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RETABLIR LA CONFIANCE, MAIS …

Moralisation-de-la-vie-politique

 

Ecoeurés, trahis, sidérés, abandonnés.

L’évènement marquant des législatives aura été  la grande désertion des électeurs de droite au 1er tour : dans beaucoup de circonscriptions les candidats ont vu leurs voix fondre de moitié, voire plus. Faut-il y voir la colère de l’élimination de François Fillon ou la déception ? Ou sont-ce les nominations d’Edouard Philippe, de  Bruno Le Maire et Gérald Darmanin vécues  comme des trahisons semant le trouble  dans les esprits ?  A moins que ce ne soit la « sidération » suivant l’élection du « gourou »  avec l’effet de démobilisation conjugué avec le « donnons-lui sa chance ». Probablement un  peu de tout ça. Mais allons au-delà. Que penser du taux de participation du second tour des législatives : 43% !! Du jamais vu sous la Vème République. La démobilisation de la droite n’est pas suffisante pour expliquer, d’une manière générale,  le manque de participation aux scrutins de la présidentielle et des législatives qui ont suivi. C’est la désertion massive des classes  populaires,  ouvriers et cols  blancs qui est plus largement en cause. Des électorats laissés  en jachère  peu concernés   par  les discours de la classe politique,  pas  plus celui de Macron inscrit dans le concept de « mondialisation heureuse », que celui dit « de vérité » de la droite avec son cortège peu amène de  sacrifices  à consentir,  encore moins celui du PS, complètement décrédibilisé  par un bilan affligeant.

Sous-représentatifs, hypo-responsables : cadrés, surveillés, caporalisés.

Les élus de la nouvelle majorité entrant au Palais Bourbon ne sont pas plus représentatifs  ni plus légitimes que les responsables syndicaux avec qui ils vont devoir se coltiner sur la nouvelle loi « travail ». On peut critiquer le faible taux de syndicalisation,  mais il n’est pas plus condamnable que le taux encore plus faible d’adhésions à nos partis politiques. Et le 43% du 2ème tour des législatives  n’est pas plus affriolant que le 42,76% recueilli par les syndicats lors des dernières élections dans les entreprises. De sorte que la démocratie parlementaire ne se retrouve guère plus légitime que la démocratie sociale. Peu légitime ne veut pas dire « illégitime »  comme le souhaiterait un Mélenchon. Il n’empêche, le nouveau visage de l’exécutif et de la majorité à l’Assemblée montre déjà tous les mauvais signes d’une démocratie malade.  Dans son souci de tout cadrer,  le Président qui veut que tout procède de lui, a pris soin de  mettre en place des garde-fous partout.  Le Premier Ministre et les ministres sont mis sous la surveillance de « macroniens » purs et durs, les  députés  sont assortis d’assistants parlementaires qu’on leur impose et triés par la machine « En Marche » ! On  met à leur tête celui qui a la confiance du chef, à défaut d’être blanc comme neige. Et on voudrait avec ça, que le peuple ait confiance dans ses institutions. Sauf surprise, les lois ne procéderont pas du parlement,  mais de l’exécutif,  pas des représentants du peuple mais de l’énarchie qui entoure  le chef de l’Etat et qui nous gouverne en sous-main depuis  des lustres avec les résultats que l’on sait. Surtout que ce sont ceux qui conseillaient Hollande. Le reste n’est qu’image. Ce n’est pas comme ça qu’on convaincra les 89% de Français qui rejettent leurs élites.

Dégrevés, déresponsabilisés.

Il y a peut-être une relation de cause à effets entre la défiscalisation spectaculaire que nous avons connue depuis plusieurs années et la montée de l’abstention. Les citoyens toujours plus nombreux à être déchargés des impôts directs peuvent se sentir peu motivés pour aller remplir un devoir civique qui offre du coup peu d’enjeu pour eux. La  suppression de la taxe d’habitation pour 80% d’entre eux ne fait que renforcer cette déresponsabilisation. C’est profondément démagogique et de plus antirépublicain : on  peut y voir une rupture d’égalité devant l’impôt. Car le principe de l’impôt  est bafoué : celui-ci est institué « pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses d’administration » qui nécessitent « une contribution commune également répartie entre tous les citoyens en raison de leurs facultés » (texte de la constitution). Plus de la moitié des citoyens peuvent se dire : « Pourquoi j’irais voter puisque ça ne changera rien pour moi ! » : dégrevé donc déresponsabilisé !

Et démoralisés !

Dans ce contexte, la loi de « rétablissement de  la confiance dans l’action publique » tape largement à côté des vrais problèmes.  Ses propositions cèdent au populisme ambiant, chargé d’un antiparlementarisme qui affuble la classe politique du « tous pourris ». En fait de  « moralisation » on est servi. Le fait que la loi ait été porté par un ministre de la justice obligé de démissionner n’est qu’anecdotique. La volonté de « moralisation de la vie politique » n’est qu’une tartufferie.  L’éthique reprendra le dessus et sera convaincante quand la politique reflétera la vérité de la vraie situation du pays  dans tous les domaines : économique, social, identitaire… En attendant ce que propose le projet de loi initié par Bayrou n’est qu’un plan com’ vaguement populiste avec quelques mesures justifiées comme la suppression de la Cour de Justice de la République ou la  disparition des anciens présidents du Conseil Constitutionnel. Mais s’acharner à nous faire croire que les choses iront mieux parce qu’un parlementaire ne pourra plus recruter un membre de sa famille ou devra se limiter  à trois mandats successifs, sera remboursé  de ses frais sur facture avec  le casse-tête bureaucratique qui va avec, c’est se leurrer ! En vérité, la loi ne corrige en rien les principaux maux dont souffre notre démocratie représentative : le clientélisme entretenu par la double représentation national-circonscription, la perméabilité face au lobbying, le travail parlementaire indigent faute de moyens alloués aux députés. Et le mal risque de s’aggraver par l’entrée massive de la « société civile » voulue par le nouveau président : entrepreneurs et responsables associatifs représentant plus que jamais des intérêts catégoriels. Enfin la loi n’impose pas la publication des noms, des fonctions et des montants des donateurs français et étrangers aux candidats : les citoyens ne sauront jamais envers qui nos élus sont redevables … Une dernière réflexion : la corruption n’existe pas sans corrupteur, l’un dans la société politique, l’autre dans la société civile. Nos représentants ne sont pas différents de ce que nous sommes, nous avons les élus que nous méritons. Cette vérité vaut depuis l’Antiquité !

Consolons-nous : les Français ont une fausse idée de leur classe politique constituée de gens intègres dans leur grande majorité. Tant pis si on ne me croit pas. J’ose le dire !

 


LES SOLDES !

Soldes

Certains y voient un sport proche du rugby pratiqué essentiellement par les femmes.  De quoi s’agit-il ? Mais des « soldes » bien sûr ! Cette période censée être propice  aux bonnes  affaires qui commence ce 28 juin et qui va durer six semaines jusque début août. Dès ce matin, elles étaient donc dans les  « starting-blocs » à l’entrée des magasins pour se précipiter dès le lever du rideau de fer.  Empoignade garantie ! C’est un sport qui nécessite une longue préparation et qui doit, pour être couronné de succès, obéir à quelques règles primordiales. Pour éviter de perdre du temps dans les magasins, et déjouer tous les pièges, mieux vaut avoir un bon plan d'attaque. Il faut donc bien se préparer pour réussir les soldes et faire de bonnes affaires. Bref être tout simplement 100 % efficace ! Aujourd’hui, les achats en solde ou en promotion pèsent 40% du marché du prêt à porter contre 20% en 2000 et les commerçants réalisent en deux mois plus du tiers du chiffre d’affaires de l’année… Alors que promotions, soldes flottants et ventes privées se multiplient, trois Français sur quatre restent en effet fidèles au rendez-vous immuable des soldes d’hiver ou d’été pour s’habiller ou se chausser. 

Un peu d’histoire.

D’abord, ne pas confondre « la solde » qui désigne le traitement des militaires et qui signifie  « être  payé » et « le solde » qui est d’abord la différence entre le crédit et le débit d’un compte, ou  le reliquat d’une somme à payer, et devenu par extension la vente à prix plus ou moins réduit de marchandises restantes en fin de saison : solde d’un stock. Voilà pourquoi on dit « les soldes ». Les soldes apparaissent avec la grande distribution, au XIXème siècle. Leur papa serait un certain Simon Mannoury, fondateur en 1830 du premier grand magasin parisien, le « Bon Marché ». Véritable génie de la vente, c’est un précurseur : il met en place des ventes à distance et organise les premiers soldes, afin d’écouler les stocks des invendus de la saison passée à coups de prix cassés. Les premières lois qui encadrent ces rabais datent du début du siècle dernier, en 1906. 

Comment faire « les soldes » ?

D’abord, avant de s'aventurer dans les magasins, Madame doit savoir ce dont elle a besoin : ouvrir sa penderie reste le meilleur moyen de se faire une idée pour préparer les soldes efficacement. Puis, quelques jours avant, elle va partir en mission « repérage » dans les magasins où elle souhaite acheter. C'est l'occasion d'essayer les vêtements qui lui plaisent et de vérifier si elle fait toujours la même taille. Cela permet aussi de poser des questions sur le stock et de savoir s’il est possible d’attendre éventuellement la deuxième démarque pour acheter. Mais attention, les soldes sont piègeux : avant toute journée shopping, il convient de vérifier l'état de ses comptes et de se fixer un budget. Il est plus prudent de décider d'un budget avant de partir à la chasse aux bonnes affaires. Astuce pour les  plus dépensières : elles retirent en liquide l’argent qu’elles comptent dépenser.  Cela permet,  paraît-il de mieux  se rendre compte de ses dépenses !

Les plus organisées vont jusqu’à établir une liste d'articles à acheter : elles passent forcément moins de temps dans les magasins, tout en risquant de laisser filer un bel article. Des perfectionnistes vont même jusqu’à faire deux colonnes pour séparer les  « priorités » du « superflu ». Erreur parfois tragique qu’il faut absolument éviter : arriver  trop tard !  Les grands magasins et enseignes spécialisées dans la mode ouvrent généralement plus tôt durant les soldes. Pour être la première à bénéficier des bonnes affaires, il peut être prudent d’appeler les magasins dans lesquels on compte aller, pour connaître l'heure d'ouverture. Et surtout, il faut se renseigner sur une possible « nocturne supplémentaire », pour ne rien rater, sachant que, pendant les soldes, la loi du « premier arrivé, premier servi » s'applique.  Enfin,  le  bon sens exclut de porter des hauts talons pour courir les boutiques : une journée de soldes à piétiner est un exercice des plus fatigants.

Une coureuse de soldes cultive le sens pratique, acquis avec l’expérience : elle prévoit un sac, d'assez grande taille, pour pouvoir y regrouper ses achats. Si elle achète des vêtements, elle a prévu une tenue qui permette de se changer dans le magasin, afin d'éviter la file d'attente des cabines d'essayage. Si elle envisage d’acheter des chaussures,  elle se munit d’un mi-bas car les vendeuses seront trop occupées pour en fournir rapidement. Au moment des achats, il convient aussi de se renseigner sur les conditions de retour des articles. En général, les articles soldés ne sont ni repris ni échangés, mais, en cas de doute, il faut toujours demander.

Faire  les « soldes » n’exclut  pas la tentation. Si les  magasins  regorgent de marchandises qu’ils ont fait venir tout spécialement pour l’occasion, il y a ceux qui en  profitent pour mettre en exergue la « nouvelle collection » … Règle  d’or : pendant la période de soldes, il ne faut pas regarder les modèles de la nouvelle collection. L'objectif est de faire de bonnes affaires, pas de craquer pour un produit hors promotion !!!

Et puis il y a les « soldes »  pour les paresseuses. Il suffit d’aller sur internet. Elles y trouvent plusieurs avantages : cela évite de perdre du temps aux cabines d'essayage et aux caisses et permet d'acheter 24h/24. Autre avantage non négligeable : le droit de rétractation de sept jours s'applique sur tous les produits en ligne, même soldés. En cas de regret, il est toujours possible de rendre l'objet acheté, à condition de conserver une preuve d'achat. Oui, mais  ça n’a  pas la même  saveur diront les puristes.

Les soldes, c’est comme les confitures.

Ces  confitures que l’on fait soi-même alors qu’on pourrait les acheter toutes faites en pots.  Oui, mais il y a « l’odeur » qui emplit toute la maison, nous glisse malicieusement Georges Duhamel ! Les soldes sans la bousculade, l’odeur de la sueur dans la touffeur des magasins, les coups de coude dans les côtes et la victoire de l’achat devenu un exploit, ça ne serait pas drôle ! Les « soldes » c’est une aventure qui peut durer six semaines avec plusieurs démarques et à chaque fois un nouvel épisode  palpitant.

 

 


LE FIL A COUPER LE BEURRE

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Une interview révélatrice.

Je m’interrogeais sur la réelle motivation qui avait pu pousser Edouard Philippe et Bruno Le Maire à entrer dans le gouvernement.  « Saisir la  main tendue », après  tout, pourquoi pas.  Ils disaient alors ne pas renier  leur appartenance à la  droite. On pouvait donc penser qu’ils avaient négocié  avec  le Président des apports à son programme qui respectassent leurs convictions.  J’ai la réponse : elle est venue de Bruno Le Maire  dans une longue interview au Figaro de samedi.

Le ministre de l'Economie a redécouvert le « fil à couper le beurre ».

Bruno Le Maire a dit qu'il fallait prendre « immédiatement » des « décisions difficiles » pour respecter les 3% de déficit public, car « les comptes publics sont dégradés. Le précédent gouvernement n'a pas budgété des dépenses quasi certaines, comme la recapitalisation d'Areva (géant du nucléaire en difficulté, NDLR), et laissé filer la dépense depuis le début de l'année ». Il poursuit  :  «  Baissons-nous les bras? Ou prenons-nous immédiatement des décisions nécessaires pour tenir les engagements du chef de l'État ? L'intérêt national impose de prendre ces décisions difficiles pour repasser sous la barre des 3% de déficit public ». Le constat, tout le monde le connaissait depuis longtemps et l’équation est quasiment insoluble  s’il veut faire  face aux reliquats et  « en même temps » satisfaire  les   promesses d’une campagne qu’il  a combattue. Si c’est pour reculer à 2019 la transformation du CICE en baisse des charges, on a déjà vu : on commence par augmenter les impôts, ensuite on reporte les baisses, et on fait croire qu’on va reboucher un trou sans fond. Il ne me fera pas  croire qu’il ne s’y attendait pas. La continuité ! Ces décisions difficiles, d’ailleurs, il se garde bien de les détailler, car ce n’est  pas lui qui décidera. Il faudra qu’il demande à Benjamin Griveaux son avis, et c’est  Jupiter qui tranchera, s’il tranche ! Je veux bien que la maîtrise des déficits soit la « condition de notre souveraineté »,  et  qu’elle soit « impérative », mais en affirmant ces truismes, il  enfonce des portes  ouvertes,  ou pire, il redécouvre le « fil à couper le beurre  » !

C’était  bien une trahison !

Au-delà de ces mesures, Bruno Le Maire a réitéré la volonté de réformes fiscales du gouvernement, dont « la hausse de la CSG de 1,7 point », une « baisse de la taxe d'habitation » Avec  ces deux mesures phares aussi inéquitables qu’injustes, ce sont les classes moyennes qui vont  en prendre plein leur kilt, et particulièrement les retraités. Il tourne le dos à ses propres propositions et défend avec vigueur un  projet qui n’est  pas le sien. Autrement dit, il est passé dans le camp Macron sans rien apporter que lui-même, donc pour satisfaire uniquement sa soif de pouvoir.  C’est le  principe  même de la trahison.  Le raisonnement vaut  pour Edouard Philippe qui cautionne les  choix du chef de l’Etat et qui doit  subir humiliation sur humiliation : après les « conseillers communs », c’est le discours de politique générale du président-Jupiter  devant le congrès,  la veille du sien devant l’Assemblée. Philippe transformé en perroquet !  Que peut-il dire de différent ?  En quoi peut-il s’affranchir ? Les  conséquences ont été désastreuses pour leur famille politique, comme on l’a vu aux législatives. Ils cautionnent  la démarche d’une poignée de frondeurs  dits « constructifs », dont  l’apport à la majorité présidentielle sera identique,  c’est-à-dire rien,  puisqu’on peut se passer d’eux. Une démarche totalement inutile faite pour gêner toute forme d’opposition raisonnable dont  ils voudraient s’arroger le monopole. C’est totalement  bidon et politicien. Ceux qui seraient tentés  de suivre leur chemin  en paieront le prix lors des rendez-vous électoraux qui suivront. Qu’ils n’oublient  jamais que si le Président et son Premier Ministre sont au plus haut aujourd’hui, il n’y a pas loin du Capitole à la Roche tarpéïenne. Les Français ont le désaveu facile surtout quand on prend en compte la base électorale qui soutient vraiment. Le pouvoir actuel, pas plus que le bon peuple, ne voient le gouffre qui se creuse sous nos  pieds. J’aimerais bien être optimiste …

 

Les réponses aux devinettes (dans l’ordre) :

  • Philippe VI de Valois
  • Vespasien
  • Napoléon 1er

 


SOURIEZ, C’EST L’ETE ! (1)

Retraites

 

D’abord un peu d’Histoire.

Le bruit  a couru qu’à la suite de sa cuisante défaite,  le PS serait obligé de vendre son siège de la rue de Solférino. Mais sait-on à quoi se réfère le  nom de cette rue ?

24 juin 1859 : la victoire française de Solférino.

Mais qu’est-on allé faire en 1859 aux confins de la Vénétie avec nos troupes en campagne ? C’est que  la  bataille que les  Français ont livré ce jour-là aux Autrichiens  n’est pas le fait du hasard, on s’en doute bien.  Rappelons-nous : on est sous Napoléon III.  C’est le  Second Empire. De l’autre côté  des  Alpes, l’Italie, fractionnée entre petits duchés, Etats du Pape et le Royaume de Piémont-Sardaigne, n’a pas encore fait son « unité ».  Justement, c’est le sujet. A Plombières, Napoléon III a promis au rusé Cavour, Ministre de Victor-Emmanuel II, roi de Piémont-Sardaigne, que la France interviendrait en faveur de ce dernier si l’Autriche l’attaquait. Dans  l’accord, il était convenu que le Piémont recevrait le royaume lombardo-vénitien, les duchés de Parme,  Modène et Toscane et une partie des états pontificaux. Nice et la Savoie reviendraient à la France. Vieux rêve napoléonien de redonner des frontières naturelles à la France ! Evidemment, Cavour qui oeuvrait passionnément à l’unité de la  péninsule  au profit du royaume de son maître, insupporta suffisamment l’empire autrichien pour qu’il  lui déclare la guerre. C’est ainsi qu’en 1859, Napoléon III entra en campagne,  en annonçant « une Italie libre des Alpes à l’Adriatique ». On résume  … Après la  victoire non décisive de Magenta (4 juin 1859), à l’issue d’une bataille décousue, les Français progressent vers la Vénétie et se heurtent presque par hasard aux Autrichiens à Solférino.  On est le 24 juin. Niel se  distingue sous les ordres de Canrobert : 22 000 morts du côté autrichien, 17 000 dans le camp franco-piémontais, une vraie boucherie !  Un témoin, au spectacle de ces morts et de ces blessés, eut l’idée de fonder la « Croix Rouge ». C’était le Suisse Henri Dunant. Les  Français avaient contribué à remporter une victoire décisive, mais Napoléon  III n’ordonna pas de  poursuivre  les Autrichiens pour qu’elle soit totale. C’est qu’il était pris entre la pression des catholiques, inquiets pour les états du Pape, et ses sympathies pour l’unité italienne. Finalement il favorisa l’expansionnisme de Cavour. Le Piémont acquit toute l’Italie centrale (24 mars 1860) et grâce à son allié français, le roi Victor-Emmanuel II  reçut le soutien de la Prusse qui avait des vues sur l’unité allemande de son côté.  C’est ainsi que le royaume piémontais devint royaume d’Italie et reçut la Vénétie, une fois que les Prussiens eurent réglé leur compte aux Autrichiens à Sadowa (1866).  Il ne restait plus que Rome…   La France eut évidemment sa part avec Nice et la Savoie. La suite est  moins glorieuse avec  les Prussiens et la guerre de 1870…  Mais c’est une autre histoire.

Détendons-nous.

Quelques devinettes :

Qui a dit :

« Qui m’aime me suive ! »

  • Philippe VI de Valois
  • Louis XIV
  • Madame de Pompadour

« L’argent n’a pas d’odeur »

  • Louis XI
  • Fouquet
  • Vespasien (empereur romain)

« Impossible n’est pas Français »

  • François 1er
  • Napoléon 1er
  • César

(réponses demain)


PERIPETIES POST-ELECTORALES

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La grande lessive.

Élu dimanche dernier, Richard Ferrand est exfiltré du gouvernement pour être candidat à la présidence du groupe REM à l’Assemblée. Ministre de la Défense, Sylvie Goulard démissionne pour assurer sa défense dans l’affaire des emplois fictifs du MoDem. Président du MoDem, François Bayrou, jusque-là imperturbable est contraint de suivre la même démarche, et Marielle de Sarnez aussi. Le Président est évidemment à la manœuvre. Il ne peut se permettre d’entamer sa mandature avec des brebis poursuivies. Richard Ferrand n’aura pas de mal à être élu à la tête du groupe REM : il en a été le grand organisateur. Le poste est moins exposé qu’au gouvernement si des suites judiciaires survenaient. Il a affirmé que, s’il était sollicité par la justice, il répondrait à ses questions et ne recourrait pas à l’immunité parlementaire.  En attendant le bourreau n’a pas voulu être trop sévère avec celui à qui il doit beaucoup.

Bayrou voulait laver « plus blanc ».

Le cas de Sylvie Goulard, tant vantée pour ses nombreuses compétences, est plus obscur. Elle semble avoir été incitée à la démission par la haute idée qu’elle se fait du respect de l’éthique en politique et s’est sacrifiée sur un autel que ses collègues du MoDem voulaient ignorer. Mme Goulard n’est pas plus dans le collimateur de la justice que Marielle de Sarnez ou François Bayrou. Ce dernier avait affirmé, plutôt hypocritement, que Sylvie Goulard avait pris une décision « personnelle ». Jusqu’au moment où la position est apparue intenable. En effet, du ministre le plus en vue au député le plus anonyme, tout le monde doit s’appliquer les principes contenus dans la loi de moralisation publique que le garde des Sceaux venait de présenter en conseil des ministres. Sinon, l’accusation de duplicité allait enfler jusqu’à gêner l’action du pouvoir. Sa défense met en avance des réflexions qu’il n’a pas eues au temps de l’affaire Fillon. Il est ainsi puni de sa malveillance. Il n’avait pas prévu qu’à force de vouloir « laver plus blanc » c’est lui qui se retrouverait dans la lessiveuse !

Les LR « supplétifs ».

Les médias font grand cas de la scission du groupe Les Républicains parce qu’une poignée de députés a formé avec les élus UDI un groupe qui se veut « constructif ». Je n’ai pas trouvé dans les propos de Franck Riester chez Calvi, hier soir, de grande différence de stratégie avec Les Républicains. C’est donc une démarche curieuse dont la motivation est purement politicienne, guidée par on ne sait trop quelle soif d’exister. La composition du nouveau gouvernement montre qu’ils ne sont même pas pris en compte par l’exécutif : des supplétifs d’une majorité qui n’a même pas besoin d’eux, des « allongés » qui s’appuient sur un discours creux, voilà ce qu’ils sont. Car le « ni droite, ni gauche » est une supercherie soutenue par une petite poignée d’électeurs bobos. Le concept ne bénéficie d’aucun soutien populaire comme le démontre la participation électorale dont il ne parle jamais. Macron n’a pas besoin d’eux car ils n’ont rien à lui apporter. Ils affaiblissent l’opposition républicaine et du coup, font le jeu du FN. Quant au Premier Ministre, leur appui sera dérisoire, lui qui est déjà « allongé » devant le Président avec l’obligation d’avoir des conseillers communs avec l’Elysée : on voit tout de suite qui mènera la politique du gouvernement. C’est un Premier Ministre sous tutelle. Si c’est ça la nouvelle politique !

L’opposition républicaine est une nécessité.

Les élections ont donné une large majorité au Président. Va-t-on laisser à la gauche insoumise de Mélenchon et à quelques élus FN avec Le Pen en tête, la possibilité d’occuper toute la place de l’opposition au nouveau gouvernement ? Ce serait un jeu dangereux dans le contexte de désaveu démocratique que la France traverse. L’Assemblée a besoin d’une respiration démocratique qui ne peut venir que de débats avec une opposition responsable attachée aux institutions. Le fait que le gouvernement ait un premier Ministre issu de la droite ne change rien au projet qu’il doit appliquer : on sait qu’il est insuffisant sur bien des points pour redresser le pays et plein de contradictions. Sa réussite est aléatoire et on connait la versatilité des Français. Le groupe Les Républicains est le seul à incarner une force de propositions pour améliorer les textes et le moment venu, une alternance crédible.

Attention aux extrêmes.

Car les extrêmes ont le triomphe facile alors que leur marge de manoeuvre à l’Assemblée est à peu près nulle. Le Front national, qui tente de cacher ses plaies que sont le découragement de Marine Le Pen et les querelles internes, clame que ses huit députés feront le travail de 80. On peut toujours compter sur eux pour démolir. Plus agressive encore, la position des « Insoumis », pour qui le résultat des élections législatives n’a pas la moindre importance et qui réaffirment leur vocation, la manifestation dans la rue, comme moyen principal et même unique, d’obtenir les mesures sociales qu’ils exigent. Pour eux, le fonctionnement de la démocratie ne serait qu’un miroir aux alouettes et ce que l’on n’obtient pas dans les urnes, on peut aller le chercher par la force. Avec la « loi travail » l’été pourrait bien être plus animé que prévu !


Nuits de juin

Retraites

L’été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte
La plaine verse au loin un parfum enivrant ;
Les yeux fermés, l’oreille aux rumeurs entrouverte,
On ne dort qu’à demi d’un sommeil transparent.

Les astres sont plus purs, l’ombre paraît meilleure ;
Un vague demi-jour teint le dôme éternel ;
Et l’aube douce et pâle, en attendant son heure,
Semble toute la nuit errer au bas du ciel.

Victor Hugo, Les rayons et les ombres


FIN DE PARTIE ET RETOUR SUR TERRE !

Assemblée elections-legislatives

 

Ouf ! C’est fini. 

Le marathon électoral  est  enfin terminé. Macron a sa majorité, large mais  pas  aussi écrasante que ce qui était annoncé : il y a bien eu un correctif du second tour. Mais à majorité absolue, responsabilité absolue. La  préoccupation reste le taux inédit des abstentions qui font du Président de  la République un colosse aux pieds  d’argile. Il  manque à cette victoire écrasante en apparence un atout  et non des moindres : l’adhésion populaire. 66% des ouvriers et 61% des employés se sont abstenus au premier tour des législatives. Et le plus dur commence pour lui, avec un socle électoral  étriqué : 24% des suffrages exprimés par 79% du corps électoral d’une part et 30% de 50%  pour ses  députés. Avec un groupe LR finalement pas si famélique, Mélenchon et Le Pen en embuscade, et un groupe « En Marche ! » à la cohésion incertaine, l’Assemblée ne va  pas  être un lieu de tout repos. Spectacle en vue  …  Bon à savoir : les chambres introuvables finissent toujours  mal. Celle de 1815 fut dissoute par Louis XVIII un an après, celle de 1919 déboucha sur le Cartel des gauches, celle de 1968  n’empêcha pas le Général de perdre son referendum  un an après  et celle de 1993 fut dissoute par Jacques Chirac en 1997 avec le résultat que l’on sait  … A bon entendeur !

C’est pas pire que si c’était moins bien !

Pour l’union de  la droite  et du centre le résultat n’est pas glorieux  en perdant pas loin de 80 sièges sur  la  législature précédente. Mais avec près de 140 députés, le groupe sera suffisamment étoffé  pour exister. La défaite n’est jamais déshonorante,  ce qui l’est c’est le comportement qui suit. Il importe en effet que le  parti ne sombre pas dans des querelles sybillines et sache préserver sa  cohésion tout en prenant en compte  les sensibilités qui le traversent. La trahison d’Edouard Philippe nous  coûte cher : elle a créé la confusion et le désarroi  parmi notre électorat.  Ceux qui s’apprêtent à rallier le gouvernement feraient bien d’y réfléchir à deux fois. Macron a sa majorité, il n’a pas besoin de « supplétifs » pour gouverner. Il  importe, dans le cadre d’une  opposition constructive qui a toujours été  la  tradition de la droite, de ne rien lâcher sur nos convictions et nos valeurs,  car après la marée basse revient toujours la marée haute.  Il appartiendra au congrès de la  fin de l’année de définir les axes du nécessaire ajustement que les  leçons de la défaite nous imposent.

La désillusion suivra inexorablement l’engouement.

Le programme de Macron n’est pas suffisant pour redresser véritablement le pays. C’est une évidence.  Sur bien des points il va se retrouver piégé :  par le bilan du quinquennat qui vient de s’achever, par  la  fin programmée du financement « quantitatif »  de la BCE et la remontée des taux, par les effets récessifs  de l’augmentation de la CSG qui va prélever 20 milliards d’impôts, par le besoin de financement des retraites, sans parler de l’équilibre financier à trouver … avec une  majorité de bric et de broc.  Je continue  de penser que le concept de « droite et de gauche » est un leurre.  Les  clivages ne tarderont pas à ressurgir au détour de quelque réforme que les uns ou les autres ne voudront pas  assumer. Ce sont donc des résultats en demi-teinte, notamment sur le chômage auxquels il faut s’attendre,  car le contexte actuel, s’il est porteur, ne durera pas forcément.  Et comme Le Président a les « pleins pouvoirs », il est en première ligne et  n’aura pas d’excuses.

La recomposition est une tartufferie.

Certes, le « dégagisme »a  joué à plein après le quinquennat désastreux de Hollande. Celui-ci a entraîné dans sa chute une partie du monde politique, tel le judoka qui en s’effondrant entraîne son adversaire à terre. Si le PS est étrillé, c’est qu’il a été phagocyté par  En Marche qui a recyclé une partie de ses idées et de ses cadres. Mais la droite a  plutôt  résisté même si la nouvelle génération (60% des candidats) n’a pas  pu tirer son épingle d’un jeu largement pipé par la présidentielle et sa logique implacable.  Ils n’en sont pas  moins la relève. C’est dire si la « recomposition »  est superficielle. Le clivage gauche-droite fait partie de notre histoire politique, on ne le gomme pas si facilement. Il est fondé sur des divergences culturelles inconciliables, même si des accommodements de gouvernance peuvent les cacher. La droite n’est pas soluble dans le macronisme, sauf pour quelques ambitieux en mal de maroquins qui font passer leur carrière et leur ambition personnelle avant leurs convictions. Et qu’ils ne viennent pas plaider l’intérêt du pays. Le fonctionnement de la démocratie exige  au contraire le débat et les courants d’idées, pas l’uniformité.

Les devoirs des Républicains.

Ils ont d’abord  un devoir d’opposition. Face  à Mélenchon et  Le Pen qui voudront se présenter comme les  seuls opposants véritables, c’est le groupe LR qui a en charge  l’opposition républicaine et l’espoir d’alternance qui viendra forcément un jour. Ils ont ensuite un devoir d’union : les élections ont mis à jour des fêlures que  la défaite  exacerbe. Oublier que le parti est traversé de sensibilités diverses et vouloir les réduire serait le condamner à rester l’opposition pendant deux décennies.  On ne gagnera rien à réduire le socle sur lequel il est installé. C’est au contraire, en faisant appel  à toutes les bonnes volontés et en tolérant les différences qu’on préparera sérieusement l’avenir. Et c’est le troisième devoir : celui de tirer les leçons de la séquence électorale qui vient de se terminer, digérer la défaite et réfléchir à  un nouveau projet pour la France des années 2020. 

 


MON APPEL DU 16 JUIN

De gaulle

 

Je vous rassure, je n’ai  pas  été saisi  de « guainoïte » et je ne me prends ni de près ni de loin pour le  Général De Gaulle. Pourtant, c’est à lui que je me réfère, puisque c’est la mode.

Faisons du 18 juin une  « fête électorale » gaulliste !

Dimanche prochain ce sera le second tour des élections législatives, mais il ne vous a pas échappé que c’est aussi l’anniversaire de « l’appel du 18 juin 1940 ». Cette date symbolique concomitante d’une échéance  majeure devrait inciter tout « gaulliste » digne de ce nom à remplir son devoir électoral  et  en toute  logique  porter son suffrage sur un candidat du parti qui porte les idées du Général ou qui s’en réclame, je veux dire Les Républicains. Après, il sera trop  tard. Comme 61% des Français  ont  l’intention de  corriger  le résultat du 1er tour, le sursaut de mobilisation de l’électorat de l’Union de  la  droite  et du centre pourrait être salutaire.

Les candidats de l’union de  la Droite et du centre.

Si je prends  l’exemple de mon département, ce sont des hommes et des femmes de terrain, qui ont l’expérience, investis au service de tous depuis des années. Ils ont été sélectionnés pour obtenir l’investiture.  Ils représentent une nouvelle génération,  puisqu’un seul sortant se représente. Ils ne méritent pas la sanction qui  leur a été infligée au 1er  tour, pour lequel  on a observé un niveau record d’abstentions de notre électorat. La trahison de quelques-uns a pu jeter les uns ou les autres dans la confusion. Ne nous arrêtons pas à cet épisode. Dimanche prochain, nos candidats ont encore leurs chances à condition que la mobilisation soit au rendez-vous.  Laissera-t-on une majorité introuvable gouverner la  France pendant cinq ans ? Ce n’est pas souhaitable : c’est un chèque en blanc aux contours dangereux. On a le droit de ne pas être satisfait du parti qui représente nos idées aujourd’hui : qui peut l’être ? mais le temps de la refondation viendra inévitablement à l’automne. Ce  sera le moment de dire ce  que nous souhaitons. Mais en attendant, il faut aller voter. S’abstenir c’est se priver de tout droit de se plaindre ensuite !

L’illusion ne durera qu’un temps.

Je reste persuadé que l’élection présidentielle et le 1er tour des législatives sont le fruit d’une illusion savamment entretenue qui ne tardera pas à se dissiper à l’épreuve de la réalité. Et celle-ci commence à se manifester. D’abord avec les sombres perspectives financières que Mr Edouard Philippe semble naïvement découvrir. Il  se trouve confronté d’abord à toutes les décisions prises ces derniers mois de 2016 qui représentent plus de 11 milliards d’euros de dépenses supplémentaires plus ou moins financées au budget 2017, 13 milliards d’euros pour 2018 et pèseront encore pour 9,5 milliards d’euros en 2019. Ce sont  les « poussières »  laissés sous le  tapis par les prédécesseurs. Ce que l’audit de la Cour des Comptes confirmera. Et puis il y a l’addition des promesses électorales de  Mr Macron qui avoisine les 32 milliards d’euros et qu’il va falloir commencer à financer : taxe d’habitation, recentrage de l’ISF, plan d’investissements, dépenses de sécurité et de défense, transformation du CICE en baisse des cotisations. Un cahier des charges des budgets  à construire  bien lourd pour Mrs Le Maire et Darmanin. Le tout avec un taux de croissance qui ne décolle pas et des déficits impossibles à juguler, générateurs d’emprunts … Une équation impossible, sauf magie ! Les Français ne tarderont pas à s’en apercevoir…

 


TOUS CES MASOS QUI S’APPRÊTENT A VOTER POUR LES CANDIDATS DE MACRON !

Contribuable détroussé

On en a vu par dizaines, dimanche dernier, dans les bureaux de vote. Certains se frottaient déjà les  mains. Quand au final on a ouvert les urnes, on a surtout vu qu’ils avaient voté  pour le candidat « En Marche » !  Etonnants ces retraités ! 

En France, on est riche à  partir de 1 200 € quand on est retraité :  c’est le seuil qui déclenchera la hausse de la CSG. Ce  sont en effet les retraités qui sont en première ligne des victimes expiatoires d’une génération qui a trop de chance puisqu’elle jouit de retraites conséquentes. Enfin, c’est ce qu’on voudrait nous faire croire.  Le raccourci est un peu ahurissant dans  un pays où les petites pensions concernent des millions de personnes.  « Aux plus aisés des retraités,  je demanderai cet effort pour avoir un système plus intelligent pour leurs enfants et petits-enfants » expliquai naguère  celui qui est devenu président. Toujours le  même principe : faire payer les riches.  Comme il  ne reste plus que ceux qui sont « assignés à résidence »,  ce sont eux qui seront saignés. Qu’on en juge   : avec  3 000 € de pension mensuelle, celle que touche un prof’ de collège ou de lycée, la baisse  de pouvoir d’achat atteindra 600€ par an, ça n’est pas rien !  Mais après six ou sept ans de gel,  la  perte de pouvoir  d’achat commence à être conséquente et insupportable  et la hausse de la CSG devient une pilule amère. Pour les salariés et les cadres, jusqu’à 33 000 €, la ponction sera largement compensée par la baisse des cotisations salariales.

Il n’y a pas que les retraités qui doivent se faire du mouron. Les fonctionnaires dont les revenus mensuels oscilleront entre 2 000€  et 3 200 €, la hausse de la CSG ira de 400 à 650 € par an.  Des mesures compensatoires ont été parait-il prévues sans qu’on sache ni quoi, ni qu’est-ce. A  propos de caisses, elles sont particulièrement vides comme on sait. Ils seront bien naïfs ces fonctionnaires qui vont voter pour une baisse significative de leur pouvoir d’achat après tant d’années de stagnation de  leurs émoluments. Il  en est de même pour les professions libérales et les agriculteurs. Pour ces derniers, avec 1 400 € de revenu mensuel, ils se verront  allégés de près de 300 € par an : avec les difficultés que traverse le secteur, on se demande si la mesure est bien appropriée !

Mais les grands perdants ce seront bien les 8 millions de retraités bénéficiant d’un revenu fiscal de référence de plus de 14 375 € par an pour une personne seule ou 22 050 € pour un couple. Leur taux de CSG passera de 6,6% à 8,3% ! Cela représente 60% de la classe d’âge. Et ceux-là ne bénéficieront pas non  plus de l’exonération de la taxe d’habitation. Double punition ! La machine à niveler est  toujours en action, c'est bien un gouvernement de gauche !

Il  faut  abroger ce projet  de hausse de la CSG ! Monsieur Le Maire ne devrait pas être difficile à convaincre,  lui qui préconisait une baisse de 1 point de cette même CSG !!!

Pour moi, c’est clair : je voterai pour la candidate LR. On ne va tout de même pas se faire détrousser  en votant ! A moins d’être « maso » !

 

 


MAJORITE INTROUVABLE SUR FOND DE DEFIANCE

Assemblée elections-legislatives

 

La logique est respectée

Il fallait s’y attendre. Les candidats du Président raflent la mise.  Comme à chaque fois depuis la   mise en place du quinquennat, les législatives confirment le choix de la présidentielle. Avec un peu plus du tiers de suffrages exprimés,  le scrutin majoritaire amplifie la  victoire de la République en marche, et le taux d’abstention accentue la  distorsion entre ce qui sera la représentation à l’Assemblée nationale qui dépassera  probablement les 400 députés et la réalité du vote. C’est ainsi. Avec  seulement 17%  du corps électoral, Emmanuel Macron va avoir une des majorités introuvables comme seule la Vème République a  su en donner au moment des  crises. Il est  condamné à réussir,  car il ne pourra  pas arguer de la difficulté à faire passer ses projets en lois. Le second tour peut corriger le tir,  mais  au vu des écarts du 1er tour, ce sera forcément à la marge.  Il faudrait un sursaut de participation bien improbable pour que la  physionomie du scrutin soit modifiée en profondeur.

La recomposition ne concerne que la gauche

Dieu sait qu’on nous a rebattu les oreilles avec la recomposition du paysage politique. Si elle a eu lieu, elle ne concerne que la gauche, avec le Parti socialiste qui ressort de l’épreuve en charpie. On  l’enterra définitivement lundi prochain.  Désormais, la force principale incarne la gauche dure : c’est la France insoumise de Mélenchon. Les réformateurs ont été macronisés, ce qui montre bien que la République en Marche est une version ripolinée du PS. 

Le point positif : Les Républicains résistent

Si la coalition En Marche Modem vire en tête du 1er tour, le second tour opposera quant à lui, dans la plupart des circonscriptions, un candidat de la droite et du centre à un candidat En Marche. La  Droite et le Centre de l’UDI ont été laminés, mais il existe un môle de résistance suffisamment dur, et l’union trouve le moyen d’améliorer en pourcentage d’exprimés le score de Fillon à la Présidentielle.  Ce n’est pas brillant, mais il est très important qu’un pôle républicain perdure à droite et empêche le  FN d’occuper toute la place.

Pour le  second tour, le débat est indispensable. Les Français aspirent à la clarté, clarté des convictions, clarté du débat, clarté sur les grands choix pour notre pays. Il reste donc une semaine pour mettre en lumière les différences qui existent entre nos candidats et ceux d’En marche, dans un débat projet contre-projet, ouvert et respectueux.

  • Les Français doivent savoir qu’En Marche ! veut un choc fiscal d’un niveau équivalent à celui que François Hollande a imposé aux classes moyennes. La hausse annoncée d’1.7 points de la CSG, soit plus de 20% de cet impôt, va toucher puissamment les retraités, les fonctionnaires, les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les indépendants, les épargnants aussi. Nous ne pouvons plus accepter les hausses d’impôts dans notre pays.
  • Nous voulons sortir du carcan des 35 heures, En Marche ! propose le statu quo.
  • Nous avons entendu le cri de la ruralité qui s’est exprimé lors de la présidentielle. Nous n’oublions pas qu’un Français sur deux vit dans une commune de moins de 10 000 habitants. Nous demandons un moratoire sur la fermeture des services publics en milieu rural et nous demandons qu’à un euro investi pour la ville corresponde un euro investi dans la ruralité.
  • Nous portons les valeurs de liberté et de responsabilité. Nous voulons réarmer puissamment l’Etat face au terrorisme, restaurer son autorité, tourner le dos au laxisme pénal.

Des exemples parmi tant d’autres de nos différences avec En Marche ! Cela dit, au lendemain du second tour et quel que soit le résultat, il  incombera aux dirigeants du parti de rester unis. Comment peut-on imaginer que notre électorat ait été mobilisé avec des Républicains écartelés entre ceux qui sont En Marche, ceux qui ne sont pas En Marche mais soutiennent En Marche et ceux qui voudraient être dans l'opposition ? Une ligne politique claire s’impose entre soutien et opposition : il faut en débattre sereinement, mais gare à la scission, elle serait  mortelle et ferait le lit du FN !

51% d’abstentions

Jamais pour des législatives le taux de participation n’aura été aussi faible.  Il traduit des sentiments probablement multiples qui traversent le corps électoral : doute, absence de confiance, lassitude … Le moins qu’on puisse dire c’est que le fait qu’un électeur sur deux n’ait pas cru bon de se déplacer,  n’est pas rassurant.  Cela remet en cause  notre système électoral tel que nous venons de le vivre :  huit mois de campagne, des  primaires, une présidentielle… et deux tours à chaque fois. La  participation agit en trompe l’œil.  Certains y verront un manque d’adhésion au programme présidentiel. Un faux triomphe donc qui devra  être suivi de décisions difficiles.  Pour gouverner, il ne suffit pas de compter sur une majorité, fût-elle écrasante.  Il vaut mieux avoir une adhésion au projet et une opposition au parlement. Pour l’instant, on n’a ni l’une, ni l’autre.  Et s’il ne reste que la rue …

 


12 RAISONS DE VOTER "MAJORITE POUR LA FRANCE" (Les Républicains-UDI)

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...  Et sur la 1ère de Maine-et-Loire de voter  pour Caroline FEL !

1) Le phénomène « En marche » doit son succès au thème du renouvellement de la classe politique. La rapidité des scandales et des polémiques qui se sont déclenchés depuis la formation du gouvernement ne dénotent aucune amélioration sur ce plan.
2) Des zones d’incertitudes graves recouvrent les projets d’En marche, sur l’Europe, l’immigration, la sécurité, le cannabis, la politique internationale, la CSG et la fiscalité en général, etc. Lui donner la majorité absolue reviendrait à un blanc-seing, ou feu vert de cinq années qui n’est pas sans danger.
3) Au-delà du brouillard, des confusions, de l’enfumage, des manipulations et de l’air du temps, il n’est pas inutile d’en revenir aux faits et de se souvenir que le chef de l’Etat est l’ancien conseiller et ministre de l’Economie du président Hollande dont il partage inévitablement la sensibilité profonde.
4) Il est temps d’inventer une opposition moderne, qui ne serait ni systématique ni destructrice, prête à soutenir des initiatives bénéfiques mais disposant des moyens, à l’Assemblée nationale, de contrer une politique néfaste.
5) Il faut récompenser ceux qui ont eu le courage de ne pas céder aux sirènes du carriérisme et de la trahison de leur camp politique en ralliant opportunément En marche. Ils sont loin d’être parfaits, ils ont leurs défauts, leurs errements passés. Mais dans la tourmente actuelle, ils ont le mérite de se tenir debout et dans l’honneur. On est en droit d’espérer que cette noblesse de comportement ouvre une ère nouvelle ou les convictions et le sens du bien commun auront toute leur place.
6) Les présidentielles 2017 ont été souillées par le scandale et le pays privé de débat démocratique sur le fond des sujets. En refusant de plébisciter En marche aux législatives, les Français montreraient qu’ils ne sont pas dupes de la mascarade qui a eu lieu.
7) La démocratie n’existe pas, d’un point de vue historique, sans Parlement. Les régimes despotiques et totalitaires, dans l’histoire, ont pour premier geste de supprimer le Parlement. Le principe actuel du régime français (admis depuis trop longtemps) d’une Assemblée nationale, dont le seul objet est de confirmer le résultat des présidentielles, revient à nier l’autorité et l’indépendance du Parlement, relève de la forfaiture et renvoie aux heures les plus sombres de l’histoire. Les Français ont aujourd’hui l’occasion de résister à cette déviance, ou anéantissement de la démocratie.
8) L’hyperprésidence, la personnalisation du pouvoir à outrance, revenant à confier le destin du pays à un une figure médiatisée, conduit inévitablement au culte de la personnalité au détriment de l’intérêt général, à la polémique, puis au lynchage, à l’impopularité, à la crise de confiance, à l’impuissance, entraînant le pays à l’abîme.  Ce régime n’a strictement aucun rapport avec la République gaullienne de 1958 qui respecte le partage entre les rôles du président, du Premier ministre, du Parlement souverain. Refuser la majorité absolue à En Marche revient à refuser la poursuite de l’hyperprésidence vénéneuse.
9) Refuser la majorité absolue à En marche n’implique pas d’entrer dans la « cohabitation » que les Français rejettent. Dès lors que le nouveau pouvoir entend dépasser le clivage droite/gauche, le risque d’un affrontement entre deux camps rivaux au sommet de l’Etat est exclu. L’idée serait uniquement d’imposer à l’exécutif un nouveau partage des responsabilités.
10) Au-delà du mythe du renouvellement, la continuité prévaut largement en matière de mœurs politiques: fuite dans la communication, culte de la personnalité à outrance, débauchages et manœuvres politiciennes: les Français ont l’occasion de montrer qu’ils sont un peuple intelligent qu’on ne mène pas à la baguette ni par des manipulations et qu’ils ne sont pas dupes.
11) Le véritable changement consisterait à replacer le monde réel, l’intérêt général, le bien commun, le débat d’idées au cœur de la vie politique et d’en finir avec sa dérive narcissique. Nous en sommes bien loin. Les Français ont l’occasion d’envoyer aux dirigeants du pays un avertissement démocratique de premier ordre en leur refusant la majorité absolue.
12) Résister à l’air du temps, au courant dominant, au vertigineux matraquage médiatique en cours serait tout à l’honneur des Français.

 


TRUMP RABAISSE L’AMERIQUE !

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Il voulait faire l’Amérique « Grande à nouveau » !  

En ce jour anniversaire du débarquement en Normandie, force est de constater que le passage de Trump sur le continent la semaine passée et sa  déclaration de sortie de  « l’Accord de Paris » sur le climat, ne grandissent pas son pays. Il  a peut-être rendu un fier service à l’Europe, mais certainement pas à l’Amérique. On est  loin de la nation qui sacrifiait  ses soldats sur les plages de Normandie pour défendre la cause de la liberté sur  la  planète.

Télé-réalité populiste pour Président showman.

Donald Trump a donc annoncé que, fidèle à sa promesse de campagne, il sortirait les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat. Il a fait son pied de nez au monde entier avec une mise en scène digne d’un show de télé-réalité, dans le décor de la roseraie de la Maison Blanche, sous un beau soleil de juin, et après une intervention frisant le ridicule de son vice-président, Mike Pence. Il a fait du Trump ! Jamais il ne s’est si bien retrouvé que dans cette énorme provocation à l’égard de tous les chefs d’État ou de gouvernement, jamais la négation et la contestation ne lui ont paru aussi agréables et peut-être voluptueuses, tant il aime jouer ce genre de rôle, alors même qu'au fond, c’est un acte de barbarie à l’égard du climat qu’il vient de commettre au nom de la première puissance du Monde.

Il  n’est pas quitte pour autant.

Les 194 autres pays qui se sont engagés à signer ces accords ne sont pas prêts à se laisser faire comme ça. La réaction de l'Allemagne, de la France et de l'Italie, a été immédiate : les trois pays ont souligné que le texte de Paris n'était pas renégociable. La condamnation de la décision américaine est mondiale, à l'exception du Royaume-Uni, trop soucieux en plein Brexit d'égratigner sa relation qu'il croit privilégiée avec l'Amérique de Trump, et de la Russie de Poutine - dont un des grands axes diplomatiques parait être d'encourager l'homme de Washington à persévérer dans tous les errements susceptibles d'affaiblir la prééminence américaine et la solidarité du camp occidental. A l'intérieur même des Etats-Unis, la moitié des Etats américains sont engagés dans une politique environnementale exigeante qu’ils ne voudront pas réviser et les premières réactions des hommes politiques et des hommes d’affaires montrent que les investissements dans les énergies propres seront maintenus. Trump vient de creuser un peu plus le fossé entre son administration et l'ensemble des élites américaines. Les quelques grands patrons qui acceptaient encore de siéger dans des instances de conseil au chef de l'Etat, à l'image d'Elon Musk, le PDG de Tesla, ou de Bob Iger, celui de Disney, ont très vite fait part de leur retrait. Des Etats, comme la Californie, ont déjà prévenu qu'ils continueraient de combattre le réchauffement climatique en respectant la feuille de route de Paris.

Avec Trump, l’Amérique sort de l’Histoire !

Dans l'immédiat, le choix de Trump aura peu de conséquences pour la mise en place de l'accord sur le climat, mais il risque fort de l'affaiblir et de l'isoler un peu plus sur le plan international, notamment face au rival chinois, et sur le plan intérieur, au moment où il fait l'objet d'enquêtes embarrassantes des services secrets. L’absence américaine de l’accord international sera encore plus compliquée à gérer que sa présence. C’est qu’il ne peut pas partir en claquant la porte, il est tenu par les termes de l’accord d’appliquer une procédure qui court jusqu’en 2020, date à laquelle il risque de ne pas être réélu. Avec une inconséquence de république bananière, M. Trump ne cherche même pas à calculer les retombées très nuisibles, sur les plans climatique, diplomatique et économique, d’une décision dont il sait peut-être lui-même qu’elle est absurde. Quelle logique pourrait en effet expliquer ce recul historique incroyable, sinon la volonté de réaliser tout ce qu’il a dit et promis pendant sa campagne, de jouir de ces mensonges et ces justifications fallacieuses qui plaisent tant à son électorat.

Le coup du climat, c’est du pur Trump !

 


C’EST A LA FRANCE QU’IL FAUT DONNER SA CHANCE !

Drapeau français

 

Le  bilan calamiteux du quinquennat devrait suffire.

La Cour des Comptes a prévenu : avec les petits  « accommodements » réalisés en 2016 par François Hollande, il sera   plus difficile aux nouveaux venus de Bercy de tenir le budget 2017 Entre 2013 et 2016,  le déficit non seulement ne s’est pas réduit, mais a augmenté de 3 milliards d’euros,  et les  magistrats soulignent que les incertitudes sur la trajectoire budgétaire à court et  moyen terme se trouvent renforcées. Les ficelles comptables de Sapin-les-bas-roses auront un impact négatif cette année et aussi sur les suivantes.  En cause les crédits votés en loi de finances, mais non réellement débloqués, qui atteignent des sommets : ces « restes à payer » pesaient 101 milliards d’euros au 31 décembre, et des manipulations critiquables conduisent à sous-estimer l’évolution réelle de la dépense.  Celle-ci a en effet progressé deux fois plus vite qu’affiché par le gouvernement Valls. La difficulté va consister à en réduire le rythme à partir de maintenant, ce qui sera  plus laborieux que prévu.  Bon courage, M.  Le Maire !...  qui hérite du bâton « merdeux ». Ainsi, les décisions votées en 2016 entraîneront un accroissement de la masse salariale de l’Etat en 2017,  voire une amplification. Et pourtant, les conditions pour une réduction du déficit étaient on ne peut plus favorables, souligne le Président Didier Migaud, ce qui ne sera pas le  cas au cours des prochaines années. La situation est  d’autant plus préoccupante qu’aux artifices dévoilés par la Cour des Comptes,  il faut  ajouter les contentieux fiscaux de l’Etat qui ont nécessité le provisionnement de 24 milliards d’euros en 2016, liés à la fragilité juridique des lois votées. Et la France a un autre  problème, c’est la situation de sa balance courante qui se dégrade depuis plus de 15 ans et qui nécessite toujours plus de prêteurs extérieurs : résultat, notre position externe, le rapport entre les actifs détenus par les Français à l’étranger et ceux que nous devons à l’étranger, est négative de 20% du PIB ! Nous avons eu pendant cinq ans la plus déraisonnable des cigales en guise d’Etat.  Grâce à la baisse des taux on a continué à s’endetter sans modération de 300 milliards d’euros et pour rembourser ses dettes et financer le déficit qui ne s’est pas résorbé et même qui se creuse, le Trésor emprunte près de 200 milliards d’euros chaque année….  On ne va tout de même pas reconduire la même politique !

Et on ne va tout de même pas réélire les mêmes !

C’est pourtant la même politique qui se profile à l’horizon Macron s’il obtient « sa » majorité. De qui sera-t-elle composée ? A 75% de gens de gauche, dont beaucoup de « recyclés » du PS, qui se sont engagés à soutenir son programme. Soit !  Mais rien n’est moins certain quand il s’agira de voter les  mesures désagréables, il y en a quelques-unes, à commencer par la réforme du code du travail. C’est que les options contradictoires, les arbitrages à venir ne tarderont pas à vider de leur substance quelques nominations « disruptives ». Quand je vois la course des anciens PS à l’intégration dans la machine Macron, je me dis qu’il y a un loup. Les médias nous vantent  la  « recomposition » comme si la nouvelle majorité  était à parts égales gauche-centre-droite.  Mais c’est une mascarade.  Même François Bayrou a dû faire  un « caca nerveux » pour ne pas  être floué. La façade que l’on présente aux Français est un emballage flatteur grâce à Mrs Philippe,  Le Maire  et  Darmanin, mais  il y a tromperie  sur la  marchandise. La nouvelle  majorité macroniste, si elle est élue, ce sera un cheval de gauche, un rat du centre et une alouette  de droite. Et  je demande aux ministres  issus des Républicains : qu’avez-vous fait de vos idées ? Bruno Le Maire était pour une diminution de la CSG, il défend aujourd’hui son augmentation massive. En fait, ils apportent une caution mais pas leurs idées, qu’ils ont abandonnées  pour défendre maintenant celle du camp qu’ils ont rejoint. Ils servent de leurre pour les électeurs.

Résister à l’esprit « Panurge »

J’entends : « Maintenant que Macron est élu, il faut lui donner sa chance ! »  Mais pour quoi faire ? Ce qu’il propose c’est une politique de gauche vaguement teintée de libéralisme. Elle est fondée comme celle de Hollande sur le recours à la fiscalité (la CSG) et  la redistribution toujours sur les mêmes (exemption de taxe  d’habitation).  On ne sort pas de l’économie administrée, on la renforce même avec l’étatisation de l’assurance maladie. Même la transformation de l’ISF participe de la même logique. Et le CICE qui se transforme en baisse des charges n’est envisagé que partiellement. Ce  n’est  pas avec cette potion agrémentée d’un plan de 50 milliards d’investissements qu’il faudra financer, que la France commencera à se désendetter. Peut-être arrivera-t-elle à juguler quelque peu le chômage, mais c’est parce que l’augmentation de la population active décroît, le nombre de créations d’emplois nécessaires pour faire baisser le chômage diminuant d’autant : 200 000 il y a cinq ans, 150 000 l’an dernier, moins de 40 000 en 2022 ! C’est  l’inversion de la courbe démographique plus que la  croissance qui provoquera l’inversion de la courbe du chômage.

Mais la France, à ce rythme, va  continuer sur la voie du déclin, avec une croissance anémique et des comptes toujours plus dans le rouge.  Car dans le programme de Macron, le désendettement ne figure pas.  C’est tout juste si on parle de l’assainissement des comptes publics.

C’est à la France qu’il faut donner sa chance ! Et ce n’est pas  en suivant le mouvement des « moutons de Panurge » qui s’apprêtent à voter pour n’importe quel quidam affublé du tablier « Macron » qu’elle  l’obtiendra.  Electeurs de la droite et du centre, réveillez-vous !

Il y a un autre choix plus sérieux, celui de la « Majorité pour la France » !

 


XAVIER BERTRAND : LA DROITE HUMAINE ET CHALEUREUSE !

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Hier, jeudi, Xavier Bertrand était de passage à Tiercé, près d’Angers pour soutenir la candidate de l’Union de la droite et du centre, Caroline Fel. C’est le porte-parole d’une droit humaine et chaleureuse, telle qu’on l’aime, qui est venu à la rencontre des Angevins, pour  les convaincre que la  représentante de notre famille politique, qu’il connait bien, a toutes les qualités requises  pour être André Seguin001une bonne députée, mais aussi parce qu’elle est porteuse des valeurs et du meilleur programme pour l’avenir de la  France. Ancré dans la réalité où son message trouve tous ses supports, Xavier Bertrand,  veut être le représentant d’une droite qui parle à tous.

Il a été accueilli par André Seguin, maire de Tiercé et candidat suppléant, qui a rappelé l’importance de l’échéance des législatives pour les cinq prochaines années : ne pas oublier la dette et les déficits, et tous les maux qui accablent notre pays pour lesquels il faut d’urgence apporter des solutions, tels le chômage  ou  encore le terrorisme.

Caroline Fel  a enchainé pour se présenter et expliquer les raisons de sa candidature. Caroline Fel 1001 D’abord, c’est une angevine qui est née et a grandi dans le centre d’Angers, au coeur de la circonscription. Les  valeurs qu’elle porte, elle les tient de sa famille, de ses parents auxquels elle rend un hommage émouvant, une école du service aux autres pour elle. Elle se reconnait dans le gaullisme de Philippe  Seguin, par sa dimension sociale et son attachement à l’indépendance de notre pays. C’est une femme à l’esprit ouvert, attachée aux valeurs qui fondent notre courant politique : la famille, le travail, la solidarité qui doit se traduire par une attention aux plus fragiles d’entre nous,  l’autorité et le mérite, et évidemment par-dessus tout, la liberté qui ne va pas sans la sécurité. Ses priorités : l’éducation et l’emploi. L’éducation parce qu’elle garantit à chacun le choix de son destin, l’emploi parce que pouvoir vivre de son travail est la première des dignités.

Xavier Bertrand 1001Xavier Bertrand aborde ensuite son propos en se faisant pédagogue : il commence par questionner le public présent pour connaitre les raisons que chacun avance pour justifier son soutien à Caroline Fel. Les réponses fusent et sont multiples : fidélité, valeurs, famille, emploi, … Et c’est à partir de ces réponses concrètes qu’il bâtit son argumentaire. Non sans préciser : « Laissez parler votre coeur, c’est comme cela que vous serez le plus convaincant ! ». C’est alors « l’homme du concret » qui s’exprime à la lumière de ses expériences de terrain, avec une conviction chevillée au corps : c’est le projet de la droite et du centre qui est le meilleur pour notre pays. Il commence  par décliner  les  deux rôles du député.  D’abord l’ancrage local, car le parlementaire est celui qui dispose  d’un pouvoir et de relations dont il doit faire profiter ses concitoyens quand  ils sont confrontés  à des difficultés face à l’administration ou dans des démarches bloquées par les arcanes dont notre pays est le spécialiste. L’ancrage local et l’engagement de disponibilité voilà deux cases que Caroline Fel peut cocher. Le député est ensuite un législateur.  Au parlement il doit être porteur d’idées et de convictions : Xavier Bertrand va en profiter pour passer en revue les principaux points du programme des Républicains. Tout le monde est d’accord  pour augmenter les effectifs des forces de sécurité, à condition de faire respecter l’autorité, mais à quoi cela servirait-il si en même temps on ne règle pas la carence de la  justice dans l’application des peines et si on ne complète pas le dispositif en le renforçant par  les lois nécessaires, ainsi  le rétablissement des peines planchers ou la mise en œuvre plus importante des Travaux d’Intérêt Général. Il aborde ensuite le terrorisme : c’est une guerre, elle  n’est pas terminée. Il existe des solutions concrètes pour que nous soyons mieux protégés, en prenant par exemple des mesures contre les fichés S, ou en interdisant le retour en France de ceux partis faire la guerre. L’autorité, c’est aussi à l’école qu’elle  doit se manifester en rétablissant la répartition des rôles et la responsabilité éducative des parents. Sur la valeur « travail », Xavier Bertrand veut du concret tant pour les employeurs que pour les demandeurs d’emplois,  ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas : l’élu ne crée pas d’emplois mais il peut favoriser les bonnes solutions pour lever tous les obstacles qui se dressent devant les uns et les autres, en se mettant à la place des gens. Il faut mieux répartir le « social » et ne pas oublier non plus d’aider les gens qui travaillent. La défiscalisation des heures supplémentaires ou la simplification de la réglementation de l’apprentissage, autant de mesures portées par les Républicains. Un mot d’ordre : « faire confiance et surtout revenir au bon sens ! » En ce qui concerne les « ordonnances travail », il n’y est pas opposé,  mais souligne au passage que c’est l’union de la droite et du centre qui a les meilleures propositions. Dans tous  ces domaines, il faudra pour notre circonscription un représentant convaincu pour voter  les  bonnes lois : on pourra compter sur Caroline Fel parce qu’elle seule porte nos convictions.

Xavier Bertrand 2001Le Président de la Région Hauts de France met ensuite l’accent sur les projets du parti du Président : « la République en Marche ». Il dénonce  l’augmentation de la  CSG de 1,7% qui représente un fardeau supplémentaire d’augmentation d’impôts. Elle sera compensée pour les salariés par la baisse  de cotisations sociales et salariales.  Pour les fonctionnaires aussi sans qu’on connaisse la recette ;  Il n’y a que pour les retraités qu’elle pèsera  pleinement, même si, conscient de l’impact, le gouvernement semble  évoquer une possible  compensation.  C’est le retrait qu’il faut exiger ! Macron a inventé  les riches à partir de 1200 € par mois, c’est une baisse du pouvoir d’achat ! Autre exemple  de racket fiscal du projet d’En Marche : l’alignement du prix du gazole sur celui de l’essence.  Un impôt supplémentaire pour ceux qui roulent beaucoup,  autrement dit ceux qui « bossent » et ceux qui vivent en marge des villes.  Une vision de  « bobo aisé » métropolitain qui écrase  le  « ras »  des  champs !  Quant au premier Ministre de droite, c’est un piège dans lequel il a refusé de tomber. Lui, il « sait où il habite ». Il ne s’agit pas de construire une majorité pour les 66% qui ont voté Macron au second tour, c’est à tous les Français qu’il faut s’adresser, de toutes conditions. Or, ces nominations de ministres de droite, c’est une manœuvre : ce sont les électeurs
de droite qu’on vient chercher, pas les idées. La preuve, ceux qui ont sauté le pas ne les défendent plus. Enfin sur l’exemplarité, Xavier Bertrand juge qu’avec l’affaire Ferrand, le projet de loi Bayrou a Xavier Bertrand 3001 perdu toute crédibilité. Au niveau du chef de l’Etat, il n’y a pas d’ami qui compte : en refusant de tirer les conclusions de la situation,  le Président de la République en a fait une promesse déjà morte. Certes, il faut remettre les choses au clair, et notamment en clarifiant le statut de l’élu qui doit
permettre à celui qui a quitté son travail ou son métier de le retrouver à la fin de son mandat.

C’est par un appel  vibrant à se  mobiliser et à soutenir Caroline Fel que  Xavier Bertrand termine son discours. Il faut que les 5 ans qui viennent soient utiles.  Ce n’est pas au Président, « C’est à la  France qu’il faut donner sa chance !». A nous de parler à tous les Français !

 

 


DRÔLE DE CLIMAT POLITIQUE !

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Macron bousculé par les affaires

L’euphorie de la victoire aura été de courte durée, et le retour à la réalité du pays vite imposé. Ces débats, ces révélations quotidiennes sur les agissements d’un ministre ou de députés européens, et toutes ces polémiques, sont en train de polluer la campagne des législatives comme ils ont abîmé celle de la présidentielle. La situation de Richard Ferrand n’en finit pas de se dégrader, ce matin une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Brest. On saura dans dix jours, à l’issue du premier tour des élections législatives, si ce changement de climat aura valu à Emmanuel Macron de battre un record dont il se passerait volontiers : celui de l’état de grâce le plus bref jamais accordé à un président de la République nouvellement élu. Le cas de Richard Ferrand est très différent de celui de François Fillon, mais il produit les mêmes effets. Le président de la République et le Premier ministre le soutiennent, le  premier avec force, même s’il faut admettre que nos concitoyens sont « exaspérés ». Il n’empêche que, jour après jour, le  Ministre de la Cohésion des territoires est soumis à un tir nourri de la presse, comme ce fut le cas de François Fillon. « J’ai ma conscience pour moi » est  une réponse  bien faible,  qui ressemble furieusement à la défense de l’ancien Premier Ministre candidat, avec les mêmes arguments. La situation devient intenable pour lui et évidemment pour le pouvoir. Pour la première fois, le fulgurant Macron est dépassé par une tempête qui l’a pris de vitesse.

Le silence de Bayrou.

Et, comme Marielle de Sarnez, numéro deux du MoDem, ministre des Affaires européennes, fait, elle aussi, avec 18 autres députés européens, l’objet d’une enquête, François Bayrou, ministre de la Justice, est atteint par le contrecoup de l’affaire, au moment précis où, comble de l’ironie, il va présenter son projet de loi de « moralisation de la vie politique ». Celui-ci a bien pris soin d’ignorer le cas Ferrand : il n’en a pas dit un mot, sans doute parce que ses relations personnelles avec son collègue du gouvernement ont été très dégradées depuis l’affaire des investitures des candidats de la République en marche, et aussi par embarras. Le « goupillon » a été mis au rebut : sa  loi fait rire à défaut de pleurer.  Le résultat des rebondissements à propos de ces affaires c’est que le climat politique, de nouveau, est devenu très lourd et que la sagesse recommanderait au Président de la République d’assainir la situation par des décisions fortes. Enfin, c’est plus facile à dire qu’à faire. D’abord, M. Ferrand, à chaque nouvelle révélation, continue à affirmer qu’il n’est coupable « ni légalement, ni moralement », ce que seuls des juges pourraient confirmer. Ensuite, il n’est pas facile de le limoger alors qu’il a contribué énormément à la victoire de son mentor et mérite sa gratitude plutôt qu’une sanction. Pour ce qui est de Marielle de Sarnez, le moindre acte disciplinaire entraînerait une réaction forcément négative de Bayrou, qu’elle a servi pendant des décennies avec constance et fidélité.

On va voir si Macron a la moelle d’un chef.

Le président n’a pas besoin des conseils des observateurs et politologues. Mais la première leçon, qu’il doit tirer, porte sur le coeur d’airain que la tragédie politique exige de lui. Son devoir n’est pas d’être reconnaissant envers un fidèle lieutenant ou indulgent pour une Ministre, il est de réformer la société française, tâche assez lourde pour qu’il ne s’encombre pas en chemin de scrupules qui l’honorent mais sont dangereux. Pour l’instant, les sondages peuvent laisser croire à une douce atmosphère. Le chef de l’Etat communique par l’image, et c’est un sans-faute. On le voit mettre en scène efficacement ses apparitions à l’international. En quelques poignées de mains et déambulations savamment calculées, Emmanuel Macron a su séduire au-delà des frontières. Mais  ses engagements à renouveler la vie publique du pays sont mis à mal et sa volonté de réformer rapidement le droit du travail et la pénibilité est l’objet d’une sorte de « stress-test » : la grève des camions citernes a beau être un conflit mineur, elle agit comme un rappel désagréable à l’endroit de tous ceux qui voudraient ignorer la soif de revanche sociale et de « troisième tour » de certaines forces politiques et syndicales qui n’attendent que le moindre prétexte pour utiliser leur capacité de nuisance.

Les diversions habituelles de nos juges…

Dès qu’une personnalité de gauche est dans le collimateur, comme par hasard, les  affaires resurgissent. Pour mieux alourdir le climat, l’ancien Premier ministre Edouard Balladur, 88 ans, est mis en examen dans l’affaire Karachi, qui traîne depuis quelque quinze ans, pour détournement de fonds. Eric Woerth a été entendu dans l’affaire du »financement libyen ». Manque plus que Sarkozy au palmarès… Ajoutez à cela la polémique entre Jean-Luc Mélenchon et l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve sur « l’assassinat » de Rémi Fraisse en 2014 à Sivens, et vous avez le tableau complet d’une campagne des législatives qui devient nauséabonde.

Reste à savoir comment réagiront les électeurs. A qui peut profiter le crime ? L’abstention ? La droite ? Ce qui est certain c’est que La  REM risque d’y laisser des  plumes. Et un point de  perdu,  c’est 50 députés de moins  …