PEUT-ON METTRE FIN AU SUPPLICE ?
DES CHEMINS UN PEU TROP GALVAUDES

LA REGION, SI LOINTAINE ET POURTANT SI PROCHE !

Découpage des régions


La campagne pour les élections régionales est lancée.

Dans le Maine-et-Loire, notre tête de liste de l’Union de la droite et du centre, Paul Jeanneteau a entrepris avec son binôme UDI, Isabelle Leroy, et les membres de sa liste, de sillonner le département en visitant tous les cantons avec réunions publiques tous les soirs vers 19H. Une tâche harassante mais exaltante : visites d’entreprises, rencontre des acteurs du territoire de toutes sortes, découvertes parfois étonnantes, même pour des candidats pourtant enracinés dans leur territoire. Les campagnes ont ceci d’utile qu’elles sont en prise directe avec la réalité. Pourtant la fréquentation des réunions publiques est comme le temps : variable.

On sait que nos concitoyens sont attachés à leurs collectivités territoriales et que la grande majorité d’entre eux sont conscients des évolutions organisationnelles qui les touchent. Mais voilà, tout a été fait pour leur brouiller l’idée qu’ils se faisaient de « leur région ». Nombreux sont ceux qui regardaient depuis son origine cet échelon de la décentralisation comme un ovni, plutôt lointain, au rôle obscur. Mais les 22 régions avaient fini par entrer dans le paysage, et la plupart ont fini par se forger une identité comme les Pays de la Loire, quand d’autres comme la Bretagne ou l’Alsace bénéficiaient d’une évidence existentielle par leur Histoire. Mais loin d’atténuer le manque d’incarnation des régions, le récent redécoupage, auquel le Français moyen n’a rien compris, l’a aggravé. Ainsi l’Aquitaine, le Limousin et Poitou-Charentes n’ont aucune racine commune depuis le fond des siècles et pourtant sur un coin de table « on » a décidé de les fusionner sans autre forme de procès. Avec de bas calculs électoraux comme motivation, bien évidemment. S’il s’agit de bâtir «  des stratégies territoriales » on en cherchera vainement les vecteurs dans cet assemblage hétéroclite de territoires dont les populations n’adhèrent pas au redécoupage qu’ils considèrent comme un mariage forcé au sein d’une entité artificielle.Pas étonnant alors que les Français manifestent un faible intérêt à l'égard des élections du mois de décembre. Seuls 60% d'entre eux savent qu'elles ont lieu et 45% seulement déclarent avoir de l'intérêt pour elles, ce qui laisse présager une participation électorale faible. Quand en plus 49% veulent en profiter pour manifester leur désapprobation à l''égard du gouvernement, on peut parier sur un effondrement des positions régionales de la gauche, qui de surcroît, part en ordre dispersé !

D’ailleurs, les Français sont majoritairement critiques à l’égard de cette réforme territoriale.

Seulement 27% d’entre eux considèrent que c’est une « bonne chose » ! Et ils sont 59% à penser que la création des grandes régions aura des conséquences négatives sur « l’identité locale du territoire » et 56% « sur la capacité de celui-ci à tenir compte des besoins des populations locales ». « Pessimisme sur les finances publiques » et « réticences » sont les deux épines d’une réforme improvisée et ratée. La loi NOTRe (pompeusement nommée Nouvelle Organisation du Territoire de la République) n’a pas complètement clarifié les compétences dans l’enchevêtrement du "mille-feuille" territorial pas plus que l’opacité de la fiscalité locale. Comment comprendre qu'on confère aux régions une compétence exclusive en matière de développement économique sans leur confier la politique de l'emploi sur laquelle l'Etat, pourtant en échec flagrant, veut garder la main. Enfin le mode de scrutin proportionnel  de listes contribue à tenir les élus régionaux éloignés de leur terrain et leur nom est rarement connu des habitants. En toute logique cette réforme, trop partielle et inaboutie, va se retourner contre ceux qui l’ont promue, le vote sanction et le désintérêt sont les deux formes de comportements qui transparaissent dans les études d’opinion. Les 9 et 16 décembre prochain, c’est plus en vertu du climat politique national (ce que les récents sondages semblent attester), qu’à raison des programmes des listes en matière de lycées ou de TER, que les électeurs vont se prononcer. Et c’est peut-être tant mieux, mais c’est aussi dommage.

Certainement, il faudra reprendre le découpage inepte de plusieurs des nouvelles régions. Bien sûr, il faudra encore resserrer les compétences et leur donner davantage de cohérence et aller plus loin dans la logique économique. Evidemment, il faudra doter chaque échelon d’une fiscalité clairement identifiable. Mais dès à présent, les Régions vont avoir un rôle renforcé en matière de développement économique et d’aménagement du territoire, d’éducation et d’apprentissage. Ce sont là des leviers d’action majeurs pour lutter contre le chômage, pour améliorer le cadre de vie, la capacité à se déplacer, rendre le territoire attractif à travers son environnement et son écosystème économique … Les programmes ne sont donc pas anodins et une politique n’en vaut pas forcément une autre. Les citoyens devraient donc y regarder à deux fois avant de voter, car c’est de leur vie quotidienne dont il est question, beaucoup plus qu’ils ne l’imaginent. Ils devraient penser « Région » quand ils prennent du carburant, quand ils conduisent leur fiston au lycée, quand ils pestent contre le changement d’horaire de leur TER…Et là aussi, un vote sanction des sortants de gauche s’impose, car leur bilan s’apparente à celui du gouvernement : gaspillage de l’argent public, montée du chômage, explosion de la dette, imposition maximale, gestion sectaire. Et en Pays de la Loire, région naguère en tête pour le nombre des apprentis, on enregistre une baisse de leur nombre, ce qui est en soi, un exploit dont on se serait bien passé !

Nous avons la chance d’avoir un territoire régional inchangé.

Profitons des prochaines élections pour remercier les locataires actuels. Les Pays de la Loire ont besoin d’un nouveau souffle. Qui mieux que Bruno Retailleau, qui a fait ses preuves en Vendée, peut le lui apporter. Le camp le plus mobilisé remportera le scrutin. Pour l'instant, c'est celui de la droite et du centre, mais cette mobilisation n'est pas totale. Il faut donc faire campagne sans relâche.

 

 

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