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LES BREVES D’ARCHI

Longue vue 2 
 

Règle d’or : Nicolas Sarkozy s’est fendu d’une lettre à tous les parlementaires pour attirer leur attention sur la nécessité d’inscrire la réduction de notre dette dans la durée. Pour y parvenir les deux assemblée ont voté la loi qui interdit , ou plutôt encadre de manière contraignante, la possibilité de voter des budgets en déficit. Mais pour la graver dans le marbre de la constitution, il faudrait qu’elle soit entérinée par un vote du congrès. Et la gauche de crier à la manipulation pour refuser d’entrer dans ce jeu-là. C’est qu’elle veut pouvoir financer toutes ses promesses à coups de chèques en bois. Elle aurait pourtant gagné en crédit à relever le défi. Indécrottable : il est impossible aux leaders socialistes de sortir de leur carcan partisan.

A propos d’Oslo.  Bien triste jour pour les Norvégiens. Encore plus triste et indécente la polémique née dans notre pays des propos de Jean-Marie Le Pen. La fille ne les a pas déjugés. Tant pis pour elle. Mais que tous nos professeurs « es-moralité » -de gauche bien sûr-  en fasse leurs choux gras tout ce week-end, on se dit que tout est bon pour faire de la récup’ politicienne. Le mépris et le silence eussent été plus adéquat. Mais ils ne sont pas capables d’une telle hauteur d’esprit.

Excuses. Justement, la Marine venait de demander à Sarkozy de s’excuser pour son discours de Grenoble, dont, dit-elle, aucune des annonces n’ont été réalisées. On voit bien qu’elle ne lit pas les journaux. Comme si tous les problèmes d’insécurité et d’immigration pouvaient être règlé d’un coup de baguette magique. Il ne suffit pas de dénoncer.

Foot. Eh bé, c’est pas gagné. Pour les éliminatoires de la prochaine coupe du monde, la France se retrouve dans un groupe « d’enfer » avec l’Espagne comme tête de série et tenante du titre !  Les bleus de Blanc en sont tout verts. Il va falloir bosser les gars, et mouiller le maillot !

Annecy. La ville savoyarde n’a pas été retenue pour le JO d’hiver de  20… ? Voilà au moins une nouvelle qui, bien que décevante, n’a pas que des mauvais côtés. Voilà au moins des dépenses qui ne viendront pas grossir notre dette déjà surgonflée.

Trêve estivale. Archibald range sa plume jusqu’au 15 août, en espérant que ces satanés politiciens n’en profiteront pas pour nous faire le coup des scoops. Un peu de repos ne leur fera pas de mal avant une année qui risque d’être « rebondissante » : ça va tanguer !

 

                                                                       Tonnerre de Brest !

 

 

 


SOURIEZ, C’EST L’ETE !

 

Moules-frites 2 
 

AUJOURD’HUI, C’EST MOULES-FRITES…

Les terrasses des brasseries ne désemplissent pas à l’heure des repas. Il faut même faire la queue et souvent attendre après une table qui se libère. Pizzerias ou restaurants, tous proposent en exergue le plat le plus consommé pendant les vacances : « les moules-frites » avec un prix sans appel comme prix d’appel autour de 10€, plus ou moins quelques centimes. C’est que la concurrence fait rage, bien que le trop plein soit garanti.

Qu’est-ce qui peut bien pousser le vacancier, autochtone ou outre-manchot, teuton et autre parpaillot des Flandres à venir au restaurant pour consommer un plat aussi banal, importé de nos contrées nordiques où il est la référence. Il est à la gastronomie lilloise ce que la mogette est à la Vendée. Mais ici, sur la carte, point de mogettes. C’est pourtant bon avec une saucisse ou sur une tartine de pain grillé. Et puis il y a le jambon cru et les fruits de mer, le poisson… Les produits locaux ne manquent pas qui pourraient faire le bonheur d’une carte ou de menus plus typés. J’exagère, tout cela existe, mais le prix n’est pas le même. Et visiblement, le touriste en villégiature dans les hôtels de plein air est plutôt de la catégorie « fauché » ou « radinoche », à moins qu’il ne dépense en faux-frais les économies de l’année. Les moules-frites ont donc la primeur.

Pour le marmiton qui les prépare c’est que du bonheur ! D’abord, les moules de bouchots viennent du coin, de la baie de l’Aiguillon, tristement célèbre depuis Cynthia. Quelques minutes pour les faire s’ouvrir, un poil de vin blanc ou de sauce à la crème allégée préparée d’avance et c’est prêt. Le convive aura en plus le sentiment d’en avoir pour son argent : un bon kilo servi dans une énorme assiette à double compartiment, dont le second est empli de frites surgelées croustillantes à souhait. Rapport qualité-prix imbattable… surtout pour celui qui les sert ! C’est le plat qui laisse sans aucun doute le plus de marge. Et comme pour les artichauts, si le volume servi est impressionnant, les coquilles vides qui remplissent le plat posé à côté pour les réceptionner ne l’est pas moins. En y réfléchissant bien, le différentiel entre les deux, c’est ce qu’on a mangé… Heuruesement, il y a les frites pour remplir l'estomac, c'est à ça qu'elles servent.

Pourquoi va-t-on au restaurant consommer à prix d’or un mets que l’on peut très bien réaliser à peu de frais et facilement chez soi ? Parce qu’en vacances, les folies sont permises et qu’il faut bien se « faire un p’tit resto » pour le plaisir de la sortie. Au fond, ce n’est pas la partie « menu » la plus importante, mais plutôt le fait de s’asseoir à une table et de commander un plat, de prendre une bière ou un verre de rosé, voire même une glace en dessert, bonheur suprême. Sauf que la coupe de glace coûte à elle seule le prix du repas !

Sauf que la table est toute petite, qu’il y a un brouhaha d’enfer, qu’il faudra faire fissa pour libérer la place à ceux qui patientent, après avoir attendu interminablement que l’assiette convoitée parvienne jusqu’à vous.

Restons Zen, c’est les vacances, après tout !

 


SOURIEZ, C’EST L’ETE !

 

Plage-cannes 
 

IL PLEUT SUR LA COTE.

Qui a dit que l’été serait chaud et sec ? Les nombreux vacanciers qui l’ont cru et qui ont choisi la côte vendéenne pour leur temps de repos annuel doivent maudire les prévisionnistes. Ce mois de juillet est tout simplement calamiteux. Il pleut, il pleut, il pleut : il n’arrête pas de pleuvoir et le soleil s’est fait rare. Que faire des journées par un tel temps de chien, qui plus est avec des températures de Toussaint, dans un camp dit « d’hôtellerie de plein air » ? Tourner en rond n’est pas la solution. Ceux qui ont une tente peuvent plier bagages. Mais ceux qui ont loué au prix fort les bungalows sont prisonniers. Ce n’est pas pour rien que le camping s’appelle « les sables d’or »…

La plage est quasi déserte. Sur le port les couples ont encore les bermudas, mais on sent bien que la polaire qui couvre le haut du corps ne réussit pas à réchauffer le bas. Ils errent, les bras ballants entre deux averses et se réfugient sous les terrasses des brasseries quand la pluie revient. Tout a été fait pour les accueillir et tenter de les protéger des intempéries, avec l’espoir de les garder plus longtemps à consommer, à grand renfort de bâches plastiques transparentes. Certains ont même installé un chauffage pour dégourdir l’atmosphère. Et la rendre plus… chaleureuse. Les boissons chaudes remplacent les bières bien fraîches et les sodas.

Le rayon « glaces » du marchand est au chômage, mais celui-ci a la parade : il a sorti les moules à gaufres et le tourniquet à chichis tourne à plein rendement. La saison sera bonne quand même. Surtout avec les 2 cl de Nutella à 0,50€ le supplément !

Même par mauvais temps, il faut faire la queue partout !

Alors profitons-en pour visiter les équipements culturels du coin : ce n’est pas vraiment un bon plan. Quand il pleut, tout le monde prend sa voiture pour se déplacer dans l’arrière-pays ou le long de la côte. Ce sont des files interminables au moindre carrefour, et visiter l’aquarium ou le château est une vraie galère. Même le musée de l’automobile qui expose quelques dizaines de véhicules poussiéreux fait le plein. Inutile de tenter « les Sables », il faudra un temps fou pour arriver au centre-ville et là il sera impossible de trouver une place de stationnement. Et si par une chance miraculeuse vous en trouvez une, vous devrez affronter une foule compacte digne de la gare Saint-Lazare à 6H du soir dans les rues piétonnes. Quant à manger une crêpe sur le port ou le remblai, autant écrire tout de suite une lettre au Père Noël.

L’autochtone vous dira qu’il n’a jamais vu ça. A la Baule, c’est souvent un mensonge. En Vendée, c’est un peu vrai. Les mois de juillet comme celui-là sont rares. Celui qui est venu pour la première fois cette année n’aura plus qu’à maudire le ciel. Tentez votre chance l’année prochaine, si, si, juré, il fera un temps magnifique. Ou revenez en septembre, l’arrière-saison est toujours très ensoleillée …

Rien n’est garanti, naturellement !

 

 


LES BREVES D’ARCHIBALD

 

GAULLISTE. Après Royal c’est Montebourg qui fait les yeux doux aux gaullistes : « Mon projet pourrait convenir à un gaulliste sincère » affirme-t-il, sans hésitation. Mais il ne dit pas de quel gaulliste il s’agit, peut-être un de 1945… et encore !

INSUFFISANT. C’est sûr, eux, ils auraient fait mieux, à entendre l’ineffable Ayrault avec « y’aka » et « yfaucon »…, . L’accord intervenu à Bruxelles pour tenter de trouver une solution à la crise grecque, à l’initiative majeure de Nicolas Sarkozy il faut bien le reconnaître, est jugé insuffisant par les socialistes, comme si la France décidait toute seule.. On voit bien que c’est pas eux qui ont à négocier avec Merkel.

PRIMAIRES. On découvre ce qu’est devenue la machine mise en place par le PS : une formidable manière de faire de l’agitation tout l’été.  De quoi lasser tout le monde ; avec de plus en plus de questions : compte tenu du passé « maison », on se demande bien qui assurera la sincérité d’un scrutin dont on ne connaît pas les contours du corps électoral. J’ai des amis qui iront voter « Montebourg » rien que pour rigoler…

MONTRE. Le tour de France est terminé, et j’ai cru un instant qu’il avait été rajouté une étape supplémentaire à Washington : une course contre la montre. Une chance pour Voekler de conquérir son podium ? Mais c’est des négociations entre Obama et le Congrès au sujet de la dette dont il était question. Dommage !

MA CASSETTE ! Le torchon brûle entre Borloo et l’UMP à qui il réclame 1 million d’euros. Mais le Parti Radical est lié par un contrat de législature et Copé se fait tirer l’oreille pour verser la somme. Un bon moyen d'obliger le Radical  à mettre un peu d’eau dans son verre.

SPIROU. C’est le parti d’en rire des Belges devant la crise de gouvernement qui s’éternise. Et on dit qu’ils n’ont pas d’humour ? Spirou s’est mis au service de l’unité nationale. Avec le héros et le renfort du Comte de Champignac, ils sont certains de trouver une issue… espérons qu'elle ne soit pas explosive !

 

 


LA PLANCHA

Plancha 
 

Elle a détrôné le traditionnel barbecue et même remplacé le grill. La « plancha », pour la cuisine de l’été, c’est ce qu’il y a de plus tendance. A l’origine, c’était une vulgaire plaque de fonte que les Espagnols faisaient chauffer, sur laquelle ils faisaient cuire leurs aliments : légumes, viandes, poissons, avec un filet d’huile d’olive.

En Espagne, je l’ai même vue installée au milieu du comptoir d’un bar et le maître des lieux y faisaient rissoler ses tapas directement devant les clients qui se servaient dessus eux-mêmes. Ambiance garantie !

Donc la plancha a remplacé, chez nous aussi, notre bon vieux grill. Et nos invités ne s’en plaignent pas. Pour les belles soirées d’été avec les amis, c’est beaucoup plus ludique que le barbecue : il m’est arrivé de m’en servir de l’apéro au dessert en passant par le plat de résistance. C'est madame qui est contente !

D’abord les tapas : des petits émincés de poulet bien parfumés embrochés sur des palillos, de fines rondelles de chorizo à griller et même des œufs de caille « au plat » avec un poil de fleur de sel et de poivre du moulin, sans parler des grosses crevettes façon gambas…

Puis vient le moment de mettre les légumes finement coupés : poivrons en lamelles, courgettes et aubergines en cubes, auxquels selon le goût on peut ajouter haricots verts et carottes. Evidemment il faut bien surveiller et retourner et surtout s’assurer d’une cuisson saisie mais « al dente ». C’est bien quand les légumes croquent sous la dent.

Il ne reste plus alors qu’à faire cuire le poisson, ma préférence va aux filets de rougets, ou la viande et là c’est le magret ou l’émincé de canard  qui viennent faire un bref séjour sur la plancha, quelques minutes par face suffisent en effet. Il n'est pas interdit d'avoir fait séjourner ces derniers dans une marinade ad'hoc, comme aurait dit le capitaine !

On peut s’en tenir là, mais il est encore possible de servir un dessert sous la forme d’une brochette de fruits caramélisés, en ayant auparavant essuyé la surface pour éviter des croisements de saveurs inconciliables.

Le tout arrosé selon la circonstance d’un excellent Tavel bien frais ou d’un Viognier blanc, dont j'aime particulièrement les arômes fruités, voilà une fête permanente pour les papilles. Pour le dépaysement, il m’est arrivé de sortir un Rioja rouge « Sancho Garces » : c’est alors "sombreros et mantilles" garantis.

Ce qui me plait surtout, c’est le caractère convivial de la plancha. On peut cuisiner au milieu de ses invités, les faire participer éventuellement, c’est plus rapide que le barbecue et aussi plus hygiénique et polyvalent, ce type de cuisson permettant de faire se cotoyer plusieurs mets en même temps.

La plancha, c’est la fête !

 

 

 


MIEUX VAUT EN RIRE

 

 Retraites

C’est l’été. Du moins sur le calendrier, parce que dehors, c’est pas vraiment ça. Un spécialiste viendra sûrement nous expliquer dans la lucarne magique que le temps frisquet et automnal que nous subissons en ce mois de juillet est un effet du « réchauffement climatique »… On a déjà donné.

Qu’est-ce qui a bien pu nous faire rire cette semaine. Pour ma part j’ai relevé trois sujets :

Bourdouleix. Le député-maire de Cholet devient de plus en plus difficile à suivre. Son cheminement erratique n’est pas nouveau, mais ces temps derniers, il a fait fort. Une semaine il s’interrogeait sérieusement sur une demande de rattachement de Cholet à la Vendée –oui, oui ! -, la suivante le voilà en train de vitupérer sur le « vide politique » créé par le renoncement d’Hervé de Charette face aux listes UMP et centristes qui ne valent rien à ses yeux, et d’envisager de faire la sienne. En Maine-et-Loire ou en Vendée ? Il faudrait savoir.

Villepin. L’ancien Premier Ministre a ouvert son site de campagne « 2villepin2012 » pour tout de suite le refermer. Il ressemblait trait pour trait au site d’une entreprise de pompes funèbres, ce que des internautes malins ont repéré immédiatement. De là à parler de signe prémonitoire …

DSK. Les suites de l’affaire n’en finissent pas de retomber sur les socialistes, surtout depuis que Tristane Banon et sa mère sont passées à l’offensive. C’est plutôt amusant de les voir se dépêtrer dans leurs histoires de coucheries. Mais, forcément, si les médias en rajoutent, c’est que quelqu’un –suivez mon regard- manipule.  Ah les bons apôtres ! Des beaux salauds, oui ! Ils ont oublié ce qu’ils ont fait à Eric Woerth… J’espère bien qu’on va continuer à rire tout l’été. On avait Conan le Barbare. Nous aurons le feuilleton « DSK le Brutal » ! Et pour finir sur le chapitre, savourez cette déclaration concernant Sainte Anne : « Elle aime son époux. Tout en comprenant qu’il peut avoir des désirs qui ne la concernent pas exclusivement » …

Comme on n’a pas fini de rire, gardons-en pour la prochaine fois. 

 


LECTURES D’ETE

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POPULISMES : LA PENTE FATALE

 

Dominique Reynié est professeur à Sciences Po et Directeur Général de la Fondation pour l’Innovation Politique. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’opinion publique, la vie politique française et européenne. Il analyse ici la montée en puissance, à l’ouest comme à l’est de l’Europe, des mouvements politiques populistes et xénophobes.

L’intérêt de cet ouvrage c’est de montrer comment, au-delà de la diversité des environnements politiques propres à chaque pays, ces partis, souvent protestataires, se nourrissent de réalités comparables : sentiment de déclassement vécu par les européens face aux nouvelles puissances émergentes, vieillissement démographique, crise de l’état protecteur et surtout, sentiment d’une perte d’identité face à l’afflux d’immigrés de confession musulmane.

Cet ouvrage se nourrit d’un relevé très nourri des résultats électoraux dans les différents pays du continent pour étayer son analyse de la transformation idéologique de partis appartenant au départ aux bords extrêmes de l’échiquier politique pour devenir peu à peu centrés sur les thèmes plus « convenables »  du populisme patrimonial.

A l’aide de nombreux exemples, telle l’affaire des caricatures de Mahomet, il montre à quel point l’immigration et l’Islam peuvent se trouver liés à une menace pesant sur l’identité européenne, mettant en avant aussi, la multiplication des accommodements ethnoculturels. La réaction à ce multiculturalisme favorise l’émergence d’une défense conservatrice et virulente d’un patrimoine matériel qui est le niveau de vie, et d’un patrimoine immatériel qui est le style de vie. Ce populisme moderne se nourrit évidemment la défiance envers les élites (exemple l’UMPS)  et l’antifiscalisme sans atteindre toutefois  les délires du Tea Party américain, il cultive aussi l’euroscepticisme et l’islamophobie mais se différencie par sa nature avant tout « inquiète » et individualiste, des extrémismes traditionnels dont il tente de rejeter la dimension raciste.

Mais l’ouvrage analyse aussi en profondeur les tourments de l’Europe, confrontée à son vieillissement, qui a peur de l’immigration et pourtant ne pourra pas s’en passer, qui tremble devant la mondialisation vécue comme une menace alors qu’elle est la deuxième puissance du monde par son PIB cumulé. Il met en lumière le conflit des identités entre un contient chrétien devenu laïc et une immigration musulmane qui refuse d’en assimiler les valeurs au profit des siennes. Dès lors le populisme pourrait être une pente fatale car en venant troubler le jeu normal des alternances des partis de gouvernement, il conduirait au les pays européens au repli, à des politiques malthusiennes de l’immigration compromettant du même coup le bon fonctionnement des systèmes d’assurance sociale.

Dominique Reynié propose aussi une autre vision : celle d’un « vivre ensemble » fondé sur l’idée d’une diversité libérale et démocratique réaffirmant l’attachement aux droits de la personne. Il voit dans «  l’Euroméditerranée » une région mondiale d’une puissance considérable avec un milliard d’habitants et le tiers du PIB mondial. Une manière de garantir notre avenir dans l’économie globalisée. Voilà une réponse d’envergure à la menace populiste. La réponse se trouve aussi dans l’européanisation des grandes politiques publiques qui permettrait des économies d’échelle.

Mais c’est clair, le multiculturalisme est un échec et le laisser faire ne fera qu’aggraver la pression populiste… et notre déclin avec. Un ouvrage qui éclaire singulièrement le débat sur l’identité nationale et le positionnement de l’UMP et de Nicolas Sarkozy, en lui donnant raison ; et tort au « vivre ensemble » préconisé par le PS et Martine Aubry qui n’est pas à l’abri de cette même pression.

A lire absolument.

« Populismes : la pente fatale », chez Plon, collection tribune libre.

 

 

 


ARCHIBALD SUR LA PASSERELLE

 Longue vue 2

DECULOTTEE. Le naïf Hulot a perdu son pari. L’archiprêtre médiatique de l’écologie planétaire a été vertement renvoyé à ses écrans et son business par les ayatollahs du parti le plus sectaire de l’hexagone. Une veste, il était couvert pour l’hiver, mais le voilà le cul à l’air, parce que c’est une déculottée que les Verts lui ont administrée.

GARGAMELLE. « L’amère de Lille » dans tout son art. Transformée en Mélusine de pacotille pour aller glaner des voix dans le chaudron gaucho des théâtreux d’Avignon, en leur promettant monts et merveilles, c’est en Madame « miracle » qu’elle est venue hanter les colonnes de mon quotidien préféré de l’Ouest. Dans ses colonnes elle n’hésite pas à enfiler mensonges sur promesses démagogiques pour démontrer qu’elle peut diminuer la dette en augmentant les dépenses publiques. C’est Gargamel en jupons devant ses grimoires !

RATEAU. Voilà l’outil le plus spectaculaire qui n’ait jamais été utilisé en politique : le rateau « XXXL » non pas king mais « queen » size, forcément, puisque c’est celui que compte utiliser l’ex et toujours candidate Royal. Il s’agit de ratisser si large qu’elle compte récupérer les voix de Mélenchon à gauche jusqu’aux gaullistes à droite. C’est sûr, il fallait y penser. Et pour quoi faire ? Réunir tous les «antisarkozystes ». Super programme ! Est-ce qu’elle aura des voix du PS au moins ? On pourra toujours dire qu'elle s'est "pris un rateau" !

DEFILE La clown verte à lunettes rouges nous a fait bien rire cette semaine. Inspirée par la tradition de son pays d'origine, elle a préconisé de remplacer nos beaux et vaillants militaires par un défilé citoyen où l’on ferait défiler les enfants des écoles en chantant . Remplacer les légionnaires par les enfants de Puteaux et les filles de Garches, il fallait y penser. Pas sûr que ça fasse des voix !

CONGRES. Borloo veut que le président réunisse le congrès pour débattre avec la représentation nationale de la crise de la dette. A-t-il seulement une solution à proposer ? Si non, c’est de la parole pour exister, et ça ne sert pas à grand-chose. Déjà qu’il faudrait faire entériner la loi sur les équilibres budgétaires, dont les gauchos ne veulent pas entendre parler –on se demande pourquoi puisqu’il sont une solution magique- ça peut faire beaucoup à l’ordre du jour surtout pendant les vacances. Une session extraordinaire le 4 août ? Chiche !

                                                                       Tonnerre de Brest !

 

 


C'EST L'ETE !

 

Vacancier 

Le calepin a revêtu sa tenue d'été. Bien que les sujets sérieux ne manquent pas, il est temps de passer à des sujets plus légers et à un rythme plus estival compatible avec la chaise longue, la plage, les visites touristiques...  Et pour commencer, une pause jusqu'au 20 juillet !

Bonnes vacances à tous,

                Daniel


CHAT ECHAUDE…

 

 

Primaire-ps 
L’affaire
DSK, quel qu’en soit le résultat aura eu le mérite de nous ouvrir les yeux sur la réalité du personnage, son addiction aux femmes, sa moralité, son fric, son mode de vie. A chacun d’en tirer les conséquences pour le cas où. Je suis d’ailleurs stupéfait que 42% des Français lui accordent encore un « avenir » politique, peut-être ceux qui croient à la thèse d’un « complot ». Mais beaucoup de journalistes « savaient ». Comme chacun sait, « on ne nous dit pas tout ». Comme pour la fille adultérine de Mitterrand, quoi, il y a des silences par respect de la vie privée qui dépassent les limites de l’entendement. Il est bien évident que ce que nous venons d’apprendre sur l’ancien chouchou des médias change radicalement le jugement que je portais sur lui et surtout obère totalement la possibilité de lui accorder mon suffrage (qu’il n’aurait de toute façon pu obtenir que dans des conditions de choix très exceptionnelles).

Il n’empêche, quand il s’agit d’occuper un poste aussi important que Président de la République, il y a des caractéristiques personnelles qui devraient être un devoir pour les journalistes de faire connaître quand ils en sont informés. Ainsi, il serait peut-être utile que l’on sache vraiment si Martine Aubry a un problème avec l’alcool comme certaines rumeurs en font état régulièrement. De François Hollande, bien qu’il soit « normal » selon lui, on aimerait bien être sûr de ne pas avoir affaire à un menteur, comme le laisse supposer son ancien directeur de cabinet dans l’affaire Banon. Quant à Ségolène Royal, on sait depuis la  dernière campagne présidentielle qu’elle est « habitée », c’est-à-dire qu’elle souffre d’une névrose obsessionnelle élyséenne et qu’elle est prête à tout pour gagner sa place dans la course finale. Dire qu’elle aurait dû être la patronne du PS si les autres n’avaient pas triché plus qu’elle…

Les autres candidats étant des outsiders, le service de renseignement à leur sujet n’a pas autant d’importance : Valls, Montebourg, Hamon peut-être, Baylet, concourent pour manifester l’existence d’un courant. Leur utilité n’en est pas pour autant moindre parce qu’ils mettent un peu de sel dans les contradictions qu’ils étalent à propos de sujets comme celui du financement des retraites ou sur la dette de la France.

Résumons : après l’élimination du forniqueur compulsif pour s’être pris les pieds dans son slip, on aimerait savoir si la tsarine de Lille est portée sur le gobelet ou la choppe et si on doit mettre un éthylotest pour entrer dans le palais présidentiel ; autre question : faut-il prévoir un exorciste pour le cas où Ségolène parviendrait à ses fins ? Enfin, si c’est le père François, est-il nécessaire d’installer un détecteur de mensonges dans le hall de l’Elysée…. Comme tous ces gens sont parfaitement unis, comme on sait, il n’est pas interdit à chacun de dénoncer la tare de l’autre pour lui ravir quelques voix.

 


LA GUERRE DES CENTRES

 

Si vous vous y retrouvez, vous aurez de la chance. L’autre dimanche, la confédération de Jean-Louis Borloo pique-niquait  pour montrer son existence. Mais on savait qu’il y a de l’eau dans le gaz entre lui et Hervé Morin, depuis qu’il a failli claquer la porte lors d’un déjeuner qui réunissait les patrons des composantes concernées ;  et François Bayrou avait décliné l’invitation.

Ce dimanche, c’est Jean Arthuis qui réunissait son « Alliance Centriste » à Angers, cette fois-ci en présence du président du Modem qui, dit la presse, a fait « un discours remarqué ». Quand on en prend connaissance, il ne dit rien qu’on ne sache déjà, mais sur le ton catastrophiste qui lui va si bien. Mais c’est clair, « l’alliance » ne rejoindra pas la confédération tant que celle-ci n’affichera pas clairement son indépendance par rapport à l’UMP : autrement dit, on veut un candidat à tout prix. Mais comment peser quand on affiche 218 militants à jour de cotisation pour un parti présent dans 43 départements !

Donc pour l’instant trois composantes prétendent représenter l’ancien centre incarné par l’UDF de Giscard : la Confédération de Jean-Louis Borloo qui regroupe le Nouveau Centre, la Convention Démocrate ex-PPDF d’Hervé de Charette et le Parti Radical  ; le Modem de François Bayrou  ;  l’Alliance Centriste de Jean Arthuis. Sans compter la République Solidaire de Dominique de Villepin qui prétend en incarner la partie droite. Même Gilles Bourdouleix avec son CNI-peau de chagrin prendrait ce nouveau virage. Là, ce n’est pas dangereux, le ridicule ne tue pas. Pour combien de candidats à la Présidentielle, personne n’excluant rien  ?

Sans compter aussi que de nombreux  « centristes » ne se reconnaissent pas dans ce qui ressemble de plus en plus à un marécage où viennent s’embourber des ambitions existentielles ou présidentielles. Certains radicaux comme Jean Léonetti ont refusé de suivre, de nombreux centristes sont restés à l’UMP. Beaucoup d’anciens adhérents se retrouvent probablement en déshérence, découragés par l’évolution des choses et la fragmentation illisible. "Etre ou ne pas être dans la majorité, là est la question" : débat shakespearien.

A quand le prochain épisode ? Peut-être que les vacances porteront conseil. Espérons-le !


PROTECTIONNISME ET DEMONDIALISATION

 

Deux députés de l’UMP avaient protestés contre le projet d’Air France de renouveler sa flotte en partageant les achats entre Boeing et Airbus, arguant qu’il fallait privilégier le constructeur européen. Agitation bien inutile : il suffit de constater le nombre de commandes engrangées par l’avionneur européen au dernier salon du Bourget pour se persuader que la concurrence est non seulement saine, mais nécessaire. Elle est encore le meilleur stimulant pour rendre notre industrie aéronautique plus compétitive.

Le protectionnisme, dans le monde de l’économie globalisée, est une forme de myopie. Il relève d’un analphabétisme économique, surtout quand il touche aux idéologies en vogue dans notre pays. Le protectionnisme s’accompagne souvent de discours virulents où se mêlent les méfaits de l’Europe, de l’Euro et de la mondialisation, le tout résumé en délocalisations, chômage et autres misères. Démondialiser et protéger notre économie derrière nos frontières, voilà la solution miracle !

Démondialisation : économie peau de chagrin.

Que le concept de démondialisation soit le fait de quelques nostalgiques de la planification communiste tel Mélanchon, ou de poêtes rêveurs du socialisme tel Montebourg, leur croisade au service de l’économie dirigée risque malgré tout de diffuser dans l’esprit du public et de conduire à des réflexes défensifs antimondialistes et antieuropéens qui ne peuvent que nous nuire.

La démondialisation qu’ils prônent parfois rebaptisée « protectionnisme européen » aurait des conséquences très défavorables pour l’avenir de l’Union Européenne car ce sont des raisonnements qui conduisent à la fin de l’Euro. Les mêmes sirènes existent en Grèce, où l’on comprendra aisément pourquoi- et en Allemagne pour les raisons inverses. Or la fin de la monnaie unique, c’est le retour à la dévaluation compétitive et à la croissance médiocre qu’elle génère encadrée par l’intérêt corporatiste le plus brutal. Une spirale vertigineuse qui conduit à des rigueurs bien plus terribles que celles que nous connaissons actuellement.

Le grand marché européen

On constatera dans un avenir proche que c’est l’importance d’un grand marché unifié européen qui demeure le socle de notre expansion face à un monde dont les évolutions sont  plus rapides que les opinions. Quand les pays émergents seront tombés dans « le piège des moyens revenus » avec les salaires qui augmentent plus vite que la productivité, avec un marché intérieur insuffisamment développé pour soutenir la croissance, c’est le grand marché européen qui permettra à notre vieux continent de faire jouer les avantages comparatifs qui sont les siens en matière d’infrastructures et d’éducation.

Comme pour airbus, le marché mondial est plus porteur pour nos activités que sa version « nationale » étriquée. Au moment où l’Euro pourrait devenir la première monnaie mondiale, il n’est pas innocent d’y penser.


AH ! LE TOUR …

 

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Samedi c’était la première étape. Il passait à quelques kilomètres, alors difficile de ne pas céder à la tentation « d’aller voir passer le tour ». La grande boucle en juillet c’est rituel comme un bon camembert avec un verre de Bordeaux à la fin d’un repas, et ça ne se rate pas. D’autant plus que cette année la Vendée est vernie. Rien que trois étapes pour satisfaire le plus de monde de ce département dont on dit qu’il compte plus de cyclistes que les moules sur les bouchots de la pointe de l’Aiguillon.

Nous avons choisi de nous rendre à Avrillé : le virage derrière l’église nous semblait en effet le lieu le plus adéquat pour les voir venir, passer et partir. Mais il y a plusieurs précautions à prendre : se munir d’une bonne casquette pour se protéger d’un soleil bien présent en ce début de juillet, d’une bouteille d’eau pour calmer la soif pendant l’attente, et surtout arriver suffisamment tôt pour espérer une place au premier rang, sans pour autant se lever aux aurores, d’autant plus que le peloton était attendu aux alentours de 15H.

Nous voilà donc sur place  avec une bonne heure et demie de délai. Il y a déjà du monde, surtout que le site a été choisi pour un « sprint ». Le Tour est toujours une fête populaire. Mais ce qui est bien, c’est que la foule se répartit sur tout le parcours, ce qui permet d’être partout en bonne place. Un gendarme goguenard veille gentiment à discipliner des spectateurs pas toujours très conscients des dangers. Nous patientons en regardant passer la caravane. Là, c’est un peu la déception : les voitures sont bariolées, mais point de ces carrosseries spéciales comme autrefois où circulaient des bouteilles de Butagaz géantes, d’énormes tubes de dentifrice à roulettes, d’innombrables fourgons à plate-forme distribuant bonbons, casquettes, visières en carton, gadgets de toutes sortes. Je suis un nostalgique d'Yvette Horner assise sur le toit de sa traction, avec sa robe tricolore, jouant de son accordéon, les moucherons collés sur les dents... Cette fois c’est la crise : point de distribution, peut-être à cause de la sécurité, plus probablement en raison de budgets publicitaires plus serrés. Les seuls qu’on aient vu c’était pour nous vendre le kit du tour : maillots, casquettes et je ne sais quoi pour … 20€ : prohibitif !

On a vu aussi beaucoup de voitures officielles : des Skoda en veux-tu en voilà. A croire qu’il y a plus d’officiels que de coureurs. Quelques-unes ont les vitres baissées avec un quidam qui agite la main : sûrement quelqu’un de connu, mais allez le reconnaître dans un véhicule qui passe à plus de 50 km/H, c’est que derrière, le peloton ne s’amuse pas, alors il faut tenir le rythme. « Tiens, on aurait dit Poulidor ! », « Tu as vu, c’était Miss France ! » … Le temps passe vite. Des jeunes, juste à côté de moi s’agitent avec leur drapeau vendéen collé à la barrière. Plus loin ce sont les supporters luxembourgeois qui y ont collé un drapeau. En face, des spectateurs sont revêtus des pieds à la tête de « l’Union Jack » : le folklore bon enfant et habituel d’une étape du tour.

Les choses sérieuses s’annoncent. Cinq hélicoptères passent dans le ciel, le nombre des motards bleus et de voitures de gendarmeries tous feux clignotants ouvrent la route : et voilà trois échappés qui foncent vers la victoire qui leur échappera finalement, entourés de motards bardés d’antennes comme des chalutiers soviétiques, avec caméraman en tansad, voitures porteuses de vélos,  une petite trouée de quelques minutes et le gros du peloton s’annonce : zou, zou, zou, zou… comment peut-on prendre un virage à angle droit aussi vite en étant aussi nombreux ?  et puis c’est la longue file des voitures suiveuses hérissées de porte-vélo, des ambulances-au-cas-où, et enfin la voiture balai. Deux motards de la gendarmerie ferment la marche triomphale.

Il n’y a plus qu’à rentrer, mission accomplie. Comme d’habitude, occupé à prendre des photos en rafales, je n’ai pas vu grand’chose : il faudra que je regarde mes clichés ! Pas de frustration non plus, c’était prévu.

C’était le passage du Tour : trois minutes palpitantes, mais l’ambiance, monsieur, l’ambiance ! Nous on va voir le Tour pour l’ambiance ! Pour le sérieux, on regardera l’étape à la télé…

 

 


LE ZAPPING D’ARCHIBALD

 

Chaos grec. Le dos au mur, l’Europe avance. C’est ainsi. Les ministres des finances de l’eurogroupe ont fini par adopter le plan français de soutien à la Grèce qui va recevoir les quelques 6 milliards pour faire face à ses échéances, la condition du vote d’un nouveau plan de rigueur étant remplie. Mais c’est maintenant la situation de la dette américaine qui inquiète. Du taf pour la nouvelle présidente du FMI.

Avantage Baroin. C’est finalement le chiraquien qui a emporté la succession de Christine Lagarde après une courte tempête dans le verre d’eau gouvernemental. Le Ministre de l’Agriculture est finalement rentré dans le rang et continuera à garder ses vaches, où il fait d’ailleurs du bon boulot. Harry Potter de son côté a reçu le renfort de la wonderwoman Pécresse au budget. Un tandem qui devra verrouiller nos dépenses et veiller à rentrer dans les clous de nos engagements budgétaires.

Les Graines qui tuent. Il a l’air fin le père Noël (Mamère). Le maire bobo-écolo de Bègles  est bien embêté parce que les graines germées qui ont fait des dégâts à Bordeaux, avec un 1er décès à la clé, ont été servies  lors d’une manifestation dans sa commune. Une manière de lui rappeler, à lui qui donne des leçons à tout le monde, que le bio n’est peut-être pas aussi « tout bio- tout joli » (comme dirait Eva). La nature peut aussi se venger.

La fraude est partout. Difficile de passer un examen cette année sans qu’il soit entaché d’une irrégularité, d’une erreur ou d’une fraude. Il faut dire qu’avec les petits bijoux de technologie que nos jeunes traînent dans leurs poches, ça devient de plus en plus difficile à contrôler. Il va falloir de l’imagination à nos technocrates pour trouver les parades.

Conte de fée. Le mariage a bien eu lieu devant tout le Gotha aristo de la planète, le vieux jeune Prince de Monaco a épousé la belle Charlène. Voilà de quoi faire venir la larme à l’œil dans les chaumières. Tout a en effet concouru pour en faire un événement  des plus glamours : le temps, le décor, les limousines, les toilettes… Ah que c’était beau !!!!

Enfin Ministre ! ou presque. Marc Laffineur, comme la rumeur l’avait annoncé, a fait enfin son entrée au gouvernement sur le strapontin de Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants. C’est mieux que rien. Le voilà garé pour dix mois. Après, c’est une autre histoire.

Blanchiment. Pas d’argent mais d’accusé. Les charges contre DSK sont en train de tomber du fait des révélations sur la femme de ménage. Du coup l’ancien patron du FMI a retrouvé sa liberté, avec une soirée resto à la clé : des pâtes aux truffes et une note de 600 dollars. Voilà qui continuera de plaire à nos smicards. On retiendra tout de même son tempérament de forniqueur compulsif. Mais perdre une telle situation pour n’avoir pas su renoncer à une fellation, c’est le comble de la stupidité, d'autant plus qu'il s'était offert les services d'une professionnelle jusqu'à 3H du matin (sûrement pour enfiler des perles...).

Verbatim : « la nomination de Christine Lagarde au FMI, c’est une reconnaissance mondiale de la politique de Nicolas Sarkozy. »  JFC

                                                              Mille sabords !

 

 


C’EST DU JOLY !

 

Tout va pour Eva. Elle a raté le 1er tour de 75 voix et distance son concurrent Hulot de près de 10 points. Logiquement elle devrait récupérer les voix des deux autres candidats, les plus anti-Hulot des verts. Ce dernier apprend à ses dépends à faire de la politique. Ce qui est arrivé à Daniel Cohn-Bendit aurait dû lui ouvrir les yeux. Les verts n’ont même pas eu à son égard la reconnaissance du ventre, car c’est tout de même grâce à lui qu’ils ont fait le score remarquable aux élections européennes et les a remis en selle sur l’échiquier politique. Mais sa stratégie d’ouverture pour faire du mouvement écologiste un véritable parti de gouvernement a été piétinée par le sectarisme des adhérents des « Verts », dont on connaît le sectarisme et l’aptitude à s’enfermer dans leurs certitudes, en dignes héritiers des gauchistes auto-gestionnaires soixante-huitards dont ils son issus.

Il n’y a que ceux qui ne connaissent pas l’aveuglement idéolgoique de ces gens-là qui pouvaient croire au destin de M. Hulot qui aura ainsi pris quelques vacances (c’est logique) pour faire un petit tour en politique. Il a encore une petite chance au second tour, mais elle est ténue. Elle tient dans le curieux mode de scrutin mis en place pour lequel n’importe qui peut voter pourvu qu’il paie le cens électoral. Voilà des gens qui sont désignés par un corps électoral indéterminé ! Il faudrait que l’ancien animateur télé remue les foules de ses admirateurs pour combler son handicap. Mais après ses prises de positions quelque peu gauchistes en reste-t-il ?

Eva Joly, la politique façon "sherif"

Il y a donc toutes chances qu’Eva Joly soit intrônisée. Cette tard venue à la politique, si elle est finalement la candidate d’EELV, confortera la démarche traditionnelle des écologistes qui préfèrent l’expression tonitruante de leurs idées à leur application. Elle apporte sa note implacable, joyeusement sectaire et méprisante pour tout ce qui touche à la classe dirigeante. Après des décennies d’exercice de la justice qui ont renforcé sa haine des puissants, elle savoure tut le sel qu’elle peut jeter sur les plaies des autres, comme lorsqu’elle affirme « DSK, je le connais bien, je l’ai mis en examen », oubliant de préciser que la procédure s’était terminée par un non-lieu. Mais dans le climat de règlements de comptes qui marque le jeu politique, elle est devenu adepte du jugement immédiatement exécutoire. Comme si elle faisait de la politique pour se venger des hommes politiques.

Décidément pour les verts, le bonheur c’est l’opposition. S’ils confirment leur choix, ce sera l’assurance du petit score à la présidentielle. On est tellement mieux dans le sectarisme qu’il est bien difficile d’en sortir. Dès lors on peut faire aussi le pari que la carrière électorale de Nicolas Hulot aura fait long feu. Le dernier du ridicule ce serait qu’il se retourne à nouveau vers Jean-Louis Borloo, aveu d’une démarche qui l’a tué dans la compétition au sein des Verts. Et ce sectarisme réduit en même temps les faibles chances de Jean-Louis Borloo. Eva Joly lui ouvre un peu plus d’espace, mais il est tellement contraint que la répercussion électorale ne peut être que modeste. On peut compter sur elle pour verrouiller la porte qu’un Hulot aurait pu entr’ouvrir.