HISTOIRE

BARNIER !

Barnier europe

 

Le congrès de LR désignera le 4 décembre le candidat de la droite pour 2022. Nous aurons alors un seul ou une seule candidate, et presque cinq mois de campagne devant nous. Nous serons enfin incarnés et cela créera le rassemblement et une dynamique. Nous pouvons gagner ! Le président sortant est actuellement en tête. Mais rien n’est joué entre les trois candidats suivants. Les électeurs de Zemmour comme de Le Pen ont les mêmes préoccupations : l’immigration et la délinquance. C’est un peu court pour un projet ­présidentiel. L’ensemble des Français attendent une offre alternative crédible. Il y a naturellement une compétition  entre nos candidats, mais je ne suis pas inquiet : ils ont tous le sens des responsabilités. L’important, c’est le projet qu’on va présenter aux Français. On va s’apercevoir que le parti a  beaucoup travaillé  et que le  projet qui en est sorti constitue un socle solide pour la campagne présidentielle. Il  inspire   tous nos candidats qui ont peu de divergence entre eux.

J’ai choisi Michel Barnier.

Catherine Deroche notre sénatrice qui participe à l’animation de sa campagne m’a  demandé si je voulais bien être référent pour Michel Barnier dans la 1ère circonscription du Maine-et-Loire. J’ai accepté, car il est  celui qui me semble cocher toutes les cases pour être un vrai Président de la République qui gouverne. J’aime son discours rassembleur, son calme est rassurant, son parcours fait de lui un homme expérimenté. La négociation du « Brexit » qu’il a  menée pour les 27  en est une démonstration éclatante.  En plus de ses qualités personnelles, ses  convictions euroréalistes constituent un atout supplémentaire.  En cette période troublée, dans un monde  dangereux, nous avons besoin que  le gouvernail de l’Etat soit tenu d’une main ferme par un  Président qui connait toutes les arcanes de l’Union et qui plus est,  personnellement son personnel politique au plus haut niveau. Michel   Barnier est  pour moi, le choix rationnel de la raison  et de l’efficacité.

Nous avons la chance qu’il vienne dans le Maine-et-Loire.

C’est  avec plaisir que je vous invite à participer à la réunion publique que notre fédération organise à son intention. Adhérent ou non, vous êtes les bienvenus. Venez vous  informer,  poser des questions. Et s’il vous a  convaincus, vous pourrez même adhérer, le cas échéant, et venir renforcer le nombre de  ceux et celles qui ont l’intention de voter pour lui. 

Michel BARNIER- Invitation

Attention : munissez-vous de votre passe sanitaire 

Merci de bien vouloir nous préciser votre présence par retour de mail à :

[email protected]

 


L’AVERTISSEMENT DU HUSSARD

Didier Lemaire

 

Menacé de mort pour avoir dénoncé l’impéritie de l’Etat face à l’extension de l’emprise islamiste, Didier Lemaire, le professeur de philosophie du lycée de Trappes, publie  « Lettre d’un hussard de la République,  avant qu’il ne soit trop tard… ».  Il a dû quitter son lycée où il enseignait depuis vingt ans. Dans son  livre, il  raconte  l’emballement médiatique et politique dont il  a fait  l’objet et raconte son combat. Il est aujourd’hui  en attente d’une nouvelle affectation. L’assassinat  de Samuel Paty a été le déclencheur de son enquête sur l’emprise de l’Islam et la réaction des institutions républicaines face à l’islamisme, telles qu’il les a vécues, de l’intérieur.

Un témoignage  lucide.

Il fallait raconter comment un prof de philo depuis vingt ans dans un même établissement a vu petit à petit sa relation avec ses élèves évoluer  tout comme leur relation à la discipline philisophique. Les résistances idéologiques qui n’existaient pas  sont devenues de plus en plus fortes au fur et à mesure que la « mixité » disparaissait.  Au point de se retrouver dans la situation où son enseignement était devenu très difficile. Sa prise de conscience commence avec les émeutes de 2005 et se poursuit jusqu’aux tueries de 2015. C’est l’observation de ses élèves  et leurs paroles qui lui ont  permis de comprendre qu’il se  passait quelque chose dans leur ville. Trappes est en effet la ville qui a envoyé le plus de volontaires faire le « djihad ».

Une immersion dans l’environnement du lycée.

Sa volonté de comprendre pousse Didier Lemaire à partir à la découverte de la population de la ville de son lycée. Il découvrit peu à peu Trappes et son histoire. Sa participation aux réunions de l’association « Paroles à cœur ouvert » lui permit de  mesurer l’emprise progressive de la religion à travers les interventions du libraire « tabligh » de Trappes dont les interventions prétendument apolitiques et non violentes  préparaient en fait le terrain aux salafistes qui eux-mêmes  le préparaient aux « frères »  et au djihadisme. Le   mouvement fondamentaliste Tabligh nourrit le rêve d’un Islam hégémonique. Il constata que la violence verbale contre la  société française était de nature à pousser ses adeptes à rompre avec les valeurs et les mœurs de la France. Il réalise alors qu’il ne vit plus dans le même monde que ses élèves.

L’assassinat de Samuel Paty.

Il lui a fallu quelques semaines de réflexion après l’assassinat du prof de Conflans avant de se décider à prendre la parole publiquement. Il dénonça dans l’Obs la responsabilité de l’Etat régalien dans la mort de son  collègue.  C’est alors que c’est lui qui est devenu le problème. Il  s’est  retrouvé au cœur d’un emballement médiatique enflammé.  Quand il a commencé à raconter l’emprise qu’il  avait observée et l’engrenage qui conduisait au djihad, les « bons esprits » de notre gauche communautariste ont crié à la mythomanie, à l’islamophobie,  et  le journal Le  Monde n’a pas été en reste.  Le  préfet l’a accusé de saccager le « vivre-ensemble » en défendant l’action du maire Ali Rabeh.  Celui-ci est allé jusqu’à pénétrer dans le lycée pour distribuer des tracts accusant l’enseignant de travestir la réalité. Menacé de mort, il est d’abord mis sous protection  policière, puis contraint d’exercer son droit de retrait. Il est en attente de propositions de reclassement.

La démission de la gauche républicaine.

« La gauche a abandonné les principes républicains », voilà le constat que fait Didier Lemaire et il y voit à travers toutes ses compromissions avec les tenants de l’Islam, au nom d’un clientélisme électoral  mais aussi idéologique, une des causes de l’extension de l’emprise religieuse. Il observe même qu’une partie de la gauche frise avec l’antisémitisme, avec un « antiracisme raciste ».  Elle prône une idéologie des identités. Pour cette gauche, les Français  d’aujourd’hui devraient faire repentance pour les crimes passés.  Une nouvelle version du péché originel !  Alors que ce qui fonde  notre démocratie, c’est que l’Etat ne reconnaît  qu’une seule communauté, la communauté nationale, et il n’y a que des individus égaux dont il garantit les libertés.  Pour lui la gauche sombre dans le totalitarisme au nom  d’une conception tribale de l’homme, dans laquelle les individus s’effacent devant leur  appartenance à une supposée communauté noire, musulmane, homosexuelle, lesbienne, transgenre ou autre … La  peur de la  « stigmatisation », le « pas d’amalgame », encore  en cours malheureusement, ont produit l’effet inverse de celui recherché : elle conforte  ceux qui pensent que la France est « anti-islam ».

Avant qu’il ne soit trop tard…

Il  y a un islam identitaire, victimaire et antifrançais qui gagne du terrain et alimente le djihadisme par une dynamique de conquête qui s’appuie sur les porosités entre islam et islamisme, avec la délinquance et  le séparatisme ethnique et économique. Seul un  plan d’ensemble,  une approche globale, avec une stratégie et des étapes, permettraient d’endiguer le  phénomène.  Cela nécessite de refonder l’école, seule institution capable de contrebalancer l’idéologie d’imprégnation des jeunes de ces banlieues, de faire respecter la police et permettre à la justice d’être correctement rendue. Ce ne sont pas les récentes déclarations du Président de la République et les manifestations de repentance sans nuances auxquelles il participe qui vont permettre de lutter efficacement contre  ce que Didier Lemaire  appelle les « sirènes  perfides » qui sont partout. Mêmes les manifestations organisées en commémoration de  l’assassinat de Samuel Paty, sont encore trop empreintes de précautions  « pour éviter les vagues » qui ne devraient pas  avoir lieu d’être. Ce ne sont pas les  actions disparates menées  par l’actuel Ministre de l’intérieur qui ferme quelques mosquées  et  renvoie quelques imams pour donner le change, ce n’est pas une loi « pour conforter les principes républicains », en partie vidée de son sens par la gauche de la majorité actuelle, ce n’est  pas avec un premier  Ministre davantage  préoccupé du secret de la confession des catholiques que des violences répétées contre la République dans les quartiers… que nous allons relever le défi.  Ali Rabeh, dont l’élection avait été annulée a été réélu. Il n’a pas été poursuivi pour son intrusion dans le lycée, acte pourtant passible du code pénal. Le  prof  de philo, pourtant de  gauche, constate que les soutiens qui lui ont été apportés  sont venus de… la droite, de Valéry Pécresse notamment et Othman Nasrou, adversaire d’Ali Rabeh.

Je crois que tout est dit !

Extraits :

« … devenir un individu libre n’est possible qu’à deux conditions : un Etat de droit qui empêche toute communauté de confisquer à l’individu sa liberté en lui imposant une manière d’être et  de penser, et une Ecole qui prépare chaque homme à devenir citoyen par la transmission d’une culture humaniste, scientifique, artistique et philosophique ».

« D’un point de vue philosophique, la  laïcité est un principe d’émancipation des croyances et de toute autorité entravant leur libre pensée et la libre disposition de leur corps. Adopé par l’Etat, ce principe se traduit en lois et institutions, qui promeuvent et garantissent, la libération de l’individu vis-à-vis de toute communauté –religieuse, familiale, sociale ou clanique- . L’Etat laïque se dresse  contre toute tentative d’emprise sur les consciences et sur les corps par des autorités religieuses. Il garantit l’égalité de traitement de tous, quelles que soient leurs opinions. Neutre ou indifférent du point de vue métaphysique et religieux, il n’adopte ni ne favorise aucun culte. »

Didier Lemaire – LETTRE D’UN HUSSARD DE LA REPUBLIQUE – Robert Laffont.


L’EFFET CHEQUES

Des-liasses-de-billets

 

Nous sommes abreuvés de sondages pour la présidentielle de 2022. Ils  ont  tous au moins un point commun : Macron parade en tête avec constance en pointant autour de 24% . Même si le score n’est pas extraordinaire, il serait difficile de s’en étonner avec la campagne qu’il a entamée depuis quelques semaines, le carnet de chèques à la main. « Après moi, le déluge »  est-on enclin à penser.  La réalité  n’est pourtant pas aussi rose que celle qu’il  essaie de nous faire oublier  avec deux mensonges : les impôts auraient baissé sous son quinquennat et les milliards qu’il distribue c’est au nom du plan de relance et pas des cadeaux électoraux.

Une campagne qui ne dit pas  son nom.

Le Président de la République arpente la France dans tous les sens. Ici avec les agriculteurs il débloque 600 millions, là c’est 500 millions pour le Beauvau de la sécurité, 1,5 milliard pour Marseille, 2 milliards de plus pour ma  prim’ rénov, …  en quinze jours c’est 5 à 7 milliards d’euros qui ont été dépensés, sans compter les petits chèques pour compenser les hausses du prix de l’énergie et des carburants. Non seulement ce n’est pas la fin « quoi qu’il en coûte », mais c’est la pluie de « l’argent magique », dont  le locataire de l’Elysée affirmait pourtant qu’il n’existait pas.

Le dernier budget du quinquennat.

Le gouvernement vient de présenter le dernier budget du quinquennat avec un seul mot d’ordre : communiquer sur les baisses d’impôts pour les ménages. Alors, on évoque beaucoup les baisses, impôts sur le revenu, taxe d’habitation, mais pas beaucoup les hausses notamment celle  de  la CSG… On oublie que nous sommes toujours quatre points au-dessus de nos partenaires de la zone euro en impôts, taxes et cotisations. On oublie surtout qu’un chemin pérenne vers des baisses d’impôts durables devrait passer par des baisses de dépenses, et on n’en prend pas le chemin. Certes, nos entreprises -et c’est une bonne nouvelle- sont les premières bénéficiaires des baisses nettes d’impôt qui viennent d’ailleurs principalement de mesures prises sous le quinquennat de François Hollande. Il faut y ajouter, à l’initiative de ce gouvernement, la baisse des impôts de production, insuffisante mais réelle. Mais du côté des ménages, si le gouvernement insiste sur les 5 milliards d’euros de baisse de l’impôt sur le revenu et sur les 16,5 milliards d’euros de baisse de taxe d’habitation, il oublie d’inclure l’énorme augmentation de la CSG qui a caractérisé le début du mandat et qui est bien plus lourde que la baisse des cotisations sociales salariales. Il oublie aussi d’évoquer la hausse de la taxe foncière ou la hausse d’impôt sur le revenu lié à la mise en place du prélèvement à la source ou encore la hausse de la TICPE... Sur l’impôt sur le revenu des ménages la baisse est d’autant moins flagrante que la recette passe de 73 milliards en 2017 à plus de 82 milliards en 2022…  Sur la totalité des impôts directs, on a du mal à voir où est vraiment la baisse.

L’explosion des dépenses publiques.

les dépenses publiques ont cru de manière exponentielle en France avec, hors dépenses d’urgence et de relance, environ 28 milliards d’euros de plus par an, ce qui est considérable.  Elles atteindront toujours plus de 56% du PIB en 2022 contre 49,6% en zone euro. Et on annonce une nouvelle fuite en avant avec un nouveau plan d’investissement à 30 milliards d’euros, financé aussi par la dette, d’ici 2030, et la dette aura augmenté fin 2022 d’environ 690 milliards ! On comprend que le Haut Conseil des Finances Publiques appelle à la « plus grande vigilance sur la soutenabilité à moyen terme des finances publiques ». Mais le sortant n’en a cure.  Il est prêt à « acheter » même au prix fort, sa réélection. En attendant, on peut aussi légitimement se demander quelle est la durée de vie de baisses d’impôts qui ne sont pas financées. Au moins, on sait ce qui attend le ou la titulaire du mandat suivant : il faudra faire un effort de 3 à 4 points de PIB de baisses d’impôts, financés non par de la dette mais par des baisses de dépenses, pour rendre nos entreprises compétitives et booster la croissance potentielle de la France. Le risque est donc grand pour notre pays, en multipliant les chèques et les annonces de dépenses, de gâcher une possibilité unique de consolider les baisses d’impôts et de les poursuivre massivement comme il serait nécessaire pour combler notre retard de compétitivité.

Puissent les Français avoir la sagesse de ne pas se laisser  prendre au  piège des cadeaux électoraux, par nature éphémères, et choisir la  voie du redressement  qui demande des efforts  mais qui conduit au retour de la prospérité  pour tous. Le  programme des Républicains contient toutes  les solutions qu’ils attendent.  Ils  auraient tort de s’en priver.

 


L’ENGOUEMENT ZEMMOUR

Eric Zemmour

 

Un brillant chroniqueur

Avec la sortie de son nouveau livre, Eric Zemmour fait un tabac. Les médias  se l’arrachent, victimes de "zemmourite" aiguë, même ceux qui ne l’appelaient plus, comme dans le « service public ». Si on ajoute à cela le fait que BFMTV  et LCI aient multiplié les reportages sur lui, ça devrait, comme on dit, mettre la puce à l’oreille. Rien n’est gratuit en ce bas monde. Son irruption doit bien rendre service à quelqu’un. Reconnaissons à l’intéressé son talent. C’est un éditorialiste réputé qui a fait les beaux jours de Cnews, entre autre. Il n’est pas étonnant que son entrée dans l’arène concentre tous les regards. Il voulait être l’événement de la rentrée : il a réussi. Pas  un entretien sans que la question de son éventuelle candidature ne soit posée. Il fait durer le suspense  et pendant ce temps-là, il vend son livre au titre évocateur : « La  France n’a  pas  dit son dernier mot ».  Tout un  programme,  pensent ses fans. Ses thèses  rejoignent souvent celles du RN, et à LR, il séduit une frange conservatrice, et il se vante de voir les candidats à  la  sélection reprendre ses thèses, ce qui est une facilité. Et  comme plus ça mousse, mieux c’est, il multiplie les coups d’éclats : face-à-face avec Mélenchon, débat avec Michel Onfray …  Eric Zemmour a  du fond, profondément maurrassien, il est aussi très cultivé.  Mais s’il dénonce de vrais problèmes, qu’il s’agisse de l’identité, de l’immigration, de l’industrie ou de l’indépendance, s’il  a raison d’évoquer la catastrophe éducative, si la problématique  globale est bien une « guerre de civilisation », sa France sent la naphtaline et son plaidoyer , ne s’appuyant sur aucune expérience concrète et seulement sur l’observation, même juste, sonne creux.  D’autres, à droite, développent  les mêmes thèses, mais sur un socle  plus réaliste.

Zemmour, quelles compétences ?

Il ne suffit pas de parler, de faire de beaux discours, d’étaler  de  belles idées.  Il ne faudrait pas que le succès lui  monte à la tête. Je ne sais pas pourquoi, souvent il m’agace. Je ne suis pas aussi érudit que lui, mais je sais quand même beaucoup de choses en politique (par expérience) et en Histoire (par formation) aussi je n’aime pas sa manière, de temps en temps, d’arranger les choses à sa façon pour qu’elles aillent dans son sens. De plus, sans être « européiste », je suis européen de conviction. Ce qui me différencie nettement  de ses thèses nationalistes étroites. Et c’est une dimension incontournable pour tout quidam qui prétend  à  la magistrature suprême. Qui peut imaginer la France, endettée jusqu’au cou, démunie de toute industrie  hormis  deux ou trois pans de secteurs  tout juste compétitifs et encore,  une France à cours de  ressources énergétiques, s’en sortir seule, face aux Etats continentaux. L’Elysée  exige par ailleurs bien d’autres  compétences, que l’on ne peut acquérir que par le « cursus honorum » républicain : connaissance des rouages de l’Etat, des strates administratives, de la  décentralisation des compétences partagées entre les collectivités territoriales, …  et surtout respect des lois et des droits  français et européen –nous sommes liés par des traités qu’on ne défait pas d’un coup de baguette  magique- qui  obèrent bien des promesses.  Ce manque d’expérience, Macron en a cruellement  manqué.  Va-t-on renouveler la  même  erreur ? C’est qu’il ne suffit pas de « dire » sans s’embarrasser de pudeurs de gazelles, pour  plaire, il faut être capable de faire.  Et comme on le sait, « qui trop embrasse,  mal étreint ! ».

A droite, une immense  attente.

Les sondages ne doivent pas nous leurrer. Tant que le paysage n’est pas définitivement installé, ils « moulinent » dans le vide. Zemmour profite  d’un moment d’apesanteur dans le débat politique. Les  médias n’ont d’yeux (ou d’oreilles) que pour lui et pourtant il se dit des choses plus importantes ailleurs. C’est vrai, l’attente et le doute sont immenses chez les électeurs, surtout à droite. Rien ne serait pire que d’enfermer la démocratie dans des choix préfabriqués. Pour  l’instant, la stratégie  Zemmour profite à Macron qu’il dit combattre, en affaiblissant à la fois Marine Le Pen et Les  candidats LR.  Mais c’est faire l’impasse sur la conscience de leur grande responsabilité qu’ont tous les élus de la droite. Ils avancent avec un programme solide que les Français finiront par découvrir : il s’agit de  gagner sur un cap clair, avec  une famille réconciliée, avec  des valeurs assumées  telles que la  sécurité,  la bonne gestion de l’argent public, la  mise en avant du travail, le refus du communautarisme…  Il y a aussi un doute immense. Nous vivons un effondrement  moral de la politique et les réseaux sociaux y sont pour beaucoup. Les trahisons de ceux qui passent dans le camp  adverse   sans vergogne,  se vendent pour des places, ou encore changent complètement de logiciel une  fois élus pour  tout repeindre en vert (plus ou moins cramoisi), n’encouragent  pas à aller voter.  Aussi est-il  important d’avoir des candidats qui avancent sans cacher leur drapeau, pouvant arguer de leurs idées et du maintien de  leurs convictions dans la durée. Au final, il n’y aura qu’un candidat de la droite républicaine.  La méthode de sélection demande un peu de patience. Mais l’Elysée ne mérite-t-il pas qu’on prenne le temps !

Alors le soufflé Zemmour retombera, comme en son temps la baudruche Chevènement se dégonfla.

 


HALTE A L'HERESIE WOKE !

Culture woke

Il est grand temps  de prendre la  mesure de ce phénomène très inquiétant.  Il devrait même constituer l’un des sujets  primordiaux de la campagne présidentielle. Car ce qui est à l’œuvre, c’est ni plus ni mois que la destruction de notre civilisation des Lumières. Et  je n’exagère pas quand on découvre qu’à Paris 8, est proposé un Diplôme universitaire de « Formation à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme » dont l’un des modules est intitulé « Historiciser et déconstruire » !

Le « woke » a débarqué chez nous, à bas bruit.

Avec  Sandrine Rousseau,  une partie des écologistes purs et durs a renoué avec le gauchisme et repris à son compte les principales thèses venues des Etats-Unis, résumées par  le mot « Woke ». En quelques années, des activistes du même type ont réussi à prendre le contrôle de centres de recherches universitaires pour y imposer les théories de la déconstruction,  du genre, le décolonialisme, le racialisme, l’antispécisme, la collapsologie, la décroissance … Longtemps, celles-ci n’ont pas été prises au sérieux, aujourd’hui encore elles suscitent l’ironie tant elles paraissent, au bas mot, farfelues. Malheureusement, cette absence de prise en considération a facilité leur diffusion, auprès du public jeune, mais également des enseignants-chercheurs. Même  le  CNRS est largement entre leurs mains, et on comprend l’échec de la Ministre quand elle lui a demandé une enquête sur l' «islamogauchisme  ». On n’en finirait pas de citer les centres universitaires où ils font carrière, distribuent les bourses de recherche et inventent des nouveaux diplômes pour imposer leurs idées. Sciences-Po, on l’a vu,  baigne largement dedans. Ils transmettent depuis plusieurs années déjà, cette culture toxique aux jeunes générations. Dans son livre « OK  millenials ! » Brice Couturier fait part de son exaspération. Tous les « millenials » ne sont pas des crétins woke, mais  beaucoup sont contaminés. Ainsi, une enquête réalisée par l’IFOP en mars dernier montrait que désormais 41 % des 18-35 avaient adopté le concept de « racisme systémique », qu’ils étaient également 41 % à dénoncer le prétendu « privilège blanc » et pas moins de 21 % à déclarer ne s’identifier ni en tant qu’homme ni en tant que femme.

La gauche woke  est manichéenne, intolérante et avide de censure.

Nous devons résister à l’influence délétère de ces illuminés  d’un nouveau « genre » et proposer une alternative sérieuse. Il n’est pas acceptable que la censure s’installe au sein même de nos institutions  où le débat le plus large était la règle depuis toujours. Exit  Agacinski, Finkielkraut. L’idée d’universel est un mythe, la rationalité une manipulation colonialiste, l’objectivité une illusion raciste… Ils confondent science et  idéologie. Le militantisme servant d’outil  de recherche. Manichéens et intolérants, ils sont devenus la terreur des campus,  « les moines-soldats d’une religion nouvelle » énonce Brice Couturier. En fait, ils sont au service d’une hérésie. Cela porte un nom, comme toute vérité révélée : c’est de l’obscurantisme ! Cela rend ces utopistes d’autant plus dangereux. A l’université la cause sociale se déploie à travers le postcolonialisme, la théorie de la race, théorie queer, études de genre, … Voilà une génération d’idéologues qui entend au nom du « respect », restreindre le champ des possibles, limiter, censurer. Il s’agit d’indexer la  science sur le militantisme et fonder la recherche sur le credo victimaire. Ils professent un scepticisme absolu sauf en matière d’oppression conçue comme une réalité objective et irréfutable.  Ils prétendent déconstruire tout essentialisme et multiplier les catégories (LGBTIQ) pour arriver au dogmatisme le plus extrême : ça ne se discute pas ! Ces principes  répandus dans la société, on comprend que les  classes populaires se tournent vers des leaders populistes.

Rien ne peut remplacer les idéaux de liberté et d’émancipation, nés de l’universalisme humaniste.

Notre devoir est de continuer à se réclamer de l’émancipation individuelle, de la laïcité, de  la tolérance, de l’ouverture d’esprit. Ne laissons pas dénaturer l’antiracisme,  le féminisme. Continuons de promouvoir  la rationalité, le  bon sens et le respect des faits. C’est notre culture, héritée des Lumières qui nous permettra de résister à l’esprit « woke ». Un best seller américain, récemment traduit en français nous raconte les origines et les  principes des théories du genre et de la race qui ont gangréné l’université américaine avant de débarquer chez nous : « Le triomphe des impostures intellectuelles » d’Helen Pluckrose et James  Lindsay. Un livre qu’il faut lire si l’on veut tout comprendre aux racines et à l’ampleur du mouvement. Mais lire ne suffit pas, il faut agir. Les contre-feux intellectuels sont de plus en plus nombreux  avec  de nombreux écrits et articles, des institutions comme le « Comité Laïcité République »  organisent des colloques, le CERU, Centre d’Etudes et de Recherche Universitaire, se mobilise pour combattre les menées wokistes au sein de l’université.  Il faut, en effet, soutenir les universitaires et les doctorants qui subissent les pressions, les aider à se faire entendre quand ils sont censurés ou attaqués par les adeptes de la cancel culture. Il faut  dénoncer les rituels humiliants ou ineptes, absolument financer des recherches sur des sujets importants pour notre pays, mais qui sont curieusement oubliés par la recherche publique, réagir contre les procès en « pensée incorrecte », affirmer les données scientifiques comme celles du domaine des neurosciences qui contredisent la dysphorie de genre…  Ainsi, on empêchera l’université, gagnée par la « théorie » de devenir un « outil d’endoctrinement culturel nuisible à nul autre  pareil ».

Il faut tuer  Narcisse.

La génération nouvelle des millenials a été trop couvée par ses parents. Beaucoup se considèrent comme de petits flocons de neige : ils ressentent la moindre contrariété comme une épouvantable blessure narcissique  en confondant la douleur physique et les blessures symboliques. Ils exigent qu’on les protège des idées qui leur déplaisent.  Ils sévissent sur les réseaux sociaux et ne  prisent guère le face-à-face interpersonnel et, qui plus est, cette génération est logiquement tentée politiquement par l’autoritarisme. Leur conception de la société où les identités s’amoncèlent débouche inévitablement à l’horizon sur une guerre raciale.  Et pour tuer Narcisse, il faut reprendre tout à la base, à commencer  par l’école, ses programmes, ses buts, son élitisme républicain pour élever et transmettre,  en formant les  profs  ailleurs qu’à l’université.

 


LA FIN DU "QUOI QU'IL EN COÛTE" ?

Daniel Fasquelle

[La fin  du "quoi qu'il  en coûte"],  c'est  le thème que Daniel FASQUELLE, trésorier national Les Républicains, Maire du Touquet, abordera lors d'un dîner-débat à Angers :

Lundi  11 octobre 

Restaurant L'Entrecôte d'Agape

12  avenue Jean Joxé, (entrée  par le MIN)

 Accueil à 18H30

Il est  encore temps de s'inscrire.  Voir les modalités  ci-dessous. 

Pour ceux qui n'ont pas encore renouvelé,  leur adhésion, c'est le moment de le  faire :

  • Ils bénéficieront du tarif privilégié "adhérent"?
  • Ils seront certains de pouvoir voter au congrès du début décembre pour désigner le candidat de la droite et du centre.   ( précision  : il faudra être à jour de cotisation avant le 15 novembre).

Pour ceux qui veulent soutenir Michel BARNIER, c'est l'occasion  de  se manifester.  Daniel FASQUELLE est dans son équipe de campagne, dont il est le coordinateur général des réseaux d'élus et de soutiens.

 

Inscription :

Adhérent   à jour de cotisation 2021

NOM :                                          Prénom :

Règlement : 20 € par personne et par chèque à l’ordre de « ANFR »

Adhérent (non à jour de cotisation 2021) et sympathisant :

NOM :                                 Prénom :

Règlement : 30 € par personne et par chèque à l’ordre de « ANFR »

( 20 Euros si adhésion ou ré-adhésion à LR 49 par chèque séparé – Coût de l’adhésion : 30 € personne seule, 40 € pour un couple, 15 € pour les jeunes)

Inscription définitive avant le vendredi  1er octobre.

Adressez votre coupon-réponse et paiement à :

 Les Républicains  - BP 26  - 49590 FONTEVRAUD L’ABBAYE

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Contact : [email protected]

Régine CATIN, Trésorière : 06 82 01 98 88

>>> (compte tenu des délais, prévenez-la de l'envoi de votre courrier d'inscription par téléphone pour qu'elle puisse vous prendre en compte).

 


INFLATION : NI SURPRENANTE, NI EPHEMERE !

étau des taux

 

Tout augmente. La flambée des prix concerne l’énergie, les denrées alimentaires, les biens durables.  On voudrait nous faire croire que la hausse est provisoire, pour nous rassurer. En fait c’est illusoire !

Energie.

Le baril de pétrole continue à progresser. Il a atteint les 80$. Une première depuis la crise du Covid. Rappelons qu'il s'était totalement effondré au début de la pandémie, avec des cours qui avaient même été négatifs pendant quelques heures. Voilà une flambée des prix malgré la hausse de la production décidée par l'OPEP +.  Et cela n’est  pas une surprise : les  producteurs étranglés pendant la  pandémie ont besoin de  se refaire et entendent profiter de l’explosion de  la demande due à la reprise.

Les prix du gaz et de l’électricité flambent depuis le début du mois sur les marchés « spot ». A cause d’un goulot d’étranglement nous dit-on, dont Poutine serait l’auteur pour faire du chantage  sur l’achèvement du gazoduc Nord Stream 2, que Biden veut empêcher.  Peut-être ! Surprenant ? Pas  vraiment, en fait les cours du gaz ont commencé à flamber au début de l’année avec une multiplication par trois du prix et idem pour  l’électricité avec une multiplication par deux ! Depuis  la hausse du cours du gaz s'accélère sur les marchés internationaux : 300% de hausse depuis le début d'année. À l'approche de l'hiver, les stocks des pays européens sont à leurs niveaux les plus bas avec  pour conséquence directe que le prix du gaz qui va augmenter de 12,6% en France le 1er octobre. Sur l'année 2021, la hausse est de 58,9%.

Les cours du bois ont aussi flambé, puis ceux du café, puis ceux du blé (mauvaise récolte), puis ceux du sucre… La faute à trop d’eau ou pas  assez. Et surtout la Chine achète tout à tour de bras pour faire d’immenses stocks !

Shipping (comprenez : transport maritime).

Les  prix du transport ont augmenté de 20% pour le mois d’août sur un marché complètement déstructuré. Non seulement les coûts augmentent, mais les bateaux manquent au point que l’on craint pour les livraisons de jouets et de meubles. Mais ce sont des augmentations qui se répercuteront inévitablement sur les prix.  Et ne parlons pas des semi-conducteurs dont le « goulot d’étranglement » freine toujours les usines  d’automobiles du monde entier et donnent un coup de frein à la croissance. Une 2008 commandée aujourd’hui vous sera livrée  au mieux en février. On se bat pour  avoir des puces.  Alors forcément ça « gratt »e du côté des gouvernants.

C’est « provisoire » » !

Ce serait une poussée provisoire due à la pandémie qui a contingenté les productions et permit d’accumuler de l’épargne qui se  libère partout  en même temps. Des facteurs conjoncturels incontestables, sauf que partout les changements structurels sont à l’œuvre, faisant augmenter l’inflation « sous-jacente » partout. Elle est à 4% aux Etats-Unis. Elle galope au sein  du G20  au rythme de 4,5%  (3ème trimestre). Inévitablement les revendications salariales commencent pour maintenir le pouvoir d’achat. La catastrophe serait de tomber dans la spirale prix-salaires.  La France s’illustre d’ailleurs avec un feu d’artifice de décisions et de propositions de hausses de rémunération des fonctionnaires et des salaires, sans parler de  la revalorisation du smic au 1er octobre.

Non, le mouvement ne sera pas éphémère en raison des impératifs fondamentaux : la nécessité de mieux payer les producteurs notamment alimentaires, celle d’investir massivement dans les technologies et dans la transition climatique. Le relèvement des prix de l’énergie n’est qu’au début du  mouvement  qui s’est enclenché. Il faut des hausses substantielles pour que les producteurs, ici et dans les pays pauvres soient mieux rémunérés et investissent dans la qualité durable… Les anticipations inflationnistes s’ajustent sur le niveau de la hausse des prix parmi tous les acteurs de l’économie, consommateurs, producteurs, distributeurs, décideurs publics, parce qu’elles prennent en compte les transformations profondes du système et des politiques économiques : exemple de la Chine qui n’est plus un  pays à bas coût, qui se ferme et cherche à conforter les revenus de sa classe moyenne.

Les banques centrales sur le fil.

Les banques centrales continuent à mettre de l'huile sur le feu avec des injections massives de liquidités et le maintien de taux artificiellement bas. Certains  pensent que les facteurs structurels d’avant crise poussant à la  déflation continueront de jouer une fois le « pic » de surchauffe passé. Il faut en effet éviter à tout prix que les  banques centrales serrent la vis et remontent les taux. Mais les taux longs commencent à remonter. Les taux d'emprunt américain à 10 ans ont atteint les 1,5% et les taux d'emprunt français à 10 ans ne sont plus négatifs. Cependant, les torrents de liquidités déversés dans les pays développés, par les banques et les budgets publics, avec lesquels, par exemple,  M. Macron fait sa campagne électorale à coups de centaines de millions chaque jour, face à une production stagnante ne peuvent trouver tôt ou tard d’autre débouché qu’une forte hausse des prix. La  résurgence  de l’inflation aidera à gérer le surendettement mais ne peut ni générer des gains de productivité ni réduire les inégalités. Il faut craindre que les marchés réagissent aux anticipations avec d’autant plus de vigueur que leur réveil sera tardif. Le risque c’est qu’à partir de 2023 on ait un effet de ciseau entre l’inflation et la baisse de la croissance sur fond de hausse des taux. Le scénario qu’il faudrait éviter car il conduirait tout droit au défaut en chaîne des Etats et des entreprises surendettés. Or  la France ne parvient même plus à équilibrer ses comptes extérieurs : le déficit de  notre balance des  paiements, même en 2020, constitue une dégradation historique, avec  un décuplement du déficit des échanges de biens industriels.  La  France dépense plus qu’elle ne produit et s’avère incapable de pourvoir à ses propres  besoins et notre  indépendance nationale est infiniment  plus critique, avec un endettement à 120% du PIB que celle du Japon  avec son ratio de dette à 266% du PIB, laquelle est exclusivement détenue par des  acteurs nippons, ce qui est loin d’être notre situation. La  monnaie de la BCE qui facilite la  vie des  Etats impécunieux n’est qu’un prêt temporaire qui devra  être remboursé ! Bref, l’inflation va s’installer durablement. Elle est un déséquilibre supplémentaire, en aucun cas une solution.

Ni surprenante, ni éphémère, l’inflation.  Nos gouvernants seraient bien inspirés de dire cette vérité aux ménages  et les  candidats d’en tenir compte dans leurs promesses !

En marge :

La Grande-Bretagne n'était pas prête au Brexit, loin de là. Elle avait notamment oublié qu'elle avait besoin des chauffeurs routiers étrangers. Le transport des marchandises n'est plus assuré et les pénuries se multiplient. Plus de routier pour approvisionner le pays en essence ce qui a déclenché une ruée des consommateurs vers des stations essence. Boris Johnson a donc dû accorder en panique 10  500 visas de travail...provisoires. Il va devoir réquisitionner l'armée.

 

 


LA CORDEE BARNIER SE RENFORCE

Barnier

 

L’écho de la candidature de Michel Barnier  se répand et rencontre  un accueil favorable si  j’en crois les personnes que je rencontre. Le candidat à la présidentielle fait une campagne active sur les médias  et parcourt les départements. Des parlementaires, des élus, des militants, des sympathisants sont attirés par son discours rassembleur et  apaisé. Incontestablement, l’ancien négociateur du Brexit séduit.

Un profil idéal.

Michel Barnier coche toutes les cases, comme on dit. Il n’a pas seulement « la gueule d’un président » comme  l’a affirmé Roselyne Bachelot, il a aussi les  qualités requises. La lecture  de son livre sur le Brexit est édifiante voilà un homme qui sait gérer toutes les dimensions d’un dossier, qui en maîtrise toutes les données, qui sait choisir les collaborateurs les plus pertinents et les plus efficaces. Il est riche d’une expérience qui manque tant aujourd’hui à la gouvernance actuelle   : de la France, il connait tous les échelons politiques et administratifs pour les avoir pratiqués, de l’Europe, il connaît tout le personnel politique des Etats-membres et tous les méandres de son fonctionnement, du monde, il a  la  vision géopolitique qui résulte de ses  responsabilités ministérielles successives.  Même son âge peut-être un atout. Si on regarde les dirigeants de la  planète, Biden, Poutine, Xi Jinping…  il ne dénote pas.  A 70 ans, de nos jours, on est encore  jeune.

Un projet  fédérateur.

Quand on a su maintenir ensemble les 27 pays de l’Union face aux anglais qui ont tout tenté pour trouver une faille, réunir sa famille et plus largement les Français  devrait  être à sa portée. De nos pays, il  en a bien compris les faiblesses  actuelles : désespérance vis-à-vis des politiques, société fracturée façon archipel sous les coups de boutoirs du communautarisme et le laxisme de la gauche, finances à la dérive, économie fragilisée par  les  erreurs commises durant ces dix dernières années…  Son leit motiv  « respecter les Français » n’est pas qu’un slogan, il traduit une volonté. Son autre obsession  « faire » plutôt que parler, cherche à redonner confiance, là où elle a été trop souvent malmenée par les promesses  non tenues.  Le  personnage devrait  donc  plaire à un électorat en mal de reconnaissance et de leadership. Il est encore trop tôt pour décliner un  programme complet.  Il  pourra s’appuyer sur le travail en profondeur mené par l’équipe de Christian Jacob qui a publié récemment un projet  complet, fruit de plus de 200 forums. Il pourra d’autant plus y puiser, qu’il n’a jamais quitté  sa famille politique, resté fidèle  malgré les propositions de débauchage dont il a été l’objet.

Un homme solide.

Michel Barnier est un Savoyard. Il pratique l’alpinisme. Une cordée, il sait ce que c’est et il sait que chacun compte, le premier, comme le dernier.  Il a dit, il y a quelque temps, « là où il y a une volonté, il y a un chemin. » Il saura gouverner la France.  Sa promesse de rassembler tous les talents, à  commencer  par ceux de la droite, est  le prélude à des jours nouveaux d’espoir et de renouveau pour la France. Ce chemin, je vais le rejoindre  et je vous invite à en faire autant. Dans notre département, Stéphane Piednoir et Catherine Deroche ont franchi  le pas et rejoint la cordée Barnier.  La campagne ne fait que commencer pour mener l’assaut du sommet de l’Elysée.

 


BUDGET 2022 : LE MAIRE-GARCIMORE DANS SES ŒUVRES.

Tonneau des danaïdes

Pour 2022, il fallait bien un peu de magie pour rendre présentable une situation financière exsangue. Mais Le Maire nous a rejoué du Garcimore  avec  ses « colossales petites finesses ». Il y a une semaine, Bercy a présenté les sous-jacents macroéconomiques du futur budget 2022, mais en oubliant l’essentiel : le niveau des dépenses publiques qui ne sont pas toutes encore arrêtées ou définies. C’est que les projets présidentiels tombent comme les obus à Gravelotte, campagne oblige, et toutes les annonces ne sont pas toujours chiffrées. Comme l’affirme Bertille Bayard dans Le Figaro : « L'argent magique est une drogue qui transforme déjà la campagne électorale en gigantesque rave-party. »

Le budget au fil de l’eau.

Depuis cinq ans, le budget est livré par morceaux, au fil de l'eau des arbitrages, alors qu’avant, c'était un exercice solennel, obéissant à un strict rituel. Le cadrage  était arrêté  avant les vacances ainsi que les hypothèses macroéconomiques, et au début de l'automne les annonces étaient lâchées d'un bloc : dépenses, recettes, déficit, dette et effectifs,   avant que ne commence le marathon budgétaire à l’Assemblée. Après des reports de crédits jamais vus entre 2020 et 2021, nous assistons à une nouvelle méthode : celle de voter des milliards de dépenses publiques… par amendement,  au fil  de l’eau. Cela permet d’installer un flou sur le résultat final des dépenses publiques et  entre temps de faire des  annonces  sympathiques, ce qui permet à  Bruno Le Maire d’affirmer sans sourciller : « les dépenses ont été tenues ».  Et surtout de se  ménager des marges de manœuvre  afin d’annoncer de bonnes nouvelles sur le plan des finances publiques en fin d'année, qui s’avèreront fausses ensuite. Le dernier budget de François Hollande, dont les dépenses avaient été systématiquement sous-estimées, est resté dans les annales : la Cour des comptes l'avait accusé a posteriori de manquer de sincérité. Cette  fois-ci la méthode est plus rusée mais on n’est pas loin du même résultat.

Le Haut Conseil aux finances publiques.

C'est un budget incomplet qui a été envoyé aux sages du Haut Conseil aux finances publiques. Deux mesures, et non des moindres, manquent à l'appel : le plan d'investissement « France 2030 » qu'Emmanuel Macron présentera dans le courant de l'automne et qui engagera plus de 30 milliards d'euros sans que l'on sache combien seront décaissés dès 2022,  et la création du « revenu d'engagement » pour les jeunes estimé à approximativement 2 milliards d'euros, non encore arbitré.  Et si Bercy précise la plupart des indicateurs fondamentaux des finances publiques, il ne livre pas le niveau des dépenses publiques prévu pour 2022… le gouvernement se réservant ainsi le droit d'en réaliser par amendement au cours de la discussion budgétaire : on parle ici d'une dérive qui pourrait représenter 11 milliards à l'issue des arbitrages de juillet. Au bas mot, car les récentes annonces - Beauvau de la sécurité, création d'une assurance récolte à 600 millions d'euros vendredi dernier, plan pour Marseille une semaine plus tôt - sont déjà prises en compte, assure-t-on à Bercy, mais les autres  suivent à un rythme  frénétique, Macron ayant le « chèque facile » : lundi, alors qu'il décorait les médaillés des Jeux olympiques de Tokyo, il a promis un « plan massif » pour les équipements sportifs de proximité, qu'il annoncera « dans les prochaines semaines ».Le Haut Conseil des finances publiques aura bien du mal à cerner ce cadrage budgétaire. Comment vérifier la crédibilité du déficit public alors que l'on ne connaît pas le niveau total des dépenses, alors qu'on ne peut pas comparer les dépenses au niveau de recettes totales ? Et si l'on ne parvient pas à juger de la cohérence du déficit, comment le faire s'agissant de la dette, le premier rétroagissant sur le second (hors flux de créances) ?

Manque de sérieux budgétaire !

Comment garder son sérieux budgétaire quand on a dû consentir un déficit de l'État de presque 180 milliards d'euros sur une seule année (2020) face à la crise sanitaire ? Le niveau de déficit 2021 est révisé à la baisse de 9,4% à 8,4%, et pour 2022 à 4,8%. Mais celui-ci devrait être en réalité plus élevé, autour de 5% du PIB, suite à l'adoption des amendements de dépenses. Par ailleurs, ne figurera dans le budget 2022 aucune dépense d'urgence car des crédits 2021 déjà financés (par endettement) mais non consommés, seront reportés en 2022. Et en 2022, la dette s'élèverait selon Bercy à 114% du PIB. Un niveau d'endettement qui pourrait être aussi sous-estimé après 116% annoncés pour 2021. Le projet de budget repose sur des hypothèses conservatrices (sous-estimées) de croissance et de rentrées fiscales, ce qui crée des marges de manœuvre. « Une partie des fruits de la croissance ira à la réduction de la dette », promet Bercy : incroyable ! nous avons tellement perdu le sens de la mesure que nous sommes capables de rejouer la scène de la « cagnotte » avec un déficit envisagé entre 4,8 % et 5,3 % du PIB. 

En ne donnant pas, encore cette fois, les informations permettant au Haut Conseil des finances publiques de se prononcer sur le sérieux du cadrage budgétaire en toute connaissance de cause, l'exécutif ne respecte pas les droits du Parlement. Il faudra attendre la présentation des documents budgétaires, et probablement attendre que le projet de loi arrive au Sénat, afin d'intégrer l'ensemble des arbitrages gouvernementaux intervenus en séance à l'Assemblée, pour connaître le budget 2022. Voilà des acrobaties budgétaires préoccupantes à la veille de  l’élection présidentielle, d’autant plus que les promesses des candidats déjà lancés ont la dizaine de milliards d'euros pour unité de compte (cf Hidalgo).

 


UNE RENTREE POTEMKINE

Village potemkine

Le décor de la rentrée est installé. Tels les « villages Potemkine » de Russie, les façades de la France qu’on veut nous présenter sont souriantes, quand elles ne sont pas rutilantes. L’optimisme est de retour dans l’air du temps. La France est supposée bénéficier d’une belle reprise économique.

L’embellie de  la rentrée.

Cette année, la  croissance atteindra 6,25%, selon l’Insee, soit sa meilleure performance depuis 1973, ce qui permettra à l’activité de retrouver son niveau de 2019 en fin d’année. L’emploi salarié privé et public dépassait déjà de 145.500 postes son étiage d’avant la pandémie au début de l’été. Et à entendre le gouvernement, l’économie française serait ainsi non seulement en passe de surmonter le choc le plus violent qu’elle a subi depuis la Deuxième Guerre mondiale, mais elle en sortirait renforcée. La forte croissance de 2021 résulte de l’effet de rattrapage qui suit la récession historique de 8 % du PIB en 2020, dont la nature est particulière puisqu’elle n’a pas été provoquée par des déséquilibres économiques mais par les mesures sanitaires prises par l’État pour répondre à l’épidémie. Epargne pléthorique des ménages, trésorerie gonflée des entreprises, le mouvement mécanique de récupération lié à la levée des restrictions gouvernementales était attendu et jouera encore en 2022, avec une progression de 4%. Bruno Le Maire se targue même d’attribuer une partie des recettes de TVA à la baisse du déficit et à la dette, tout en vantant les  mérites de son plan de relance. Mais ce n’est qu’une façade.

La  réalité économique est plus triste.

Pour être vigoureuse, la reprise est hémiplégique et risque d’être éphémère. Elle renforce le modèle insoutenable d’une croissance à crédit, tirée par la seule consommation et elle entraîne l’envolée du déficit commercial à près de 80 milliards d’euros, faisant la fortune des entreprises chinoises et allemandes, mais aussi italiennes et espagnoles. La production demeure inférieure de 2,7 % à son niveau de fin 2019, souffrant de pénurie de matières premières, de composants et de travail. Même la situation de l’emploi  n’est pas satisfaisante,  malgré la baisse apparente du chômage, elle fait coexister 1 million d’offres non satisfaites et encore 600 000 travailleurs en chômage  partiel. Le pays compte aussi 2 millions de RSA et environ 10 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Certains secteurs, comme l’aéronautique, l’hôtellerie de luxe ou la culture, restent profondément déprimés, de même que certaines zones géographiques, notamment Paris où le commerce et le tourisme sont sinistrés. Notre pays, reste le champion des prélèvements et du fait de la compétitivité en berne notre appareil de production a perdu 0,2 % des parts de marché à l’exportation. La stratégie du « quoi qu’il en coûte » se prolongera en 2022, avec la fuite en avant des dépenses de fonctionnement et la perspective d’un second plan d’investissement. La  croissance 2021 a reposé entièrement sur le déficit porté à 9,2% qui a laissé filer  les dépenses à 62% du PIB : la croissance française repose  entièrement sur la  dette. Dès 2023, la  France affichera le plus important déficit de la zone euro en pleine période de resserrement des politiques monétaires de la FED et de la BCE et de remontée des taux longs, avec un retour vers la croissance potentielle de notre économie qui se situe autour de 1 % par an. La reprise se résumera à un feu de paille alimenté par des dépenses publiques, dont l’immense majorité finance des dépenses courantes et non des investissements. Au total, l’économie française sort profondément affaiblie de l’épidémie de Covid, compte tenu de l’accroissement de ses faiblesses structurelles

La réalité tout court est encore plus triste.

En effet, c’est à une triste réalité que nos compatriotes sont confrontés. Le pays est plus malade qu’il n’a jamais été depuis longtemps. La violence et la délinquance se répandent dans les quartiers et les campagnes. Les flux migratoires atteignent des sommets. Le désœuvrement ronge le pays dans ses profondeurs et la situation des « territoires perdus de la République » devient effroyable. Les médias se contorsionnent pour dédramatiser cette réalité explosive et son déchaînement de violence. Et de fait une grande vague d’illusions et de mensonges à commencé à déferler sur le pays dans la perspective de l’élection présidentielle. Il est malheureux que des personnes  comme Christophe Béchu  viennent entretenir ce mirage avec un discours  « misérable » devant les députés LREM réunis à Angers, vantant leur courage et les promesses tenues et les félicitant d’avoir réalisé ce que la  droite avait rêvé de faire  sans le réaliser  alors que jamais on n’a connu à l’Assemblée nationale majorité plus arrogante et sectaire. Il y aurait beaucoup à dire sur cette  manière de se rouler  par terre devant la Macronie, mais si les promesses tenues c’est, entre autres, l’abandon de ND des Landes,  l’augmentation de 25% de la CSG  sur les retraités, l’extension de la PMA, l’imbécile suppression de la taxe  d’habitation et la fermeture de Fessenheim, alors effectivement, nous ne sommes plus de la même famille. Quant à  la droite, elle n’est plus au pouvoir depuis 10 ans, elle a fait 80 réformes sous Sarkozy. Macron n’aura vraiment réussi que la Flat taxe et quelques bricoles non abouties de réforme du travail. Non, Christophe, tu vas appeler à le soutenir, on ne te suivra pas !

 


APOCALYPSE COGNITIVE

Apocalypse cognitive

Voilà un sujet bien de notre époque.

On a vu que la Chine l’a pris à bras-le-corps en contingentant le temps des  jeunes  à 3H par semaine sur internet (voir article précédent). Dans son essai, le  sociologue Gérald  Bronner examine comment le temps disponible de notre cerveau, toujours plus grand est utilisé. Le terme « apocalypse » suggère  que nous pourrions aller vers une catastrophe. En effet, la situation est inédite : jamais, dans l'histoire de l'humanité, nous n'avons disposé d'autant d'informations et jamais nous n'avons eu autant de temps libre pour y puiser loisir et connaissance du monde. Nos prédécesseurs en avaient rêvé : la science et la technologie libéreraient l'humanité, pensaient-ils. Mais ce rêve risque désormais de tourner au cauchemar. Le sociologue analyse donc la rencontre explosive entre la dérégulation de l’information et les structures de notre cerveau, avec  ses « invariants » hérités de l’homo sapiens que nous sommes.

La disponibilité mentale.

L’auteur constate qu’entre le XIXe siècle et aujourd’hui on peut dire approximativement que notre disponibilité mentale a été multipliée par 8, ce qui est considérable. Cette disponibilité mentale accrue est la conséquence de l’amélioration de la productivité du travail, du droit du travail, de l’augmentation de l’espérance de vie ou encore de l’apparition de la machine à vapeur puis de l’intelligence artificielle qui contribuent à externaliser certaines tâches et à libérer du temps pour l’humanité. Les conséquences pourraient être gigantesques puisque ce « temps de cerveau disponible » est le plus précieux trésor qu’on puisse imaginer. On pourrait y puiser de grandes symphonies, comme des œuvres littéraires majeures ou encore de brillantes découvertes scientifiques. Seulement, ce trésor est littéralement « cambriolé » par ce qui se produit sur le marché de l’information (le marché cognitif) par l’entremise notamment des écrans  avec le déferlement d'informations qui a entraîné une concurrence généralisée de toutes les idées, une véritable dérégulation de ce « marché cognitif », avec une fâcheuse conséquence, celle  de  capter, souvent pour le pire, le précieux trésor de notre attention.

Les invariants mentaux.

La masse d’informations disponibles atteint aujourd’hui un niveau inégalé - et de loin - dans l’histoire de l’humanité. Notre cerveau ne peut donc toutes les traiter. Il va donc picorer dans cette masse non pas en fonction de la recherche du vrai ou du rationnel mais en fonction de certaines obsessions qui caractérisent notre espèce. Homo sapiens, l’être humain tel que nous sommes,  est apparu il y a environ 300 000 ans et sa population commence à croître notablement il y a 40 000 ans. Il a arraché graduellement à la nécessité de survie dans un monde hostile qui absorbait toute son attention un peu de temps disponible pour autre chose. La sociabilité se développe avec les premiers villages, et  l’agriculture apparait avec la  capacité d’expérimentation… Ces éléments ont pour conséquence involontaire de libérer cette sorte de trésor de guerre attentionnelle dans lequel l’humanité a puisé tout au long de son histoire ses ressources, ses innovations, son art, et son exploration des mondes possibles. Mais ce picorage ne se fait pas par hasard. Il  obéit à des structures mentales venues du fond des âges, des invariants toujours profondément ancrés en nous.

D’abord  « l’effet cocktail » qui nous permet d’extraire volontairement une source d’un environnement (bruyant ou visuel) et en traiter préférentiellement les informations qui en proviennent. Les neuroscientifiques nous expliquent que c’est  une capacité inimitable, y compris pour les intelligences artificielles les plus sophistiquées. Sont concernées toutes les informations concernant notre identité, un danger ou un avertissement. Mais aussi le rouge et le mot « sexe ».

Autre invariant qui agit puissamment : la peur. Elle est implémentée dans notre nature même et elle fait que nous sommes  les descendants des  peureux, et cela n’a rien d’irrationnel du point de vue de l’espèce. Ainsi, l’information qui prétend nous alerter d’un danger nous attire irrésistiblement… d’où les alertes sanitaires et/ou environnementales pas toujours fondées. C’est pourquoi toutes les allégations fausses se diffusent plus vite que les démentis que la science peut apporter et qui mettront des mois à s’affirmer.

Nous sommes aussi attirés par la conflictualité, ce que l’auteur appelle  « la  lutte des clashs ». Les situations de conflit  présentent un attrait cognitif auquel nous avons du mal à résister. Parmi nos invariants mentaux, on trouve évidemment le sexe, mais aussi la colère. Ce sont de bons supports émotionnels pour conférer une certaine « viralité » à un produit cognitif.

Enfin, une force nous pousse à être attentif à l’imprévu, la surprise et l’exploration, et cette tension entre le confort de la sécurité et l’appétit pour la découverte semble profondément inscrite dans notre histoire évolutionnaire. Mon prof de philo disait déjà : "l'étonnement, c'est le début de l'intelligence".

Les écrans.

Les limites  de notre cerveau, voilà une expression qu’il faut prendre au sérieux, ne serait-ce que parce que si les écrans nous attirent plus que d’autres sources, c’est parce que notre cerveau a été constitué au cours de l’évolution pour traiter massivement les informations visuelles. La  moitié de notre cortex cérébral est consacré à l’analyse du monde visuel. Or les écrans ne sont que les médiateurs de la rencontre entre l’hypermodernité du marché cognitif et le très ancestral fonctionnement de notre cerveau. L’infiltration des écrans dans tous les  interstices de notre vie quotidienne est patente. Ils dévorent notre temps de cerveau disponible plus que n’importe quel autre objet présent dans notre univers. Et les chiffres sont inquiétants, 6h40 de temps de consommation moyenne journalière chez les adolescents, car ce qui est pris ici n’est pas investi là. On pensait que ces jeunes esprits y trouvaient du matériel intellectuel aussi satisfaisant que dans un livre ou dans un cours. Mais non, ce temps est réparti entre 43% pour la télé, 22% pour les jeux vidéo, 24%  pour les  médias  sociaux et 11% pour parcourir internet. Du coup, le temps consacré à la lecture à diminué d’un tiers. Le smartphone s’avère être de plus en plus le capteur d’attention. Conjugué avec tous les moyens utilisés cités plus haut, pour attirer, susciter la curiosité, les effets délétères sont multiples et la  place manque ici pour en faire le détail. Il faut lire le livre. Un seul exemple : la poursuite jusqu’à l’obsession de ce qui fait  événement est particulièrement sensible pour les médias d’information en continu.

Voilà pour le côté catastrophe.

La « révélation ».

Le terme « apocalypse » qui a pris communément le sens de catastrophe, en fait, à l’origine, signifie « révélation ».  Un terme qui indique l’action de découvrir, de dévoiler une vérité auparavant cachée. C’est le  premier sens qui l’emportera chez ceux qui se contenteront de lire le titre. D’ailleurs on sait que 59% des personnes  qui  partagent  des articles sur les réseaux sociaux n’ont lu que les titres  et rien de  leurs contenus. De la façon dont nous réagirons dépendront les possibilités d'échapper à ce qu'il faut bien appeler une menace civilisationnelle. L’usage de  la pensée analytique, de l’esprit critique et de ce que nous appelons la rationalité, nécessite une voie mentale plus lente, plus énergivore et donc plus douloureuse, qui ne peut pas toujours concurrencer avec succès les  plaisirs cognitifs instantanés. Mais rien dans notre nature ne rend fatale la tyrannie des boucles addictives et  du cambriolage de notre attention. L’extrême complexité de notre cerveau est notre meilleure arme  face à l’adversité. Il n’empêche, Les Chinois préfèrent la manière coercitive forte, et les enfants de la Silicon Valley vont dans des écoles privées d’écrans. Christelle Morançais aurait-elle tout faux en distribuant un ordinateur à chaque lycéen des Pays de la Loire ? Peut-être ! Gérald Bronner nous prévient : « la priorité de  toute civilisation devrait être de faire le meilleur usage possible de ce trésor attentionnel ». Nous voilà prévenus.

Apprendre à lire, à écrire et à compter devrait s’accompagner de la mission d’apprendre aussi à penser sa propre pensée et de donner à chacun l’opportunité de ne pas céder trop systématiquement au vorace cognitif avec lequel nous cohabitons. Notre esprit est au coeur d'un enjeu dont dépend notre avenir. Nous sommes  la  seule espèce à être capable de penser notre destin avec une telle profondeur temporelle, la seule à pouvoir prendre en compte les conséquences primaires et secondaires de nos actions. Il nous reste seulement à réaliser toute notre potentialité.

Alors peut-être crèvera-t-on le « plafond civilisationnel » vers un autre Homme !

Gérald Bronner est professeur de sociologie à l'Université de Paris, membre de l'Académie des technologies et de l'Académie nationale de médecine. Il a publié plusieurs ouvrages couronnés par de nombreux prix. Son dernier ouvrage paru est Cabinet de curiosités sociales (collection « Quadrige », Puf, 2020).

 


LE VERTIGE DES CANDIDATURES (2)

Elysée

 

Suite du tour d’horizon du paysage politique.

Du côté de l’extrême droite.

À ce beau désordre s’ajoute de nombreuses inconnues, dont la plus importante est la candidature éventuelle d’Éric Zemmour. La boule dans le jeu de quilles. On dit dans les officines qu’il prendra des voix à Emmanuel Macron, on se demande comment, ou aux Républicains qui n’ont pas du tout le même  logiciel. C’est par rapport à Marine Le Pen que ce n’est pas un atout supplémentaire capable d’élargir le spectre de son électorat : sur l’Europe, sur la sécurité, sur l’immigration, c’est un maximaliste et il se présente pour faire « mieux » que la  présidente du RN dans les domaines où, elle s’est ralliée à la « sagesse » idéologique pour toucher une droite moins extrémiste. Je suis persuadé, pour ma part, que si Eric Zemmour va au bout de sa candidature, il affaiblira Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, tout en créant dans l’esprit des électeurs une telle confusion qu’il finira par incarner davantage les idées de Jean-Marie Le Pen que celles de sa fille. Le tout dans un contexte où le RN paraît affaibli après les Régionales et  Marine Le Pen usée. Si elle continue de s’afficher dans le  Match avec  Macron, c’est  par défaut, le  paysage électoral  n’étant  pas encore défini. On aurait pu se passer de la gaffe d'Eric Ciotti.

La solitude de  Macron.

Du côté de chez Macron, ce n’est pas le trop plein, c’est plutôt le vide.  Si LR est encombré par ses « talents », à LRem  ce serait plutôt  l’inverse. Des talents on en cherche. Quoi qu’il en soit ils ne serviraient guère, le Président ayant pris le pli de faire tout, tout seul. Il y a certes des velléités d’organisation dans son cas, mais ça ressemble beaucoup à la création d’écuries  parallèles au cas où… Ainsi le  rassemblement de la République des « Jaunes » à Fontainebleau où les LR en rupture de  ban cherchent à se constituer un gîte  pour tenter d’exister. A Angers, aux journées parlementaires de LRem (j’espère pas aux frais du contribuable local), on a bien parlé de la création d’un  « grand » parti démocrate, ce vieux serpent de mer dont Bayrou rêve depuis la fin de l’UDF, mais il serait  étonnant que la démarche aboutisse à un ensemble homogène.  Chacun y pense avec ses arrières-pensées pour le coup d’après. Ceux qui rêvent d’un paysage politique réduit à deux partis comme aux Etats-Unis  oublient qu’on est en France  et  que le  schéma anglo-saxon ne correspond pas  à nos mentalités. Pour la campagne présente, aucun doute : Macron sera candidat, son propre directeur de campagne et son propre porte-parole. Il ne restera qu’à coller les affiches.  Pour ça, il a déjà Dupont-Moretti et sa Rolex. Sa cote reste élevée, mais la cote ne fait pas le vote. Les sondages le donnent toujours gagnant devant Marine Le Pen, mais avec un écart assez réduit (8 points dans un duel, c’est 4 points à rattraper). Il n’y a pas à s’en formaliser : il en sera ainsi tant que  le paysage électoral de  la présidentielle ne  sera pas figé  et la  campagne lancée. Les sondages de l’automne précédant l’échéance se sont toujours révélés faux. Les Français ne veulent toujours pas de la réédition de 2017 et 59% d’entre eux ne souhaitent pas que Macron se représente ! Comme quoi, on a encore le temps de voir. Attendons  que ça « décante »   comme on dit.

Et puis d’ici avril, le sortant a encore tellement le temps de dire des bêtises…


L’OPIUM DES JEUNES : PAS  EN CHINE !

Internet

 

« L’apocalypse cognitive » n’aura pas lieu pour les jeunes chinois. La Chine a tout simplement limité l’accès des mineurs aux jeux vidéos en ligne à 3 heures … par semaine ! Les médias gouvernementaux désignent les jeux vidéo en ligne comme « l’opium des jeunes ». Un opium du peuple qui a créé une addiction, toujours selon le gouvernement, qui détourne la jeunesse des études et de leur vie familiale.

La solution est simple.

Xi Jinping continue sa croisade pour la jeunesse. Après l’enseignement privé réduit à néant en quelques jours, voici donc venu le tour des jeux vidéo. Nos parents occidentaux en rêvent, la  Chine le fait. La solution est simple, à la chinoise : interdiction pure et simple de jouer pendant la semaine. Et le  temps est limité à une heure maximum par jour le vendredi et les week-ends et les jours de congés. Et encore, pas n’importe quand, seulement entre 20h et 21h. Et cela dès le 1er septembre. Le journal du Parti Communiste a défini les conditions de négociation de ces mesures : il n’y en a aucune : « Pas de place pour le compromis ou la négociation », ça a le mérite d’être clair. Avec une
petite précision qui a son importance pour les petits malins qui chercheraient à contourner l’interdiction : « Le gouvernement sera sans pitié ». En Chine, on sait ce que cela veut dire. 

Autoritaire, mais salutaire.

En Chine communiste, il n’y a aucun doute, le pouvoir de  surveillance du pouvoir communiste est tel que ce sera appliqué. On n’imagine pas  que cela soit faisable chez nous. Pourtant les méfaits des jeux et de l’internet récréatif sont connus par leur impact  sur le temps de cerveau disponible qui est absorbé en lieu et  place  de celui qui pourrait être consacré au savoir. Les enfants de la Silicon Valley ne sont-ils pas mis dans des écoles « sans écrans »… Ainsi la Chine formera des milliers d’ingénieurs pendant que nous, nous peinerons à recruter ne serait-ce que des enseignants compétents et continuerons de dégringoler dans les classements internationaux. Nos éditeurs de jeux vidéo ne sont pas concernés, car les étrangers n’ont jamais eu le droit de pénétrer directement le marché chinois. Ce sont donc les éditeurs chinois qui vont souffrir, en silence évidemment, mais de cela on n’a cure. Si vous n’arrivez pas à contrôler vos enfants, vous pouvez toujours envisager de leur faire faire un stage en Chine pendant un an…

On ne sait pas si Huawei a été consulté… Désormais, on attend de Xi Jinping les prochaines décisions sur les burgers, les bonbons, la télé-réalité, le rap, les crottes de nez et autres « dérives » de la jeunesse.




LE VERTIGE DES CANDIDATURES

Elysée

 

L’automne climatique est presque déjà là. Et les feuilles commencent à tomber. Comme saisies d’une étrange correspondance, les  candidatures à l’élection présidentielle tombent elles aussi, si nombreuses qu’elles donnent le vertige à nos concitoyens.  Une force incompréhensible semble pousser les uns et les autres, dans tous les partis, à se croire le meilleur pour affronter le  suffrage des Français. Peut-être que l’exemple d’Emmanuel Macron en 2017 les inspire : partir du quasi anonymat et arriver au second tour avec la chance d’être plus acceptable que Marine Le Pen. S’il l’a fait, n’importe qui devrait pouvoir le faire. Car, une constante continue de s’imposer : l’opinion indique dans tous les sondages que le pays refuse la réédition d’un duel Macron-Le Pen. Le  problème  est de savoir si une décantation est possible. Elle est indispensable, car, pour l’heure, la multiplicité crée la confusion et n’encourage pas à la participation électorale. L’équation à gauche semble plus compliquée qu’à droite.

L’embouteillage des gauches.

La perspective est plutôt sinistre à gauche. Additionnés, les communistes, les Insoumis, le PS et ses avatars, les écologistes, ne forment pas, selon tous les sondages, plus de 30% de l’électorat. C’est déjà une fragilité structurelle qui réduit les chances d’être dans la  course.  On a déjà une pléthore de candidats certains de leur engagement : Mme Anne Hidalgo et M. Arnaud Montebourg pour le PS,  MM. Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel (PC), pour la gauche radicale et au moins un écolo, Jadot ou Piolle. Encore que les écologistes aient une  propension à valider le discours le plus extrême et Sandrine Rousseau tient la corde. 30% c’est aussi l’espace qui permettrait de franchir le cap du premier tour, pour autant qu’il y ait un candidat unique. Mais en rangs serrés, ils n’ont même pas l’espace pour courir. Ils risquent tous de faire des scores inférieurs à 10 %. Certes, les Verts devront choisir au moyen d’une primaire, mais se rallieront-ils derrière le PS, ou bien le contraire, rien n’est moins sûr. Et les gauches ont un handicap de  taille : il  existe une faille irréconciliable entre les universalistes et les racialistes qui interdit le regroupement de l’électorat, même en cas d’alliance. Le  résultat de ces coalitions aux élections régionales est là pour en témoigner.

Une droite consciente de l’enjeu.

C’est  la leçon que je tire de l’université  d’été de La  Baule avec Les Républicains. Tous les  candidats ont fait acte de présence : Michel Barnier, Philippe Juvin, physiquement, Eric Ciotti et Valérie Pécresse  par vidéo interposée. Ne manquait que Xavier Bertrand qui cultive son chemin personnel. Aucune tension, de la sérénité. Une certitude : il n’y aura qu’un candidat, tellement tout le monde est persuadé que deux candidats pour le même électorat, c’est la recette de la déroute. Rien à voir avec ce que  les médias en disent : pour eux l’affrontement est inévitable et ils  citent volontiers deux candidats,  Bertrand/Pécresse, en ignorant totalement le  parcours que pourrait faire un Michel Barnier. C’est leur jeu de dramatiser. Révigorés  par les résultats des dernières  élections, les caciques du parti réfléchissent à une  méthode de « départage », primaire ou autre aidée par un sondage énorme portant sur quinze mille électeurs de droite pour faciliter la décantation, qui de toute façon aura lieu. La famille LR aura un seul et unique candidat derrière lequel tous  les autres se rangeront. La formule « jouer collectif »  était samedi dernier dans toutes les bouches. Le rebond de la droite est incontestable. Elle est majoritaire dans le pays, elle reste bien implantée dans les territoires et, si elle a autant de candidats à proposer, c’est parce qu’elle a beaucoup de talents disponibles. Tout le monde ne peut pas en dire autant. La détermination de Xavier Bertrand à se présenter indépendamment du parti complique la solution mais ne l’empêchera pas.  Lui aussi aurait gros à perdre. En attendant, les Barnier, Pécresse, Ciotti, Juvin, Peyre (nouveau venu) vont tenter leur chance, profitant de leur fidélité au parti. Reste que  l’important, par-dessus tout, c’est de faire gagner l’équipe de France de la droite. Elle a un  atout : rien ou presque ne sépare les différents projets.  La convergence des discours simplifie considérablement l’équation. Il n’est pas de querelle d’ego qui ne trouve sa solution. Ce  serait impardonnable.

Il reste à analyser  les chances du Rassemblement national et ce  qui se passe du côté de chez Macron.  A suivre, donc.

 


LA CHUTE DU SAVOIR

Crétin

L'occident est en déclin. L'obscurantisme progresse partout  au lieu du savoir, et   pourtant, " le temps de cerveau disponible" pour apprendre n'a jamais été  aussi important. Alors  pourquoi  ?

L'article ci-dessous propose une observation et une analyse très éclairantes. Je ne peux qu'y souscrire. Elles recoupent les attendus énoncés par Gérald Bronner dans son ouvrage, "Apocalypse cognitive" dont je vous entretiendrai bientôt. 

" Un ingénieur français travaillant dans l’intelligence artificielle dans la Silicone Valley remarquait cette semaine qu’il y avait de moins en moins d’ingénieurs américains dans son équipe et de plus en plus d’Indiens, de Chinois, de Coréens. Il y voyait une explication : depuis leur plus jeune âge les Américains sont encouragés par le pédagogisme ambiant - « tu es merveilleux mon fils » - même s’ils sont nuls. Arrivés à l’âge adulte ils sont encouragés à l’Université - « ce que tu fais est formidable » - même si leur production est insignifiante. Entrés dans l’entreprise on les encourage encore en leur disant que ce qu’ils font est « exceptionnel ». Et un jour le couperet tombe : on les vire car on s’est rendu compte qu’ils étaient très mauvais et que leur insuffisance remontait à l’acquisition des savoirs fondamentaux. Et on les remplace par des Indiens.

En France, nous en sommes au même point. Les résultats annuels de l’étude Pisa sont sans appel : en mathématiques les 5% des meilleurs élèves d’aujourd’hui sont à peine au niveau des élèves moyens d’il y a 30 ans, et les élèves moyens au niveau des plus mauvais d’hier. En sciences de la vie, idem. En français et en philo, n’en parlons pas. Et pourtant les résultats au bac sont exceptionnels… Cherchez l’erreur : elle tient à la même cause qu’aux USA, le pédagogisme qui veut faire de chaque enfant depuis 40 ans un être exceptionnel qui a droit à toute la bienveillance de ses aînés même si son savoir et son intelligence sont des plus mauvais. Arrivé à l’âge adulte, cet être exceptionnel, paré de son inculture n’a jamais été confronté à l’échec.
 
Investi des pouvoirs formidables que lui donnent les réseaux sociaux, cet imbécile patenté et encensé par l’Education Nationale se croit investi d’une mission : donner son avis sur les avancées les plus prodigieuses de la science, remettre en cause les études des plus grands chercheurs, défier la communauté scientifique. Il n’a, bien entendu, pas le début du commencement de la moindre compétence dans aucun domaine, à commencer par la médecine, ni le bagage théorique minimal pour comprendre ce qu’est une série statistique ou une probabilité.
 
Ajouter à cela une méconnaissance complète des grands mouvements de l’Histoire, il s’autorise à se comparer à un résistant, ou à voir dans nos gouvernants des apprentis dictateurs. Son civisme et sa moralité, pour autant qu’il en ait jamais eu, ont été systématiquement démolis depuis 30 ans par le droit des minorités qui tend à s’imposer à la majorité et il se vit désormais en héros révolutionnaire. Parce que « sa voix compte ». Parce qu’il a « quelque chose à dire ». Même une énorme connerie.
 
L’inculture générale règne. Chaque année 600 000 bacheliers sortent de l’enseignement secondaire. Ils n’ont qu’une très vague idée de qui est Jean Moulin, de ce pourquoi il est mort. Ils ne savent pas comment fonctionnent une cellule animale et comment y pénètre un virus. Ils n’ont aucune idée de ce qu’est une loi de distribution normale… Toutes choses qui sont pourtant au programme et qu’ils n’ont jamais apprises. Mais on leur a dit qu’ils étaient « formidables ». Alors Ils parlent, ils postent leur tweets vengeurs et ils refusent de se faire vacciner « parce qu’on n’a pas assez de recul ». Ils refusent le pass sanitaire parce « qu’on vit en dictature » et plus ils parlent, plus on les écoute parce que « la parole de chacun est précieuse ».
 
Notre pays a été à l’origine de l’esprit des lumières, des plus grandes avancées de la science et de la médecine. Nous avons longtemps été à la pointe de l’innovation. Nous sommes désormais à la queue des classements internationaux. Le mouvement antivax, la révolte contre le pass sanitaire ne sont pas des accidents de l’Histoire. Ils sont le symptôme d’un spectaculaire basculement de notre pays dans l’ignorance."
 
Marc Wluczka, médecin de santé publique