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LES UTOPIES DE LA CAMPAGNE (2)

 

LA "DECROISSANCE"

Après la « démondialisation », la deuxième utopie que l’on voit transparaître dans les discours, surtout des écologistes, c’est celle qui prône la « décroissance ». L’idée est évidemment simple : puisque nous épuisons nos richesses naturelles et détruisons notre environnement avec les déchets et le gaz carbonique, il faut produire et consommer moins, c’est-à-dire ralentir la croissance. Ainsi pensent–ils nous économiserons l’énergie et les matières premières et nous polluerons moins.

Cela passe par une réduction de l’activité économique. Je n’entrerai pas dans les méandres des diverses approches entre ceux qui défendent le principe du PIB comme instrument de mesure et ceux qui veulent instaure le BNB comme indice de référence (Bonheur National Brut). Il y a les « objecteurs de croissance » qui militent pour la simplicité volontaire et la relocalisation des activités économiques afin de réduire leur empreinte écologique… Retour à la « calèche » garanti.

Le concept de décroissance surfe sur les crises et rencontre de ce fait un écho dans l’opinion. L’épuisement relatif des ressources pétrolières, la raréfaction des minerais, provoquent des hausses de prix et obligent à infléchir consommation et production ; la dégradation climatique est en lien avec le rythme de la croissance ; plus largement, notre modèle de développement a ses propres faiblesses avec le « mal des grandes villes » et le déséquilibre entre le Nord et le Sud…

La décroissance est-elle pour autant la bonne réponse ? Il suffit de constater que la crise, en stoppant la croissance n’a pas fourni la moindre solution à tous ces problèmes. Si, elle a fait redescendre le prix du pétrole et a donc relancé sa consommation.

Le principal effet de la décroissance est de figer l’état de la société. Certes, les riches arrêteront de s’enrichir, mais les pauvres resteront pauvres sans espoir d’améliorer leur sort. La décroissance c’est un concept de nanti. On ne voit pas au nom de quel principe nous pourrions imposer aux pays émergents de stopper leur développement, sous prétexte qu’ils consommeraient trop d’énergies fossiles ou contrarieraient les écologistes européens ou français.

La décroissance porte aussi en germe la négation du progrès technologique, médical, sociologique… Peut-on refuser l’innovation et l’intelligence humaine ? Des types de productions devront disparaître, mais ils seront remplacés par d’autres que les hommes découvriront. Quand l’essence viendra à manquer, un autre type de moteur remplacera le moteur à explosion, comme celui-ci s’est substitué à la vapeur ou au …crottin. Quoi qu’on en dise, la croissance économique a permis d’améliorer le niveau de vie et de confort d’un très grand nombre d’individus sur la planète. Ce n’est pas par hasard si l’espérance de vie s’est allongée et l’état de santé amélioré dans les pays riches.

Enfin, faire de la décroissance tout seul, c’est suicidaire. Il n’est pas certain que nos voisins nous suivent dans cette voie. Ne vaut-il pas mieux « verdir » la croissance ? C’est plus raisonnable et en plus c’est stimulant pour l’innovation : économies d’énergie par l’isolation, énergies renouvelables, nouveaux matériaux faisant appel à une ressource infinie comme l’argile ou la silice, voire le bois…

Pour terminer, une réflexion toute simple. Faire de la croissance, ce n’est pas seulement chercher à s’enrichir, c’est aussi assurer l’avenir de nos enfants. Si notre population augmente, il faut bien aussi augmenter la richesse à partager, sauf à considérer qu’ils pourront vivre plus tard moins bien que nous.

 


LE CARNET DE CAMPAGNE DE SERAPHIN

 

Carnet présidentielle

Cette semaine nous vaut encore son pesant de cacahouètes entre « Qui dit mieux » et paris impossibles de candidats qui ne cessent de prendre les Français à témoin. Parmi les « non-événements » à noter le retrait de Jean-Pierre Chevènement qui comprend que cette fois-ci, il n’a pas les moyens de faire campagne. On aimerait bien que d’autres « petits » candidats en fassent autant. Décidément les Français semblent bien décidés à aller directement à l’essentiel, comme semblent l’indiquer les sondages les uns après les autres.

Il faut en finir aussi avec les jérémiades sur les parrainages. Bien sûr que ce serait dommage qu’une candidate qui rassemble dans les sondages entre 15 et 20% du corps électoral qui se prononce, ne puisse participer au scrutin faute d’obtenir les 500 signatures. Mais on ne va tout de même pas changer la loi pour lui faire plaisir. Mais qu’on arrête de crier au barrage du « système » quand on en fait partie soi-même : qui peut croire que le PS et l’UMP ont suffisamment de pouvoir pour « neutraliser » 36 000 élus ?  Je ne vois qu’un seul moyen d’en finir avec cette règle, c’est d’arrêter de financer les partis politiques sur la base du score obtenu au scrutin présidentiel ; les législatives suffiraient amplement et ce serait plus juste quant à la représentativité, car c’est une autre paire de manche que de présenter 577 candidats.

La campagne à gauche est jalonnée par les « coups de gueule » de Mélenchon et les avatars rencontrés par Hollande. Maintenant, il peut arriver dans ses meetings la « gueule enfarinée ». Au chapitre du programme, on a un catalogue impressionnant de promesses. Du pari impossible et aussi déni de continuité de l’état que représente l’affirmation qu’il renégociera le traité sur la gouvernance, à l’engagement mirifique sur le logement, on a l’embarras du choix : peut-on le croire ? Côté impôts, le candidat du PS ne se cache plus : la chasse aux moins riches est plus que jamais lancée, car évidemment les plus riches ne peuvent à eux seuls payer suffisamment. Et quand il prône le juste équilibre entre sanction et prévention, on voit tout de suite que ce n’est pas le cas puisqu’il est contre les peines plancher. Le changement façon Hollande, c’est la marche arrière !

A la gauche de la gauche, rien ne va plus. Arthaud et Poutou ne font pas leur trou. Ou plutôt c’est le trou d’air. La cause : Mélenchon, probablement, qui le leur pompe en occupant avec talent le créneau de la gauche radicale.

Malgré les renforts de Cohn-Bendit et de Bové, « l’erreur de casting » patine toujours et plonge le courant écologiste dans les affres du moins de 3%, ce qui, en valeur réelle risque de faire du 1,5… D’ailleurs Eva Joly continue de faire bévue sur bévue. Je pense sincèrement que les Français, fussent-ils écolos, ne se reconnaissent pas dans sa façon d’être française.

François Bayrou n’avance plus. C’est peut-être qu’il n’est pas jugé crédible quand il annonce un retour à l’équilibre budgétaire dès 2015. C’est qu’il ne dit pas clairement où il compte trouver les 100 milliards nécessaires. Même chose quand il se pose en gardien des valeurs de l’école et des enseignants : peut-être que chacun se souvient de son passage rue de Bellechasse et de son immobilisme timoré d’alors. Il s’est révélé effectivement un gardien vigilant des corporatismes et de leur cortège d’avantages. Il se dit inébranlable dans son numéro d’équilibriste, on veut bien le croire, mais il avance en marche arrière lui aussi.

Le week-end n’a cessé de bruisser sur les nouveaux propos du Ministre de l’Intérieur. Une phrase sortie de son contexte qui fait hurler la gauche tellement fort qu’on a envie de rire, tellement il a dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Et en plus rien de l’interprétation qui en est faite. La gauche ferait mieux de défendre les valeurs de la République au lieu de ménager le multiculturalisme et le communautarisme. Puisqu’on accuse par ce biais l’UMP de faire des appels du pied aux électeurs du FN, elle serait bien inspirée d’en faire autant. Car parmi ceux qui s’apprêtent à voter Marine Le Pen, beaucoup viennent du « peuple » qui votait autrefois PS ou PC. Pendant ce temps-là, le Président continue de faire ses déplacements en province, une manière à lui de rappeler au passage tout ce qui a été fait. Depuis 2007, gouverner c’est faire campagne. Un jour il admoneste les banques, le lendemain il aborde la politique familiale. Entre temps, il tient un conseil des ministres franco-allemands pour concrétiser la convergence économique avec notre grand voisin. Et recevoir le soutien de la chancelière. La dimension européenne doit entrer dans la campagne, rien de plus naturel. Il est le seul à le faire, et c’est bien dommage.

On a aimé la soirée avec François Fillon à « des paroles et des actes » qui a eu jusqu’à 6 millions d’audience. Un très bon premier ministre, qui décline son bilan qui est aussi celui du président. On apprécie son honnêteté quand il avoue avoir hésité à mettre en place la TVA sociale dès 2007, et regretter ne pas l’avoir fait. On lui doit un débat musclé mais très courtois avec Martine Aubry qui n’a pourtant pas ménagé ses efforts pour le déstabiliser, quitte à l’entraîner sur des sujets plus pernicieux comme le discours de Dakar de Sarkozy. Le meilleur moyen de réhabiliter Nicolas Sarkozy dans l’esprit de nos concitoyens, c’est de parler de son bilan.

Enfin, on se rejouit de voir BHL se lancer dans une nouvelle croisade. Après la Libye, le philosophe entreprend une campagne contre Marine Le Pen. Autre motif de réjouissance, c’est la gauche qui commence à « flipper ». Hollande adoucit le ton, Royal avoue que « l’élection n’est pas jouée », le dénigrement des porte-flingues monte en puissance. On l’a encore vu aujourd’hui à l’Assemblée.

Et la campagne officielle n’est pas commencée.

 

 

 

 


AD LITERAM

 

"Mon propos de bon sens et d'évidence ne visait aucune culture en particulier, ni nos concitoyens de confession musulmane qui respectent et adhèrent pleinement aux valeurs de la République, et dont la République respecte et protège les croyances"

                                            Claude GUEANT.


LES CONTRE-VERITES QUI ONT LA VIE DURE

 

SARKOZY DETRUIT L’ECOLE PUBLIQUE

 

LA PLUS BELLE ARNAQUE DE LA GAUCHE !

 

Grâce à la connivence des journalistes et des parents d’élèves de la FCPE, la gauche et les syndicats d’enseignants ont réussi à faire croire que l’école publique était en voie de démantèlement avec la politique du non remplacement d’un départ à la retraite sur deux.

Il faut dire qu’ils sont habiles dans la manipulation de l’opinion publique à coups de manifestations répétitives et orchestrées devant les portails des écoles. On nous fait croire aux classes surchargées, au manque d’enseignants, responsables de la dégradation des conditions de travail et donc… des résultats.

Le système éducatif va mal...

Lire la suite dans le dossier "LES CONTRE-VERITES QUI ONT LA VIE DURE", ci-contre à gauche.

 


70,55%

 

C'est le pourcentage de promesses tenues par Nicolas Sarkozy, selon le baromètre de l'Institut libéral Thomas More, peu suspect de complaisance à l'égard du Président.

Nicolas Sarkozy a fait 490 promesses de campagne auxquelles se sont ajoutées 829 autres promesses au cours de son mandat, soit un total de 1319.

1246 ont été traitées ou ont fait l'objet d'un suivi. Seulement 73 n'ont jamais vu d'exécution.

931 sont réalisées ou en cours de réalisation, à six mois de la fin de son mandat. 

Voilà qui éclaire singulièrement le bilan : Sarkozy, l'homme qui tient ses promesses !

Il a réformé la France et on lui doit beaucoup.

                        Le changement c'est lui !

 


AD LITERAM

 

Voilà ce qu'a réellement dit Claude GUEANT :

" Or, il y a des comportements, qui n’ont pas leur place dans notre pays, non pas parce qu’ils sont étrangers, mais parce que nous ne les jugeons pas conformes à notre vision du monde, à celle, en particulier de la dignité de la femme et de l’homme. Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique.

En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation."

 Où est le problème ?

 


REGARDS SUR DIX ANS DE REGNE

 

Jean-Claude Antonini est devenu maire d’Angers en 1998. En un peu plus de dix ans, quel bilan peut-on faire de sa magistrature ?  C’est le moment de faire jouer le « devoir d’inventaire » puisqu’il a décidé de quitter son siège avant l’heure. Ayant passé moi-même de nombreuses années sous la « coupole du blockhaus » dans l’opposition, j’ai quelques points de comparaison. Aussi attendez-vous à un regard très critique sur l’œuvre du « maire formidable » comme il se qualifie lui-même, mais que j’ai toujours vu plutôt comme un « dilettante ».

C’est d’abord dix ans de « laisser-aller ». Je me souviens... 

...Lire la suite dans le dossier : "Angers Notre ville", ci-contre à gauche.


LE BILLET DU DIMANCHE SOIR

 

IMAGE ET REALITES

D’après un récent sondage, François HOLLANDE renforce son « image » de présidentiable, après le meeting du Bourget, la présentation de son programme et son passage à « des paroles et des actes » sur France 2. Pour 58% des personnes interrogées, le candidat socialiste « incarne le changement », soit un gain de 12 points par rapport au précédent sondage des 18 et 19 janvier. Il arrive largement en tête comme le candidat qui « apporte des réponses aux problèmes des Français » avec 56%. Mais de quel changement s’agit-il ? Pour l’essentiel d’un retour en arrière si l’on en croit ses propositions : sur la réforme des collectivités territoriales, sur la réduction des effectifs de fonctionnaires, sur la réduction des dépenses de l’état et le déficit retardé d’un an, sur la réforme des retraites, sur les récents accords européens, sur les « emplois jeunes »… Si c’est cela les « réponses concrètes », les Français vont rapidement déchanter, surtout les classes moyennes.

Il est vrai que pour l’image du changement, 40% désignent Marine Le Pen (+2), 39% citent François Bayrou (+1), Nicolas Sarkozy arrivant en quatrième position avec 19% (sans changement), ce qui est logique. Comme quoi, face à la crise, le discours même loin de la réalité peut encore faire effet. En matière de changement, avec Marine Le Pen, nous serions servis : sortie de l’euro, économie quasi administrée, émission de monnaie à gogo, fermeture des frontières pour les produits, donc pour l’argent et peut-être ensuite pour les personnes… D’ailleurs quand il s’agit de « réponses concrètes », les Français ne sont pas dupes puisqu’ils ne sont plus que 25% à citer la patronne du FN, ce qui est encore beaucoup.

François Bayrou est un autre cas. Sa ligne ni droite ni gauche ne convainc pas tout le monde. Néanmoins, 46% trouvent qu’il apporte des « réponses concrètes », grâce à un discours redondant rejetant la faute de l’endettement sur les gouvernements de droite comme de gauche, ce qui peut plaire. Mais si sa position de snipper embusqué depuis 2007 lui sert de point d’appui, son programme qu’il a dévoilé cette semaine est trop flou. Les « attendus » sont bien perçus, les solutions manquent de clarté. Il ne dit pas suffisamment comment il trouvera 50 milliards d’euros sur la dépense publique, ni quelles politiques publiques seront remises en cause, ni comment il trouvera 50 milliards d’euros de recettes fiscales supplémentaires. Il se fait largement distancer par le candidat socialiste sur tous les thèmes.

Nicolas Sarkozy arrive en revanche en tête pour « la stature d'un président de la République » avec 51% (+5), talonné par François Hollande à 49% (+10). Arrivent ensuite François Bayrou à 37% (sans changement) et Marine le Pen à 16% (+3). Le Président marque encore « son territoire » malgré la désinformation dont il fait l’objet en permanence. Il est loin de se retrouver dans la situation de la « primaire socialiste » qui a bénéficié en octobre d’heures d’antennes sans aucune contradiction. Chaque fois qu’il s’exprime, ses arguments sont contrebattus par une pléthore d’interventions diverses et variées sur tous les plateaux télévisés.

Nicolas Sarkozy, qui n'est pas encore officiellement candidat, enregistre logiquement une moindre progression depuis la dernière enquête BVA. Les annonces économiques présentées au cours de l'émission dont il était l'invité, retransmise en direct par 6 chaînes, ne semblent pas avoir eu beaucoup d'effet sur l'opinion publique quant aux réponses apportées aux problèmes des Français (26%, +3), mais l’essentiel est que cela lui ait permis de confirmer sa « stature de chef d'Etat ». Et ça, c’est une réalité !

Chacun sait que le Président ne jouit pas de l’image personnelle qu’il devrait avoir. On ne dira jamais assez que les effets des crises successives qu’il a dû affronter et dont il n’est en rien responsable, occultent tout ce que son bilan peut offrir de positif pour la France et les Français. On ne dénoncera jamais assez que l’acharnement de la gauche à le dénigrer –ce que François Fillon a bien démontré jeudi soir- en ressassant les mêmes arguments alors que les faits sont loin derrière nous, servent à détourner les Français des réalités d’un mandat généreux et protecteur.

 


LES UTOPIES DE LA CAMPAGNE

 

Tirés des « petites leçons d’économie » de Jean-Marc Sylvestre voici quelques thèmes ou promesses qu’il faut passer au filtre de la réalité pour ne pas voter « idiot ».

En politique, l’utopie est une proposition « capable de répondre à un besoin sans pouvoir le satisfaire dans la réalité ». Elle est souvent portée par des candidats qui n’aspirent pas véritablement au pouvoir. Cela n’empêche pas que l’utopie peut rencontrer un certain succès.

Dans la campagne actuelle on peut déjà en dénombrer trois : celle qui consiste à faire croire que l’on peut engager un processus de démondialisation, celle qui prône la décroissance et est à la mode dans les milieux « bobos », celle enfin qui prêche le nationalisme et la xénophobie, de loin la plus dangereuse et la plus malfaisante.

Intéressons-nous ce soir à la première : « on va stopper la mondialisation » !

Impossible. On peut en dénoncer les excès. On ne peut pas la freiner ou l’arrêter, sauf à raconter des histoires. La mondialisation est là, c’est un fait, elle s’impose à tous. Les deux pays qui ont voulu s’y soustraire sont aujourd’hui en déliquescence : Cuba et la Corée du Nord.

Il ne faut pas croire ceux qui disent que la mondialisation conduit au désastre, car c’est faux. Si elle a détruit des appareils industriels, comme en France, elle a permis d’amorcer le développement économique de la chine et de tous les pays émergents, rendant inutiles toutes les aides et subventions qui provenaient des pays dits riches.

La mondialisation est la cause du chômage : encore une contre-vérité. Elle a créé des millions d’emplois dans l’informatique, les services financiers et dans les pays émergents. Ce qui crée le chômage chez nous c’est la faiblesse de notre outil de formation et de recyclage, et de la création d’activités nouvelles.

Vous avez dit « protectionnisme » ?

Il ne suffit pas de fermer le pays, de mettre des barrières douanières et d’interdire l’importation des produits chinois ou indiens pour retrouver un équilibre. Le protectionnisme a ses limites. Si l’on ferme les frontières aux produits venus d’Asie, qui les fabriquera ? Ainsi, la moitié de la consommation des Français est importée et concerne la totalité des produits de haute technologie, 90% des textiles, 90% des chaussures, 80% de l’électroménager… et surtout 100% du gaz et du pétrole ! Et la liste est loin d’être close. Il faudrait ajouter une partie des autos, le matériel médical, les molécules des médicaments. Avant qu’on ait retrouvé les savoir-faire et réinstallé les usines, il passera de l’eau sous les ponts.

En plus, on ne pourra pas éviter une hausse des prix évaluée à 20% que la fermeture des frontières entraînera mécaniquement pour les produits de grande consommation. En effet si on les fabrique sur le territoire national, ce sera aux conditions de salaires et charges sociales françaises. Sinon, on pourra continuer à les importer mais en acquittant des droits de douanes. De plus, quand on ferme à l’importation, on rend aussi plus difficiles les exportations : que ferons-nous de nos produits de luxe et de notre agroalimentaire ?

Enfin, « démondialiser » seul serait suicidaire. La France perdra la moitié de son activité et donc de ses emplois. La moitié de notre PIB dépend des européens et réciproquement. Avant d’être autonomes, nous aurons mis plusieurs générations sur la paille. Et je n’évoque pas l’imbroglio du circuit des pièces détachées qui traversent toute l’Europe pour livrer nos productions éparpillées entre l’Espagne, le Portugal, la Slovaquie, l’Allemagne….

Bref, la démondialisation c’est bien d’en parler à la télévision pendant la campagne électorale, c’est bien plus difficile à mettre en œuvre dans la réalité quotidienne. Ceux qui vous en parlent, ne peuvent pas ne pas savoir tout ça !

Concluez vous-mêmes.

 

 


LE DOSSIER DE TRYPHON

 

Période interglaciaire artificiellement prolongée par l'anthropocène (action de l'Homme et de son industrie) ?

(Texte de Patrice Hernu de France-Europe-Planète bleue.)

Telle est la question qu'enfin se pose la communauté scientifique et que nous (France-Europe-Planète Bleue …) posons depuis assez longtemps mais en des termes peut-être plus prudents ! Ce n'est pas le moindre des paradoxes.

Maintenant que les ayatollahs des deux camps se sont calmés, on peut peut-être enfin reprendre le travail sur le climat pour en arriver, demain, au véritable problème de l'assèchement climatique...

La prochaine glaciation devait débuter bientôt. Longtemps niée par certains climatologues intégristes, cette perspective est désormais assez largement admise. Si les évolutions actuelles sont replacées dans les séries de long terme, l'évidence apparaît même si les cycles à l’œuvre sont extrêmement complexes et donc variables autour de tendances établies depuis environ un million d'années.

Nous devrions donc descendre, très lentement - pas de panique - vers un nouvel épisode glaciaire semblable à celui qui a vu les destinées du sapiens et du Neandertal provisoirement séparées, tout comme l'ours devenu blanc s'est séparé de l'ours brun, il n'y a que 110 000 ans.

Cette inéluctable évolution que certains anti-climatologues prévoyaient au contraire pour le siècle à venir est-elle contrariée par les changements climatiques en cours ?

Les perturbations climatiques sont légion : acidification des eaux, accroissement de la violence et du nombre de tempêtes, sécheresses, pluies torrentielles, élévation du niveau des mers ou plutôt - plus grave encore - affaissement des terres côtières où s'entassent les mégalopoles de la surpopulation -, montée naturelle et "forcée" du mercure depuis la fin du petit âge glaciaire (1860) et, surtout, perte hydrique des écosystèmes tampon intermédiaires refuge de la biodiversité terrestre. Les modifications climatiques n'ont pas fini de nous surprendre bien au-delà du seul aspect -largement discuté et incontestable - du réchauffement dans le temps où les autres désordres, bien plus graves, échappent le plus souvent à l'attention de l'opinion et des medias même si, fort heureusement, cela change progressivement.

Dans un article à paraître dans Nature Geosciences, une équipe de paléoclimatologues et chronistratigraphes l’affirme : la fin de l’ère interglaciaire, dans laquelle nous vivons depuis plus de 11.000 ans, est proche. Qu’elle s’appelle Holocène ou Anthropocène, peu importe. Les signes sont là. Et ils ne trompent pas. La succession de périodes glaciaires et interglaciaires est imputable à l’évolution des paramètres de Milankovitch. 

Décrits par Milutin Milankovitch, longtemps mis en doute, ces paramètres sont bien admis et inventoriés pour une large part : excentricité, obliquité et précession. Ces trois facteurs influent sur la quantité d’énergie solaire reçue par les hautes latitudes, les différences de température entre les mers et les continents, les différentiels de température entre les saisons, les différences de température entre les hémisphères, selon l’inclinaison de la terre, comme l'expliquent depuis longtemps des climatologues comme Courtillot ou Hansen (Nobel inventeur en quelque sorte de l'effet de serre mais rejetant la plupart des conclusions hâtives du GIEC-IPCC). Leur évolution est donc à la base principale de variations climatiques fortes se superposant à des tendances plus foncières encore comme l'irradiance solaire sur très longue période et la chaleur interne du globe terrestre, lesquelles aboutissent à un refroidissement tendanciel du climat.

En gros, depuis quatre millions d'années, 75% des périodes sont froides et peu propices à la vie des mammifères supérieurs comme l'Homme, tandis que sur les quelque 600 millions d'années qui ont précédé et qui ont vu l'éclosion de notre biodiversité actuelle, la proportion était juste l'inverse. Les périodes chaudes dominaient avec des périodes de refroidissement par rebond, lesquelles ont d'ailleurs participé à la sélection naturelle de type darwinien. D'autres chercheurs, climatologues mais également issus de sciences transversales, réalisent des études combinant mieux tous ces facteurs et replaçant le climat actuel dans l'évolution à moyen et long terme.

En moyenne, rappellent ces chercheurs, les périodes interglaciaires durent 11.000 ans.

Or, voilà déjà 11.600 ans que nous vivons sans craindre de rencontrer un rhinocéros laineux ou un mammouth. Selon les calculs de Luke Skinner (université de Cambridge) et de son équipe, le démarrage de la prochaine glaciation est pour bientôt, géologiquement parlant. Elle aurait peut-être même dû commencer. D’ici un millénaire, nos enfants auront dû changer de garde-robe. En effet, après avoir étudié le différentiel de température extrême régnant en Arctique et en Antarctique, les scientifiques estiment avoir identifié les tout premiers signes d’un refroidissement généralisé. Mieux, en replaçant ce signe dans le contexte solaire actuel (son activité), ils estiment que nous sommes à la veille d’un nouvel épisode glaciaire, comparable à celui qui gela la planète il y a 80.000 ans.

A condition bien entendu que l'humanité ait trouvé les moyens de survivre dans un climat hostile. Rappelons que, contrairement au discours le plus répandu, la chaleur est bonne pour la biodiversité et partant pour l'humanité, et le froid synonyme de désordres non seulement climatiques mais surtout civilisationnels.

 

 


POURQUOI SARKO VA GAGNER

 A LIRE ABSOLUMENT

Pourquoi Sarko va gagner002

Comment 37 ooo "baveux" nous intoxiquent et démolissent le Président depuis 5 ans et le font passer pour un dictateur.

Eric Brunet a rendu sa carte de presse et les avantages fiscaux qui vont avec. Il préfère qu'on le désigne comme "polémiste", notamment sur RMC. Il explique comment tout a été dit pour que personne ne croie à la réélection de Sarkozy. Tout a été fait pour que les Français ignorent son action véritable.

Il nous révèle pourquoi Nicolas Sarkozy va gagner. Car tel  Du Guesclin, il arrive toujours là où on ne l'attend pas.

 

"Pourquoi Sarko va gagner"  Eric Brunet chez  Albin Michel

 


POURQUOI IL EST IMPORTANT DE BAISSER LES CHARGES PATRONALES.

 

Baisse des charges bis

                             Le transfert des charges patronales de la politique familiale sur 1,6 point de TVA, même s’il ne règle pas tout, est calculé pour remettre nos entreprises industrielles au niveau des allemandes. C’est important, voir même primordial si on veut relancer une production nationale. Et le point de comparaison choisi n’est pas le fait du hasard : notre voisin est notre premier fournisseur et est de moins en moins notre client. D’autant plus si l’on veut accentuer les « convergences » en matière de fiscalité des entreprises.

Le coût du travail en France a perdu son avantage compétitif. Le coût horaire de la main-d’œuvre a progressé plus vite chez nous qu’en Allemagne au cours des dix dernières années. Il est de 35,71 euros/ heure contre 34,94 outre-Rhin.

La question du coût du travail est un facteur de compétitivité considéré comme particulièrement important dans les entreprises. Un rapport signé du patronat (Medef, CGPME, UPA) et de trois syndicats (CFDT, CFTC, CGC) soulignait au début de l’été dernier la " dégradation de la compétitivité salariale en France par rapport à la moyenne de la zone euro entre 2000 et 2010 ". Par rapport à l’Allemagne, le rapport évalue la dégradation à 20% dans le secteur marchand ou la seule industrie, en tenant compte de la productivité. Quand on sait que les exportateurs allemands sont les principaux concurrents des Français, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi nous avons perdu des parts de marché.

Un coût du travail élevé n’est supportable qu’avec un niveau de gamme élevé, ce qui n’est pas le cas en France. Les produits que nous vendons sont devenus en moyenne trop chers par rapport à leur qualité.

Les secteurs industriels directement exposés à la concurrence internationale ont peu bénéficié des exonérations de charges ciblées sur les emplois peu qualifiés au SMIC. Voilà pourquoi Nicolas Sarkozy entend cibler les efforts sur les salaires intermédiaires, afin de conforter l’industrie. C’est cohérent.

Plus cohérent que le projet de François hollande qui tourne le dos à la croissance avec des prélèvements en plus et surtout qui augmentent le coût du travail.

Agir seulement sur le coût du travail ne serait évidemment pas suffisant. C’est pourquoi, en même temps est proposé un renforcement de l’accès au crédit à travers une banque spécialisée s’appuyant sur OSEO et le FSI, pour faciliter les investissements et mieux accompagner les projets.

Les prochaines années seront cruciales si l’on veut que la France retrouve ses marges de manœuvre de pays industrialisé. L’Etat a un rôle déterminant à jouer pour protéger, soutenir et développer l’industrie nationale. Les enjeux sont plus souvent politiques qu’industriels à proprement parler. On le voit bien avec les ventes d’Airbus ou du Rafale. Ensuite, il faudra agir au niveau européen car, face aux Etats-Unis, au Japon, aux pays émergents qui comblent rapidement leur retard technologique, il est important de développer une stratégie communautaire, en recherchant une solidarité et une cohérence autour de produits « made in Europe », et surtout en menant une politique de protection de l’espace européen face à une concurrence extérieure qui ne met pas de gants.

Il s’agit de savoir ce que nous voulons pour l’avenir de notre pays et quels moyens nous sommes disposés à prendre, sans se laisser intimider par le soupçon de faire du « nationalisme industriel »… Si vous voyez ce que je veux dire !!!

 

 


BREVE DE BLOG

 

La cour de cassation a validé les fameuses "bandes enregistrées clandestinement" par le majordome de Mme Bettencourt, ce qui valide les procédures engagées à partir de leur contenu. 

En somme, la police n'a pas le droit de faire des écoutes sans autorisation d'un magistrat pour arrêter des voleurs et des assassins ...mais n'importe qui peut enregistrer les conversations téléphoniques de quiconque y compris avec son avocat et les envoyer à la presse !

Et comme par hasard, Eric Woerth est convoqué devant le juge pour une mise en examen. C'est un pur hasard si l'affaire ressort au moment où la campagne électorale est lancée. 

Vous avez dit bizarre ?