LE DEBAT A CHAUD
SUFFIT ! LA COUPE EST PLEINE !

LE DEBAT : UNE SECURITE, QUATRE AVENTURES

Débat TF1 1er tour

 

Trop long, trop de thèmes, une première partie plutôt ennuyeuse avec des candidats figés derrière leur pupitre. 11,5 millions de téléspectateurs, c’est  bien,  mais la plupart ont décroché à la coupure :  dommage, ils ont perdu le  meilleur !

Au-delà du style, il y a les contenus.

Il ressort nettement du débat d’hier soir, que François Fillon représente la sécurité pour la France, dans un monde qui devient chaque jour plus dangereux, face à quatre aventures qui présentent chacune une forme d’ingouvernabilité. Excepté François Fillon, et timidement Emmanuel Macron, pratiquement aucun des candidats n’a évoqué la  dette et les déficits abyssaux de nos finances publiques sur lesquels ils semblent s’asseoir gaillardement.

Fillon, c’est la sécurité.

Présentant une attitude calme, à son habitude, sans jamais s’exciter, il a le visage rassurant. Il   s’est surtout adressé aux électeurs de la droite et du centre, sensibles à la stabilité et à la rigueur. Son  programme sérieux a été évalué par l’IFRAP comme le plus adapté et  le  plus pertinent pour redresser le pays. Il  a l’expérience du pouvoir et on sait déjà qu’il  sera influent sur la scène internationale. Sa solidité est un atout important pour gérer la France dans les tourmentes qui s’annoncent pour les cinq années à venir. Il est sécurisant.

Macron, c’est la volatilité.

C’est « soigne ta com’ » : chemise bleu-ciel pour répondre aux codes télévisuels, cheveux « caramel » couleur très tendance. Il a le discours brillant et, en bon élève, tente de vendre le maximum de mesures de son programme, en multipliant les œillades vers la  droite, étant entendu que par ailleurs, il est bien de gauche. Mais au fond, c’est Marine Le Pen qui a résumé sa prestation : il  a le verbe facile, mais on cherche ce qu’il dit après qu’il a parlé. Il perd ses nerfs pour apparaître comme le patron, mais ça se voit trop, ce qui est un aveu de faiblesse face à Marine Le Pen. Le prétentieux autoritaire perce malgré le sourire « Colgate ». Pour moi, il n’a pas l’expérience suffisante du pouvoir et ça se voit. Son projet d’alternance repose sur des paris nébuleux. C’est l’aventure au coin de  la rue, avec Bayrou dans le rôle du "Triste sire" de service.

Le Pen, c’est « détour vers le passé ».

Elle a été bavarde et agressive : bon sang ne saurait mentir. Son discours est incantatoire et, heu, heu, elle utilise la vieille ficelle des gauchistes : partir de l’exemple du terrain bien emblématique pour illustrer le propos et en faire une généralité. Ce qu’elle propose, on croit rêver : retraite à 60 ans, suppression des régions, augmentations du smic, des retraites, sauvetage de l’agriculture en la fermant aux marchés extérieurs… Financement magique. C’est le programme commun de la gauche en 1981. Le malheur c’est les autres et surtout l’Europe, objet de son ressentiment. Si on pouvait éviter l’aventure qu’elle nous  promet, ça vaudrait mieux pour  la France et les « chers patriotes ».

Mélenchon, c’est le retour des soviets.

La vieille pensée marxiste-léniniste survit en Jean-Luc. Les  bons mots, genre dans lequel il excelle, et la faconde enjouée, servent à attirer la lumière en amusant la galerie. C’est un tribun habile. Avec lyrisme, il nous développe son rêve d’une 6ème république avec des gouvernants tirés au sort et révocables à tout moment. On sait comment ça finit : Staline pour « stabiliser » le pouvoir, une fois qu’on l’a pris. C’est généreux en apparence mais son programme contient en filigrane tous les ingrédients de la dictature de l’économie et de  la pensée. Sous  Mélenchon, sommeille Chavez. Jusqu’au discours sur la paix entre les peuples si cher aux dirigeants de l’ex-URSS. Mélenchon, c’est l’aventure peinte en rouge vif. Pas certain  qu’on soit bien avancé avec ça.

Hamon, c’est la gauche du déni.

On le sent pourtant plutôt à l’aise, mais sa rhétorique bien huilée ne passe pas. Un pur doctrinaire. C’est qu’il campe sur les idées de la gauche qui ont toutes échouées et qu’il trouve encore le moyen de nous présenter comme  les meilleures. Il est même sûr de lui pour affirmer que le « revenu universel » est la seule idée neuve de  la  campagne. Le bilan ne lui a rien appris. Il  n’est toujours pas dans la réalité qu’il devrait connaitre pourtant, pour être l’élu de Trappes. Mais le déni idéologique a la vie dure. Avec lui, c’est une toute autre aventure, celle de l’assistanat généralisé en fumant du cannabis acheté chez le « droguiste » du coin.

Trois candidats nous ont proposé de rajouter de la gabegie à la gabegie.

Deux sont  apparus plus raisonnables, Fillon et Macron.

A un mois du premier tour, aussi brillant soit-il, ce dernier à une démarche toujours aussi floue comme la  majorité avec laquelle il souhaiterait gouverner. Si on leur applique le principe de « raison », c’est Fillon qui a la clarté du projet  et qui inspire confiance. Avec lui, au moins, aucune ambiguïté, la France sera réformée alors que le pays ne peut plus attendre.

 

 

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