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LA GAUCHE PRISE AU PIEGE DE SES CONTRADICTIONS

Flanby découragé

 

Manœuvres et procrastination.

Sévèrement battu pour la troisième fois de suite et pris en tenaille entre les exigences de réformes libérales de Bruxelles et les jérémiades d’une partie de sa majorité pour plus de « gauche », François Hollande va encore se livrer à son exercice favori : attendre. Attendre pour ne rien faire qui puisse déplaire aux uns et heurter les autres. Attendre que les indicateurs économiques qui frémissent, commencent à faire décroître le chômage, attendre que les conditions d’un rafistolage à gauche soient réunies, comme si son optimisme pouvait transformer la réalité. Les « éléments de langage » distillés par ses proches pour commenter le désastre des départementales sont clairs : la politique du président de la République porte ses premiers fruits, il faut être patient et ne surtout pas en changer. Donc ne pas bouger !

Une crise politique est inévitable.

La crise politique ne peut que prospérer sur les tensions internes du Parti Socialiste et la préparation du congrès. La preuve de cette crise est toute simple : si des élections présidentielles avaient lieu aujourd’hui, Hollande serait battu. Fidèle à lui-même et certain de sa bonne étoile, il est convaincu qu’une reprise tardive mais plus soutenue qu’on ne le croit, va le sauver. Le gouvernement peut croire que les premiers résultats de sa politique vont commencer à apparaître, pour autant qu’il puisse s’en attribuer le mérite, n’étant pour rien dans la baisse de l’euro, du prix de l’énergie et des taux d’intérêt, mais on ne peut jurer de rien. La gauche de la gauche partage avec l’exécutif la responsabilité de cette crise qu’elle n’a cessé d’alimenter avec ses vieilles lunes, créant entre le PS, le Front de gauche et les écologistes, mais aussi au sein même du Parti Socialiste, des divisions qui, aujourd’hui, se révèlent délétères. La pression exercée sur la gauche par une impopularité présidentielle croissante crée une tension que seuls des effets d’annonce pourraient apaiser, ce à quoi Manolito s’emploie, toutes affaires cessantes. Il n’est pas certain que ce soit celles qui sont attendues par les contestataires. Il laisse entendre une petite musique différente : s’il affirme que même s’il n’a pas encore donné de résultat, le cap est compris par les Français c’est pour en déduire que leur vote n’appelle pas de coup de barre à gauche d’autant plus que dimanche dernier celui-ci a renvoyé chez eux quelques figures frondeuses. Il faut donc accélérer les réformes, aller vers plus de libéralisation, repousser les sirènes redistributrices des Frondeurs et autres Verts. Changer de cap maintenant reviendrait à ruiner les faibles efforts qui ont été déployés. Ce en quoi il n’a pas tort.

La gauche toute entière est désavouée, voilà la réalité.

Qui réclament des changements en profondeur ? S’il s’agit des abstentionnistes, ils n’avaient qu’à se déplacer pour le dire en votant. Ce serait toutefois surinterpréter leur absence aux urnes. Le scrutin ne montre absolument pas que la politique préconisée par l’extrême gauche ou celle que réclame Martine Aubry, toujours en embuscade,  ou celle qu’exigeraient les « frondeurs », recueille l’adhésion d’une majorité, loin de là. Jérôme Guedj, président du département de l’Essonne, le bastion de Manuel Valls, et frondeur patenté, est battu. En Saône-et-Loire, fief d’Arnaud Montebourg, la droite l’emporte. Dans le Nord qui passe à droite aussi, Martine Aubry n’est pas plus adoubée. Et la liste des défaites se poursuit avec la Seine-Maritime de Laurent Fabius, les Deux-Sèvres de Ségolène Royal, la Corrèze de François Hollande ou les Bouches-du-Rhône : basculements historiques. C’est la gauche tout entière qui en prend pour son grade. Aucun élément n’oblige notre matamore à« gauchir » sa politique ou à faire entrer dans son gouvernement des frondeurs ou des écolos. Ce en quoi, sa position diffère avec celle de son chef qui a besoin « d’unité » pour rêver d’un second mandat.

15 mois sous tension.

Entre les deux têtes de l’exécutif, ce ne sont encore que des nuances, à peine des dissonances. Mais leurs intérêts politiques ne sont plus tout à fait les mêmes. L’un  monte au front devant les députés pendant que l’autre se rend à Berlin. François Hollande ne pense plus qu’à sa réélection en vue de laquelle il doit rassembler à gauche. Manuel Valls, doit prouver que son socialisme plus moderne et ouvert représente l’avenir, même s’il doit perdre en route une charrette d’archaïques. L’ampleur de la défaite pose la question de la légitimité de l’exécutif, question qui va encore s’aggraver avec la nouvelle dérouillée aux Régionales en décembre, et à la clé, peut-être, la prise de trois ou quatre régions par le Front National à la faveur de la proportionnelle. On a tout lieu de craindre que ceux qui s’opposent au pouvoir de l’intérieur voudront récupérer pour eux-mêmes la grogne populaire. Les quinze mois qui viennent promettent de belles pages : comme on sait, plus la situation s’aggrave, plus les trahisons se multiplient, plus les ambitions augmentent. Le grand classique de la Vème  République dont l’intrigue va inévitablement se nouer nous sera joué avec le bon peuple en spectateur impuissant. De quoi nourrir le scepticisme de l’électeur qui s’est abstenu, la conviction de celui qui a voté en faveur du Front, la rancœur de celui qui ne croit plus à la gauche et qui est dans une colère noire, mauvaise conseillère comme on sait.

Et si l’opposition de la droite et du centre en profitait pour se faire aimer en apparaissant comme l’alternative crédible ?

 


UNE BELLE VICTOIRE !

  Départementales 2ème tour 

Ne boudons pas notre plaisir : le tandem UMP et UDI a remporté une belle victoire qui se traduit dans le nombre des cantons conquis sur la gauche. Le second tour des élections départementales a donc confirmé la victoire au premier tour de la droite, qui s’adjuge deux départements sur trois et inverse ainsi le rapport de forces avec la gauche, tandis que le Front national n’en obtient aucun. La déroute de la gauche pose à la tête de l’état un problème insoluble : le Président de la République et le Premier Ministre ont affirmé qu’ils ne changeraient pas de politique économique et sociale, mais l’ampleur de la défaite va nécessairement les obliger à modifier leur programme et à remanier le gouvernement, même si c’est de bonne guerre d’en retarder le moment.  Alors que la droite a recueilli 45,03 % des suffrages, la gauche, elle, n’en a obtenu que 32,12 %, soit un écart de 13 points. Quant au FN, il  a rassemblé 22,23 % des voix. Chiffres à relativiser dans un second tour.

Ce matin je me suis réveillé sur un canton à droite. Voilà près de 40 ans que j’attendais ça. Même soigneusement redécoupé avec un net avantage donné aux voix de gauche (Sarkozy , 43% en 2012), notre binôme a réussi l’exploit de l’emporter avec 400 voix d’avance et, cerise sur le gâteau, 4 voix de plus que le candidat socialiste à Saint-Barthélemy. Champagne !

Victoire par 3 à 0

Comme le dit si bien Nicolas Beytout dans l’Opinion, la droite a gagné ces départementales par 3 à 0. En un, le département de la Corrèze, le fief de François Hollande, celui sur lequel il avait construit une partie de sa carrière politique, lieu emblématique de sa déclaration de candidature, bascule à droite ; un camouflet personnel qu’il se prend en pleine face. En deux, le département du Nord de la fédération socialiste qui se veut la plus puissante et la plus nombreuse de France, cette terre considérée comme une place forte du socialisme, passe à droite. Une gifle pour l’amère de Lille, Martine Aubry qui rejoint dans cette défaite plusieurs figures du socialisme, comme Laurent Fabius, Ségolène Royal et évidemment Manuel Valls, dont les bastions sont devenus bleus. En trois, les Bouches-du-Rhône, ce territoire qui a été si longtemps à gauche est enfin pris par la droite. C’est un moment historique qui symbolise le recul général de la gauche et son enlisement ici et là dans un clientélisme-affairiste aux relents putrides. Le zéro, comme zéro département, c’est celui du Front National, qui ne parvient pas à concrétiser au deuxième tour ses gains du premier. C’est un enseignement pour Marine Le Pen qui ne franchit pas l’obstacle que lui oppose le mode de scrutin.

Le paysage politique est modifié en profondeur.

«Battu mais content» titre sur sa Une « Libération ». On peut toujours se consoler d’un « pire » qu’on aurait évité. L’Histoire en est pleine d’exemples. La gauche a échappé à une bérézina du même type que celle de 1992, grâce notamment à un redécoupage-charcutage des cantons qui aurait fait pâlir Charles Pasqua. Elle n’a pourtant pas échappé au vote sanction. Il n’en reste pas moins que des trois grands blocs politiques français, seule l’alliance de la droite et du centre peut légitimement revendiquer la victoire. Le chef de l’Etat, le Premier ministre, les leaders, les zones d’influence du PS : toute l’architecture du pouvoir a été frappée par cette défaite électorale. Le Front National, lui, a calé au milieu du gué, obligé de constater que la stratégie sarkozienne d’affrontement lui a été néfaste. Nul doute que le délitement à gauche sera difficile à enrayer et il faut s’attendre à une multiplication des manœuvres d’enfumage de l’Elysée pour tenter de concilier l’inconciliable. Ce ne sont pas les annonces de Manuel Valls hier soir qui vont calmer le jeu avec les contestataires de la gauche. Nul doute que la dénonciation de la dangerosité du FN va s’accentuer et est susceptible de déstabiliser un parti qui traverse une crise interne savamment  camouflée. Nul doute que ce succès dont l’UMP peut profiter va se traduire par la continuité d’une ligne gagnante : union, union, union.

Une large victoire de la droite

67 départements vont être dirigés par la droite et le centre et 34 par la gauche, à l’issue des élections qui ont vu 28 départements basculer de gauche à droite et un seul, la Lozère, dans l’autre sens, enfin, peut-être. Jusqu’à présent, la gauche était à la tête de 61 départements et la droite 40. Nicolas Sarkozy s’en est pris au chef de l’Etat, sa cible favorite et à son niveau. Il a jugé que le désaveu était sans appel pour François Hollande et le gouvernement. « Ce soir la droite républicaine et le centre ont nettement remporté les élections départementales. Jamais sous la Vème République, notre famille politique n'avait remporté autant de départements (...) Ce résultat dépasse de très loin les considérations locales. Les Français ont massivement rejeté la politique de François Hollande et son gouvernement. Jamais une majorité n'avait perdu autant de départements. L'alternance est en marche, rien ne l'arrêtera », s’est-il réjoui, (et nous donc) alors que de son côté, Alain Juppé a salué la victoire de l'alliance « UMP-UDI-Modem » bien qu’elle n’ait pas obtenu les résultats escomptés en Aquitaine.

Un vote sanction pour la gauche.

La gauche n’échappe pas à la malédiction des scrutins intermédiaires : elle perd près de la moitié de ses départements et n’en gèrera que 34. Le seul département à basculer à gauche serait la Lozère, un des plus pauvres et le moins peuplé de France, avec sept cantons sur treize, un événement presqu’anecdotique dont on ne sera vraiment certain qu’avec la désignation du président. Le PS qui sauve le Pas-de-Calais, la Meurthe-et-Moselle ou encore la Seine-Saint-Denis, se concentre désormais dans ses terres historiques du Sud-Ouest. Manolito, un peu pâlot, a reconnu la défaite de son camp. Il en a profité pour imprimer sa marque en annonçant : « dans les prochains jours, seront décidées de nouvelles mesures en faveur de l'investissement privé et public. Nous proposerons des dispositifs qui favoriseront la création d'emplois, notamment dans les PME », comme pour s’assurer que son sillon social-réformateur sera poursuivi. C’est l’amère de Lille, Martine Aubry qui lui a indirectement répondu en pointant « un vote de protestation envers la politique nationale », comme quoi elle n’est pas vraiment sur la même longueur d’onde. L’ère des règlements de compte et des marchandages ne fait que commencer. Après les municipales, les européennes et les sénatoriales, ce scrutin marque la quatrième défaite consécutive de la gauche au pouvoir, avant le dernier test pré-présidentielle de 2017, celui des régionales en décembre.

Le FN rate le second tour.

Le FN, qui avait réalisé un score national de 25,2 % au premier tour, ne remporte finalement aucun département. L'Aisne a basculé à droite et le pari sur le  Vaucluse a raté en raison des bons reports de voix sur les adversaires du Front.  De même les binômes PS, divers gauche et EELV l'ont emporté avec un score serré sur les trois cantons d'Avignon. Pourtant le FN a atteint un niveau électoral « exceptionnel », « socle des victoires de demain », selon Marine Le Pen. Elle peut gloser en affirmant gratuitement : « Je suis à la tête du seul mouvement d'opposition véritable au pouvoir en place » et s’adjuger « une multitude de relais locaux » qui ne sont qu’une soixantaine sur les milliers de conseillers départementaux, le masque de l’amertume pointe sous le sourire de façade et le rictus souligne la hargne rentrée des  propos. Elle peut clamer : « Les départementales sont une étape vers l'arrivée du Front National au pouvoir », personne n’y croit, pas plus qu’au refrain usé et un tantinet ridicule de Philipot sur « l’UMPS ». Le FN a peut-être connu son apogée dimanche 22 mars.

Il reste qu’un électeur sur deux a boudé les urnes. Mais vous savez ce qu’on dit : les absents ont toujours tort. En voilà qui ne pourront pas venir se plaindre de ce qui va se passer maintenant.

 


MIEUX PARCE QUE C’EST PAS PIRE … ???

 

 La croissance en panne


En attendant les résultats du 2ème tour et le moment de commenter la situation politique après les Départementales, attardons-nous un peu sur les indicateurs économiques tombés la semaine dernière.

« La reprise, elle est là … fragile, mais elle est là ! »

Cette petite musique serinée par l’hôte de l’Elysée à chacun de ses interlocuteurs, relayée par Manolito avec son porte-voix, s’appuie sur des éléments très fragiles et l’affirmation est pour le moins prématurée. Un léger mieux se conçoit avec autant de facteurs favorables autour de la France, dont aurait pu rêver tout gouvernement. Mais la triste réalité vient contredire ce discours enchanteur. N’est pas Merlin qui veut !

Enfumage, comme d’habitude.

Ah bon ! Voilà que le déficit sera moins important que prévu et que la France, finalement n’aura fait que 4% au lieu des 4,4% attendus. D’abord c’est encore plus que la prévision budgétaire qui était de 3,8%, et si on a moins dérapé, c’est à cause du freinage des investissements des collectivités territoriales étranglées par la réduction des transferts de l’Etat. Pas de quoi se glorifier comme l’a fait le Sapin de service. Le résultat obtenu est le fruit d’un exercice purement comptable. Le déficit moyen de la zone euro est à 2,6%. Nous restons les mauvais de la classe. La réalité, c’est que pendant le même temps la dette a continué de progresser ! Elle a atteint 95% du PIB fin 2014, en forte hausse par rapport à fin 2013 (92,3%). Elle s’établit à 2037,8 milliards d’euros et aucune baisse n’est visible à l’horizon, en dépit des promesses gouvernementales.

Et pour le chômage ? … Le rebond !

Mais dans le mauvais sens. Le chômage a progressé. Encore. C'est insupportable. Insupportable car nous sommes le seul pays de la zone où il ne baisse pas. Insupportable car le  gouvernement est plus focalisé sur les élections et ses jeux d'alliances avec les écolos et la gauche de la gauche que sur ce drame humain et économique au point que le 1er Ministre n’est plus à s’occuper des affaires du pays : « il fait campagne ! ». Insupportable car la France bénéficie de facteurs exceptionnels de relance mais le gouvernement n'a pas le courage de faire les vraies réformes nécessaires. Loin de s’inverser, la courbe continue de monter. Avec près de 30 000 chômeurs de plus (1 000 par jour) en février, la situation continue de s’aggraver. Comment pourrait-il en être autrement, avec une croissance qui reste atone. On sait que le marché du travail accueille 100 000 personnes de plus chaque année du fait de notre démographie, et comme dans le même temps, notre économie continue de détruire des emplois, il faut au moins 1,5% de croissance pour commencer à équilibrer la situation. Le pacte de responsabilité et son usine à gaz de CICE n’est pas à la hauteur de l’enjeu, ni dans la forme ni dans l’emploi que les entreprises peuvent en faire. Il y en a un qui propose bien une solution détonante : c’est le Mr Martinez de la CGT, que l’organisation syndicale est allée chercher dans le congélateur de l’ère stalinienne, et qui nous propose de passer aux 32 heures ! Les 35 heures nous ont ruinés, les 32 heures achèveront le travail (au sens propre) ! Avec ça, on va avancer !

Pendant ce temps-là…

La Grèce et l'Irlande étaient en faillite en 2009. Dépression, récession, chômage, aide européenne : à peu près le même scénario dans les deux cas. L'Irlande a suivi à la lettre le programme d'austérité imposé par l'Europe et a adopté des réformes structurelles spectaculaires. La Troïka était très présente à Dublin, comme elle l’a été à Athènes, mais sans être contestée. L'objectif de revenir à un déficit inférieur à 3% cette année va être atteint et la verte Erin est devenue le pays qui connaît la plus forte croissance économique de la zone euro : 4.8% de croissance en 2014, 4.4% prévus en 2015 et 3.7% en 2016. A Paris, j’en connais qui en rêve ! Or l'Irlande a connu la récession, la dépression même et l'explosion du chômage assortis de l'aide d'urgence de l'Europe. Aujourd'hui elle a la plus forte croissance de la zone euro et un chômage inférieur à celui de la France. La Grèce de son côté a suivi un chemin tumultueux qui a abouti à l’élection de l’extrême gauche qui gouverne avec l’extrême-droite, sur des promesses démagogiques intenables. La Grèce est en déroute ! À l'heure où celle-ci tente vainement de racler les fonds de tiroir pour maquiller une faillite totale, l'Irlande apporte une réponse éclatante à ceux qui pensent que l'austérité ne peut pas mener à la croissance. Dites-le à « Sapin-la vantardise » et à Philipot dont le modèle est la calamiteuse Argentine, parce qu’ils refusent de voir cette réalité qui dérange leurs arguments.

 


LE PETIT COURS D’ORTHOGRAPHE

Orthographe chat

Parmi les homophones grammaticaux, il y a le cas de « leur » dont on hésite souvent sur la nécessité ou pas de lui mettre un « s ».

« LEUR » et « LEURS »

Ce sont deux mots différents en réalité :

-          Il y a « leur », pronom personnel, placé devant un verbe, qui appartient à la série me, te, se, lui, nous, vous, leur. Dans ce cas, « leur » est invariable et il n’y a pas lieu de lui accoler la marque du pluriel, puisqu’il est déjà le pluriel de « lui » : « Je lui parle » (je m’adresse à une personne) >>> « je leur parle » (je m’adresse à plusieurs personnes ).

-          Il y a « leur », déterminant possessif, positionné devant un nom avec lequel il s’accorde. Il appartient à la série : ma, ta, sa / mon, ton, son / notre, votre, leur/ nos, vos, leurs. Nous avons donc deux cas :

. leur sans « s » devant un nom singulier (une seul chose possédée)

. leurs avec un « s » devant un nom pluriel (plusieurs choses possédées)

« Les enfants mettent leur bonnet » (chacun ne peut mettre qu’un bonnet)

« Les enfants enfilent leurs bottes »   (chacun à deux bottes).

Il faut donc veiller au sens !

-          Deux trucs pour s’y retrouver :

. Je peux mettre au singulier et remplacer leur par lui = pas d’ « s » !

. Je mets au singulier et j’obtiens « son «  ou « sa » = leur sans « s » >> « l’enfant met son bonnet » / j’obtiens « ses » = leurs avec « s » >> « l’enfant mets ses bottes »

Vous êtes prêts ?

Complétez les phrases avec leur ou leurs :

… enfants sont toujours heureux. – Une grande masse de nuages blancs … barrait la route. – Ils ont perdu … chien. – Tu … parles sur un drôle de ton ! – Ils vont … jeter des pierres. – Il … prit la main. – Ce sont … cousins qui sont arrivés. – les romanciers parlent souvent de … chats et de … chien. – Raconte-… la légende. – Crois-tu qu’on les … a volés ? – C’était … troisième jour de voyage. – Tu … donneras à boire. – Ils n’avaient pas … carte d’identité parmi tous … papiers. – Il faut que je … offre des fleurs. - … parents ne les laisseront sans doute pas partir. – Vous … remettrez les plans au début de la réunion. – Les élèves prennent … stylo et … crayons de couleur.

 

Et voici le corrigé :

Complétez les phrases avec leur ou leurs :

Leurs enfants sont toujours heureux. – Une grande masse de nuages blancs leur (lui) barrait la route. – Ils ont perdu leur chien. – Tu leur parles sur un drôle de ton ! – Ils vont leur jeter des pierres. – Il leur prit la main. – Ce sont leurs cousins qui sont arrivés. – les romanciers parlent souvent de leurs chats et de leur chien. – Raconte-leur la légende. – Crois-tu qu’on les leur a volés ? – C’était leur troisième jour de voyage. – Tu leur donneras à boire. – Ils n’avaient pas leur carte d’identité parmi tous leurs papiers. – Il faut que je leur offre des fleurs. - Leurs parents ne les laisseront sans doute pas partir. – Vous leur remettrez les plans au début de la réunion. – Les élèves prennent leur stylo et leurs crayons de couleur.

 


LA GUERRE EST DECLAREE

                                                             Nicolas_sarkozy ump 

 

Les résultats d’élections, c’est comme le bon vin, il faut laisser décanter pour bien les apprécier. Ainsi, la défaite de la gauche est bien plus sérieuse qu’elle n’est apparue dimanche soir dans les volutes du cigare de Manolito. On peut toujours faire des commentaires favorables à son camp, une fois les brumes de la soirée électorale retombées, la réalité réapparait toute crue. Et on constate que le second tour des élections départementales oppose surtout  le FN à l’UMP-UDI. Si le PS est en grande partie responsable de la montée du FN, aussi bien à cause de son laxisme sur l’immigration et du communautarisme larvé ou non qu’il entretient, que de ses résultats économiques, c’est à la droite républicaine que revient la responsabilité non seulement de le contenir mais de le combattre sur tous les fronts. C’est la stratégie adoptée par Nicolas Sarkozy et il faut espérer qu’elle portera ses fruits.

Une trentaine de départements de plus pour la droite.

La gauche semble avoir réalisé un score plus honorable que prévu, mais c’est un trompe l’œil. Faire le total de toutes ses composantes, en matière électorale, c’est additionner des carpes et des lapins. Et il faut compter avec un redécoupage des cantons très avantageux pour elle, ce qui contribue à amplifier l’effet de résilience. Aussi, le patron de l’UMP a-t-il raison de concentrer ses efforts sur le FN qui est l’adversaire principal et le plus dangereux pour l’avenir de notre pays. Il importe de l’affaiblir d’ici la Présidentielle, car nos institutions ne sont pas faites pour le tripartisme. Pour le moment, la gauche va perdre un nombre important de départements et l’UMP va en gagner une trentaine, ce qui confortera son implantation locale. Au « troisième » tour, c’est-à-dire lors de l’élection des présidents de département, on connaîtra le poids réel du FN dans les régions ce qui donnera une idée de ce qu’il adviendra aux élections régionales de la fin de l’année.

Le corps à corps est inévitable.

Nicolas Sarkozy fait du Front National le principal adversaire et ne se soucie guère du sort de la gauche. Les perspectives  pour la France sont encore trop timides pour permettre à cette dernière de se redresser vraiment. D’autant plus qu’un coup de barre à gauche après les élections de dimanche prochain n’est pas impossible, une manœuvre élyséenne possible pour tenter de rassembler son camp. Aussi est-il important pour la droite traditionnelle, alliée au centre, de déciller les électeurs sur les réalités du parti de Marine Le Pen, que l’on place improprement à l’extrême-droite. Le combat ne peut être que frontal et il faut le mener sans ménagement sur tous les domaines de prédilection de la dialectique frontiste : immigration/intégration, laïcité qui n’est pas exclusive de l’Islam, lutte contre l’assistanat, rôle de l’Europe, mesures économiques.  Il sera facile de démontrer l’inanité de propositions irréalisables. Ne laissons pas de côté le vieux compte que la famille Le Pen a à régler avec les gaullistes, depuis l’affaire de l’Algérie française, et veut à tout prix leur peau.

Le projet économique du FN est le plus facile à démolir.

Marine Le Pen fait de la sortie de l’euro le cœur de son programme économique. Or la sortie de l’euro mettra à coup sûr notre pays en faillite et l’expérience grecque nous montre qu’une sortie de la monnaie commune ne peut être négociée à froid. Pour la France, le retour au Franc serait indissociable d’une dévaluation de 20 à 30% qui augmenterait le poids de la dette qui passerait à 130% du PIB. La hausse des taux d’intérêt et les représailles aux mesures protectionnistes mettraient l’économie en récession et la fuite des capitaux provoquerait la faillite des banques. La chute de 20% du PIB entrainerait 1 million de chômeurs supplémentaires et un effondrement du pouvoir d’achat de 25%. Avec  au bout du chemin, le « défaut de paiement » et le chaos politique. Des prévisions fantaisistes ? Si seulement …  Il suffit de voir ce qui se passe en Grèce. La France est une grosse Grèce dont la faillite déstabiliserait l’Europe entière.  Mais il y a pire dans le programme du FN, qui préconise les nationalisations de secteurs entiers de l’économie et des banques, la planification étatique, le retour à la retraite à 60 ans, le doublement du SMIC : on a l’impression de redécouvrir le programme de feu Georges Marchais dans la France des années 60, « plus de beurre que de pain » comme on disait à l’époque. Sauf que nous vivons dans un monde très différent, sur une autre planète devrait-on dire.

Vote d’adhésion et vote de protestation.

Le parti populiste agrège différents types d’électorats entre vote d’adhésion d’un électorat déstabilisé par les tourments de notre époque, qui s’est senti abandonné par ses défenseurs traditionnels de gauche, et vote de précaution de Français effarés de voir l’évolution de notre pays par médias interposés et qui ne veulent ni du voile ni de la burka. Son intention affichée est de conquérir tous les postes de la République, y compris la présidence, mais rien ne permet de croire, pour le moment, qu’il peut franchir la barre que lui oppose le scrutin majoritaire à deux tours. Le tout est de savoir si la progression du Front est une affaire durable qui va changer profondément la carte politique ou si elle n’est qu’un feu de paille qui peut s’éteindre si la droite classique gagne en crédibilité et si une amélioration de la conjoncture peut remettre la gauche en selle. Rien n’est écrit. C’est une incertitude pour l’UMP qu’elle doit lever au plus vite et donc qui l’obligera à adapter sa stratégie aux résultats des scrutins successifs qui auront lieu jusqu’en 2017, en se présentant en opposition crédible unie et déterminée.

Un combat pour l’avenir de la France.

François Hollande peut toujours renaître de ses cendres, surtout si l’économie s’améliore et recommence à créer des emplois. Les idéologues de la gauche peuvent finir par comprendre que c’est dans l’union qu’ils remonteront la pente et que la perspective de perdre face au FN est bien plus grave que les choix de gestion faits par le président. On en est encore loin. On ne peut pas laisser l’avenir du pays avoir cette épée de Damoclès pendue au-dessus de lui : le choix entre Marine Le Pen ou un second mandat de gauche en 2017. L’un et l’autre seraient catastrophiques pour la France. C’est donc un devoir impératif pour L’UMP, la droite et le centre, de s’imposer face au parti extrémiste. Le plus tôt sera le mieux.




DEPARTEMENTALES : 50 NUANCES DE BLEU …

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Le premier tour de ces élections départementales présente trois particularités : les résultats ont démenti les sondages qui annonçaient un raz-de-marée du Front national ; quel que soit le mode de calcul, l’UMP-UDI arrive en tête ; le PS subit une défaite mais résiste ; le taux d’abstention de 49 % est inférieur à ce que l’on craignait, notamment par rapport aux élections européennes et aux cantonales de 2011 (55,7 %).

Des élections départementales, une dimension nationale.

L’enseignement principal qu’on doit en tirer, c’est que la politisation nationale, entreprise par Manolito à gauche et Sarko à droite, a payé. Elle a permis de réveiller une partie de l’électorat, à l’union de la droite et du centre d’arriver en tête et au PS de limiter les dégâts. En résumé, on a l'UMP en tête, le FN en embuscade et le PS qui tente de sauver les apparences.

L’abstention, qui avoisine les 49%, est nettement inférieure aux européennes de mai 2014 (57,5%) et des cantonales de 2011 (55,7%). La droite est sortie largement en tête du premier tour, alors que la gauche divisée est en passe de perdre dimanche prochain une trentaine de conseils généraux et que le FN, à 26,8% est qualifié dans plus d’un canton sur deux.

L’analyse des résultats.

Le bilan du premier tour est bon pour l'UMP. L’UMP-UDI-UC-MoDem recueille 29,51% des voix, et 36,41% des suffrages en incluant les voix obtenues par les binômes Debout la France et divers droite et un total de 218 sièges déjà pourvus.

L’ensemble de la gauche, qui pointait à 34% au soir des européennes, alors que les observateurs lui prédisaient une déroute sans précédent dans la droite ligne des municipales et des européennes de 2014, réalise un score cumulé de 36,2%, contre 36,5% pour le bloc de droite. Mais ce coude-à-coude est en réalité purement théorique et ne devrait pas empêcher un revers électoral. Sa désunion avec le Front de gauche et les écologistes risque de priver la gauche d’un grand nombre de sièges et de présidences départementales, alors que celle-ci détenait 61 départements.

Les Verts, qui ne s’étaient alliés au PS que dans 20% des cantons et s’étaient rapprochés de l’extrême gauche, s’effondrent, à 2,05% et n’obtiennent pas d’élus pour l’instant.

Le FN arrive en tête dans 43 départements (sur 98 où le scrutin avait lieu). Outre ses bastions du sud-est ou du nord/nord-est, il termine premier jusque dans les Côtes d’Armor (19%), où gauche et droite étaient divisées. Surtout, après 8 élus dès le premier tour, il sera présent au second dans près de 1.100 cantons sur environ 1.900 encore à pourvoir. Marine Le Pen était tout sourire au moment de son discours un peu après 20H. Pourtant, elle a raté son pari : son parti est arrivé loin derrière celui de Nicolas Sarkozy et n'est pas donc pas le « premier parti de France », titre dont elle s'était prévalue après les élections européennes.

Un décryptage compliqué, mais des lignes de force évidentes.

Ces chiffres peuvent donner le tournis et la confusion est volontairement entretenue par le Ministère de l’Intérieur. Il faut dire qu’il y a une multiplicité de combinaisons et d’étiquettes qu’il faut agréger pour donner du sens aux résultats. Ainsi dans le Maine-et-Loire, les plupart des binômes étaient des tandems UMP-UDI et parfois MODEM. La même chose se produit traditionnellement à gauche pour ces élections locales. Les résultats donnent donc lieu à des calculs différents : si on totalise les voix de la gauche, on s’aperçoit qu’elle fait score égal avec la droite. Pourtant, elle a déjà perdu quelque 500 cantons sur près de 2 000 et en perdra encore beaucoup au second tour. Malgré un score moins élevé que prévu, le Front national arrive en tâte dans 43 départements, dont le Var, l’Aisne, le Vaucluse, la Haute-Marne, l’Oise. Enfin, la droite est assurée de reprendre entre vingt et quarante départements supplémentaires et de renverser le rapport avec la gauche. L’union fait la force et les cantons où la division a entraîné l’élimination sont définitivement perdus pour la gauche. L’institut Opinionway a publié des projections tablant sur 71 départements « probablement à droite », 19 « probablement à gauche » et 3 « sans majorité » (Pas-de-Calais, Vaucluse, Seine-Maritime) à l’issue du second tour dimanche prochain. Elles sont évidemment à prendre avec précaution.

Les enseignements politiques sont nombreux.

C’est d’abord un succès pour Nicolas Sarkozy, qui a fait une campagne brillante et a réussi à rassembler les forces de la droite républicaine. Il maintient à la fois le « ni-ni », c’est-à-dire qu’il refuse tout appel à voter pour le FN ou pour le PS avant le second tour, et son serment de ne passer aucun accord avec le FN. La droite et le centre ont réussi à faire vivre une union pour la circonstance, comme en témoignent leur score impressionnant et le nombre de cantons où cet attelage est en passe de l’emporter. L’UMP et les centres devront s’en souvenir au moment des régionales et des primaires et comprendre que c’est la capacité à s’unir derrière le vainqueur qui donnera toute sa légitimité et sa force au processus de sélection du champion de ces familles politiques.

Car il faudra garder une dynamique puissante pour résister à la pression du Front National. Même avec un score en deçà de ses espérances, le parti de Marine Le Pen réalise une performance. Il a déjoué tout ce qui a été essayé contre lui, la diabolisation comme l’imitation, et comptera désormais des centaines d’élus locaux. D'autre part, on verra vite, dans les tout prochains jours comment la droite élargie au centre fera prospérer ce premier succès, et comment elle gérera alliances et reports pour le deuxième tour. C’est à cette réalité-là que l’on pourra évaluer la solidité de ce qui a commencé à se dessiner ce dimanche dans les urnes.

Pour contenir, au moins momentanément, l’ascension du Front, la gauche a dû surmonter ses divisions et se mobiliser au moins verbalement. De ce point de vue, elle a répondu à l’appel de Manuel Valls dont la campagne a été très critiquée, mais dont la dénonciation du péril FN a incité les électeurs de gauche à se rendre un peu plus nombreux aux urnes. Le PS va néanmoins perdre cette partie et il ne pouvait en être autrement, si l’on tient compte de l’insuffisance de ses résultats sur les plans économique et social et de l’incapacité de l’exécutif à empêcher au sein de sa propre majorité d’arrêter le chacun pour soi : Front de gauche, Verts, Parti socialiste, les familles de la gauche se sont un peu plus décomposées, avec effet immédiat sur le résultat électoral. C’est la grande leçon de ce scrutin : la division se paye cash.

La France est à droite, c’est ça la réalité.

Bien entendu, le FN est devenu une force politique considérable avec laquelle il faut compter et qui nécessite que l’on se batte contre avec toute la vigueur requise par une mobilisation encore plus grande avant le second tour. Mais, c’est aussi l’occasion, pour les frondeurs, pour Martine Aubry, pour le Front de Gauche, pour EELV (moins de 2 %) de méditer sur les stratégies fantaisistes et périlleuses qu’ils ont élucubrées sur un coin de table. Il y a une addition que personne n’ose faire mais qui traduit une vérité : UMP, UDI et FN représentent 60 % des suffrages. Les instituts d’opinion estiment à 40 % la proportion d’électeurs FN qui pourraient voter UMP au second tour, et qui ne croient pas au programme marxo-communiste de Marine Le Pen.  Dans ces conditions, y a-t-il un avenir pour des idées qui s’inspirent encore aujourd’hui du marxisme ? 

En attendant, le second tour sera décisif. Pour la droite et le centre, il faut amplifier la mobilisation pour transformer l'essai.

 


LE PETIT COURS D’ORTHOGRAPHE

 Orthographe chat  
 

Nous continuons sur les « homophones grammaticaux ».

3ème cas : « et » / « est »

En principe, grammaticalement, il ne peut pas y avoir de confusion :

-          « et » appartient à la série des conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car. Il a le sens d’une addition et se place entre deux éléments de même valeur : deux noms, deux adjectifs, deux verbes, deux phrases… : « J’ai un chat, un chien et un canari »

-          « est », c’est le verbe être au présent de l’indicatif, 3ème personne du singulier ou l’auxiliaire d’un verbe conjugué au passé composé  : « son chien est gentil » ; « Quelqu’un est venu apporter ce paquet ».

Pour faire une vérification rapide en cas d’hésitation « est » peut se mettre à l’imparfait, on peut dire « était » : « j’ai un chat, un chien et ( était) un canari » ; « son chien est (était) gentil »

 

4ème cas : « on » / « ont »

Voilà encore deux mots très différents :

-          « On » est le pronom indéfini passe-partout : « Ici, on mange à sa faim »

-          « ont » est le verbe avoir conjugué à la 3ème personne du pluriel, ou l’auxiliaire d’un verbe au passé composé : «  Ils ont un beau ballon » ; « Ils ont joué au foot ».

Pour faire une vérification rapide, on peut se dire « on » = « il » , ou mieux, « ont » peut faire « avaient » : « Ici, il (avaient) mange à sa faim » ; « Ils ont (avaient) un beau ballon » ; « Ils ont (avaient) joué au foot ».

 

A vos plumes :

Complétez par « et » ou « est » :

Ma sœur joue du piano … et du violon.  –  La porte … ouverte. -  Ce livre n’… pas à lui.-  Il a vingt … un ans.  -  Il … bien celui qu’on attendait. -  Pourquoi …-il parti ? – Tu peux … tu dois répondre. -  Il … l’heure de rentrer. -  Où … allé votre mari ? -  S’il n’… pas venu… s’il n’a pas téléphoné, c’… qu’il … malade. -  Thomas … ses amis sont sortis. -  … voilà tout-à-coup un lapin sorti du chapeau ! – Il rampe … s’approche de la sentinelle. -  Ce bleu … trop pâle. – Elle n’… jamais allée en Angleterre … elle ne le regrette pas. -  Tout … prêt.

 

Complétez par « on » ou « ont » :

Je crois qu’… sonne ? – Elles … déjeuné.  -  Ils … menacé de nous jeter des pierres. -  … a pris de quoi manger en route. -  … m’a demandé de te prévenir. -  Elles m’… demandé de te prévenir. -  Je crois que les voisins … eu peur.  -  … te demande au téléphone.  -  Ils … besoin d’argent et … peut leur en prêter. -  Elles n’… pas tort de refuser ce qu’… leur demande de faire. -  Et si … allait faire un tour ? -  … - ils envie de manger de la glace ? … n’en sait rien !

 

 

Et voici les réponses :

 

Complétez par « et » ou « est » :

 

Ma sœur joue du piano et et du violon.  –  La porte est ouverte. -  Ce livre n’est pas à lui.-  Il a vingt et un ans.  -  Il est bien celui qu’on attendait. -  Pourquoi est-il parti ? – Tu peux et tu dois répondre. -  Il est l’heure de rentrer. -  Où est allé votre mari ? -  S’il n’est pas venu et s’il n’a pas téléphoné, c’est qu’il est malade. -  Thomas et ses amis sont sortis. -  Et voilà tout-à-coup un lapin sorti du chapeau ! – Il rampe et s’approche de la sentinelle. -  Ce bleu est trop pâle. – Elle n’est jamais allée en Angleterre et elle ne le regrette pas. -  Tout est prêt.

 

Complétez par « on » ou « ont » :

 

Je crois qu’on sonne ? – Elles ont déjeuné.  -  Ils ont menacé de nous jeter des pierres. -  On a pris de quoi manger en route. -  On m’a demandé de te prévenir. -  Elles m’ont demandé de te prévenir. -  Je crois que les voisins ont eu peur.  -  On te demande au téléphone.  -  Ils ont besoin d’argent et on peut leur en prêter. -  Elles n’ont pas tort de refuser ce qu’on leur demande de faire. -  Et si on allait faire un tour ? - Ont-ils envie de manger de la glace ? On n’en sait rien ! 

 

 


DEPARTEMENTALES : ECLIPSE ET GRANDES MAREES !

  éclipseMarée basse                      

Ce gouvernement ne pense vraiment à rien. En décidant de mettre le premier tour des « Départementales » au moment des « grandes marées », il aurait bien dû penser qu’il y aurait une conjonction avec les « éléments ». En effet, avec l’éclipse partielle aujourd’hui et les grandes marées pendant tout le week-end, ce dimanche électoral ressemblera, à n’en pas douter, aux événements climatiques et météorologiques exceptionnels que nous observons.

Des conjonctions politiques de grande ampleur.

L’éclipse partielle, ce sera celle des électeurs avec le nombre élevé des abstentionnistes qui est annoncé et qui dépassera probablement les 50%-55%. L’ampleur de la grande marée est celle qui attend le Parti socialiste dont la défaite certaine se traduira par les basses eaux. Venant après la déroute du socialisme municipal l’an dernier, la perte de plusieurs dizaines de départements marquera une nouvelle étape dans l’érosion de l’assise nationale de ce parti le dimanche suivant. La marée haute atteindra un coefficient comme on en atteint rarement et concernera le vote à droite et l’UMP-UDI devraient être les grands vainqueurs en nombre de départements conquis. Elles entraîneront dans leur sillage un score exceptionnel pour le Front National. Il y a gros à craindre que la lumière qui éclairera les lendemains de ces élections, révélera que la France de l’ombre, victime de la politique mortifère menée depuis presque trois ans, celle des trop nombreux chômeurs et assistés, celle qui ne croit plus aux promesses de la gauche ni de la droite, sera plus nombreuse que jamais. Si on rapproche ce constat de la part importante des voix qui se seront portées sur la démagogie des Le Pen, cela fait beaucoup de monde. Entre ceux qui ne croient plus à rien et ceux qui croient au Père Noël, il y a du boulot pour l’opposition responsable qu’incarnent la droite et le centre.

Une campagne électorale surréaliste.

L’occasion des élections départementales est trop belle pour dénoncer les supercheries électorales. Qui s’est préoccupé des « départements », en dehors des candidats de l’UMP et de l’UDI ?  Le PS s’est lancé dans une campagne hystérique de dénonciation du FN qu’il classe volontairement et en toute mauvaise foi à droite. Ce faisant, il s’expose à une sanction encore plus sévère de ceux qu’il a déçus et dont un grand nombre ont déjà porté leurs suffrages sur le parti de Marine Le Pen. Le FN fait une campagne hors-sol avec des slogans souvent peu en rapport avec la réalité locale et des candidats sortis du chapeau peu présents sur le terrain. Et le mirage populiste grec s’estompe : moins de cinquante jours auront suffi pour que Syriza, obligée de respecter les conditions prévues par ses accords de prêts, se « fracasse » sur le mur de la réalité européenne. Combien de jours faudra-t-il au FN pour tirer les leçons du renoncement grec ? Elles sont au moins de deux ordres : d’abord, la légitimité électorale pèse peu face aux promesses démagogiques. Pour un pays aux abois, lié par des traités, les engagements irréalistes finissent par se payer cash. Les envolées anticapitalistes, les replis souverainistes et les délires budgétivores aussi. Et puis, dans un système monétaire solidaire, il est vain de vouloir s’exonérer des efforts communs. La rupture unilatérale ne peut être qu’une posture, la menace de « renverser la table » une imposture.

Une loi électorale bâclée et brouillonne.

Il faut dire aussi que tout aura été fait pour dissuader le corps électoral de se déplacer. La loi imaginée par la gauche pour remplacer une « pépite » qui était celle qui instituait à juste raison le « conseiller territorial » en fusionnant les deux mandats départemental et régional, est bâclée. Cette nouvelle loi est une usine à gaz : redécoupage en cantons illisibles et énormes, vote uninominal sur un binôme avec binôme remplaçant, Pour introduire la sacro-sainte parité, et pour couronner le tout, des compétences encore indéfinies puisque la loi est encore en discussion au parlement. Difficile de faire plus pour se moquer du monde. On ne diminue pas le nombre des élus, on l’augmente. On sait déjà qu’on maintient les compétences coûteuses tout en réduisant les transferts de l’Etat. Débrouillez-vous = augmentez les impôts ! L’irresponsabilité socialiste dans toute sa splendeur.

Il faut privilégier le vote utile pour la France.

UrneIl faut pourtant aller voter. Ces élections peuvent avoir leur utilité. Si, comme on peut l’espérer, l’UMP et l’UDI raflent les 2/3 des départements, il est possible d’agir sans attendre. Tous les candidats se sont engagés à diminuer les dépenses dans les départements et à baisser le nombre des fonctionnaires locaux, à conditionner les aides sociales à un engagement de travail au service de la collectivité afin de lutter contre l’assistanat, à soutenir le tissu de TPE-PME. Il s’agit de mettre fin au matraquage fiscal des classes moyennes et en même temps de défendre l’économie locale et la ruralité. C’est aussi l’occasion d’envoyer un signal clair au gouvernement pour sanctionner le gaspillage et la gestion désastreuse des socialistes, aussi bien au niveau local qu’au niveau national.

Le 22 mars, il faut voter UMP-UDI, pour les candidats de la droite et du centre, pour les mettre en situation de l’emporter au deuxième tour si nécessaire. Le redressement de la France passe par la reconquête des territoires en les confiant à des gestionnaires responsables.

 


BORLOO L’AFRICAIN

Borloo

« C’est nous les Africains qui revenons de loin… ». Ce trait d’humour pour saluer le retour d’un Jean-Louis Borloo plein de vie et d’énergie. Et le revoilà qui surgit dans l’arène à un endroit où on ne l’attendait pas. Retiré de la vie politique depuis près d’un an, il s’est lancé dans un projet de fondation destinée à électrifier l’Afrique. Il a présenté la semaine dernière sa fondation pour l’énergie en Afrique, continent où il se rend régulièrement. Parmi les personnalités présentes pour le soutenir, les présidents des deux assemblées, le patron du Medef, quelques élus et intellectuels comme Eric Orsena. Avec en sus, la visite surprise de l’hôte de l’Elysée venu se montrer sans avoir été invité, mais "l’esprit" du 11 janvier permet tout.

Borloo le « visionnaire ».

Est-ce la maladie qui a donné à cet ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy cette nouvelle vision internationale, qui ne manque pas de lucidité ? On le connaissait surtout pour avoir mis en application ses idées sur le développement urbain et la politique de la ville. On lui doit notamment la loi de rénovation urbaine et l’ANRU qui a permis la réhabilitation de nombreux quartiers. S’il a renoncé à la politique nationale, c’est pour raison de santé. Celle-ci étant revenue, il n’a pas souhaité revenir dans le jeu du marigot des centres, probablement trop compliqué pour cet homme pragmatique avide de concret. Il va donc investir son génie dans son nouveau cheval de bataille : l’électrification de l’Afrique, condition préalable au développement de ce continent et surtout, nécessaire au soutien de la croissance en Europe. Et c’est avec énergie et passion qu’il a présenté son projet. « Le relais de croissance pour l’Europe se trouve en Afrique », s’est-il exclamé, dénonçant la situation « intenable » de l’Afrique en matière d’énergies, convaincu d’avoir trouvé là un axe vital pour notre croissance, pour notre stabilité, et un supplément d’âme pour l’Europe. Et d’énoncer ses arguments : « Notre avenir se joue là-bas, à notre porte. Les Africains sont 1 milliard aujourd’hui, ils seront 2 milliards en 2040 ! Nous devons prendre conscience de ce train démographique infernal. » Pour Jean-Louis Borloo, si on maîtrise cette réalité, on peut en faire une chance à la fois pour l’Afrique et pour l’Europe dont le continent noir sera le principal relais de croissance. Sinon, ce pourrait être le chaos, un cocktail explosif pour le monde entier.

"S’occuper de l’Afrique, c’est s’occuper de nous."

Or, selon lui, l’Europe n’a pas pris la mesure de l’enjeu. Elle n’a pas de stratégie africaine et fait preuve de cécité. Il prend pour exemple la dernière réunion de l’Union africaine à Adis-Abeba, en Ethiopie, où il a été surpris de ne pas croiser un seul représentant de l’UE, alors que pullulaient Chinois et Indiens ! Et pour Jean-Louis Borloo, cet oubli est catastrophique alors que nous avons les moyens d’intervenir. Et surtout par le passé africain des pays européens, nous sommes les mieux placés pour le faire. Le principal problème, à ses yeux, est celui de l’électrification, un domaine où nous excellons. Hors le Maghreb et l’Afrique du Sud, le continent vit dans le noir : « Imaginez qu’il y a 650 millions de portables et que seulement 200 millions d’habitants ont l’électricité. Si on ne facilite pas l’accès de la population  à la lumière, la déstabilisation de l’Afrique est certaine et celle de l’Europe avec ! ». Sans faire de jeu de mot, l’obscurité conduit tout droit à l’obscurantisme. On comprend aisément que l’énergie est un préalable nécessaire à l’essor de l’Afrique.

« Energies pour l’Afrique »

Tout cela, c’est bien gentil, mais ça va coûter et on n’a pas un fifrelin. Jean-Louis Borloo balaie l’argument. C’est là qu’est le génie de notre homme. Comme pour les banlieues, il a imaginé un montage qui rend possible l’opération en « fédérant » les sources de financement. Il tente de lancer une espèce plan Marshall, avec l’impératif pour les africains de se prendre en main. Il se fait fort de décider les 54 chefs d’états de fonder  « l’Agence d’électrification de l’Afrique » et de la rendre opérationnelle d’ici la fin de l’année. Sa mission : faire de l’ingénierie et mettre son savoir-faire au service de tous les pays, sans pour autant assurer une tutelle dirigiste. Il faudra 250 milliards d’euros d’investissements, dont 25% non remboursables. Cet argent peut être levé sur les marchés financiers et les grandes entreprises, dont la plupart sont partantes. La Banque africaine de développement est au coeur du dispositif et ses experts sont déjà sur le pied de guerre. Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi : la source énergétique devra être adaptée à chaque terrain, alternant solaire, hydraulique, thermique… Ce programme est prévu pour courir sur une dizaine d'années. 

Un projet déjà bien avancé.

Il faut aller vite et lancer ce programme « avant le 30 juin » prochain. Notre ancien ministre a réussi à convaincre Jean-Claude Juncker, le Président de la Commission européenne,  de constituer une équipe dédiée à son projet et il espère obtenir un débat au Parlement européen. Il compte sur la France, et la visite du Président français à sa conférence de presse est un bon indicateur (il faut dire que la réussite est de son intérêt évident), et il veut associer toutes les forces vives du pays, partis politiques, partenaires sociaux, intellectuels, entrepreneurs… Jean-Louis voit grand et veut rassembler large. C’est sa part de naïveté et c’est ce qui le rend si sympathique et … convaincant. Ce faisant, il nous montre que la politique lui colle à la peau.

 


LE PETIT PLUS QUI MANQUE A NICOLAS.

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D’aucuns se sont gaussés du slogan lancé par Nicolas Sarkozy, Le « FNPS », comme si sa pensée se résumait à ce seul acronyme. Mais ne leur déplaise, il marche. Les slogans sont toujours utiles et même indispensables dans notre monde médiatique faits de raccourcis et de propos réducteurs. En l’occurrence, on peut brocarder la trouvaille de NKM lancée dès 2012, mais le « FNPS » correspond à une réalité objective et sert de déclencheur de prise de conscience. Cela dit, il faut évidemment aller plus loin.

L’UMP est la seule à pouvoir vaincre le FN.

Le parti de la droite et du centre, qui plus est, allié avec l’UDI, est capable d’être devant le parti de Marine Le Pen. Ce que les médias passent sous silence, c’est qu’aux Européennes, l’addition des deux les plaçait déjà devant. De fait, le Front National n’a jamais été la première force politique en France. Si les médias ont présenté la chose ainsi, c’est par facilité… ou parce qu’on le leur a demandé. Le dernier sondage de l’IFOP montre que la consultation de dimanche prochain aura toutes les chances de reproduire le même scénario si l’opposition se mobilise correctement, ce qui est prévisible. On pourra alors dire merci à toutes les personnalités qui se sont investies dans la campagne pour porter la bonne parole, d’Alain Juppé à Laurent Wauquiez en passant par NKM et évidemment Nicolas Sarkozy. Mais pour l’instant le résultat est encore indécis. On sent bien que le travail du président du premier parti de l’opposition républicaine commence à faire son effet auprès des électeurs de droite, mais l’argumentation qu’il développe reste trop convenue, et pour tout dire, insuffisamment renouvelée.  Son discours est trop resté sur le registre de 2012 : on sait à l’avance ce qu’il va raconter. Ses propositions restent souvent les mêmes, sur la sécurité, sur le travail, sur l’immigration. On a beau savoir que leur effet, si elles étaient appliquées, serait bénéfique, on se souvient aussi qu’elles ne lui ont pas permis de gagner. Si elles sont nécessaires, elles ne sont pas suffisantes pour faire complètement de l’UMP la force conquérante dont la France a besoin.

Ce qui manque et qu’on attend.

Depuis 2012, la France a changé. L’industrie a continué de s’effondrer. Le vaste monde continue de détruire les emplois de nos secteurs traditionnels, faute de compétitivité et d’investissements innovants. Même ceux que Nicolas Sarkozy avait contribué à sauver, comme Lejaby, ont dû jeter l’éponge. Rien ne sert de pleurer sur une économie industrielle perdue : nous ne la retrouverons jamais. Le moment est venu de préparer la France à entrer dans le cycle du 21ème siècle qui est déjà commencé aux Etats-Unis et qui sera le vecteur de la croissance économique dans les cinquante prochaines années : la grande et nouvelle révolution de l’économie des « NBIC » (Nanotechnologie, Biotechnologies, Informatique et sciences Cognitives). Dans ces domaines, notre pays a déjà des atouts et des secteurs de pointe. De ce fait, la recherche et l’innovation vont être d’importance primordiale dans les cinq prochaines années : c’est là qu’il faut lever les freins et qu’il faut investir toutes nos forces en aidant toutes les "jeunes pousses" qui fleurissent encore.  Nicolas Sarkozy a raison, il faut une révolution des mentalités centrée sur l’entreprise, mais pas dans n’importe quel secteur. Cependant, si les efforts doivent se porter sur l’éducation et l’enseignement supérieur pour nourrir l’économie de demain, il ne faut pas oublier les autres gisements d’emplois, souvent non délocalisables, que constituent les artisans et les PME. C’est le deuxième axe d’une action d’envergure à mener en levant les freins à l’embauche et débloquer les millions d’emplois (au moins deux) qui dorment.

Le retour au « plein emploi » doit être le but visé et affirmé.

Le retour au plein emploi est possible. On y était pratiquement à la fin de 2007, juste avant la crise de 2008. C’est la marche vers cet objectif qui permettra de faire accepter les évolutions nécessaires du statut social, aujourd’hui facteur d’immobilisme et de régression. Resterait alors à redistribuer un peu de pouvoir d’achat au fur et à mesure que le chômage diminuerait, en baissant les impôts, pour que le tour soit joué. Voilà sur quoi devraient travailler en priorité les « laboratoires d'idées » de l’opposition.  Voilà du grain à moudre pour les élus de nos départements et de nos régions en attendant de reprendre le pouvoir en 2017. Voilà ce grain d’audace que nous attendons de nos prétendants, à côté des inévitables mesures d’assainissement de nos dépenses publiques. Voilà ce que nous aimerions entendre de Nicolas Sarkozy.

 


TSIPRAS… P’TIT BRAS !

Tsipras

 

Un peu plus de 40 jours après sa victoire, le nationalo-gaucho d’Athènes doit en rabattre. Il s’est retrouvé impuissant au pied du mur des réalités qu’il avait niées pendant toute sa campagne, faisant miroiter aux Grecs des lendemains enchantés. Le moins qu’on puisse dire c’est que même son (Varou)fakir de service n’a pas les dons de Circée la magicienne. Et que l’Eurogroupe, s’il veut bien faire preuve de bonne volonté, n’est tout de même pas prêt à servir de paillasson, et a refusé de céder sur l’essentiel. Les rodomontades n’y changeront rien. Le contrôle de la "Troïka"  tant honnie continue sur les finances hellènes, même si ses inspecteurs le font en tenue de camouflage, pour ne pas trop froisser l’amour propre des nouveaux gouvernants qui, pour tromper le bon peuple, continuent de danser le sirtaki devant le buffet.

Où en est la Grèce ?

La situation financière de la Grèce ne s’arrange pas. Le temps qui passe vide les caisses de l’Etat alors que les premières échéances sur la dette approchent. Celui-ci a du mal à trouver des liquidités pour payer les salaires de la fonction publique, les retraites et les dépenses courantes. L’excédent budgétaire, hérité du précédent gouvernement, qui était de 4 milliards fin 2014 a fondu comme neige au soleil printanier, et il n’en restait que 400 millions fin janvier. A ce jour, il ne resterait même plus rien ! Or, ce mois-ci la Grèce doit rembourser 4,3 milliards d’euros, dont 1,5 milliard au FMI dont la première tranche de 300 millions tombait le vendredi 6 mars dernier. L’Etat pioche dans les caisses de retraites et de sécurité sociale pour payer ses fins de mois. Les dépôts bancaires ont fondu de 20 milliards en février, et le pays a de plus en plus de mal à placer ses billets de trésorerie (T-Bills) : sur 1,4 milliards empruntés début mars, 750 millions d’euros n’ont pas trouvé preneurs. La Banque de Grèce a dû combler le besoin en urgence via un fonds de réserve public. Pour un gouvernement élu avec un score quasi-plébiscitaire, le moins qu’on puisse dire, c’est que la confiance interne comme externe n’y est pas ! En un mot : le résultat des élections n’a pas sauvé les Grecs, il a accru leur misère. Dites-le donc à Marine Le Pen et à la Méluche.

C’est la faute à Voltaire…

Comme toujours, comme le programme approuvé massivement par le peuple ne pouvait pas être mauvais, c’est donc la faute aux autres : à l’Europe, aux capitalistes, aux bourgeois qui retirent leur pognon des banques, aux commerçants qui ne paient pas la TVA… Un peu facile. Si les maigres réserves financières ont fondu aussi vite, ce n’est pas seulement parce que l’argent s’est enfui, c’est aussi parce que la récession est de retour. De plus, les impôts ne rentrent pas notamment parce que le gouvernement grec autorise ses contribuables à échelonner leurs paiements. Déjà qu’ils en paient si peu … Les recettes fiscales ont chuté de plus de 15% pour atteindre 6 à 8 milliards d’euros ce qui est loin de permettre l’équilibre des comptes au moment où les dépenses augmentent avec la récession qui revient. Athènes a beau avoir conclu un accord avec l’Eurogroupe pour prolonger de 4 mois l’aide financière qui devrait lui assurer un prêt de 7,2 milliards d’euros, aucun euro ne sera versé avant que le pays n’ait rempli ses engagements, a prévenu le ministre allemand Wolfgang Schaüble, d’autant plus intraitable que Varoufakis menace de ressortir les vieilles lunes de la période nazie en matière d’indemnisations dues par l’Allemagne. On comprend que les Allemands (le peuple) soient de mauvaise humeur et majoritairement opposés à cette rallonge financière. Vous l’avez compris, si la Grèce va mal, ce n’est pas à cause de sa mauvaise gouverne, mais bien du méchant et égoïste peuple allemand. On croit rêver.

Tsipras devra sortir du bois.

La Grèce est donc renvoyée à ses engagements pris, il y a trois semaines, de mener à son terme le programme de redressement engagé en 2010. Une potion amère dure à avaler pour le révolutionnaire de pacotille. Car, ce qui pose problème, ce n’est pas seulement la modestie des réformes annoncées par le Ministre des Finances grec, une liste faite pour amuser la galerie avec notamment l’idée d’utiliser des touristes comme contrôleurs du fisc (si, si), c’est aussi l’absence d’informations fiables sur la situation financière réelle. Six semaines après la victoire de Syriza, entre Bruxelles et Athènes, tout reste à discuter. Même la méthode de travail. Il faut dire qu’entre la rigueur des nordiques et la fantaisie de gouvernants à la tête d’un état digne du Tiers-Monde, le fossé est large. La menace d’Athènes de recourir à un referendum pour revenir sur les engagements pris n’est pas faite pour calmer le jeu. En attendant la Troïka est de retour pour vérifier l’état des lieux, sur place. C’est la condition mise par les créanciers pour financer et suivre le malade au quotidien. Le dernier passage du bel Alexis vendredi dernier à Bruxelles n’a guère fait avancer les choses, malgré la bonne volonté affichée par Jean-Claude Juncker.L’un des principaux responsables européens résume la situation en ces termes : « Jamais l’exaspération n’a été aussi grande, les Européens veulent trouver une solution avec la Grèce mais les déclarations quotidiennes du gouvernement à Athènes sapent toute possibilité de confiance ». Et jeudi prochain, la Grèce sera à nouveau écartée du conseil européen pour éviter un dérapage fatal. Samedi, les dirigeants grecs avaient un discours plus apaisant, jusqu’à quand ?

Le peuple grec finira par se réveiller.

En attendant, les réformes promises par Tsipras à son peuple sont peu à peu mises au … congélateur. Il arrive à tenir pour l’instant en pratiquant le double langage, un à Bruxelles, l’autre à Athènes. Mais il ferait bien de faire attention, aujourd’hui avec internet, il n’y a plus de filtre possible. Une seule réalité compte : la Grèce va plus mal, elle est au bord du défaut et elle est isolée. Pas un état européen n’est venu conforter ses demandes et le « front méditerranéen » ne s’est pas réalisé. Le programme du parti Syriza est impossible à mettre en œuvre et il lui faudra bientôt choisir dans quel camp il veut jouer : avec l’Europe ou sans l’Europe. Le choix entre l’austérité et ses misères et la misère tout court, et pour longtemps !

La Grèce serait en faillite sans la perfusion de la BCE et le « défaut » (faillite) menace toujours ! Une leçon que les Français qui croient aux croassements mariniens devraient méditer, parce que c’est ce scénario qu’elle propose pour notre pays …

 


LE PETIT COURS D’ORTHOGRAPHE

Bonnet_d_ane

LES HOMOPHONES GRAMMATICAUX

A partir  d’aujourd’hui et pour quelques exemplaires, le « petit cours » va s’intéresser aux « homophones grammaticaux », vous savez tous ces petits mots qui se prononcent pareils mais qui s’écrivent différemment tels que « ce » et « se », « s’est » et « c’est », « on » et « ont », « et » et « est », « son » et « sont »… Ils sont la cause de bien des fautes d’inattention ou de méconnaissance mais ce n’est jamais sans dommages pour le sens de ce qui est écrit.

Il existe d’autres homophones qui sont liés au vocabulaire et que l’on appelle pour cette raison « homophones lexicaux » comme par exemple « chaos/cahot », « chair/chère »… Enfin, nous avons aussi quelques « expressions homonymes » sources de confusion orthographique telles que « bien tôt / bientôt », « avoir à faire/ avoir affaire », « davantage/d’avantage »…  Nous aurons l’occasion de les croiser dans notre programme le moment venu.

Pour bien comprendre, nous allons prendre deux précautions :

-          Nous rappeler de petites séries grammaticales usuelles :

+ les possessifs toujours devant un nom : mon,  ton, son / ma, ta, sa / mes, tes, ses / notre, votre, leur / nos, vos, leurs.

+ les démonstratifs (adjectifs) devant un nom: ce, cet, cette, ces.

+ les démonstratifs (pronoms) qui fonctionnent avec un verbe : ce, c’, ceci, cela, celui-ci, celui-là, ceux-ci, ceux-là, celles-ci, celles-là.

+ les pronoms personnels compléments : me, te, se, nous, vous, se

-          Nous souvenir d’un « truc » intangible pour vérifier ou choisir :

+ un verbe se conjugue et je peux donc changer soit sa personne, soit son temps : il s’est levé >> je me suis levé/ il s’était levé. Donc, « s’est » peut devenir « s’était » ou « se sera » et j’élimine « ses ou ces ». Souvent cette vérification permet de choisir l’orthographe adéquate.

 

1er cas : ces / ses

« Ces » placé devant un nom, sert à montrer : « Ces outils sont pratiques » (dans votre tête vous vous représentez l’image de l’index et du pouce tendus pour montrer, formant un « c »). Le nom qui suit est au pluriel, évidemment.

« Ses » placé devant un nom indique la possession : je peux penser >> « les siens » = « Il a pris ses outils ». Autre vérification : si c’était moi, je dirais « j’ai pris mes outils ». Donc c’est la série : « mes, tes, ses ».

 

Complétez les phrases suivantes par « ces » ou « ses » :

Connais-tu … gens qui arrivent ?  -  Cette mère sort toujours avec … filles. - … chaussures, qui sont en vitrine, me plaisent beaucoup. -  Pierre a mis … chaussettes trouées. – Comment voulez-vous le retrouver dans … fourrés ? - … routes sont très sinueuses. – Comme … appels restaient sans réponse, elle se tut et s’assit. – Il fixa les éperons à … bottes et sella ce cheval. – Il enfila … bottes et sella son cheval. - … paquets contiennent du thé produits par … cousins. -  La limite des champs est marquée par … bornes. – Nous lui avons parlé, mais il n’a pas dit quels sont … projets. – Il a présenté tous … projets qu’il venait de trouver dans l’armoire. – A qui sont … deux voitures en stationnement interdit ?

 

2ème cas : ce / se

« Ce » a deux utilisations :

-          Devant un nom : c’est le démonstratif qui sert à montrer. « Ce travail ne me plait pas » : je peux le remplacer par un autre démonstratif en variant le genre ou le nombre = « cette tâche ne me plait pas », « ces travaux ne me plaisent pas ».

-          Devant un verbe (être le plus souvent) : il veut dire « cela » = « c’est beau » >>> « cela est beau ».

« Se » est toujours devant un verbe, comme pronom personnel complément : « il se lave », « ils se servent » >>> pour vérifier, je fais varier la personne : « je me lave », « nous nous servons ». Il appartient donc à la liste : me, te, se, …

Retenons une expression : « ce qui, ce que »

 

Complétez les phrases suivantes par ce, se, c’, s’ :

… soir nous irons au cinéma. - … petit camion est très maniable. - Il faut … mettre au travail. – Elle … laissa tomber dans un fauteuil. – Racontez-moi … long voyage. – Il … mêle souvent de … qui ne le regarde pas. – On … met à table. - … sentiment t’honore. – Quand cessera-t-il de … plaindre ? – Il ne … doute pas de … qui l’attend. – Dis-moi … que tu veux.- Elle … sentait capable de réussir. - … vieux cerisier n’a pas donné de fruits cette année. - …est difficile ! – Avez-vous signé … contrat ? – Il … coucha presque aussitôt. – Il … est souvenu que … était l’heure du match ! – Que … disent-ils ? – Tout … sait. - … souvient-il de … qu’il a fait ? – Les deux femmes … sont arrêtées.

 

 

Et voici le corrigé :

 

Complétez les phrases suivantes par « ces » ou « ses » :

 

Connais-tu ces gens qui arrivent ?  -  Cette mère sort toujours avec ses filles. - Ces chaussures, qui sont en vitrine, me plaisent beaucoup. -  Pierre a mis ses (ou ces)* chaussettes trouées. – Comment voulez-vous le retrouver dans ces fourrés ? - Ces routes sont très sinueuses. – Comme ses appels restaient sans réponse, elle se tut et s’assit. – Il fixa les éperons à ces bottes et sella ce cheval. – Il enfila ses bottes et sella son cheval. - Ces paquets contiennent du thé produits par ses cousins. -  La limite des champs est marquée par ces bornes. – Nous lui avons parlé, mais il n’a pas dit quels sont ses projets. – Il a présenté tous ces projets qu’il venait de trouver dans l’armoire. – A qui sont ces deux voitures en stationnement interdit ?

 

*les siennes ou celles-ci ?

 

 

 

Complétez les phrases suivantes par ce, se, c’, s’ :

 

Ce soir nous irons au cinéma. - Ce petit camion est très maniable. - Il faut se mettre au travail. – Elle se laissa tomber dans un fauteuil. – Racontez-moi ce long voyage. – Il se mêle souvent de ce qui ne le regarde pas. – On se met à table. - Ce sentiment t’honore. – Quand cessera-t-il de se plaindre ? – Il ne se doute pas de ce qui l’attend. – Dis-moi ce que tu veux.- Elle se sentait capable de réussir. - Ce vieux cerisier n’a pas donné de fruits cette année. – C’est difficile ! – Avez-vous signé ce contrat ? – Il se coucha presque aussitôt. – Il s’est souvenu que c’était l’heure du match ! – Que se disent-ils ? – Tout se sait. - Se souvient-il de ce qu’il a fait ? – Les deux femmes se sont arrêtées.

 

 


LA FRANCE SOUS TUTELLE

"Désolé, j'ai pris un peu de retard cette semaine dans mes publications. Une intense activité de "boitage" en est la cause et vous me pardonnerez certainement."

                                                                                                                                   Daniel

 

Hollande Merkel

 

« Delayed »

Comme sur les tableaux des arrivées dans les grands aéroports internationaux, la France bénéficierait de la mention : « delayed » (retardé). En échange d’une étroite surveillance des comptes publics français, les ministres des finances européens ont confirmé la semaine dernière l’octroi à Paris d’un délai supplémentaire de deux ans pour se mettre en conformité avec le traité de stabilité de l’euro, soit un déficit maximum de 3% du PIB. Si pour certains c’est une victoire, elle n’est guère reluisante, car elle concrétise l’incapacité de notre pays à assainir ses comptes publics, ce dont s’inquiètent et s’irritent de plus en plus de nos partenaires qui comprennent de plus en plus mal l’indulgence dont il bénéficie.

Comme Pyrrhus…

ViseurUne faveur qui a un prix : la France devra suivre à la lettre une feuille de route très stricte, qui prévoit  une réduction supplémentaire de son déficit structurel. Un effort de trente milliards, risqué pour une croissance hexagonale déjà balbutiante, auquel le « Sapinos de Bercy » espère échapper… on se demande bien comment. Si on n’a pas à subir l’humiliation des pénalités financières, pour l’instant, on a tout de même celle du contrôle « renforcé ».  La décision des 28 ministres n’allait pas de soi. Notre amnésique de Mosco a dû batailler ferme pour empêcher les sanctions dont les partisans étaient nombreux après deux sursis déjà accordés et peu probants. C’est l’arbitrage de Jean-Claude Juncker qui a fait la décision contre les avis du vice-président Valdis Dombrovskis, mentor de notre commissaire, et de plusieurs représentants d’Europe du nord.

Un traitement de faveur au goût amer.

Alors que l’Eurogroupe s’affiche intransigeant face à la Grèce, beaucoup s’inquiètent de ce « traitement de faveur » accordé à la France autant que du déficit de crédibilité qui sape la discipline budgétaire commune. Bien entendu notre « pseudo-grand-argentier-marchand-d’illusions » s’est engagé à respecter scrupuleusement la décrue du déficit exigée par Bruxelles : 4% cette année, 3,4% en 2016 et 2,8% en 2017 ! La pente est plutôt raide, mais pour Bercy elle correspond aux 50 milliards d’euros d’économie déjà programmées sur les trois années qui conduisent à l’élection présidentielle. Enfin, si elles sont réalisées !  Et encore faudrait-il qu’elles ne soient pas décompensées par des dépenses inconsidérées à l’approche de l’échéance fatale.

Le bouffon de Bruxelles.

MoscoPierre Moscovici, toujours aussi inénarrable, s’est fendu d’une interview dans le Figaro  pour déclarer : « L'effort de la France n'est pas suffisant ». Il a juste oublié qu'il n'en avait fait aucun pour réduire le déficit quand il était à Bercy... Et même il s’autorise quelques conseils précis, tel le prof sur le carnet de notes du mauvais élève, où l’on retrouve les mots « sanction », « agenda » comme pour indiquer le parcours à suivre pour faire des « progrès ».  Discours pitoyable de la part de celui qui siégea pendant deux ans à Bercy et qui s’en prend aujourd’hui à ceux qu’il accompagnait. Comme c’est facile quand on est à l’abri à Bruxelles, loin des contraintes électorales et des promesses insensées. Avec lui, on mesure le gouffre socialiste qui existe entre les mots et les réalités. Mais, pas plus que ses anciens acolytes au gouvernement, on ne peut le prendre au sérieux. Au contraire, son propos contribue à dévaloriser la parole publique.

Merci Angela.

C’est la bénédiction silencieuse d’Angela Merkel qui a contribué  de façon décisive à la décision de la commission de Bruxelles. Elle ne veut pas déstabiliser la France, encore deuxième économie de l’euro, alors que le contexte politique est pour le moins délicat. Car la mise sous tutelle renforcée est pain béni pour le vote extrême à quelques jours des « départementales », mais dans une bien moindre mesure que si Bruxelles avait asséné des sanctions à la France.  Il n’en reste pas moins que pour Mario Draghi, à qui on doit la mise en œuvre d’une politique financière enfin audacieuse par ailleurs, « la mise en œuvre intégrale et systématique du pacte de stabilité et de croissance est essentielle à la confiance ». Ce qui veut dire, en clair, que notre pays n’a plus la moindre marge de manoeuvre pour entrer dans les clous communautaires. Bon gré mal gré, il faudra bien faire ce qui est demandé. Mi-avril, La France aura à décliner les économies supplémentaires nécessaires pour ramener son déficit sous le plafond européen. Et convaincre nos partenaires ! Du boulot pour Sapin alors que les nouvelles dépenses s’accumulent : lutte contre le terrorisme dans l’hexagone et à l’extérieur, éducation, contrats aidés, plan banlieues, remboursement d’aides indûment perçues…  Autant de mesures qui appelleront des recettes complémentaires pour près de 20 milliards et vous devinez où on va les prendre … Car notre ministraillon des finances est tout sauf un magicien !

 


LE FNPS POUR LES NULS !

Nicolas_sarkozy ump

 

L'ancien président de la République avait affirmé dans une interview que : "Voter pour le FN au premier tour, c'est faire gagner la gauche au second. C'est le FNPS ! Voter pour l'UMP n'a jamais en revanche fait gagner la gauche. Voter FN, si. La seule réalité électorale, c'est le "FNPS". Des propos qui  indignent à gauche.

Le terme de FNPS, écho à l'"UMPS" dénoncé par Marine Le Pen, est "surtout l'aveu d'une panique", selon Jean-Christophe Cambadélis. "La direction de l'UMP constate qu'après avoir abaissé les frontières avec le FN, son électorat file vers le Front national".  Toujours dans le déni, le stratège de la rue de Solférino, qui ne voit pas que les vases communicants fonctionnent entre son électorat et celui du FN. Stratégie pourtant bien huilée : plus on tape sur le parti extrémiste, plus il monte dans les sondages… mais pas au détriment de l’UMP comme espéré.

Et c’est bien compréhensible.

Manolito et Marinette se tiennent par la barbichette. Le premier entonne ses grands airs de matamores avec coups de mentons bien catalans, la seconde engrange les voix de tous les abstentionnistes déçus que les propos Vallsiens réveillent : « puisque tu as peur du FN, eh bien tu vas voir ! ». C’est que la peur n’évite pas le danger. Qui ne voit que ceux qui s’apprêtent à voter pour le parti mariniste sont essentiellement des jeunes que la politique menée a conduit dans le vide, et les ouvriers abandonnés par la gauche, qui ont fui Mélenchon depuis son discours de Marseille, et beaucoup de déçus de 2012 qui attendaient d’être « réenchantés »… Cela finit par faire beaucoup de monde.

Demain on rasera gratis.

Le FN, dont on constate qu’il penche de plus en plus à gauche mixe habilement identité, sécurité et social, de quoi attraper large ceux qui se laissent prendre aux mots. Mais une fois au pied du mur, que resterait-il de tout ce gallimatia ? Le département, clé de voûte de la France des oubliés ? Il faut un sacré culot pour en faire le point d’appui de la défense de la Nation, du département et des communes. Des références qui fleurent bon 1789. De quoi flatter le Français cocardier. Mais c’est une aimable plaisanterie : vouloir faire vivre la France du 21ème siècle, à l’heure d’internet et de la cybernétique, au rythme de celle de la fin du 18ème, c’est vouloir la confire dans la naphtaline. Si ça c’est le progrès, je veux bien me faire évêque (quoi qu’il soit un peu tard). Opposer cette France-là aux « hyper-régions et à l’Union européenne » c’est tourner définitivement le dos à l’avenir. « Eh Marine, ouvre tes fenêtres et regarde un peu dehors, le vaste monde tel qu’il est et non pas tel que tu voudrais qu’il soit ! ». Elle rêve de « pouvoir défier la finance et les multinaitonales, de rejeter les européistes qui appauvrissent la France et les mondialistes qui nous coupent de notre identité nationale », un discours qui devrait en effaroucher plus d’un tant la Marine se substitue à l’extrême gauche. De quoi ratisser large. Machiavélisme pur.

Le gouvernement joue avec le feu.

Agiter la peur de ce parti-là peut se justifier devant un tel déluge de contre-vérités et d’absurdités. Sauf que ce discours est celui que beaucoup de Français déboussolés, notamment par l’échec de la gauche dans tous les domaines, ont envie d’entendre. On sait bien qu’agiter la peur comme un épouvantail est contre-productif, car le procédé culpabilise ou ulcère ceux qui y voient un recours et qui hésitent encore. Le discours du 1er Ministre est dramatique parce qu’il est la résultante d’un formidable contresens. Il croit pouvoir s’appuyer sur un hypothétique « esprit du 11 janvier » qui animerait les Français, sans se rendre compte que c’est du sable. Il est grand temps d’abandonner  cette voie-là pour se confronter au FN, projet contre projet.  Et brandir la défense de la République n’est pas du tout suffisant ni satisfaisant. Il est grand temps que les dirigeants du PS s’aperçoivent que leur petit jeu est dangereux. En ne cherchant qu’à mettre l’UMP dans l’embarras, ils cultivent leur propre défaite. Mais surtout, ils appauvrissent la démocratie.  Qu’adviendra-t-il si le PS se prend une déroute monumentale au point de ne pas s’en relever ? Est-il bien raisonnable de faire du FN l’adversaire principal qui n’en demande pas tant. Derrière ce jeu, il y a bien une collusion objective : au premier tour, on vote FN en espérant le « front républicain » sur le candidat de gauche au 2ème tour.

Voilà pourquoi, pour un électeur de droite qui serait tenté malgré tout de voter FN, c’est voter PS assurément au second tour. Quand Nicolas Sarkozy brandit le slogan « FNPS », ce n’est pas seulement pour répondre au « UMPS » de Marine Le Pen, il s’adresse en premier lieu aux électeurs de la droite pour les mettre en garde. Et il a parfaitement raison.

 

 


LE PETIT COURS D’ORTHOGRAPHE

 Bonnet_d_ane

 

Retour à l’orthographe d’usage. Nous allons examiner deux cas assez simples pour lesquels j’ai souvent constaté des fautes ou des hésitations : Les noms féminins terminés par « té » ou « tié» et les adverbes terminés par « ment ».

« té » ou « tié » = « e » ou pas « e » ?

D’abord la règle : la voyelle « e » est souvent utilisée pour marquer le féminin des noms. Pourtant les noms terminés par « té » ou « tié », qui expriment une valeur ou une qualité, ne prennent pas de « e » : la méchance, la bon, l’amitié, la pitié

Deux cas font exception à cette règle ( à mémoriser):

-          Les noms féminins qui expriment l’idée d’un contenu : une brouettée, une pelletée, une nuitée…

-          Les noms féminins usuels suivants : butée, dictée, jetée, montée, pâtée, portée, tétée

 

Les adverbes en « ment »

Les adverbes en « ment » qui expriment la manière (en général) se construisent à partir de l’adjectif correspondant. L’orthographe dépend directement de cette construction :

-          Adjectif terminé par une consonne : fort-e-ment >>> fortement

-          Adjectif terminé par une voyelle : vrai-ment >>> vraiment

-          Adjectif terminé par « ent » : fréquent / em-ment >>> fréquemment (et non fréquentement)

-          Adjectif terminé par « ant » : brillant / am-ment >>> brillamment (et non brillantement)

Avec un peu de logique, on peut faire face, non !

 

A vos plumes :

Mettez la terminaison té, tié ou tée :

La rapidi… ; la pure… ; la brutali… ; l’humidi… ; la malhonnête… ; la mon… ; la générosi… ; la difficul… ; la je… ; la quanti… ; la curiosi… ; la por… ; la vani… ; la nervosi… ; la pâ… ; la solidi… ; la simplici… ; l’humani… ; la timidi… ; la réali… ; la moi… .

Complétez les adverbes : (attention, il y a un petit piège. Le trouverez-vous ?)

Il sentait confus…. qu’il se passait quelque chose. On s’engage prud…     dans les passages cloutés. Le chien attendait pati…     son maître. Ne jouez pas si bruy…    . Son partenaire lâcha prise immédiat…   . Le maire entra précipit…     . Elle jeta néglig…     son manteau sur la table. Il demanda gentil…     la permission de sortir. Elle s’assit tranquill…     et se servit abond…     .

 

 

Et voici les réponses :

Mettez la terminaison té, tié ou tée :

La rapidi ; la pure ; la brutali ; l’humidi ; la malhonnête ; la montée ; la générosi ; la difficul ; la jetée ; la quanti; la curiosi ; la portée ; la vani ; la nervosi ; la pâtée ; la solidi ; la simplici; l’humani; la timidi ; la réali; la moitié.

Complétez les adverbes : (attention, il y a un petit piège. Le trouverez-vous ?)

Il sentait confusément qu’il se passait quelque chose. On s’engage prudemment  dans les passages cloutés. Le chien attendait patiemment son maître. Ne jouez pas si bruyamment . Son partenaire lâcha prise immédiatement . Le maire entra précipitamment. Elle jeta négligemment son manteau sur la table. Il demanda gentiment (et non « gentillement ») la permission de sortir. Elle s’assit tranquillement et se servit abondamment.   

 


IMPÔT-AUX-ROSES !

 

Impôts massifs

 

Descente en enfer.

Jerome_chartier_Le racket fiscal a bien eu lieu et il est de grande ampleur. On peut remercier le député Jérôme Chartier d’avoir fait ce travail de fourmi pour retrouver la multitude de lignes budgétaires dans les lois de finances votées depuis 2012. Après on s’étonne que l’économie soit tétanisée. Qu’on en juge ! En impact réel sur l'économie, il ne s'agit pas de 30 milliards de hausses, comme on nous l’affirme communément, mais de plus de 80 milliards d'euros qui ont été prélevés dans le porte-monnaie des Français, auxquels il faut ajouter un peu plus de 9 milliards ponctionnés sur la capacité de financement des entreprises, dont on s’étonne qu’elles n’investissent pas. Soit un prélèvement de 90 milliards, en tenant compte des baisses décidées sur la même période (En fait 126,7 milliards de hausses pour 36,4 milliards de baisses).

Sarkozy avait fait pire.

Le refrain que les socialistes nous serine ne tient pas : Sarkozy avait produit  600 milliards d’euros de déficit pendant son quinquennat, en oubliant que les hausses des impôts et ces déficits après 2008 étaient une conséquence de la dépression mondiale qui a suivi la crise des « subprimes », et qu’il faut les mettre en parallèle avec une courte récession et un redémarrage de la croissance (2% en 2011) qui auraient permis le redressement si l’effort avait été maintenu. Or, malgré un climat économique international bien meilleur, les socialistes ont continué d'augmenter les impôts sans baisser les déficits ! À ce rythme, on pourrait se retrouver avec 450 milliards de déficit et de hausses de taxes et d'impôts cumulés à la fin du quinquennat actuel et cela sans crise financière et dans un contexte de reprise économique mondiale !  Aucune excuse. La France dans ces conditions ne peut pas faire mieux que stagner à moins de 0,5% de croissance. Cherchez l’erreur !

Mais à quoi ces milliards ont-ils servi ?

Le plus grave est le peu d'efforts accompli par le gouvernement pour réduire la charge des dépenses publiques et faire baisser la dette qui continue d’enfler, alors que les Français se sont fait massacrer fiscalement pendant ce temps. A se demander où passe l’argent ! Avec 55 hausses décidées en trente mois, Jérôme Chartier a constaté qu'on arrivait à deux nouvelles taxes ou augmentations d'impôts par mois en moyenne. 92,3 milliards d’euros prélevés sur les ménages, c'est exorbitant ! Et ces décisions ont de plus considérablement accru l'iniquité fiscale. Le sentiment que certains payent tout et les autres rien, remet en cause la relation entre les Français et l'impôt. D'ailleurs, pour la première fois on constate que l'impôt rentre difficilement cette année dans les caisses de l'État, et il ne faut pas aller bien loin pour chercher la cause.

Les chiffres avancés ne sont pas contestables.

Le travail réalisé ne peut pas être mis en doute. La liste des hausses est un Jerome_chartier_invraisemblable bric-à-brac de taxes en tout genre qu’il a fallu aller chercher une par une dans les documents budgétaires. Ce fut l'une des difficultés de la tâche, nous précise Jérôme Chartier, car le Ministère des Finances ne présente pas, lors de chaque discussion de la loi de finances, l'ensemble des taxes et impôts au fil de l'année, lissés en fonction de ce qu'ils ont effectivement rapporté. Une lacune à laquelle il faudra remédier. Aujourd'hui, explique le député, il est de plus en plus illusoire de chercher à maquiller un budget et donc inutile de ne pas donner les vrais chiffres, le plus rapidement possible. La compilation réalisée sur l'ensemble des lois de finances  a été un vrai travail de bénédictin. Mais désormais, le gouvernement ne peut plus cacher l'ampleur de ce qu'il a prélevé dans la poche des Français.

Le constat est accablant.

En cumulé depuis 2012, la majorité socialiste a ordonné la ponction en net de plus de 9 milliards d’euros sur la capacité de financement des entreprises. Plus grave encore, elle aura ponctionné à ce jour plus de 80 milliards d’euros de pouvoir d’achat directement auprès des Français. A écouter le gouvernement,  celui-ci prétend surcompenser par ses projets les contributions supplémentaires des entreprises. Mais à ce jour, le compte n’y est pas. Quant aux Français, c’est carrément le massacre fiscal. En moins de trois ans, la majorité leur aura pris l’équivalent d’une année et demi d’impôt sur le revenu ! Et si on ne s’est aperçu de rien, c’est parce que les socialistes ont multiplié les augmentations et la création de microtaxes. Ils expliquent qu’ils redoublent d’efforts pour parvenir à respecter le plafond de 3% du déficit du PIB. Mais en 32 mois, qu’ont-ils fait ? Ils ont d’abord prélevé des impôts en plus pour dépenser plus. Résultat : le déficit reste au-dessus de 4% sans fléchir. Bruxelles réclame même 30 milliards d’économies supplémentaires que Bercy conteste. Non seulement cette méthode est douloureuse pour les Français, mais en plus elle est contre-productive : les économistes l’ont montré, seule la baisse de la fiscalité induit une hausse équivalente du PIB, par l’augmentation de l’investissement et de la consommation, une augmentation de la croissance et donc à terme une baisse du chômage. Alourdir les impôts à ce point dans un contexte de concurrence fiscale internationale, c’est s’aveugler totalement. La France est devenue l’un des pays européens où les prélèvements obligatoires sont les plus élevés, ce qui met en péril son attractivité pour les entreprises étrangères, sources d’emplois sur notre territoire.

La sanction doit tomber !

Une partie des Français a le sentiment que l’effort n’est plus équitable. Le sentiment de ras-le-bol fiscal est justifié contre des impôts mal répartis, trop lourds et à l’utilisation contestable. Malgré les alertes nombreuses et successives, la France continue à vivre sous perfusion de hausses d’impôts, bien qu’elle s’en défende. La situation est tout simplement suicidaire. Alors qu’on s’apprête à voter pour les élections départementales, nos compatriotes doivent plus que jamais savoir que plutôt que de faire des économies, plutôt que de serrer la ceinture de la dépense publique, c’est d’abord dans la poche des familles que les socialistes continueront de prendre l’argent pour tenter de réduire le déficit de l’Etat, réduction face à laquelle ils sont aujourd’hui en situation d’échec. Carton rouge !

 

Vous trouverez sur le blog http://jeromechartier.fr/ les deux listes exhaustives.
La première liste (Hausses) récapitule l’ensemble des hausses des taxes et impôts ainsi que l’ensemble des taxes et impositions nouvelles constatées depuis les modifications décidées par les gouvernements successifs de François Hollande, soit 103 événements fiscaux.
La seconde liste fait l’inventaire de toutes les suppressions ou baisses de taxes et d’impôts (Baisses) sur la même période, soit 48 événements fiscaux.



Carton rouge UMP



 


VERBATIM

 

"Les idées c'est comme les clous, plus on tape dessus, plus elles s'enfoncent dans la tête."

                                                   Alexandre Dumas

 

Une maxime que devraient méditer Manolito et son chef avant de prononcer leurs diatribes contre le Front National...    

Petit recueil de citations récentes:

" Il faut arracher les électeurs au FN"  François Hollande

"Le danger est là devant nous, il est immense. Tout le monde le sait, tout le monde est au courant et pourtant, il y a comme une étrange accoutumance, presque une forme d'endormissement généralisé face au FN", Manuel Valls

Résultat : le FN monte dans les sondages.

"Si le FN n'existait pas, le PS l'aurait inventé" , Philippe Bilger

Le constat est clair. CQFD 

 

(A suivre : la semaine prochaine, un article sur le "FNPS")

 


COLERE OU MANIPULATION ?

      Gillet  

 

Un peu de local, pour changer.

L’union est un combat, ça n’est pas nouveau.

On vient d’en vivre un exemple avec la diatribe du Président du Conseil général UDI, Christian Gillet, contre l’UMP. En gros, il l’accuse ni plus ni moins de fomenter un complot pour lui piquer la place après les élections. Son indice : Marc Laffineur a prévu de réunir les candidats de son parti entre les deux tours… pour donner des consignes. Banal, vous me direz, « Tout-à-fait Thierry », est-on tenté de répondre. D’autant plus que les dits candidats, une douzaine,  seront loin d’avoir un poids majoritaire dans la future assemblée, s’ils sont élus.

Le tango des « sans-étiquettes »

Car, dans sa grande sagesse, le président départemental de l’UMP, qui aurait pu investir des militants à tour de bras –certains se sont vu refuser l’investiture-, a préféré aller chercher des candidats expérimentés parmi les élus du département proches de nos idées et prêts à prendre le label « union de la droite et du centre ». Sans compter l’accord passé avec l’UDI pour constituer les « binômes » imposés par la nouvelle loi, Christian Gillet lui-même en bénéficiant dans le canton Angers centre. Alors la mariée est-elle trop belle ? Ce dernier a peut-être des raisons de trembler mais cela ne tient qu’à lui. Il ne suffit pas d’affirmer qu’on est le « patron », il faut l’être réellement sur le terrain. Et en effet, il peut avoir une incertitude sur son maintien à la tête de l’assemblée départementale, qui tient au profond renouvellement des élus dont on ne sait pas ce qu’ils feront, ni à l’UMP, ni à l’UDI. C’est une assemblée capricieuse que le département, qui obéit rarement, comme le Sénat, aux consignes partisanes. Justement, le Sénat…dont le passeport passe par la présidence !

Tempête dans un dé à coudre..

Outre le fait qu’on ne comprend pas que le président départemental de l’UDI vienne s’occuper de la cuisine interne de l’UMP, qui ne le regarde pas, on peut se demander si la crainte qu’il exprime, en vérité peu fondée sur le fond, ne viendrait pas d’un autre calcul. Non, le problème est certainement ailleurs. Regardons du côté de l’élection suivante. Ne s’agit-il pas de faire monter la pression pour la constitution de la liste du Maine-et-Loire dans le cadre de l’élection au Conseil Régional, et assurer une part à l’UDI plus importante que son poids réel ? Sous-entendu, si je ne suis pas reconduit… Un chantage en quelque sorte, qui pourrait aller jusqu’à revendiquer pour son parti la tête de liste du Maine-et-Loire… Il y aurait des gardiens du temple centriste là-dessous, que ça ne m’étonnerait pas. Déjà en 2004, le refus d’une liste commune au 1er tour avait conduit à la défaite de François Fillon.

L’union fait la force.

L’UDI est-elle prête à jouer à nouveau avec le feu. On sait très bien que le mode de scrutin favorise la liste arrivée en tête. Dès lors la stratégie d’union devrait être privilégiée. Le procès d’intention fait par Gillet n’est qu’un chantage dérisoire au regard de l’enjeu. La Région mérite mieux que cette petite bataille de chef dont les Français sont terriblement las. La nomination par Bruno Retailleau de Paul Jeanneteau, homme de dialogue respecté, comme référent pour la constitution de la liste en Maine-et-Loire, devrait constituer un gage encourageant d’apaisement.

 


APRES L’INTERVIEW …

Nicolas_sarkozy ump

                                   … LES COMMENTAIRES.

 

Les cibles ont été atteintes.

Il suffit d’entendre les commentaires hérissés des socialistes et venimeux des frontistes. Pépère s’est même fendu d’un entretien-rencontre avec les lecteurs du Parisien pour tenter de faire pièce et la fureur du Manolito fait plaisir à voir.

Par cette interview, Nicolas Sarkozy s'est enfin résolu à se tourner vers l'avenir et à développer des éléments de programme économique. Il dresse un constat sans concession mais plutôt objectif de la situation actuelle et conclut que la France est en situation «de décrochage». Il a voulu répondre aux préoccupations principales des Français, qui ne se limitent pas à la crainte du terrorisme djihadiste, à savoir encore et toujours le chômage.

L’entretien qu’il a accordé au Figaro le pose en patron de l’opposition.

Voter FN c’est voter PS, l’exemple du Doubs sert d’exemple irréfutable. J’aurais l’occasion de revenir sur la pertinence de la collusion entre FN et le PS. D’ailleurs la formule FNPS a fait mouche des deux côtés. Elle n’est pourtant pas nouvelle. Il ressort que le seul vote d’opposition responsable, c’est le vote UMP. Il s’impose aussi en patron de l’opposition parle constat sans concession qu’il fait du pouvoir en place. Ce ne sont certes pas les propositions de Marine Le Pen qui pourraient remédier à la situation. Il est significatif qu'il mentionne qu'il y a près de 6 millions de chômeurs en France. Il utilise la version la plus élevée de l'estimation statistique du chômage, estimation haute et sans doute la seule réaliste d'ailleurs. C'est bien sûr une façon de ne pas laisser à la gauche le bénéfice politique du semblant d’amélioration des chiffres du chômage du mois dernier. Ce bilan accablant mérite un « carton rouge » qui aura d’autant plus de valeur qu’il viendra de l’opposition républicaine de la droite et du centre.

Le second volet qu’il a développé c’est la défense du bilan de son quinquennat.

Enfin sera-t-on tenté de dire. D’abord il a raison de ne pas laisser dire qu’il s’est tourné les pouces pendant cinq ans, y compris dans son propre camp, et de rappeler quelques grandes réformes accomplies dans des conditions incomparablement plus sévères avec la crise de 2008 que celles d’aujourd’hui, où la crise n’est que franco-française. Si crise il y a, c’est celle de notre incapacité à nous adapter au monde réel par manque de volonté de ceux qui nous gouvernent et qui campent sur les acquis d’une autre époque. Et ce qui fut accompli entre 2007 et 2012 ne fut pas rien : plus de réformes en 5 ans que sous Giscard en 7. Qu’on se le dise, Nicolas Sarkozy ne laissera pas dire n’importe quoi sur la politique qu’il a menée et qui a bien des égards fut un succès comme les heures supplémentaires défiscalisées. Il suffit de rappeler qu’en 2011, le taux de croissance de la France était de … 2% ! C’est le préalable nécessaire pour amener les propositions d’une politique alternative.

Les grandes lignes d’une politique alternative.

Il ne s’agit pas de faire dès maintenant l’énoncé d’un programme complet qui viendra en son temps. Mais avant les élections départementales, il est bon de décrire le cadre et la philosophie qui vont l’animer. Nicolas Sarkozy sait et dit posément sans le porte-voix de l'exagération partisane que la croissance, le chômage et l’investissement sont trois variables-clefs dont le niveau et l'évolution sont préoccupants. La France est en-deçà de la croissance de bien des pays européens ( Grande-Bretagne, Espagne, Allemagne ) avec 1% prévu pour l'année 2015 et après trois années en-dessous de 0,5%. Il sait aussi que, concernant le chômage et l'investissement, la France est face à un double défi historique.

Et il a raison d’affirmer : « Sans confiance, il n'y a pas d'investissement possible ».

Une fois le diagnostic posé et incontestable, dès lors que l'investissement est effectivement un pivot de notre devenir économique commun, Nicolas Sarkozy a raison de plaider pour une politique qui placerait l'entreprise au cœur de la décision publique. S'agissant de l'endettement public, il se contente d’une formule lapidaire : «La priorité sera de baisser fortement et simultanément les dépenses et les impôts». Une prudence nécessaire compte-tenu que nous ne sommes pas au bout du quinquennat et que la situation peut encore se déteriorer. Il est bien placé pour savoir qu’il s’agit d’un sujet épineux qui méritera des mesures d’autant plus draconiennes que la situation sera dégradée. Réduire de 7 points de PIB (pour nous ramener légitimement à 50% du PIB pour la dépense publique) représente un effort de près de 150 milliards. Comme il n’y aura pas de baguette magique, il y faudra du temps probablement. On comprend que son affirmation reste non documentée pour le moment.

Un point sur lequel il n’aura pas de mal à convaincre après les travaux de Jérôme Chartier, c’est le niveau des impôts. On sait que c’est désormais un handicap économique en France. Il souhaite aussi s'attaquer au statut de la Fonction publique et au nombre de fonctionnaires, principal moyen de baisser la dépense publique. A titre d’exemple, il mentionne -à juste titre- le rétablissement du jour de carence maladie qui avait effectivement eu des répercussions sur l'absentéisme et qui n'est que justice au regard de la situation des salariés du secteur privé.

Les recettes néo-libérales qu'il propose (augmentation du temps de travail, retour des heures supplémentaires défiscalisées, baisse des cotisations sociales, limitation des droits des salariés au strict minimum auquel la France ne peut pas déroger selon le droit constitutionnel, européen, et international) sont classiques, mais elles sont censées résoudre le problème du chômage. C'est une manière de rappeler que l'UMP dispose d'une ligne économique, qui, si on la suivait, mènerait au redressement de l'économie. C’est une façon de  renvoyer le FN à son côté «protectionniste» et «anti-libéral», à son statut de parti extrémiste sans expérience gouvernementale. C’est une réaffirmation dont l’électorat de la droite et du centre avait besoin et sur laquelle il peut se retrouver.

Les socialistes auront beau jeu de brocarder ces propositions en les accablant du « déjà vu ». Mais il ferait bien de faire preuve de retenue et d’humilité en comparaison des résultats qu’ils ont obtenus sur leur politique : 900 000 chômeurs de plus et une croissance complètement anesthésiée par un prélèvement d’impôts hors normes.

Par contre, Nicolas Sarkozy est resté silencieux sur la politique monétaire accommodante de la BCE (baisse des taux et rachats d'actifs) et ne cite que les baisses de l'Euro et du pétrole comme atouts conjoncturels. Des silences forcément volontaires qui doivent interroger. Il est suffisamment stratège pour ne pas tout dévoiler au point de tout diluer dans une interview-fleuve. Il avait abordé déjà beaucoup de sujets lors de sa campagne pour la présidence du parti. La suite viendra et les innovations avec.

 


OUTRANCE !

 

Taubira 2La Garde des Sceaux a vivement réagi à la déclaration du député UMP Gérald Darmanin, qui l'avait qualifiée de "tract ambulant pour le Front national". La Ministre de la Justice qui fait la quasi unanimité des Français contre elle, Christiane Taubira, a déclaré qu'elle n'attendait rien d'une personne absolument incapable de comprendre la société française (parce que elle, elle la comprend !). Elle a ajouté avec son venin habituel que l'élu était "inculte", ainsi que "pauvre moralement, politiquement et culturellement", pour conclure : "Ses paroles sont des déchets de la pensée humaine".

Il n'y a que la vérité qui blesse.

De telles outrances sont indignes d'un ministre de la République parce qu'elles sont des insultes à la personne, ce qui n'était pas le cas de l'accusation de "tract ambulant pour le FN", qui restait sur le plan politique. Ces propos puent le racisme anti-blanc. Il faut saisir la LICRA !!!

Il faut demander sa démission ! 

 


« IL Y A UNE POLITIQUE ALTERNATIVE »

     Nicolas_sarkozy ump 

Voici, pour ceux qui n’ont pas lu le Figaro, l’interview intégrale de Nicolas Sarkozy. A en croire les commentateurs, c’est bien un événement. Elle intervient au bon moment pour lancer la campagne des élections départementales dans la bonne direction : celle d’une sanction nationale des nombreux échecs du pouvoir en place. Pour cela, le Président de l’UMP se pose d’abord en patron de l’opposition, défend à grands traits le bilan de son quinquennat pour ensuite jeter les lignes directrices d’une politique alternative. Un exposé serein, implacable dans ses constats et démonstrations. Les premiers pas nécessaires pour rendre sa crédibilité à l’UMP : exercice réussi de mon point de vue.

(suivront demain mes commentaires plus approfondis)

LE FIGARO. - Croissance, chômage... le gouvernement se félicite de l'amélioration des conditions économiques actuelles. C'est aussi votre analyse ?

Nicolas SARKOZY. - Hélas, non. Je veux d'abord rappeler des chiffres incontestables qui illustreront le bilan de François Hollande. Depuis que les statistiques existent, c'est la première fois que la France enchaîne trois années de croissance quasi nulle: 0,3 % en 2012, 0,3 % en 2013 et 0,4 % en 2014. On n'avait jamais assisté à un tel décrochage avec nos principaux partenaires européens. C'est aussi la première fois que le nombre de défaillances d'entreprises est supérieur à 60.000 par an deux années de suite. C'est encore la première fois que les dépenses publiques représentent 57 % du PIB et les prélèvements obligatoires 45 %. L'écart par rapport aux autres pays européens est devenu énorme: 7 points de PIB ou 140 milliards d'euros par an d'écart en matière de dépenses publiques par rapport à la moyenne européenne et près de 8 points de PIB en matière de prélèvements obligatoires, soit plus de 150 milliards par rapport à l'Allemagne. Voici où nous ont conduits les trois années du mandat de François Hollande.

Cependant, le chômage a baissé en janvier...

Comment pouvez-vous vous laisser abuser ? La France compte près de 6 millions de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi dans toutes les catégories. Ici encore, du jamais vu. La baisse de 19.100 chômeurs à la fin du mois de janvier - dont je me réjouis naturellement - dans la seule catégorie A n'est rien comparée à la hausse de 193.400 chômeurs enregistrée au cours de la seule année 2014 et à celle des quelque 590.000 chômeurs supplémentaires depuis l'élection de François Hollande en mai 2012. Je précise en outre que le régime d'assurance-chômage prévoit 104.000 chômeurs de plus en 2015! Enfin, notre déficit public s'est dégradé entre 2013 et 2014. Et il n'y a que deux pays à avoir réalisé une telle «performance» en Europe : la France et la Croatie ! Au vu de ces chiffres incontestables, parler d'amélioration est au mieux une galéjade, au pire un mensonge de plus. Notre situation économique est particulièrement angoissante. Ne pas le voir est une faute majeure. Voilà le bilan de M. Hollande !

Vous ne voyez vraiment aucun indicateur macroéconomique qui permette de redonner un peu d'espoir aux Français ?

Dans ce contexte très dégradé, il y a deux bonnes nouvelles qui ne doivent rien à M. Hollande: les baisses simultanées des cours de l'euro et du pétrole. Je m'en réjouis, mais les Français doivent savoir que cela ne changera rien pour eux dans la durée. C'est bien sûr mieux d'avoir un euro moins fort mais malheureusement l'Espagne, l'Italie ou encore l'Allemagne en bénéficieront bien davantage que nous, car les réformes qu'ils ont menées vont leur permettre de capter l'essentiel des bénéfices, en termes d'exportation, de cette amélioration de la conjoncture. L'espoir pour les Français ne pourra venir que d'une politique économique radicalement différente de celle que nous subissons depuis trois années.

Vous êtes donc convaincu que les Français ne profiteront pas de cette embellie économique ?

Les exportations françaises ne repartiront pas parce que les autres pays ont fait des efforts qui ont permis à leurs entreprises d'être plus compétitives sur les marchés extérieurs. Il n'y a également aucune raison que la demande intérieure reparte. Depuis que François Hollande a été élu, les Français ont été assommés par 40 milliards d'euros d'impôts et de charges supplémentaires. Ce fut un mouvement d'une brutalité sans précédent. Et que nous promettent MM. Valls et Sapin aujourd'hui? Une baisse? Non, simplement que les impôts n'augmenteront pas cette année. Voici un mensonge de plus. La preuve en est apportée par la décision du gouvernement de reporter l'annonce du financement des 4 milliards d'euros demandés par Bruxelles après les élections départementales. Ce ne seront pas des économies mais des nouvelles hausses d'impôts qui seront annoncées après ce scrutin! Quant à l'investissement, la troisième composante de la croissance, il ne redémarre pas. À force de servir de punching-ball au Parti socialiste, les chefs d'entreprise ont perdu confiance. Or sans confiance, il n'y a pas d'investissement possible.

La loi Macron a été imposée en première lecture à l'Assemblée grâce à l'article 49-3 de la Constitution. Elle est censée relancer la croissance et l'activité en France...

La loi Macron n'a pas été votée, c'est la motion de censure qui n'a pas été adoptée. C'est d'ailleurs une preuve supplémentaire de la faiblesse du gouvernement. L'article 49-3 ne pouvant être utilisé qu'une seule fois par session parlementaire, cela veut dire que d'ici au 1er juillet, le gouvernement ne pourra plus faire passer de réformes. Pour répondre à votre question, sur les quelque 300 articles de la loi Macron, en voyez-vous un seul qui prévoit la baisse des impôts ou qui permettra d'augmenter la croissance? 73 % des chefs d'entreprise, d'après un récent sondage, estiment que cette loi n'aura pas d'impact sur la croissance et 85 % qu'elle n'aura aucun impact dans leur entreprise: tout est dit ! Les chefs d'entreprise ont besoin de baisses massives de charges et le gouvernement leur parle de la libéralisation du transport en autocar. Cherchez l'erreur.

Ne libéralise-t-elle pas les professions réglementées ou le travail dominical, comme le proposait le rapport Attali que vous aviez commandé en 2008 ?

Même l'extension du travail le dimanche dans les zones touristiques internationales est une supercherie car elle est conditionnée à un accord majoritaire d'entreprise et il suffit que les syndicats soient contre pour que rien ne bouge. Or, ils sont tous contre. Joli progrès, belle avancée! Plutôt que de s'attaquer à de vrais corporatismes qui entravent la croissance dans notre pays et ruinent la France, comme les dockers de la CGT dans les ports ou la CGT du livre dans la presse, le gouvernement a voulu régler le sort des notaires, sans doute coupables de trop travailler, dont il a voulu nous faire croire qu'ils bloquaient à eux tout seuls la croissance en France ! De qui se moque-t-on ?

Quelles réformes faudrait-il alors mettre en œuvre pour relancer réellement la croissance en France ?

D'abord, permettez-moi de rappeler les réformes structurelles que nous avions faites: où en serait la France aujourd'hui si nous n'avions pas eu le courage de les faire ? C'est le cas du service garanti dans les transports publics les jours de grève, de l'autonomie des universités, du report de l'âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans, avec la pente de progression la plus rapide en Europe: quatre mois par an. Rien que cette mesure permet de récupérer 22 milliards par an. J'ajoute la question des régimes spéciaux de retraite qui ont pour la première fois été réformés. En outre, nous avons supprimé 150.000 postes de fonctionnaires en cinq ans. Nous avons refusé la démagogie sur le smic en n'accordant aucun coup de pouce sur l'ensemble du quinquennat. Nous avons fait la réforme de la carte judiciaire dont la Cour des comptes vient de reconnaître qu'elle était l'exemple à suivre d'une réforme réussie d'un grand service public... En cinq années, nous n'avons pas retiré un seul texte sous la pression de la rue ou utilisé une seule fois l'article 49-3 au Parlement. On voit la différence avec aujourd'hui, où, de reculades en 49-3, la France se trouve reléguée en queue de peloton de la croissance européenne.

Oui, mais si vous reveniez au pouvoir demain, quelle serait l'urgence ?

L'urgence sera de s'attaquer aux vrais problèmes des entreprises et non pas à des sujets à l'extrême périphérie de leurs préoccupations. Il nous faudra engager ni plus ni moins une révolution des esprits, débarrassée de tous les dogmes, afin de mettre l'entreprise, quelle que soit sa taille et dans toutes ses dimensions, au centre de toutes les décisions économiques du gouvernement. Ce point est fondamental car c'est l'entreprise qui crée des emplois et produit des richesses. Les socialistes ne l'ont hélas toujours pas compris. En cela, M. Hollande est un homme prisonnier des idéologies du siècle passé. Derrière les mots, il y a la réalité de toutes les décisions prises depuis 2012 au détriment des entreprises, des PME, des artisans-commerçants, des travailleurs indépendants, des professions libérales, bref de tous ceux qui créent des emplois. Cette révolution des esprits à laquelle j'appelle, tournée vers toutes les entreprises, sera le cœur de la politique alternative que nous allons proposer au service de tous les Français.

Au point de défendre la rémunération et les bonus de ses dirigeants, comme cela a été le cas pour le nouveau patron de Sanofi ?

Le bonus avant les résultats est un non-sens. Le bonus en contrepartie de bons résultats est acceptable. L'essentiel, c'est la performance. Un mauvais patron peu payé fait davantage de dégâts qu'un bon patron bien rémunéré.

Que feriez-vous sur la question des déficits ?

Il faut baisser le montant des dépenses publiques, qui auront augmenté de 100 milliards d'euros sur cinq ans à la fin du mandat de François Hollande. Nous devons revenir à un niveau de dépenses publiques équivalent à 50 % du PIB et inscrire ce chiffre dans la Constitution, pour qu'il ne puisse plus être dépassé.

Comment faire concrètement pour réussir une baisse de sept points des dépenses publiques ?

Il faut d'abord s'attaquer résolument à ce qui pèse le plus lourd dans le budget de l'État et des collectivités locales: le nombre de nos fonctionnaires, car ce seul poste de dépenses représente 45 % du budget national et 60 % de celui des collectivités locales. Il faudra revenir à la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et surtout l'imposer à la fonction publique territoriale, notamment en changeant la Constitution pour rendre cette règle compatible avec l'autonomie de gestion des collectivités territoriales. En contrepartie, les collectivités doivent avoir la possibilité de négocier directement les rémunérations et le temps de travail avec leurs agents, sans être totalement soumises à des règles imposées par l'État. Il faut recruter prioritairement dans la fonction publique avec des contrats de cinq ans quand le poste le justifie. Il faut cesser de penser que pour un besoin qui peut être ponctuel, par exemple un informaticien sur un projet, on doit continuer à recruter pour trente ans. En matière de fonction publique, là encore, la France doit regarder la réalité de ce qui se fait en Europe.

Faut-il aussi augmenter le temps de travail des fonctionnaires ?

L'écart entre le secteur public et le secteur privé est devenu injustifiable: 48 jours de congés par an en moyenne dans la fonction publique d'État contre 36 dans le secteur privé et 29 dans une petite PME. C'est une question d'équité, mais aussi d'impact sur les charges des entreprises et les impôts des Français. Il est impératif d'augmenter leur temps de travail si on veut que la France s'en sorte. Sur ce point, je souhaite que l'on renégocie les accords sur le temps de travail dans la fonction publique, il y aurait moins de jours de RTT mais en contrepartie je propose de rétablir les heures supplémentaires défiscalisées, pour inciter les fonctionnaires à travailler plus. Il faut aussi bien évidemment rétablir le jour de carence en cas de maladie dans la fonction publique que François Hollande a supprimé dès son arrivée, ce qui explique que l'absentéisme soit reparti à la hausse dans nos administrations. J'accuse la gauche de paupériser la fonction publique en faisant le choix des sureffectifs, alors qu'il faut faire le choix de la qualité et d'une meilleure rémunération pour redonner une perspective à nos fonctionnaires.

Que faut-il faire des 35 heures ? Les abroger ?

Mon principe est simple: les entreprises qui souhaitent sortir des 35 heures doivent pouvoir le faire par la négociation. Comprendre les besoins de l'économie française, c'est oser dire qu'il faut faire confiance aux entreprises, aux entrepreneurs et aux salariés pour négocier à leur niveau le temps de travail. C'est pour cela que je parle de révolution des esprits dans le rapport des pouvoirs publics à tous ceux qui créent des emplois. Et, bien entendu, je propose de rétablir dans les entreprises le principe des heures supplémentaires défiscalisées.

Toucher au poste de dépenses des fonctionnaires ne suffira pas à faire baisser de 7 points en cinq ans le taux de dépense publique. Quelle politique publique doit selon vous faire l'objet d'une remise à plat ?

S'il y a des économies à faire, on ne peut pas les faire sur des politiques publiques qui marchent ou ont prouvé leur efficacité, comme François Hollande l'a fait en s'attaquant par exemple à la politique familiale. Les deux priorités sont clairement de régler dans un premier temps la question de la gabegie invraisemblable qui règne en matière de formation professionnelle (32 milliards d'euros par an) ou de politique de logement (46 milliards).

Et en matière de prélèvements obligatoires, prônez-vous également une baisse des impôts ?

La France est écrasée d'impôts et il est fondamental que la France et l'Allemagne convergent en matière fiscale car on ne peut plus se permettre d'avoir des impôts qui n'existent nulle part ailleurs. Il n'y a ainsi pas d'ISF en Allemagne et il ne doit donc plus y avoir d'ISF en France. On ne peut pas vouloir l'Europe, c'est-à-dire la liberté de circulation des hommes et des capitaux, et avoir la fiscalité la plus lourde du continent. Cette inconséquence nous coûte cher. Il faut désidéologiser le débat fiscal. La seule vraie question, c'est celle de la meilleure fiscalité pour sauver nos entreprises et nos emplois.

Que pensez-vous de la « flat tax », qui consiste à fixer un taux unique en matière d'impôt sur le revenu ?

La priorité n'est pas d'afficher des grands concepts mais de prendre des décisions fortes. La première attente des Français et des patrons de PME, c'est la baisse des charges qui pèsent sur le travail. Rien n'a été réglé par le CICE : plus d'un chef d'entreprise sur deux l'ayant utilisé estime que cette mesure n'aura aucun impact sur la compétitivité de son entreprise.

Les impôts doivent-ils baisser avant, après ou en même temps que les dépenses ?

François Hollande aura mis la France si bas au bout de cinq ans que nous serons obligés de réagir fortement. Ce qui se passe est grave: les Français doivent réaliser que celle qui est devenue la sixième puissance économique du monde est en décrochage. La priorité sera de baisser fortement et simultanément les dépenses et les impôts.

Les comptes sociaux sont aussi très déficitaires. Que proposez-vous ?

En matière de retraite, il faudra à nouveau augmenter l'âge de départ et de manière très rapide. C'est en effet la rapidité avec laquelle on atteint le nouvel âge qui produit un maximum d'économies très vite, beaucoup plus que la borne d'âge elle-même. Concrètement, je préfère passer l'âge légal de départ à 63 ans pour bénéficier d'une retraite à taux plein, mais le faire à raison d'une augmentation de quatre mois par an. C'est-à-dire repousser l'âge de départ à 63 ans (et à 68 ans, sans décote), en trois ans. Il faut également s'occuper en urgence de la rigidité de nos règles sociales. Nous devons repenser tout notre Code du travail. Je propose en la matière une règle simple: ne garder que les droits fondamentaux des salariés dans le Code du travail et renvoyer le reste à la négociation d'entreprise. Là encore, appliquons un principe de confiance plutôt qu'une logique de méfiance. Je crois également nécessaire de refuser toute sur-transposition par rapport aux normes européennes. L'inflation de normes spécifiques à la France est un frein structurel à la croissance.

Les négociations entre Bruxelles et Athènes ont finalement ramené à la raison les Grecs. Auriez-vous préféré une sortie de la Grèce de l'euro ?

Non, certainement pas. Je constate que M. Tsipras a mangé son chapeau. Qu'il a renoncé à remettre en cause les privatisations, y compris celle du port du Pirée, renoncé à l'augmentation du smic et à l'embauche des fonctionnaires. M. Tsipras est arrivé au pouvoir en Grèce sous les applaudissements conjoints et extravagants de M. Mélenchon et de Mme Le Pen. Et je dis à tous ceux qui ont salué l'élection grecque: voilà où vous conduirait le vote en faveur du Front national. À peine élu, M. Tsipras a ravalé ses promesses électorales, il s'est mis à genoux. Voilà ce qu'est devenu un pays frère, au cœur de la civilisation européenne.

Des élections départementales vont se dérouler à la fin du mois qui annoncent encore une fois une percée du FN. Cela vous inquiète-t-il ?

Pour les départementales, je ne ferai aucun pronostic, car je ne suis pas commentateur de la vie politique. Je dis simplement à ceux qui ont voté pour le Front national dans le Doubs: voter Front national a conduit à l'élection d'un député socialiste de plus. Voter pour le FN au premier tour, c'est faire gagner la gauche au second. C'est le FNPS ! Voter pour l'UMP n'a jamais en revanche fait gagner la gauche. Voter FN, si. La seule réalité électorale, c'est le FNPS.

On a dit que l'élimination directe de l'UMP dans l'élection partielle du Doubs démontrait l'indifférence des électeurs à votre retour...

Peut-on espérer un peu d'honnêteté dans les commentaires? Quand un candidat UMP est élu dans le département de l'Aube, personne n'y voit un plébiscite pour moi et quand il est battu huit semaines plus tard dans le Doubs, les commentateurs y voient un plébiscite contre Sarkozy... Je vous rappelle en outre que, le même dimanche, à Ajaccio, un candidat UMP a été élu dans une ville de 68.000 habitants.

Allez-vous faire campagne auprès des candidats ?

Je suis déjà allé dans le Nord et en Bourgogne. Je vais continuer de soutenir nos candidats sur le terrain. Mon devoir est d'être à leurs côtés et ce sera le cas de tous les dirigeants de notre famille politique pleinement mobilisée dans ce combat.

Les électeurs sont profondément détachés de la politique. Plus de départements dirigés par l'UMP, cela changera quoi pour eux ?

Je le dis à tous ceux qui sont ulcérés par le comportement et la politique de M. Hollande, par ses impôts et ses mensonges : vous avez le pouvoir d'adresser un carton rouge en votant contre le pouvoir socialiste. C'est le moment de le faire! Mais cela changera autre chose: si vous voulez arrêter l'explosion des impôts locaux, tous les candidats de l'UMP se sont engagés à diminuer les dépenses des départements, à réduire le nombre des fonctionnaires locaux. Ils ont aussi promis de conditionner les aides sociales à un engagement de travail au bénéfice de la collectivité pour lutter contre un assistanat que les Français ne supportent plus. Enfin, ils s'engagent aussi, à leur niveau, à soutenir le tissu des TPE et des PME dans leur département.

Après les départementales viendra l'heure de la refondation de votre parti.

Il y aura un nouveau parti, au printemps. On lui donnera un nouveau nom, qui ne sera pas un sigle. Ce sera une formation beaucoup plus large, plus rassembleuse, plus dynamique, ouverte à tous ceux qui voudraient préparer l'alternance, et notamment au centre. Quand je dis le centre, je parle du vrai centre droit, donc ceux qui sont clairement dans l'opposition.

Beaucoup sont surpris de vous découvrir dans un rôle de rassembleur, moins offensif qu'à votre habitude. Que répondez-vous à ceux qui affirment que « Sarko » n'est plus « Sarko » ?

J'ai été président de la République, ce qui me crée plus de devoirs que de droits. Et ce qui me crée aussi des devoirs vis-à-vis de ma famille politique. J'ai une stratégie, un calendrier précis, et je n'en changerai pas. Ma priorité est de rassembler, de remettre au travail ma famille politique et de cautériser un parti blessé par les divisions et de le remettre au travail. Mon rôle est d'être le ciment de la famille et de construire une alternative crédible. Depuis mon retour en septembre, j'ai repris la route, et la route est longue. Que personne ne doute de ma détermination. Ce travail portera ses fruits pour ma famille politique, au service de et pour la France.

 


CES BONNES NOUVELLES … QUI N’EN SONT PAS !

Récession

 

C’était évidemment trop tentant.

A quelques encablures d’une échéance électorale, pouvoir annoncer quelques bonnes nouvelles ne fait pas de mal à la cote électorale. Encore faut-il que les nouvelles soient réellement bonnes. Je ne suis pas certain que les Français auront ressenti ce « mieux » que le gouvernement annonce avec un peu trop d’empressement sur divers fronts, profitant, comme il est devenu coutumier de le dire, de « l’alignement des planètes »,  alors que sa majorité bat de l’aile et que la mauvaise humeur gronde dans les campagnes. C’est qu’avec la gauche, la manipulation n’est jamais loin et il y a toujours un banc de brouillard entre ce qui est annoncé et ce qui est vraiment. Il faut dire que le défi est de taille quand on sait, avec le dernier sondage du JDD, que plus d’un électeur sur deux de gauche n’ira pas voter.

Alors tout est bon ! Voilà que contre toute attente, le chômage a baissé en janvier. Voilà que la France a deux ans de plus pour atteindre les 3% de déficit promis en 2013, puis 2014, puis 2015… un moyen d’échapper encore un peu à « l’austérité » que les autres se sont imposée, c’est-à-dire autant de temps perdu que notre économie ne pourra peut-être pas rattraper. Voilà même que les prévisions de croissance s’améliorent pour 2015 et 2016, comme un coin de ciel bleu dans la grisaille des éléments. A voir.

Le chômage a baissé ! Mon œil !

Les chiffres du chômage sont tombés pour janvier : le gouvernement annonce 19.100 chômeurs en moins sur le mois de Janvier 2015. Mais cela ne concerne que la catégorie A et grâce à des transferts sur les catégories B et C… ! Les demandeurs d’emploi sortis de Pôle Emploi en janvier ne représentent que 2.300 reprises d’emploi déclaré à mettre en face de 4.400 cessations d’inscription pour défaut d’actualisation. 35.000 chômeurs qui ont travaillé plus de 78 heures ont été transférés de la catégorie A vers la catégorie C. En fait, le chômage a plutôt augmenté de 16.100 nouveaux inscrits.  Et c’est bien ce que l’on constate dans le total des catégories A, B et C qui est passé de 5.216.000 en décembre 2014 à 5.232.100 inscrits en janvier 2015. Ce qui fait que la barre des 900.000 nouveaux inscrits en catégories A, B et C vient d’être franchie en seulement 33 mois de mandat de Hollande. (905.100 nouveaux inscrits exactement depuis Avril 2012 ! Un triste record !). Manolito montre sa capacité de bon socialiste à exceller dans le subterfuge, et son indécente autosatisfaction (c’est grâce au CICE qui entre à peine en application) est trop proclamée pour être honnête.

La Commission recule à 2017 la baisse du déficit de la France à 3% du PIB. Du poison ou de la morphine !

La France qui accumule depuis 2009 les retards à réduire son déficit public à la norme européenne obtient un nouveau sursis pour se serrer la ceinture, pour la troisième fois. Dormez en paix braves gens, l’austérité n’est pas encore pour demain. Les 3% de déficit seront pour 2017, juré ! Une victoire ? Que nenni ! Une décision qui est un cadeau empoisonné en ce qu’il consacre surtout l’incapacité de la France à faire les réformes de fond indispensables. La France est la lanterne rouge de la zone euro et ses comptes continuent de se détériorer ce que la « Commission » constate : pour elle, notre pays connaît à la fois un déficit budgétaire « excessif » et des déséquilibres économiques « excessifs » eux aussi (dette publique, rentabilité des entreprises, comptes extérieurs). Seule la Bulgarie fait aussi mal que nous ! D’ailleurs la Commission s’inquiète car elle prend désormais en compte les risques que l’économie française fait peser sur l’union économique et monétaire en termes de retombées négatives. C’est pourquoi le nouveau répit est assorti d’un calendrier et d’exigences : il va falloir trouver 4 milliards d’économies supplémentaires cette année (ou d’impôts ?)! De fait avec le vote de la loi Macron, qui se révélera inopérante, et l’utilisation du 49-3, la majorité n’est pas en mesure de voter les mesures indispensables au redémarrage de l’économie française. Pire, les blocages sont apparus au grand jour, réduisant d’autant la marge de manœuvre du Premier Ministre. Pour pallier à cette situation, le Président s’évertue à tendre un rideau de fumée en courant à travers le monde pour proclamer sa nouvelle foi écologique dans la lutte contre le réchauffement climatique. Une manière de chercher des résultats sur un autre front, sachant toutes les autres batailles perdues.

La croissance repart ? Même pas en rêve !

La perspective de faire 1% de croissance est plutôt une bonne nouvelle. C’est toujours mieux que le piteux 0,4% de 2014.  Ce qui ne va pas, c’est que notre pays devrait faire beaucoup mieux. L’exécutif bénéficie d’une chance inouïe avec « l’alignement des planètes » dont il nous rebat les oreilles. C’est vrai que les conditions sont exceptionnellement favorables avec le pétrole en baisse (mais que l’on paie en dollars), l’euro qui en fait autant (ce qui atténue la baisse du pétrole) et favorise notre commerce extérieur à la zone euro, les taux d’intérêts très bas qui ne surenchérissent pas les intérêts… d’une dette devenue abyssale. Sauf que la France ne s’est pas délestée de ses boulets qu’elle  traine,  sans volonté de s’en débarrasser : temps de travail, code kafkaïen, dépenses publiques (57,7% du Pib), fiscalité décourageante.  Hypocritement elle peut même compter sur le rebond exceptionnel de ses voisins qui se sont astreints aux réformes douloureuses pour  profiter doucettement de l’embellie économique internationale.  Il n’y a donc pas lieu de crier victoire. On pourrait viser les 2,5% de croissance si nous avions été courageux, au lieu de se comporter en passager clandestin de l’Europe. Et quand on sait qu’en-dessous de 1,5% la situation de l’emploi ne s’améliore pas, les Français n’ont rien à attendre de ce gouvernement.  D’autant plus qu’il y a gros à parier que le répit va être mis à profit pour remettre dans les tiroirs les réformes indispensables en laissant le soin aux suivants de les faire. Voilà ce qui arrive quand on n’a plus de majorité fiable, et qu’on manque de volonté soi-même. Il ne reste plus qu’à faire des moulinets pour donner le change.

Après avoir gâché deux ans et demi, voilà deux ans et demi d’un nouveau gâchis qui s’annoncent.

 Carton rouge UMP 

 


LE PETIT COURS D’ORTHOGRAPHE

Bonnet_d_ane

 

ACCENT OU PAS ACCENT ?

Le cas de « a » et de « ou »

Voilà une faute fréquente. Avec ces mots différents qui se différencient par l’accent grave, on hésite souvent ;

Le cas de « a » :

« a » sans accent, c’est le verbe avoir conjugué au présent à la 3ème personne du singulier. On peut le trouver comme verbe principal : « Pierre a une belle maison », on comme auxiliaire du passé composé conjugué avec un autre verbe : « Pierre a mangé sa soupe ».

« à » avec l’accent grave, c’est une préposition, ce petit mot-outil qui sert à relier les autres mots entre eux, comme de, dans, par, pour, sur, … Il est invariable. La difficulté c’est qu’on peut le trouver aussi bien devant un nom que devant un verbe. Dans ce dernier cas, celui-ci est toujours à l’infinitif : « il ne pense qu’à travailler ».

Alors comment les distinguer ? Si le sens ne suffit pas, il suffit de transposer la phrase au passé : seul le verbe avoir peut se conjuguer à un autre temps.

Le « truc » qui marche : quand on peut dire « avait », il n’y a pas d’accent.

« Il a encore emprunté de l’argent à son oncle »

« Il avait encore emprunté de l’argent avait à son oncle »

 

Le cas de « ou » :

« ou » sans accent est une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car). Elle sert à relier deux mots ou expression de même nature (deux adjectifs, deux noms, deux verbes…) ou de même fonction (deux sujets, deux compléments…). « ou » indique un choix, une alternative.

« Pour Noël, je voudrais un stylo ou une cravate »

« où » avec l’accent grave indique un lieu, soit comme adverbe : « il arrivait d’on ne sait  », soit comme pronom : « C’est le village je suis né » (où mis pour village).

Comment choisir ? 

Le « truc » qui marche c’est de dire « ou bien ». Si c’est possible c’est « ou » sans accent.

"bien veux-tu aller ? A droite ou bien à gauche ?"

 

A vos plumes.

Complétez les phrases avec ou/où :

Ma feuille n’est plus dans le livre … je l’avais mise. …. menez-vous ces enfants ? Qui de lui …  de toi achètera le journal ? Le jour…  j’ai compris, je ne suis pas retourné le voir. Veux-tu rester avec moi … aller à la pêche avec ton oncle ? Je cherche un coin … passer des vacances agréables. … nous allons au cinéma, … nous restons à la maison. Là … tu es, tu peux surveiller la route. Montrez-moi l’endroit … vous l’avez trouvé. Il se trouvait sous un arbre au moment … l’orage éclata. On l’appellera demain … après-demain. Il monta jusqu’à l’abri … il se sentit en sécurité.

 

Complétez avec a/à :

Jean habite … Lyon. Ma mère … mal … la tête. Il … promis qu’il serait là … six heures. C’est une personne qui … du cœur. Elle n’… pas voulu venir. On n’… pas pu fermer l’œil de la nuit. Il … encore emprunté de l’argent … son oncle. Il … du mal … y arriver. C’est visible … l’œil nu. Il … été pris … partie par la foule. Qu’…-t-on fait de ces papiers ? Je pense qu’… cette heure, il est arrivé … destination. On m’… assuré qu’il y aurait encore de la place … l’hôtel. Elle n’… qu’… écouter !

 

Et voici le corrigé :

Complétez les phrases avec ou/où :

Ma feuille n’est plus dans le livre je l’avais mise. menez-vous ces enfants ? Qui de lui ou de toi achètera le journal ? Le jour   j’ai compris, je ne suis pas retourné le voir. Veux-tu rester avec moi ou aller à la pêche avec ton oncle ? Je cherche un coin passer des vacances agréables. Ou nous allons au cinéma, ou nous restons à la maison. Là tu es, tu peux surveiller la route. Montrez-moi l’endroit vous l’avez trouvé. Il se trouvait sous un arbre au moment l’orage éclata. On l’appellera demain ou après-demain. Il monta jusqu’à l’abri il se sentit en sécurité.

Complétez avec a/à :

Jean habite à Lyon. Ma mère a (avait) mal à la tête. Il a (avait) promis qu’il serait là à six heures. C’est une personne qui a du cœur. Elle n’a pas voulu venir. On n’a pas pu fermer l’œil de la nuit. Il a encore emprunté de l’argent à son oncle. Il a du mal à y arriver. C’est visible à l’œil nu. Il a été pris à partie par la foule. Qu’a-t-on fait de ces papiers ? Je pense qu’à cette heure, il est arrivé à destination. On m’a assuré qu’il y aurait encore de la place à l’hôtel. Elle n’a qu’à écouter !