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FRANCHEMENT … !

 

Haddock cons BIS

Salon : cette semaine tout le monde fait salon. C’est l’endroit où il faut avoir été vu. Je veux parler du salon de l’agriculture. Flanby y a même passé une journée entière. A-t-il appris à traire les vaches pour mieux traire les Français ?

Mimétisme : Elu de Corrèze comme Chirac, il veut faire comme lui. Peut-être est-il déjà sénile comme son modèle.

Cantons : une drôle de réforme de cette division administrative que tous les gens sensés voudraient supprimer. On les divise par deux : on se dit, tiens, une économie avec moins d’élus. Mais non, il faudra élire deux candidats « Chabada », un homme-une femme, dans chacun. Total : même nombre. Allez comprendre ?

Rythmes (suite) : le débat sur les rythmes scolaires tourne à la mascarade à Paris. Normal, c’est la période du Carnaval. Peillon en rajoute une couche avec les vacances d'été. Mettra-t-il le SNUIPP à poil sur la plage ? J'en doute.

Populisme : après sa prestation à DPDA sur la 2, où elle a encore montré l’inanité de ses propositions économiques, Marine distribue des tracts à la porte de PSA à Sochaux. Protestation plus que solutions. Avec ses idées, l’usine serait déjà fermée depuis longtemps.

Tripatouillages : ne comptez pas sur les médias pour attirer votre attention sur le sujet. Malgré les protestations de l’opposition, le PS reporte les élections départementales et régionales à 2015, modifie le mode de scrutin et s’occupe même du Sénat pour tenter d’y garder la majorité l’année prochaine. Gaudin estime que le nouveau système peut faire basculer dix élus dans le camp du PS. Cela s’appelle un détournement de démocratie !

Novlangue : le conseil général deviendra conseil « départemental ». Il va falloir changer tout le papier à lettre, toutes les enseignes, modifier tous les logos, tous les outils de communication. Combien ça coûte ? Est-ce bien nécessaire en ce moment ?

Désinvolture : la France ne tiendra aucun de ses engagements devant nos partenaires européens en 2013. L’endettement augmentera, le seuil des 3% de déficit ne sera pas atteint, ni cette année ni en 2014. Et nos gouvernants en montrent une satisfaction un peu trop voyante. Mais sont-ils crédibles sur la scène internationale ?

20,5% : une étude des députés PS, qui découvrent le nouveau monde, arrive à la conclusion qu’il faut augmenter le taux de la TVA à ce niveau pour moins augmenter le taux intermédiaire (9 au lieu de 10 prévu). Du bon sens. Pourquoi ont-ils abrogé la réforme Fillon votée au printemps dernier ? Donc, Sarkozy avait raison ?  Mais dans leur esprit, ce n’est pas pour alléger les charges des entreprises, c’est pour éviter une nouvelle hausse d’impôts. Il n’y aura donc pas de compensation en compétitivité mais une hausse du coût de la vie.

 


LA LECON ITALIENNE

 

Le scrutin italien offre bien des surprises. Enfin, si on veut.

Le score de BP Grillo n’en est une que par son ampleur, bien qu’on se demande ce qui a bien pu pousser 25% du corps électoral italien à voter pour un candidat fantaisiste sans autre programme que « jetez-les tous ! ». Le temps des démagogues est décidément venu. Celui dont la démocratie Athènienne est morte et qui, si nous n’y prenons garde, fera mourir les autres démocraties occidentales, au premier rang desquelles la nôtre.

Plus surprenante, est la faiblesse du suffrage en faveur de Mario Monti. Toute l’Europe saluait son action d’assainissement à la tête du gouvernement italien. Mais le bon peuple a oublié la glissade fatale vers laquelle il était entraîné naguère et ne lui a pas pardonné les réformes sévères mais indispensables qu’il lui a imposées. Au moins c’était de vraies réformes ! Mais l’absence de charisme et de pédagogie se paient lourdement au temps du tout médiatique. Certains osent la comparaison avec Raymond Barre : ils n’ont pas tort. Comme quoi, un bon technocrate ne fait pas un politique convaincant.

Il y a aussi le score du « Cavaliere ». Sans prendre vraiment sa revanche, le Sylvio trouve encore le moyen de troubler le jeu. C’est probablement son chant du cygne, mais il a réussi son coup en partie et à un cheveu près, il prenait la majorité de la chambre des députés. Pour quoi faire ? Son programme ambigu oscillait entre antieuropéanisme et promesses démagogiques. Il fallait que les Italiens ne veuillent vraiment pas de la gauche pour voter pour lui.

La gauche a été décevante autant que son programme et que sa campagne. Elle arrache la victoire à la chambre des députés de 0,4% mais est bloquée par sa faiblesse au Sénat.

Et maintenant que va-t-il se passer ? Difficile à dire, sinon que les marchés pourraient bien imposer par leur pression une sortie de crise. Rien ne serait plus désastreux qu’une remontée des taux d’intérêts de la dette pour l’Italie qui est lourdement endettée à hauteur de 2 000 milliards d’euros.

Nous serions bien inspirés de ne pas être que des spectateurs de ce désastre. En premier lieu, parce que l’inquiétude que fait naître la crise chez notre voisin pourrait bien relancer la spéculation sur la zone euro, avec ses conséquences sur les taux. Les aspects politiques ne sont pas à négliger non plus. Craignons que les échecs de la politique socialiste et le désarroi qu’elle entraîne, à quoi ajouter la guéguerre en dentelle des despérados de l’UMP qui rend l’opposition inaudible, ne dopent les votes en faveur de Marine Le Pen qui pourrait bien tirer les marrons du feu dès les municipales,  jouant les Grillo à la Française.

Evitons de faire comme Montebourg, le procès de la rigueur, de l’Europe, de la mondialisation pour expliquer la situation italienne. C’est un moyen de nier le principe simple que la meilleure façon de se désendetter, c’est encore de ne pas dépenser plus qu’on ne gagne. Donc que les problèmes sont d’abord chez nous avant d’être chez les autres.

Pour la droite c’est riche d’enseignement aussi. Il faut d’urgence occuper le terrain avec un discours concentré et crédible, et surtout lisible par le plus grand nombre, sur tous les sujets de l’identité, de l’immigration, de la fiscalité, de l’emploi, des entreprises, de l’Europe… en laissant de côté les préséances et les querelles subalternes. Il faut d’urgence un choc de compétitivité de 40 milliards d’euros : il est possible, comme le démontre Christian Saint-Etienne.

2017 ? Oui bien sûr. Comme la ligne bleue des Vosges. Pour l’instant, pensons-y toujours, n’en parlons jamais. Sauf si on veut arriver à l’échéance en miettes !

 


LE PORTRAIT DE LA SEMAINE

 

 

HGE
 HENRI GISCARD D’ESTAING

 

Un Giscard peut en cacher un autre.

Comme beaucoup de Français, j’avais été séduit par l’intelligence exceptionnelle de VGE et sa vision politique faite d’humanisme, de libéralisme social et de forte conviction européenne. Cette séduction fut à l’origine de mon engagement dans la politique, au sein de Génération Sociale et Libérale, le mouvement des jeunes giscardiens, avec Dominique Bussereau et Jean-Pierre Raffarin, puis du Parti Républicain au sein de l’UDF. C’est ainsi que j’avais eu l’occasion de rencontrer Henri.

A l’université d’été des Jeunes Giscardiens, à Montpellier, il animait un atelier sur la « société libérale avancée ». J’en étais ressorti étourdi de certitudes, tellement son exposé était limpide et convaincant, entrant en résonance profonde avec mes propres convictions. Nous nous sommes côtoyés ensuite au sein du bureau politique national où j’étais entré. Henri y excellait par ses analyses, il est vrai, alimenté par une proximité certaine avec le Président. Même intelligence, même mécanique intellectuelle chez cet étudiant sorti major de promo de Sciences Po Paris. Si on prête à son père une certaine distance, Henri frappe d’entrée par l’empathie qu’il suscite. Chaleureux dans les relations, simple et volontiers pochard, rien ne l’aurait distingué parmi nous si ce n’est son physique de « jeune premier » et son éternel sourire. Et aussi un phrasé de la diction reçu en héritage génétique.

Il est élu en 1979 Conseiller Général dans le Loir-et-Cher. Il est alors le plus jeune de France à occuper cette fonction.  Après ces débuts prometteurs en politique, il opte pour une carrière dans le privé, choix à mettre peut-être en relation avec la défaite de 1981 avec la victoire de Mitterrand. Armé de sa maîtrise en sciences économiques, il entame une carrière qui le mènera à occuper des postes de direction générale : société des eaux d’Evian,  Danone Waters France, … et entre en 1997 au Club Mediterranée.

Il préside aujourd’hui aux destinées du « Club Med » en tant que PDG depuis 2002. Quand il y entre comme directeur financier, le défi est de taille : le Club est en perdition, son cours de Bourse a été divisé par dix, et le tourisme mondial est en crise depuis la première guerre du Golfe. Mais, aux finances comme à la direction générale, il pratique une gestion rigoureuse et économe qui sera vite en désaccord avec son président, Philippe Bourguignon, qui dépense alors sans compter pour financer des diversifications hasardeuses. Il en prend la direction générale en toute logique.

Seul aux manettes, HGE s’est tout de suite senti à l’aise dans son costume de président. Cela ne lui donne pas pour autant la grosse tête, toujours aussi facile d’accès, on peut le croiser à la station Corentin-Cariou, où il prend régulièrement le métro vers 9 heures ou 22 heures. D’aucuns le décrivent comme étant d’humeur constante et animé de vraies valeurs humaines, comme un personnage dénué d’envie de paraître. Ce n’est pas non plus un tendre : Il est d’une exigence extrême avec ses collaborateurs et lors de ses voyages privés ou professionnels, il passe en revue dans les moindres détails les clubs de la région. Rien, en effet, ne peut l’écarter de sa feuille de route, qui prévoit une montée en gamme des prestations du Club Med à marche forcée jusqu’à la fin 2008.

Et les efforts sont payants. Il avait le choix entre deux options : « low-cost » ou luxe. Les structures du club ne permettaient pas la première. Ce sera donc la seconde. En quelques années, les villages "4 tridents" fleurissent à la place des « villages de cases ». La restructuration est complète et place aujourd’hui le Club Med en situation confortable, quand d’autres, comme Pierre et Vacances pleurent. Mieux, Henri continue sur sa lancée et est toujours à l’offensive. Alors que le Club Méditerranée a achevé sa transformation, les nouveaux villages se multiplient. Le Club, qui profite pleinement de ses complexes pour le ski, à la clientèle largement internationalisée, crée un nouveau village à Val-Thorens, avec l'appui des banques locales. De même, un autre voit le jour dans le Sud marocain, avec le concours de son partenaire égyptien Orascom. Il est aussi parti à la conquête de l’Asie et décline sa campagne de pub qui même poésie et onirisme, en fonction des cultures locales. Mieux, il prend le pari audacieux de multiplier les points de vente en passant un accord avec Nouvelles Frontières, reconfigure ses 60 boutiques dans lesquelles il réalise 60% de son chiffre d’affaires, et crée un concept de « corner » pour identifier sa marque dans les autres agences de tourisme. Comme quoi, la mondialisation, quand on veut bien faire avec, ça peut être un champ de développement et de création de richesse.

Henri Giscard d’Estaing s’est forgé une vraie légitimité auprès de ses 15 000 employés. Il a surtout réussi le tour de force de recapitaliser son entreprise après la sortie du Groupe Accor, son actionnaire principal. Même la Bourse, séduite par son plan stratégique, lui fait les yeux doux : le cours de l’action du Club Med se porte bien. Il a bluffé tout le monde. Sans faire de vagues, sereinement, « Henri » impose son style, sa méthode... et son prénom.

Je n'en suis pas surpris.

 


DOUBLE LANGAGE ET MENSONGES

Hollandreou

Nous sommes gouvernés par un roi de l’arnaque pratiquant en permanence le double langage et les mensonges. Il en est de la réduction du déficit comme des promesses de république juste et irréprochable. « Hollande ment du soir au matin et du matin au soir », nous disait Nicolas Sarkozy pendant sa campagne, provoquant la bronca des gauchos toujours prêts à redresser les torts des autres. Il disait pourtant la vérité !

Diafoirus.

Regardons les faits depuis neuf mois : une seule réalité, il a augmenté les impôts, massivement, et s’apprête à une nouvelle saignée sur un corps pourtant déjà exsangue. C’est la médecine de Diafoirus transposée à l’économie de notre pays. Son gouvernement se targue d’avoir fait mieux que prévu en matière de déficit en 2012 (4,2 au lieu de 4,5), mais c’est sur la double base des acquis du gouvernement Fillon et de la modération des taux d’intérêts de nos emprunts, pas sur ses décisions politiques. Pour 2013, lui et son gouvernement ne cessaient de clamer que l’objectif des 3% serait tenu, annonçant 60 milliards d’économies qui ne viennent jamais alors que pendant le même temps il prélevait 30 milliards de recettes supplémentaires. On affirmait avec véhémence poursuivre un objectif qu’on savait pertinemment ne pas atteindre, n’ayant rien fait pour y parvenir. Mensonge encore quand on affirme que la courbe du chômage s’inversera en 2013, objectif aujourd’hui remis à 2014. A croire que le plaisir s’accroit quand l’effet se recule !

Petit florilège.

Double langage, parce que dans le même temps, on continue d’augmenter les dépenses publiques. Petit florilège : rétablissement de la retraite à 60 ans pour 100 000 personnes, rétablissement de l’AME (aide médicale aux étrangers), embauche de milliers de fonctionnaires avec un objectif de 65 000,  revalorisation de 7% du plafond de ressources de la CMU, hausse de 2% du SMIC au 1er juillet 2012, hausse de 25% de l’allocation de rentrée scolaire en septembre 2012. Et tout dernièrement, l’abrogation du jour de carence dans la fonction publique, qui avait notamment fait reculer l’absentéisme dans les hôpitaux de 7%, et qui va coûter autour de 150 millions. Il pratique ainsi une politique qui consiste, au-delà de toute équité, à cibler son électorat. Cela s’appelle du clientélisme. Catastrophique pour nos finances publiques. Il renonce à la réduction du nombre des fonctionnaires qui permettait déjà 300 millions d’économies, il abroge la loi de réforme du conseil général qui supprimait 2500 sièges pour la remplacer par un système fantaisiste qui consiste à élire un couple de conseillers dans des super cantons (je divise par deux et je multiplie par deux !), il annonce des coupes sombres dans les dotations aux collectivités territoriales qui reçoivent en même temps la liberté de financement et donc s’empresseront de compenser en augmentant les impôts locaux… Pour compenser la montée du chômage aggravée par ses prélèvements fiscaux, il ne trouve rien de mieux que de financer 500 000 contrats de génération, cette usine à gaz qui ne marche pas selon Martine Aubry, 150 000 « emplois d’avenir » sur deux ans qui ne sont que des faux emplois greffés sur les collectivités, …

La trajectoire.

Et à nouveau, on nous ressasse que la « trajectoire » sera tenue, que les comptes seront en équilibre en 2017, que la faute en est due au manque de croissance imputée aux autres, alors qu’elle est surtout le fruit de mauvaises décisions politiques prises chez nous ! Et l’on s’apprête à dépenser 30 milliards en pure perte pour la transition énergétique, et à voter une taxe transport qui se traduira par une ponction supplémentaire de 1,2 milliard d’euros, un lourd fardeau qui pèsera surtout sur les PME qu’on prétend favoriser… mais seulement dans les discours !!! Des crédits sont gelés, mais ce ne sont pas de vraies économies structurelles. Avec la complicité des médias, la vérité est constamment masquée. Mais où est donc le volet de croissance soi-disant renégocié du traité de stabilité ? Les décisions du dernier sommet de Bruxelles sont un véritable fiasco pour la France, les résultats du voyage en Inde (pour quel coût) sont dérisoires, et maintenant on nous prépare une tournée en Amérique latine.  Le président normal va devenir la nouvelle madone des aéroports. Monsieur voyage pour oublier que la France sombre.

Irréprochable ?

La république irréprochable devient chaque jour un peu plus celles des copains et des coquins que la gauche dénonçait naguère. Schrameck, Lang, Royal, pour ne citer que ceux-là, sont la partie immergée de l’iceberg des nominations « orientées » de l’Etat PS. C’est aussi la république qui veut prendre plus soin des délinquants que des victimes avec les réformes Taubira. C’est la république des charcutages électoraux et des modifications de scrutin pour tenter de conserver le Sénat en 2014 et les départements et régions dont les scrutins sont reportés en 2015.

Au fond de la classe.

La commission européenne, compte tenu de l’atonie économique qui sévit en Europe et à laquelle la France n’est pas étrangère, fait preuve d’une relative modération. Pourtant, il n’en reste pas moins que nous sommes au fond de la classe, parmi les mauvais élèves : dérapages des déficits en 2013 et 2014 ! Dans ces conditions,  il y a tout lieu de penser que les 3,7% ne seront pas plus tenus que les 3%. En accumulant gaspillage et dépenses de faveurs, notre pays n’est pas prêt de revenir dans la course.

Triste France. Prisonnier des syndicats et de son électorat « protégé », le président est obligé de mentir à l’extérieur pour faire croire aux efforts qu’on ne fait que le dos au mur et sous la contrainte, jusqu’au moment où les marchés se réveilleront. Alors la sombre prophétie de Christian Saint-Etienne pourrait bien se réaliser.

 


ARCHIBALD NE DECOLERE PAS !

 

Archibald en colère

Titantator : le style de « my Taylor is rich », le patron de Titan, n’y est pas allé avec le dos de la cuiller pour dénoncer la qualité du travail chez Good Year Amiens. De quoi mettre en furie le « redresseur  de production ». Mais enfin, ce n’est pas le patron américain qui a inventé la CGT locale !

Et l’égalité ? : C’est pourtant un mot dont nos gouvernants ont plein la bouche. La suppression du jour de carence pour les fonctionnaires met à mal ce principe ? Eh bien non, Il parait que c’était injuste de l’avoir imposé alors que la carence est de 4 jours pour le privé. Clientélisme de caste, ouais ! Coût 140 millions d’euros. Et en plus, une mesure qui avait fait reculer l’absentéisme à l’Hôpital de 7% !!!

Y’a d’la java : la réforme des rythmes donne lieu à des réunions « rythmées », entre java et rock’n roll. Et le maire de Paris himself s’est fait chahuter par des enseignants-gauchos-attachés-à-leurs-quatre-jours-comme-des-moules-à-leur-bouchot. De quoi le faire renoncer. Marseille et Lyon ont décidé de reporter à 2014. Manque plus que Lille ? Que va faire la muette du sérail ? Sa décision sera décisive. Peillon cherche en vain l’arche de la noée pour empêcher sa réforme de se  noyer, de quoi lui donner le blues. En attendant, ça jase…

Immolation : l’événement est certes dramatique pour le pauvre homme qui s’est brûlé vif. Ce qui me fait bondir, c’est le commentaire de ce gaucho-à-œillères qui réagit dans « On refait le monde » sur RTL en stigmatisant  Sarko et accessoirement Laurent Wauquiez qui a eu l’horreur de parler du « cancer de l’assistanat ». Pauvre type qui ne peut pas concevoir que le désespoir peut venir d’une gauche qui a menti avec ses promesses irréalisables et dont la politique fabrique 1000 chômeurs de plus par jour. Qui ne voit pas non plus la faillite d’un modèle social qui nous vaut le chômage de masse, un gouffre faramineux de dette et la désindustrialisation catastrophique !

Bépéi : Quel "beau pays" de donneurs de leçons qui ne s’appliquent qu’aux autres. Les copains d’abord, aurait dit Brassens. La place de Vice-Présidente de l’habitée du Poitou ne doit rien à l’exécutif dit-elle, mais aux Régions, et sera bénévole. Circulez, y’a rien à voir. Chez nous on appelle ça du « copinage ». Au fait, Jean Sarkozy aussi avait été désigné par ses pairs pour aller à l’Epad, et la place était bénévole. Mais quel raffût des belles âmes, lors ! Merdiapart, où donc es-tu ?

Dati : Il va falloir te calmer ma belle ! On t’aime bien, mais il faut que tu arrêtes de jouer les persécutées et gardes tes nerfs. En politique, il faut savoir accepter la concurrence et surtout arrêter de penser que tout le monde est forcément à ses pieds. On peut concevoir que NKM est une candidate redoutable pour la mairie de Paris et que ça peut contrarier. Mais c’est le jeu !

Adage : en tout homme, il y a un cochon qui sommeille. Selon une de ses dernières maîtresses, DSK n’échapperait pas à ce vieil adage. « Mi-homme, mi-cochon » dit-elle dans des pages parait-il croustillantes publiées par le Nouvel Obs (comme obscène ?). De quoi être complètement « grillé », et comme on sait, dans ce cas-là, ça sent !

Sanctions : … les plus « sévères » possibles réclamées par Valls pour les deux assassins en Range Rover des policiers. Il faudra qu’il aille expliquer le mot à sa collègue Taubira-la-peine-légère. Hollande-le-double exprime son « émotion », mais laisse sa ministre de la Justice mettre en place des réformes laxistes qui font exploser la délinquance.

Cercle : les amis de Nicolas, dont je fais partie, étaient nombreux (plus de 1 000) au premier colloque sur l’action internationale de notre ancien président.  A voir les commentaires ironiques des « baveux » on a le sentiment que sa remontée d’estime chez les Français, ça les gêne. Manière de rappeler que la France existait, alors qu’aujourd’hui…

Rubicon : NKM l’a franchi pour aller se présenter à Paris. Au moins, elle, elle ose ! On dirait même qu’elle fait peur à voir le tir de barrage en forme de flot de médisances répandu par les gens de gauche. Au point même qu’Hidalgo a refusé de lui serrer la main. Sectaire indécrottable et conception patrimoniale de la démocratie dans le genre « Qu’est-ce que tu viens faire sur mes plates-bandes ». Minable !

                                Tonnerre de Brest !


 


FRANCE : ETAT D’URGENCE

Une stratégie pour demain, de Christian Saint-Etienne.

France Etat d'Urgence001   Christian saint etienne


« Nous avons mené une incroyable expérience scientifique pendant plus de deux décennies, utilisant la France comme rat de laboratoire, pour démontrer que la dérive de la dépense publique casse la croissance et augmente le chômage. Le succès de l’expérience scientifique est total. »

Vous le connaissez certainement pour l’avoir vu sur les plateaux de télé, notamment à « C dans l’air », égrener ses analyses économiques en spécialiste exigeant et rigoureux. Dans son dernier livre, « France : état d’urgence », il dresse un tableau cataclysmique de la situation économique et sociale de notre pays. Avec véhémence il dénonce ces maux qui rongent notre pays  et qui le conduisent à la catastrophe qu’il pronostique toute proche si le sursaut ne se produite pas rapidement. La solidité et l’ampleur de l’argumentaire, parfois un peu touffu, donne au sombre diagnostic toute sa vérité.

Economiste, il manie les chiffres avec le talent d’un bretteur et démontre que nous vivons un « mai 40 économique ». La France vit dans une « médiocrité consentie ». les symptômes en sont le laxisme de la dépense publique, l’échec scolaire, la jalousie entretenue à l’égard des créateurs de richesse, la demande inextinguible de protection et de « droits à ».

Homme des Lumières, il identifie les raisons philosophiques, politique, sociales et spirituelles qui expliquent « cette descente aux enfers ». Le mal provient d’un mythe trompeur selon lequel nous serions entrés dans « une ère posttravail postindustrielle » qui a conduit à la « république de l’envie » depuis trente ans.

La France a ainsi raté les trois mutations décisives. Mutation technique : l’économie numérique est celle des rendements croissants, qui donnent une prime aux entreprises pionnières et rendent les retards difficiles à rattraper. Mutation financière : la dérégulation s’est certes traduite par des excès spéculatifs, mais elle a aussi donné naissance à une « finance entrepreneuriale » d’autant plus favorable à l’innovation qu’elle s’appuie sur un capital-risque abondant et des places financières puissantes. Mutation de l’espace : plus que jamais, l’innovation a besoin, pour s’épanouir, de la « métropolisation », la proximité géographique entre les acteurs de la recherche, de l’entreprise, de la finance. La France a bien tenté de créer des « pôles d’excellence », mais ceux-ci ont buté sur les dérives d’une décentralisation coûteuse et le pouvoir de « roitelets » locaux avides d’attirer les subsides publics sur leurs territoires.

Les années Mitterrand-Chirac pèsent lourd dans la balance du déclin. Sarkozy, aux prises avec la crise, a tenté de rompre avec l’assoupissement, mais il n’a pas su expliquer ni pu mettre totalement en œuvre ses bonnes intentions. Quant à « l’équipe actuelle, elle renoue avec les errements du passé, s’ingénie à faire table rase de tout ce qu’a pu faire celui qui a disparu de la liste officielle des présidents français tout en restant responsable de tous nos maux. » elle entretient la méfiance à l’égard des riches et décourage par la fiscalité le développement des jeunes entreprises. Il qualifie François Hollande de « Gorbatchev français, inconscient des terribles leviers de l’histoire qu’il actionne ».  La France est au bord du dépôt de bilan économique et moral car elle a renoncé à se battre : « puisqu’elle n’est responsable de rien. Tout est la faute des autres : la globalisation, l’Allemagne, l’euro, l’immigration… ». Un exemple qui illustre bien le mauvais chemin pris : Le Grand Paris entre dans la stratégie de constitution d’un puissant pôle métropolitain. Or que fait le gouvernement : il diffère l’enveloppe de 1 milliard d’euros qui devait constituer la première tranche de la dotation en capital de la Société du Grand Paris, remettant du même coup en cause le grand métro interrégional ayant vocation à relier les huit principales grappes productives du bassin parisien… En revanche il consacre 3,4 milliards pour abaisser l’âge de la retraite à 60 ans de certaines catégories de population (11 milliards sur le quinquennat).

Refusant le déclin, Christian Saint-Etienne propose une stratégie pour que la France redevienne une puissance rayonnante. De la réalité, on passe quelque peu à la fiction avec une Europe en fédération d’Etats européens liés par une règle d’or d’équilibre des comptes publics, un important budget commun et une interdiction de la concurrence fiscale. Il propose aussi, un système fiscal pour notre pays qui limiterait à 35% le taux maximal de l’impôt sur le revenu et à 18% celui de l’impôt sur les sociétés. Toutes choses qui ont leurs justifications mais qu’on ne voit pas comment faire entrer dans la réalité. Il décrit un « Etat stratège » dont la mission serait de déceler les filières d’avenir et d’assurer sur le long terme une compétition régulée. Il y a quelque chose de gaullien dans la vision.  Il plaide pour un nouveau pacte productif et social dans un nouveau système institutionnel en phase avec la troisième révolution industrielle de « l’iconomie entrepreneuriale. » Car pour lui « face à cette crise existentielle, il ne suffira pas de changer le modèle économique et de politique de finances publiques, il faudra aussi et surtout changer de vision sociétale et remettre l’homme libre et responsable au cœur de notre société politique, de notre économie et de notre protection sociale. » La France doit également «  désoviétiser la sphère politico-médiatico-éducative au sein de laquelle la fiscalité et la haine attisée contre les riches ont remplacé la police politique comme instrument d’oppression. »

Moyennant quoi, le pays a tous les atouts pour rebondir. On comprend cependant que pour mettre en application toutes ces idées, il faudrait d’abord un grand « boom » !

 Il n’est pas impossible qu’il se produise !

 Christian Saint-Etienne est professeur titulaire de la chaire d'économie industrielle au Conservatoire national des Arts et Métiers.



AU PIED DU MUR

 

Recul de 0,3% du PIB au 4ème trimestre 2012, croissance nulle sur l’ensemble de l’année et perpectives d’une nouvelle année identique. Le coup de frein est très net. Si la stagnation du début de l’année 2012 était due à l’effet des ajustements Fillon et à la période attentiste inhérente à toute campagne électorale majeure et après la très relative embellie du 3ème  (+0,1%) générée par les quelques mesures de distribution du début de mandat, le plongeon du dernier trimestre, lui, est bien le résultat des 27 milliards d’impôts votés par la gauche à travers 80 taxes et prélèvements divers. J’avais dit que l’économie était plantée dès le mois de septembre. On le constate aujourd’hui dans les faits.

Ce qui s’annonce pour 2013 est pire que prévu. La croissance chimérique de 1,2% rabaissée à 0,8% pour le budget, non seulement ne sera pas de 0,2% comme voudrait encore le croire nos gouvernements, mais nulle, voire négative. Cela veut dire que l’objectif des 3% de déficit ne sera pas atteint, et surtout, que pour exécuter le budget, il va falloir trouver soit de nouvelles recettes, soit tailler franchement dans les dépenses. Comme la philosophie de ceux qui sont au pouvoir, c’est plutôt la dépense que l’économie, c’est à une nouvelle pluie de taxes et d’impôts qu’il faut se préparer. La pire des solutions qui aggravera le blocage.

La descente aux enfers ?

Ne doutons pas que les instances européennes vont mettre la pression pour que la France tienne ses engagements de réduction du déficit. Ne doutons pas que les marchés ne vont pas tarder à prendre acte de la situation périlleuse de l’économie française en faisant monter les taux d’intérêts sur les emprunts. L’aggravation de la facture n’est pas une hypothèse. Elle devient chaque jour un peu plus certaine. La question est quand cela arrivera-t-il ? Ce sont en tout état de cause des milliards supplémentaires à trouver.

Investissement, consommation, exportations : tous les moteurs de l’économie sont à l’arrêt. Il ne suffit pas de faire quelques voyages de tourisme marchand, de se distraire à l’international, de se porter au chevet de la Grèce quand on n’a pas un sou vaillant, pour convaincre les décideurs et les consommateurs de croire à l’avenir, les exportateurs de vendre des produits trop chers par manque de compétitivité. Au demeurant quel bilan peut-on tirer de tous ces coups de moulinets sur la scène européenne et mondiale ? La presse est bien discrète sur le fiasco français de l’accord budgétaire européen et sur les retombées en contrats du voyage en Inde.

Le Président aura-t-il le courage de changer de politique ?

Le gouvernement Ayrault est au pied du mur. Il va être contraint de faire de nouvelles économies, de réduire la dépense sociale, de s’attaquer au dossier des retraites. Bref, de mener ce que la gauche de la gauche appelle une politique libérale. Cela va creuser un peu plus le fossé avec le Parti communiste et une fraction du PS. Le congrès du PCF l’a officialisé : les communistes sont clairement dans l’opposition. Du moins au niveau national, car ils entendent sauver leur alliance avec le PS pour les municipales. François Hollande et son gouvernement se retrouvent désormais très isolés, pris en étau entre la droite et la gauche radicale. Ce qui va être très compliqué à gérer. D’autant que sur la scène européenne, le dernier sommet de Bruxelles l’a montré, le couple franco-allemand ne fonctionne plus comme par le passé.

Avec une population en progrès de plus d’un million et demi d’habitants, la France n’a pas produit davantage qu’il y a quatre ans. Dans ce paysage conjoncturel déprimé, Il ne suffit pas seulement de réviser une prévision de croissance dont on savait dès le départ qu’elle était trop élevée. Il faut aussi cesser de raconter des histoires : la croissance ne reviendra pas de sitôt. Les consommateurs sont encore très endettés et pour ceux qui ne le sont pas, tentés de thésauriser en prévision de jours sombres. Les banquiers encore convalescents ne sont pas en mesure de financer correctement l’activité. Beaucoup d’entreprises n’ont pas retrouvé leur compétitivité.

Sans croissance, il faut tailler d’abord dans les dépenses !

Cette disparition de la croissance constitue un changement majeur. Les chefs d’entreprise ont commencé à s’organiser en conséquence, le plus souvent dans la douleur en sabrant dans leurs effectifs, leurs investissements et leurs stocks, en  traquant le cash, en cherchant de nouveaux marchés à l’autre bout du monde. La gauche au pouvoir va devoir, elle aussi, changer radicalement sa manière de voir et d’agir. Car sans croissance, il n’est plus possible d’arbitrer entre les taux de progression des différents ministères ni de présenter une moindre hausse des dépenses comme une baisse. Il faut désormais oublier un programme bâti sur l’hypothèse d’une activité en progrès de 2 % l’an à partir de 2014… L’équipe au pouvoir ne peut plus vivre avec cette chimère. Elle doit décider dans la vraie vie. Et comme il serait périlleux d’augmenter une pression fiscale déjà en overdose, elle doit faire de vrais choix dans les modes d’intervention de l’Etat.

En évitant quelques écueils et quelques clichés qui ont la vie dure. A savoir que, contrairement à ce qui est souvent affirmé, l’austérité, ça paye. Les pays d’Europe du sud commencent à récolter les premiers fruits de leur effort. Ils regagnent en compétitivité et leurs exportations progressent de 4% à 13% selon les pays. L’Italie affiche un excédent commercial en 2012 proche de 10 milliards d’euros….  A savoir aussi que la dévaluation compétitive relève d’une stratégie du passé : il suffit d’observer les statistiques commerciales pour que chacun se rende compte de l’ineptie de ces politiques. La Grande Bretagne qui ne s’est pas privé de faire baisser sa monnaie (- 20%) se retrouve avec un déficit commercial de 152 milliards d’euros et une croissance en berne. La valeur de l’euro n’est pas un obstacle. Il faut chercher ailleurs. A savoir que pour relancer la croissance, il n’y a pas cinquante recettes : il faut investir, investir, investir. Il est possible de libérer l’économie de ses entraves, au lieu de mettre des semelles de plomb à nos entreprises : alléger les charges sociales,  simplifier les réglementations. Avec les excès idéologiques on paralyse la circulation des richesses, alors qu’une régulation bien ajustée premet au contraie de la fluidifier… en un mot : libéraliser l’économie.

Le problème c’est que le gouvernement est soutenu par une majorité qui a été élue pour faire le contraire.  Il faut choisir entre le rêve qui devient cauchemar et la réalité, aussi dure soit-elle.

 


PORTRAIT

 

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 BRUNO LE MAIRE

 

Avec Bruno Le Maire, on est tenté par la comparaison avec la « bébette qui monte, qui monte », sauf que le personnage n’a rien de bébette, bien au contraire. Ce que je veux dire par là, c’est que sortie après sortie sur les plateaux de télé, entretien après entretien, il peaufine à petites touches une image de responsable politique dense, clair pour ne pas dire clairvoyant, cohérent et rigoureux. Il pratique un langage devenu rare d’un personnage mettant ses actes en accord avec ses convictions comme celle qui l’a fait démissionner de la haute fonction publique, appartenance qu’il juge incompatible avec un mandat politique.

Cette image de netteté, il la véhicule tout d’un bloc. S’il s’exprime de manière impeccable, son allure l’est tout autant. Avec son physique de gendre idéal, cet ancien normalien de la rue d’Ulm, passionné de littérature, agrégé de lettres modernes, cultive le langage droit et net. Avec lui, les mots ont un sens. Passé par l’ENA, il a le profil adapté pour embrasser la carrière de l’Etat, côté politique.

Dominique de Villepin en fait son directeur de cabinet, Nicolas Sarkozy en fera un Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, puis en 2009 le nommera au prestigieux Ministère de l’Agriculture. Le député de l’Eure excellera dans les deux postes, où il privilégie l’efficacité sur l’esbrouf, en homme soucieux d’assumer ses responsabilités d’homme au pouvoir, à défaut d’être « de pouvoir ». C’est un acteur par tempérament, conscient que la vie est fragile pour avoir vu son père partir prématurément en quelques mois d’une tumeur au cerveau. Lucide, il n’hésite pas à affirmer : « il n’y a pas d’amitié en politique, car l’amitié doit être désintéressée ».

De son expérience du pouvoir, il tire les leçons. Visiblement il a aimé être Ministre de l’Agriculture, poste qu’il a occupé en croisant sa connaissance des arcanes bruxelloises avec un vrai désir de plaider pour le monde rural qui avait besoin d’un avocat efficace. Et manifestement, ce germanophile prépare l’avenir en prenant bien soin de ne pas insulter le passé. Son positionnement par rapport au quinquennat est simple : il ne revendique pas le droit à l’inventaire, comme on dit, mais préconise « l’aggiornamento » des idées et des projets. Un positionnement habile qui lui permet de lancer quelques pistes  qui renouvelle le discours de l’opposition. Son livre « Jours de pouvoir » lui offre l’opportunité d’occuper le devant de la scène, au moment où d’autres sont contraints à une cure d’abstinence.

Mais derrière l’homme lisse et poli, dans tous les sens du terme, on pressent la « lame d’acier ». Le caractère nécessaire pour affronter un jour le combat suprême. Le profil est là. En tout cas, on ne peut s’empêcher d’y songer. Et pourquoi pas ?

 


ARCHIBALD SE MARRE !

Haddock se marre bis

« réac » : le mot a été lâché. Dans le débat sur le mariage homo, les députés de l’opposition qui ont bataillé contre ne peuvent être que de « pauvres réac homophobes » face aux tenants de cet immense progrès civilisateur. En fait ce n’est que l’expression d’un petit fascisme intellectuel quotidien auquel la gauche nous a habitués.

Egalité : mot mis à toutes les sauces par les bobos bien pensants. Bientôt on pourra dire qu’une carotte est égale à un navet. Une paire d’homos vaut un couple d’hétéros. C’est tout comme ! Sauf qu’en mélangeant carottes et navets, et en y ajoutant un poireau, on peut envisager un pot-au-feu. Vous pouvez toujours essayer de mélanger deux homos, vous ne pourrez jamais avoir un enfant.

Mots pour mots : s’il suffisait de changer les mots… Une députée propose de changer l’appellation « maternelle » des écoles éponymes qui méritent pourtant leur nom, eu égard au personnel qui y exerce. Mais voilà, c’est trop « sexué ». Théorie du genre, que de folies ne ferait-on pas en ton nom.

Tablettes : les députés de la majorité s’ennuient. Il ne s’agit pas de chocolat pour boucher une dent creuse pendant les débats. Non, c’est la version numérique qui permet de meubler le temps des députés PS pendant les débats, en jouant au scrabble. Discipline de vote imposée n’incite pas au débat. Chers payés les gus !

Nominations : on s’émeut de la purge que subit la haute fonction publique. « Simple rééquilibrage » selon Rebsamen, oubliant que Sarkozy a nommé Charasse au Conseil constitutionnel, Migaud à la Cour des comptes, entre autres. « Compétences » selon Vallaud-Belkasem : là on comprend mieux. Il suffit en effet d’être socialiste pour être compétent, comme M. Schrameck  au CSA…

Blanchi : Cahuzac aussi blanc qu’un petit suisse double crème. Sauf pour « Merdiapart » qui refuse de s’être trompé et qui en rajoute. Même quand il a tort, un gaucho peut avoir quand même raison.

A plaindre : ces pauvres enseignants ne sont pas « corporatistes » comme l’a scandaleusement constaté un certain Julliard. Leur ministre  comprend qu’ils s’inquiètent « pour leur organisation de vie… » !!!! La vérité c’est qu’ils ne veulent plus revenir bosser le mercredi. Notez qu’ils feraient le même nombre d’heures. De toute façon, l’échec scolaire, c’est la faute à Sarko.

Waterloo : pour Hollande, le compromis de Bruxelles sur le budget européen est une défaite en rase campagne. Pitoyable ! La France n’est plus ni écoutée, ni respectée.

Championnes : une médaille d’or en ski en championnat du monde qui met fin à une absence de 45 ans. Bravo ! Dans un autre registre, c’est la France, championne d’Europe des impôts, des dépenses publiques et du recrutement des fonctionnaires… pour Fillon. C’est malheureusement trop vrai !

Pub : les affiches du PS font la pub pour l’UMP. Ils oublient que beaucoup de Français ne croient pas aux « emplois d’avenir », à l’égalité du mariage homo, sont contre le vote des étrangers… Merci de le leur rappeler !

100% : même pas une voix contre. Il n’y a qu’au PC qu’on peut atteindre de tels scores. Rien de changé sous les cieux communistes ! Avec une telle élection, qui ira dire que Pierre Laurent n’est pas légitime, hein ? Et bientôt, ce sera le tour du successeur de Thibault à la CGT. Le Paon pourra faire la roue !

40 000 : ce serait le nombre des couples polygames en France, bien que ce soit interdit par la loi. Faudra-t-il que la société entérine cette réalité par une loi, au nom de … l’égalité avec les homos et les hétéros bigames ? 

Findus : le spécialiste du surgelé cherche un « remède de cheval » pour enrayer la chute de ses ventes suite au scandale du même nom. Finnndus !

Abrutis ! : c’est le mot lâché par Bartolone au perchoir contre les députés UDI qui quittaient l’hémicycle parce que Ayrault ne répondait pas en personne à la question posée par leur président de groupe, Jean-Louis Borloo, comme le veut la tradition. Les explications fumeuses qu’il a donné ensuite n’auront convaincu que lui ! Je n’ose pas imaginer le scandale si l’incident s’était déroulé avec Accoyer au perchoir…

Pas fin : et même inapproprié pour reprendre un terme strausskanien, la blagounette de Flanby à propos de la démission du Pape (nous n’avons pas de candidat) ? Aucun respect pour la religion, l’athée élyséen. Ce qui est plus grave c’est qu’en l’occurrence, il a oublié la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Trahi par son subconscient ?

3% : on aurait pu écrire la chronique d’une défaite assurée. Il n’y avait pas besoin d’être grand clerc pour s’apercevoir que Flanby et ses acolytes se (nous) racontaient des histoires sur le taux de déficit à atteindre à la fin de l’année. En prenant toutes les décisions à l’inverse de ce qu’il fallait faire, l’absence de croissance ne peut pas être une surprise.  Il en sera malheureusement de même pour l’inversion de la courbe du chômage. Mais comme tous les trois mois, il nous dit :" je me donne un an pour y arriver…"

 


IL FAUT SAVOIR...

IMG_9764_face2 bis  Quelques petites nouvelles de la France qui va mal.

 

Qu’il est difficile de recruter !

Ce n’est pourtant pas le nombre de demandeurs d’emplois qui manquent. Et pourtant, un jeune PDG, Guillaume Richard, à la tête de la société O2, numéro un en France du marché des services à la personne, n’a pas réussi à pourvoir une offre de 100 postes (oui, oui, « cent ») d’assistante ménagère, en CDI à plein temps. Au bout de deux mois, il n’a réussi à en pourvoir que 18 ! Pourtant Pôle emploi chiffre à 400 000 le nombre de demandeurs intéressés per un métier dans les services à la personne. Alors, que se passe-t-il ? La rétribution proposée est insuffisante pense-t-on aussitôt. Que nenni : outre le CDI à temps plein, les postes proposés le sont avec voiture de fonction (Twingo neuve griffée au sigle de l’entreprise), participation aux frais de déplacement, GPS, téléphone portable, mutuelle, smic avec prime et possibilité d’heures sup, et possibilité d’évolution managériale (40% des encadrants de O sont issus de la promotion interne). Et le PDG évolue à 5 000 emplois ses besoins en 2013.  Mais il ne reçoit pour l’essentiel que des candidatures à temps partiel. Il a calculé qu’à moins de 2100€/mois, il n’est pas intéressant de travailler à temps plein dans son secteur. Entre les diverses prestations sociales, le travail au noir et les frais de garde d’enfants, 20H/semaine suffisent pour empocher 1700€ net… La « médiocrité consentie » d’un pays qui marche sur la tête !

Le déficit commercial de 2012 s’est amélioré.

Fausse bonne nouvelle. Notre déficit commercial s’est établi à 67,2 milliards d’€  contre 74 milliards l’année précédente. Le léger mieux de 7 milliards n’est pas dû à une amélioration de notre compétitivité. Si la France demeure le 5ème exportateur mondial, le déficit de 2012 reste la 2ème plus mauvaise performance historique. Nos exportations ont légèrement progressé (3,2%), mais la baisse survenue sur l’année précédente est surtout le résultat de l’atonie de notre consommation et de la diminution des importations. Autre signe inquiétant, c’est le ralentissement de la cadence de nos échanges export et import, signe de l’engourdissement de l’économie. La situation avec la zone euro continue de se dégrader, dans un contexte récessif : notre déficit s’est creusé de 17,7 milliards rien qu’avec l’Allemagne et les pays du sud dont la compétitivité s’est améliorée ont contribué à nous prendre des parts de marché. Le plus effarant c’est que l’Allemagne nous distance avec un record d’exportations agricoles et agroalimentaires en 2012. Les Allemands dominent dans le secteur du porc, du bœuf, de la volaille, des œufs, du lait et même des fraises ! Et l’industrie agroalimentaire germanique connaît une véritable croissance grâce à une stratégie industrielle de fusions et d’adaptation aux contraintes des marchés. De quoi faire rêver nos industriels ! Heureusement, une légère amélioration de notre balance avec l’Asie permet de limiter les dégâts, mais ce continent ne pèse que 13% dans nos exportations. Le débat sur notre compétitivité n’est pas clos !

2012 : une année noire pour l’industrie française.

La production industrielle a reculé de 2,2%. Rien ne laisse prévoir un rebond en 2013. Croissance en berne, demande atone, restrictions budgétaires, c’est le cocktail que nos entreprises ont subi en 2012. Au 4ème trimestre, la production a nettement viré au rouge avec un plongeon de 1,8% par rapport au trimestre précédent. Aucun secteur n’échappe à la baisse. Le recul est même important dans le raffinage (9%). L’état des carnets de commande et les perspectives de production ne laissent pas entrevoir d’amélioration. D’ailleurs la Banque de France confirme une croissance du PIB de 0,1% au 1er trimestre de cette année, ce qui nous situe très loin des 0,8% prévus par le gouvernement pour 2013. La stagnation des dépenses d’équipement confirme malheureusement la mauvaise pente. L’affaissement productif se confirme !

 


L’EUROPE A RECULONS DE HOLLANDE

Voilà un excellent discours prononcé au nom du Groupe PPE par Alain LAMASSOURE, lors du débat du Parlement européen avec François Hollande, à Strasbourg le 5 février 2013. Il permet de comprendre pourquoi le compromis adopté à Bruxelles et auquel la France s’est soumis, n’est pas bon.

Alain Lamassoure

« En Europe, la France est un pays normal, mais ce n'est pas un État ordinaire. Et dans cette période d'incertitude, l'Europe attend deux choses d'elle.

I - D'abord, qu'elle soit exemplaire chez elle ! Qu'elle honore les engagements qu'elle a pris. Qu'elle joue en harmonie dans le concert européen. Elle en a accepté la partition commune et l'Europe vous en est reconnaissante. Mais cette partition, votre gouvernement l'exécute avec de curieuses dissonances. Et là l'Europe s'étonne.

Quand la durée de la vie s'allonge, la France d'aujourd'hui rajeunit l'âge de la retraite, entre 62 et 60 ans. Quand la fiscalité, partout, est mise au service de la course aux emplois, aux capitaux, aux talents, la France donne l'impression d'imposer toutes les formes de réussite, et même de punir ceux des salariés qui osent travailler plus de 35 heures par semaine. Ses partenaires taillent dans les dépenses administratives à la hache : la France s'y attaque avec une lime à ongles. Son gouvernement s'est engagé à ne pas réduire d'un seul, pour les 5 prochaines années, le nombre de ses 5 millions de fonctionnaires.

Alors, dans la 2ème puissance économique de l'Union, en ce moment même, la production s'arrête, les usines ferment, le chômage augmente, les talents s'en vont. Et l'Europe s'inquiète.

II - On attend aussi de la France qu'elle éclaire la voie de l'Europe, avec ses partenaires les plus engagés. Vous l'avez fait au Mali, Monsieur Le Président, le Parlement européen l'a salué. Cela suppose une condition : la France n'est écoutée que lorsqu'elle propose une vision pour toute l'Europe, au-delà de ses seuls intérêts nationaux immédiats. C'est ainsi que tous vos prédécesseurs ont joué un rôle clef dans les grandes étapes de l'aventure européenne.

L'Europe a désormais ses institutions, ses compétences, ses droits fondamentaux, sa monnaie, ses disciplines communes, son gouvernement économique. Ce qu'il nous faut maintenant inventer ensemble, c'est son modèle de solidarité.

Votre chance, c'est que c'est maintenant qu'il nous faut décider du budget européen jusqu'à la fin de la décennie. Notre malheur, c'est que, à ce jour, de l'aveu même du Président Van Rompuy, autour de la table du Conseil, personne ne défend l'Europe. Chacun ne parle que de lui.

On le voit bien sur les montants. La seule question qui se pose est de savoir si, en 2020, le budget européen sera redescendu au niveau où il était en 2007, avant la crise financière, ou à son niveau de 2004, avant le grand élargissement à l'Est.

Vous avez convaincu le Parlement européen : il vous reste à convaincre le Président de la République française.

Certes, le Royaume Uni a un droit de veto. Mais la France aussi. Mme Thatcher l'avait aussi, et elle n'était guère fédéraliste. Seulement voilà : François Mitterrand et Helmut Kohl aimaient l'Europe et ils se sentaient responsables de l'Europe. Ils ont su accommoder la Dame de Fer, tout en doublant les fonds régionaux.

Sur les priorités européennes, vous l'avez dit nous en sommes d'accord, la valeur ajoutée d'un budget européen, c'est de nous permettre d'atteindre la masse critique là où la mondialisation la rend nécessaire : les grands investissements d'avenir, d'un côté, et l'influence de l'Europe dans le monde - "peser sur le destin du monde" avez-vous dit - de l'autre. 

Alors, tremblez, concurrents d'Asie ou d'Amérique ! Tremblez terroristes de tous les continents ! La proposition qui est mise sur la table affecterait à la recherche européenne 8/10 000è de PIB, et 7/10 000è à son action extérieure. Et la France, en coulisses, s'emploie ardemment à raboter encore ces chiffres pour améliorer son retour comptable. 

Au moins, ce budget sera-t-il équitable ? Dans votre discours d'investiture, à Paris, vous avez dit que la justice, l'équité, serait le premier critère de toute votre action. 
Voilà une occasion de mettre ce principe en pratique. Car le système actuel de financement de l'Union est le plus injuste qui soit : 5 des pays les plus riches paient relativement moins que les 10 pays les plus pauvres qui sont tous des nouveaux membres. Le Parlement a proposé une réforme d'ensemble, fondée sur de nouvelles ressources propres. Et la France en retient le principe et elle se bat. Mais elle se bat surtout pour plafonner sa propre contribution - donc, pour aggraver la charge des pays pauvres !

Du côté des dépenses, la potion magique qui est concoctée secrètement par les alchimistes du Conseil européen aboutirait à réduire, je dis bien à réduire, pour les sept années qui viennent, les fonds de cohésion alloués, par exemple, à des pays comme la Grèce, le Portugal, l'Espagne, la Hongrie. Jamais ces pays n'ont eu autant besoin de l'Europe. Jamais ils n'ont autant souffert. Jamais ils n'ont fait autant d'efforts. Et c'est maintenant qu'on déciderait de les aider moins ? Silence, les pauvres ! De toute façon, ils n'ont pas les moyens politiques de dire "non".

M. le Président, accepter un compromis élaboré sur de telles bases, ce serait prétendre faire l'Europe de la solidarité, à commencer par l'Europe sociale, pendant toute la durée de votre mandat, avec le budget européen de M. Cameron. 
Quel socialiste pourrait-il l'accepter ?

Le groupe PPE, lui, ne l'acceptera pas. »

Alain Lamassoure est président de la commission des budgets au Parlement européen. A la suite du sommet de Bruxelles, il a recommandé de ne pas accepter l’accord en l’état : « Je recommanderai au Parlement de remettre en cause les résultats autant que la méthode". 



UN PRESIDENT A LA GODILLE !

 

Hollande officiel

 

Et voilà qu’on va nous pondre une loi pour « reprendre » les entreprises rentables et les empêcher de licencier. Si, si ! Comme effet repoussoir de plus, on ne fait pas mieux. Il sera donc impossible d’anticiper une conjoncture défavorable et il faudra attendre d’être dans le rouge ou en faillite pour ajuster les effectifs. Surtout ne pas distribuer de dividendes. Et en cas de vente, celle-ci ne sera possible que si un repreneur se présente. On croit rêver….

Ceux qui avaient cru à la révolution copernicienne de la métamorphose sociale-démocrate de « l’intérimaire d’en haut » doivent s’en trouver baba. Normal, c’était en général des bobos. Ce tournant affiché à grand renfort de publicité médiatique, les laudateurs étant toujours plus prompts à manier la brosse à reluire que la critique raisonnée, nous était vendu avec le pacte dit de compétitivité, qui consistait à restituer plus tard aux entreprises quelques 20 milliards d’euros (enfin, ce n’est pas certain) prélevés tout de suite. Le tout sous formes de subventions octroyées sur des critères très administratifs.

La France se retrouve donc le seul pays d’Europe où l’espace de décisions des entrepreneurs est réduit comme peau de chagrin par chaque décision gouvernementale. Nous sommes aussi les seuls à être revenus à une économie « administrée », mot poli pour éviter de dire « dirigée » ou « socialisée ».  On s’éloigne de l’économie sociale de marché à la fois par les prélèvements opérés sur les entreprises, sur le capital et sur les investissements. Ce que l’on comprend surtout, c’est qu’il a fallu céder à la pression des faits qui, comme on le sait sont têtus, ce qui nécessitait de donner en urgence un peu d’oxygène à notre économie. Mais c’est pour aussitôt redonner un coup de barre à gauche. Pour calmer la bronca et aussi par penchant naturel.

Ce président qui se voulait normal, mais qui fait du « Sarkozy » dès qu’il peut, courant après sa cote de popularité qui lui échappe comme un gueux fuyant un lépreux, arbore volontiers les postures lisses et débonnaires pour mieux distiller ses provocations calculées comme le vote de la loi sur le mariage pour tous, dont le nom même est insupportable, ou le projet de donner le droit de vote aux étrangers, agité périodiquement comme un chiffon rouge pour détourner l’attention. Ce qui lui permet d’envoyer des signaux  aux différentes castes qui composent son électorat.

Finalement cet homme est bien tel qu’on le connait : tout en calcul, comme lorsqu’il était à la tête du PS. Quelles pensées l’animent, quel cap suit-il ? Il ne le sait probablement pas lui-même, ce sont les événements qui en décideront. Une seule idée comptera : comment me faire réélire. Le reste n’a guère d’importance. Machiavel n’est pas loin. En bon président prévoyant, il met en place, avec des nominations sectaires comme jamais, une haute administration à sa botte. Vous verrez que même le président de la Cour des Comptes y passera : trop honnête, trop indépendant, avec la pire des tares d’avoir été nommé par Sarkozy.

Et le sort de la France, me direz-vous ? Elle va de moins en moins bien, comme on peut aller avec un pilotage à la godille. L’économie, assommée par les impôts ne se relève pas : le moteur de la consommation est noyé par les prélèvements, celui des investissements est paralysé par toutes les taxes sur le capital et les récriminations sur les investisseurs.

Les omissions récurrentes et le manque de courtoisie à l’égard de son prédécesseur, la constance avec laquelle il détricote toutes les réformes réalisées, nous laissent même à penser qu’il est pétri de haine. Alors on me pardonnera de ne pas chercher dans son action une quelconque morale dès lors qu’il apparait que les « moi, président » n’étaient que du verbiage pour la parade, et sont contournés dans les faits tous les jours. J’ai même parfois le sentiment que la vengeance lui tient lieu de motivation…

Ce n’est pas ainsi que l’on dirige un grand pays comme la France !

 


LE NOUVEAU JANUS, C’EST MAINTENANT !

 

Flanby découragé

Qu’il était beau notre Flanby dopé au mascarpone dans son costume de guerre, venu en « libérateur », l’autre jour à Tombouctou. Pour un peu il nous aurait fait le coup du « Tombouctou martyrisé, mais Tombouctou libéré »… Ce n’est qu’un mirage. Il a pu, grisé par l’accueil d’une foule africaine, croire au plus beau jour de sa vie politique, mais nous prions tous pour qu’il ne soit pas suivi par le plus triste. Tout le monde sait bien que rien n’est joué dans cette drôle de guerre, et que l’ennemi, un instant déstabilisé, attend son heure pour reprendre l’initiative avec les moyens qui sont les siens : le terrorisme, l’embuscade, la guerrilla… 

Mais derrière ce visage de chef de guerre déterminé, s’en cache un autre moins reluisant. C’est celui qui loin de pacifier notre pays, y met le feu avec des débats irréfléchis, incohérents et superfétatoires par les temps qui courent, qui de plus, divisent profondément les Français ; c’est celui, cynique, qui livre notre pays aux communautarismes et aux pesanteurs idéologiques qui le paralysent sans en tirer rien d’autre que de galvaniser les corporatismes ; c’est celui qui finit de ruiner notre économie à coups d’impôts et de décisions décourageantes pour les investisseurs, faute d’avoir compris que nous avions besoin de compétitivité et d’assainissement budgétaire.

Jamais notre pays n’a été aussi proche de l’explosion sociale. Les enseignants contestent la réforme qu’on leur propose, les fonctionnaires se mettent en grève, les journaux sont pris en otages par des grèves à répétitions fomentées par la même CGT que celle des ports ; les salariés d’Arcelor, de PSA, de Goodyear, qui ne sont que la vitrine sociale d’une France qui voit s’inscrire 1 000 chômeurs par jour, ne savent plus à quel saint se vouer… au point que la police craint la montée de la violence. La gauche radicale souffle sur les braises d’une révolte sur laquelle elle aimerait prospérer. Même l’insipide Pierre Laurent entonne des chants guerriers !

Et la gauche dans tout ça ? Elle est en lambeaux. Son unité de façade ne tient que grâce à une commune détestation de la droite, insultée à la moindre occasion. Cela n’empêche pas le PS d’être à la manœuvre pour détricoter le corpus social afin de le modeler à sa façon : contrôle partisan de l’appareil public, ouverture de salles de « shoot » prélude à la libéralisation de la consommation des drogues, circulaires contestables pour contourner la loi, et même abus de la « novlangue » pour rebaptiser les choses, un peu à la manière des Révolutionnaires avec le calendrier républicain. Tout ce travail souterrain a un sens : imposer une vision dite de « progrès » pour la société. Flanby pacificateur au Mali, se comporte en chef de clan incendiaire en France. Il privilégie les sujets annexes pour feindre l’action. Ce n’est pas ainsi que le pays se modernisera.

Et on cherche encore le politique inspiré dans le piteux compromis du sommet européen qui vient de se terminer. Où est donc la farouche détermination du chef de guerre ? Comment peut-on avoir laissé se constituer un axe Bonn-Londres contre nature qui fait de Cameron, le fluide glacial de l’Union, le grand vainqueur de la négociation ? Car, il faut bien le constater, la baisse du budget européen sur quelques chapitres essentiels pour l’avenir, ruine tous les efforts de relance, pourtant cheval de bataille du président français.

Quand on met en perspective les actions menées depuis neuf mois, on s’aperçoit que la rigidité idéologique des débuts a laissé la place au coup par coup. Le pays va à vau l’eau, faute de cap et de vision de son capitaine, autre que son bréviaire suranné.

Nous étions au bord du gouffre, on attend maintenant qu’il crie : « en avant ! »… L’épisode malien ne change rien, bien au contraire.

 


CE QUE J’ATTENDS DE L’UMP

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Maintenant que le calme est revenu et que l’équipe est en place, le moment est venu pour l’UMP de se mettre en ordre de bataille et pour cela, l’urgence est double : clarifier une fois pour toute son positionnement entre FN et centristes, mettre au point des argumentaires communs à toutes les têtes susceptibles de communiquer en son nom pour faire un travail d’opposition crédible et sans concession.

En économie, le retour aux fondamentaux.

D’abord, soyons fermes sur le bilan du quinquennat. Il ne s’agit pas de refuser tout droit d’inventaire, mais ne laissons pas passer le discours sur « l’héritage » invoqué trop facilement par la gauche.

Ensuite, quand on est dans l’opposition, Il faut simplifier pour se faire entendre. La nécessité de réformer en profondeur l’économie française doit être le leitmotiv.

La fiscalité sur les entreprises et la taxe à 75 % ont créé un fossé durable entre la gauche et les patrons. Les gestes faits depuis sur la compétitivité et le marché du travail n’ont pas suffi à panser la blessure.

Il faut réhabiliter la « création de richesse » sans tomber dans le piège d’être le parti des «riches ». Il suffit de souligner l’ineptie de la politique du gouvernement qui fait tout à l’envers. François Hollande n’engage pas les réformes à la hauteur des difficultés françaises. Chaque jour qui passe montre le peu d’effet du pacte de compétitivité et la réforme du marché du travail montrera rapidement ses limites dans la difficulté de la transposer en loi. Les chiffres de la désindustrialisation et l’accroissement vertigineux du chômage sonnent comme autant d’arguments supplémentaires.

Enfin, Il y a un consensus en France sur la nécessité de remettre le pays sur des rails budgétaires plus sains. En finir aussi avec « l’hyper-réglementation », baisser le coût du travail, réduire les dépenses publiques. Ce triptyque doit être martelé par tous les responsables de  l’UMP.  

Redonner confiance aux classes moyennes.

Le « modèle social » est en faillite complète. La France est le seul pays d’Europe à avoir un tel niveau de dépenses  sociales pour un résultat catastrophique qui fait qu’on cumule déficits, dettes et chômage exponentiel. La maitrise fiscale et un nouveau pacte social fondé sur une aide ciblée sur ceux qui en ont besoin et visant à l’efficience sont la clé de tout renouveau. S’atteler à une refonte de la fiscalité cherchant à être équitable plutôt que juste et visant à la redynamisation de l’économie est la priorité.

Répondre à l’inquiétude des Français sur les valeurs républicaines.

Les études comme le baromètre de la confiance du Cevipof font état de crispations identitaires persistantes chez les Français, mais aussi d’un regard plus clément à l’égard des entreprises et du libre jeu du marché. Cela facilite la réflexion. La sécurité et l’immigration doivent garder une place majeure dans le discours de l’UMP. Sur le terrain de l’identitaire et de la demande d’autorité, les sympathisants UMP sont  massivement hostiles aux étrangers et à l’Islam et en demande d’un « vrai chef ». Ils se démarquent de ceux du FN sur la mondialisation, l’euro et l’Europe. La ligne de clivage est claire. Les taux d’adhésions à ces idées sont suffisamment élevés pour que le parti ne soit pas accusé de « récupération » ou de « course à l’électorat FN ». Les Français ont aussi besoin d’entendre un discours protectionniste et rassurant. Mais c’est au niveau de l’Europe que la barrière doit être posée.

Ferme sur l’identité nationale, la laïcité et l’immigration à l’intérieur, favorable à l’ouverture sur le monde, confiant dans l’euro et convaincu de la nécessité de l’Union européenne. Un crédo simple.

Ce n’est pas un positionnement à droite. C’est un positionnement central, dans la mesure où le centre de gravité s’est déplacé. C’est le plus conforme à la réalité de la société française actuelle et le plus à même de faire retrouver à notre pays la marche du progrès. Ni droite libérale, ni droite nationale mais les deux ! Il faut un « récit national » qui peut être le ciment d’un électorat allant de l’UMP au FN de plus en plus homogène. Mais il faut aussi conserver les « fondamentaux » de l’UMP, parti qui a pour vocation de rassembler droite et centre : liberté individuelle, réforme de l’Etat, ouverture européenne dans une économie de marché.

 


ENFIN LA QUILLE POUR DICK !

 

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Jean-Pierre Dick a pu enfin rejoindre les Sables d'Olonne. Un authentique exploit après plus de 50 000 km dont 2600 mn sans sa quille. Il fallait le faire ! Il l'a fait, et c'est en véritable héros qu'il a été accueilli hier après-midi par le public sablais. 

Bravo Jean-Pierre ! Toi qui pouvais revendiquer le podium, tu as réussi à te maintenir à la 4ème place, à aller jusqu'au bout, en prenant tous les risques et, en marin avisé, toutes les précautions aussi. Et aussi en un temps remarquable : 86 jours 2 heures et des poussières...

Tu fais désormais partie de la légende du Vendée Globe !

 

 


PENDANT QU’ON DEBAT SUR LE MARIAGE…

Hollande chameau

Le débat sur le mariage homosexuel a été voulu pour occuper le devant de la scène à un moment où le paysage économique et social est particulièrement déprimé. Autrement dit on nous « amuse ». Les terroristes islamistes ont eu la bonne idée d’attaquer au même moment. Une opportunité que l’exécutif n’a pas laissé passer pour se refaire une santé. D’une part, il n’était pas possible de laisser prendre Bamako, c’eut été une catastrophe dont les atermoiements depuis plusieurs mois auraient pesé lourdement dans le discrédit qui aurait rejailli sur notre pays. D’autre part, malgré l’insuffisante préparation diplomatique, la France était la seule à avoir à la fois la légitimité et les moyens d’une intervention dans l’urgence.

Il n’empêche. Le paquebot France n’en finit pas de ralentir sa marche, et les perspectives ne sont pas bonnes à court et moyen terme. L’effondrement du marché de l’automobile est la partie visible de l’iceberg. Les plans sociaux se multiplient, émaillés par quelques cas emblématiques que la CGT exploite à fond, en pratiquant la politique du pire, comme chez Good Year ou à PSA Aulnay. Notre pays a recensé 285 000 chômeurs supplémentaires en 2012. Si la pente actuelle se prolonge, ce sont près de 200 000 à 350 000 de plus qui sont annoncés pour 2013. Les faux emplois d’avenir ou ceux engendrés par les contrats de génération qui relèvent du traitement social du chômage et pas d’une politique économique, ne sont que des cataplasmes sur une jambe de bois. Ce qui est grave, c’est que le chômage de longue durée (trois ans et plus) touche maintenant 500 000 personnes !

Une étude menée par l’OFCE divise par deux le nombre des emplois espérés avec le crédit d’impôt compétitivité : à peine 150 000 à terme au lieu de 300 000. On découvre de plus en plus que le dispositif s’adapte mal aux PME qui, semble-t-il, ne seront pas très nombreuses à y avoir recours. Il faut dire que le fisc traque actuellement celles qui touchent le crédit d’impôt recherche. Des contrôles qui mettent en péril des entreprises. Voilà qui ne les incitera guère à renouveler l’expérience avec le « cice ».

Mauvais signe aussi pour la place de Paris. Après la fusion entre ICE et Nyse Euronext, l’opérateur de la Bourse de Paris se retrouve isolé. Par quatre fois il a échoué à constituer un grand ensemble européen avec la Bouse de Francfort. C’est l’avenir même de l’établissement qui est en question et avec, le financement de nos entreprises.

L’Allemagne ne va pas très bien non plus, même si elle peut tabler encore sur un peu de croissance. Ce ne sera pas suffisant pour tirer notre pays. D’autant plus que les américains et les japonais faisant tourner à fond leur planche à billets, nous nous retrouvons avec un euro surévalué entre 15 et 20%, ce qui ne favorise pas nos exportations et ronge les quelques marges de compétitivité acquises chèrement par nos voisins du sud. De son côté, le Royaume-Uni prend le chemin d’une troisième récession. L’activité s’est en effet contractée au 4ème trimestre et a stagné sur l’ensemble de 2012. On connaît le résultat : Cameron espère se refaire une santé électorale sur le dos de l’Europe.

Et comme l’équipe actuelle a renoué avec les errements du passé, en pratiquant le laxisme budgétaire -on en a encore un exemple avec le comportement de Peillon qui lâche 400 millions à la 1ère grève des instits, alors que les caisses sont vides-, en entretenant la méfiance à l’égard des riches et en décourageant par la fiscalité le développement des jeunes entreprises, la médiocrité de notre performance économique est garantie.

 


ARCHIBALD SE MARRE

 

Haddock se marre bis

 On sait : tout finit par se savoir. Il y a toujours des fuites. Le chiffre communiqué à Flanby par les RG (ou ce qui les remplace), pour la manif’ du 13 janvier, c’est 1,2 million de participants. Dont acte. On sait qu’il sait.

Débat dingue : Désir souhaitait un débat digne sur le mariage des homos. Le spectacle de sectarisme aveugle de la gauche, avec outrances taubiresques et vertes l’a transformé en vaudeville.

Taubirastacouère : circulaire, y »’a rien à voir. Une provocation habilement programmée pour tenter de faire déraper l’opposition. On sait au moins ce qu’il en est sur la suite. Elle a bien l’intention de faire légiférer sur la PMA et la GPA.

Novlangue : miracle de l’accommodement des mots à notre époque. Dans le livret de famille, chaque fois que le mot « parent » apparaîtra, il faudra comprendre « père et mère »… Il suffisait d’y penser.

Manifhomo : les caméras médiatiques ont eu bien du mal à cacher les trous du cortège. Même pas un plan complet de la place de la Bastille. Mais il y avait beaucoup de monde à l’appel du Ternéro… surtout les peoples, le soir au théâtre, pour se montrer.

Manif’ aux mots : Faisons la comparaison entre les deux manif’, on avait d’un côté un peuple gai, bon enfant, sans agressivité, aux pancartes presque innocentes ; de l’autre, le lobby gay et compagnie, se vautrant dans l’agressivité, la vulgarité et l’obscénité. Qui est intolérant ?

Payons : avec une rallonge de 400€ pour les instits, Peillon essaie d’acheter la paix. Il tente d’éteindre l’incendie qu’il a lui-même allumé, par son arrogance et ses certitudes. Mais la caste en a vue d’autres, elle qui a eu la peau d’Allègre ! Mais au final, c’est nous qui payons…

Good Year, mais Bad CGT !

Solitude : A Tombouctou, Flanby prêche dans le désert… Le roi est nu. La France est bien seule. Heureusement, nos pilotes font merveille.

Etat PS : Luc Chatel s’émeut de la multiplication des nominations PS à tous les postes de la haute fonction publique. Ce que les médias si prompts à critiquer Sarko qui pourtant dosait  ses choix, oublient de nous informer… Il n’y a que le naïf Bayrou pour avoir cru à la promesse du Flanby.

Non voyant : le Harlem ne voit rien de tel. Il conteste le mot « purge » qui touche pourtant déjà les 2/3 des fonctionnaires concernés. Ce mot-là est réservé à la droite quand elle remplace « un » fonctionnaire !

Mobilisation : manifester, ça paye. La preuve, Matignon recule sur la PMA et dit vouloir attendre le résultat de la consultation du Comité National d’Ethique. Elle risque donc de ne pas être à l’ordre du jour de la loi promise en mars, d’autant plus qu’on connait les réticences des sages qui y  siègent. J’en connais qui vont « verdir » de rage ! En plus les Français sont majoritairement contre.

Pétition : La Barjot espère bien réunir ses 500 000 signatures pour saisir le CESE, ce qui retarderait l’application de la loi sur le mariage homo de 15 à 18 mois ! On y croit !

Vote : le PS fait tout ce qu’il peut pour détourner l’attention des Français. Il agite à nouveau le vote des étrangers contre lequel 56% des Français se prononcent. Pendant ce temps-là, il se prépare à charcuter convenablement la carte des « super cantons » pour les élections qui seraient repoussées à 2015.  En attendant, c’est 1 000 chômeurs de plus par jour ! Sont-ils seulement sérieux !

 

                                                                                                    Mille sabords !