENTE

étau des taux

Si la France va, comme tout le monde, un peu mieux, elle continue de décrocher et c’est même la lanterne « rose » de l’Europe. Sa croissance reste inférieure à la moyenne de la zone euro, sa dette et son déficit supérieurs. Quant au taux de chômage, n’en parlons pas, il est deux fois plus important que celui des pays comparables. Notre faible taux de croissance dans le contexte actuel n’a rien d’un exploit, il est plutôt significatif de l’immobilisme dans lequel notre pays est congelé. Et la petite brise qui souffle ne va pas encourager aux réformes. Bienheureux serons-nous si l’exécutif n’en profite pas pour dépenser plus en cadeaux à son électorat.

La reprise est anémiée par les sureffectifs et le sous-emploi, ce qui retardera d’autant le recul du chômage. Entre les étudiants qui ont prolongé leurs études et vont se présenter sur le marché et les entreprises qui ont préféré garder du personnel plutôt que licencier à raison de l’ampleur du marasme, les postes créés avec 1 à 1,5% de croissance seront rapidement saturés avant que le chômage commence à reculer, même avec l’effet du CICE dont on connaît le peu de succès.

Si on compare la France à l’Allemagne, on constate que l’écart se creuse : notre voisin dépose deux fois plus de brevets que nous, ce qui stigmatise la faiblesse de nos investissements et la carence de notre recherche-développement. Ce constat se traduit par une conséquence directe et mesurable dans le nombre des robots industriels qui flirtent avec les 35 000 en France,  60 000 en Italie et 150 000 en Allemagne ! Après quoi on s’étonnera que l’écart de coût de l’heure travaillée à 35,71 € en France contre 33,16 € en Allemagne vienne handicaper notre économie. C’est tout simple, au premier trimestre 2015 le commerce extérieur a joué négativement sur notre PIB, l’amputant de 0,5 point,  car nos importations ont progressé plus vite que nos exportations qui restent un point faible inquiétant. Voilà de quoi relativiser les bienfaits de l’euro faible sur notre compétitivité.

Il en est de la mécanique économique comme de la céleste.

L’alignement des astres est par définition temporaire. Il en est de même des données économiques. Le désalignement des planètes « cours de l’euro/dollar », « prix du pétrole » et «  taux d’intérêts » est inévitable. Il a plus au moins commencé avec des oscillations qui soulignent l’instabilité de l’économie mondiale face à une reprise molle et à l’évolution inquiétante de l’économie chinoise. Ce qui veut dire que le contexte favorable qui fait souffler un vent de reprise sur notre économie pourrait disparaître aussi vite qu’il est advenu. C’est pourquoi la cour des comptes avait recommandé au gouvernement la plus grande prudence sur son endettement. C’est tellement tentant d’emprunter quand les taux sont négatifs. Mais le seront-ils encore quand il faudra réemprunter pour rembourser ?

Car c’est une fatalité aussi nuisible qu’insoutenable : la dépense publique en France ne cesse d’augmenter. A 1 226 milliards d’euros en 2014, elle a encore crû de 1,6 %. Au point que la France vient de battre un triste record mondial : celui du pays où la dépense publique, relativement à l’ensemble des richesses produites, est la plus élevée, avec 57,5 % du Produit Intérieur Brut. Ce simple chiffre vient démentir trois idées reçues : d’abord, la légende qui voudrait que nous souffrions d’un excès de politiques libérales. Avec une telle dépense publique et ses corollaires obligés : matraquage fiscal insupportable, bureaucratie kafkaïenne, irresponsabilité administrative, c’est bien sûr l’étatisme qui étouffe la France. Ensuite, le mythe d’une « austérité » qui serait appliquée par tous les gouvernements sans distinction alors que c’est l’inverse qui est vrai : on n’a jamais autant dilapidé qu’aujourd’hui. Enfin, la fable d’un programme d’économies de 50 milliards d’euros qui serait mis en œuvre dans la douleur par le gouvernement Valls. Ce plan est purement virtuel puisque calculé non pas par rapport aux véritables dépenses, mais par rapport à une augmentation tangentielle des budgets jugée « normale ».

Le résultat de cet immense gaspillage.

C’est que l’endettement public a dépassé les 2 037 milliards d’euros, au risque de faire douter les créanciers de notre solvabilité. C’est l’effet « kisskool » des taux bas qui a permis de payer en 2014 des intérêts inférieurs de 900 M d’€ à ce qui avait été budgété malgré la hausse de l’endettement. La forte baisse des taux a agi sur nos gouvernants comme la morphine. Ils ont continué à nous endetter comme jamais, ont ralenti le programme de réduction des dépenses. Les intérêts économisés en 2014 ont servi à financer de nouvelles dépenses, ce qui est une absurdité … Mais ce n’en est pas moins un poison qui agit comme la morphine et qui finit par tuer. Les socialistes qui n’ont pas profité de l’occasion pour améliorer nos finances ont placé la France dans une situation encore plus vulnérable en cas de rebond des taux d’intérêt. Or depuis un mois on assiste à une forte remontée des taux qui font craindre un krach obligataire. Personne ne sait dire quand ce réajustement des taux souverains s’arrêtera ni comment il évoluera. Personne n’est capable de mesurer l’impact sur les marchés d’un « Grexit » qui devient chaque jour un peu plus inévitable tant le chantage du gouvernement grec, qui veut nous faire payer la facture à sa place, est insupportable !

La dette supplémentaire que nous accumulons va devoir être financée et refinancée pendant de nombreuses années et elle ne le sera vraisemblablement pas aux taux très bas auxquels elle a été contractée. La sanction de cette impéritie, qui ne vient jamais de Bruxelles pour des raisons politiques évidentes, ce seront les marchés qui la présenteront un jour ou l’autre en nous présentant l’addition avec des taux d’intérêts qui feront monter les factures à des niveaux que nous ne pourrons plus honorer. Un scénario à la grecque qui n’est pas exclu.

Il sera alors trop tard pour regretter de n’avoir pas agi quand il était encore temps. Merci qui ?

 A suivre : le "bouffon de Carcassonne".


LE PETIT COURS D’ORTHOGRAPHE

Bonnet_d_ane

 

 

C’est la Pentecôte. Voici une leçon facile pour occuper la fin du week-end.

S’il y a bien une faute énervante que font beaucoup de journalistes et de nos hommes politiques dans leur expression orale, c’est le défaut d’accord entre le relatif et le nom auquel il se rapporte.  Voilà de quoi réparer.

 

L’ACCORD DE LEQUEL, LAQUELLE, AUQUEL …

 

Lequel, laquelle, lesquels, lesquelles sont des pronoms relatifs ou interrogatifs, selon leur emploi, qui s’accordent avec le groupe du nom qu’ils remplacent.

>> La personne à laquelle je pense est arrivée. / Les bois dans lesquels nous nous promenons appartiennent à la commune.

>> Le sentier auquel vous parvenez est fermé aux touristes. / Le bateau à bord duquel vous vous trouvez est très ancien.

Ils peuvent se combiner avec les prépositions « a » et « de » pour donner par contraction :

-          Avec « à » : auquel, auxquels, auxquelles, mais on garde « à laquelle »

-          Avec « de » : duquel, desquels, desquelles, mais on garde « de laquelle ».

Attention à l’usage : quand il s’agit de personnes et non de choses, on préfèrera « à qui » ou « de qui » à la place de auquel, à laquelle, duquel, de laquelle…

Cela parait facile, mais  à condition de rester vigilant sur la tournure de la phrase.

 

A vos plumes :

Complétez par le relatif qui convient :

Parmi ces fleurs, … veux-tu ? – La personne à … je pense est là. – Ce sont des choses … vous n’avez pas songé. - … sont arrivés les premiers ? - … de ces deux chemises préfères-tu ? – C’est le problème au sujet … je devais vous voir. – Il connut des personnes sympathiques, parmi … votre fils. - … avez-vous envie, des bleus ou des verts ? – Cet idéal pour … il se sacrifie en vaut-il la peine ? – Choisissez bien les élus … vous confierez ce mandat. – La table sur … vous mangez est en chêne. – Vous aviez versé cent euros, … ont été retirés les frais de dossiers.- Les plantes … vous pensiez peuvent être cultivées. – Nous avons entendu deux témoins, … ont déclaré avoir vu la scène. - … parlez-vous, des plates ou des rondes ? – Je ne me souviens plus des faits … vous faites allusion. – La conscience avec … il exerce son métier est exemplaire.- Ce sont des travaux sur … nous fondons beaucoup d’espoirs. 

 

 

Et voici la correction :

Complétez par le relatif qui convient :

Parmi ces fleurs, lesquelles veux-tu ? – La personne à laquelle je pense est là. – Ce sont des choses auxquelles vous n’avez pas songé. - Lesquels sont arrivés les premiers ? - Laquelle de ces deux chemises préfères-tu ? – C’est le problème au sujet duquel je devais vous voir. – Il connut des personnes sympathiques, parmi lesquelles votre fils. - Desquels avez-vous envie, des bleus ou des verts ? – Cet idéal pour lequel il se sacrifie en vaut-il la peine ? – Choisissez bien les élus auxquels vous confierez ce mandat. – La table sur laquelle vous mangez est en chêne. – Vous aviez versé cent euros, lesquels ont été retirés les frais de dossiers.- Les plantes auxquelles vous pensiez peuvent être cultivées. – Nous avons entendu deux témoins, lesquels ont déclaré avoir vu la scène. - Desquelles parlez-vous, des plates ou des rondes ? – Je ne me souviens plus des faits auxquels vous faites allusion. – La conscience avec laquelle il exerce son métier est exemplaire.- Ce sont des travaux sur lesquels nous fondons beaucoup d’espoirs. 

 

 


CANCER GREC (SUITE)

Tsipras

Cela fait un an exactement que le Portugal a pu revenir emprunter sur les marchés après avoir évité la faillite. Ce pays a fait un travail courageux considérable et le résultat est visible : la croissance repart (0.4% au premier trimestre), le déficit public est à 4.5% et il emprunte à 10 ans à 2.30%. Un chemin difficile mais qui apporte l’amélioration dont les Portugais profiteront, et avec eux le reste de la zone euro. Et pendant ce temps, en Grèce, toujours rien.

La Grèce en est aux expédients.

Si les négociations qui ont lieu en ce moment n’aboutissent pas, la sortie de route de la Grèce devient très probable. A court de liquidités, le pays ne pourra pas sans aide honorer son prochain remboursement au FMI prévu le 5 juin et payer ses fonctionnaires. Déjà, il avait utilisé une manœuvre le 12 mai pour régler sa dernière traite à l’institution de Washington, qui relève du tour de passe-passe : Athènes a puisé dans ses cotisations obligatoires au FMI pour rembourser son dû à l’institution en temps et en heure. Selon un expert, cela ne s’était jamais produit dans l’histoire du Fonds. Le ministre des Finances, l’imprévisible Varoufakis, a plaidé pour que la BCE accepte le report du remboursement des 6,7 milliards d’obligations grecques attendues en juillet et en août, un autre signe qu’il est aux abois. En preuve de bonne volonté, la Grèce aurait débloqué le processus de privatisation du port du Pirée à hauteur de 51% des parts au lieu des 67% envisagés précédemment. Mais c’est sur le dossier des retraites, que les négociations achoppent. Elles doivent de toute urgence être réduites, car le pays consacre 9 % de son PIB à leur paiement, ce qui est un record mondial ! Des 28 pays européens, c’est chez les Hellènes qu’on part le plus tôt à la retraite et que les prestations sont les plus généreuses : les retraites de base moyennes versées en Grèce par des systèmes publics atteignent 1.152 euros contre 1.287 euros en Allemagne, alors que le salaire moyen allemand est d’environ 2.900 euros, contre 1.400 euros en Grèce... On n’a pas tout compris !

Quand l’idéologie prime sur les réalités.

Il n’y a que notre Pierre Moscovici qui estime « qu’avec beaucoup de travail et de la volonté politique, il reste une possibilité de trouver un accord ». Ce n’est pas l’avis du Ministre des Finances Allemand,  Wolfang Schaüble,  qui a dit tout haut ce que tout le monde sait et ne veut pas voir : « Je réfléchirais longuement avant de répéter qu'il n'y aura pas de faillite de la Grèce ». Voilà qui est clair. Voilà ou l’aura conduite l’équipe Tsipras-Varoufakis, aveuglée par leur idéologie qui passe avant les réalités concrètes. Et ils ont l’audace de lancer un ultimatum à leurs créanciers ! C’est le monde à l’envers. On voit bien dans cette affaire que le peuple grec, pris en otage de son vote, ne compte pas. Mais quand bien même un consensus serait dégagé sur un programme qui doit être voté par le Parlement grec, le Premier ministre Aléxis Tsípras doit se décider sur le recours ou non à un référendum. Car, sauf miracle, il n’obtiendra pas de vote majoritaire au sein de son parti. Les réformes souhaitées par le « groupe des trois » passeraient, mais avec les voix de l’opposition, et le Premier Ministre serait affaibli.  Le referendum est le seul moyen qui lui permettrait d’obtenir une large majorité sur le compromis conclu avec les créanciers, qu’il présenterait évidemment comme le meilleur possible, et il pourrait ainsi affirmer son leadership tout en menant une politique très éloignée de ses promesses électorales.  Une manière de mettre les Grecs qui sont majoritaires à ne pas vouloir sortir de l’euro devant leurs responsabilités…  Mais ce serait sans compter avec l’idéologie des dirigeants grecs actuels.

La Grèce est déjà en faillite.

Aussi, il faut en finir avec le simulacre de la négociation : combien de fois a-t-on utilisé les expressions comme « réunion de la dernière chance » ou «  compte à rebours pour un accord » … La gauche du parti Syriza n’a-t-elle pas réclamé le refus du plan européen, le défaut, même si ça débouche sur une sortie de l'euro. L'Europe et la Grèce sont coincées. On voit bien  qu’il n'y a pas de bonnes solutions. Elles sont toutes mauvaises et arrêter le massacre le plus tôt possible serait encore le mieux. On dit que plus de 40 milliards d’euros auraient fui le pays depuis le début de l’année. Alors à quoi bon remplir ce puits sans fond et « sans fonds » ! Ne vaudrait-il pas mieux accepter la réalité de la faillite grecque. La Grèce n'a rien à faire dans la zone euro. La BERD a averti Athènes qu’en cas d’échec des négociations, le pays devait s’attendre à replonger dans une profonde récession, après avoir déjà perdu 25 % de PIB depuis six ans… L’Europe  aura perdu 330 milliards d'euros, dont une cinquantaine que vous et moi devront payer d'une façon ou d'une autre.

 

 


BELKACEM S’ENTÊTE

Najat-Vallaud-Belkacem-

 

Concertation, mon cul, aurait dit Zazie !

Circulez, y’a rien à voir ! Les décrets d’application de la réforme sont parus ce matin au journal officiel. Pourtant la ministre affirmait hier encore que la négociation était toujours possible et que la porte de son bureau était grande ouverte. En guise de concertation, c’est plutôt « cause à mon c…l ma tête est malade ». Rien de surprenant de la part d’une personne connue pour son entêtement et son aveuglement idéologique. On a déjà tout dit sur la ministre de l’Education, sur son arrogance souriante, sur ses certitudes, sur sa capacité à réciter son bréviaire idéologique sans une fausse note. Dans son cursus de formation, elle a dû sauter le paragraphe sur Descartes et le « doute », comme chemin vers la vérité. La mobilisation des enseignants qui désapprouvent son projet était rien moins que négligeable : près de la moitié des personnels. Se sont retrouvés côte à côte le Snes-FSU, majoritaire dans l'enseignement secondaire, le Snep-FSU, le Snalc (classé à droite), FO, la CGT et Sud. Ils représentent ensemble 80% des votes des enseignants du collège lors des élections professionnelles de décembre dernier, auxquelles avaient pris part quelque 40% des professeurs. De plus selon un sondage  60% des Français ont soutenu la journée d'action et la grève des enseignants contre la réforme du collège. Le gouvernement a donc tort de minimiser une journée d’action plutôt suivie.

Dans la logique de la théorie du genre...

Elle avait dit à plusieurs reprises que la réforme du collège, qui a été approuvée à 51 voix pour (et 23 contre) par le Conseil Supérieur de l'Education début avril, entrera en vigueur à la rentrée 2016. Elle minimise donc la mobilisation syndicale pour pouvoir affirmer qu’elle n’a aucune raison de reculer. Elle prétend écouter les contestataires, mais on voit bien qu’elle n’entend rien. Son plaidoyer pour une réforme qui conduira tous les élèves du collège à « l’excellence » ne risque pas de convaincre des enseignants et des parents qui voient à chaque réforme le système éducatif se dégrader et produire  toujours plus d’ignards. La question est : à quel niveau met-elle l’excellence ? Ses petites manœuvres auprès du Conseil Supérieur des programmes visent à apaiser les profs de lettres classiques, mais cela ne trompe personne tant on connait la duplicité du personnage. On l’a vu avec l’épisode de la théorie du genre. Justement, ce qui est inquiétant dans la réforme qu’elle propose, ce ne sont pas les modalités pratiques, toujours ajustables, mais la logique qui la sous-tend, qui est celle de l’uniformité : c’est la même qu’on retrouvait derrière la loi sur le mariage pour tous. Nous sommes tous pareils, tous égaux, il n’y a aucune différence de sexe, par conséquent, il ne doit pas y avoir de différence de culture. Tout le monde doit avoir accès à un savoir uniformisé, le même pour tous. Il n’est pas permis de se singulariser, d’être attiré plus par une matière que par une autre… Et surtout pourquoi serait-on plus brillant ?  Ce n’est pas pour rien que le mari de la Ministre, Boris Vallaud est conseiller auprès du Président, et quand on sait qu’il est un proche de Terra Nova, le « think tank » qui inspire les réformes, on a tout compris. Que nos enfants glissent dans la médiocrité générale leur importe peu : les élèves des classes bilingues auraient pu bien parler l’allemand, et bien ils en commenceront  l’apprentissage un an plus tôt et sauront mal le parler comme tout le monde !

Dramatisation théâtrale pour dévier du sujet.

En dramatisant la polémique, la gauche comme d’habitude à instillé son poison dans une discussion qui se suffisait à elle-même et n’avait pas besoin d’être portée à son paroxysme idéologique avec la condescendance dont elle a le monopole : « les bons, c’est nous, les méchants, c’est eux ». Avec les socialistes c’est toujours le même scénario : les ministres sont présentés comme des martyrs pour faire déraper le débat dans un marécage nauséabond qu’ils déplorent après l’avoir alimenté.  Le meilleur dans le genre se trouve être l’incommensurable Premier Secrétaire. Avec Mme Belkacem, et après son mot malheureux sur les « pseudos intellectuels », ils aboutissent  à l’inverse de l’effet recherché. D’une façon générale, les critiques de Nicolas Sarkozy et de Bruno Le Maire portaient sur le fond. Le premier a accusé, il est vrai, Mme Vallaud-Belkacem de « médiocrité », jugement que l’on peut  porter sur à peu près tout le monde, y compris l’ancien président. La seule réponse qu’on leur a opposée a été de déceler dans son propos un soupçon de dénigrement raciste : risible pour ne pas dire ridicule !

Et si on commençait par le commencement...

Sur le fond, tout le monde s’accorde sur le constat qu’il faille réformer du sol au plafond l’Education nationale, dont l’efficacité ne cesse de reculer. Comme pour le mariage pour tous, la méthode choisie alliant confrontation et mépris va à l’encontre de l’objectif. Une vraie réforme pérenne du système éducatif devrait s’appuyer sur un consensus entre droite et gauche. Il ne devrait pas être compliqué de trouver les principes sur lesquels s’accorder, au moins en théorie. Mais il faudrait pour cela des propositions où l’idéologie ne soit pas cachée dans les détails, un chef de l’Etat qui rassemble au lieu de diviser, une ministre de l’Education nationale qui fasse preuve d’humilité, un parti au pouvoir qui sorte de son sectarisme. Après on s’étonne que l’opposition soit obligée de forcer le trait pour se faire entendre.

Enfin, il faudrait commencer par le commencement. A quoi bon réformer le collège, si les élèves qu’il reçoit ne peuvent pas en suivre les enseignements. Tant qu’on n’aura pas réglé ce problème, tous les efforts seront vains. On en revient toujours au même point : la priorité des priorités c’est d’apprendre le Français, savoir lire et écrire correctement, et aussi d’apprendre à compter sans calculette. 

 


PETIT COURS D’ORTHOGRAPHE (enfin !)

 

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QUE FAUT-IL ECRIRE ?  (SUITE)

 

QUEL QUE / QUELQUE (variable) / QUELQUE (invariable)

 

Cela peut paraître épineux : comment écrire « quelque » ?  En un ou deux mots ? Et dois-je accorder ?

Essayons de démêler. Le choix est important pour le sens. Voilà de quoi s’y retrouver :

 

QUEL QUE :

En deux mots : c’est une conjonction.  Elle est composée de l’adjectif « quel » qui est variable en genre et en nombre avec le nom auquel l’expression se rapporte.  Elle est toujours suivie d’un verbe au subjonctif, et très souvent c’est le verbe être.

>>>>  Elle sort tous les jours, quel que soit le temps / Elle sort tous les jours, quelle que soit la température. / Elle sort tous les jours quelles que soient les intempéries.

Attention, quand le pronom sujet précède le verbe, soyez vigilant : Je soutiendrai ton projet, quel quil soit. / Tu as le droit d’exprimer tes opinions quelles qu’elles soient.

 

QUELQUE :

Variable, en un seul mot, il a le sens de « un certain » ou « plusieurs ». Il suffit de tenter la substitution pour avoir la réponse :

>>> Le malade pourra se lever dans quelques (= plusieurs)  jours.

>>> Vous m’avez caché quelque (= une certaine) chose.

Retenez :

On écrit : quelques temps, quelque chose, quelque part.

 

QUELQUE :

Invariable, en un seul mot, il a le sens de « environ ». Dans ce cas c’est un adverbe et il est souvent suivi d’un nombre. On l’utilise aussi avec la conjonction que, au sens de « aussi… que… », « si… que… »

>>> Dans ce cageot, il y a quelque (= environ) six kilos de pêches.

>>> Quelque savant que vous soyez, ne négligez pas d’être très attentif. (Aussi savant que …)

 

A vous de jouer !

 

Ecrivez  correctement « quel que », en deux mots, ou « quelque » en un seul mot, en accordant si nécessaire :

… soit sa bonne volonté, il ne comprend rien. – Mon imagination m’avait encore joué … tour. - … bisons approchaient de la voiture. – Je vous excuse, … que soient vos raisons. -  Il sortit … pièces de son porte-monnaie. - … soient les risques, nous ferons cette expédition. – Je vous rapporte les … livres que vous m’avez prêtés. - … -uns d’entre vous semblent ne pas avoir compris. – J’ai … peine à la croire. – Vous serez bien accueilli, … soit votre pays de provenance. – Il aura encore rencontré … bavard sur son chemin. - … signaux rouges s’allumaient sur son pupitre. – Il lui restait … vingt kilomètres à parcourir. -  Il y a … temps que je vous l’ai envoyé. J’ai vu … soldats passer.- Elle a … trente ans. – … coûteuse qu’elle fût, cette robe était magnifique. – Peut-être soupçonnait-il … complot contre ses projets.

 

Correction :

 

Ecrivez  correctement « quel que », en deux mots, ou « quelque » en un seul mot, en accordant si nécessaire :

 

Quelle que soit sa bonne volonté, il ne comprend rien. – Mon imagination m’avait encore joué quelque tour. - Quelques bisons approchaient de la voiture. – Je vous excuse, quelles que soient vos raisons. -  Il sortit quelques pièces de son porte-monnaie. – Quels que soient les risques, nous ferons cette expédition. – Je vous rapporte les quelques livres que vous m’avez prêtés. - Quelques-uns d’entre vous semblent ne pas avoir compris. – J’ai quelque peine à la croire. – Vous serez bien accueilli, quel que soit votre pays de provenance. – Il aura encore rencontré quelque bavard sur son chemin. - Quelques signaux rouges s’allumaient sur son pupitre. – Il lui restait quelque vingt kilomètres à parcourir. -  Il y a quelque temps que je vous l’ai envoyé. J’ai vu quelques soldats passer.- Elle a quelque trente ans. – Quelle que coûteuse qu’elle fût, cette robe était magnifique. – Peut-être soupçonnait-il quelque complot contre ses projets.

 

                


REBOND ! AH BON ?

Sapin

Le gouvernement soigne sa communication et a les indices sélectifs. En effet, l'optimisme affiché de « Sapin-l’apothicaire » sur la croissance économique cache d’autre réalités. L’Insee annonce une croissance surprise à 0,6% pour le premier trimestre 2015, mais divise par deux la croissance de 2014 de 0,4% à 0,2% ; la dette publique progresse pour atteindre 95,6% du PIB en 2014, contre 92,3% un an plus tôt.

Une reprise sur une base étroite.

La France est enfin parvenue à se raccrocher au train de la reprise mondiale. Sa croissance sera probablement supérieure à 1 % cette année et on peut envisager qu’elle atteigne 1,5 % l’an prochain. Il n’en faut pas plus pour que le gouvernement fasse la roue comme un paon qui tourne autour de sa femelle. Il s’attribue déjà des lauriers sur le thème « ma politique est la bonne, la France sort de la crise». Hélas, trois fois hélas ! Que la France retrouve une conjoncture meilleure est une certitude, mais nos guignols de service laissent soigneusement dans l’ombre le fait que les deux grands facteurs explicatifs de cette amélioration sont « externes » : le prix du baril de pétrole divisé par deux et l’euro dévalué de 20 % par rapport au dollar. Eh oui, le pétrole redonne environ 20 milliards d’euros de pouvoir d’achat aux ménages et aux entreprises (merci la guéguerre Arabie-USA), et la baisse de l’euro dope en principe la compétitivité de nos exportateurs, et cela compte bien plus que l’usine à gaz du CICE dans le sursaut du PIB. Maintenant la question est de savoir si la reprise qui s’amorce va durer et à quel rythme va croître l’économie au cours des prochains trimestres, car la consommation des ménages en biens manufacturés qui a augmenté de 1,4 % sur les trois premiers mois de l’année va cesser de progresser aussi vite, selon les prévisions. Quant à la dégradation de notre commerce extérieur constatée par l’Insee, elle reste un problème car cela marque une aggravation du manque de compétitivité des entreprises françaises, alors même que l’euro s’est beaucoup déprécié ces derniers mois. Les importations, en hausse de 2,3 %, augmentent bien plus vite que les exportations qui n’ont, elles, progressé que de 0,9 %. Ce phénomène s’explique par deux causes qui s’additionnent, celle des importations liées à la consommation des ménages et celle de l’augmentation des composants importés nécessaires pour accompagner celle de la production industrielle hexagonale (+1,3% ).

Les incertitudes restent nombreuses.

D’autres évolutions rendent moins confiant : l’investissement des entreprises ne repart pas franchement puisqu’il n’a grimpé que de 0,2 %, plombé par la construction. Le point noir de l’emploi perdure : les destructions d’emplois sont encore nombreuses. Après une quasi-stabilisation au quatrième trimestre de 2014 (– 1.300 postes), la baisse des effectifs employés dans les secteurs marchands a repris. L’Institut de la statistique a décompté 15.799.800 postes dans les secteurs marchands non agricoles, soit 68.500 de moins qu’un an avant, selon une première estimation qui devra être confirmée. C’est la poursuite de la dégradation de la situation de l’emploi dans le bâtiment qui demeure la première cause de la mauvaise performance du premier trimestre, avec une perte de 13.000 postes. L’industrie a, pour sa part, continué à réduire la voilure à la même vitesse que celle des mois précédents (– 0,3 % contre – 0,4 %). Par contre, le tertiaire, intérim compris, a continué à créer des emplois, mais peu : 5.400 précisément. Donc pas de quoi inverser la tendance ! Enfin, le vent favorable qui fait frémir la croissance  française dépend pour beaucoup des cours de l’or noir. Or ces cours ont déjà remonté, et seront vraisemblablement extrêmement volatiles dans les prochains mois.

L’environnement international reste déterminant.

Pour la première fois depuis cinq ans, les quatre grands pays de la zone euro sont tous en progrès. Quand tous nos voisins vont mieux, forcément, nous en tirons quelques bénéfices. Les pays du Sud confirment qu’ils relèvent la tête, excepté la Grèce : l’Espagne est sur une pente annuelle de 3 %, l’Italie a mis fin à quatorze trimestres successifs de récession, le Portugal consolide ses positions. Comme en France, cette embellie vient des consommateurs. C’est pour cette raison qu’elle est plus évidente dans le Sud de l’Europe, où les économies dépendent de la demande intérieure alors que dans les pays du Nord, comme l’Allemagne, elles sont davantage tirées par l’export. D’autres facteurs peuvent contribuer à consolider cette embellie. Ainsi, les exportations vers le reste du monde, qui sont stimulées par l’affaiblissement de l’euro, restent pour l’instant contrariées  par une demande mondiale molle. On sait aussi que l’accélérateur de la croissance, c’est l’investissement, et de ce côté, il faudrait accélérer la mise en œuvre du plan Juncker, tandis que la Banque centrale européenne qui a déjà beaucoup fait en abaissant les taux d’intérêt et en déployant une politique non conventionnelle, devrait veiller à ce que l’argent irrigue davantage les petites  et moyennes entreprises, celles qui ont le moins accès aux marchés financiers alors qu’elles sont les plus créatrices d’emploi. Il existe donc des marges de manœuvre qui ne demandent qu’à être stimulées.

L'économie mondiale patine.

Mais tous les économistes le reconnaissent, l’économie mondiale ne s’est pas remise solidement debout. La croissance ne remonte pas autant qu’elle devrait, dans aucun pays développé, tandis qu’elle perd de sa vigueur dans les « émergents ». Les Etats-Unis peinent autour de 2,5 %, alors que les sorties des précédentes récessions provoquaient des booms. L’Europe reste engluée, l’Allemagne elle-même semble patiner. Quant au succès britannique, s’il permet une victoire surprise de David Cameron, il n’arrive pas à effacer totalement les doutes qui planent sur sa durabilité.  Les Etats-Unis arrivent au bout de l’assainissement, la Chine y entre en découvrant l’état d’endettement de ses grandes firmes et des collectivités. Le fait est que la reprise mondiale est entachée à la fois par un retour des bulles spéculatives, par un manque d’investissement dans les infrastructures, par des taux d’emplois insuffisants et par des inégalités très fortes. Ce qui rend l’analyse complexe. L’Europe est encore dans la phase d’assainissement, mais on connait bien son problème : il s’agit d’un défaut de construction institutionnelle. L’union monétaire reste incomplète sans union politique, sans union fiscale et sans politique macro-économique d’ensemble. Il faudrait une intégration plus serrée de la zone euro. Mais le problème est politique : les gouvernements n’osent pas demander « plus d’Europe » à des peuples qui en veulent moins. L’Union continue donc d’avancer à petits pas ce qui rend la véritable sortie de la crise d’autant plus lointaine.

La France n’est pas au bout du tunnel.

Si l’on peut espérer que la France soit sortie partiellement de la crise conjoncturelle, affirmer qu’elle est sortie de « la crise » est faux. La France, comme beaucoup d’autres pays, les Etats-Unis ou la Grèce, vit au-dessus de ses moyens en déficit double, budgétaire et commercial. Il lui faudrait changer de modèle. Sa croissance est enfermée depuis trente ans dans une spirale vicieuse : plus de subventions d’une main, plus d’impôts et de déficit de l’autre (politique de l’emploi, du logement, de l’industrie, etc). Sa sortie de crise passe, non pas par des réformes de ce système,  mais par sa remise en cause générale et radicale, qui rendra chaque secteur de l’économie naturellement compétitif et autorisera la fin des subventions en tout genre. Nous en sommes malheureusement, là aussi, encore loin.

 


LE PIRATE DES CARAIBES

 

  Hollande pirate 2

Tout est bon pourvu que ça mousse !

La tournée du pépère dans les îles, entourée de son aréopage et de son ex en majesté, nous montre s’il en était besoin qu’il est reparti en campagne électorale pour 2017.  Il en profite pour mélanger habilement politique intérieure, préoccupations idéologiques de gauche bien pensante et affaires extérieures. L’important est d’occuper le terrain ; personne n’écoute ses discours creux et convenus, une grande partie du peuple français se moque éperdument de ses repentances moralisatrices et coûteuses, et son comportement à Cuba précédé de propos lénifiants sur les dictateurs des lieux en aura choqué plus d’un.

Une pratique clientéliste éhontée.

Il a beau être accompagné d’une brochette de chefs d’entreprises venus pour vanter les marques françaises, les contrats qu’il enfoncera dans sa poche droite ne compenseront pas la profondeur de la poche gauche, dite des « Danaïdes », celle dans laquelle il puise sans compter pour arroser de subventions les départements et les territoires d’Outre-mer chaque fois qu’il s’y rend. L’été dernier, son déplacement à la Réunion s’était soldé par un long catalogue de faveurs, d’autant plus fourni qu’il y avait été plébiscité en 2012 et n’avait ensuite suscité que de la déception. Cette prodigalité s’est confirmée lors de son court séjour aux Antilles, où il vient d’engager les finances de l’Etat à coup d’emplois nouveaux dans la fonction publique et de largesses budgétaires par centaines de millions d’euros. Cet argent ainsi prodigué ne servira qu’à gonfler la dépense publique et l’économie d’assistance, alors que le privé fait cruellement défaut. Le surplus d’« emplois d’avenir », les nouveaux services publics, les postes supplémentaires de fonctionnaires n’ont aucune chance de régler les lourds déséquilibres de ces terres lointaines. Ils n’ont qu’une fonction, celle de faciliter la réélection de l’intéressé, qui pourtant ne se privait pas de pourfendre son prédécesseur qui en la matière ne lui arrive pas à la cheville au vu de ce qu’on observe. Cela ne s’appelle-t-il pas « acheter des voix » ?

La pavane de la Havane.

Notre leader minimo a rencontré les frères Castro et s'est pavané à la Havane, l'autre dernier pays socialiste au Monde avec la France et la Corée du Nord, avant de se rendre en Haïti. Le détour par Cuba  est soi-disant fait pour tirer avantage de la détente entre ce pays et les États-Unis, tout en nous assurant pour se dédouaner qu’il parlerait des droits de l’homme avec les dirigeants cubains. La bonne excuse chaque fois qu’il se rend dans un pays totalitaire.  Et quel voyage ! Vous vous rendez compte, notre pépère a eu la « chance » de s’entretenir avec la momie du communisme le plus sanguinaire et de s’en trouver tout ébaubi ! C’est lamentable ! Note champion de la synthèse s’est montré capable tout à la fois de défendre les libertés essentielles dans un pays qui ne les respecte plus depuis un demi-siècle, d’embrasser Raul Castro, d’admettre que les Cubains n’ont cessé de se conduire comme des résistants face à l’impérialisme américain –ce gros méchant-, retrouvant pour l’occasion les yeux de Chimène pour le Castrisme. Il réveille le souvenir de cette gauche  française en admiration pour le merveilleux régime et cette révolution avec Che Guevara, tellement porteurs d’un romantisme irrésistible. Comment ne pas avoir de la sympathie pour ce peuple si chaleureux et amical victime d’un embargo cruel sans lequel le communisme aurait triomphé, y compris sur le plan économique. Qui en douterait ! En échange de quoi notre fondu de pouvoir n’aura obtenu aucun adoucissement des moeurs politiques cubaines. Cuba reste une île figée dans le communisme alors qu’il a disparu en Russie. Comme tous les touristes, il a pu découvrir un pays qui doit son charme ancestral à ses maisons délabrées et ses voitures du milieu du siècle dernier, preuve que ce sont bien les Cubains qui paient par leur pauvreté ces attraits dus à l’incapacité de l’Etat communiste de construire immeubles et habitations modernes et d’assurer un niveau de vie convenable à ses citoyens. La réalité c’est que le pays  reste sous surveillance, et la peur de la police politique règnera tant qu’il n’y aura aucune ouverture vers le pluripartisme. Mais voilà, le symbole compte plus que tout : qui ne voit les signaux envoyés à la gauche que notre pépère veut reconquérir. Un peu grosse la ficelle !

Ne souriez pas, c'est nous qui payons sa campagne !

 

 


LA VICTOIRE DE CAMERON

 

Cameron

L’électeur, ce souverain…

C’est bien la première leçon qu’il faut tirer du scrutin britannique : foin des sondages qui donnaient travaillistes et conservateurs au coude-à-coude. Aucun n’avait prévu la brillante victoire David Cameron, qui plus est avec une telle amplitude : la majorité absolue aux Communes ! L’électorat n’a donc pas cédé à l’intoxication sondagière devenue frénétique dans les derniers jours de la campagne, jusqu’à quatre résultats par jour. Il y a des bookmakers qui ont dû se faire une petite fortune. Ceux qui auront parié sur les « blues ».

Le courage politique paie !

C’est vrai en Grande Bretagne et je me garderai bien d’extrapoler. Le succès de David Cameron témoigne qu’une politique active de réformes peut être comprise par la population même lorsqu’elle implique des mesures douloureuses, dès lors que les résultats sont là. Reprenant un pays sinistré par la crise mondiale mais aussi par les dérives financières des Travaillistes qui avaient conduit le déficit budgétaire à plus de 10 % du PIB, Cameron a mis en oeuvre une série de réformes fondées sur le bon sens économique : baisse de la dépense publique qui est passée de 50 % à 43 % du PIB (57 % en France), fiscalité favorables aux activités et aux intitiatives, flexibilité accrue du marché du travail avec notamment le contrat à zéro heure, contrôle des dépenses de l'assurance chômage et mise en place progressive de contrepartie aux allocations. Mais rien n’aurait été possible si les résultats n’avaient pas été à la hauteur. Et ils l’ont été : baisse du déficit public à 5,4 % du PIB, baisse du chômage à 5,4 % de la population active, croissance de 2,6 % en 2014 (à comparer au 0,4 % français). On a même imaginé outre-manche que les résultats calamiteux de la France socialiste de François Hollande ont largement contribué à décrédibiliser le Labour d'Ed. Milliband.

Le premier Ministre a parfaitement géré son quinquennat.

Il avait une vision claire de son calendrier. Les réformes les plus difficiles ont été engagées dès la première année de son accession au 10 Downing street en 2010. Ensuite, il a attendu qu'apparaissent les premiers résultats, sans s’inquiéter de l’impopularité qu’elles suscitaient. Il y a deux ans, les populistes de l'UKIP étaient à leur sommet et la plupart des commentateurs prévoyaient un triomphe travailliste. Ainsi, le premier ministre a pu créer deux millions d’emplois en Grande-Bretagne depuis 2010, pendant que le chômage ne cessait d’augmenter en France. Outre-Manche, la croissance est la plus forte du continent tandis que le taux de pauvreté a pu être réduit.  La réussite britannique est le fruit d'une volonté politique, elle est le fruit de réformes structurelles. Elle a été rendue possible aussi par la culture anglo-saxonne où la réussite est perçue comme la contrepartie du mérite et du talent et les différences de conditions choquent moins qu’en France où le culte de l'égalité est élevé au rang de religion. Ce qui rend la politique conservatrice difficilement exportable dans notre pays, même si les mentalités commencent à bouger. En se faisant réélire après un train de réformes ambitieux, David Cameron peut poursuivre son chemin, avec les coudées franches, cette fois.

Le populisme n’est pas une fatalité.

L'UKIP, le parti eurosceptique et anti-immigration n'a pas réussi à dépasser les 14 %. Il ne compte qu'un seul député à Westminster. Son leader, Nigel Farage a même été battu dans sa circonscription. Mais pour en venir à bout, David Cameron a été contraint de promettre un référendum sur l'adhésion du Royaume-Uni à l'Union européenne et de prendre des positions fermes sur l'immigration, s'engageant notamment à réduire drastiquement les aides aux nouveaux arrivants durant les deux premières années de séjour sur le territoire anglais. Sur l'Europe, le premier ministre a annoncé une renégociation des traités plus exigeants en termes notamment de frontière commune et de libre circulation, mais sans jamais remettre en cause l'adhésion à l'Union Européenne. Il entend soumettre au peuple un projet d'Europe améliorée, en aucun cas soutenir une sortie de l'Europe. Cette position qu’un Sarkozy n’aurait pas désavoué, a permis de faire un barrage efficace à l'extrémisme. Tout cela peut évoluer évidemment. L’hypothèque électorale ne sera définitivement levée que lors du référendum de 2017. Car le scrutin du 7 mai a aussi été marqué  par le raz de marée plébiscitaire du parti national écossais qui emporte 56 des 59 circonscriptions écossaises. Cela témoigne d'un malaise profond du nord de l'Angleterre victime de la désindustrialisation et de la nouvelle économie de services, et il ne faut pas sous-estimer le particularisme écossais, où se mêle le sentiment d'une revanche à prendre sur Londres après le demi échec du referendum, et sa volonté de bénéficier seul des retombées du pétrole de la Mer du Nord. Pour éviter que le l’esprit de sécession politique se transforme en sécessionnisme tout court, la défense des territoires, de la ruralité et des régions de la périphérie est une urgence absolue pour le nouveau gouvernement. Comme quoi on retrouve la même problématique que celle que nous rencontrons dans notre pays avec le vote FN et la France des périphéries.

La déroute des Travaillistes.

Elle constitue un avertissement pour François Hollande qui  devrait méditer sur les résultats des socialistes anglais qui prônaient une politique de relance par la demande. Les commentaires de son entourage, que l’on a pu entendre et qui relèvent de la méthode Coué, comme quoi, les réformes menées par l’actuel gouvernement produiront le même effet en 2017, sont surréalistes. On ne parle vraiment pas de la même chose. En fait de réformes courageuses, on ne trouve que des avortons et des demi-mesures aussitôt édulcorées par une majorité socialiste sourcilleuse. Oui, c’est une belle leçon que notre pingouin voyageur devrait apprendre par cœur pour le faire sortir de l’immobilisme dans lequel il se confine sous prétexte que l’embellie de la conjoncture européenne va entraîner la France dans son sillage. La Commission de Bruxelles constate que la France reste à la traîne dans la reprise européenne, que l’investissement ne redémarre pas et que le nombre des sans-emploi continue de s’accroître de mois en mois.  D’autant que l’embellie économique internationale pourrait connaître une éclipse. Les remous des derniers jours sur les marchés financiers sont un signe avertisseur de sa fragilité, avec la remontée des cours du pétrole, le rebond des taux d’intérêt, le repli du dollar qui entraîne une hausse de l’euro, le ralentissement de la conjoncture américaine et de certains pays du nouveau monde. Autant d’éléments qui réduiraient, s’ils étaient confirmés, le souffle prometteur de la reprise escomptée.

 


LE PETIT COURS D’ORTHOGRAPHE

 

  Orthographe chat

QUE FAUT-IL ECRIRE ?

Le Français fourmille de ces mots pour lesquels plusieurs orthographes sont disponibles et nous sommes amenés à nous poser la question : en un ou deux mots, un t ou un d à la fin, etc…

Nous allons en examiner une série, à petites dose, en plusieurs fiches.

 

QUAND, QUANT, QU’EN

On évitera évidemment de penser au nom « camp », dont l’emploi est complètement différent.

QUAND = LORSQUE

Quand est une conjonction de subordination, c’est-à-dire que c’est un mot qui introduit une proposition de temps. On peut TOUJOURS le remplacer par lorsque :

>>  Il était sept heures quand (lorsque) Julien partit.

Quand est un pronom interrogatif qui introduit une question qui porte sur le moment de l’action. On peut le remplacer par « à quel moment » :

>> Quand (à quel moment) viens-tu ?

Quant, avec un « t »  est toujours suivi de « à » ou « aux ». Il signifie « en ce qui concerne », « pour ce qui est de » :

>> Quant à moi, je préfère prendre des frites. / Quant aux tricheurs, ils seront punis.

QU’EN = QUE + EN

Il faut faire attention au sens. « Qu’en » ne contient pas de rapport de temps. Et on peut décomposer l’expression en ses deux morceaux :

>> Que appartient le plus souvent à l’expression « ne… que » : je ne voyage quen train >> je voyage seulement en train.

>> Que peut être aussi un pronom interrogatif suivi de « en » : Qu’en pensez-vous ? >> Que pensez-vous de cela

 

A vos plumes :

Ecrivez correctement quand, quant ou qu’en :

Je me demande … ils vont rentrer. – Ces oiseaux ne reviendront … avril. – Nous irons ensemble, ce sera … même plus intéressant. - … à mon frère, il vit à Montréal. – Il ne parlera … présence de son avocat. - … ces photos seront-elles développées ? – Avez-vous lu ce … écrivent les journalistes ? - … on parle du loup, on n’en voit la queue. - … aux demandes faites par certains d’entre vous, elles sont toujours sans réponses. - … dit l’ambassadeur ? – Nous allions souvent au bord du lac … nous habitions à Lausanne. – Il ne m’a rien confié … à ses espoirs. – Je ne peux … réparer deux aujourd’hui. – Je ne sais pas … passer te voir. – Ce … aurait donné la vente n’aurait pas couvert les frais. – Je doute … te voyant elle te reçoive les bras ouverts. – Pour … voulez-vous ce travail. - … restera-t-il avec nous ? - … restera-t-il de ce projet ? - … à lui, il viendra avec nous !

 

 

Et voici le corrigé :

 

Je me demande quand ils vont rentrer. – Ces oiseaux ne reviendront qu’en avril. – Nous irons ensemble, ce sera quand même plus intéressant. - Quant à mon frère, il vit à Montréal. – Il ne parlera qu’en présence de son avocat. - Quand ces photos seront-elles développées ? – Avez-vous lu ce qu’en écrivent les journalistes ? – Quand on parle du loup, on n’en voit la queue. - Quant aux demandes faites par certains d’entre vous, elles sont toujours sans réponses. – Qu’en dit l’ambassadeur ? – Nous allions souvent au bord du lac quand nous habitions à Lausanne. – Il ne m’a rien confié quant à ses espoirs. – Je ne peux qu’en réparer deux aujourd’hui. – Je ne sais pas quand passer te voir. – Ce qu’en aurait donné la vente n’aurait pas couvert les frais. – Je doute qu’en te voyant elle te reçoive les bras ouverts. – Pour quand voulez-vous ce travail. - Quand restera-t-il avec nous ? – Qu’en restera-t-il de ce projet ? - Quant à lui, il viendra avec nous !

 

 


VIVE LES REPUBLICAINS !

Logo Les républicains


Au moment où on nous chante partout que tous les signaux sont passés au vert pour l’économie française, avec la baisse du prix du pétrole, de l’euro et de taux d’intérêts de l’argent, patatras, il semble bien que l’éclaircie n’aura été que de courte durée. On découvre que depuis quelques jours, le cours du brut flambe et a pris 50% de plus depuis janvier, l’euro est repassé au-dessus de 1,10 $ à 1,13 $ et continue son mouvement, les taux d’intérêts sont eux aussi en hausse spectaculaire et sont passés pour l’Allemagne de 0,05 à 0,6% et pour la France de 0,4 à près de 1% … pépère n’aura pas eu le temps de manger son pain blanc ! Dans ce contexte qui, s’il se prolonge, n’annonce rien de bon pour notre pays, vu que le temps n’a pas été mis à profit pour redresser les comptes, il est important que la droite et le centre s’organisent. Alors oui, « Vive les Républicains » !

Les Républicains.

Ce n’est pas moi qui vais trouver à y redire, ayant été dans une autre vie président du Parti Républicain de Maine-et-Loire. C’était le centre droit de l’époque giscardienne qui rassemblait les modérés et libéraux, avant de se rassembler avec les centristes et les radicaux valoisiens pour fonder l’UDF. En proposant de dénommer le nouveau parti qui doit succéder à l’UMP « Les Républicains », Nicolas Sarkozy satisfait aussi bien les gaullistes pour qui la « République » est une référence permanente que les libéraux restés dans l’Union et qui auraient mauvaise grâce à faire la fine bouche. Il continuera donc de rassembler les militants libéraux et centristes qui y sont restés en plus grand nombre que dans les chapelles annexes où se sont réfugiés quelques leaders en mal de leadership, avec ceux issus de la tradition bonapartiste et gaulliste. Dont acte. Le congrès du 30 mai validera sans aucun doute la nouvelle appellation et les nouveaux statuts. Dommage qu’il faille attendre janvier 2016 pour les mettre en application avec le renouvellement des instances selon les nouvelles procédures. Priorité aux élections régionales. Soit !

La feuille de route.

Dans son interview au Figaro, curieusement peu reprise par les médias – il faut croire qu’elle ne leur plait pas – Nicolas Sarkozy ne se contente pas d’éreinter le bilan hollandouillard, ce qui n’est pas difficile. Il donne, ce qui est plus important, les perspectives et le calendrier de l’action d’ici 2017 pour le nouveau parti. Rendons-lui cet hommage d’avoir su depuis son élection à la présidence du parti d’avoir réussi à apaiser les querelles et réuni tout le monde dans un même élan. Ce n’est pas l’alignement, c’est le retour de la fraternité. Ce n’est pas le monolithisme, c’est la place à la diversité des sensibilités et au débat. Ce n’est pas le ripolinage d’une vieille maison, c’est l’intrusion de la modernité du 21ème siècle dans le fonctionnement démocratique. Le chemin est tracé : atteindre 500 000 adhérents sous toutes les formes possibles de participation à la vie du parti, pour concrétiser la vocation à rassembler tous ceux qui se reconnaissent dans notre identité « républicaine », mener une campagne active pour gagner les élections régionales, mettre les six mois qui suivront, de janvier à juin 2016 pour peaufiner le programme socle , un vrai projet novateur pour le redressement de la France sur lequel tous les candidats pourront s’appuyer et qu’ils pourront décliner à leur manière, et enfin la primaire ouverte qui permettra de désigner le champion de notre famille politique pour la présidentielle de 2017. Alea jacta est ! Voilà un calendrier bien rempli et du pain sur la planche pour ceux qui voudront bien s’investir.

Le temps va passer vite d’ici 2017.

Nous allons vivre une période passionnante. Nous avons la chance d’avoir un personnel politique riche de nombreux et grands talents, je pense évidemment à Nicolas Sarkozy, mais aussi à Alain Juppé, à Nathalie Kosciusko Morizet, à Valérie Pécresse, à Bruno Lemaire, à Laurent Wauquiez, à François Baroin, à Xavier Bertrand… Toutes les sensibilités de la droite et du centre ont leur place. Unis, ils seront les vecteurs du renouveau de la République et de la France, une France fière de ses racines et de son passé, une France certaine de son identité, une France ouverte sur l’Europe et le monde. Que vivent « Les Républicains » !

 


IL CROYAIT SE FAIRE OUBLIER !

Trois ans de hollande

 

Triste anniversaire !

Même l’intéressé n’ose pas le fêter vraiment. Il faut dire qu’il y a de quoi.  Quand on voit les résultats par rapport aux engagements de « Moi, Président… ». Trois ans d’erreurs, d’atermoiements, de zigzag d’une politique illisible flottant au gré des éléments, jouet d’une idéologie dépassée, incapable d’imaginer ne serait-ce qu’une solution innovante aux déboires économiques et sociaux de la France. Trois ans d’incapacité à gouverner. Trois ans à se chercher. Trois ans de gaffes et de blaguounettes d’ados. Trois ans de discrédit de notre pays qui ne tient aucun de ses engagements vis-à-vis de ses partenaires. Et probablement encore deux ans à attendre, deux ans d’inaction d’un président tétanisé par sa gauche, paralysé par sa majorité, deux de recherche d’une impossible martingale pour sa propre réélection devenue le seul horizon.

On n’a que ce qu’on mérite.

La France méritait mieux. Il y avait un autre chemin que la démagogie et la mauvaise foi des médias ont poussé à écarter. C’est pourquoi, si le locataire de l’Elysée ne veut pas fêter un anniversaire encombrant, d’autres vont se charger de le faire pour lui, histoire de rappeler les Français aux réalités et à la raison, histoire de leur faire prendre conscience de leur bévue, histoire de leur dire qu’il ne sera pas trop tard en 2017, mais que cette fois-ci il ne faudra pas se tromper. Triste bilan en effet que Nicolas Sarkozy n’a aucun mal à éreinter dans son interview au Figaro. L’occasion était trop belle. Mais avant de faire briller les  feux d’une autre politique, rappelons tout ce qu’il faudra refaire pour remettre le pays en marche.

Car il est faux de dire que rien n’a été fait pendant ces trois années. Le pouvoir s’est attaché à exacerber à travers ses décisions une politique marquée du sceau de l’égalitarisme forcené qu’il s’agisse de la redistribution des richesses ou des réformes sociétales. C’est ainsi qu’il a complètement dénaturé la politique familiale et sanctionné , avec la modulation des prestations, 500 000 familles disposant de revenus trop élevés, et si on ajoute la réforme du quotient familial, ce sont 3,2 millions de foyers qui sont touchés, à qui on a retiré entre 60€ et 130€ mensuels ! La récente réforme des collèges en est une autre emblématique qui vise à éradiquer tout ce qui ressemble à de l’élitisme. Là encore, sous couvert d’égalité, on va tirer tout le monde vers le bas. La réforme de la santé, avec la généralisation du tiers payant qui ne s’imposait pas du tout, transforme dans les faits les médecins en fonctionnaires. Et maintenant la ministre va s’attaquer aux organismes gestionnaires, une autre manière de renforcer le contrôle étatique. La tentative de redresser les comptes publics par une imposition massive a échoué parce que les prélèvements trop lourds ont eu des effets récessifs non anticipés qui ont paralysés la consommation et les investissements, donc l’économie. Terminons par la réforme territoriale : voilà un bel exemple d’amateurisme supplémentaire. On a assisté au « déménagement » du territoire, décidé sur un coin de table un dimanche soir, entre copains, au moment du digestif, pour pondre un découpage des régions improbable après une réforme du scrutin départemental complètement illisible et farfelue. Et n’oublions pas, cerise sur le gâteau, il y a eu le « mariage pour tous » dont il faudra bien corriger l’excès de son versant filiation.  Sur tout cela, il faudra bien revenir pour remettre le train « France » sur les rails. Mais « putain » encore deux ans !

Le désaveu est là.

73% des français désapprouvent l’action du Président. 81% estiment que le bilan de ces trois années est négatif ! Jamais un président de la Vème République n’aura autant trompé les Français que celui-ci. Persuadé, comme son maître à penser Mitterrand, que l'on ne sort de l'ambigüité qu'à son propre détriment, il a donné dans sa campagne de 2012 des gages à la gauche qu'il savait ne pas tenir, il a fait des annonces sur le chômage qui se révélèrent impossibles à atteindre, comme s’il suffisait d’imprécations pour changer la réalité. Il n’était même pas obligé de se ridiculiser aux yeux de ses concitoyens avec ses sorties nocturnes à scooter et ses frasques conjugales. Le sommet du ridicule fut atteint avec le dialogue avec Leonarda par téléréalité interposée. On dit que le ridicule ne tue pas d’habitude, mais quand il s’agit de la fonction présidentielle, si !

Aujourd’hui, le locataire de l’Elysée peut respirer quelque peu. Le redémarrage de l’activité, si longtemps espéré et si timide soit-il, permet de relâcher la pression. Le problème, c’est que le président n’y est pas pour grand-chose, ce dont personne n’est dupe. L’accélération de la croissance vient surtout d’ailleurs. Dans leurs travaux publiés mardi, les experts de la Commission européenne estiment que la baisse des cours du pétrole, de l’euro et des taux d’intérêt explique 1,3 % de croissance dans la zone euro en 2015 sur une prévision totale de...1,5%. Bruxelles relève les objectifs de croissance en Europe pour 2015 : 1,9% pour l'Allemagne, 2,8% pour l'Espagne, 3,6% pour l'Irlande, 2,6% pour le Royaume Uni... 1,1% pour la France et 0,5% pour la Grèce. On bat la Grèce !

La conclusion va de soi ! 

Les réformes menées sont en réalité minuscules. Pas un projet n’a été mené à terme sans être mutilé. Pas un changement n’a été d’ampleur suffisante. Pas un des dossiers ouverts ne peut être durablement refermé, soit parce qu’inabouti, insuffisant ou discutable. Le mensonge le plus éhonté est certainement celui de la baisse du chômage. Fin mars, la France a encore établi un triste record : 615 000 chômeurs de plus depuis l’élection de François Hollande ! Ce désastre social est dû à un manque de courage politique inédit et une politique fiscale en total décalage avec les besoins des Français. 

Demain : "Vive les Républicains " !


LE POKER MENTEUR GREC

Sirtaki

 

Nouvelle échéance, nouveaux acteurs, mais même conte à dormir debout. Après avoir reculé la date limite plusieurs fois en avril pour la conclusion d’un accord, les créanciers de la Grèce espèrent désormais conclure le 11 mai, lors de la réunion de  l’Eurogroupe. Mais l’espoir reste très mince, tant l’effort à fournir reste imposant. Les négociations ont repris jeudi dernier entre le « groupe de Bruxelles », (Commission, FMI et BCE), « ex-Troïka », et la nouvelle équipe grecque, considérée par les partenaires financiers comme moins folklorique que celle menée jusque-là par Yanis Varoufakis, l’improbable ministre des Finances. Il semble que ce nouveau départ n’ait pas bouleversé la donne : « Cela avance lentement, mais les positions demeurent distante sur plusieurs fronts », a estimé un officiel européen. Quelques avancées auraient été faites en matière de TVA, mais on reste loin du compte sur les retraites ou la réforme du marché du travail, les dossiers les plus sensibles.

Des négociations pour amuser la galerie.

La délégation grecque chargée de négocier avec ses partenaires créanciers danse le sirtaki depuis le début, avec gesticulations, pas latéraux, fausses sorties, tensions, apaisements et promesses non tenues… « Depuis le début, la stratégie des Grecs a été de jouer la montre. Cela a fonctionné jusqu’à maintenant, mais cela pourrait devenir leur ennemi en mai » commente un négociateur. Le 12 mai, Athènes a en effet une échéance importante de remboursement auprès du FMI, et les caisses se vident. Cela n’empêche pas Yanis Varoufakis de continuer à souffler le chaud et le froid. Samedi dernier, dans une interview, il a décrit ses homologues européens comme « des partenaires gouvernés par la peur». Lui, il est inconscient. Surtout le responsable grec a relancé une ancienne idée fixe de Syriza, mise de côté depuis février, à savoir une réduction de la dette grecque. La Grèce « peut s’en sortir (sans un nouveau prêt). L’une des conditions cependant est une importante restructuration de la dette », a-t-il expliqué. Ben voyons ! Comme ça il est certain de mettre ses interlocuteurs de bonne humeur.

De deux choses l’une, ou « Varoufa-kis-s’y-croit » veut aboutir, et alors il faudra bien qu’il mange son chapeau, ou bien il organise méthodiquement le défaut grec pour aboutir au résultat qu’il recherche : ne pas payer les dettes de son pays. Car il a en face de lui des nordiques qui savent compter et qui, s’ils pratiquent « l’orthodoxie », c’est uniquement en matière de finances ! Néanmoins les Européens se sont donnés jusqu’à la fin juin pour négocier un éventuel nouveau plan d’aides au pays, mais le retard pris pour la conclusion du précédent met en péril cette autre échéance.

Les Grecs sont des escrocs.

S’ils pratiquent de la sorte, alors les Grecs sont des escrocs. Ils ont triché pour entrer dans l’euro et continuent de se comporter comme des brigands sans foi ni loi, ne respectant pas les traités qu’ils ont signés. Le gouvernement Tsipras voudrait inverser les rôles. Il ne respecte pas l’Europe. Son ministre des Finances est un plaisantin incompétent : c’est « Varoufa-kis-la-pète », torse bronzé bodybuildé, qui met un pays en faillite mais qui claque les euros avec une indécence rare. Il se fait photographier par un hebdomadaire connu pour le choc de ses photos sur la terrasse de sa luxueuse villa avec vue sur l’Acropole, devant un buffet pantagruélique, évoquant plus les fêtes de Dyonisos que la misère.  La presse a aussi révélé qu’il mettait en location 5 000 euros par semaine, sa villa sur l’île d’Egine, dotée d’une piscine et d’un home cinéma ! Quel crédit peut-il avoir pour venir plaider ensuite « l’asphyxie de liquidités de son pays ». On comprend que Tsipras l’ait sorti de la première ligne des négociations.

Avec ses amis, au lieu d’accuser l’Europe, il devrait commencer par la remercier de tout ce qu’elle a fait pour eux. La vérité c’est que le gouvernement d’extrême gauche a dû en rabattre sur son rêve de changer à lui seul la donne en Europe.  Il a commis l’erreur d’attaquer avec violence les européens rendus responsables de tous les maux de la Grèce, et il a cru que l’Allemagne était seule à lui être hostile. Il s’est retrouvé isolé et confronté à un front uni des 18 autres pays de la zone euro, et n’a entraîné dans son sillage aucun des autres pays méditerranéens qui, à force d’efforts commencent à récolter les fruits de leurs sacrifices.

Alexis Tsipras qui se prend pour le Che, mais version « feta », n’a pas hésité à s’allier avec la droite nationaliste, comme si en France, Mélenchon et Marine Le Pen se pacsaient. Il espère que dans des pays comme l’Espagne, les prochaines élections porteront au pouvoir des « Podemos », mais le pari est plus qu’incertain. C’est pourquoi le gouvernement Tsipras pratique la stratégie du faible au fort : il parie que les européens préfèreront céder en gardant la « brebis galeuse » pour éviter à la zone euro une crise que sa sortie provoquerait. Mais le temps joue contre lui. Il sait depuis le mois de février qu’annuler la dette grecque est impossible. Donc il s’agit plutôt de se servir des négociations pour provoquer sciemment une faillite de l’Etat grec, et sortir de l’euro en faisant porter le chapeau aux méchants créanciers. Le contribuable français doit savoir qu’au passage, il en sera pour 68 milliards d’euros de sa poche. Une véritable escroquerie.

Le « Grexit » serait une catastrophe pour les Grecs, pas pour l’Europe, bien au contraire.

76% des Grecs veulent rester dans l’euro, mais ils veulent le beurre et l’argent du beurre, et en plus se taper la fermière. Les 18 partenaires de la Grèce ont certes des engagements vis-à-vis de celle-ci de l’ordre de 300 à 400 milliards d’euros. Cependant il ne faut pas oublier que l’Union monétaire s’est considérablement renforcée et que les effets d’une contagion n’ont guère lieu d’être aujourd’hui.  Hormis les banques grecques, aucun investisseur privé ne détient de titres à Athènes. Ce sont les Etats européens qui devraient faire face, eux qui sont exposés à hauteur de 2 à 4% de leur PIB au risque grec. Un risque qui n’est pas négligeable mais encore supportable. Au demeurant, la zone euro, à l’inverse de ce que d’aucuns voudraient croire, pourrait en sortir renforcée, car il serait alors possible, plus facilement, de resserrer les liens d’une union budgétaire et politique. Donc, si les Grecs font le pari que la troïka finira par céder pour éviter une sortie de l’euro, ils se trompent lourdement.

Le leader de Syriza serait plus utile à son pays s’il s’attaquait à le transformer sérieusement en le dotant de tous les outils modernes de gestion qui lui font cruellement défaut comme un cadastre et une comptabilité publique sérieuse, en luttant contre la corruption, le travail au noir et l’évasion fiscale, au lieu de s’accrocher à des promesses démagogiques intenables comme l’augmentation des salaires et des retraites ou l’embauche de fonctionnaires. En aidant financièrement la Grèce,  la communauté européenne a prouvé sa solidarité. Mais si celle-ci décide de ne pas appliquer le programme de réformes convenu avec ses créanciers, elle devra en supporter toutes les conséquences. En attendant, la BCE a de nouveau relevé le plafond du financement d’urgence qu’elle accorde aux banques grecques. Cette enveloppe a été augmentée de 1,4 milliards d’euros à 76,9 milliards d’euros. Jusqu’à quand ? La réouverture de la télé publique avec la réintégration de plus de 1500 employés n’est pas un bon signe envoyé par Athènes.

Si l’Europe a à perdre en cas d’échec des négociations, les Grecs encore plus : depuis l’arrivée de Syriza au pouvoir, les capitaux ont fui, la croissance s’est effondrée, les caisses publiques se sont vidées, les impôts ne rentrent plus, bref, le pays est revenu à une situation plus grave qu’au moment de la crise qui a conduit au premier abandon d’une partie de sa dette et à son rééchelonnement. Sauf que sans l’Europe, ils se retrouveront sans filet de protection. A défaut d’austérité qu’ils ont refusée, ils auront la faillite et la misère. Même au soleil, la pauvreté fait souffrir !


LE PETIT COURS D’ORTHOGRAPHE

Orthographe chat 

 

L’ACCORD SUJET-VERBE

C’est un des accords les plus simples… à condition d’être vigilant. Chacun sait que le verbe s’accorde en personne avec le sujet. Rappelons qu’il y a six personnes : je, tu, il ou elle, nous, vous, ils ou elles, et que pour chacune d’elle correspond une terminaison spécifique, variable suivant le mode, le temps de conjugaison et le groupe auquel appartient le verbe. Mais ce n’est pas le sujet du jour.

Comment éviter de se laisser (mal) influencer par un mauvais sujet ?

Nous avons l’habitude que le sujet précède le verbe, très souvent immédiatement. C’est là qu’est le piège ! On peut avoir un groupe nominal, ou encore un sujet inversé, quand ce n’est pas un pronom … complément.

Conclusion : toujours poser la question « qui est-ce qui ? » comme un réflexe pavlovien.

Quelques exemples :

-          L’oncle de mes amis aime la tarte au citron.

-          Les statuettes que sculpte son oncle, Julien me les donne.

Méfiez-vous des pronoms comme « nous » et « vous » qui peuvent aussi bien être sujet que complément :

-          Des questions nous viennent à l’esprit.

 

Exerçons-nous :

Mettez la bonne terminaison aux verbes :

Elle les protégeai… soigneusement du soleil. – Jules cueillai… tout ce qu’offrai… les buissons. – les chasseurs à l’affût la guettai… depuis une heure. – Chaque élément de ces trois ensembles représent… un entier positif. – Il tombai… des trombes d’eau. – C’est moi qui traversai… l’atelier d’un pas pressé.-  On ne les oubli… pas. – La maquette que construisai… Patrick et ses amis étai… celle de l’Hermione.- Tous, assis autour de la grande table, l’écoutai… avec respect. – Qui m’appell… ? – Est-ce toi qui jouai… avec eux ? – Philippe, qui les attendai…, les avai… conduits jusqu’au monument. – Les hommes chantai… des mélopées qu’accompagnai… à la guitare un jeune garçon. – On n’a jamais retrouvé le gisement d’où pouvai… provenir de si grosses pierres.- Elles aussi la rejetai… .

 

Pour aller plus loin.

Sujet singulier ou sujet pluriel ?

Quand un sujet est composé d’un nom au singulier complété par un nom pluriel, on peut hésiter sur l’accord du verbe :

-          Lorsque le sujet est composé d’un nom « collectif » tel que foule, multitude, tas, … (noms au singulier qui évoquent une pluralité), ou d’un nom de nombre accompagné de son complément au pluriel, c’est le sens qui décide !

Exemples :     Le tas de caillou sera livré ici. >>> C’est le tas qui est livré.

                       Un tas d’idées lui venaient à l’esprit. >>> ce sont les idées qui viennent .

                       Combien coûte la douzaine d’huîtres ? >>> prix de la douzaine

                       Une douzaine de candidatures nous sont parvenues.

-          Il arrive qu’on ait le choix, selon le sens que l’on veut renforcer :

Exemples :    Une foule d’admirateurs se pressaient ou se pressait.

                       La moitié des récoltes est perdue ou sont perdues.

-          Avec millier et million, le verbe est toujours au pluriel :

Exemple :      Un million de visiteurs sont attendus à l’expo universelle.

-          Lorsque le sujet est composé d’un nom précédé de locutions comme la plupart, beaucoup de, tant de, nombre de, le verbe est du même nombre que ce nom :

Exemples :    Beaucoup de courage sera nécessaire pour cette épreuve.

                       Beaucoup de vacanciers apprécient la nature.

-          Attention, Le verbe est au singulier avec plus d’un, au pluriel avec moins de deux !

 

A vos plumes !

Mettez les bonnes terminaisons :

Beaucoup de personnes croi… que l’alcool n’est pas dangereux pour la santé. – Peu de personnes os… accomplir un tel exploit. – Un des hommes le repouss… brusquement. - Pour la seconde partie, aucun d’entre vous ne changer… de camp.- La foule des spectateurs s’écoulai… lentement. – La plupart des avalanches enseveli…  des skieurs. – Une multitude de flamants roses avai… envahi l’étang. – Une foule de voyageurs atten… l’autobus ; la plupart de ceux-ci s’impatient… .-

 

 

Et voici les corrigés :

Mettez la bonne terminaison aux verbes :

Elle les protégeait soigneusement du soleil. – Jules cueillait tout ce qu’offraient les buissons. – les chasseurs à l’affût la guettaient depuis une heure. – Chaque élément de ces trois ensembles représente un entier positif. – Il tombait des trombes d’eau. – C’est moi qui traversais l’atelier d’un pas pressé.-  On ne les oublie pas. – La maquette que construisaient Patrick et ses amis était celle de l’Hermione.- Tous, assis autour de la grande table, l’écoutaient avec respect. – Qui m’appelle ? – Est-ce toi qui jouais avec eux ? – Philippe, qui les attendait, les avait conduits jusqu’au monument. – Les hommes chantaient des mélopées qu’accompagnait à la guitare un jeune garçon. – On n’a jamais retrouvé le gisement d’où pouvaient provenir de si grosses pierres.- Elles aussi la rejetaient.

Mettez les bonnes terminaisons :

Beaucoup de personnes croient que l’alcool n’est pas dangereux pour la santé. – Peu de personnes osent accomplir un tel exploit. – Un des hommes le repousse brusquement. - Pour la seconde partie, aucun d’entre vous ne changera de camp.- La foule des spectateurs s’écoulait ou s’écoulaient lentement. – La plupart des avalanches ensevelissent des skieurs. – Une multitude de flamants roses avait ou avaient envahi l’étang. – Une foule de voyageurs attend ou attendent l’autobus ; la plupart de ceux-ci s’impatientent.-