PROTECTIONNISME ET DEMONDIALISATION
CHAT ECHAUDE…

LA GUERRE DES CENTRES

 

Si vous vous y retrouvez, vous aurez de la chance. L’autre dimanche, la confédération de Jean-Louis Borloo pique-niquait  pour montrer son existence. Mais on savait qu’il y a de l’eau dans le gaz entre lui et Hervé Morin, depuis qu’il a failli claquer la porte lors d’un déjeuner qui réunissait les patrons des composantes concernées ;  et François Bayrou avait décliné l’invitation.

Ce dimanche, c’est Jean Arthuis qui réunissait son « Alliance Centriste » à Angers, cette fois-ci en présence du président du Modem qui, dit la presse, a fait « un discours remarqué ». Quand on en prend connaissance, il ne dit rien qu’on ne sache déjà, mais sur le ton catastrophiste qui lui va si bien. Mais c’est clair, « l’alliance » ne rejoindra pas la confédération tant que celle-ci n’affichera pas clairement son indépendance par rapport à l’UMP : autrement dit, on veut un candidat à tout prix. Mais comment peser quand on affiche 218 militants à jour de cotisation pour un parti présent dans 43 départements !

Donc pour l’instant trois composantes prétendent représenter l’ancien centre incarné par l’UDF de Giscard : la Confédération de Jean-Louis Borloo qui regroupe le Nouveau Centre, la Convention Démocrate ex-PPDF d’Hervé de Charette et le Parti Radical  ; le Modem de François Bayrou  ;  l’Alliance Centriste de Jean Arthuis. Sans compter la République Solidaire de Dominique de Villepin qui prétend en incarner la partie droite. Même Gilles Bourdouleix avec son CNI-peau de chagrin prendrait ce nouveau virage. Là, ce n’est pas dangereux, le ridicule ne tue pas. Pour combien de candidats à la Présidentielle, personne n’excluant rien  ?

Sans compter aussi que de nombreux  « centristes » ne se reconnaissent pas dans ce qui ressemble de plus en plus à un marécage où viennent s’embourber des ambitions existentielles ou présidentielles. Certains radicaux comme Jean Léonetti ont refusé de suivre, de nombreux centristes sont restés à l’UMP. Beaucoup d’anciens adhérents se retrouvent probablement en déshérence, découragés par l’évolution des choses et la fragmentation illisible. "Etre ou ne pas être dans la majorité, là est la question" : débat shakespearien.

A quand le prochain épisode ? Peut-être que les vacances porteront conseil. Espérons-le !

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