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LA « VOTATION » A LE DOS LARGE

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La « votation », à ne pas confondre avec le « vote », « citoyenne » par le fait qu’elle organisée par le PC ou ses proches, appelle donc le quidam à venir se prononcer contre la « privatisation » de la poste. D’ailleurs, l’opération fait l’objet d’un magnifique montage qui circule sur le net, dans lequel la désinformation le cède au procès d’intention quand ce n’est pas au mensonge. Il n’est pas banal que la CFDT, qui se prononce explicitement contre le statu quo avec des arguments discutables mais recevables, combatte l’opération. De toutes façons, quel crédit accorder à une opération où le « non » est sûr de l’emporter quelle que soit la participation des votants.

Et pourtant, comme l’explique fort bien Nicolas Lecaussin, directeur du développement de l’IREF (Institut de recherches économiques et fiscales), le meilleur service qu’on pourrait rendre à La Poste, c’est de la « privatiser ». Elle est très en retard par rapport à ses concurrentes européennes, et la réforme proposée, est restée très timide en raison de l’opposition des syndicats qui ne veulent pas changer de statut parce qu’ils veulent garder leurs privilèges, notamment un système de retraite non provisionné (57 millions d’euros à la charge du contribuable). La réforme du statut de La Poste transformera donc l’entreprise publique en « société anonyme » dans laquelle l’Etat restera majoritaire et injectera 1,2 milliard d’euros, auquel il est prévu que la Caisse des Dépôts ajoute 1,5 milliard. Toujours le contribuable qui est mis à contribution pour renflouer les caisses d’une entreprise publique mal gérée. Avec 18 milliards de chiffre d’affaires, elle affiche 6 milliards de dette, et elle emploie 330 000 personnes dont les 2/3 sont des fonctionnaires. 70% de ses services sont concurrentiels, et le courrier sera ouvert à la concurrence le 1er janvier 2011.

Elle va s’insérer dans un décor où elle est un nain parmi les géants : la Poste néerlandaise (TNT post) fait 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires et est aujourd’hui le n°1 en France pour le transport des colis et des documents (on le sait rarement), la poste allemande « Deutsche Post World Net » est une société anonyme à capitaux mixtes, propriétaire de DHL et de Exel (Anglais) ; elle réalise 35 milliards d’euros de chiffre d’affaires à l’international (58% du total) contre seulement 3 milliards à notre poste nationale, pour qui la part du courrier hexagonal reste prépondérante (60% du CA).  Un service qui coûte très cher, de moins en moins performant, avec un réseau complètement inadapté (sur 17500 bureaux de poste, 6500 ont une activité de moins de quatre heures par jour et 2500 de moins de deux heures). Le changement de statut, opéré chez nos voisins dès 1990 pour la Hollande, risque d’arriver bien tard pour notre entreprise nationale. Ne rien faire, c’est tuer « La Poste » à coup sûr. La réforme actuelle ne la sauvera peut-être pas.

Nier les réalités, n’empêche pas la réalité. Bonne « votation » !

 


ONU SOIT QUI MAL Y PENSE

ONU

     

Je reviens sur l’assemblée générale de l’ONU, quelque peu éclipsée par l’intensité de l’actualité, qu’elle soi politique avec le G20, ou bassement terrestre avec le cortège des catastrophes climatiques qui s’abattent ici et là.

            

L’ONU, ce big bazar de la paix mondiale (en principe), vient de nous offrir un spectacle comme rarement vu. Doit-on attribuer le cortège des dictateurs à la tribune à la mollesse de l’actuel Secrétaire Général, Ban Ki-Moon ?  On peut en effet se poser la question de savoir s’il est normal que des dictateurs arrogants comme Mahmoud Ahmadinejad ou Mouammar Kadhafi puissent venir faire leur numéro de provocateurs à la tribune même de l’assemblée mondiale. Choquant ! Mais qu’est-ce qui ne l’est pas en ce bas monde où la mondialisation brasse les valeurs au même rythme que les monnaies.

                            

Mais, la noble assemblée a vu aussi parader Hugo Chavez, président du Vénézuela, élu à vie (ben voyons !), dont le passe temps favori consiste à supprimer méthodiquement les libertés dans son pays. Ce n’est que la partie visible de l’iceberg. La vérité, c’est que notre époque voit la liberté reculer dans beaucoup d’endroits, parfois après avoir progressé. Et ce n’est pas un hasard si les dictatures reviennent en force.

                           

S’il fallait dresser le tableau des pays concernés, il serait consternant : du Gabon, au régime birman, russe, chinois au soudanais, qui maltraitent leurs minorités, du Zimbabwe aux pays arabes qui n’hébergent aucune démocratie digne de ce nom,… les dictatures prolifèrent sures de leur invulnérabilité. Ce qui les rend de plus n plus dangereuses !

                       

Comment traiter sereinement le cas de l’Iran, dans ces conditions. L’ONU étant impuissante et dépassée, ce sont Les Etats-Unis, Le Royaume Uni et la France qui font les gros yeux. Ce à quoi le régime des Mollahs répond par un pied de nez en lançant plusieurs missiles de longue portée. Il ne faudrait pas, parce nous sommes accablés par la crise, qu’au nom de la survie, nous soyons amenés à fermer les yeux pour avoir la paix. Le renoncement serait la pire des choses que nous paierions très cher ensuite. Si bras de fer il doit y avoir, il faut aller jusqu’au bout. C’est alors qu’on voit bien la difficulté : pourquoi tolérer ici et pas là ! La menace de rayer un pays de la carte du monde est-elle l’argument décisif ?

                                             

L’Histoire retiendra peut-être que les années 2005-2010 présentent des similitudes avec les années 35-40 du siècle dernier. Raison de plus pour de pas rééditer les mêmes erreurs face aux dictatures. Il est grand temps que les démocraties affrontent la montée de l’intolérance, de l’obscurantisme et de la violence.

 




ANGELA, MAIS QUEL TALENT !

 

Angela_Merkel

 

Conformément aux prévisions des sondages, Angela MERKEL a remporté les élections en Allemagne et prolongera son bail de Chancelière. Elle appelait de ses vœux la fin de la « grande coalition » avec le SPD : c’est chose faite. Elle est en mesure de créer une majorité avec les Libéraux, ce qui est plus logique politiquement. Mais l’important, c’est que l’Allemagne garde la même patronne. L’érosion de la CDU est manifeste, mais moins forte que celle du SPD, dont l’électorat a été davantage rongé sur sa gauche par « Die Like » et les verts. La victoire elle la doit à sa popularité, même si probablement quelques électeurs conservateurs ont boudé les urnes. Le taux d’abstention inhabituel outre Rhin, bien que la participation ait dépassé 70%, est dû en partie à ce phénomène et à une déception de la gauche modérée que le rival d’Angela n’a peut-être pas réussi à mobiliser. Et puis la crise est passée par là !

                    

Au Portugal, même chose : les sondages annonçaient une victoire sans bavures du socialiste José SOCRATES. L’échec de son parti aux européennes est effacé. Le centre droit n’a pas réussi à reprendre le pouvoir. Là encore, le bloc de gauche et la droite conservatrice progressent au détriment des deux grands partis de gouvernement.

          

La conclusion qu’on peut tirer de ces deux résultats, c’est que les électorats préfèrent tenir que courir. Les plans de relance profitent aux gouvernements en place, et dans la tourmente économique, on préfère garder les mêmes au gouvernement. De ce point de vue, c’est plutôt une bonne nouvelle pour l’Europe. Après tout, quel que soient les bords politiques des chefs de gouvernement, ils ont tous tiré dans le même sens et réussi la première phase stratégique qui était d’éteindre l’incendie. Il n’est donc pas anormal qu’ils en tirent bénéficie. Il n’est pas mauvais non plus que le même personnel puisse continuer à travailler de conserve, pour la suite des évènements. On peut considérer que ces deux résultats sont donc deux bonnes nouvelles pour l’Europe.

 

 


LE G 20 FACE A LA « SORTIE DE CRISE »

S’il est une certitude face aux interrogations actuelles sur la « reprise de la croissance », c’est bien que le pire a été évité. Face à l’effondrement de l’hyperfinance, la chute de la production industrielle, la contraction du commerce mondial et la descente aux enfers des bourses, les gouvernements ont réagi  sans mégoter en faisant déverser par les banques centrales des milliers de milliards de dollars, de yens de yuans et d’euros pour éteindre l’incendie ; et ils y sont arrivés. L’été semble même confirmer le scénario d’une « fin de récession ». Pour autant, tous les paramètres ne sont pas encore au rendez-vous pour qu’on tienne pour acquis le retour de la croissance.

                  

Car la crise actuelle n’est pas encore dépassée. Le retour des mauvais comportements des banques qui reprennent leurs mauvaises habitudes, surtout outre atlantique, en est le signe le plus révélateur. Elle est du type de celles qui changent le monde et l’on voit bien qu’il faudra trouver de nouveaux équilibres autres qu’une croissance calée sur l’endettement américain.

      

Le G20 a donc du pain sur la planche : régler les égarements financiers en trouvant les outils d’encadrement et de régulation du capitalisme financier. Et pour soigner la crise économique qui en a découlé, il devra trouver le chemin qui permette à la demande privée de prendre le relais de l’argent public largement déversé, sachant que le creusement des dettes publiques va imposer tôt au tard des politiques de rigueur. Equilibre subtil entre l’ajustement des budgets et des taux pour stimuler à la fois la confiance des consommateurs sans inquiéter les marchés.

        

Mais la crise est aussi structurelle. Pour bâtir ce nouveau monde solidement, l’Amérique doit épargner, la Chine se consacrer davantage à sa croissance intérieure et il faudra encore du temps pour que l’économie de l’Asie tire celle du monde en remplacement du gros moteur américain.

    

La crise a enfin des dimensions intellectuelles, voire idéologiques : la mondialisation libérale creuse les inégalités dans les pays riches du Nord, et surtout y malmène les classes moyennes et rompt le pacte social du progrès de génération en génération. Les pays du Sud n’en veulent pas parce qu’elle est le modèle « occidental »… Autrement dit une guerre des capitalismes menace. C’est bien pourquoi Nicolas Sarkozy a tenu à ce que les pays émergents soient associés aux solutions. L’impact de pays comme le Brésil ou l’Inde est loin d’être négligeable. Une nouvelle répartition des richesses en découlera, aussi bien nationales qu’internationales, dont on ne connaît pas aujourd’hui bien évidemment la clé de répartition. Il y faudra encore plusieurs G20. Néanmoins, si l’on répond à ces trois préoccupations : crise financière et économique,  crise structurelle, crise idéologique, alors la vraie reprise pourra être au rendez-vous.

                 

En entraînant toute l’Europe dans son sillage et en proposant une réforme du FMI qui prenne en compte peu ou prou ces trois dimensions, la France montre une fois de plus qu’elle a encore un rôle éminent à jouer dans l’organisation de notre vaste monde.

 


COURANT CLAIR COMME DU JUS DE CHIQUE !

Les audiences se suivent et ne se ressemblent pas dans le procès dit « Clearstream ». Après l’ouverture en grande pompe galouzienne sur le ton de « l’impérator accusator » (ou accuse à tort), les témoignages des obscurs, c’était aujourd’hui la déposition à la barre de la version d’Imad Lahoud, que la cour aura du mal à croire tant elle est fantaisiste, et les commentaires vifs assortis des dénégations les plus fermes de Jean-Louis Gergorin, sur le rôle que le précédent entend lui faire jouer.

            

On est pourtant loin du cœur du sujet, et c’est Nicolas Sarkozy, de New-York, qui nous y a ramenés. S’il a porté plainte contre X à l’époque quand il a découvert qu’il était sur les fameux listings qui le disaient détenteur de deux comptes, on va dire pour faire bref, « d’argent sale », c’est bien parce que la manœuvre visait à lui nuire au moment où ce n’était plus un secret pour personne qu’il ambitionnait d’être candidat à la présidentielle.

            

On ne peut comprendre le sens de ce procès que si on le resitue dans le contexte de la rivalité avec Dominique de Villepin. Il est impossible de s’en tenir à une analyse strictement judiciaire du scandale qui ne peut être compris que sous l’angle politique. Il n’est pas anodin que le nom hongrois du Président se soit trouvé mêlé à d’autres comme Dominique Strauss Kahn, Alain Madelin et quelques autres. En nuisant à ces personnalités, dont quelques présidentiables, les manipulateurs des fichiers cherchaient à faire le vide dans la course à l’élection. Cherchez à qui pouvait profiter le crime ?

                         

Il n’est pas non plus un secret que L’ancien président cherchait à barrer la route à l’actuel. Il n’est pas surprenant non plus que les méandres du dossier se soient enroulés autour de l’ancien premier ministre et Nicolas Sarkozy est persuadé qu’il a ourdi le complot contre lui, d’autant plus que, les carnets du général Rondot aidant, il apparaît bien comme s’être acharné à le confondre, même s’il savait que la liste avait été trafiquée.

                        

Le procès dira s’il est coupable ou non. Dominique de Villepin joue gros et c’est pourquoi il a choisi l’attaque. Il occupe avec gourmandise les plateaux télévisés pour plaider sa propre cause, tenter de se rendre sympathique auprès des Français, lui qui n’a jamais affronté le suffrage universel, critiquer avec férocité la politique et les actions menées par l’actuel locataire de l’Elysée. Il n’est pas aussi démuni qu’il le dit. Mais sa faiblesse c’est aussi de foncer tête baissée dans la mêlée sans savoir trop à quoi sert la bataille. Il a choisi dès sa première déclaration l’affrontement : en plaçant d’emblée le procès sur le terrain politique de la « rivalité », n’est-ce pas déjà un peu un aveu !

                           

S’il s’en sort, ce sera un semeur d’embûches redoutable pour Nicolas Sarkozy, qu’il appelle le « nain ». C’est pourquoi le Président fera tout ce qui est en son pouvoir pour qu’il soit condamné… dans le respect de l’indépendance de la justice. La rumeur dit qu’il veut voir le coupable « pendu à un croc de boucher ». C’est un remake de David contre Goliath !

 

 

 


COMBAT DEPASSE

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La grève nationale de « La Poste », quoi qu’en disent les syndicats, n’a pas mobilisé les masses, ce qui constitue un échec pour des organisations qui totalisent 94% du vote des salariés. Le mouvement contre le projet de loi de transformation en société anonyme a été suivi mardi par 22,2% des postiers selon la direction et 40% selon les syndicats, qui comptent sur la "votation citoyenne" organisée fin septembre auprès des usagers.

 

Ceux-ci pensent que l'Etat peut financer La Poste via des dotations en capital, sans créer une société par actions,  qui est, selon eux, le prélude à une privatisation. Evidemment, ils se trompent lourdement et trompent leurs troupes et le public du même coup. La transformation du statut est à la fois nécessaire pour entrer dans les « clous » de la concurrence européenne qui doit être libre, et pour lever sur le marché les fonds nécessaires à la modernisation d’un outil qui a beaucoup de mal à s’adapter au monde moderne, en raison du combat idéologique que mène une partie des personnels : La Poste « va entrer en bourse, les postiers entrent dans la Bourse », a déclaré Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, qui a tenu une assemblée générale-surprise dans le palais Brongniart, avec une cinquantaine de facteurs. Le service public a le dos large, il s’agit plutôt de défendre des avantages acquis que permettait le monopole.

 

Quand on va à l’étranger, en Allemagne, notamment, où la mutation a été entreprise il y a douze ans, on s’aperçoit que le service public est parfaitement rendu, et que des outils modernes ont été mis à la disposition des usagers : il devient simple de retirer son colis en cas d’absence, par exemple, en se rendant au « conteneur » du quartier où l’on peut le trouver dans un casier accessible à toute heure.

 

Le Gouvernement n’a pas besoin de « privatiser » La Poste. C’est un procès d’intention entretenu par Besancenot et sa clique qui trouve là des troupes pour grossir les rangs de son parti. De même, qu’une entreprise privée peut très bien rendre un service public aussi efficacement qu’une entreprise publique. Si cela n’était pas le cas, il faudrait se poser des questions sur l’intelligence des peuples qui nous entourent. Faire croire à l’universelle efficience du service public à la Française avec des fonctionnaires zélés relève du mythe.

 

Pour cacher sa misère, l’intersyndicale va organiser une « votation citoyenne » dans toute la France du 28 septembre au 3 octobre par un Comité national contre la privatisation de La Poste. Le PS a écrit à tous ses élus pour leur demander d'en assurer l'organisation matérielle dans les mairies. La CGT a estimé dans un communiqué que c'était le prochain rendez-vous pour l'intersyndicale qui fonde ses espoirs de voir nos compatriotes tomber dans le panneau de « l’attachement au service public », sans se rendre compte, que comme à la SNCF « fret », ce sont les mêmes qui sabordent l’entreprise publique par leur aveuglement idéologique.



LOGEMENT : DOUBLE RETOURNEMENT DE SITUATION !

Logement


Le logement locatif privé devrait connaître une baisse des loyers en raison d’une offre excédentaire dans de nombreuses régions et diminution des besoins en logement jusqu’en 2015 en raison d’une moindre augmentation du nombre des ménages qui concernera toutes les régions.

 

Alors que les listes d'attente du logement social ne cessent de s'allonger, le marché du logement locatif privé, devenu trop cher pour une majorité de candidats à la location pourrait, connaître un retournement aussi spectaculaire que celui de la vente : baisse des loyers et offre excédentaire dans de nombreuses régions semblent être en effet les deux tendances qui apparaissent sur un arrière-plan de crise économique qui n'a probablement pas encore produit tous ses effets...

 

En raison d’une offre de logements dépassant largement la demande, alimentée notamment par l'arrivée massive sur le marché des logements achetés de 2003 à 2007 sur plans, grâce au régime de défiscalisation "Robien", le niveau moyen des loyers sur la France entière a baissé de 4,65% pour les appartements et de 2,31% pour les maisons, selon un réseau de 900 agences immobilières. Les loyers des grands appartements chutent lourdement, ainsi que globalement ceux de nombreuses villes de province. La situation pourrait s’aggraver encore : tous les "Robien" achetés au plus fort du "boom" de l'immobilier n'ont pas encore été livrés, et les mêmes errements risquent de se reproduire avec le nouveau régime "Scellier" !


Une étude du Crédit Foncier publiée le 7 juillet dernier met en évidence une centaine de communes, dont une soixantaine de plus de 50.000 habitants, situées dans les zones d'éligibilité aux régimes "Robien", "Borloo" et "Scellier", et où l'offre de logements locatifs est déjà ou est susceptible de devenir rapidement excédentaire. Les investisseurs qui y achètent des logements attirés par l'avantage fiscal auquel ils ouvrent droit risquent de rencontrer des difficultés pour y trouver des locataires au prix prévu par le budget prévisionnel établi par les vendeurs, et donc de devoir louer moins cher, mettant en cause l'économie de leur investissement, voire de ne pouvoir louer dans le délai d'un an maximum pour bénéficier de la déduction fiscale ou de la réduction d'impôt !


Selon le Crédit Foncier, le nombre de logements achetés pour bénéficier de ces régimes et restés vides faute de locataires, estimé entre 5 et 10.000 dans un rapport risque de doubler, d'autant que la morosité économique s'ajoutant à une offre déjà excédentaire entraîne une forte baisse des loyers dans certaines régions ! Parmi les villes citées comme dangereuses pour les investisseurs en « Scellier » : Angers !


A ces excédents d'offre par la construction risque de s'ajouter une contraction de la demande.

                  

Une étude prospective des besoins en logements du BIPE estime qu'il faut revoir en baisse les prévisions pour les années qui viennent : elle fait état de besoins prévisionnels de "seulement" 370.000 logements par an, y compris de résidences secondaires, soit plus que le niveau de production actuel compte tenu de la crise (300.000), mais moins que la production de 2008 (428.000) ! Ceci résulterait du ralentissement dans la création de ménages ; du coup, dans les années qui viennent, la demande de logements liée à l'évolution du nombre de ménages sera en baisse dans toutes les régions. Cette prévision bat en brèche les analyses répétées depuis plusieurs années expliquant que les prix de l'immobilier ne peuvent baisser durablement en raison de l'existence d'une demande structurellement non satisfaite, liée justement en grande partie à l'augmentation du nombre de ménages. Selon le BIPE, les besoins en logements pourrait reprendre leur croissance et remonter à 400.000 à partir de 2015...

A noter que cet institut de prévision est pour le moment le seul à prendre le contre-pied d'un consensus, qui chiffre plutôt à 500.000 par an le nombre de logements nouveaux nécessaires pour résorber la crise du logement, mais son analyse est à prendre d’autant plus en considération que ses prévisions antérieures - celles concernant le marché de la vente - ont eu tendance à se réaliser. Les segments de marché alimentés par une construction dopée à la défiscalisation ne sont en effet probablement pas ceux qui permettront dans les années qui viennent aux classes moyennes et modestes de se loger à des conditions soutenables, et les investisseurs qui s'y lancent aujourd'hui peuvent s'exposer à de rudes déconvenues...





VERT VILLIERS

                                                   

 

On peut dire ce qu’on veut du gars Philippe, mais en matière de lutte contre le réchauffement climatique, la Vendée a pris quelques longueurs d’avance. Les particuliers qui construisent sont invités à installer des citernes de récupération des eaux pluviales et des pompes à chaleur. L’action du Sydev, syndicat départemental assurant la distribution électrique, va encore se renforcer. Il intensifie l’installation de panneaux solaires voltaïques sur les toits des bâtiments communaux. Plus de 70 communes ont fait l’objet d’études pour l’installation de panneaux sur 120 toitures, ce qui représente 12500 mètres carrés.  Le syndicat s’apprête maintenant à installer quatre fermes photovoltaïques totalisant 9,5 ha de panneaux, une puissance de 10 mégawatts et une production annuelle de 11 000 mégawattheures. Elles seront installées sur les emprises d’anciens centres d’enfouissement de déchets qui seront ainsi valorisés. Un investissement de 60 millions d’Euros ! 

Dans le domaine de l’éolien, le Sydev a épuisé tous les sites potentiels et il vient d’inaugurer le dernier installé. Ce qui porte à 36 éoliennes le parc d’une puissance installée de 50 mégawatts. Il considère avoir atteint la limite du raisonnable en la matière. Mais les investissements dans les énergies renouvelables continueront de façon à atteindre en 2015 « l’autosuffisance » pour les communes qu’il représente (282). Pour mémoire, l’énergie produite par l’éolien représente déjà le double des besoins pour l’éclairage public.

Par ailleurs, dans le cadre de son plan départemental d’élimination des déchets, le département a choisi d’avoir recours au tri mécano biologique et met en œuvre une politique ambitieuse de tri et de ramassage différencié des ordures ménagères.

Comme toujours, en matière d’écologie comme dans le reste, il y a ceux qui en parlent et ceux qui agissent.

 


 


FLICAGE

                            


Y’en a marre du flicage de « c’qu’on dit ». Dans ce pays, on ne peut même plus plaisanter sans qu’aussitôt il y ait un enregistrement sur le net, évidemment sorti de tout contexte. Brice Hortefeux se trouve aujourd’hui au cœur d’une polémique où la haine de la gauche n’a d’égale que sa véhémence. Insupportable ! Veulent-ils faire oublier leurs propres faiblesses bien plus graves ? Quand on est un parti de tricheurs et de fraudeurs, on ne donne pas de leçons aux autres. Alors, quand vous raconterez une histoire du type « Comment appelle-t-on un blanc sur une Mobylette ? – un cyclomotoriste ! Et un arabe sur une mobylette  - un voleur ! » Faites gaffe, vous risquez les tribunaux. Comme moi je ne suis pas du tout raciste, je n’en raconte pas. Sauf sur les Belges, les Corses, les Juifs (seulement quand je suis avec avec des copains juifs), les blondes, les flics… Il circule pourtant sur le net des choses bien plus terribles, qui m’arrivent dans ma messagerie. Personne ne semble s’en offusquer : sur la « burqa », par exemple, ou les « sans-papiers » …

S’ils n’ont que ça à se mettre sous la dent, c’est vraiment triste !

 




ETONNEMENT

                                                       

 

L’étonnement, c’est le début de l’intelligence, disait mon prof de philo. Donc, l’intelligence a peut-être touché le Modem, si j’en crois la déclaration de Laurent Gérault : « Le Modem va vous étonner ! ». Moi, ça m’étonnerait… qu’il m’étonne. En tout cas, pour l’instant, je suis sur ma faim. Le virage à gauche était tellement évident qu’il n’a pas étonné grand monde. 

Je suis peut-être « pas assez intelligent ». Mais je n’aimerais pas être à sa place : s’il suit la ligne de son parti, il devra faire alliance avec les socialistes qu’il a toujours combattus et donc … se réconcilier avec Bernadette. Dur, dur !

C’est ça qui serait étonnant !  Hé, Ho, Laurent, réveille-toi !



CAUCHEMAR


                                              


Cette nuit, je me suis réveillé en sursaut, tout en sueur. Pensez donc, j’étais en train de faire un rêve épouvantable. Jugez-en : par je ne sais quel coup du sort, François Bayrou était devenu Président de la République. Il avait nommé Ségolène Royal, Premier Ministre et suivait la composition du gouvernement : Martine Aubry à l’Intérieur, Cécile Duflot à l’Ecologie, Marielle de Sarnez à la Communication, Robert Hue à l’Economie, Marie-Georges Buffet aux Finances, José Bové à l’Agriculture, Daniel Cohn Bendit aux Affaires Etrangères, Manuel Valls à l’aménagement du Territoire, Villes et Banlieues, Vincent Peillon à la Défense… J’étais bien content de me réveiller.

Même pas vrai, je plaisante ! Avouez que ça fait peur, non ?



C’EST QUOI « ETRE DE GAUCHE » ?

                                                        

 

C’est une question qu’on peut légitimement se poser quand on découvre la tragi-comédie que continuent de nous jouer les « acteurs » du PS.  Pourtant, je ne devrais plus me la poser, moi qui pendant longtemps ai vécu en immersion dans le milieu enseignant, véritable vivier de gauche s’il en est. Mais c’est une réflexion d’une connaissance avec qui je marchais l’autre jour, nullement encartée d’ailleurs, qui m’a amené à m’interroger. « Je suis de gauche, et j’en suis fière ! » affirmait-elle. De gauche, c’est son droit, mais pourquoi en être fière ? Qu’est-ce qui peut bien justifier cette fierté ? Deux certitudes.

Une certitude, pour avoir souvent débattu avec des gens de gauche : ils sont persuadés qu’ils détiennent LA vérité. Et donc que seules leurs idées peuvent être utiles à nos concitoyens. De la cette propension à donner des leçons de démocratie, de solidarité, de justice. C’est vrai, ils sont attachés plus que quiconque « aux grands principes ». Cette foi, car on peut parler de foi, les rend aveugles. Il suffit d’écouter le discours d’un leader : on aura entendu tous les autres, à tel point qu’on se demande sur quoi ils peuvent bien se chamailler. Querelles d’égos plus que d’idées, sans aucun doute. Une fois je m’étais amusé à relever tous les mots que j’attendais : « régressions sociales, mobilisation, démocratie, injustices sociales, solidaires… » Pas un ne manquait.

Une autre certitude : à gauche, on a le monopole de LA générosité. C’est vrai que les gens de gauche sont disponibles et donnent de leur temps. C’est à mettre à leur crédit. Ils savent se dévouer pour les autres et la chose publique. On les retrouve dans beaucoup d’associations de terrain. Mais en terme de projet, les propositions qui émanent de leurs partis confinent souvent au misérabilisme quand ce n’est pas de la démagogie pure et simple. Ils ont jusqu’à l’obsession la « haine de l’argent » ou plutôt de ceux qui en gagnent beaucoup, le souci de la redistribution vers les pauvres à qui il faut donner sans cesse, et la protection des salariés contre les « excès » des patrons au point d’interdire les licenciements au mépris des données économiques. Ils ont aussi le monopole de la solidarité, ce que nous appellerions « fraternité ». Cela les conduit à envisager tous les aspects de la vie à travers le prisme déformant du « collectif ». En conséquence, ils ont une aversion pour tout ce qui touche à « l’autorité » et à « l’individuel ». Un exemple : la résistance au soutien « individualisé »…

Alors, forcément, tout ce que peut faire un gouvernement de droite est moche, favorise les riches, persécute la gauche. Les Libertés sont en danger, la justice est sous tutelle, la démocratie est bafouée. Je n’invente rien, je me contente de relever des passages du discours de Martine AUBRY à la Rochelle. La gauche a recours au procès d’intention systématique, puisque tout ce qui sort de sa logique est erroné. Et même quand les faits démontrent l’efficacité d’une décision, elle se réfugie dans la posture de dénégation. Alors vous imaginez : le redécoupage des circonscriptions, la suppression du juge d’instruction, la taxe carbone, la réforme des collectivités…Tout est « revanche » contre le PS ! Rien ne trouve grâce à ses yeux. Inutile de démontrer que le plan de relance fonctionne comme attendu, que le « paquet fiscal »  a aussi des retombées positives, que les transferts de fiscalité pour la « verdir » sont indispensables, que le RSA est une bonne idée qui vient de chez elle et qu’il commence à porter ses effets… Et si vous affirmez, comme les spécialistes de géopolitique, que Sarkozy gouverne au centre gauche alors que Mitterrand gouvernait au centre droit, vous susciterez incrédulité et incompréhension.

Vous trouvez que je force le trait ? Je ne fais pourtant que des constats.



BIPOLARITE, CENTRISME ET RADICALITE

Assemblee (intérieur)  

                                                                

 

Depuis la mise en place de la Vème République et du scrutin majoritaire, le rôle principal revient au parti majoritaire de chaque camp. C’est un sorte de bipolarisme à la française, où au 2ème tour, bon gré, mal gré, il faut choisir son camp. On est évidemment loin de l’émiettement que provoquait la proportionnelle sous la IVème. Elle permettait tous les accommodements, avec les inconvénients que l’on doit garder en mémoire : certains gouvernements n’ont duré qu’une journée. Depuis, le bipolarisme a fait des progrès mais a connu des avatars : par exemple quand l’UDF damait le pion au RPR, à jeu presqu’égal. Evidemment, c’est la gauche qui a fini par en tirer les marrons du feu, quand Mitterrand a réussi à la fédérer sous son égide.

La bipolarité de la vie politique française a toujours eu du mal à s’affirmer. Elle rencontre depuis toujours deux obstacles : le centrisme et la radicalité. Le centrisme c’est le vieux rêve de la 3ème voie entre la gauche et la droite, incarné par le MRP après la guerre alors que les communistes dominaient la gauche, et par l’UDF de Giscard qui rêvait de rassembler deux Français sur Trois. La radicalité, c’est la propension que nous avons dans notre pays à avoir des extrêmes, à droite comme à gauche, dont la vocation est d’abord la contestation. Il arrive que les uns et les autres grappillent suffisamment de voix pour bloquer la machine majoritaire de la bipolarité. L‘exemple le plus emblématique en est la présidentielle de 2002.

Dans ce décor, le centre existe-t-il vraiment ? Essentiellement incarné par les démocrates chrétiens rebaptisés « sociaux » dans notre pays, il a connu ses heures de gloire avec le MRP, puis sous Giscard avec l’UDF, rassemblant les rescapés de la démocratie chrétienne, les libéraux et indépendants et quelques radicaux valoisiens. Pour moi, qui en ait fait partie activement, c’était une autre manière de nommer la droite. Le centre, c’était un centre droit qui se différenciait du RPR au profil jugé plus bonapartiste. Mais par sa doctrine, ses propositions, ses repères, son projet de société, il s’opposait nettement aux solutions collectivistes incarnées par la gauche.

Le Modem, essaie depuis sa création, avec un leader esseulé et presque sans élus de relever le défi de faire exister un centre autonome et puissant. On observera que son positionnement d’opposant systématique à la majorité actuelle a d’abord conduit à l’émiettement du centre entre plusieurs partis, tant l’ancrage de son électorat au centre droit est vivace. Il tente aujourd’hui un retour spectaculaire sur la scène politique, avec les déclarations presqu’attendues de François BAYROU, et c’est pour se tourner vers la gauche. L’objectif est probablement de se replacer au coeur du débat, après le ratage monumental des Européennes. Il s’agit encore une fois de mettre la pagaille au PS, qui est le seul moyen pour lui d’espérer exister dans une présidentielle. Quand BAYROU tend la main, il faut savoir qu’elle tient une urne ! Mais son espace politique est de plus en plus étroit, surtout si le PS est durablement remis en selle. Cela va devenir très compliqué pour le Modem. C’est que « le centre » est un mythe politique. Il n’existe que s’il penche d’un côté ou de l’autre. Il est condamné à servir de béquille à l’un ou l’autre des partis de gouvernement.

La radicalité s’exprime essentiellement par la persistance de partis d’extrême gauche : Lutte Ouvrière, NPA, mais aussi la Gauche de MELANCHON et encore, a bien des égards, le PC. Elle existe à droite avec le Front National que Mitterrand avait su faire prospérer pour empêcher la droite républicaine de gagner. Le point commun à tous ces partis, c’est qu’ils n’ont aucune chance de gouverner un jour. Soit qu’ils ne le recherche pas, préférant la contestation pure et dure aux alliances amollissantes ou compromettantes, soit qu’ils soient rejetés massivement comme cela a été le cas de Jean-Marie LE PEN, parvenu au 2ème tour de la présidentielle grâce à la multiplication des candidats sur les deux bords. La radicalité n’en est pas moins une complication. Nicolas SARKOZY a réussi à capter suffisamment de voix au Front National pour le marginaliser. Par contre, la résurgence de l’extrême gauche et l’éclatement à la marge du PS, rend la tâche difficile à Martine AUBRY obligée de faire le grand écart entre son extrême gauche, sa gauche dure, les verts qui ne sont pas pressés, et le centre : pour le PS, le choix de l’alliance est primordial et c’est un jeu de bascule imprévisible.

La réforme constitutionnelle renforce le bipolarisme. La droite a un Président, un projet, et comme elle est au pouvoir, elle est suffisamment forte pour s’ouvrir et s’élargir. On le sent bien, c’est primordial. A gauche, pour l’instant il n’y a pas de leader (il faudra des primaires ouvertes pour le désigner), le projet est flou, et l’on hésite sur la stratégie… Il y a un potentiel d’électeurs en jachère. Qui saura les séduire ?



PETIT CARNET DE L’ECONOMIE.

                                  

- La BCE estime que la récession est presque terminée. Après avoir prévu une contraction jusqu’en 2010, le « Conseil des gouverneurs » de la banque européenne table maintenant sur une stabilisation suivie d’une reprise très progressive. Le taux directeur reste « approprié ».

- Pour l’OCDE, la reprise a commencé, mais elle sera lente. L’organisation internationale a revu à la hausse son scénario global de croissance tout en insistant sur la fragilité de la reprise en cours. Quatre moteurs tirent le rebond économique : amélioration de la situation financière, début de reprise du commerce mondial, stabilisation du marché immobilier et reprise de la production des entreprises qui reconstituent leurs stocks après un déstockage massif.

- Encadrement des bonus : front commun des européens face aux Etats-Unis. Les Ministres des finances du G20 se sont mis d’accord sur l principe d’un paiement différé et une plus grande transparence.

- Chômage : nouvelle hausse au 2ème trimestre malgré le redémarrage de la croissance en France. Il atteint 9,5% avec près de 2,6 millions de personnes.

- Bercy veut surtaxer les revenus versés aux résidents des paradis fiscaux. Le Ministre du budget envisage de surtaxer à 50% les revenus « passifs » (intérêts, dividendes, redevances). Prélude à la mise en place d’une police fiscale ?

- Baisse fiscale pour 5,5 millions de foyers. Après la réduction anticipée de 5% accordée à 1,2 millions de foyers fiscaux en mai, ce sont 4,3 millions de foyers supplémentaires  à faibles revenus qui vont bénéficier de la mesure avec l’envoi des avis d’imposition. Le crédit d’impôt injecté par ce biais s’élève comme prévu à 1,1 milliard d’euros.


L’ARNAQUE VERTE

                                                   

 

Le rassemblement des verts de toutes obédiences sous la houlette de Daniel KOHN-BENDIT surfe sur son « succès » des Européennes, savamment orchestré par ce dernier. On peut lui faire beaucoup de reproches, mais ce type a le génie de la communication. Car le succès en question est très relatif. Ses « verts » nouvelle formule ont fait jeu égal avec le PS. Cela est-il dû à la percée des idées écologiques chez nos compatriotes ? On peut en douter quand on voit qu’ils sont près de 80%, d’après les sondages à être opposés à une taxe « carbone », pourtant au cœur du programme des écolos. En fait il s’agissait davantage du transfert des voix d’électeurs du PS, dépités par le spectacle offert par leur parti de prédilection. Là est toute la différence. Et puis, s’ils sont les premiers à décrier la victoire de l’UMP, arrivée largement en tête, au regard du nombre des électeurs qui ont voté, cela s’applique aussi à leur score. De quoi beaucoup relativiser. Quand il y a 50% d’abstentions, ce sont surtout les électeurs « captifs » qui se déplacent. En nombre de voix les « verts » ont-ils fait plus que d’habitude ? On peut répondre « un peu » si on compare au score calamiteux de Dominique VOYNET à la Présidentielle, mais est-ce une référence ? Bref Les « verts », façon COHN-BENDIT, n’ont fait qu’additionner les voix de leur électorat traditionnel auxquelles se sont ajoutées celles des «altermondialistes » de José BOVE et de quelques autres groupuscules, et celles de socialistes déboussolés.

Mais derrière la façade verte, que trouve-t-on comme projet ? C’est une question essentielle. On pourrait déjà dire que s’ils s’approprient le thème de l’écologie, ils n’en sont pas pour autant propriétaires. La propriété pourrait leur être disputée par beaucoup de courants politiques au sein desquels on trouve engagés des écologistes sincères, au Modem, à l’UMP… et même au PS, bien que le thème y soit discret. C’est une première arnaque. 

Le réchauffement climatique et les dérèglements qui l’accompagnent sont un bon support pour eux, et ils savent en faire usage. D’abord pour dénoncer la société de consommation et derrière elle le « capitalisme ». Pour rompre avec nos habitudes consuméristes et changer nos comportements, il faut donc construire une autre société. Celle qu’ils nous proposent, nous la connaissons bien. Elle oscille entre l’anarchie, dont ils ont un goût très prononcé avec leurs discussions à n’en plus finir qui débouchent sur rien, et le socialisme (bureaucratique ou non) dont on peut dire qu’il n’a pas beaucoup plus respecté la nature que le capitalisme, partout où il a été appliqué. Ils nous promettent un habitat plus « concentré » et des solutions « collectives » qui doivent prendre le pas sur les « individuelles ». Alors, forcément, pour être un bon écologiste, il faut être de « gauche » ! C’est la deuxième arnaque.

Le Gouvernement soutenu par l’UMP propose une démarche responsable et avec le Grenelle de l’environnement, a fixé un cadre et un calendrier. On pourra toujours dire que ce n’est pas totalement satisfaisant. Mais la politique, c’est d’abord l’art du possible. Ce qui est essentiel, c‘est la prise de conscience de nos gouvernants, en France, en Europe et dans le monde de la nécessité d’agir vite pour limiter nos rejets de CO2 et mettre en œuvre les transformations économiques pour accompagner cet effort. D’où évidemment, par exemple, un transfert de l’imposition pour pousser aux changements de comportements. Faut-il mettre à bas la société de consommation pour autant ? Personnellement, je penche pour une évolution progressive des nouveaux modes de consommation plus qu’aux bouleversements « révolutionnaires ».  On le voit bien avec la progression de l’agriculture biologique face à l’agriculture « chimique » raisonnée. Néanmoins, il faudra nourrir toujours plus d‘êtres humains.

Si « révolution verte » il doit y avoir, je crois plus à celle des progrès de la science et des technologies, y compris avec les mutations génétiques, qu’au retour à l’âge de pierre et de la bougie que nous promettent, in fine, les ayatollahs écologistes des « verts ». Encore une arnaque !


                                                              

 


LA SEMAINE D’ARCHIBALD

                                                      

 

ECHOS DES CAMPUS. Les « universités de rentrée » ont continué ce week-end avec le Modem et l’UMP. A Montpellier, François BAYROU a confirmé sa main tendue à la gauche pour essayer de « construire une alternative », pensant probablement comme Jean-François KAHN, que sinon, « ils sont foutus ! »…. On a cru comprendre que tous les adhérents ne s’y retrouvaient pas. Dans les Landes, Du côté de l’UMP, les Ministres, les conseillers du Président et tout ce qui compte, sont venus faire leur numéro et participer au concours de l’applaudimètre. On dit que Jean-François COPPE s’est taillé un franc succès mais que le meilleur a été le premier Ministre, venu conclure. Il en a profité pour mettre fin au psychodrame qui agitait le « landernau sarkozien ». « Ceux qui veulent se servir du prix de la tonne de carbone comme baromètre des relations entre le Président et le Premier Ministre vont en être pour leurs frais »… C’est entendu !

FRET. Le service fret de la SNCF est complètement dans le rouge, faute d’avoir pu se réformer l’année dernière. Les syndicats restent vent debout contre une réforme qui revient sur le tapis et dont ils ne veulent pas entendre parler. Jusqu’à la mort ? Ils en seront aussi pour leur « fret » !

ECOTAXE. Cette semaine, Ségolène ROYAL a encore enfoncé le clou et persiste contre la « taxe carbone ». Elle reste en désaccord avec le bureau national du PS qui s’est prononcé en faveur d’une « contribution climat-énergie ». Elle gagne au passage la palme de la démagogie  et du reniement , puisqu’elle avait signé la charte de Nicolas HULOT.

REPRISE. Le signal vient des Etats-Unis dont l’industrie retrouve son niveau d’avant septembre 2008. Les banques ont commencé à se reprêter de l’argent. Le revenu disponible des Américains augmente et la consommation des ménages repart… Le tout maintenant est de savoir si ce sera durable. Là-dessus, il convient d’être très prudent

CROCS ROSES. Ce sont ceux de Roselyne BACHELOT. Je ne parle pas de sa denture mais des sabots qu’elle avait décidé de porter à la sortie du conseil des Ministres pour honorer un pari (plus de 40 médailles françaises). Elle a eu la généreuse idée de les vendre aux enchères au profit de l’association « les blouses roses ». Ils ont été à près de 900€. Tout de même ! L’histoire ne dit pas si l’heureux possesseur a l’intention de les porter avec leur dédicace. Succès garanti !

RENTREE. La rentrée scolaire s’est faite sans vagues inutiles. Le nouveau Ministre, Luc CHATEL  s’est dit prêt au dialogue et a confirmé qu’il maintenait le cap des réformes et des réductions d’effectifs. Marge de manœuvre : nulle. Il va lui falloir des trésors de pédagogie pour convaincre ses interlocuteurs. Je lui conseille d‘essayer le langage des signes, car il a affaire à des sourds qui ne veulent rien entendre. 

MEUH ! Christophe BECHU qui siège à la commission agriculture du Parlement européen, bataille pour une régulation des marchés et a décidé d’être le porte-parole des éleveurs de l’Ouest. Et de fait il ne mâche pas ses mots quand il parle des décisions de Mme Fischer-Boël, la commissaire européenne qu’il accuse de ne pas « avoir pris conscience de la crise économique et sociale qu’affrontent les producteurs laitiers ». On connaît sa détermination. Il ne lâchera pas le « pis » (de vache) comme ça ! On lui fait un « Meuh » d’honneur !

CDS. Le Modem devrait reprendre l’ancienne dénomination des centristes. Lors de l’expérience « Rocard », à l’UDF et au RPR de l’époque, certains disaient que cela voulait dire « Comment Devenir Socialiste ». Pierre Méhaignerie y avait renoncé rapidement. François BAYROU, lui, le fait !

 

TONNERRE DE BREST !


                                                       


 


LA GUERRE DES « BONUS » EST COMMENCEE

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La guerre contre les bonus ne fait que commencer. Et c’est Nicolas Sarkozy qui l’a déclenchée. D’abord en convoquant les banquiers pour leur signifier la ligne de conduite à tenir pour ne pas s’attirer les foudres de l’Etat. Il est vrai que les banques ne manquent pas d’air : après avoir largement contribué à la récession, elles n’en continuent pas moins avec les mêmes méthodes, malgré le risque d’enrayer la reprise économique, comme si le « trading » était le seul moyen de faire des profits. S’il est vrai que c’en est un, en fait elles craignent d’être privées de cette technique d’enrichissement à laquelle les banques étrangères continueraient de recourir. Voilà pourquoi Notre Président, qui l’a bien compris, a décidé d’en faire un cheval de bataille pour le G20 qui se réunira à Pittsburg, à la fin du mois.

Pour ce faire, il s’est d’abord assuré du soutien d’Angela Merkel, ce qui semble ne pas avoir posé de problème. Plus inattendu c’est le renfort que Gordon Brown apporte au front franco-allemand. On peut donc s’attendre à une position forte de l’Europe, comme le souhaite le chef de l’Etat.

Derrière le problème des bonus, se profile celui de la régulation du capitalisme mondial. L’enjeu est donc essentiel. L’idée en vertu de laquelle il faudrait séparer les activités bancaires ordinaires et les « initiatives risquées » du trading fait son chemin. On sait très bien qu’on ne pourra jamais empêcher les variations infinies du principe du crédit et du loyer de l’argent dans un système qui s’est fondé empiriquement. L’Europe va donc s’attaquer au fondement d’un système en tentant d’imposer une discipline qui ne sera pas forcément appliquée par les Etats-Unis et le reste du monde. Il s’agit de faire en sorte qu’une banque qui gère les comptes de milliers de clients ne puisse pas jouer au poker tous les jours.

Nicolas Sarkozy ne manque pas de courage dans cette affaire. On connaît sa détermination et il espère bien obtenir de Barak Obama des gages, bien que celui-ci ait molli devant les grandes banques américaines : les Etats-Unis et la France, ça fait deux ; les coutumes et la conception du rôle de l’Etat n’y sont pas les mêmes.

Par ailleurs, et ce n’est pas innocent, Eric Woerth, notre « argentier » national, a publié une liste de 3 000 personnes qui ont un compte clandestin en Suisse. Les intéressés ont quatre mois pour se mettre en règle avec le fisc et régulariser leur situation. Les nouvelles règles internationales de transparence ont du bon ! Ceux qui dénonçaient, il y a encore peu, le goût de Nicolas Sarkozy pour l’argent sont pris à contre-pied. On peut aimer l’argent et en même temps montrer qu’on n’en est pas esclave. On peut mettre en place un bouclier fiscal parce que c’est juste, et poursuivre en même temps ceux qui ne jouent pas le jeu.

Enfin, sur un sujet aussi important, on attend encore ce que le Parti Socialiste, soi-disant ressuscité, propose sur le sujet. Les critiques qu’il continue d’adresser au gouvernement ne sont pas plus substantielles qu’avant. Pire, s’ils étaient au pouvoir, les socialistes n’en feraient sûrement pas autant, ni sur les bonus, ni sur les capitaux frauduleusement exilés !

 

 


AUTOFLAGELLATION !

Pollution air

 

En annonçant comme il l’a fait, la création d’une « taxe carbone », sans avoir défini clairement les contours et les contreparties, même minorée à 14€ par tonne de CO2, le gouvernement ne pouvait récolter que l’incompréhension des Français !

Nous sommes bien d’accord qu’il faut agir et vite en matière de lutte contre le réchauffement climatique. La Terre ne nous attend pas, les dérèglements s’accélèrent et l’avalanche des catastrophes n’est plus pour après-demain. D’abord changer nos comportements. Le civisme étant ce qu’il est dans notre pays, si on veut avancer, il faut frapper au portefeuille. Intelligemment si possible. Et pour l’instant, le dispositif qu’on nous propose, imaginé par un socialiste, a de fortes chances de taper à côté du clou. Quel est l’objectif ? Réduire les émissions de CO2 ! Est-ce que ce qui est proposé est de nature à atteindre cet objectif ? Comme beaucoup de mes concitoyens, j’en doute ! Parce que la plupart de ceux qui s’en acquitteront n’auront pas d’alternative que de polluer et de payer.

La vocation de la taxe carbone ce serait par exemple de renchérir le coût d’un 4X4 polluant pour rendre moins coûteux l’achat d’un véhicule électrique. Là, on comprendrait. Ce pourrait être aussi de payer une taxe à la consommation sur les énergies polluantes pour le chauffage pour en échange proposer des aides substantielles sur les travaux d’isolation ou  l’équipement en pompes à chaleur ou en énergie solaire. Si c’est cela, alors qu’on le dise clairement ! 

Mais la taxe carbone devrait concerner aussi les produits qui entrent en France et qui ont fait un long parcours pour venir déstabiliser avec des prix dérisoires nos productions nationales, comme les asperges en bocaux venant du Chili, ou les fleurs venant du Kenya. Et je ne parle pas de tout ce qui vient de Chine ! Pour les Français, il y aurait là un encouragement à faire l’effort qu’on leur demande. Pour l’instant, ce qui est proposé ressemble à de l’autoflagellation : autoflagellation du gouvernement qui se fouette lui-même, autoflagellation pour les Français qui s’autotaxent pour avoir bonne conscience.

Bien entendu, les verts crient à la « mesurette », ce qui est un peu vrai, et le PS, qui préfère parler de « contribution climat-énergie » (ça fait moins impôt), cherche à exploiter le filon dans la foulée de Ségolène Royal, jamais en retard pour dénigrer et proposer ses solutions du passé avec le discours très excitant sur les « super profits des pétroliers » qu’il faut taxer… Trop facile ! Mais tout faux, comme d’habitude. Ils s’adressent à leur électorat, pas aux Français. Démagogie ou politique politicienne, c’est tout pareil. Le PS ne change pas : vous comprenez, les pauvres ne polluent pas, ou alors il faut payer pour eux. Misérabilisme oblige !



"L'INCONTOURNABLE !"

Roselyne                                                 

 

Grand jour à l’Elysée : la majorité présidentielle s’est officiellement élargie avec le ralliement de Philippe de Villiers. Aussi, les arrière-cuisines des Pays de la Loire bruissent : quelles compensation a-t-il bien pu obtenir ? Pour certain, le marchandage est évident : c’est Roselyne qui en fera les frais, compte-tenu des relations que le Vendéen entretenait avec elle jusqu’à maintenant ! Ceux-là prennent leurs désirs pour des réalités. D’abord, on n’imagine pas notre Angevine capituler en rase-campagne, comme ça, sans autre forme de procès. Mais c’est vrai qu’une sorte de rumeur est entretenue depuis quelques temps, qu’elle pourrait renoncer pour garder son ministère, où qu’elle ne serait pas la meilleure candidate pour gagner, que Béchu, par exemple ferait mieux l’affaire…

Eh bien d’après moi, tout cela n’est que l’écume de quelque personnage en mal de ressentiment. C’est oublier que Roselyne a fait un bon score dans le Maine-et-Loire, en 2004, compte-tenu de la tourmente que l’UMP avait affrontée alors. Si dans les autres départements, Loire-Atlantique ou Sarthe on avait « assuré » de la même façon, la Région n’aurait pas été perdue. Ensuite vouloir mettre Christophe Béchu à toutes les sauces, ce n’est certainement pas lui rendre service et ceux qui proposent sa candidature ne doivent pas lui vouloir que du bien. Quant à son Ministère, l’intéressée a elle-même annoncé qu’elle se plierait aux demandes du Président de la République, même si elle se sent capable d’assumer les deux fonctions en même temps.  Pour ce qui est du cas « Villiers », j’ai déjà dit sur le calepin, que le réalisme l’emporterait et que notre Roselyne a suffisamment le sens de l’intérêt général pour trouver les accommodements qui pacifient, comme elle l’a toujours fait. D’ailleurs rendez-vous est pris pour le 17 septembre….

J’ajouterai que sa nomination n’est pas que le fait des hautes instances. Notre parti s’est doté de règles qui ont donné la parole aux adhérents par le vote. Au terme de la procédure d'investiture, elle a reçu un soutien massif qui la rend « incontournable » comme tête de liste !

 

                                                   



D'OU QUI PUE DONC TANT ?

Amethyst

Cette formule célèbre de « Zazie » (celle du "métro" de Queneau) pourrait être reprise par les Montpelliérains. « Amétyst » n’est pas le joyau annoncé à grands renforts de clairons par l’agglo Montpélliéraine. Malgré de coûteux travaux d’aménagement, 3,4 millions d’Euros, sur un équipement tout neuf, les riverains continuent de renifler des mauvaises odeurs persistantes. Ces « effluves » empoisonnent la vie quotidienne de tout le quartier Garosud, dans un rayon de 500 m autour de l’usine et concerne plus de 1 000 habitants, obligés, selon certains de rester « calfeutrés chez eux ». En été, à Montpellier !

Voilà un équipement présenté comme « d’avant-garde » qui manifestement l’est tellement qu’il n’est pas au point. Il s’agit d’éliminer et valoriser les déchets en produisant courant électrique et compost agricole. Cela ne vous rappelle rien ?

Non seulement l’usine ne maîtrise pas les odeurs, mais les conditions de travail y sont déplorables : à l’intérieur l’air est irrespirable, toxique, insuffisamment ventilé. Les ouvriers se plaignent de saignements de nez, de malaises et dénoncent l’incompétence de ceux qui n’arrivent pas à trouver les solutions pour un fonctionnement correct. 

De son côté, la direction fait savoir qu’elle prend les mesures nécessaires pour masquer les odeurs et qu’elle prévoit d’autres travaux pour résoudre les dernières nuisances. Ils affirment avoir réussi à éliminer les mouettes, les mouches et la majorité des odeurs. Le problème c’est que la diffusion des « huiles essentielles » tueuses des mauvaises odeurs provoque des irritations dans les gorges et sur les épidermes des habitants.

« Cette usine qui doit traiter à pleine charge 200 000 tonnes par an a été conçue sur le modèle d’une unité de 15 000 tonnes » dénonce François Vasquez, de l’association des riverains de Garosud, et Martine Pannier, de l’association Garodéchets, vient de saisir le préfet d’une demande d’arrêt des activités du site en attendant de trouver les solutions techniques adaptées. De son côté, l’Agglomération de Montpellier a refusé de signer la réception définitive…

J’en viens à nos moutons : l’industriel concerné, c’est Vinci et le procédé utilisé par l’usine de méthanisation c’est « kompogaz ». Justement, le projet qui a été choisi par Angers avec le même promoteur. Aïe !

Voilà qui n’est pas très réjouissant pour le Biopole et ses riverains. Nous avions fait savoir en son temps que ce procédé n’était pas celui qui avait notre préférence…