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L’OBSCURANTISME DES FRANÇAIS EN ECONOMIE

Economie  bourse

 

Plus le temps passe, plus c’est pareil.

Quand on voit que les candidats qui se réfèrent à la lutte des classes, qui dénoncent « l’argent roi », qui voit dans la moindre mesure favorable à l’entreprise de « l’ultra libéralisme » comme le criait Georges Marchais,  et qui évoquent l’économie  de marché  avec une commisération non feinte, rassembleraient au 1er tour plus de la moitié des suffrages, on a envie de se pincer. Près d’un Français sur deux serait donc prêt à voter pour un candidat qui voit la mondialisation comme l’enfer intégral, les réformes à réaliser comme des sacrifices insupportables, les patrons comme des ogres insatiables qui se gavent sur le dos des  pauvres employés. La dette  on peut donc s’asseoir dessus parce que ce sont les  grandes banques internationales qu’on engraisse, ce qui n’est pas faux.  Après  on s’étonne du déni français !

Une forme d’obscurantisme.

Nous sommes les seuls en Europe à avoir une telle proportion de notre  population restée en panne au XIXème siècle. Ne me faites pas dire que nous vivons dans un monde où tout est rose et que le patronat  est une œuvre de bienfaisance, mais enfin, il faudrait quand même tenir compte d’une réalité de bon sens : ce sont les entreprises qui créent la richesse et le capital qui les fait prospérer. Comment la France des Lumières et des Trente Glorieuses en est-elle arrivée à une telle indigence en matière de perception des rouages de l’économie. Nous sommes en présence d’une forme d’obscurantisme : on a entretenu dans l’esprit des gens, et pire, on a enseigné dans les lycées des thèses économiques orientées, qui font qu’aujourd’hui parler de création de richesse ou vouloir   supprimer l’ISF, cet impôt imbécile qui coûte plus cher qu’il ne rapporte et participe au blocage de notre croissance, c’est aussitôt  être exposé à un  procès en bonne et due forme en complicité d’esclavagisme et en suppôt du grand capital.

Les dégâts provoqués par l’Education nationale sont considérables. 

Les cours d’économie qui sont dispensés  se rapprochent plus des thèses défendues par les syndicats radicaux que d’outils qui devraient permettre de comprendre d’où vient la croissance économique et que  progrès social et entreprises bien portantes vont de paires.  C’est l’Académie des Sciences morales et politiques, présidée par Michel Pébereau qui nous le dit, après avoir fait un travail d’analyse des manuels d’économie utilisés dans les classes. Quant à expliquer que la planète pourrait être le « terrain de jeu » de nos entrepreneurs, c’est simplement inenvisageable.

Les syndicats archaïques entretiennent les mythes marxistes.

A cela s’ajoute l’incapacité  de certains syndicats d’envisager les rapports au travail dans l’entreprise autrement que sous l’angle de  la lutte des classes. Les thèses marxistes ont la vie aussi dure que la capacité de nuisance de la CGT. Et malheureusement, le contexte de la  loi donne aux syndicats archaïques comme le précédent nommé et FO la  même importance qu’à ceux qui prônent le réformisme comme la CFTC et la CFDT, le discours anti-patronal, anticapitaliste et antimondialisation,  n’a jamais cessé de prospérer dans les milieux ouvriers et employés. La misère c’est que ce discours, les  partis populistes s’en sont emparés, l’ont accolé avec une certaine aux thèses nationalistes, pour draguer avec succès le vote ouvrier. Même un démocrate-chrétien comme Jean Lassalle a été contaminé… C’est dire l’étendue des dégâts. Le rayon de soleil c’est  la victoire de la CFDT qui passe enfin devant la CGT.

La classe politique se méfie du libéralisme.

Enfin,  il faut bien reconnaître que notre monde politique n’a pas toujours fait preuve d’un courage extraordinaire pour défendre l’entreprise, les entrepreneurs et  la  création de richesse. L’aggravation de la situation que l’on a constatée sous les dernier quinquennat,  avec un triomphe de l’égalitarisme à tout crin, s’est appuyée sur un corps déjà bien malade. Une France au capitalisme déjà étiolé, le seul pays de l’OCDE qui a maintenu l’ISF,  qui voit ses fleurons achetés par les fonds de pensions américains ou les fortunes qataries, faute de  fortunes ou de fonds français capables de les concurrencer. Une France condamnée à devenir une puissance secondaire, endettée jusqu’au cou et redevable d’emprunts à la finance internationale. Mitterrand aimait l’argent mais se méfiait des patrons,  Chirac préférait entretenir un clientélisme malsain, comme avec la CMU, à coup d’argent  tombé du ciel (la dette)  plutôt que de faciliter la tâche aux entreprises.  Alors allez donc expliquer  aux Français,  le « b-a ba » qui consiste à créer la richesse avant de  la distribuer ou la partager.

C’est pourquoi la moitié des Français est pour le rétablissement des frontières et près de 80% pour le plafonnement des revenus. Le « fais voir ce que tu as dans ta gamelle » a encore de  beaux jours à vivre. Et pourtant on nous dit que le marxisme est à ranger au rayon des vieilleries.  Pas en France en tout cas quand on voit les étudiants des écoles de commerce adhérer aux thèses d’un Mélenchon !

Alors pour une fois qu’on a un candidat qui a vraiment la volonté  de remettre la France sur ses pieds en prenant le problème à bras-le-corps, qui développe une vision enfin réaliste de la croissance économique, et qui envisage de nous redonner de  la consistance en réduisant l’Etat ventripotent  et la dette,  il faut absolument le soutenir. Voter pour François Fillon est le seul vote utile pour l’avenir de nos enfants et petits-enfants. Car c’est à eux qu’il faut penser en premier !

 


LES FISTONS FLINGUEURS (2ème EPOQUE)

Macron prophète   Valls en colère

 

Dans un premier temps, les « fistons flingueurs », le bouillant Manolito et le prophète Emmanuel se sont attachés, chacun à sa façon à éliminer le gêneur, François Hollande,  de la course présidentielle. On ne saura jamais lequel des deux traitres aura été le plus déterminant, toujours est-il qu’ils sont parvenus à leurs fins. Logiquement, ils auraient dû s’affronter dans la bataille, mais voilà, Manolito s’est fait battre par le frondeur Hamon à la primaire  de la  « belle  alliance », dénomination  qui prend tout son sens avec le parjure que l’ancien premier ministre vient d’accomplir en ne respectant pas son engagement de soutenir le vainqueur.

Le baiser du dragon.

L’Emmanuel reçoit donc le baiser de la soumission de son ancien patron. Un « baiser du dragon » n’en doutons pas, tant l’hidalgo voue une détestation tenace à celui qui fut son ministre et qu’il ne souhaite surtout pas voir élu. Un soutien, donc, qui sera aussi loyal que l’engagement pris devant les électeurs de la gauche. Car pour Manolito il s’agit bien de continuer sous une autre forme l’affrontement  avec  son rival. « Valls, ce n’est pas notre problème » proclamait naguère le  leader d’En Marche ! Ben si,  il suffit de voir  la réaction de l’intéressé devant ce ralliement gênant. «  Il n’est pas le bienvenu » : voilà pour rassurer sur sa droite, « Je le remercie » : voilà pour ne pas mécontenter sur sa gauche. Du pur Macron. Du côté Manolito, on a encore en mémoire les  plaisanteries qu’on faisait au cabinet sur le rival parti en solitaire : «  Macron,  il ne peut pas être une espérance. Il a fait trois soirées  pour délivrer son diagnostic.  A la première il nous a dit que le ciel  est bleu, à la deuxième que le soleil est jaune et à la troisième que la mer est bleue. On dirait du mauvais Ségolène Royal ! » .Le contentieux entre les deux hommes est très lourd.  Valls n’a pas apprécié l’impunité et les  libertés prises par le Ministre des Finances qui l’ont obligé à défendre des positions, comme sur les 35 heures, pour assurer la cohésion gouvernementale.  De son côté, il ne s’est pas gêné pour museler Macron,  en le rétrogradant dans le rang protocolaire et en détricotant sa loi. Puis les soupçons de vilénies ont pris le pas, rumeurs nourries par Matignon d’un côté, ragots venus de Bercy de l’autre. Et les divergences de fond ont fait le reste : sur la laïcité, sur la déchéance de nationalité, … Les « disruptions » chez De Villiers ou à  la  fête de Jeanne d’Arc conduiront à l’irrévocable.

Le Macronisme est un oxymore.

Toute la stratégie de Macron repose sur une posture que j’ai déjà expliquée.  Plus de la moitié des Français ne croient plus ni à la droite, ni à la gauche, qui représentent pour eux une impuissance politique. Ils  se fondent sur le  bilan du quinquennat de Sarkozy, sans tenir compte de la crise de 2008 et sur celui de Hollande qui a  aggravé la situation avec  des chômeurs en plus et une dette qui a continué de croître alors qu’il  avait toutes les conditions pour obtenir l’amélioration souhaitée.  Avec  6 millions de chômeurs et précaires et  9 millions de pauvres, la France à la traîne de l’Europe, on peut comprendre la tentation Le Pen pour les plus humbles, et la tentation Macron pour les jeunes et les bobos huppés qui refont le  monde  dans les salons de St-Germain-des-Prés. Le jeune candidat a commencé à croire qu’il pouvait apporter une autre réponse en dépassant les clivages : proposer un autre schéma qui conduise à l’efficacité d’une politique et d’un projet, en sortant du carcan idéologique de la gauche et des rigidités ou conservatismes. Las, la multiplicité  des ralliements et leur caractère pour le moins hétéroclite et contradictoire,  apparaît comme le recyclage de tous ceux qui ont échoué. Le pire gage d’impuissance,  compte tenu que l’après élection débouche sur une autre aventure qui pourrait bien être  une France ingouvernable. Sa posture pour  combattre l’impuissance devient elle-même cause d’impuissance. Drôle d’offre nouvelle ! D'autant plus que près de 40% des Français indiquent pour l'instant un vote blanc ou une abstention. Donc  :  pas  convaincus !

Valls veut sa revanche.

Croire que Manolito va renoncer, c’est mal connaître le caractère volontaire du Catalan. Il fera tout pour rebondir. Comme il lui parait impossible que ce soit avec la gauche de son parti avec laquelle il ne partage pas grand-chose, il  ne peut que prendre le train En Marche, pour l’instant.  En sachant qu’il fera tout ce qu’il faut pour le faire caler. Il a commencé en laissant fuiter qu’il pourrait « travailler avec Fillon si celui-ci était élu ». Il sera le caillou dans la chaussure. Il peut parier sans beaucoup se tromper que le Parti Socialiste réduit  à son aile gauche n’ira pas bien loin et le maigre score du promoteur du revenu universel ne lui permettra pas de garder la main mise sur  la rue de Solférino. La place sera vacante et Valls se met en position du raminagrobis prêt à bondir. Quant à En Marche ! Qu’en restera-t-il si son inventeur est battu ? Il sera temps alors de construire une nouvelle offre à gauche plus moderne et sociale-démocrate, moins idéologique et plus en phase avec la réalité : une vision qui colle bien à l’image que voulait se donner Manuel Valls, avant que Hollande se serve de lui pour l’affaiblir. Pour l’heure, il met en difficulté son parti qui apparaît  complètement éclaté avec son refus d’honorer sa signature et en cautionnant la démarche de recomposition entamée par son rival. Mais comme dans les fables de La Fontaine, attendons la fin !

Dans un contexte électoral aussi volatil, il vaut mieux avoir un capital indestructible de 20% plutôt que 25% dont la moitié pourrait changer d'avis dans l'isoloir.

 

 


DANS LE TOURBILLON DE LA CAMPAGNE

Bagarre_village_gaulois

Recherche de crédit(s).

Pour montrer sa carrure internationale, Marine Le Pen a rencontré Idriss Déby du Tchad, le président libanais et plus récemment le maître du Kremlin. Elle a choisi la veille d’une immense manifestation de l’opposition russe à Moscou pour aller rendre visite à Vladimir Poutine. Celui-ci n’a pas hésité à arrêter plusieurs milliers de manifestants et leur chef, Alexeï Navalny. Et pour couronner son forfait, la Marine s’est fait photographier avec un antisémite russe notoire : un accès d’ignominie auxquels le Front national nous a accoutumés. Une idée de ce qui nous attend si elle arrive au pouvoir ? Voilà donc les Moscovites qui inspirent la candidate à la  Présidentielle. On ne sera pas surpris si son premier réflexe consiste à limiter nos libertés, perspective au moins aussi inquiétante que la faillite nationale à laquelle conduirait l’abandon de l’euro par la France.

Crise en Guyane.

Non,  ce n’est pas une île,  comme l’ignorance macronienne nous inclinerait à la croire. Avec une déclaration pathétique de ce qui nous sert de Premier Ministre, le gouvernement s’indigne de ce que la crise guyanaise soit instrumentalisée par les candidats de l’opposition et  s’est époumoné à rappeler combien l’action du gouvernement pour améliorer le sort des Guyanais a été importante. On est en effet impressionné par les mesures adoptées, et consterné par l’absence de leurs effets. On a découvert  à cette  occasion qu’on avait un Ministre des « Outres-mer » au nom  imprononçable. Mais on se demande encore à quoi il sert.

Cabinet noir.

Quand j’interroge autour de  moi, la réponse la plus fréquente c’est : il existe !  C’est pourquoi les personnalités des Républicains entendent poursuivre en justice le gouvernement à la suite des révélations faites dans un livre commun de trois journalistes et dans lequel François Fillon croit avoir trouvé la preuve d’un cabinet noir. Mais, même sans cabinet noir, il semble bien que l’Elysée ait des activités occultes qui ne sont pas conformes à la loi. La moindre des choses, c’est que, compte tenu de la gravité des faits révélés, autrement plus délictueux que ce qui est reproché au candidat de la droite et du centre, le parquet ouvre une enquête préliminaire. Celui qui est concerné, François Hollande, est en Asie, son dernier voyage en tant que président.  Il  n’est pas le dernier à mélanger les genres, lui qui voit ses ministres partir chez Emmanuel Macron, Benoît Hamon dévisser par rapport à Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen triompher avant l’heure.

La gauche bien malade.

Voilà une campagne qui se présente comme une équation à inconnues multiples  et qui favorise les coups bas, les méchancetés et les déclarations mensongères. Il n’empêche que les propos de Benoit Hamon font mal aux oreilles, quand il parle de la « trahison » de Manuel Valls lui qui naguère frondait gaillardement. L’ancien Premier Ministre se situant à l’autre bout du spectre idéologique des socialistes ne saurait être considéré comme traître à la cause du vainqueur de la primaire : l’expert des « deux gauches irréconciliables », n’a jamais songé à rejoindre son ancien ministre, même s’il s’est engagé au contraire. Benoit Hamon, qui réclame que ses rivaux tiennent leurs promesses dans la cadre de la discipline de parti, ressemble à un enfant terrifié par le cruel spectacle auquel lui-même a participé. Il peut se déclarer transpercé par de multiples coups de couteau dans le dos, mais il ne récolte en fait que la suite des « petits meurtres entre camarades ». Jean-Luc Mélenchon passe devant Benoît Hamon, mais quelle importance ? Il est tellement imbu de lui-même qu’il n’a même pas l’air de s’apercevoir qu’il conduit l’ensemble de la gauche à la défaite. Il a prévu à juste titre que le candidat du PS serait pris en tenaille entre M. Macron et lui, il n’a jamais dit à quoi aboutissait cette très subtile stratégie.

Bilan.

Ce n’est pas parce que personne ne veut le porter qu’il n’y en a pas un :  si, si, il y a bien un bilan du quinquennat.  Mais il n’est pas celui très autosatisfait présenté par le Pépère qui est bien le seul  à croire qu’il a réussi quelque chose.  Les Échos consacrent un supplément au bilan du quinquennat. Et deux mots reviennent à chaque page : « échec » et « records ». Mais malheureusement pas les bons records. Record de chômage, record de déficits (commercial entre autres). Record de dettes. Et records d'impôts et de taxations. 67% des Français pensent que la situation du pays s'est dégradée depuis 2012 et 58% pensent que leur propre situation s'est dégradée. Il suffirait pourtant de quelques vraies réformes pour que la France sorte de la crise…

Fillon.

Il est désormais convenu de dire qu’il ne faut pas croire les sondages, que n’importe quoi peut arriver  et que François Fillon a encore une chance, notamment parce que l’institut américain qui a prévu la victoire de Trump (Filteris) prévoit aussi celle de l’ancien Premier ministre, et aussi parce que Macron peut s’écrouler sous le poids des indécis. Pendant ce temps, François Fillon, là où il va, est accueilli par quelques cris de haine d’escouades squelettiques ce qui n’est pas suffisant pour plomber sa campagne et l’empêcher de remplir les salles. Pour le moment, M. Macron caracole en tête des sondages, bénéficie de nombreux ralliements.  Ils  courent chez Macron comme d’autres couraient chez Balladur… Mais il  faut qu’ils le sachent, le billet de ceux-là est un aller sans retour. Car, à la fin  c’est Fillon qui sera au second tour comme ce fut Chirac…

 


MES REPERES SONT PLUS FIABLES QUE LE VIDE MACRONIEN

Macron enjoleur    Fillon candidat

On peut être à la fois de gauche « et » de droite : c’est le discours  à la dernière mode auquel se réfère le Christique Macron et tous les « bourges germanopratins », en s’appuyant sur une demande du bon peuple qui ne croit plus ni à l’une, ni à l’autre. On peut faire l’impasse sur l’Histoire de la  vie politique de notre pays, que bien peu connaissent, mais on ne peut pas piétiner mes valeurs  et mes repères si facilement. Je suis peut-être un vieux con,  mais je sais encore où j’habite. Et si je me  situe  « à droite », c’est parce  que je ne partage pas les mêmes que ceux qui se disent « de gauche ». Ceux qui essaient de vous faire  croire que se référer au clivage droite/gauche c’est dépassé vous mentent, car sur bien des points, la ligne de séparation est forte et ne permet pas de synthèse. Cela  ne veut pas dire qu’on ne puisse pas vivre ensemble, mais les valeurs auxquelles on se réfère pour gouverner sont différentes, souvent opposées, ce qui n’empêche pas de partager les notions de République et de démocratie. Cela explique que lorsqu’il se produit une alternance, le nouveau gouvernement d’une nouvelle majorité revienne sur des décisions de ses prédécesseurs.

La liberté.

Commençons par la « liberté ». Quand  on est de droite, la liberté est d’abord individuelle. Elle ne va pas sans la responsabilité. Je suis responsable de mes  actes et ma liberté s’arrête là où commence celle d’autrui. Je suis libre de  mes choix, mais ma liberté est source de droits et de devoirs. Elle s’exprime à travers les  lois formelles qui permettent la liberté de conscience, d’opinion, d’expression, d’initiative… et se traduit concrètement pas la liberté d’association, de réunion, etc… Je ne partage pas la conception de la  gauche qui donne un contenu idéologique à la notion de liberté : elle est d’abord collective. Cela veut dire que l’individu doit s’effacer devant le corps social.  C’est ainsi,  par exemple, que l’éducation des enfants doit relever d’abord  de l’Etat avant les parents, ce qui explique les dérives observées dans les réformes de Vallaud Belkacem. Le collectif prime sur l’individu. A la limite, l’Etat peut pourvoir à tout, d’où l’idée du « revenu universel »… Les  pays collectivistes ont poussé cette notion jusqu’à instaurer le parti unique (liberté collective) pour les élections, ce qui limite la liberté d’expression et d’opinion. Les gens de droite sont tolérants, même s’ils  peuvent parfois être têtus et bornés, ceux de gauche, à cause de l’idéologie qui a  toujours raison même quand la réalité montre le contraire, sont presque toujours sectaires.  

L’égalité.

C’est sur le terrain de l’égalité que les divergences seront probablement les plus fortes. Quand on est de droite, l’égalité se limite au statut juridique des citoyens qui ont les mêmes droits et devoirs. Au-delà, c’est la notion d’équité, par  exemple en matière d’impôts, et d’égalité des chances,  par   exemple pour les études, qui sont recherchées. Et le pragmatisme s’impose souvent. La gauche, toujours  par idéologie, se réfère à l’égalité sociale. Il faut parvenir au nivellement social, notamment en matière de revenus,  mais pas seulement. Elle conduit à nier les différences de talents des individus. En politique elle pratique « l’égalitarisme » qui conduit au nivellement par le bas à l’école, et au refus de la sélection qui est remplacée par le tirage au sort. En matière d’imposition, elle instaure une progressivité qui va jusqu’à une fiscalité confiscatoire. Être à gauche c’est être « plus égaux* » que les autres, comme aurait dit Coluche. On voit que les deux approches sont difficilement conciliables. Je ne partage en aucune façon cette manière d’aborder l’égalité.

Le rôle  de l’Etat.

Continuons avec le rôle de  l’Etat. Pour la droite, il faut d’abord que l’Etat assume ses fonctions régaliennes :  sécurité, défense, justice, finances publiques. Il peut s’occuper d’économie,  mais ce n’est pas une fonction naturelle. Une partie de la droite, de tradition colbertiste ou bonapartiste, a pu assigner à l’Etat un rôle interventionniste dans les domaines jugés stratégiques. La droite accorde de l’importance à l’autorité et au respect de l’ordre public qui doivent être des priorités, et sans lesquels il n’y a pas de liberté individuelle possible. Pour la gauche, l’Etat a la main sur tout, y compris l’économie. Ce qui a valu dans le passé la nationalisation des banques et des grandes entreprises. Pour la  gauche, le droit à la contestation fait partie des principes fondamentaux, et il y a toujours une répugnance à la répression des mouvements violents qui troublent l’ordre public. D’où l’accusation de laxisme souvent proférée à son égard. Pour caricature, on a  d’un côté  une préférence pour l’autorité et de l’autre un penchant  pour l’anarchie. Sinon, comment expliquer Notre-Dame des Landes ?

L’économie.

En matière d’économie, c’est encore une ligne de clivage quasi inconciliable. La droite privilégie l’initiative privée. Le rôle de l’Etat consiste à créer un environnement le plus favorable possible au développement des entreprises, en favorisant les investissements et la création d’entreprises, soit  par des aides, soit par un régime fiscal favorable. Pour cela, il faut que le capital puisse prospérer à chaque étape de sa constitution. Le développement de l’emploi en est la résultante. Pour la gauche, le capitalisme est le mal absolu. C’est pourquoi elle préfère le dirigisme. Comme elle est obligée de faire avec des entreprises privées, c’est par la  fiscalité que la régulation se fait. Le meilleur exemple  en est le CICE : plutôt que de baisser les  charges des entreprises qui les empêchent d’être  compétitives, il a été mis en place un « crédit d’impôt », mesure fiscale entre les  mains du gouvernement, qui peut donner lieu à « contrôle » sur son utilisation et à son retrait du jour au lendemain. Il s’en suit lourdeur administrative et complexité des dispositifs.  Il faudra  que Monsieur Macron  m’explique  comment il  va  concilier le point de vue de Robert Hue pour qui le travail  est « une aliénation » et  celui d’Alain Madelin pour qui le travail est « la condition de l’épanouissement personnel de de  la dignité »  pour un individu.

Je pourrais continuer comme ça longtemps.

Sur la  solidarité, la droite souhaite que les aides aillent aux plus démunis en mettant fin au maquis des allocations multiples et variées, la gauche campe dans l’assistanat généralisé et rêve d’un revenu universel. Les gens de gauche sont toujours généreux en paroles et avec l’argent des autres … Encore deux exemples pour terminer. Les différences de repères font que la droite préfère le scrutin majoritaire pour les élections, qui a l’avantage de  donner des  majorités pour gouverner ou gérer, alors que la gauche est adepte de  la  proportionnelle,  certes plus juste, mais qui a le gros inconvénient, dans notre  pays,  de déboucher sur des assemblées sans majorités pour gouverner. D’un côté l’efficacité, de  l’autre  la négociation et le bavardage. Et enfin,  le meilleur pour conclure : les dépenses. On finit le quinquennat avec 300 milliards de plus ajoutés  à la dette,  sans l’excuse d’une crise et avec pourtant l’opportunité offerte par le fameux « alignement des  planètes ».  Depuis toujours, en principe, la  droite  remplit  les  caisses quand elle passe au pouvoir, la gauche les vide. Cette caricature s’est  atténuée ces trente dernières années, à cause du système électoral qui fait que notre pays est toujours en campagne ce qui ne laisse pas de périodes suffisamment longues pour les politiques de redressement. La  droite a donc sa part dans l’endettement, même si chaque fois qu’elle l’a pu, elle a tenté de freiner  les dépenses. On a  oublié que le débat à la fin du quinquennat de Sarkozy  portait sur la mise en place de la « règle d’or ». Bayrou en a été un adepte mais il l’a aujourd’hui oubliée. De fait la propension à la  dépense est dans les gênes de la gauche, comme en témoigne l’endettement de  toutes les collectivités reprises par la droite après des années de gestion socialiste ou communiste.

Je me demande  bien comment Monsieur Macron va  concilier toutes ces approches contradictoires  avec son auberge espagnole. Forcément, il  y a une  partie de ses soutiens qui sera cocue comme le dit si bien Jean d’Ormesson. Moi, je sais lesquels. En tout cas, il n’aura pas ma voix. Je préfère une valeur sûre pour mes idées : François FILLON.

 * La France est devenue plus égalitaire que la Chine comme le montre l'étude de Thomas Picketty. L'égalité  est une obsession socialiste  : haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, commissariat général à l'égalité des territoires, comité interministériel à l'égalité et à la citoyenneté, secrétariat  d'état à l'égalité réelle, loi égalité et citoyenneté...


LA GUERRE EST DECLAREE !

Fillon émission politique

 

Comme on pouvait s’y attendre, François Fillon, invité de « l’Emission politique » sur France 2, a dû autant se défendre contre des accusations et des jugements portés par des interlocuteurs particulièrement hostiles qu’exposer son programme, ce qu’il a fait avec une solidité remarquable. Concernant les affaires  dont on l’accable, la meilleure des défenses, c’est encore l’attaque.

Un temps fort.

L’émission de France 2 était importante pour lui parce que, au lieu d’être confronté à des concurrents, il était le seul à s’exprimer.  Face à des questionneurs choisis par les organisateurs, de l’écrivaine Christine Angot à l’ancienne ministre socialiste Aurélie Filipetti, remontés contre lui comme des réveils, il a réussi à orienter le débat dans un sens qui lui soit favorable. Même François Langlet, qu’on a connu  plus objectif, en a été pour ses frais avec sa présentation tendancieuse sur  les effets du programme  économique de François Fillon notamment  en matière de pouvoir d’achat.  C’est curieux comme on n’aborde jamais, sur le  service  public, le  problème de  l’économie à partir des besoins de l’entreprise qui crée  l’emploi. Certes il a bien été contraint tantôt de s’excuser pour les costumes (qu’il a rendus), tantôt de se fâcher, tantôt de nier ce que la justice lui reproche. Il faut bien qu’il se défende se son innocence face  à une procédure viciée jusqu’à la moelle. Pourtant il  y a de  quoi être médusé par la violence verbale des « agresseurs ». Christine Angot  est d’ailleurs fort  bien exécutée ce matin par Yves Tréhard qui a raison d’affirmer qu’elle  a finalement rendu service à celui qu’elle a haineusement attaqué. Quant  à Aurélie Filippetti, elle n’a toujours rien compris  à l’économie et ne peut que ressortir son catéchisme socialiste caduque  avec  6 millions d’inscrits à  Pôle Emploi, 9 millions de pauvres et plus de 2 200 milliard d’euros de dette.

Le  cabinet noir.

François Fillon ne pourra  peut-être jamais prouver qu’il  existe. Ce n’est pas à lui de le  faire,  c’est pourquoi il  demande qu’une enquête soit  diligentée, suite aux allégations parues dans le livre sur la « Place Beauvau » : « Police : les secrets inavouables d’un quinquennat ». Ce serait bien la moindre des choses vu l’empressement dont il a été l’objet  de la part du Parquet Financier. On ne va tout de même pas lui reprocher de se servir des accusations contenues dans un livre qui tombe à  point nommé et dont on ne peut pas dire qu’il l’ait inspiré. Forcément,  il a donné l’occasion à François Hollande de démentir immédiatement. On apprend ainsi que le chef de l’État ne semble manquer, le soir, aucune émission qui l’intéresse.  Il  faut  dire qu’il n’a que ça à faire et aller au théâtre quand le programme ne lui convient pas. Certains, dont moi, ne manqueront pas de voir dans cette rapidité à réagir, un empressement suspect. En effet, il n’aurait pas dû réagir personnellement et aurait dû laisser ses services répondre à François Fillon. Qui plus est, il ne s’est pas contenté de réagir au quart de tour : il a encore récidivé ce matin en prononçant une déclaration tout aussi sévère pour le  candidat  de la  droite  et  du centre à France Bleue. Cet acharnement est symptomatique : on se demande si François Hollande ne craint pas que les propos accusateurs de François Fillon fassent boule de neige. Le  Sapin-les-bas-roses peut bien démentir les accusations sur les  « remontées » de « tracfin », on voit bien que son nez s’allonge et monsieur Urvoas,  au lieu de disserter sur les  lois que François Fillon n’aurait pas voté,  ferait  mieux de s’intéresser aux dysfonctionnements de ses services qui conduisent les documents de l’instruction à paraître dans les journaux, au mépris de la présomption d’innocence. Mais qui pouvait croire que Hollande ne tenterait pas de tirer les ficelles d'une campagne à laquelle il avait rêvé de participer  !

L’épaisseur humaine et présidentielle.

Le déroulement de l’émission aura permis  au candidat de présenter de nombreux chapitres de  son projet : sur le terrorisme, sur la fiscalité et l’emploi, sur l’éducation, sur l’Europe, … Son passage lui aura permis  de marquer des  points dans son électorat,  qui, comme on sait,  reste un  socle solide pour le  passage du 1er tour.  Il a pu démontrer  que   lui seul aura une majorité pour gouverner.  Quant à la  soi-disant « radicalisation » de ceux qui le soutiennent, accusation risible, il s’est retourné vers  les personnalités qui l’accompagnaient au premier rang desquelles siégeait l’autre François… Baroin.. On ne saura pas si c’est lui le « premier  ministrable » mais « on brûle » selon la réponse du « présidentiable »... On retiendra de la soirée, la capacité de  François Fillon à garder son calme,  sa  grande  maîtrise des dossiers et une épaisseur humaine qu’on lui découvre dans l’adversité et qui ne se serait peut-être pas exprimée en temps normal. Il a la stature d’un Homme d’Etat. C’est indéniable.

 


LA MACHINATION ECLATE AU GRAND JOUR !

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Avec Nicolas Sarkozy,  le travail de sape avait duré plus de trois ans.  Rappelez-vous l’affaire Bettencourt, Eric Woerth obligé de démissionner, l’affaire Karachi, et autres, n’ont jusqu’à maintenant abouti qu’à des non lieux. Mais la « gauchosphère » a réussi à faire battre Nicolas Sarkozy en 2012. Les mêmes étaient déjà à la manœuvre. Aujourd’hui, alors que le PS a demandé à François Fillon de se «retirer», ce dernier réplique s'en prenant à juste titre au gouvernement et parle d'une « machination ».

Nous sommes bien en présence d’une machination. 

Les Républicains ont répondu avec véhémence au souhait du Parti socialiste de voir François Fillon se « retirer » de la course à la présidence de la République. La gauche, toujours aussi donneuse de leçons, juge que l'ancien premier ministre devait suivre l'exemple de Bruno Le Roux qui a démissionné du gouvernement après la révélation de l'emploi de ses filles comme collaboratrices parlementaires. Trop facile. C’est pourquoi François Fillon a vivement répondu mercredi sur France Info : « Les masques tombent (...) La machination que je défends depuis des semaines, elle est maintenant aux yeux de tous les Français. Chaque semaine, il y a des fuites organisées contre le secret de l'instruction ». Il s'est insurgé d’autant plus que l'enquête qui le vise a été élargie par le parquet financier à des faits «d'escroquerie aggravée», de «faux et usage de faux». Le Canard enchaîné a par ailleurs affirmé dans sa dernière édition que François Fillon avait été rémunéré pour organiser une rencontre entre un homme d'affaires et Vladimir Poutine, ce que le Kremlin a  démenti.

«La chronologie est trop parfaite pour être le fruit du hasard».

Des fuites organisées par qui ? « Par les services de l'Etat », a dénoncé François Fillon. « Ce sont eux qui organisent ces fuites »… Et « Comme par hasard, le Parti socialiste, monsieur Macron, monsieur Hollande, se jettent sur ces pseudos révélations, qui, d'ailleurs, n'apportent rien de nouveau, pour ne pas qu'il y ait de candidat à droite. La réalité, c'est que la gauche est dans l'incapacité de gagner cette élection et qu'elle n'a plus qu'une seule possibilité pour y parvenir: ce serait de ne pas avoir d'adversaire à droite. Je lui dis : ça ne se produira pas. Si je n'étais pas candidat à cette élection, ça veut dire qu'il n'y aurait pas de candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle en France. C'est ça qu'on appelle la démocratie ? », Et François Fillon de conclure en dénonçant « une attaque sans précédent depuis le début de la Ve République.»

«Les socialistes signent enfin leur forfait».

De son côté, Luc Chatel, porte-parole de François Fillon, a  parlé d'un « véritable hold-up démocratique  organisé par  le pouvoir socialiste, relayé par Emmanuel Macron. Après des semaines de manœuvres, les socialistes signent enfin leur forfait ». L'ancien ministre de l'Education nationale ajoutant : « La chronologie est trop parfaite pour être le fruit du hasard. À chaque fois que le candidat de la droite et du centre s'impose comme le seul homme politique susceptible d'apporter des solutions concrètes au redressement de la France, comme ce fut le cas lors du grand débat de lundi soir, sortent des pseudo-révélations pour l'atteindre.»

Le programme de François Fillon reste le meilleur porteur d’avenir.

La Fondation IFRAP, Fondation pour la Recherche sur les Administrations et les Politiques publiques, a évalué les programmes économiques de François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Ces analyses prouvent, grâce un travail de chiffrage très précis, que le projet de François Fillon est le seul projet réaliste qui permettra le redressement de la France en matière de chômage, de dette publique, de croissance et de balance commerciale !

La conclusion de l’IFRAP : « Un candidat, François Fillon, fait le choix d’une stratégie de baisse des dépenses publiques accompagnée d’un contre-choc fiscal d’ampleur, c’est-à-dire d’une baisse prononcée des prélèvements obligatoires. Si les baisses de dépenses publiques pèsent sur la consommation et donc la croissance, les baisses de prélèvements obligatoires stimulent l’économie  (renforcement de la compétitivité, accélération de l’investissement). A l’aune des critères économiques, ce programme «réformateur» apparaît comme le plus efficace ». 

Ainsi, selon cette étude, c’est le programme de François Fillon qui entraînerait

  • Le meilleur taux de croissance annuel moyen
  • la plus forte réduction du taux de chômage
  • la plus forte baisse de la dette publique
  • le meilleur solde de la balance commerciale française.

C’est pourquoi il doit pouvoir l’emporter. Faisons bloc pour le soutenir. Et tant pis pour les « déserteurs ». Je vous donne rendez-vous ce soir sur France 2 !

 


SUFFIT ! LA COUPE EST PLEINE !

Gaulois2

 

Oui,  ça suffit ! Ces fuites organisées pour alimenter le feuilleton médiatique contre François Fillon, ça commence  à bien faire. Va-t-il falloir qu’il  y ait une révolte ?  Cette violation quotidienne du secret  de l’instruction et de la présomption d’innocence, qui plus est en pleine campagne électorale, devrait conduire leurs auteurs derrière les barreaux et exposer ceux qui les relaient à de lourdes amendes.  Que veulent-ils ? Détruire la République, ni plus ni moins. Merci François Hollande, gardien des Institutions, toujours prompt à faire la leçon mais qui ne s’émeut pas de cette situation : où est donc son Garde de Sceaux, étrangement silencieux ?

Ne soyons pas dupes : les petites « affaires » qui sortent et touchent des  personnalités de  gauche, Bruno Le Roux, prié  de démissionner illico, Pierre Moscovici et ses  costumes … ne sont que des diversions colatérales  pour justifier l’abattage dont est victime  François Fillon. C’est lui qui gêne  et il faut absolument l’empêcher de  participer  au 2nd tour de l’élection présidentielle.  Parce que son  projet  leur fait peur, parce qu’ils ont peur que l’on découvre un héritage bien pire que ce qui est connu. On risque, en effet, de trouver un énorme tas de poussière sous le tapis.

Alors, chers amis de la  droite et du centre, ne sombrez  pas  dans l’écoeurement où on veut vous amener. Au contraire, résistez, révoltez-vous,  faites connaître votre colère, protestez dans les journaux en écrivant des billets au courrier des lecteurs, autour de vous criez votre  indignation, ne soyons plus cette France silencieuse qui n’en peut  plus de cinq ans de Hollandisme et qui voudrait se prolonger cinq ans de plus après lifting, et surtout vengez-vous dans les urnes  le 23 avril !

Comme le fait Jean-Luc Mélenchon à l’extrême gauche,  j’appelle les électeurs de la droite et du centre à « l’insurrection citoyenne » !

J'en profite pour vous annoncer que le bloc-notes a dépassé les 250 000 visites et je vous remercie de votre fidélité.

 

 


LE DEBAT : UNE SECURITE, QUATRE AVENTURES

Débat TF1 1er tour

 

Trop long, trop de thèmes, une première partie plutôt ennuyeuse avec des candidats figés derrière leur pupitre. 11,5 millions de téléspectateurs, c’est  bien,  mais la plupart ont décroché à la coupure :  dommage, ils ont perdu le  meilleur !

Au-delà du style, il y a les contenus.

Il ressort nettement du débat d’hier soir, que François Fillon représente la sécurité pour la France, dans un monde qui devient chaque jour plus dangereux, face à quatre aventures qui présentent chacune une forme d’ingouvernabilité. Excepté François Fillon, et timidement Emmanuel Macron, pratiquement aucun des candidats n’a évoqué la  dette et les déficits abyssaux de nos finances publiques sur lesquels ils semblent s’asseoir gaillardement.

Fillon, c’est la sécurité.

Présentant une attitude calme, à son habitude, sans jamais s’exciter, il a le visage rassurant. Il   s’est surtout adressé aux électeurs de la droite et du centre, sensibles à la stabilité et à la rigueur. Son  programme sérieux a été évalué par l’IFRAP comme le plus adapté et  le  plus pertinent pour redresser le pays. Il  a l’expérience du pouvoir et on sait déjà qu’il  sera influent sur la scène internationale. Sa solidité est un atout important pour gérer la France dans les tourmentes qui s’annoncent pour les cinq années à venir. Il est sécurisant.

Macron, c’est la volatilité.

C’est « soigne ta com’ » : chemise bleu-ciel pour répondre aux codes télévisuels, cheveux « caramel » couleur très tendance. Il a le discours brillant et, en bon élève, tente de vendre le maximum de mesures de son programme, en multipliant les œillades vers la  droite, étant entendu que par ailleurs, il est bien de gauche. Mais au fond, c’est Marine Le Pen qui a résumé sa prestation : il  a le verbe facile, mais on cherche ce qu’il dit après qu’il a parlé. Il perd ses nerfs pour apparaître comme le patron, mais ça se voit trop, ce qui est un aveu de faiblesse face à Marine Le Pen. Le prétentieux autoritaire perce malgré le sourire « Colgate ». Pour moi, il n’a pas l’expérience suffisante du pouvoir et ça se voit. Son projet d’alternance repose sur des paris nébuleux. C’est l’aventure au coin de  la rue, avec Bayrou dans le rôle du "Triste sire" de service.

Le Pen, c’est « détour vers le passé ».

Elle a été bavarde et agressive : bon sang ne saurait mentir. Son discours est incantatoire et, heu, heu, elle utilise la vieille ficelle des gauchistes : partir de l’exemple du terrain bien emblématique pour illustrer le propos et en faire une généralité. Ce qu’elle propose, on croit rêver : retraite à 60 ans, suppression des régions, augmentations du smic, des retraites, sauvetage de l’agriculture en la fermant aux marchés extérieurs… Financement magique. C’est le programme commun de la gauche en 1981. Le malheur c’est les autres et surtout l’Europe, objet de son ressentiment. Si on pouvait éviter l’aventure qu’elle nous  promet, ça vaudrait mieux pour  la France et les « chers patriotes ».

Mélenchon, c’est le retour des soviets.

La vieille pensée marxiste-léniniste survit en Jean-Luc. Les  bons mots, genre dans lequel il excelle, et la faconde enjouée, servent à attirer la lumière en amusant la galerie. C’est un tribun habile. Avec lyrisme, il nous développe son rêve d’une 6ème république avec des gouvernants tirés au sort et révocables à tout moment. On sait comment ça finit : Staline pour « stabiliser » le pouvoir, une fois qu’on l’a pris. C’est généreux en apparence mais son programme contient en filigrane tous les ingrédients de la dictature de l’économie et de  la pensée. Sous  Mélenchon, sommeille Chavez. Jusqu’au discours sur la paix entre les peuples si cher aux dirigeants de l’ex-URSS. Mélenchon, c’est l’aventure peinte en rouge vif. Pas certain  qu’on soit bien avancé avec ça.

Hamon, c’est la gauche du déni.

On le sent pourtant plutôt à l’aise, mais sa rhétorique bien huilée ne passe pas. Un pur doctrinaire. C’est qu’il campe sur les idées de la gauche qui ont toutes échouées et qu’il trouve encore le moyen de nous présenter comme  les meilleures. Il est même sûr de lui pour affirmer que le « revenu universel » est la seule idée neuve de  la  campagne. Le bilan ne lui a rien appris. Il  n’est toujours pas dans la réalité qu’il devrait connaitre pourtant, pour être l’élu de Trappes. Mais le déni idéologique a la vie dure. Avec lui, c’est une toute autre aventure, celle de l’assistanat généralisé en fumant du cannabis acheté chez le « droguiste » du coin.

Trois candidats nous ont proposé de rajouter de la gabegie à la gabegie.

Deux sont  apparus plus raisonnables, Fillon et Macron.

A un mois du premier tour, aussi brillant soit-il, ce dernier à une démarche toujours aussi floue comme la  majorité avec laquelle il souhaiterait gouverner. Si on leur applique le principe de « raison », c’est Fillon qui a la clarté du projet  et qui inspire confiance. Avec lui, au moins, aucune ambiguïté, la France sera réformée alors que le pays ne peut plus attendre.

 

 


LE DEBAT A CHAUD

Débat TF1 1er tour

 

Mon ressenti à chaud :

FILLON : un peut trop sobre,  surtout en 1ère partie, mais efficace

LE PEN : le prix de la démagogie populiste. Maîtrise tous les artifices de la dialectique utilisée par les gauchistes.

MELENCHON : le prix du lyrisme révolutionnaire avec des accents de sincérité touchants.

MACRON : brillant dans la forme, cheveux colorés  à souhait,  creux sur le fond : tendance à réciter ses fiches en bon élève.

HAMON  : le doux rêveur du lot.

 

A suivre pour un topo plus réfléchi.

 

 

 

 


NE NOUS LAISSONS PAS AVOIR !

Fillon candidat

 

A  la veille du premier débat réunissant les principaux candidats, et pour que nous puissions le regarder sereinement, je voudrais tenter de lever le trouble qui assaille beaucoup d’entre nous au sujet de François Fillon et vous  livrer quelques-une de  mes  réflexions personnelles, à la lumière de ce que je sais de la personne et du milieu parlementaire que j’ai approché de très près, comme vous le savez.

Au vrai, la question de fond que nous nous posons tous est la suivante : « François Fillon est-il l’homme honnête qu’il prétendait être avant que n’éclate la polémique et les révélations du Canard enchainé ».  Je suis tenté de répondre oui  et sans hésitation. 

Je me suis demandé ce que j’aurais fait si j’avais été élu, comme lui, député.

Cela aurait  pu m’arriver. Est-ce  que j’aurais embauché  ma femme comme  assistante parlementaire ? Oui, certainement  et pour beaucoup  de raisons.  D’abord sa compétence de  « secrétaire  de direction » diplômée de l’Ecole de  la  Chambre de Commerce  de  Paris aurait été  pour  moi inestimable, avec la confiance en  plus. Travailler ensemble, quand on connait les contraintes de la vie d’un parlementaire est un autre avantage : celui de  pouvoir compter sur quelqu’un en tous  lieux et à toute heure. D’ailleurs, je connais beaucoup d’élus  qui ont eu des  proches comme  collaborateurs  tel  Jean Bégault,  naguère député-maire de  Doué-la-Fontaine, dont personne n’aurait pensé à  mettre l’honnêteté en cause. Que François Fillon ait  embauché sa femme, comme Claude Bartolone, Président de l’Assemblée, comme Bruno Le Maire  …  rien de plus normal.

Ne nous laissons pas avoir non plus par les sommes évoquées.

Elles ont été présentées de manière à paraître extravagantes et pour choquer, dans un pays ou  l’égalitarisme sévit  et où il faudrait que tout le monde  passe sous la toise.  La réalité est  beaucoup  plus nuancée et de toute façon se situe dans un cadre contraint par  une enveloppe indépassable.  Juger du travail effectué est un autre sujet et seul François Fillon en est comptable, et personne d’autre,  puisque cela  touche à   la liberté du député de s’organiser comme il  l’entend. Mais voilà, on voudrait nous le présenter comme quelqu’un qui s’est grassement enrichi  sur le dos du contribuable, ce qui est totalement faux et impossible. Les sommes allouées, même non dépensées, lui seraient revenues.

Comme beaucoup d’entre vous, je ne crois pas au hasard.

Le calendrier,  la violence de la campagne médiatique, l’auto-saisine immédiate du Parquet financier, les fuites organisées sinon orchestrées  …  tout cela procède d’une volonté d’abattre un candidat jugé dangereux. Par qui ? Ceux qui ne veulent pas lâcher le pouvoir et qui utilisent les  procédés les plus vils pour s’y maintenir. J’ai vu dans la banlieue parisienne les  mêmes  procédés utilisés contre les candidats LR pour les empêcher de  reprendre des  mairies à  la gauche : calomnies, tracts mensongers, attaques sur  la  personne… Cela ne les a pas  empêchés de gagner, fort heureusement.

Cette campagne présidentielle se déroule dans des conditions scandaleuses.

Elle révèle l’état de déliquescence  du pays où François Hollande nous a menés : à la crise sociale  avec un chômage massif, la crise économique que nous a valu un pilotage à la godille  avec  une croissance à la traîne de toute l’Europe, s’ajoute une crise  morale savamment entretenue par ceux qui nous gouvernent en donnant des leçons pour les autres mais  jamais pour eux. Avant de comptabiliser les costumes de François Fillon, interrogeons-nous sur la  moralité d’un personnage qui entretient sa maîtresse à la maison et va en voir nuitamment une autre à scooter  … Sans parler du coût de l’une et l’autre pour le contribuable. S’il s’agit de  points faibles, vous admettrez  avec moi que celui de François Fillon est moralement  beaucoup moins critiquable que le comportement du scootériste nocturne.

On peut toujours se tromper. 

Mais ce que je sais personnellement de François Fillon me permet d’affirmer que c’est un homme honnête et qu’à ce titre il peut prétendre exercer la  magistrature suprême.

Pour en finir, je vous  livre cette interview d’un avocat réputé du barreau de Paris :

« Je suis Fier du comportement de François Fillon »
« François Fillon n’a commis aucune illégalité. Il pouvait utiliser les fonds confiés pour rémunérer la personne de son choix de la manière dont elle voulait travailler.
On peut se poser la question morale de savoir pourquoi il a privilégié son épouse, s’il ne pouvait pas embaucher une autre personne, etc.
Là où il y a une véritable manipulation, c’est que le Parquet national financier a monté une enquête illégale, que pendant un mois il a enquêté sans que les avocats puissent répondre.
Pendant un mois, il y a eu une chape de plomb parce que c’est une enquête préliminaire dans laquelle les avocats ne peuvent jouer aucun rôle. Elle est là la manipulation. On a tenté d’assassiner François Fillon de façon judiciaire. Mais il résiste.
Moi je suis fier du comportement de François Fillon, justement par rapport à l'illégalité de la manoeuvre. Quelqu'un qui est poussé sur le bord de la route de cette manière ignoble, eh bien je suis content de voir qu'il résiste. »
Philippe Fontana, avocat au barreau de Paris, 3 mars 2017, RMC Radio Brunet.

Moyennant quoi, je vous souhaite une bonne soirée lundi pour le débat !

 


LE CANDIDAT POTEMKINE

Macron le messie

 

On peut penser ce qu’on veut de Mélenchon, Hamon ou Fillon, mais au moins ce sont des candidats « francs du collier ». On ne peut se tromper sur leur discours, ils sont clairs sur leur intentions et l’envers vaut l’endroit. Macron, par contre, fait penser à ces « villages Potemkine » qui n’avaient que la façade rutilante pour cacher la misère qui sévissait en URSS. En effet, chez Macron il y a la façade, et il y a ce qui se cache derrière, dans l’arrière-boutique. Et avec la complicité de médias complaisants qui ne se contentent que de ce qu’on leur donne à voir, la mystification a bien fonctionné jusque-là.

La façade.

Une machine bien huilée qui s’appuie sur une stratégie parfaitement mise au point et maîtrisée : de la démission du gouvernement juste avant la rentrée politique, à l’annonce de la candidature, juste avant la primaire de la droite et à l’appel aux candidatures pour les législatives juste avant celle de la gauche, le calendrier tape toujours au bon moment. Côté programme, l’orchestration s’est déroulée avec la même volonté de progression : du diagnostic effectué par les « marcheurs » au programme d’abord égrené au fil des meetings jusqu’à sa présentation, la technique du « teasing » a été exploitée avec succès. Le contenu, c’est une autre affaire. L’important c’est l’apparence qui en est donnée. On l'a bien vu avec la "claque organisée" de ses meetings et qu'il a édulcorée depuis que le truquage a été révélé. L’utilisation des nouvelles technologies d’analyses de données permet au candidat d’avoir toujours la bonne posture face aux attentes des Français, quitte à se contredire d’un mois sur l’autre. 

Le mouvement « En Marche » assure la couverture militante pour donner l’image de l’ancrage dans le pays réel. Il y aurait des centaines d’événements organisés chaque semaine, tractage sur les marchés, cafés politiques, réunion publique ou convention thématique organisée par le référent local. Cela existe bien sûr, mais l’ampleur est invérifiable de même que les 170 000 adhérents revendiqués avec des adhésions par internet … gratuites.

Macron a réussi aussi à incarner le « renouvellement ». D’autant plus facilement qu’il n’a jamais été confronté au suffrage universel. Savoir si c’est un atout, c’est une autre affaire. Voilà donc un candidat aux portes du pouvoir présidentiel avec comme expérience un peu de haute fonction publique, un peu de banquier d’affaires, un peu de conseil à l’Elysée et quelques mois de ministère. Son intelligence, certaine, peut-elle suppléer à ce vide existentiel qui donne d’habitude l’épaisseur d’un homme d’Etat au prétendant à la magistrature suprême ? L’engouement est certain. A coups de unes jusqu’à l’indécence, il est devenu « attrape-tout » autant que son programme « fourre-tout » ! Le voilà affublé d’un rassemblement hétéroclite très séduisant de Madelin à Hue, qui titre à Hue et à dia, c’est le cas de le dire, avec un discours bien huilé sur le dépassement des clivages politiques qui surfe sur le bilan calamiteux de Hollande, sans le dire, et sur celui de Sarkozy, en oubliant la violence de la crise de 2008. La gauche et la droite ont échoué : facile ! Cela vaut d’autant plus la peine d’exploiter le filon que c’est ce que pensent majoritairement les Français. C’est avant tout une posture marketing.  Et Bayrou, en panne de stratégie, est tombé dans le piège.

L’arrière-boutique est moins séduisante.

Au fil de la campagne, on découvre chez Macron, un ego surdimensionné. Cet homme-là est animé d’une ambition démesurée et il est prêt à tout : la trahison, on a vu, les disruptions pour faire croire à sa disponibilité idéologique, on a vu, les déclarations provocantes à usage communautaire, on a vu,les rétractations simulées, le caractère autoritaire de l’homme qui « sait mieux que les autres » dans les 20H, on a vu aussi. Il a voulu nous faire croire qu’il était capable de briser les tabous en dépassant le clivage gauche-droite qu’il rend responsable du blocage du pays. Mais quel renouvellement des idées propose-t-il sinon la continuité du quinquennat Hollande qui inspire tout son programme. Imposer de nouveaux codes pour mieux brouiller les pistes. Avec ses grandes phrases creuses et ses revirements successifs, peut-on le croire ?

Il veut une majorité « progressiste » : un aveu fait au JT de la  deux. Il se garde bien d’utiliser le mot « socialiste » qui veut dire la même chose depuis des lustres.

Et il y a le Macron qui s’est découvert une immense soif de pouvoir en même temps que les meetings lui apportent une réponse à un aussi immense besoin d’amour et de reconnaissance qui transparaissent dans ses embardées narcissiques. Ce déséquilibre du pathos qui lui a fait épouser sa prof, ne me rassure pas.

En fait de pragmatisme, c’est à un socialiste pur jus que nous avons à faire. Le mouvement « En Marche » n’est que la tenue de camouflage des « progressistes » de Terra Nova et de « France-Stratégie » dont la mission était de servir de « think tank » au PS et au gouvernement. En témoignent les nombreuses propositions de son programme directement sorties de leurs cartons, à commencer par la réforme de l’ISF et la surtaxe sur les patrimoines immobiliers. La taxe et la dépense sont des marqueurs de gauche. De là, vient aussi son faible engagement pour le désendettement du pays. Là-dessus on comprendra mieux quand on saura comment sa campagne est financée : il faut bien renvoyer l’ascenseur aux banques qui détiennent notre dette et qui font leur beurre avec. Et les faibles signaux envoyés en faveur de la compétitivité des entreprises restent arrimés à la bonne volonté administrative de l’Etat. Ce n’est pas avec un homme de gauche qu’on va sortir du dirigisme, cher Alain Madelin.

Le renouvellement des idées doit aller avec le renouvellement des têtes. Les Français, prompts à Marat, n’attendent que ça. Ils devront se contenter de recyclage, tant les amateurs de soupe sont au rendez-vous, toujours plus nombreux à la faveur des sondages favorables. Que ceux-ci chutent demain et l’on verra les rats quitter le bateau aussi vite qu’ils sont arrivés. Là encore, l’appel à candidature par internet sert surtout à masquer l’afflux des élus socialistes qui savent qu’ils vont payer le quinquennat calamiteux de Hollande s’ils gardent leur étiquette. La présence du centre n’est qu’un prétexte. D’ailleurs, Bayrou s’est bien gardé de dissoudre son Modem et il est capable de trahir Macron, comme il a trahi la droite avec laquelle il s’était allié pour les Régionales. Demain ne serait pas un champ de roses pour un gouvernement « En Marche », si Macron était élu.

Chassez les clivages, ils reviennent galop : c’est ce que l’Histoire m’a appris. Macron surfe sur une tendance conjoncturelle. Il ne tardera pas à découvrir qu’entre le « travail qui épanouit » de Madelin et « le travail qui est une aliénation » de Hue, la synthèse doit être furieusement élastique ! Ce n’est pas avec Macron que les lendemains chanteront ! Par contre, les Français, eux, déchanteront !

 


TAXER LES ROBOTS, UN REFLEXE DE CANUT

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Une idée absurde.

Taxer les robots procède du même raisonnement que celui qui voudrait arrêter le déroulement du temps en arrêtant les pendules. Le vieil adage « on n’arrête pas le progrès » est toujours d’actualité et plus que jamais avec cette idée saugrenue directement sortie des débats du XIXème siècle : fermeture des frontières, solution totalement inadaptée à l’organisation actuelle de la production, et guerre aux machines procèdent de la même démarche. Disons-le tout net, la France ne peut se permettre ce genre de mesure. Surtout unilatéralement. Notre industrie souffre du manque de robots, pas de leur surabondance : avec seulement 32 000 dans ses entreprises, elle accuse un terrible retard en matière d’automatisation, contre 180 000 en Allemagne. Une taxe sur les robots freinerait l’innovation et le progrès technique.  C’est déjà un de nos points faibles, si on le rend encore plus faible, c’est la productivité de nos entreprises qui va décroître. On aura alors les pertes d’emplois qui résulteront non pas de la robotisation mais de la ruine de notre économie. Notre voisin d’outre-Rhin avec six fois plus de robots a deux fois moins de chômeurs : cherchez l’erreur !

L’automatisation : vaste sujet.

La taxation des robots pose des problèmes conceptuels difficiles à délimiter. Il serait injuste de taxer seulement les nouveaux robots en préservant la rente des anciens. Il faudrait donc taxer tout ce qui permet d’économiser le travail, en commençant par les logiciels de Microsoft qui ont fait disparaître des millions de postes de secrétaires, en continuant par les tracteurs, les aspirateurs…  Voilà pourquoi plutôt que de ralentir un mouvement inéluctable, il vaut mieux au contraire l’accompagner en tirant profit des bons côtés qu’il apporte par la disparition du travail posté, l’atténuation de la pénibilité de nombreuses tâches, et s’attacher à la formation des salariés pour qu’ils soient plus qualifiés et aptes à guider et surveiller les robots, enfin se préoccuper de la compétitivité de nos entreprises industrielles avec la création d’une filière ad hoc.

Automatisation ne signifie pas substitution

Alors évidemment non, le travail ne va pas se raréfier et encore moins disparaître dans les années à venir. Si la machine ne faisait que remplacer l'humain, il n'y aurait plus aujourd'hui que très peu de travail humain dans la production, qui serait déjà assurée par des robots et automates. Le risque de chômage technologique massif peut être écarté pour de multiples raisons. D'abord, l'automatisation n'élimine pas tant des emplois qu'elle se substitue à l'humain sur certaines tâches, redessinant les processus de production. Robots et machines modifient nombre de tâches au sein d'un emploi, sans pour autant le rendre obsolète. Notons aussi que la substitution des emplois par les machines a été compensée par la croissance de la production et l'invention de nouveaux biens et services. L'immense majorité de ce que nous produisons a besoin de machines, et ce sont ces machines qui sont elles-mêmes à la source de création de nouveaux emplois : chaque emploi créé par le secteur de la haute technologie entraîne la création d'environ cinq emplois complémentaires.

Le trouble provient de ce que nous avons du mal à imaginer l’avenir.

S'il est facile d'extrapoler les emplois actuels voués à être automatisés, comment comptabiliser les métiers de demain dont l'existence même nous échappe ? Nous avons tendance à « numériser le présent » mais nous sommes bien incapables d'imaginer le monde du travail d'après-demain. Qui aurait prédit, à l'heure du passage du transport à cheval à celui de l'automobile, l'apparition des métiers de chauffeur, carrossier, pompiste, ingénieur aérodynamicien, technicien plasturgiste, électronicien automobile, etc. Sans remonter à une époque aussi lointaine, qui aurait parié il y a 10 ans un euro sur l'émergence des métiers tels que webmaster, curateur de données, manager de communautés ou animateur médias sociaux. Et demain, combien de fermier urbain, avocat en droit des robots, coach en media social, réputationniste (conseiller en e-réputation), data diététicien, numéropathe (thérapeute en désintoxication digitale)…  Les filières de la robotique sont vastes et en perpétuelle évolution et touchent des secteurs  qui améliorent directement nos vies.

Moins de temps passé à travailler

L'histoire de notre développement économique est celle, multiséculaire, de l'automatisation. Entre 1970 et 2000, la tertiarisation de l'économie avait emporté la moitié des emplois sans que la société n'implosât. Des emplois ont disparu, mais de nombreux autres ont émergé. Le nombre d'emplois ou le niveau global d'activité ne sont pas figés. Ce qu'il faut regarder, c'est l'impact de l'automatisation sur les gains de productivité. Sur les deux derniers siècles, les gains de productivité ont été énormes, mais ils se sont plus traduits par une réduction de temps de travail que par une diminution des emplois : la part du travail dans nos vies s'est réduite comme peau de chagrin alors que dans le même temps la taille de la population active n'a fait que croître ! Le temps de travail salarial occupait 40% de la vie des hommes il y a un siècle. Aujourd'hui, il n'en représente plus que 10%... L'automatisation supprime davantage du temps de travail que des emplois ! Taxer la valeur ajoutée revient à décourager l’innovation et la productivité. Les robots ne menacent pas les emplois. Sans parler du développement de l'emploi dans les services à faible valeur ajoutée (du moins d'un point de vue comptable..) dans le secteur de la distribution, de la restauration, des services à la personne ou des transports, couplé à la contraction de l'industrie. Une kyrielle de secteurs économiques confrontés à des pénuries de main d'oeuvre, où l'emploi fait défaut.

La raréfaction du travail n’est pas pour demain.

Cessons de vouloir taxer tout et n’importe quoi pour combler notre dette alors que nous n’avons pas eu le courage de réduire nos dépenses.

 


POURQUOI SORTIR DE L’EURO EST ABSURDE

Euro pièce

 

Sortir de l’Euro est une absurdité et plus de 70% des Français l’ont bien compris et sont contre. Mais comme plusieurs candidats la préconisent, il convient de continuer à argumenter. J’ai noté que les raisonnements qu’ils tiennent se réfèrent au passé, à l’époque où la maîtrise de la valeur de la monnaie pouvait permettre des effets de relance économique. On oublie qu’ils étaient souvent illusoires et non exempts d’effets pervers. L’Histoire de la IVème République en témoigne. L’économiste Jean-Marc Sylvestre explique très bien ces mécanismes devenus inadaptés au contexte de la France d’aujourd’hui.

Le pouvoir de dévaluer.

« Les partisans de la sortie de l’euro veulent retrouver le pouvoir de dévaluer la monnaie, ce qui est absurde et dangereux. Ils sont convaincus qu’en retrouvant la souveraineté monétaire, l’économie française retrouverait son dynamisme, sa croissance et ses emplois. Si c’était aussi simple, pourquoi ne l’a-t-on pas fait avant ?

Explications élémentaires : on ne l’a pas fait parce que les effets d’une sortie de l’euro ou d’une dévaluation seraient catastrophiques, en particulier pour les plus pauvres ou les plus défavorisés de la société. En prônant la sortie de l’euro ou la dévaluation de la monnaie, Marine le Pen, Jean-Luc Mélenchon et même Benoit Hamon, qui a tendance à reprendre les arguments de tous les frondeurs et partisans d’un protectionnisme national, tous font deux erreurs pour un seul but  : en tirer bénéfice sur le terrain électoral.

1ère erreur : retrouver la souveraineté monétaire

C’est complètement faux. La première erreur est de croire que la souveraineté monétaire permettrait de conforter l’indépendance politique du pays, et récupérer un pouvoir qui serait détenu désormais par Bruxelles.. La seule chose qui permettrait de retrouver du pouvoir et de l'indépendance, c’est la puissance économique et l’indépendance financière. Nous sommes dépendants aujourd'hui de tous ceux qui nous prêtent de l’argent. Nous sommes esclaves des marchés parce que nous avons besoin d’emprunter pour vivre. Trouvons un processus pour diminuer les dettes publiques et nous retrouverons de la souveraineté. Sortir de l’euro et revenir à un franc serait accepter une monnaie dévaluée de 20 à 30% par rapport à l'euro actuel. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'économie française seule est 20 à 30% moins solide que la France arrimée, comme c'est le cas actuellement, à la zone euro. Pour les non-résidents étrangers, leurs avoirs en franc perdraient  immédiatement 20 à 30 % de leur valeur. Or, ces étrangers possèdent environ 60% de la dette française. Si on leur faisait le coup de la dévaluation, ils couperaient immédiatement le robinet du crédit. Et si on ferme le robinet du crédit, le système économique se bloque et se sclérose.

2nde erreur : une dévaluation ferait repartir l’économie et la croissance.

Là encore, c’est complètement faux. La deuxième erreur est de croire qu’une dévaluation de la monnaie, soit par décision politique, soit par la sortie de l’euro, pourrait faire repartir le système économique et la croissance. Supposons que l’euro ou le nouveau franc soit dévalué de 30% par rapport au dollar : ça voudrait dire que l’euro ou le nouveau franc ne vaudrait plus 1 dollar mais 0,70 euros.

Conséquences : le constructeur automobile français qui vend ses voiture 10 000 euros continuera de les vendre 10 000 euros ou 10 000 nouveaux francs. Mais c’est vrai, les étrangers les paieront en dollar, soit l’équivalent de 7 000 euros. Les industriels français vont donc prendre un énorme avantage compétitif et vendre sans doute beaucoup plus de voitures pendant les six mois qui suivront, mais l’entreprise ne va pas augmenter ses profits et ses capacités de développement pour autant.  D’abord, parce que nos acheteurs et partenaires commerciaux peuvent ne pas se laisser faire. Ils peuvent répliquer par une dévaluation de leur côté, ce qui ramène tout le monde à la case départ : la guerre des changes est le risque majeur. Lors d’une guerre des changes, au mieux elle ne change rien, au pire elle ruine ceux et celles qui n’ont pas les moyens de spéculer. Ensuite, les gains de compétitivité à l’exportation n’existent que si les coûts de production du constructeur français ne sont pas impactés par un renchérissement des comparants importésDans l’automobile, comme dans beaucoup de secteurs, les constructeurs français intègrent des coûts en énergie (payés en dollars), en matières premières (payés en dollars), en composants électroniques (payés en dollars). Ces composant étant payés en dollars, sont donc 30% plus chers. Globalement, comme l’économie française importe plus de produits et de services qu’elle n'en exporte, l'économie sera perdante. Forcément perdante. En dévaluant la monnaie, les produits exportés sont vendus moins chers, mais les produits importés sont achetés plus chers. Alors, certains nous diront qu’on pourrait très bien se passer des produits importés. Sans doute, mais pas dans l’immédiat. Retrouver des processus de fabrication, des outils, des équipements, sans doute, mais à quel prix ?

Croire que ça marcherait mieux relève de la théorie qu'on enseignait il y a un demi-siècle.

Toute dévaluation et la sortie de l’euro se traduiraient par une dévaluation, entraînant mécaniquement une inflation intérieure qui pénalise directement les salariés et les consommateurs. Puisque les prix augmentent, le pouvoir d’achat baisse. Il est évident qu’une sortie de l’euro reviendra à subventionner les exportations en en faisant payer le prix à ceux qui touchent des revenus à l’intérieur puisque les prix augmentent. Les salariés et les rentiers seront les premières victimes. Ni Marine le Pen, ni Jean-Luc Mélenchon, ni Benoît Hamon n’expliquent ce mécanisme. A défaut d’explication, ils pourraient respecter au moins l'histoire de ce qui s’est passé en France avant la mise en place de l’euro. Dans les années 1970 et 1980, on avançait à coup de dévaluation compétitive en Europe, c’est-à-dire à coup de hausse des prix. Et pour limiter l’inflation, on multipliait les blocages de prix et les freins administratifs. On acceptait d’appauvrir la majorité des salariés et des rentiers. »

Une monnaie avec quelle valeur ?

J’ajouterai, ce dont personne ne parle, c’est que toute monnaie est émise en espèces sonnantes et trébuchantes dont la valeur est garantie par … une contrepartie en or, stockée pour nous à la Banque de France. Faire croire qu’on pourrait revenir à un Franc à parité avec l’euro, voudrait dire que la valeur du stock d’or actuellement détenu aurait été multipliée par 6,5 (parité au moment de la création de la monnaie unique) : cela reste à vérifier et ce serait étonnant que ce soit le cas. Il faut tenir compte aussi que depuis, l’endettement de la France (2 300 milliards d’euros) et son déficit budgétaire annuel non résorbé limitent considérablement la confiance que les autres pays et les organismes financiers pourraient lui accorder, d’autant plus que ceux qui préconisent le retour à une monnaie nationale ont promis la Lune à coups de dizaines de milliards de dépenses nouvelles.

Oui, sortir de l’euro serait une folie et la ruine de la France et des Français à coup sûr !

 

 


LES TERRITOIRES : UNE NOUVELLE ESPERANCE

Ruralité

 

Le désespoir  de la  terre.

Il  se  traduit par un seul  chiffre : 30% des agriculteurs seraient prêts à voter pour Marine Le Pen. C’est bien un vote de désespoir. A croire que nos paysans ont perdu le bon sens qu’on leur attribue habituellement. Ils auraient bien tort de croire les  promesses nationalistes et démagogiques qu’elle leur fait, en proposant notamment de « franciser » les aides versées dans le cadre de la politique agricole commune. D’abord parce qu’il se pourrait bien que ce soit en « monnaie de singe », ensuite parce qu’on ne ferme pas impunément l’accès de la deuxième puissance agricole exportatrice de l’UE à ce marché commun de 500 millions de consommateurs européens. Parce qu’ils possèdent des terroirs et des savoirs, nos paysans ont la chance de pouvoir valoriser leurs productions, dont certaines sont réputées de grande qualité, comme dans le vin, le lait, ou la viande. Car il ne faut pas se bercer d’illusions : les circuits courts et locaux peuvent être exemplaires mais restent marginaux. Le destin de nos agriculteurs se joue plus que jamais au-dehors de nos frontières où ils doivent aller chercher ces marchés de valeur.  

La PAC, inadaptée mais utile.

Mal réformée en 2013, la PAC (politique agricole commune) soutient les revenus plutôt que les productions agricoles, ce qui n’est pas beaucoup mieux, car elle conduit ainsi à couper les agriculteurs de la réalité des marchés. Qu’elle ne réponde pas aux défis lancés aujourd’hui à l’agriculture française, c’est certain. Mais, face aux grands aléas climatiques et à l’émergence de nouveaux pays producteurs, de blé notamment, c’est l’extrême volatilité des cours qui est devenue le risque numéro un de notre «industrie» agricole. Pour la prémunir contre ce phénomène, il faudrait un système d’aides contracycliques : l’idée consiste à mettre en réserve des fonds lorsque les cours sont hauts pour les débloquer lorsqu’ils baissent. Pragmatiques à leur habitude, c’est ce que font les Américains. La France doit se lancer dans ce combat pour une politique agricole commune plus protectrice de ses intérêts avec  plus de conviction. L’europhobie, dans ce contexte n’est certainement pas la solution. Faire croire que l’on peut sacrifier la PAC sur l’autel du populisme, c’est mentir à la terre.

Une politique de croissance pour les territoires.

L’agriculture française ne peut se résoudre à un avenir dans lequel ses fins de mois dépendraient des subventions de l’Europe. Les négociations tarifaires très difficiles menées avec la grande distribution constituent un autre écueil. Elles ne montrent pas seulement la nécessité pour nos producteurs de s’organiser plus encore en structures de type coopératif afin de contrôler eux-mêmes la transformation et la commercialisation de leurs produits, elles traduisent aussi la limitation, en valeur comme en volume, du marché national. Les territoires ruraux sont les oubliés de la République et leur renouveau passe, entre autre,  par celui de notre agriculture, mais surtout par une nouvelle relation des Départements et des Régions avec l’Etat. Cette double nécessité est prise en compte par François Fillon,  à la fois dans les douze  priorités qu’il a arrêtées pour soutenir les agriculteurs mais aussi dans son approche de la  France des territoires.  Ainsi les Départements concluront un « pacte de territoire » qui définira leurs relations avec l'Etat, dans un esprit partenarial et dans le respect des principes de liberté et de responsabilité. Parce qu’ils sont la collectivité par excellence de la solidarité et de la proximité, ils seront les principaux  leviers pour lutter plus efficacement contre les inégalités territoriales, les déserts médicaux et la fracture numérique, ils pourront redonner de l'espérance aux territoires ruraux qui se sentent abandonnés et pourront mieux accompagner les agriculteurs et les éleveurs qui en sont l'âme vivante. C’est pour cette raison que 46 présidents de département de la droite et du centre soutiennent le projet de François Fillon. Près d’un sur deux !

Par son ancrage sarthois,  François Fillon connait bien les problèmes du monde rural.

Depuis près de quatre ans, il  a sillonné le pays  à la rencontre des Français de la France périphérique. Ses propositions sont le fruit de tous ces échanges avec le  terrain.  Elles sont en prises directes avec la réalité et les besoins.  Il  est convaincu de la nécessité d’une nouvelle croissance plus équilibrée  entre les métropoles et les territoires ruraux, oubliés de la  mondialisation.

 

LES 12 PRIORITES de FRANCOIS FILLON POUR LE MONDE AGRICOLE :

Faire de la déduction pour aléas un «compte épargne aléas climatiques et économiques» alimenté librement pendant les années de bonne récolte, utilisable en cas de pertes d’exploitation, et très simple d’emploi

Encadrer par la loi la négociation des contrats, pour que la négociation entre les producteurs et les industriels rééquilibre la négociation entre les industriels et les distributeurs

Fonder une PAC 2020 basée sur la gestion des risques et sur le soutien à l’investissement, en ne s’interdisant aucun mode d’intervention et en maintenant à l’Euro près le budget actuel

Réformer le droit de la concurrence et appliquer systématiquement la préférence communautaire pour que l’Europe défende les agriculteurs européens

Soutenir les circuits directs de vente du producteur au consommateur en mettant en place un crédit d’impôt et des prêts d’honneur «circuits directs agricoles» sans intérêts ni garantie

Simplifier drastiquement le droit des entreprises agricoles pour laisser les agriculteurs choisir librement la forme juridique de leur entreprise

Instaurer un sursis d’imposition lors de la transmission de la PME aux descendants

Donner toute liberté aux agriculteurs de se regrouper en organisations de producteurs de taille significative, avec des démarches simples, pour mieux défendre leurs marges

Rendre obligatoire l’évaluation, par une étude d’impact, des conséquences de toute décision publique impactant le monde agricole, incluant les décisions de politique sanitaire et environnementale

Relancer des programmes de recherche et d’innovation pour l’agriculture de demain, notamment ceux concernant la génétique et l’agriculture 3.0.

Faire de chaque agriculteur un “paysan-chercheur” en profitant des avantages du “crédit impôt recherche” notamment sur le sujet des pratiques agricoles

Mettre en œuvre un programme national spécifique consacré à la montagne, en redonnant à l’Etat les crédits du Fonds européen agricole pour le développement rural pour l’indemnité compensatoire du handicap naturel .

 

 

 


LES TARTUFFE

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Mais où est passé le bilan ?

Plus de 2 300 milliards d’euros, c’est la dette en temps réel, 57% du Pib en dépenses publiques soit 9 points de  plus que la moyenne européenne. Que le quinquennat se termine sur près de 6 millions de chômeurs et précaires  et 9 millions de Français pauvres, ça devrait faire débat, non ? Que la France ait perdu toute influence en Europe et dans le Monde, que sa croissance reste à la traîne de tous ses partenaires, que la  gauche soit incapable  de se retrouver sur un programme … on n’en finirait pas d’égrener les ruines laissées par un Président « normal » qui ose affirmer : « Il  est confondant de voir des responsables politiques qui aspirent aux plus hautes  fonctions, proposer benoîtement (on se demande si le mot est le fait du hasard), autant de dépenses et d’impôts  supplémentaires. » Il faut n’avoir honte  de rien ! Encore se plait-il à donner des leçons de  morale, son casque sous le bras, bien sûr. Le bilan, ne comptez pas sur les  médias pour en parler, ils sont occupés à autre chose. Et  comme  aucun candidat ne s’en réclame … Ah,  les Tartuffe !

Le continuateur doit assumer le bilan.

Une tribune de soutien à Macron d’une quarantaine de députés fidèles à Hollande et à Valls devait  paraître ce vendredi à l’initiative de Christophe Caresche et Gilles Savary. La publication a été annulée ou retardée. Le texte  existe bel  et bien. Cela en dit long sur le désordre qui trouble le PS. Ces parlementaires ont participé à la primaire de la « belle alliance populaire » avec l’engagement de soutenir le vainqueur. Bah, ils ne sont pas  à ça près, les hypocrites. En passant avec armes et bagages chez  Macron, les hollandistes vont  apporter avec eux  le bilan calamiteux du quinquennat. Il n’est pas certain que ce soit un avantage. On ne se privera pas de rappeler que son programme, Hollande aurait pu l’écrire, et c’est d’autant plus logique que c’est lui, Macron, qui avait écrit celui du président sortant et commencé à  le  mettre en application. On est bien dans la continuité : « l’immobilisme est En Marche, rien ne pourra l’arrêter ! ». Avec le ralliement annoncé de le Drian,  mais retardé lui aussi, à la demande d’un Hollande courroucé,  le mouvement de Macron est  surtout « En Marche » vers la gauche. Après « ni de droite-ni de gauche », puis de « droite et de gauche », voilà maintenant le nouveau slogan de Macron : « de gauche et de gauche !» De quoi faire changer d’avis une partie des 48%  qui disent le soutenir et qui sont encore indécis, notamment ceux de chez Sarkozy ou Juppé que quelques égarés de droite et du centre avaient pu attirer vers l’ancien Ministre de l’Economie.  Ils se trouvent aujourd’hui noyés dans un  magma informe dominé surtout par l’intelligentsia de ce que la gauche bobo compte comme fleurons dont Delanoë est la figure emblématique. On se demande ce que peut bien faire là le libéral Alain Madelin, au milieu des dirigistes et étatistes de tout poil. Est-il d’accord pour faire payer un loyer fictif aux propriétaires qui occupent leur logement, ce qui équivaut à une nationalisation de fait puisqu’ils deviennent locataires, ce qui correspond à une réquisition de fait par l’Etat ?

Macron c’est la confusion.

Macron  a bien senti le danger pour sa candidature attrape-tout. Il a pu avoir peur que Juppé prenne le relais de Fillon. Soulagé, il s’est cru obligé de lui faire un hommage appuyé en passant près de Bordeaux : un chant des sirènes en direction des partisans du girondin auquel celui-ci a répondu en publiant son parrainage pour François Fillon : « même comme simple  passager, je ne quitte pas le bateau dans la tempête » a-t-il twitté. De ce côté-ci, au moins il n’y a aucune ambiguïté. Par contre, du côté  Macron, c’est  de plus en plus  l’auberge espagnole sur une ligne politique qui multiplie l’accessoire pour plaire tous azimuts en oubliant l’essentiel : la dette, les déficits et le  chômage de masse. Macron, le candidat préféré des businessmen dans le vent multiplie les appels du pied aux assistés des banlieues sensibles. Il n'y a là aucune contradiction, c'est la pure logique de la mondialisation. Et dans le droit fil de sa déclaration d’Alger « la colonisation est un crime contre l’humanité ». On aurait envie de le renvoyer à ses livres d’Histoire,  mais à quoi bon. « Il y a tromperie sur la marchandise d’abord parce qu’il prend soin de ne rien dire… C’est un ex-banquier qui s’apprête à faire de gros cadeaux aux banquiers et aux portefeuilles financiers.» C’est Thomas Picketty, l’économiste de gauche qui le dit. Il s’est également interrogé sur les donateurs du fondateur du mouvement En Marche ! … Nous aussi ! ISF, Las Vegas, Servier … des bricoles, mais qui montrent bien qu’on nous cache un côté obscur du candidat. Macron entretient la confusion, Il n’en sortira rien de bon.

Le PS peau de chagrin.

Ne comptez pas sur Benoit Hamon pour assumer le bilan. Lui, il était « frondeur » et il a quitté le  gouvernement au moment du « pseudo virage  libéral ». Mais il est pris dans le piège de son revenu universel. Si son parti voit fuir ses troupes, lui voit fuir ses électeurs au fur et à mesure que l’utopie se frotte à la dure réalité. Et le revenu universel l’est de moins en moins, confronté à la triste contrainte de son financement. 61 % des sympathisants du parti socialiste approuvent les responsables socialistes dans leur choix de soutenir le candidat d'En Marche au détriment de Benoît Hamon. C’est pourquoi les appels de Cambadelis  prennent une tournure pathétique. La messe est dite (si je puis dire) :  Macron est bien le candidat de la gauche !

Ainsi va le bal des Tartuffe.

 


UNE CAMPAGNE EN LACETS

La liberté guidant le  peuple bis

«… Bravez la mitraille des attaques, soyez plus forts que les autres, ayez le cœur plus grand que les autres ; debout contre tous les vents, prenez la liberté pour étendard, tenez ferme le drapeau tricolore, le drapeau des rebelles, et ayez pour devise gagnante celle de la victoire ! »

                                                François FILLON (Orléans)

 

Rien n’est joué.

Si le ralliement de Bayrou a, parait-il, constitué un tournant dans la campagne présidentielle, le rassemblement du Trocadéro en a constitué un autre. Plus le temps passe et plus le paysage électoral devient lisible. L’excellente analyse de Jérôme Sainte-Marie dans le Figaro d’aujourd’hui livre des chiffres qui permettent tous les retournements de situation : la faible détermination électorale (1 Français sur 2 n’a pas fait son choix ou peut encore changer d’avis), et les socles solides des électorats de Marine Le Pen et François Fillon. Donc tout reste possible pour François Fillon !

FILLON, le point d’équilibre de la campagne.

François Fillon marche sur une crête qui sépare deux abîmes, celui du revenu universel de Benoit Hamon et celui de la sortie de l’euro prônée avec entêtement par Marine Le Pen. Les électeurs du Front, qui la vénèrent pour ses idées sur l’immigration et sur l’identité nationale, devraient logiquement s’inquiéter de ce qu’elle leur propose en matière économique et se tourner, au moins en partie, vers François Fillon. Que l’on soit de droite ou de gauche, il est le candidat le plus rassurant, celui qui, en dépit de l’exaspération populaire, propose un renouveau économique et social fondé uniquement sur la réforme. La gauche essaie de le présenter comme un candidat qui va tous nous priver de notre assurance-maladie et de nos retraites, mais c’est une honteuse caricature. Simplement, il ne peut y avoir de réforme sans sacrifices et tous ceux qui prétendent le contraire sont de fieffés menteurs. L’UDI est rentrée logiquement dans le rang. Pour le comité politique des Républicains, la première tâche consiste maintenant à convaincre quelques centaines d’élus dissidents de se rallier au candidat François Fillon, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, parce que les électeurs de la droite n’ont plus le choix ; le pire, parce que les attaques contre le candidat LR ne diminueront ni en nombre ni en intensité. Mais ce qui ne tue pas renforce !

Le camp Macron ressemble de plus en plus à une auberge espagnole.

Aujourd’hui Delanoë, demain Valls et Le Drian, puis ce sera Cazeneuve. Un Parti Socialiste bis. Les gens du centre et du centre droit qui l’ont rejoint peuvent-ils ne pas voir la duperie ? Seront-ils les pélerins aveugles d’une France ingouvernable ? Macron apparait un peu  plus comme ce sous-marin hollandais qui aurait conclu un pacte avec le président en exercice pour prolonger son mandat d’une autre manière en se déguisant en révolutionnaire de pacotille. Sa démission du poste de ministre de l’Economie lui a permis de s’arracher au joug d’un Premier ministre avec lequel il ne s’entendait guère et de  se démarquer d’un bilan gênant. Sa recette est simple : enfumer les esprits sur ses intentions et sur ce qu’il fera concrètement s’il est élu. On  peut dire qu’il y a réussi jusqu’à maintenant. Son corollaire, c’est un programme attrape-tout,  mais surtout socialiste. Une sorte de feuille de route hollandaise améliorée. Mais comme au cours des différentes étapes de son parcours, il a dit tout et son contraire, peut-on le croire ?

A gauche, les frondeurs campent dans les nuages de l’idéologie et de la chimère, entre utopie et enfer vert.

La gauche est divisée, entre hamonistes et mélenchonistes, entre socialistes ralliés à Benoît Hamon et socialistes tentés ou convaincus par Emmanuel Macron qui agit comme une bombe à fragmentation. La consolation, c’est qu’ils ne sont pas en mesure de figurer dans la course.

Avec les extrêmes, dont  les intentions en matière d’économie se ressemblent beaucoup,  la folle fuite en avant des dépenses à quoi il faut rajouter la non moins folle sortie de l’Union européenne, c’est la ruine assurée pour les Français, fortunés ou non.

Le choix n’est donc pas si difficile !

 


UN CHENE DANS LA TEMPETE

Fillon trocadero
 

 

Une colère compréhensible

Je partage l’avis d’Alain Finkielkraut : François Fillon a raison de dénoncer l’acharnement judiciaire dont il est victime. Mercredi dernier, le  courrier le convoquant chez le juge « à fin de mise en examen », dans des délais aussi courts après l’ouverture de l’information judiciaire est sans doute la goutte qui a fait déborder le  vase. Il  y a de quoi alimenter tous les fantasmes et un sentiment malsain de justice TGV au détriment de la sérénité de l’instruction. Les déclarations de Maitre Lévy sur les conditions d’exploitation très partielle du dossier par les magistrats instructeurs vont dans le même sens. Enfin, les fuites des procès-verbaux, encore dimanche dernier dans le JDD en parallèle du témoignage de Pénélope Fillon, non seulement montrent la vacuité des accusations  portées contre le candidat à la présidentielle,  mais foulent une fois de plus sa  présomption d’innocence. De  là est partie l’idée de faire une démonstration d’adhésion et de protestation par une manifestation géante au Trocadéro. Elle est venue de Patrick Stéfanini, le directeur de campagne. Un  pari risqué  aussitôt exploité en « contestation des juges par la rue ». On pouvait craindre une dérive populiste.  Elle a donné lieu à toute une série de démissions et de « retraits »  de la campagne par la frange juppéiste et le mairiste des Républicains, et les centristes de l’UDI. Pression ultime de ceux qui n’ont jamais admis leur défaite ou cristallisation d’une organisation de campagne trop clanique : un peu les deux certainement.

Le rendez-vous du Trocadéro

Qui pouvait imaginer réunir en trois jours une telle marée humaine ! Pour réussir la même chose en 2012, l’équipe de Nicolas Sarkozy l’avait  préparée pendant plusieurs semaines. C’est qu’il faut compter avec l’exaspération voire la colère d’un électorat qui se sent agressé à travers les  misères qu’on fait à son candidat.  Comment voir des Fachos dans ces familles et ces seniors, aux conditions sociales mélangées, venues de la France profonde ou de la région parisienne ! Peu importe le nombre, la foule des électeurs qui soutiennent Fillon était là. Elle est la partie visible de l’iceberg qui sert de socle, et qui contre vents et  marées –c’est le cas de le dire- maintient le candidat autour de  20% des intentions de vote. Le déroulement du meeting a confirmé qu’il n’y avait pas de dérive populiste comme pouvaient  le laisser penser les rumeurs de « rassemblement anti-juges ». François Fillon a fait un discours éminemment « républicain » sans excès, ni dérive : chacun peut être rassuré. Il a fait la  preuve une fois de  plus  de sa solidité et de son épaisseur présidentielle. La  présence de Pénélope à ses côtés était la bienvenue de même que son interview dans le JDD où elle a livré, toute en pudeur, sa version des faits. Ce chapitre est clos. Il sera désormais le champ réservé des avocats.

Fillon indéboulonnable

Certes, un meeting ne fait pas tout, mais il est un symbole. Ce rendez-vous réussi  permet au candidat, le soir même, à la télé de réitérer que son retrait n’est pas à l’ordre du jour. Alain Juppé, que certains poussaient, en a tiré les conséquences dès lundi matin par une déclaration digne et lucide sur lui-même et les différents candidats. A une exception près : la droite du Trocadéro n’est pas  une droite « radicalisée » comme il le pense. On n’est plus en 2002 au moment de la création de l’UMP. Cette erreur d’appréciation lui a fait perdre la primaire. Visiblement, il ne l’a toujours pas compris. Par contre, il a profondément raison quand il dit que  la droite et le centre doivent être ensemble pour gagner. Le Comité Politique des Républicains a assuré son soutien au candidat à l’unanimité. Que pouvait-il faire d’autre ? Le recours gaullien au peuple leur a signifié qu’à la rigueur on pouvait se passer des « barons ». La plupart des partisans d’un plan B rentrent donc au bercail, à l’exception de quelques-uns. Ces derniers peuvent encore revenir. Nous aurons besoin de toutes les énergies pour relancer la campagne. François Fillon est Le candidat, et il ira maintenant jusqu’au bout. 

Les conditions pour la victoire

Solide, François Fillon l’est. Il  faut  être comme un chêne pour résister à  l’ouragan qui souffle sur lui depuis le mois de février. Puis, le calme suit toujours la tempête. Il est grand temps que la droite reprenne son chemin avec le centre. Rien d’irréductible ne sépare l’une de l’autre. C’est  la  responsabilité de François Fillon et celle de ceux qui ont voté pour lui à la primaire de comprendre que des concessions doivent être faites si on veut faire ensemble le bout de chemin qui reste et  remporter la victoire, comme aux municipales, comme aux régionales. Aujourd’hui, le centre droit est orphelin. Il  est urgent de lui tendre la main et de lui donner les garanties qu’il attend. L’enjeu est trop grave : ne rien faire, c’est laisser Marine Le Pen prospérer, et Macron et son auberge espagnole servir de refuge. François Fillon a encore des signes à envoyer : dévoiler son « pack » qui gouvernera avec lui, décliner son  projet dans toute la France. Pour ceux qui sont tentés par Le Pen, il sera facile de démontrer que Fillon fera mieux qu’elle en matière d’immigration et de sécurité, pour ceux qui sont attirés  par le miroir aux alouettes Macron, il n’aura pas de mal à montrer que  la compétence  et l’expérience c’est mieux que la nouveauté incarnée par un béotien, aussi séduisant soit-il par son apprence. Dans les deux cas, Fillon c’est plus sûr !

La victoire reste à portée de main,  à deux conditions : que toute la famille LR soit réunie, et que l’UDI revienne !

Le temps presse.

 


TEL MACRON, TEL PROGRAMME !

Macron enjoleur

 

Nous reparlerons  bientôt de la suite de la campagne du candidat de la droite et du centre et de la magnifique démonstration de mobilisation du Trocadéro, après que la fumée blanche sera sortie de la cheminée du comité politique des Républicains. En attendant, je vous propose un petit voyage dans le programme macronien. Forcément  pour en faire le tour, c’est un peu long, aussi j’ai segmenté l’article en petites parties pour qu’il soit plus … digeste.

 

Enfin, la montagne a accouché … d’une souris. Macron a  présenté un programme qui lui ressemble : on cherche la colonne vertébrale, il n’y en a pas ! S’il comporte quelques mesures séduisantes, qui vont dans le sens d’une politique de l’offre, elles sont étouffées  par l’ensemble  des autres qui les annihilent. Certains diront que ce programme est équilibré.  Si c’est le cas, c’est l’équilibre par l’incohérence. Il repose aussi sur une conception fausse de l’économie directement tirée du quinquennat qui finit, et des fiches de France-Stratégie du sire Pisani-Ferry : à savoir la justice fiscale qui voudrait que l’on mette en balance les efforts de contribution des ménages et ceux des entreprises à égalité,  ce qui est un non-sens.

Quelques mesures séduisantes.

Elles sont mises en avant par Mathieu Laine, dans une tribune du Figaro, pour tenter de convaincre que le programme de Macron est le bon. Bien sûr, proposer la retraite à points et  la fin des régimes spéciaux, la  négociation du temps de travail dans les entreprises, la dévitalisation d’une large partie de l’ISF,  ça va dans le  bon sens. De même que ses propositions qui détricotent l’absurde réforme du collège avec la volonté de sauver le latin et le grec et de revenir à un enseignement chronologique de l’Histoire, de donner davantage d’autonomie aux enseignants et aux universités, procèdent d’un pragmatisme de bon aloi. On relève aussi quelques assurances sociétales propres  à caresser un électorat centriste ou de droite avec l’exigence de maitrise de la langue française pour obtenir la nationalité et la volonté  affichée de démanteler les associations faisant l’apologie du terrorisme. Avec  toute une série de mesures, il compte  redonner du pouvoir d’achat aux Français : l’exonération de la  taxe d’habitation  en est la plus emblématique ; elle s’ajoute à  la baisse des cotisations salariales, le rétablissement des exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires, la hausse de la prime pour l’emploi ou encore le remboursement intégral des soins dentaires et optiques. S’y ajouteront des préoccupations de moralisation de la vie politique qui sont autant de tartes à la crème bien dans l’air du temps pour apparaître comme le prophète de temps  nouveaux, et bien commodes pour dénoncer un système dont il est pourtant le pur produit.

Le contrepoint qui contredit toutes ces belles ambitions.

D’abord  sur la retraite, Macron ne résout rien et on notera surtout l’absence d’économies : il  ne touche à rien alors que tout le monde sait bien qu’il faudra prolonger la durée du temps de travail au moins jusqu’à 65 ans pour établir l’équilibre financier des régimes. Il ne dit pas non plus comment il compte parvenir à l’alignement des régimes publics et privés, sinon en se donnant dix  ans… ce qui est une manière de botter en touche. La transformation de  l’ISF en une super taxe foncière est aussi une manipulation qui vise en premier les détenteurs de patrimoine immobilier et les propriétaires en général, soit plus de la moitié des Français. On sait que l’idée d’imposer un loyer aux propriétaires sur la valeur fictive de leur bien est dans la même logique et pourrait voir le jour.  Les hausses d’impôts ne frapperont qu’une minorité, essentiellement constituée de retraités et de hauts salaires, qui devra supporter la hausse de la CSG. Ceux qui ont une résidence secondaire devront s’acquitter d’une imposition de 30% sur la plus-value, même taux pour les assurances-vie. Sa volonté de combattre le terrorisme est contrebattue par la complaisance qu’il affiche pour le communautarisme. Bref, quand on met en perspective avec le bilan de Hollande, on s’aperçoit qu’on est en droite ligne dans la poursuite d’une politique de  même inspiration, sinon semblable. J'ajouterai que privilégier une relance par la consommation n'est pas de nature  à se retrouver dans la croissance  quand on a une balance commerciale lourdement déficitaire.

L’économie « administrée » est renforcée.

Avec le projet Macron, non seulement l’économie française ne sort pas de son carcan administratif qui en fait la plus « étatisée » de l’Union européenne, au sens où elle est soumise à une politique fiscale qui porte sur toutes les étapes de la constitution du capital et à un code du travail  kafkaïen,  mais le projet Macron le renforce. Les bouffées d’oxygène sont octroyées aux entreprises par un état tatillon par le biais de baisses de charges ciblées, parfois temporaires. Ainsi procède la défiscalisation des heures supplémentaires, mesure réversible à  tout moment, de la même façon qu’il maintient les 35 heures ce qui limite  le champ de la négociation du temps de travail. Ainsi procède aussi la transformation du CICE en baisse des charges. C’est un progrès que d’abandonner l’usine à gaz, mais le  projet ne traite pas la question de la fiscalisation des bénéfices. Il  en ressortira une amélioration de la compétitivité des entreprises, mais quid des investissements ?

  • Il y a surtout deux mesures aggravantes de cette volonté de contrôler l’économie :

. L’étatisation de l’assurance-chômage, et le plan d’investissements publics de 50 milliards. La réduction de 10 milliards d’euros des dépenses d’assurance-chômage conjuguée à un élargissement des bénéficiaires sans toucher aux conditions d’indemnisation suppose une énorme baisse du nombre des chômeurs ou une baisse significative des allocations versées. Surtout en en retirant la gestion aux partenaires sociaux, il rompt le lien avec le travail et la dimension assurancielle. C’est donc le citoyen par l’impôt qui  assurera la solidarité. On peut douter que le passage par un état fauché soit la bonne solution.

. Le plan d’investissements publics procède d’une vision étatiste de l’économie. Certes, il peut être utile : il cible des secteurs pertinents  comme la formation aux compétences et la transition écologique et énergétique, et flèche vaguement la modernisation de l’action publique. Mais un résultat meilleur en ces domaines aurait pu être visé sans l’intervention de l’Etat en libérant franchement les entreprises  des charges qui pèsent sur elles, la puissance publique restant dans son rôle incitatif et non prescriptif. Dans son projet, on ne trouve aucune libéralisation des  marchés des biens et services. S’il baisse les impôts sur les sociétés, il favorise les  activités de services des métropoles mais il oublie de traiter les taxes à la production qui concerne davantage les territoires les plus fragilisés qui ont besoin d’industries manufacturières.

  • Une politique fiscale anti-croissance :

. La baisse des impôts repose sur un postulat idéologique absurde : Macron propose que les baisses d’impôts soient réparties équitablement entre ménages et entreprises. Ce faisant, il entretient le mythe selon lequel il existerait un principe de justice fiscale qui imposerait que les efforts des ménages et des entreprises soient strictement équilibrés. C’est économiquement insoutenable pour des raisons de compétitivité des entreprises  et c’est surtout infondé. Les entreprises et les ménages ne sont, en effet, pas des contribuables de même nature dès lors que les premières constituent un lieu où s’organise la production de richesse tandis que les seconds en sont in fine les bénéficiaires, par le biais de versement de salaires ou de dividendes. Il est donc parfaitement absurde d’opposer les intérêts des entreprises et des ménages dans la mesure où ces derniers sont parfaitement liés puisque les ménages sont les premiers à profiter des baisses d’impôts accordées aux entreprises qui permettent à celles-ci de leur distribuer davantage de revenus. Cette conception ne favorise pas la croissance.

. De même, le maintien des taux de TVA est regrettable. D’un point de vue politique, la TVA sociale, qui se matérialise par une augmentation des taux de cet impôt, s’avère extrêmement impopulaire étant donné qu’elle est perçue par l’opinion publique comme totalement injuste puisque également supportée par l’ensemble des Français. Mais, du point de vue économique, la TVA sociale se présente cependant comme la mesure idoine pour relancer la croissance française. Son instauration permettrait de réduire le montant des cotisations sociales finançant la sécurité sociale, ces cotisations pesant lourdement sur le coût du travail et sur la compétitivité économique des entreprises françaises. De surcroît, il ressort de diverses études économiques, notamment de l’OCDE, que la TVA est l’un des impôts dont l’augmentation pèserait le moins sur la croissance. Force est donc de constater que, bien qu’impopulaire et incomprise sur le plan politique, la TVA sociale constitue une mesure fiscale nécessaire pour relancer la croissance française. En la rejetant, Emmanuel Macron ne fait que réitérer l’erreur économique commise, quelques années plus tôt, par son mentor politique.

. Enfin, l’exonération de la taxe d’habitation est insensée. L’Association des maires de France est immédiatement montée au créneau pour dénoncer cette mesure démagogique et rappeler « qu’il existe déjà de nombreux dispositifs d'allègement, de dégrèvement, d'exonération ou de plafonnement de la taxe d’habitation » qui bénéficient à environ « 42% des foyers, soit 13 millions de foyers ». Il est incontestable que la taxe d’habitation s’inscrit aujourd’hui comme un impôt injuste en raison de l’absence d’actualisation, depuis 1970, des valeurs cadastrales et de l’existence de taux d’imposition très divers selon les communes. Pour autant, la solution à ce problème n’est pas d’en exonérer 4 ménages sur 5, ce qui serait très préjudiciable pour les finances des communes, mais d’opérer les réformes structurelles nécessaires pour rendre enfin cet impôt plus juste. Mais c’est un sujet qui fâche.

Peu de choses sur la dette. La résorption des déficits n’est pas ou peu documentée.

La réduction de la dépense  publique des collectivités locales est possible à atteindre, par contre celle de 25 milliards pour l’Etat n’est pas vraiment documentée, alors que des budgets  comme ceux de la défense et de la justice doivent absolument augmenter. L’automatisation des  processus administratifs par le numérique tout en conservant les fonctionnaires est un autre  paradoxe : la baisse d’effectifs serait limitée à 50 000, ce qui en flux, n’est guère significatif sur cinq ans. Quant à la dette, on a compris qu’avec un schéma de 60 milliards d’économie avec en parallèle  un plan d’investissements publics de 50 milliards, on aurait en réel une baisse de 10 milliards… sur cinq ans. Autant dire pas  grand’ chose, d’autant plus que l’hypothèse est bâtie sur des taux d’intérêts stables, ce qui n’est pas très sérieux. La dette  va donc continuer à grossir,  sans que l’on soit  certain  que les déficits des finances publiques soient résorbés.

L’équilibre par l’incohérence.

Si on dit que le  programme est équilibré entre « droite et gauche », alors c’est par l’incohérence. Le projet de Macron ce n’est pas du « social-libéralisme », ça c’était Giscard dont la  politique a consisté à désengager l’Etat du contrôle de l’économie pour redonner plus de liberté à l’initiative privée. Ce que fait Macron, c’est une politique dirigiste de social-étatisme, avec quelques modestes injections de libéralisme. Autrement dit l’inverse. C’est une politique de gauche édulcorée sur les bords avec une bonne dose de démagogie.

Nous avons deux décennies de retard sur nos partenaires, faute d’avoir réalisé les réformes en même temps qu’eux. Comment espérer que le chef d’entreprise embauche si on ne touche pas la législation du travail, comment croire que l’investisseur parti à l’étranger reviendra avec des signaux ambivalents sur les prélèvements, comment imaginer qu’il suffit de favoriser le travail indépendant pour que nos concitoyens les  moins qualifiés retrouve le chemin de l’emploi alors qu’aucun sas d’entrée sur le marché du travail n’est prévu.  Macron ne voit pas que la principale attente  des Français c’est la résorption du chômage et qu'ils veulent que les plus modestes d’entre eux retrouvent un emploi. Avec un tel  programme, la France maintiendra peut-être l’écart qui la sépare des autres pays, mais n’aura pas la capacité de rattraper son retard. Le redressement de l’économie qu’il  espère est une illusion.

 


LA VERITE SUR L'AFFAIRE FILLON

Fantôme de l'Elysée

Je vous livre ci-dessous un texte que nous transmet Jean-Paul Garraud.

S'il y en a encore qui ne croit pas à une manipulation politique...

 

"Quand je vous dis qu'il n'y a pas d'infraction et que tout ceci se terminera par un non lieu ! Voici l'analyse d'un ancien rapporteur général du budget ":

"Vers un coup d’Etat Institutionnel ?
A la demande de mes proches, j’ai préparé ce message que vous pouvez largement diffuser auprès de vos amis et sur les réseaux sociaux.
Pourquoi l’ouverture d’une information judiciaire contre X, qui vise en fait M. et Mme. Fillon et leurs enfants ne peut prospérer ?
Le Parquet national financier (PNF) a décidé d’ouvrir une information judiciaire pour « détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel, trafic d’influence et manquement aux obligations de déclaration à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique ». Je note que dans cette incrimination il n’est nullement question d’emploi fictif.

1° Détournement de fonds publics.
Il n’y a pas eu de détournement de fonds publics : pour qu’il y ait détournement, il faut que François Fillon ait pu librement disposer de ces fonds, ce qui n’est pas le cas. Les fonds destinés à rémunérer les assistants parlementaires sont des fonds budgétaires : l’Assemblée Nationale les vote sous le titre 1 « Pouvoirs publics » dans la loi de Finances. Elle en a ensuite la libre disposition et elle seule. Elle décide de l’utilisation de ces crédits, selon ses propres règles dont elle assure elle-même le contrôle. Elle paie les crédits, sur les indications du député qui choisit librement ses assistants parlementaires. Jamais ces fonds ne sont détenus, à aucun moment, par le parlementaire lui-même.
Ces fonds ne sont pas des « fonds publics », au sens de la législation budgétaire et financière. Ces fonds ne sont pas soumis aux règles de la comptabilité publique, ils ne sont pas payés par un agent comptable public (le payeur de l’Assemblée n’appartient pas à cette catégorie) et leur emploi ne relève pas du contrôle de la Cour des Comptes. Les comptes de l’Assemblée Nationale font l’objet d’un examen annuel d’une Commission des Comptes ad hoc au sein de l’Assemblée.
Dès lors, on ne peut parler ni de détournement, ni de fonds publics, l’incrimination de détournement de fonds publics ne résiste pas à l’analyse juridique, ni même celle de recel.
Il n’y a aucune possibilité pour l’institution judiciaire de contrôler l’emploi de ces fonds, du fait de la séparation des pouvoirs, pouvoir parlementaire d’une part, pouvoir judiciaire d’autre part : c’est au Bureau de l’Assemblée Nationale de fixer les règles d’utilisation des crédits, c’est à lui et à lui seul d’en contrôler l’application. C’est un principe constitutionnel. Ces règles s’imposent à tous, y compris à l’Autorité judiciaire.
La situation est très différente d’une situation d’emplois fictifs comme l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris : en effet dans ce dernier cas, les règles de la comptabilité publique s’appliquent, les sommes sont versées par un comptable public et le contrôle est assuré par la Chambre régionale des Comptes.
Il n’y a qu’un cas où, à ma connaissance, la justice pourrait être saisie : si le Bureau de l’Assemblée Nationale décidait de porter plainte pour escroquerie, ce qui n’est manifestement pas le cas ici.


2° Trafic d’influence et manquement aux obligations de déclaration.
Cela vise, à ma connaissance, les activités de conseil que François Fillon a pu exercer dans un passé récent. Saisi par les députés écologistes, le Médiateur de l’Assemblée Nationale, qui est chargé par le Bureau de l’Assemblée des problèmes de déontologie, vient de répondre aux intervenants qu’il avait examiné soigneusement le dossier et qu’il n’y avait aucun manquement au regard de la législation sur les conflits d’intérêt (rappel : législation dite Cahuzac !). Dès lors comment les juges d’instruction pourraient-ils déclarer le contraire ?

3° Abus de biens sociaux et recel.
Il s’agit, à ma connaissance, de l’affaire dite « de la revue des Deux Mondes ». La revue des Deux Mondes est, depuis des lustres, la propriété d’une personne physique. Dans ce cas, elle peut exercer librement cette propriété et salarier qui elle veut, quand elle veut, sans que l’on puisse parler d’abus de bien social ou de recel.

Conclusion.
Sur la base des faits connus, la Justice ne dispose d’aucun moyen juridique pour mettre en examen M. et Mme. Fillon. Si elle avait ces moyens, elle aurait fait une citation directe en correctionnelle au lieu de faire trainer l’affaire à loisir, de mobiliser trois juges d’instruction et de manipuler l’opinion publique à coup de communiqués de presse.
Ce qui est plus grave, c’est qu’elle est encouragée dans cette manipulation par le Garde des sceaux, lequel était auparavant Président de la Commission des Lois de l’Assemblée Nationale et à ce titre gardien de notre Constitution et du Règlement de l’Assemblée ; or il sait parfaitement que l’Assemblée est totalement libre de l’utilisation des fonds budgétaires qu’elle vote et que l’Autorité judiciaire n’a aucun pouvoir de contrôle en ce domaine.
Il s’agit en définitive d’une opération délibérée d’instrumentalisation de la Justice, afin de perturber gravement la campagne présidentielle de celui qui a obtenu le soutien de millions d’électeurs lors de la primaire de la droite et du centre. C’est une atteinte insupportable à l’exercice libre et démocratique de l’expression du suffrage universel, laquelle est garantie par la Constitution. En aucun cas, nous ne pouvons, nous ne devons l’accepter."

Philippe AUBERGER
Membre honoraire du Parlement, Ancien Rapporteur général du Budget à l’Assemblée Nationale "

 


FILLON PEUT-IL ENCORE TENIR ?

Fillon homme_2

 

Tout va très vite. Ce qui était vrai hier, ne l’est plus aujourd’hui.

« Fillon peut-il tenir ? » : c’est bien la question que beaucoup de monde se pose, non seulement parmi les militants et sympathisants (mon téléphone en est le témoin muet), mais aussi parmi ses  fidèles partisans. Son courage  est exemplaire, sa ténacité dans l’épreuve est exceptionnelle, sa résilience force l’admiration. A Nîmes, il a fait face à l’adversité avec ardeur devant une salle  bondée et chaleureuse. Cela n’empêche pas le lynchage médiatique de continuer sur tous les plateaux, en boucle, 24h sur 24. Si bien que rien n’y fait : son message vigoureux se perd dans le brouhaha des commentaires et les aléas de « l’affaire ». Maintenant, c’est le sol qui se dérobe sous ses pieds avec les multiples  démissions dans son équipe de campagne.  On pourra penser ce qu’on en veut.  Il ne sert à rien de hurler à la trahison ou de dénoncer je ne sais quel complot. Si le candidat n’est  plus capable de rassembler toute sa famille autour de lui, alors il y a gros à parier qu’il ne pourra pas rassembler les Français. Personnellement,  je le déplore. J’ai confiance en lui et je crois dans son projet.  Mais à quoi bon si c’est pour aller à la défaite ? La politique n’est pas affaire de sentiments ni d’émotions.  Elle doit tenir compte des réalités et la raison doit guider les décisions. Le complot,  car c’en est un, il faut continuer à le dénoncer. Mais le mal est fait. Le piège s’est refermé. La crédibilité de François Fillon est atteinte. La ferveur militante ne doit pas masquer  la réalité de l’état d’esprit général de nos amis de la droite et du centre, gagnés par le doute, pire par l’abattement. Je n'ai pas changé d'avis, Comme je l'écrivais hier, "s'ils tuent Fillon, ils auront Le Pen". Sauf si notre famille sait relever le défi du rassemblement, il  est peut-être encore temps  !

Il y a quelques semaines, j’ai souhaité apporter mon soutien à l’initiative de Virginie Calmels de  fonder  Droite lib’, la  droite libérale dans  laquelle  je me suis toujours reconnu.  Je vous livre son communiqué qui résume assez bien mon état d’esprit actuel. Il ne s’agit pas d’abandonner François Fillon.  Il s’agit de sauver notre famille politique de l’explosion et de lui donner les  moyens de réaliser l’alternance, aujourd’hui compromise.  

 

«  LE CŒUR, LA RAISON, LA FRANCE

 

Il est de notoriété publique que je partage la vie de Jérôme Chartier. Je veux ici saluer sa loyauté, sa fidélité et son courage aux côtés de François Fillon qu’il accompagne depuis plus de 20 ans.

Engagée en politique depuis moins de trois ans, après 20 ans passés en entreprise, mon objectif était simple : avec une expérience et une expertise différentes, issue de la société civile, tenter d’apporter ma pierre à l’édifice de l’intérêt général. Tête de liste aux régionales en Nouvelle Aquitaine j’ai fédéré des soutiens à mon profil atypique et c’est ainsi qu’est né le mouvement Droitelib. Vis à vis de tous ceux qui me font confiance je me dois aujourd’hui de m’exprimer.

Le spectacle de cette campagne présidentielle donne la nausée. La violence du débat public est inouïe.

Hier matin j’ai exprimé à François Fillon mon analyse. Il est désormais confronté à une double réalité :

– il ne peut plus aujourd’hui faire campagne sereinement en exposant son projet et ses idées, compte tenu du feuilleton judiciaire qu’il subit

– il n’est plus le candidat du rassemblement suite aux départs successifs au sein de sa propre famille politique. Et la manifestation de dimanche organisée en réalité par les équipes de «sens commun», ne peut que risquer de confirmer cet état de fait, voire entraîner des réactions qui conduiront à des débordements.

Enfin, nous sommes nombreux à craindre l’accession au pouvoir de Madame Le Pen qui provoquerait instantanément, entre autre, une hausse des taux d’intérêt, un retrait des investissements étrangers et une dévaluation de la monnaie et donc un appauvrissement de tous les épargnants Français. Et pourtant elle n’a jamais été aussi proche du pouvoir, a fortiori face à un Emmanuel Macron, héritier de François Hollande dont les français ne veulent plus.

Je ne peux que saluer le courage et la force de caractère de François Fillon qui montre une capacité de résistance dans la tempête hors du commun.

Première adjointe au Maire de Bordeaux, j’ai fait campagne aux côtés d’Alain Juppé à la Primaire, auprès de qui je suis fidèle et loyale. A sa demande, je représente les juppéistes au Comité Politique présidé par Gérard Larcher.

Mais aujourd’hui, à l’heure du délitement de notre pays et du triste spectacle qu’offre cette campagne à tous, il n’y a plus de fillonistes, de juppéistes ou de sarkozistes, il y a des hommes et des femmes de bonne volonté qui croient en un projet de redressement de la France et qui aspirent à sa mise en œuvre en faisant triompher les valeurs de la Droite et du Centre à la prochaine présidentielle.

Si François Fillon ne peut plus poursuivre ce combat, c’est Alain Juppé arrivé second à la Primaire qui en aura la légitimité en portant le projet qui a été plébiscité par 4,3 millions de votants, c’est à dire le tronc commun entre les projets des différents candidats. J’ai souvent souligné que le projet de François Fillon et le projet d’Alain Juppé étaient très proches, voire identiques sur une très large part. Il me semble que c’est LA condition indispensable au rassemblement de notre famille.

Je ne crois pas aux initiatives individuelles ou aux démarches personnelles, c’est pourquoi j’aspire à ce que François Fillon, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy se retrouvent afin d’évoquer la situation et que chacun, en Homme d’État, puisse prendre ses responsabilités.

Virginie Calmels »

 


S’ILS TUENT FILLON, ILS AURONT LE PEN !

Obelix fillon

 

J’ai l’impression de revivre  un cauchemar.

Celui de 1981, avec « l’affaire des diamants de Bokassa » dont Giscard n’avait pu se dépêtrer et qui lui avait finalement fait perdre une réélection qui lui était  promise. Evidemment c’était une histoire inventée de toute pièce. Giscard n’avait rien à se reprocher. J’étais à l’époque membre du bureau politique national des Jeunes Giscardiens et nous savions par Henri que le Président se demandait bien de quels diamants il s’agissait.  Il a fallu des recherches minutieuses dans tous les « cadeaux officiels » reçus au cours du septennat pour découvrir une plaquette de petits diamants dont la valeur ne dépassait pas ce qui est habituellement permis par le  protocole. Elle fut d’ailleurs vendue ensuite au profit d’une œuvre de charité. Mais le mal était fait. Même défense maladroite du candidat, celle des gens de bonne foi qui ne comprennent pas ce qui leur arrive. La campagne qui se faisait avec des grandes affiches sur les panneaux publicitaires vit celles de Giscard complétée par de gros diamants à la place des yeux… On a eu Mitterrand !

Le même scénario se reproduit 36 ans plus tard.

Ce ne sont pas les  mêmes qui sont à la manœuvre, mais le but est le même : toucher le candidat à l’endroit le plus sensible aux yeux de l’opinion publique : sa probité. Face à une justice dont on peut raisonnablement douter de l’indépendance, François Fillon se  bat avec les seules armes qu’il possède : sa  bonne foi et son courage. Certains disent que sa défense a été maladroite et qu’il n’aurait pas dû s’en remettre aussi facilement à une instance judiciaire dont la compétence est discutable.  Soyons persuadés que cela n’aurait rien changé à la suite : l’emballement de la procédure ne doit rien au hasard. Maintenant, il faut faire face : on voit bien que le remplacer pose problème au sein même de  la famille républicaine et que l’unanimité souhaitable ne sera jamais réunie. Continuer … mais on voit bien que les défections se multiplient pour des raisons diverses dont la survie électorale fait partie. Le recours au peuple … oui, mais les études d’opinion laissent peu de marge de  manœuvre et le matraquage des médias dont on connait l’engagement à gauche de ceux qui tiennent la plume n’y est pas pour rien. L’affaire paraît bien mal engagée. Cependant, la seule solution, c’est la contre-attaque sur le seul terrain qui vaille : celui de la démocratie. Il a raison de porter l’affaire devant l’arbitre suprême de notre société démocratique : le suffrage universel ! Car céder aux injonctions de développements judiciaires hors normes aurait été l’acceptation d’un déni de justice, avec une présomption d’innocence allègrement piétinée, en même temps qu’un déni de démocratie.

Les conséquences peuvent être très graves pour l’avenir du  pays.

Ceux qui sont à la manœuvre  -suivez mon regard- prennent un risque énorme. Ils n’ont pas compris que la droite républicaine est le rempart contre l’avènement du FN au pouvoir. La digue rompue,  tout peut arriver. Ils n’ont pas voulu de Fillon, ils auront Le Pen. Car sa meilleure chance d’être élue, c’est que Fillon ne soit pas au 2ème tour. Ce que j’entends autour de moi, parmi mes proches ou mes amis va dans ce sens ; ce ne sera peut-être jamais dans les sondages, mais ça pourrait bien se mesurer dans les urnes… Le seul frein qui joue encore c’est son projet débile de sortie de l’euro et de l’Europe, mais  pour combien de temps ? Je ne dis pas que c’est ce que je ferai personnellement, mais il ne sert à rien d’être sourd. Les Français ne veulent plus de la gauche et découvrent chaque jour un peu plus que Macron est le clone de Hollande. Son projet publié ce matin, directement sorti des énarques de Bercy, le confirme. Libérer les voix de droite c’est ouvrir la boite de Pandore. Cela me renforce dans mon mépris de cette gauche qui est prête à tout pour garder le pouvoir, tous corps confondus : juges politiquement engagés, journalistes orientés, commentateurs partisans, …  au mépris de l’avenir du pays. La gauche a répondu aux accusations d’assassinat de François Fillon en tentant de l’abattre en flammes. Même François Hollande s’y est mis qui, plus que jamais, a perdu une occasion de se taire. 

Les juges ne peuvent piétiner la démocratie.

On ne demande pas que les hommes politiques soient au-dessus de la justice, mais pas  plus que les juges ne sont au-dessus de la démocratie. Car c’est au nom  du peuple qu’ils rendent la  justice. Ils  ne sauraient donc en suspendre ni en fausser l’expression, sauf à tomber dans une justice inquisitoriale. Au moment d’une échéance  électorale majeure, la « trêve judiciaire » est  une sage coutume. Jacques Chirac en a bénéficié, ce qui n’a pas empêché qu’il soit jugé par la suite. Le symptôme  supplémentaire de l’instrumentalisation est fourni par l’ahurissante intervention du Garde des Sceaux, qui a  publiquement demandé aux juges de l’ignorer. Election confisquée donc ! Il  ne reste  plus qu’au peuple souverain de trancher librement. Aucun coup de force des juges ne saurait retirer ce droit à François Fillon.  Car une vérité reste et perdure : le seul présidentiable qui soit au niveau des défis du pays c’est lui.  Il est encore le président le plus souhaitable pour la France, celui qui a le plus d’expérience, le seul qui dise la vérité sur l’état de nos finances publiques,  la nécessité de lutter contre le totalitarisme islamique, l’obligation de réduire le poids de la fonction publique  par rapport au privé.  Le seul aussi à proposer les  mesures de  libération de  l’économie seules susceptibles de  parvenir au plein emploi.

Tout cela  mérite  bien de résister et  de se mobiliser pour le soutenir dans sa démarche.

 


UN HOMME D'ETAT !

Fillon campagne élysée

Face à une justice dont la connivence politique avec le pouvoir actuel est une évidence, et aux juges qui veulent intenter à François Fillon un procès quasi-stalinien,  il vient de réagir en homme d'Etat. On retrouve le même acharnement que contre Nicolas Sarkozy pour l'abattre. La  droite et  le centre doivent faire bloc :  la gauche ne nous volera pas  une seconde fois l'élection  présidentielle. Qu'on le sache, les militants républicains seront sa garde prétorienne,  les millions de Français  qui l'ont désigné,  son fer de lance pour aller à la victoire  !

Je vous livre la réaction de Jean-Paul Garraud qui résume bien la situation, en attendant un article plus approfondi.

Conférence de presse de F.Fillon: 

 

"Alors que l'enquête pénale du Parquet national financier s'est terminée sans avoir réussi à réunir des charges ou même d'indices contre F.Fillon et sa famille, les
Juges d'instruction le convoquent pour mise en examen le 15 mars, soit 2 jours avant le délai butoir du dépôt des candidatures à l'élection présidentielle, du jamais vu.
La Justice prend donc en otage cette élection.
En droit, c'est un non sens.
Politiquement, c'est un assassinat.
Ce ne sera pas la première mise en examen qui se terminera par un non lieu, j'en suis persuadé.
Quel acharnement, quel courage et quelle détermination de la part de notre candidat!
Je rappelle qu'il est présumé innocent, qu'il pourra former appel de cette mise en examen, que ses avocats vont donc maintenant avoir accès au dossier et pourront le démonter.
Soyons forts et solidaires derrière F.Fillon.
À nous d'œuvrer sur le terrain.
Comme lui, je sors encore plus déterminé dans cette épreuve.
Attachons nous au programme, passons à autre chose, ne nous laissons pas dicter notre conduite par des médias qui soutiennent E. Macron.
F.Fillon est sincère, il n'est pas malhonnête, il porte un vrai projet de redressement pour la France, raison pour laquelle certains réseaux veulent l'abattre.
Il doit triompher."