ENFIN LA QUILLE POUR DICK !
LE NOUVEAU JANUS, C’EST MAINTENANT !

CE QUE J’ATTENDS DE L’UMP

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Maintenant que le calme est revenu et que l’équipe est en place, le moment est venu pour l’UMP de se mettre en ordre de bataille et pour cela, l’urgence est double : clarifier une fois pour toute son positionnement entre FN et centristes, mettre au point des argumentaires communs à toutes les têtes susceptibles de communiquer en son nom pour faire un travail d’opposition crédible et sans concession.

En économie, le retour aux fondamentaux.

D’abord, soyons fermes sur le bilan du quinquennat. Il ne s’agit pas de refuser tout droit d’inventaire, mais ne laissons pas passer le discours sur « l’héritage » invoqué trop facilement par la gauche.

Ensuite, quand on est dans l’opposition, Il faut simplifier pour se faire entendre. La nécessité de réformer en profondeur l’économie française doit être le leitmotiv.

La fiscalité sur les entreprises et la taxe à 75 % ont créé un fossé durable entre la gauche et les patrons. Les gestes faits depuis sur la compétitivité et le marché du travail n’ont pas suffi à panser la blessure.

Il faut réhabiliter la « création de richesse » sans tomber dans le piège d’être le parti des «riches ». Il suffit de souligner l’ineptie de la politique du gouvernement qui fait tout à l’envers. François Hollande n’engage pas les réformes à la hauteur des difficultés françaises. Chaque jour qui passe montre le peu d’effet du pacte de compétitivité et la réforme du marché du travail montrera rapidement ses limites dans la difficulté de la transposer en loi. Les chiffres de la désindustrialisation et l’accroissement vertigineux du chômage sonnent comme autant d’arguments supplémentaires.

Enfin, Il y a un consensus en France sur la nécessité de remettre le pays sur des rails budgétaires plus sains. En finir aussi avec « l’hyper-réglementation », baisser le coût du travail, réduire les dépenses publiques. Ce triptyque doit être martelé par tous les responsables de  l’UMP.  

Redonner confiance aux classes moyennes.

Le « modèle social » est en faillite complète. La France est le seul pays d’Europe à avoir un tel niveau de dépenses  sociales pour un résultat catastrophique qui fait qu’on cumule déficits, dettes et chômage exponentiel. La maitrise fiscale et un nouveau pacte social fondé sur une aide ciblée sur ceux qui en ont besoin et visant à l’efficience sont la clé de tout renouveau. S’atteler à une refonte de la fiscalité cherchant à être équitable plutôt que juste et visant à la redynamisation de l’économie est la priorité.

Répondre à l’inquiétude des Français sur les valeurs républicaines.

Les études comme le baromètre de la confiance du Cevipof font état de crispations identitaires persistantes chez les Français, mais aussi d’un regard plus clément à l’égard des entreprises et du libre jeu du marché. Cela facilite la réflexion. La sécurité et l’immigration doivent garder une place majeure dans le discours de l’UMP. Sur le terrain de l’identitaire et de la demande d’autorité, les sympathisants UMP sont  massivement hostiles aux étrangers et à l’Islam et en demande d’un « vrai chef ». Ils se démarquent de ceux du FN sur la mondialisation, l’euro et l’Europe. La ligne de clivage est claire. Les taux d’adhésions à ces idées sont suffisamment élevés pour que le parti ne soit pas accusé de « récupération » ou de « course à l’électorat FN ». Les Français ont aussi besoin d’entendre un discours protectionniste et rassurant. Mais c’est au niveau de l’Europe que la barrière doit être posée.

Ferme sur l’identité nationale, la laïcité et l’immigration à l’intérieur, favorable à l’ouverture sur le monde, confiant dans l’euro et convaincu de la nécessité de l’Union européenne. Un crédo simple.

Ce n’est pas un positionnement à droite. C’est un positionnement central, dans la mesure où le centre de gravité s’est déplacé. C’est le plus conforme à la réalité de la société française actuelle et le plus à même de faire retrouver à notre pays la marche du progrès. Ni droite libérale, ni droite nationale mais les deux ! Il faut un « récit national » qui peut être le ciment d’un électorat allant de l’UMP au FN de plus en plus homogène. Mais il faut aussi conserver les « fondamentaux » de l’UMP, parti qui a pour vocation de rassembler droite et centre : liberté individuelle, réforme de l’Etat, ouverture européenne dans une économie de marché.

 

Commentaires

Marcel

quinquennat Daniel
le septennat c'est fini...

Daniel

Oups ! C'est réparé. Merci.

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